On part en vadrouille au Cambodge!
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Hello tout le monde ! Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge... La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!

9 février - Vers un nouveau départ...

L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !

Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :

Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !

Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.

Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.

Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.

Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...

Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !

La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.





Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
SI Sissi57 Globetrotter ·
la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, …

Mais qu'est ce qu'on ne donnerait pas, aujourd'hui, pour passer une journée bien fatigante dans plein d'aéroports.............
Je n'aurai pas le temps...
OB Obeoandpai Globetrotter ·
Sawadee krap du pays ou le port du masque n'est pas une contrainte majeure, surtout quand on voit les polémiques dans les etats-unies-d'absurdistan et les stats qui vont avec

Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base

Et c'etait comment ? Ton point de vue (et famille?) m'interesse parce que j'ai eu l'occasion d'essayer mais

comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ».

c'etait un peu + élaboré, (PJ) j'ai trouvé le gout proche du veau

demain est une autre aventure...

j'ai déjà lu ça quelque part 😎

Cordialement
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
BI Bibouns51 Globetrotter ·
la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, …

Mais qu'est ce qu'on ne donnerait pas, aujourd'hui, pour passer une journée bien fatigante dans plein d'aéroports.............

Oui, c'est vrai, je donnerais n'importe quoi pour moisir dans un avion en ce moment...😉 Vivement l'année prochaine (j'espère...) !
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Sawadee krap du pays ou le port du masque n'est pas une contrainte majeure, surtout quand on voit les polémiques dans les etats-unies-d'absurdistan et les stats qui vont avec

Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base

Et c'etait comment ? Ton point de vue (et famille?) m'interesse parce que j'ai eu l'occasion d'essayer mais

comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ».

c'etait un peu + élaboré, (PJ) j'ai trouvé le gout proche du veau

demain est une autre aventure...

j'ai déjà lu ça quelque part 😎

Cordialement

Hello Obeo, ça faisait longtemps ! Pour le crocodile, on a tous trouvé ça plutôt bon ! De là à dire que ça tirait sur le veau... Je dirais plutôt que ça ressemblait à du poisson un peu caoutchouteux... Comme des filets de colin par exemple... A bientôt pour la suite des aventures ! Franck
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RO Rouquine38 Globetrotter ·
Trop cool... un nouveau carnet avec la Francky familly 😎 🙂 Bien sur que j'y suis, le Cambodge, de très bons souvenirs 😊
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Trop cool... un nouveau carnet avec la Francky familly 😎 🙂 Bien sur que j'y suis, le Cambodge, de très bons souvenirs 😊

Salut Isabelle ! Oui, carnet sur le Cambodge terminé ! Et carnet sur les Philippines en cours, parallèlement à la préparation de mon prochain trip aux US pour l'an prochain (suite à l'annulation de celui de cette année...). Pour en revenir au Cambodge, moi aussi, j'en garde de très bons souvenirs ! A+ pour la suite ! Franck
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
10 février 2019 - Le pays où les temples se font manger par la forêt

Message spécial à destination de Guillaume Musso : « Merci de prendre contact avec mon avocat s’il te venait l’envie de me piquer le titre de cette journée pour en faire un livre ». Bref, comme tu l’as lu dans la journée d’hier, le tirage au sort en présence de maître Enfoirasse nous a cette fois-ci téléporté les métatarses au Cambodge, et plus précisément à Siem Reap tout au nord du pays. Pourquoi venir précisément dans cette ville ? Allez, je te donne un indice… Lorsqu’on évoque le Cambodge, on pense souvent à son pire profil, c’est-à-dire à sa période noire. Ou plutôt rouge, devrais-je dire ! Je fais bien évidemment allusion aux khmers rouges et à leurs horribles massacres perpétrés à la fin des années soixante-dix !! Mais je te rassure, même si on se penchera un peu plus tard sur le cas de cette sombre page de l’histoire cambodgienne, ce n’est pas Pol Pot qui m’a donné l’envie de venir ici. Car après le pire, il y a aussi le meilleur de ce que peut nous proposer le pays : Les temples mystérieux d’Angkor ! Que celui qui n’a jamais rêvé un jour de déambuler le nez au vent au milieu des temples d’Angkor lève la main ! Personne ? C’est bien ce que je pensais ! Et bien sache que pour réaliser ce rêve, il te faudra obligatoirement venir à Siem Reap, ville qui a poussé comme un champignon pour passer de simple bourgade avant les années deux mille, à une ville désormais énorme afin d’absorber le flux incessant des touristes venus se presser sur ces magnifiques vestiges, témoignage ancestral de la grandiloquence passée de l’empire khmère. Oui, ce teaser est de moi et j’espère qu’il te fait suffisamment saliver le steak pour suivre nos aventures ici durant les cinq jours à venir.

« Quoi, cinq jours pour visiter quelques empilements de vieilles pierres pleines de mousse ? » Dit comme ça, c’est vrai qu’une durée de cinq jours à Angkor peut paraître très longue, de surcroît si tu ne raffoles pas, comme Sandrine, des vieilles pierres pleines de mousse. Soit, mais il faut une bonne fois pour toutes te mettre en tête que la cité antique d’Angkor est constituée d’une multitude de temples disséminés sur plus de quatre-cents kilomètres carré. Et oui, contrairement à ce que tu croyais peut-être, Angkor ne se résume pas au simple temple Angkor Vat qu’on voit dans les magazines, sur les fonds d’écran, sur les affiches des agences de voyage, sur le drapeau cambodgien, … En fait, plus d’un millier de temples ont été découverts années après années dans la jungle, allant d’un simple tas de gravats dispersés sur le sol à d’impressionnantes constructions magnifiquement conservées. Angkor est d’ailleurs à ce jour le plus grand complexe religieux au monde, rien que ça ! Du coup, on joue gros sur ces cinq jours à passer ici car un voyage réussi au Cambodge passe indéniablement par une visite réussie des temples d’Angkor. Et une visite réussie des temples d’Angkor passe impérativement par une bonne organisation pour choisir la durée sur place, le moyen de transport idéal, ainsi que les horaires de visite qui te feront éviter la foule aux heures de pointe, et accessoirement l’overdose de temples pour les autres ; je veux dire ceux qui t’accompagnent et qui ne raffolent pas des vieilles pierres pleines de mousse.. Viendez par ici que je t’explique tout !

Les touristes ayant une envie pressante peuvent s’acheter un ticket d’entrée pour une seule et unique journée ici. Clic-clac Kodak, le chinois est dans la boîte ! Autant te dire que ceux-là, à part pouvoir annoncer lors de leurs repas mondains « Angkor ? Oui, bien sûr que je l’ai fait… », ils ne pourront pas en dire plus. Ensuite, il y a les touristes consciencieux qui souhaitent presque tout voir mais au pas de course. Pour cela, ils se prennent le ticket donnant l’accès au site pour trois jours pleins. Enfin, il y a ceux qui souhaitent humer l’ambiance et prendre leur temps. Forfait sept jours requis. Pour notre part, nous avons opté pour un mix des deux derniers. On prend le pass sept jours mais on y reste que cinq en alternant les visites de temples avec ce que la région, la ville, les masseuses cambodgiennes et notre hôtel ont à proposer de mieux… Pour le moyen de transport, là aussi, je n’ai pas prévu de faire comme tout le monde ; l’objectif étant de varier les plaisirs. Journées avec longues distances en scooter, moyennes distances en tuk tuk, et courtes distances à vélo ! Enfin, il y a l’analyse du marché ! Quel jour et à quelle heure visiter tel ou tel temple ? Quel itinéraire choisir sur le petit ou le grand tour qui serpentent autour et parmi les temples ? Pour tout ça, pas d’autre choix que d’hypnotiser les guides des tour-operator pour leur faire cracher le morceau : A quelle heure ont-ils décidé de déverser leur masse de touristes sur chacun des sites ? Bon, je dois t’avouer que je me suis aussi basé sur les racontars de mes prédécesseurs touristes lus sur le net, même si chacun y va de sa petite théorie. Bref, pour aujourd’hui, selon les dires de mon voyant et mon analyse des astres, nous ne devrons commencer nos visites du jour que vers neuf heures, et uniquement après une bonne nuit réparatrice, un bon petit-déjeuner revigorant et une bonne séance de piscine rafraîchissante pour ne pas froisser le karma de Bouddha… ni celui de mes trois femmes.

