J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne :
- Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms)
- Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit)
- Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour)
- Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros
- Extras : 145 Euros
- Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour.
A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement :
o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport :
o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant.
o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute.
o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route.
o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande !
o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde.
o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement.
o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas :
o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit.
o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus.
o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras :
o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins.
o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur !
o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Il faudra me donner un peu de temps pour mettre dans l'ordre dans mes idées .... et je suis tellement occupé par ailleurs!
Mais juste pour permettre de patienter, et tenant compte des priorités bien connues de l'audience que je pense être principalement Française, voici quelques photos sur la nourriture à Bogota, notre premier point de chute en Colombie.
- Les 2 premières photos sont notre premier repas de midi à Bogota, dans une « asadera » (ou un « asadero » ?), c.à-d. une rôtisserie quelque part entre la Candelaria et Chapinero. On repère ces rôtisseries facilement par les viandes grillant à l’entrée. L’endroit était une cour intérieure très propre et agréable, et bien fréquenté, visiblement par des gens prenant leur pause de midi, classe sociale moyenne. Il y avait 2 chanteurs habillés « folklorique », c.à-d. style « vaquero » (cowboy), grattant de la guitare. Ce n’est pas du bluff, ies gens sont visiblement fiers de leur culture de « vaqueros », et ici en particulier style « llanero » par référence aux Llanos, immense région à l’est des cordillères Andines. La viande était excellente. Cela nous a coûté quelques 10 Euros pp.
- Les photos 3 et 4 sont des décorations murales représentant cette tradition, dans une autre rôtisserie.
- La cinquième photo, c’est la partie la plus intéressante de notre petit déjeuner: le « tamal », pâte de mais + légumes + viande cuits à la vapeur dans des feuilles de mais. Très bon, très nutritif. A part cela, il y avait aussi 2 œufs sur le plat + une soupe + 1 croissant + un café. Le tout pour à 3 Euros pp. On se retrouve bien calé pour pas cher !
- Enfin, une canette de « Club Dorada », l’une des bières les plus représentatives du pays. Nous n’avons presque jamais trouvé de bière à la pression. Bière acceptable, sans plus.
Notre premier point de chute en Colombie. C’est le matin. Notre première priorité est de nous acheter une SIM locale. Dans le hall d’arrivée, un homme nous accoste pour nous demander ce que nous cherchons. Il nous mène à un autre homme qui va nous arranger tout ça. Nous nous méfions un peu – nous n’avons encore aucune expérience du pays - mais nous le suivons et en fait tout se passe très bien, il nous installe des SIM Claro à un tarif qui semble honnête. Au stand du coin, nous chargeons les SIM de quelques Euros et nous laissons tenter par les « empanadas ». Premier contact avec ces espèces de feuilletés typiques du pays, croûte de mais assez épaisse, viande et légumes à l’intérieur, on les trouve partout, ça coûte une misère, ce n’est parfois même pas trop mauvais et de toute façon ça cale bien !
Deuxième priorité : comment se rendre en ville. Là, nous pataugeons. Juste dehors, il y a quelques arrêts de bus mais lequel prendre ? Nous avons beau demander mais on nous renvoie 2 ou 3 fois à un autre endroit. Nous finissons par comprendre vaguement qu’il faut prendre un certain bus, nous attendons à l’arrêt, mais on nous dit qu’il faut acheter les billets dans le hall d’arrivée. Encore quelques hésitations avant de trouver la petite cabine où se vendent ces fameux billets. Nous joignons la queue de quelques 20-30 personnes. L’attente n’est pas longue, notre tour arrive. Nous cafouillons dans notre Espagnol tout rouillé. Aucune manifestation d’impatience de la part des gens derrière nous, au contraire, ils sourient et interviennent gentiment pour nous conseiller : « Prenez donc un billet de 5000 COP (1.4 Euros) ça vous suffira bien pour tous les deux ! »
Retour à l’arrêt du bus. Notre attente n’est pas longue. Le bus nous emmène au « Portal », nous dit-on, à 3-4 kms de l’aéroport. Là, nous faisons une drôle de mine : il y a des dizaines d’arrêts de bus de tous les côtés, nous ne comprenons rien au système de numéros qui nous semble bien compliqué, et il y a une de ces foules ! Dans la cohue, nous devons demander à plusieurs reprises. Un jeune couple nous indique le « bon » bus. Le bus arrive, plusieurs dizaines de gens s’y entassent, nous y compris. Il semble qu’il n’y ait pas de ticket supplémentaire à acheter. Nous pensons bien sûr au risque de vol et gardons l’œil sur nos bagages.
Les kms défilent. Nous avons du mal à voir ce qui se passe dehors, il y a tellement de monde dans ce bus ! Nous ne comprenons strictement rien aux numéros, toujours des numéros, affichés aux arrêts successifs, que nous avons peine à entrevoir. Dans une situation pareille, une seule solution : se décontracter et s’en remettre au destin ! Et ça marche ! Le même jeune couple, celui du « portal », qui semblait avoir disparu dans la mêlée, ne nous a pas oubliés et nous fait signe par-dessus une bonne douzaine de gens : « il faut descendre ici et prendre un autre bus ! ». Ils descendent avec nous et nous mènent à « notre » porte. Les arrêts sont des plateformes encloses, comme des cages, avec plusieurs portes qui s’ouvrent et se ferment selon les mouvements des bus – c’est un système que nous avons retrouvé dans d’autres grandes villes en Colombie et même à Quito.
Arrivés à « notre » porte donc, une jeune femme prend le relais du jeune couple (toujours le même), et descend avec nous à quelques centaines de mètres de notre destination. Depuis l’aéroport, cette jeune femme, très jolie soit dit en passant, est la première personne à parler Anglais – elle a bien vu que notre Espagnol est un peu hésitant !
Quelques minutes plus tard, nous arrivons à notre hostal. Ça a été une petite aventure mais tout s’est bien passé et les 5000 COP que le trajet nous a coûté doit être un record ! Certes, c’était bien intimidant, cette « plongée » dans une mégalopole de près de 10 millions d’habitants, mais nous somme impressionnés par la gentillesse et la prévenance des gens. Cette première impression favorable des Colombiens sera plusieurs fois confirmée pendant notre voyage.
C’est encore le matin. Le petit déjeuner pris dans l’avion et les empanadas que nous avons mangées à l’aéroport sont déjà lointain. Le petit creux que nous commençons à sentir s’ajoute à notre curiosité naturelle pour nous pousser hors de l’hostal. Nous sommes dans le district de Chapinero, un peu au nord de la Calle 67. Les rues avoisinantes sont assez tranquilles et bien praticables pour les piétons. Nous n’aurions pas été étonnés de nous retrouver dans une jungle urbaine comme on en trouve souvent aux USA, mais non, ça mérite d’être noté : nous avons trouvé qu’il était facile de se déplacer à pied à Bogotá, comme d’ailleurs dans presque toutes les villes où nous sommes allés en Colombie.
J’ai déjà parlé de la nourriture et même illustré le sujet de quelques photos, donc je ne reviendrai pas trop là-dessus. Rappelons quand-même qu’après s’être envoyé une soupe, un tamal, 2 œufs sur le plat, un croissant (pas trop mal, le croissant !) et un café, le tout pour 3 Euros par personne, on est satisfait pour quelques heures !
L’hostal nous a appelé un « Uber ». En route pour le Musée de l’Or, qui se trouve dans La Candelaria, un autre district bien connu. A mi-chemin, nous sommes arrêtés par la police. Notre conducteur, un petit vieux, maudit sa mauvaise chance. Ça fait 1 an qu’il fait ce boulot et c’est la première fois qu’il se fait contrôler. Car voilà, Uber est interdit, nous dit-il. Moi et A, nous sommes assis à l’arrière de la voiture, il sera difficile de nous faire passer pour des amis ! L’homme descend et va s’expliquer avec les policiers. Nous ne voyons pas ce qui se passe, mais ce n’est pas long et nous reprenons notre route. Le trafic était assez léger et le trajet n’a pris qu’une bonne demi-heure.
Nous-mêmes, nous aimons bien les musées mais nous n’en abusons pas. Mais les voyageurs parlent tellement du Musée de l’Or de Bogotá, comment ne pas aller voir sur place de quoi il s’agit ? L’entrée coûte une bagatelle. C’est exactement le genre de musée qui nous convient : les collections sont présentées sur 3 étages de dimensions respectables mais non énormes. Nous sommes loin du Louvre ! Ce n’est pas pour dénigrer le Louvre, mais même si on se limite aux Antiquités Orientales, ou à l’art Islamique, par exemple, on en prend plein les pattes !
Pour faire simple, il s’agit ici de 2 collections principales : les bijoux et ornements en or, et les poteries. Les objets en or sont souvent en « tumbaga », un alliage d’or et de cuivre, mais l’un comme l’autre, ça éblouit ! Je montre qu’une photo, celle d’un pendentif qu’on s’accrochait au nez, ou était ce aux oreilles, je ne m’en souviens plus trop bien.
