Mars 2013, je dis:
"Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "
Avril 2013, on se demande:
"Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?
Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???
Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)
Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".
Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)
Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )
Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre.
Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.
Lesotho, nous voilà!
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
On découvre la maison, immense, le jardin luxuriant et plein de promesses pour les enfants, la piscine... Quel luxe! Un temps, je m'interroge sur le caractère disproportionné d'un tel lieu de vie dans un pays si pauvre. C'est un logement de fonction, l'entretien de la maison fait vivre plusieurs personnes, le travail de mon mari est entièrement tourné vers le soutien des populations. Ces justifications ne suffisent pas à supprimer mon malaise, mais il me faudra vivre avec ses scrupules et apprendre à donner autant que j'ai reçu.
On arrive fin décembre. Saison des orages qui éclatent tous les soirs, vers 17h, avec une violence et surtout une régularité que j'ai rarement rencontrée. Les pluies torrentielles qui les accompagnent font mentir les "draches nationales belges" qui ne sont que des pipis de chat en comparaison!
On découvre la ville, Maseru. Elle n'a pas grand intérêt. Le centre ville est assez concentré, une rue principale, Kingsway, un centre commercial (qui n'était pas ouvert en juin 2013), quelques quartiers résidentiels l'entourent: Maseru West, new Europa, Hills View, Thetsane un peu plus loin, vers les usines textiles chinoises, première industrie du pays. Après cela, Maseru s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, univers tentaculaires qu'on appellerait Township si l'on était chez le voisin SudAf. Ici, pas de cadastre, on construit comme on peut, en dur, en brique si on peut, en taule et en palette de bois le plus souvent, de grosses pierres posées sur le toit fait de tôles ondulées assurent l'arrimage de l'habitation lors des fantastiques orages.
(Vues de Maseru depuis Kaling, l'une des collines qui entoure la ville)
Un jour, près de Morija, nous avons vu une famille, un homme, une femme, deux enfants occupés à rassembler des pierres, des morceaux de bois et tout un fatras de matériaux qui ne sortaient manifestement pas du brico local. Visiblement, ils commençaient, en famille, la construction de leur maison. Deux mois plus tard, lorsque nous sommes repassés par là, la maison était debout, un petit enclos autour, des poules, un potager et la vie va...
2 jeunes bergers sur la plateau de Kaling (qui se demandent probablement ce qu'une famille de blancs vient faire là-haut!)
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Si Maseru offre aujourd'hui 2 centres commerciaux, le Pioneer Mall et le Maseru Mall qui commencent seulement à se développer, il fallait jusqu'il y a peu se rendre en Afrique du Sud pour s'approvisionner en certaines denrées et matériaux. Le Lesotho est le seul pays au monde (je crois, si quelqu'un peut infirmer???) à être complètement enclavé dans un autre pays. C'est d'ailleurs assez curieux que ce petit pays des montagnes n'ait pas encore été absorbé par son voisin géant... Si j'osais, je vous ferais bien un petit cours d'histoire locale, mais j'écris déjà tant de blabla pour vous qui vous nourrissez pour beaucoup de photos que je vais m'en abstenir. Ou alors juste deux mots.
Les habitants du Lesotho sont des Basothos, d'origine bantoue. En 1920, le roi Moshoeshoe Ier (vrai héros national) unifie les populations pour faire face à la menace zouloue puis, pour se protéger des Boers, le roi demande la protection des Britaniques qui en font un protectorat qui résistera à la création de l'Afrique du Sud début des années 1960.
Les Basothos sont fiers d'être Basothos et ne souhaitent pas être annexés à l'Afrique du Sud, c'est très ferme dans toutes les discussions que j'ai pu avoir avec eux. Ici, ce n'est pas le blanc qu'on déteste, c'est le Sud Africain.
Jusqu'ici, l'absence de ressources autre que l'eau (le Lesotho est le premier fournisseur d'or bleu de l'Afrique du Sud) protégeait naturellement le Lesotho.
Aujourd'hui, il en va différemment. D'une part, l'instabilité politique du pays (nous sortons d'une crise grave avec un coup d'état manqué de peu en septembre) et d'autre part, la découverte récente d'importants gisements de diamant mettent en péril l'autonomie et l'existence même du Lesotho...
