(en plus, j'aime pas l'eau non plus).
Pour un breton ça doit être compliqué ...
Merci pour ces bons mots
Afric'anchor, encore.
by Voyajou
This discussion is in French, the community’s main language.
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
https://www.en-voyages.fr
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
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alors que la moitié de l'humanité marche encore par nécessité
Plus de la moitié, ne crois tu pas ? [:)]
Bernard Ollivier et SA "longue marche" pourrait te faire plaisir , lui , j'aime comme il parle ... de la marche !
une interprétation à la trompette.
OH ? ... joli non ?
Merci et à la semaine prochaine ? Aliénor
Plus de la moitié, ne crois tu pas ? [:)]
Bernard Ollivier et SA "longue marche" pourrait te faire plaisir , lui , j'aime comme il parle ... de la marche !
une interprétation à la trompette.
OH ? ... joli non ?
Merci et à la semaine prochaine ? Aliénor
Nous traversons l'Eastern Cape !!!
Eastern ? C'est sûr ?? Je me suis perdu ?
De toute façon l'Est, l'Ouest et tous ces trucs, ça change tout le temps dès qu'on se tourne...[;)]
Eastern ? C'est sûr ?? Je me suis perdu ?
De toute façon l'Est, l'Ouest et tous ces trucs, ça change tout le temps dès qu'on se tourne...[;)]
michel85200
J'aime pas les marcheurs qui rentrent, la patte basse mais avec dans les yeux comme une transe, j'aime pas leurs poumons roses tandis que j'ahane mon havane.
Pourtant Nietzsche disait "Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose"
Donc Voyou faut arrêter le havane [:P]
Pourtant Nietzsche disait "Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose"
Donc Voyou faut arrêter le havane [:P]
Emma
http://www.manuetjc-tribulations.com
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Mais surtout, j'aime pas les marcheurs parce que je suis envieux du plaisir qu'ils y prennent et admiratif de leur courage.
J'aime pas les marcheurs parce qu'ils voient des choses que je ne verrai jamais.
C'était exactement ce que ressentais il y a quelques années. Un jour, des amis sont venus à la maison et m'ont demandé comment je trouvais tel ou tel sentier de l'île qu'ils ont adorés. Et moi, comme un idiot, natif de l'île et y habitant, je ne pouvais que répondre: "bé je ne connais pas encore". Dès leur départ, j'ai dit à mon épouse: "femme, jusqu'à maintenant tu t'es tapé un mec aux gros neurones, à partir d'aujourd'hui, tu vas te farcir un gros... athlète, car je vais me mettre à la rando et découvrir mon île". Motivé que j'étais et motivé que je suis resté.[;)] Et il est vrai que je découvre! Bon, c'est vrai que moi je suis encore jeune...[:P]
J'aime pas les marcheurs parce qu'ils voient des choses que je ne verrai jamais.
C'était exactement ce que ressentais il y a quelques années. Un jour, des amis sont venus à la maison et m'ont demandé comment je trouvais tel ou tel sentier de l'île qu'ils ont adorés. Et moi, comme un idiot, natif de l'île et y habitant, je ne pouvais que répondre: "bé je ne connais pas encore". Dès leur départ, j'ai dit à mon épouse: "femme, jusqu'à maintenant tu t'es tapé un mec aux gros neurones, à partir d'aujourd'hui, tu vas te farcir un gros... athlète, car je vais me mettre à la rando et découvrir mon île". Motivé que j'étais et motivé que je suis resté.[;)] Et il est vrai que je découvre! Bon, c'est vrai que moi je suis encore jeune...[:P]
Rêver est déjà un beau voyage.
je vais me mettre à la rando et découvrir mon île"
Une randonnée dans Mafate ... y'a pas mieux pour apprécier la marche à pied .
Une randonnée dans Mafate ... y'a pas mieux pour apprécier la marche à pied .
Emma
http://www.manuetjc-tribulations.com
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Tu relevais la présence d'un asiatique sur une photo précédente: voici les chinois refaisant les routes du Lesotho.


J'ai bien aimé la lecture de Ollivier... dans mon fauteuil.
Imagine à la trompette? Imagine.
Merci et à la semaine prochaine ?
J'espère mais je me sens comme une rivière namibienne.
"Mon" musicien au Lesotho:

Merci et à la semaine prochaine ?
J'espère mais je me sens comme une rivière namibienne.
"Mon" musicien au Lesotho:


Je suis à l'Ouest!
(c'est corrigé, merci)
Un point (cardinal) partout, non?[;)]
Lors d'une marche matinale dans Witsand NR (Northern Cape, si, si):

Lors d'une marche matinale dans Witsand NR (Northern Cape, si, si):

Pourtant Nietzsche disait "Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose"
Ce doit être pour cela que je me sens sec.
Tiens, un vol de flamingos (comme ça pas d'erreur d/t) à Baberspan NR (North West):

Tu nous chantes La j'havanaise (Gainsbourg)?[;)]
Ce doit être pour cela que je me sens sec.
Tiens, un vol de flamingos (comme ça pas d'erreur d/t) à Baberspan NR (North West):