Il y avait de toute évidence une quantité phénoménale d’or dans les Amériques découvertes par les Espagnols. L’excuse pour les atrocités qu’ils ont commises envers les Indiens était de leur apporter les bienfaits de la civilisation et de la « vraie religion ». Car les Indiens, bien entendu, « étaient des idolâtres ». Mais les Espagnols ont été tellement aveuglés par l’or des Amériques qu’on peut bien dire que la véritable idolâtrie était la leur vis-à-vis de l’or !
Mais prenons un peu de recul et admettons que si les Espagnols se sont distingués par leurs cruautés, toute autre nation Européenne (ou autre) se serait peut-être bien comportée de la même façon. Soit dit en passant qu’on a peut-être aussi exagéré l’importance de l’or des Amériques pour l’Espagne. Le budget annuel de l’Espagne, au début du 16-ème siècle, dépassait le million de ducats, alors que l’or des Amériques ne totalisait que quelques 200 à 500,000 ducats dans une « bonne année ». Il faut dire que Charles Quint qui régnait alors était extrêmement dépensier. Ses besoins financiers étaient à la taille de son empire Européen et c’était à la Castille de payer…. C’est un raccourci que de parler des « Espagnols ». L’entreprise Américaine a été longtemps une chasse gardée de la Castille.
Revenons au musée, mais passons aux poteries. Les poteries sont absolument magnifiques. Je ne peux pas me retenir à en poster quelques photos. Elles démontrent bien qu’il y avait plusieurs cultures bien développées en Colombie. Malgré la géographie compliquée, il me semble évident qu’il y avait un bon réseau de communications tout le long des Andes, et probablement jusqu’au Mexique : les experts discernent sans doute les traits caractéristiques de telles ou telles cultures précolombiennes, ce qui fait penser à leur isolation, mais n’y-a-t-il pas beaucoup de similitudes ?
Qu’on me pardonne une autre petite remarque : si on dit « Indien » en Français, dire « Indiano » en Espagnol ne passe pas, cela laisserait plutôt entendre « Indien de l’Inde ». Aux Amériques, on dit « Indígena ».
Nous passons en tout près de 2 heures dans ce musée. Le faire en moins, ce serait cavaler, et on pourrait facilement y passer 1 ou 2 heures de plus si on se mettait à lire toutes les explications. Mais 2 heures, le musée les vaut bien !
Dehors, il fait beau. Il y a eu 2 ou 3 petites pluies fines ce matin, pas désagréables du tout. L’air est frais, mais nous apprécions un soleil printanier – dans un contexte Français, je dirais plutôt mois de juin que mois d’avril.
Je suis également de retour de Colombie...et comme toi j'ai trouvé les paysages époustouflants....et apprécié la gentillesse des colombiens;
En 23 jours, aucune sensation d'insécurité (tout en restant prudent bien évidemment...).
Et comme toi j'ai trouvé qu'ils avaient la main lourde sur le sel 😛
Sortis du Musée de l’Or, nous allons de l’autre côté de la petite place pour jeter un œil à l’église de San Francisco. Comme presque toutes les églises que nous avons visitées en Colombie, celle-ci est belle. D’autant plus qu’elle date du 16-ème siècle, ça lui donne une certaine dimension qui échapperait peut-être si on ne s’arrêtait qu’à l’architecture (étant Européens, nous sommes un poil blasés concernant les vieilles pierres). Et comme dans toutes les églises que nous avons visitées en Colombie, il y a du monde dedans. Les fidèles semblent être présents à toute heure ouvrable. Nous sommes dans un pays catholique à 90%, ça se remarque !
Un autre lieu historique en plein cœur du district de La Candelaria, la Plaza de Bolívar, n’est qu’à 10 minutes à pied. La place tient ses origines des tous premiers jours de la colonisation, mais la place a dû bien changer entretemps. Au centre trône, si on peut dire, la statue du général Simón Bolívar, qui elle date du milieu du 19-ème siècle.
La fondation de Bogotá date de 1538, quand les Espagnols ont vaincu les Muiscas, peuple qui semble avoir eu une certaine importance dans la région. Le nom original de la ville était Santafé, et la région avait reçu des Espagnols le nom ronflant de Nouveau Royaume de Grenade.
C’est une belle place, entourée d’édifices agréables à l’œil et qui mériteraient sans doute d’être examinés de près, mais comme je l’ai déjà dit, si nous aimons les détails historiques et apprécions l’art, nous ne sommes cependant pas des obsédés. Avant d’aller voir plus loin, je dois mentionner les deux jeunes Chinoises absorbées dans une séance photographique avec force clowneries : poses avec les bras étendus voulant « offrir » la place, poses avec les doigts en « V » (une manie répandue en Asie), sauts en l’air etc. Ce seront les seuls touristes Asiatiques que nous verrons en 6 semaines, à l’exception peut-être de Carthagène et Quito.
C’est notre premier jour dans le pays et nous avons un jetlag de plusieurs heures à digérer après un long vol, mais nous ne nous sentons pas fatigués. Et puis il fait beau. Ah ce climat printanier, un délice ! Plutôt que prendre un taxi, nous décidons de retourner à pied à Chapinero où se trouve notre hostal. Ça nous fera quelques 7 ou 8 kms mais nous sommes jeunes, que diable ! Enfin, avouons-le quand-même, j’affiche tout de même quelques dizaines d’années de plus que A (mon fils, je le rappelle).
Nous n’avons pas de carte de la ville sur nous, mais nous trouvons assez facilement la direction à suivre. Il suffit de remonter par les carreras, qui sont orientées sud-nord, et à emprunter les calles transversales si nous voulons passer d’une carrera à l’autre. De plus, nous ne sommes pas loin de la montagne qui borde Bogota sur son flanc oriental, ce qui nous donne un énorme point de repère supplémentaire. Pas besoin de boussole !
Mon fils A se trimbale avec un Nikon accroché à un harnais solide passé en bandoulière. L’appareil pendouille sur sa hanche comme si c’était un flingue qu’il pourrait dégainer à tout moment. C’est assez voyant. A est un photographe professionnel et ce voyage, c’est aussi du travail pour lui. Donc il « chasse », il cherche des sujets à photographier. Peut-il en même temps garder son attention fixée sur les dangers potentiels autour de nous ? C’est notre premier jour ici et j’ai bien à l’esprit tous les commentaires persistants sur les problèmes de sécurité fréquents en Colombie (comme dans presque toute l’Amérique Latine). Il y a du monde et j’ouvre l’œil. Je ne sais pas si c’est le fait d’être à 2, et surtout 2 hommes, ou si c’est tout simplement la carrure d’A (il fait 1 m 85 bien passés, et c’est un costaud sans avoir une musculature ridiculement gonflée), mais tout se passe bien, en fait. Nous n’aurons d’ailleurs jamais le moindre pépin de tout notre voyage en Colombie, y compris la petite semaine pour finir en Equateur.
Les rues sont bien animées et pas désagréables du tout. Il y a 2 parcs sur notre chemin, entre la carrera 7 et les flancs de la montagne : le Parque de la Independencia et le Parque Enrique Olaya Herrera, bien verts et tout. L’impression générale, c’est d’un croisement entre l’Europe méridionale et l’Amérique du Nord. Mais en fait nous ne trouvons pas de comparaison facile …. et c’est tant mieux. Vive l’exotisme !
Je ne suis moi-même qu’un photographe amateur et je ne dispose que de mon portable, mais comme A ne s’intéresse pas du tout aux photos « touristiques » (quand je lui parle de photos, il a tendance à être assez arrogant et méprisant), c’est à moi de les faire. J’en donne 2 ou 3 exemples : la jungle urbaine de Bogota a ses côtés sympathiques.
Nous avons pas mal marché nous aussi dans Bogota, et j'avais mon appareil un CANON (bon pas pro...) et franchement nous ne sous sommes jamais sentis en insécurité.
C’est gentil de me suivre, mais il ne semble pas qu’il y ait beaucoup d’autres gens qui le font, à part toi. Peut-être est-ce mon style …. Endormeur ? Trop longuet ? Je me demande si je ne ferais pas mieux d’abréger, peut-être en me contentant de poster quelques photos représentatives avec quelques brefs commentaires ?
Mais non, il y en a d'autres qui vous suivent ...mais ne le disent pas . Mais vous pourriez peut-être résumer un peut plus, mais ce n'est que mon avis !
Bonjour, nous sommes revenus d'un mois en Colombie depuis 3 semaines et de mon côté je n'ai pas encore eu le temps de commencer mon habituel carnet de voyage.
Moi aussi j'ai adoré le musée de l'or à Bogota mais aussi celui de Botero. Et je lis avec plaisir ce que tu écris car cela me replonge dans notre fin du voyage. Alors merci pour ton compte rendu et les photos associées. A très vite j'espère pour la suite. Ph.
