Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂
Le voyage se compose de deux parties :
- une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014.
Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc.
Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge.
On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to".
Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux.
On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.
On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.
On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.
On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮
On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.
On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques.
Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances !
C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb.
On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !
Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...
Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Bonsoir,
Ça m’intéresse et j'attends la suite avec impatience car je suis en train de construire un voyage entre Washington et la Georgie et les expériences sur la côte Est au Sud de Washington ne sont pas nombreuses...
Bonsoir,
Ça m’intéresse et j'attends la suite avec impatience car je suis en train de construire un voyage entre Washington et la Georgie et les expériences sur la côte Est au Sud de Washington ne sont pas nombreuses...
C'est sûr que ce ne sont pas les parties des Etats-Unis les plus visitées. Et ceux visitent ces endroits là ne font pas forcément de carnet. Dommage. Il y aurait tant à découvrir.
Jour 2
Parfois le décalage horaire est utile ! Réveillés à 05h15, on se lève aussitôt. On a prévu d'être sur le Mall pour le lever du soleil. On a vérifié avant de partir : le parking (gratuit) sur Ohio Drive est à partir de 6h. On arrive à 6h00 tout pile et c'est parti pour une petite marche vers le Lincoln Memorial. Il fait encore sombre mais le ciel commence à s'éclaircir doucement et il fait déjà lourd. Quand on arrive, on est tout seuls... Puis on remarque deux personnes assises sur le coté gauche du monument. J'en profite pour faire quelques photos. C'est rare de ne pas avoir la place noire de monde, d'avoir le monument pour soi.
On prend le temps de l'admirer puis on marche doucement vers le le WWII Memorial. On souhaite d'abord longer la Reflecting Pool mais en voyant le nombre de moustiques, on y renonce vite. On prend le chemin un peu plus excentrée où il y a déjà des joggeurs… et des écureuils.
On est tout seuls à nouveau quand on arrive au WWII Memorial, à profiter encore un peu du calme. J'aime beaucoup ce mémorial. Mais il faut dire que de nuit, il est encore plus beau.
On continue jusqu'au Washington Monument. Le soleil est levé, le monument est vide. Personne. Puis un touriste arrive. On le prendra en photo avec le capitole en fond avant qu'il ne continue son chemin. Je prends quelques photos, je m'essaye à quelques unes plus artistiques...
Des sirènes retentissent. Police, pompiers, ambulance ? Peu importe. Jusque là il manquait un petit quelque chose pour me rendre compte que j'étais bien de retour aux Etats-Unis. Comme il y a trois ans, ce sont des sirènes pendant que je contemple les monuments qui me font prendre conscience que ça y est : je suis revenue !
On redescend vers le Tidal Bassin pour une vue sur le Jefferson Memorial. En chemin on croise deux hommes âgés qui portent des uniformes et des casquettes militaires : des vétérans de la deuxième guerre mondiale. Une cérémonie se prépare au WWII Memorial. On longe l'eau. C'est très agréable avec ces bancs, ces arbres... Il n'est même pas 8h et on cherche déjà l'ombre. Il fait toujours aussi lourd, aussi humide. Et on est toujours tout seuls, quel pied !
On continue notre chemin et on arrive au Martin Luther King Memorial. Il était en construction lors de notre première visite. Un employé est en train de souffler les feuilles. On hésite à s'avancer mais il nous fait signe de nous approcher, qu'on peut visiter le mémorial sans problème.
La statue est très imposante mais le monument est sobre. J'aime beaucoup leurs monuments en pierre blanche et toujours si simples.
On prend notre temps, car encore une fois, on est tout seuls...
On continue pour arriver au Franklin Delano Roosevelt. On est surpris par sa taille : à chaque coin de mur, on se rend compte que ça continue encore... En fait, il y a une partie par mandats et il en a fait quatre. Les couleurs des pierres sont plus foncées mais il est bien agencés, original. Ca y est, trois touristes pointent le bout de leurs nez…
Il est 9h quand on retourne à la voiture pour prendre le chemin de l'appartement.
On mange quelques biscuits comme petit déjeuner, on passe un coup de fil ou plutôt un Facetime avec notre mère pour lui dire qu'on est bien arrivés et que tout va bien.
On prend ensuite la direction de Georgetown en voiture pour faire les courses ! Puisqu'on loue un appartement, on en profite pour utiliser la cuisine. Notre choix se porte sur le Safeway, marque qu'on avait testée lors de notre premier voyage. On prend quelque bricoles pour cuisiner le soir et de quoi faire des sandwichs. On mange parce qu'il faut manger et on aime pas perdre une heure à trouver un restaurant… Ce sera donc plus simple comme ça et plus économique.
En route, la règle des 4 stops au carrefour nous étonne toujours autant. Pourrait-on l'appliquer en France ? On arrive au stop mais on laisse passer des piétons. Une voiture à droite passe même si on était là avant, puisqu'elle a le temps. Deux autres arrivent, une à droite et une à gauche, mais puisque les piétons sont passés et qu'on était là avant : ils nous laissent passer. Très naturellement, très fluide, très calmement. Quel plaisir de conduire ici.
De retour à l'appartement, on prend notre casse-croûte de midi : sandwich. Mais le pain à un goût bizarre… Un goût de vinaigre.
Début d'après-midi, on prend le bus 38B à Court House et on descend à M St dans Georgetown, cette fois pour une ballade à pieds.
Prospect St, la 36ème… Ah ces petites rues, ces petites maisons tout en couleurs. Ca me plairait bien ici.
Ah une affiche ! Des condos sont à vendre. Quand je vois le prix, je comprends pourquoi c'est l'un de quartiers le plus quartier huppé de la ville… : à partir de 3,495,000$. Oui, plus de 3 millions de dollars. Mais ils sont tous vendus ! Zut, j'aurais du m'y prendre plus tôt.
On arrive à l'université de Georgetown. On se dit qu'une petite visite serait intéressante. Mais avant d'y entrer, on demande l'autorisation à une dame dans la maisonette à l'entrée. C'est plus sûr vu la grille et le bâtiment énorme à l'entré (qui n'est qu'une toute petite partie de l'université). Très intimidant…
C'est tout simplement une ville dans une ville, rien à voir avec nos universités ou nos campus. Il y a encore beaucoup de travaux. Ils se dépêchent sûrement de finir avant la reprise des cours. Et que dire des stades de football américain…
On fait une pause sur un banc (on en profite pour s'hydrater…). Un jeune homme s'assoie à côté de nous et nous demande si c'est notre premier semestre à l'université. On lui répond que malheureusement nous ne sommes pas étudiants ici. C'est sur que le cadre donne envie…
On repart pour continuer notre visite de Georgetown. Premier arrêt dans un Starbucks. Il fait vraiment trop chaud, on a besoin de quelque chose de frais.
On arrive ensuite entre la 36ème et Wisconsin pour voir le Ohio & Chesapeake Canal. Après la guerre, ils voulaient l'enlever pour en faire une autoroute. Mais William O. Douglas a fait une randonnée de 8 jours le long du canal soit 297 km. Plusieurs personnes l'ont accompagné. La couverture médiatique de cette marche a permis de sauver le canal. Une partie est maintenant aménagée pour s'y promener.
Mon frère souhaite faire un tour dans l'Apple Store sur Wisconsin Avenue. Merci pour leur clim, c'est quelques minutes de répit ! D'ailleurs on est surpris que la plupart des magasins laisse leur portes ouvertes. On sent la clim rien qu'en marchant sur le trottoir…
On descend ensuite tout droit vers le Georgetown Waterfront : un endroit aménagé le long du fleuve Potomac avec fontaines, parcs, bancs. C'est aussi là qu'il y a le départ de plusieurs croisière sur le fleuve.
On remonte ensuite la 30ème. Une voiture sort alors d'un parking souterrain. On est encore à 5m en marchant tranquillement. La voiture n'avance pas… Quand on arrive à sa hauteur on comprend que la dame au volant nous avait vu dans les rétros aux murs et attendait qu'on passe. Tranquillement. On dirait que tout le monde est en vacances…
On reprend le bus 38B au croisement de la 30ème et de M. Arrivés à l'appartement on se repose et surtout : on boit, on boit, on boit… De l'eau hein, rien de plus, promis.
Vu l'heure à laquelle on s'est levés, on décide d'en rester là pour aujourd'hui. Repas vite fait puis dodo. Demain une autre journée nous attend, à l'extérieur de la ville.
Départ vers 8h30 pour Alexandria ! Le GPS est en route, pas de problème donc. On arrive moins d'une demi-heure plus tard au George Washington Masonic Memorial. Et c'est là que ça corse. On tourne en rond pour trouver l'entrée du parking. Il faut dire que ce n'est pas vraiment bien indiqué et les panneaux ne sont pas très explicites. Des avertissements du genre : "authorized person only" nous font douter. Finalement on décide d'emprunter cette voie quand même et on monte jusqu'au parking à côté du monument. On est les premiers sur les lieux, il n'y a pas d'autres voitures pour nous donner un indice… Est-on garés au bon endroit ? Je rentre dans le monument pour demander la confirmation que c'est bien le parking visiteur. En ressortant, un homme en voiture (avec la place que de l'état de New York) me demande si c'est bien le parking. Il cherchait aussi depuis quelques temps. Oui, c'est bon !
L'accueil dans le monument n'est pas très chaleureux. La dame est assez froide. L'autre visiteur (avec la plaque de l'état de NY) lui demande si elle connait d'autres endroits historiques dans la région. Première réponse : "Je ne sais pas". Il lui dit avec un sourire en coin : "Oh you know…" comme si elle ne voulait tout simplement pas le dire. En quoi est-ce un problème d'aller visiter d'autres endroits historique que ce monument là ?
Il n'y a pas encore grand monde et les autres personnes présentes font la visite guidée. On se promène donc seuls dans les différentes salles. On regrettera un peu de ne pas avoir fait la visite guidée, tout simplement pour avoir un peu plus d'informations. On ne connait pas bien l'univers des Franc-Maçons et il y a donc certaines choses qui nous échappent.
On arrive près d'une porte avec l'inscription : "Theater". Je pousse doucement pour voir si on peut entrer… La salle est beaucoup plus grande que je ne pensais. Il n'y a personne, elle est mal éclairée. J'en ai des frissons. Cet endroit fait presque peur, comme un bâtiment désert, fantôme.
En réalité la salle est plus sombre que sur la photo...
On poursuit nos visites dans les différentes salles et on remarque que la dernière est climatisée à 60°F. Soit 16°C… Il fait juste 35° dehors mais bon… C'est tellement climatisé qu'on commence à avoir froid. Mais c'est pas grave, la visite touche à sa fin.
On reprend la voiture pour aller visiter le centre d'Alexandria. On la garera juste derrière le City Hall. Au moins, ça sera facile de la retrouver !
On monte King St jusqu'à Henry St. Le centre-ville est vraiment agréable avec ces bâtiments en briques rouges, ces petits magasins, la grande place et fontaine devant la mairie… On redescend King St mais sur le trottoir d'en face jusqu'à la marina.
Puis Queen St, Lee Street et remontée de King St jusqu'au Subway où on fera notre casse-croûte.
On retourne à la voiture puis on reprend la route vers le sud. À un carrefour avec 4 stops, on s'étonne qu'un vélo s'arrête pour nous laisser passer.
On longe le Potomac sur George Washington Memorial Highway : une quatre voies express avec plusieurs sorties qui mènent à de beaux quartiers résidentiels. Là aussi ça me plairait d'habiter…
Il est environ 13h30 quand on arrive à Mount Vernon, l'ancienne propriété de George Washington. On n'avait pas eu le temps de faire cette visite il y a trois ans, cette fois on ne passera pas à côté. Et heureusement ! À faire. À faire. À faire. Oui je l'écris plusieurs fois, car c'est vraiment "à faire."
On est accueilli à l'entrée par un homme très sympathique. Il prend le temps de nous expliquer tous les points d'intérêts du site, nous propose le fascicule en français. Il explique doucement mais sans être trop longuet non plus. Au moins on le comprend bien. Il nous explique que des reproductions de George Washington sont présents dans le musée, à différentes périodes de sa vie : il est donc bien différent de ce que les américains ont l'habitude de voir sur le billet de 1$ (tout vieux). Il me met en garde : "Ne tombez pas amoureuse, ce n'est qu'une statue !"
Lorsque vous recevez votre ticket, une heure est indiquée, celle de la visite guidée de la maison. Le reste de la propriété se visite librement mais pas la maison principale. Une dame dans le hall d'entrée s'excuse. Un problème avec la salle de projection fait qu'on ne pourra pas voir le film. Mais ce n'est pas grave, il dure près d'une heure et on a pas vraiment le temps…
On commence donc la visite tranquillement, toujours sous cette chaleur étouffante. Il y a un jardin, les baraques où logeait les esclaves, etc.
On arrive près de la maison principale. Un guide nous demande si on est là pour la visite guidée. On lui dit que notre billet nous indique 14h20. "C'est par ici ! Mettez-vous dans la file, " dit-il avec un grand sourire. Oui, sauf qu'il n'y a personne pour l'instant…
Il nous demande d'où on vient et est apparemment enchanté de savoir qu'on est français. Il dit alors quelques mots en français, nous explique qu'il a passé trois jours à Paris et a passé deux semaine à skier à Morzine. Il était "avocat" dit-il en français et nous demande ce qu'on fait dans la vie, depuis combien de temps on est là, qu'est-ce qu'on va visiter, etc. On lui dit qu'on ira ensuite à Richmond. "What's in Richmond?" On lui dit la Nascar ! Il est bien évidemment surpris que des français vont voir la course et explique que son neveu y va souvent aussi. On parle du climat… Apparemment cette région est connue pour être très humide en été. Ah… ben nous on savait pas…
Il est 14h20. Il se retourne vers un collègue et lui dit "Bon, ça va être l'heure pour moi". La visite guidée va donc se transformer en visite privée puisqu'on ne sera que tous les deux avec le guide. Il nous dit discrètement que puisqu'on est français, il nous donnera des anecdotes particulières sur Lafayette. Et ça commence dans la salle de ball, de dîner, "d'entertainment", appelez-la comme vous voulez. George Washington avait fait accroché un portrait de Louis XVI dans cette salle pour que Lafayette se sente à l'aise et chez lui. Quelle ironie quand on est sait que Lafayette retournera en France pour faire la révolution et fera ainsi décapiter Louis XVI…
D'ailleurs, le guide nous montre la clé de la Bastille, l'originale, envoyée par Lafayette à George Washington après la révolution française. Elle est conservée dans un cadre dans l'entrée de la maison. Il nous explique qu'elle avait été prêtée à la France pour le bicentenaire de la révolution en 1989 mais qu'avant de l'envoyer, les américains l'ont testée chimiquement. Il on refait le test chimique au retour pour s'assurer que la France leur avait rendu l'originale… Puis en rigolant, il nous lance : "France would love to have it. But we like to have it too!"
À chaque fois qu'on entre dans un bâtiment et qu'il y a un autre guide, il leur signale qu'on est français et qu'il n'y a que nous deux pour la visite. "Oh bienvenue!" une des guides nous lance en français. Les photos sont interdites dans la maison mais autorisée à l'extérieur. On attend qu'un groupe finisse la visite d'une pièce du rez-de-chaussé avant d'y entrer. On patiente donc à l'extérieur, sur le côté qui donne sur la Potomac. Le guide en profite pour nous expliquer que rien ne pourra être construit de l'autre côté du fleuve. Il s'agit de presque 20 km carré de forêt qui ont été transformés en parc national afin préserver la vue de l'époque. Une loi a été passé il y a plusieurs dizaines d'années et interdit toute construction. À part les antennes de la base militaire d'Andrews, la vue est quasiment la même qu'à l'époque de George Washington et ça restera ainsi.