Au zut, je devais faire court...
Je me tais et reviendrai avec des photos, cette fois, promis!
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Si j'osais, je vous ferais bien un petit cours d'histoire locale, mais j'écris déjà tant de blabla pour vous qui vous nourrissez pour beaucoup de photos que je vais m'en abstenir. Ou alors juste deux mots.
"historienne en pause carrière"
Peut-être qu'on ne se défait pas si facilement d'une passion, d'une partie de soi-même... et que ce pays particulier mérite aussi d'être raconté ? [:)]
Et si tu nous offres un voyage intérieur, un regard insolite, un carnet érudit car nourri d'impressions, d'observations, et des petites choses de la vie qui va... c'est aussi précieux que les photos arrachées aux paysages par des voyageurs qui passent sans pouvoir s'attarder.
Une fois passée la frontière, la ville sudaf la plus proche est Ladybrand. Nous sommes dans le Free State. Ladybrand a prospéré notamment grâce aux personnes venant du Lesotho y chercher ce qu'ils n'y trouvaient pas. Aujourd'hui, on voit de plus en plus de Sudaf venir faire leurs courses à Maseru... Il y a encore 10 ans, Ladybrand était un lieu de vie nocturne. C'est très surprenant quand on voit cette petite ville aujourd'hui, calme, comme assoupie...
Puis, dans l’une de ces petites rues sans âme, tout à coup… un petit écrin: une maison à la devanture jonchée de vieux objets: pots à lait en fer, charrette bancale mais repeinte de couleurs chaleureuses, ustensiles d’orpailleurs, valises sans âges, pots en ferraille de toutes origines et aux fonctions d’origine inconnues, mais qui s’offrent une seconde vie de jolis pots de fleurs…
La maison est ouverte et à l’intérieur, tant de beaux objets anciens, dans leur jus ou détournés… Même une affreuse bouteille de « soda noir » devient un objet de décoration romantique. Dans les armoires, de vieux objets et produits sans âge (dentifrice datant des années ’20, savon Lux des années’50, lames de rasoirs pour rabots, … ), dans l’arrière boutique d’antiques poupées de porcelaine, des vêtements aux dentelles si fragiles qu’on ose à peine les toucher de peur qu’elles ne se transforment en poussière… Du vrai vintage.
Le clou de la collection est pour moi un vieux téléphone en parfait état qui a pourtant dû connaître déjà 3 siècles… Il n’est pas à vendre malheureusement. Ma stupeur devant ce magnifique objet a probablement occulté ma présence d’esprit: je n’ai pas pensé à le photographier! Mais j’y retournerai, c’est promis… Et cette fois sans mes 3 éléphants, euh, enfants :)
En s'éloignant un peu du centre-ville, on traverse une vieille voie ferrée avec la gare désaffectée juste à côté (ce qui confirme que nous sommes bien dans le Far-West) et on aborde un petit chemin de terre serpentant entre les arbres. Nous voilà à Living Life.
Living Life est à la fois: un restaurant, un guest house (chambre d’hôtes) et un magasin de déco. Et c’est… surprenant, magnifique, doux, joli, reposant, enchanteur…
Ce petit écrin, perdu au milieu de nulle part est vraiment une bonne surprise. On peut s'installer dehors sur une terrasse joliment couverte de bois et de fleurs et surtout pour le grand plaisir des enfants qui repèrent vite la petite plaine de jeux: un petit trampoline, des balançoires et toboggans et une petite caravane aménagée avec de jolies tables et chaises roses et « for the girls only »!
La carte, présentée uniquement sur des ardoises murales et écrite à la craie, est diversifiée et surtout, on comprend qu’on est loin de ce qu’on trouve dans les innombrables fast-food qu’on voit partout dans le pays. A living life, on mange sainement, des produits locaux produits en partie sur place!
Les jus de fruits sont fraîchement pressés, les salades appétissantes et joliment garnies de fleurs et les portions… généreuses!
Et pour le dessert, quoi de mieux qu’un gingerbread man!
Une fois les enfants rassasiés, on peut se rendre dans le... camping du coin.
