Du 28 au 28 : un mercredi 11 mai vers Capitol Reef (J14)
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GOBLIN VALLEY STATE PARK
400 kilomètres me séparent de la prochaine destination : Capitol Reef. Heureusement, quelques étapes au milieu sont prévues pour mieux apprécier le trajet.
Premier arrêt à Goblin Valley State Park dont les photos sur internet m'ont beaucoup intrigué. L'entrée dans le parc est à 13 dollars. Il y a plusieurs trails mais avec mon timing serré, le ranger à l'entrée me recommande de me rendre au parking et de simplement me balader !
Le lieu se prête en effet à l'exploration ! Après être descendu au milieu des « goblins », j'erre tranquillement entre ces hauts rochers aux formes improbables. Un groupe d'écoliers se disperse également dans le coin mais le lieu est suffisamment vaste pour se retrouver seul dans ces paysages ahurissants ! C'est même très plaisant de se perdre dans cette espèce de clairière ! J'aime beaucoup cet endroit et je passe une heure ici... Mais je serais bien resté plus longtemps !
LITTLE WILD HORSE CANYON
Pas très loin se trouve Little Wild Horse Canyon. Au début la marche est relativement simple, tellement simple que je me demande si je suis au bon endroit ! Il y a de beaux arbres et le soleil magnifie complètement le décor. Et puis ça se corse ! J'escalade littéralement les rochers... Il n'y a personne devant moi pour me montrer la meilleure façon de passer alors avec beaucoup de précautions j'essaye les différentes alternatives avant d'y arriver. Personnellement, j'ai réussi en escaladant le premier gros rocher par la gauche.
Je marche ensuite entre d'étroites parois, les croisements avec les touristes en sens inverse sont d'ailleurs très compliqués mais bon, ça rapproche ! Je sens vraiment que l'Homme n'a rien à faire dans cet environnement et j'ai parfois la sensation d'être le premier à mettre les pieds ici. Malheureusement, plus j'avance et plus les parois sont serrées. Plus j'avance et moins je me sens à l'aise avec mon équipement amateur de citadin... Mes bottines manquent d'adhérence et je préfère rebrousser chemin plutôt que de me casser la figure comme un idiot au milieu de nulle part.
Au retour je croise quelques touristes qui cherchent la meilleure façon d'escalader le gros rocher du début. Je suis très heureux de tendre ma main à l'un d'eux pour l'aider à gravir l'obstacle... Par la gauche, évidemment !
Little Wild Horse Canyon est une jolie surprise je ne m'attendais pas à une telle découverte avant d'y être !
LA ROUTE VERS CAPITOL REEF
Je m'ennuie un peu au volant de mon SUV depuis plusieurs kilomètres quand, soudain, derrière une énième colline : Hanksville ! L'apparition à travers le pare-brise a l'air d'un mirage... Après des journées entières au milieu de la roche rouge, Hanksville éclate par ses prairies vertes ! Je donnerais beaucoup pour revivre cet instant : magique !
Du coup je m'offre une pause pour approcher les champs, des vignobles ainsi que des chevaux dans une propriété plus loin. Un chien fonce vers moi en aboyant ! Je remonte vite dans la Nissan ! Petit break dans un diner pour manger une glace et je repars.
La route devient plus jolie à regarder, elle est moins lisse et rouge pour devenir de plus en plus arborée. Plusieurs arrêts aménagés invitent d'ailleurs à des arrêts photos, à proximité de la rivière. Le changement est radical et très agréable !
CAPITOL REEF
Comme j'arrive plus tôt que prévu je prends de l'avance sur le programme de demain avec un arrêt par le trail de Hickman Bridge qui se situe sur la route. Une marche assez difficile me conduit jusqu'au pont naturel, très impressionnant et beaucoup plus grand qu'il en a l'air sur les photos ! En dessous, une femme chante solennellement l'hymne américain ! Elle me voit l'observer avec le sourire et m'interpelle « Do you sing ? » Je n'ai pas cette qualité et décline son invitation à la rejoindre ! Hickman Bridge me fait en tout cas une excellente première impression.
Mon enthousiasme diminue en découvrant Gooseneck Overlook et Panorama Point qui, je trouve, sont des spots beaucoup plus communs par rapport à ce que j'ai déjà vu jusqu'ici ! Dernier arrêt à Sunset Point. Attention le soleil se couche 10 minutes environ avant l'heure officielle...
L'HOTEL
Ce soir je loge à Torrey. La ville est minuscule et plutôt sinistre. L'hôtel Austin's Chuckwagon Lodge est de loin l'hôtel le plus lumineux et accueillant du coin ! Hélas pour ma part je me rends au Red Sand Hotel et l'ambiance est moins glamour ! Le point positif est la proximité de la station-service et d'une supérette.
L'hôtel dispose une piscine et d'un jacuzzi couverts. Le petit déjeuner est inclus mais il n'y a pas énormément de choix au menu. Néanmoins pour la première fois de ce séjour je découvre les waffles (des gaufres) à cuisiner soi-même ! J'aime beaucoup !
Ma chambre est datée, le rideau de la fenêtre est rafistolé avec du scotch et il règne une odeur bizarre. J'hérite d'une vue sur la route mais visiblement de l'autre côté du couloir les invités ont une vue sur un champ avec quelques chevaux. Heureusement je ne reste que deux nuits (207 euros)
Du 28 au 28 : un jeudi 12 mai à Capitol Reef (J15)
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Je n'ai pas très bien dormi dans cette chambre. Je me lève rapidement pour profiter du petit-déjeuner et de la salle de repas quasiment vide.
CAPITOL GORGE
La route pour se rendre à Capitol Gorge est fun, les roues soulèvent la poussière et ça bouge dans tous les sens. A l'arrivée le parking est vide et il y a deux directions : Capitol Gorge Trail et Golden Throne Trail. Je commence par la première option, si mon roadbook est juste c'est le trail le plus simple.
La marche est aisée car c'est très plat. Parfois il y a du gravier ou du sable mais vraiment rien de compliqué ! Les parois qui m'encadrent sont tellement imposantes... Je me sens très petit. Il n'y a personne autour et la balade n'en est que plus agréable ! A un moment, on peut lire les noms des hommes qui ont défriché le coin, gravés dans le granite. Il y a quelque chose d'émouvant ici même si ces inscriptions éternelles ne sont pas si anciennes que ça.
Sur le chemin une déviation invite à découvrir des tanks, des trous remplis d'eau stagnante. Ce détour demande beaucoup d'efforts je trouve pour un résultat tout juste sympa à découvrir.
Quand je reviens sur le parking je constate qu'il est envahi de voitures. Personnellement, je suis chaud pour attaquer le Golden Throne Trail mais je suis incapable de distinguer le début du trail. Un peu désemparé je retourne en voiture... et je m'endors !
FRUITA OASIS
Au réveil je quitte le secteur pour rejoindre le trail de Cohab Canyon. Les paysages sont variés : un peu de verdure, un peu de sable, un peu d'arbres, ça monte... puis ça descend... Il y a plein de montagnes incroyables autour. Tout ça est très éprouvant et chronophage mais ça en vaut la peine ! Lorsque je fais marche arrière, je me surprends à parler tout seul, à voix haute. Sans complexe, je me raconte ma vie et mes derniers exploits. De toute façon ici, personne ne peut m'entendre !
A Paris, des collègues m'ont avoué que quand ils se retrouvent seuls 24 heures, il leur manque quelqu'un à qui raconter leur journée. Petits joueurs ! J'ai attendu deux semaines avant d'arriver à ce stade de solitude !
De retour de cette longue excursion, exténué, je file au Visitor Center d'à côté pour remplir mes gourdes d'eau et somnoler dans leur salle de cinéma fraîche. Je repasse par la voiture et... Et je m'endors une nouvelle fois ! Décidément cette journée me flingue, c'est affreux ! En même temps je culpabilise car j'ai l'impression de ne pas rentabiliser ma journée.
Quand la chaleur me réveille je prends la direction de Waterpoket Fold via la Notom Road. J'aperçois au loin ce fameux pli de la croûte terrestre et m'en satisfais.
Passage à la station essence, 36 dollars plus tard je reviens dans ma chambre et il n'est que 19h30.
J'ai quelque peu l'impression d'avoir perdu mon temps avec cette étape à Capitol Reef qui ne m'a pas transcendé. J'ai du passer à côté de quelque chose... J'ignore quoi. En attendant je quitte Torrey demain et je ne le regrette pas...
Quel boulot le montage de ces petites vidéos, mais c'est très sympa à regarder, ça change😉
Pour Lower Antelope Canyon, tout comme toi, on a beaucoup apprécié de pouvoir le visiter dans de bonnes conditions... On n'a pas fait Upper... mais là, je ne sais pas si c'est possible de le faire à la bonne heure pour les rayons pénétrant le canyon et sans bousculade...
Pour revenir sur les modalités de paiement :
LE RETRAIT DE CASH
Avant de partir j'ai rencontré mon banquier LCL et je l'ai prévenu de mon voyage mais il ne m'a averti de rien. J'ai contacté mon agence par mail qui a été très nulle dans ses réponses. Par téléphone c'est un peu mieux mais ça coûte une blinde. Alors pour vous éviter les mêmes problèmes que moi, voici un petit paragraphe pour parler money money.
Je suis venu aux Etats-Unis avec 500 dollars en liquide. Spoiler : ce n'est pas assez pour 31 jours. J'en ai retiré 1100 de plus par la suite. Les distributeurs facturent les retraits entre 2 et 4 dollars. A chaque retrait s'ajoute des frais de change et une commission interbancaire. Quand je retire 200 dollars ça me coûte pas 179 euros mais 187. IL PARAIT que c'est plus intéressant de faire des retraits comme ça plutôt que de payer systématiquement par carte bancaire ici. A l'heure actuelle je ne connais toujours pas la vérité.
Je suis aussi chez LCL, mais cette année, j'ai trouvé un moyen beaucoup moins onéreux😉, j'en parle ici :https://voyageforum.com/v.f?post=8105474#8105474
A bientôt pour la suite
Ouest américain : road-trip multigénérationnel : https://voyageforum.com/v.f?post=7117430;#7117430 - tête-à-tête mère-fils, avril 2017 https://voyageforum.com/v.f?post=8104174;#8104174 - De Yellowstone à Disneyworld juillet 2018 https://voyageforum.com/v.f?post=9104079;a=9104079
Je suis aussi chez LCL, mais cette année, j'ai trouvé un moyen beaucoup moins onéreux😉, j'en parle ici :voyageforum.com/...post=8105474#8105474
Merci pour le message Fanny ! En effet ta solution semble efficace. Pour ma part, juste avant de décoller, j'étais tombé sur une piste intéressante : les cartes bancaires rechargeables en ligne. On t'envoie une carte par courrier et tu la recharges à volonté via un site internet...
Du 28 au 28 : un vendredi 13 mai à Bryce Canyon (J16)
Je suis satisfait de reprendre la voiture ce matin pour de nouvelles aventures, d'autant que je me dirige désormais vers un spot réputé : Bryce Canyon !
Mais d'abord j'emprunte la fameuse route panoramique UT-12. Il y a pas mal de parkings aménagés au bord, bien pratiques. Les points de vue qu'ils offrent semblent irréels tant les paysages ont l'air vastes et lointains ! J'avais noté 4 heures pour achever cette route mais 2h30 m'ont suffi !
KODACHROME BASIN
Puisque j'ai un peu d'avance par rapport à mon planning, je décide de m'arrêter au parc Kodachrome Basin que j'avais rangé dans la colonne « Plans B » de mon roadbook. L'entrée coûte 8 dollars. Je m'engage sur le Panorama Trail. Après avoir dépassé une petite famille, je ne rencontre plus personne pendant les deux prochaines heures.
Le trail est très simple, plat et bien indiqué. Je croise sur mon chemin des curiosités géologiques hallucinantes comme une série de rochers en forme de tipi indien ! La dernière partie se corse pour atteindre le Panorama Point. Ça grimpe dur ! Une fois arrivé par contre c'est la claque ! La vue est sensationnelle et mérite amplement les efforts fournis précédemment pour y accéder ! C'est une excellente surprise.
De retour sur le parking, je suis chaud et je m'embarque sur le Grand Parade Trail. Le décor est moins intéressant à mon goût. Néanmoins il faut voir les Canyon Box, des sortes de découpes naturelles à même la roche ainsi que les arbres à moitié déracinés qui tiennent debout par magie. J'expédie un peu cette balade et reprends la voiture.
BRYCE CANYON
J'approche de Bryce Canyon désormais. J'ai vu beaucoup de photos sur la toile pendant la préparation mais bizarrement j'ai encore du mal à imaginer ce que je vais voir. A l'entrée je présente mon pass et j'ai l'impression de pénétrer dans un club de vacances. Il y a beaucoup de touristes et tout a l'air très encadré, avec plein de barrières.
Après un bref arrêt au Visitor Center, je fonce vers Sunrise Point, Inspiration Point et Bryce Point. Et j'en prends plein les yeux ! Le paysage est coloré et ces cheminées au fond de l'amphithéâtre sont surprenantes c'est un joli spectacle à ne pas manquer !
Il y a pas mal de monde aux principaux points de vue, et encore plus à Sunset Point où je termine ma journée.
L'HOTEL
Pour les deux prochaines nuits je dors à Tropic, au Best American Value. Il se situe à un quart d'heure environ de Bryce Canyon. La facture : 167 euros. Le motel ne paye pas de mine de l'extérieur et ma chambre est usée : le pied de la table de chevet est défoncé, la baignoire craquelée et la télé est un vieux tube cathodique comme on en fait plus depuis 10 ans ! Pas de frigo, pas de micro-ondes, par de petit déjeuner inclus... Il n'y a qu'un seul point positif : on me remet deux coupons de 5$ à dépenser dans le General Store d'à côté. Mon prochain repas sera donc gratuit !
Du 28 au 28 : un samedi 14 mai à Bryce Canyon (J17)
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SUNRISE POINT
Une sorte de tradition est en train de s'instaurer dans ce voyage. Quand j'assiste au coucher de soleil, j'aime bien le voir réapparaître le lendemain matin ! C'est d'ailleurs la seule raison qui me sort de mon lit à 4h30 pour aller au Sunrise Point de Bryce Canyon.
J'avais laissé une petite foule hier soir lors du coucher mais ce matin je suis parmi les premiers. On doit être une vingtaine à avoir eu le courage de venir de bonne heure. Attention : ça ne sert à rien de regarder en direction du soleil, la magie s'opère dans l'amphithéâtre même. Cette erreur me vaut de rater l'essentiel du spectacle mais rien de dramatique...
NAVAJO LOOP & QUEEN'S GARDEN TRAIL
Maintenant que je suis debout et bien réveillé, je vais à Sunset Point où je descends dans Navajo Loop et Queen's Garden Trail. Sur tous les panneaux dans le parc il est présenté comme « The Most Popular » mais comme il est tôt, je ne rencontre pas énormément de monde. Le trail requiert quelques efforts physiques... Logique puisqu'on descend dans l'amphithéâtre. Je prends des photos, je bois beaucoup d'eau et fais de nombreuses pauses pour admirer ce décor inédit. Pendant un instant j'ai hésité à me lancer sur Peek-A-Boo Loop mais franchement je suis épuisé. Je passe mon tour et je rejoins mon point d'arrivée à Sunrise Point après 1h45 de marche.
