Bonjour tout le monde!
Certain-e-s d'entre vous savent dans quelle situation je me trouve en Arménie avec mon visa périmé (http://voyageforum.com/v.f?post=1732918;#1732918). Pour régler ce problème, j'avais le choix d'utiliser la corruption ou le piston. J'ai choisi le piston. Ou j'aurais pu choisir de n'utiliser ni l'une ni l'autre et de quitter l'Arménie avant la fin de mon projet de volontariat.
Du coup, j'avais envie de réfléchir un peu aux conséquences, et de voir ce que les autres en pensent.
Vous est-il déjà arrivé, en voyage, d'etre en galère de visa (ou autre), et d'avoir la possibilité de glisser un billet pour régler le problème, et l'avez-vous fait?
De façon générale, seriez-vous pret à l'utiliser pour vos problèmes personnels, meme en y étant opposé de façon générale?
Et pensez-vous que le piston (réglement du problème via une personne influente que l'on connait), vale mieux que la corruption? L'utiliseriez-vous?
Et en ayant le choix entre les deux, préférez-vous une solution rapide et souvent moins onéreuse (corruption) à une solution plus longue et parfois aussi plus chère (piston, ou légalité)?
En fait je me pose cette question, car étant totalement contre la corruption, j'ai toujours refusé de donner le moindre backchich pour faire avancer le chmilblick (frontières, problèmes de visa), mais voilà que je me retrouve dans une situation où je me sers de piston, et je ne suis pas bien sure que ça soit beaucoup plus éthique que la corruption.
Bon voilà, j'attends vos avis sur cette question épineuse.
Ah et au fait, avez-vous déjà été témoin ou acteur de corruption, si minime soit-elle, dans un pays non réputé pour etre corrompu ?
Travelers' reflections
Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
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Bonjour,
Je ne cherche pas de réponses, mais je souhaite simplement lancer une discussion...
Alors, voici : je constate sur ce forum, comme sur la plupart des forums de voyages, qu'on parle bcp de séjours au Maroc, en Tunisie, en Egypte, mais beaucoup moins en Algérie.
Ca m'intéresserait d'identifier les "freins" qui empècheent le tourisme de ce pays de se développer.
Donc, allez-y, dites mois pourquoi vous ne pensez pas à l'Algérie dans vos projets de vacances en Afrique du Nord.
Je mance en vrac des idées, mais ce sont vos points de vue qui m'intéressent ;) : "J'ai l'impression que c'est trop cher" "Il n'y pas assez d'infrastructures pour le toursime" "Les agences de voyages ne proposent pas cette destination" "L'Algérie ? C'est bien ? On ne parle jamais de ses atouts touristiques..." "L'Algérie ? C'est où ?" "J'ai l'impression que la situation politique et la sécurité dans ce pays ne sont pas assez stables pour le moment"..
Je ne cherche pas de réponses, mais je souhaite simplement lancer une discussion...
Alors, voici : je constate sur ce forum, comme sur la plupart des forums de voyages, qu'on parle bcp de séjours au Maroc, en Tunisie, en Egypte, mais beaucoup moins en Algérie.
Ca m'intéresserait d'identifier les "freins" qui empècheent le tourisme de ce pays de se développer.
Donc, allez-y, dites mois pourquoi vous ne pensez pas à l'Algérie dans vos projets de vacances en Afrique du Nord.
Je mance en vrac des idées, mais ce sont vos points de vue qui m'intéressent ;) : "J'ai l'impression que c'est trop cher" "Il n'y pas assez d'infrastructures pour le toursime" "Les agences de voyages ne proposent pas cette destination" "L'Algérie ? C'est bien ? On ne parle jamais de ses atouts touristiques..." "L'Algérie ? C'est où ?" "J'ai l'impression que la situation politique et la sécurité dans ce pays ne sont pas assez stables pour le moment"..
�DANEMARK :les feroe
>
�
� CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE 'CIVILISE', MEMBRE DE L'UNION EUROPENNE. DE JEUNES HOMMES Y PARTICIPENT POUR DEMONTRER QU'ILS ONT ATTEINT L'AGE ADULTE (!!)..... �UNE BARBARIE CONTRE LE 'CALDERON', UN DAUPHIN QUI A LA PARTICULARITE DE S'APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.�
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� CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE 'CIVILISE', MEMBRE DE L'UNION EUROPENNE. DE JEUNES HOMMES Y PARTICIPENT POUR DEMONTRER QU'ILS ONT ATTEINT L'AGE ADULTE (!!)..... �UNE BARBARIE CONTRE LE 'CALDERON', UN DAUPHIN QUI A LA PARTICULARITE DE S'APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.�
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Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux d'entendre ça .
salut tout le monde si pour nous la culture est nos coutumes et traditions sommes nous sûres de savoir sa signification quasi exacte;car j'entends par culture l'art c'est à dire la création . Et en afrique existe t-il de création voyant notre développement déchiré par la corruption .La création source de développement issus de la recherche et cette est plus fructueuse à travers le voyage .Et ce manque de voyager beaucoup à travers le monde des africains n'est t-il pas à l'origine de notre défaut de découverte?
Qu'en pensez vous mes amis ?
merci de votre aide sur ma pensée
Recevons tous les biensfaits de dieu par ce moi benis du ramadan
salut tout le monde si pour nous la culture est nos coutumes et traditions sommes nous sûres de savoir sa signification quasi exacte;car j'entends par culture l'art c'est à dire la création . Et en afrique existe t-il de création voyant notre développement déchiré par la corruption .La création source de développement issus de la recherche et cette est plus fructueuse à travers le voyage .Et ce manque de voyager beaucoup à travers le monde des africains n'est t-il pas à l'origine de notre défaut de découverte?
Qu'en pensez vous mes amis ?
merci de votre aide sur ma pensée
Recevons tous les biensfaits de dieu par ce moi benis du ramadan
Que faites-vous, Voyageurs, de vos jours d'automne ?
Est-ce une pause tranquille entre vos déplacements ?
Est-ce une attente impatiente de la neige et/ou du soleil ?
Est-ce que l'automne est une saison particulière pour vous ?