Little Rock est en effet un camping, mais c’est aussi un petit complexe récréatif avec à nouveau, des jeux pour les enfants, mais aussi et surtout, une piscine extérieure.
La première chose que je remarque, moi, c’est qu’il y a de nombreux poneys en liberté dans le domaine. Ils sont un peu partout, tranquilles, chez eux! Nous croisons une jument et son poulain qui ne devait pas être âgé de plus de quelques semaines. Ils ne sont pas en très bon état ce qui signifie probablement qu’ils sont complètement sauvages. Et en effet, s’ils se laissent approcher de près, aucun ne se laissera le toucher.
Les enfants s’essayent aux toboggans et autres balançoires…
Et nous les laissons enfin accéder à la piscine… Quel cadre magnifique!
Voilà qui clôture cette petite présentation de Ladybrand. S’il ne fallait en retenir qu’une chose, je dirais qu’il ne faut jamais s’arrêter à ses premières impressions, aux seules apparences, mais oser aller voir au plus profond, l’envers de ce qu’un lieu peut proposer, donner, révéler. On a parfois de belles surprises. Conclusion à appliquer à bien des situations, je crois! Et surtout en Afrique du Sud, pays étonnant et aux milles richesses insoupçonnées parfois!
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Le Liechtenstein n' est pas une enclave , puisque contigu à la Suisse et à l' Autriche .
C' est vrai que des états indépendants (et pas seulement des régions autonomes) sans façade maritime et enclavés dans un seul autre état c' est très rare .
Dans une certaine mesure on pourrait citer la "République du Haut-Karabagh" , de peuplement arménien et enclavée en Azerbaïdjan , qui a une existence de facto . Mais reconnue par très peu de pays , sa situation est précaire et politiquement incertaine .
Pour le moment le vainqueur est donc ... le Lesotho , devant San Marin et le Vatican , au bénéfice de la taille ! [;)]
Tu as bien fait de commencer ce carnet, quelque soit la forme que tu souhaites lui donner, je te suis [:)].
Vivre quelques temps à l'étranger, c'est quelque chose que nous aurions volontiers fait quand les enfants étaient jeunes, je trouve que c'est d'une grande richesse.
Grâce à toi, j'ai découvert où était le Lesotho ! J'aurais bien été incapable de situer ce pays sur une carte d'Afrique.
Bon, par contre, effectivement la situation a l'air d'avoir été compliquée en septembre .
Et oui je suis d'accord avec Muriel, dis nous en un peu plus sur votre quotidien...
En tout cas merci pour le partage et à une prochaine...
Merci pour les encouragements, ce carnet n'étant pas tout à fait un carnet de voyage, je n'étais pas certaine qu'il ait sa place, alors je suis contente de voir que cela intéresse!
Mes enfants vont à l'école à Maseru, à l'AISL (American International School of Lesotho). Lors de notre petit séjour de prospection en juin 2013, nous avons visité les deux écoles susceptibles de prendre en charge nos enfants. L'AISL et "Maseru Prep" et pour des raisons qui nous sont propres (environnement, cursus, bâtiments, ressentis, ... ), nous avons choisi l'AISL. Les cours se donnent en anglais et les professeurs sont majoritairement Basothos, mais aussi Américains, Australiens, Zambiens, ...
(photos de l'AISL)
Ici, dans les écoles du pays, l'anglais est la langue d'enseignement principale. Le sesotho n'est enseigné dans les écoles qu'à partir de l'âge de 11 ans.
Mes enfants ne connaissaient pas l'anglais avant de venir au Lesotho, enfin, juste quelques mots appris les derniers mois avant le départ. Ma grande fille (6 ans quand on est arrivé) était bilingue en 4 mois, elle parle mieux que moi. Je suis très fière d'elle. Les jumeaux (3 ans et demi à l'arrivée) ont plus de mal, ils commencent seulement maintenant à se débrouiller. Ils nous demandent toute la journée "comment on dit ceci en anglais". Le plus drôle étant de les entendre prononcer un mot en français avec un accent anglais ;)
Il n'y a pas d'école francophone au Lesotho. Dans notre rue, il y a aussi une école Montessori, mais elle n'est fréquentée que par des Basothos.
