31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles
Williams
Grand Canyon
Page
Monument Valley
Moab : Arches et Canyonlands
Capitol Reef
Bryce Canyon
Zion
Las Vegas
Vallée de la Mort
Sequoia
San Simeon
Monterey
San Francisco
Du 28 au 28 : un jeudi 28 de Paris à Los Angeles (J1)
Tout d'abord je me permets d'ouvrir une mini-parenthèse. Au cours de mon séjour j'ai baladé avec moi une petite caméra afin de ramener des souvenirs en France. A défaut d'illustrer mon carnet avec de nombreuses photos, j'ai préféré monter 31 petites vidéos pour résumer mes 31 jours sur place ! Ces clips sont amateurs et ne dévoilent qu'un échantillon de l'expérience que j'ai vécu là-bas mais j'espère qu'ils vous plairont !
youtu.be/D8nxwY41GYA
LE VOL
Mon avion vers Los Angeles décolle de l'aéroport Charles-de-Gaulle à 10h30. J'ai réservé le vol en éco, sans escale, en novembre (soit 6 mois avant le départ) pour 1140 euros avec l'assurance multirisque et le choix d'un siège précis pour le vol retour. Quelques mois plus tard le tarif pour le même vol est descendu à 780 euros... J'ai un peu les boules mais c'est comme ça !
Pour me rendre à Roissy, je commande la veille au soir un chauffeur privé (Le Cab) qui, grâce à une réduction de 10 euros trouvée sur internet, me facture la course à 38 euros (prix fixe). Il y a 3 ans quand j'étais allé à New York, le même trajet en taxi avait coûté 57 euros. Mon papa ayant été chauffeur de taxi G7, j'ai naturellement tendance à défendre les taxis mais là, je dois bien reconnaître que les VTC ont des arguments séduisants pour le consommateur... Je reviendrai à la fin de ce carnet sur ces écarts de prix pour une course identique.
L'arrivée à l'aéroport, l'embarquement et le vol se passent bien malgré mon stress latent. Je regrette seulement l'inefficacité du somnifère que m'a prescrit mon médecin ! Le demi-comprimé de Zolpidem que j'ingurgite au décollage me fait tout juste somnoler une petite heure... La seconde moitié que j'avale à mi-parcours ne me fait aucun effet.
Arrivé à l'aéroport de Los Angeles, l'aventure commence vraiment ! Les personnes qui sont déjà venues aux Etats-Unis sont orientées vers des bornes automatiques. Coup de chance donc puisque je peux m'aligner dans une file d'attente moins lente que les autres... Les bornes sont réglables en français et sont très simples d'utilisation. Finalement je rentre plus rapidement que je ne l'espérais sur le sol américain !
LA LOCATION DE VOITURE
Les panneaux dans le terminal sont clairs et je suis rapidement dehors pour attraper une navette Alamo. A la centrale je m'éloigne de la file d'attente et me dirige vers une borne automatique, muni de mon voucher AutoEurope.
3 semaines avant le départ j'ai décidé de louer ma voiture sur AutoEurope car le site m'a semblé clair et compétitif sur les prix. J'ai profité d'une jolie réduction de 15% donnée dans une newsletter pour louer un SUV à 840 euros. A offre comparable, seul Hertz était moins cher de 60 euros mais cela seulement après l'utilisation de plusieurs codes de réduction trouvés un peu au hasard et que je n'aurais pas su justifier à l'agence... J'ai pu constaté pendant la préparation de ce roadtrip que, visiblement, les prix diminuent au fur et à mesure que le début de la location approche.
A la borne automatique de Alamo je rentre patiemment toutes mes coordonnées mais je ne peux pas aller au bout. Une agente m'explique que mon voucher n'est pas suffisant pour valider mon inscription. Elle me redirige vers un guichet « Customer Service », sans file d'attente... Pour une seconde fois j'évite la longue file d'attente pleine de touristes !
Sur place, je décide de prendre l'option me permettant de rendre le véhicule avec le réservoir vide. L'estimation est de 51$ mais 31 jours plus tard on ne me facturera que 46$. Hourra ! J'ignore à quel point je me suis fait avoir (ou pas) mais avec le recul, je me rends compte que j'aurais eu le temps de faire le plein moi-même avant de rendre la voiture.
Les formalités terminées, je me rends sur le parking où m'attendent plein de véhicules. Je prends le temps de toutes les analyser afin de réunir trois conditions à mon goût. Le SUV doit être : relativement petit, muni d'un port USB (indispensable) et équipé du système de radio par satellite Sirius XM (qui n'a finalement servi à rien).
Je suis seul, je ne transporte qu'une grosse valise et je n'ai pas l'intention de gravir de pistes difficiles mais pourtant j'ai choisi un SUV. Pourquoi ? Essentiellement pour me faire plaisir, pour enrichir l'expérience du roadtrip américain. Si je dois de nouveau louer une voiture aux Etats-Unis, je m'orienterai sans doute vers une berline plus classique. Ou une décapotable pour faire le kéké, j'hésite ! ;)
Tous les véhicules sur le parking sont énormes alors j'oublie la condition de la taille et mon dévolu se jette sur une longue Nissan Rogue blanche ! Il y a quelques rayures sur une portière alors je mitraille la voiture sous tous les angles au cas où on me demande de rendre des comptes plus tard (on ne me demandera rien).
Je rentre dedans, pose mes affaires et ressors. Et là, c'est le drame. J'ai laissé les clés sur le contact et les portes ne se rouvrent plus... Bien joué ! Un peu en panique, j'explique ma situation à l'accueil et quelqu'un vient m'aider. Sa solution : une raclette, un tensiomètre et une longue tige en fer. Je suis en Amérique depuis 3 heures et on est déjà en train de forcer mon véhicule ! En moins de 3 minutes la porte cède et je récupère les clés. A partir de ce moment et jusqu'à la fin du séjour, chaque claquement de portière sera suivi d'un gros coup de stress du type « Mince ! Les clés ?! Ouf c'est bon elles sont dans ma main... ».
En France je ne conduis pas de voiture (je suis motard). Les premières minutes au volant sont donc hésitantes. Je dois à la fois gérer la boîte automatique et l'imposant volume de la Nissan. La prise en main est cependant intuitive on peut même configurer le tableau de bord en français, convertir les psi en bars et les miles en km. Le code de la route américain est plus délicat à cerner. Pour résumer il ne faut jamais se mettre sur la voie de droite à moins de vouloir tourner à la prochaine à droite et les limites de vitesses sont rarement respectées en dehors des villes.
Au bout de 31 jours j'ai totalement intégré la conduite aux Etats-Unis. La circulation est fluide, courtoise et silencieuse. Depuis mon retour à Paris chaque coup de klaxon me crispe, les feux rouges grillés me révoltent et tous les conducteurs me paraissent excessivement agressifs...
J'hésitais à louer un GPS TomTom pour ce voyage mais à quelques jours du départ, Pong du forum m'a sauvé la mise en me conseillant l'application « Here » pour mon iPhone. L'application est gratuite, marche sans connexion, est juste dans les horaires et recalcule vite les itinéraires. Seul défaut : elle ordonne parfois de grands détours sans raison (particulièrement à Monterey, San Francisco, Mountain View et Oakland). En route vers Las Vegas, l'appli m'a également proposé à plusieurs reprises de quitter l'autoroute pour y retourner aussitôt. Incompréhensible !
Après quelques jours sur les routes californiennes j'ai supprimé la voix de synthèse trop bavarde à mon goût, les indications visuelles sont largement suffisantes pour se diriger ! J'ai aussi désactivé les alertes de vitesse car Here semble 5 km/h en retard par rapport au compteur de la voiture.
L'HOTEL
J'ai hâte de rejoindre le premier hôtel de ce séjour, le fameux Coral Sands dans lequel beaucoup de forumeurs ont logé ! L'hôtel offre un parking, une piscine et un jacuzzi qui ferment à 22h ainsi qu'une laverie et un micro-ondes à partager. L'établissement, proche de Hollywood Boulevard, se situe à quelques mètres d'un mini-mall avec plusieurs restaurants et un supermarché. C'est pratique ! Cependant l'hôtel est un peu excentré et si je devais revenir je me renseignerais pour des logements proches de quartiers plus animés comme Venice Beach ou Santa Monica. La chambre est modeste mais bien agencée, assez bien isolée, équipée d'un frigo et d'un coffre-fort.
Les 5 nuits au Coral Sands ont été achetées 452 euros (90€/nuit) 6 mois à l'avance.
Sauf cas exceptionnel, j'ai réservé toutes mes chambres sur Hotels.com. Leur système de fidélité est attrayant, leur site est clair (notamment sur les prix qui sont indiqués TTC) et sur chaque commande je pouvais obtenir un cashback (7%). Mes deux critères non-négociables étaient : l'existence d'une connexion wi-fi et la possibilité de se garer sur un parking gratuitement.
GRIFFITH OBSERVATORY
Pour terminer cette première demi-journée sur le sol américain, je file au Griffith Observatory. On peut se garer gratuitement aux alentours. Le lieu offre une vue incroyable sur Los Angeles qui s'illumine petit à petit avec la nuit qui tombe c'est vraiment très beau et ça met directement dans l'ambiance !
En parallèle le Griffith Observatory garde ses portes ouvertes jusqu'à tard dans la soirée et laisse les visiteurs découvrir gratuitement plusieurs expositions intéressantes sur l'univers ainsi qu'un pendule de Foucault et une cage de Faraday commentés par des guides. Sur le parvis, des astrologues prêtent leurs télescopes pour admirer Venus et Jupiter dans le ciel... Je n'en attendais pas autant pour une première soirée ici.
Malgré le décalage horaire et l'éprouvante journée, je m'endors à 22h.
hello Yann,
j'embarque... Waouh, j'aime beaucoup les comptes à la Amélie Poulain... avec un petit faible pour les "5 mugs-souvenirs ramenés en France". Moi j'ai tellement de mugs, que je ne sais plus où les ranger😉....
Sympa l'idée des petites vidéos! Et avec la photo d'Obama à l'aéroport... Ben... ça a changé depuis😉
En 1 an, il y en a eu des changements.... le parking Du Griffith Observatory est payant maintenant : http://www.griffithobservatory.org/visiting/directions.html
Pour la clé de la voiture, j'ai bien ri😄... car pendant tout le voyage en avril dernier, je n'ai pas arrêté de vérifier ma clé aussi! Pour une raison différente, mais liée à une maladresse aussi... En février dernier, je pars en randonnée au Teide et en arrivant en fin de randonnée, je me rends compte que j'ai perdu ma clé de voiture.... nous avions presque plus d'eau et le pique-nique était dans le coffre🤪.... Me voilà obligée de repartir faire tout le chemin en sens inverse et refaire l’ascension d'un cratère... Heureusement je suis tombée sur 2 belges sympas qui m'ont aidé... et on a fini par retrouver ma clé de voiture... Hors de question que cela se reproduise aux USA!
A bientôt pour la suite!
Ouest américain : road-trip multigénérationnel : https://voyageforum.com/v.f?post=7117430;#7117430 - tête-à-tête mère-fils, avril 2017 https://voyageforum.com/v.f?post=8104174;#8104174 - De Yellowstone à Disneyworld juillet 2018 https://voyageforum.com/v.f?post=9104079;a=9104079
Salut Yann.
J'embarque avec plaisir. Je me rappelle de ta préparation.
"5 mugs-souvenirs ramenés en France". Moi j'ai tellement de mugs, que je ne sais plus où les ranger
Moi aussi j'en ai plein... J'en ai ramené 3 des US et j'en ai déjà bousillé 2. Je n'ai pas fait attention mais ceux de San Francisco et de Las Vegas n'étaient que de vulgaires auto-collants qui n'ont pas tenu le coup après un passage au lave-vaisselle... Heureusement, il me reste celui de Monument Valley, de meilleure qualité.
A+
Eric
Très belle "mise en bouche" avec une boucle classique mais abordée d'une manière différente.
Ce qui m'interpelle, c'est que tu as fait TES propres choix et qu'ils sont assumés ! Bravo.
Pas la peine de faire 36 posts sur la composition de la valise, où manger, quoi voir, etc... il suffit de bosser un peu et d'adapter à ses envies. Encore Bravo.
J'embarque également.😉
Une question concernant l'appli GPS : est-ce qu'il est possible de pré-enregistrer des points GPS pour qu'il y ait juste besoin de les sélectionner une fois sur place ?