Il me semble que chaque voyageur, où qu’il soit, fait son automne, voici un peu du mien... En attendant de poser, peut-être, d'autres mots d'un automne tout en couleurs...
marcher sur le chemin caillouteux, grimper sur le talus et grappiller des mûres, s’enivrer des senteurs du chèvrefeuille et puis se laisser bercer par le jour à peine levé c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, saluer au passage quelques moutons, soulever la clôture du pré et poser dans son panier coulemelles et rosés et puis se laisser réchauffer par le soleil adoré c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, s’imprégner des parfums des sous-bois, cueillir quelques cèpes et faire le plein de châtaignes et puis se laisser caresser par le vent indiscret c’est l’automne
une brume légère borde les vallons, effleure la cime des arbres et paresse le long du ruisseau L’air est parfumé de silence et de douceur C’est un automne au matin bleu…
Dolma
Il me semble que chaque voyageur, où qu’il soit, fait son automne, voici un peu du mien... En attendant de poser, peut-être, d'autres mots d'un automne tout en couleurs...
marcher sur le chemin caillouteux, grimper sur le talus et grappiller des mûres, s’enivrer des senteurs du chèvrefeuille et puis se laisser bercer par le jour à peine levé c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, saluer au passage quelques moutons, soulever la clôture du pré et poser dans son panier coulemelles et rosés et puis se laisser réchauffer par le soleil adoré c’est l’automne
marcher sur le chemin caillouteux, s’imprégner des parfums des sous-bois, cueillir quelques cèpes et faire le plein de châtaignes et puis se laisser caresser par le vent indiscret c’est l’automne
une brume légère borde les vallons, effleure la cime des arbres et paresse le long du ruisseau L’air est parfumé de silence et de douceur C’est un automne au matin bleu…
Dolma
Bonjour,
du haut de mes 22 petites années, j'ai la chance d'avoir vu un bon paquet de pays en Europe, beaucoup de villes differentes, des cultures de toutes sortes, des paysages de toute beauté, et je m'efforce de continuer dans ma quette de découvir le Monde à petit pas. J'essaye de temps en temps de faire le point sur tout ce que je vois, ce que j'ai vu, et une réflexion m'est venue à l'esprit. Il me semble avoir remarqué que: le charme réside dans le relief. Un paysage, une terre accidentée a plus de charme qu'une lande ou une immense étandue. Ces immenses étandues sont belles parcequ'elles sont grandes mais n'ont pas réellement un charme, le charme d'une côte avec des falaises, d'une île aux montagnes tombant dans la mer, ou d'une ville batie sur des vallons. Pour moi, en Espagne, La Galice et sa côte est plus belle que la Castille. Quand on va en Ecosse c'est l'Ile de Skye que l'on retient, plus que le Sud du pays complètement plat. Nous avons en France une mauvaise image de l'Allemagne (pays plat, une atmosphère froide etc) mais on oublie la beauté de la Bavière et de toute cette région du Sud! Et pour donner un dernier exemple, à Paris, le coin le plus Charmant c'est pas Montmartre??
Ce ne sont que des pensées. je me trompe peut-être. Et puis chacun ses gouts!!
A bientôt
du haut de mes 22 petites années, j'ai la chance d'avoir vu un bon paquet de pays en Europe, beaucoup de villes differentes, des cultures de toutes sortes, des paysages de toute beauté, et je m'efforce de continuer dans ma quette de découvir le Monde à petit pas. J'essaye de temps en temps de faire le point sur tout ce que je vois, ce que j'ai vu, et une réflexion m'est venue à l'esprit. Il me semble avoir remarqué que: le charme réside dans le relief. Un paysage, une terre accidentée a plus de charme qu'une lande ou une immense étandue. Ces immenses étandues sont belles parcequ'elles sont grandes mais n'ont pas réellement un charme, le charme d'une côte avec des falaises, d'une île aux montagnes tombant dans la mer, ou d'une ville batie sur des vallons. Pour moi, en Espagne, La Galice et sa côte est plus belle que la Castille. Quand on va en Ecosse c'est l'Ile de Skye que l'on retient, plus que le Sud du pays complètement plat. Nous avons en France une mauvaise image de l'Allemagne (pays plat, une atmosphère froide etc) mais on oublie la beauté de la Bavière et de toute cette région du Sud! Et pour donner un dernier exemple, à Paris, le coin le plus Charmant c'est pas Montmartre??
Ce ne sont que des pensées. je me trompe peut-être. Et puis chacun ses gouts!!
A bientôt
bonsoir à tous !
élément essentiel de tous voyages : les rencontres humaines ! car si je ne pas sure que le voyageur fuit, je suis certaine qu'il part à la rencontre de gens, à la rencontre de mode de vie différents, à la rencontre de différences...
la rencontre, c'est quelque chose que l'on cherche en tant que voyageur, qch dont on se lasse pas, qch d'assez facile, il faut se l'admettre. ces rencontres sont fortes, mais si furtives, si courtes. comment gérer ce "trop pleins" d'émotion? comment vivre les moments et se prootéger aussi de l'attachement? comment appréhender la séparation? quel lien faut il entretenir ensuite?
une autre question que je me pose, c'est qui sommes nous, voyageur de passage, pour ces gens qu'on rencontre? sommes nous la preuve que le bonheur, la liberté existe. n'est ce pas égoiste de se montrer "globetrotteur" envers des ges "coincés chez eux"? comment ne pas donner une image faussée de l'occident? comment ne pas inspirer le rêve, et son corollaire, c'est a dire, la frustration? certaines rencontres sont fortes, des instants intenses qui pour nous, deviennent des souvenirs, mais pour l'autre, celui qui était là avant de nous connaitre, et qui reste là alors que nous nous continuons la route.
élément essentiel de tous voyages : les rencontres humaines ! car si je ne pas sure que le voyageur fuit, je suis certaine qu'il part à la rencontre de gens, à la rencontre de mode de vie différents, à la rencontre de différences...
la rencontre, c'est quelque chose que l'on cherche en tant que voyageur, qch dont on se lasse pas, qch d'assez facile, il faut se l'admettre. ces rencontres sont fortes, mais si furtives, si courtes. comment gérer ce "trop pleins" d'émotion? comment vivre les moments et se prootéger aussi de l'attachement? comment appréhender la séparation? quel lien faut il entretenir ensuite?
une autre question que je me pose, c'est qui sommes nous, voyageur de passage, pour ces gens qu'on rencontre? sommes nous la preuve que le bonheur, la liberté existe. n'est ce pas égoiste de se montrer "globetrotteur" envers des ges "coincés chez eux"? comment ne pas donner une image faussée de l'occident? comment ne pas inspirer le rêve, et son corollaire, c'est a dire, la frustration? certaines rencontres sont fortes, des instants intenses qui pour nous, deviennent des souvenirs, mais pour l'autre, celui qui était là avant de nous connaitre, et qui reste là alors que nous nous continuons la route.
Bonsoir à tous,
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
Destination à la mode il y a quelques années, la Mauritanie a rejoint le peloton des pays qui essaient de tirer leur épingle de la grosse pelote touristique imposée par les tour operators qui se partagent souvent le gâteau en serrant les prix au maximum pour permettre aux Français notamment de se "payer" un dépaysement total en se donnant bonne conscience mais sans qu'ils le sachent toujours au détriment de la part qui revient à la population locale. Certes, il y a eu de nombreux changements dans l'organisation de l'accueil des touristes et surtout de l'association des habitants au développement touristique mais pas toujours à leur avantage. Point Afrique détenant le monopole des liaisons aériennes, le prix des vols secs pour Atar n'est donc soumis à aucune concurrence et pèse lourd dans le budget d'un vacancier moyen. Passer par un tour operator peut paraître la solution la plus économique certes mais encore faut-il aimer se retrouver avec une dizaine de groupes de touristes pratiquement aux mêmes endroits, en même temps. Pour certains cela ne pose pas de problème, chacun ses goûts; pour d'autres, cela peut peser. La solution serait donc de travailler avec des agences touristiques locales pour l'organisation des treks et autres séjours personnalisés. Cela permet également de mieux faire travailler la population locale en passant directement par elle, ce qui lui permet de mieux profiter de la manne touristique en évitant les intermédiaires.