LA RANDO EQUESTRE
Direction le Bryce Canyon Lodge où j'ai repéré hier l'existence de randonnées équestres dans le parc. 90$/3h, c'est honnête par rapport aux 95$/1h30 de Monument Valley. L'activité est bien encadrée, les groupes sont limités à 10 chevaux et ils ont l'air complètement téléguidés. Nous descendons par Navajo Loop puis marchons au pas vers Peek-A-Boo Loop. Les paysages évidemment sont merveilleux, d'autant que nous empruntons parfois un sentier exclusivement réservé aux randonnées équestres.
Plusieurs fois les chevaux marchent en bord de falaise, grimpent ou dévalent des sentiers vraiment pentus, de quoi provoquer quelques bonnes sensations ! En parallèle, le cow-boy à la tête du cortège commente régulièrement ce qui nous entoure avec beaucoup d'humour. « I have bad news. I think we're lost » J'oublie presque qu'il répète ces blagues à tous les groupes depuis des décennies et j'adore ! Il méritera un pourboire.
Après plus de 3 heures à cheval (incluant une pause de 20 minutes pour rafraîchir tout le monde), je suis à la fois fatigué et heureux de cette balade atypique. Je vous la conseille fortement. Les sacs sont interdits pour la balade mais rien ne vous empêche d'embarquer un appareil photo et de ramener quelques souvenirs !
Il est 16h passé et ça y est, j'ai vu l'essentiel de Bryce Canyon. Un chouette parc, très beau, bien configuré et accessible.
RED CANYON
Sur cette très bonne note, je prends le chemin désormais vers Red Canyon, à une vingtaine de minutes en voiture d'ici. La route traverse quelques rochers creusés, c'est très cool à faire !
Sur les recommandations du réceptionniste du Visitor Center, je m'engage sur le trail de Pink Ledges. Court, simple, coloré et très documenté : parfait ! Avec un touriste nous tentons un peu de off-trail et nous partageons notre enthousiasme sur les magnifiques couleurs que nous voyons. Tout est si... ROUGE ! Ce touriste habite San Francisco, il arrive de Zion et ira ce soir à Bryce Canyon. C'est l'occasion de lui transmettre quelques conseils sur ce qui l'attend ce soir... Genre je m'y connais, "tavu ?" !
J'ai bien aimé Red Canyon même si je suis loin d'en avoir fait le tour. Evidemment, les paysages sont moins étonnants comparés à ceux de Bryce Canyon mais ils sont davantage colorés.
Sur le retour je m'arrête à Ruby's Inn, réputée pour ses rodéos. J'aurais aimé en voir un mais la saison ne démarre que dans quelques semaines. Les taureaux qui ruminent dans les enclos à côté ont donc encore quelques jours tranquilles...
Il n'est que 18h30 quand je reviens à mon hôtel de Tropic. Quelques courses et une lessive plus tard, me voilà au lit à 22 heures, rincé !
Aujourd'hui j'ai rendez-vous à Zion. Après tout ce que j'ai vu et lu sur ce parc avant de partir, je dois reconnaître que cette étape ne m'enthousiasme pas trop... J'ai le sentiment que je vais juste me balader dans la montagne. Je me rappelle de carnets lus ici même où certains voyageurs racontaient leur déception...
La route depuis Bryce Canyon n'est pas très longue mais elle est amusante. Elle change brutalement de couleur pour mieux se fondre dans le décor et surtout les virages s'enchaînent tout en offrant des vues assez dingues. Le passage dans le tunnel est fun ! Mais dès l'approche de l'entrée je suis déstabilisé. Nous sommes un dimanche et visiblement je ne suis pas le seul à vouloir découvrir ce coin ! Il y a une énorme file de voitures avant d'atteindre les guichets à l'entrée et les parkings sont blindés. Même les bords de route se transforment en aires de stationnement. Déjà au bout de quelques minutes je ne me sens pas bien...
Je tourne pas mal dans les parages en espérant qu'une place se libère... mais je m'énerve et j'abandonne pour me rendre à mon hôtel : le Quality Inn at Zion Park. Je me présente à l'accueil, explique ma situation et ils acceptent de me laisser me garer sur leur vaste parking !
Tiens, ça va déjà mieux ! D'autant plus que l'hôtel se trouve juste à côté d'un arrêt de bus. Je me souviens maintenant de ces histoires de navettes à emprunter pour visiter le parc. Le premier bus dessert les hôtels et m'emmène au Visitor Center. Le second bus dessert tous les points d'intérêt du parc ! Facile à comprendre.
Mon conseil quant aux bus articulés : montez à l'arrière ! Deux bonnes raisons : l'absence de bruit dû au moteur et davantage de place puisque les touristes préfèrent visiblement s'agglutiner à l'avant. Ne me remerciez pas... !
RIVERSIDE WALK
Je décide de me faire une vraie première impression avec Riverside Walk dont le départ se trouve à l'autre bout de la ligne de bus. C'est une balade bucolique très facile. C'est plat et frais grâce à la rivière accolée ! Il y a beaucoup de bêtes dont des écureuils pas farouches et des biches... Parfois j'ai l'impression d'être une princesse de Disney ! Il y a pas mal de monde mais ça ne me gêne pas et ce trail me ravit !
Au bout on accède à The Narrows. J'ai des baskets pourries dans mon sac, prêtes à me faire traverser la rivière ! Hélas le trail est interdit aujourd'hui à cause d'un risque de flash-flood... Des jeunes se sont pourtant engagés à travers la rivière mais je n'ai vraiment pas envie de suivre l'exemple !
WEEPING ROCK & EMERALD POOLS
Après un petit tour en bus, un court chemin m'amène jusqu'à une fine cascade d'eau. Rien de fou, entre nous mais l'air est rafraîchissant et le paysage photogénique. Le feuillage dense devant moi me rappelle Jurassic Park !
Je rejoins désormais l'arrêt de Zion Lodge. Je mange une glace installé confortablement dans un rocking-chair... C'est bête à dire mais... c'est la première fois que je m'assois dans un rocking-chair ! Et c'est très très plaisant !!!
Il est temps de me lancer sur le trail de Emerald Pools, un trail qui mène à des piscines naturelles sur 3 niveaux. Lower et Middle Emerald Pools sont simples d'accès. Attention par contre ça mouille un peu dans le coin ! Encore une fois les paysages sont charmants.
Comme je suis toujours en forme, je m'embarque sur le chemin de Upper Emerald Pool, la piscine la plus difficile d'accès mais c'est une bonne surprise : j'y arrive sans trop d'effort ! D'ailleurs il y a beaucoup de touristes ici et une file d'attente se forme pour prendre LA photo. En dehors de cette petite foule, le lieu est véritablement paradisiaque ! J'ai presque envie de vivre ici !
Finalement, Zion me plaît beaucoup ! J'avais peur de m'ennuyer mais j'apprécie beaucoup ce que je vois ! J'ai d'ailleurs parcouru une quinzaine de kilomètres aujourd'hui.
L'HOTEL
Malheureusement je ne vais passer qu'une seule nuit au Quality Inn at Zion Park. 147 euros ! C'est plutôt cher mais la qualité est au rendez-vous. La chambre est belle et bien agencée il y a un frigo et un micro-ondes. Le petit-déjeuner inclus est plutôt gourmand, je me goinfre de waffle et donuts !
Avec le recul, je pense que j'ai manqué de stratégie en réservant les chambres d'hôtel de ce roadtrip ! En effet, pour les étapes d'une seule nuit j'aurais pu me contenter de chambres médiocres tandis que les étapes plus longues auraient mérité des hôtels de meilleure qualité.
En suivant cette logique, j'aurais aussi du privilégier les déjeuners inclus sur les étapes courtes et me débrouiller différemment sur les étapes plus longues... Je me souviens qu'à Los Angeles j'avais le temps le matin de chercher un truc à manger et de faire mes courses à la supérette le soir, par exemple...
Mais hé ! C'est la première fois que je m'embarque dans une telle aventure et forcément j'ai fait des erreurs. Je saurai pour la (les) prochaine(s) fois !
Du 28 au 28 : un lundi 16 mai de Zion à Las Vegas (et Valley Of Fire) (J19)
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CANYON OVERLOOK TRAIL
Aujourd'hui je me réveille particulièrement tôt avec un objectif très précis : profiter de Canyon Overlook Trail que j'ai bêtement oublié de visiter la veille ! C'est l'occasion de sortir du parc en voiture, de refaire tous les virages et le tunnel en sens inverse. Le parking du trail est justement à la sortie du tunnel... Il n'y a qu'une quinzaine de places mais tout va bien ; je suis le premier à cette heure-ci !
Je m'embarque sur le trail et m'amuse de voir que je suis presque le premier à laisser mes empreintes dessus ce matin. Le trail est pittoresque mais pas difficile. Il y a du sable, beaucoup d'arbres, une solide passerelle accrochée à la falaise et même un bref passage dans une caverne.
Au bout du trail la vue est époustouflante et offre un aperçu assez unique du parc. C'est à faire !
ANGEL'S LANDING
Avant de quitter définitivement Zion, je me lance un défi personnel. Pendant la préparation de ce roadtrip, je n'ai cessé de lire que Angel's Landing était le trail le plus difficile de Zion, qu'il était meurtrier et qu'il fallait être courageux pour aller jusqu'au bout. Pendant longtemps ce trail est resté une option dans ma to-do list... Mais comme on dit : YOLO. On ne vit qu'une fois, je ne reviendrai jamais ici alors allons-y !
Tout juste descendu de la navette, le ventre rempli de donut's et le sac à dos de bouteilles d'eau je m'élance dans cette aventure ! Le premier kilomètre me calme bien : ça grimpe tout le temps et de plus en plus ! Je n'ai pas de rapporteur sur moi mais j'ai l'impression que certaines pentes s'approchent des 30° : je ne m'attendais pas à ça ! De loin, je vois des gens marcher super haut ! Je ne suis pas sûr de pouvoir les rejoindre...
La chaleur grimpe sous mon coupe-vent Uniqlo et mes baskets déglinguées made in Zara n'ont jamais été pensées pour gravir de tels chemins... Je marche beaucoup et longtemps, je souffle fort. Heureusement que je m'entraîne à marcher depuis 19 jours sinon dans quel état serais-je ?
J'arrive enfin au premier palier : Scout Lookout ! Je suis très content d'avoir survécu jusqu'ici pour observer un très beau point de vue sur les environs. Mais surtout, j'ai vue sur la suite du trail et les gens qui escaladent avec précaution les parois. Je suis tenté de les rejoindre mais j'ai peur de ne pas être assez bien équipé. En plus, même si je n'ai pas peur à bord d'un hélicoptère, j'ignore complètement si je serai sujet à des vertiges sur de tels sommets.
Dans le doute... je ne m'abstiens pas et m'aligne derrière les gens pour rejoindre le bout du trail ! Je me rassure en me rappelant qu'à n'importe quel moment je pourrai faire demi-tour...
Dès le début, l'ascension est périlleuse. Il ne s'agit plus de marcher mais de franchir ! Je m'accroche solidement aux liens ancrés dans la roche pour avancer. Je ne communique avec personne et pourtant j'échange mon ADN avec le monde entier à travers ces indispensables chaînes en métal ! C'est rassurant, tout ce monde autour. C'est moins agréable en revanche quand je dois me percher sur un caillou à quelques centimètres du vide pour laisser passer la foule qui arrive en sens inverse.
Je n'oublie pas d'assurer mes pas et d'anticiper chaque obstacle. L'ascension est lente et à chaque nouveau palier franchi je m'inquiète de redescendre plus tard ! Je crains de rester bloqué comme un chat après avoir escaladé un arbre !
Plus on se rapproche du bout et plus les troupes sont motivées par ceux qui en reviennent ! « Ce n'est plus loin ! Plus que 15 minutes ! Plus que 10 minutes ! Ça en vaut la peine ! Courage... » Thanks guys !
Et enfin ! Après cette longue escalade, j'arrive au sommet ! J'arrive finalement au bout de Angel's Landing, ce trail qui m'inquiétait tant ! Et je suis fier. Le paysage est extraordinaire et la vue porte très loin. Mon enthousiasme s'assombrit en même temps que l'orage gronde. J'écourte quelque peu mon admiration et entame déjà la descente.
Comme prévu, la descente est peut-être plus délicate que la montée. Je ne fais pas le malin et suis les personnes devant moi, très lentement. Ma technique : je m'assois sur le rocher trop haut pour me glisser vers le rocher trop bas. Pas glamour mais efficace !
Dans le sens opposé, un touriste fait tomber son cache d'objectif d'appareil photo qui dégringole et rebondit contre la roche. J'ai encore le bruit des chocs en tête ! Pour moi, c'est une bonne piqûre de rappel : t'es en altitude et t'as intérêt d'être prudent si tu ne veux pas être une nouvelle victime de Angel's Landing !
Après être revenu à Scout Lookout, je prends beaucoup de plaisir à dévaler les pentes raides ! La pluie tombe et l'orage menace. Il y a beaucoup de monde à l'arrêt de bus pour retourner vers le Visitor Center. Une touriste me complimente « I like your glasses ». Merci miss ! Et encore, tu devrais les voir quand elles ne sont pas recouvertes de gouttes d'eau !
Les 3 navettes qui s'arrêtent devant nous sont blindées et seule une dizaine d'élus parvient à s'incruster à chaque fois... Je n'attends pas la 4ème et tente une stratégie audacieuse ! Je change de trottoir pour prendre le prochain bus qui va dans le sens opposé. Au premier arrêt je descends, je change de trottoir à nouveau et monte dans la première navette qui roule en direction du Visitor Center. Je suis un escroc c'est vrai mais mon stratagème fonctionne ; ça en valait la peine :)
VALLEY OF FIRE
Après toutes ces péripéties je reprends la Nissan et lui ajoute 30 dollars d'essence. Je laisse la pluie derrière moi pour rejoindre le Nevada car ce soir je dors à Las Vegas ! Après quelques heures de route la température grimpe à 32° et j'ai même le temps de faire cuire mon bras gauche à travers la fenêtre...
J'arrive à Valley Of Fire où j'ai prévu pas mal de visites. L'entrée est à 10$ et on doit simplement glisser une enveloppe dans une urne... Un américain découvre ce système peu commun en même temps que moi mais il m'a l'air filou. Comment peuvent-ils vérifier si on a payé ou pas, me demande-t-il... La réponse arrive quelques secondes plus tard : une jeep débarque sur le parking et une ranger en descend pour vider la boîte aux lettres. Visiblement le parc est bel et bien surveillé...
Il est 16h30 et manque de chance, c'est aussi l'heure de fermeture du Visitor Center. J'aurais peut-être pu y entrer si je n'avais pas attendu les bus sous la pluie à Zion !
Je me balade sur Elephant Rock. Le soleil commence à se coucher et m'aide à prendre de jolis clichés. Je passe ensuite par les Seven Sisters. Des mariés posent pour un photographe tandis que le moteur de leur limousine tourne à quelques mètres de là. Un tel véhicule dans un tel décor est tellement inattendu ! Dans le jeu vidéo GTA je leur aurais déjà piqué pour faire des dérapages dans le désert !
Passage ensuite à Mouse's Tank. La marche dans le sable est particulièrement éprouvante sous la chaleur. Les tanks m'enthousiasment moins que les gravures Navajo dans la roche ! Il y a d'ailleurs un petit lexique affiché au début du trail si on veut traduire... Par la suite je fais un détour vers Rainbow Vista et... et voilà.
Il est tard, il fait chaud, le parc ferme dans quelques minutes et il me reste de la route donc je ne m'attarde pas plus longtemps ici. C'est dommage car Valley Of Fire est un parc qui regorge de curiosités et je n'ai presque rien vu !
LAS VEGAS / L'HÔTEL
Il fait nuit quand j'approche de Las Vegas et la première chose qui m'épate au loin c'est l'étalement de la ville. Non, il n'y a pas qu'une seule longue avenue lumineuse où le monde entier se réunit ; des gens vivent ici ! Malgré cela, je ne verrai que le Strip pendant les prochains jours car je ne suis qu'un maudit touriste...