Après cette visite guidée pendant laquelle on a passé un très bon moment, on continue notre tour de la propriété. On arrive à la tombe de George Washington et de sa femme. Deux touristes improvisent une cérémonie sous la direction d'une guide. Le mari récite The Pledge of Allegiance. Les Américains présents mettent aussitôt la main sur le coeur et la récite en même temps. Puis ils déposent une couronne de fleurs près des tombes. La grille est ouverte pour l'occasion et sera refermée quelques minutes plus tard, après avoir laissé aux visiteurs le temps de prendre quelques photos.
On descend ensuite un petit chemin qui mène à la plage. On traverse une ferme (toujours en activité), une forêt…
George Washington faisait en fait beaucoup de recherches sur des plantes exotiques et sur la manière de cultiver et de produire dans une ferme, etc.
Reste encore à faire les les musées… Si vous comptez visiter Mount Vernon, prévoyez au moins quatre heures, si ce n'est une bonne demi-journée. Il y a deux parties dans le musée : l'une avec des objets d'époques; l'autre est plus centrée sur Washington, son enfance, sa vie, la guerre et la propriété en elle-même.
Alors qu'on sort du musée, on sourit quand on voit l'agent de sécurité se prêter à une séance photo avec toute une famille indienne.
Il est presque 18h quand on reprend la route pour Washington. Et c'est moi qui m'y colle. Une première sur les routes américaines et avec une voiture automatique… Je laisserai le volant quelques kilomètres plus loin. Je n'ai pas vraiment envie de m'aventurer en pleine ville pour l'instant.
On arrive sur Ohio Drive mais du côté du Jefferson Memorial cette fois. On s'arrête pour prendre quelques photos depuis le pont. Je ne les ai pas encore mentionnés mais depuis notre arrivée, les grillons font un boucan d'enfer ! On ne s'entend presque plus parler.
On remonte ensuite jusqu'à l'autre bout d'Ohio Drive en voiture, du côté Nord. C'est bientôt l'heure du coucher du soleil. Alors direction le Mall. Il y a bien plus de monde que la veille au petit matin…
Le ciel est magnifique, la vue sur Arlington depuis l'arrière du Lincoln Memorial est superbe. Beaucoup de touristes oublient de faire le tour du mémorial, obnubilés par la vue (superbe je vous l'accorde) du Washington Monument et du Capitole.
On retourne ensuite prêt du bassin pour quelques photos avec la Reflecting Pool, d'autres du Lincoln Memorial, avant de retourner s'assoir sur le Lincoln pour admirer le Mall alors qu'il s'illumine.
Il fait maintenant nuit. J'avais lu que le Vietnam Veterans War Memorial était beau illuminé de nuit. Petite déception, je regrette qu'il ne le soit pas plus… Le WWII Memorial est splendide de nuit mais ce soir là, il est trop loin. Il fait chaud, lourd, humide. On a soif, on est fatigué. On renonce. Dommage car nous n'aurons pas l'occasion d'y retourner le lendemain soir… Pas grave, j'y retournerai bien un jour. Ça je le sais.
belles photos de washington...
avez vous fait les musées...?
cet été j'ai fait un petit voyage...ny ;washington; atlantic city et philadelphie..
une quinzaine de jour..
On avait fait les Archives Nationales et le Musée de l'Air & de l'Espace il y a 3 ans. Cette année on a fait l'annexe du Musée de l'Air & de l'Espace qui se trouve prêt de l'aéroport de Dulles. On est pas vraiment musées donc on ne visite vraiment que ceux qui nous intéressent. 🙂
Une autre visite qu'on n'avait pas pu faire la dernière fois : la visite du Capitole ! La visite est gratuite mais il y a souvent beaucoup de monde alors on avait réservé nos billets à l'avance. Visite prévue à 10h20. Heureusement qu'on a pas pris plus tôt. Ils conseillent d'arriver une demi-heure et on avait une demi-heure de métro. On monte à Court House en chargeant notre ancienne SmarTrip Card (elle fonctionne toujours !) et on descend à Capital South.
Il est 9h30 quand on arrive sur place avec un superbe ciel bleu… et une chaleur étouffante, pour ne pas changer. On ne peut pas s'empêcher de prendre quelques photos de l'extérieur. Ce bâtiment est toujours aussi beau et colossal.
Le Visitor Center (qui se trouve en dessous de la place, côté Est du Capitole) est gratuit et totalement libre d'accès, après avoir passé la sécurité bien évidemment. On enlève la ceinture, on vide les poches…
Dans le Visitor Center vous avez des expositions qui, comme je l'ai dit, sont libre d'accès, sans avoir réservé de visite guidée. Mais pour l'heure, on se présente au guichet avec notre voucher. On nous dit qu'il y'a de la place plus tôt, à 10h. Super, on gagne du temps. On nous donne alors des étiquettes à coller sur notre T-shirt où l'heure est indiquée. On se met dans la file d'attente… où il a déjà des dizaines de personnes. Je me dit que ça fait beaucoup pour une visite guidée. Mais il se trouve que c'est bien organisé !
La visite commence par un film de 15 minutes diffusé dans une sorte de salle de cinéma. Lorsqu'on sort de la salle, on est divisé en plusieurs groupes, plus petit. On nous donne des casques audio afin d'entendre parfaitement notre guide. Et c'est partie pour la visite. Encore une fois : une visite à faire ! Notre guide nous donne plein d'informations historiques et architecturales pendant qu'on se promène dans les anciennes chambres de représentants et l'ancien sénat, la rotonde… où la coupole est en travaux (clin d'oeil à notre voyage d'il y a 3 ans : les travaux, c'est reparti). Une grande bâche blanche recouvre une grosse partie de la coupole. Mais ils ont laissé visible une partie de la peinture l'Apothéose de Washington.
Avant de nous quitter notre guide nous indique comment obtenir un pass pour entrer dans la salle des représentants (et sénat) actuelle. Celle où le Président fait son Discours de l'Union. Celle où les Congressmen travaillent. En ce moment il n'y a personne, ils ne siègent pas donc il est possible de la visiter.
Une fois la visite guidée terminée, on décide d'aller se procurer ce pass. On souhaitait y aller directement mais il faudra attendre 12h30. Ils sont en pause… On repassera donc. Le pass est valable toute la journée.
En attendant on se dit qu'on irait bien faire un tour dans la Library of Congress parce qu'elle est magnifique. On emprunte cette fois le tunnel qui relie le Capitole à la Bibliothèque. En bonus on échappe au contrôle de sécurité en arrivant à la bibliothèque puisqu'on a été fouillé en entrant dans le Capitole.
Le hall en marbre blanc est toujours aussi grandiose, sublime. On fait un petit tour vers le balcon qui permet d'observer d'en haut la gigantissime salle de lecture. Oui, gigantissime, grandiose, sublime, splendide… Il n'y a que ces mots qui me viennent. Encore une visite à faire absolument.
On décide de retourner au Capitole par le tunnel pour éviter de repasser la sécurité à l'entrée du Capitole. C'est loupé. On est de nouveau fouillé. Mais bon, les agents de sécurité sont décontractés, c'est à peine s'ils font attention à nous…
On décide de manger au restaurant du Capitole. Et quelle bonne idée ! C'est pas très cher et il y a de tout. C'est une sorte de self. Il y a des grillades, des burgers, des pâtes, des pizza, des salades, des desserts, des boissons… Bref, il y en a pour tous les goûts. Je me fais plaisir avec un petit dessert. On éliminera assez de calories ces prochaines semaines…
Il est 12h30 passé, ça veut dire qu'on peut retenter notre chance pour la visite de la Chambre des Représentants. Ça devrait être ouvert. On passe alors dans une salle où l'on doit laisser tout matériel électronique. Appareil photo, téléphone… tout y passe. Il n'y aura donc pas moyen de prendre des photos. On passe dans un dédale de couloirs. Les portes nous rappellent celle de Frank Underwood dans House of Cards… On repasse la sécurité pour la troisième fois rien que dans le Capitole… puis on entre dans la pièce. The House of Representatives. La claque. On se trouve sur les balcons. On s'assoie. Il n'y a pas d'explications, il y a simplement à profiter, à admirer. Bizarre de se retrouver là. On pourrait rester assis toute la journée…
On est assis à côté d'une dame qui habite Chicago. On commence à discuter. Elle nous demande quels papiers on a du présenter pour entrer dans la salle en tant qu'étranger. Quelle surprise quand on lui dit qu'une simple présentation du passeport nous a permis de recevoir le pass… En tant que citoyenne américaine, elle a dû aller à trois pâtés de maisons du Capitole, chercher le pass directement au bureau de son représentant… On discute de choses et d'autres, on admire la salle, on écoute les explications d'une jeune femme qui doit sûrement travailler ici. Elle parle du placement des députés suivant l'heure âge (plus en avant si plus d'ancienneté) et de leur parti politique, du temps impartis, etc. Puis on décide de continuer notre visite. En sortant de la pièce, un agent de sécurité afro-américain, baraqué, donne des instructions à quelqu'un. Ça rigole pas on se dit… mieux vaut pas se frotter à lui. Puis deux secondes plus tard, il commence à chantonner. Ca casse tout le mythe !
On récupère nos affaires avant d'aller au Exhibition Hall. On y passe rapidement et pourtant on pourrait y rester des heures là aussi.
Mais il est déjà 14h15 et on a rendez-vous à 15h. On ressort par le côté Est, on prend quelques photos en faisant le tour. On monte en haut des marches à l'extérieur, côté Ouest cette fois, avec vue sur le Mall.
Puis en route pour le Washington Monument avec un arrêt obligatoire à chaque fontaine d'eau qu'on trouve sur le passage. Oui, je ne l'ai pas expliqué mais toute boisson ou nourriture est interdite dans le Capitole. On s'était renseigné avant et on a donc pas pris de sac à dos avec nous… et donc pas de bouteille d'eau. Il fait toujours une chaleur étouffante et je me dessèche à chaque pas.
Il est 15h quand on arrive au Washington Monument. Oui, il aura fallu près de 40 minutes pour faire le trajet depuis le Capitole. Pourtant regardez sur une carte, ils ont l'air proches…
Une visite de plus qu'on avait pas pu faire en 2011. Puis il y a eu le tremblement de terre la même année. Le Washington Monument avait été fermé au public pour des réparations. Je scrutais les nouvelles pendant les derniers mois avant notre départ en espérant sa réouverture. Ca a était le cas. Je n'y ai pas réfléchi à deux fois : réservation des billets. Vous avez le choix : réserver par internet à l'avance. Ca vous coûtera 1,50$ (l'envoi des billets par la poste…) ou arriver très tôt le matin et faire la queue pour recevoir des billets avec une heure pré-déterminée. On avait choisi la facilité : réserver à l'avance.
Les visiteurs de 15h30 doivent faire la queue en s'asseyant sur le banc… Oui, sauf qu'il est en plein soleil. Qu'il fait plus de 35° et qu'on a rien à boire. Personne n'arrive à rester là. On se cherche un coin d'ombre en attendant. Les rangers qui s'occupent de l'organisation comprennent.
Viens notre tour, ils appellent ceux de 15h30. On sera 8 à pouvoir entrer en une fois dans la petite cabane au pied du monument. Et c'est reparti pour la sécurité… puis on avance pour qu'ils fassent entrer d'autres personnes, etc.
On patiente sur un banc pour prendre l'ascenseur. Un ranger explique qu'ils font monter environs 18 personnes dans l'ascenseur. Mais il y a eu la visite de membres d'une équipe de football américain récemment. Il ne pouvait en faire entrer que cinq. Ils étaient bien trop balaises…
En haut, on peut faire le tour de l'ascenseur central et plusieurs vitres offrent une vue splendide sur la ville de chaque côté. Vers l'Est, on voit le Capitole et le Mall dont la pelouse est en assez mauvaise état…. Il y a le Lincoln Memorial, la Reflecting Pool, le WWII Memorial du côté Ouest, la Maison Blanche qui semble tout petite au Nord. Au Sud le Jefferson Memorial et non loin on peut voir les avions se poser à l'aéroport Ronald Reagan. On se rend compte qu'il est vraiment en plein centre, tout près du Pentagone.
Comme en haut de l'Empire State Building à New York ou de la John Hancock à Chicago, il faut aussi faire la queue pour redescendre. La file d'attente fait le tour de la colonne centrale (qui abrite l'ascenseur), un étage plus bas que la zone d'observation. Le même ranger qui nous avait parlé de l'équipe de football américain est là pour nous accompagner pendant la descente. En attendant l'ascenseur il entame la discussion avec les visiteurs en demandant d'où ils viennent. Certains sont de Singapour. "Oh! Ma femme est de Singapour. J'y suis allé plusieurs fois, " lance-t-il. Il commence à bavarder, à parler de cette expérience ahurissante du Zoo de Singapour de nuit…
Viens alors l'ascenseur. À notre grande surprise, il remonte d'un étage. C'est pour rechercher un homme en fauteuil roulant avant d'entamer la descente.
Pendant la descente, les lumières de l'ascenseur s'éteignent à certains endroits pour nous laisser entrevoir les pierres du côté intérieur du monument. Je ne le savais pas mais à l'intérieur du monument il y a 193 pierres sculptées, gravées, données par différentes organisations et pays à travers le monde, ainsi que par différents états du pays.
Après cette visite très intéressante et qui offre une vue bien différente de la ville, direction Starbucks pour un Iced Tea Limonade Mango Passion. Bref, un truc bien rafraichissant.
En route, on remarque des gens, l'un derrière l'autre, perpendiculairement à la route, entre des pots de fleurs. Ils attendent simplement le bus… en file indienne.
On rend compte un peu plus loin que des policiers sont en place à chaque carrefour de la 14ème rue. Il est 16h30, c'est l'heure de pointe. L'heure des embouteillages. Ils sont là pour faire la circulation et éviter que les carrefours ne soient bloqués. J'aime cette organisation à l'américaine. Ce ne sera d'ailleurs pas la seule fois que l'on verra ça.
Après s'être hydratés chez Starbucks, on souhaite prendre le métro à Federal Triangle pour retourner à l'appartement. Mais au bout de trois arrêts, on laisse tomber. On ressort à Farragut West après avoir été serrés comme des sardines. Il y a beaucoup trop de monde pour nous dans la rame. Et quand on voit les gens sur le quai on se dit qu'on est pas prêt d'en avoir un autre un peu moins bondé. On attend, on attend, mais il semble y avoir toujours plus de monde sur le quai ! On arrivera à l'appartement vers 18h15…
Après avoir fait une machine de linge, on repart pour le centre mais en voiture cette fois. Et oui, une chose qu'on a retenu de notre visite précédente : en soirée, il est très facile de se garer très près des monuments. C'est gratuit et il y a de la place ! On se gare donc sur Jefferson Drive SW, à deux pas du Capitole pour faire des photos. On fera le tour du bassin pendant que le soleil se couche entièrement.
Comme il y a trois ans, on passera notre dernière soirée à Washington en admirant le Capitole au coucher de soleil. Il est plus de 21h quand on repart pour la dernière fois du centre. Ouïe, ça fait mal… Demain, direction la Virginie pour de nouvelles surprises…
Et oui, c'est déjà le départ. 🙁 Notre visite à Washington a été courte mais je sens que je reviendrai un jour… Avant je ne comprenais pas pourquoi certains retournaient à New York quatre ou cinq fois et parfois même tous les ans. Maintenant je comprends. J'ai la même maladie… mais avec Washington.
Il est temps de descendre les affaires dans la voiture. On vérifie qu'on a rien oublié et on fait deux-trois aller-retour pour tout embarquer. En plus des bagages, il y a la nourriture, les bouteilles… En revenant chercher les dernières affaires un écureuil est tranquillement devant la porte d'entrée du bâtiment. Comme pour nous dire au revoir.
On souhaite passer dans le quartier résidentiel de Palisades où on avait logé trois ans auparavant mais il est 9h, c'est l'heure de pointe, il y a d'horribles bouchons pour entrer en ville. On laisse tomber et on tourne un peu en rond pour trouver un itinéraire sans bouchons… On récupère enfin une 2x4 voies où ça circule bien. Des camions sont même sur la troisième voie pour dépasser. Ca nous surprend encore. On s'émerveille toujours autant de leurs fameuses infrastructures et leurs carrefours d'autoroutes gigantesques avec des ponts de tous les côtés.
