Samedi 10 Août – Chapitre 1 : L’Ouest, ça se mérite.
Comme d’hab, nuit pépère à l’hôtel Ibis Terminal, toujours aussi pratique même si sans surprise, à part une petite Mamie perdue dans l’ascenseur qui n’arrivait pas à retrouver sa chambre, elle s’était simplement trompée d’aile.
C’est pour une fois presque sans stress que je pénètre dans le vaisseau mère (en tout cas c’est le ptit nom que je lui donne tant il me fait penser à une soucoupe volante mais qu’aurait pris un sacré coup de vieux), l’antique Terminal 1 de CDG. On fait le self check- in au guichet US Airways vers 8H45, pas de queue à l’horizon, ça commence à sentir bon.
Cette année, nous ne partons plus à 4, mais bien à 5, il y a eu une petite addition dans la famille depuis la dernière fois ! et oui, en + de bibi (GG) et Steph, pas question de mettre les voiles sans nos fidèles Samsonite Beige et North Face Jaune à qui on en a déjà fait voir de toutes les couleurs… Donc cette année Chronolite Rubis rejoint notre petite famille de fidèles bagages. Plus question de se retrouver comme des couillons si perte de bagages à une escale : avec l’acquisition de ce nouveau bagage cabine ultra-léger Samsonite, on ne sera plus jamais pris au dépourvu. Quelques affaires de Steph pour quelques jours, pareil pour moi, on est parés à affronter n’importe quelle péripétie sans stress. On laisse donc nos vieux compagnons de voyage aux bons soins de la soute, et repartons passer les contrôles avec Chronolite Rubis et le nouveau sac à dos spécial photo LowePro de Stéphane.
En plus, je me rends compte que pour moi, c’est beaucoup moins éreintant de me promener avec cette petite valise à roulettes, plutôt que de fatiguer mes épaules inutilement avec un lourd sac à dos.
Rien à redire sur US Airways, on décolle presque à l’heure de CDG, un peu après 11H30. Notre avion est un A330 assez récent, hyper confortable comparé aux avions Air France. On a plus de place pour les pieds et les gambettes, et pour une fois, mon fessier dit merci, aucun problème de mal de sciatique en sortant, c’est une 1ere à noter dans les annales.
Le temps passe très vite pour ce vol de 8H, aucune turbulence à l’horizon, Steph n’est pas malade, cool, et on peut choisir parmi une quantité honnête de VOD. Perso, je me laisse tenter par Oblivion, Olympus has fallen, Identity Thief. Le repas est même bien meilleur que les trucs beurks de nos derniers vols Air France : poulet purée goûteuse pour moi, pâtes pour Steph. Le panini qu’on nous a servi en collation avant l’arrivée était également très bon. En résumé, US Airways, pour nous, c’était tip top pour ce vol transatlantique.
On arrive à Philly à l’heure prévue soit 14H30 heure locale environ, et là, Oh bonheur, sans mentir, une minute à peine se passe entre le moment où l’avion pose son train sur la piste et le moment où il se gare à la porte d’arrivée. Ca nous change des interminables minutes pour se garer à l’arrivée à CDG . Il nous faudra ensuite un peu plus d’une heure pour passer l’immigration sans aucun souci, récupérer nos bagages sans souci, passer la douane sans souci, redéposer nos bagages sans souci, passer les contrôles de sécurité sans souci, bref, le mot d’ordre, c’est pas de souci ! Et on ne va pas s’en plaindre.
On avait pris large comme escale, 4H, donc on se balade dans les terminaux, on ne trouve pas le temps trop long. On s’achète un sandwich « Au bon pain » en prévision de notre vol intérieur. Des gamins un peu agités et sans grande surveillance provoquent quelques catastrophes à côté : pack de lait renversé sur un siège pour l’un, paquet de chips joyeusement envoyé au tapis pour l’autre.