L'entrée dans la ville est laborieuse car le GPS m'embarque sur de larges autoroutes et me fait arriver au Mirage par l'arrière. J'aurais préféré arriver par le Strip pour satisfaire mes fantasmes de voyageur !
Devant l'entrée, un voiturier m'explique le concept même du voiturier. Je prends ma valise de touriste et ma glacière de touriste avant de lui laisser les clés de ma voiture de touriste. Il me donne un ticket et je lui offrirai un pourboire quand il me rendra les clés. Simple !
Le lobby de l'hôtel est insensé ! Il y a des fontaines et un décor tropical sous un gigantesque dôme de verre. C'est très grand et très beau. Le réceptionniste m'enregistre et me rappelle au passage que je devrai me délester d'une taxe de séjour avant de partir. J'avais oublié...
Ce soir je dors donc au Mirage, dans une Premium View Room. 314 euros (TTC) pour 3 nuits dans une chambre avec vue sur le Strip et accès simplifié via un ascenseur vers les 24 et 25ème étages uniquement. Tout ce luxe... me séduit totalement ! La chambre est parfaite tandis que la salle de bains est plus que parfaite ! Quelques bémols anecdotiques : il y a des taches sur le double rideau et le miroir grossissant de la salle de bains est brûlé à l'arrière. Pas de micro-ondes ici et le frigo est déjà rempli de bouffe. On est prévenu : il y a un détecteur installé dedans et si une canette bouge elle sera automatiquement facturée ! Le wi-fi est instable mais ça m'ira.
Quelle journée ! Angel's Landing puis Valley Of Fire puis Las Vegas ! J'ai marché 25 kilomètres aujourd'hui (!!!) Je décide de prendre l'air en errant en bas de l'hôtel et prends la mesure de la démesure. L'ambiance est délirante. J'achète une glace dans un General Store que je déguste dans ma chambre, en admirant le Strip de nuit. Je vis un rêve.
Les habitudes ne changent pas et je me réveille tôt à Las Vegas. Je jette un œil par la fenêtre et c’est sinistre ! Temps grisâtre, tout semble éteint, personne sur le Strip et à peine quelques voitures. OK, c’est ça l’ambiance le jour ? Glauque !
LE STAND DE TIR
Je remonte le Strip à pied pour aller à Battlefield Vegas, un stand de tir comme il y en a beaucoup dans les environs. Celui-ci a une bonne note sur Trip Advisor et même qu’on peut commander gratuitement une navette pour qu’ils viennent nous chercher et nous ramener à l’hôtel après.
Il est 9h quand je passe le seuil de la porte. J’ai déjà réservé et payé ma séance : 136 euros pour tester 4 armes différentes. Sur place je paye une taxe supplémentaire, 2,18 $. Assez rapidement je suis pris en charge et on m’amène dans le stand lui-même. Quelques touristes sont déjà en train de tirer et le lieu est très bruyant !
J’enfile un casque, des lunettes de protection et un membre du staff me confie les armes une par une en m’expliquant à chaque fois comment la tenir et où regarder pour viser correctement. C’est la première fois de ma vie que je tiens un tel objet dans mes mains ; mes parents m’interdisaient les pistolets en plastique et les jeux vidéo violents... Chaque fois que je presse la gâchette, je reçois un fort choc physique dans le bras, l’épaule, le corps... Plus l’arme est puissante et plus le choc est (logiquement) violent.
J’ai testé une arme de poing, deux mitraillettes et un fusil à pompe. Pour ceux qui aimeraient tenter une telle expérience, je déconseille le fusil à pompe qui n’est pas « fun » à utiliser. L’arme de poing est la plus facile d’accès.
Je vide mes chargeurs et on cerveau me distribue beaucoup trop d’adrénaline en retour. Je sors de cette séance euphorique, prêt à recommencer tout de suite ! Malgré tout je quitte l’établissement avec ma cible sous le bras et me promets de retenter l’expérience un jour.
LA VISITE DU STRIP
Il est encore tôt et je me lance dans le marathon des visites de casinos. Je vous passe les détails car je déchante assez vite. À l’extérieur chaque hôtel vend du rêve et se démarque du voisin mais à l’intérieur les salles de jeux sont toutes identiques. Je suis incapable de discerner les subtiles différences entre les salles de jeux du Flamingo, du Caesar’s Palace ou du Paris.
Heureusement leurs galeries commerciales sont plus intéressantes et j’adresse une mention spéciale au décor du Venetian tout simplement incroyable. Il y a de vraies gondoles qui naviguent sur un canal à l’intérieur même de la galerie ! Et le faux plafond est ahurissant !
Comme je ne m’attarde pas plus que ça dans les galeries, j’enchaîne la visite des casinos à grande vitesse si bien que je décide de m’intéresser aux spectacles proposés à un stand « Tix4Tonight ». Contre 38 dollars je prends un ticket pour voir les Recycled Percussion qui démarrent leur show dans une heure environ et me rends directement dans la file d’attente à côté.
À l’entrée les spectateurs se font prêter des casseroles pour se manifester pendant le show, ça donne une bonne idée de ce qui m’attend ! Les artistes sont des finalistes de America’s Got Talent (Incroyable Talent en France) et rappellent beaucoup ce que fait Stomp... Mais en version plus délirante ! Le show est très dynamique et interactif avec le public. Par contre il y a beaucoup de références musicales américaines qui m’échappent. Le spectacle de 1h20 passe rapidement !
CIRQUE DU SOLEIL : ONE
Pour terminer ma soirée je continue de visiter quelques hôtels jusqu’au Mandala Bay, à l’extrémité du Strip. Je me suis offert une place à 143 euros pour le spectacle « One » du Cirque du Soleil, en hommage à Michael Jackson, dont je suis fan. Je suis très surpris par le show, loin de ce que j’imaginais !
Aucun live mais une série de tableaux qui s’enchaînent avec la musique de MJ en fond sonore et plein d’acrobates qui cumulent les prouesses. Les performances sont nombreuses, partent dans tous les sens et sont très impressionnantes. Chaque pirouette est précise et témoigne des longues heures de répétitions en amont : je suis bluffé ! En parallèle il y a un petit scénario à suivre, l’histoire d’une bande de jeunes qui découvre des objets de la star mais je n’ai pas tout compris... Néanmoins le spectacle me ravit.
Je reviens à pied à mon hôtel, à l’opposé du Strip... Je m’épuise dans la circulation sur les trottoirs. Les gens marchent lentement et les passages piétons sont laborieux alors le plus simple revient à traverser les casinos qui communiquent entre eux, au frais, pour passer d’un bloc à l’autre. J'assiste au passage à des scènes délirantes dans les salles de jeux...
Des gens qui s’assoient à une machine à sous, claquent un billet de 20 et le perdent en quelques minutes. Ou bien ce type excentrique avec un fort accent russe qui drague la croupière et enchaîne les échecs à la roulette. Il dépense 300, puis 300 encore, puis 250 dollars en 15 minutes. En parallèle j’ai aussi vu un italien silencieux miser de grandes piles de jetons et ramasser le double... Quel curieux monde... Je ne me sens pas concerné. Mon esprit divague et je m'égare dans de vastes salles vides à l’intérieur d’un hôtel… Au secours ! Je ne ressors que 15 minutes plus tard…
Je suis heureux de retrouver ma chambre, ma vue sur le Strip et mon rêve. J’ai marché 26,5 km aujourd’hui, c’est un nouveau record !
Du 28 au 28 : un mercredi 18 mai à Las Vegas (J21)
youtu.be/pWkSDL-G30o
Je me réveille à Las Vegas pour une seconde et dernière journée complète dans cette ville délirante. Hier j’ai pris de l’avance sur le programme en visitant un paquet de casinos donc j’espère pouvoir prendre le temps de prendre le temps aujourd’hui.
DIG THIS
J’ai rendez-vous à 10h30 pour une expérience WTF : « Dig This ». Je vais piloter une vraie pelleteuse. Oui, bienvenue à Las Vegas ! 210 euros pour 1 heure : un délire ! Mais tout est bien organisé et encadré. En arrivant à l’accueil, je subis un alcootest puis un briefing théorique est donné quant aux règles de sécurité et la manipulation des engins. L’instructeur a un fort accent et parle vite, j’ai un peu de mal à suivre...
Avec un duo d’australiens, nous nous rendons à quelques mètres dans une zone à part où nous attendent les machines. Nous sommes équipés de micros-casques pour dialoguer avec l’instructeur, c’est très rassurant d’autant qu’en entrant dans la cabine de cet énorme bulldozer j’oublie tout du cours théorique tellement je suis impressionné ! Ma machine s’appelle Brutus. Bonjour Brutus !
Sous les ordres du moniteur nous prenons nos repères avec la machine. Le guide est vraiment impliqué et particulièrement patient avec moi qui ai toujours beaucoup de mal à comprendre ses consignes pourtant faciles (mais en anglais). La manipulation des machines est incroyablement accessible et ludique ! Deux joysticks et deux pédales suffisent à contrôler la pelleteuse. Nous enchaînons des exercices sommaires mais cool : creuser un trou, empiler des pneus et mettre des ballons sur des cônes. Simple, mais jouissif : l’heure passe très rapidement.
Avant de quitter l’aire de jeux, j’ai pu me faire prendre en photo devant Brutus. De retour à l’accueil, on nous propose d’acheter des photos encadrées : 25 dollars. D’habitude je refuse mais là je me suis marré et les gars qui nous ont pris en charge m’ont l’air honnêtes.
Comme dans beaucoup d'attractions touristiques ici, un photographe vient immortaliser le départ dans l’espoir de vendre sa photo à l’arrivée (et nous interdit de sortir notre propre appareil photo). Ça a été le cas à Warner Studios, devant l’avion du Lac Powell, la rando équestre à Bryce Canyon, Alcatraz, … Dig This propose l’un mais n’empêche pas l’autre. Ils ne m’ont pas interdit de prendre mes propres photos devant Brutus ! Un bon point qui mérite que je leur achète la traditionnelle photo-souvenir pour 25 dollars ! #LespritDeContradiction
LE COCA-COLA STORE
Je continue la visite de casinos et fais une halte au Coca-Cola Store. Dans mon enthousiasme je commande le menu combo à 15 dollars qui comprend : 16 Cocas de nationalité étrangère + 8 cocas exotiques supplémentaires dans lesquels flotte une boule de glace...
Seulement voilà, en m’installant à une table avec 24 verres empilés sur 3 plateaux, je me rappelle soudainement que je suis venu seul. Et j’ai l’air bête ! Normal. Je goûte quelques verres ; j’aime beaucoup le Coca Mint de Djibouti ! Mais après quelques shots, tous ces goûts fruités et sucrés commencent à m’écœurer. Deux américaines me regardent avec insistance et je leur explique que « I made a mistake » ! Je partage avec elles quelques verres.
Le serveur en caisse me voit hébété devant toutes ces boissons que je serai incapable d’avaler et vient me rassurer : ce sont des échantillons et je ne suis évidemment pas forcé de terminer les verres ! Il me propose même d’arrêter où j’en suis et de me rembourser : super commercial. Je refuse et abandonne moi-même quelques minutes plus tard... De toute évidence, la formule avec 16 verres aurait été amplement suffisante ! J’achète un nouveau mug et quitte le magasin avec l’estomac gonflé...
LE FLAMINGO
L’estomac gonflé et la vessie saturée, j'investis les toilettes du Flamingo. À l’urinoir, le voisin me mate, c’est très gênant ! Je termine rapidement et file dans les jardins du casino, pour fréquenter d'autres oiseaux. Une vétérinaire vient nourrir toutes les bêtes, dont des flamants roses. Le spectacle est amusant et c’est aussi l’occasion d’observer de mignons canetons s’aventurer dans l’eau !
J’erre ensuite dans la salle de jeux. Je ne connais pas trop les bases... J’ai juste un vague souvenir d’avoir joué à la roulette pour rire lorsque j’étais enfant. Quand les touristes d’une table partent, je discute avec le croupier qui m’explique patiemment les règles de la roulette. 10 minutes plus tard je lui donne un billet de 20 dollars... Je sais que je ne reverrai jamais cet argent, que je suis simplement en train de m’offrir une « attraction typique de Las Vegas » !
Mon voyage a débuté le 28 alors je mise 1 $ sur le 28. La roulette s’agite et les jeux sont faits : le 28 noir sort du premier coup et je multiplie ma mise par 36.
OK... Tout s’éclaire ! Je suis en train de comprendre le délire ! Hier j’avais pitié pour les flambeurs et maintenant je les comprends. Pire encore : je les rejoins ! Avec mon simple pactole de départ, je continue de jouer et reste à la table pendant une heure. Grâce à un algorithme personnel et artisanal, mélangeant statistiques et superstitions je joue encore et encore. Parfois je gagne, souvent je perds !
Après autant de rebondissements, j’étale mes derniers jetons et préviens la croupière « This is my last one ». Elle me répond « Good luck ». La roulette s’emballe et j’en arrive à prier le Dieu de Vegas. Résultat ? La bille s’arrête sur le 12 rouge et me rapporte 72 dollars. Je quitte rapidement la table, tel un prince, le sourire illumine mon visage et mon cerveau me deale de l’endorphine. Du délire, mon passage à Las Vegas ne pouvait pas mieux se terminer !
CIRQUE DU SOLEIL : KA
Petit passage au Mirage, à 20h, pour assister au réveil du volcan qui donne bien chaud puis direction l’autre bout du Strip au MGM Grand pour le spectacle « Ka » du Cirque Du Soleil. Je ne sais pas à quoi m’attendre...
Finalement pendant 1h30 je me laisse emporter par le show. Les performances artistiques sont époustouflantes, les décors hors-norme et la mise en scène créative. Je crois que je suis passé à côté des subtilités de l’histoire mais peu importe, on en a pour son argent ! Mon conseil : placé au 7ème rang, je n’ai pas tout vu. Il y a beaucoup d’action dans les airs donc c’est sûrement préférable d’assister au spectacle de plus loin.
FREMONT STREET
C’est ma dernière soirée à Vegas alors je rentabilise ! Je reprends la Nissan en direction de Fremont Street. L’atmosphère ne me plaît pas, il y a quelque chose de sinistre dans l’air que je ne saurais justifier. Je ne traîne donc pas longtemps dans les parages après qu’un vieillard débraillé m’ait demandé si j’étais russe (la réponse est non).
Je passe dans quelques casinos et me risque à tester la tyrolienne suspendue au-dessus de la rue principale. Il ne reste de la place que pour la Zip-Line à 25 $, la tyrolienne où on est simplement assis. Tout juste sympa, peu sensationnel : décevant, je déconseille !
Il est 1h40 du matin et je ne peux pas quitter Las Vegas sans faire la traditionnelle photo devant le panneau « Welcome to Las Vegas ». Ce n’est pas un fantasme mais c’est LA photo qu’il faut ramener d’un tel roadtrip de la même manière qu’il faut sa photo avec le panneau Hollywood et son cliché devant le Golden Gate Bridge. Sans ça, ton voyage n’est pas validé, mec. Pour information il n’y a presque personne devant ce panneau à cette heure-là : clic-clac l'affaire est dans le sac.
Je rentre et m’endors très vite car j’ai encore bien cavalé aujourd’hui ! Le podomètre de mon téléphone m’indique 22,5 km !