Tous ces points ayant scrupuleusement été respectés à la lettre, on décolle enfin le petit opercule situé sous notre Flamby ! Splatch, c’est parti, Franck Jones et Sandrine Croft se lancent à la poursuite du trésor d’Angkor, le site le plus majestueux du Cambodge, de l’Asie du sud-est, … Allez, soyons fou fou fou, du monde entier selon certains… En tout cas, compte sur moi pour te donner mon avis une fois le site bien essoré. Vais-je trouver le site d’Angkor plus magique que Pétra en Jordanie, plus mystérieux que le Machu Picchu au Pérou, plus ingénieux que Chichen Izta et Palenque au Mexique, plus grandiose que Bagan en Birmanie, plus luxueux que le Taj Mahal en Inde, plus énorme que les pyramides de Guizeh en Egypte, plus mieux que Woinic dans les Ardennes ? En tout cas, après une rapide négociation pour louer les services d’un tuk tuk pour cinq personnes durant sept heures obtenu à quinze dollars, c’est parti pour le jour un, ... celui qu’on retient...

Déjà, on emprunte le boulevard Charles de Gaulle sur une dizaine de kilomètres. Non, ce n’est pas une blague, c’est bien notre grand Charles national qui a donné son nom à l’artère qui relie Siem Reap à l’entrée d’Angkor. Tickets en poche et allégés de soixante-douze dollars par personne, nous sommes donc autorisés à pénétrer en ce lieu mythique. Nous passons à proximité d’Angkor Vat, temple au combien connu, mais que nous snobons volontairement pour le moment. Nous arrivons alors à la porte sud d’Angkor Thom, un autre des lieux emblématiques de la cité. Magnifique.







Nous traversons Angkor Thom et apercevons au loin le Bayon au milieu de la végétation. Là encore, magnifique. Nous avons de la bave aux coins des lèvres, il nous faut un temple à nous mettre sous la dent. Ça y est, nous allons visiter notre premier ; le premier d’une longue série. And the winner is… Chau Say Tavoda, un petit temple qu’on peut considérer comme secondaire pour commencer tout en douceur. Très bon choix car nous y sommes presque seuls. On adore. On peut aller où bon nous semble, dans les bâtiments, sur les murailles extérieures, dans la cour intérieure, pour le prendre en photos de près, de loin, ... Bref, la visite de ce temple nous aurait certainement semblé superflue en fin de séjour mais là, il est le premier et comme l’OM, il le sera à jamais...



On enchaîne avec celui situé juste en face, le Thommanom. Là encore, petit temple sans prétention, propre sur lui. Le genre de temple que tu ne regardes pas de premier abord, seul dans son coin, un peu timide, mais qui t’apparaît sympathique une fois que tu t’intéresses à son petit minois. Vient ensuite le tour du Ta Keo, temple de forme pyramidale avec des marches immenses dont les mollets de Sandrine se souviendront longtemps.





Ouépa… Un, dos, tres temples visités et il est déjà midi ! Et à midi, le McMorning, c’est fini car c’est le moment où tout le monde va déjeuner ! On me dit qu´aujourd´hui, on me dit que les autres font ainsi, je ne suis pas les autres… Oh nooon… Donc ce midi, nous, à l’heure du déjeuner, on visite le Ta Prohm pour espérer s’y retrouver seuls, ou presque ! Faut dire que le Ta Prohm est très courtisé vu qu’il est l’un des trois temples majeurs d’Angkor avec Angkor Vat et le Bayon. Et pour ne rien te cacher, c’est certainement celui qui me fait le plus fantasmer de tout Angkor... Le Ta Prohm, tu le connais certainement car c’est celui que certains appellent communément le temple de Tomb Raider car il a servi de lieu de tournage au film dans lequel la poitrine généreuse d’Angelina Jolie tenait le rôle principal. Le Ta Prohm, tu le connais certainement car c’est celui où d’énormes arbres font l’amour sensuellement aux murs de l’enceinte du temple. Allez, on file à toute allure jusqu’à son entrée. Enfin le plus vite qu’un tuk chargé de six personnes le peut ! Chut… On entre.

Dès les premiers mètres parcourus, je sais que ça va être de la régalade en barre fantasmagorique. Peut-être même encore mieux qu’une bonne tête de veau sauce gribiche cuisinée par ma mère ! Ici, entre le minéral et le végétal, c’est « Je t’aime, moi non plus » ! Tantôt les arbres ont détruit le temple, tantôt ils en soutiennent les murs. On a clairement du mal à savoir qui permet à qui de tenir debout ! Au fil des siècles, les racines des fromagers et des ficus géants ont en effet pris possession des lieux, étranglant sauvagement les portes et les galeries en ruine, s’insinuant sournoisement dans chaque fissure, dégoulinant gloutonnement le long des murailles de pierre, et offrant par la même occasion un spectacle esthétique exceptionnel.



Un parcours fléché est prévu mais il est également possible de s’en détourner pour partir en exploration dans des zones non entretenues où la nature tropicale et le temps ont jeté au sol des milliers d’énormes cubes de pierres comme de vulgaires pièces d’un puzzle géant. Beaucoup de supports sont fixés pour maintenir ce qui peut encore l’être, des cerclages maintiennent comme ils peuvent les tourelles, c’est moyennement rassurant ! Bon, je me dis que tout ça tient debout depuis plus de huit-cents ans et que ce serait vraiment ballot que quelque chose s’écroule pile poil au moment de notre passage... Quoique, je dois garder à l’esprit que je suis accompagné par mon père à qui il arrive toujours des histoires abracadabrantesques... « Pas de panique, maman, papa va bien ! En tout cas, pour l’instant... »



Faut dire quand même que ce temple est immense puisque plus de douze mille personnes y vivaient au douzième siècle ! Du coup, il est facile de s’isoler et de s’octroyer des moments de solitude, magiques, assis sur des pierres bien plus vieilles que nous, à contempler tout ce silence, à écouter toute cette beauté. Oui, mon bon monsieur, la beauté ça s’écoute !... Et puis il y a les autres moments… Ceux où on revient sur le circuit classique pour y voir les endroits les plus emblématiques. Emblématiques mais un peu trop aménagés à mon goût. Passerelles en bois, barrières, cordon de sécurité. Emblématiques, aménagés, et malheureusement blindés de monde malgré l’heure du déjeuner. Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne, écrasés l'un contre l'autre, nous ne formons qu'un seul corps… On se croirait devant le trône du Père Noël dans un centre commercial en plein mois de décembre à faire la queue pour pouvoir faire une photo de nos enfants sur les genoux d’un vieux bonhomme barbu. J’aperçois même un couple accompagné non seulement d’un guide, mais également d’un photographe personnel. On n’est plus vraiment dans l’ambiance « explorateur », là… Bref, tu l’as compris, le Ta Prohm, comme l’a si bien dit Daniel Balavoine en son temps, « Dieu que c’est beau ! », même si j’ai une petite lourdeur sur l’estomac à cause de tous ces touristes bruyants, pas très respectueux, qui gâchent un peu la fête, même à l’heure du déjeuner...



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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Suite...







Allez, comme Lara Croft a gagné sa partie de cache-cache, nous prenons maintenant nous aussi le temps d’une pause déjeuner au Malob Chhuer, un restaurant parmi tant d’autres mais qui va, ou non, permettre à Sandrine de se rappeler du Ta Prohm. Ben oui, comme tu le sais, la nourriture est la priorité number one de Sandrine dans un voyage ! Elle se rappelle des endroits visités si le repas qu’elle y a pris l’a marqué… Et comme j’avais lu avant de venir que ce restaurant servait de très bon lok lak, plat typique de viande sauté servi dans une sauce brune avec du riz, on s’y installe ! « Alors, Sandrine, le Ta Prohm, t’as trouvé ça comment ? - Pas très pimenté, copieux et plutôt agréable en bouche ! La bière y était bien fraîche ! »

Situé seulement à quelques encablures, on enchaîne maintenant avec le temple Banteay Kdei, tout d’abord célèbre pour sa beauté, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais surtout réputé pour être boudé par les touristes chinois qui ne passent qu’en coup de vent à Angkor. Je confirme ces deux points ! Le site est vaste, ombragé, très peu restauré, dans son jus. Et surtout, nous y sommes seuls, nonobstant pas les quelques moines bouddhistes en toges orangées qui déambulent ici et qui ajoutent une petite touche d’exotisme au tableau… A l’arrière du temple, ne manque surtout pas l’énoooorme fromager aux racines impressionnantes. Bref, comme l’a si bien dit Vianney en son temps, « Dieu que c’est beau ! » Le Banteay Kdei fait du coup son entrée directe dans le top trois de mes temples préférés d’Angkor. Par pitié, ne fais pas ton chinois en passant à côté sans t’y arrêter !