Merci pour vos retours, ça fait plaisir ! Je vois que je ne ne suis pas le seul traumatisé par des clés de voiture et que je ne suis pas le seul non plus à m'enthousiasmer devant les rayons de mugs dans les boutiques de souvenirs 😉
J'embarque également.😉
Une question concernant l'appli GPS : est-ce qu'il est possible de pré-enregistrer des points GPS pour qu'il y ait juste besoin de les sélectionner une fois sur place ?
Bienvenue Virginie ! Je viens de fouiller dans Here et à priori on ne peut pas enregistrer de coordonnées GPS.
Sur iPhone par exemple, la bidouille pour te faciliter la vie serait de créer des contacts dans le répertoire de ton téléphone (type "Monsieur Hollywood") avec des adresses postales (genre "Hollywood Blvd, Los Angeles". Au moment venu, tu n'aurais plus qu'à taper le nom du contact dans la barre de destination pour automatiquement t'envoyer à destination. Je dis ça car peut-être qu'avec d'autres smartphones tu peux donner des coordonnées GPS à tes contacts (et ce serait une bonne idée) !
Le décalage horaire est favorable à un réveil tôt et, sur les conseils de Pong, j'en profite pour me rendre sur le Walk Of Fame, à une trentaine de minutes de marche depuis l'hôtel ! Je suis surpris de ce que j'y vois, c'est-à-dire un grand boulevard relativement sale, fréquenté par des sans-abris et où aucun magasin n'est ouvert. Oh, je dois préciser qu'il est 7h du matin...
Comme un bon touriste, je marche les yeux baissés à la recherche de mes stars favorites. J'aurais du imprimer un plan avant de venir : je passe devant les étoiles des Simpsons, de Robin Williams, de Franck Sinatra et de Bugs Bunny mais suis incapable de repérer celle de Steve Carrell c'est très frustrant ! Ce boulevard gris, vide de gens, me paraît vide de sens.
LE CALIFORNIA SCIENCE CENTER
Je retourne à l'hôtel et c'est l'heure idéale pour prendre sa voiture puisque la circulation sur les autoroutes est... abominable. Il me faut près d'une heure pour faire 13 kilomètres et accéder au California Science Center. Fatigant !
Le parking de ce musée coûte 12$ et l'entrée au musée lui-même en coûte 10. L'exposition est cool, truffée d'expériences ludiques comme : piloter un bras électronique pour marquer un panier, empiler des cubes avec des gants de cosmonaute, subir une tornade ou marcher à l'intérieur d'un module de station. Les enfants s'y éclatent et moi aussi ! Je ne suis pas passionné par la science en général mais je suis conquis par ce musée et ne vois pas le temps passer.
A la toute fin on entre dans un grand hangar où une ancienne navette spatiale profite de sa retraite. L'engin est gigantesque, son histoire est fascinante et la vidéo qui montre son transport à travers Los Angeles est passionnante. Avant de partir j'ai envie de m'offrir un mug « NASA » mais en dessous je lis « Made In Thailand ». Je pensais les américains plus patriotes que ça ! Pour la peine je le repose, c'est pas drôle !
Le vrai bémol du musée c'est qu'il est envahi par des bus entiers d'écoliers. Et le problème de ces écoliers c'est qu'ils n'ont visiblement aucune éducation. Ils courent partout, squattent les jeux ludiques et surtout : ils me passent devant quand je m'approche d'un jeu, les sales gosses ! Il n'y a plus de respect ma bonne dame ! Paradoxalement, l'exposition doit être plus agréable à fréquenter durant les week-ends. Je repars dans les bouchons angelenos après 2h30 de visite.
UCLA
Une heure de route plus tard, la journée continue à UCLA (University of California, Los Angeles). J'ai vérifié avec une étudiante : ça se prononce « You Si Elle Est » (et pas Uquela...). Il y a une sorte de stand au milieu de la rue qui distribue des plans mais pas de véritable circuit touristique ou de visite guidée. Par conséquent, j'erre sur le campus au milieu des étudiants. Il y a beaucoup d'animation et surtout : quel bel environnement pour étudier (quand il n'y a pas de taré équipé d'une arme, comme ce fut le cas un mois plus tard) !
Une étudiante m'a conseillé de visiter la bibliothèque Powell, Ackerman Union et leur énorme salle de sport le Pauley Pavilion. Les bâtiments sont très beaux, très grands. Je suis ici depuis presque 2 heures et si j'avais eu du temps supplémentaire je serais passé dans leur musée, il y a une exposition de photos qui m'intrigue mais je me rabats plutôt vers la boutique officielle de l'université et en ressors avec des goodies pour 37$.
Plus tard dans mon voyage, j'apprendrai que près de San Francisco, à Berkeley, il y a l'université de Stanford qui propose des visites guidées intéressantes... Ca aurait pu être une bonne alternative. Je retourne dans les embouteillages de Los Angeles.
VENICE BEACH & SANTA MONICA
Direction Venice Beach, je me gare dans un parking pour 6$ de l'heure. Pas de surprise par rapport à tout ce que j'ai pu lire avant de partir... Tout est là : le coin de musculation, les rampes de skateboard, les joggers, la plage, les postes de garde-côte et les jeeps jaunes. En revanche je ne m'attendais pas à l'odeur ambiante de marijuana ! Il y a de nombreux spectacles de rue dans les parages : musiciens, dessinateurs, fakirs et humoristes attirent l'attention des touristes. Je pourrais passer ma journée à les admirer, chacun dans leur style.
Demi-tour pour me rendre aux canaux de Venice. Sur le chemin je me rends compte à quel point le quartier est diversifié d'un point de vue architectural, marchant tantôt devant une maison toute en bois puis quelques mètres plus loin devant un loft contemporain avec de petites fontaines sur le perron. A proximité des canaux c'est pareil sauf que les maisons sont plus grandes et colorées tandis que les touristes se font de plus en plus rares. L'endroit est pittoresque, il y a même des canards dans l'eau... ça y est, j'ai envie de vivre ici !
Je reprends la Nissan pour aller à l'opposé, à Santa Monica. Il y a un énorme parking sur lequel on peut laisser sa voiture pour 12 dollars la journée. Avec le recul mon conseil est donc de commencer d'abord par Santa Monica PUIS de se rendre à Venice Beach à pieds (ou en vélo).
J'apprécie l'ambiance familiale sur le ponton, la vue sur la mer et les odeurs de nourriture. Au bout du quai un guitariste joue à la commande ce que les touristes désirent pendant que des pêcheurs remontent une belle langouste sous les yeux d'un lion de mer qui barbote en dessous. Seul, je ne vais pas m'embarquer sur la grande roue ou m'asseoir dans un restaurant mais ça ne me gêne pas. Je me contente d'un bretzel à 5$, qui m'a visiblement attendu toute la journée et est dur comme du béton !
Selon mon téléphone, j'ai marché 22 kilomètres aujourd'hui. Pas mal ! Je retourne à l'hôtel pour me remettre de cette première journée pleine.
RETOUR A L'HOTEL
Ma routine en rentrant le soir à l'hôtel est de recharger la Gopro que j'ai emprunté à un collègue et de décharger la carte SD sur un disque dur que j'ai ramené. Pour cela j'ai loué un ordinateur portable sur Zilok.fr, 50€/mois. Le PC est une bouse technologique, très lente et avec peu d'autonomie mais ça suffit pour transférer des données et prendre des notes sur la journée. Pour aller sur internet, mon smartphone est 10 fois plus rapide et intuitif !
Salut Yann.
Sympa tes petites vidéos. Presque trop courtes.
Sur le Walk of Fame, pour ceux qui veulent absolument voir l'étoile de leur star préférée, il existe un site qui les localise:
http://www.walkoffame.com/starfinder
Je viens de vérifier, celle de Steve Carrell est au N°6708 Hollywood Blvd.
A+
Eric
Merci pour vos retours. Vous découvrirez d'ici le mois prochain, lors de mon retour à Paris, l'état dans lequel j'ai retrouvé mon bonsaï... (suspense !) Quant aux vidéos, elles ne devraient pas souvent dépasser le seuil des 60 secondes : ces clips sont simplement des cartes postales qui bougent 😉
Sur le Walk of Fame, pour ceux qui veulent absolument voir l'étoile de leur star préférée, il existe un site qui les localise:
www.walkoffame.com/starfinder
Je viens de vérifier, celle de Steve Carrell est au N°6708 Hollywood Blvd.
C'est clairement un lien à mettre en favori pour ceux qui prévoient de se balader sur le Walk Of Fame ! Merci Eric !
Ce matin je me rends sur Mullholland Drive, une longue route truffée de points de vue panoramiques sur Los Angeles et vue l'heure matinale, je suis presque seul dans les parages c'est plutôt agréable. Chaque spot est saisissant mais pour être franc, plus j'en visite et moins je me laisse impressionné. Les points de vue se suivent et se ressemblent assez...
BEL AIR & BEVERLY HILLS
Sur les conseils d'un collègue qui est déjà venu ici, je me dirige vers le secteur de Bel Air avant d'aller à Beverly Hills. Les routes sont bordées de maisons coquettes où les jardiniers s'affairent à tondre les pelouses sous les palmiers, de quoi se croire au milieu d'un décor de série américaine. Il n'y a pas de grosses voitures de sport aux alentours mais je devine que la réussite est le dénominateur commun de tous les propriétaires. Près du panneau Beverly Hills je vois une plaque de rue française à l'entrée d'une villa. L'espace d'une seconde j'hésite à frapper à la porte pour fraterniser !
RODEO DRIVE
Pas loin se trouve le quartier de Rodeo Drive. Je gare ma voiture et me promène à pieds sur quelques pâtés de maisons et... et voilà j'ai déjà fait le tour, le secteur n'est pas très vaste. J'apprécie cependant la dimensions humaine, sous le soleil et les palmiers. J'ai l'impression de marcher dans une carte postale, c'est une expérience sympa ! Avant de venir aux Etats-Unis on m'a conseillé de pénétrer dans les magasins de luxe car, même en short et tongs, les vendeurs vous soupçonnent d'être un riche touriste et vous reçoivent en conséquence ! Ça m'aurait sans doute beaucoup amusé mais je n'ai pas eu ce courage là...
LE GETTY CENTER
Place à la culture : je me conduis jusqu'au Getty Center qui est l'attraction N°1 de Los Angeles sur Trip Advisor, rien que ça ! L'accès au parking sous-terrain coûte 15 dollars mais l'entrée au musée est parfaitement gratuite. 6$ sortiront quand même de mon porte-feuilles pour grignoter une gaufre peu appétissante à une terrasse. Non décidément, l'alimentation ne sera pas ma priorité au cours de ce voyage !
Le Getty Center est un grand musée, rempli d'oeuvres historiques en grande partie consacrées à l'Europe. Il n'y a pas beaucoup de pièces cultes, sinon quelques tableaux de Manet, Courbet, Gauguin, Van Gogh et Degas regroupées dans quelques salles seulement. On peut néanmoins enrichir son expérience en empruntant à l'accueil un audioguide ou en téléchargeant (à l'avance) l'application du musée sur son téléphone.
Au delà d'être un musée, le Getty Center est aussi un vaste espace avec de beaux bâtiments et une vue bluffante sur la ville entière. S'il fait beau, on peut même voir la mer au loin ! Il y a beaucoup d'espaces verts dans lesquels flâner et, pourquoi pas, pique-niquer.
Pour ma part, ce musée m'a fait prendre conscience que je suis moins sensible aux œuvres d'art classiques qu'à l'art contemporain. En effet, si j'ai eu tendance à expédier certaines salles qui ne m'évoquaient rien j'ai par contre beaucoup aimé l'exposition de photographies de Robert Mapplethorpe. Bon à savoir pour l'avenir !
Cependant je suis resté plus de 4 heures au Getty Center, non sans faire souffrir mes jambes. Le samedi, le lieu ferme ses portes à 21h contre 17h30 les autres jours. Théoriquement, je crois que ça aurait été plus judicieux d'arriver ici un samedi à 17h, en début de soirée, pour moins avoir l'impression d'y sacrifier une journée entière...
THIRD STREET
Pour terminer cette deuxième journée à Los Angeles je retourne à Santa Monica, plus précisément sur la 3rd Street : c'est ce qui était prévu la veille mais je l'avais oublié... Mon roadbook était pourtant précis ! Je trouve une place pas loin sur un parking à 2$ de l'heure, un tarif honnête.
