Association à qui donner à Boca Chica (République Dominicaine)
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Bonjour à tous Après avoir lu plusieurs messages sur le forum, j'ai décidé moi aussi de faire un petit don aux enfants pauvres lors de mon séjour à Boca Chica dont je reviens tout juste. D'abord, j'ai été très choquée par l'attitude du tour operator lors de l'excursion "safari" au départ du Dominican Bay. Le "safari" comprend la traversée de villages très pauvres. Juste avant cette traversée, le guide a ouvert une caisse comprenant des boîtes de stylos et nous a proposé de les acheter au prix de 3 $ la boîte. Au passage du camion, de nombreux enfants sont sortis de leurs maisons en criant "Lancez, lancez". Le camion roulait plutôt vite et ne s'est jamais arrêté dans ces villages. Je n'ai sûrement pas été la seule à être écoeurée puisque personne du groupe n'a acheté lesdits stylos ni n'en a jeté. A savoir : au cours du "safari", on ne voit aucun animal... Je tenais tout de même à donner le matériel scolaire que j'avais apporté, mais dans des conditions plus dignes. J'ai recherché une association locale. Il m'a fallu beaucoup insister auprès des employés de l'hôtel pour avoir des informations. J'ai porté mon modeste don à l'association "Caminante". Elle est très facile à trouver : prendre à droite en sortant du Dominican Bay puis tout droit. L'association se trouve au 1er étage d'un bâtiment bleu soutenu qui fait un angle 2 ou 3 rues plus loin. A 10 minutes à pied de l'hôtel au maximum. J'ai rencontré la Directrice (Denisse) qui m'a expliqué son action : prévention et aide aux enfants victimes de maltraitance/abus sexuels. Cette dame a confirmé ce dont je me doutais : les hôtels se développent dans un monde à part, la population n'en profite pas. La violence est très présente, notamment dans la rue. Grand problème de racisme. Pauvreté dramatique : des enfants sont menacés d'exclusion de l'école (même publique) s'ils n'ont pas les moyens de s'acheter l'uniforme obligatoire. Il semblerait que les dons n'affluent pas mais Denisse reste positive et son discours n'est absolument pas larmoyant. Cette rencontre a été le seul contact "vrai" de mon séjour. Voici les coodonnées, au cas où d'autres voudraient faire un don (matériel scolaire, chaussures) Caminante, Silvia Denisse Pichardo Rodriguez 27 rue du 20 décembre, au coin de la rue du 24 juin Boca Chica caminante@codetel.net.co proyectocaminante@hotmail.com je peux scanner la brochure de présentation (en espagnol) à ceux qui seraient intéressés.

Partout ailleurs, j'ai été considérée comme un dollar-à-pattes. J'ai détesté la pression imposée par le tour-opérator et les guides : ne pas aller ici, ne pas faire ça seul, vous allez vous faire avoir, vous risquez l'agression. Mon séjour n'a duré qu'une semaine, je n'ai pas eu l'occasion de vérifier si cette pression est justifiée ou non. J'ai pu parcourir la capitale sans être trop importunée, pas besoin de guide. Pour jeter un oeil sur les patios, il suffit de le demander gentiment, on nous a laissé entrer à chaque fois (parler l'espagnol est sans doute un plus). Par contre, faire des excursions hors des sentiers battus paraît très compliqué. Le plus simple (mais pas le moins onéreux) me semble être de "louer" un taxi, à condition que le chauffeur soit sympa et de bonne volonté. Si ça intéresse quelqu'un, je donne en privé le nom du seul qui semblait vraiment vouloir nous satisfaire (il ne parle pas le français).

Bon séjour à ceux qui partent bientôt !
ME Memphre Globetrotter ·
1000 fois bravo et merci pour ce compte-rendu qui devrait en faire réfléchir plusieurs.... Il est bien connu que les ''excursions'' organisées par les tours-oprerator et/ou les représentants d, hotels sont d, énormes attrappe-nigauds.... A Juan Dolio il y a qq années j, avais eu la chance de trouver un guide français(illégal) pour me faire voir à quoi ressemblait réellement un "batey'' ainsi qu'une petite école de village (les enfants s, y rendaient à cheval!). On ne répètera jamais assez le besoin de pouvoir s, exprimer dans la langue du pays et d'oser sortir du patern imposé par le voyagiste....🤪
On met longtemps à devenir jeune...
RE Renegade ·
Bonjour,

je reviens également tout juste de Boca Chica, des amies et moi avons résidées au Dominican Bay du 15/04 au 22/04. Durant le séjour, nous nous sommes beaucoup promenées à Boca Chica, nous avons également préféré louer des transats sur la plage publique plutôt que de rester sur la plage privée du Dominican bay. Sur la plage, nous avons rencontré Gustave qui nous a montré la réalité des dominicains, c'est un garçon très gentil et qui parle extrêmement bien français. Quand on s'aventure hors des sentiers battus, c'est là qu'on se rend compte que non, la misère n'est pas moins dure au soleil. Nous étions quatre filles, nous sortions souvent seules, même à des heures tardives sans jamais nous sentir en danger. Certes nous sommes toutes d'origine algérienne, physiquement on se fondait quand même dans la masse mais le petit bracelet jaune nous trahissait. Quand on voit dans quelle situation se trouvent certains enfants là-bas, quand on sort le soir dans les boîtes de la ville et qu'on découvre toutes ces jeunes filles prêtent à vendre leur corps pour quelques dollars, je peux vous dire que tous ces touristes qui se plaignaient de la nourriture de l'hotel ou du goût de leur cocktail me paraissaient ne vraiment avoir rien compris au sens de la vie.

Merci, CapFracasse, pour l'adresse de l'association.
LI Lizamary ·
Bonjour, 😄

Je suis allée à maintes reprises à boca chica avec un ami dominicain. J'ai décidé d'adopter une petite fille de 5 ans (sa cousine)...impossible!! La république dominicaine ne fait pas parti des pays où les enfants sont adoptables!!

J'ai ouvert un petit bar-resto de type dominicain à paris et notre but était de mettre un peu d'argent de côté pour les enfants les plus démunis en rep dom...dommage, les dominicains résidant à paris ou dans la région parisienne ne sont venus que le jour de l'inauguration...même l'ambassade que nous avons démarchée n'a pas donné suite...

Ensuite, la règlementation française en matière d'hygiène étant particulièrement stricte, nous avons dû abandonner l'habichuela et le sancocho...

Je continue de diffuser dans mon établissement de la musique locale...bachata, merengue, salsa, regaeton...

Alors, venez nous rendre visite nous sommes situés dans les quartiers de la bastille...

A bientôt peut-être
liza
OY Oyatdesdunes ·
merci de ce témoignage si ça vous tente lisez mon petit blog en rédaction permanente.......... http://rutamunoz.blogspot.com/
Oyatdesdunes
OY Oyatdesdunes ·
d'accord avec vous témoignage d'un "volontaire" http://rutamunoz.blogspot.com/
Oyatdesdunes

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