Les plus grands peuvent fréquenter le collège de Machabeng et ensuite aller à la National University of Lesotho (dont l'acronyme - NUL - est malheureusement un assez juste reflet du niveau d'enseignement) qui se situe à Roma (35 km de Maseru). Il y a quelques écoles supérieures (commerce, comptabilité) à Maseru même.
Les plus fortunés, les plus chanceux, les plus brillants partent faire leurs études à l'étranger. Bloemfontein, Joburg, Zimbabwe, voire plus loin. Il n'est pas rare ici d'envoyer ses enfants dans des pensions à l'étranger dès l'âge de 12-13 ans. Une amie Zambienne a ainsi envoyé son fils de 12 ans étudier dans une école prestigieuse au Zimbabwe. Il a aujourd'hui 18 ans, elle voit son fils 2 ou 3 fois par an et quand je la regarde avec de grands yeux et lui demande " Et ça va? ce n'et pas trop difficile d'être séparée de lui si longtemps?", elle me regarde à son tour avec un regard étonné et me répond: " Non, c'est normal. Je sais qu'il est bien là où il est et c'est important pour son avenir". Elle a une fille de 9 ans qui s'en ira aussi quand elle aura 12 ans.
Choix de vie, choc de cultures, découvertes...
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Parce que vivre au Lesotho est aussi une formidable opportunité de découvrir un environnement magnifique, je consacrerai mon prochain message à cela! Qui saura me dire de quoi il s'agit? [;)]
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Je reviens sur ton précédent post où l'on voit que la formidable capacité d'adaptation des enfants ! Bilingue en 4 mois, c'est vraiment extra, sans parler de cette expérience unique d'être confronté à d'autres horizons et cultures....
Et oui, ton carnet qui n'est pas tout à fait un carnet [;)], moi il m'intéresse beaucoup !
Oui, les enfants sont de merveilleuses petites machines à apprendre. C'est aussi pour eux qu'on a souhaité cette expérience, pour les ouvrir au monde, aux autres, qu'il n'ait jamais peur de la différence, cette peur qui divise si souvent.
Les premiers temps, ils avaient un peu peur des Noirs et surtout, cela les intriguait. On a vu leurs premiers dessins où les personnages avaient le visage colorié en brun. Ils posaient beaucoup de questions, pas seulement sur la couleur de peau, mais surtout, à propos des "maisons cassées", des "gens pauvres". Il a fallut leur expliquer, ils ont compris (j'espère!!!) qu'ils avaient de la chance, beaucoup de chance.
Maintenant, on a un autre souci... avec les militaires que les twins appellent des "voleurs". On ne sait pas trop pourquoi! Peut-être a-t-on été trop bavard devant eux pendant la crise politique qu'on vient de vivre et qu'ils assimilent les militaires aux méchants? Heureusement que le français n'est pas très connu ici!
Pas plus tard qu'hier, on a fait du tri dans leurs jeux et ils ont décidé, de leur propre chef de donner des jeux pour les "enfants des maisons cassées". Si on a seulement réussi à leur inculquer ça, on a tout gagné :)
En écho au post de Michel85200 qui évoque les soldats Sud Africains ayant participé à la Première Guerre Mondiale, je voudrais moi aussi, en ce 11 novembre, saluer la mémoire des 1400 soldats Basothos partis il y a tout juste un siècle, sur le front Français sous le Commandement de Morena Lerotholi Mojela dans le Native Labour Corps.
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Super ! Quand j'ai vu dans tes premiers post que tu vivais au Lesotho, j'ai espéré un carnet sur la façon de vivre dans ce pays !
Et a mon grand bonheur ce carnet à vu le jour continu comme ça car le touriste que je suis ne pourra jamais ressentir ce que tu vis au plus prêt de ce pays pendant 4 ans !
Bonne continuation et bravo aux "petits" pour l'apprentissage de l'Anglais un énorme plus pour plus tard
Merci
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Tu n'es pas très loin Chouca0... Il faut juste aller un peu plus haut ou un peu plus bas, c'est selon...
Il s'agit d'une vue de l'intérieur du Mushroom Rock, dans le Golden Gate Highlands National Park.