Un p’tit tour au bord de l’ancienne piscine royale Sras Srang qui fait passer les bassins olympiques pour de vulgaires mares aux canards, un p’tit arrêt au temple Prasat Kravan qui ne le méritait pourtant pas, et il est l’heure de faire plaisir à mes filles : Tous à la piscine de l’hôtel !



Après ça, il est l’heure de faire plaisir à tout le monde : Tous au salon de massage ! Ben oui, il faut savoir faire du bien à son corps pour que son esprit veuille y rester… J’ai donc réservé un massage traditionnel à l’huile d’une heure et demie au salon Lemongrass situé en centre-ville. Plus cher que les « massages » proposés en pleine rue mais ici, on est au moins sûr que les guillemets autour du mot massage ne sont pas nécessaires. Et on ne le regrette pas : Aucune difficulté pour marcher en sortant, donc tout va bien ! Plus sérieusement, confie ton corps à ces mains expertes sans appréhension, tu m’en diras des nouvelles ! On déambule maintenant tranquillement dans cette ville à l’ambiance zen lorsque, tout à coup, sans prévenir, hallucination générale : Bienvenue à Touristicland ! Nous entrons en effet sur Pub Street, rue piétonne bordée de bars, restaurants, concerts, boutiques, et arpentée par des touristes du monde entier, hormis les chinois qui ont visiblement tous englouti leur bol de nouilles et sont déjà au lit ! Le scoop du soir, et bien figure-toi que je ne sais pas trop pourquoi, mais ça me plait. L’ambiance, peut-être... La bière pression à cinquante centimes, sûrement… On s’installe au « Ambience 1960 », on y commande une bière, … puis deux, … puis trois, … puis quatre... « Alors, elle est pas belle la vie au pays des temples d’Angkor ? » D’ailleurs, justement, rappelle-moi demain de te parler encore un peu de ces temples... De toute façon, demain est une autre aventure...
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ER Erwanploz Regular ·
J'ai lu votre carnet de voyage ce matin, j'ai adoré ! Belle prose, bonnes anecdotes, vraiment sympa ! T'as pas ouvert un site de paris en ligne pour l'âge de Captain Iglo ? 😉
BI Bibouns51 Globetrotter ·
J'ai lu votre carnet de voyage ce matin, j'ai adoré ! Belle prose, bonnes anecdotes, vraiment sympa ! T'as pas ouvert un site de paris en ligne pour l'âge de Captain Iglo ? 😉

Merci Erwan ! Tout lu ? Les deux premières journées ici ou l'intégrale sur mon site ?
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EN Envallis Globetrotter ·
Salut,

Je vais suivre bien sûr, même si ce n'est pas évident de lire tout le texte sur smartphone 😉 Je me rappelle de nos échanges lorsque je préparais mon voyage à Angkor l'an dernier.

Faut dire quand même que ce temple est immense puisque plus de douze mille personnes y vivaient au douzième siècle ! Du coup, il est facile de s’isoler et de s’octroyer des moments de solitude, magiques, assis sur des pierres bien plus vieilles que nous, à contempler tout ce silence, à écouter toute cette beauté. Oui, mon bon monsieur, la beauté ça s’écoute !... Et puis il y a les autres moments… Ceux où on revient sur le circuit classique pour y voir les endroits les plus emblématiques. Emblématiques mais un peu trop aménagés à mon goût. Passerelles en bois, barrières, cordon de sécurité. Emblématiques, aménagés, et malheureusement blindés de monde malgré l’heure du déjeuner.

J'ai eu exactement le même ressentie sur Ta Phrom 😛
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Hello Michaël Oui, je me rappelle aussi très bien de nos échanges ! Bonne lecture pour la suite (pourquoi pas sur ordinateur ?) !
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ER Erwanploz Regular ·
Oui, tout lu sur le site. Cela m'a pris une bonne partie de la matinée, mais ça vaut le coup !
CA Calyssie Regular ·
Bonjour Franck,

Je rejoins le club des lecteurs pour cette nouvelle aventure. Parfait et hilarant comme d'habitude et dépaysement total. Vivant en terre sacrée, la Bretagne, merci pour le petit clin d'œil à l'andouille de Guéméné, ce qui n'est pas chose courante dans les carnets publiés sur VF.

Calyssie
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Oui, tout lu sur le site. Cela m'a pris une bonne partie de la matinée, mais ça vaut le coup !

Oui, ça m'a aussi pris une bonne partie de la matinée pour tout écrire... 😇 En ce moment, je rédige les Philippines... A bientôt !
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Bonjour Franck,

Je rejoins le club des lecteurs pour cette nouvelle aventure. Parfait et hilarant comme d'habitude et dépaysement total. Vivant en terre sacrée, la Bretagne, merci pour le petit clin d'œil à l'andouille de Guéméné, ce qui n'est pas chose courante dans les carnets publiés sur VF.

Calyssie

Bienvenue à toi, Ô fidèle lectrice ! Il est vrai que je fais plus souvent des clins d’œils à mes Ardennes mais l'andouille de Guéméné, c'est un classique ! A bientôt pour la suite des aventures !
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EN Envallis Globetrotter ·
Hello Michaël Oui, je me rappelle aussi très bien de nos échanges ! Bonne lecture pour la suite (pourquoi pas sur ordinateur ?) !

Hier j'étais sur téléphone et j'ai mis un peu de temps à tout lire... Ce matin sur ordi c'est mieux 😉
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
SI Sissi57 Globetrotter ·
Heureusement qu'il y a ton carnet, j'ai regardé les conditions d'entrée actuelles au Cambodge. ....c'était dans les projets, avant que le Covid ne débarque, j'avais même commencé à lire un guide..........
Je n'aurai pas le temps...
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Heureusement qu'il y a ton carnet, j'ai regardé les conditions d'entrée actuelles au Cambodge. ....c'était dans les projets, avant que le Covid ne débarque, j'avais même commencé à lire un guide..........

Tu vas pouvoir t'évader pour pas cher ! 😎
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
11 février 2019 - Angkor un matin !

Bienvenue à toi, membre éminent de la confrérie des adorateurs d’Angkor ! Bienvenue à bord de cette nouvelle journée qui démarre sous les meilleures auspices au vu du ciel paré de la plus belle de ses robes bleues immaculées, du sourire de mes trois femmes en voyant arriver leurs énormes pancakes au petit-déjeuner, et du programme du jour aussi alléchant qu’un bon plat de glass noddles aux crevettes ! Le départ est donné à huit heures tapantes avec la volonté ferme de remplir notre mission de louer trois scooters pour zigzaguer dans le secteur. Deux problèmes doivent pour cela être solutionnés. Le premier, et pas des moindres, c’est qu’il est interdit, pour les touristes, de se rendre sur le site d’Angkor en scooter. La raison officielle qui est invoquée par les gentils politiciens locaux n’est autre que l’insécurité routière. La raison officieuse que tout le monde pense tout bas mais que je crie ici tout haut est que les corrompus politiciens locaux se font graisser la patte par le lobby des chauffeurs de tuk tuk qui voient chaque touriste le joufflu sur un scooter comme une poignée de dollars leur faisant des doigts d’honneur. Pour contrecarrer ces manigances qui vont à l’encontre des droits de l’homme, des touristes et des pilotes de scooters, j’ai donc prévu des déguisements d’asiatiques pour toute la famille ! Non, plus sérieusement, renseignement pris avant le départ, il est rare de se faire arrêter par la police locale. C’est décidé, nous allons donc braver courageusement l’interdiction. Problème numéro un réglé ! Le second souci est que, comme il y a cette fichue interdiction, les loueurs ne sont pas légion. Je n’en ai effectivement trouvé qu’un seul de référencé sur le net. D’ailleurs, nous sommes devant la boutique. « Bonjour gente dame, je souhaiterais louer trois scooters, s’il vous plait ! - Désolé, nous n’en avons plus de disponible, je me suis faite dévaliser par un bus de chinois… » Alors là, je tombe des nues ! Aussi invraisemblable que d’imaginer Sandrine organiser un voyage... En tout cas, pas bêtes ces chinois, ils se feront plus facilement passer pour des cambodgiens que nous… Bref, game over, petit événement inattendu qui rajoute un peu de sel sur cette journée, retour dans la rue pour une séance d’improvisation improvisée...