Tu nous chantes La j'havanaise (Gainsbourg)?[;)]
Super le musicien ! le regard ... ! j'adore cette photo où on perçoit l'âme [:)] et je le sens s'éloigner ...chouettes photos !
Ollivier ...moi aussi dans fauteuil, puis après ...pris l'avion pour Samarkand ! quand même ! car il décrit ce qu'il voit , que je suis allée voir ! et ça valait le coup ( le coût aussi ! )
Ollivier ...moi aussi dans fauteuil, puis après ...pris l'avion pour Samarkand ! quand même ! car il décrit ce qu'il voit , que je suis allée voir ! et ça valait le coup ( le coût aussi ! )
Je suis convaincu de l'intérêt hygiénique et intellectuel de la marche, ce que je pratique une demi-heure par jour mais de là à m'enquiller La Diagonale du Fou!
Je préfère la salle de bain d'Irene (Port Nolloth), de la baignoire, on voit la mer:
Je préfère la salle de bain d'Irene (Port Nolloth), de la baignoire, on voit la mer:

Tu nous chantes La j'havanaise (Gainsbourg)?[;)]
Tu me prends par les sentiments avec une de mes chansons préférées ... mais il est vrai que "la vie ne vaut d'être vécue sans amour".
Tu me prends par les sentiments avec une de mes chansons préférées ... mais il est vrai que "la vie ne vaut d'être vécue sans amour".
Emma
http://www.manuetjc-tribulations.com
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Ah oui ça rigole pas !
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
https://www.en-voyages.fr
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
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Pour rester dans le même registre musical.
Dieu est un fumeur de havanes...
Tu n'es qu'un fumeur de gitanes...
Dieu est un fumeur de havanes...
Tu n'es qu'un fumeur de gitanes...
allez, demain matin j'attaque la Devil's Hoek (une heure) !
…/... Ce matin à six heures, le camp est dans un brouillard épais et le panorama a disparu. L'enfer n'a pas voulu de moi.
Quelle feignasse celui là alors ! ( géniale la tirade du marcheur !)
Quelle feignasse celui là alors ! ( géniale la tirade du marcheur !)
Erwan
La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
Sans être fleur, ni poussin, au petit matin faire l'expérience de l'éclosion dans le Richtersveld.
*
Dans le Richtersveld NP, ce ne sont pas les animaux sauvages qui ont la priorité sur les pistes mais les earthmoving machines, qui ici portent bien leur nom à littéralement déplacer les montagnes.
*
J'ai beau assurer au douanier namibien que, hélas, je ne transporte pas de diamants, il procède à une fouille approfondie de la voiture.
*
Rosh Pinah a été construite au carré par la compagnie minière et recèle tout ce dont ses employés pourraient avoir besoin. A la périphérie, l'ébauche d'un township, sans doute pour les employés des employés et, face à la station de carburants, un petit marché africain en tôle fait concurrence au supermarché.
*
Notre première et dernière visite au Fish River Canyon, dans le grand sud namibien, remontait à 2007 et ce n'est pas faute d'être depuis passé par là, tant par l'ouest que par l'est. A l'époque, rive gauche, Ai-Ais était à l'abandon et Main View ne nous avait pas emballés (peut-être parce que l'année passée nous avions visité le Grand Canyon?). Il était temps de donner une seconde chance au deuxième canyon du monde par sa longueur.
Nous choisissons d'arriver par l'ouest pour, après cent quarante kilomètres de piste, accéder au seul lodge de la rive droite, le Fish River Lodge édifié sur le rebord du canyon et protégé par une réserve privée assez vaste pour capter soixante quinze kilomètres de la Fish River, dont nous savons qu'il est récent, beau et cher. Il est possible qu'on ne nous laisse même pas accéder à la réserve mais rien que la piste pour y arriver justifie le voyage. Il n'y a pas de gardien à l'entrée de la réserve et, arrivés au lodge, nous demandons à camper sachant que cette possibilité n'existe pas. Ce n'est pas grave, nous aurons vu un panorama inespéré qui débute aux pieds du lodge : on a une vue en enfilade dans l'axe du canyon sur plusieurs dizaines de kilomètres de méandres !
Mais c'est compter sans les africains qui acceptent finalement de nous laisser camper près des pavillons réservés aux guides dont nous utiliserons les commodités. J'approche la voiture de l'à-pic, de la chambre la vue est imprenable et vertigineuse. Las, la manager (qui déménage) arrive et dit que ce n'est pas possible, que ce pavillon est indigne d'un client, qu'il n'aurait pas du nous être proposé ; je lui assure que c'est parfait et que, de plus, je ne suis pas un touriste mais un -mauvais- guide, qu'il est trop tard pour repartir et que je n'ai pas les sous pour le lodge; elle rit et laisse tomber.
De longues risées font clapoter et déborder la piscine implantée à l'aplomb de la falaise, précipitant vers le canyon un peu d'eau dont on voit, à la vitesse où elle se carapate qu'elle n'en est pas mécontente (eau de piscine, c'est pas une vie) mais pas une goutte n'atteindra la Fish River, cinq cent mètres en contrebas. Les T-shirts noirs du personnel sont siglés On the edge of eternity. Alors qu'on murmure des félicitations à la rivière, le vent se lève comme pour rappeler que, lui aussi, fait sa part du travail.
Au petit matin, on poursuit sur le plateau un sentier tout au bord du gouffre, je ne connais pas les termes géologiques, ici ils disent lip, mais, par analogie, en anatomie on pourrait dire qu'on est sur la grande lèvre, trois ou quatre cent mètres au dessus de petites lèvres de cent à deux cent mètres de haut au fond desquelles coule la rivière.
*
Robert est un chasseur français. Il vient de passer cinq jours dans une réserve de chasse vers Omaruru et il a obtenu cinq trophées. Il commence à me raconter une histoire de chasse, sa femme rit sous cape sachant qu'il y en a pour des plombes. Il faut rester si longtemps à l'affût, un œil vissé au viseur et l'autre fermé qu'il en a des crampes de paupière mais il a trouvé la solution qu'il me livre ainsi « on se met un machin comme Le Pen sur l'oeil » … et terminé la torture des crampes. Ils vont passer trois jours au Fish River Lodge et participeront à toutes les activités. En Namibie, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.
*
Dans la rue, un touriste donne à un balayeur ce qui, de la terrasse où je me sustente, semble être un blister de german salami. Le travailleur prend, impassible, regarde le paquet (lit-il la DLUO ? Sait-il lire?), l'ouvre avec une lame et en dépose le contenu sur le goudron au profit d'un chien jaune qui n'en croit pas ses yeux chassieux mais l'avale tout rond. Va-t-il s'effondrer ? Pour en avoir l'esprit net, je quitte la terrasse du restaurant au péril des remarques de la tenancière pas commode (l'est pas frais mon poisson?) et sous le regard incrédule des convives pour récupérer l'emballage dans la poubelle où l'a jeté le balayeur (ces gars-là savent qu'il ne faut pas jeter par terre) : la DLUO est le deux mai, dans un mois et demi.
*
La Namibie est un pays étrange, quelque chose comme un trapèze à l'envers (normal pour l'hémisphère sud) avec trois côtés donnant sur des déserts et un sur l'océan. De cette façade maritime, la plus grande partie est inaccessible, soit strictement, soit très difficilement. A Lüderitz l'industrieuse, une des trois villes du littoral, on reconstruit en bord de mer une usine désaffectée, dix mètres de haut, cent de long, avec le soin qu'on apporterait à un monument historique, là où ailleurs on construirait un immeuble d'habitation.
*
Lüderitz n'était pas au programme de ce voyage mais nous apprenons en chemin qu'un des lieux où nous aimons déjeuner, un lieu unique en Namibie, va fermer prochainement. L'Oyster Bar est situé dans les locaux de la Shearwater Oyster Farm, sur le port, et on y déguste les meilleures huîtres du monde, parole de breton. Elles sont musclées et fermes car élevées dans le courant froid du Benguela et frappées en permanence par les vaguelettes de la baie (c'est pas les glandeuses de la Ria d'Etel). Le patron nous rassure, il ferme provisoirement pour des raisons de qualité (des travaux dans la baie altèrent l'environnement mais seront terminés cette année) parce que son principal débouché est Hong Kong et qu'on y est exigeant. Le bar rouvrira sans doute ailleurs pour éviter les risques de contamination par les visiteurs. Pour fêter ça, sous l'oeil réprobateur de ma Co, j'essaye la nouveauté de la carte, un sacrilège, le oyster burger accompagné de frites, une exclusivité mondiale. C'est excellent !
Quelle médisance!
Même le sentier descendant au fond du Fish River Canyon était cadenassé!