Nous sommes allé quelques fois déjà dans ce parc national aux paysages spectaculaires. Nous aimons y aller pour faire de petites randonnées pédestres à partir du camp principal, aller baguenauder dans les rues de Clarens (à 20 km du Parc) et ses petits magasins de déco et d'art, y manger aussi. Clémentines est parait-il l'un des meilleurs restos d'Afrique du Sud. Mais on n'a jamais testé. Avec 3 enfants, on oublie la gastronomie :)
Point de vue logement, encore une fois tributaires de nos trois arsouilles, on fait généralement le choix d'un lodge tranquille. Ce week-end, nous avons offert un petit peu de rêve à nos deux petites filles puisque nous avons dormi dans le.... château de Raiponce!!!!
Le vue depuis la terrasse et le Sunset corner: magnifique, surtout que ce vendredi soir, plusieurs foyers orageux se disputaient le ciel dans un festival d'éclairs, de nuages déchirés, d'arcs-en-ciel pour se terminer dans un coucher de soleil flamboyant!
C'est un endroit vraiment sympa, même sans petites filles à faire rêver. Situé à mi chemin entre Clarens et le Golden Gate, l'environnement est vraiment beau, le logement confortable et le service impeccable. C'est soit du self catering ou vous pouvez commander un petit dej (large choix à préciser la veille) qui vous est amené en carrosse (non, je rigole), mais bel et bien dans de vrais petits coffres en bois bombés à l'heure demandée! Vous pouvez aussi vous faire livrer le repas du soir, mais on a pas testé! Beaucoup d'amoureux viennent y passer leur nuit de noces )
(suite)
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Nous avons fait ce week-end deux petites rando dans le parc, l'une au pied du Mont Rushmore euh, Mushroom Rock [;)] et l'autre Echo Ravine qui est assez magique puisque l'on se retrouve sous des roches arrondies, avec des gouttes d'eau qui tombent de partout et un très gros écho. C'est vraiment une belle rando à faire, facile (compter 1h30 aller-retour) et originale. C'est bien de voir un parc national autrement qu'assis dans une voiture et à l'envers du décor.
(suite)
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
(C'est rude le truc de devoir attendre 24h pour poster à nouveau quand on n'a pas fait preuve d'une certaine ancienneté sur le forum!!! )
Cela s'appelle le Golden Gate à cause de la couleur que prennent les roches au soleil couchant. C'est d'ailleurs à mon avis, le meilleur moment pour traverser le parc tant la lumière est belle.
En parcourant le parc, on peut aussi faire de jolies rencontres, rares, donc précieuses.
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Airone, j'y suis déjà allée, mais on y retourne ce we avec les gnomes. Je ferai un petit post la semaine prochaine! Il pleut sans discontinuer depuis 3 jours à Maseru, on espère que les chutes seront bien alimentées. Et la bonne nouvelle, c'est que la route vers Semonkong est terminée!
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Carine, je suis tes posts avec toujours autant de plaisir. Tes photos du golden gate donnent envie! J'ai juste passé une nuit à Clarens (et mangé chez Clementine's ...qui, de mémoire était du même ordre de prix que la plupart des restos sud africains) avant d'aller au malealea lodge.Tout ça donne envie de retourner dans le coin
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Airone, j'y suis déjà allée, mais on y retourne ce we avec les gnomes. Je ferai un petit post la semaine prochaine! Il pleut sans discontinuer depuis 3 jours à Maseru, on espère que les chutes seront bien alimentées. Et la bonne nouvelle, c'est que la route vers Semonkong est terminée!
Ah, la route est finie ? Ça va devenir trop facile d'y aller alors ? [;)]
Tu as été à semonkong quand les chutes étaient bien alimentées je vois !
Pour nous, ça donnait ça :
Ridicule hein ?
( @ muriel : je ne chipote pas, je rétablis une injustice criante et inadmissible, d'ailleurs je viens juste de recevoir un appel désespéré de Mr Mushroom-Rock qui se plaint d'être à tort considéré comme un gruyère...il en souffre vois-tu?...)