« Pardon monsieur, savez-vous où il me serait possible de trouver des scooters à louer ? - Non, mais par contre, j’ai une ‘tiote camionnette tricycle et je peux tous vous charger pour vous emmener où vous voulez… - Bon, ben, ok… Tape-la ! - Moi, Savath ! Et toi ? - Oui, moi aussi, ça vatte plutôt bien ! Allez, direction Angkor ! » Adieu la liberté promise ! Bonjour les kilomètres engoncés dans une boîte à sardines pilotée par Savath ! Moi pratiquement sur ses genoux, Sasha dans le coffre, Anna, Sandrine et mon père bien entassés à l’arrière… Ce matin, l’objectif est de faire une partie du grand tour mais en sens inverse, espérant être en déphasage total avec les groupes. Puis, l’après-midi, cap sur le Banteay Srei, temple situé à une quarantaine de minutes de route au nord-est d’Angkor. On commence donc notre programme avec le Pre Rup, temple pyramidal de son état dédié à la déesse Shiva. Temple pyramidal, oui. Temple incontournable, non !… On monte tout en haut en empruntant un escalier très pentu, on prend deux ou trois photos, et on retourne rapidement à notre bolide comme si la mort était à nos trousses. En fait, la mort, non, mais les touristes, oui ! Donc on ne moisit pas ici et on passe au temple suivant.





Et le suivant, c’est le Ta Som. Dans le genre amuse-gueule de notre festin du jour, celui-ci est une explosion en bouche ! C’est pour ce genre de temple qu’on a fait tous ces kilomètres ! Ayant été édifié à la même époque que le Ta Phrom, il est dans le même style et est lui aussi envahi par la végétation. Il est surtout connu pour sa gopura aux quatre visages à l’est du temple sur laquelle un énorme ficus a confortablement pris ses appartements. Nous concernant, nous retiendrons également son prasat central de plan cruciforme à faux étages. Bon, ok, j’arrête de me la raconter archéologue de pacotille qui emploie des termes techniques pour impressionner la galerie… Mais bon, comme je l’ai lu dans « Angkor pour les nuls », autant t’en faire profiter. Donc, pour ta gouverne, une « gopura » est une construction permettant l’accès à une enceinte, là où un « prasat » est la construction centrale d’un temple. Si tu veux un dessin, je t’invite cordialement à te diriger vers notre ami à tous, j’ai nommé Jean-Michel Wikipédia ! En tout cas, nous, on continue...







La vie, c’est comme une boîte de chocolat. Et le chocolat suivant, c’est Neak Pean, un temple construit sur une île mystérieuse. Bon, il n’y pousse pas des champignons géants mais le cadre y est atypique car le lac au milieu duquel l’île se trouve est une ancienne forêt maintenant submergée d’où il ne subsiste que des troncs morts. A part ça, le truc me passionne autant qu’un court-métrage scandinave sous-titré en wolof. L’arrêt ne vaut vraiment que pour le paysage dont on dispose depuis la passerelle permettant l’accès à l’île. Pour le reste, next ! Ma parole, on suit un train d’enfer ! Et oui, mais peut-être te poses-tu la question de savoir pourquoi il y a autant de temples-villes les uns à côté des autres à Angkor ? En fait, la période angkorienne débuta au neuvième siècle lorsque le dieu-roi Jyavarman II unifia plusieurs autres petits royaumes pour n’en former qu’un seul. C’est ce qu’on appelle communément maintenant l’empire khmer. Divers monarques se succédèrent et construisirent des temples plus grands et beaux que ceux de leurs prédécesseurs une manière pour eux de légitimer leur pouvoir et de laisser une trace… Voilà pour la minute historique qui remet l’église au milieu du village. Ou plutôt le temple au milieu d’Angkor !





On avance, on avance, on avance, … c’est une évidence, faut qu’on avance pour maintenant se rendre au Preah Khan où on risque de s’établir pour quelques temps vue la taille de ce temple. Que dis-je, … de cette ville entourée de douves et de plusieurs enceintes ! Un temple comme on les affectionne. Des ruines, de la végétation, des dédales de couloirs, des chaos de pierres, des chants d’oiseaux, des gravures finement ciselées de devatas, représentations récurrentes de l’art khmer de divinités féminines, sortes de nymphes célestes présentées les yeux fermés et arborant toujours une belle poitrine généreuse au galbe parfait ne demandant qu’à être caressée… Regardez-moi dans les yeux… J’ai dit les yeux ! Oups, je m’égare, là...





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BI Bibouns51 Globetrotter ·
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Nous déambulons ici presqu’au hasard, presque seuls, presque deux heures… jusqu’à déboucher sur l’arrière du site où deux arbres géants défient les lois de l’équilibre. Ils ont poussé en biais sur la toiture d’un des bâtiments et ne sont amarrés que par leurs longues racines dégoulinant de la toiture pour serpenter jusqu’au sol dans un déséquilibre esthétique parfait… C’est aussi ici que les gamins du coin décident d’harceler les touristes béats de contemplation pour leur extirper quelques billets contre un bouquin ou quelques cartes postales dont ils répètent inlassablement le nom des sites qu'elles représentent… Mais cela n’enlève rien au fait que le Preah Khan est un point de passage obligatoire de cette merveille du monde… Quoi ? Que me dis-tu là ? Angkor ne fait pas partie de la liste des sept merveilles du monde ?... Et oui, quand on sait que Angkor, Bagan, sans même parler de Woinic, ne font pas partie des sept merveilles du monde moderne alors que le Colisée de Rome ou le Corcovado de Rio en sont, on se dit quand même qu’il y a un lézard dans la botte, non ?













Allez, on en veut Angkor et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord… L’heure du déjeuner approche mais comme hier, nous décidons pour l’instant de faire la grève de la gamelle pour profiter d’un nouveau temple sans trop de populace. Et ça devrait être le cas avec celui qui nous attend car il se situe à près de quarante minutes de route des principaux autres points d’intérêt. Banteay Srei, considéré comme le joyau de la couronne khmère… Banteay Srei, la citadelle des femmes. Les archéologues pensent en effet que seules des femmes ont pu avoir assez de raffinement, de grandiloquence et de patience pour graver tous les petits motifs qui recouvrent les murs du temple comme une immense tapisserie. N’importe quoi ! Et le Stade Vélodrome, il a été construit par des femmes, c’est ça ?... La seconde particularité de ce temple est qu’à contrario des autres, il a été taillé dans du grès rose. En fonction de l’orientation du soleil, la pierre peut virer du rose au rouge en passant par l’orange. Et bien on va aller se délecter de tout ça, laissant Savath tomber dans les bras de Bouddha ; Morphée étant has-been par ici...

Finalement, cette visite est assez rapide ; le temple n’étant pas si grand que ça… Et finalement, cette visite est décevante ; le temple n’étant pas si impressionnant que ça… Oui, je fais mon Schtroumpf grognon mais disons qu’au vu des lectures de déclarations d’amour enflammées d’autres routards, sans oublier sa troisième position au classement des temples d’Angkor sur Tripadvisor, je m’attendais à tomber moi aussi sous le charme… Ecoute-moi ça : « Un palais de fées incroyable en plein cœur d'une forêt immense et mystérieuse », « Ce site mérite autant de temps que votre emploi du temps le permet », « Le temple enchanteur du Banteay Srei est presque le site préféré de toute la famille », … Et patati et patatrac ! Tout un kebab de mensonges… ou de subjectivité mal placée ! Selon moi, ok, le temple est différent des autres, ok le temple est beau, mais non de non, il ne justifie en aucun cas tous les kilomètres que je me suis farci le nez sous les aisselles de Savath pour venir jusqu’ici… Du coup, on noie notre chagrin dans les boutiques à la sortie du site pour dépenser toutes nos économies ! Onze dollars pour un t-shirt et deux pantalons. Oui, moi, j’suis comme ça, capable de craquer des sommes invraisemblables quand je suis en pleine déception… Ne me juge pas, je suis aussi capable de me jeter sur une plaque de chocolat, ou bien même sur une bonne cuisse de chien mijotée. Ou tout du moins sur ce qui y ressemble !