3rd Street est une rue piétonne assez fréquentée le week-end et j'ai adoré l'ambiance ! J'ai bien fait de revenir dans le coin car j'y sens quelque chose d'humain, de vivant mais de rationnel. Il y a beaucoup de restaurants et de boutiques avec au bout un grand mall dans lequel je dépense 17$ en t-shirts. Pour l'instant c'est mon endroit favori de Los Angeles !
Avec le recul, j'approfondis ma réflexion d'hier et me dis que le bon plan pour une après-midi complète c'est de venir en week-end garer sa voiture sur le parking de Santa Monica (12$ la journée), se balader sur 3rd Street, sur Santa Monica, Venice Beach puis les canaux. Si vous êtes chaud, louez un vélo !
Retrouvez tous les bonnes astuces de Yann sur 3615 Yann US ! Euh non. Oubliez ça...
Du 28 au 28 : un dimanche 1er mai à Los Angeles (J4)
youtu.be/OSDSIO_bE50
WARNER BROS STUDIOS
Quand j'étais plus jeune j'ai étudié dans une école de cinéma et aujourd'hui je travaille pour la télévision. Naturellement, les studios de Warner m'ont toujours fait fantasmer et aujourd'hui j'y suis ! Quelle émotion ;) Astuce : les places de stationnement devant l'entrée des studios sont gratuites le dimanche. J'ai réservé le Studio Tour de 9h pour 52 euros, en anglais. Spoiler : on en a pour son argent !
Tout démarre par un film d'introduction du studio dans une salle de cinéma. Les places au fond ont l'air d'offrir la meilleure vue. Le tour de 2 heures qui suit offre une balade commentée, remplie d'anecdotes précises et amusantes. La guide est bavarde et attentive aux attentes du groupe. Toutefois il faut croire que je ne maîtrise pas encore bien la langue car les réponses aux questions que je lui pose sont à côté de la plaque...
Nous sommes dimanche et par conséquent il n'y a aucun tournage de prévu aujourd'hui. Une bonne nouvelle qui nous autorise à descendre régulièrement du petit train, pour marcher dans les fausses rues et entrer dans les bâtiments factices. A l'intérieur d'un hangar (d'un « stage ») nous avons pu nous asseoir dans les gradins du public de The Big Bang Theory. C'est une série que je regarde et forcément, le décor m'évoque beaucoup de choses ! Il est strictement interdit de prendre des photos dans cette zone mais, en traînant à l'arrière du groupe, mon téléphone a glissé de ma poche et a pris tout seul une photo avant de quitter le hangar... !
Les ménagères américaines qui m'accompagnent sont de grandes fans de Ellen Degeneres. En entrant sur son plateau elles ont l'air passionnées par le décor et les anecdotes de la guide. Perso je retiens surtout que les spectateurs moches et/ou mal habillés sont cachés loin des caméras, qu'il fait toujours froid sur le plateau car Ellen aime danser et porter des blazers et qu'avant l'enregistrement de l'émission on peut vous demander de dégager du public si une amie de l'animatrice vient à l'improviste. Quel monde cruel !
Le Studio Tour s'interrompt à deux reprises pour laisser les touristes libres de découvrir les expositions Harry Potter et Batman. Les fans seront ravis mais je suis davantage intéressé par la promesse du Stage 48 : Script to Screen. A l'intérieur, plusieurs expositions synthétisent le processus de création d'un film. C'est également là qu'on peut se balader dans le décor de Friends et jouer devant des fonds verts. Très fun ! La visite de ce stage me fera dépenser 72 dollars en souvenirs. Je suis faible mais très heureux de ma visite qui a duré 3 heures au total.
LA BREA TAR PITS
J'ai repris la voiture pour me rendre au Brea Tar Pits. Une nouvelle fois j'ai trouvé des places gratuites à proximité, dans la 8th. Sur place, le lieu ne m'attire pas plus que ça... Le parc révèle quelques anciens gisements de fossiles expliqués par des panneaux. Derrière des grillages on peut même observer des étudiants dépoussiérer des os sous nos yeux. A la base j'avais prévu de visiter le musée adjacent mais mon intuition me dit que je ne vais pas m'y amuser ! En revanche, il fait beau et le parc à côté donne envie de s'y promener.
LE DOWNTOWN
Le downtown de Los Angeles m'a fait une bonne première impression on se croirait à New York tellement il y a de vie dans la rue et que les buildings sont hauts. C'est coloré et vivant ! Je me gare dans un parking à 10$ la journée et me rends compte à pieds qu'il y a pas mal de sans-abris et de paumés au milieu de la masse de gens. Le contraste est troublant.
Je tombe par hasard sur un circuit touristique qui m'emmène vers les meilleurs coins dont le Bradbury Building qui a servi au tournage de Blade Runner. Je n'ai pas vu le film mais le bâtiment à l'intérieur est extraordinaire ! Je visite aussi Grand Central Market, un marché couvert très animé où les odeurs de nourriture mettent en appétit !
Le circuit pédestre est très agréable mais je l'abandonne pour approcher le Walt Disney Concert Hall, l'architecture est étonnante et j'aurais aimé payer pour une visite guidée de l'intérieur. Visiblement les visites sont refusées après 14h. Les jardins à l'arrière, eux, sont ouverts au public.
Pas loin je passe devant le LACMA et le Broad, deux musées d'art contemporain. Je meurs d'envie d'en visiter au moins un mais le temps va me manquer alors j'abandonne l'idée avec regrets et reprends le circuit historique.
Tout à coup je me rends compte que je suis seul, tout petit au milieu de très hauts immeubles financiers. Un agent de sécurité me surprend en train de filmer quelques images avec ma caméra et me demande de le ranger. Je crois que c'est simplement interdit de filmer ces bâtiments mais sur l'instant je l'interprète comme « Vous ne devriez pas sortir votre caméra dans ce quartier, c'est risqué ». Le soleil se couche et comme un idiot, je me fais des films et commence à craindre pour ma sécurité. Le downtown a la réputation d'être mal fréquenté, certes mais quand même ! Sans réfléchir je rebrousse chemin et rejoins ma voiture en zigzaguant au milieu des paumés.
Quelques kilomètres plus loin j'arrive sur le parking de Union Station, une grande gare entourée de jardins. Il y a de la musique pas loin, en m'approchant je découvre un concert public dans le quartier de El Pueblo, il y a une très bonne ambiance ici et beaucoup d'hispaniques. J'en profite pour admirer quelques bâtiments splendides comme la caserne des pompiers et la Pico House. Il y a autour beaucoup de stands dont un château gonflable McDonald's ! Je suis partagé entre l'étonnement de voir une telle attraction pour les gamins et l'envie de les rejoindre à pieds joints...
LE WALK OF FAME, le retour...
En revenant vers mon hôtel je fais un détour en voiture par le Walk Of Fame et trouve même une place de stationnement gratuite pas trop loin. Il est 8h du soir et le boulevard est beaucoup plus animé que la veille à 8h du matin ! Les trottoirs restent ridiculement petits mais j'aime les lumières, les vitrines et l'animation. Les sosies de Jack Sparrow et Batman s'échangent des billets à la cool pendant qu'un Minion prend une pause, visage découvert. Tout ça me fait sourire, je marche dans une carte postale de Los Angeles !
L'ESSENCE
Pour la première fois de ce long voyage je m'arrête à une station-service. En prenant ma Nissan chez Alamo, on m'avait recommandé de mettre du « Unleaded 87, the cheapest ». Petit mode d'emploi : on se gare, on pense à ouvrir la trappe du réservoir, on demande « 40 dollars at the gas pump 4 », on retourne à la pompe, on choisit le type de carburant dont on a besoin, on bloque la gâchette du pistolet avec le bitoniau métallique, on en profite pour passer un coup de raclette sur le pare-brise, on retire le pistolet et on retourne à la caisse récupérer le change si besoin. Bravo, vous venez de faire votre premier plein d'essence aux Etats-Unis ! Vous méritez bien de vous offrir une glace avec la monnaie...
Quand il n'y a pas marqué « Unleaded 87 » sur la pompe, on peut à priori se contenter de n'importe quel autre type d'essence tant qu'on ne met pas de diesel.
LE JACUZZI
Je n'ai marché « que » 15 kilomètres aujourd'hui mais en rentrant au Coral Sands, pour me rétablir, je m'offre le premier jacuzzi de ma vie ! Il fait bon, l'eau est chaude et ce moment est extrêmement agréable. Tellement agréable que pour la première fois de ce voyage je mis dis que, finalement, ça aurait été cool de partager le moment avec quelqu'un !
Hello Yann,
J'avoue : j'ai ouvert par hasard ton carnet, "pour voir", et j'ai bien accroché avec ton style alors je reste ! Ca me plait bien ta façon de nous faire vivre ton voyage, c'est léger, c'est vivant, bref c'est chouette. 🙂
Je te suis depuis l'apparition de ton sujet, et dois dire que je suis bien accroché par ton style et le point de vue clairement original. C'est agréable de lire ta vision, sous un angle différent, même si j'apprécie généralement les CR classiques. Ton approche a le mérite de nous faire re-découvrir ces lieux maintes fois décrits, voire que j'ai moi même visités.
Vivement la prochaine carte postale !
P.S.: Blade Runner est mon film fétiche depuis que je l'ai vu à sa sortie, adolescent (cela ne me rajeunit pas ...), il faut absolument que tu regardes ce que Ridley Scott et son équipe ont tiré de cet immeuble incroyable, dont j'ignorais qu'il fût situé à LA.
Merci Violaine et Vincent pour vos retours ! C'est vraiment flatteur que vous ayiez accroché au "style" et j'espère que la suite vous accrochera aussi ! 🙂
Du 28 au 28 : un lundi 2 mai à Los Angeles (J5)
youtu.be/BHnhUBUC6t0
UNIVERSAL STUDIOS
Après les studios Warner, place à ceux d'Universal. J'appréhende car je suis seul pour me balader dans ce parc d'attractions... Il ne me viendrait jamais à l'idée de visiter Disneyland Paris en solo. Alors pour optimiser mes chances de passer un bon moment et rentabiliser ma dernière journée à Los Angeles, je me suis offert une entrée VIP à 347 euros. Oui, ça coûte un bras ! Mais je ne le regrette pas du tout, le forfait est idéal pour les solitaires comme moi.
Inutile de décrire les attractions car d'autres l'ont déjà fait. En revanche je peux vous raconter ma journée en tant que VIP ! J'avais moi-même eu du mal à trouver des informations pertinentes sur les privilèges de cette entrée...
L'accès VIP, au delà du « Front Of Line » inclus, c'est d'abord la joie de laisser sa voiture dans un parking avec valet, à quelques mètres de l'entrée principale. Le petit-déjeuner est offert et il est extrêmement complet. Pendant le reste de la journée un sympathique guide encadre le groupe et offre des bouteilles d'eau fraîche.
La visite démarre par le Studio Tour tandis que le parc est encore fermé au public. Je préconise de s'asseoir à gauche dans le bus. Contrairement à Warner Studios, les anecdotes sont moins nombreuses et moins intéressantes car ici c'est le divertissement qui prime. On descend plusieurs fois pour marcher dans les décors dont celui de La Guerre Des Mondes qui est vraiment incroyable. Dans mon fantasme il y avait le décor de Wisteria Lane (Desperate Housewives) mais nous ne l'avons pas vu. La vendeuse d'une boutique n'en a jamais entendu parlé... Curieux !
Nous testons ensuite toutes les attractions et assistons à tous les spectacles depuis des places de choix. A Waterworld, on a même le droit à un jeu de questions/réponses avec les comédiens quand tout le public est parti ! Au milieu de la journée on nous emmène dans un des restaurants du parc où le buffet est offert, l'occasion pour moi de sympathiser avec un couple de français.
Je suis arrivé sur place à 8h15 et le guide nous libère à 16h15 (mais on peut continuer de visiter le parc). Pour ma part, je suis resté quelques heures supplémentaires pour dépenser des dollars dans une des boutiques du parc. L'un de mes objectifs en venant ici était de repartir avec la casquette de Marty McFly de « Retour Vers Le Futur 2 » mais ils n'en ont plus en stock... Dommage !
Ce parc m'a beaucoup plu. Les attractions sont plus fun que sensationnelles mais je me suis bien senti ici. Par contre, sauf pour essayer la nouvelle attraction « The Walking Dead » ouverte deux mois après mon décollage, je ne vois pas d'intérêt de revenir dans ce parc après une journée aussi complète !