Revenons à une vie saine.
Cours de gym sur le remblai de Port Nolloth (remarquer la tenue de la prof!).






Fish River Canyon (Namibie), vue du Fish River Lodge.
Tout à l'heure, alors que j'avais les yeux perdus dans le canyon, elle m'a volé mon âme

Je lui rends la pareille

Il est moins beau sans elle, non?


Je lui rends la pareille

Il est moins beau sans elle, non?

Bonjour Jean Luc,
j'adore tes photos, ces gamins qui rient dans toutes les couleurs! et le Fish River Canyon au lever du jour est splendide; tu ne manques pas d'érotisme! Et enfin, le Oyster Bar à Lüderitz doit absolument nous attendre avant de fermer, j'ai prévu d'y aller en Juillet!! Les meilleures huitres du monde, je confirme absolument! Continue à nous régaler les sens dans tous les sens avec tes écrits. C'est un vrai bonheur.
j'adore tes photos, ces gamins qui rient dans toutes les couleurs! et le Fish River Canyon au lever du jour est splendide; tu ne manques pas d'érotisme! Et enfin, le Oyster Bar à Lüderitz doit absolument nous attendre avant de fermer, j'ai prévu d'y aller en Juillet!! Les meilleures huitres du monde, je confirme absolument! Continue à nous régaler les sens dans tous les sens avec tes écrits. C'est un vrai bonheur.
mayrig
Alors ?
Cette seconde chance donnée au Fish River Canyon ?
C'était la bonne ?
Il t'a en tous cas, tout émoustillé...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Superbe les photos Jean Luc, il y a un gamin qui n'écoute pas beaucoup la prof avec le photographe [:P]
Je suis allé voir le site du lodge il est magnifique ... quelle vue
Je suis allé voir le site du lodge il est magnifique ... quelle vue
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
https://www.en-voyages.fr
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
https://www.en-voyages.fr
Bonjour,
Ces belles photos me fond hâte d'y être... Donc finalement ce ne fut pas par les chemins envisagés ?
Ces belles photos me fond hâte d'y être... Donc finalement ce ne fut pas par les chemins envisagés ?
Blonds, bruns, noirs, blancs ... ces gamins qui rient et jouent ensemble, quelle belle image [:)]
Emma
http://www.manuetjc-tribulations.com
http://www.manuetjc-tribulations.com
+1 [:)]
Muriel
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Oui, le Fish River Canyon mérite une visite... des deux côtés.[;)]
Il t'a en tous cas, tout émoustillé...Gêné
Il est vrai que, contrairement à ces dames, je ne fais pas la lippe sur ces questions là.