Demain matin je quitterai Las Vegas. Que dire ? J’ai beaucoup aimé à partir du moment où je suis rentré dans le jeu (dans tous les sens du terme) ! Il y a quelque chose de fou ici et encore, je me suis contenté de parcourir le Strip de long en large, sans approfondir la ville plus que ça... Venir ici est une expérience en soi et c’est évidemment une étape inévitable dans un premier roadtrip dans l’Ouest.
Du 28 au 28 : un jeudi 19 mai à la Vallée de la Mort (J22)
youtu.be/a1fLGDLcSRk
Je me réveille gentiment dans ma luxueuse chambre du Mirage et m’aperçois qu’on peut gérer le check-out par internet ! Super ! En deux clics c’est réglé. J’aime beaucoup l’idée !
DEATH VALLEY
La valise rangée dans le coffre de la Nissan, je repars pour de nouvelles aventures en direction de La Vallée de La Mort. Il n’y a que 2 heures de route et la température grimpe considérablement au fur et à mesure que je me rapproche. Pendant un instant, le tableau de bord m’indique 48° à l’extérieur !
Lors de la préparation de ce roadtrip j’ai lu quelques mésaventures de voyageurs dont la voiture a fait des siennes dans les environs... Je refuse de vivre ce cauchemar et prends un maximum de précautions : j’enlève le régulateur de vitesse et coupe la climatisation. Le premier effet secondaire est immédiat : je cuis ! Heureusement j’ai plein d’eau au frais.
Premier arrêt à Dantes View après quelques montées bien raides. Le point de vue est très impressionnant et très venteux. Le parking n’est qu’à moitié plein mais il y a beaucoup de touristes et c’est difficile de rester seul 5 minutes à moins de cavaler un peu dans la nature. Il fait 40° alors je laisse cette option aux plus courageux.
L’environnement devient encore plus extrême à Badwater (le point le plus bas d’Amérique)... Le soleil est aveuglant, c’est très venteux, c’est brûlant et sec ! Il fait 44° et je n’étais pas prêt ! Lunettes de soleil et crème solaire sont vitales. Je n’avais pas imaginé que les conditions seraient aussi violentes aussi je ne m’attarde pas trop longtemps ici.
Je file au Devils Gulf Course. Il n’y a que moi et une équipe réduite de tournage pas loin. Le paysage est atypique et il me plaît ! J’ai envie de m’aventurer mais des panneaux le déconseillent à cause des rochers aiguisés qui peuvent tordre des chevilles et fracturer des os... Je n’insiste pas !
En voiture je commence à fondre sous la chaleur et j’ai la faiblesse de rallumer la climatisation avant de m’engager sur la Artist Drive. La route est chouette, très colorée et il y a de la place sur les côtés pour s’arrêter et profiter des couleurs. Je me balade à Artist Palette et lorsque je rejoins ma voiture je vois du liquide couler de sous la Nissan.
Gros coup de stress ! Le liquide est marron/noir, on dirait de l’huile... Je ne suis pas du tout mécanicien et je suis seul au milieu de la Vallée de la Mort ! C’est la panique ! Je retourne rapidement dans les terres ! Franchement je ne me sens pas bien, d’autant que demain j’ai 600 kilomètres à faire... Je prends la direction de l’hôtel et je suis idiot car tant que la voiture roule, je ne pose de questions à personne et n’essaye pas de soulager mon inquiétude.
[Épilogue]
En me garant sur un parking quelques jours plus tard, je remarque que TOUTES les voitures laissent des taches d’huile... Je m’étais donc fait du mouron pour rien...
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Furnace Creek Ranch à 145 euros la nuit (+13 dollars à payer en cash sur place). C’est une sorte de camping avec piscine, supérette, bar, court de tennis et terrain de golf, … Je n’ai absolument pas besoin de tout ça, j’avais seulement besoin d’un lit et d’une douche en fait...
Je reconnais néanmoins que le bungalow qu’on m’a attribué est au poil. Il manque un peu d’éclairage dans la pièce principale mais ça ira tant que le frigo et la climatisation resteront fonctionnels ! Petit bonus : il y a un rocking-chair devant l’entrée de chaque bungalow. J’imagine qu’ils sont très agréables pour une sieste, en hiver.
Cette journée à la Vallée de la Mort a été éprouvante pour mon petit corps et j’aurais dû suivre les conseils des gens. J’aurais dû passer ma journée dans la piscine de l’hôtel et me rendre aux points de vue quand la température redescend. Logique.
ZABRISKIE POINT
Avant d’investir définitivement ma chambre, je file au Zabriskie Point pour assister au coucher de soleil mais j’arrive une heure trop tard pour vraiment apprécier le spectacle des couleurs, je crois. Dommage car il est probable que je ne revienne plus jamais ici...
Merci Nataly pour le message ! Il ne reste plus qu'une grosse semaine de roadtrip, déjà 😄
Du 28 au 28 : un vendredi 20 mai à la Vallée de la Mort (J23)
youtu.be/EYCz9nfOEDk
Un nouveau réveil très tôt aux États-Unis pour assister au lever de soleil à Zabriskie Point où j’étais déjà hier soir. Sur place je ne m’enthousiasme pas autant que je l’espérais... Néanmoins les couleurs au fond de ce paysage sont très jolies !
Normalement quand on quitte la Vallée de la Mort c’est pour rejoindre Yosemite mais en plein mois de mai, la Tioga Road qui permet de traverser le parc (et de rejoindre San Francisco) est parfois close... Par défaut j’ai donc privilégié Sequoia Park.
Pour y aller, ma Nissan et moi avons 600 kilomètres à tracer ! C’est le plus long trajet de ce super-roadtrip mais aussi et surtout le plus long trajet derrière un volant de ma vie !
Avant de m’embarquer dans un tel périple, je décide de me balader aux environs de la Vallée. Je passe à la station-service proche du Furnace Creek Ranch pour faire le plein, le gallon est 70 centimes plus cher que partout ailleurs... Sympa.
MESQUITE SAND DUNES
Je conduis d’abord sur une trentaine de kilomètres pour aller à Mesquite Sand Dunes. Je n’avais jamais vu un tel paysage désertique, il y a des dunes partout et le dépaysement est total ! Je m’aventure à pied dans les collines de sable encore vierges de toute empreinte à cette heure jusqu’à perdre de vue la civilisation à l’horizon et j’adore ce sentiment de solitude. Il ne fait pas trop chaud à cette heure matinale mais je préfère rentrer assez rapidement d’autant que comme un idiot j’ai oublié mes gourdes et mes lunettes de soleil... J’ai lu beaucoup trop de récits dramatiques sur internet pour marcher plus longtemps dans le sable et tenter le diable !
UBEHEBE CRATER
C’est marrant comme j’ai perdu la notion des distances depuis quelques jours. 600 kilomètres m’attendent cet après-midi pour aller jusqu’à Sequoia Park mais me voilà parti pour un détour de 70 kilomètres, seul sur une route absolument déserte. Mon objectif est d’atteindre Ubehebe Crater, un gigantesque trou prouvant l’existence d’un ancien volcan.
À l’arrivée le parking est vide et je me retrouve une nouvelle fois à crapahuter seul dans un décor incroyable. Le soleil commence à taper... Ce qui me tue cette fois ce n’est pas la chaleur mais le vent très puissant au sommet de ce cratère ! Je peine à marcher et je manque de tomber à plusieurs reprises... Pire : des gravillons volent et me fouettent le visage ! Je me concède une pause dans cette ascension près d’un buisson, tournant le dos au vent.
Je crois qu’il est possible de descendre au fond du cratère ou d’en faire le tour mais l’environnement est trop hostile pour moi et je reviens à la voiture. Aucun regret, le détour en valait le coup !
Il est temps de revenir sur mes pas et de quitter la Vallée de la Mort. C'était une véritable expérience de marcher sur cette terre et au final ce n'est pas la chaleur qui est le plus insupportable mais le vent permanent !
LA ROUTE VERS SEQUOIA PARK
J'entame maintenant la route vers Sequoia Park.
J’ai fait deux arrêts au stand pour rajouter 30 dollars de carburant à chaque fois. Après 200 kilomètres je me suis concédé une sieste sur une aire de repos. Le bruit des autres voitures à côté et la chaleur dans l’habitable ont fini par me réveiller brutalement... Mon conseil du jour : si tu veux dormir dans ta caisse, éloigne-toi des places principales et entre-ouvre tes fenêtres. Ne me remercie pas.
À un moment sur la route je vois au loin une tempête de sable... J’apprécie le spectacle et continue sans m’inquiéter quand soudain, la tempête de sable est DEVANT moi. Elle traverse littéralement la route de façon perpendiculaire. Je m’arrête sur le bas-côté pour juger deux secondes cette situation inédite… J’observe des voitures en sens inverse qui en sortent et me font un signe du genre « C’est bon vas-y mais doucement ». Alors j’y vais ! De toute façon je ne vois pas d’autre solution...
Plus j’avance et moins j’ai de visibilité. Moins j’ai de visibilité et plus je ralentis. Je me rappelle d'un slogan du code de la route : bien voir et être bien vu. Pleins phares allumés, mes seuls repères sont les freins discontinus du véhicule devant moi. On ne voit VRAIMENT rien la situation est épique, follement excitante !
Je crois qu’une voiture essaye de faire demi-tour devant moi... les fous. L’adrénaline fait le reste et me mène jusqu’au bout, quelques minutes plus tard, ça y est je suis sorti de la tempête ! Quelle aventure !
Fort heureusement, la suite de la route est plus classique. En approchant Three Rivers où je dors ce soir, je passe devant le Lac Isabella réputé pour les arbres qui émergent de l’eau. Les photos sur internet sont flatteuses car de là où je suis, les arbres sont rares et loin du rivage... Rien d'impressionnant.
Toujours sur ma route je traverse Exeter, une charmante petite ville qui invite à descendre de voiture. J’erre quelques minutes dans les quartiers résidentiels, près d’une école et j’observe les gens et l’architecture du coin. C’est vraiment mignon !
Je me rapproche encore un peu plus de ma destination et le soleil se couche déjà en Californie. Au détour d’un virage j’aperçois le lac Koweah, absolument somptueux avec ces couleurs rouge-orangé ! Une pause s’impose pour apprécier la vue...
L’HÔTEL
La nuit est déjà bien tombée quand j’arrive sur le parking de mon motel, le Comfort Inn de Three Rivers. À quelques minutes à pieds il y a de quoi faire des courses et manger. L’hôtel en lui-même est franchement éloigné de l’entrée du parc mais le rapport qualité/prix me semblait intéressant. En effet, l’établissement est suréquipé : piscine, jacuzzi, salle de sport, sauna et laverie. La décoration de ma chambre est plutôt soignée et le lit est géant. J’entends assez distinctement mes voisins allemands mais ce n’est pas gênant. Il me manque un frigo et le seul micro-ondes de l’hôtel est dans la salle de déjeuner c’est dommage. Les deux nuits me coûtent 264 dollars.
Plus qu’une semaine aux États-Unis, déjà... Ce matin je me réveille tranquillement dans la salle du petit-déjeuner.
CRYSTAL CAVE
Direction la Crystal Cave de Sequoia : il n’y a qu’une trentaine de kilomètres pour y aller mais les routes sont sinueuses et je mets au moins une heure pour y arriver. Une fois en haut je découvre la vie : alors comme ça il fait froid en altitude ? Mince alors. Je ne me suis peut-être pas assez couvert... On ne me dit jamais rien ! ;)
Sur le parking, il faut précautionneusement ranger ses affaires personnelles dans de grosses boîtes métalliques à l'extérieur car apparemment il y a des ours dans les parages ! Ce serait dommage que l’un d’eux défonce une vitre pour une simple bouteille de coca chaud qui traîne au fond de la glacière...
Après un briefing sur le parking, on nous invite tous à descendre une centaine de mètres plus bas pour rejoindre l’entrée de la caverne où un guide nous attend. Avec beaucoup d’humour, ce dernier nous met en garde sur la fragilité des lieux et l’importance de ne pas perturber l’environnement naturel à l’intérieur. Attention le flash est strictement interdit et on ne doit rien toucher ! L’une de ses meilleures vannes : si tout à coup vous voulez toucher la pierre parce que vous avez oublié la sensation de toucher de la pierre, touchez le sol. :)
La visite à l’intérieur se passe bien, le lieu est fascinant et particulièrement bien mis en valeur par les quelques éclairages. Le guide est clair, compréhensible et incollable : félicitations ! Il paraît qu’il y a des chauves-souris dans cette caverne mais je n’ai rien vu...
La balade se ponctue par une expérience sensorielle que je ne dévoilerai pas mais qui m’a beaucoup touché. Je ne peux que vous conseiller cette visite qui est relativement courte, intéressante et pas trop chère : 16 euros pour presque 1 heure. Pensez simplement à bien vous couvrir !
CONGRESS TRAIL
Après cette petite « attraction », j’ai enchaîné avec le Congress Trail dans le but de croiser les arbres les plus réputés du parc, dont le Sherman Tree qui est le plus volumineux du monde. Les gens forment une file indienne pour se prendre en photo devant son panneau... Je suis presque sûr que ma photo réalisée en mode panoramique, avec mon simple smartphone, sera plus intéressante que n’importe quelle autre quelconque photo familiale...
Dès l’instant où je m’engage sur le trail, je croise de moins en moins de touristes. Le chemin est d’autant plus agréable qu’il est plat et offre un large horizon des séquoias existants : des grands, des troués, des jumeaux, des solitaires, … Chacun semble avoir un passé unique façonné par la nature. A en croire les panneaux, les sequoias noircis et troués qui ont subi un incendie sont naturellement devenus les plus costauds ! Ces arbres sont incroyablement démesurés et je crois que mon cerveau peine parfois à prendre conscience de l’immensité de ces êtres !
Fun fact : sur la fin du trail j’ai aperçu dans un coin reculé de la forêt un groupe de vieillards nus, se faisant photographier sur les racines d’un séquoia couché. Un beau moment d’union entre l’homme et la nature :)
MORO ROCK
Je pars ensuite du côté de Moro Rock qui offre une excellente vue sur le parc, un peu à la façon de Angels Landing à Zion (mais sans l’escalade périlleuse).
CRESCENT MEADOW
Je termine mon après-midi à Crescent Meadow en direction de Thorp’s Cabin. J’ai choisi cette balade dans l’espoir de voir un ours mais depuis tout à l’heure, j’ai beau être attentif, je ne vois rien... À moins que... Tiens... Un photographe en bordure de clairière m’intrigue. Je l’observe et finis par comprendre qu’il mitraille un ours à la fourrure marron qui mange dans la clairière !
Debout derrière lui, je regarde le spectacle. L’ours grimpe sur un rondin pour s’allonger, ce qui donne envie au photographe de s’approcher. Moi, prudent, je reste en bordure pour immortaliser la scène sur mon téléphone. Après un bon quart d’heure l'homme revient sur ses pas et me montre ses belles photos. Pas mal ! Sur les clichés enregistrés dans mon téléphone, j’arrive à peine à deviner la forme d’un ours dans ces 8 pixels marronnasses... J’aurais peut-être dû investir dans un vrai appareil photo à l’occasion de ce roadtrip spectaculaire !
KAWEAH LAKE
Le soleil ne va pas tarder à se coucher alors je quitte Sequoia Park (je reviens demain) et fonce au lac Kaweah, ce magnifique paysage que j’ai découvert hier par hasard ! Mon Dieu que ce lac est somptueux sous cette lumière... Je suis à deux doigts de mettre ce spot dans mon top !
Nous sommes un samedi et à Horse Creek Recreation, juste à côté, les gens viennent en famille avec leur barbecue pour pêcher tout en écoutant de la musique. L’ambiance est bon esprit et je les envie un peu ! Si j’avais été plus sociable, j’aurais peut-être essayé d’entrer en contact avec ces vrais américains.