Je tiendrai compte de ta suggestion. Je dois dire que c'est un effort énorme que de retracer par écrit un voyage de 5 semaines (plus une petite semaine en Equateur).
Mais d'un autre côté, cela me permet d'utiliser VF comme un vide-poche mémoriel 😉
Bonjour, nous sommes revenus d'un mois en Colombie depuis 3 semaines et de mon côté je n'ai pas encore eu le temps de commencer mon habituel carnet de voyage.
Moi aussi j'ai adoré le musée de l'or à Bogota mais aussi celui de Botero. Et je lis avec plaisir ce que tu écris car cela me replonge dans notre fin du voyage. Alors merci pour ton compte rendu et les photos associées. A très vite j'espère pour la suite. Ph.
Bonjour Philippe!
Merci de te manifester! J'écris "long" mais aussi au compte-gouttes. Ca va me prendre dun temps pour arriver au point final!
Bonjour
Je sais le travail que cela représente et l'importance de garder une trace. C'est pour cela qu'en ce qui me concerne je tiens un blog pour me rappeler mes voyages. Bonne continuation.
Le soir, nous partons à l’aventure le long de la carrera 11, entre les calles 69 et 71, au nord de Chapinero. Pas besoin d’aller bien loin pour trouver plusieurs restaurants pas mal du tout. Nous nous offrons notre première bandeja paisa du voyage. Croyez-moi, ça vaut le déplacement ! Le plat est tellement chargé de calories que ça devrait être interdit !
Nous voilà bien repus une fois de plus. Dans la calle 71, au coin de la carrera, la musique sort à flots d’un bar. Nous y entrons, un peu hésitants, il est tellement évident que nous sommes des étrangers. Nous pensions avoir un look passe-partout en Colombie mais pas du tout. Certes, nous avons des physiques assez « latino », mais nous sommes trop grands et les cheveux longs ce n’est pas du tout la norme chez les hommes par ici. Nous serions plutôt le genre " Sonny Crockett dans Miami Vice ", en version barbue, hahaha ! Ça aussi, la barbe, ce n’est pas du tout fréquent en Colombie. Mais nous ne pouvions pas le savoir.
Qu’à cela ne tienne, nous nous installons à la seule table libre au milieu d’une petite salle obscure (mais sans fumée, ouf !) et nous nous commandons une bière. Voilà, nous apprenons les paroles magiques « une Club Dorada », c’est avec l’Aguila la bière qu’on trouve partout par ici. On ne fait pas tellement attention à nous, en fait, sauf le barman avec lequel A entame une petite discussion.
La musique est bonne et il y a des gens qui dansent au fond. C’est de la salsa, bien sûr, mais aussi d’autres styles de musique, il y a de la variété en Colombie ! Nous nous amusons à suivre les paroles quand c’est du karaoké, des trucs du genre :
« …. Que la vida
No la quiere así
Sin verte
Prefiero la muerte …. Etc »
Dis donc, ce sont des grands émotifs, les Colombiens !
Il y aussi cette chanson « Angel o Demonio » qui nous plie de rire, celle où deux hommes caracolent sur leurs chevaux pour séduire une belle femme et lui demandent (c’est le refrain) à choisir entre les deux : « Cual es tu tu decisión ? ». Il y a de toute évidence une forte culture « cowboy » dans ce pays.
Merci pour ce carnet que je vas également suivre avec plaisir. j'envisage un voyage pour l'été prochain avec fils et mari. Nous n'aurons hélas que 3 semaines sur place. l nous faudra faire des choix c'est évident.
Ton carnet va, je n'en doute pas, m'aider à tracer mon itinéraire et à arrêter mes choix.
Nous ne parlons pas espagnol (à part qq mots pour mon fils qui a commencé il y a 2 ans), j'espère qu'on s'en sortira quand même !😛
Deuxième jour à Bogotá. Nous nous rendons au pied du téléphérique pour monter au Monserrate. C’est un jour de semaine mais il y a une longue queue, il nous faut bien une demi-heure avant d’entrer dans la cabine. Belle vue sur la jungle qu’on retrouve dès qu’on sort un peu des zones urbaines. La ville est à 2640m d’altitude moyenne, et le Monserrate la surplombe d’une hauteur de 3150m. C’est bien haut mais nous ne sommes pas loin de l’équateur, ne l’oublions pas !
C’est une visite agréable. Nous sommes un peu dans les nuages et il fait frais, mais une fleece légère suffit pour le faire oublier. Les photos montrent à quoi ça ressemble, c’est assez joli. On voit très bien comment Bogotá s’étale sur un immense plateau au pied de la montagne. Inévitablement, il y a une basilique au sommet. Elle date du 17-ème siècle mais a été complètement reconstruite à la suite d’un tremblement de terre en 1917, ce qui fait qu’elle n’a pas (pour nous) beaucoup d’intérêt esthétique. Mais elle est pleine de monde. Comme je l’ai déjà dit, les Colombines sont catholiques à 90% et ils prennent sérieusement leur religion.
A se retrouve entouré d’un groupe d’écoliers. Avec son allure de géant aventurier et sa gentillesse naturelle, il a toujours un succès énorme avec les enfants. D’autant plus qu’il se fait un point d’honneur à distribuer quelques polaroids après ses séances photographiques.
La queue pour prendre le téléphérique à la redescente est encore plus longue qu’à la montée. Ça nous donne l’occasion de bavarder avec les gens autour de nous. Notre Espagnol s’améliore à grande vitesse, ce n’est pas la pratique qui manque ! Les touristes étrangers sont rarissimes. Quant aux Colombiens eux-mêmes, ils sont charmants, frais d’esprit et faciles d’accès. Toujours disposés à une petite discussion. Ailleurs en Colombie, nous avons entendu les gens dire du mal des gens de Bogotá, comme quoi ils sont « agrios » (amers, revêches), mais les gens que nous rencontrons sont tous vraiment gentils. Certes, il y a beaucoup de touristes Colombiens venus d’ailleurs.
Nous décidons de retourner à pied de la station du téléphérique à Chapinero. Ça nous fera encore quelques bons 7 kms, un plaisir ! En route, nous sommes de nouveau frappés par la diversité architecturale de la ville. Il y a par exemple des moments où on pourrait se croire dans une ville Anglaise, avec des maisons style Victorien.
Le soir, de notre fenêtre, nous avons droit à un long spectacle de feux d’artifice, pas très loin de notre hostal. Peut-être une fête privée ? Ce ne serait pas étonnant, on a l’impression que les Colombiens sont du genre à faire la fête facilement.
Merci pour ce carnet que je vas également suivre avec plaisir. j'envisage un voyage pour l'été prochain avec fils et mari. Nous n'aurons hélas que 3 semaines sur place. l nous faudra faire des choix c'est évident.
Ton carnet va, je n'en doute pas, m'aider à tracer mon itinéraire et à arrêter mes choix.
Nous ne parlons pas espagnol (à part qq mots pour mon fils qui a commencé il y a 2 ans), j'espère qu'on s'en sortira quand même !😛
Bonjour,
Trois semaines, c’est mieux que rien mais effectivement il va falloir faire des choix difficiles. J’y ai passé 5 semaines et je pense sérieusement à y retourner en 2019 pour 1 bon mois, voire plus, histoire de re-visiter des endroits qui m’ont plu et aussi de visiter d’autres endroits qui me semblent intéressants mais où je ne suis pas encore allé. C’est 2 fois la France, la Colombie !
En tout cas, je conseille de travailler un peu sur l’Espagnol. Très peu de gens parlent Anglais. 2 ou 3 fois je suis tombé sur des Colombiens qui parlaient Français, et assez bien d’ailleurs, mais il ne faut pas compter là-dessus. Sauf si bien sûr vous vous limitez à des endroits hyper courus comme Carthagène. Mais aussi, quel dommage, l’Espagnol est une langue superbe, surtout comme on le parle en Colombie !
Nous étions au Pérou en été 2017, et c'est vrai que si j'avais parlé espagnol ça aurait été vraiment un plus...quelle frustration de ne pouvoir échanger avec les gens croisés au détour d'une balade...je comprenais un peu ce qu'ils me disaient mais j'avais incapable d'aligner plus de 3 mots...🤪
Je vais essayer de m'y mettre u peu quand même, surtout qu'on envisage plus le sud et la cote pacifique et pas du tout le coté Caraïbes, donc a priori moins touristique...
Je vais essayer de m'y mettre u peu quand même, surtout qu'on envisage plus le sud et la cote pacifique et pas du tout le coté Caraïbes, donc a priori moins touristique...
Bon choix je pense. Je ne peux rien dire sur la côte Pacifique, mais entre les montagnes (et le sud donc( et la côte Caribéenne, nous avons de loin préféré les montagnes : meilleurs climats + gens plus agréables + un Espagnol beaucoup plus clair et facile à comprendre.