Il t'a en tous cas, tout émoustillé...Gêné
Il est vrai que, contrairement à ces dames, je ne fais pas la lippe sur ces questions là.

Il y avait aussi ceux envoyés au piquet, guère impressionnés par leur garde-chiourme débordé.
(l'élève au fond est puni pour avoir trop parlé: il doit conserver le papier jaune dans la bouche)


Blonds, bruns, noirs, blancs ... ces gamins qui rient et jouent ensemble, quelle belle image [:)]
je confirme !
je confirme !
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion!
Khalil Gibran
Ça va, ils n'ont pas l'air trop traumatisés par le piquet....
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Il est vrai que, contrairement à ces dames, je ne fais pas la lippe sur ces questions là.

Oui et bien, vu la tronche des mégères, c'est décidé : je replonge dans l'alcoolisme le plus sordide...Bukowski, un singe en hiver et l'assommoir tous réunis en un seul pochtron : moi ! (c'est mes ancêtres qui vont être contents : enfin une expression franche et massive de mon atavisme armoricain...)

Oui et bien, vu la tronche des mégères, c'est décidé : je replonge dans l'alcoolisme le plus sordide...Bukowski, un singe en hiver et l'assommoir tous réunis en un seul pochtron : moi ! (c'est mes ancêtres qui vont être contents : enfin une expression franche et massive de mon atavisme armoricain...)
Erwan
La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
Nous aimons cette route bien qu'elle n'ait que des inconvénients -ou bien est-ce pour cela?-, moins rapide, plus dangereuse et poussiéreuse que la B1 à l'est, moins belle que les pistes qui longent le Namib. Nous sommes en Little Germany à Helmeringhausen et Maltahöhe.
La première est une ferme qui a réussi (à moins que ce ne soit l'inverse?) au point de devenir un village. Une unique rue, un restaurant/coffee shop/beer garden, un hôtel, un camping, ces cinq fonctions rassemblées sous des arbres vifs parmi des pelouses que broute un springbok collant, des hangars de matériel agricole et des enclos de pierres pour le bétail. De l'autre côté, des pompes à essence, des cases postales pour les fermes des environs et un general store à l'assortiment étudié. Une telle offre est unique à quatre-vingt kilomètres à la ronde. Et comme si exister ne suffisait pas, tout est parfait, jusqu'au dîner aux chandelles sous les palmiers centenaires. A l'occasion, la maison fait même ambulance pour conduire un motard mal en point jusqu'à l'hôpital éloigné de cent quarante kilomètres : ça c'est du désert médical !
Dans la seconde, le Maltahöhe Hotel est un bon endroit pour un déjeuner, moins pour un light lunch; les murs cultivent l'histoire des lieux même si quelques travaux les ont un peu abîmés. De la terrasse, on domine un trou d'eau où viennent s'abreuver les Farm5 (mouton, chèvre, vache, âne, cheval). Ce midi, se déroule ici un nouvel épisode de la confrontation entre la Grèce et l'Allemagne (lutte gréco-germaine) : elle choisit une greek salad, il opte pour oryx sauerbraten, une assiette de french fries molles en arbitre. Deux heures plus tard, la Grèce pilote, l'Allemagne digère.
*
Au couchant, je marche dans la savane brique du Kalahari, le sol est truffé d'entrées de galeries – comme un plan du métro parisien- mais personne n'a pensé à consolider avec du béton et parfois le pied s'enfonce dans l'autre monde. Sous un acacia parfait, une termitière forme comme une stèle. Demeurer là.
La nuit tombée, des éclairs légers marquent la profondeur de champ et, au point du jour, du ciel gris perlent quelques gouttes : c'est la bénédiction bretonne.
*
Happy Birthday Namibia ! Nous sommes à Windhoek ce vingt-et-un mars pour les célébrations du vingt-cinquième anniversaire de l'indépendance de la Namibie. Non que nous ayons été invités par la présidence, comme le sont d'autres personnalités, mais parce que nous y accueillons à l'aéroport des invités pour quinze jours. La veille, peu de signes dans les rues, un barnum ici, des danseurs aux couleurs de la marque dans une station Shell, le personnel d'un supermarché habillé de T-shirt imprimés pour l'occasion. Pas de manifestations spontanées. Sur la route de l'aéroport des guirlandes de limousines, escortées de voitures hurlantes et clignotantes, contraignent les pékins à de longues stations.
C'est aussi la prise de fonction du nouveau président de la république, le troisième élu depuis l'indépendance, qui fait de la lutte contre la pauvreté sa priorité; il serait temps pour un gouvernement pétri d'idéaux communistes.
Enfin, et cela confirme les qualités de communicante de sa fondatrice et directrice, le Cheetah Conservation Fund fêtera également ses vingt cinq ans cette année et a les honneurs de la presse le même jour !
*
C'est un lieu que nous aimions.
Lui breloque de métal et d'os au lobe, lames à la hanche et pistolet glissé au creux des reins dans la ceinture, elle, vêtue de rien, silhouette de guépard, la peau brûlée éclairée de deux améthystes.