J'avais prévu d'autres visites en ville pour la fin de journée mais quand je reprends ma voiture à 19h je suis claqué.
LOS ANGELES
C'est sur cette note très positive que je termine ma dernière journée à Los Angeles. La voiture est indispensable mais les bouchons sont lourds et les parkings coûteux. Je crois que 5 jours n'ont pas été suffisants pour rentrer dans le délire de cette ville hors-normes et je reviendrais volontiers pour approfondir l'expérience, si j'en ai l'occasion. Demain, place à l'aventure !
Dans mon fantasme il y avait le décor de Wisteria Lane (Desperate Housewives) mais nous ne l'avons pas vu. La vendeuse d'une boutique n'en a jamais entendu parlé... Curieux !
Tu n'as pas rêvé😛, le décor a existé mais a disparu au fil des nouvelles attractions...
Par contre, sauf pour essayer la nouvelle attraction « The Walking Dead » ouverte deux mois après mon décollage, je ne vois pas d'intérêt de revenir dans ce parc après une journée aussi complète !
Pas vraiment d'accord avec toi...Comme tout parc d'attraction, il évolue quasiment tous les ans. Entre mes deux passages dans ce parc, au moins 6 attractions sont apparues et/ou évoluées. Sans compter les "Halloween horror nights", qui valent le détour à elles seules ; les studios se trouvant complétement revisités...
Merci Marie et Cédric pour vos retours et vos informations (je n'étais donc pas fou, je savais bien que le quartier de Desperate Housewives était là...)
Du 28 au 28 : un mardi 3 mai de Los Angeles à Williams (J6)
youtu.be/HnOgAbZA4Oc
LA ROUTE
Parmi les 31 jours de roadtrip, seuls deux m'inquiètent vraiment : les trajets de 600 bornes. La liaison entre Los Angeles et Williams (ville-étape avant le rejoindre le Grand Canyon) sera le premier. Je redoute la route car je m'ennuie rapidement. Les étapes sont Oatman, Kingman, Hackberry et Seligman.
Je quitte mon hôtel à 6h30 et fais le plein d'essence : 39 dollars. Je suis fatigué mais la conduite est plus agréable que je l'espérais. Il faut dire qu'avec les routes droites et plates, le trafic faible et fluide, la boîte automatique et le régulateur de vitesse, conduire ici est excessivement facile ! Du coup, sans faire attention, je trace sur 400 kilomètres sans m'arrêter et sans même m'en rendre compte !
N'ayant personne avec qui bavarder pendant les trajets en voiture, j'écoute beaucoup de podcasts. Le temps passe plus vite et ils me servent de repères temporels. Si je dois conduire pendant 1h20 alors je sais que j'ai tout juste le temps d'écouter un podcast entier des Grosses Têtes de Laurent Ruquier ! Voici la liste des podcasts qui m'ont accompagné sur 6300 kilomètres.
Les Grosses Têtes, l'émission de Laurent Ruquier sur RTL
Radio Navo, par l'un des auteurs de la série Bref. Ses invités ont des discours passionnants
2 heures de perdues, une chronique cinéma très sarcastique (mais drôle)
Studio 404, une émission de débats sur l'univers numérique
Floodcast, un talk-show savoureux mélangeant humour et nostalgie
C'est cool c'est quoi, l'occasion d'entendre des passionnés parler de leur univers atypique
OATMAN
Quand je débarque à Oatman vers 11 heures, c'est avant tout dépaysant. Le contraste avec Los Angeles est saisissant ! La ville est minuscule mais charmante et la rue principale est bordée de boutiques avec des façades en bois. C'est la campagne, le genre de paysage auquel on pense quand on évoque l'Amérique profonde ou le western ! Sur la route il y a un âne nonchalant qui se balade et suscite les rires des touristes. Les commerçants du coin vendent des carottes contre 1$ pour nourrir ces bêtes (les ânes, pas les touristes) !
Quelques minutes après moi arrive un convoi de grosses motos américaines, le bruit et les couleurs en jettent ! Ca me rappelle que 6 ans plus tôt j'évoquais un roadtrip américain en moto avec un ami mais la vie est passée par là, je réalise mon parcours dans un gros SUV de kéké et je n'ai plus de nouvelle de cet ami depuis des lustres !
Je ne m'éternise pas et 40 minutes plus tard je retourne sur des routes sinueuses en bord de falaise. Les vues sont bluffantes et chaque virage est prétexte à s'arrêter pour admirer l'immensité du paysage. Quelques kilomètres plus tard je croise deux nouveaux ânes qui errent sur la route. Folklorique.
KINGMAN
Je m'arrête ensuite à Kingman vers 13h. J'y visite un musée consacré à la mythique route 66 qui ne m'évoque pas grand chose pour être franc. Je préfère marcher en bord de chemin de fer, voir passer un train avec 1000 wagons, photographier le joli château d'eau et admirer les vieilles voitures américaines exposées à côté. J'y croise aussi une Pontiac Aztek à vendre ; Heisenberg doit être dans les parages !
HACKBERRY
Mon réservoir est encore bien rempli mais je fais une halte à la station-service de Hackberry, entourée d'épaves de voitures. Je me demande si les américains se rendent compte à quel point leurs vieilles voitures ont de l'allure comparées aux nôtres... Je passe pas mal de temps à me balader ici, à me rappeler que je suis presque au bout du monde, loin de chez moi. Et ça me plaît !
Le convoi de Harley croisé plus tôt me talonne. J'entends des français : « C'est payant les toilettes ? Bah vas-y on dira qu'on a pas vu ».
SELIGMAN
Il est 15h30. L'étape à Seligman ici consiste essentiellement à prendre en photo les répliques de « Cars », d'après ce que j'ai lu. Quelle déception ! Les clichés sur internet sont carrément flatteurs par rapport à la réalité car les épaves font de la peine !
Je profite d'être là pour commander une glace au Snow Cap Drive-In qui est recommandé dans mon Lonely Planet.
« Hello, what is the difference between Sundae and Cone ?
- Sunday ? Don't you go to church on sundays ? »
Mon accent doit vraiment être médiocre !
Le bruit des Harley résonne, le convoi est là ! J'apprends qu'ils sont belges et avant de repartir j'interroge l'un des motards : est-ce que la transmission est automatique aussi, comme sur les voitures ici ? La réponse est non. Fin de la conversation. Pas franchement conviviaux, ils ont au moins le mérite d'être courageux car je serais bien incapable de tenir autant de kilomètres sur deux roues !
WILLIAMS
La route prend fin à Williams vers 18h, l'heure parfaite pour un petit tour en ville. Les restaurants propagent de bonnes odeurs mais je file au supermarché pour acquérir l'indispensable glacière à ce roadtrip. La mienne sera en polystyrène et c'est une grave erreur... Certains sont sensibles au crissement de la fourchette dans l'assiette, d'autres au bruit strident de la craie contre le tableau noir et moi c'est le frottement du polystyrène qui m'insupporte ! Même au fond du coffre, la glacière a parfois été un vrai parasite sonore en voiture ! J'aurais clairement du choisir un modèle en tissu.
Je me gare à côté du Grand Canyon Hotel. En arrivant on me laisse inspecter les dernières chambres disponibles, petites et sombres je me rabats naturellement sur la dernière qui offre une fenêtre sur l'extérieur. Chaque chambre est décorée selon un thème particulier et ce soir je dors dans une ambiance maritime ! Avant de dormir je décrocherai le costume de marin qui crée une silhouette effrayante contre le mur lorsque la lumière est éteinte ! Il y a un frigo, un lit très confortable et le wi-fi est performant pour seulement 79€. Je suis comblé !
Le personnel est extrêmement accueillant et bienveillant. Pendant que je visite les chambres la gérante trimbale ma lourde valise à l'étage. Plus tard, elle me prête son téléphone pour confirmer mon survol du Grand Canyon prévu demain matin. Je n'ai jamais retrouvé un tel niveau de service pendant la suite de ce voyage !
Quand je préparais mon Roadtrip avec vous, sur ce forum, Bastinj m'avait conseillé d'atterrir à Las Vegas pour éviter cette longue route entre Los Angeles et Williams. Avec le recul, j'estime que l'idée est plutôt bonne ! En effet je ne retiens de ma journée que Oatman et Hackberry, qui ne représentent que de très courts arrêts dont on peut aisément se passer. En revanche, atterrir à Las Vegas pour une première impression du pays peut être brutal ! J'y reviendrai...
Bonsoir Yann,
Toujours aussi sympa ton carnet, j'adore ! 🙂 Même lors du récit d'une journée de route où il ne se passe pas grand chose, trop fort !
Même lors de ta visite d'Universal studios, alors que je suis plutôt a priori plutôt pas intéressée par les grands parcs d'attraction (une vraie bouseuse !). 😉
J'ai découvert que je ne connaissais qu'une seule des émissions que tu cites (bouseuse je te dis !)... ça méritera d'aller voir ce que c'est !
J'ai passé une très bonne nuit au Grand Hotel Canyon. Le petit déjeuner n'est pas inclus mais ce n'est pas grave, je me contente d'un chocolat chaud et d'une conversation avec une dame qui se vante de travailler là où les touristes affluent : au Grand Canyon. Elle répète souvent qu'il ne faut pas s'approcher du bord du canyon et qu'il y a déjà eu des accidents mortels. Ça tombe bien, je n'avais pas prévu de mourir au bout d'une seule semaine ici !
LE SURVOL EN HELICOPTERE
En quittant l'hôtel je prends la direction de Tusayan et me rends à l'héliport de Papillon. Il y a 3 mois j'ai réservé sur leur site un survol du Grand Canyon pour 258 euros. Dans mon élan j'ai même coché l'option « place à l'avant de l'appareil » qui est validée sur place et que je paye 50$.
Attention spoiler : le survol du Grand Canyon ne m'a pas intéressé ! Boum ! Pavé dans la marre ! Totale rébellion ! Ma critique va faire tache dans le livre d'or virtuel de l'internet et peut-être même bouleverser l'économie touristique de l'Arizona. Même pas peur ! (J'en fais trop ?)
La prise en charge et le vol en lui-même se passent bien. Pas de turbulence, la pilote est cool et le commentaire audio en français est assez intéressant. J'ai longtemps idéalisé ce vol au point parfois d'avoir l'oeil humide à l'idée de contempler un jour ce canyon. On survole une forêt et soudain : j'y suis ! Le canyon est sous mes pieds ! Et voilà. Mon cerveau n'était pas prêt et j'ai beaucoup de mal à prendre conscience de ce qu'il se passe. Je vois simplement un trou géant... Aujourd'hui encore, en revoyant mes propres photos/vidéos, les souvenirs sont bien en tête mais ne me font rien ressentir.
Je pense que le canyon est tellement démesuré que j'ai eu du mal à l'appréhender. C'est comme en avion quand on me dit qu'on est à 8000 mètres d'altitude et que dehors il n'y a que nuages et mer à perte de vue !
L'option de la place à l'avant n'a finalement servi à rien, d'autant que j'étais au centre du cockpit, entre la pilote et un couple de français. Ces derniers, collés à la porte et les deux américains à l'arrière ont bénéficié d'une meilleure vue que moi sans aucun doute.
Je quitte l'héliport assez perplexe mais pas déçu. Le point de vue reste unique et puis on n'a pas tous les jours l'occasion de grimper dans un hélicoptère. J'aurais tendance à déconseiller cette attraction aux futurs voyageurs, une attraction qui n'est pas donnée, en plus...
ENTREE AU GRAND CANYON
En voiture, j'ai l'énergie pour refaire 600 kilomètres mais j'arrive rapidement au parc du Grand Canyon. A l'entrée j'ai l'occasion de présenter mon pass America The Beautiful qu'il faut systématiquement présenter avec une pièce d'identité. J'imagine qu'ils comparent les signatures... ?
Mon GPS me guide au Yavapai Point pour prendre la première claque. En effet, c'est très grand : c'est irréel. Comme dans l'hélicoptère, j'ai du mal à réaliser où je suis et ce que je dois comprendre mais c'est beau ! Il y a beaucoup de touristes.
Une petite marche permet de rejoindre Mather Point et il y a encore plus de touristes. Les gens se massent contre les barrières et brandissent des selfie-sticks sous les sons d'appareils photos numériques et smartphones... J'aimerais pouvoir remonter le temps, revenir 20 ans en arrière et profiter de ce lieu extraordinaire sans toutes ces technologies parasites. Suis-je un vieux con de 28 ans ?