Oui, nous avons bien apprécié Bogotá. Pour un étranger qui n’y connait rien, il n’est pas facile d’y justifier plus de 2 ou 3 jours. Mais nous pensons que si on s’y installe pour quelques semaines, voire plus, on y trouvera beaucoup d’activités sympathiques et intéressantes.
Nous avons aimé l’architecture urbaine et le climat qui semble mélanger tous les printemps possibles en rapide et imprévisible succession.
J’allais oublier, en vrac :
- - Le téléphérique pour Monserrate, c’est 20,000 COP A/R par personne – soit moins de 6 Euros.
- - Expression courante dans les restaurants : « con gusto » = « avec plaisir ».
- - Beaucoup de commerces le long de la carrera 13 à Chapinero.
Mais il est temps d’aller voir plus loin. Le taxi nous dépose au Terminal de Transporte. Ce terminal se trouve à une bonne dizaine de kms de Chapinero, et à une demi-douzaine de kms de l’aéroport – mais le tout est bien dans la ville même, ça donne une idée des distances.
Nous avons à peine le temps d’acheter nos tickets pour le bus Bolivariano qui part à 8 heures, direction Manizales. Le trajet nous coûte 56,000 COP soit une quinzaine d’Euros, pour une distance de 300 kms.
La route est loin d’être une Nationale Française. Si le revêtement est en bon état, en revanche elle n’est pas large. De plus, elle est extrêmement tortueuse. Ce n’est pas étonnant, vu la topographie. Sur des centaines de kms, on ne compte plus les virages à travers les montagnes. Je conseillerai aux voyageurs susceptibles au mal des transports de prendre les pilules appropriées ! Ce mal s’appelle la cinétose : on apprend des choses quand on fait des voyages !
Bien souvent, on a l’impression d’être à quelques centimètres de la bordure de la route, au-delà de quoi il n’y a que des pentes abruptes sur des centaines de mètres avec strictement rien pour bloquer la chute. Ce n’est pas bien rassurant, il suffirait d’un moment d’inattention de la part du conducteur et ….. adiós amigos ! Mais le conducteur conduit bien, ainsi que les autres usagers de la route, contrairement à tout ce que nous avons pu lire avant de commencer notre voyage.
Le bus est propre et confortable. La seule petite critique que j’aurais, c’est que les fenêtres n’offrent pas suffisamment de vue sur l’extérieur. Les paysages sont superbes. Il y a des petites cabanes assez humbles ici et là, des vaches, des champs …. Les abords des petites localités que nous traversons me font penser au Nigéria, où j’ai vécu quelques années, mais en beaucoup plus propre et en beaucoup moins peuplé.
Cela résume en fait notre expérience des trajets effectués en bus sur des milliers de kms dans les montagnes.
Vers midi, nous avons un petit répit quand nous descendons dans la vallée très encaissée de la Magdalena, la rivière principale du pays. Le bus s’arrête à un restaurant juste avant le pont qui franchit la rivière, à l’entrée de la ville de Honda. Choc climatique à la descente du bus : il fait nettement plus chaud au fond de la vallée que dans la montagne.
L’après-midi, ce sont les montagnes entre Honda et Manizales, plus spectaculaires encore que ce matin. L’arrivée à Manizales sur le coup de 17 : 00. Vues sur plusieurs « communas » accrochées tant bien que mal aux flancs des collines escarpées qui semblent constituer la ville. Petite note : on nous a dit, plus tard, que « communa » est l’équivalent Colombien du terme Brésilien de « favela ».
Toujours aussi agréable ce retour sur ton voyage...
Par contre BOGOTA, ne nous a pas vraiment séduits au niveau architectural même si il y a de belles découvertes et de jolis musées (le complexe de musées Botero and co notamment mais aussi le charmant musée des colonies)...
Par contre je suis bien d'accord avec toi sur les paysages époustouflants que l'on découvre en bus....la région du Quindío notamment (dont je pense Manizales fait partie...)
En tout cas merci pour ce témoignage qui me replonge en Colombie🙂
Toujours aussi agréable ce retour sur ton voyage...
Par contre BOGOTA, ne nous a pas vraiment séduits au niveau architectural même si il y a de belles découvertes et de jolis musées (le complexe de musées Botero and co notamment mais aussi le charmant musée des colonies)...
Par contre je suis bien d'accord avec toi sur les paysages époustouflants que l'on découvre en bus....la région du Quindío notamment (dont je pense Manizales fait partie...)
En tout cas merci pour ce témoignage qui me replonge en Colombie🙂
Bonjour Sylvie,
Manizales est la capitale du département de Caldas. Le Quindío se trouve deux départements plus au sud…. Mais il y a une chose en commun, tous deux, le Risaralda qui se trouve entre, et le département gigantesque d’Antoquia (10 fois plus grand que le Loir-et-Cher ou la Haute-Garonne !(, tous ça forme la « région Paisa ». La culture « Paisa » est très importante en Colombie, il faudra y revenir….
Quant aux commentaires sur Bogotá et son architecture urbaine, tout est question de définition. Pour nous, moi et mon fils A, il ne s’agit pas seulement de la qualité de quelques édifices ou monuments, mais ce serait plutôt l’agencement et la succession des endroits quand on se déplace. Donc ce serait peut-être une définition « plus dynamique ». Peu importe, au-delà des termes "savants", ce qui nous a plu à Bogotá, c’est l’élément de surprise devant le mélange d’édifices modernes, de petites maisons peinturlurées « à la Colombienne », de belles maisons répliquant les maisons en briques de style en Angleterre, de rues commerciales animées mais poussiéreuses etc.
Et un plaisir de se balader avec ce climat printanier!
Merci pour la précision sur Manizales...je n'y suis pas allée et pour rejoindre le quindio suis passée par Medellin...mais, mes erreurs géographiques mises à part, c'est vrai que nous avons été éblouis par la beauté des paysages de la campagne colombienne...
Quant à Bogota, c'est vrai que c'est une ville surprenante....que nous avons d'avantage apprécier les deux derniers jours à la fin du voyage où nous avons pu encore nous balader...
Manizales est la capitale du département de Caldas. Une ville d’un demi-million d’habitants, à une altitude moyenne de 2200m. Il ne s’agit bien que d’une moyenne, car ça varie d’un endroit à l’autre. La ville est connue pour sa « topographie abrupte » : elle est formée de plusieurs collines et de plusieurs vallées. Le centre-ville, comme c’est souvent le cas dans cette région, se situe sur la crête de l’une de ces collines. A une extrémité de la ville, la colline reprend une espèce de sursaut et remonte encore de quelques centaines de mètres pour atteindre son sommet. C’est le quartier du Chipre, où on trouve la Torre Chipre, un mirador au bord de la route qui offre une vue spectaculaire sur la ville et les environs, et quelques bars et restaurants. C’est un lieu de promenade par excellence. C’est là que nous nous rendons le premier soir, en taxi car nous n’avons encore aucun sens de la configuration de la ville. Nous mangeons dans le restaurant Nanay Cucas qu’on nous a recommandé à l’hôtel. C’est bon, mais pas exceptionnel.
Le lendemain matin, nous remontons à pied la rue principale, la carrera 23. Nous sommes dimanche, la carrera, qui normalement est l’accès principal au centre-ville, est fermée à la circulation routière. Il y a une foule de gens qui s’adonnent à toutes sortes d’activités : vélo, footing, patins à roulettes, danse etc. C’est la grande sortie hebdomadaire et il y a de l��ambiance ! Juste avant le pont à l’entrée de la ville, la musique donne à plein. Un instructeur mène une cinquantaine de gens qui dansent un peu de tout, surtout de la salsa. Le temps est extra, pluies légères un soleil en alternance.
A l’autre bout du centre-ville, là où ça devient un peu plus « terre à terre », nous mangeons dans un asadero qui est tout ouvert sur la rue. Un homme âgé passe devant nous à cheval. Devant lui sur la selle, un petit garçon. L’homme semble s’être endimanché. C’est tout à fait l’image qu’on se ferait d’un cowboy tel qu’on voit dans les westerns. Ça aurait pu être l’une des plus belles photos du voyage mais nous sommes plongés dans nos assiettes et nous n’avons pas le temps de réagir, clip clop, clip clop, le cavalier et son enfant sont déjà trop loin !
C’est souvent comme ça dans les voyages, on passe à côté d’une superbe photo. Je suis sûr de n’être ni le premier, ni le dernier à vivre une telle frustration. Mais il y a une bonne leçon à prendre, c’est d’oublier un moment son appareil ou autre gadget et simplement profiter pleinement du moment.
Le centre-ville de Manizales n’est pas gigantesque mais il y a de quoi explorer. Les deux rues principales qui la traversent d’est à ouest, les carreras 22 et 23, ne font qu’un kilomètre et demi. De part et d’autre, on sort rapidement du centre par des calles parfois pentues. Tout est donc faisable à pied, et ce n’est pas désagréable du tout, au contraire. La ville est assez récente, datant du milieu du 19-ème siècle, mais a un certain caractère. Elle ressemble assez à une ville Européenne.
