Cinq semaines en bus en Colombie
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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Content que tu sois parmi mes lecteurs/lectrices. Je me sens parfois un peu seul, peu d'affichages, pas beaucoup de réactions. J'avais l'habitude des discussions dans la rubrique "Thaïlande" où la participation est autrement plus énergique .... parfois trop!
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Je revois avec plaisir certains lieux que nous avons visités lors de notre voyage en Colombie et en découvre d’autres avec autant de plaisir. Merci pour ce carnet.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Aguadas - Caballeros

Le soir, dîner pour 42,000 COP à deux – 11.6 Euros. Pour finir la soirée, nous allons jouer au billard sur la place Bolívar. Perchée dans une niche juste à côté de nous, la statue de la Vierge Marie veille sur la salle. Cela fait pendant aux deux femmes debout dans le coin opposé de la salle, auxquelles on n’aurait pas besoin de coller l’étiquette « prostituée ». Ce mariage contradictoire impressionne A qui meurt d’envie de prendre quelques photos, mais la disposition des lieux ne le permet pas.

La partie + 2 verres de rhum, le « viejo Caldas », ça nous revient à 10,700 COP – 2.9 Euros. Je continue à donner ces petites informations budgétaires, au cas où cela intéresserait un/une lecteur/lectrice. C’est clair, nous ne fréquentons pas de restaurants de haute renommée gastronomique – il n’y en a pas - mais ne croyez surtout pas que nous restons affamés !

Il pleut à trombes pendant la nuit. Vers 9 heures du matin, les brumes sont encore à se dissiper dans la ville. Nous prenons un petit déjeuner simple dans un café de la place Bolívar, œufs sur le plat et « tinto » - 10,000 COP à deux.

Nous n’avons aujourd’hui aucun autre projet que de flâner dans la ville. Il n’y a pas besoin d’aller loin pour confirmer que nous sommes dans la Colombie profonde. Au coin de la rue, par exemple, ce type en poncho et sombrero, gueule renfrognée et belle moustache bien noire, une autre superbe photo à prendre, mais que nous ne prenons pas.

Mais assis à l’entrée d’un autre café de la place, un homme assez jeune en poncho + sombrero me paraît bien sympathique et cette fois, je prends la photo. Des figures de ce genre, ça abonde, nous sommes au pays des cowboys !

Le soleil devient rapidement plus franc et il fait bien bon sur la place, où nous ne sommes pas les seuls à flâner. La pièce magistrale, comme à Salamina, c’est une fontaine monumentale. On nous a raconté l’histoire : au tournant du dernier siècle – à quelques dizaines d’années près –la fontaine aurait été conçue en France, fabriquée en Allemagne, transportée par voies maritime puis fluviale et enfin acheminée à dos de mules à travers les montagnes – en pièces détachées bien sûr, pauvres mules – pour être enfin assemblée sur la place Bolívar. Je ne me rappelle plus si c’est l’histoire de la fontaine d’Aguadas ou de Salamina….

Au coin de la place, un homme bien habillé nous accroche. C’est l’officiel de « la oficina de turismo ». Rappel : les policiers nous avaient presque donné l’ordre de le consulter, ordre que nous avions décidé d’ignorer. L’homme est sympathique mais un peu pressant, » il faut visiter ceci, il faut se rendre là-bas », etc. La pression des policiers, l’empressement de cet homme : il semble que cette ville s’est fixé un objectif de visibilité touristique. L’homme nous fait le décompte de tous les étrangers qui sont passés par Aguadas cette année. Avec nous, il en est à 60 et quelques. Il est fier de cet afflux - !!! - et nous ne sommes encore qu’aux deux tiers de l’année. Si seulement un car de 60 touristes Japonais pouvait débarquer, ça améliorerait les statistiques ! …… Non, non, c’est moi qui en rajoute, là !

En fin d’après-midi, nous nous retrouvons à la sortie d’Aguadas. Un homme peine à transporter des meubles d’une pièce à l’autre de sa maison. Mon fils A, qui est d’une gentillesse proverbiale mais aussi un costaud, lui prête main. Ayant ainsi brisé la glace avec la famille, je peux prendre quelques photos. La maison est spectaculairement accrochée à flanc de montagne. J’en ai même peur pour A qui est en train de porter des objets lourds à l’intérieur de la maison. Il suffirait de peu pour que ça dégringole de quelques centaines de mètres. On entend régulièrement parler de glissements de terrain désastreux en Colombie…… Il semble que les moyens modestes de beaucoup de gens les contraint à se loger précairement. Ça, plus une insouciance naturelle. Les jeunes femmes de la maison sont toutes sourires.

Au départ de la route vers Medellin, un café très humble nous glisse à l’oreille ces mots magiques : « bière fraîche ». Le seul autre client est un homme en habit de travail, un mécanicien ? Avec sa touche extra et les couleurs éblouissantes de fin d’après-midi – le café est inondé de lumière – nous ne pouvons pas résister à la tentation de prendre quelques photos.

Cataclop, cataclop, un homme passe à cheval devant le café, avec son train de mules. Plusieurs fois déjà j’ai u la frustration de ne pas pouvoir prendre cette photo tellement « carte postale » de la Colombie profonde. Je cours pour le rattraper, j’ai juste quelques secondes. Ça va plus vite qu’on ne le penserait, un homme à cheval au pas ! Mais cette fois, j’ai ma photo : un « arriero » typique, poncho sur l’épaule et sombrero sur la tête !
MA Madonantes Regular ·
Content que tu sois parmi mes lecteurs/lectrices. Je me sens parfois un peu seul, peu d'affichages, pas beaucoup de réactions. J'avais l'habitude des discussions dans la rubrique "Thaïlande" où la participation est autrement plus énergique .... parfois trop!

Bonjour Peut-être est-ce tout simplement parce que le tourisme en Colombie n'est pas aussi développé qu'en Thailande (euphémisme, je pense) 🙂 C'est vrai que le forum Colombie est calme et courtois, mais que c'est reposant par rapport à d'autres destinations ....et pourvu que ça dure. Cordialement
Mado https://madovoyages.com
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
"calme et courtois .... reposant ... pourvu que ça dure"

Je suis bien d'accord!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
D’Aguadas à Medellin - Rencontre

Le minibus Arauca part d’Aguadas à 10 : 30. Coût du trajet Aguadas – Medellin 28,000 COP pp, soit un peu moins de 8 Euros, pour une distance de 120 kms. Le minibus part dans quelques minutes, j’ai juste le temps d’entrer dans un café pour demander les « baños ». N’oublions pas qu’il n’y a jamais de toilettes dans ces petits moyens de transport. Le patron me montre du doigt la pissotière pour les hommes, au fond. On se retrouve à faire ses besoins naturels le dos tourné à la salle mais à peine caché par une petite murette. Je donne ces détails car c’est un arrangement qu’on trouve fréquemment en Colombie. A ceux qui trouveront ça sordide, je dirai d’aller voir si c’est mieux en Inde !

Comme d’habitude, je n’ai rien à reprocher à notre conducteur, ni aux autres usagers de la route. Je trouve que les gens roulent correctement. Mais la route est difficile jusqu’à La Pintada, où nous arrivons 2 heures plus tard : 2 heures pour faire 45 kms !

Au fond du bus, le cousin Colombien de El Chapo est assoupi contre l’autre fenêtre. La grosse femme assise devant nous est toute sourires et se retourne pour engager une discussion avec A. Elle a des dents comme un clavier de piano et une verrue sur la joue gauche. Elle se rend à son travail, dit-elle. Quel travail ? Elle souffle à l’oreille de A « soy una puta ». Elle travaille dans un bordel à La Pintada. Elle doit être la gérante parce qu’elle nous précise qu’elle a des « niñas guapas ».