L’HÔTEL
Mine de rien j’ai marché 16,5 km aujourd’hui dans la région. Rentré à l’hôtel je m’offre une pizza dans le restaurant d’à côté. Accessoirement c’est aussi la première pizza de ma vie ! Vous ai-je déjà parlé de mon alimentation discutable ? Mon dîner : une pizza et de la glace, c’est ça la classe à l’américaine. Avec 11 dollars je suis rassasié !
Du 28 au 28 : un dimanche 22 mai en route vers la côte (J25)
youtu.be/Bz1LVWQcUDc
Aujourd’hui j’ai beaucoup de choses à voir (à Sequoia et Kings Canyon) et à faire (rejoindre San Simeon sur la côte) et pourtant je ne me stresse pas. J’ai pris le temps de me réveiller et de glander sous la couette avec le téléphone entre les mains. Après tout, on est dimanche !
AU VISITOR CENTER
Une fois extirpé de mon lit et le petit-déjeuner savouré, je retourne à Sequoia Park. Je me rends d’abord au Visitor Center où je découvre une information importante : c’est le matin seulement qu’on peut observer des ours à Creascent Meadow... Je m’estime alors chanceux d’en avoir aperçu un hier soir...
BIG TREES TRAIL
Le soleil est bien là, je me sens bien ! Je me lance sur le Big Trees Trail, très cool à arpenter et qui devrait, je crois, être le premier trail à visiter quand on entre dans le parc tant les panneaux explicatifs sont intéressants. Ils racontent notamment pourquoi les séquoias sont nés ici et comment ils survivent.
TOKOPAH FALLS TRAIL
La suite du planning est moins classique puisque je m’engage sur un long trail en bordure de rivière à la découverte des Tokopah Falls : une belle et puissante cascade d’eau comme je n’en avais jamais vu avant.
De nombreuses marmottes se baladent dans les parages mais elles sont particulièrement farouches : bonne chance pour en approcher une ! À défaut d’apprivoiser l'une de ces bêtes, je tente d’aborder une jolie demoiselle qui dessine et prend en photo la cascade. Elle m'attendrit lorsqu'elle gronde une marmotte qui s’enfuit avec un morceau de plastique dans la gueule. C’est là que mon cerveau vrille, décroche du roadtrip et s’enflamme : « Hey ! C’est peut-être la femme de ta vie ! »
Je finis par lui adresser la parole en lui parlant de ses dessins. On s’échange quelques banalités et... et voilà. Je repars dans mon coin et m’emplit d’un infini sentiment de frustration... C’est bête, n’est-ce pas ?
Sur le chemin du retour je peste sur ce que je considère comme un échec et, plus globalement, je rumine tous les problèmes de la vie. Sale moment qui gâche quelque peu ma journée...
KINGS CANYON
Trêve d’états d’âme, Eric. Je dois visiter des états d’Amérique !
Direction Kings Canyon. La route est sacrément longue à mon goût et sur place, le General Grant Tree, l’arbre le plus haut du monde, ne m’évoque rien. Je m’en veux de ne pas m’enthousiasmer... Et je m’en veux d’avoir conduit aussi longtemps pour ça.
J’espère davantage d’émotion devant le Fallen Monarch Tree, un énorme séquoia allongé au sol dans lequel on peut s’engouffrer sans même se baisser mais encore une fois ça ne prend pas. Ce pauvre arbre sans défense a été vandalisé par des couples qui ressentaient un besoin vital de graver leurs prénoms dans l’écorce.
J’espère sincèrement que derrière chaque inscription au cutter a suivi une rupture douloureuse ! Oui, je suis aigri.
Derrière moi j’entends un couple de français qui médit sur l’autre couple de français qui les accompagne. Visiblement il n’y a aucune bonne énergie à saisir ici...
ROUTE VERS SAN SIMEON
Il est l’heure de rejoindre la côte, à 300 kilomètres d’ici. L’humeur n’y est pas et le temps passe lentement en voiture, même avec ma musique et mes podcasts. Pourtant je suis ravi de revoir la mer, en chemin. Quand j’arrive enfin à Simeon il est 21h passées et "il va faire tout noir".
Il y a des jours avec et des jours sans, même à l'autre bout du monde dans un roadtrip de rêve.
L’HÔTEL
Pour cette courte nuit-étape, j’ai eu la sagesse de réserver une chambre lambda à 70 euros au San Simeon Lodge. Bonne surprise : le motel est vraiment cool. Il est situé à quelques mètres de la mer, juste à côté d’une supérette. Il n’y a pas de petit-déjeuner mais on m’a offert des coupons de réductions pour le restaurant d’à côté... Je ne m’en servirai pas. La chambre est relativement petite mais elle est équipée d’un frigo et peut-être du meilleur lit de ce roadtrip : confortable, doux et chaud ! Enfin un peu de réconfort !
Le rapport qualité/prix est tellement bon que je regrette presque de ne pas rester plus longtemps aux alentours pour en profiter.
Bonjour Yann,
Je suis ton carnet depuis le début avec beaucoup d'attention, il est très bien écrit et original et j'adore tes petites vidéos.
Nous partons cet été et notre roadtrip a beaucoup d'étapes identiques au tien, ton carnet m'a apporté de nouveaux conseils et m'a conforté sur certain de mes choix. j'ai une question sur Séquoia, nous n'y serons qu'une seule journée et j'hésite beaucoup pour le choix des randonnées à prévoir, j'avais prévu d'aller jusqu'au General Grant mais suite à ton ressenti plutôt négatif je me pose la question de le garder surtout si cela nous "gaspille" du temps. Peux-tu me dire également combien de temps tu as mis pour faire Tokopah Falls, je crois que c'est assez long ?
Bon, je viens de tout lire d'une traite. Qu'il est chouette ce carnet !!!
Ton sympa, humour, et bonne idée ces petites vidéos d'illustration ! Ça change des CR habituels sur cette contrée moult fois visitée et décrite. Approche originale du voyageur solo, avec en bonus des expériences peu communes, voire légèrement WTF (conduire un bulldozer à Vegas !?! 😄).
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire :
- un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire
- la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!)
- une passion immodérée pour les mugs
- trop d'heures passées sur ce forum
- une attitude toujours perplexe devant les poses travaillées des autres touristes pour leurs selfies (et la tentation parfois de succomber nous-mêmes à cette mode, avons-le 😊)
- des jeux de mots approximatifs... 😛
Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Merci Nathalie et Chloé pour vos retours ! Ça fait toujours très plaisir de constater que des gens lisent toujours mes palpitantes histoires 😉
J'ai une question sur Séquoia, nous n'y serons qu'une seule journée et j'hésite beaucoup pour le choix des randonnées à prévoir, j'avais prévu d'aller jusqu'au General Grant mais suite à ton ressenti plutôt négatif je me pose la question de le garder surtout si cela nous "gaspille" du temps. Peux-tu me dire également combien de temps tu as mis pour faire Tokopah Falls, je crois que c'est assez long ?
J'ai mis environ 1 heure pour rejoindre les Tokopah Falls (et autant pour en revenir). Etant seul, j'ai probablement marché avec un rythme soutenu... Et surtout je ne compte pas le temps passé sur place à photographier les marmottes et fantasmer sur l'inconnue qui dessine).
Le trail est simple et sans surprise. La vraie récompense au bout c'est la puissante cascade d'eau que tu peux approcher de très près !
Quant au General Grant Tree : je confirme mon impression. Je pense que j'ai fait beaucoup de kilomètres pour "seulement" voir un arbre. Si c'était à refaire, je serais retourné plus tôt dans la journée vers San Simeon pour profiter d'un moment relax sur une plage.
Plusieurs points que nous avons en commun ne pouvaient que me plaire :
- un roadtrip dans l'Ouest US (pour nous en 2014), avec un parcours assez similaire
- la location d'un Nissan Rogue blanc par Alamo via AutoEurope (!)
[...]
- des jeux de mots approximatifs... 😛
[...]
Mais une question me taraude... Tu n'avais JAMAIS mangé de pizza ??? Really ??
Nous avons peut-être loué la même voiture !
Et malheureusement non, avant d'entrer dans ce fast-food de Three Rivers, je n'avais jamais goûté de pizza dans ma vie... Mais rassure-toi, j'essaye de rattraper le temps perdu depuis que je suis revenu en France 😄
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
Du 28 au 28 : un lundi 23 mai de San Simeon vers Monterey (J26)
youtu.be/eGffAanp1N8
S’il y a une journée qui doit avoir l’allure d’un roadtrip et enchaîner les paysages-clichés, c’est celle-ci ! Après un petit-déjeuner improvisé dans la chambre, me voilà en route, le long de la côte pour rejoindre Monterey...
PIEDRAS BLANCAS
Premier arrêt à Piedras Blancas pour observer, écouter (et sentir) des colonies de lions de mer. D’après les explications, c’est la saison la plus glamour puisqu’avant d’affronter l’océan, ces bonnes bêtes font un break sur la plage, juste le temps de changer de peau. Quelques jeunes se battent entre eux tandis que d’autres mâles donnent de la voix pour épater la galerie. La majorité dort, affalée sur le sable. La belle vie.
Niveau odorat, c’est assez agressif mais ça ne m’empêche pas d’apprécier le show. Un vieil homme vient spontanément me parler et me présenter ce groupe de lions de mer. J’aimerais rester plus longtemps mais le programme est chargé une nouvelle fois alors je reprends ma route.
JULIA PFEIFFER BURNS STATE
80 kilomètres plus loin je débarque à Julia Pfeiffer Burns State Park. L’entrée à 10 $ me permettra de me garer dans d’autres parcs plus tard... Je ne sais pas trop où aller alors je me dirige vers McWay Waterfall Overlook Trail, un chemin tout aménagé qui offre notamment un point de vue sur l’une des rares cascades qui se jette directement dans le Pacifique. Rien d’impressionnant en vrai mais les couleurs rendent ce paysage paradisiaque !
Au bout du petit trail je retrouve le vieillard croisé plus tôt ! On échange plus longtemps ; Albert est peintre retraité et vit à San Franscisco. Il sillonne la côte depuis une semaine et dort à la belle étoile ! Il me raconte la vie d’un riche américain qu’il a fréquenté et je lui raconte mon roadtrip. On se balade ensemble une petite demi-heure, il me montre quelques de ses peintures dans son coffre et me remet sa carte au cas où je chercherais un lieu pour dormir à San Francisco. A-do-rable !
PFEIFFER BEACH
Direction maintenant Pfeiffer Beach dont l’entrée coûte 10 dollars. Au bout d’une route totalement pittoresque où deux voitures peinent à se croiser, se trouve une plage. Une simple plage... Peut-être que je deviens exigeant après toutes ces semaines dépaysantes car ici je suis un peu déçu. Ou alors je suis passé à côté de quelque chose ! Mon conseil : à moins de vouloir pique-niquer là-bas, n’y allez pas.
ANDREW MOLERA STATE PARK
Le ticket de parking acheté plus tôt me permet d’entrer ici. Plusieurs trails se présentent à moi... Je n’avais pas aussi bien préparé cette étape et c’est complètement au hasard que je me lance sur le Beach Trail. Première surprise : il faut traverser une rivière qui monte jusqu’aux genoux !
Pas de problème, me voilà en train de me déchausser et retrousser mon jean pour franchir l’obstacle... L’aventure est totale car à n’importe quel moment je peux chuter et noyer mon téléphone tout neuf. :)
Le trail est relativement long et certaines parties sont ensablées. Tout le long je suis inquiet car des panneaux me mettent en garde sur la présence de grosses bêtes sauvages dans les parages… La plage à laquelle j’accède au bout du chemin est cool, il n’y a presque personne. Si j’avais eu du temps je me serais accordé une pause les pieds dans l’eau mais hélas je dois garder un rythme soutenu aujourd’hui pour compléter mon planning. Je file déjà.
Au retour je sursaute en voyant un serpent noir et jaune, tout fin ! Il aura fallu attendre le 25ème jour pour en apercevoir un !
GARRAPATA STATE PARK
Quelques kilomètres supplémentaires en voiture et je passe sur le Bixby Creek Bridge, un célèbre pont sur lequel s’attroupe les touristes. Rien de très impressionnant pourtant, ce n’est qu’un pont...
Enfin plus tard je me gare sur le bord de la route pour approcher Garrapata State Park. L’unique chemin pédestre est charmant, je suis émerveillé par un tunnel d’arbres que j’emprunte, digne d’un conte de fées ou d'un film de Tim Burton.
POINT LOBOS RESERVE
Pour terminer ma course le long de la côte, je m’arrête à Point Lobos Reserve où je peux encore entrer grâce à mon ticket de ce matin. Il y a des lions de mer au loin (pas beaucoup) ainsi que des cyprès (beaucoup). Les balades sont chouettes et évoquent véritablement les vacances... Si j’étais rabat-joie je dirais qu’on a déjà ces paysages-là en France mais bon là c’est différent alors je profite !
MONTEREY
Il est 19h30 quand je débarque enfin à Monterey où je vais passer la nuit. Je me balade un peu à pied sur Cannery Row et Fisherman’s Wharf mais il n’y a absolument aucune ambiance... Pas de bruit, musique ou animation.
Par conséquent je reprends la Nissan pour assister au coucher de soleil à 20h15, au Jack’s Peak County Park comme on me l'avait conseillé mais mauvaise surprise : le parc ferme ses portes à 18h et tout le monde doit en partir à 19h... Ça me déçoit de rater ce coucher mais je me console rapidement car après tout, j’ai déjà vu bien assez de couchers aux États-Unis et dans des lieux plus prestigieux encore !
Le programme étant soudainement écourté, je me contente de rajouter de l’essence et de retirer de l’argent avant de rejoindre l’hôtel du jour.
L’HÔTEL
Ce soir je dors au Monterey Downtown Days Inn. La chambre est mignonne et la salle de bains jolie. Il y a un frigo, un micro-ondes et le petit-déjeuner est inclus, tout ça pour 82 euros. J’entends un peu de bruit dehors depuis ma chambre en rez-de-chaussée mais rien de très embêtant. J’ai marché 16,5 km aujourd’hui et je m’endors sans problème vers 22h.
(Tu devrais apprécier les jeux de mots approximatifs dans la prochaine vidéo...)
En effet ! 😄
On avait eu la même impression que toi pour Pfeiffer Beach. Peut-être en partie parce qu'il faisait gris juste à ce moment-là... Mais même si c'était pas mal, on s'est demandé pourquoi l'endroit était décrit comme un "must-see" dans tous les guides. Notre côté blasé de Français, sans doute ! 😄
Du 28 au 28 : un mardi 24 mai vers San Francisco (J27)
youtu.be/SJurkCOmsB0
LE LEVER DE SOLEIL
La veille j’ai raté le coucher de soleil mais ce matin je suis décidé à assister à son lever. Le réveil à 4h30 un mardi, ce n'est pas habituel ! Ça pique un peu mais je suis motivé.
Je me rends sur Ocean View Boulevard en voiture et... c’est assez peu concluant. Je suis presque seul dans les environs et j’aurais dû rester au lit comme tout le monde ! Beaucoup de nuages, il n’y a rien à voir, même pas un rayon pour m’éblouir. Alors je retourne à l’hôtel et attends 7h pour entrer dans la salle du petit-déjeuner.
Le petit-déjeuner n’est pas enthousiasmant. Je prends seulement deux biscottes, un waffle et un jus d’orange. À la réflexion, j’aurais mieux fait de m'offrir un vrai restaurant, juste après avoir quitté Ocean View Boulevard !