Nous aimions y camper -nous n'y avons jamais vu d'autres clients- mais ce soir, faute de tente, nous devons louer des hébergements et Heidi a bien du mal a en trouver deux à peu près présentables; dans l'un, les oiseaux ont élu domicile et pris leurs aises, dans un autre les lits sont recouverts de bâches noires retenues par des pierres et conservant des flaques d'eau. Pourtant Heidi a passé l'après-midi a confectionner pour un chalet des balustrades de fils de fer, de graines et de bois mort, de cornes et de pierres, préférant la décoration à l'intendance.
Après deux décennies passées ici, la ferme est à vendre et ils ne peuvent l'acquérir.
Les zèbres à l'abreuvoir sont dérangés par le guépard qui s'est installé là le mois dernier. Une étoile se prend pour le soleil et disparaît à l'horizon en passant à l'orange.
C'est un lieu que nous aimons
*
Au point du jour, les nuages noirs forment un champ de lave aérien qui soudain entre en fusion : l'huile bouillante des cieux.
*
Comme des galets, on roule dans la rivière et parfois elle nous roule.
oryx sauerbraten
Qu'avait fait cet oryx de si vilain pour finir de telle manière ?
Qu'avait fait cet oryx de si vilain pour finir de telle manière ?
Je ne sais pas ce qu'il avait fait, mais il s'est rendu dur à digérer...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Une étoile se prend pour le soleil et disparaît à l'horizon en passant à l'orange.
Pendant ce temps, chez nous, le soleil avait rendez-vous avec la lune.
Pendant ce temps, chez nous, le soleil avait rendez-vous avec la lune.
Emma
http://www.manuetjc-tribulations.com
http://www.manuetjc-tribulations.com
Muchas gracias![:)]
Il n'y a pas que les vilains qui passent à la casserole, au contraire...
Il était, en effet, insuffisamment mijoté.[;)]
Et à l'heure qu'il est la girafe a rendez-vous avec le sable?
Le camp introuvable. Nous sommes un dimanche et, à Sesfontein, les bureaux de la Conservancy sont fermés (encore un méfait de la colonisation) mais une belle brochure consacrée aux camps communautaires en recense un au bord d'une rivière courante. En suivant les indications, il apparaît rapidement qu'une rivière, même asséchée sera introuvable là où on nous dirige. Nous croisons enfin des locaux dans un antique pick-up, deux hommes dans la cabine, trois femmes herero en tenue traditionnelle dans la benne : il y avait bien un camp un peu plus loin, mais nulle rivière le camp est fermé, faute d'eau pour les commodités.
Nous repérons le camp à flanc de montagne grâce à la photo... illustrant un autre camp dans la brochure ! Il n'y a plus ni signalisation, ni installations hors des tuyaux éparpillés et une cuvette de toilettes scellée dans le béton.
Le site est somptueux, entre la carrière d'Obélix après une tempête de suroît, une champignonnière minérale et une réunion de gastéropodes transgéniques. Qu'on soit à l'entrée d'un escargot ou à l'abri d'un champignon, on y tient avec âme et bagage, de telle sorte qu'on est invisible y compris d'en haut. Mille tonnes de grès nous contentent et font une climatisation parfaite, la masse chaude aspirant le jour un courant d'air bienfaisant et restituant la nuit sa chaleur.
*
La veille, nous avons passé la journée en quête d'éléphants dans le lit de la rivière Hoanib, exceptionnellement en eau, et la voiture n'est plus qu'une masse boueuse. Pas d'eau, puis de l'eau mais, peu après, plus d'électricité à la station de lavage d'Opuwo, comme une coupure d'eau alors qu'on est savonné sous la douche.
Devant un barber shop en tôle, international hair cut, deux hommes au look de l'emploi attendent le chaland, un chien peigné affalé à leurs pieds. Une jeune fille attentionnée guide une Himba âgée et aveugle jusqu'à la toile au sol qui lui tient lieu d'échoppe. Dans le dos de sa mère, un bébé est empêché dans sa sieste, le nez agacé par le crêpage rescapé des longues mèches enduites de terre et de graisse. Un homme élancé passe comme un prince, pagne sur bottes de brousse et chaussettes de foot. Une jeune Himba accommode les traditions avec une classe folle, la jupe de peau a laissé place à une jupe de nylon rose, poitrine nue sous une ombrelle assortie et son amie, sans doute édifiée par une campagne de sensibilisation, porte un soutien gorge violet sur une jupe en tartan, voilà la nouvelle tendance du street wear à Opuwo. Un riche Herero, tunique bleu nuit brodée de fil d'or, palabre avec d'autres anciens sur une piste de la station-service Puma, tous sont assis sur des pliants et tiennent un bâton. Deux femmes Herero en grande tenue victorienne sont assises en retrait, à même le béton gras, étole de laine sur les épaules et bracelets d'or. De jeunes gens se livrent à une partie de football acharnée : s'entraînent-ils pour le Quatar ? Les bazars sont tenus par des asiatiques et les mobiles sont dans toutes les mains.
Il fait sans doute quarante degrés entre les fumées et l'ombre, la poussière et les flaques douteuses.
Lorsque je reviens à la station de lavage, les choses sont en l'état et, en attendant, on bricole un très vieux pick-up Ford F250, six cylindres en ligne.
*