Environ une heure de retard au décollage pour notre A320 à destination de Las Vegas, car c’est paraît-il le Rush hour.
Evidemment, là, c’est un peu moins fun que le voyage transatlantique. 5H dans un avion loin d’être propre, aucun dispositif de VOD, même pas d’écrans communs, c’est la loose. Steph dort un peu, moi je bouquine, mais je finis mon livre et trouve le temps très long, surtout avec le décalage horaire qui commence à faire effet.
Arrivée après 21H à Sin City, le tapis à bagages reste désespérément inerte pendant un temps fou . Quand il consent enfin à se mettre en branle, on croise les doigts pour que cette fois nos bagages aient suivi, mais comme on a Chronolite Rubis , on stresse un peu moins. Et yes, nos 2 bagages pointent le bout de leur nez sur le tapis, on peut maintenant rejoindre le comptoir Alamo.
La navette part immédiatement vers le Car Rental Center à l’extérieur de l’aéroport, et alleluia, il n’y a personne devant nous. On refuse poliment les suppléments d’assurance proposés par l’employé zélé de chez Alamo, qui prend un air médusé (genre, mais ce sont des inconscients ou quoi ??) quand on ose refuser l’assurance pneu à plat, mais qui n’insiste pas quand on décline. On récupère le GPS, et nous dirigeons vers le garage.
On peut choisir entre toute une rangée de Midsize SUV, et là, je dois avouer qu’on a pris un peu de temps avant de faire notre choix. Plouf plouf ce sera toi… Ben non, c’est d’abord une Jeep Patriot qui nous a tapé dans l’œil, on a rentré tous nos bagages dans le coffre, on s’est installés, puis on a tout débarqué, pour remettre dans la Jeep Patriot d’a côté qui avait moins de miles au compteur.
Au final après quelques tergiversations, Steph ne se sent pas à l’aise au volant de cette Jeep Patriot, on ne peut apparemment pas relever le siège, et il ne se sent pas assez élevé par rapport à la route. Du coup, comme c’est lui qui conduit tout le long du voyage et qu’il vaut mieux être à son aise, on reprend une Hyundai Tucson déjà testée il y a 2 ans, mais 4x4 cette fois.
Par contre, pas moyen de faire fonctionner le GPS, après avoir changé la langue du portugais au français, il ne trouve pas les données de cartographie, qu’il nous dit le saligaud. On se dit que c’est parce qu’on est toujours dans le garage. Ben loupé, une fois qu’on sort, pas moyen de faire fonctionner ce foutu GPS, pas moyen de rentrer une adresse, il nous donne toujours le même message d’erreur le bougre ! on est crevés, il est presque 23H, on se dit qu’on reviendra chez Alamo le lendemain changer le GPS.
Heureusement, je sais où est notre hôtel, le Signature at MGM, car j’avais noté les directions au cas où, et qu’on était déjà venus là il y a 5 ans, c’est donc assez facilement qu’on y parvient. En route, on aperçoit un nombre impressionnant de personnes se faisant photographier devant le célèbre panneau « Welcome to Las Vegas ».
Arrivé à la porte de l’hôtel, le gardien nous indique la Tour 3 après avoir vérifié qu���on se trouve bien sur les listes. On y va, mais il a oublié de nous remettre le sésame ouvre toi pour le Valet Parking, on doit revenir le chercher, je déguerpis en courant pour le récupérer. En plus, après ces longues heures, on est exténués, énervés, un peu dur de reprendre ses esprits.
Notre Tucson aux bons soins du Valet, au comptoir de la tour 3, l’employée nous explique qu’il n’y a plus de place pour la nuit, elle nous renvoie donc vers la Tour 2 après notre check-in. Grrrr…. Heureusement, ce n’est qu’à quelques encablures de là, et on peut enfin se reposer.

Steph se transforme en BricoloMan, et il arrive à diagnostiquer le problème sur le GPS, les données de cartographie avaient été mal configurées, ouf, le lendemain on devrait s’en tirer sans devoir repasser par la case Alamo. BricoloMan continue à faire des siennes, il faut couper un bitoniau dans notre prise adaptateur qui m’empêche de recharger mon ordi portable. Vive les couteaux suisse et l’ingéniosité de Stéphane face à tout problème de ce type !

La suite est sympathique, mais on n’a pas été aussi bien accueillis qu’il y a 5 ans, où on nous avait offert bouteilles d’eau, on nous avait mis de la glace dans notre seau…pis cette année, on n’a pas de balcon.
Bon, il est temps de se glisser dans le lit si douillet de notre suite, les bagages sont maintenant bien rangés, et dodo nous appelle, on ne va pas résister à son appel bien longtemps….
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