En route, on aperçoit des panneaux qui nous font sourire : les Food Exit. Les logos des chaines comme McDo, Subway, Burger King… sont affichés avec le numéro de la sortie. Pas d'aire d'autoroutes chez eux ou très (trop) peu, il faut sortir pour trouver un endroit où s'arrêter, où manger. D'où les Food Exit, Gas Exit, Lodging Exit.…
Il est un peu plus de 10h quand on arrive au champ de bataille de Mannassas où avait eu lieu de célèbres affrontements de la guerre de Sécession. Au Visitor Center, on nous offre un plan et on nous donne des informations sur ce qu'il y a à voir. C'est 3$ par personne pour visiter le site. Il y a également un (très) petit musée à l'intérieur du Visitor Center. On sort par l'arrière du bâtiment pour accéder au champ de bataille. On remarque le logo sur la porte… "Firearms prohibited", comme pour nous rappeler qu'ici le port d'arme est plus courant que chez nous. Rassurant.
Il y a là des canons et un peu plus loin la maison d'une femme qui habitait en plein milieu du champ de bataille. Elle n'avait pas voulu partir et était restée dans sa maison pendant les affrontements jusqu'à ce qu'elle décède, touchée par une balle. Les impacts de balles sont d'ailleurs encore visibles sur le mur à l'intérieur de la maison.
On peut faire un tour à pieds d'environ un mile (1,6 km). On regarde autour de nous et on se croirait presque revenu en France… On est à la campagne. C'est agréable ce silence, ce calme. Mais on passe de coin d'ombre en coin d'ombre tellement la chaleur est étouffante. Et il n'y en a pas beaucoup... Il fait plus de 35° et il fait toujours aussi lourd et humide.
D'autres sites sont accessibles en voiture dans les environs mais malheureusement, on a pas le temps. On a encore pas mal de route et d'autres visites de prévues.
On repart un peu avant midi. On mangera les premiers sandwichs dans la voiture… en roulant.
On arrive au second site historique de la journée vers 13h : Fredericksburg Battlefield, un autre champ de bataille de la guerre de Sécession.
Là aussi, on trouve un petit musée dans le Visitor Center et un chemin explicatif à travers le site. Une petite maison en bois de l'époque se tient toujours en plein milieu.
Le site est ouvert sur un quartier résidentiel moderne et il y a même une maison toujours habitée sur le haut de la colline, en plein milieu du champ de bataille. Sur le haut de la colline, une autre maison mais celle ci est en dans le même état qu'à la fin de la bataille. Mais on voit bien qu'elle est à l'abandon.
Il y aussi un cimetière où sont enterrés 15 300 soldats. Seul 3000 de ces soldats ont été identifiés…
La visite nous aura pris plus d'une heure et demi. On mange le reste de nos sandwichs sur la parking avant de reprendre la route. On a le temps alors on décide d'aller faire un tour dans le centre-ville de Fredericksburg. On se gare près du City Hall avent d'aller se promener dans cette très jolie petite ville avec ces petites rues commerçantes très charmantes.
On hésite à traverser devant un gros pickup blanc. Le conducteur nous lance en rigolant "You're good guys, I'm not in a hurry!" On le remercie en traversant. Encore une fois, la conduite en dehors de grandes villes semble être bien plus zen que chez nous, comme si tout le monde avait le temps…
J'avais noté un autre endroit qui pourrait être intéressant sans savoir si on aurait le temps d'y passer. Cette fois ce n'est pas un site historique. Mais un lac. Lake Anna State Park.
Sur la route, mon frère remarque un school bus plus loin. Il se répète plusieurs fois "Il faut que je pense à m'arrêter…" Les lumières sont allumées, le panneau Stop est sorti. Même si on arrive en sens inverse, il faut s'arrêter pendant que les enfants descendent.
En arrivant sur place, on remarque la petite baraque au milieu de la route, une sorte de péage. Mais il n'y a personne. Il y a cependant une obligation de payer. Leur méthode ? Payer dans une enveloppe. Un morceau de papier contient des petits bouts à poinçonner (un par jour de la semaine). Vous enlever le petit bout du jour correspondant et le mettez dans l'enveloppe avec vos billets ($4). Vous attachez le bout de papier que vous avez poinçonné au rétro intérieur de votre voiture lorsque vous êtes garés comme preuve de paiement…
Il y a là un pêcheur et trois-quatre personnes sur la plage, certaines en train de se baigner. Il faut dire qu'il fait encore très chaud et il est presque 17h. On se promène un peu le long du lac avant de faire demi-tour et de rejoindre le début de la forêt. Il y a des chemins de randonnées qui partent de cet endroit. Dommage on a pas le temps de s'y aventurer. Mais ça doit être un endroit très agréable pour quelques promenades.
On reprend la route pour la dernière partie : rejoindre notre logement à l'extérieur de Richmond. En fait la ville exacte s'appelle Montpelier. Tiens donc… En chemin, on s'arrête de côté pour laisser passer deux voitures car c'est évident qu'elles roulent plus vite. Nous on est des touristes, on prend notre temps. En repartant, on voit qu'il y a maintenant une voiture de police derrière nous : "Ah ben j'ai rien gagné…" dit mon frère. Maintenant mieux vaut avoir une conduite irréprochable ! 😇
On passe par des coins magnifiques et tellement calmes, isolés. Le soleil commence à descendre, les couleurs sont superbes. On emprunte une route dans la forêt où il y a ces fameuses boites aux lettres au début d'un chemin qui mène plus loin… Plus loin, bien cachés dans la forêt il y de grandes maisons et propriétés.
Le GPS nous dit qu'on se rapproche de la destination. Pourtant on ne voit que ce genre de propriété. Va-t-on dormir dans l'une d'entre elle ? "Mais où tu nous emmènes?" me demande mon frère puisque c'est moi qui avait réservé le logement…
Le GPS nous dit de quitter la route principale et de tourner à droite. On est plus qu'à quelques mètres. De grands terrains bien tondus, des chemins en graviers, des boites aux lettres, de grosses maisons. "Vous êtes arrivés à destination" nous indique le GPS. On regarde le numéro de la boîte aux lettres. Oui c'est bien là. On tourne dans le chemin et on descend de quelques mètres puis d'un coup mon frère s'arrête. Il regarde droit devant lui et me dit "Regarde, " en pointant sa fenêtre. On est dans la propriété et qui nous accueille ? Une biche.
On est accueilli par la vraie propriétaire, Vicki, qui nous montre notre logement. Il y a une grande maison principale, la leur. Et à côté une petite maisonette privative. Il y a même un petit étang. :)
Après nous avoir montrés les différentes pièces, elle nous demande tout excitée "Alors, vous allez voir la course ?" (qui a lieu le lendemain soir). On lui répond que oui, puisque qu'on est fans de Nascar ! On espère juste qu'il n'y aura pas de pluie, sinon la course n'a pas lieue…
"Wow, je ne suis même jamais allée voir une course. Et pourtant j'ai grandi à Martinsville !"
Il se trouve que Martinsville est le plus petit circuit de la saison, également en Virginie, et que c'est une région très populaire pour ce sport. Elle est même surprise que les courses soient diffusées en France. Après une petite discussion très sympathique elle nous laisse nous installer.
Alors que mon frère approche la voiture pour tout débarrasser je lui demande si elle a les clés du logement, on ne les a pas vu à l'intérieur. "We don't have keys over here, " qu'elle me répond. "On ne ferme pas à clé. Mais si vous en voulez pour être rassurés, je peux vous les donner." On leur fait confiance, pas de clé alors. On lui explique qu'on est pas habitué puisqu'on habite en ville. "Oh oui, je sais. Les gens viennent ici et généralement ferment tout à clé, la maison, leur voiture… De toute façon, on est là tout le weekend donc on peut garder un oeil et puis bon…" elle regarde autour d'elle comme pour m'expliquer qu'il n'y a pas grand monde. C'est sûr. Il y a peut-être quatre ou cinq maisons dans les environs avant de devoir faire plusieurs kilomètres pour en trouver une autre. "De toute façon, s'il veulent voler quelque chose, ils iront plutôt dans la grande (maison)…" qu'elle dit en rigolant.
On débarrasse la voiture pendant qu'elle va demander des infos sur la météo à son mari. Il la rejoint dehors quelques minutes plus tard. Après les présentations, il lui demande :
- "Pourquoi tu as demandé la météo pour demain? Tu leur as demandé s'ils vont à la course, c'est ça?"
- "Ce sont des fans de Nascar !"
- "No kidding!!" qu'il lance d'un air ébahi. 😮
On confirme ce qu'a dit sa femme.
- "Qui est votre pilote préféré?"
Je répond Jeff Gordon et là il est complètement sidéré.
- "No kidding!!"
- "Vous, vous n'êtes pas fan…" dit mon frère.
- Well…" il dit en haussant les épaules puis rigole en admettant que non, lui n'est pas fan.
Ce sont plutôt des fans de football américain, mais le frère et le père de la propriétaire sont de grands de fans. Après cet agréable accueil et cette discussion dans la bone humeur, on rentre se reposer un peu.
Demain, première journée Nascar avec de belles surprises et une expérience ahurissante !
J'avais bien aimé Washington aussi. Je n'y avais passé qu'une longue fin de semaine en 2011. J'avais des billets d'avion gratuits pour l'est de l'Amérique au départ de Montréal, Ottawa ou Toronto. Je ne suis pas un grand fan des USA... j'avais déjà vu New York et Boston. J'hésitais entre Washington et Philadelphie. Ce fut Washington. Et aucun regret. Ce fut un coup de cœur. On m'avait dit que la ville était sale et dangereuse. Je me suis toujours senti en sécurité et c'était d'une propreté impeccable. Et le Mall est vraiment spectaculaire. Et surtout moins stressant que New York.
Je ne suis pas un grand fan de Nascar, du moins pas des courses sur ovales puisque les courses de Nascar sur circuits routiers sont spectaculaires. Par contre, voir ça en direct, ce doit être spectaculaire, surtout à Martinsville. Reste que mon rêve serait de voir le Grand Prix de Monaco sur place. Ou Singapour.
Ce fut un coup de cœur. On m'avait dit que la ville était sale et dangereuse. Je me suis toujours senti en sécurité et c'était d'une propreté impeccable. Et le Mall est vraiment spectaculaire. Et surtout moins stressant que New York.
Bien d'accord. En revenant la première fois on m'avait dit que le métro de Washington est le moins sûr des Etats-Unis. Je ne m'y suis jamais sentie en insécurité... pareil pour la ville. Il faut dire qu'avec tous ces gardes, ces policiers et ces agents fédéraux... je n'ai pas l'impression d'être en grand danger.
Je ne suis pas un grand fan de Nascar, du moins pas des courses sur ovales puisque les courses de Nascar sur circuits routiers sont spectaculaires. Par contre, voir ça en direct, ce doit être spectaculaire, surtout à Martinsville. Reste que mon rêve serait de voir le Grand Prix de Monaco sur place. Ou Singapour.
Oui, voir une course "en vrai", c'est spectaculaire, même sur ovale. On se rend compte de l'inclinaison de la piste, de la vitesse, de l'espace minuscule entre les voitures et le mur. Et le bruit... alors là j'en parle même pas. On a rien d'équivalent en Europe. Et l'ambiance est juste terrible. 🙂
Excitation dès qu'on se réveille : c'est aujourd'hui ! 😉 Première course Nascar de notre séjour. Mais pas là toute première pour nous. Mon frère suit le championnat depuis 2006 et moi depuis 2010. On a vu notre première course "en live" à Dover, Delaware en 2011. Une obligation quand on a crée ce voyage : une course de Nascar et cette fois de nuit.
La course n'a lieu qu'à 19h mais on souhaite être sur le circuit en début d'après-midi pour profiter des différentes animations.
On a donc le matin devant nous. On en profite pour aller faire quelques courses au Food Lion, à une dizaine de minutes de route. On n'en revient toujours pas. Ces fameuses propriétés qu'on voit dans les films, ces terrains gigantesques tondus au cm près, ces belles routes de forêts, ces fermes, ces barrières blanches, ces drapeaux américains, ces pick-ups… C'est là qu'on va loger pendant quelques nuits. On a vraiment l'impression d'être au milieu de nul part, mais bien au milieu des Etats-Unis. Surtout qu'au logement : pas de réseau pour le téléphone portable et l'internet par le satellite… la patiente est donc de rigueur. Mais quel calme !
En fin de matinée, direction le centre ville de Richmond. On aimerait une carte chez AT&T pour avoir de la data sur notre iPhone. Reste à trouver une place de parking ! Premier essai sur une zone de stationnement gratuite mais pour 15 min max. On se rend à la boutique et étant donné qu'il y a d'autres clients avant nous… ça risque d'être juste. On est prit en charge par une employée très sympathique. On lui explique ce qu'on aimerait puis mon frère repart pour aller garer la voiture ailleurs. Après avoir trouvé une place et mis quelques pièces dans le parcmètre, il me rejoint. Pendant ce temps, l'échange de carte Sim était fait. Ils m'ont gentiment scotché l'originale sur leur carte à garder a chaud dans le porte-feuille.
Pour info, c'est une carte à 60$ valable un mois : 2.5 Go de data, communications illimités dans le pays et sms illimités aux US, Canada et 100 autres pays. Si besoin on peut ajouter 1 Go pour 10$, plusieurs fois.
"Si vous avez encore de la place dans les bagages, j'aimerais bien retourner en France avec vous !" l'employée nous lance en rigolant alors qu'elle nous raccompagne jusqu'à la portte. "Profitez bien de vos vacances !" Ah le service à l'américaine… on ne s'en lasse pas.
Puisqu'on est en ville, en profite pour retirer un peu d'argent à un ATM. On sourit quand on voit que le gars derrière nous dans la file. Il porte une casquette de Tony Stewart, numéro 14… On sait où il sera ce soir. Au même endroit que nous !
Le circuit n'est qu'à une vingtaine de minutes de route du centre de Richmond, on a le temps. On s'arrête complètement par hasard à Chimborazo Park, pour le casse-croûte de midi. Je ne le précise plus mais la météo est toujours pareil : lourd, humide. Il y a de gros nuages aux alentours, on croise les doigts pour qu'ils passent à côté…
Puis en route pour Richmond International Raceway pour une soirée (et après-midi) Nascar !
Bon déjà, la Nascar, c’est quoi ? Vous avez vu le film Cars ? Et bien c'est ça ! La Nascar, c’est le sport mécanique le plus populaire aux Etats-Unis. C’est même le deuxième sport le plus populaire du pays derrière le football américain mais devant le basketball et le baseball. Le championnat comporte 36 courses qui ont lieu presque chaque semaine entre février et novembre. La très grande majorité des courses est disputée sur ovale puisque seulement deux courses le sont sur circuit routier.
Vu d’Europe, on raille souvent ce championnat en pensant qu’il s’agit seulement de pilotes qui tournent en rond en ne sachant que braquer à gauche. Mais la Nascar c’est bien plus que ça et c’est avant tout une discipline tournée vers les fans et qui se veut très accessible… comme vous allez le voir. Il y a cette journée à Richmond mais il y en a trois autres qui vous montreront la grande différence entre l'importance des fans en Nascar… et dans les autres disciplines européennes.
On arrive sur le circuit aux alentours de 15h. Manque de chance, un gros orage éclate au moment où on entre sur le parking. Il faut savoir qu’en Nascar, on ne court pas sous la pluie et encore moins lors des courses sur ovale puisque sur une piste inclinée c’est beaucoup trop dangereux. On se dit que finalement, mieux vaut que ça tombe maintenant !
Comme d’habitude, l’organisation américaine est incroyable. Les parkings sont très bien indiqués, la police est là pour nous aider et pour nous guider. Une fois l’averse terminée, on prend la direction du circuit. L’ovale de Richmond étant considéré comme un short track (une piste courte de 1,2 km), on décide d’en faire le tour à l’extérieur. On aperçoit les campements des fans avec barbecue, bières, musique et une super ambiance très décontractée. C’est une des constantes aux Etats-Unis : on ne se prend pas trop la tête. On aperçoit aussi les motor-homes des pilotes : eh oui, ils ne dorment pas à l’hôtel !