Et à l’instant où je te parle, le contenu de l’assiette que j’ai devant moi dans le boui-boui où nous a déposé Savath pour le repas y ressemble dangereusement. Je ne suis pas pêcheur mais je dirais qu’il y a anguille sous roche. C’est tout sauf du poulet label rouge élevé en plein air dans la Bresse comme la dame nous l’a vendu ! On ne retrouve aucun os typique du poulet, la viande est plus foncée et le goût plus prononcé. Ne manque que l’aboiement pour me convaincre… Mais bon, n’ayant pas encore l'habitude de manger du chien, je n'y mettrai donc pas ta main à couper. Ce que je peux toutefois t’en dire, chien ou pas chien, c’est que le résultat n’est pas dingue du tout. Dans les milieux autorisés, je me serais certainement laissé tenter par un « C’est dégueulasse », c’est pour dire !

Allez, ne restons pas plantés là comme des cannes à sucre plus longtemps, retour à Siem Reap pour la fin d’après-midi où tout le monde vaque à ses occupations. Piscine pour les uns, coiffeur branché dans la rue à deux dollars la coupe pour les autres. Je fais bien évidemment partie du second groupe pour une nouvelle expérience capillaire. Trois minute trente top chrono et deux dollars pour mon scalp. Et deux heures pour huit dollars pour celui de Sasha !!! Oui, deux heures… Et ouf, je n’avais que dix dollars sur moi. Par contre, en sortant, la nuit est tombée et je galère un peu pour retrouver ma route que je demande courtoisement à un chauffeur de tuk tuk : « Oui, je connais ! Montez, je vous y emmène ! - Ben non, désolé, je n’ai pas d’argent sur moi, les coiffeurs m’ont tout pris ! - Pas grave, j’aime beaucoup vos coupes de cheveux, ce sera gratuit pour vous ! » Merci l’ami !
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
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Bon, pour éviter de gonfler le lecteur que tu es avec des événements insignifiants, je passe une annonce dans Leboncoin : « Cherche site digne d’intérêt fréquenté presqu’exclusivement par des cambodgiens souhaitant se retrouver entre eux un peu en dehors de la ville ». Loto bingo ! J’ai trouvé ! Voici donc un bon plan pour toi, si tu désires toi aussi voir ce que font les cambodgiens pour se divertir le soir après leur dure journée de labeur. Ils se rendent en un lieu qui se nomme la « Route 60 » ! Rien à voir avec la « Route 66 » ! Ici, barbecues géants, manèges archaïques et stands d’articles contrefaits sont là pour divertir la foule. On y trouve tout ce que tu veux, même ce que tu ne veux pas ! Ambiance top, simple et locale ! On adore ! Quelques achats, un énormes repas, … On est calé jusque demain ! De toute façon, demain est une autre aventure...



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DA Dancoine Regular ·
👍, c'est bien vrai... 😉
La musique est le seul plaisir sensuel sans vice.

joël
BI Bibouns51 Globetrotter ·
12 février 2019 - Vingt mille lieux sous la jungle

J’ai passé trois heures. Trois heures à hésiter entre plusieurs titres pour cette journée, tellement elle m’inspire, tellement elle me fait saliver, tellement elle va te donner l’envie de venir, toi aussi, jusque dans ces contrées lointaines, à l’autre bout de la planète. « Angkor plus loin » ! Voilà qui aurait fait un joli titre pour cette journée puisque nous allons faire pas mal de route pour rejoindre un site assez reculé... « Angkor et encore » ! Ça aurait également pu coller puisque nous enchaînons déjà notre quatrième journée dans le secteur... Ok, toi, tu aurais plutôt opté pour « Angkor un jeu de mot pourri », mais sache que jusqu’à la dernière minute, c’est « Deux frères » qui tenait la corde. Rien à voir avec mon frère à qui je fais un petit coucou et avec qui je voyagerai dans deux mois aux Philippines. Non, souviens-toi : « Deux frères naissent loin de tout, parmi les ruines d’un temple oublié, englouti au cœur de la jungle d’Angkor... » Deux frères, c’est le titre du film de 2004 de Jean-Jacques Annaud qui raconte l’histoire de deux bébés tigres qui naissent parmi les ruines d'un temple oublié, englouti au cœur de la jungle… Ça te parle ?... Bref, ce film a été tourné dans un temple éloigné d’Angkor dont le nom est Beng Mealea. C’est précisément là où nous allons nous rendre en cette belle matinée cambodgienne ! Bon, au final, cette journée, je l’ai appelée « Vingt mille lieux sous la jungle ». Car cela résume à la fois ce que nous allons faire aujourd’hui, et ce que nous découvrons depuis notre arrivée ; c’est-à-dire tous ces temples enfouis sous la canopée. Bref, le titre est mis en place, l’introduction a de la gueule, il n’y a plus qu’à te raconter ce qui va se passer durant cette nouvelle journée.

Déjà, je ne m’appesantis pas longtemps sur les aspects logistiques qui sont comparables à ceux des jours précédents, à part qu’au lieu de Savath, c’est aujourd’hui son fils qui va nous trimbaler à bord de notre minuscule camionnette. Ensuite, comme il n’y a pas que le temple d’Angkor Wat et le sexe dans la vie, comme il n’y a pas que les temples de la petite boucle et ceux de la grande boucle sur le site d’Angkor, monte avec nous, on part comme promis pour Beng Mealea ! Et comme le disait si bien mon vieux pote Pythagore, on délaisse les grands axes pour y aller au profit de petits sentiers pour nous permettre de traverser la campagne cambodgienne et les petits villages qui s’égrènent tout au long de notre chemin. Ce n’est qu’après une heure et demie de cramponnage à mon slip pour ne pas être éjecté que nous arrivons à Beng Mealea, alias « la guirlande de l’étang » si j’active la fonction « traduction » de Google. Ne me demande pas pourquoi le lieu se nomme comme ça, je n’en ai bigrement aucune idée !





Ce que je peux par contre te raconter, c’est que ce temple a été construit au douzième siècle et que son style architectural se rapprochait énormément de celui d’Angkor Wat. Je te parle à l’imparfait car aujourd’hui, Beng Mealea est en grande partie en ruine, englouti par la jungle et restauré au strict minimum. Ça ressemble plus à un tas de Lego abandonné par un mioche qu’à un véritable temple se dressant fièrement vers les cieux… Ici, les arbres poussent sur les murs, les racines enlacent les colonnes, la mousse tapisse les blocs de pierre brisés jonchant le sol. Beng Mealea ressemble donc actuellement bien plus à Ta Phrom qu’à Angkor Wat, pour le plus grand plaisir des explorateurs, des romantiques et des passionnés d’histoire et d’archéologie ! Pour ma part, ce temple me rappelle notre voyage au Mexique et la visite de la pyramide de Yaxchilan qui, elle aussi, était enfouie dans la jungle. Bref, le charme opère dès notre arrivée par l’allée sud dans ce champ de désolation paradoxalement très esthétique au milieu de cette végétation dense. Car oui, ici c’est la vraie jungle. Pas la jungle des studios de cinéma ou des serres à touristes. Non ! La jungle. C’est vert, c’est frais, c’est calme ; le silence étant à peine rompu par le babillage exotique des oiseaux. J’ai beau avoir vu mille photos, lorsqu’on vit ce lieu, on se prend tout de suite pour Mowgli dans le « Livre de la Jungle ». Sandrine, elle, se la joue plutôt à la Lara Croft, le torse à peine moins gonflé... En d’autres termes, ça lui plait... Ouf...