L'AQUARIUM DE MONTEREY
Avec toutes mes lectures en amont, j’ai bien compris qu’il y a une chose à ne pas à manquer ici : l’aquarium ! J’y consacre donc ma matinée. La bonne astuce c’est de se garer le long de Ocean View Boulevard car le stationnement est gratuit et l’aquarium n’est qu’à une dizaine de minutes à pieds d’ici.
N’ayant pas réussi à réserver mes tickets sur internet, j’attends devant la porte d’entrée dès 9h30 pour une ouverte à 10h. 3 personnes dans la queue, aucune attente, le billet est à 40 dollars.
L’aquarium est moins grand que je ne l’avais imaginé mais pas moins impressionnant. Il y a beaucoup d’espaces et d’univers différents à admirer. On pourrait se contenter de marcher dans les couloirs de façon linéaire mais il y a tout un programme d’animations qui sert de fil rouge à la visite. À heures fixes, les vétérinaires nourrissent les pingouins puis les loutres puis les poissons de l’aquarium géant, etc. Ces petits spectacles sont commentés en direct et sont vraiment intéressants ! Le lieu en lui-même est propre, bien organisé et bien décoré. Les adultes comme les enfants y trouvent leur compte. J’ai particulièrement apprécié les pingouins et les loutres.
Avant de partir je déguste un cookie sur l’un des pontons extérieurs avec vue sur la baie et une bande de gamins crapahute dans tous les coins en criant pour effrayer un pauvre pigeon. J’ai une passion secrète pour les pigeons et ça m’a toujours saoulé de voir des enfants "jouer" avec eux de cette façon. Je lâche un « LEAVE HIM ALONE » avec un regard noir et même si je ne suis pas certain de la syntaxe de ma phrase, il faut croire que l’intention est passée ! Décidément, on file trop de sucreries aux gamins dans ce pays. Oui, je suis aigri...
17-MILE DRIVE
Après 3h30 à parcourir l’aquarium je reprends la voiture et me dirige vers la 17-mile Drive à 10 dollars l’entrée. L’endroit est unique, il faut le dire. J’ai l’impression de rendre visite aux riches californiens et d’avoir une étiquette « maudit touriste » collée sur le front... D’autant plus que le circuit n’est pas toujours bien indiqué et que je l’ai quitté plusieurs fois involontairement. Ce n’est qu’à la fin que je comprends le truc : la 17-Mile Drive est signalisée par des bandes jaunes et rouges au sol !
La route est agréable, les arrêts sont suffisamment bien aménagés et les paysages assez jolis. Pour être honnête, les points de vue ne me surprennent pas trop car ils ressemblent beaucoup à ceux approchés hier, sur la côte. La vraie différence finalement ce sont les cars de touristes qui viennent gâcher le décor... Big up à ce jeune couple qui multiplie les selfies sur la terrasse avec vue sur le Lone Cypress.
LA ROUTE VERS SAN FRANCISCO
Enfin, à 16h, il est largement temps de prendre la route vers San Francisco ! C’est littéralement la dernière ligne droite de mon roadtrip. Malheureusement dès le début je tombe dans un embouteillage, ça roule au pas et derrière le volant je pique du nez. Hors de question de gâcher le périple à cause d'un bête accident au ralenti ; je quitte l’autoroute, trouve un parking de supermarché et m’autorise une sieste.
Au bout d’un quart d’heure seulement je me réveille déjà mais je me sens en pleine forme ! Yeah ! En pleine forme pour retourner dans les bouchons.
AU QG D'APPLE
Il me reste encore pas mal de route et je crains d’arriver tardivement à San Francisco. Je dois voir les Ceramic Steps, les Hidden Garden Stairs et les Mosaic Steps sur les conseils de Alex ici-même... Seulement sur la route, un panneau réveille mon âme de faux-geek : Cupertino. C’est la ville qui héberge le siège de Apple ! J’ai lu sur internet qu’il n’y avait rien à faire là-bas en tant que touriste mais l’idée même de voir un logo Apple en bord de route m’enthousiasme ! (Non, je ne suis même pas un vrai accro à la pomme.)
J’arrive par hasard sur un parking de la firme où je confie la Nissan à un voiturier. En effet, il n’y a pas grand-chose à faire sinon prendre des photos devant des panneaux et visiter l’Apple Store. Il y a dans ce magasin des produits exclusifs... Je suis faible et quitte les lieux avec un grand sourire, après avoir acheté un mug à 32 dollars... Faudrait-il y trouver là une explication à ma fascination pour les pigeons évoquée plus tôt ?
AU GOOGLEPLEX
Puisque je suis dans les parages... Est-ce que je ne pourrais pas aussi passer à Google ? Mince... C’est loin ? Clic clic clic sur le GPS... Ha bah non c’est sur la route ! Direction Mountain View pour errer au siège de Google ou plutôt, dans la ville de Google ! C’est vaste et les bâtiments se ressemblent tous, je finis par me balader sur une esplanade où traînent des vélos, transats et parasols aux couleurs de la marque.
Peu de voitures sur les routes, personne sur les trottoirs, je croise tout juste une bande d’employés qui attend son bus et deux ingénieurs qui ignorent tout comme moi où je peux visiter le store officiel de la marque... Je le trouve finalement planqué dans une zone industrielle mais il est fermé depuis 20 minutes. Dommage. Pour information le store se trouve donc au 1981 Landing Drive.
A FACEBOOK
Enfin, quitte à flinguer ma soirée autant le faire proprement, j’ai cherché le siège de Facebook qui — oh, le destin fait bien les choses — est sur ma route. Cette fois-ci il n’y a strictement rien à faire ici sinon apprécier l’existence de ces bâtiments très colorés qui s’imposent au milieu de nulle part. Il n’y a vraisemblablement pas de store ni d’objet insolite devant lesquels prendre la pose. Ah si ! À l’entrée, il y a un pouce géant qui fait deux fois ma taille, la photo est inévitable : je like. :)
Ce détour par les géants du numérique n’est évidemment pas essentiel à un roadtrip dans l’Ouest mais il m’a rendu très heureux !
L’HÔTEL
Il est clairement temps de rejoindre San Francisco... Entre le GPS à suivre et la conduite nocturne, je n’ai pas la possibilité de pleinement apprécier mon entrée dans la ville. J’ai hâte de la revoir de jour !
J’arrive tardivement au Motel Capri dans lequel je vais terminer mon séjour. Il est situé à 30 minutes à pieds de Fisherman’s Wharf et offre un parking. La chambre est assez petite mais propre, bien rangée, bien ordonnée et bien équipée d’un frigo et micro-ondes. Le petit-déjeuner est inclus mais il est ridicule. 646 euros les 3 nuits, ça fait vraiment cher mais il y a pire...
Les prochaines journées vont être délicates. Je suis conscient que 3 jours pleins ne seront pas assez pour visiter une ville aussi vaste et je le regrette... Mais je vais faire au mieux !
je lis ton carnet depuis le début et il est top, les vidéos j'adore et les détails de chaque journée passée sont agréable à lire.
Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Dis moi petite curiosité pour tes montages vidéos combien de temps te faut il?
Dur de te répondre avec précision ! J'ai commencé à trier mes vidéos dès que je suis revenu en France mais j'ai vite perdu le rythme d'autant que j'ai rencontré plusieurs surprises techniques. Le tri s'est finalement étalé sur plusieurs mois avec plus ou moins d'assiduité tandis que le montage s'est concentré sur plusieurs soirées, le mois dernier.
J'ai tourné 20 à 30 minutes par jour. Si on m'avait payé et enfermé dans un bureau pour ce projet, j'aurais sûrement pu monter 4 ou 5 vidéos par jour ;)
Du 28 au 28 : un mercredi 25 mai à San Francisco (J28)
youtu.be/3ittb95jfgs
Trois jours ne seront pas assez pour faire le tour de San Francisco alors j’optimise mon emploi du temps en me levant très tôt. Le petit-déjeuner n’est même pas encore proposé à cette heure alors je m’envole directement à la découverte de la ville !
FISHERMAN'S WHARF
Je commence à prendre conscience de l’étendue de la ville en me rendant à pied à Fisherman’s Wharf, il m’a fallu une bonne vingtaine de minutes pour y aller. Sur place, j’ai des réminiscences de Hollywood Boulevard : tout semble mort. Pas un magasin ouvert, pas un bruit, pas un chat. Je profite du calme ambiant pour prendre un appétissant petit-déjeuner dans un Subway.
Le sandwich englouti, je me dirige à l’oreille vers le Pier 39. Qu’importe l’heure, les Sea Lions sont déjà au taquet ! Ils gueulent, se battent et jouent dans l’eau. Nous sommes 4 ou 5 touristes à apprécier le spectacle et c’est une chance car je constaterai plus tard que le coin est parfois envahi par la foule...
FINANCIAL DISTRICT
Motivé, je décide de continuer mon exploration à pieds en longeant l’Embarcadero. Je croise par hasard le siège de Levi’s. Avec le vieux 507 acheté à New York il y a 3 ans que je porte, je me sens naturellement attiré vers l’entrée ! Il y a un petit musée assez intéressant et une boutique. Les Levi’s à 30 dollars qui passionnent les touristes français sont absents des rayons et je repars les mains vides.
Plus j’avance et plus je sens que je m’approche du Financial District. Les gens marchent vite avec un café à la main et les buildings sont immenses : j’aime cette agitation urbaine. En revanche il n’y a rien de vraiment touristique sinon observer les environs. Impossible d’aller plus loin que le lobby de la Transamerica Pyramid par exemple...
Un peu par hasard je rentre dans un musée de Wells Fargo, une banque nationale. L’exposition est très ludique avec un tas de modules interactifs ! Il y a notamment un espace pour discuter en temps réel avec les visiteurs des autres musées Wells Fargo éparpillés dans le pays via un système de morse ! On m’a dit « Hi » et j’ai presque réussi à répondre « Coucou »... Un gros succès !
CHINATOWN
Je franchis un bloc supplémentaire et d’un coup je suis à Chinatown. Je n’ai pas d’affinité particulière avec la culture asiatique mais le quartier n’en reste pas moins cool à visiter. Je trouve particulièrement sidérant le fait que les chinois aient à ce point imposé leur culture au milieu de la ville : ici tout est écrit en chinois (et parfois sous-titré en en anglais, en tout petit).
Je passe au 52 Ross Alley dont 69Eric avait parlé dans son carnet et découvre comment sont fabriqués les Fortune Cookies c’est beau ! J'achète un sachet à 2 dollars. En rentrant à Paris, celui que je goûte me prévient : “Soon, someone will make you very proud”… J’attends toujours !
UNION SQUARE
En franchissant un nouveau bloc, je subis également un changement d’ambiance avec Union Square. Ça me rappelle le boulevard Haussmann et les galeries Lafayette à Paris, rien de dépaysant en somme ! Les buildings sont juste plus hauts. ;)
J’entre dans l’hôtel Hyatt et prends l’ascenseur pour me rendre au sommet. Il n’y a personne d’autre que moi là-haut et il y a plein de tables et chaises éparpillées à l’arrache, je me demande si j’ai vraiment le droit d’être ici. En attendant, la vue sur San Franscisco, la ville, le port, … est simplement incroyable !
Une fois redescendu je traîne dans le quartier et fais du lèche-vitrine. À l’entrée d’un magasin, une vendeuse me complimente « Your glasses are cool ! ». Merci ! Décidément, mes lunettes rencontrent un franc succès aux États-Unis (cf. : l’attente du bus à Zion Park).
BALADE
Je vais ensuite du côté de Nob Hill, les rues sont en pente et l’ascension est pénible. Ce n’est qu’au sommet que je peux me reposer en visitant la Grace Cathedral, assez jolie.
Dans mon élan je visite le musée du Cable Car, très instructif sur l’histoire et le fonctionnement de ces machines. Si j’ai bien compris, les wagons se contentent d’agripper d’énormes câbles qui se déroulent en permanence à travers la ville. Tout simplement !
Pour continuer dans la série des balades-clichés de San Francisco je passe à pied à Lombard Street, cette célèbre rue tortueuse où s’agglutinent les touristes. Je n’aimerais pas habiter dans le coin, voir et entendre tout ce monde qui mitraille et squatte la zone.
Enfin je retourne à Fisherman’s Wharf, bien plus animé que ce matin. Il y a des odeurs de nourriture, des artistes de rue, de la couleur, de la vie... C’est beaucoup mieux ! Pour le fun je dépense quelques coins au Musée Mécanique juste à côté et retourne à l’hôtel pour reprendre la Nissan...
FORT POINT
Pour me rendre à Fort Point qui se trouve à 5 kilomètres d’ici, il faut subir 40 minutes dans les bouchons. D’un coup je réalise la bêtise d’avoir gardé la voiture jusqu’au bout et de n’avoir prêté aucun intérêt aux systèmes de transports en commun de la ville...
Malheureusement sur place le Fort Point est clos. Néanmoins la vue sur le Golden Gate Bridge est hallucinante ! Je me dirige ensuite à Baker Beach qui offre une nouvelle vue incroyable sur le pont suspendu et sur quelques nudistes discrets...
TWIN PEAKS
Pour terminer la soirée je rejoins les hauteurs de San Francisco, à Twin Peaks pour profiter d’une nouvelle vue magique sur la ville. Attention là-haut ça souffle très fort et il fait vraiment frais ! Comme beaucoup de monde autour je capitule et regagne la voiture pour attendre la vue de nuit. Je grignote des cacahuètes tout en écoutant de la musique et observe dans les véhicules aux alentours des couples qui sont en pleine romance... Mes cacahuètes et moi déprimons un peu !
La nuit tombe finalement, j’affronte le vent et le froid une dernière fois pour quelques clichés supplémentaires et retourne à l’hôtel, il est presque 22h. Mon smartphone m’indique que je viens de battre un nouveau record : j’ai marché 31 kilomètres aujourd’hui ! Bravo.
Du 28 au 28 : un jeudi 26 mai à San Francisco (J29)
youtu.be/2BoxbN1SJ8M
J’ai l’intention ce matin de profiter du petit-déjeuner inclus alors je descends sereinement à la réception... Et là c’est l’angoisse absolue. Le buffet est d’une tristesse... Une cafetière, quelques céréales et des pains aux raisins sous blister. Les quelques gamins dans la pièce se marchent dessus, parlent fort et font tomber du sucre sur le sol bref c’est le bordel. Vraiment, il vaut mieux manger dehors quand on s'héberge au Motel Capri.
LE JAPANESE TEA GARDEN
Le planning de la journée n’attend pas. Je me répète : je n’aurai jamais assez de temps pour tout visiter à San Francisco alors pas de let's go ! Je me rapproche du Japanese Tea Garden en quête d’une place de stationnement... Il y a logiquement des places gratuites à proximité mais je n’ai rien trouvé alors je rentre dans un parking souterrain à 4,75 $ de l’heure.
L’entrée dans le Japanese Tea Garden coûte 8 dollars. Je ne suis pas un spécialiste de la culture japonaise et les quelques statues et maisonnettes ne me touchent pas beaucoup. Il y a beaucoup d’écoliers ce matin dans le parc et je suis assez choqué de leur comportement. Ils doivent avoir 13 ou 14 ans mais ils grimpent partout et font du bruit comme des CP indisciplinés...
Au bout de 30 minutes j’ai largement fait le tour du jardin. Quelle perte de temps !
Pour les gens qui veulent découvrir de la nature dépaysante dans un cadre calme je vous invite par exemple à découvrir le jardin Albert Kahn, en région parisienne, bien plus grand et intéressant (et gratuit certains jours).