A la fin de notre tour de circuit, on se retrouve dans l’espace des fans où on trouve tout le merchandising dédié aux pilotes, les stands des sponsors et les stands des trois constructeurs engagés en Nascar : Chevrolet, Ford et Toyota. Les voitures de courses sont exposées et on peut même monter dans certaines d’entre elles. Les constructeurs en profitent aussi pour présenter leurs modèles de série. C’est d’ailleurs très intéressant de voir Toyota communiquer sur sa production aux Etats-Unis. Sur chaque voiture, il y a un bandeau sur le pare-brise pour indiquer dans quelle usine est assemblée la voiture : « Built in Texas » par exemple.
On s’était bien renseigné avant de partir en vacances et on avait découvert que Toyota réservait un espace pour ses clients. Pour accéder au stand, il fallait présenter la clé d’une voiture de la marque. On avait donc prévu le coup et mon frère avait emmené la clé de sa GT86.
On se présente donc aux hôtesses et nous voilà VIP chez Toyota. Et là surprise : petit repas gratuit. Chips, hot-dog, boisson, etc… On s’assoit donc quelques minutes pour manger quand une miss Toyota nous annonce l’arrivée d’un pilote pour une séance de questions-réponses. Il s’agit de Denny Hamlin, pilote de la Toyota FedEx numéro 11… un des meilleurs de la discipline.
On se regroupe donc autour du stand et on doit être au maximum 100 personnes. Pas de bousculades, tout le monde rigole et l’ambiance est top ! Avant l’arrivée du pilote, la miss Toyota propose un petit jeu au public avec à la clé, la possibilité de donner un objet qui sera à coup sûr dédicacé par Denny Hamlin. La première question qu’elle pose nous fait toujours sourire quand on y repense : Qui a fait le plus de chemin pour venir aujourd’hui ? 😄
Quelques américains lèvent la main tout confiants. Certains viennent d’Indiana, état qui n’est effectivement pas juste à côté. Puis on lève la main en disant qu’on vient de France.
Le couple devant nous n'en revient pas. "De France ? Levez la main, levez la main !" Ils nous aideront même à nous faire remarquer par la miss Toyota. Elle pense d’abord ne pas avoir bien entendu. Elle vient vers nous pour être sûre. Tout le monde dans le public est surpris. Ils n’ont pas l’habitude de voir deux jeunes français assister à une course de Nascar. Les deux personnes devant nous nous laisserons même passer pour nous approcher plus en nous disant : « Allez-y, nous on l’a déjà vu hier »…
Un gars de chez Toyota vient alors vers mon frère pour lui demander quel objet il voudrait faire dédicacer. "Comme un con" (je reprends son expression), il lui répond "le t-shirt". Le gars de chez Toyota lui dit alors qu’il aime bien sa casquette. Il avait complètement oublié qu'il portait une casquette « Toyota Hybrid » officielle de l’équipe WEC. Il lui donne donc sa casquette. Elle est maintenant signée par Denny Hamlin.
Petite parenthèse car cette casquette est maintenant chargée d’histoire. On s’était fait violemment agresser l’année dernière (en 2013) à Spa-Francorchamps à cause de cette casquette quand deux jeunes avaient voulu lui voler. Il avait dû être opéré du genou et on avait dû reporter ces vacances aux Etats-Unis qui étaient à l’origine prévues pour l’année dernière. Aujourd’hui, cette même casquette est signée par un des meilleurs pilotes de Nascar lors du voyage qu’on a finalement pu réaliser. Belle revanche sur le sort !
La miss Toyota continue à poser quelques questions du genre : "Qui a le plus de miles sur sa Toyota ?". Plusieurs américains lèvent la main. L’un d’eux donne 314 000 miles. Et à ce moment là, on est surprit de voir que tous les autres baissent la main. Personne n’a mieux et personne n’essaie de tricher.
Enfin, un petit garçon fête ses 8 ans ce jour-là. La miss Toyota l’invite donc sur la petite scène pour que tout le monde lui chante « Happy birthday ». Et il est ensuite amené dans le camion Toyota pour rencontrer Denny Hamlin en privé. Rien que ça.
Finalement Denny Hamlin arrive sur scène. Là encore, on est très surpris. Il arrive avec deux stylos en main prêt à signer des autographes. La séance de questions-réponses est très intéressante. On doit être à 5 mètres du pilote et le public peut poser ses questions. Il nous dira d’ailleurs qu’il est content que la course ait lieu de nuit à cause de la température dans les voitures. Il faisait en effet entre 35 et 40 °C cette semaine-là sur l’Est des Etats-Unis. Selon lui, la température atteindra 60°C dans la voiture lors de la course. Cela aurait été 75°C si la course avait eu lieu en journée… 😮
La séance de questions-réponses terminée, Denny Hamlin descend de la scène à la rencontre des fans. Il commence par notre côté et signe mon t-shirt réalisé pour l'occasion : "France Loves Nascar". Trop impressionné sur le moment, on oublie de demander si on peut prendre une photo avec lui. Alors qu’il est déjà 3-4 mètres plus loin, mon frère demande au gars de chez Toyota si ce serait possible de prendre une photo avec Denny. Le gars va alors le voir, lui dit qu’on vient de France et là surprise Denny revient sur ses pas, se met à côté de nous et le gars de chez Toyota nous prend en photo. Denny Hamlin nous remerciera même d’être venu : c’est le monde à l’envers. 🙂
Il est alors temps de continuer notre chemin à travers les différents stands. On apercevra successivement le King Richard Petty, Aric Almirola et Greg Biffle, puis on arrive chez Chevrolet où le pilote le plus populaire de la discipline, Dale Earnhardt Jr, termine sa séance de questions-réponses suivi par Kurt Busch. En l’espace d’une ou deux heures, on aura croisé plusieurs pilotes parmi les plus connus.
On passe rapidement dans les stands de merchandising pour acheter des casquettes (Go #24 !!) puis on se présente au contrôle de sécurité pour entrer dans l’arène ! Et là c’est toujours aussi impressionnant de voir l’intérieur du circuit. Ça paraît immense alors qu’on est seulement sur un short-track. Imaginez à Daytona, Talladega ou à Charlotte… Pour la course, on sera situé dans le virage 4, au niveau de l’entrée des stands avec une vue imprenable sur tout le circuit.
C’est là un des gros avantages des ovales sur les circuits routiers qu’on connait en Europe : de n’importe où dans les tribunes, on peut suivre toute la course sans jamais perdre de vue les voitures.
Il est 19h et c’est l’heure du cérémonial d’avant course. On ne va pas vous mentir, c’est certainement un des moments qu’on préfère. Ça commence par la présentation des pilotes qui effectuent ensuite un tour de circuit sur la benne d’un pick-up. On continue avec la prière suivie de l’hymne national américain à la fin duquel des avions militaires survolent le circuit et un parachutiste arrive avec un drapeau américain géant. C’est un moment chargé d’émotions et le respect qui se dégage de ce moment est incroyable.
Puis vient le moment de la phrase la plus célèbre du sport automobile aux Etats-Unis : « Drivers, start your engine ». Avant on disait : « Gentlemen, start your engines ». Mais depuis deux ans, une femme est présente en Nascar : Danica Patrick.
Pas de départ arrêté en Nascar. Les voitures font d’abord quelques tours derrière la voiture de sécurité avant de se lancer pour 400 tours. Au ralenti, les V8 de 850ch sont déjà très bruyants mais c’est encore supportable. Par contre, dès que les voitures sont lancées, le bruit est tout simplement ahurissant… surtout dans une arène entourée de tribunes métalliques.
Après avoir vu un tiers de la course depuis nos places en tribunes, on décide de descendre pour faire un tour de la piste. C’est une des particularités de Richmond (ce n’est pas faisable sur tous les circuits), on peut faire le tour de la piste pendant la course et sous drapeau vert. La seule règle, c’est de toujours continuer à marcher et ne pas s’arrêter trop longtemps. On est alors derrière le grillage, à 2 ou 3 mètres seulement des voitures qui atteignent les 300 km/h. Le bruit à cet endroit-là, surtout dans la ligne droite, est tout simplement inimaginable. 🤪 😮 Il faut le vivre pour le comprendre. Autant être clair tout de suite : on n’a plus ça en Europe depuis longtemps. Tout tremble même notre corps et nos tympans. C’est simple, avec mon frère c’était impossible de se parler. Même en criant à quelques centimètres de l’oreille de l’autre, on entendait quasiment rien.
En marchant le long de la piste, il y a tellement de vent qu’on doit retenir nos casquettes. On sent aussi des bouts de gomme de pneu nous percuter. Et le plus impressionnant, c’est de voir furtivement dans les voitures : on aperçoit le casque des pilotes et le mouvement de leurs bras sur le volant.
Et voir les voitures sortir du virage et venir frôler le mur extérieur alors qu’on est 2 mètres derrière, c’est juste hallucinant ! On a mis 45 minutes à faire le tour en prenant notre temps mais quel pied ! 😄
Après cette expérience, on remonte en tribune pour regarder le dernier tiers de la course. C’est finalement Brad Keselowski qui remporte la victoire et qui nous gratifiera de superbes donuts et d’un tour d’honneur, drapeau américain à la portière !
Les tribunes se vident rapidement mais à notre grande surprise, la piste est ouverte au fans. On a donc la chance de pouvoir marcher sur la piste. On en profite pour faire quelques photos. La piste est extrêmement collante avec le reste de gomme ! On est aussi très impressionné par l’inclinaison des virages. C’est loin d’être les plus inclinés de la saison mais c’est déjà très dur à grimper. On ressort de la piste au niveau de la ligne de départ/arrivée. Il est maintenant temps de retourner au parking et de prendre la route du retour.
Là encore, l’organisation est au top surtout que la sortie du circuit se fait en pleine nuit : il est plus de minuit. Et pas de bouchons alors qu’environ 100 000 personnes ont assisté à la course. Il nous faut une demi-heure pour rejoindre notre petite maison en plein coeur de la Virginie. On passe vite sous la douche histoire d’enlever les bouts de gommes coincés dans nos cheveux et il est déjà presque 2h du matin quand on se couche. Il nous faudra presque deux jours pour que nos oreilles arrêtent de bourdonner. Mais ça valait le coup !
Voilà en prime un petit montage pour avoir une idée plus précise de cette expérience et de l'ambiance Nascar. 🙂
http://vimeo.com/108286921
Je suis plus un fan de F1, mais ça donne envie d'y aller. Les deux seules courses auxquelles j'ai assisté sont deux Grand Prix de F1 à Montréal. En 1994 et 1995. J'étais là en 1995 quand les gens ont envahi la piste à la suite de la victoire de Jean Alesi. En fait, les gens ont envahi la piste avant la fin de la course, mais c'est un détail. XD J'avais 17 ans et c'est incrusté dans ma mémoire. La maison où j'ai grandi est à environ 5 km du circuit à vol d'oiseau alors quand j'écoutais les Grand Prix à la télé, j'éteignais le son et ouvrais les fenêtres.
Ce que je n'aime pas en Nascar, ce sot les longues neutralisations pour un rien. Ça prendrait des jaunes localisés comme en F1 pour éviter que le spectacle artificiel l'emporte sur le sport. Ceci dit, je songe à aller à Loudon ou Watkins Glenn l'an prochain, ça reste à une distance pas si longue en auto. Watkins Glenn m'intéresse plus, mais ça tombe en pleine période de vacances alors que Loudon est à la fin septembre... avec moins d'attente à la frontière (fin juillet et début août, les postes frontaliers entre le Québec et les USA sont très achalandés).
Merci pour vos retours ! Contente que ça vous plaise. 🙂
Dites, c'est pas à Richmond qu'une andouille imbibée est montée sur les grillages de sécurité?
C'est bien là. C'était d'ailleurs juste devant nos yeux, dans le virage 4. Inutile de préciser qu'il a fini menotté et a été embarqué par cinq ou six policiers. 😄
Ce que je n'aime pas en Nascar, ce sot les longues neutralisations pour un rien. Ça prendrait des jaunes localisés comme en F1 pour éviter que le spectacle artificiel l'emporte sur le sport.
Oui et non... Quand il y a un drapeau jaune et voiture de sécurité automatiquement ça veut dire qu'il y aura restart et donc de la bagarre, du spectacle, dus suspense.
Et puis honnêtement avec les derniers accidents que la F1 a connu, je crois que sortir la voiture de sécurité un peu plus souvent serait bénéfique; pour le spectacle mais surtout pour la sécurité des pilotes (accidentés) et des bénévoles qui sont sur la piste.
Alors oui, des fois il y en a trop (15 drapeaux jaunes l'autre jour au New Hampshire) mais les règles en Nascar sont faites pour avoir du spectacle.
Mais bon, tout ça c'est un autre débat...
Les récents accident dont tu parle sont au singulier. Il s'agit de celui de Jules Bianchi. Qui est du à la sortie d'un tracteur sur la piste à un endroit où il y aurait du avoir une grue. Donc techniquement, la sortie de Bianchi aurait du n'être qu'anecdotique. Le risque 0 n'existera jamais en course automobile. Je vais préférer une course ennuyeuse sans neutralisation où le vainqueur est le meilleur à une course excitante dont le résultat est du au hasard. Je n'aime pas la loterie.
Ceci dit, l'ambiance d'une course dans un stade comme celui d'un petit ovale doit être spéciale. Un peu comme un match de hockey Montréal-Boston au Centre Bell !
Bravo et félicitations pour ton carnet Virginie ! 🙂
Je m'apprêtais à aller dormir quand j'ai cliqué sur ton post (grave erreur le soir ! 😉)
et voilà, au moins une bonne demie-heure après , les yeux pleins d'images et de souvenirs de Washington !... 😇
J'ai eu la chance d'y aller en avril dernier et j'ai retrouvé avec plaisir les vues superbes que tu as su rendre avec beaucoup de brio, en particulier les photos de nuit et les ciels au coucher du soleil...
Je suis heureux de voir les vues depuis le Washington Mnmt qui à l'époque n'était pas encore ré-ouvert ! C'est sympa de nous les partager ! 😎
Je vois que vous avez été heureux de votre expérience via Airbnb : j'ai beaucoup apprécié ces rencontres également grâce à ce type de logements !
Merci pour toutes ces bonnes idées de visites aux alentours, on sent que tu avais bien préparé en amont ton voyage !
Il ne me reste plus qu'à faire de beaux rêves maintenant... 😏
Je vois que vous avez été heureux de votre expérience via Airbnb : j'ai beaucoup apprécié ces rencontres également grâce à ce type de logements !
Merci pour toutes ces bonnes idées de visites aux alentours, on sent que tu avais bien préparé en amont ton voyage !
Il ne me reste plus qu'à faire de beaux rêves maintenant... 😏
Les premières expériences Airbnb oui, celle de Chicago moins... Je l'expliquerai lors du résumé du jour 9.
Vu que le voyage aurait du se faire en 2013, j'ai encore eu le temps de peaufiner tout ça. J'aime beaucoup chercher plein d'infos et construire mon voyage de A à Z, en me basant sur mes envies, pas forcement sur les visites "incontournables". Mais l'un n'empêche pas l'autre. 🙂
Merci beaucoup de ton commentaire en tout cas. Fais de beaux rêves ! 😉
Dur dur le réveil… Après s'être couché à 2h du matin, on se force à se lever le lendemain. On avait une crainte avant de partir : que la course de Nascar soit reportée au dimanche. Déjà parce quelle n'aurait pas été de nuit et au départ c'est pour cela qu'on l'avait choisie. Et parce qu'autrement on serait passé à côté d'une autre journée à travers la Virginie. On se force donc à se lever puisque beaucoup de kilomètres sont prévus et on tient à faire ces visites…
Debout un peu avant 9h, direction Norfolk. Le trajet n'est pas compliqué d'après le GPS : tout droit pendant plus de 100 km. En route on s'étonne un peu en voyant des choses étranges, comme ce fan de Nascar qui a du dormir dans son pick-up pour la course… 🙂
Pendant nos recherches pour préparer ces vacances, j'avais vu qu'on pouvait visiter la base navale de Norfolk. C'est tout simplement la plus grande base aéronavale du monde, où travaillent 60 000 personnes (civils et militaires). La visite dure 45 minutes et coûte 10$ par personne.