LA HERMIT'S REST ROAD
En bon touriste, mon objectif principal de la journée est de parcourir la Hermit's Rest Road grâce au bus. Je m'arrête au second arrêt : à Maricopa Point. La suite, je l'ai faite à pieds : Powell Point, Hopi Point, Mohave Point et The Abyss. C'est ma première randonnée pour ce voyage et je le vis bien car les sentiers sont plats et très peu fréquentés, il y a même des bancs au milieu pour s'offrir une pause !
Le soleil tape, il fait chaud et les moucherons -très nombreux dans ce parc- se collent à la peau ; de quoi rendre fou ! Je finis par abdiquer et visiterai les derniers points de vue grâce au service de navette.
A chaque arrêt, on cherche des yeux le Colorado qui serpente, on lit les quelques panneaux, on apprécie les dimensions irréelles du lieu et on marche jusqu'au point de vue suivant pour répéter le processus. Aucun spot ne se détache plus qu'un autre et, selon moi, ils se ressemblent même beaucoup !
Tout au bout de ma route se trouve logiquement Hermit's Rest. En fin gastronome, je commande à un stand un « beef and cheese stick ». J'ai hâte de déguster une brochette gourmande de mes deux aliments préférés ! Malheureusement on me tend un bâton de bœuf, un bâton de fromage, séparés, sous vide et froids. Peu convaincant !
YAKI POINT
Pour terminer ma journée et assister au coucher de soleil, j'emprunte une autre navette et me rends à Yaki Point. Sur place il y a deux mondes. D'un côté les touristes avec leurs enfants qui courent et qui font beaucoup de bruit et puis à 50 mètres de là un petit groupe d'américains assis et silencieux qui contemple le paysage. Mon choix est rapide !
C'est probablement la première fois de ma vie que j'assiste à un coucher de soleil. C'est paisible, c'est beau, le canyon est éclatant de couleurs et je passe un bon moment. Je crois même que ce sera le plus joli coucher de soleil de ce voyage !
La nuit tombe et il est temps de reprendre le bus. Il y a la queue cette fois-ci ! Un premier passe mais il n'y a pas assez de place. Je grimpe dans le suivant en laissant derrière moi d'autres touristes qui devront patienter jusqu'au prochain...
L'HOTEL
Ce soir je dors au Yavapai Lodge qui se situe à l'intérieur même du parc. Dès le check-in, je comprends que je mets les pieds dans une véritable usine à touristes et même à Las Vegas je me suis moins senti considéré comme un simple numéro...
Néanmoins les chambres sont spacieuses, bien meublées et équipées d'un frigo. Hélas pas de micro-ondes et le seul accès au wi-fi se trouve dans le hall principal qui est déjà blindé de voyageurs. La connexion est médiocre et je n'arrive même pas à relever mes e-mails : c'est très frustrant ! Ça peut paraître anodin mais je voyage en solo et j'ai viscéralement besoin d'aller sur internet pour survivre le soir !
Autre problème de taille selon moi : le manque d'éclairage autour des lodges. J'ai fait plusieurs allers-retours entre ma chambre et l'accueil dans le noir total : la conduite est effrayante ! J'ai croisé des biches plus tôt sur le parking et je crains vraiment que l'une d'entre elles vienne s'éclater contre mon pare-chocs à la sortie d'un virage...
Vraiment, le Yavapai Lodge me déçoit énormément d'autant que cette nuit me coûte quand même 144€ !
Décidément, cette expérience au Grand Canyon est loin d'être satisfaisante jusqu'ici mais je ne me laisse pas abattre. Je règle le réveil pour 4h du matin car j'ai l'intention de voir le soleil se lever ! Au fait, j'ai marché 13 kilomètres aujourd'hui.
Bonjour Yann!
Je me régale à lire ton carnet. Tu as une très belle plume. C'est passionnant, même sans photos. Je te trouve très courageux d'oser entreprendre un tel périple en solitaire.
Je vais te suivre assidûment puisque j'essaie de préparer mon road trip dans l'ouest USA.🙂
2 ou 3 observations :
Pour la location de voiture, les agents de comptoir de HERTZ, AVIS ou autres loueurs ont autre chose à faire qu'à verifier les codes de reduction de la resa.
Chez HERTZ, le code 510000 est un generique, qui n'a pas à etre justifié, chez AVIS c'est le J046300.
L'an dernier en mai à Universal, on est bien entré dans la rue de Wisteria Lane en faisant le tour.
Pour la route de LA au GC, je coupe l'etape en logeant le dernier soir à Barstow.
Attention spoiler : le survol du Grand Canyon ne m'a pas intéressé ! [...] Aujourd'hui encore, en revoyant mes propres photos/vidéos, les souvenirs sont bien en tête mais ne me font rien ressentir.
[...] En effet, c'est très grand : c'est irréel. Comme dans l'hélicoptère, j'ai du mal à réaliser où je suis et ce que je dois comprendre mais c'est beau ! Il y a beaucoup de touristes.
[...] Une petite marche permet de rejoindre Mather Point et il y a encore plus de touristes. Les gens se massent contre les barrières et brandissent des selfie-sticks sous les sons d'appareils photos numériques et smartphones...
La rançon du succès... Perso, je crois que la seule façon de vraiment apprécier GC au XXIe siècle, c'est de descendre au fond. En hélico ou à pied, on s'éloigne des touristes et on prend vraiment le temps. On se rend alors compte de la majestuosité du site...
C'est ma première randonnée pour ce voyage et je le vis bien car les sentiers sont plats et très peu fréquentés, il y a même des bancs au milieu pour s'offrir une pause !
Tu vois! Si j'ai pas raison! 😛
Malheureusement on me tend un bâton de bœuf, un bâton de fromage, séparés, sous vide, froids. Peu convaincant ! [...] Vraiment, le Yavapai Lodge me déçoit énormément d'autant que cette nuit me coûte quand même 144€ !
Entièrement d'accord avec toi! GC Village, le Disney land autour d'une faille...
Francine, Jean-Pierre et Cédric : merci une nouvelle fois pour vos messages, très encourageants ! Il reste encore 3 semaines de roadtrip à vous raconter : accrochez-vous ! 😉
L'an dernier en mai à Universal, on est bien entré dans la rue de Wisteria Lane en faisant le tour.
😮😮😮
Peut-être que le décor était utilisé pour un tournage ce jour-là alors... Curieux.
Perso, je crois que la seule façon de vraiment apprécier GC au XXIe siècle, c'est de descendre au fond. En hélico ou à pied, on s'éloigne des touristes et on prend vraiment le temps. On se rend alors compte de la majestuosité du site...
Haha ! C'est grosso-modo ce que je me suis dit en quittant le Grand Canyon !
Du 28 au 28 : un jeudi 5 mai en route vers Page (J8)
youtu.be/fugRwey8O6Y
YAVAPAI POINT
Combien de fois me suis-je levé à 4 heures du matin dans ma vie ? Deux fois ? Peut-être trois sur un malentendu... Il faut du courage pour se lever si tôt et je n'en manque pas ! Ce voyage au sein des Etats-Unis est exceptionnel et ne se reproduira sans doute jamais alors chaque minute vécue sur le territoire compte. Je quitte mon lit pour assister au lever du soleil depuis Yavapai Point. Le point de vue est (heureusement) beaucoup moins fréquenté que la veille en pleine après-midi. Le lever offre un joli spectacle naturel, très satisfaisant.
Je ne reste pas très longtemps car un défi de taille m'attend. Je monte dans l'une des premières navettes de la journée : je suis seul dedans ! Le chauffeur comprend vite où je veux en venir : « Ready for a trail ?! »... Et ouais mec ! Carrément ready ! Emmène-moi à South Kaibab monsieur, je suis chaud pour randonner !
SOUTH KAIBAB – CEDAR RIDGE
Lorsque j'ai commencé à me renseigner sur un éventuel roadtrip dans ce pays, j'ai compris qu'il ne fallait pas se contenter de passer à travers les parcs pour les apprécier et que randonner était quasi-essentiel dans de tels endroits. Seulement, je ne suis pas un randonneur. Je ne suis pas du tout sportif et je ne peux compter que sur ma jeunesse et ma motivation pour me dépasser physiquement.
Je ne suis pas bien équipé non plus... Au moment de descendre dans le canyon je porte un t-shirt, un jean, un coupe-vent ultra-light, un sac à dos de collégien et des baskets Celio sans aucune valeur. Très clairement, je passe pour un guignol de citadin à côté des randonneurs de l'extrême que je croise et qui sont sur-équipés !
Le trail de South Kaibab s'étale sur 3 kilomètres. Premier arrêt à Oh-Ah-Point qui est déjà extrêmement spectaculaire. J'hésite à me contenter de cette première étape mais la tentation est trop forte (et la pente encourageante) et je file vers Cedar Ridge. Evidemment plus je descends et plus je pense à la remontée que j'aurai à subir au retour mais en parallèle, chaque palier offre un point de vue excellent et me donne envie de découvrir la suite !
Après 1h30 de marche j'accède enfin à Cedar Ridge où je me prends une petite claque visuelle. Tandis que je reprends mon souffle et me balade sur le plateau j'ai une petite révélation. Le Grand Canyon vu d'en haut n'a pas beaucoup d'intérêt : il faut se plonger dedans pour prendre conscience du délire ! Ici, l'étape au Grand Canyon prend sens ! Si j'avais su, j'aurais expédié la Hermit's Rest Road pour préparer quelque chose de plus ambitieux au fond du Canyon.
Je vois un coureur qui s'arrête brièvement à Cedar Ridge et qui reprend aussitôt sa descente. Courageux. Moi j'en ai vu assez et je fais marche arrière, non sans peine. J'ai du mal à gérer mon rythme et le trail me brise. Je m'arrête souvent sur le côté pour enlever mon coupe-vent, boire de l'eau et reprendre mon souffle. Au bout de 2 heures je reviens au sommet, épuisé. Néanmoins je m'estime heureux car je sens bien que le soleil a fait grimper la température depuis ce matin ici et ce n'est que le début... Je plains d'ailleurs les randonneurs qui descendent du bus dans lequel je monte pour retourner à l'hôtel !
L'accomplissement de South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge marque le début de l'aventure. J'ai parfois eu le mal du pays, à Los Angeles, mais après un tel exploit au Grand Canyon j'ai la ferme intention de transformer ce voyage en expérience mémorable.
Il est 9 heures quand je reviens à l'hôtel et décidément, l'aventure continue puisque je commande deux choses que je n'ai jamais goûté de ma vie : des scrambled eggs et du bacon. Il y a un début à tout... En tout cas l'assiette est délicieuse, je n'ai jamais autant mangé depuis mon arrivée ici la semaine dernière et je suis repu.
LA DESERT VIEW DRIVE
Je rajoute 24 dollars d'essence et quitte le Grand Canyon en passant par la Desert View Drive. Je m'arrête régulièrement sur les parkings aménagés mais ma théorie se confirme : voir le canyon d'en haut ne présente pas beaucoup d'intérêt et les points de vue se ressemblent tous. Je ne m'ennuie pas car j'ai ramené dans ma valise une caméra (une gopro) et je m'amuse beaucoup avec. Etant monteur vidéo de profession, ça m'amuse de me mettre dans la peau d'un cadreur !
HORSESHOE BEND
La route vers la ville de Page est calme. Comme d'habitude : c'est plat, c'est droit et le régulateur de vitesse fait le reste. Il ne me reste plus qu'à ricaner en écoutant mes podcasts jusqu'à arriver à Horseshoe Bend.
Il y a une petite marche dans le sable avant d'accéder au méandre. Ça fatigue un peu (surtout au retour) mais la récompense au bout en vaut la peine. Nouvelle claque visuelle, ce lieu est absolument époustouflant et je ne m'attendais pas à être autant impressionné par ce paysage. C'est quand même dingue ce que la nature a réussi ici ! En bas sur le fleuve Colorado il y a un bateau qui se balade et qui rend bien compte des dimensions ahurissantes. Le bord est vaste il y a une infinité de points de vue pour s'éloigner des touristes et apprécier l'endroit.
Plus tard dans la soirée j'essaye d'aller à Wahweap Overlook, près du lac Powell mais le GPS ne m'emmène pas où j'espérais. Pas de stress, demain j'aurai le temps de revenir avec des informations plus précises. En attendant je traîne près d'une grande marina où il ne reste que deux pêcheurs.