Je donne quelques photos pour en donner une idée. Sur un côté de l’immeuble jaune qui fait un coin de rue, on trouve le café Osiris. Il n’a peut-être rien de particulièrement notable, mais c’est le meilleur endroit que nous ayons trouvé pour nous asseoir et nous reposer. Et prendre un « tinto », le café typique de la Colombie. Ici, on le vend à 700 COP c.-à-d. 0.20 Euros. C’est quasiment donné …. Mais nous serions prêts à payer le double pour un café un peu plus « convaincant », car il faut bien le dire, c’est plutôt du jus de chaussettes ! C’est peut-être pire que le café aux USA. Et malheureusement, ce n’est pas une exception, non, c’est plutôt la norme en Colombie. Pourquoi ? Parce que, on nous l’a dit, tout le café de qualité est exporté.
Au café Osiris, où nous sommes passé 2 ou 3 fois, nous n’avons jamais vu qu’une seule femme …. La serveuse ! Il y a bien plusieurs petits cafés, pâtisseries et restaurants où les femmes sont tout aussi présentes que les hommes, mais l’Osiris, c’est un café typique, pratiquement monopolisé par la gent masculine. Il y a une grande sale de billard très animée à l’arrière. On joue surtout au billard « à la Française », le billard à 3 billes et sans trous.
Personne ne prête attention à nous et nous pouvons tranquillement observer …. Nous sommes en début d’après-midi. A quelques tables de nous, un homme s’écroule sur le sol, visiblement ivre. Ça fait bien rire. Nous avons fréquenté ce genre de cafés autant que nous avons pu les trouver dans notre périple de plusieurs semaines, pour l’atmosphère et pour jouer nous aussi au billard, mais nous n’avons jamais vu de comportements excessifs ou agressifs, tels qu’on pourrait l’imaginer avec une formule un peu simpliste en tête du genre « Colombie + machos + alcool ». Bien au contraire, nous avons toujours trouvé les gens plutôt paisibles et décontractés.
Et puis bien sûr, Il y a la cathédrale elle-même. L’intérieur est impressionnant et d’un style plaisant, même s’il s’agit d’une construction récente. La sculpture remarquable d’un dragon et d’un masque ajoute une touche énigmatique au parvis de la cathédrale.
Tournant le dos à la cathédrale, nous descendons le long de la calle 23 et arrivons en quelques minutes sur le « marché des fermiers », à quelques minutes du centre-ville de Manizales. Ça « sent » tout de suite plus la Colombie profonde, en tout cas celle que nous imaginions. Il y a pas mal de gens circulant par ici qui ont des looks dangereux. Ces deux mecs que nous croisons, par exemple, la machette bien longue pendue à la ceinture.
Mon fils A est toujours à la recherche de personnes intéressantes dont il pourrait tirer des portraits. Le travelo au coin d’une rue a exactement la touche qu’il faut pour quelques bonnes photos, mais A hésite à l’approcher pour demander sa permission et déployer son matériel.
Est-ce parce que nous ne sommes pas encore habitués au pays et que nous nous méfions trop ? Avons-nous trop en tête cette image du Latino dangereux, la tête de Danny Trejo dans ses films de « Machete », justement ? Il est en fait possible que l’endroit ne soit pas plus dangereux qu’un autre, mais nous ne nous sentons pas très à l’aise. L’endroit n’est pas très rassurant.
Nous remontons dans le centre-ville. Nous ne sommes pas trop le genre à faire les magasins, mais nous ne pouvons pas ne pas remarquer les vitrines de lingerie. Ce qui attire notre attention, ce sont les gaines spécialement conçues pour donner un « rebond » supplémentaire aux fesses féminines, et les mannequins qui montrent l’effet désiré : des courbes exagérées. Nous avions entendu parler de cette mode typiquement Colombienne, lancée paraît-il par les milieux mafieux du pays. Je mets quelques photos à l’appui, elles parleront pour elles-mêmes.
Nous n’avons cependant pratiquement jamais été frappés par des femmes dans la rue ayant de telles « courbes exagérées ». Ainsi est-il des voyages, n’est-ce pas ? Il y a l’image « carte postale » qu’on se fait d’un pays, mais quand on le visite on ne voit surtout que son aspect commun, banal.
Le soir, nous allons voir un film au Shopping Mall Fundadores. Il n’y a pas beaucoup de choix. Nous optons pour Santo Cachón, un film comique. L’affiche montre bien, une fois de plus, que les « courbes exagérées » des femmes sont un élément important de la psyché locale !
Personne ne semble réagir à mes derniers écrits. Pas même à cette mention des fessiers phénoménaux des femmes ! Peu importe, voici une nouvelle page sur Manizales.
Manizales – Chipre et la Colonisation Paisa
Le dernier jour à Manizales, nous allons à pied jusqu’en haut de la colline du Chipre, ce qui n’est après tout qu’une bonne petite marche. Les vues sur les environs sont superbes, malgré les nuages et la pluie. Nous nous sommes habitués à marcher à travers des bribes de nuages, depuis Bogotá ! Deux chiens sont nonchalamment couchés au bord de la route et donnent tout à fait l’impression d’apprécier autant que nous le paysage. Arrivés en haut, nous mangeons du mais passé au BBQ. Les Colombiens badigeonnent le mais avec une sauce au beurre bien salée, ça tache un peu mais c’est très bon.
Au sommet de la colline du Chipre, il y a un monument très intéressant qui vaut d’être vu. C’est une sculpture énorme et dramatique qui représente les souffrances que les colons ont dû endurer pour parvenir jusqu’à Manizales. Il n’y avait bien sûr pas de routes, et les gens ne disposaient que de bœufs et de mules pour transporter leurs biens à travers les montagnes. Jusqu’à ce jour, les « Paisas » gardent un certain respect pour les « arrieros », c.à.d. les conducteurs de mules, qui ont su vaincre tous les obstacles naturels à cette colonisation.
La colonisation ne remonte qu’au milieu du 19-ème siècle. La région de Manizales était peuplée à l’origine par plusieurs ethnies indigènes. Les Quimbayas étaient les plus importants. Les Quimbayas étaient fameux pour leur production de pièces d’or de très bonne qualité. Ils occupaient une vaste région au sud de Medellin et offrirent une résistance farouche aux Espagnols jusqu’au milieu du 16-ème siècle. Malheureusement, les travaux forcés et autres mauvais traitements infligés par les Espagnols, les révoltes, la famine, les maladies etc les décimèrent. Un recensement en 1628 ne comptait plus que 69 personnes, alors qu’ils étaient plusieurs dizaines de milliers à l’arrivée des Espagnols !
C’est une histoire bien triste et malheureusement répétée à travers toute l’Amérique Latine. Qu’est-il devenu des Indiens ? Dans cette zone centrale de la Colombie, le « pays Paisa », ils ne semblent plus être visibles, mais regardons-y de plus près. Le « territoire Paisa » comprend principalement les départements d’Antioquia, Risaralda, Caldas et Quindío. En 2005, la population comptait à peine 1% d’indigènes, répartis sur une cinquantaine de « resguardos », l’équivalent Colombien des réserves Indiennes des USA, et 9% d’Afro-Colombiens. Les 90% restants sont les « Paisas » à proprement parler, essentiellement un mélange d’Hispaniques de toutes sortes – beaucoup de Basques - avec 25% d’apport indigène et des petits ajouts de juifs et de gitans. A cause de l’isolation géographique, l’Espagnol des Paisas est réputé être resté proche de celui qu’on parlait il y a quelques siècles. En tout cas, il est très agréable à entendre.
A quoi ressemblent les Paisas ? Dans les pages suivantes, retraçant notre parcours entre Manizales et Medellin, j’aurai sans doute quelques photos qui le montreront.
Revenons à nos moutons et comme dit la chanson « il pleut, il pleut bergère…. ». Notre visite du monument érigé en l’honneur de la colonisation paisa est interrompue par une forte averse. Nous nous retranchons sur la tour du Chipre, qui semble jaillir des brumes comme un vaisseau spatial venu d’ailleurs. Nous mangeons au restaurant en haut de la tour, mais je ne conseillerai pas d’y aller, il n’y a pas grand choix. Je ne conseillerai pas non plus de payer pour visiter la tour, car il n’y a rien de spécial à voir et qu’on peut aussi bien admirer les paysages alentours en marchant le long du « mirador ». C’est souvent comme ça, tout le monde vous parle de « cette fameuse visite incontournable » et en fait ça ne casse pas des briques.
Il continue à pleuvoir et nous avons bien assez marché de toute façon. Nous arrêtons un taxi dans la rue et retournons à notre hôtel.
Si si nous avions nous aussi remarqué les mannequins des vitrines aux courbes impressionnantes et surtout que la Colombie est comme beaucoup de pays de l'Amérique du Sud utilisatrice de la chirurgie esthétique......