Posez-vous la question: sur un séjour de 600 euros tout compris, combien pensez-vous profite réellement aux populations locales une fois le billet d'avion payé, la marge et les frais du TO retenus? Des miettes, voilà. et je parle en connaissance de cause. A méditer donc lorsque vous vous précipitez sur des séjours à mini prix, dites-vous bien que c'est toujours au détriment des locaux, quel que soit le pays car si ceux ci bénéficiaient de réels retombées financières, ils n'essaieraient pas, souvent au péril de leur vie, de tenter de passer en Europe. Les payer correctement les inciteraient sans doute à rester chez eux. Arrêtons de nous donner bonne conscience en disant que le tourisme aide les pays pauvres; c'est vrai pour une infime partie mais ce n'est qu'une nouvelle forme de colonialisme qui ne dit pas son nom car les to, les hotels et les agences de voyages appartiennent souvent à des Européens ou à des locaux déjà très fortunés.
j'attends vos réactions et vos commentaires avec beaucoup d'intérêt et un brin de sceptiscisme.😐
On travail, vivons nos vies sans vraiment nous rendre compte des choses qu'on pourrais faire ou être. Nous construisons notre propre prison.
Le train est à l'heure, se faufile entre les bâtiments de paris, au moment ou cette image laisse place à la lumière, le temps s'arrête et tout le monde lève la tête de son livre ou de son 20mn pour admirer l'aube.... Quelques fois, il arrive que certaines personnes se posent ces questions...
On pense tellement avoir une belle carrière, assurer sa retraite, au futur qu'on oublie de vivre le présent.
J’aimerai partir, m'évader un moment...marquer ma vie!
Je viens de faire l'ascension du Mont Blanc et je crois que je ne descendrais jamais...
Le train est à l'heure, se faufile entre les bâtiments de paris, au moment ou cette image laisse place à la lumière, le temps s'arrête et tout le monde lève la tête de son livre ou de son 20mn pour admirer l'aube.... Quelques fois, il arrive que certaines personnes se posent ces questions...
On pense tellement avoir une belle carrière, assurer sa retraite, au futur qu'on oublie de vivre le présent.
J’aimerai partir, m'évader un moment...marquer ma vie!
Je viens de faire l'ascension du Mont Blanc et je crois que je ne descendrais jamais...
C'est ce que nous pensions découvrir en venant vivre au Quebec, une culture et philosophie harmonieuse des éléments, un mode de vie, une approche plus sensible de l'environnement...L'aura d'un peuple.
C'est encore vrai, il suffit de rencontrer les bonnes personnes aux bons endroits, souvent dans les "réserves", écoguides et autres artisanats autochtones qui essaient de develloper leur savoir afin de se redonner une identitée, une reconnaissance a leur peuple et a leurs traditions.
Dommage que ce soit exeptionnel, et qu'ici ca n'interresse que trés peu de monde voir personne...Dur aussi de voir les effets de notre mode de vie sur certains, en particulier chez les crees de la Baie James.
Non ce n'etait pas que pour les grands éspaces et la nature que nous avions décidé de venir vivre au Québec, ni pour un job a 60000$ et l'essence bon marché....
Dofre.
C'est encore vrai, il suffit de rencontrer les bonnes personnes aux bons endroits, souvent dans les "réserves", écoguides et autres artisanats autochtones qui essaient de develloper leur savoir afin de se redonner une identitée, une reconnaissance a leur peuple et a leurs traditions.
Dommage que ce soit exeptionnel, et qu'ici ca n'interresse que trés peu de monde voir personne...Dur aussi de voir les effets de notre mode de vie sur certains, en particulier chez les crees de la Baie James.
Non ce n'etait pas que pour les grands éspaces et la nature que nous avions décidé de venir vivre au Québec, ni pour un job a 60000$ et l'essence bon marché....
Dofre.
Dans le cadre d'une étude, je recherche les règles de politesse à travers le monde. On sait que ce qui se fait dans un pays, peut-être mal vu dans un autre.
Merci pour vos témoignages.
Marie.
Invitation au voyage http://www.cawa.fr/video-choc-article001833.html
La 2ème vidéo sur la même page vaut aussi d'être vue.
Que se vaya bien.
La 2ème vidéo sur la même page vaut aussi d'être vue.
Que se vaya bien.
J'ai meme cherche sur le forum Afrique, personne n'evoque le deces de Soeur Emmanuelle, "la petite soeur des chiffonniers du Caire". Pourtant, il y a pas mal de Vf qui vont en vacances, non pas pour ce changer les idees, se reposer, voir et gouter autres choses, non, non, ca c'est pour les, quelle horreur !, touristes !, non, en fait, ils ne vont pas en vacances, ils vont en mision pour faire le bien : repeindre les murs des classes, aider les enfants, les victimes, les orphelins, les pooovres et les handicapes, etc, etc.
Soeur Emmanuelle est alle vivre sur les detritus du Caire, parmi les pauvres d'entre les pauvres, non pas pour faire du proselytisme, leur imposer sa culture, mais tout simplement pour les aider a s'organiser, a amelorer leur vie. D'ailleurs l'Egypte a reconnu son role en lui attribuant la nationalite egyptienne en 1993.
Soeur Emmanuelle n'est pas alle passer un mois dans la puanteur pour raconter ses vacances a ses collegues du couvent !
Lorsqu'on regarde sa vie, et comment se comporte les O.N.G., je me demande si ces dernieres ne sont pas l'avant garde d'une culture, d'un mode de vie, et d'une religion qu'on cherche a propager. En assassinant des membres d'o.n.g en Afghanistan, les Talibans agissent d'une maniere abominable, execrable, condamnable, mais logique dans leur optique : les o.n.g anglo-saxonnes sont vraiment l'avant garde d'une autre facon de vivre !
Mais la plupart des citoyens lambdas qui partent pour realiser des projets, venir en aide et patati et patata, ils donnent un sens a leur vie sans trop se risquer puique ils ont leur billet retour dans leur poche.
Pour finir, en octobre 2006, je me suis trouve dans la file d'attente devant l'ambassade de l'Inde, a 5h du matin ! Pour passer le temps, les conversations s'engageaient sur l'Inde, et, a l'endroit ou j'etais, ca ne parlait que d'associations, de projets pour des ecoles, d'aides pour diverses destinations, ou de stage de yoga, de purification, j'en passe et des meilleurs. A un moment donne, parce que je ne disais rien, un type s'est tourne vers moi, avec son visage souriant, penetre de l'idee qu'il se faisait de lui-meme, lui qui se levait a 3 h du matin pour obtenir le sesame qui lui permettrait d'aller faire le bien, et me demande alors :
- Et vous, monsieur, pourquoi vous allez en Inde ? 😮
J'ai ete siderer par cette question ! J'ai eu comme un flottement, et puis j'ai dit :
- Moi ? Mais pour glander, monsieur, pour glander !