Le massacre d'Olifantsrus. Il y a trente ans, la sécheresse fut telle dans le nord de la Namibie que les éléphants, déjà en surnombre, menaçaient la survie des autres espèces au point qu'il fut décidé d'un abattage massif. On construisit dans le parc d'Etosha, dans la partie à l'époque inaccessible au public, un abattoir de brousse dont il reste une potence d'acier géante et une charpente métallique. Plus de cinq cent colosses assassinés y furent suspendus, dépecés, équarris, un flot de sang coulait jusqu'à la rivière proche. La viande fut envoyée dans des usines, on conserva les défenses et les pieds dont on fait de seyants tabourets quand ce ne sont pas des porte-parapluies.
Un chemin de dalles rouges symbolise, à son emplacement même, l'ancien ru sanglant et une passerelle géante mène à un observatoire au point d'eau et plus précisément dans le point d'eau, une sorte de donjon vitré entouré de douves. J'ignore si les éléphants apprécient de trouver des animalcules dans leur verre mais l'ensemble suinte le mauvais goût, tant esthétique que moral.
Qui a imaginé d'ouvrir récemment un camping à l'emplacement du carnage? Pas une des trois personnes m'accompagnant n'aurait envisagé d'y passer la nuit.
*
Dans un angle de la vaste piscine, une quinzaine de noirs de cinq à cent cinquante kilos s'ébattent bruyamment tandis qu'autant, en blanc, font de même à l'angle opposé. Le déjeuner consiste en deux buffets, l'un cher, l'autre moins, où les hôtes se servent non obstant la couleur mais selon l'appétit. Au buffet salades, je prends un des œufs disposés dans des ramequins mais, arrivé à table, il se révèle cru: c'était juste pour la décoration. Les enfants des employés du camp en utilisent les allées pour des courses de vélo effrénées tandis que, des quartiers de leurs parents, s'élève une soupe internationale amplifiée. Plus tard, c'est un fermier namibien descendant des vikings qu'il faudra contraindre à baisser sa sono. La réceptionniste a manqué sa vocation d'adjudant dans la pléthorique police namibienne. Tous les emplacements sont sur-occupés, on est venu en famille ou en grappes d'amis et on a déployé pour trois jours des installations dignes d'une lady du dix-neuvième siècle en safari au Kenya. Dans un camp déjà plein comme un œuf, deux cars dégorgent deux douzaines de touristes et une de tentes, on déplace ou replace les voitures, moteur ronflant. C'est Vendredi Saint à Halali (Etosha) et c'est le mien. Même les animaux sont excédés et le point d'eau est désert à l'exception notable de deux rhinocéros. * Cet homme d'affaires, né dans une famille de fermiers ovambos, gardien de chèvres puis enseignant, a bâti sa fortune comme commerçant sous l'apartheid. Parmi ses possessions et en souvenir de ses origines, figure une ferme immense sur laquelle il a édifié un lodge et, plus récemment, un petit campement sur la montagne. Au milieu de l'après-midi nous déployons les tentes mais, moins d'une heure plus tard, une tornade et un déluge manquent d'emporter le tout. Nous replions en hâte et, transis, descendons au lodge où on nous attendait avec inquiétude. Le lodge est complet mais on nous offre des chambres réservées aux guides et la soirée se termine en beauté au restaurant où tout est parfait. On est loin de l'accueil des camps publics. * Vers le Kalahari, la piste de gravier est comme une tôle ondulée et caracole à saute-dunes (les dunes formant comme la tôle ondulée d'une voiture géante) mais, lorsqu'elle oblique pour filer entre deux dunes où se sont formés des lacs, comme par mimétisme, elle devient lisse.
Dans un angle de la vaste piscine, une quinzaine de noirs de cinq à cent cinquante kilos s'ébattent bruyamment tandis qu'autant, en blanc, font de même à l'angle opposé. Le déjeuner consiste en deux buffets, l'un cher, l'autre moins, où les hôtes se servent non obstant la couleur mais selon l'appétit. Au buffet salades, je prends un des œufs disposés dans des ramequins mais, arrivé à table, il se révèle cru: c'était juste pour la décoration. Les enfants des employés du camp en utilisent les allées pour des courses de vélo effrénées tandis que, des quartiers de leurs parents, s'élève une soupe internationale amplifiée. Plus tard, c'est un fermier namibien descendant des vikings qu'il faudra contraindre à baisser sa sono. La réceptionniste a manqué sa vocation d'adjudant dans la pléthorique police namibienne. Tous les emplacements sont sur-occupés, on est venu en famille ou en grappes d'amis et on a déployé pour trois jours des installations dignes d'une lady du dix-neuvième siècle en safari au Kenya. Dans un camp déjà plein comme un œuf, deux cars dégorgent deux douzaines de touristes et une de tentes, on déplace ou replace les voitures, moteur ronflant. C'est Vendredi Saint à Halali (Etosha) et c'est le mien. Même les animaux sont excédés et le point d'eau est désert à l'exception notable de deux rhinocéros. * Cet homme d'affaires, né dans une famille de fermiers ovambos, gardien de chèvres puis enseignant, a bâti sa fortune comme commerçant sous l'apartheid. Parmi ses possessions et en souvenir de