Au cas où cela pourrait intéresser certaines (certains ? .... sait-on jamais(, on nous a dit dans un de ces magasins qu’une de ces gaines coûtait 140,000 COP, c.à-d. 40 Euros. 😉
Nous avons été en Colombie et avons adoré. Par contre nous n'avons jamais fait le Brésil. Auriez-vous des road-book sur vos voyages au Brésil. Nous avons déjà beaucoup voyagé mais ni le Brésil et ni l'Argentine. D'avance un tout grand merci.
Nous avons été en Colombie et avons adoré. Par contre nous n'avons jamais fait le Brésil. Auriez-vous des road-book sur vos voyages au Brésil. Nous avons déjà beaucoup voyagé mais ni le Brésil et ni l'Argentine. D'avance un tout grand merci.
Je suis allé 2 fois au Brésil dans les années ’80 et ’90 et donc mes impressions d’alors ne comptent plus tellement. Sauf peut-être que j’ai beaucoup plus entendu parler d’agressions et de vols envers des étrangers qu’en Colombie. Plus récemment, je suis allé un nombre de fois à Rio mais pour des réunions de travail donc pas trop d’expérience touristique.
Au terminal routier de Manizales, le matin, nous n’avons qu’une petite demi-heure à attendre pour prendre le bus pour Salamina, au nord de Manizales mais toujours dans le département de Caldas. Le terminal est grand, propre, et facile d’usage (jpeg à l’appui (. A profite de notre attente pour prendre quelques photos d’une très jolie jeune femme, qui hésite un peu mais ne résiste pas au charme et aux bonnes manières de mon fils.
Le bus, un minibus plutôt, appartient à la compagnie Sideral. Le billet nous coûte 17,000 COP – même pas 5 Euros – pour 70 kms et 3 bonnes heures de route. Au départ, nous avons encore des vues impressionnantes sur les « communas » de Manizales, accrochées aux pentes raides des collines qui entourent la ville et noyées dans les brumes. Il a beaucoup plu hier soir, la journée s’annonce de nouveau pluvieuse.
Je me répète, je le sais, mais les paysages sont toujours superbes. Montagnes et torrents. Les petites maisons et cabanes sont souvent à flanc de montagne et donnent l’impression de ne pas tenir à grand-chose pour ne pas dégringoler de quelques centaines de mètres. Il y a de la verdure partout. Bananiers, bambous énormes, canne à sucre, et café bien entendu ! Beaucoup de nuages et petites pluies fréquentes. Il fait frais mais pas froid.
Je donne le lien d’une petite vidéo prise sur Mon Galaxy. Les fenêtres ne laissent pas beaucoup de champ et je ne peux rien contre les cahots fréquents sur la route. Qu’on me pardonne donc l’amateurisme de mes vidéos. Je peux garantir que l’expérience est beaucoup plus saisissante dans la réalité. Ah oui, aussi une vidéo du portrait du Christ à l’avant du minibus. Il était impossible d’en prendre une photo correcte. J’espère que mes lecteurs apprécieront le mélange d’extase et d’agonie de son visage ! Le catholicisme par ici, c’est assez poignant !
Devant nous, une femme d’une quarantaine d’années qui doit être la femme ou la compagne du conducteur, visage agréable, peau de pêche et longs cheveux noirs superbes. Elle doit avoir des ascendances Indigènes, ou alors serait-ce plutôt des ascendances hispaniques, voire gitanes ? Qu’on pense au mélange de populations avant même le départ d’Espagne : types méditerranéens, juifs sépharades, gitans, types germaniques à la suite des invasions Visigoths et autres, plus tout ce que les Maures auraient encore pu rapporter de l’Afrique du Nord ! Et on ajoute en plus de tout ça les indigènes Américains ! Pas étonnant qu’il y ait en fait tant de variété physique chez les Colombiens !
je partage vraiment ton avis sur la magnificence des paysages....idem quant au mélange des différentes ethnies, comme dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud d'ailleurs.
je partage vraiment ton avis sur la magnificence des paysages....idem quant au mélange des différentes ethnies, comme dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud d'ailleurs.
Le mélange ethnique varie beaucoup dans les proportions mais il me semble qu'il y ait 2 "ingrédients" principaux qu'on retrouve à travers toute l'Amérique du Sud: les Indiens ("indígenas"( et les Européens de tous bords.
Les autres "ingrédients" à ne pas oublier mais seulement importants dans certaines régions:
- Africains: surtout sur les côtes dans la partie nord, et bien sûr au Brésil.
- Arabes: beaucoup de Syriens et de Libanais sur la côte Caribienne. Shakira en est un bon exemple!
- Chinois: en Colombie, seulement un peu sur la côte Caribienne. Ailleurs, aucune idée.
- Gitans: des traces en Colombie - Gabriel García Marquez en parle assez dans ses romans.
- Juifs: probablement un peu partout.
Nous sommes arrivés à Salamina peu après midi. Notre repas nous coûte 35,000 COP à deux, soit tout juste 10 Euros. Nous prenons une chambre au Ciudad Luz, à 2 pas de la place centrale.
La petite ville – 20,000 habitants – est située à une altitude de 1800 mètres, mais dès qu’on s’éloigne du centre, les rues descendent raide sur les vallées avoisinantes. Il y a de l’animation, une course cycliste bat son plein. Apparemment, plusieurs équipes étrangères y participent, venues d’Espagne et d’ailleurs en Europe.
Nous flânons aux alentours, à la découverte de la ville et de ses habitants. Certains sont assez folklos :
- - le petit vieux au poncho qui ressemble à un sac de patates troué, plié par-dessus l’épaule comme c’est l’habitude quand on ne le passe pas par-dessus la tête, et aux brodequins usés. Un Charlie Chaplin local ?
- - le barbu un peu fou que nous croisons à plusieurs reprises, apparemment un employé municipal. Un autre Charlie Chaplin ?
Mais surtout, il y a une abondance de maisons peintes de couleurs vives, c’est vraiment remarquable. J’ai pris tant de photos qu’il va me falloir un peu plus de temps pour trier, mais je promets de revenir avec quelques unes pour essayer de donner une idée.
- Le soir, nous mangeons une bandeja paisa – ça commençait à nous manquer ! - pour 13,000 COP chacun, soit pas même 4 Euros.
Comme promis, voici quelques photos prises dans les rues de Salamina. Les gens font visiblement des efforts pour égayer leurs maisons !
Au hasard des rues, nous sommes arrivés au cimetière. Je crois qu’on trouve bien ce style en Espagne : des alignements de niches avec inscriptions, décorations florales, images pieuses. L’endroit est paisible et magnifique, d’autant plus qu’il se trouve à la limite de la ville et offre une vue spectaculaire sur les vallées et montagnes voisines.
Visiter un cimetière ouvre une fenêtre de plus sur les mœurs locales. Et comme c’est très beau, je ne peux que recommander à tout voyageur en Colombie d’aller en voir au moins un.
Le soir, nous allons jouer au billard dans un café de la carrera 6. Je n’ai jamais connu le nom du café mais il est facile à trouver, à quelques 100’s de mètres de la place centrale, le Parque Bolívar. La salle arrière est vaste, il doit y avoir une bonne vingtaine de tables et il y a toujours du monde le soir. Nous aimons jouer au billard – A est un débutant mais il apprend très vite et j’ai du mal à le battre.
Cette sortie agréable n’est pas ruineuse. Une bonne heure de jeu agrémentée d’un verre de rhum local, le « Ron viejo de Caldas », et une bière pour finir nous coûte la modeste somme de 9000 COP à deux, soit 2.5 Euros. Ce pays n’est vraiment pas cher !
A l’entrée du café, il y a une douzaine de tables où les gens jouent aux cartes ou tout simplement bavardent. Pas une seule femme ! Le dernier soir, un homme attablé seul devant une grande bouteille de rhum allonge une jambe pour nous barrer le passage. Il nous offre un verre et ne nous laissera passer qu’après avoir bu un verre avec lui !
Le rhum est un produit local, comme son nom l’indique. J’ai lu des avis mitigés sur le net :
- « This is a cane juice rum similar to the rhum agricoles and as such will have an unusual grassy, vegetal taste and aroma”
- « Buen aroma y en paladar algo dulce y fuerte »
- “In the nose: confectionery and bitter herbs. In the palate: sweetness, vanilla”
- “Strong aroma and taste of candied bananas, kind of easy to drink (I assume it has a lot of added sugar). Disgusting!”
Tous s’accordent à préférer le « rhum de Medellin ». Peu importe, c’est tout à fait buvable, surtout vu le prix.
Ils sont sympas, ces cafés, et typiques. Gabriel García Marquez n’en parle pas tellement, sauf peut-être dans sa nouvelle « En este pueblo no hay ladrones » - « Il n’y a pas de voleurs dans cette ville », où la petite frappe Dámaso vole les 3 boules du billard du seul café du patelin.
Je ne peux pas quitter Salamina sans parler de la place centrale, le Parque Bolívar. Jolie petite place bien ombragée au centre de laquelle trône une fontaine monumentale. Il y a toujours du monde, et on voit bien que les gens d’ici n’ont pas une vie trépidante, l’atmosphère est plutôt nonchalante.