Notre nouvelle amie se lève pour prendre une meilleure place qui vient de se libérer à l’avant du bus. Elle se penche pour ramasser ses affaires, ce qui nous donne la chance d’admirer sa large chute de reins couverte d’un duvet abondant et bien noir ponctué par un furoncle sanguinolent. La classe, les amis !

Avant de descendre du bus, elle se retourne une dernière fois pour donner son numéro de portable à A, qui le prend pour rester courtois - n’allez surtout pas vous faire des idées ! Mais cela m’a donné un bon thème pour taquiner A par la suite : « Alors, tu n’as pas encore recontacté Diana, ou était-ce Liana ? Elle ne t’avait pas aussi recommandé une tante ou une nièce à Medellin ? » etc.

Cette rencontre « intéressante » - A comme moi-même, nous aimons découvrir l’humanité – nous a fait un peu oublier les paysages en route. Mais lesdits paysages sont magnifiques jusqu’aux abords urbains de Medellin, où nous arrivons vers 15 :30. Moyenne de 25 kms par heure.
AN Anlan ·
Pour vous rassurer et vous remercier de ce récit très différent, il était temps de vous dire que je vous suis moi aussi depuis le début du voyage et que je suis confuse de ne pas l'avoir écrit. En pleins préparatifs de notre départ, pour un circuit plus classique et beaucoup moins "routard", j'apprécie d'autant plus votre approche décalée et sensible qu'elle permet de profiter indirectement de lieux et de rencontres moins accessibles aux touristes lambda. Merci. Annie
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Pour vous rassurer et vous remercier de ce récit très différent, il était temps de vous dire que je vous suis moi aussi depuis le début du voyage et que je suis confuse de ne pas l'avoir écrit. En pleins préparatifs de notre départ, pour un circuit plus classique et beaucoup moins "routard", j'apprécie d'autant plus votre approche décalée et sensible qu'elle permet de profiter indirectement de lieux et de rencontres moins accessibles aux touristes lambda. Merci. Annie

Bonjour Annie,

C'est en tout cas très gentil de te manifester. C'est un plaisir et c'est rassurant de savoir qu'il y a des gens intéressés par ce qu'on écrit.

"récit très différent" .... "approche décalée et sensible" - Il y a bien plusieurs façons sensées de voyager, à chacun son style, sans avoir à se sentir "touriste lambda". Un ingrédient essentiel, je pense, est de ne pas avoir peur d'aller voir un peu plus loin que les brochures ou les programmes tout faits. Il n'y a pas à avoir peur dans un pays où les gens sont aussi gentils qu'en Colombie... mais c'est sûr il ne faut pas être trop insouciant non plus. Tout un chacun saura ses limites!
PH Phil31600 Regular ·
C'est sûr il ne faut pas avoir peur en Colombie. A condition de ne pas faire n'importe quoi bien sûr mais c'est vrai partout. Jamais du coup nous ne nous sommes sentis en insécurité. Et bien au contraire dans certains endroits comme Jardin. Ton carnet est sympa alors continue ! Ph.
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Merci Philippe!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Arrivée à Medellin

Nous arrivons au terminal routier sud de Medellin, tout près de l’aéroport domestique Olaya Herrera. C’est un complexe impressionnant, il y a 2 ou 3 étages, des magasins, des restaurants. Il nous faut quelques temps pour trouver les taxis. Ce qu’il y a de bien avec ce terminal, comme d’ailleurs avec l’autre terminal situé au nord de la ville, c’est que nous nous trouvons en pleine ville et il n’y a pas de distances énormes à parcourir pour se rendre à son hôtel. Je pense ici au terminal de Barranquilla et, pire encore, au terminal Quitumbe de Quito – une horreur perdue loin au sud de la ville.

Mais j’anticipe. Revenons à Medellin. Nous voici dans le taxi. Nous n’avons pas fait 1 km qu’une voiture de police nous arrête. Les deux policiers nous alignent les mains posées sur le taxi et nous soumettent à ce qu’on appelle pudiquement une « palpation de sécurité ». Ce sont des pros, leurs doigts cherchent avec insistance mais restent toutefois à 1 mm des « parties sensibles ». Bien sûr, nous n’avons rien à nous reprocher et ils nous laissent repartir. Je suis quand même étonné qu’ils n’aient pas fouillé nos bagages.

Je n’ai pas le moindre doute que des policiers en civil nous ait repérés comme personnes « douteuses » alors que nous cherchions notre chemin dans le terminal routier. Qu’est-ce qu’ils cherchaient ? De la drogue sans le moindre doute. J’ai cru comprendre, au fil de notre voyage, qu’il y a un effort sérieux pour mettre un frein à un certain mode de tourisme en Colombie.

Cela n’a été qu’une interruption bizarre. Nous arrivons assez vite à notre hôtel, du coté sud du district de Laureles. Petit hôtel sympathique, prix doux, rue tranquille joliment ombragée, et il fait un temps printanier – nous sommes de bonne humeur.

Le soir, nous nous baladons le long de la carrera 70, celle qui va jusque à la station de métro Estadio. C’est un quartier très animé, il y a des restaurants tout le long. Pas un étranger à l’horizon, c’est 100% Colombien. Nous nous installons à l’extérieur de « La Tienda de la 70 », un restaurant tout à fait correct sans être luxueux, et nous commandons …. Allez, devinez ! ….. une « bandeja paisa ». C’est ce qu’il nous fallait pour, nous n’avions pas beaucoup mangé depuis le matin.

Je mets la jpeg de ce monument érigé par la Colombie au nom de la gastronomie internationale. Non, non, je n’exagère pas, j’ai lu il n’y a pas si longtemps que ça que la « bandeja paisa » est maintenant reconnue au niveau planétaire comme un mets-phare. Vous reconnaîtrez la saucisse, le boudin, l’avocat, l’»arepa », le riz blanc couronné d’un œuf sur le plat, un énorme morceau de porc grillé – c’est assez de la couenne, je ne sais pas comment on appelle ça – du riz brun, si je me rappelle bien, et sur le côté une « cazuela » de « fríjoles » - des fayots. Le tout agrémenté de sauce et arrosé de « Club Dorada ».

C’était parfait, quoique je dois dire que l’»arepa », cette espèce de galette de maïs qu’on se voit servir systématiquement en Colombie, ne figure pas parmi mes expériences inoubliables.
AN Anlan ·
Au secours! Pas de quoi paniquer finalement, car en écartant saucisse, boudin et couenne grillée, il reste de quoi se sustenter pour toute la journée! Que ceux qui ont des adresses végétariennes nous fassent signe, on pourrait peut-être y trouver quelques légumes verts!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Au secours! Pas de quoi paniquer finalement, car en écartant saucisse, boudin et couenne grillée, il reste de quoi se sustenter pour toute la journée! Que ceux qui ont des adresses végétariennes nous fassent signe, on pourrait peut-être y trouver quelques légumes verts!

Oui, je dois admettre, la Colombie ce n'est pas une grande destination pour végétariens! Même moi et mon fils qui aimons la viande, nous avons peiné par moments.