Erwan
La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
Airone, j'y suis déjà allée, mais on y retourne ce we avec les gnomes. Je ferai un petit post la semaine prochaine! Il pleut sans discontinuer depuis 3 jours à Maseru, on espère que les chutes seront bien alimentées. Et la bonne nouvelle, c'est que la route vers Semonkong est terminée!
Ah, la route est finie ? Ça va devenir trop facile d'y aller alors ? [;)]
Tu as été à semonkong quand les chutes étaient bien alimentées je vois !
( @ muriel : je ne chipote pas, je rétablis une injustice criante et inadmissible, d'ailleurs je viens juste de recevoir un appel désespéré de Mr Mushroom-Rock qui se plaint d'être à tort considéré comme un gruyère...il en souffre vois-tu?...)
Il paraît pour la route, je confirmerai lundi!
Et... effectivement, M. Mushroom pleurait à grosses gouttes ce we!!!! Je suis allée vérifier sur le plan de Sanpark cette histoire de caillou-massif-rocher (je n'aime pas raconter de carabistouilles) et ce n'est pas hyper clair en fait! Le Mushroom Rock c'est bien le caillou champignon, mais le nom du caillou-massif-rocher dans lequel est creusé Echo Ravine ne porte pas de nom. Alors... ?
Merci du soutien, Muriel ;)
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C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Et pour la route de Semonkong, je dis "chouette" (je sais, c'est pas l'avis de tout le monde!): je n'y étais pas allée à cause des incertitudes route+météo. Maintenant, je l'envisage à nouveau
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Bonjour Carine, effectivement c'est génial d'avoir des infos de la part des expatriés sur place!
Lors de mes différents séjours en Afrique du du Sud, j'ai toujours voulu aller au Lesotho mais jamais réussi à le caser dans le programme. Cette année, je l'ai frôlé en parcourant un morceau de la piste du Sani Pass, ce qui nous a d'ailleurs donner l'idée de visiter une partie du Lesotho à vélo l'année prochaine (mai ou octobre).
Je profite donc de l'occasion pour te demander si tu as connaissance de personnes/organismes qui proposent ce genre de programme (environ 6-7 jours de VTT) au Lesotho. Je sais qu'à Underberg, il y a de quoi faire mais quid au Lesotho?
En fait, nous cherchons surtout un guide pour les pistes et singletracks (nous voulons éviter un maximum les axes routiers).
Donc, si tu entends quelque chose de ce genre, pense à moi[;)]
Boulwai, je sais qu'il existe plusieurs organismes qui proposent des tours de ce genre, notamment du côté du Sani Pass et de Malealea, mais je ne m'y suis jamais intéressée de près.
La bonne nouvelle étant qu'un collègue de mon mari est féru de Mountain Bike et qu'il disparaît souvent plusieurs jours avec son vélo!
Alors, je me renseigne et je reviens vers toi!
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
merci pour ce partage, en tout cas ca donne bien envie d'aller faire un tour au lesotho, vivant à pretoria, je pense venir passer un petit week end de 4 jours en famille.
J'ai une première info pour toi. Les pros du vélo au Lesotho ce sont eux:
http://lesothosky.com/about/mtb-tours/
Ils sont paraît-il très fiables et sérieux et proposent des circuits classiques et des circuits à la carte, qui sortent des sentiers battus et permettent une vraie découverte de l'intérieur des terres. Cela semble assez bien correspondre à ce que tu cherches. Je pourrai compléter cette info la semaine prochaine où je dois rencontrer des personnes bien au fait de ce genre de choses.
D'après la personne qui m'a informée, il faut les appeler parce que s'ils ne peuvent pas te proposer ce que tu cherches, ils sauront très certainement t'orienter vers les bonnes personnes.
Je complète tout ça la semaine prochaine!
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C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Merci pour ce compte rendu très intéressant et les belles photos. C'est avec beaucoup de plaisir que je vais le suivre.
Qui saura me dire de quoi il s'agit?
Je n'ai pas trouvé. Pourtant nous avions fait, entre autre, il y a une dizaine d'années, le sentier de Mushroom Rocks. Nous avions beaucoup aimé Golden Gate NP, mais nous n'avions pas vu d'animaux, c'était en Août, il faisait beau et effectivement le soir les couleurs sur le Golden Gate étaient splendides.