Et oui s'a existe!!
Voici une de mes expériences personnelles en matière de corruption, cela vous paraitera peut être fou ou vous trouverez cela marrant... à vous de voir
Le but de ce message est à la fois de dénoncer ses agissements dans certain pays et pourquoi pas trouver des solutions.
Pour un Français il est pas facile de croire que ce soit possible.
Avez vous déjà vu un policier se mettre à genoux pour supplier l'homme arrêté pour mauvais stationnement de ne pas prendre cette amende? Le policier Marocain qui fait simplement son travail, voit une voiture stationnée sur une grande avenue (en feu de détresse), il ne voit personne autour de lui et met un PV. Chose normal finalement. Mais non l'homme arrive entre temps et commence à gueuler sur ce policier et finis par lui dire que si il lui met ce pv «demain tu na plus d'emplois! ». Nous comme tout bon touriste on se dit tien y a de l'action une voiture banale pour un Marocain "Mercedes" il va prendre son amende comme tout le monde et bien non!! Pas de chance pour ce policier la personne en question qu'il vient d'arrêter, travail au ministère de la santé! Il ne s'agit pas du ministre! Que d'un simple employé! Le policier qui sur le coup fait par d'autorité! lui demande de prendre son amende ou de lui donner 50 dirhams. Chose tous à fait banal au Maroc, 50 dirhams pour que les policiers ferment leurs yeux et ceux quelque en soit l'infraction. (Enfin presque parfois il faut ajouter plus). Revenons à nos moutons! Notre bon vieux chauffard mal stationné appel un ami, le policier discute avec cette personne et finit par comprendre que cette personne ne plaisante pas! Voilà comment un policier s'agenouille et donne tous ce qu'il a sur lui à cette personne ! Non je n'exagère pas il lui donne l'argent frauduleusement gagné dans ça journée, ses cigarettes... je crois que s’il avait pu donner son pantalon il l'aurait fait.
Voilà je vous laisse raconter vos histoires, ajouter une petite goutte d'eau dans le grand océan.
Voici une de mes expériences personnelles en matière de corruption, cela vous paraitera peut être fou ou vous trouverez cela marrant... à vous de voir
Le but de ce message est à la fois de dénoncer ses agissements dans certain pays et pourquoi pas trouver des solutions.
Pour un Français il est pas facile de croire que ce soit possible.
Avez vous déjà vu un policier se mettre à genoux pour supplier l'homme arrêté pour mauvais stationnement de ne pas prendre cette amende? Le policier Marocain qui fait simplement son travail, voit une voiture stationnée sur une grande avenue (en feu de détresse), il ne voit personne autour de lui et met un PV. Chose normal finalement. Mais non l'homme arrive entre temps et commence à gueuler sur ce policier et finis par lui dire que si il lui met ce pv «demain tu na plus d'emplois! ». Nous comme tout bon touriste on se dit tien y a de l'action une voiture banale pour un Marocain "Mercedes" il va prendre son amende comme tout le monde et bien non!! Pas de chance pour ce policier la personne en question qu'il vient d'arrêter, travail au ministère de la santé! Il ne s'agit pas du ministre! Que d'un simple employé! Le policier qui sur le coup fait par d'autorité! lui demande de prendre son amende ou de lui donner 50 dirhams. Chose tous à fait banal au Maroc, 50 dirhams pour que les policiers ferment leurs yeux et ceux quelque en soit l'infraction. (Enfin presque parfois il faut ajouter plus). Revenons à nos moutons! Notre bon vieux chauffard mal stationné appel un ami, le policier discute avec cette personne et finit par comprendre que cette personne ne plaisante pas! Voilà comment un policier s'agenouille et donne tous ce qu'il a sur lui à cette personne ! Non je n'exagère pas il lui donne l'argent frauduleusement gagné dans ça journée, ses cigarettes... je crois que s’il avait pu donner son pantalon il l'aurait fait.
Voilà je vous laisse raconter vos histoires, ajouter une petite goutte d'eau dans le grand océan.
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
depuis sept ans, je ne suis pas retournée en guadeloupe, une ile ou j'allais régulierement, pendant une dixaine d'années durant de courts sejours, j'ai trainé mes tongs sur toutes les plages de l'ile et des iles alentours, ou nous avons vécu des instants magiques et inoubliables, graves et legers comme la vie nous en distribue; ces iles m'ont donné le gout de la peinture, de l'écriture de la méditation aussi, je suis imbibée de cette vie, des gens, des rencontres incroyables; en janvier, j'y retourne pour un mois, j'ai decidé de me poser pour peindre et ecrire, rencontrer des peintres, partager; j'ai loué un petit bungalow en bois, perdu dans la végétation, pour etre plus pres du vrai! je pense qu'en sept ans le pays a bien changé, les mentalités aussi peut-etre, mais dites moi, que ces iles perdues( pas tant que ça, maintenant) au milieu des oceans ne perdent pas encore leur veritable identité, ce n'est pas d'un magasin de plus de construit ou d'un lotissement de plus que je vous parle, c'est de cette petite etincelle que l'on découvre dans les yeux des gens que l'on rencontre et l'interet d'écouter les autres, voila ma guadeloupe, celle que j'ai dans le coeur et que je souhaite retrouver; si vous etes allé par la-bas recemment dites moi, entre deux voyages, si c'est toujours aussi magique!!!! 😮🙂
Salut,
Que pensez-vous des touristes qui voyagent surtout pour satisfaire leurs besoins sexuels et là je parle des hommes et des femmes sans limite d'âge? J'ai eu l'occasion récemment de voir de toutes les couleurs à Cuba. Cela m'a déçu car il n'y a pas si longtemps, la dignité et l'intégrité cubaine était encore respectée.
à suivre...........
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
bonjour,
je reviens de Suisse ou j'ai été faire du bénévolat avec l'organisation caritas, j'ai fait aussi du wwoofing, personnellement avant je voulais aussi partir en afrique ou autre pour aider, le problème est que bcq de personnes dont moi n'avons pas de compétences particulières, juste un grand coeur a vouloir aider son prochain mais voila ce que je n'aime pas et que je n'ai pas aimé avec des associations comme caritas c'est qu'il nous promettent un échange culturel ou autre hors (à moins que je n'ai vraiment pas de chance, je ne veux donc pas généralisé) je n'ai jamais sentis d'échange culturel, pas de réel intégration au seins de la famille, par contre pour le travail, ça oui, j'ai sentis qu'on profitais pas mal (dans mon cas, je ne généralise pas), ce qui les interressais c'est dépensais moins d'argent possible et que le boulot avance. heureusement personnellement j'en retire tjs qqchose de positif, je découvre des merveilles mais je trouve ça dommage pour ma part, ou proposer à des jeunes de venir faire du bénévolat en afrique en leur demandant 200€ par semaine, c'est énorme je pense surtout pour repeindre des murs, je pense que n'importe quel africain sait le faire. il y a de l'autre côté de grandes associations sérieuse mais qui eux ne prennent que des gens dont ils sont sures qu'ils pourront apportés une aide efficace et sérieuse et c'est compréhensible.cela dis, c'est juste mon avis. qu'en pensez vous en qques mots?