Mais il faut aussi que je rappelle que les soupes sont vraiment extras!. Souvent, on les sert automatiquement quand on commande autre chose. Sinon, ne pas hésiter à demander s'il n'y a pas une petite "sopita" au menu!
PH Phil31600 Regular ·
Le menu du jour comprend quasi toujours une soupe, un plat (viande ou poisson) et une boisson. Nous avons eu des soupes aux légumes, au fromage, aux pâtes, à la volaille (Avec des pattes, cous, foies et gesiers dedans, ...). Et à chaque fois délicieuses. Prix du menu du jour : de 4500 cop le moins cher à 7000 ou 8000 les plus chers ( tout est relatif !). Parmi les meilleurs, el buffet de la plazza à Carthagene et un restau près de la place à Jardin. Ph.
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
AN Anlan ·
Merci, nous voilà rassurés, nous ne craignions pas d'être affamés, plutôt de ne pouvoir faire honneur à la cuisine locale et de froisser nos hôtes. Bonne idée, les soupes, même à la viande s'il le faut! Puisque je suis en ligne, je continue à vous harceler de questions! Nos réservations d'hôtel, encore modifiables, comportent une nuit de trop! D'où la question: - supprimer 1 jour prévu pour Guatapé ou Sta Fé, ou - 1 nuit dans la région du café: nous avons 3 n. à Jardin, 2 n. à Salamina, 2 n. à Manizales et 2 à Salento, ou - 1 nuit sur les 2 à Popayan, dont 1 après la route Salento-Popayan et 1 pour avoir toute une journée pour Popayan et Timbio. Les autres jours sont fixés pour nous permettre d'arriver un mardi à Tierradentro en passant par Silvia le matin (nous serons en voiture). D'autre part, si nous arrivons à Tierradentro un mardi après-midi (jour de fermeture du site), nous ne pourrons pas acheter nos tickets et perdrons alors du temps le mercredi matin ou pas ? Nous réservons 2 n. à La Portada. Vous aurez peut-être encore un conseil!
MA Mars56 Veteran ·
Bonjour Anne,

"arriver un mardi à Tierradentro en passant par Silvia le matin (nous serons en voiture). D'autre part, si nous arrivons à Tierradentro un mardi après-midi (jour de fermeture du site), nous ne pourrons pas acheter nos tickets et perdrons alors du temps le mercredi matin ou pas ? Nous réservons 2 n. à La Portada. Vous aurez peut-être encore un conseil!"

Sans vouloir "polluer" le post initial de GeorgesOZ ( j'attends la suite, j'aime bien!) juste une remarque:

La route qui mène de Silvia à San Andres de Pisimbala n'est pas terrible, en prenant votre temps pour la visite du marché à Silvia, vous arriverez forcément en soirée à la Portada.

Léonardo, le patron vous donnera les conseils pour le lendemain: il est possible d'acquitter le "passeporte" valable pour la totalité du parc au premier site visité ( Alto de San Andres, le plus proche de l'hospedaje la Portada).

Si tu préféres débuter la journée par la visite du musée et donc acheter le "passeporte" à la billetterie, ça ne prend pas beaucoup de temps, à Tierradentro c'est rarement la foule!

si tu le souhaites, ci dessous un article de mon blog sur notre séjour à Tierradentro...et à La Portada.

https://marie-alain.blog4ever.com/colombie-11-sur-les-sentiers-de-tierradentro

Cordialement, Alain
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
....... Puisque je suis en ligne, je continue à vous harceler de questions! Nos réservations d'hôtel, encore modifiables, comportent une nuit de trop! D'où la question: - supprimer 1 jour prévu pour Guatapé ou Sta Fé, ou - 1 nuit dans la région du café: nous avons 3 n. à Jardin, 2 n. à Salamina, 2 n. à Manizales et 2 à Salento, ou - 1 nuit sur les 2 à Popayan, dont 1 après la route Salento-Popayan et 1 pour avoir toute une journée pour Popayan et Timbio. Les autres jours sont fixés pour nous permettre d'arriver un mardi à Tierradentro en passant par Silvia le matin (nous serons en voiture).....

Je ne rajouterai rien au commentaire d'Alain sur la route de Silvia jusqu'à Tierradentro, n’ayant pas suivi cet itinéraire. Mais ne faire qu’une nuit à Popayan, arrivant de Salento et repartant le lendemain matin pour Silvia puis Tierradentro, c’est un peu la course. Et c’est dommage pour Popayan qui vaut bien d’y passer au moins une journée pleine. C’est l’une des petites villes les plus charmantes que nous ayons visitées.

C’est aussi à Popayan que nous avons eu l’un des repas de midi les moins chers – soupe, plat principal, jus de fruit – à 6000 pesos pp soit 1.7 Euros.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
.... Prix du menu du jour : de 4500 cop le moins cher à 7000 ou 8000 les plus chers ( tout est relatif !).....

Prix des Repas

Sans douter de ton expérience, je crois opportun de commenter sur les prix. Il est sans aucun doute possible de manger pour quelques petits milliers de pesos. De mes notes écrites sur 5 bonnes semaines en Colombie, je vois nos repas de midi les moins chers à 6000 pesos et 6250 pesos par personne, à Popayan et San Agustin – 1.7 Euros.

Les repas les plus chers = dans les 10-12 Euros par personne : - Midi : 42,500 pesos à Cali et 35,500 à Barranquilla – 11.7 et 9.8 Euros. - Soir : 35,500 à Popayan et 42,500 à Medellin – 9.8 et 11.7 Euros

C’était bien entendu dans des restaurants un peu meilleurs que la moyenne, sans jamais donner dans le luxe, et avec 1 bière. De plus le restaurant à Popayan était dans le centre-ville et les prix reflétaient sans aucun doute le fait que la ville est très populaire, il y a beaucoup de touristes Colombiens aisés qui y viennent.
GI Gildadesiles Globetrotter ·
bonjour

Quel plaisir de te lire ...

Un aveux ton récit me donne l'envie de sauter dans l'avion pour refaire un tour en Colombie.

Sinon au niveau culinaire, je n'ai pas un souvenir inoubliable de la gastronomie locale (à part les soupes très bonnes) depuis mon retour j'ai une aversion prononcée pour les bananes (platanes ou pas).....🤪
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Medellin – Festival des Fleurs

Nous sommes en période de festival. Il y a de l’animation dans plusieurs parties de la ville. Nous nous rendons à pied à l’Aeroparque Juan Pablo II » qui longe le côté ouest de l’aéroport Olaya Herrera. En début d’après-midi, c’est encore assez vide. Nous faisons un tour de reconnaissance et admirons en passant les quelques épaves d’avion massées au bord de la piste. Les envols d’appareils assez légers se succèdent et nous ne manquons pas de plaisanter sur les envois de « marchandise » vers les USA.

Entretemps, nous sommes maintenant en milieu d’après-midi. La foule a grossi. Un groupe d’animateurs représentant les personnages typiques du pays Paisa nous interpelle. Le maquillage des hommes comporte des gros sourcils bien noirs qui, réponse à notre question, sont censés être typiques des paysans Paisa. Une femme est déguisée en « arepa », cette galette de mais dont j’ai déjà parlé, et un/une autre animateur / trice est déguisée en avocat. Ce sont des éléments incontournables de la gastronomie Paisa. Bon, gastronomie, j’exagère un peu – pour les curieux, je renvoie à ma description de la « bandeja paisa » un peu plus haut.

Vous reconnaîtrez ces personnages sur la photo de groupe. Les hommes brandissent des machettes, pas des vraies bien sûr. Celui qui joue de la guitare au centre, c’est moi-même et vous m’excuserez de me masquer pour garder mon anonymat ! Je continue à porter mon « aguadeño », mon chapeau d’Aguadas. Est-ce à cause du festival ? Beaucoup de gens, même des femmes, portent ce genre de chapeau ici, et en ville, partout. Même un chien a été coiffé d’un « sombrero » pour l’occasion !