L'HOTEL
Pour mes deux nuits ici, je dors au Best Western At Lake Powell pour 229€. L'hôtel me semble un peu excentré, à tel point qu'en quittant le secteur plus tard j'aurai l'impression de n'avoir rien vu de la ville ! Sur le parking de l'hôtel, je constate qu'il vaut mieux se garer du côté rue car de l'autre côté, les jets de la piscine arrosent les pare-brises. La flotte mêlée à la poussière ambiante pourrait vous donner l'impression de jouer dans Mad Max quand vous reprendrez la voiture le lendemain matin !
Le personnel est accueillant et serviable, une réceptionniste me fait remarquer que mon nom de famille est son prénom : amusant ! J'ai un coup de cœur pour ma chambre, pas luxueuse mais bien décorée et sans perte de place. Il y a un bureau, beaucoup de chaises, un micro-ondes, un frigo... Je m'y sens bien ! La connexion wi-fi est suffisante pour relever mes mails et au pire il y a deux ordinateurs disponibles dans le hall d'accueil si besoin. T'as quoi à répondre à ça le Yavapai Lodge ???
Le petit-déjeuner est inclus et le buffet proposé est varié et complet. Pour ma part, je le trouve simplement parfait. Mais attention à bien arriver avant 7 heures car ensuite toutes les tables sont occupées et une file d'attente se forme.
Salut Yann.
Toujours agréable à lire ton carnet.
Le rythme est bon. Une petite (trop petite, je l'ai déjà dit, non ?) vidéo par jour, ça fait plaisir.
Etant monteur vidéo de profession
Je me disais aussi...
Et moi non plus je n'ai pas vu Wisteria Lane, occupé par un tournage.
A+
Continue comme ça, ça nous rappelle de bons souvenirs...
Eric
Ton expérience et ta conclusion concernant le Grand canyon est celle à laquelle je suis arrivée moi aussi. A cause d'une mauvaise météo et de choix que je regrette aujourd'hui, je me suis contentée d'admirer le Grand canyon d'en haut et cela m'a laissé une impression très mitigée. J'ai été déçue ("ah bon, c'est "que" ça le Grand canyon ?"), et plus qu'agacée par le nombre de touristes qui se massent aux points de vue les + accessibles.
En effet, randonner dedans est la solution, même si ce n'est que sur une partie. Si j'y retourne, c'est clairement ce que je ferai !
Concernant Horseshoe bend, j'ai moi aussi pris une méga claque en arrivant sur le site (pourtant j'en avais vu moultes photos), et assister au coucher de soleil a pris une dimension quasi mystique 🙂. Il semblerait que le site soit de + en + fréquenté (voire pris d'assaut) par des cars de touristes : l'as-tu constaté toi aussi ?
Merci pour vos messages et je suis bien content, Eric, que les vidéos te plaisent... Elles ont mis tellement de temps à naître ! 😄
Concernant Horseshoe bend, j'ai moi aussi pris une méga claque en arrivant sur le site (pourtant j'en avais vu moultes photos), et assister au coucher de soleil a pris une dimension quasi mystique 🙂. Il semblerait que le site soit de + en + fréquenté (voire pris d'assaut) par des cars de touristes : l'as-tu constaté toi aussi ?
Très bonne idée, Violaine, d'admirer le coucher de soleil depuis Horseshoe Bend ! Je me sens bête de ne pas y avoir penser.
Quant aux touristes, je te confirme l'information ! Un car d'asiatiques est arrivé juste après moi et a littéralement envahi le principal point de vue. Un couple m'a même demandé de m'éloigner du bord pour ramener une série de clichés ; je pense qu'ils n'ont pas le temps de prendre le temps, les pauvres...
Mais comme je le disais, on peut facilement s'éloigner pour profiter de la tranquillité. Il y a notamment un grand rocher délaissé sur le côté droit, qui semble offrir un bon point de vue. Je n'étais pas assez confiant, avec mes petites baskets, pour le gravir.
Réveil à 5h30 pour arriver sereinement à Lower Antelope Canyon pour le tour de 8h20. L'entrée dans le canyon coûte 20 dollars (à payer sur place). Le permis pour entrer dans le territoire Navajo coûte 8 dollars... Normalement, j'ai déjà payé ces 8 dollars en ligne en réservant ma visite à Upper Antelope Canyon. Je paye donc 2 fois le permis d'entrée pour aujourd'hui mais bon...
Mon groupe est composé de 16 personnes mais nous sommes les premiers de la journée. Par conséquent, nous ne sommes pas gênés pas d'autres touristes et c'est extrêmement confortable! Le guide est cool, il articule bien, ses explications sont claires et ses commentaires sont intéressants. De plus, il s'y connait vraiment en photo et ne manque pas de conseils pointus, même pour les simples possesseurs de smartphones comme moi !
La marche dans le canyon est fun et les parois sont très impressionnantes. En suivant les consignes du guide, on peut parfois discerner des formes familières dans la roche comme le visage de Jack Sparrow ou la gueule de Bruce, le requin de Nemo ! Inattendu ! L'aspect géologique du canyon est tout aussi fascinant avec ces tourbillons dessinés dans la pierre, les traces de calcium, de vent et de pluie... Incroyable. La visite est passionnante et l'heure passe vite !
UPPER ANTELOPE CANYON
Je me stresse à la sortie pour retourner à Page, à l'agence de Upper Antelope Canyon mais je me stresse pour rien. Le départ est à 10h et l'entrée est déjà payée (54 euros en ligne).
Par contre, dès le début l'ambiance est très différente. Les touristes sont amassés par groupes de 14 dans d'énormes jeeps et ce sont 4 bolides qui se suivent et s'enfoncent dans le sable. Et ensuite ? C'est pire. J'ai choisi cet horaire pour profiter de la meilleure lumière mais je le regrette beaucoup ! J'aurais peut-être du venir plus tard...
Les touristes sont trop nombreux, ils s'entassent, se bousculent et se gênent. Beaucoup de gens oublient qu'ils ne sont pas seuls, notamment ces espagnols devant moi qui mitraillent absolument chaque millimètre des parois, quitte à bloquer toute la rangée derrière. J'hésite à leur parler du concept de vidéo et des 25 images par secondes. Ca pourrait leur plaire !
A la sortie du canyon, petite surprise : une chouette est perchée. Magnifique. Les guides, eux, n'ont visiblement pas grand chose à raconter et passent leur temps à prendre des photos à la place des touristes. A un moment ça en devient ridicule et chaque membre du groupe se retrouve à confier son appareil aux mains du guide... Résultat, nous revenons tous avec la même photo dans l'appareil, sans même savoir comment elle a été prise... Autant économiser 54 euros et traîner sur Google Images.
Lower Antelope Canyon m'a vraiment séduit tandis que Upper Antelope Canyon beaucoup moins.
Il est 13h quand les jeeps reviennent à Page et pour ma part le programme de la journée est déjà accompli ! Si je reste une journée entière c'est essentiellement pour survoler le Lac Powell, demain matin... Alors, comment vais-je occuper le reste de ma journée ? Peut-être par manque de préparation, je n'ai pas beaucoup de « Plans B ». D'ailleurs à partir de là, ma journée sera sans grand intérêt il faut le dire ! Vous pouvez déjà fermer l'onglet et lire d'autres carnets !
LE BARRAGE DE GLEN CANYON
Je me rends au Glen Canyon Dam, le barrage qui a créé le Lac Powell, pour une visite guidée. Manque de chance, l'un des ascenseurs est en panne et la visite est raccourcie de moitié (le prix aussi, tombant à 3 dollars). Le barrage est un bâtiment fédéral et par conséquent, les sacs sont fouillés et un panneau rappelle qu'il est strictement interdit d'évoquer une bombe ou le terrorisme en ces lieux. Ca ne rigole pas !
On nous guide seulement sur le sommet du barrage mais c'est déjà suffisamment imposant pour en apprécier le gigantisme. La jeune guide parle beaucoup et vite, j'ai du mal à suivre même si elle fait l'effort de convertir systématiquement les feet en mètres. Toutefois j'apprécie le décor, vertigineux.
Au retour je squatte la petite salle de cinéma du musée. Les films qui y sont diffusés sont très rétros, ils doivent dater du début des années 90. Néanmoins ils sont détaillés et très intéressants sur l'histoire et la construction du barrage. Je vous les conseille fortement !
LA PLAGE DE LONE ROCK
Direction Lone Rock, au Lac Powell. A l'arrivée le ranger contrôle mon pass d'entrée et m'adresse un « Merci » en français. Ça nous fait tous les deux sourire et l'histoire s'arrête là. Chaque fois que j'entends du français sur le territoire ça me repousse... Chaque fois qu'on me parle en français sur le territoire ça me réjouit !
Le Lone Rock en lui-même est aussi beau qu'imposant. La plage est très sympa, sans bruit et offrant une jolie vue sur le lac, très calme. L'endroit est parfait pour que je me repose tranquillement ! Dans un monde parallèle je pique-nique avec ma femme pendant que les enfants s'amusent au bord de l'eau ! ;)
WAHWEAP OVERLOOK
Enfin je termine ma journée à Wahweap Overlook pour profiter d'un joli point de vue en hauteur sur le lac. En vrai j'espionne surtout un couple que j'ai vu arriver. Ils regardent brièvement le paysage puis enchaînent les selfies, de face, de dos, en mode vue à la première personne, par terre avec les genoux repliés vers soi, l'homme qui tient la main de la femme qui avance, l'homme seul, la femme seule, ... Nan mais oh ! T'as vraiment envie de blinder ta carte SD avec cette mascarade ? C'est fini cette mise en scène oui ? Vous voulez prouver quoi au juste, les mecs ?
J'imagine la discussion dans 20 ans avec leurs enfants, devant leur album virtuel : « Tu te rappelles chérie du Lac Powell ? Oh oui c'est un souvenir inoubliable tu avais un objectif 55mm et un diaph ouvert à 1,4. »
… Peut-être suis-je trop aigri ! Déso.
Ma journée prend fin ainsi et pour être franc je me suis presque ennuyé... Je savais depuis le début que cette journée serait vite bâclée et aujourd'hui encore je me demande pourquoi je n'ai pas essayé de la remplir davantage. A l'hôtel je mange des chips et une glace... Oui, mes soirées sont un rêve éveillé. Non, ne me jalousez pas s'il vous plaît !
Bonjour Yatre et bravo pour les points de vue originaux aussi bien en texte qu'en montage vidéo.
Qu'on me pardonne de revenir seulement maintenant au Grand Canyon et à sa rive sud jugée décevante dans les messages ci-dessus. Personne ne l'ayant fait, je ne résiste pas à rappeler que le Grand Canyon a aussi une rive nord, qu'elle est 200 mètres plus haut, que le climat du plateau fait que sur la route d'accès, on se croit en Sibérie ou au Canada avec leurs belles forêts et qu'il y a beaucoup, beaucoup moins de visiteurs.
Suivant les critères pris en compte, la rive nord peut apporter davantage de plaisir que la rive sud.
Si tu le permets, moi aussi j'aimerais revenir sur ton étape au Grand Canyon.
Quand tu es parti pour le lever du soleil et ta randonnée, ne sachant pas à quelle heure tu remonterais, avais-tu fait ton check-out à l'hôtel?
Je pose la question, car je veux m'assurer qu'une nuit est suffisante pour avoir le maximum de temps pour descendre un peu nous aussi dans le canyon. Nous partons en avril 2018.
Les remarques de Louis sont très justes ! Je me plains de trouver du monde là où tout le monde va... Pour ce premier roadtrip de "découverte", la rive Sud était la plus évidente mais la rive Nord serait sans doute plus propice à un prochain voyage en quête de tranquillité !
Si tu le permets, moi aussi j'aimerais revenir sur ton étape au Grand Canyon.Quand tu es parti pour le lever du soleil et ta randonnée, ne sachant pas à quelle heure tu remonterais, avais-tu fait ton check-out à l'hôtel?
Je pose la question, car je veux m'assurer qu'une nuit est suffisante pour avoir le maximum de temps pour descendre un peu nous aussi dans le canyon. Nous partons en avril 2018.
Vous vous y prenez en avance pour réfléchir à ces détails et c'est pas plus mal ! Pour ma part, j'ai eu le temps de déjeuner puis de faire le check-out au retour de la randonnée, sans me presser.