bonne continuation a tous
ju
je reviens de Suisse ou j'ai été faire du bénévolat avec l'organisation caritas, j'ai fait aussi du wwoofing, personnellement avant je voulais aussi partir en afrique ou autre pour aider, le problème est que bcq de personnes dont moi n'avons pas de compétences particulières, juste un grand coeur a vouloir aider son prochain mais voila ce que je n'aime pas et que je n'ai pas aimé avec des associations comme caritas c'est qu'il nous promettent un échange culturel ou autre hors (à moins que je n'ai vraiment pas de chance, je ne veux donc pas généralisé) je n'ai jamais sentis d'échange culturel, pas de réel intégration au seins de la famille, par contre pour le travail, ça oui, j'ai sentis qu'on profitais pas mal (dans mon cas, je ne généralise pas), ce qui les interressais c'est dépensais moins d'argent possible et que le boulot avance. heureusement personnellement j'en retire tjs qqchose de positif, je découvre des merveilles mais je trouve ça dommage pour ma part, ou proposer à des jeunes de venir faire du bénévolat en afrique en leur demandant 200€ par semaine, c'est énorme je pense surtout pour repeindre des murs, je pense que n'importe quel africain sait le faire. il y a de l'autre côté de grandes associations sérieuse mais qui eux ne prennent que des gens dont ils sont sures qu'ils pourront apportés une aide efficace et sérieuse et c'est compréhensible.cela dis, c'est juste mon avis. qu'en pensez vous en qques mots?
bonne continuation a tous
ju
je suis face a un dilemme ! je suis partagé par ma passion pour les voyages et la nécessité de protéger et respecter la nature ! or pour moi AIMER la nature c'est la RESPECTER ! en 2007 je suis parti en Islande et j'ai pris l'avion (c'était mon premier voyage à l'étranger )et on c tous que l'avion et les engins motorisés polluent énormément !je me suis dis a mon retour de ce voyage magnifique que je ne "méritais" pas d'avoir vu autant de splendeur !mais de nos jours surtout pour les gens qui ont un emploi en cdi et qui ne veulent pas tout plaquer pour voyager autour du monde on a "que" nos congés payés et rtt donc voyager autour du monde en vélo ou a pied serait infaisable par manque de temps!! donc je voulais savoir si vous avez déja ressenti ce sentiment de culpabilité et de "honte" entre votre désir d'assouvir votre soif de voyage et de réaliser vos rèves(tour du monde (en utilisant plusieurs fois l'avion), prendre l'avion rien "que" pour faire un trek de quelques semaines dans une nature somptueuse...etc) au détriment de l'environnement et indirectement des gens les plus démunis (rappelons que beaucoup ont la chance de voyager parce que justement on "profite" de ce déséquilibre financier NORD/SUD pour voyager un maximum et avec l'épuisement des ressources et du réchauffement climatique les premiers touchés seront comme d'habitude les plus pauvres !) et je trouve hypocrite de faire soi disant compenser nos depenses carbones par des gestes écolos pour se donner bonne conscience !!voila j'aimerais savoir votre avis sur ce sujet qui me tient vraiment à coeur !
Bonjour,
je recherche des témoignages de personnes ayant participées ou organisée un circuit de type éthique, solidaire, équitable etc.
et aussi vos avis sur la questions.
Isabelle.
ps : pourquoi ? parceque je projette peut etre un jour d'en organiser avec mon mari afin d'aider au develloppement autonome des villages de sa région, et aussi afin de nous faire vivre lui et moi une vie plus digne ici au Maroc ou rien n'est facile.
Merci à vous tous.
Isabelle.
Je voudrais,
parlez des peuples des premieres nations du Canada....qui vivent aujourd'hui dans notre monde et civilisation...a savoir qu il y a a peu pres 125 000 peuples des premieres nations sur 8 000 000 d 'habitants...
au Quebec...sans compter ceux qui ne sont pas repertorie par les affaires des premieres nations du Canada, et les Inuits...la plupart des autochtones c est comme ca qu on les appels ici...viennent de differentes communautes...il ya les ...( Abenaquis, les Mohawks, les Cris, les Inus Montagnais, les Naskapis, Attikameks, les hurons Wendat... )ect...et les inuits plus les Metis.les jeunes sortent de leurs communautes (reserves pour les Quebecois.) et cherchent desesperement du travail en ville pour sortir de l ennuie et de la misere des communaute....Il existe a MOntreal et autres villes des centres d'amitie pour permettre de les rencontrer ou de pouvoir les aiders comme faire du benevolat ( sais ce que j'ai fait)...c 'etait tres enrichissant car cela ma appris a mieux les connaitre dans le context et la triste realite d'aujourd'hui...Il faut savoir qu'ils ont moins de droits que les immigrants ...Que le gouvernement continue a ne pas leur accorder les droits qu 'ils demandent...
que dans les communautes du Nord, il ya un grand taut de suicide, chomage, alcool, drogue, diabete, gambler(jeux)ect...les generations actuelles sont perdue la plus part...eyant perdu la culture parfois adopter tres jeune... dans des familles d autres cultures....ayant subis les residents schools(ecoles residenciels...
a l'epoque, jusque dans les annes 80...le gouvernement a decide au Canada et au Etats Unies de creer des ecoles residenciels, gerer par des pretes et des bonnes soeurs...pour l aculturations des petits sauvages (comme il les appellais a l 'epoque )et parfois aujourd'hui en guise d'insule....bref...ce programme etait destine a separer les enfants des l'age de cinq ans a leur parents qui travaillais dans les bois...pour les enfermer dans des penssions de l'epoque les obliges a parler une autre langue et oublie leur culture au profis de celle des blancs...ce qui a fait avec les generations des conclusions catastrophique sur les personnes qui survecus a cette periode....les enfants parfois adopter par des meres trop jeunes ne connaissant pas la mour et la securite ont fait que les jeunes indiens d'aujourd'hui sont paumes perdu, ne sachant pas quoi faire avec leur avenir....
si vous avez des questions....bienvenue....
Bonjour,
mon sujet peut paraitre philosophique, mais voyant certaines discussions assez véhémentes entre les utilisateurs, sur leurs impressions d'un voyage vers la même destination, j'aurais aimé savoir les préjugés avec lesquels vous étiez partis dans un pays et à votre retour ils ont été confirmés ou infirmés.