On se rend donc près du Gates 5. On est accueilli par deux femmes militaires à qui l'on présente nos passeports. Ils nous ajoutent à la liste pour la visite qui va débuter dans moins d'une demi heure. Mais avant ça, passage à la sécurité. On vide les poche, on enlève la ceinture… Ca bip quand mon frère passe au détecteur. Déjà à l'aéroport ça le fait pas trop alors dans une base militaire… Mais les militaires le rassurent en lui disant que c'est sûrement dans ces lunettes. Oui, c'est bien ça.
On monte alors dans un car. On est moins d'une quinzaine de visiteurs. C'est un officier de la Navy qui nous fait cette visite guidée. Il s'excusera d'ailleurs parce qu'il ne l'a plus faite depuis quelques mois, il est un peu "rouillé" pour certaines explications. Après avoir entendu mon "clic" de l'appareil photo, il explique que pour l'heure les photos sont interdites. 😊 Il nous dira quand ça deviendra possible. Ouf, il ne me fait pas descendre du car… En même temps, on avait pas été prévenu.
La base est immense ! 😮 Imaginez : 45 minutes à rouler à travers la base… ça vous donne une petite idée de la taille. C'est tout simplement une ville dans une ville. Non seulement de par sa taille mais aussi à cause de ce que l'on y trouve : des supermarchés, des McDo, des salles de sport… On passe à côté des différents bâtiments, logements, centres de recherches, hangars, hélicoptères, avions, McDo de la base (il y en a deux 😛), centres d'entraînements… D'ailleurs, il nous explique que si un pilote d'avion ou d'hélicoptère militaire se crache trois fois en l'espace de 18 mois au simulateur, il lui sera interdit de piloter pour le reste de sa vie, que ce soit sur un appareil militaire ou commercial.
Puis on arrive près de l'eau… et près des navires. Il y a sous-marin mais on ne le voit pas; et trois portes-avion sont amarrés. Et pas des petits… Ils font plus de trois terrains et demi de football de long et transportent une soixantaine d'aéronefs chacun. Ils pourraient rester en mer pendant 14 ans grâce à l'énergie nucléaire. Mais il faut entre trois et cinq ans pour "faire le plein"… On passe juste à côté puis le car s'arrête de l'autre côté du parking. Maintenant les photos sont autorisées. Mais on ne descend pas du car. On peut à la limite se mettre à l'entrée du car pour ne pas avoir le reflet de la vitre. Mais interdiction de descendre.
En venant à Norfolk, on a emprunté le Hampton Roads Bridge Tunnel… c'est la porte de sortie des navires vers l'océan atlantique. On nous explique que lorsqu'il y a marrée haute, la distance entre le haut du tunnel et le bas du porte-avion est de 3 à 4 mètres seulement. Lorsqu'il y a marrée basse… la distance n'est plus que de 4 feet, soit 1,22m ! 😮 Ils ne sortent en marrée basse que s'il y a urgence et le tunnel est alors fermé à la circulation par précaution, juste au cas où il y aurait une mauvaise manoeuvre… 🤪
On continue notre visite, en passant par Dillingham Blvd : 21 états ont érigé au début des années 1900 des maisons historiques pour une exposition. Ces maisons reflètent leur héritage, leur architecture… Les maisons portent le noms de ces états : Connecticut House, Delaware House, Pennsylvania House (une reproduction au deux-tiers de l'Independence Hall), etc. La plupart de ces maisons sont aujourd'hui occupées par des officiers haut-gradés de la Navy.
En revenant vers le Gate 5, point de départ de la visite, le guide nous montre la différence entre les portails d'entrée d'aujourd'hui et ceux d'avant le 11 Septembre… Niveau sécurité, il y a pas photo. Ca a bien été renforcé. Il faut dire que chaque matin, entre 35 000 à 40 000 voitures passent aux Gates 1 & 2…
Après cette visite très intéressante et très impressionnante, on reprend la route. Il est 13h quand on s'arrête au Community Beach Park sur Ocean View Avenue. On mange nos sandwichs dans la voiture. Il fait gris, il pleuvote et le vent n'est pas très chaud. On s'aventurera quand même sur la plage, juste "pour voir".
Les pieds plein de sable on remonte en voiture, direction Virginia Beach. Connu pour être le point de rassemblement des jeunes étudiants pour le Spring Break, Virginia Beach est en gros une grande station balnéaire avec des hôtels qui longent la côte sur environ 5 km. Il y a aussi de grandes maisons de vacances…
On s'arrête sur un parking tout au sud. On brave le vent pour une petite promenade le long de la plage. Il y a du monde mais ce n'est pas la foule non plus. Les vacances sont finies et c'est dommage qu'il fasse si nuageux… le seul jour où je mets un T-shirt sans manches, évidemment. Je ne risque pas d'attraper des coups de soleil… On a pas beaucoup le temps, le parking va expirer. On n'aura malheureusement pas le temps d'aller jusqu'au Pier.
Il est plus de 15h, on commence à sentir la fatigue de cette nuit trop courte. On décide de faire une pause sur un parking d'un centre commercial parce qu'on a encore plus de 2h de route…
Pour le retour, on avait plusieurs options. On savait qu'on ne voulait pas reprendre la même route qu'à l'aller, ni l'autoroute. En passant, je vous mets ici l'exemple de notre road-book.
On y trouve :
- La date.
- Le code de la journée : W07 pour la journée 7 de la partie Washington. La partie Chicago est noté C01, C02… Ca nous aide à retrouver les points pré-enregistrés dans le GPS de l'iphone et classés ainsi par ordre chronologique.
- L'heure du lever et coucher de soleil (utile pour certaines envies photo).
- L'adresse du logement et les coordonnées du propriétaire.
- Le détail de la journée : les étapes, les routes, kms, durée théorique, les infos de visite comme pour Norfolk… Les symboles orange sont des liens web accessibles depuis la version PDF du road-book.
- Une idée d'endroit où manger. Au final ça ne nous a pas vraiment servi mais au moins on avait quelque chose au cas où, sans tourner en rond pendant une heure.
- La carte.
Evidemment, on ne le suivait pas forcément à la lettre mais c'est toujours bien d'avoir une base sur laquelle s'appuyer.
J'avais donc repéré une route qui semblait jolie : la John Tyler Memorial Highway. En effet, c'est très sympa avec des arbres presque tout le long, on est au calme. Loin des autoroutes et des villes. Au milieu de nul part en Virginie… On se sent bien là. 😄
On décide de manger en route pour ne plus avoir à cuisiner en rentrant. On s'arrête à un Burger King, pas loin de l'aéroport. Bizarre, on ne sait pas trop jauger le quartier… comme souvent dans ces villes américaines. Certains endroits nous font penser à The Wire, pas très rassurant... Mais tout se passe bien. Le temps d'enfiler notre repas et on repart. Dernier arrêt : la station service. Impossible d'utiliser directement la carte bancaire, aucun zip code ne fonctionne. Je vais dans la boutique et j'explique qu'on aimerait faire le plein. Dur, dur de comprendre les hispaniques au comptoir. On a vraiment l'impression qu'ils ne font aucun effort pour la prononciation… Bref, après une petite discussion, on arrive à mettre 40$ de carburant.
En repartant, on se rend compte qu'on est juste à côté du circuit où on était la veille. En passant devant on se rappelle de bons moments… On ne pensait pas qu'on le reverrait.
Il est l'heure de rentrer à Montpelier, la nuit tombe. Il faut faire attention en s'approchant des environs du logement. Les biches ne sont pas loin et sur ces petites routes de nuit, ce n'est pas très rassurant… Kilomètres à la fin de la journée : 487 km.
Demain, on prend de la hauteur et on fait un tour sous terre pour notre dernière journée complète dans l'Est. Ouïe, ça sent la fin de cette première partie et le Midwest n'est plus très loin… 😉
Il est 9h20 quand on part de Montpelier, VA. Il fait 68°F soit 20°C. C'est la premiere fois qu'on passe en-dessous des 70°F… et ça va encore descendre.
On fait un saut rapide au magasin pour quelques provisions. Sur le parking, on se rend compte qu'on a oublié le contenu du frigo à l'hébergement… Avec entre autre toutes nos boissons (et il y en avait un paquet). 😕 On y retourne donc pour tout récupérer. Après ce petit détour, on prend la route pour Waynesboro d'où on peut emprunter la Skyline Drive dans le Parc National de Shenandoah. C'est une sortie de route des crêtes de 169 km de long avec 75 points de vues aménagés; et limitée à 35 mph… soit 56 km/h. On aura le temps de profiter du paysage ! Oui, sauf que la météo n'est pas terrible. Alors qu'on s'approche et qu'on voit où on est censé aller, on se rend compte qu'on sera dans les nuages. Au moins pendant un temps… Mais pas grave, avec la musique Country dans les oreilles, on sent bien qu'on est en vacances. Et tant pis s'il ne fait pas super beau. 😎
On s'arrête d'abord au Centre d'Informations qui est en fait une sorte de préfabriqué sur un parking… et qui n'est pas forcément évident à trouver. Un homme âgé, probablement à la retraite, nous renseigne après avoir répondu aux questions d'autres francophones : des Québécois. Sur la maquette du parc, il nous montre les endroits intéressants et nous indique une petite maison qui date de l'époque des premiers colons. Il faut faire quelques kilomètres vers le Sud pour la voir. On est censé aller vers le Nord… Mais finalement on décidera de faire ce petit détour.
On arrive à la petite guitoune pour payer : $15 par véhicule pour un pass valable 7 jours. Dommage, on ne l'utilisera qu'aujourd'hui. On fait donc quelques kilomètres vers le sud, dans les nuages.
Après un petit arrêt dans la brume et alors qu'on sent des gouttes, on reprend la route dans la bonne direction cette fois : vers le Nord. Alors qu'on est arrêté à un point de vue, un couple de personnes âgées nous disent deux-trois mots en arrivant. Un motard s'arrête quelques minutes plus tard. Le monsieur engage la conversation avec lui en lui demandant s'il n'a pas trop froid… Sur l'aire suivante, c'est avec deux hommes en pick-up qu'il échangera quelques mots. On est toujours autant fasciné par cette facilité à engager la conversation, même si ce n'est que pour dire deux mots. C'est toujours plus agréable que d'avoir des gens qui passent à coté en s'ignorant, sans même dire bonjour…
On est surpris par ces montagnes recouvertes quasiment entièrement de sapins, d'arbres… On a plus l'habitude des Vosges avec beaucoup de petits villages qui cassent cette uniformité.
Après deux heures de route et le casse-croûte, il est temps de quitter la Skyline Dr. Mais on reviendra… dans quelques heures. Il se trouve qu'il y a deux endroits où l'on peut quitter (ou entrer sur) la route entre le début et la fin de la Skyline Drive (partie Nord). On sort donc au premier et on reviendra au deuxième pour faire la dernière partie de la route puisqu'on a prévu un petit détour entre temps…
On passe par des coins tellement agréables : ces fameuses routes avec seulement deux-trois maisons aux alentours. J'aime, j'aime, j'aime ! On se sent tellement bien ici. 🙂
En préparant cette journée, j'avais déniché une visite qui me tentait bien : Luray's Caverns, des grottes ouvertes au public et superbement bien aménagées.
On arrive sur le parking vers 15h45. Le temps de prendre deux billets et c'est parti pour une visite guidée. 24$ par personne mais on ne regrette absolument pas !
On avait pris nos vestes en pensant qu'il ferait froid là-dessous… On a eu tout faux. Il se trouve qu'il fait plutôt bon (tout le contraire de mon expérience à Sainte-Marie Aux Mines). Un petit gilet suffit largement pour les plus frileux (comme moi…). On emprunte d'abord un escalier qui nous emmène dans la première "salle" où la guide (très sympathique et avec une superbe prononciation) se présente et nous explique comment va se dérouler la visite. Elle nous rappelle qu'il est interdit de toucher les formations rocheuses car on risque de les abimer (via la graisse, l'huile de nos mains). Cette salle est déjà gigantesque mais ce n'est qu'un avant goût de la suite… Inoubliable ! 😄
Quand je dis que ces grottes sont bien aménagées… sachez qu'elles sont accessibles aux personnes handicapées. Il n'y a pas de marches, tout le chemin est en pavé. Un appareil permet de descendre (et remonter) la personne en fauteuil roulant le long des escaliers qui mènent à la grotte.
On commence la visite et on est stupéfait. Certaines formations rocheuses font près de 18m de haut et se sont formées il y a plusieurs millions d'années; la grotte s'enfonce parfois de 20 à 30 mètres vers le bas. C'est absolument magnifique ! Aucune photo ne peut rendre la beauté du lieu. 😮
Certains endroits se reflètent dans une petite étendue d'eau d'à peine quelques centimètres d'épaisseur. C'est splendide.
Une salle est même équipée d'un orgue : des petits marteaux actionnés par des bobines viennent frapper les stalactites de tailles différentes pour produire des sons. Notre guide le mettra d'ailleurs en marche pour nous faire écouter. Stupéfiant ! Des marriages sont même célébrés dans cette pièce.
Alors que la visite touche à sa fin, on passe à côté d'un petit puis où l'on peut jeter des pièces. Chaque année le pièces sont récoltées et reversées à des oeuvres caritatives.
On s'arrête aussi à un petit monument formé d'une plaque commémorative dédiée aux hommes originaires du comté qui sont morts pendant les Guerres de Corée, du Vietnam et pendant les deux Guerres Mondiales. Mais pourquoi mettre ce monument au fond d'une grotte me direz-vous ? 🤪Je me suis posée la même question et la guide y a répondu (sans même que je demande) : tout simplement car c'est l'endroit le plus visité de la région et ce monument se doit d'être vu par le plus grande nombre. J'aime leur logique ! 🙂
On reprend la route vers 17h mais on décide ne pas monter tout de suite sur la Skyline Dr. À 17h35 précisément, on a le check-in à faire en ligne pour notre vol du lendemain. On essaie de trouver un endroit avec un bonne connection internet, pas forcément évident au milieu de la Virginie… Plus on s'enregistre vite, meilleur sera notre place à l'embarquement : il n'y a pas de place numérotée et attitrée chez Southwest. Le premier arrivé est le premier servi. Plus tôt on s'enregistre, meilleur sera notre chance d'avoir les places qu'on souhaite.
En route, on aperçoit au loin ce qui semble être une voiture de police tout gyrophares allumés. C'est en fait la voiture du sheriff et une femme en uniforme au milieu de la route nous fait signe de nous arrêter. Pas de panique, on a rien fait de mal. Elle est simplement en train d'insérer des dizaines de voitures sur la grande route. C'est la sortie d'école ! Il n'y a pas de feux à cette endroit, c'est sûrement trop dangereux pour toutes ces voitures de s'insérer, et une perte de temps s'ils doivent attendre d'avoir la voie libre… On a vraiment l'impression que chez eux, l'école est toujours prioritaire. Ça rigole pas avec ça...
En remontant sur la Skyline Dr, on se rend compte que la température a encore baissée. Il fait maintenant 56°F (ou 13°C). Soit 20°C de moins qu'à Washington…
Il fait nuit quand on arrive à Fairfax, VA où l'on passera la nuit au Comfort Inn. Je ne peux que recommender cet hôtel. Le check-in et le check-out étaient fait en 5 minutes. La chambre est juste gigantesque avec frigo, micro-onde, bureau et table. Tout ça pour 57€ la nuit. 😉 On passe au Domino's récupérer deux pizzas (XXL car on gagne près de $10 sur la commande…) qu'on mangera dans la chambre. Evidemment, on n'arrivera pas à les finir… 😄
Demain, dernier jour à l'Est avec une visite qu'on ne voulait pas louper, avant de prendre la direction de Chicago ! J'ai comme un mauvais pressentiment… 😐
Ca y est, aujourd'hui se termine notre première semaine dans l'Est. Chicago nous attend. Mais il faudra patienter encore un peu puisqu'on ne décollera que cet après-midi.