HAIGHT ASBURY
Pour retrouver le sourire j’ai pris le chemin de Haight Asbury. J’ai dégotté une place de stationnement gratuite au croisement de Mason et Haight. J’avais lu de nombreuses critiques comme quoi le quartier puait le fake... Mais en fait ça va ! Je ne suis pas déçu du tout, j’ai eu ce que je voulais : un quartier vaguement hippy, un peu bobo, fréquenté par des rastas blancs et quelques hipsters.
Je grimpe au bout sur les sommets de Buena Vista Park, charmants. C’est calme, les habitants promènent leurs chiens ici.
En redescendant, je m’autorise un break au restaurant, au Burger Urge. Après 28 jours à grignoter des cacahuètes et des glaces, je crois que mon estomac n’était pas prêt à encaisser cet énorme burger, les frites et le Coca qui va bien ! 21 dollars.
LE CIVIC CENTER
La journée continue vers Civic Center. Je tourne pas mal pour trouver une place en voiture et l’abandonne finalement dans un parking à 7 dollars de l’heure. Depuis le début de ce roadtrip, stationner la Nissan m’angoisse ! Et quand je ne suis pas sûr d’être bien garé ou que j’ai un compte à rebours au-dessus de la tête, je stresse...
Du coup je passe seulement au City Hall, la mairie de San Francisco. Le vigile à l’entrée est curieux de savoir d’où je viens et il s’enthousiasme à l’idée que je sois français.
À l’intérieur, cet hôtel de ville est grand et beau et grand (et beau). Je croise beaucoup de couples habillés en mariés mais pas autant de familles... Je me demande s’ils vont vraiment tous se marier aujourd’hui ou s’ils viennent seulement pour immortaliser leurs déguisements ici, dans les pas de Marilyn Monroe et Joe DiMaggio.
MISSION DISTRICT, LOMBARD STREET et PACIFIC HEIGHTS
Je reprends ma voiture pile au bout d’une heure et me retrouve dans Mission District. Le quartier est incroyablement coloré et vivant ! J’aimerais me stationner et marcher mais je sais déjà que je n’aurai pas le temps d’en profiter réellement. Dommage.
Pour retourner à l’hôtel je passe par Lombard Street, à bord de mon SUV cette fois. Naturellement, un frisson me parcourt en dévalant cette rue légendaire et je crois d’ailleurs que la Nissan et moi finiront dans de nombreux albums photos à travers le monde ! Faut-il faire la rue à pied ou en voiture ? Les deux si vous en avez le temps ! Ce sont deux expériences différentes. L’une est touristique et l’autre est un kiff de (presque) pilote...
Aux États-Unis, on ne rigole pas avec les piétons en ville et quand ils traversent la rue ce sont les rois. J’approche d’une intersection, je ralentis. Un type s’engage sur le passage à piétons d’en face, je reste vigilant et j’avance tout doucement, avec précaution. A la française... Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde : je le regarde. Il m’adresse un doigt d’honneur. "Well, that escalated quickly", me dis-je.
Le piéton est arrivé sain et sauf sur son trottoir, je le dépasse et observe dans le rétroviseur qu’il continue de me fixer. Visiblement, j’ai commis une faute grave en continuant de rouler malgré sa présence... Je m’en veux ! J’ai peut-être gâché sa journée... À Paris l’histoire aurait été différente !
Je gare la voiture au motel et remonte à Pacific Heights, apparemment un quartier assez bourgeois de la ville. Dans un parc, les hommes s’entraînent au tennis pendant que les femmes jouent avec leurs petites filles modèles et plus loin, un jeune branché consulte son MacBook. Cliché. Mais charmant !
ALCATRAZ
Ce soir j’ai rendez-vous à Alcatraz pour une visite nocturne. Je marche à travers la ville pendant 1h30 en (re)traversant Chinatown et Financial District pour rejoindre les quais. Là-bas à Fisherman's Wharf, je me commande un milk-shake de dingue que j’aurais eu du mal à terminer si je n’avais pas été gourmand !
Il est 18h30 quand j’entre dans la file pour embarquer. L’approche de l’île en bateau a déjà quelque chose de magique ! Le débarquement et la gestion des gens sont bien organisés. Un guide nous emmène en haut et divulgue déjà quelques informations passionnantes sur le fort !
À l’intérieur je récupère un audio-guide pour la visite. Les récits sont excellents, immersifs et teintés d’humour tandis que la balade à travers les bâtiments est une vraie expérience sensorielle. Attention SPOILER ALERT : J’ai particulièrement été marqué par la cellule dans laquelle des gardes ont été enfermés lors d’une émeute, avant d’être fusillés par des prisonniers. Affreux et fascinant à la fois.
J’ai toujours un peu de mal avec l’idée de suivre les gens comme un mouton alors mon astuce est de mettre en pause mon audio-guide pour laisser passer la foule et profiter (presque) seul de l’aventure, en queue de peloton. (Il faut utiliser les boutons STOP et PLAY. Attention, on ne peut visiblement pas revenir en arrière).
40 dollars pour visiter Alcatraz de nuit plutôt que de jour, est-ce que ça les vaut ? Pas sûr.
Pendant un instant je me suis retrouvé isolé dans une longue et sombre rangée de cellules et ça a fait son effet ! J’ai eu la saisissante impression d’être seul au monde dans un lieu exceptionnel, probablement hanté ! Et puis, à l’étage de l’hôpital où se trouvent d’anciens cabinets dentaires et salles de chirurgie, c’est le noir complet ! Il faut sortir la lampe torche pour y voir et franchement, il y a matière à se faire des films : génial !
Parmi les vrais privilèges de la balade nocturne il y a le récit oral de l’un des prisonniers (récité par un membre du staff, pas par le prisonnier) ainsi qu'une démonstration de l’ouverture et la fermeture automatisée des portes de cellules. Est-ce intéressant ? Oui. Est-ce essentiel ? Non.
Il me semble que pendant la journée, les visiteurs peuvent rester autant de temps qu’ils le souhaitent sur l’île. Nous, naturellement, nous devions absolument embarquer dans le dernier bateau. Personnellement, je serai bien resté une heure de plus dans ces couloirs mythiques !
Ces petits points négatifs sont largement rattrapés par le retour en navette qui offre une vue magnifique sur San Francisco, de nuit. Ça, c’est stylé !
RETOUR À L’HÔTEL
Fisherman’s Wharf est calme ce soir, je m’y balade et m’arrête à la boutique Bubba Gump. En bon touriste que je suis j’y achète un t-shirt et profite qu’il n’y a personne pour demander à la caissière de m’échanger toutes ces pièces que je traîne depuis un mois ! En effet, depuis 29 jours je ne paye qu’avec des billets et conserve précieusement la monnaie qu’on me rend dans une petite enveloppe ! J'ai la flemme de compter et la crainte de me tromper et passer pour un naze. Si je dois retourner aux États-Unis un jour, je commanderais peut-être un « Coin Dispenser » pour mieux m’en sortir. Pour l’anecdote, je traînais au fond de mon sac pas moins de 16 dollars en petites pièces. :)
Enfin je reviens à l’hôtel à pieds, rincé. Avec 26,29 kilomètres parcourus, cette journée arrive 3ème sur le podium, derrière mon premier jour à San Francisco (31,86 km) et mon premier jour à Las Vegas (26,45 km) ! Paradoxalement, c'est donc hors-trail que j'use le plus mes semelles.
Demain sera la dernière journée pleine de ce voyage. Pour l’instant je suis serein, je garde le moral !
Bonjour Yann,
Merci et bravo pour ce CR très original, rempli d'anecdotes et d'auto-dérision.
Les vidéos sont sympas (super boulot) et plantent bien le décor.
Et quel voyage !
Encore merci pour ce partage très vivant et intéressant,
Bon WE
Merci Laurence pour ton gentil message et félicitations ! Après ces 5 pages de lecture, il n'y a que les "vrais" qui me lisent encore 😛
Du 28 au 28 : un vendredi 27 mai à San Francisco et Sausalito (J30)
youtu.be/Lr2gQH5U1dg
C’est ma dernière journée pleine à San Francisco et surtout ma dernière journée aux États-Unis ! Ce n’est que maintenant que je commence à ressentir la fatigue, après 4 semaines hyperactives mais ce n’est pas le moment de faiblir !
LOCATION DU VÉLO
J’enfile mes baskets et me rends vers un loueur de vélos dans le but de traverser le Golden Gate Bridge et de rejoindre Sausalito de l’autre côté.
Pendant la préparation de ce voyage j’ai pris un malin plaisir à comparer tout ce qui était comparable : vol, hôtels, attractions, … Mais décidément à San Francisco j’ai été moins pointilleux : en quittant l’hôtel j’ignore où je vais louer le vélo. LA HONTE !
Après 40 minutes de marche, je passe la porte du premier loueur sur lequel je tombe : Blazing Saddles près de Bay Street. Je choisis la formule la plus populaire (c’est marqué sur un dépliant alors je ne peux que leur faire confiance n’est-ce pas ?). Je loue un vélo pour la journée et paye en même temps un billet de ferry pour revenir à San Francisco. 46 dollars (36 si on n’utilise pas le billet de ferry)
En France je ne suis pas sportif pour un sou... Le dernier vélo sur lequel je suis grimpé remonte à quelques mois : un Velib' parisien qui m’avait physiquement tué au point que rentrer à pied aurait été tout aussi rapide ! Autant vous dire que les premiers mètres en vélo sont hésitants, la gestion du trafic sur la route est éprouvante et les ascensions sont atroces ! Heureusement que je marche activement depuis 4 semaines, c’est probablement ce qui m’évitera les courbatures au retour à Paris !
FORT POINT
À part quelques montées, le circuit indiqué pour les vélos n’est pas si sorcier. Je m’autorise même une pause à l’intérieur de Fort Point, une ancienne forteresse étonnante qui réside SOUS le pont suspendu. L’exposition est assez intéressante, le lieu est fascinant et la vue depuis le sommet du Fort est géniale ! Pendant deux secondes je me suis cru sur Fort Boyard !
SAUSALITO
La traversée du Golden Gate Bridge est rapide. A vélo, on apprécie particulièrement bien la démesure de ce pont. Évidemment, une pause s’impose au milieu : quelle vue !
L’entrée de Sausalito est bien indiquée de l’autre côté du pont. Avant de dévaler une colline, je croise un type chargé de la sécurité sur la route (enfin je crois). Il m’interpelle, me demande d’où je viens et ça tombe bien : il rêve de voyager un jour en France. Nous discutons pendant une bonne demi-heure sur nos vies mais surtout sur la sienne... Nous avons quasiment le même âge et nous comparons nos vies incomparables. Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il m’évoque sa récente rupture et son job précaire.
Avant de nous quitter, il me déconseille d’approcher Marin City où il vit, qu’il considère comme une ville de pauvres et de drogués. Message reçu.
Sausalito s’offre enfin à moi ! À moi ainsi qu’à 4000 autres touristes-cyclistes qui se massent près des parkings ! Afin de fuir la cohue j’ai poussé jusqu’à Harbor Drive pour découvrir mes premiers house-boats. Je suis d’ailleurs le seul touriste dans les parages et je suis étonné ! Je marche sur les pontons et les habitants me saluent avec un grand sourire : je suis encore plus étonné ! Chaque maison contraste avec la suivante, il y en a pour tous les goûts et tous les styles ; c'est bon esprit !
Le plan dans la sacoche de mon vélo m’incite à aller encore plus loin, jusqu’à Tiburon. C’est la première fois que je lis ce nom ! Alors je ne m’aventure pas... Pas cette fois-ci. Je retourne à l’entrée de Sausalito pour manger un bout.
RETOUR À SAN FRANCISCO
Le soleil est puissant et je ne m’imagine pas remonter en vélo les pentes sur lesquelles j’ai battu plus tôt des records de vitesse en descente ! Alors tant pis je sacrifie le ticket que m’a fourni le loueur de vélos pour prendre le ferry.
De retour à San Francisco, je suis chaud pour rentabiliser mon vélo jusqu’au bout ! Et si j’allais jusqu’à Mission District, pour me rattraper d’hier ? Bonne idée !
À la première côte typique de San Francisco, mes genoux me lâchent et je me retrouve comme un idiot à marcher à côté de ma monture. J’abandonne ! J’abandonne et ramène le vélo chez le loueur. J’aurais dû prendre un vélo électrique pour gravir les rues... Je suis mal renseigné mais je crois qu’ils ne sont pas beaucoup plus chers que les vélos classiques. Ou alors j’aurais dû louer un scooter, ça aurait été idéal durant ces trois jours en ville !
À un croisement je vois un arrêt de Cable Car une veine ! C’est l’attraction phare et cliché de la ville, ce serait bête de ne pas en emprunter un pendant ce séjour ! Oui... Ce serait bête... Les deux qui passent devant moi sont pleins à craquer et ne s’arrêtent pas... J’abandonne et ne compte que sur mes pieds pour revenir à l’hôtel.
OAKLAND
Il y a quelques années, un collègue a quitté la France pour vivre à San Francisco. Je lui avais parlé de mon voyage avant de partir et nous convenons sur Facebook d’un rendez-vous dans la soirée. Il a habité quelque temps à SF puis a déménagé avec sa famille à Oakland.
Quelle surprise de le revoir ! Et quel plaisir de rencontrer sa femme et son fils de 2 ans ! Sur la vaste terrasse d’un restaurant nous partageons l’apéro et échangeons sur nos vies.
Je lui parle de mon roadtrip clinquant tandis qu’il me partage son expérience d'expatrié. Il ne regrette absolument pas ses choix et je suis totalement admiratif du courage qu’il a eu pour en arriver là. Au cours de la discussion il me confirme d’ailleurs que oui, ici, les enfants sont rois et qu’on les éduque mal. Lui-même est parfois gêné de gronder son fils en public...
Nous terminons la soirée tous les deux dans un Smitten Ice Cream, qui crée ses glaces dans de l’azote liquide, sous nos yeux. Spectaculaire ! Il y en a à Oakland ainsi qu’à San Francisco. Les glaces sont excellentes !
VISTA POINT
À 22h nous nous quittons. C’est ma dernière soirée au pays et j’en profite pour m’offrir une nouvelle vue nocturne sur San Franscisco, depuis le Vista Point, un énième point de vue incroyable sur la ville. Magnifique. Je rentre à l’hôtel fatigué, je dois préparer ma valise pour partir, je suis mélancolique.
À Los Angeles j’avais imprimé une carte sur laquelle j’avais marqué les trucs à voir et les plans B. C’est ce qu’il m’a manqué à SF car j’ai le sentiment de quitter la ville en étant passé à côté de choses intéressantes, par manque de temps, d'organisation et d'optimisation en amont. Bon point par contre : je n’ai pas eu de brouillard du tout pendant ces quelques jours ici !
Je lis souvent des récits de voyage sans forcément intervenir pour féliciter l'auteur mais là je tiens à vous adresser toute mon admiration pour ce compte rendu tout à la fois drôle, sensible et personnel!Et si je peux me permettre, puisque vous y faites vous-même allusion, quand on a le courage d'entreprendre ce genre de trip seul on doit pouvoir trouver celui de chercher l'âme soeur que vous semblez attendre!J'espère lire bientôt un récit de voyage...partagé!Mais vous pouvez d'ores et déjà être fier de vous!😛
J'ai suivi ton compte rendu très plaisant à lire du début à la fin sans me manifester. Mais là, je dis : BRA-VO...... pour ton humour, tes ressentis (je suis contente de croiser une personne qui a ressenti la même chose que moi lors de la découverte de Death valley....). Et puis, surtout "chapeau bas" pour avoir "osé" partir seul.
bon dimanche ensoleillé
Sonia😎
Merci Valérie et Sonia pour vos retours, très touchants ! Merci de m'avoir lu 🙂
Du 28 au 28 : un samedi 28 mai à San Francisco (J31)
Je n'ai pas suffisamment filmé ce jour-là pour monter une vidéo intéressante. Désolé !