ses origines, figure une ferme immense sur laquelle il a édifié un lodge et, plus récemment, un petit campement sur la montagne. Au milieu de l'après-midi nous déployons les tentes mais, moins d'une heure plus tard, une tornade et un déluge manquent d'emporter le tout. Nous replions en hâte et, transis, descendons au lodge où on nous attendait avec inquiétude. Le lodge est complet mais on nous offre des chambres réservées aux guides et la soirée se termine en beauté au restaurant où tout est parfait. On est loin de l'accueil des camps publics. * Vers le Kalahari, la piste de gravier est comme une tôle ondulée et caracole à saute-dunes (les dunes formant comme la tôle ondulée d'une voiture géante) mais, lorsqu'elle oblique pour filer entre deux dunes où se sont formés des lacs, comme par mimétisme, elle devient lisse.
Toujours heureux de lire ta prose ... justement je me disais que cela faisait quelque temps que nous n'avions plus de nouvelles et connaissant la fiabilité de ton carrosse ... [;)]
https://apprentisvoyageurs.com
Merci Maxou!
Pour les aléas mécaniques, je n'ose même plus en parler: fin mars Land Rover Windhoek m'a prêté un... Toyota Hilux pendant deux jours; on ne peut pas aller plus mal.
Depuis et jusqu'à demain, tout va bien!
Bonjour,
Merci pour ces belles bulles d'impressions et de vécus [;)]
Merci pour ces belles bulles d'impressions et de vécus [;)]
fin mars Land Rover Windhoek m'a prêté un... Toyota Hilux pendant deux jours; on ne peut pas aller plus mal.
Depuis et jusqu'à demain, tout va bien!
Ce n'est plus ce que c'était le Land [:P]
Mais merci encore de nous faire voyager avec des mots
Ce n'est plus ce que c'était le Land [:P]
Mais merci encore de nous faire voyager avec des mots
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
https://www.en-voyages.fr
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Ce n'est plus ce que c'était le Land
Ben si, justement...
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"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
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Kalahari tempest camp. Gharagab est un camp permanent de tentes de toile et de tôle sur plate-forme de bois, implanté tout au nord du Kgalagadi NP, sur une boucle à sens unique de soixante kilomètres.
Nous y espérons deux jours de calme et de charme mais cela commence mal : les quatre tentes sont assez communes et très rapprochées, les moustiquaires sont déchirées par endroit, de même que la toile et la balustrade de la terrasse est brisée. Eric, en charge du camp pour la quinzaine, semble surpris par notre déception je lui fais observer qu'habituellement nous campons mais qu'ici nous dépensons, pour deux nuits, l'équivalent de son salaire mensuel et que, peut-être, ses employeurs pourraient consacrer une partie des recettes à l'entretien. Il n'a aucun outil de bricolage et pas même deux clous rouillés : je répare la balustrade avec une attelle.
Eric le doux nous autorise une promenade à pied autour du camp, il entend dans l'enceinte du camp, je comprends autour de l'enceinte et comme il n'y a pas d'enceinte... J'emmène un Opinel et Blandine, qui tient les lions en respect, bientôt armée d'une demi-corne qu'un oryx aura perdu au combat.
Au retour, l'impression d'être à bord d'un bateau, sans pouvoir en sortir, est accentuée par la forme allongée de la tente, la proue chevauchant la crête de la dune, prête à couler dans le creux suivant.
Au milieu de l'après-midi, le ciel s'assombrit rapidement et, subitement, il pleut des cornes et des éclairs effrayants zèbrent le ciel de haut en bas. Le sable devient rouge de gris, le vert amande et le braai d'Eric est noyé.
De part et d'autre de l'esquif, des ruisseaux se forment et enflent, nous allons bientôt flotter. Les toiles distendues claquent, les velcros lâchent, la salle d'eau à la poupe porte bien son nom. Dans le crépuscule des lieux, de la dunette on y voit goutte. On se réfugie dans le carré, vite inondé à son tour; pour être au sec, restent les bannettes.
Les lézards noirs qui seraient d'un bel effet en maroquinerie, les piafs pillards et insolents, les mulots qui cueillaient et emportaient des fleurs jaunes dans leur nid: les Small3 qui ont animé l'après-midi ont disparu.
Je lis Fleur de Tonnerre (Jean Teulé) jusqu'au moment où l'installation électrique solaire disjoncte, j'hésite à utiliser la lampe frontale par crainte d'un court-circuit neuronal. Les croyances de Basse-Bretagne n'étaient pas si éloignées de celles des San et les poisons d'Hélène Jegado auraient trouvé leur place à la pointe des flèches des chasseurs.
L'orage nomade s'éloigne, la lumière revient, on ne voit plus la nuit.
Le soleil tente un fugitif contre-feu au couchant.
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Mosquito killer. Il se vend toutes sortes de produits, à l'efficacité variable, pour tenir à distance les moustiques ou les supprimer s'ils n'ont pas compris. Personnellement, j'ai embarqué une tueuse. Un moustique qui aurait l'inconscience et le malheur de se retrouver dans l'espace nuptial est un moustique mort. La danse commence, livre en main elle bondit, le manque, se redresse, s'écrase contre la toile, reprend appui, lance des noms d'oiseaux (qui eux feraient le boulot d'un coup de bec), se relance. Elle aura le dessus tandis que, Frédéric à l'abri, je me réjouis du spectacle.