On est toujours surpris par quelque chose et d'autant plus quand on voyage peu, on s'attend quelque part à voir les mêmes codes culturels que chez nous. Il y a des personnalités qui s'adaptent plus que d'autres, des gens plus facilement émerveillés que d'autres, mais je pense que voyager un sac sur le dos et pouvoir rencontrer, sans préjugés, des gens d'une autre culture vient quand même d'une certaine "habitude". C'est avec plaisir que j'espère lire vos expériences.
voila, apres avoir passe quatres mois en argentine, je part apres demain pour le chili. j'ai adore ce pays, ses gens, ses villes, ses paysages, tout. mais une chose que je ne leurs pardonnerai point, laquelle me revolte et me mets dans tous mes etats, c'est cette facon de faire payer plus cher au touristes . que ce soit des visites de muses( pas tous), de sites, de parcs etc etc. bien sur me direz vous pour nous autres c'est peu, soit mais est ce la une raison suffisante? que direz un blanc contraint de payer plus cher l'entree d'un parc ou d'un site, sous pretexte qu'il est blanc dans un pays de noi, de meme que devrez pensez un juif; ce que je suis, si j'avais a payer l'entree d'une eglise gratuite a visiter sous pretexte que je ne suis pas catholique. je me demande parfois jusqu'ou ira t on dans nos demagogie en tout genre. nous avons la chance et le privilege d'habiter et de vivre dans un pays qui nous donne les moyens par sa richesse de voyager, de vivre correctement, mais nous travaillons pour, est ce la une raison pour nous depouiller. perso j'ai mis dix ans pour realiser mon reve, celui de parcourir le continent sud americain, alors vous comprendrez ou vous ne comprendrez pas, mais moi je trouve cet attitude indigne et j'ose esperer, comme d'ailleurs certains argentins qui n'apprecient guere cet etat de fait, que le gouvenement argentin prendra un jour la decision de stopper cette facon de fair. pour le reste que vous dire, si ce n'est de ne plus hesiter a prendre votre billet, l'argentine foncez y, c'est magnifique.
amicalement.
amicalement.
comme je l'ai dit dans la rubrique "afrique australe et centrale" je viens de rentré d'un mois au bénin, un mois c'est peu mais assez pour vivre pleins de choses fabuleuses.
je suis rentrée il y a seulement 4 jours et j'ai besoin de discuter un peu avec des gens dans mon cas et je vois qu'il y en a pas mal!!!
ce qui me fait le plus de peine mais me donne aussi de la force pour avancer et avoir des projets, c'est que j'ai laissé là bas des gens à qui je me suis énormement attaché, et je leur ai promis que j'essairai de tout faire pour retourner les voir, mais je sais au fond que je ne suis sûre de rien et que je ne peux rien garantir.
aussi ma question est simple, avez vous deja fait un voyage comme le mien qui vous a boulversé et ou vous avez rencontrés des gens que vous avez pu retourner voir qq temps plus tard?
je connais deja des gens sur le forum qui me répondront oui, moi ce qui m'ennuie c'est que je commence ma vie d'étudiante et je ne suis pas sure niveau financier d'avoir l'argent d'y retourner d'ici 3 ans.
j'ai un stage possible à l'étranger en ecole d'infirmière et je pense retourner au bénin pour le faire, j'ai adoré la ville d'abomey si certains connaissent.
c'est difficile de parler de toutes nos experiences de voyages car meme entre voyageurs on vit des choses si différentes selon les pays, les gens, les mentalités!!!
j'avoue que j'avais peur de l'afrique avant d'y mettre les pieds mais une fois là bas, meme si les premiers jours je ne réalisais pas vraiment ou j'étais, je ne me suis jamais sentie mal, ou en danger.
et meme au bout de quelque temps j'avais ma petite routine, le zem 4 fois par jour, le pipi avec les blattes le soir, le menu "riz ou pâtes" le jour de marché....🙂
seuls ceux qui ont mis les pieds en afrique savent ce que je veux dire quand je decris les gens, et encore plus pour les béninois (je ne peux aps vraiment parler des autres je ne les connais pas), le retour en france fait un peu bizarre, et qu'une seule idée en tête : travailler, économiser pour y retourner le plus tot possible!!!
aussi une autre question me viens, j'en avais parler avec une blanche de mon groupe en lui disant que je souhaitais retourner au bénin car il y a des tas de choses que je n'ai pas pu voir au niveau du tourisme, et aussi parce que j'ai des amis maintenant là bas!! elle a été étonnée et m'a dit que c'était peut etre mieux d'aller voir un autre pays.
et vous? êtes vous de ceux qui s'attache a un pays en particulier et le font "de fond en comble" ou bien plutot adepte de plusieurs pays ? c'est vrai que maintenant au prix ou sont les billets d'avion meiux vaut bien choisir sa destination et en profiter un maximum!!!
et vous? êtes vous de ceux qui s'attache a un pays en particulier et le font "de fond en comble" ou bien plutot adepte de plusieurs pays ? c'est vrai que maintenant au prix ou sont les billets d'avion meiux vaut bien choisir sa destination et en profiter un maximum!!!
Bonsoir Paris,
Après de beaux échanges sur le thème des JO en Chine, je me pose la question de la liberté...Suffit-il de pouvoir consommer à outrance ou de pouvoir critiquer le régime en place pour se prétendre libre ? Et nos critiques ont-elles un sens, ou pour le moins la moindre efficacité ? Le voyage ne serait-il pas un exutoire à ces "sombres" pensées, une façon de refuser la réalité, à savoir que notre liberté est limitée, encadrée...et donc illusoire ? Et peut-on encore parler de liberté lorsqu'on parle d'illusion ?
Bonne soirée.
Après de beaux échanges sur le thème des JO en Chine, je me pose la question de la liberté...Suffit-il de pouvoir consommer à outrance ou de pouvoir critiquer le régime en place pour se prétendre libre ? Et nos critiques ont-elles un sens, ou pour le moins la moindre efficacité ? Le voyage ne serait-il pas un exutoire à ces "sombres" pensées, une façon de refuser la réalité, à savoir que notre liberté est limitée, encadrée...et donc illusoire ? Et peut-on encore parler de liberté lorsqu'on parle d'illusion ?
Bonne soirée.
Je suis bien callé sur mon tabouret de bar .... c'est dingue que dans ce pays il y ait autant de bars à vin, je ne m'en rappellais pas ... du moins pas autant que celà, et ça tombe bien, j'adore le vin et là en plus il serve ce nectar dans d'immenses verres ..... j'en suis à mon troisième et je commence à être " bien " comme on dit .... France me suit allégrement, et ma foi ce séjour en Italie dont on arrive au bout s'est bien passé ....
Je n'étais pas super emballé à l'idée de ce voyage en Toscane ...... quand on est habitué aux distances lointaines, on rechigne quelque peu à aller voir l'exotisme européen à nos portes, on se fait tirer l'oreille car que pése une tour de Pise par rapport au Wat Phnom de Phnom Penh par exemple ..... en langage Alan pas grand chose et l'idée de partir si prés, malgré que des villes comme Bergame, Vérone et Florence ont de belles consonances, et bien cette idée résonnait mal dans ma tête, et de plus au fond de moi cette sourde angoisse que celà m'empêcherait certainement de partir en début d'année et ça j'avais du mal, je l'ai toujours d'ailleurs, j'ai vraiment du mal à l'accepter, mais .........