Ce qui est sûr, c’est qu’on retrouve aisément l’ambiance du film « Les deux frères ». On retrouve surtout les passerelles et escaliers de bois installés par l’équipe de tournage et qui servent maintenant pour assister aux premières loges au terrible combat que se livre le minéral et le végétal. Et ce n’est pas gagné d’avance pour la nature car passé le sanctuaire central, Beng Mealea a encore de beaux restes. On traverse des couloirs encore en bon état, on contourne des bâtisses encore bien debout, on longe des murs encore bien droits. Sauf qu’on arrive déjà à la fin du tour… C’est décidé, avec mon père, on s’est regardé, on s’est compris, on a attrapé le pompon, on a donc droit à un tour de manège gratuit !







« Sandrine, tu nous accompagnes ? - Non, sans façon ! Sincèrement, j’ai adoré Beng Mealea mais je préfère vous attendre avec les filles à la sortie… » Euh, petite question innocemment innocente rien que pour toi : La sortie, c’est là par où nous sommes entrés, non ?... Car bien évidemment, à notre arrivée à la sortie trente minutes plus tard, pas de Sandrine. Près de ce qui nous sert de véhicule, pas de Sandrine. Et pire, dans les boutiques autour de la sortie, pas de Sandrine. Il faut savoir qu’après avoir administré par inadvertance une dose de testostérone à un groupe de femmes, des chercheurs norvégiens ont remarqué une différence importante. Elles ont développé un meilleurs sens de l’orientation ! Oui, mesdames, véridique, inutile de tergiverser pendant des heures. Oui, mesdames, les hommes ont un meilleur sens de l’orientation et Sandrine en est une nouvelle preuve vivante dans le mesure où on l’a retrouvée tranquillement installée sur un muret de l’autre côté du temple une demi-heure après avoir déclenché l’alerte enlèvement. Quoi ? Tu souscris encore à sa défense ? Demande-lui un peu ce qu’est un point cardinal et elle te répondra que c'est encore un de ces trucs de ponctuation… Bref, continuons si tu le veux bien, j’ai encore des choses à découvrir et j’en connais la direction, moi !

Cap vers le sud ! Cap vers cette grosse tache bleue au milieu du pays ! Cap vers un des lacs les plus connus d’Asie ! Cap vers le Tonlé Sap ! Tu savais qu’il y avait la Hollande, l’autre pays du fromage. Et bien maintenant, tu retiendras aussi qu’il y a le Tonlé Sap, l’autre grande attraction quand on vient à Siem Reap. Car après les cours d’histoire sur les temples d’Angkor, voici venu le temps des rires et des champs, et surtout d’un petit cours d’hydrologie ! Sors tes cahiers et tes stylos, on commence le cours. Ce lac, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Siem Reap, est le plus grand d’Asie du sud-est. Environ trois cents kilomètres de long pour cinquante de large. Mea coule pas, je n’ai pas les chiffres exacts, mais retiens juste qu’il est gargantuesque. Son autre particularité, c’est qu’il se goinfre chaque année à la saison des pluies en accueillant le trop plein d’eau du fleuve Mékong que la mer repue est en incapacité d’absorber, inversant ainsi le courant de la rivière ! Le bon vieux système des vases communicants. D’ailleurs, le jour du changement de sens de l’écoulement du fleuve est l’occasion d’une méga-fiesta dans le pays. En période de mousson, le lac voit sa surface quadrupler, sa profondeur décupler, son volume d’eau multiplié par soixante-dix pour inonder forêts et champs aux alentours, et même venir chatouiller les doigts de pied de Siem Reap ! En saison sèche, on prend les mêmes et on recommence, mais dans l’autre sens ! Le Tonlé Sap déverse cette fois-ci dans le Mékong les réserves accumulées. Au rythme des saisons, le lac inspire, le lac expire, le lac se gonfle, le lac se dégonfle ! Et qui dit lac dit village flottant. Enfin, du moins, en Asie ! Car les habitants se sont habitués à ces deux saisons totalement différentes et ont bâti une multitude de petits villages flottants et maisons sur pilotis, afin de pouvoir profiter au mieux de cette « mère nourricière ». Bref, tu l’as compris, ce n’est pas le lac de Bairon que nous allons voir, ce n’est pas un simple lac rempli de poissons, c’est un mode de vie à lui tout seul ! Un peu comme le lac Inle que j’avais surkiffé lors de notre trip en Birmanie il y a quatre ans !



Avant cette découverte, notre chauffeur nous dépose chez le cousin du frère du copain de son oncle qui tient un boui-boui sur notre chemin. Bon, je viens unilatéralement de décider que je ne te donnerai pas le nom de cet établissement puisqu’il n’en a pas. Mais aussi et surtout parce que ce qu’on y mange ne vaut pas tripette, comme dirait dame Ginette. Euuuh…, c’est qui déjà cette Ginette ? Bref, on arrive donc rapidement dans le village flottant de Kompong Khleang au bord du lac. Je l’ai tout spécialement élu parmi tous les candidats car il est soi-disant le plus étendu, le plus beau, le plus authentique, le plus éloigné de Siem Reap, et du coup, le moins colonisé par mes grands amis les chinois. L’accueil y est très agréable. Sourires agrémentés de leur petite touche odorante de Fébrèze puisque tous les pêcheurs font sécher des millions de petits poissons en plein soleil à même le sol. Miam miam, la délicate odeur de décomposition !!! Ne fais pas la grimace, c’est comme ça que les asiatiques confectionnent leur fameuse sauce poisson Suzi Wan que tu utilises pour agrémenter tes petits plats exotiques… Prends un tas de poissons en train de se dorer la pilule en plein cagnard suffisamment longtemps pour qu’ils aient le temps de faire connaissance avec les mouches du quartier et leurs progénitures grouillantes. Presse le cocktail poissons, entrailles, têtes et asticots pour en extraire un jus bien corsé. Mets ce liquide obtenu en bouteilles, envoie ça en Europe, c’est prêt, c’est bio, l’Asie s’invite à ta table, bonne dégustation !

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BI Bibouns51 Globetrotter ·
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Faisant fi de ces considérations culinaires, le village est très photogénique. Il peut l’être le salopiot ! Pour le prix, j’veux dire… Car oui, il faut savoir que son accès est payant. Vingt-cinq dollars par tête de pipe, trimbalage en bateau d’environ deux heures compris. Selon les manifestants, le prix se justifie du fait que c’est une réserve. Selon la police, c’est l’heure de la traite des touristes ! Bref, je disais donc que le village était très photogénique. De chaque côté du bras de rivière, des maisons colorées toutes de bois vêtues sont perchées à dix mètres de haut sur des pilotis brinquebalants en bois. Etant en pleine saison sèche, ça nous permet de nous rendre compte du niveau de l’eau à la saison des pluies.

Une fois sur notre embarcation privatisée, on traverse la vie locale en cinéscénie : Pêcheurs magnant le filet, enfants se baignant, femmes lavant le linge, enclos pour l’élevage de crocodiles… On prend la mesure de ce qu’est un lac nourricier… Comment ? Qui a dit « un lac pollué » ?... C’est vrai que ça ne respire pas la Cristalline, donc dès que nous pourrons boire l’eau de la Meuse, nous reviendrons leur donner des leçons d'écologie... En attendant, je ferme mon clapet et j’écarquille les yeux ! Bon, une fois le village dans notre rétroviseur, on n’a plus trop de quoi les écarquiller car on suit un espèce de canal menant au lac. Et c’est long. Et c’est monotone. Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin papa… Mes filles me tapent sur le ciboulot bien comme il faut pour me le faire savoir… Tu prends deux jeunes et innocentes demoiselles, tu leur fais contempler des sites naturelles d’exception, des monuments et constructions incroyables, des civilisations exotiques, et autres paysages de cartes postales. En d’autres termes, tu leur fais découvrir le monde… Pour ça, elles te vénèrent, leurs yeux suintent la reconnaissance… Euh, désolé, ce n’était pas de mes filles dont je parlais. Les miennes, ce sont les jeunes et innocents cochons à qui tu sers de la confiture « Bonne maman » à la petite cuillère. Au prétexte d’une visite un peu longuette et d’un bateau dépourvu de toilettes en ce moment de grouillement intestinal foudroyant, elles me lobotomisent le cervelet à grands coups de jérémiades languissantes. Et il n'y a pas moyen de les arrêter, elles sont un trente-trois tonnes sans frein lancé dans une descente à vingt degrés...