Rendez-vous ce matin à 7h45 à l'aéroport de Page pour un survol du Lac Powell. J'ai payé 131 euros pour 30 minutes de survol sur Viatorcom.fr il y a 3 semaines. Au départ j'avais essayé de contacter la compagnie directement via leur site (Westwindairservice.com) mais ils m'ont recalé parce que je ne voulais prendre qu'une seule place. Sur viatorcom visiblement la question ne se pose pas puisqu'ils ont directement encaissé ma réservation en solo.
Sur place malheureusement j'apprends que l'avion ne peut pas décoller pour deux raisons. D'abord la météo est mauvaise et en plus, je suis toujours le seul inscrit sur la liste d'embarquement à cette heure. Ils refusent de décoller pour moi mais me proposent de décaler mon départ pour un vol plus tard mais plus long (40 minutes au lieu de 30). Je suis libre d'accepter ou de réclamer un remboursement. N'ayant rien d'urgent dans les deux prochaines heures je patiente dans le hall devant la chaîne d'informations locales.
Dans le poste les images tournent en boucle. Apparemment les accidents de la route restent un vrai fléau dans cet état et les envoyés spéciaux insistent lourdement sur le fait que la famille aurait pu survivre si tout le monde avait eu sa ceinture attachée. Il me semble que le réflexe de la ceinture est mieux intégré en France... Un mec de la compagnie vient à ma rencontre et m'apprend que la météo s'améliore. Dans la même discussion j'apprends qu'à une époque il a fait un tour de France en 2CV :)
A 10h j'embarque dans un petit avion avec un groupe d'italiens. Le vol est très agréable et sans turbulence. Malgré cela, un italien à l'arrière de l'habitacle se sent mal et précipite sans doute l'atterrissage.
L'avion survole notamment Horseshoe Bend (qu'on ne peut admirer qu'en s'asseyant du côté droit de l'appareil) et Rainbow Arch. La vue à travers le hublot est magnifique et rend bien compte des dimensions surnaturelles du parc !
L'audioguide complète bien ce qu'on voit. Il y a un casque sur le siège passager à côté du pilote... Je regrette de ne pas avoir demander la permission de m'y asseoir car ça aurait probablement un plus à cette expérience très intéressante !
Sur le forum j'avais lu des discussions confrontant le survol en hélicoptère du Grand Canyon et le survol en avion du Lac Powell. Pour moi il n'y a pas photo, le Lac Powell est plus épatant que l'autre trou géant en plein Arizona ! Il faut dire que les bateaux sont d'excellents repères sur l'eau pour prendre conscience des dimensions du lac, ça aide !
LE RETRAIT DE CASH
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
LA RANDO EQUESTRE A MONUMENT VALLEY
L'arrivée à Monument Valley est très cinématographique... La route est monotone et puis soudain, derrière une colline, surgissent de fabuleux rochers rouges. C'est pas encore les Mittens mais l'émotion est là ! Quelques minutes plus tard j'entre sur le territoire Navajo contre 20 dollars et arrive aussitôt sur le parking principal qui dessert l'hôtel The View et la Desert Drive.
Ancien cavalier, quel meilleur décor que Monument Valley pour me remettre en selle ? Des conseils sur internet m'amènent à une cabane d'indiens sur le parking. Aucun tarif affiché ni itinéraire précisé... J'apprends en revanche que si je viens seul je dois quand même payer pour deux... Alors je me rabaisse et rejoins un couple de suisses qui est sur le point de partir pour un tour de 2 heures. Ca me coûte 95 euros de les rejoindre.
On s'éloigne en voiture de Monument Valley pour atteindre le ranch, à 15 minutes d'ici. Chacun s'équipe d'une bombe de protection et monte à cheval. On se balade au pas, loin des sentiers battus, dans l'arrière-pays si on peut dire. Ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais... Et puis la pluie tombe et il fait froid. Les suisses restent optimistes « Au moins on ne verra jamais les rochers aussi rouges ! » Le guide est plus silencieux et nous concède tout juste un arrêt photos et un bref récapitulatif des buttes qu'on aperçoit d'ici. Retour au ranch après 1h30 monotone (pas 2, comme prévu).
Sur le chemin du retour je peste un peu et ai l'impression de m'être fait arnaqué. Peut-être que je n'ai pas été assez vigilant ! Ça me semblait tellement évident qu'une balade équestre à Monument Valley passerait au moins à proximité des Mittens !
Sur la Valley Drive il y a un ranch concurrent, le Black's Hiking Jeep Tours & Trail Rides, qui propose des formules précises, indiquant tarifs et itinéraires. Sur le papier ils ont l'air assez compétitifs... A tester.
LA VALLEY DRIVE
Le soleil se couche tandis que ma Nissan et moi nous élançons sur la Valley Drive ! Il n'y a quasiment plus personne sur la route alors que le paysage est absolument merveilleux sous cette lumière. Je fais une pause à chaque arrêt (ou presque) pour apprécier le paysage, les couleurs sont incroyables. Je ressens quelque chose de naturel et d'authentique. Je suis seul au monde à Artist Point Overlook et c'est le coup de foudre. Monument Valley gagne aussitôt le première place de mon top ! Hélas je me retrouve rapidement dans la pénombre, je serais bien resté ici plus longtemps...
L'HOTEL
Il fait nuit maintenant et il est donc temps d'aller à mon hôtel : The View. Le personnel est accueillant et l'hôtel est bien sûr extrêmement bien situé ! Ma chambre est très bien, spacieuse et le lit est un des plus confortables de ce séjour. J'avais noté que le wi-fi n'était disponible que dans le hall d'accueil mais bonne surprise : je le capte très bien depuis ma chambre au premier étage ! Mon balcon offre une vue unique sur le parc mais avec la nuit tombée c'est bien délicat de discerner les Mittens maintenant.
Super carnet super bien écrit. Et j'adore les petits clips qui l'illustrent.
Ton aventure en solo est carrément géniale. J'ai fait un road trip solo de San Francisco à San Diego en 2013. Comme le temps passe... J'encourage les gens à vivre pareille expérience car si à chaque fois on doit compter sur quelqu'un pour faire les choses, on ne fait rien. Seul le premier pas est difficile...
Pour le vol Paris-San Francisco, j'avais pris une coupe de champagne et 1 tercian avant d'embarquer : radical car j'ai été dans les vappes pendant presque tout le vol (j'admets que j'angoisse pas mal chaque fois que je prends l'avion).
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
En fait c'est plutôt l'inverse... 😎 :
Aux taux actuels et avec les conditions de ma banque (CB Visa) :
En change avant le départ : 100$ = 94€ (bureau de change hors banque avec taux correct)
En paiement CB = 100$ = 94€ (2,3% - taux de change visa<taux de change de bureau de change)
www.visa.fr/...ertisseur-de-devises
En retrait : 100$ = 97€ (2,3% + 3,3€ par retrait - taux de change visa)
En tirant des grosse sommes au DAB tu amortis la com fixe mais cela reste > aux paiements CB direct, lui même équivalent au cash changé avant le départ.
Et bravo pour ton carnet, il est très agréable à lire 😉
I'm a poor lonesome cowboy
I've a long long way from home
Over mountains and over prairies
From dawn 'til day is done
My Cadillac and me keep riding
J'ai fait un road trip solo de San Francisco à San Diego en 2013. Comme le temps passe... J'encourage les gens à vivre pareille expérience car si à chaque fois on doit compter sur quelqu'un pour faire les choses, on ne fait rien. Seul le premier pas est difficile...
+1 ! J'ai commencé la lecture de ton carnet, j'adore l'esprit "En direct" et les informations que tu partages. Je n'en suis qu'au début mais déjà je te jalouse : mon passage à San Francisco a été plus succinct, malheureusement.
J'ai vu sur un autre CR en cours ( voyageforum.com/...py-mamie-d7754273-8/ ) une photo d'un panneau d'interdiction des Gopro à Antelope Canyon (Lower). Tu n'as pas eu de soucis pour utiliser la tienne ?
Je ne me souviens pas avoir vu ce panneau, en mai dernier. Je n'étais pas le seul à me balader avec une caméra à la main et je pense que le guide nous aurait prévenus si cela était interdit... Dommage pour les prochains du coup, il faudra se contenter de photos 😛
Aux taux actuels et avec les conditions de ma banque (CB Visa) :
En change avant le départ : 100$ = 94$ (bureau de change hors banque avec taux correct)
En paiement CB = 100$ = 94$ (2,3% - taux de change visa<taux de change de bureau de change)
www.visa.fr/...ertisseur-de-devises
En retrait : 100$ = 97$ (2,3% + 3,3€ par retrait - taux de change visa)
En tirant des grosse sommes au DAB tu amortis la com fixe mais cela reste > aux paiements CB direct, lui même équivalent au cash changé avant le départ.
Merci Viny pour les précisions très justes ! Je viens en effet de vérifier dans les conditions LCL et visiblement, chaque retrait au distributeur entraîne une commission fixe qui n'existe pas lors des paiements en CB. J'ai raté l'information en préparant le roadtrip, l'année dernière 😐
Du 28 au 28 : un dimanche 8 mai de Monument Valley à Moab (J11)
youtu.be/thl_hRoK47g
Le réveil retentit très tôt, mais visiblement pas assez puisqu'en arrivant sur le balcon le soleil dépasse déjà l'horizon. Je verrai le lever en replay, en rentrant à Paris, en matant les images captées par la gopro fixée sur le balcon dans la nuit. Le temps est nuageux mais pas de stress : le spectacle n'en est pas moins hypnotisant. Le programme de la journée n'étant pas chargé je retourne au lit et m'offre une grasse matinée... jusqu'à 9 heures !
LA ROUTE VERS MOAB
Je pars en direction de Moab. Sur mon GPS je cherche le Forrest Gump Sign mais je crois que l'application « Here » n'est pas au point puisque je finis par débouler sur une piste de terre très étroite et accidentée... En fait j'ai du le dépasser depuis longtemps sans m'en apercevoir.
J'abandonne l'idée et ordonne cette fois-ci au GPS de me guider jusqu'à Goosenecks State Park. L'entrée est à 5 dollars. Je n'ai prévu de m'intéresser qu'au principal point de vue sur le Colorado qui serpente en bas mais clairement le lieu mériterait une pause plus longue. Je crois même qu'il y a des trails dans le coin !
Pour la suite de la route je passe par la Moki Dugway, que j'appréhende un peu. La piste est en bord de falaise et ça grimpe fort, j'ignore si ma brave Nissan est à la hauteur ! Finalement aucune raison de paniquer et les virages sont même assez larges pour s'y arrêter, le temps de profiter d'une vue saisissante. Tout a l'air tellement plat au loin, c'est dingue !
Après cette aventure, forcément la suite de la route paraît bien fade et je m'ennuie un peu. Je ne me réveille qu'à l'approche de Moab quand je découvre Wilson Arch ! C'est un bon avant-goût du parc Arches qui m'attend demain. Par contre, après un peu de grimpette, je suis triste de découvrir que les gens ne respectent pas ces monuments géologiques millénaires. Il y a plein de gravures amateurs dessus, c'est pathétique. J'espère sincèrement que les « Julian + Sandy = Love » se sont séparés dans d'atroces souffrances, pour la peine !
Une fois en ville je me mets à la recherche de Mill Creek. J'ai l'itinéraire imprimé ainsi que des indications mais non, c'est un échec et ne trouve pas ma destination.
Donc je me réoriente sur Bowtie and Corona Arch. Le trail est cool, sans grande difficulté, bien tempéré et peu fréquenté. Les arches sont plus impressionnantes que prévu ! Elles filent même le vertige, je suis conquis ! C'est une vraie bonne surprise car depuis ma déception à Grand Canyon, je doutais sur ma capacité d'apprécier les parcs nationaux !
Quand je reviens en ville il fait presque nuit. J'arpente la Main Street tranquillement et je m'y sens drôlement bien... tellement bien que j'aimerais bien y vivre ! J'aurais du mal à expliquer ce sentiment.
L'HOTEL
Ce soir je dors au Bowen Motel. J'ai réservé 3 nuits pour 387 euros à payer sur place. Je n'ai presque trouvé aucun avis sur ce motel avant de partir alors voici le mien ! De l'extérieur le motel ne paye pas de mine, il est dans l'alignement de tous les hôtels du coin sur la Main Street mais il est peut-être l'un des plus éloignés : ça ne m'a pas gêné. Il y a une piscine mais pas de restaurant. En revanche on nous offre en arrivant des réductions pour le store d'à côté. Les chambres sont très simples mais complètes : micro-ondes, frigo et wi-fi excellent. La couverture du lit a un trou et le rideau de douche est effiloché mais, entre nous, on s'en fout ! Je ne pense pas qu'on vienne à Moab pour une chambre d'hôtel luxueuse ! La poubelle des toilettes n'est pas vidée et une lumière dans la salle de bains est morte mais tout reviendra en ordre le lendemain.