On avait le choix entre partir depuis le centre de Washington (Aéroport Ronald Reagan). Mais ça aurait été sadique de retourner au centre de Washington juste pour partir… Moi, amoureuse de Washington, n'aurait pas supporté. Et puis c'était plus cher. L'autre option était de décoller de Washington-Dulles. Ça nous a tout de suite paru être une évidence. Non seulement c'était moins cher mais ça nous a permis d'optimiser notre temps au maximum : on a choisi le vol le plus tard de la journée (17h35) ce qui nous laisse le matin pour visiter l'annexe du Musée de l'Air & de l'Espace qui se trouve juste à côté de l'aéroport. On avait visité le musée qui se trouve sur le Mall il y a trois ans mais la visite du Steven F. Udvar-Hazy Center est généralement plus compliquée à caser. Cette fois, c'est parfait. 😉
Petit-déjeuner à l'hôtel Confort Inn (gaufres, muffins, bagels, confitures, céréales…) : il y a l'embarras du choix. Le check-out est fait en moins de cinq minutes puisqu'on avait déjà payé lors de la réservation. Après une énième vérification dans la chambre pour être sûr que tous les bagages sont bien dans le coffre de la voiture, on se met en route pour le Steven F. Udvar-Hazy Center. Le musée en lui-même est gratuit mais le parking coûte 15$.
Petite fouille à l'entrée par la sécurité, comme d'habitude. Puis on se rend au Point d'Information, parce qu'on est déjà perdu… Par où commencer ? 😮
Un gentil monsieur (âgé) nous donne un plan et nous explique que des visites guidées gratuites sont proposées toutes les demi-heures. D'ailleurs si on se dépêche on pourra attraper celle qui va commencer dans quelques minutes. C'est un vétéran de l'Air Force qui fait la visite. On est toujours surpris par ces retraités qui passent leur temps à offrir des visites guidées dans les musées et autres lieux touristiques. Durant ce voyage, ça aura toujours été un réel plaisir ! On sait maintenant que ça sera à privilégier les prochaines fois. Notre guide est drôle, prend le temps d'expliquer et nous prévient : il ne le prendra pas personnellement si l'on décide de quitter le groupe en cours de route. On peut s'insérer ou quitter cette visite quand on le souhaite.
On commence fort avec le Lockheed SR-71 Blackbird, un avion espion de l'armée américaine pendant la Guerre Froide. Il est gigantesque ! Construit en titanium, il fait 32 mètres de long, vole à trois fois la vitesse du son à 24 000 mètres d'altitude et bouffe tout son carburant en seulement 90 minutes…
Puis retour dans le temps avec le tout premier modèle d'avion qui a réussi à voler : celui des Frères Wright. On voit des avions américains, allemands, français, japonais; à hélices ou à moteurs, de toutes les tailles, de tous les âges… On s'émerveille de ces innovations techniques.
Il y a là un exemplaire du Concorde d'Air France et le Boeing 367-80 Jet Transport : quelle bonne idée de mettre des sièges dans un avion qui de base est conçu pour transporter du carburant ! C'est avec cette idée de génie que le transport de passagers a commencé.
Le guide nous explique aussi l'histoire du Boeing B-29 Superfortress Enola Gay qui est exposé : l'avion qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima…
Deux vétérans de la guerre de Corée qui ne faisaient pas partie du groupe écoutent attentivement le guide puis donnent eux-même quelques indications sur un appareil exposé, modèle qu'ils ont pilotés par le passé. À la demande du guide, des visiteurs expliquent que des membres de leurs familles (grand-père, père, oncle…) ont pilotés certains appareils pendant les différentes guerres; certains ont même débarqué en Normandie.
Avant de conclure la visite, on fait un tour dans le hangar dédié à la conquête spatiale. On se prend une claque en voyant la navette spatiale Discovery avec en arrière plan, un énorme drapeau américain suspendu au mur. Elle est pile dans l'alignement de l'entrée de cette partie du musée.
Elle est monstrueusement grande, imposante ! :o On a du mal à croire en la voyant qu'elle a effectué 39 vols (plus que n'importe qu'elle autre navette). C'est d'ailleurs elle qui a mis le télescope Hubble en orbite en 1990. Il est vraiment difficile de réaliser que cette chose a volé dans l'espace. Le bouclier est fait de nombreuses petite plaques. Comment cela peut-il tenir et supporter des températures de plusieurs milliers de degrés ? On est comme des gosses en voyant cet engin ! On en fait le tour et s'émerveille de la taille des trois réacteurs. On pourrait rester là des heures.
J'aime bien l'avion, mais ça... ça doit être encore mieux !! 😛
La visite guidée touche à sa fin, elle aura durée presque une heure mais on ne regrette pas. C'est bien plus instructif et plus agréable que d'arpenter au hasard cet immense hangar de 71 000 mètres carrés et de lire quelques panneaux explicatifs…
Avant de repartir on fait un dernier tour, on peut même apercevoir l'atelier de rénovation où les appareils sont remis en état. Petite séance cinéma avec la salle IMAX du musée pour une projection du film d'une quarantaine de minutes "The Dream is Alive" sur la navette spatiale.
On avale des sandwichs sur la parking en guise de repas de midi. Il est 14h. J'écris un message à la propriétaire de l'appartement de Chicago pour lui demander de confirmer comment se passera l'arrivée : les clés sont sous le paillasson, tout est prêt pour nous. Elle nous donne juste une nouvelle pas très rassurante : les locataires précédents ont vu des cafards. Un exterminateur est passé, normalement ça devrait être bon… Je ne suis pas optimiste. 😕
C'est l'heure de rendre la voiture chez Alamo. Le retour est très simple : on se gare dans une file derrière d'autres voitures. Il y a comme ça cinq ou six files différentes. Les voitures sont garées l'une derrière l'autre. Un agent nous accueille, vérifie que le plein est fait, que la voiture n'a pas de bosses et en moins de trente secondes, c'est fait. Une vrai usine, tout est à la chaine. On récupère nos bagages et on monte dans la navette. Comme d'habitude, le chauffeur nous accueille très gentiment et prend nos valises pour monter à bord.
Et là, ça commence. Peut-être parce qu'on est tranquillement assis et qu'on a rien à faire… Je commence à réaliser qu'on quitte cet endroit pour de bon. On a encore deux semaines devant nous, mais c'est bizarre… je me sens triste. 🙁
On arrive à l'aéroport peu après 15h pour l'enregistrement des bagages. On a fait le check-in en ligne la veille ça devrait donc être rapide, sauf qu'on a pas nos cartes d'embarquement puisqu'on n'avait pas pu les imprimer. J'ai sûrement l'air paniquée puisque la dame au comptoir me rassure, tout est faisable à cette borne. Oui, même l'enregistrement des bagages se fait sur une borne chez Southwest. Une fois nos bagages enregistrés et nos cartes d'embarquement en poche, on doit laisser nos valises au milieu du hall avec des dizaines d'autres… Un gars est en train de les déposer sur un tapis roulant pour les scanner. L'organisation nous paraît un peu bizarre et pas très sécuritaire. Ce doit être la routine pour les vols intérieurs… ?!
Direction la salle d'embarquement et là je dois l'avouer : gros, gros, gros coup de blues. 😕 Et je n'exagère pas. J'ai presque envie de laisser mon frère s'envoler pour Chicago tout seul. La première semaine était quasiment parfaite (si ce n'est pour la météo), des rencontres géniales, de supers moments, de belles visites… et puis DC quoi. J'ai vraiment du mal à quitter cette région. Je m'achèterai même un sweat-shirt Washington dans une boutique tellement j'étais triste sur le moment… Une façon de m'y raccrocher. Argh ! Je veux pas partir d'ici !
On est censé partir dans 10 minutes et l'avion arrive à peine. Comment c'est possible ?
L'embarquement se fait par groupe : A1-A15, A16-A30, etc. Un numéro est indiqué sur notre billet : c'est l'ordre d'embarquement, défini par l'ordre du check-in. Premier enregistré, premier à embarquer.
Le vol se passe sans problème. On survole des coins plutôt agricoles et ruraux. Puis tout s'inverse : il y a plus de maisons que de terre…
On survole le Lac Michigan. La question étant de quel côté va t'on arriver ? Verra-t-on la ville ? On essaye de distinguer quelque chose mais il y a pas mal de brume. Puis tout d'un coup… j'aperçois des petits voiliers, des sortes de digues. Et paf, le Navy Pier. Oui, on aura un belle vue sur Chicago juste avant l'atterrissage. 😏
Heureusement qu'il y a les tapis roulant… ceux tout droit, qui nous évitent de marcher pendant des kilomètres. Enfin, on marche aussi dessus mais ça va bien plus vite ! L'aéroport est long long, long… jusqu'à ce qu'on arrive aux bagages. Ça change de notre arrivée à Washington : pas besoin de les attendre, ils sont là tout de suite.
Direction Alamo. Et comme d'habitude on tombe sur un chauffeur de navette très sympa qui nous accueille par un "Hi, how are you?", qui nous porte les bagages… Alors que plusieurs personnes montent il lance "Bienvenue à Chicago ! J'espère que vous avez passé un bon vol et que vous passerez un tout aussi bon trajet vers la location de voiture !" Un homme lui dit que la clim de son bus est un peu trop violente. Il va l'éteindre en rigolant : "Oui, de toute façon dans quelques jours on en aura plus besoin…" 😄 Je confirme. Il nous déposent devant un grand immeuble : tous les loueurs sont réunis au même endroit. Les comptoirs sont alignés dans un grand hall. Au-dessus, les loueurs partagent des étages de parking auxquels on accède en ascenseur.
C'est reparti pour tout le processus de prise en charge du véhicule chez Alamo. Et pif, on retombe sur un apprenti. Alors ça prend du temps parce que la paperasse, y en a un paquet… Et ils sont toujours aussi surpris de notre photo sur nos permis de conduire : oui, pas besoin de les renouveler en France alors on a toujours la tête de nos 18 ans. 😎
On a de nouveau le choix de la voiture (très bon point pour Alamo). On laisse tomber les Nissan et on fait pic et pic et colégram entre une Ford Fusion bordeaux et une Toyota Camry blanche. Je vois bien que mon frère est tenté par la Toyota (il en possède une, aime les Toyota en Nascar…), alors va pour la Camry. Faut dire que j'ai eu ce que je voulais la première semaine : une Chevrolet; alors à son tour. On met toutes nos affaires dans le coffre et là problème : on arrive plus à enlever la clé du contact. On essaye deux, trois, quatre fois… Rien à faire. Je retourne chez le monsieur qui nous a amené jusque là (un afro-américain très costaud; enfin par costaud je veux dire… bref). Il recule le siège pour pouvoir entrer, tourne la clé… et la sort du contact sans problème. Ah… On a l'air bien idiot.😊 On réessaye. En fait il faut enfoncer la clé encore plus pour tourner le dernier millimètre avant de la retirer. Mouais, on devrait s'y faire…
Direction Pilsen, le quartier où on a réservé le logement. Notre arrivée de nuit ne nous donne pas une super impression; l'entrée de l'immeuble non plus avec ce couloir et ces escaliers vraiment délabrés. L'idée qu'on risque de croiser des cafards ne nous enchante pas tellement, tout comme le quartier. 😠 L'appartement en lui-même est plutôt conforme mais vraiment très très ancien, ce à quoi on est pas habitué. Première prise de tête… On avait eu des doutes avant de partir mais on s'était dit qu'on verrait sur place. On pense déjà à la suite : y a t'il une solution de replis ?
Sympa votre carnet qui nous change un peu de l'Ouest américain.
De très belles photos et beaucoup de choses à découvrir à l'Est en dehors de NY et Boston.
Au sud de Washington, il y a aussi Williamsburg, Jamestown, les Outer Bank de Caroline du Nord, les smoky mountains en automne, Charleston et son porte avion, Hilton Head, Savannah et ses plantations, le musée Coca à Atlanta et plus au Sud la Floride de Cape Canaveral à Key West en passant par South beach à Miami, le Golfe du Mexique, la magie d'Orlando, les coquillages de Sanibel, les Everglades, l'école de Ste Augustine... et la plage de Bahia Honda !
Manu
Nos escapades : Le Maroc, l'Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, La Tanzanie et Zanzibar, Lanzarote, les Etats-Unis (3 ans), le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou, la Guadeloupe, la Martinique, l'Indonésie, la Thaïlande, Israël, Dubaï, la Jordanie, la Turquie, et Tahiti...
Sympa votre carnet qui nous change un peu de l'Ouest américain.
De très belles photos et beaucoup de choses à découvrir à l'Est en dehors de NY et Boston.
Bien d'accord, il y a de quoi faire en dehors de l'Ouest. Et pourtant on en a fait qu'une toute petite partie.
et plus au Sud la Floride de Cape Canaveral à Key West en passant par South beach à Miami, le Golfe du Mexique, la magie d'Orlando, les coquillages de Sanibel, les Everglades, l'école de Ste Augustine... et la plage de Bahia Honda !
La seule chose qui me tenterait en Floride c'est le Kennedy Space Center/Cap Canaveral. Dur dur de caser ça dans un voyage.
et plus au Sud la Floride de Cape Canaveral à Key West en passant par South beach à Miami, le Golfe du Mexique, la magie d'Orlando, les coquillages de Sanibel, les Everglades, l'école de Ste Augustine... et la plage de Bahia Honda !
La seule chose qui me tenterait en Floride c'est le Kennedy Space Center/Cap Canaveral. Dur dur de caser ça dans un voyage.
Cape Canaverale du temps de la navette, c'était sympa !
Je pense que pour changer de l'Ouest, il y a un parcours sympa à construire autour de NY / Washington / Williamsburg / Outer banks / Smokey mountains / Atlanta / Charleston / Savannah / Ste Augustine / Cape Canaverale / Orlando / Sanibel / Everglades / Miami / Key West...
Manu
Nos escapades : Le Maroc, l'Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, La Tanzanie et Zanzibar, Lanzarote, les Etats-Unis (3 ans), le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou, la Guadeloupe, la Martinique, l'Indonésie, la Thaïlande, Israël, Dubaï, la Jordanie, la Turquie, et Tahiti...
Heu ... moi je suis le carnet de voyage de Virgine24jb, particulièrement intéressé par la partie à venir (Chicago and Co) qui sera notre prochaine destination.
Ne serait-il pas plus pertinent que tu crées ton propre carnet pour nous faire part de ton/tes voyages ?
Merci pour ce carnet de voyage, très intéressant. Je ne connais pas ce coin et j'avoue que ton récit et tes photos donnent vraiment vraiment envie !!! Je comprends ton coup de blues au départ de cette région...
Merci pour ce très beau carnet. Vos photos de Luray's Caverns me rappellent de très bons souvenirs. Nous avons fait cet arrêt il y a quelques années et nous en avons gardé un excellent souvenir. J'ai hâte de découvrir votre vision de Chicago, car c'est la prochaine ville sur ma liste! 😉
J'ai hâte de découvrir votre vision de Chicago, car c'est la prochaine ville sur ma liste! 😉
Je vous préviens, on a mis quelques jours avant de pouvoir profiter pleinement de la ville... Et il y a eu une petite escapade en Iowa entre temps les deux parties dans la ville. J'espère que vous aurez la patiente de lire les différentes journées. 😉
Merci pour ce carnet de voyage, très intéressant. Je ne connais pas ce coin et j'avoue que ton récit et tes photos donnent vraiment vraiment envie !!! Je comprends ton coup de blues au départ de cette région...