Ce week-end, nous avons offert un petit peu de rêve à nos deux petites filles puisque nous avons dormi dans le.... château de Raiponce!!!!
Comme elles ont du êtres ravies!
A bientôt pour la suite! Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/
Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
Bonjour Carine,
merci beaucoup pour ces informations. Je prends contact avec lesothosky pour voir ce qu'il propose et le coût. Je suis preneur de toute autre info.
A bientôt.
Ce soir, j'ai fait le tri des 300 photos du we. C'est sympa le numérique... On peut se permettre plein de déchets. Je revois les images de ce we et pourtant l'une d'elles, ou plutôt deux, qui s'imposent inlassablement à moi ne sont pas figées sur ma petite carte mémoire, mais suur mes rétines, bien profondément. Pour longtemps.
Je vous ai dit que la route vers Semonkong était terminée. C'est presque vrai. Il ne manque plus qu'un peu de bitume. La route est donc bien roulante, même au milieu des petits villages, là où les enfants jouent au bord de la route comme au bord du ruisseau. Comme cette petite fille qui ne devait pas avoir 4 ans qui a décidé de traverser la route devant nos roues, en nous regardant droit dans les yeux. On a pu l'eviter, mais ça tenait du miracle. On ne roulait pas vite. 5 km/h de plus, 30 cm de moins, elle était morte. J'en tremble encore. Première image.
La deuxième. La route, encore, on rentre chez nous, on traverse les villages. On repère les groupes d'enfants, on passe presqu'au pas quand certains sont trop proches. 20 km avant Roma, un drôle de manège se déroule en contrebas de la route. L'un de ces mini-bus si courant ici fait un demi-tour sans prendre garde aux voitures qui viennent en face, ça freine dans tous les sens. Les voitures s'arrêtent, les gens s'engueulent, les gens courrent et s'agitent en tous sens. Tous, sauf... Un enfant étendu sur le côté de la route. 5km de plus. 30 cm de moins. Deuxième image...
Je ne sais que dire de plus qui ne soit pas de trop.
Carine
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Je ne sais pas comment rebondir sur mon message d'hier soir, mais j'avais besoin de le raconter. Cela fait partie de la réalité quotidienne ici... On voit si souvent des enfants marcher ou jouer le long des routes, sans surveillance. Ce n'est pas évident à comprendre avec nos yeux d'Occidentaux. On peut croire qu'ils ont l'habitude, qu'ils connaissent le danger, mais à 3 ans, 4 ans, peut-on vraiment juger les risques... Petit bout d'homme, je pense à toi.
La route jusque Semonkong est presque terminée
Dans le centre de Roma, en face de l'Université, il y a de gros travaux sur un petit km, mais ça passe facilement...
La route est belle, lisse, le paysage à couper le souffle...
On fait de jolies rencontres:
7km avant l'arrivée au Lodge de Semonkong, il manque une partie de bitume, mais ils sont en train d'y travailler et on peut facilement rouler sur la partie déjà réalisée...
Enfin, on arrive à Semonkong. On traverse le "centre commercial" qui n'est pas du tout asphalté, mais praticable. Le chemin jusqu'au lodge est un peu difficile, mais en y allant doucement, on peut y parvenir avec une voiture normale.
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Ensuite, la route entre le lodge et les chutes de Semonkong (si vous la trouvez!!!!), n'est pas asphaltée et me semble difficile à franchir sans 4x4. Mais certains y parviennent puisqu'on a vu une polo tout là-haut...
J'ai compté 20 min de route depuis le lodge.
Voilà pour la route. Les chutes de Maletsunyane (le "lieu de fumée" en référence à la vapeur d'eau dégagée par les chutes) c'est très joli, mais les environs de Semonkong méritent qu'on les découvre aussi. Faire les chutes seulement et s'en aller, c'est se priver de beaucoup de belles images.
Nous avons fait deux belles promenades. L'une en direction des chutes en passant par le village, l'autre en longeant la rivière. On a rencontré beaucoup de monde allant vers ou revenant du centre de Semonkong, on a traversé un village entre regards curieux et rires des enfants, on s'en est mis plein la vue.