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Dans ce lodge réputé du Northern Cape c'est week-end. Les blancs, avec leur progéniture centrale, se détendent. Les métis servent. Et livrent : un fourgon arrive au crépuscule et s'ensuit une procession, l'un portant des sacs de viandes, l'autre des balles de papier toilette, le suivant, des colis incertains et, fermant la marche, un enfant fièrement chargé de jus.
Aussi silencieux et discrets qu'ils sont arrivés, ils repartent dans la nuit, la fête continue.
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Regard ardent dans un visage de pomme qui aurait passé deux hivers au grenier, elle tente d'exercer son métier de gardien de voiture. Elle contracte à gauche avec la passagère tandis que le conducteur deale à droite avec un colosse métis. Au centre, une voiture, à ses angles quatre personnes, qui fait quoi, qui a dit quoi ? Les possédants s'en vont posséder plus encore, remettant à plus tard d'être Alexandre ou Ponce-Pilate ? A leur retour, le colosse fait le signe de l'égorgement à la chétive San, on est mal. J'honore mon contrat du minimum syndical à la brute, la passagère offre un demi pain à sa partie qui le refuse, offusquée. Ô la tristesse de ce peuple, premier occupant du continent, chasseurs cueilleurs chassés de partout et mal accueillis ailleurs.
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Un bateau tsé-tsé vrombissant remonte l'Orange à la nuit tombée, ses occupants bruyamment attablés. Du machin, des phares éclairent les berges, dont ma terrasse privée, me fondant en statue mais, marmoréen, je n'en fais pas une scène.
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Les larges avenues d'Upington, tracées pour qu'un chariot attelé de quatre paires de bœufs puisse y effectuer un demi-tour, le sont tout juste assez pour celui du Defender, cet animal du siècle passé.
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On ne quitte pas l'Orange, amer dans le désert.
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Lorsqu'on revient du Kalahari en direction du Karoo c'est comme un retour à une civilisation. On sait qu'on va trouver de l'agneau et du vin et tant d'autres délices.
Au cœur de l'improbable Britstown, le Transkaroo Country Lodge est au-delà des espérances : patio provençal, comme un retranchement, la meilleure musique depuis longtemps, d'élégants salons, une boutique de produits fermiers élaborés, une sélection de vins fine et un buffet de spécialités à y rester.
C'est aussi l'occasion de rencontrer une ethnie locale, les Afrikaners. Une famille incompréhensible une autre plus lisible dont une des belles femmes du voyage un couple, elle en polo à rayures horizontales accentuant ce qui pourrait ne pas l'être un autre, lui monumental et taciturne, elle tentant de l'animer trois amies quadragénaires qui rient de voir la première bouteille épuisée et en commandent un seconde un jeune couple très beau, chacun d'une beauté différente, elle urbaine, lui rurale un triste sire, à la salade et à l'eau, qui en refuse un verre au motif qu'il ne serait pas net.
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Dans certains parcs nationaux, on découvre parfois les vestiges de l'occupation agricole des lieux avant leur sanctuarisation. Ce peut être des bâtiments, des enclos ou de minuscules cimetières, avec stèles ou de modestes cairns, mais c'est toujours émouvant. A cette époque, on n'avait pas encore complètement exterminé ou déplacé les empêcheurs de pâturer tranquille, on vivait avec.
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Le Karoo NP protège 90 000 hectares (soixante fois l'Île de Groix !) mais on a regroupé les trente emplacements destinés aux campeurs sur une surface grande comme mon champ. Le voortrekker a l'esprit grégaire (ou bien est-ce par mortification?). La majeure partie du parc n'est accessible qu'en 4X4 où nous nous consolerons d'une nuit confinée, seuls pendant des heures à l'exclusion de belles bandes d'élands du Cap, d'élégants zèbres des montagnes et d'un aigle noir (Verreau's eagle).
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Un froid mordant s'est abattu soudainement sur les hauteurs du Karoo, dans quelques jours il sera temps de changer d'hémisphère mais le droit restera un peu ici...
Ça va, ils n'ont pas l'air trop traumatisés par le piquet....
bien bonne celle la ![;)] maintenant ils vont au coin !
bien bonne celle la ![;)] maintenant ils vont au coin !
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion!
Khalil Gibran
d'une demi-corne qu'un oryx aura perdu au combat.
Au combat contre une sauce aigre-douce ?
Au combat contre une sauce aigre-douce ?
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