Il y a de la musique, des groupes jouant en live à plusieurs endroits, un concours de poésie Paisa improvisée par des enfants dans un théâtre en plein air, avec une chaude participation du public, tout à fait hilarant. Dans un enclos, plusieurs garçonnets habillés en « arrieros » défilent en menant des mules chargées de sacs censés être remplis de café. Les gens de Medellin sont de toute évidence très fiers de leur culture Paisa !

Ayant passé quelques heures bien divertissantes au Parque Juan Pablo II, nous arrêtons un taxi pour aller à la Plaza de Gardel, de l’autre côté de l’aéroport, 3 kms en voiture pour contourner l’aéroport alors qu’en ligne droite ça aurait été moins d’un km – mais on ne peut bien sûr pas franchir la piste d’envol.

A la Plaza Gardel, ou juste à côté, un amphithéâtre a été consacré à la musique d’inspiration Africaine. A l’entrée, une jeune Afro-Colombienne magnifique nous fait jaillir les yeux de la tête. A l’approche. Elle est modèle, lui dit-elle. Je ne sais pas à quel niveau de professionnalisme elle se situe, mais en tout cas elle se livre gentiment à une série de photos. J’observe de loin, je dois avouer que je suis presque jaloux de mon fils quand je le vois prendre note des détails personnels de la jeune femme. Allez, vieux cxx, tu sais bien qu’A envoie scrupuleusement ses photos aux gens qu’il a rencontrés !

L’amphithéâtre est bondé de monde dès le début de soirée. Un groupe venu de Calí nous sert de la musique Afro-Colombienne, chanteur, musiciens, danseuses, ça chauffe sérieux. C’est suivi par le groupe de gospel de Medellin. A part d’une femme, ce sont tous des blancs mais c’est franchement sensationnel.

Nous arrêtons un taxi dans la rue pour rentrer à l’hôtel. Je vois très bien le plan de la ville et je ne comprends pas pourquoi le taxi nous fait passer par les alentours du « Cerro de Nutibara », vers la station de métro Industriales je crois. Il y aurait eu une route bien plus directe. Peu importe, cela nous donne l’occasion de visiter, confortablement assis dans le taxi, quelques rues bien animées mais d’un genre beaucoup plus terre à terre que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Pour le dire tout court, nous hésiterions à traîner nos savates dans ces parages, surtout le soir….
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
bonjour

Quel plaisir de te lire ...

Un aveux ton récit me donne l'envie de sauter dans l'avion pour refaire un tour en Colombie.

Sinon au niveau culinaire, je n'ai pas un souvenir inoubliable de la gastronomie locale (à part les soupes très bonnes) depuis mon retour j'ai une aversion prononcée pour les bananes (platanes ou pas).....🤪

Bonjour Sylvie,

Je suis ravi de l’entendre!

Je suis assez d’accord avec toi pour ce qui est de la nourriture en Colombie. La viande est excellente mais on finit vite par s’en lasser. On aimerait avoir plus de légumes, plus de plats vraiment cuisinés. Heureusement, il y a les soupes, nous sommes plusieurs à l’avoir remarqué.

Il se pourrait qu’il y ait beaucoup plus de variété dans la cuisine Colombienne mais que ca reste dans le domaine du privé. C’est le cas par exemple dans certains pays du Moyen Orient, en Iran par exemple – cuisine délicieuse, saine et variée à la maison, mais kebab / poulet à l’infini pour les voyageurs.
GI Gildadesiles Globetrotter ·
Je ne connais pas l'Iran mais j'ai un souvenir de Jordanie où se fut poulet à tous les repas....

En Colombie, nous avons quand même fait une découverte et une folie à Medellin où nous avons trouvé un resto (fusion japonais-Amérique du Sud) délicieux mais ...très cher (au tarif moyen parisien on va dire....) ....nous avons été surpris car au cours de notre (court) séjour au Pérou nous avons trouvé la cuisine délicieuse et variée...Mais cet aspect culinaire n'est pas vraiment grave.... on trouve quand même à se nourrir correctement et c'est l'essentiel...car il y a tant d'autres plaisirs dans ce pays
MA Madonantes Regular ·
Même le chien ! Cela me rappelle les chiens "déguisés" aux couleurs de Boca junior et River Plate dans le quartier de La Boca à Buenos Aires
Mado https://madovoyages.com
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Même le chien ! Cela me rappelle les chiens "déguisés" aux couleurs de Boca junior et River Plate dans le quartier de La Boca à Buenos Aires

Une idée: qqn pourrait lancer une rubrique "animaux déguisés", je crois que ça n'a pas encore été fait 😉
EL ElicaSerge ·
Bonjour Georges,

Merci infiniment pour ce récit de voyage. J’attends la suite avec impatience. Votre vision de la Colombie et des colombiens me touche d’autant plus que je suis marié à une santanderiana de Bucaramanga. J’adore ce pays que j’ai visité 3 fois déjà. Nous y avons passé toutes les fêtes de fin d’année en 2018. C’était enchanteur ! Mais je veux aussi le découvrir comme vos yeux et votre cœur l’ont vu. En juillet 2020, nous partons y vivre. Et je veux le parcourir comme vous l’avez fait avec votre fils. Si vous y revenez, nous vous y recevrons avec plaisir et chaleur. A la colombienne. Encore une fois merci de donner une telle image de ce pays merveilleux qui malheureusement fait encore trop peur. Au plaisir.
Elica & Serge
KA Kawo Veteran ·
Bonjour Georges,

Je suis toujours ton carnet avec beaucoup de plaisir, mais il est vrai que je manque cruellement de temps en ce moment et qu'il m'est difficile de réagir à tes écris ... Mais continue ! merci
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour Georges,

Je suis toujours ton carnet avec beaucoup de plaisir, mais il est vrai que je manque cruellement de temps en ce moment et qu'il m'est difficile de réagir à tes écris ... Mais continue ! merci

Bonjour Caro,

C’est gentil en tout cas de prendre quelques minutes de ton temps. Même quelques petits mots d’appréciation m’encouragent à continuer mon récit.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour Georges,

Merci infiniment pour ce récit de voyage. J’attends la suite avec impatience. Votre vision de la Colombie et des colombiens me touche d’autant plus que je suis marié à une santanderiana de Bucaramanga. J’adore ce pays que j’ai visité 3 fois déjà. Nous y avons passé toutes les fêtes de fin d’année en 2018. C’était enchanteur ! Mais je veux aussi le découvrir comme vos yeux et votre cœur l’ont vu. En juillet 2020, nous partons y vivre. Et je veux le parcourir comme vous l’avez fait avec votre fils. Si vous y revenez, nous vous y recevrons avec plaisir et chaleur. A la colombienne. Encore une fois merci de donner une telle image de ce pays merveilleux qui malheureusement fait encore trop peur. Au plaisir.

Bonjour Serge,

Comme je viens de l’écrire à Caro, quelques mots d’appréciation m’encouragent à continuer mon récit. Je te remercie donc – on peut se tutoyer, non ? Et merci aussi pour ton invitation de passer vous voir, toi et ton épouse, à Bucaramanga. Je ne suis pas passé par là-bas, il y a tellement de choses à voir en Colombie, mais ça fait partie de mes projets futurs. Alors qui sait ?

La Colombie est un pays merveilleux, sans le moindre doute. Les gens sont adorables et la nature est très belle. Mais c’est peut-être bien, de mon point de vue égoïste, qu’il « fasse encore trop peur ». J’ai particulièrement apprécié la fraîcheur et la spontanéité des gens, et le fait de ne pas avoir à me démener à travers une foule de touristes.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Medellin – Parque Arví

Medellin est traversée par la rivière Aburrá, ou Porce – mais on dit plus simplement « rivière de Medellin ». Elle fait partie du bassin de la rivière Cauca. La ville s’étire sur un axe nord-sud le long de la rivière, et se trouve encadrée de chaque côté par des montagnes. Le tout forme un ensemble assez symétrique avec des points de repère évidents, ce qui fait qu’il est assez facile de naviguer dans cette ville qui fait 2.5 millions d’habitants.

La ligne principale du métro de Medellin longe la rivière. Nous payons 4,500 pesos à deux, et allons de Exposiciones à Acevedo. De là, on peut prendre le téléférique sur la ligne K du « Metrocable » pour monter jusqu’à la station de Santo Domingo, sans rien payer de plus. C’est pratique et propre. Les gens de Medellin sont fiers de leur métro. C’est le seul en Colombie, disent-ils, et ils dénigrent le système compliqué de transport public de Bogotá.

La ligne K du Metrocable traverse les Comunas 1 et 2. « Comunas » signifie en principe « districts », mais on nous a dit plus tard que c’est souvent l’équivalent des « favelas » brésiliennes. Qu’en est-il ? Nous voici débarqués à Santo Domingo. Nous mangeons pour moins de 2 Euros pp dans une espèce de Chicken Quick Fry à proximité de la station. Impossible de trouver un restaurant plus digne de ce nom dans ce quartier plus humble et à vrai dire peu engageant.

Nous continuons avec le téléférique. Cette fois, c’est la ligne L et il faut payer 5,500 pesos pp. Cette ligne monte jusqu’au Parque Arví qui surplombe la ville. Nous partageons la « gondole » avec 3 Colombiens avec lesquels nous engageons une discussion. L’homme parle en fait parfaitement le Français, ayant été éduqué au Lycée Français de Bogotá.

Nous avons remarqué qu’à la télévision on ne voit que des Blancs, que ce soit des politiciens, des artistes ou des journalistes. Par contre, les gens semblent se mêler avec aisance et tranquillité dans la rue, sans signe évident de discrimination. Nos compagnons de route Colombiens, dans la « gondole » du téléférique, nous disent que s’il y a une discrimination, cela tiendrait plutôt à la classe sociale qu’à l’ethnicité de la personne, mais aussi qu’à leur avis les Noirs sont bien mieux intégrés que les Indiens dans la société Colombienne.

Nous ne doutons pas de la véracité de cette explication de la société Colombienne. Il ne reste pas moins vrai que l’argument d’une discrimination sociale plutôt qu’ethnique est un argument circulaire. La classe sociale des gens ne résulte-t-elle pas en grande partie de la discrimination raciale qui a sévi pendant des siècles ?

Le Parque Arví, au nord-est de Medellin, surplombe la ville de plusieurs centaines de mètres. Beaucoup de touristes y viennent, surtout des Colombiens. On a très vite fait le tour de l’infrastructure autour du téléférique, cafés, restaurants etc. Le parc lui-même est très beau, c’est sûr, mais peut-être un peu trop « aseptisé » à notre goût. On comprend que les autorités aient tout fait pour éviter le tourisme sauvage et pour protéger la végétation, mais nous aimerions bien nous aventurer dans la forêt et la voir de près, cette végétation. A ne semble de toute façon pas emballé par l’idée de faire une randonnée de quelques heures. Ce n’est pas qu’il soit paresseux, mais ce qu’il cherche le plus, ce sont des gens à prendre en photo. Il « travaille », me dit-il !

Donc, nous ne cherchons pas longtemps autour du téléférique. Nous restons dans le parc une petite heure, juste de quoi respirer un bon coup. Mais en fait, on respire bien dans la ville aussi, n’est-il pas vrai ? Ce n’est pas une plaisanterie, il ne nous semble pas qu’il y ait beaucoup de pollution dans ces villes de montagne.

Ce que je viens de dire sur le Parque Arví ne doit pas être pris à la lettre. Nous n’avons pas fait de grands efforts pour le découvrir, et il se peut bien qu’il puisse offrir bien du bonheur à d’autres gens.
JP Jpg63530 ·
Bonjour GeorgesOZ,

hé oui il y a d'autres personnes qui vous suivre... Nous partons en Colombie mon épouse et moi en décembre (plus que 15 jours) et j'aime beaucoup votre récit très détaillé. Nous partons pour seulement 3 semaines avec un parcours un peu différent du votre mais je pense que la Colombie est belle partout. Merci encore pour partager votre expérience.

Jean-pierre
LU Luximage ·
Bonjour Georges, je prévois d'aller en Colombie début 2019 et je découvre tout juste votre carnet. Merci beaucoup de nous faire partager tout cela, c'est très intéressant et ça donne envie ! C'est aussi la façon que j'ai de voyager, transports locaux, rencontres à l'improviste... (voir mon carnet sur Haïti) Serait-il possible de faire un genre de planning avec les dates pour avoir une idée du temps resté à chaque endroit et du temps pris par les déplacements ? J'attends la suite ! A bientôt Anne-Marie
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour GeorgesOZ,

hé oui il y a d'autres personnes qui vous suivre... Nous partons en Colombie mon épouse et moi en décembre (plus que 15 jours) et j'aime beaucoup votre récit très détaillé. Nous partons pour seulement 3 semaines avec un parcours un peu différent du votre mais je pense que la Colombie est belle partout. Merci encore pour partager votre expérience.

Jean-pierre

Bonjour Jean-Pierre,

Belle presque partout, je dirais. Pour anticiper un brin sur la suite de mon carnet, nous avons trouvé la côte moins belle, là où nous sommes allé en tout cas, et aussi les "costeños" moins engageants que les gens des montagnes. De plus, l'Espagnol des "costeños" est plus difficile à capter.

Il y a un endroit où nous sommes passés que je baptiserais bien "le tdc de la Colombie". Mais patience, j'y arriverai bien dans la suite du carnet!

Mais ce n'est que mon impression, partagée par mon fils d'ailleurs.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour Georges, je prévois d'aller en Colombie début 2019 et je découvre tout juste votre carnet. Merci beaucoup de nous faire partager tout cela, c'est très intéressant et ça donne envie ! C'est aussi la façon que j'ai de voyager, transports locaux, rencontres à l'improviste... (voir mon carnet sur Haïti) Serait-il possible de faire un genre de planning avec les dates pour avoir une idée du temps resté à chaque endroit et du temps pris par les déplacements ? J'attends la suite ! A bientôt Anne-Marie

Bonjour Anne-Marie,

Pour les déplacements, j'ai donné beaucoup de détails dans les pages précédentes. Je viens de jeter un coup d'œil à mes notes et je peux te dire qu'en moyenne les bus que nous avons pris ont fait 35 kms par heure, arrêts y compris. Il faut plutôt compter 20 à 25 kms par heure si c’est vraiment montagneux. Le plus rapide serait dans les 50 kms par heure.

Quant au temps à passer à chaque endroit, je vois certains plans d’itinéraire qui n’accordent qu’une nuit à chaque étape. Ce n’est pas du tout ma façon de voyager, ça ne donne pas le temps de commencer à savourer les endroits, et c’est trop le style des gens qui veulent « tout faire » mais qui n'ont pas le temps. Bien évidemment, il y a tant de visites a priori intéressantes quand on regarde un pays comme la Colombie, mais il faut faire des choix. Moi et mon fils, nous avons passé en moyenne 2 jours entiers par endroit et même ça c'est parfois trop court.
EL ElicaSerge ·
Bonjour Georges,

Merci infiniment pour ce récit de voyage. J’attends la suite avec impatience. Votre vision de la Colombie et des colombiens me touche d’autant plus que je suis marié à une santanderiana de Bucaramanga. J’adore ce pays que j’ai visité 3 fois déjà. Nous y avons passé toutes les fêtes de fin d’année en 2018. C’était enchanteur ! Mais je veux aussi le découvrir comme vos yeux et votre cœur l’ont vu. En juillet 2020, nous partons y vivre. Et je veux le parcourir comme vous l’avez fait avec votre fils. Si vous y revenez, nous vous y recevrons avec plaisir et chaleur. A la colombienne. Encore une fois merci de donner une telle image de ce pays merveilleux qui malheureusement fait encore trop peur. Au plaisir.

Bonjour Serge,

Comme je viens de l’écrire à Caro, quelques mots d’appréciation m’encouragent à continuer mon récit. Je te remercie donc – on peut se tutoyer, non ? Et merci aussi pour ton invitation de passer vous voir, toi et ton épouse, à Bucaramanga. Je ne suis pas passé par là-bas, il y a tellement de choses à voir en Colombie, mais ça fait partie de mes projets futurs. Alors qui sait ?

La Colombie est un pays merveilleux, sans le moindre doute. Les gens sont adorables et la nature est très belle. Mais c’est peut-être bien, de mon point de vue égoïste, qu’il « fasse encore trop peur ». J’ai particulièrement apprécié la fraîcheur et la spontanéité des gens, et le fait de ne pas avoir à me démener à travers une foule de touristes.

Bonjour Georges,

Merci pour ton retour et ce magnifique récit. Santander, c'est le département où se trouvent le canyon de Chicamocha, de petites villes super agréables comme Barichara ou San Gil. Bucaramanga et ses alentours sont aussi très beau. Le climat y est tempéré. J'ai cru comprendre que tu aimes les paysages, tu te régalerais aussi les yeux. Nous avons acheté un terrain sur la Mesa de los Santos, tout prêt du canyon. Et nous vivrons entre Bucaramanga et la Mesa. Le porc grillé de la Bandeja Paisa c'est le "chicaron". A te lire avec toujours autant de plaisir.
Elica & Serge
LA Lacolora Regular ·
Excellent carnet de voyages (vous devriez vous inscrire au "RV des Carnet de Voyages" à Clermont Ferrand (qui débute aujourd'hui vendredi jusqu'à dimanche). On se régale à vous lire ... votre style est très plaisant et les photos superbes. Je suis étonnée de lire qu' "Aguadas est moins touristique que Salamina", non pas concernant Aguadas, mais relativement à Salamina : cette ville est-elle si touristique ??
MA Mars56 Veteran ·
Bonjour Serge,

Nous avons fait le trek du cañon de Chicamocha ( 3 jours/2 nuits) en avril 2017...Splendide!

Je n'ai pas su répondre à une demande de renseignement (via mon blog) concernant le questionnement d'un voyageur cherchant les possibilités de logement à Los Santos.

Nous n'étions pas concernés car la veille nous avions passé la nuit à Jordan et à l'arrivée sur la mesa de Los Santos nous avons pris le téléphérique et le bus pour San Gil.

Comme tu es un "régional de l'étape", as tu des adresses à conseiller pour un hébergement simple à Los Santos?

Merci! Cordialement, Alain

https://marie-alain.blog4ever.com/colombie-27-canon-de-chicamocha-trek-de-3-jours2-nuitsmarche-a-l-ombre
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Excellent carnet de voyages (vous devriez vous inscrire au "RV des Carnet de Voyages" à Clermont Ferrand (qui débute aujourd'hui vendredi jusqu'à dimanche). On se régale à vous lire ... votre style est très plaisant et les photos superbes. Je suis étonnée de lire qu' "Aguadas est moins touristique que Salamina", non pas concernant Aguadas, mais relativement à Salamina : cette ville est-elle si touristique ??

Merci Fanny! ... Mais ça ne va pas faire du bien à ma modestie naturelle, hem hem! 😉. Mais je suis ravi de savoir qu'il y a un bon nombre de gens qui suivent mon récit avec plaisir. Je ne suis pas en France, donc impasse sur le rendez-vous à Clermont-Ferrand. 😕

Ce n'est pas que Salamina soit tellement touristique, mais Aguadas l'est encore moins!

A Salamina, nous avons cru entendre un peu de mouvement dans les chambres voisines de la nôtre, mais il s'agissait peut-être de touristes Colombiens. Nous n'avons en tout cas pas entendu parler autre chose que de l'Espagnol de Bogotá à Medellin. Incroyable mais vrai!

Medellin qui se dit joliment "Medejin" dans le parler Colombien.
LA Lacolora Regular ·
C'est vrai qu'en Amérique Latine le "ll" (de Medellin par ex.) se prononce plutôt "je" , et non sous la forme d'un "ye mouillé" c-a-d très doux comme en Espagne. La Colombie est cependant le pays où l'on parle le mieux l'espagnol, au niveau accent.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
C'est vrai qu'en Amérique Latine le "ll" (de Medellin par ex.) se prononce plutôt "je" , et non sous la forme d'un "ye mouillé" c-a-d très doux comme en Espagne. La Colombie est cependant le pays où l'on parle le mieux l'espagnol, au niveau accent.

“plutôt je” est littéralement vrai car il ne s’agit pas d’un simple « je » comme le « je » Français. Ça varie en fait entre « ll » à l’Espagnole et « j » et parfois on croit même entendre un soupçon de « d » avant le « je ».

Ça paraît compliqué mais c’est comme ça. Il faut avoir de l’oreille !

Sinon, nous avons trouvé que l’Espagnol sur la côte Caribéenne est plus difficile à comprendre que celui des montagnes. Les « costeños » semblent “avaler” les consonnes par exemple.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Medellin – Comunas

La descente du Parque Arví nous offre des vues superbes avec au premier plan les quartiers humbles des Comunas accrochées aux flancs de la vallée de Medellin. Les photos que j’ai pu prendre sont loin d’être parfaites, on voit les traces sales des vitres de la « gondole » du téléférique.

Nous voici de retour à la station de Santo Domingo. Vue de la rue avec ses peintures murales – le « street art » Colombien a une réputation bien m��ritée – mais aussi avec le fouillis caractéristique d’une zone qui n’a pas attiré d’investissements sérieux. Petit moment d’hésitation : allons-nous reprendre le téléférique pour redescendre jusqu’à la station Acevedo, ou bien allons-nous descendre à pied à travers les Comunas ? La carte affichée sur le portable nous indique qu’il y aurait 2.5 kms à faire, ce serait un bon bout de chemin surtout qu’il ne s’agit pas de belles rues gentiment tracées là, tout droit devant nous.

Vous connaissez la chanson « Born for adventure » de Styx ? Nous nous reconnaissons tout à fait dans le refrain :

“For I was born Born for adventure Women whisky and sin »

Allez que diable, nous ne savons pas sin nous allons trouver « femmes, whisky et péché » en route, mais en avant !

En fait, il est facile de trouver notre chemin par ces ruelles étroites et allées tortueuses, il suffit de suivre la pente assez raide qui mène au fond de la vallée. Les habitations sont petites et serrées les unes contre les autres. Elles sont modestes, ces maisons et souvent d’une construction bâclée, par manque de moyens sans doute, mais elles ne sont pas franchement miséreuses. Nous avons vu pire.

Toutefois, nous ne risquerions pas dans ces parages le soir ! Nous restons un peu appréhensifs et sur nos gardes. Un groupe d’adolescents nous interpelle pour nous montrer le cannabis qu’ils font pousser entre les maisons, et nous en offrent. Plus bas encore, quelques minutes plus tard, d’autres jeunes nous appellent d’une maison pour manifestement nous offrir quelque produit « exotique ». Ils sont tous gentils et de bonne humeur, mais nous préférons passer notre chemin. Instinctivement, nous nous disons qu’il vaut mieux ne pas nous attarder où que ce soit et trop attirer l’attention sur nous.

Mais le démon de la photo tenaille A. Il ne peut pas résister à la tentation de faire poser un jeune au torse nu abondamment tatoué, style yakuza.

Nous voici tout à fait en bas. Encore une passerelle pour franchir la rivière et Il faut chercher un peu à travers quelques baraques industrielles désaffectées, avant d’arriver à la station Acevedo. De là, nous prenons le métro jusqu’à la station Universidad, aux alentours de laquelle nous avons vu qu’il y a de l’animation dans le cadre du Festival de las Flores. Cela semble être un quartier intéressant et bien animé, effectivement. Beaucoup de gens dans les rues.

Nous nous installons dans le Parque Norte, devant une bière bien méritée après notre visite des Comunas ! Au programme, il y aurait de la musique Andine au fond du parc, mais malheureusement le démon de la photo attaque A, une fois de plus. Mais il s’agit d’un autre démon, celui de « l’inquiétude artistique ». Ce démon qui vit dans les couloirs obscurs de la psychologie de mon fils a cette mauvaise manie de le faire douter de soi-même. Aujourd’hui, ce vicelard lui susurre à l’oreille que toutes ces belles photos qu’il vient de prendre, et bien non, elles ne sont pas si bonnes que ça, elles ne sont pas assez nettes. Horreur ! A inspecte ses photos, l’une après l’autre, mais ne peut pas se rassurer de leur qualité, il faudrait qu’il puisse les décharger sur un PC pour pouvoir les examiner avec un grossissement suffisant, jusque dans leurs derniers détails.

Que faire ? A est vraiment inquiet, il craint qu’il y ait un défaut systématique dû à l’appareil ou à l’objectif. Il faut qu’il en ait le cœur net. Il cherche sur son portable, trouve une photographe, appelle. Bingo ! Elle répond, A s’explique, elle lui offre gentiment de passer la voir dans son studio, et par chance ce n’est pas trop loin. Hop, nous sautons dans un taxi. J’ai dû expédier le reste de ma bière « bien méritée »….
LU Luximage ·
Bonjour Georges, je prévois d'aller en Colombie début 2019 et je découvre tout juste votre carnet. Merci beaucoup de nous faire partager tout cela, c'est très intéressant et ça donne envie ! C'est aussi la façon que j'ai de voyager, transports locaux, rencontres à l'improviste... (voir mon carnet sur Haïti) Serait-il possible de faire un genre de planning avec les dates pour avoir une idée du temps resté à chaque endroit et du temps pris par les déplacements ? J'attends la suite ! A bientôt Anne-Marie

Bonjour Anne-Marie,

Pour les déplacements, j'ai donné beaucoup de détails dans les pages précédentes. Je viens de jeter un coup d'œil à mes notes et je peux te dire qu'en moyenne les bus que nous avons pris ont fait 35 kms par heure, arrêts y compris. Il faut plutôt compter 20 à 25 kms par heure si c’est vraiment montagneux. Le plus rapide serait dans les 50 kms par heure.

Quant au temps à passer à chaque endroit, je vois certains plans d’itinéraire qui n’accordent qu’une nuit à chaque étape. Ce n’est pas du tout ma façon de voyager, ça ne donne pas le temps de commencer à savourer les endroits, et c’est trop le style des gens qui veulent « tout faire » mais qui n'ont pas le temps. Bien évidemment, il y a tant de visites a priori intéressantes quand on regarde un pays comme la Colombie, mais il faut faire des choix. Moi et mon fils, nous avons passé en moyenne 2 jours entiers par endroit et même ça c'est parfois trop court.

Merci beaucoup Georges de m'avoir répondu ! Je lis avec intérêt la suite 🙂 A bientôt Anne-Marie
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Medellin – Quartiers Nord et El Poblado

Le studio de photographie se trouve dans la Calle 92, à la hauteur de la Carrera 49. Lina García se spécialise dans la photo d’enfants. Son petit studio est bourré de jouets en peluche, de déguisements de fée, de Robin des Bois, de Spiderman et tout autre personnage fantaisiste dont les enfants, ou les parents, pourraient rêver pour faire des photos « inoubliables ».

Lina García nous attendait. Elle nous conduit à son bureau, et bien qu’elle ait quelques clients assis à attendre leur tour, elle passe un bon bout de temps à examiner les photos de A, qu’il a téléchargées sur son PC. Tous deux discutent des détails techniques, le cadrage, l’exposition etc. Plusieurs photos semblent être tout à fait correctes vues de très près, ce qui indiquerait qu’il ne peut pas y avoir un défaut systématique dû à l’appareil ou aux objectifs utilisés – c’était l’une des hantises qui poursuivait A. Lina, comme moi-même, nous lui répétons que s’il a pu faire un bon nombre de bonnes photos, il n’y a pas de raison pour que presque toutes ses photos soient également bonnes, à part bien sûr les quelques ratés occasionnels.

Nous ne le convainquons qu’à moitié. Une fois tenaillé par l’angoisse, il est difficile de complètement le rassurer. Mais nous avons suffisamment pinaillé et il faut aller de l’avant. Nous quittons Lina en la remerciant profusément pour sa gentillesse. A deux pas de chez elle, nous arrivons au Parque Aranjuez et de là nous prenons le MetroPlus, en fait il s’agit d’un bus, jusque à la station Hospital. Nous traversons des quartiers qui ont vraiment l’air très sympathiques et bien animés : Aranjuez, Las Esmeraldas, Campo Valdez ….

A Hospital, nous prenons le métro jusque à la station Poblado. Sur la place en bas de la station, à l’intersection de la Calle 10 et de la Carrera 48, il y a beaucoup de jeunes. C’est là que nous rencontrons Antony, un Français de père Togolais et de mère Guadeloupéenne. Il a disposé une carte du monde sur le pavé, et quelques dizaines de photos pour illustrer son parcours. Antony est un mordu de l’aventure, il voyage. Il a traversé 50 pays depuis 2013. Nous bavardons sur ses expériences en Chine et ailleurs. Il vient juste de passer 2 mois au Venezuela, ce qui nous impressionne étant donné la crise grave que connaît ce pays. Mais Antony est cool, il semble bien se tirer d’affaire un peu partout. Nous lui donnons un peu d’argent pour l’aider à continuer son voyage.

Plus loin, vers Parque Lleras, nous mangeons pour 85,000 COP à deux. Ça fait 23 Euros, ce qui nous semble cher, plus cher que ce à quoi nous nous sommes habitués depuis notre arrivée à Bogotá. Mais nous nous trouvons ici dans un quartier nettement plus touristique, et en plus nous avons bu 4 bières !

Ce quartier, El Poblado, est bien animé. La plupart des gens semblent être des touristes et des familles Colombiennes. Mais visiblement c’est un quartier « aseptisé », pas tellement le genre d’environnement que nous cherchons dans notre voyage. Pour le dire tout droit, de tout ce que nous avons vu à Medellin, c’est ce qui nous a le moins plu. Mais bon, ce n’était pas douloureux, loin de là.

C’est la fin d’une journée bien remplie. Plutôt que de faire le chemin inverse, à pied puis le métro puis de nouveau à pied, nous prenons un taxi et nous sommes assez rapidement de retour à l’hôtel. Prix de la course 10,000 COP, soit moins de 3 Euros, on aurait tort de se priver !
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
El Peñol – Souvenirs d’Aventures Passées Le Terminal Norte se trouve à côté de la station de Métro Caribe. Le billet du bus Sotrasanvincente pour Guatapé coûte 14,000 COP par personne – 4 Euros. Départ à 8 :40.

Ces deux semaines passées, depuis notre arrivée à Bogotá, nous n’avions rencontré aucun étranger, et là c’est le choc. Dès que nous joignons le groupe de gens qui attendent le bus, nous savons que nous sommes retombés sur le « Gringo Trail » : au moins la moitié des gens sont des touristes étrangers.

Un jeune Canadien est frustré de ne pas pouvoir communiquer avec le conducteur : « No comprendo. No habla Inglés ? ». Ça semble être tout l’Espagnol qu’il maîtrise. Espère, mon ami, les Colombiens qui parlent Anglais, ça ne court pas les rues !

La route est bonne, mais bien sûr ce n’est toujours pas une belle autoroute « bien de chez nous ». Nous arrivons à l’arrêt de El Peñol. La plupart des gens descendent du bus. Notre jeune Canadien se lève et déclare haut et fort que « it’s the worst ride I ever had ! ». Ce qui nous fait bien rire, A et moi. Et bé dis donc, si c’est la pire route qu’il a vue jusqu’ici, il a encore du chemin à faire dans la vie !

Notre intention n’est pas d’aller voir tout de suite le fameux rocher de El Peñol, mais nous descendons quand-même du bus. Nous demandons au conducteur combien de temps il s’arrête : « 4 minutes ! », nous dit-il. Nous lui disons donc que nous allons aux toilettes. « Vale ! » nous répond-il. Mais surprise, revenant des toilettes, plus de bus sur la place ! L’oiseau s’est envolé ….. avec nos bagages !

Je n’ai pas grand-chose dans mon sac, juste 2 ou 3 habits de rechange et une trousse de toilette. Mais A, lui, a laissé 2 sacs dans le bus, dont celui où il range son matériel photo, et il y en a pour quelques milliers d’Euros ! Heureusement, tout ça, c’est remplaçable, et mon fils a une bonne assurance. Nous nous retrouvons là avec tout juste les habits que nous portons et nos documents importants, passeports, monnaie et cartes de crédit. Voyons ça du bon côté : c’est le début d’une grande aventure !

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une telle chose m’arrive. En 1981, le sac que j’avais eu la malchance d’enregistrer sur l’avion de Guatemala Ciudad à Mérida, au Mexique, avait été perdu et comme j’enchaînais les vols de Mérida à Miami, puis de Miami à Amsterdam, je m’étais retrouvé aux Pays-Bas avec mon passeport, un peu d’argent, et une chemise Maya sur le dos. C’était fin décembre et il faisait un froid à pierre fendre….. Du coup, j’avais perdu toutes les photos que j’avais prises en Amérique Centrale car j’avais eu la bêtise de laisser toutes mes pellicules dans le sac en question.

Plus loin dans le temps, c’était en 1975, je m’étais retrouvé un beau matin dans un hôtel miteux de Peshawar, n’ayant plus sur moi que des habits légers. Un compagnon de chambre avait profité de mon sommeil profond pour me dévaliser. Je donne un petit extrait de la page 2 de mon carnet « Vers l'Orient dans les années 1970 « :

« Mon passeport, mon billet d’avion pour le retour de Kaboul à Paris (on voyageait avec des billets en papier à cette époque), mes traveller chèques : envolés ! Une tuile de béton m’était tombée sur la tête et je me retrouvais dans la merde la plus profonde. Ah ! Je cherchais de l’aventure ? C’est elle qui était venue me chercher ! Je savais que je me trouvais au bord d’un précipice et je ne pouvais pas même commencer à me demander ce qui m’y attendait, au fond. J’en avais l’estomac noué, j’étais livide. »

voyageforum.com/...ost=2682781;#2682781

Revenons à cet arrêt à la station d’essence Zeuss, juste en bas du rocher de El Peñol. Comme il est midi, nous nous installons à une des tables et commandons à manger. De la bonne viande grillée, 26,000 COP pour deux – 7 Euros. De là, nous sommes aux premières loges pour observer la circulation incessante des voyageurs. Confirmation : nous sommes bel et bien retombés sur le « Gringo Trail » !
TU Tuluma ·
bonjour Georges OZ, Je lis avec bcp d’intérêt votre périple en Colombie!! Récit trés intéressant et une belle description de votre voyage. Nous sommes hésitants entre la Colombie et l’Équateur. Votre périple nous aidera à se faire une idée d’ou nous irons :)) Encore un gros merci!!
L’ouverture sur le monde est un émerveillement assuré pour le coeur !!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
bonjour Georges OZ, Je lis avec bcp d’intérêt votre périple en Colombie!! Récit trés intéressant et une belle description de votre voyage. Nous sommes hésitants entre la Colombie et l’Équateur. Votre périple nous aidera à se faire une idée d’ou nous irons :)) Encore un gros merci!!

Bonjour Suzan, Je ne pourrai pas dire grand-chose sur l’Equateur, sauf que Quito vaut bien 3 jours ou plus. Très belle ville et il y a beaucoup d’animation le soir autour de la Plaza Foch. Plus plusieurs bonnes excursions d’un jour en dehors de la ville.
KA Kawo Veteran ·
Salut Georges!

L'aventure c'est l'Aventure comme dirait l'Autre !!! En tout cas pour la lectrice que je suis, c'est un vrai suspens, et j'attends la suite (le dénouement?) avec impatience ! ! ps : comme j'envie ton périple "vers l'Orient", je n'aurais hélas, JAMAIS l'occasion de vivre une telle expérience...
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Salut Georges!

L'aventure c'est l'Aventure comme dirait l'Autre !!! En tout cas pour la lectrice que je suis, c'est un vrai suspens, et j'attends la suite (le dénouement?) avec impatience ! ! ps : comme j'envie ton périple "vers l'Orient", je n'aurais hélas, JAMAIS l'occasion de vivre une telle expérience...

Bonjour Caro,

J’avoue avoir vicieusement laissé mon récit sur un grand point d’interrogation : qu’allons-nous devenir, moi et mon fils, ayant perdu nos bagages ? Suspense !

Quant à mon aventure « vers l’Orient dans les années 70 », je comprends un peu ta jalousie. L’essentiel pour pouvoir vivre des moments palpitants, c’est l’élément de surprise, je pense, ce qui était beaucoup plus facile il y a quelques dizaines d’années, avant les facilités de transport et de communication : le tourisme de masse et surtout l’explosion d’internet et des médias sociaux.

La question « était-ce mieux avant ? » a été abordée plusieurs fois sur VF. J’appartiens à « l’école » des « veux cons », celle des gens qui pensent que c’était effectivement mieux avant. Je profite bien moi-même des facilités modernes, mais « le tourisme tue le tourisme ». Je suis retourné plusieurs fois à des endroits que j’avais visités des années auparavant et j’ai presque toujours été déçu. Ma plus grosse déception sans doute : Koh Pha Ngan en Thaïlande.
MA Madonantes Regular ·
des "vieux cons" ou des "voeux cons" ? 😏 La trahison du clavier 🤪
Mado https://madovoyages.com
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
hahaha! oui, "vieux con" ..... faute de frappe!
MA Madonantes Regular ·
Alors nous faisons partie de la même catégorie (d'autant qu'a en croire votre profil nous avons le même âge) 🙂
Mado https://madovoyages.com

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