Car bien sûr il y a toujours un mais ...... ma belle tenait absolument à faire ce voyage, et depuis un an et demi elle me le demandait ..... " j'irais bien en Italie voir Florence mon chérie ..... " 🏴☠️ " ce serait pas chouette de passer quelques jours en Italie ..... " 😕 ..... et puis vint le coup de grâce .... " j'irais bien jusque Forence, c'est là que mon père biologique est né .... " 🙁 patratras, je ne pouvais décemment plus refuser, et aprés quelques résistance de façade, style c'est moi qui décide .... 😉, je me suis laissé embarquer dans ce voyage ....
10 jours ..... des Galleria, Citta bassa, piazza dell Erbe, balcone di Giuleta, Galleria dell Academia avec un " David " juste bon à te montrer que tu as le corps qui commence à te jouer des tours .... mais quand même il est beau le jeune homme .... 😉, Palazzo Pitti et les jardins de Boboli, des km de peinture Renaissance italienne, le Ponte Vecchio maquillé de couleurs diverses ...... piazza del Campo à Sienne avec une petite aventure dans la Torre del Mangia ou ma chérie reste bloqué à 90m de haut par le vertige ..... San Gemigniano et ses tours verticales, et surtout ses " ennoteria " ou ma carte Gold a pris un sérieux coup de Trafalgar avec l'achat de chiantis et Grappa .... bref, les vrais touristes avec quand même beaucoup de plaisir dans ces découvertes au fil des rues, les " pastas " mangés à n'importe quelle heure, ça change de la France celà quand même ......
Donc finalement avant de me laisser faire pour un quatrième verre, et de me recaler contre le comptoir, je me disais que ce n'était pas si mal ces vacances italiennes ....... mais une petite moue dubitative me venant, je me disais quand même qu'il manquait quelquechose, mais quoi .... ?
Et je l'ai vu arriver ....... j'avais encore les pupilles suffisamment dans l'axe pour bien me rendre compte qu'il arrivait .... et en fait en l'espace d'une seconde j'ai compris ce qui manquait, ou du moins ce qui me manquait ..... il a fait un petit tour de salle, et puis félinement il s'est arrêté prés de moi avec son lot de CD pour me faire le baratin ..... bizaremment je l'ai d'abord respiré, petit, une soixantaine d'années, la barbe blanche à fleur de peau, souple et surtout pour qui sait voir ....... les espaces de son pays ! ...... la Casamance, M'bour, le Siné Saloum, Dakar, le son du Djembé ..... je ne connais pas le Sénégal, mais Diédhou m'a tout de suite fait ressentir ce manque de quelquechose que je ne parvenais pas à percevoir, et m'a surtout remis en tête ce besoin de ces départs à l'autre bout du monde, cette recherche d'ailleurs à des milliers de km de chez nous, j'ai compris là d'un coup pourquoi cette ballade touristique au pays de Sophia Loren était certes plaisante, mais que je n'y avais pas ressenti les frissons que je peux avoir le long du quai Sisowath à Phnom Penh, ou en canot sur le Rio San Juan au Nicaragua ......
On a parlé en français ..... il m'a refilé sa marchandise, mais surtout on a parlé de la famille, de ce pays si loin et qu'il ne voit que tous les quatre ans, des problèmes de la pêche, des jeunes qui fuient le pays, et surtout on s'est regardé dans les yeux et on a bien compris que l'on partageait bien plus qu'un morceau de comptoir de bar italien en soirée à Florence ..... ou du moins je me suis plus à croire celà, comme à chaque fois que je voyage au loin et que je peux partager des moments de douce " béatitude " à penser que seul à un endroit au Monde, on peut se croire si loin de tout et au début d'aventures extraordinairement ..... communes en fait, mais peu importe il n'y a que le rêve et ce que l'on en fait qui compte en voyage, n'est ce pas ...... ?
Tout celà pour dire que la différence est quand même bien là ...... il manque cet exotisme qui fait que l'on n'est pas chez nous, ces milliers de km qui font toute la différence ..... un forumiste me disait au sujet de mon voyage " c'est bien aussi l'Italie ..... " et ça résume un peu tout, surtout quand on sait l'habitude du voyageur a chausser ses bottes de sept lieux pour parcourir le grand monde ...... et là loin de moi l'idée de dénigrer un voyage, ou j'ai pris du plaisir, mais je sais au fond de moi qu'il me manquait ce souffle chaud de ces pays ou rien n'est pareil que chez nous et ou l'on sait que quantité de choses nous sautent aux yeux, au coeur et à l'âme, et peuvent changer non pas l'homme que l'on est, mais peut être lui apporter des perceptions différentes de la façon de se comporter dans le monde de par la découverte de cultures et de modes de vies si lointains ...... l'Europe à partir d'un certain âge n'a plus grand chose à nous apprendre que l'on connaisse déjà ..... et la perception qu'ont ses habitants des " autres " n'est pas si lointaine de la nôtre, et c'est sans doute pour celà que l'on aime à reculer notre horizon plus loin ......
Ce serait donc celà la différence ...... ou alors ......
Ce matin en me rasant j'écoutais le Budhha Bar VIII acheté à Diédhou ..... je râlais en songeant qu'il faudrait peut être attendre 8 mois avant de repartir .....
A Florence, Diédhou arpente les rues pour vendre en catimini ses CD ..... il devra attendre 3 années pour repartir dans son pays ...... envoyer de l'argent à sa famille pour qu'elle vive, se priver pour les siens et souffrir de la différence ici ......
Ma différence à côté de la sienne me sembla tout d'un coup futile, et celle d'un enfant gâté par la vie .... c'est aussi pour celà que l'on part loin, pour connaître ces différences là, mais il est vrai qu'elles sont aussi trés proches de nous et que l'on ne sait toujours pas les " apprivoiser " .....
Vanité et futilités ......
Je n'étais pas super emballé à l'idée de ce voyage en Toscane ...... quand on est habitué aux distances lointaines, on rechigne quelque peu à aller voir l'exotisme européen à nos portes, on se fait tirer l'oreille car que pése une tour de Pise par rapport au Wat Phnom de Phnom Penh par exemple ..... en langage Alan pas grand chose et l'idée de partir si prés, malgré que des villes comme Bergame, Vérone et Florence ont de belles consonances, et bien cette idée résonnait mal dans ma tête, et de plus au fond de moi cette sourde angoisse que celà m'empêcherait certainement de partir en début d'année et ça j'avais du mal, je l'ai toujours d'ailleurs, j'ai vraiment du mal à l'accepter, mais .........
Car bien sûr il y a toujours un mais ...... ma belle tenait absolument à faire ce voyage, et depuis un an et demi elle me le demandait ..... " j'irais bien en Italie voir Florence mon chérie ..... " 🏴☠️ " ce serait pas chouette de passer quelques jours en Italie ..... " 😕 ..... et puis vint le coup de grâce .... " j'irais bien jusque Forence, c'est là que mon père biologique est né .... " 🙁 patratras, je ne pouvais décemment plus refuser, et aprés quelques résistance de façade, style c'est moi qui décide .... 😉, je me suis laissé embarquer dans ce voyage ....