Mais je m’égare… Revenons-en à nos éléphants. Une fois parvenus au lac, nous poursuivons notre navigation jusqu’à avoir la sensation d’être une infime goutte d’eau noyée au milieu d’un océan tellement l’étendue plane nous entourant est infinie. Infinie, mais alors bien jaune, l’océan ! On vient jusque-là pour y découvrir cette-fois-ci un village flottant constitué de maisons aménagées sur des espèces de grandes barcasses. Au gré des crues et décrues, elles sont déplacées par un bateau pour compliquer la mission du facteur. Là aussi, il s’agit d’une tranche de vie à découvrir même si, je dois te le confesser, cela ne justifie peut-être pas tout ce long trajet en bateau. Là encore, mes filles sont là pour me le rappeler...







Ça y est, nous sommes de nouveau de retour à Kompong Khleang et accessoirement à ses toilettes ! Et hop, un œuf de bonheur pour mes deux poulettes ! Pour le reste, c’est du tuk tuk, de la piscine, du repos, jusqu’à l’heure de l’apéro et de la bière traditionnelle à cinquante centimes à Pub Street. Sauf que le Garcimore a encore un lapin dans sa manche ! Une petite surprise pour toute la famille ! On ouvre en effet le Télé Z qui nous annonce au programme de ce soir une séance « cirque » qui sera un moment phare de la journée ! Quelques fois, je me trouve trop fort en jeux de mots puisque c’est le cirque Phare ! Lorsqu’on prononce le mot « cirque », notre imaginaire nous fait immédiatement penser aux tigres, aux clowns, au monde des enfants, … Pourtant, ici, il s’agit plus d’un « show » mêlant différentes disciplines artistiques comme la musique, le théâtre et la danse ; alliage de modernité et de traditions... Bon, ça, c’est ce qu’il y a sur le papier. Dans les faits, on s’installe tous les cinq dans une petite salle en forme de chapiteau. On mange du pop-corn et on savoure. Pas que le pop-corn ! Car le spectacle proposé nous transporte. Comment le décrire ? En trois mots, je dirais « sobre », « amateur » et « très pro » à la fois. Sobre car il n’y a pas de fioriture. Amateur car la mise en scène l’est, là où les performances individuelles des artistes sont d’un très haut niveau. Bref, petit pouce en l’air pour ce spectacle qu’il te faudra réserver avant de venir si ma description et mes photos t’ont donné l’envie d’avoir envie...



Un temple, un village lacustre, un lac, une piscine, un cirque, beaucoup de kilomètres… Voilà le résumé de ce qui a constitué cette journée des plus variées qui a alourdie ma carte mémoire de plus de trois cents photos... Je t’en fais le serment, à toi, à ma carte photo, à Anna, à Sasha, ce sera plus light demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Tiens j'avais loupé un carnet de Bibouns51. Toujours aussi bien écrit, je vais te suivre sur un pays que je ne connais pas 🙂
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Tiens j'avais loupé un carnet de Bibouns51. Toujours aussi bien écrit, je vais te suivre sur un pays que je ne connais pas 🙂

Salut Régis ! Bienvenue à toi sur ce carnet ! Comment ça va ? Bonne lecture pour la suite ! Franck
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
ça va bien et toi ?

Cette année les vacances ce fut un tour de France 🙂
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BI Bibouns51 Globetrotter ·
ça va bien et toi ?

Cette année les vacances ce fut un tour de France 🙂

Ça va, même si ça commence à faire long... Moi, ça a été famille, rédaction de carnets et préparation du prochain voyage (voyage de cette année aux US reprogrammé à mai prochain)...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
préparation du prochain voyage (voyage de cette année aux US reprogrammé à mai prochain)...

J'arrive pas à me projeter si loin pour la préparation de voyage avec tout ce qui se passe. C'est bien la première fois que je ne sais pas où je vais aller l'été prochain 🤪
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

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BI Bibouns51 Globetrotter ·
préparation du prochain voyage (voyage de cette année aux US reprogrammé à mai prochain)...

J'arrive pas à me projeter si loin pour la préparation de voyage avec tout ce qui se passe. C'est bien la première fois que je ne sais pas où je vais aller l'été prochain 🤪

Moi, je n'arrive pas à ne pas avoir de projet... Sinon, je tourne comme un lion en cage... 😛
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
préparation du prochain voyage (voyage de cette année aux US reprogrammé à mai prochain)...

J'arrive pas à me projeter si loin pour la préparation de voyage avec tout ce qui se passe. C'est bien la première fois que je ne sais pas où je vais aller l'été prochain 🤪

Peut-être que ce carnet te tentera... Le Cambodge est une destination "facile"...😉
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Moi, je n'arrive pas à ne pas avoir de projet... Sinon, je tourne comme un lion en cage... 😛

Je préfère les photographier en liberté, mais je suis en manque je peux venir 😏
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Peut-être que ce carnet te tentera... Le Cambodge est une destination "facile"...😉

Ce qui est compliqué c'est de savoir si je pars avec ma fille ou sans. Le Cambodge ça va pas trop lui plaire.

Et puis à choisir dans le coin c'est le nord Vietnam qui m'attire, mais faut que je trouve des compagnons de voyage 😕
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Peut-être que ce carnet te tentera... Le Cambodge est une destination "facile"...😉

Ce qui est compliqué c'est de savoir si je pars avec ma fille ou sans. Le Cambodge ça va pas trop lui plaire.

Et puis à choisir dans le coin c'est le nord Vietnam qui m'attire, mais faut que je trouve des compagnons de voyage 😕

Plus ça vient, et plus le voyage en solo est une expérience que j'aimerais tenter...
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Plus ça vient, et plus le voyage en solo est une expérience que j'aimerais tenter...

C'est pas spécialement le voyage en en solo qui me déplaît, c'est que pour découvrir le nord du Vietnam un guide quasiment indispensable sinon tu passes à coté de plein de chose et l'interaction avec la population est très difficile.

Donc c'est surtout pour diminuer les coûts
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

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EN Envallis Globetrotter ·
Salut

alors là, j'ai adoré Preah Khan mais je n'y ai pas trouvé d'arbres comme sur ta photo ! C'est où dans le temple ? J'ai mis qqs photos de Preah Khan dans mon carnet.

Sinon, comme toi, Banteay Srei fut une déception. Très petit, trop propret et une chaleur de bête à 9h du matin 🏴‍☠️, Mais la balade dans la campagne environnante fut très sympa
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Salut

alors là, j'ai adoré Preah Khan mais je n'y ai pas trouvé d'arbres comme sur ta photo ! C'est où dans le temple ? J'ai mis qqs photos de Preah Khan dans mon carnet.

Sinon, comme toi, Banteay Srei fut une déception. Très petit, trop propret et une chaleur de bête à 9h du matin 🏴‍☠️, Mais la balade dans la campagne environnante fut très sympa

Hello ! L'arbre est à une des sorties du temple, à l'opposé de l'entrée principale... Oui, même ressenti pour Banteay Srei... A+ pour la suite ! Franck
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Bon, on continue ? Qui est toujours là ?
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
13 février 2019 - Jour off promis, jour off dû !

Le voyage, c’est la découverte de l’autre et de territoires inconnus, la confrontation à un ailleurs dont on fait partie intégrante l’espace de quelques jours. Le voyage, c’est l’exploration de cultures, de coutumes, de gastronomies. C’est le plaisir d’être étranger et de spéculer sur toutes ces multiples vies qui auraient pu être les nôtres si nous étions nés en dix-sept à Leidenstadt..., si nous étions nés autre part, là-bas, ailleurs... Mais ce qu’on te cache sournoisement, c’est que le voyage, en dehors de la Suisse, ça peut aussi se traduire pendant de longues heures à la conjugaison du verbe smecter à la troisième personne du singulier du passé simple. Oui, je suis bien en train de te parler de mon autonomie intestinale qui n’a pas dépassé les dix-sept minutes top chrono en cette fin de nuit. Oui, le papier-toilette est devenu pour moi une gourmandise dont je ne peux m'empêcher de me resservir copieusement comme de la tête de veau chez mamie. Oui, je sais, après t’avoir avoué ça, j’ai ma réputation à reconstruire. « Ben alors, Franck, t'as bu l’eau du Gange à la paille, ou quoi ?... Et pis ça t’apprendra à savoir traduire le mot chien en cambodgien avant l’aller au resto ! » Quoi qu'il en soit, même si de touriste à tourista, il n’y a qu’un pas, mon transit intestinal, lui pas aimer ça !