Je mets aussi une photo montrant les belles portes peintes d’une des chambres de notre hostal. Du même style typique que les façades des maisons. Egalement, la photo de l’un des coins de la place. A chaque porte ou presque, un petit café ou une petite boutique.
Parlant de boutiques, et toujours autour de la place, comment ne pas mentionner la boutique des produits artisanaux ? Il y a une belle collection d’articles produits dans la région mais aussi ailleurs en Colombie. Quelques photos pour illustrer : ponchos, chapeaux et sacs – les « mochilas ».
Pourquoi parlais-je de quitter Salamina ? J’ai encore à raconter notre visite d’une petite « finca » de café. On nous a recommandé de trouver le señor Pedro Céspedes dans un café à un angle du Parque Bolívar. Ce nom, Céspedes, est d’origine bien Espagnole et vient du mot « césped » par lequel on désignait les beaux gazons des Maures pendant leur occupation de l’Espagne. Qu’on me pardonne cette digression, mais je m’intéresse toujours à l’origine des gens : donc Señor Pedro est un représentant typique de la colonisation hispanique de la Colombie.
Nous partons en début d’après-midi dans sa jeep qui date littéralement de l’an quarante, mais qui fonctionne encore assez bien. Nous arrivons chez lui, à 2 ou 3 kms de la ville. C’est une petite baraque modeste à flanc de montagne, comme elles le sont si souvent dans ces régions.
De chez lui, nous avons des vues superbes sur la ville de Salamina, juchée sur son plateau, et sur l’une des vallées bien encaissées qui entourent la ville. La rivière au fond doit être un affluent de la Cauca, qui elle-même est l’affluent principal de la Magdalena, à la retombée nord des montagnes. Señor Pedro nous nous dit que les gens d’en face, de l’autre côté de la rivière, ne peuvent se déplacer qu’à cheval. Nous voulons bien le croire, et nous commençons à comprendre pourquoi il est tellement difficile par ici de construire des bonnes routes « comme chez nous », et aussi qu’il doit être facile de pratiquer des cultures disons « exotiques » à l’abri des curieux, quand on s’enfonce un tant soit peu dans ces montagnes.
Nous suivons Señor Pedro à travers sa plantation, sur les pentes raides de la montagne. Il y a de tout : du mais, des avocatiers etc, mais bien sûr surtout du café, de la variété « castilla naranjal ». Il nous explique bien le cycle de la plante, dans un Espagnol vraiment très agréable à entendre, de la vraie musique à nos oreilles. La plante se développe par plusieurs étapes : « chapola » puis « colino » quand elle n’est encore qu’une pousse. Au bout d’un an à un an et demi, elle commence à donner des petites fleurs blanches et bien sûr des baies – jpegs à l’appui. Au bout de 7 ans il faut la couper à ras du sol – « soquear » - pour qu’elle reprenne. La durée totale de vie de la plante est de 20 à 25 ans.
Señor Pedro insiste sur le fait qu’en Colombie on passe à plusieurs reprises pour faire la collecte des baies mûres – elles sont alors rouges – et bien évidemment à la main. Cela par contraste avec la récolte mécanisée du café au Brésil qui mélange des baies immatures avec les baies mûres. Et ce serait donc pour cela que le café de Colombie serait d’une meilleure qualité que le café du Brésil. Je ne fais bien sûr que citer Señor Pedro, je ne suis pas expert en la matière.
Dans un réduit à flanc de montagne, il nous montre comment on sépare les noyaux – les « almendras » - de la chair des baies. La machine « recrache » la chair à l’extérieur – jpeg – et il semble que ces déchets sont utilisés comme engrais. Les noyaux sont lavés à l’eau puis séchés et c’est le « pergamino » qu’on obtient – ce que Señor Pedro nous montre fièrement sur l’une de mes jpegs.
Nous retournons au café au centre-ville, une belle maison qui en fait appartient à Señor Pedro. Là, il nous démontre la torréfaction, dans une machine qui ressemblerait assez à la machine à remonter le temps d’Orson Wells. Mais ça fonctionne très bien. Une fois que la température de la chambre de torréfaction a atteint 175 ou 180 degrés – je ne me rappelle plus bien – on y verse les grains de café. La température chute puis remonte tout doucement vers ces 175 ou 180 degrés. On échantillonne alors les grains avec une petite pelle pour s’assurer du résultat. Si c’est bon, on déverse les grains torréfiés qui ont maintenant la belle couleur brun sombre qui est familière aux consommateurs – c’est ma dernière jpeg.
La visite nous a coûté 45,000 COP par personne, soit 13 petits Euros. Il est possible qu’on puisse trouver moins cher, mais nous n’avons même pas pensé à discuter du prix et nous n’en avons aucun regret car c’était une visite très agréable et nous avons trouvé Señor Pedro très sympathique.
Le point final de la visite est bien sûr la dégustation d’une tasse de ce café que nous avons récolté nous-mêmes, et croyez-moi c’était excellent. Quel dommage qu’on ne trouve pas normalement un café de cette qualité quand on voyage en Colombie ! Le « tinto » qu’on sert partout dans le pays est une véritable horreur.
Nous prenons le minibus à 6 heures du matin pour arriver à 7 heures 30 à San Felix – 8,000 COP par personne, soit 2.2 Euros. Le trajet n’est que de 25 kms mais la route est étroite et tortueuse, et nous passons de 1800 à 3200 mètres d’altitude. Je ne parlerai pas des paysages, pour une fois, il y a trop de végétation pour voir quoi que ce soit.
San Felix est un tout petit patelin. La place centrale – la seule place d’ailleurs – est entourée de jolies maisons, toujours dans le style typique de la région auquel nous sommes maintenant bien familiarisés. Les gens qu’on voit peuvent se compter sur les doigts d’une main, surtout si tôt le matin. Heureusement, il y a un café d’ouvert et nous allons y prendre un « tinto » avant d’aller voir plus loin. Il n’y a que 3 ou 4 autres clients, dont un vieil homme toujours hilare, peut-être légèrement cinglé, voûté sous son poncho, un nez long et effilé pointant loin de dessous son chapeau. On dirait Croquignol sorti tout droit de la bande dessinée des Pieds Nickelés !
A la même table que Croquignol, un autre type mal rasé a lui une mine franchement patibulaire. J’essaie une ou deux fois de croiser son regard, espérant obtenir une ébauche de sourire. Mais rien, son regard reste dur. L’image du Colombien qu’on n’aimerait pas croiser dans une ruelle sombre dans laquelle on se serait égaré.
Il fait beau, frais mais pas froid. La vallée des palmiers à cire, c’est tout droit par-là, nous dit-on. Nous nous mettons en route. En 2 ou 3 minutes, nous sommes déjà dans la campagne. Paysages magnifiques et reposants, gentiment vallonnés, quelques mignonnes petites fermes, de la verdure partout. Puis graduellement, de plus en plus de ces fameux palmiers à cire dont tout le monde semble faire toute une histoire. Le « must » des « musts » du touriste en Colombie.
Ils sont beaux, ces palmiers, il faut le reconnaitre. Ils peuvent pousser jusqu’à 50 mètres de haut, et comme ils sont isolés les uns des autres, ils donnent une ponctuation frappante au paysage. Mais pourquoi cette espèce de palmier est-elle si fameuse ? Elle est l’un des symboles nationaux de la Colombie. Allez, un petit coup de Wikipédia !
« La cire du tronc a été utilisée pour fabriquer des bougies, jusqu'à l'introduction de l'électricité. Le bois du stipe de ce palmier est impropre à l'industrie du bois, mais a été utilisé pour construire des systèmes rudimentaires d'approvisionnement en eau pour les agriculteurs pauvres. Les fruits ont été utilisés comme aliments pour le bétail. Les feuilles ont été largement utilisées dans les célébrations catholiques du dimanche des Rameaux. »
En face d’une fermette affichant le nom « Italia » - on devine d’où les gens sont venus – une statue de la Vierge Marie : « Vierge du chemin, protège-nous ! ». C’est un peu dommage qu’il y ait ce câble électrique traversant le ciel derrière la tête de la Vierge, il y aurait certainement moyen de l’effacer avec un peu de Photoshop, mais je vous donne la photo « crue ». Refusons le « fake » et sachons apprécier les choses telles qu’elles sont !
De retour à San Felix – quelques 4 ou 5 kms et 2 bonnes heures plus tard – nous trouvons le seul restaurant de l’endroit. « Restaurant » est un grand mot, c’est très rudimentaire, une vingtaine de clients dans une salle obscure au toit bas. Il n’y a pas grand choix pour midi mais ça ira bien quand même. Un homme nous adresse la parole. Ah oui, dit-il, la France, grande culture, Victor Hugo etc. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, que nous entendons dire du bien de la France. De toute évidence, la France a gardé une excellente réputation par ici.