Ce matin je me rends au parc Arches. Je me dirige directement vers le trail de Devil's Garden qui me présente une jolie collection d'arches, toutes très différentes. En fait, c'est même beaucoup plus varié que ce que j'imaginais ! D'abord Tunnel Arch, Pine Tree Arch et Landscape Arch. J'ai eu un petit pincement au cœur devant cette dernière, elle semble si fragile ! J'aurais aimé m'en approcher plus mais le secteur est clôturé pour justement éviter de se la prendre sur la tête...
Il y a un peu d'escalade pour la suite, un gros rocher à gravir. Heureusement, quelques randonneurs me devancent et me montrent indirectement la meilleure façon de passer. Mon équipement n'est vraiment pas optimal, je suis particulièrement vigilant.
Je passe à Navajo et Partition Arch puis rejoins Double O Arch. Avant cela il y a pas mal de chemin et peu de monde sur le trail. Ce n'est pas pour me déplaire ! Je suis les cairns, ces monticules de cailloux dispersés sur le trail et aperçois devant moi un randonneur qui semble galérer pour escalader un rocher. Visiblement nous nous sommes tous les deux trop éloignés du sentier principal...
« Where are you from ? - France ! - Nice to meet you I'm Robbie ». Me voilà désormais accompagné par un Texan étudiant en géologie ! Cette rencontre est tellement inattendue ! Je m'étais fait à l'idée de passer mon séjour avec moi-même et maintenant j'arpente l'un des plus beaux parcs de l'Ouest avec un inconnu ! J'adore !
Ensemble nous trouvons finalement un moyen de rejoindre le trail tout en se racontant nos vies. J'admire ses récits d'aventures américaines ainsi que sa patience avec moi qui peine à m'exprimer correctement en anglais ! Néanmoins on rigole et je reconnais à ce moment qu'un peu de compagnie me fait beaucoup de bien. Le temps passe vite et nous arrivons à Double O Arch, magnifique. On enchaîne avec Dark Angel puis revenons sur nos pas tranquillement.
Mon camarade est très convivial et salue tous les touristes que nous croisons et parfois leur demande d'où ils viennent et s'ils aiment les environs... Je serais incapable d'en faire autant, de peur que les gens ne me calculent pas ! Sur le chemin il partage avec moi quelques notions de géologie en se servant de tout ce qui nous entoure ici : passionnant ! Après 4 heures de marche et de bons moments partagés avec Robbie, nous nous quittons sur le parking.
Dans la voiture je me rends compte que j'ai chopé de nouveaux coups de soleil. Malgré mes précautions, j'ai pris cher dans la nuque et sur les mains ! Petite pub au passage... J'ai utilisé du Nivea Sun Protect & Refresh UV30, en aérosol. La protection est plutôt efficace, pas collante et transparente. Après 31 jours dans l'Ouest, mon bronzage au retour en a épaté plus d'un à Paris ! Un mois et demi plus tard, j'ai encore un petit teint estival chatoyant !
ARCHES : LE RESTE
Je repars seul à la découverte de Balanced Rock et de Windows Section. En me baladant nonchalamment sur une arche, un touriste me fait de grands signes virulents pour que je bouge et sorte du champ de son appareil photo. Sur le coup je me suis exécuté mais en vrai, ce vieux monsieur aurait mérité que je squatte la place et lui gâche sa photo ! J'enchaîne avec Double Arch, très imposante ! Il faut évidemment marcher en dessous pour en apprécier les dimensions hors-normes.
Enfin, je pars en direction de Delicate Arch pour assister au coucher de soleil. La marche pour l'atteindre est assez dure, notamment au début. J'avais lu qu'il fallait entre 45 minutes et 1h15 pour l'atteindre. J'ai mis moins de 40 minutes sans me stresser du tout !
Arrivé en haut, je constate que tout le monde contemple l'arche de loin. Voire très loin. Quand soudain un mec plus audacieux que les autres se dirige vers l'arche pour quelques clichés. Tel un troupeau de moutons, plusieurs touristes (dont moi) le suivent. Se créé alors une véritable file d'attente pour aller sous l'arche et se faire prendre en photo.
L'arche est majestueuse et beaucoup plus imposante qu'elle n'y paraît sur les images de l'internet. On se sent vraiment minuscule à côté. Malheureusement des nuages masquent la lumière et l'arche ne se montre pas aussi flamboyante qu'elle l'est à l'accoutumée. Quelques gouttes de pluie se font même sentir, ce qui a pour bénéfice de faire fuir les moins braves d'entre nous !
Je profite un peu de la vue et du spectacle qu'offrent certains touristes qui multiplient les efforts pour ramener des photos rigolotes ! Quand je fais le chemin inverse, la pluie commence à tomber et quelques éclairs illuminent même la route ! La pluie devient plus forte quand je reviens dans la Nissan : timing parfait !
Le parc m'a fait bonne impression alors qu'à la base, je ne savais pas trop s'il allait me plaire. Les arches sont toutes remarquables, relativement faciles d'accès et globalement je ne me souviens pas avoir été dérangé par la foule, relativement fluide. Ma rencontre avec Robbie fut très enrichissante et je me souviens d'un échange en particulier : un jour les arches qui sont devant nous disparaîtront mais nous marchons déjà sur les prochaines. Ce n'est qu'une question de milliers d'années ! Fascinant !
Un retrait de cash au distributeur plus tard, je suis dans ma chambre et je grignote un Slim Jim (un stick de bœuf épicé). C'est pas Byzance mais ça suffit à me redonner un peu d'énergie... J'ai marché 23 kilomètres aujourd'hui !
Salut Yann !
Heureux de lire tes aventures dans ton carnet !
Bravo pour le travail d'édition de tes vidéos : moins d'une minute à chaque fois, ça c'est du montage ! 😏
J'ai bien apprécié ton choix de musique sur le passage à Rodeo Drive, on dirait du Tati ! 😉
Félicitations pour ton enthousiasme et ta résistance : 5 jours bien remplis à LA, ce n'est pas de tout repos... 😎
En tous cas, la préparation en amont a porté ses fruits : du beau travail !
Par contre, après un peu de grimpette, je suis un peu triste de découvrir que les gens ne respectent pas ces monuments géologiques millénaires. Il y a plein de gravures amateurs dessus, c'est pathétique. J'espère sincèrement que les « Julian + Sandy = Love » se sont séparés dans d'atroces souffrances, pour la peine !
Aux dernières nouvelles ils auraient tous les deux développé un cœur de pierre 😏
Un post pour chaque jour anniversaire, ponctuel comme une bonne série TV, même pas d'exception pour cause de match ou d'élections 😉. J'adore l'allusion et du coup, j'attends avec impatience l'émission du jour 😏 !
Les p'tites cartes postales vidéo aussi c'est vraiment sympa mais c'est de la triche, on joue pas dans la même cour ! Je mets certainement trois fois plus de temps à pondre un truc dix fois trop long qui ennuie tout le monde (même moi parfois 😊) et infiniment moins bon. Grrrr
Quant au texte, c'est ce que je préfère. On y est, on le vit, avec les mêmes rencontres parfois géniales parfois un peu ch ... , le zeste d'émotion, le brin de réflexion, l'autodérision en prime. Y a des coins que je connais, d'autres que je découvre mais j'aime toujours autant et je suis accro comme jamais 😇🙂
Merci pour vos retours, super gratifiants et enthousiasmants ! J'arrive bientôt à la moitié du parcours, j'espère que vous vous accrocherez jusqu'au bout ! 😉
Du 28 au 28 : un mardi 10 mai à Canyonlands (J13)
youtu.be/49QWENeNank
CANYONLANDS
L'exploration de Arches hier m'a crevé ! Le réveil ce matin est particulièrement difficile et pourtant le programme est loin d'être terminé. Après un passage à la station-service et 35 dollars dépensés là-bas, je pars en direction du parc Canyonlands (Island In The Sky).
Le GPS est radical et m'emmène d'abord sur une piste de terre accidentée... Au bout de 10 minutes je commence à douter, j'entreprends un demi-tour et ouf, me revoilà sur une route goudronnée ! La route la plus courte n'est pas forcément la plus rapide...
Je m'arrête à Mesa Arch. La vue ici est belle mais l'arche est anecdotique comparée à ses consoeurs visitées hier. J'enchaîne avec Green River Overlook, ce point de vue apporte un peu plus de nouveauté et d'intérêt...
A Upheaval Dome, un touriste s'inquiète du coup de soleil que j'ai dans le cou... Pourtant tout va bien, ce n'est presque plus douloureux ! En fait, le paysage devant moi me préoccupe davantage. D'après ce que j'ai compris, on ignore toujours si le cratère est le résultat du crash d'une météorite ou d'un lac qui s'est évaporé. Cette incertitude me frustre beaucoup !
Je termine ma matinée à Grandview Point qui, pour être franc, ne m'impressionne pas autant que prévu ! En plus je suis toujours fatigué alors aux grands maux les grands remèdes, je m'offre une sieste dans la voiture ! Malheureusement je suis réveillé une demi-heure plus tard par des cris d'enfants à côté. Dommage...
Pour me remettre dans le bain je roule pour atteindre le début du trail de Murphy Overlook. Sur le chemin je sursaute plusieurs fois à cause des lézards qui surgissent de partout ! En réalité je crains surtout qu'un serpent en fasse autant ! Mais tout va bien et après une longue marche j'arrive au bout du trail. Jolie vue sur les alentours. Sur un rocher à côté, des parents obligent leurs enfants à faire leurs devoirs... Haha ! Les pauvres !
Au retour, j'hésite à m'embarquer sur le Shafer Road, exclusivement réservée aux véhicules avec une garde haute. J'observe de loin d'énormes 4x4 qui la parcoure ainsi qu'un luxueux cabriolet. Ce dernier fait rapidement demi-tour ! Sur l'instant, je doute quelque peu de mon SUV et je ne me risque pas... De plus, je ne suis pas certain de comprendre les règles indiquées à l'entrée : il faut payer ou pas ??? Encore aujourd'hui je l'ignore.
DEAD HORSE STATE PARK
Du coup je termine ma journée à Dead Horse State Park. L'entrée coûte 10 dollars. J'arrive trop tôt pour attendre le coucher de soleil et trop tard pour traîner dans le Visitor Center qui est en train de fermer je suis déçu... Je reste un peu pour profiter des points de vue principaux qui, eux, sont sublimes et pour observer un corbeau qui se perche au-dessus d'un abri. Il n'y a pas foule, c'est toujours ça de pris !
Durant ma première semaine aux Etats-Unis, j'ai entendu des touristes français discuter entre eux : « Bah tu vois ! Je crois que je préfère quand même Canyonlands par rapport à Grand Canyon ». Mon avis ? Ni l'un ni l'autre ne m'ont touché ! Les grands trous ne me font aucun effet ! (Pas de commentaire s'il vous plaît). C'est Dead Horse State Point qui mérite le plus d'attention aux alentours.
Pour me réconforter et fêter mon dernier soir à Moab, je m'offre un vrai repas à la terrasse d'un restaurant. Hélas, seul et sans internet ni interlocuteur je m'ennuie... Vivement que cette journée s'achève ! Rendez-moi mes chips et mon wi-fi !
Bravo pour le recit et la courte vidéo, postés chaque jour, souci du détail et angle original. Comme quoi un nouveau carnet, même sur des coins "classiques " peut toujours apporter un plus, sans compter les souvenirs qu'il nous rappellent et l'envie d'y retourner. Était ce vraiment nécessaire ?
Concernant la shafer Trail dans Canyonlands, elle vaut le coup et c'est compris dans l'entrée du parc. La descente est bien plus impressionnante que la montée mais ne pose véritablement de problème (sur piste sèche évidemment ) en prenant son temps et en guettant les voitures qui montent pour anticiper dans les courbes. Ton SUV était bien suffisant. Mais de là à s'y aventurer avec un cabrio, je ne la jouerai pas. Aller jusqu'à à Musselman arch (en A/R) et la traverser à pied reste pour nous un moment top. Et seuls...
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Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations