Juin 2001, dans une rue à sens unique, une voiture qui arrivait derrière moi me percute violemment, vol plané, atterrissage sur le bitume, (double fracture au bras gauche, ITT de 2 mois 1/2, 27 séances de rééducation, roue arrière du vélo pliée).
Le plus drôle : après "l'accident", la chauffarde voulait repartir immédiatement, se plaignant d'arriver en retard à un rendez-vous. Des témoins l'en empêchent, appellent les pompiers et la police, qui fait un constat, dans lequel l'automobiliste déclare "qu'il y a eu un choc avec un cycliste qui roulait devant moi, et qui a percuté l'avant de mon véhicule en son milieu...".
Je dépose plainte. L'affaire passe le 9 septembre 2002.
le moins drôle : jugement du 7 octobre 2002 :
"Attendu que l'action publique mise en mouvement par le parquet se trouve éteinte par la loi d'amnistie n°2202/1602 en date du 6 août 2002, qu'il convient de constater l'action publique éteinte.
Attendu que les circonstances de l'accident n'établissent pas une faute quelconque de Mme ..., qu'ainsi la constitution de partie civile de M. (moi-même) sera déclarée irrecevable et qu'il sera débouté de ses demandes à ce titre."
Bravo pour la loi d'amnistie !
Après cette mésaventure, on peut comprendre qu'il faut faire une distinction entre "justice" et "institution judiciaire française", ça n'a rien à voir !
Pour finir, mon avocat estimant aberrant le jugement a immédiatement fait appel.
Arrêt de la cour d'appel du 25 juin 2003 : "contrairement à ce qu'à décidé le tribunal, il résulte des propres déclarations de l'automobiliste qu'elle à commis une faute d'inattention, que contrairement à ce qu'on décidé les premiers juges le droit à indemnisation du cycliste demeure entier".
J'ai donc été faiblement indemnisé (sommes inférieures à la jurisprudence), et la chauffarde a échappé à l'action pénale !
"...Les hommes étaient tout le temps n'importe où, avec de grandes ferrailles bizarres qui partout abîmaient tout." Jacques Prévert.