10 jours ..... des Galleria, Citta bassa, piazza dell Erbe, balcone di Giuleta, Galleria dell Academia avec un " David " juste bon à te montrer que tu as le corps qui commence à te jouer des tours .... mais quand même il est beau le jeune homme .... 😉, Palazzo Pitti et les jardins de Boboli, des km de peinture Renaissance italienne, le Ponte Vecchio maquillé de couleurs diverses ...... piazza del Campo à Sienne avec une petite aventure dans la Torre del Mangia ou ma chérie reste bloqué à 90m de haut par le vertige ..... San Gemigniano et ses tours verticales, et surtout ses " ennoteria " ou ma carte Gold a pris un sérieux coup de Trafalgar avec l'achat de chiantis et Grappa .... bref, les vrais touristes avec quand même beaucoup de plaisir dans ces découvertes au fil des rues, les " pastas " mangés à n'importe quelle heure, ça change de la France celà quand même ......
Donc finalement avant de me laisser faire pour un quatrième verre, et de me recaler contre le comptoir, je me disais que ce n'était pas si mal ces vacances italiennes ....... mais une petite moue dubitative me venant, je me disais quand même qu'il manquait quelquechose, mais quoi .... ?
Et je l'ai vu arriver ....... j'avais encore les pupilles suffisamment dans l'axe pour bien me rendre compte qu'il arrivait .... et en fait en l'espace d'une seconde j'ai compris ce qui manquait, ou du moins ce qui me manquait ..... il a fait un petit tour de salle, et puis félinement il s'est arrêté prés de moi avec son lot de CD pour me faire le baratin ..... bizaremment je l'ai d'abord respiré, petit, une soixantaine d'années, la barbe blanche à fleur de peau, souple et surtout pour qui sait voir ....... les espaces de son pays ! ...... la Casamance, M'bour, le Siné Saloum, Dakar, le son du Djembé ..... je ne connais pas le Sénégal, mais Diédhou m'a tout de suite fait ressentir ce manque de quelquechose que je ne parvenais pas à percevoir, et m'a surtout remis en tête ce besoin de ces départs à l'autre bout du monde, cette recherche d'ailleurs à des milliers de km de chez nous, j'ai compris là d'un coup pourquoi cette ballade touristique au pays de Sophia Loren était certes plaisante, mais que je n'y avais pas ressenti les frissons que je peux avoir le long du quai Sisowath à Phnom Penh, ou en canot sur le Rio San Juan au Nicaragua ......
On a parlé en français ..... il m'a refilé sa marchandise, mais surtout on a parlé de la famille, de ce pays si loin et qu'il ne voit que tous les quatre ans, des problèmes de la pêche, des jeunes qui fuient le pays, et surtout on s'est regardé dans les yeux et on a bien compris que l'on partageait bien plus qu'un morceau de comptoir de bar italien en soirée à Florence ..... ou du moins je me suis plus à croire celà, comme à chaque fois que je voyage au loin et que je peux partager des moments de douce " béatitude " à penser que seul à un endroit au Monde, on peut se croire si loin de tout et au début d'aventures extraordinairement ..... communes en fait, mais peu importe il n'y a que le rêve et ce que l'on en fait qui compte en voyage, n'est ce pas ...... ?
Tout celà pour dire que la différence est quand même bien là ...... il manque cet exotisme qui fait que l'on n'est pas chez nous, ces milliers de km qui font toute la différence ..... un forumiste me disait au sujet de mon voyage " c'est bien aussi l'Italie ..... " et ça résume un peu tout, surtout quand on sait l'habitude du voyageur a chausser ses bottes de sept lieux pour parcourir le grand monde ...... et là loin de moi l'idée de dénigrer un voyage, ou j'ai pris du plaisir, mais je sais au fond de moi qu'il me manquait ce souffle chaud de ces pays ou rien n'est pareil que chez nous et ou l'on sait que quantité de choses nous sautent aux yeux, au coeur et à l'âme, et peuvent changer non pas l'homme que l'on est, mais peut être lui apporter des perceptions différentes de la façon de se comporter dans le monde de par la découverte de cultures et de modes de vies si lointains ...... l'Europe à partir d'un certain âge n'a plus grand chose à nous apprendre que l'on connaisse déjà ..... et la perception qu'ont ses habitants des " autres " n'est pas si lointaine de la nôtre, et c'est sans doute pour celà que l'on aime à reculer notre horizon plus loin ......
Ce serait donc celà la différence ...... ou alors ......
Ce matin en me rasant j'écoutais le Budhha Bar VIII acheté à Diédhou ..... je râlais en songeant qu'il faudrait peut être attendre 8 mois avant de repartir .....
A Florence, Diédhou arpente les rues pour vendre en catimini ses CD ..... il devra attendre 3 années pour repartir dans son pays ...... envoyer de l'argent à sa famille pour qu'elle vive, se priver pour les siens et souffrir de la différence ici ......
Ma différence à côté de la sienne me sembla tout d'un coup futile, et celle d'un enfant gâté par la vie .... c'est aussi pour celà que l'on part loin, pour connaître ces différences là, mais il est vrai qu'elles sont aussi trés proches de nous et que l'on ne sait toujours pas les " apprivoiser " .....
Vanité et futilités ......
Bonjour,
Je m'intéresse aux objets du voyage. Au moment de rentrer chez soi, on est tous tenté d'acheter des souvenirs, des bijoux, des vétements etc. Pourquoi d'après vous?
Je m'intéresse aux objets du voyage. Au moment de rentrer chez soi, on est tous tenté d'acheter des souvenirs, des bijoux, des vétements etc. Pourquoi d'après vous?
Quel est donc ce voyageur, vagabond pour certains, errant pour d'autres ?
Part-il sans but ?
Part-il sans raison ou avec ses raisons ?
Part-il sans attendre quoi que ce soit de ce et de ceux qu'il rencontrera ?
Part-il en voulant revenir un jour ou en ne voulant plus revenir ?
Et si le vagabondage ou l'errance étaient un voyage permanent ? Ce plaisir suprême d'être chaque jour "ailleurs" ? Quelle belle raison de vivre...
Bientôt je serai vagabonde.
Elle avance Sur un chemin de glace La lune dessine des ombres Où s'endorment les étoiles
Elle avance Sur un chemin de silence Le vent envole les nuages Où se cachent les étoiles
Elle avance Sur un chemin de solitude Et les larmes sur ses joues Sont des reflets d'étoiles
Dolma
Elle avance Sur un chemin de glace La lune dessine des ombres Où s'endorment les étoiles
Elle avance Sur un chemin de silence Le vent envole les nuages Où se cachent les étoiles
Elle avance Sur un chemin de solitude Et les larmes sur ses joues Sont des reflets d'étoiles
Dolma
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