La vue depuis notre chambre
La petite maison (une seule pièce) où on va dormir, à 5 dans la même pièce, à la lueur et la chaleur d'un bon feu de bois. Une cuisine communautaire très bien équipée est attachée à la maison et dehors... un braii, évidemment!
Début de la balade, on rencontre un groupe de cavaliers un peu particulier. Il s'agit de cavaliers qui font des représentations lors de cérémonies officielles, mariages. Leurs poneys sont très bien entretenus, musclés contrairement à la plupart des poneys que j'ai vu jusqu'ici dans le pays. En effet, la plupart des poneys sont maigrichons, présentent de multiples blessures dues aux harnachements aléatoires, mais ça se comprend. Ici, le poney est un outil, un moyen de transport de marchandises et de personnes (enfin d'hommes, pas de femmes svp!). On ne peut pas parler de maltraitance. Les Basothos prennent autant de soin de leurs animaux qu'ils le peuvent. Mais encore une fois, il est parfois difficile pour l'européenne (et propriétaire d'un cheval bien gras et chouchouté) de se prendre cette réalité en face.
Au loin, les failles où l'on peut voir les chutes
Un ibis à tête rouge (ou ibis de Hartmann si je suis bien?!?)
Un magasin
Boulwai, cette photo-là, je l'ai prise pour toi ;)
Bientôt 17h, on allume le feu...
Deux bergers très sympas prennent la pose et sont hilares quand je leur montre les photos! Un chouette moment de partage.
"Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots.
C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves."
Je revois les images de ce we et pourtant l'une d'elles, ou plutôt deux, qui s'imposent inlassablement à moi ne sont pas figées sur ma petite carte mémoire, mais suur mes rétines, bien profondément. Pour longtemps.
Tes mots racontent, évoquent, dévoilent ce pays au quotidien. Tes images ne sont pas des souvenirs de vacances, ou de voyages...
Et si certaines montrent des paysages sublimes, des endroits surprenants, insolites, comme les boutiques du début au charme très british... les autres indiquent le progrès en marche, le désenclavement. Certains diront perte de l'authentique...
Peut-on parler d'urbanisation ?
Quant aux photos que tu n'as pas prises, les plus marquantes, elles ont valeur de témoignage, brutal, terrible.
Imprudence, négligence, fatalité ou accident ?
Ici ou ailleurs, dans ces pays écartelés entre vie traditionnelle et modernisation très rapide, lorsque le développement heurte de plein fouet des manières d'être séculaires, les aléas de la vie telle qu'elle va en laissent certains sur le bord de la route.
Superbes tes photos !
Etonnant comme nous avons pu prendre les mêmes paysages, j'ai des cadrages très similaires aux tiens.
Vous avez vu l'ibis, c'est bien, peut-être avez vous les vautours c'est mieux, ou les cigognes c'est cool...
Mais avez vous vu le Gypaète barbu ? [;)]
Début de la balade, on rencontre un groupe de cavaliers un peu particulier. Il s'agit de cavaliers qui font des représentations lors de cérémonies officielles, mariages. Leurs poneys sont très bien entretenus, musclés contrairement à la plupart des poneys que j'ai vu jusqu'ici dans le pays. En effet, la plupart des poneys sont maigrichons, présentent de multiples blessures dues aux harnachements aléatoires, mais ça se comprend. Ici, le poney est un outil, un moyen de transport de marchandises et de personnes (enfin d'hommes, pas de femmes svp!). On ne peut pas parler de maltraitance. Les Basothos prennent autant de soin de leurs animaux qu'ils le peuvent. Mais encore une fois, il est parfois difficile pour l'européenne (et propriétaire d'un cheval bien gras et chouchouté) de se prendre cette réalité en face.
Je rejoins ton analyse sur les animaux du Lesotho à 100%, de plus , le bétail est particulièrement maigre en fin de saison sèche comme c'est actuellement le cas, même si les pluies semblent être déjà bien tombées vu le débit de la cascade et la verdure des champs.
Le dernier poney du groupe est particulièrement beau et bien entretenu !
Erwan
La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)