Youpi !!! Ça veut dire que mon carnet sert à quelque chose. 😎 😄 J'espère que tu aura l'occasion de découvrir cette partie du pays. En tout cas, merci de prendre le temps de le lire.
Ambiance morose ce matin quand on se réveille dans l'appartement. En plus il fait gris dehors, ça n'arrange rien. Le moral n'est pas au beau fixe et après un maigre petit-déjeuner, on s'interroge : est-ce qu'on peut tenir une semaine dans cet appartement ? Personnellement, je dis non. Je ne mis sens pas bien du tout. 🙁
Pour vous donner une idée, voilà l'entrée de l'immeuble...
On sait qu'après cette semaine, on aura quelques jours en Iowa puis on est censé revenir ici. On est d'accord sur un point : on peut tout de suite annuler la deuxième réservation prévue pour la fin de notre voyage et donc chercher un autre logement. Si l'on veut quitter l'appartement dans les plus bref délais, il faut trouver un autre hébergement au plus vite. Et rien ne nous garanti qu'on sera remboursé pour les nuits non passées dans l'appartement… Ce serait donc une somme supplémentaire à débourser qui n'était pas prévue. Cela dit à ce moment là, je suis prête à débourser une certaine somme pour pouvoir me sentir à l'aise et profiter du reste de nos vacances.
On jette un coup d'oeil sur le site d'AirBnb au cas où il y aurait d'autres appartements de libres pour les prochains jours mais comme on s'y attendait les seuls encore disponibles sont hors de prix. Deux sont corrects mais il n'y a pas beaucoup de commentaires. Il faut dire que cette expérience nous a un peu refroidi alors on hésite… On regarde aussi les sites d'hôtels mais si l'on veut quelque chose d'abordable au dernier moment, c'est plus excentré de la ville.
Les heures passent à faire ces recherches puis on décide d'aller prendre l'air. On va dans un supermarché du coin pour faire quelques courses, pas très rassurés. C'est peut-être des aprioris et des craintes non fondées mais on ne sent pas à l'aise ici, c'est tout. On a pas encore vu de cafards, mais ça ne saurait tarder...
De retour à l'appartement on prend le repas de midi, avant de se décider à aller faire un tour en ville en début d'après-midi au lieu de broyer du noir. Hors de question de prendre le métro, on prend donc la voiture.
On se gare sur N Clark St juste à côté du Lincoln Park. On traverse le parc en longeant les terrains de baseball et de soccer puis on traverse Lake Shore Drive par la passerelle ce qui nous offre une première vue sur le lac Michigan et sur la John Hancock. Il n'y a pas grand monde dans les environs.
On s'avance sur North Avenue Beach pour avoir une vue sur la skyline. On trouve la vue très sympa mais ça ne nous impressionne pas tant que ça. Je suppose qu'on s'habitue aux gratte-ciels avec le temps. On remarque la très belle couleur du lac un peu vert turquoise.
On profite de la vue pendant près d'une demi-heure avant de marcher le long du lac vers le centre en profitant des rares rayons de soleil. On arrive à Oak Street Beach puis on descend encore jusqu'à trouver un endroit où traverser. Eh oui : attention, il n'y a pas beaucoup d'endroits où traverser cette route, une 2x5 voies !
On traverse Lake Shore Dr en passant sous un tunnel à hauteur de Chicago Avenue. C'est par cette avenue qu'on s'enfonce dans la ville. Il est 15h30. Les agents de circulation sont déjà prêts pour intervenir aux carrefours afin de faciliter le trafic aux heures de pointe, comme ce qu'on avait vu à Washington.
On passe devant une caserne de pompier où un camion est en train de manoeuvrer pour rentrer. Les pompiers font un signe de la main en souriant à un petit garçon en train de jouer dans l'aire de jeu juste à côté. Et c'est totalement par hasard qu'on arrive à la Water Tower, un intrus parmi tous ces buildings de verre.
On continue notre chemin jusqu'au pied de la Hancock en remontant Michigan Avenue. C'est comme un choc : tout ce monde, tout ce bruit. On avait passé plusieurs jours en plein milieu de la Virginie, au calme… mais tout ces klaxons et ces piétons nous rappellent qu'on est dans une des plus grandes villes américaines.
Le temps nous est compté, on presse le pas pour ne pas se prendre de PV. Il nous reste quelques minutes avant que notre ticket de parking ne soit expiré et on sait que les amendes ne sont pas les même qu'en France…
On longe Lake Shore Drive mais du côté ville cette fois, où des immeubles d'habitation et d'hôtels sont alignés avec une vue magnifique sur le lac. Ça doit être sympa d'habituer par ici. On en voit certains laisser leur voiture au voiturier. On se demande bien où ils vont la garer… On ne voit ni parking, ni garage dans les environs; un mystère.
On reprend notre voiture (ouf, il nous restait moins de deux minutes de parking !) et on descend jusqu'à E Solidarity Drive, l'avancée où se trouve le Shedd Aquarium et le Planétarium. En traversant le pont on voit furtivement la Chicago River et le coeur de la ville : saisissant ! On s'y promènera demain. Ça donne envie ! 😏
On se rend vite compte que la circulation ici est aussi chaotique que dans n'importe quelle grande ville…
On trouve facilement une place de parking avec parcmètre le long de la route. On fait le tour du Planétarium à pied en longeant l'eau et la piste cyclable qu'on empruntera dans quelques jours, puis on remonte un peu le long de Monroe Harbor.
Il y a énormément de joggeurs. Il y a même une voiture de police qui fait sa ronde le long de l'eau… Ouf, elle passe sans nous interpeller. 😛
La différence de couleur sur le lac entre la partie avec et sans nuages est visible l'oeil nu. C'est impressionnant.
On revient sur nos pas et je mets en route un petit timelapse pour le coucher du soleil. Il n'y a plus qu'à rester là et à admirer la vue. 🙂 Alors que la ville s'illumine, les lumières se reflètent dans les nuages ce qui les colore en violet. Ca deviendra notre vue préférée de la ville, qu'on trouve plus intéressante et plus variée que celle du Nord où on était en début d'après-midi (même si celle-ci est jolie aussi). On jette un oeil du côté du lac : il fait totalement noir. Aucune lumière.
Alors que les couleurs deviennent intéressantes il faut penser à partir ou on risque de se prendre une prune. Il est 20h30, on aura commencé la visite de Chicago en douceur. On a passé une bonne après-midi mais le moral redescend vite quand on sait qu'on doit retourner dans l'appartement… 🙁
Demain, on longe la rivière. Mais notre planning va être chamboulé, pour notre plus grand plaisir ! 😉
Merci de partager votre voyage avec nous, ça fait rêver !
Je suis bluffée par la photo de certaines villes et paysages.
J'aime bien Georgetown par exemple :-)
Aujourd'hui, on part. C'est décidé, c'est réservé. On choisit de laisser les affaires dans l'appartement et de venir les chercher ce soir pour aller s'installer dans le Best Western Chicagoland dans la petit ville de Countryside, à près d'une demi-heure de route du centre de Chicago (au Sud Ouest). Heureusement, parce que les cafards sont bien là. 😕
Mais avant, on est bien décidé à profiter quand même de la journée en visitant le centre-ville, le long de la rivière. La veille on avait repéré un parking intéressant qui nous servira plus d'une fois : celui du Planétarium. C'est 11$ la journée si on arrive avant 9h30. 19$ si on arrive après… On se dépêche donc de se préparer. Alors qu'on sort de l'immeuble, on se rend compte que notre voiture est garée toute seule le long de la route… Il n'y a plus personne. Normal, le jeudi (et le mardi) le stationnement est interdit entre 7h et 9h pour nettoyage. Après avoir dépensé près de 800$ pour une réservation d'hôtel imprévue, nous voilà avec une amende de 60$. Rien de mieux pour nous redonner le moral ! 🙁 On se rend compte qu'on avait pas fait attention en se garant là la veille. Il faut dire que la rue était remplie de voitures à ce moment là… Maintenant, on fera doublement attention.
Une fois garée au Planétarium, on marche jusqu'à l'arrêt de métro Roosevelt pour prendre la ligne verte vers Clark/Lake Station. Attention, le distributeur de ticket ne rend pas la monnaie.
Ah le métro aérien, comme ça fait bizarre. Et comme c'est bruyant ! Je suppose que les habitants s'y habituent à force. J'espère pour eux en tout cas.
On rejoint l'eau pour traverser la rivière à Lake Street Bridge. Il faut dire que j'avais trouvé un point de vue sympa, Wolf Point, mais celui-ci… est en travaux. Notre malédiction de 2011 continue (des dizaines de sites en travaux...). 😄 Alors qu'on marche du côté Ouest de la rivière, une très forte odeur de chocolat nous envahie. Mais d'où peut-elle provenir ? On dirait qu'il y a une usine dans le coin. On ne sait toujours pas d'où elle provenait.
Un vieux pont métallique abandonné est relevé. C'est bien le seul qu'on verra comme ça puisque les ponts ne se lèvent plus que deux fois par an. On peut comprendre la pagaille que cela occasionnerait dans la ville vu la circulation…
On arrive au pied du Merchandise Mart, un bâtiment si énorme qu'il a besoin d'un code postal à lui tout seul. Je l'aime beaucoup, c'est un de mes préférés. Un détail nous frappe : tous les drapeaux sont en berne, sur ce bâtiment comme sur les autres. On est le 11 septembre.
On décide de faire un petit arrêt pour un chocolat chaud. Ça caille et on a plus l'habitude. On a passé une première semaine à plus de 35°C et maintenant la température a chuté à 12-15°C. Direction Dunkin Donuts pour un chocolat XXL qu'on se partagera. On continue de longer la rivière sous ce ciel gris et je me rends compte que la berge Sud de la rivière est en travaux de réaménagement. Malédiction je vous dis… 😛 En tout cas on est sous le charme, même s'il ne fait pas chaud et qu'il fait gris. Il n'y a pas à dire : de l'eau en plein milieu de la ville apporte un vrai charme. Ça nous plait même plus que le centre ville de New York et ça nous plaira encore plus avec le soleil les jours suivants ! 😉
Un détail nous plait bien : le nom des rues sur les ponts, ça aide à se localiser. On arrive à hauteur de la Trump Tower et de la Marina City : ces fameuses tours jumelles avec une partie habitation, une partie parking et une marina à leurs pieds… What else ? 😎
Arrivés au niveau de Michigan Avenue, on aperçoit les drapeaux de Sprint, le sponsor titre de la Nascar. On avait vu deux jours auparavant qu’un évènement Nascar était organisé au centre-ville pour lancer le Chase sans vraiment savoir ce qu'on y trouverait. Pour info, le Chase fait office de playoffs pour la Nascar. Les 26 premières courses du championnat représentent la saison régulière et les 10 dernières forment le Chase où cette année on garde les 16 meilleurs pilotes de la saison régulière pour se disputer le titre avec plusieurs rounds éliminatoires. On décide donc d’y faire un petit tour puisqu’on est juste à côté.
L’évènement est sponsorisé par Toyota et le constructeur en a donc profité pour à nouveau exposer des voitures de courses mais aussi ses voitures de série. Ce sont à peu près les mêmes qu’on a pu voir à Richmond.
Alors qu'on va partir, mon frère aperçoit des caméras de télévision et quelques journalistes. Il reconnait rapidement Nicole Briscoe, journaliste pour ESPN, qui est en train d’interviewer Joey Logano, un des meilleurs pilotes de la saison. On approche et on est surpris de voir qu’il n’y vraiment pas beaucoup de monde autour d’eux. On assiste à la fin de l’interview en étant à quelques mètres à peine. 😉
Quand Joey Logano se lève, mon frère s’approche doucement et lui dit qu’on vient de France. Il lui demande s'il veut bien faire une photo ensemble. Il lui sourit et il lui dit « Oui, bien sûr ». C’est moi qui prend la photo (un peu flou mais c'est le stress !!). Il signe encore quelques autographes, fait quelques photos puis repart dans un superbe Chevrolet Suburban noir.
Un peu plus loin, on aperçoit le trophée de la Sprint Cup qui sera remis au champion de cette année. Un responsable officiel de la Nascar est à côté et en nous voyant, il nous demande si on veut qu’il nous prenne en photo à côté de la coupe. On lui donne notre iPhone et il nous remercie pour notre soutien. On lui dit qu’on vient de France et il nous remercie alors en rigolant pour notre soutien international. 😄 Il était apparemment, lui aussi, très content de voir que la Nascar peut intéresser au-delà des États-Unis.
Au passage, on lui demande si d’autres pilotes vont venir faire une interview avec ESPN. Il nous dit que c’était le dernier et que d’autres étaient là avant, notamment Kurt Busch et Jeff Gordon, quatre fois champion. Là, je suis est dépitée puisque Jeff Gordon est mon pilote favori… 🙁🙁
Il nous indique cependant que les 16 pilotes qualifiés pour le Chase, donc en gros, les meilleurs pilotes du championnat, seront présents dans l’après-midi. On en prend note avant de continuer notre visite.
Alors qu'on longe la rivière à hauteur de la rue (et non pas de l'eau), on se rend compte que cette ville est en fait un mille-feuille avec plusieurs étages de route; une vraie fourmilière. 😮
On continue de longer la rivière côté nord. On décide de descendre à hauteur de l'eau et d'aller jusqu'au bout à travers le River Esplanade Park… sauf que de là, on en peut aller nul part. Il faut rebrousser chemin. On remonte un peu vers le Nord pour aller jusqu'au Navy Pier. On entre pour se réchauffer et pour l'achat de cartes postales.
On prend quelques minutes pour décider du reste du programme. Mon frère souhaite charger son iPhone et par la même occasion demander une info sur l'iPhone 6 qui est censé sortie quelques jours plus tard (ah les geeks…😇). On retourne donc sur Michigan Avenue pour un arrêt à l'Apple Store. En ressortant de la boutique, je tiens la porte à un homme très grand et moustachue qui souhaite entrer. On ne le reconnait pas tout de suite mais j'ai l'impression de l'avoir déjà vu. Je regarde mon frère, le monsieur puis de nouveau mon frère en espérant qu'il me fasse un signe ou quelque chose. Enfin ça nous revient ! Il s’agit en fait de Mike Helton, qui n’est autre que le Président de la Nascar. 😎 Dommage c’est trop tard. Il est déjà entré dans la boutique et on se voit mal aller le déranger.
On continue notre ballade avec un nouveau but : trouver un bureau de Poste. Notre médecin nous avait demandé un petit service lors de notre voyage il y a trois ans. Il est collectionneur d'enveloppes recouvertes de timbres. On se dit qu'on lui fera la surprise d'en faire une autre. Après quelques timbres achetés à la vitesse de la lumière… ou pas… 🤪, on retourne vers Michigan Bridge pour l'évènement Nascar. On se tâte… Est-ce qu'on attend plusieurs heures ? Il est seulement 14h, ils n'arriveront que vers 18h avec quelques animations avant. On décide de réfléchir en mangeant notre sandwich un peu plus loin, plus au calme et au froid. On se dit que ça n'arrivera pas tous les jours après tout. En fait, il y a de grandes chances que cette opportunité n'arrive plus jamais. Et puis on a encore plus d'une semaine à Chicago, c'est pas comme si on était pressés pour visiter le reste. On a de la marge niveau planning.
Allez, on se positionne derrière les barrières et l’attente est très agréable puisqu’on a la chance de rencontrer Mark, un fan américain de Nascar et de sport automobile en général. C’est lui qui engage la conversation et il est, lui aussi, très surpris de voir que la Nascar est suivie à l’étranger et que les courses sont diffusées en direct chaque semaine. Il nous raconte qu’il est déjà allé à Daytona et à Indianapolis. Il nous conseille d’ailleurs d’aller un jour sur le Brickyard car selon lui le circuit est exceptionnel !
On échange aussi sur les différents pilotes, sur les différences entre la France et les Etats-Unis. Il nous parle du TGV qu’il adore. Au final, on passe plus d’une heure à discuter avec lui. C’était vraiment un super moment. On échange nos numéros en espérant pouvoir se revoir à la course qui aura lieu dimanche.
Avant l’arrivée des 16 pilotes du Chase, la Nascar fait monter sur scène le Président et on a la confirmation que c'était bien lui à l'Apple Store ! 😛
Puis ils présentent quelques jeunes pilotes dont les rookies de la Sprint Cup, avec entre autres Kyle Larson (qui remplace cette année Juan Pablo Montoya), Ryan Truex, Alex Bowman et Cole Whitt. Ils ont entre 16 et 20 ans mais maîtrisent déjà très bien les rendez-vous médiatiques.
Quelques minutes avant l’arrivée des pilotes, on sort notre t-shirt « France loves Nascar », dédicacé par Denny Hamlin le week-end précédent. Il est presque immédiatement remarqué par quelques journalistes sur place dont une photographe qu’on avait déjà vu à Richmond. Elle sort alors deux places VIP qui nous permettraient de rentrer dans une zone réservée. Mais la zone est déjà bien remplie et puisqu’on a une bonne vue de là où on est, on préfère rester à notre place. Mais on la remercie quand même chaleureusement pour son geste. Le caméraman de la Nascar nous remarque aussi et nous filme avec notre T-shirt. On a alors l’honneur de passer sur l’écran géant en plein centre de Chicago ! 😊 😄
Après avoir gelés sur place dans ce froid et ce vent bien digne de Chicago, les pilotes arrivent enfin et sont introduits un par un par Rutledge Wood, le présentateur de Top Gear USA (ci-dessus). Ils sont hyper décontractés, tapent dans la main des fans et signent quelques autographes.
Ils sont ensuite tous sur scène à quelques mètres de nous pour répondre aux questions de Jamie Little, journaliste pour ESPN. Ça nous fait vraiment drôle de voir en vrai tous ces pilotes et tous ces journalistes qu’on voit chaque semaine à la télévision. On a devant nous les plus grands sportifs de leur discipline. C'est comme si vous aviez Lewis Hamilton, Sebastien Vettel, Fernando Alonzo, Sebastien Loeb, Tiger Woods, Michael Jordan, Mohamed Ali, Zinedine Zidane, Ronaldo et j'en passe… Tous sur une même scène ! 😮 😄 😄
Les pilotes rigolent et blaguent entre eux. Ryan Newman, qui n’est pas le pilote le plus athlétique du championnat, arrive même sur scène avec une tranche de pizza et un coca. Il plaisantera d’ailleurs avec Rutledge Wood sur le fait qu’il se considère plus en forme que Jimmie Johnson, 6 fois champion, et un des plus athlétiques, mais qui a terminé la course précédente déshydraté.
On passe vraiment un bon moment avec des pilotes disponibles pour les fans et très décontractés. Ça fait plaisir à voir. Ils terminent leur apparition en distribuant tous des casquettes aux fans. On n��arrivera malheureusement pas à en attraper une mais c’est pas grave : on a pu voir de très près les meilleurs pilotes de la discipline et ça, ça n’a pas de prix.
Il est alors temps de prendre le chemin du retour alors que la nuit tombe sur Chicago. On rejoint notre parking au Planétarium. Mais avant de partir, on sort le trépied du coffre pour quelques photos de la skyline de nuit. Oui, c'est bien notre vue préférée de la ville et encore plus de nuit ! 🙂
Il faut encore passer à l'appartement chercher nos affaires. On fait plusieurs allers-retours pour remplir le coffre puis après avoir tout rangé comme prévu lors d'un check-out normal, on quitte enfin et pour de bon cet appartement.
L'accueil et la propreté de l'hôtel est un soulagement. Il est minuit quand on va se coucher. Pour l'instant on a un toit sur la tête.
PS : il y aura plus de photos du centre dans d'autres résumés où on a eu le droit au soleil !
Bonjour Virginie,
Je te suis depuis le début mais je crois que je n'avais pas encore pris le temps de te laisser un mot...
C'est un super carnet de voyage avec de très belles photos et j'apprends plein de choses sur les courses de Nascar : tout ce que j'en connaissais pour l'instant était ce que j'avais vu dans Cars !!😉
Vivement la suite !
Il fait gris, encore. 🙁 Ils prévoient une meilleure météo pour ce week-end alors on choisit de garder la promenade en vélo et la suite de la visite du centre pour les autres jours. On décide de se reposer en restant un peu au lit, surtout qu'ils sont bien confortables. 😛 Il faut dire qu'on a déjà eu de grosses journées et que d'autres sont à venir. La fatigue de cette semaine et demi se fait ressentir. Et on est qu'à la moitié du séjour...
Aujourd'hui se sera donc une journée light. Une fois debout, on se rabat sur une petite virée vers les parcs du Sud. Une sorte de reconnaissance pour des spots photos de la skyline de loin… Il nous faudra plus d'une heure pour arriver à Calumet Park. On passe par des quartiers résidentiels et pas les plus huppés. Certains endroits craignaient assez… 😕 Oui, le Sud de Chicago est connu pour être le pire endroit de la ville. Des bouchons sur l'autoroute nous ont fait prendre une route alternative : de longues lignes droites avec des feux à tout les carrefours; autant dire que ça n'avançait pas beaucoup plus vite que dans des bouchons et que cette route était usante. Une fois sur place, on est quasiment seuls et il n'y a rien de bien intéressant. On décide de poursuivre la route.
Arrivés à Jackson Park, on met quelques pièces dans le parcmètre et on se promène le long de la plage.
Il fait gris, il y a du vent. L'avantage c'est qu'on a le droit aux vagues sur le Lac Michigan. Elle sont encore petites par rapport à celles du lendemain… ou de ces derniers jours : apparemment la grande route (Lake Shore Dr) a été coupée à la circulation il y a quelques jours jours (fin octobre) car elle était inondée. Ça a beau être un lac, il a la taille d'une mer et avec la force du vent, les vagues peuvent devenir féroces…
Alors qu'on revient doucement vers la voiture, on voit au loin un gros nuage et ce qui ressemble à une grosse averse. On presse le pas. Mais pas assez. J'essaye de cacher mon appareil photo sous ma veste pour le protéger autant que possible de la pluie.
On reprend la voiture puis on monte jusqu'à Montrose Harbor, au nord de la ville. Le parking est gratuit et la vue est plutôt sympathique. On se note l'endroit pour des photos de nuit. 😉
On remonte sur Lake Shore Drive où un détail nous surprend : un feu rouge, un peu comme celui à la sortie des stands de Formule 1, indique qu'on doit attendre avant de monter sur la bretelle d'insertion. Une façon d'éviter les embouteillages sur cette voie express en fluidifiant le trafic. Sauf qu'on échappera pas aux embouteillages en essayant de sortir de la ville.
Une longue journée en voiture pas très mémorable. Un petit tour au Walmart à côté de l'hôtel et on rentre se reposer. Demain une grosse journée nous attend avec près de 40 km à vélo… et plus d'une dizaine à pieds. 🤪 Et le soleil sera de retour !
Hello
Je ressasse mes souvenirs en regardant tes photos magnifiques de chicago
que ce soit la skyline ou tout simplement les autoroutes bondées autour du downtown 🙂
Aujourd'hui ils ont prévu du soleil alors on veut en profiter : debout à 7h et direction le centre-ville. On gare la voiture au planétarium (notre petit habitude) et on commence notre promenade à pieds qui nous amène à travers le Millenium Park. Évidemment en voyant la skyline avec ce beau ciel bleu, on ne peut pas s'empêcher de reprendre quelques photos avant de poursuivre la ballade. On ne se lasse pas de cette vue. 😉
On arrive à Millenium Park qu'on longe avant de faire un tour à la fameuse Buckingham Fountain. Avec les gratte-ciels en fond, c'est magique. Surtout qu'il n'y a quasiment personne. Il est 9h.
On continue notre avancée pour arriver au pieds des gratte-ciels. Sauf qu'on est du mauvais côté et à la mauvaise hauteur : toute la partie nord-est du parc est en travaux (malédiction… 🤪) et le célèbre haricot et pavillon sont au niveau supérieur puisqu'on a commencé doucement à s'enfoncer. Quand je vous dis que Chicago est un mille-feuille… On passe sous-terre pour prendre l'escalier qui nous mène au bon niveau. J'en ai presque le vertige.
Dommage que le BP bridge est en travaux, on ne peut pas le traverser entièrement. Il faut donc faire demi-tour à la moitié. Un petit tour au Nichols Bridgeway nous offre une vue vers le lac.
Après avoir fait les incontournables de Millenium Park, on se rend à Bike & Roll juste à côté du Jay Pritzker Pavilion vers 10h45. On choisit les vélos les plus basiques : City Cruiser, pour 78$ la journée pour nous deux. On reçoit casques, cadenas et plans.
La prise en main est un peu difficile puisque ce sont des vélos à rétropédalage : impossible de remonter la pédale à l’arrêt pour le redémarrage et surtout quand vous pédalez vers l'arrière (quelle idée…), ça se bloque direct. Il faut être très très délicat. Ce qui n'est pas mon cas. Autant dire que j'ai failli me retrouver à terre plus d'une fois… Et j'ai porté les séquelles de cette sortie vélo pendant plusieurs jours : un gros hématome sur le tibia (bleu, violet, noir, jaune… suivant les jours). 🤪
La première mission est de rejoindre le lac et c'est pas si facile que ça. Une fois arrivés, à nous la magnifique piste cyclable jusqu'à Jakson Park, à plus de 10 km. Elle est superbement bien aménagée, c'est un vrai plaisir de que se promener là. Ils y a quelques autres cyclistes, des joggeurs mais ce n'est pas une autoroute. Il y a du trafic, sans plus. Il se trouve que ce n'est pas totalement plat… mais c'est gérable, même pour nous qui ne sommes pas de grands sportifs. 😛 D'ailleurs la distance se fait plutôt bien. On s'arrête plusieurs fois en chemin pour prendre quelques photos et profiter de la vue de la skyline sous le grand soleil. Burnham Park, 39th Street Beach, Morgan Point…
On fait notre pause case-croûte à Promontory Point où de vagues de plusieurs mètres de haut viennent se fracasser contre les rochers. Impressionnant !! 😮
C'est la preuve qu'il y a du vent. Bizarre on ne l'a pas vraiment senti en descendant… on va le sentir en remontant ! 🤪On se disait bien que ça semblait trop facile. Dur, dur de pédaler avec ce vent mais on essaye de ne pas y penser et de profiter de la vue qui est maintenant tout le temps devant nos yeux alors qu'on remonte (doucement… 😇 ) vers le centre. On a chaud parce que ça pédale dur mais en même temps le vent souffle de l'air frais. On met la veste polaire, on l'enlève, on la remet…
Mon frère est motivé : allez, on a encore le temps avant de les rendre. Il n'est que 14h30. On continue vers le nord puisque la piste cyclable continue aussi. Direction North Avenue Beach puis Belmont Harbor où des jeunes mariés font une séance photo. Cette fois je dis stop. On a déjà fait plus d'une trentaine de kilomètres, dont plus de la moitié avec vent de face, et il faut encore faire une dizaine de kilomètres pour revenir au Millenium Park. 😕
On commence doucement à redescendre avec une vue splendide devant nous. 😎 Des cyclistes nous dépassent en criant "On your left! Passing on your left!". C'est plutôt sympa pour prévenir.
Alors qu'on arrive au pont qui surplombe la Chicago River, mon frère se sent motivé : allons faire un tour le long de la rivière ! Ben voyons. Mes cuisses sont en béton et en feu… 🙁 On pédale comme on peut jusqu'à hauteur de la Trump Tower. C'est vrai, la vue est magnifique avec ce grand soleil et l'eau de la rivière (et du lac) a une couleur turquoise incroyable.
On descend State St comme des kamikazes… 🏴☠️ Oui, il faut être kamikaze pour circuler en plein centre ville en vélo. On a beau me dire que Chicago est une ville "bike friendly", les quelques minutes là m'auront amplement suffit. La dernière montée vers le stand de Bike & Roll se fera à pieds. Et même là, c'est pénible. Je suis sur les rotules. Il est 17h15 quand on rend les vélos. Il suffit de les laisser là en plein milieu. Ils s'occupent de tout. On s'assoit à la table juste à côté pour se reposer quelques minutes. En tout cas si vous avez l'occasion, même si c'est épuisant (pour les non-sportifs), c'est à faire ! Longer le lac en vélo avec cette skyline devant vos yeux est juste une expérience incroyable; sans aucun doute un de nos meilleurs souvenirs à Chicago. 😄
On réfléchit un peu. Il fait beau, autant en profiter. On avait pris avec nous les tickets achetés à l'avance sur internet pour la Willis Tower / (anciennement) Sears / (observatoire) Skydeck. Petite info : il faut choisir une date et une heure de visite lors de la réservation mais vous pouvez monter quand vous voulez pendant l'année qui suit l'achat du ticket, peu importe la date indiquée. J'ai eu la confirmation par mail après avoir posé la question pour être sûre.
C'est parti pour 2 km à pieds (aïe, ouïe… 😕) à travers la Loop. Il est 18h quand on arrive au pied du building. Et là, un petit choc : ça faisait longtemps qu'on avait pas fait une "attraction" avec autant de monde. 😮 On avait fait des visites, certes, mais se retrouver dans une file d'attente de plusieurs centaines de touristes nous a ramené trois ans en arrière : à l'Empire State Building de New York. Après cette promenade en vélo le long du lac, on avait l'impression d'être tranquille, zen, et là d'un coup on se retrouve en plein milieu d'une marée humaine. Dur d'expliquer cette impression. Nous sommes des touristes aussi, il y en a partout mais d'en avoir autant au même endroit… On avait plus l'habitude.
Comme à New York, il faut savoir être patient : file d'attente pour la sécurité, file d'attente pour les ascenseurs. Sauf qu'avant de pouvoir accéder à l'observatoire, on doit d'abord entrer dans une salle pour une projection d'un film de quelques minutes. Arghh ! On s'en fiche, je pense à ce moment-là en regardant ma montre : on va louper le coucher du soleil… 😠
On arrive en haut à 18h55. Ouf, il n'est pas encore totalement couché ! 🙂
On profite de la vue parce que je dois dire qu'elle est splendide et tellement diversifiée. D'un côté, une ville sans fin, des routes droites mais alors vraiment droites. On n'en voit pas le bout. De l'autre, des gratte-ciels dont la John Hancock. Puis le lac… cette étendue dont on ne voit pas le bout non plus. Et de nuit, c'est spectaculaire puisqu'il fait nuit noir au-dessus du lac, il n'y a rien pour apporter un peu de lumière.
Et quand toute la ville s'illumine alors là, c'est la cerise sur le gâteau. On est épuisés mais ça vaut le coup d'être encore monté. On se fiche de la fatigue, on apprécie tout simplement. Et on a plus envie de redescendre. 😄
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. On commence à avoir faim et à vraiment ressentir la fatigue de cette journée. Il est 21h15 quand on décide de revenir sur terre. On a prévu de passer au McDo juste à côté de la Willis/Sears. Mais il est fermé. 😐 Oui, le McDo est fermé à 21h le samedi soir. D'ailleurs que ce soit McDo, Subway ou autres ils sont tous fermés. La Loop est vide.
Tant pis, on continue notre chemin (à pieds… on est des fous ! 😛) jusqu'au planétarium pour reprendre la voiture. 45 minute plus tard, on arrive enfin. La vue sur la skyline est magnifique. Allez encore une photo avant de prendre la route pour retourner à l'hôtel… Je remarque seulement plus tard que j'ai le droit à la Grande Ourse sur cette photo, juste au-dessus des buildings. 🙂
On s'arrête au McDo sur Luther King Dr pour prendre une boîte de 20 nuggets (miam!!) et deux cheeseburgers qu'on mangera… dans la voiture… en roulant sur l'autoroute. 😏 Ben oui, c'est tout droit et ça nous fera gagner du temps : on pourra plonger direct au lit en rentrant.
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest"! Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour…
Carnets de voyage › Canada/ États-Unis · 110 replies
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I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!