Dernière journée sur le territoire américain, mon avion décolle à 16h.
PRESIDIO PARK
Je quitte sereinement l’hôtel à 11h et m’offre une dernière virée avec la Nissan, du côté de Presidio Park. Ça aurait été dommage de rater tous ces charmants quartiers pavillonnaires en bords de vastes bois ! Il y a de grandes maisons, et des pick-up garés devant... Ça me rappelle la série « Notre Belle Famille ».
RETOUR DE LA VOITURE
Direction le parking d’Alamo, près de l’aéroport de San Francisco. Un vieillard peine à tenir debout et s’accroche littéralement à ma voiture pour avancer... Je découvre qu’il s’agit en fait d’un employé d’Alamo. Ce dernier contrôle brièvement le véhicule et est d’une amabilité rare. Il reste un fond d’essence, de quoi conduire une centaine de kilomètres et il ne me facture que 48 dollars.
RETOUR À PARIS/ANECDOTES...
Direction le terminal international (le terminal I). La file d’attente pour enregistrer les bagages est bizarrement très longue. J’y reste presque une heure ! Le roadtrip touche clairement à sa fin, je cherche ma voie pour atteindre la porte d’embarquement et là, le truc le plus improbable : je croise une collègue de bureau avec ses amis... Que le monde est petit ! Elle termine elle aussi un circuit dans l’Ouest, plus court et plus classique. Elle m'avoue avoir été déçue par Yosemite... J’ai peut-être bien fait de ne pas y aller, alors !
Le vol se déroule très bien. J’ai regardé deux films, ai avalé un Zolpidem entier et ai dormi environ 5 heures ! L’atterrissage à l’aéroport Charles de Gaulle se passe sans problème.
À la sortie du terminal je dégaine mon application Uber sur laquelle j’ai une réduction à utiliser... « Lâchez-moi cette merde », entends-je. C’est un représentant des taxis qui vient de m’adresser la parole. Haaaa... La France... Il m’assure que mon trajet ne dépassera pas 50 euros si j'utilise un taxi.
Bon. OK. Je reste solidaire avec les taxis et accepte l’idée. Je monte dans une vieille 307 break, sale à l’extérieur comme à l’intérieur mais bon. OK. Je reste solidaire. 60 euros plus tard je suis passablement énervé et demande à mon chauffeur de me laisser là, à 900 mètres de chez moi. Conclusion ? Prenez des VTC.
Je rentre et bonne surprise : mon bonsaï n’est pas mort ! J’ai appris depuis que c’est un ficus. Il vous passe le bonjour.
C’est ainsi que prennent fin mon voyage et mon carnet. Merci encore à l’internet, à VoyageForum, à Roadtrippin, à Sunset Blvd, au blog de Itat, à Monsieur le Prof de Twitter, à Clément pour les musiques dans les vidéos, à Régis qui m'a confié sa caméra, à Clara qui m'a encouragé à partir dans ce roadtrip, à Nico qui m'a laissé trier mes vidéos au boulot, aux gens qui m’ont inspiré et aidé dans la préparation (27fifi, ITW88, Estren, Gungan99, 69Eric, Calisson, Marielle69, BastinJ, Pong, Durandale, Orionide, Jpg13, Sonia67, Olivier50, … (désolé si j'en oublie)) et ceux qui m’ont répondu et encouragé dans ce carnet. Quelle aventure !
Je posterai très vite une petite conclusion avec un détail du budget notamment.
Salut Yann.
Bien sûr je n'ai pas perdu une miette de ton carnet, même si je ne me suis pas souvent manifesté...
Je t'avouerai même que j'attendais impatiement tes messages quotidiens...
Un grand BRAVO pour ton carnet, ton humour, tes vidéos, ton courage de partir seul, ta préparation en amont, tes activités WTF, tes confessions incroyables (jamais mangé de pizza ?? j'ai du mal à le croire !)
Les remerciements en fin de carnet font toujours plaisir. Malheureusement Durandale ne pourra pas les lire puisqu'à l'heure qu'il est, il doit être en train de chevaucher les plaines du far-west aux cotés de Sitting Bull ou de Cochise...
Merci pour le partage.
A+
Eric
J'ai également suivi ton carnet de voyage depuis le début donc je me devais de te remercier.
J'ai beaucoup aimé le ton de ton compte rendu. C'est un road trip classique que tu as rendu
vraiment passionnant avec toutes les petites histoires et découvertes. C'est vrai qu'un voyage tout seul favorisera forcement les rencontres.
J'ai bien rigolé lorsque tu as essayé la " love test machine" au musée mecanique de SF, bon " old fashioned " c'est mieux que "dead fish" :)
Ah oui, bravo pour les petites vidéos (très bon complément au récit)
A bientôt j'espère pour d'autres carnets de voyage!
Oh ça y est c'est fini, sniff🙁
Mais c'était un très beau carnet, passionnant, félicitations pour ton travail!
J'ai hâte de vivre tout ça à mon tour...dans deux mois.
Merci pour tes conseils, grâce à toi j'ai pu établir mon programme pour Séquoia.
Je te souhaite plein de beaux voyages à venir et nous aurons peut être droit à un autre très beau carnet en famille cette fois dans quelques années 😉
Bonne journée !
Bravo Yann !
Super carnet pour un "roadtrip clinquant" ! 😏
Bonne préparation en amont car je ne vois pas de fausses notes, et même au contraire des choix assumés (impasse sur Yosemite) qui sont les plus difficiles à faire en amont... 😉
Ta dernière anecdote sur l'employé senior d'Alamo m'a fait rire : tu as un don d'observation excellent ! 🙂
Encore félicitations pour les vidéos au montage serré : moins d'une minute à chaque fois, c'est très pro ! 😎
(d'ailleurs l'hébergement sur Youtube c'est pratique au final).
Voilà 31 jours bien remplis : j'ai hâte de lire tes futurs post pour aider les futurs voyageurs sur le forum, bienvenu au Club !... 😇
Bonjour
Juste un petit mot pour te dire que j'ai vraiment apprécié ton compte rendu (le ton est particulièrement bien trouvé !).
Je conseille à tout le monde de visionner les vidéos à la suite sur YouTube, ce qui renforce le ton road trip du carnet.
Bref, un régal
Bonne continuation
Stéphane
Alooors j'ai suivi le conseil de Stéphane et vraiment Yatre magnifique boulot à l'image de ce carnet!!!Et j'ai découvert qu'en plus d'être intelligent , drôle , sensible, talentueux et courageux vous êtes aussi très bôôôô!!!Ce n'est pas possible cette histoire de célibat vous le faites exprès!!!
Wouah ! Merci à tous pour vos gentils messages, tellement bienveillants. J'ai également une grosse pensée pour Durandale qui m'avait beaucoup aidé.
Je suis très heureux de constater que vous avez été plusieurs à me lire et me suivre. J'ai compris également que mes commentaires avaient réellement aidé des personnes à avancer dans leur préparation et j'en suis particulièrement fier ! J'espère avoir de nouvelles opportunités de me rendre utile et de partager mon expérience sur ce forum 🙂
Je t'avouerai même que j'attendais impatiement tes messages quotidiens...
Un grand BRAVO pour ton carnet, ton humour, tes vidéos, ton courage de partir seul, ta préparation en amont, tes activités WTF, tes confessions incroyables (jamais mangé de pizza ?? j'ai du mal à le croire !)
JA-MAIS. Il faut un début à tout ! En tout cas merci Eric ; les discussions que tu as lancé au sujet de ton propre roadtrip et les quelques messages privés que nous avions échangé ont été de vraies références pour moi. Je ne me serais jamais arrêté à Hackberry si tu n'en avais pas parlé par exemple ;)
déjà finit snif! j'ai adoré ton carnet !!!!!
et oui l'amabilité française au top!!
Ca va pas trop nostalgique?
Merci beaucoup Magali ! Je n'ai bizarrement pas subi de dépression post-voyage... En revanche j'espère retourner un jour à San Francisco pour finir le travail : tout voir et tout essayer !
Ce voyage a été un tel projet ! J’aurais aimé dire qu’il m’a changé mais ce n’est pas tellement le cas. J’ai découvert le bacon, les scrambled eggs et la pizza mais au fond je suis le même garçon. Un an plus tard, organiser un déplacement reste une mission quasi-insurmontable… Aujourd’hui encore j’ai du mal à croire que je sois parti aussi longtemps et aussi loin ! Ça a d’ailleurs été un réel aboutissement que de rédiger le carnet, monter les vidéos et tout partager ici.
Ci-dessous : la musique qui m’a accompagné tout au long de ce projet. De mes nuits de préparation devant l’ordinateur jusque sur les routes américaines. Aujourd’hui c’est une véritable madeleine de Proust !
www.youtube.com/watch?v=YqeW9_5kURI
LE BUDGET
Peut-être qu’un jour, quelqu’un aura le même projet que moi : partir seul dans un roadtrip aux États-Unis et en profiter sans concession. Alors je me suis dit que ça pourrait être intéressant de partager mon budget pour ces 31 jours.
Le vol a coûté (avec les assurances et les options) : 1148 euros.
Mes 30 nuits d’hôtel ont coûté 3670 euros au total (toutes taxes comprises) soit environ 122 euros la nuit. Pour information, avec les cashback d’iGraal j’ai récupéré 225 euros directement versés sur mon compte et grâce au système de fidélité sur Hotels.com j’ai pu m’offrir un week-end de deux nuits dans un bel hôtel lyonnais en échange de 40 euros seulement.
J’ai dépensé 370 euros en essence. La location de voiture a coûté 840 euros. Il faut ajouter 82 euros de parking.
Pour le divertissement (Les studios Warner, ceux de Universal, le survol du Grand Canyon, celui du Lake Powell, les spectacles à Vegas, Dig This, le stand de tir, Alcatraz de nuit, les randonnées équestres, les musées, la location d'un vélo, etc.). Mon budget s’élève à 1830 euros.
Me nourrir m’a coûté 320 euros.
Les souvenirs achetés m’ont coûté 312 euros.
Les entrées dans les parcs (comprenant le pass America The Beautiful) m’ont coûté 267 euros..
100 euros de taxis, 50 euros pour louer un PC portable, 10 dollars en lessive, 13 euros d’ESTA
Une information complémentaire. J’ai retiré 1100 dollars aux distributeurs là-bas, en plus des 500 dollars amenés dans la valise.
Soit un total de 8700 € nets. BOUM !
CASHBACK
Sur cette somme dépensée, j’ai finalement récupéré 225 euros grâce au système de cashback. Dans mon exemple, j'ai utilisé iGraal.
Explication : plutôt que de taper directement hotels.com dans la barre de navigation, on passe d’abord par iGraal pour aller sur hôtels.com. Une fois qu’on quitte avec joie le Yavapai Lodge ou à reculons le Motel Capri, on reçoit un e-mail du type « Bonjour, merci d’être passé par iGraal avant de réserver votre chambre. Comme vous êtes sympa on vous rembourse 6% du prix que vous avez payé »
Sur un roadtrip de 30 nuits, ça compte.
Si mon carnet vous a plu ou vous a été utile et que vous êtes sur le point de réserver vos hôtels, je vous invite à vous inscrire sur iGraal grâce à ce lien de parrainage : fr.igraal.com/...ain=AG_56362615afaa8. À chacun de vos achats, iGraal me versera l’équivalent de 10 % de votre cashback (soit 10% des 6%. À moi la fortune !) Si vous vous en fichez, vous pouvez également vous inscrire sans passer par mon lien : www.igraal.com :)
LES VIDÉOS
Tant qu’on est dans la partie auto-promo…
Toutes les vidéos que j’ai montées pour ce carnet sont lisibles dans cette playlist : Du 28 au 28. Valérie et Stéphane l'ont évoqué plus haut : enchaîner les vidéos rend encore mieux compte de l'expérience que j'ai vécue ;)
Je vous invite également à découvrir mes quelques autres vidéos (qui n’ont aucun rapport avec les voyages, par contre) : la chaîne de Yatre.
LE ROADBOOK
Pendant ma préparation, j’avais aperçu plusieurs manières de présenter un roadbook. Chacun m’avait inspiré alors je transmets à mon tour un extrait de ma version. Je m'y suis beaucoup référé pendant ce voyage ; j'avais pris un malin plaisir à le mettre en forme, créer des styles et multiplier les formules sophistiquées dans Excel !
LES APPLICATIONS SMARTPHONE
Mon smartphone m’a été très utile (et pas que pour la musique et les podcasts). Sur mon iPhone, je ne pouvais pas accéder à l’App-Store français... Donc attention à bien télécharger ce dont vous aurez besoin avant de décoller. Je vous conseille de prendre :
Le GPS Here (qui marche hors-ligne)
L’application Chimani de chaque parc naturel
L’application Trip Advisor
L’application du Getty Center
Une carte des transports en commun
Tip Calculator (pour calculer le pourboire à laisser)
Google Traduction
Une version PDF de votre roadbook (j’ai fait 1 PDF/semaine pour pas trop galérer)
L’application de votre compagnie aérienne
Une application de VTC pour le retour ;)
Enfin, avant de décoller j’ai acheté le guide « Lonely Planet » en version papier, au cas où je me retrouve sans connexion, que je perde mon roadbook et que ma version PDF ne fonctionne plus. Finalement tout s’est bien passé et je l’ai peu utilisé, tout juste pour me rassurer et compléter mes informations. C’était une sécurité !
Je crois que j'ai tout dit. Ca y est ! Mais je reste dans les parages 😉
Super récap, très parlant avec ton diagramme !
J'aime bien aussi la présentation de ton roadbook, c'est à la fois clair et complet. Moi je change de présentation à chaque fois !
Ca fait plusieurs fois que j'entends parler d'iGraal, va ptêt falloir que je m'y mette ! Je dois dire que l'idée de partir gratos en we me plaît bien... 😎
Superbe! Je suis restée dans l'ombre jusqu'ici, mais j'ai suivi avec délice chaque étape de ce séjour et je n'ai qu'un mot : bravo! 😉
Comme on dit chez nous, ça prend du "guts" pour faire un tel voyage seul et juste pour ça je vous lève mon chapeau. Ça m'a par contre donné une envie folle de me lancer dans un roadtrip seule (à plus petite échelle j'en conviens)... on verra ce que l'avenir me réserve.
Merci encore pour ce partage et bonne journée!
Couack
Sympa le diagrame des dépenses ! 🙂
On visualise vite les gros postes, les incompressibles, et les autres...
d'après tes chiffres, ça revient à 280€ par jour...
et visiblement les hôtels représentent le gros morceau !
Pourtant à 122€ en moyenne, ce n'était pas extravagant...
Il me semble que sur ce poste de dépense, seul le recours au camping, aux nuits dans la voiture, et à Airbnb (ou similaire) peut faire descendre la note...
D'où aussi l'intérêt il me semble de réserver à l'avance, contrairement à la philosophie parfois annoncée sur le forum : "je ne veux pas m'engager (réserver à l'avance), je préfère choisir au dernier moment, sur place, selon l'humeur du moment..."
Eh bien moi je serais curieux de lire au final combien ça a coûté et le rapport qualité-prix de ces logements "à l'arrache" ! 😇
Bizarrement, on ne lit pas aussi souvent les carnets de ces voyageurs épris de liberté... 😏
C'est marrant j'étais à la même période à Los Angeles et je n'ai pas vu non plus le quartier wisteria lane que ma femme voulait voir. Autre anecdote marrante, je logeais aussi dans le motel coral sands à hollywood, en tout cas je suis le road trip :)
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième…
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It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations