.../... Suite et fin J23 - 12 juin - Deadwood
Nous pique-niquons in the middle of nowhere, toujours cernés par le vert, devant l’entrée d’un ranch isolé
Nous contournons Rapid City, voyons les panneaux « Sturgis » (je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où ça se trouvait avant de me pencher sur la région).
Nous arrivons à 15h15 à Deadwood : un peu tard pour voir toute la ville.
24°C, ouf, ça va mieux.
DEADWOOD
Dès l’entrée, on sait qu’on n’est pas dans une ville comme les autres : ici, la gâchette doit être facile.

On a cru comprendre aussi qu’il fallait faire attention quand on y jouait au poker.

OK, on s'abstiendra!
Ce qui est dommage, c’est que dès le départ, j’ai raté la quasi-totalité de mes photos qui sont une vraie calamité ! L'influence de la ville😇? Même pas, le reflet de la réalité😕.
J’en glisserai quand même quelques-unes et vous jugerez sur pièce. Ça donnera au moins une petite idée de la ville.
Deadwood: C’est une toute petite ville (env 1.300 habitant) qui a été fondée illégalement (ça commence bien 😛!) sur un territoire indien concédé par le gouvernement américain par le traité de Fort Laramie en 1868 au peuple Lakota. En 1874, le colonel George Armstrong Custer (oui, le même que le parc)annonça la découverte de gisements d’or dans les Black Hills provoquant une ruée vers l’or et la fondation de Deadwood qui devint en 1876 une ville réputée pour ses bandits manchots et ses maisons closes (base du scénario de la série télévisée Deadwood (que je n'ai jamais vue). En quelques années, la ville devint renommée pour ses prostituées mais aussi pour avoir été le théâtre du meurtre de Wild Bill Hickok par Jack Mc Call et pour être le lieu de sépulture de Calamity Jane (là, ça me parle mieux).
Nous nous installons à l’hôtel, le Hampton Inn Deadwood At Tin Lizzie Gaming Resort.
Je vous vois venir là : "Encore, ils s’installent plutôt que de partir en balade "?
Oui, mais, traumatisés que nous sommes par le casse de notre voiture à Montréal🏴☠️, sur un parking payant, pile poil en face de l’hôtel de ville, nous psychotons. Il y en a qui poseraient juste leurs valises, mais nous, nous nous installons. Et la douche pour l’un, et la glacière pour l’autre…. Et voilà comment perdre un temps précieux 😕!
Broken Boot Gold Mine (767 Main Street - de 9h à 18h)
La ruée vers l’or ! Pour nous, ce sera la ruée vers la mine.

Prix : 5$ (adultes), 4.5$ (seniors), 3$ (5-18 ans).
Pour 1$ de plus, les enfants (et pourquoi pas les grands ?) pourront s’amuser à essayer de trouver des pépites qu’ils ramèneront chez eux.
La visite est rapide (environ 30 minutes), mais ce sera suffisant pour avoir une approche de la dure vie des mineurs.
On en sortira avec ce que je pense être le fac-similé d’une part de la Société (pas tout compris). Ça peut être un trophée sympa pour les enfants.
En attendant notre tour, nous discutons avec une famille du Missouri très sympa. Nous entendre parler français les a immédiatement fait tilter. Il s’en suivra une bonne partie de rigolade.
Ici, il n’y a pas besoin de descendre : la mine est à flanc de montagne, comme d’autres aux alentours, nous dit le guide. Ça doit être un vrai fromage dans le coin.
En entrant, je crains un peu pour mon côté claustro, mais la visite est assez intéressante pour prendre le pas, et les 30 minutes vont passer très vite.


On observe les veines de la paroi dans l'espoir de découvrir un filon non exploité - on peut rêver, non😇?

"Et ça, c’est de l’or"😮? Je ne suis pas sûre… trop facile. Les minerais réservent parfois des surprises, surtout avec un bon éclairage.

En jetant un œil par les trouées dans la paroi,

on imagine tous ces gens (ils pouvaient être très nombreux, à peine à 1 m les uns des autres), dans le noir quasi absolu, l’humidité, le bruit des pioches… On se demande comment ils pouvaient tenir le coup. Surtout quand le guide éteint les lumières et nous met en condition à la lueur d’une chandelle. Il nous explique : un qui éclaire, l’autre qui pioche, et vice versa. C’était avant les lampes frontales.
Tous ces explosifs au milieu, avec les chandelles, est-ce bien raisonnable ?
Et le risque d’éboulement – "Hum, les étais sont d’origine" ?

Le hic : les casques fournis sont d’une propreté douteuse. Si vous craignez, pensez à vous protéger les cheveux.
Bien sûr, comme dans toutes les mines, pour nous qui ne manions pas la pioche, il fait frais. La petite laine n’est pas de trop.
Mount Moriah Cemetery (où sont enterrés Wild Bill Hickok et Calamity Jane)

Wild Bill Hickok, surnommé, Wild Bill, un homme à la gâchette facile et que le cinéma a intégré dans nombre de films. On le retrouve un peu partout dans l’Ouest (il a notamment côtoyé Buffalo Bill): éclaireur ici, marshall ailleurs, mais toujours joueur de poker. Il a été abattu d’une balle dans le dos lors d’une partie de poker au Saloon n 10; le jeu qu’il avait en main alors est surnommé «Dead Man’s Hand» (la main du mort): une paire d’as et une paire de huit.
Calamity Jane, de son vrai nom Martha Jane Cannary. Si sa participation dans la conquête de l'ouest et son rôle lors des guerres indiennes sont bien réels, la plupart de ses aventures tiennent de la légende. Sa relation véritable avec Wild Bill reste floue. Elle termina sa vie pauvre et alcoolique, mais elle reste l’une des grandes figures de l’Ouest sauvage. (sic)
Le cimetière est un peu à l’extérieur de la ville, à flanc de colline.
On y arrive un peu tard : le Visitor Center ferme, mais le monsieur nous dit qu’on peut laisser notre obole dans la boîte et aller le visiter.

Les dernières volontés de Calamity ont été respectées et la voilà près de son cher Wild Bill pour l'éternité! C'est ti pas romantique😇🙂?

Balade dans la ville en début de soirée.

Saloon #10 (657 Main Street)

C’est ici que Wild Bill a été assassiné… en fait un peu plus loin, puisque le saloon a été déplacé en 1938 suite à un incendie. Il était situé un peu plus loin, au numéro 624 de la rue. On y trouve à présent le Deadwood 1876 Deadwood Theater que nous n’avons pas vu.
On y voit le siège où se trouvait Wild Bill quand il a reçu la balle fatale et les photos montrent que Calamity était bien une maîtresse femme. Il y a des regards qui ne trompent pas😉.

Alors que je sirote ma bière, en essayant de me mettre dans la peau de Calamity (j'aurais dû prendre un Whisky), un vieux cow boy (un plus vieux que moi, quoi !) engage la conversation, je ne comprends pas tout ce qu’il dit, mais il a l’air très content de rencontrer une Française. "Hi guy ! Voici mon mari, oui, le monsieur assis tout à côté de moi !"
Au sol, on maintient la sciure pour faire plus vrai : « ça éponge le sang » me dit mon cow boy. Je sais bien que ça cartonnait pas mal dans l’Ouest🏴☠️ et que le sang de ce pauvre Wild Bill n’a pas dû être le seul à couler ici. Mais je ne peux m’empêcher de penser : « ça devait être bien utile aussi pour éponger les débordements de whisky ou autres liquides biologiques moins ragoutants quand les mineurs débarquaient ici et avaient abusé de la dive bouteille »😕.

Il y a un gunfight retraçant l’histoire de Wild Bill et la capture de son assassin, Jack Mc Call, tous les soirs à partir du Memorial Day jusqu’à mi-septembre, sauf le dimanche et…. aujourd’hui, nous sommes… Dimanche😠. J’ai eu beau tourner dans tous les sens, je n’ai pas pu le caser. J’avais pensé qu’on se rattraperait avec celui de Cody oui, on l’a vu, mais….😛 On verra ça plus tard.
Il a lieu sur Main Street bien sûr; la capture Mc Call se fait devant le saloon, puis on peut assister à son procès au Masonic Temple (715 Main Street).
Je vous donne les infos, je les avais notées en préparant l’itinéraire :
http://www.deadwoodalive.com/
Free live shows daily (except Sunday) on Historic Deadwood’s Main Street
2 p.m. Tin Lizzie - 531 Main Street
4 p.m. Celebrity Hotel - 629 Main Street
6 p.m. Silverado - 709 Main Street
Dîner en ville (je ne sais plus où, quelque part en face du Saloon #10).
Retour à l’hôtel.
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel, un méga orage s’abat sur nous. Des trombes d’eau, un tonnerre infernal et ça durera une partie de la nuit.
Ouille pour demain...
La ville survit grâce au tourisme. Le jeu y a été légalisé en 1989, ce n’est pas si vieux que ça…. Voilà pourquoi notre hôtel est un casino !
Et, même si je sais que les Gaming Resorts ne sont en général pas très chers compte tenu de leur standing, je ne comprendrai jamais comment j’ai pu obtenir un prix aussi bas avec TiDéj (66$) dans cet hôtel qui est plutôt cher par rapport aux autres de la ville. Je m’attendrai à un couac jusqu’au moment de payer, mais non.
Nous allons jouer la carte que l’accueil de l’hôtel nous a donnée, mais ce n’est pas ce soir que nous nous rembourserons le voyage😉.
Il nous aurait fallu 2 bonnes heures de plus, ou ne pas voir la mine et le cimetière : mais nous y tenions.
Ce qui prouve que même en préparant, on passe à côté de tout un tas de choses.