Hauts les cœurs ! Je ne vais pas m’apitoyer longtemps sur ces problèmes gastriques classiques d’un voyage asiatique car j'ai une nouvelle journée de voyage à te faire vivre. Et ne t’inquiète pas pour moi, j’ai quoi qu’il arrive appris à gérer des situations bien pires que ça durant mes stages commando. Aussi, heureusement pour moi, à la roulette russe de la diarrhée, aujourd’hui est tombé sur le jour de relâche promis à ma femme l’objectif étant simplement de musarder tout en profitant tranquillement de Siem Reap. Pour commencer, le programme de la matinée est simple : Se rendre au marché de Phsar Leu pour ceux qui souhaitent s'y rendre, et se faire bronzer l’entre-doigts de pieds à la piscine pour les membres du parti séparatiste. Allez, qui m’aime me suive !... Mal aimé, je suis le mal aimé... Seul mon père m’accompagne... « Ok, papa, let’s go !... Papa !!! On y va ! » Oups, j’avais oublié qu’il ne parlait pas un mot d’anglais...

En France, pour moi, le marché du dimanche matin est le terrain de jeux privilégié des vieux avec leurs cabas à roulette : « Ça fait combien le kilo de tomates en anciens francs, s’il vous plait ? » En Asie, c’est le lieu idéal pour quiconque souhaite se prendre une bonne bouffée de vie locale bien dépaysante dans les yeux et dans le nez : « Et là, m’sieur, vous vendez des mouches ? Ah, désolé, je n’avais pas vu qu’en-dessous, il y avait du poisson bien frais... » Après deux kilomètres parcourus à pied pour parvenir à ce fameux marché de Phsar Leu depuis notre hôtel, nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris « nous sentons », c’est un euphémisme. L’odeur du rayon boucherie pique les yeux. « Mmmm, je m’f’rais bien un bon tartare ce soir ! » Et si en plus de ta tourista, tu as le nez bouché par un petit rhume, il te reste le bruit. Ça grouille de partout, ça vit, c’est coloré, c’est un marché asiatique comme je les aime ! Et le fait que nous soyons les seules têtes blanches à l’horizon ne fait qu’ajouter à notre bonheur d’être là. Sans oublier que ce spectacle est bien évidemment gratuit ! Et quand c’est gratuit, c’est dans mes prix ! A noter que les quelques achats que nous y faisons sont eux aussi tout proches d’être gratuits... Bref, le marché de Pshar Leu, c’est chan-mé comme disent les jeunes plus très jeunes qui continuent à parler en verlan...













Nous retrouvons le reste de la bande qui ne s’est pas déscotché d’un iota du transat au bord de la piscine pendant notre vagabondage. On les imite bien volontiers en cette chaude fin de matinée avant de nous diriger vers le centre-ville et le Little Kroma, petit resto qui cumule les bonnes critiques sur le net. Mon billet va en ajouter une car à mon tour, je conseille l’endroit. Le riz blanc en période de plâtrage d’estomac y est en effet très goutu. Idem pour les red currys, les pad-thaï, les fried noddles, les fruit shakes, ... Après s’être bien remplis la panse, nous sommes tous prêts pour enchaîner chacun des points que j’ai griffonnés sur mon roadbook. Rassure-toi, rien de bien fatiguant qui risquerait une déclassification automatique de la journée off de la part de Sandrine : Visite rapide du temple Wat Damnak, petit tour au Hard Rock Café pour l’achat traditionnel, puis Old Market où je profite des prix pratiqués sur les bijoux pour combler ma moitié veille de Saint Valentin oblige... J’en profite pour te faire part de mon expérience et te rappeler que si elle t'a dit « pour la Saint Valentin, je n’veux rien » et que t'as compris « pour la Saint Valentin, je n’veux rien », ben t'es dans la merde... Ah, apparemment, le vendeur aurait lui aussi aimé faire de moi son Valentin... Pas touche !









« Dites donc, moi, je trouve qu’elle est vraiment très cool, cette journée !... N'est-ce pas Sandrine ? » Bon, l’homme caresse toujours le cheval avant de le monter. Donc histoire de tordre le cou à toute once de scepticisme sur son visage reposé, c’est décidé, je décrète officiellement qu’il est maintenant l’heure d’un nouveau massage ! Et je rajoute non pas une, non pas deux, mais trois nouvelles bières à Pub Street ! Et ce n’est pas fini ! A cette offre incroyable, j’ajoute une nouvelle session piscine ! Que demande le peuple ? Et bien pile poil ça, ça tombe bien ! La seule corvée de la journée aura finalement été une lessive party dont je me suis bien évidemment chargé pour ne pas risquer de fatiguer madame. Corvée qui s’est malheureusement soldée par un cuisant échec... J’emmène à quelques pas de notre hôtel notre linge sale dans une laverie rudimentaire à soixante centimes le kilo. Deux heures plus tard, c’est déjà l’heure d’aller rechercher mon paquetage. Pratique, vas-tu me dire !... Oui, surtout si tu as prévu d’aller à la prochaine Gay Pride ! Je récupère en effet mes t-shirts et les petites culottes de Sandrine dans une teinte qui oscille selon les nuances entre le papier toilette épaisseur triple et le tarama ! Du coup, toi et moi, on va passer un marché. Tu souhaites bien te gaver de nouveau de photos de temples, d'aventures et d’expériences exotiques dès demain, n’est-ce pas ?... Et bien ne dis rien à Sandrine au sujet de ses petites culottes ! Sandrine, prénom invariable mais à l’humeur, elle, très variable... Elle pourrait très mal le prendre et demander pour préjudice subi une nouvelle journée de repos... Malinx le lynx !

Ouf, alors que sonne l’Angélus de cette journée bien plus tranquille que mon transit, Sandrine nous donne sa bénédiction. Tape-la ! Le rythme normal de notre voyage va pouvoir reprendre ses droits et ce ne sera pas pour me déplaire. Du coup, un marché est un marché, je serai beaucoup plus prolixe en émotions et en images lors de la journée de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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CA Calyssie Regular ·
Bon, on continue ? Qui est toujours là ?

Moi, j'suis là...
CA Calyssie Regular ·
En somme une journée qui a commencé et qui s'est finie de façon un peu merdique... 🤭

Calyssie
BI Bibouns51 Globetrotter ·
En somme une journée qui a commencé et qui s'est finie de façon un peu merdique... 🤭

Calyssie

Pas la meilleure journée, effectivement... La suite sera toute autre !
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RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Je suis toujours là ! On s'était habitué a un rythme quotidien pendant le confinement 😛😇
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Je suis toujours là ! On s'était habitué a un rythme quotidien pendant le confinement 😛😇

Les gens ont moins le temps de lire... 😛
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SI Sissi57 Globetrotter ·
Toujours présente, je te lis entre 2 activités vacancières dans les Dolomites
Je n'aurai pas le temps...
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Toujours au RV 👍 mais en effet, plus du tout quotidien 😏
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Toujours présente, je te lis entre 2 activités vacancières dans les Dolomites

Bonjour Antoinette ! Et alors, ces Dolomites, ça vaut le déplacement ? Moi, je ne voyage que virtuellement et... c'est long...
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LA Larri Regular ·
Décidément toujours aussi drôle (papier toilette et tête de veau) ! Tes commentaires et tes photos portant sur les temples d'Angkor et sur les marchés de Siem Reap sont très vrais et me ramènent quelques années en arrière quand j'ai découvert ce trésor de l'humanité qui me faisait tant rêver depuis ma plus tendre enfance quand j'avais ouvert un livre d'histoire au chapitre consacré aux "colonies françaises" d’extrême Orient. Encore merci pour tes carnets. On devrait te payer pour nous faire voyager ! Cependant j'hésite à le faire car j'aime autant que toi découvrir le monde avec mes yeux.

Larri

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