Notre repas est interrompu par l’entrée théâtrale de Croquignol, le type que nous avions déjà croisé au café le matin. Il entre en claquant bien fort les battants de la porte et reste un moment sur le seuil, on visage toujours hilare et sa silhouette « chapeau + long nez + poncho » bien découpée sur le fond éblouissant de la rue. C’est comme un coup de tonnerre. Tout le monde éclate de rire.
Nous nous attardons encore un peu autour de la place où il y a un tout petit peu plus d’animation en milieu de journée. Un groupe d’écoliers curieux vient nous poser des questions. Pourquoi avons-nous les cheveux longs ? Et quel est notre culte religieux ? Nous ne comprenons pas très bien la question, nous ne nous y attendions pas. Pour mieux nous faire comprendre, un gamin nous simule « Allah ! » avec les mains. Nos origines catholiques sont distantes, mais nous n’entrons bien sûr pas dans les détails.
A un coin de la place, un cavalier passe avec un train de mules derrière lui. Je cours pour prendre quelques photos mais trop tard. Encore une de ces belles occasions manquées de faire une belle photo ! Mais j’ai quand-même une belle opportunité avec 3 hommes assis devant une maison et un cheval, l’image parfaite du style cowboy Colombien.
Nous prenons un dernier « tinto » au seul café de la place. J’essaie aussi le « kumis » et là, je suis émerveillé. Absolument délicieux, crémeux à souhait, un soupçon de sucre, peut-être une touche de vanille ? Si jamais l’un de mes lecteurs passait par San Felix un jour, je recommande fortement d’essayer cette boisson. Extraordinaire.
Le minibus repart de San Felix à 14 :30. Nous sommes de retour à Salamina à 4 :00. Parfait, nous avons le temps de nous reposer avant d’aller manger et de finir la soirée avec une bonne partie de billard, arrosée bien sûr de rhum de Caldas.
Salut Georges,
.. et merci pour ce retour qui nous remet en mémoire de bons souvenirs de cette généreuse Colombie!
La lecture de ton post n'engendre pas la tristesse, ça me fait sourire et je me demande sincèrement si, à San Felix, je n'ai pas rencontré "Croquignol" dans ce même bistrot!
"dont un vieil homme toujours hilare, peut-être légèrement cinglé, voûté sous son poncho, un nez long et effilé pointant loin de dessous son chapeau. On dirait Croquignol sorti tout droit de la bande dessinée des Pieds Nickelés !
son visage toujours hilare et sa silhouette « chapeau + long nez + poncho » bien découpée sur le fond éblouissant de la rue." GeorgesOZ.
Je joins une photo du personnage...Tu sauras me dire s'il s'agit du même "Croquignol" ou de son frère!
et ci dessous, le lien d'un article de mon blog concernant notre ressenti sur Salamina et la vallée de Samaria.
Salut Georges, . et merci pour ce retour qui nous remet en mémoire de bons souvenirs de cette généreuse Colombie!
La lecture de ton post n'engendre pas la tristesse, ça me fait sourire et je me demande sincèrement si, à San Felix, je n'ai pas rencontré "Croquignol" dans ce même bistrot!
"dont un vieil homme toujours hilare, peut-être légèrement cinglé, voûté sous son poncho, un nez long et effilé pointant loin de dessous son chapeau. On dirait Croquignol sorti tout droit de la bande dessinée des Pieds Nickelés !
son visage toujours hilare et sa silhouette « chapeau + long nez + poncho » bien découpée sur le fond éblouissant de la rue." GeorgesOZ.
Je joins une photo du personnage...Tu sauras me dire s'il s'agit du même "Croquignol" ou de son frère!
et ci dessous, le lien d'un article de mon blog concernant notre ressenti sur Salamina et la vallée de Samaria.
marie-alain.blog4ever.com/...amaria-lautre-vallee
Cordialement;
Alain
Bonjour Alain, et un grand merci pour ton message ! Au moins une personne me suit, c'est rassurant!
Non, il s’agit d’un autre Croquignol. Mais sans doute il y a place pour plusieurs caractères remarquables dans ce petit patelin juché presqu’au bout du monde !
Tu as bien raison de parler de Colombie généreuse. Les gens sont tellement charmants, et souvent si chaleureux. On se sent vite "amigos" avec eux.
Je crois que tu as fait ton tour de Colombie il n’y a pas si longtemps que ça. A voir tes photos superbes, je me croirais vraiment de retour dans ce pays que j’ai bien envie de visiter de nouveau. Je reconnais le même chat, les mêmes chevaux, la même Vierge Marie au bord du chemin ….. même si ce ne sont pas exactement les mêmes !
En tout cas, tu es bien passé par le café Fruty et c’est bien notre amigo el Señor Pedro que tu y as pris en photo !
Bien vu, le panneau publicitaire « qu’être ami avec Jésus est le meilleur business qui soit ». Ça m’a bien fait rire. Il faudrait faire un voyage en Colombie avec pour seul objectif de « chasser » toutes ces publicités amusantes.
Tu dis vrai, il est extrêmement difficile d’être un vrai « grand voyageur » de nos jours, mais au moins je suis sûr que l’invasion touristique à Salamina, ce n’est pas pour demain. Les routes sont un peu trop tortueuses pour y amener dans des bus confortables des hordes de touristes habillés de chemises hawaïennes.
Ce matin à 10 :30, c’est pour Aguadas que nous prenons le minibus – 16,000 COP par personne, soit 4.4 Euros, pour une distance de 50 kms. La route est assez difficile, mais nous avons vu bien pire dans d’autres pays, et les vues sont comme d’habitude superbes. Nous voyons plusieurs hommes à cheval.
L’homme assis juste devant moi est tout à fait typique avec son chapeau et son poncho magnifique jeté sur l’épaule - les ponchos de la région sont courts et légers. Je ne manque pas de le prendre en photo, discrètement.
Nous faisons un arrêt à Pácora, juste le temps de prendre un « tinto ». L’homme attablé à l’entrée du café a une touche extraordinaire. Il me ferait penser à l’un des Dalton de la bande dessinée, mais plutôt à Averell, le grand, qu’à Joe, le petit – et méchant. Mais l’homme a aussi de la classe : chapeau, moustache, belle chemise rayée largement ouverte, jeans et brodequins noirs, le tout décontracté mais assez bien soigné. Le véritable cowboy, ou disons plutôt « caballero », ça y est nous l’avons trouvé ! On pourrait l’engager pour jouer dans un western. Je fais signe à A de le prendre en photo. L’homme est surpris quand A lui demande sa permission, et éclate de rire. Mes photos ne sont bien sûr pas professionnelles comme celles de A, mais je pense que la jpeg que je colle ici donnera une image assez exacte de la situation.
Nous arrivons à Aguadas à 12 :30. A la descente du minibus, deux policiers nous interpellent pour vérifier nos papiers. Il n’y a pas grand passage d’étrangers par ici, de plus nos cheveux longs semblent nous démarquer comme éléments suspects de la société ! Les policiers ont l’air sévère et nous demandent ce que nous venons faire ici, mais n’inspectent pas nos bagages. De toute façon, nous n’avons rien à nous reprocher. Leur recommandation pressante de nous rendre à la « oficina de turismo » sur la place centrale est à la limite d’un ordre.
Aguadas semble être moins touristique que Salamina. Les gens nous regardent… Nous ignorons la « oficina de turismo » et trouvons vite l’hôtel Tarbela à 2 pas de la place centrale – un autre Parque Bolívar. C’est propre et agréable mais rudimentaire. Le tarif : 20,000 pesos par personne – 5.5 Euros ! C’est juste le début d’après-midi, nous allons prendre un petit repas – 22,000 COP soit 6 Euros ……. à deux ! Dis donc, on ne se ruine pas dans ce pays !
La ville a une altitude moyenne de 2200 mètres, et comme Salamina se situe sur un plateau duquel les rues latérales descendent abruptement. Juste à côté de l’hôtel, il y a beaucoup d’activité, les cultivateurs de la région viennent apporter leurs produits, beaucoup de café bien sûr. Les rues sont tout aussi intéressantes qu’à Salamina. Jolies maisons aux couleurs vives mais avec peut-être moins de décorum. Plus authentique ?
On dit bien « à Rome, fais comme les Romains font ! ». Etant à Aguadas, la capitale Colombienne des chapeaux, je vais m’acheter un « aguadeño », un « sombrero » typique fabriqué à Aguadas. 50,000 COP, je n’ai pas discuté le prix, ça ne fait même 14 Euros. De retour sur la place, nous nous installons dans un café un peu plus « établi » que la moyenne, à juger par le confort plus « solide » de la salle et par la clientèle. Deux hommes d’âge mûr attablés en face de nous portent des chapeaux plus « habillés ». J’ai l’impression de me retrouver dans un café Italien d’il y a une cinquantaine d’années. Je peux fièrement garder mon « sombrero » sur la tête, je ne dénote pas !
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Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations