bonsoir a t on le droit d amener du vin au maroc (je compte amener seulemnt 2ou 3 bouteilles a mes amis) merci
Bonjour à tous,
Je saurais en vacances à Marrakech pendant la période du Ramadan.
J'aimerais savoir comment çà se passe pendant le Ramadan
En tant que touriste la journée y'a des activités à faire la journée ou faut attendre le soir 😛, Pour manger au resto les horaires vont être décalé... Les visites des monuments...
Par contre à la tombée de nuit sa va être géniale je suppose, l'ambiance et l'atmosphère seront au RDV.
Merci j'attends vos conseils. Cordialement.
Je saurais en vacances à Marrakech pendant la période du Ramadan.
J'aimerais savoir comment çà se passe pendant le Ramadan
En tant que touriste la journée y'a des activités à faire la journée ou faut attendre le soir 😛, Pour manger au resto les horaires vont être décalé... Les visites des monuments...
Par contre à la tombée de nuit sa va être géniale je suppose, l'ambiance et l'atmosphère seront au RDV.
Merci j'attends vos conseils. Cordialement.
Peu de retour sur la ville de FES -merci notamment à Pagaljavab dont le compte rendu m’a été bien utile- donc je vais tenter une contribution détaillée et axée « pratique » (j’ai même fait de petites cartes !).
J’aime bien faire un récit jour par jour (cela permet de se rendre compte de ce qu’il est possible de faire en une journée) mais d’abord quelques considérations générales…
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!



OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:
Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!


OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:

Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.Bonjour à tous,
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
bonjour
je voudrai signaler et attirer votre attention sur des crevaisons suspect en camping car sur l autoraute du maroc entre l arrache kénitra et casa que ce soit a l aller ou au retour.
je vous explique, nous avions crever la roue arriere et au moment de s arreter sur le bord a gauche, on a vu une dizaines de gamin sortir des buissons et s approcher de notre camping car, peut de tant apres un camion de depanage s arretait sans que nous demandion l assistance, nous avons vu de notre propre yeux le dépaneure donner quelques chose a un des gamin, mais sur le coup ca nous a pas interpeler, c est seulement 40 klms plus loin apres une deuxieme crevaison, avant ou j ai eu du mal a maitriser mon camping car, que nous avons compris, le meme sénario se representait, mais la comme nous avion plus de roue de secour, le depaneur nous a remorquer, apres avoir remercier a sa facon de nouveau les gamins
ceux ci avec un sourir tirer des anges tout droit venue du ciel.
le depaneur nous a deposer sur kenitra, un garagiste nous a changer le pneu
ca nous a couter 2 fois le prix du neuf qu en france, sur le chemin pour nous enmener au garage nous avons croiser 2 camping car tout défoncer de l avant sur un camion de depanage, et l orsque j ai demander au depaneur ce qu il etait arriver, il ma repondu qu il roulait trop pres l un de l autre , c est bizard car tout les camping cariste que je croise au maroc et en europe garde une distance respective de sécurité.
kan a l assistance qui etait en charge donc de s ocupper de notre rapatriment dans cette ville et qui est en relation avec la macif car j y suis adérent ca a ete tout un bazard, car il voulai pas prendre le dossier en charge
il a fallu que je me batte par telephone apres avoir appeler la macif en france 2 fois malgrer le sur cout de tarification la societé d assurance au maroc en partenariat avec la macif ma racrocher 2 fois au tel.
je leurs ai dit que cette information sera remonter a qui de droit , ils m on preciser, faite donc, nous on sera quand meme payer,
je peut dire que depuis cette mega avanture je ne prend plus que les petite routes en traversant les comunes bien plus charmant et plus sur car je supect beaucoup de jeunes cacher au bord des autoroutes en accord avec les societé de depanage de lancer des clous sur ses autoroutes pour en faire un commerce juteux, et je supose que la gendarmerie n est pas s en savoir cela mais ils ne font rien j espere seulement que les deux camping car que j ai vu avec l avant tout defoncer sur l autoroute, j usqu au montant du parprise n ont pas eu d incident corporel. l année prochaine je contait retouner au maroc mais ma femme a decide de s abstenir pour la sécurite de nos enfant et nous envisageon d aller en tunisie.
je peut dire que depuis cette mega avanture je ne prend plus que les petite routes en traversant les comunes bien plus charmant et plus sur car je supect beaucoup de jeunes cacher au bord des autoroutes en accord avec les societé de depanage de lancer des clous sur ses autoroutes pour en faire un commerce juteux, et je supose que la gendarmerie n est pas s en savoir cela mais ils ne font rien j espere seulement que les deux camping car que j ai vu avec l avant tout defoncer sur l autoroute, j usqu au montant du parprise n ont pas eu d incident corporel. l année prochaine je contait retouner au maroc mais ma femme a decide de s abstenir pour la sécurite de nos enfant et nous envisageon d aller en tunisie.
Bonjour,
Je souhaitais savoir si il est simple de s'en procurer au maroc .. si il vaut mieux ramener de france ou de prendre au dutty free.
cordialement
A.
Je souhaitais savoir si il est simple de s'en procurer au maroc .. si il vaut mieux ramener de france ou de prendre au dutty free.
cordialement
A.
Fin septembre, je vais dans le désert marocain avec une copine (donc on sera 2 filles)
Je cherche une agence qui propose des "tours de 3-4 jours" dans le Sahara avec bivouac dans les dunes et balade à dos de dromadaire ! Pour cette excursion départ de Ouarzazate, le 29 septembre. Si éventuellement des personnes cherchent à faire le même voyage et partager les frais n'hésitez pas à me contacter. On a un petit budget, mais qui est correcte !
Dans l’idéal, on cherche une excursion avec le maximum possible de dromadaire ! Des fois, j'ai l'impression que dans beaucoup de ces excursions : on regarde juste le paysage en 4*4 et c'est pas ça que je veux ! On est toute les deux assez sportive! J'ai plusieurs pistes mais si quelqu'un l'a déjà fait, a une agence à conseiller, ou des contact etc...
Je prends les infos ! Si vous avez des adresses d’hôtel (voir de Spa) pas cher mais bien sur Ouarzazate ou Marrakech, je prends aussi !
Merci d'avance !
Je cherche une agence qui propose des "tours de 3-4 jours" dans le Sahara avec bivouac dans les dunes et balade à dos de dromadaire ! Pour cette excursion départ de Ouarzazate, le 29 septembre. Si éventuellement des personnes cherchent à faire le même voyage et partager les frais n'hésitez pas à me contacter. On a un petit budget, mais qui est correcte !
Dans l’idéal, on cherche une excursion avec le maximum possible de dromadaire ! Des fois, j'ai l'impression que dans beaucoup de ces excursions : on regarde juste le paysage en 4*4 et c'est pas ça que je veux ! On est toute les deux assez sportive! J'ai plusieurs pistes mais si quelqu'un l'a déjà fait, a une agence à conseiller, ou des contact etc...
Je prends les infos ! Si vous avez des adresses d’hôtel (voir de Spa) pas cher mais bien sur Ouarzazate ou Marrakech, je prends aussi !
Merci d'avance !
Si ces quelques indications peuvent être utiles ce n'est fait que pour ca!
Départ Marseille avec la RAM décollage avec 10 Mn d'avance dans un avion ou il reste quelques places repas et service à bord correct comme peuvent être les services d'une compagnie aérienne!
Arrivée à Marrakech : prise en charge par un ami et .......panne de voiture ce qui nous amènera après réparation et repas en famille devant la porte du Riad Bab Tilila aux alentour de 22 h et malgré une réservation : personne sur place heureusement que nous étions avec un ami Marocain qui après de nombreux coup de tel à réussi à rentrer en contact avec un «responsable" car ils nous auraient été difficile à cette heure tardive de trouver un hébergement et de plus la nuit à été bruyante et aucune négociation pour une éventuelle réduction de tarif n'à été prise en compte le propriétaire réside à Agadir et n'a rien voulu entendre.
Lendemain réservation auprès d'Hamouda cars pas de problème prix dans ce qui se pratique à cette période de l'année voiture propre (Dacia Sandéro) en bon état 11000Kms personnel pas tatillon pas de caution ni de prise d'empreinte de carte retour aussi cool et il nous ramènerons à l'hôtel
Départ pour Ait Benhadou beaucoup de travaux sur la route : arrêt repas à Taddart (2?) (Tajine végétarien et brochettes) dernier resto à droite en montant sympa et bon.
Nuit à Ait Benhadou a la Fibule d'or Une nouveauté de taille la clim dans les chambres un plus indéniable pour cet été
Merci Houcine Bravo pour les plus que vous essayez d'apporter à votre établissement mais prenez soins de bien entretenir l'existant et surveillez de près les petites dégradations
Sinon pour nous l'accueil se situe dans ce qui ce fait de mieux au Maroc mais notre avis doit être tempérer par le fait que au fil des années la famille, femmes, enfants, et Ahmid le frère (le deuxième patron !!) sont devenus des amis
Le lendemain départ pour Zagora Nuit à la petite Kasbah
Même si le lieu n'est pas idéalement situé (en bordure de la route) l'accueil et la gentillesse de Brahim compense ce désagrément. Piscine propre et situé à portée de main (de pied !, ) des chambres qui possèdent la clim. Restauration exemplaire, je recommande la pastilla, et le matin la confiture de citron sera un enchantement et son souvenir nous poursuivra tout notre séjour. Petite viré à Tamengroute ou les rabatteurs pour les poteries et le "désert" sont toujours aussi pénible mais ou l'accueil des fabricants des fameuses poteries vertes et toujours aussi excellent ( Oui je sais ce sont des commerçants !!)
Départ le lendemain pour Foum Zguid par la N12 nouvellement ouverte et entièrement goudronnées Il n'y a pas grand-chose à voir ou à faire dans le village et les prestations de l'auberge ni changerons pas grand-chose ! Une étape si besoin de s'arrêter mais pour moi ce sera tout. Néanmoins et comme souvent au Maroc l'amabilité des gens est exemplaire
Nous passerons, après 50 kms de route cassée, la nuit suivante à Tazenaght à l'espace du même nom ( à la sortie dans le vieux village) ou il se pratique une forme de tourisme solidaire et ou, ici aussi, Ijaa et le groupe de femmes du village sont au fil du temps devenues des amies que l'on a plaisir à retrouver (se méfier car beaucoup de lieux de vente des tapis ne sont pas des coopératives mais des point de vente tenus par des marchand). Nous revenons ensuite sur Ait Benhadou ou nous sommes invitées à assister à un spectacle de cascades de chevaux et une fête tournant autour de la vie du Ksar. Nous dormirons sur la route de Télouet (magique la vallée de l’Ounilha !) à la Casbah du peintre. Bel endroit un peu difficile d'accès mais Azdine fera tout pour gommer ce point négatif.
Cuisine moyenne mais nous n'étions que deux et je pense que l'absence de la cuisinière doit être à regretter. Mais le charme des lieux, la gentillesse, le sourire, les anecdotes de notre hôte et de la personne de service ce jour gommeront en partie ce bémol.
Faire une petite balade au coucher de soleil en compagnie de Azdine fut un enchantement il réussit très bien à nous faire partager son amour des couleurs du Maroc et sa dextérité à manier l'aquarelle sera le point d'orgue positif de cet étape aux charmes indéniables.
Le retour sur Marrakech se fera tranquillement ( malgré un partie de la route reliant le col assez hard) dans la journée du lendemain et grâce au logiciel de cartographie Here le retour au point de rencontre sera faciliter juste quelques hésitations sur les adresses peuvent induire des erreurs qui nous, nous ont conduit à l’intérieur de la Médina et ce fut « chaud » pour en sortir !!
Devant notre mésaventure du Riad précèdent nous avions retenu deux nuits à l’adresse situe à coté et là ce fut l’horreur !!
Le Riad Dar El Hamra : Trés, trés bruyant
A fuir de toute urgence! Aucune considération pour les clients Personnel condescendant et hautain Aucun service comme seul réponse si ça ne te va pas tu n'as qu'à aller ailleurs Concert de musique + alcool jusqu'à 1 heure du matin puis ensuite on fait la vaisselle : pourquoi se gêner ! Si je veux aller en boite de nuit, je vais en boite de nuit si je vais dans un Riad c'est pour dormir et profiter du calme généralement, attache à ces lieux!
Cela c'est pour la première nuit et lorsque je me plains le lendemain j'ai comme seul réponse un sourire en forme de "foutage" de gueule! Ayant payé les deux nuits d'avance j'avais gardé un peu d'espoir pour la suite non! non! Du bruit et des discussions jusqu'à minuit/1 heure du matin des gens mangent dans le petit salon jouxtant notre "chambre" je croyais qu'il n'y avait pas de repas mais si!! J'ai 10 ans de visite au Maroc et c'est la première fois que je suis confronté à des gens méprisants la clientèle à ce point-là ! De plus je demande à être réveillé pour prendre l'avion On me répond que ce n'est pas possible mais que la porte sera ouverte pour mon départ.......... et le matin bien sur la porte sera fermé! Franchement une horreur peut être que en prenant de l’âge je deviens pénible, c’est possible mais là je pense que j’étais devant une caricature de ce qui se fait de pire en matière d’hébergement. Dommage de quitter ce si beau pays sur cette (très) mauvaise note mais nous reviendrons faire le plein de souvenir plus agréable comme ce chauffeur de taxi qui nous conduira à l’aéroport et qui aura à cœur de nous expliquer que nous étions « mal tombé » et qu'il nous faudra oublier cette mauvaise rencontre
Un bon souvenir alors que nous étions à Zagora le coup de tel de Shongai73 afin de nous retrouver ! Hélas nous étions partis à l’opposé les uns des autres mais la voix jeune et charmante de Francia qui affiche un âge proche du mien !!, et que j’ai eu au bout du fil me donne bien envie de se voir si par hasard nos routes se recroisent à nouveau.
Merci à tous qui m’avait aidé à faire ce petit circuit .
bonjour a tous, je vais au maroc fin aout et j'aimerais savoir ce que je peux ramener avec moi. par exemple, combien de maillots de foot ? combien de cartouches de clope ? combien de bouteilles d'alcool ? au niveau vetement, jepeux ramener quoi ? idem niveau deco marocaine... ???
merci de me tenir au courant
Bonjour,
Où faut-il acheter le mons cher des objets détaxés (duty free, parfun en particulier) en allant au Maroc avec Atlas-Blue ? Faut-il acheter dans l'aéroport de départ de France, dans l'avion Atlas-Blue ou bien au retour à l'aéroport de Marrakech ?
Merci
Où faut-il acheter le mons cher des objets détaxés (duty free, parfun en particulier) en allant au Maroc avec Atlas-Blue ? Faut-il acheter dans l'aéroport de départ de France, dans l'avion Atlas-Blue ou bien au retour à l'aéroport de Marrakech ?
Merci
Bonjour
Je viens de passer un séjour du 14 au 21/04/2007 à l'hôtel Tikida Beach (RIU) d'Agadir, via Jetair au départ de Bruxelles. Voici mes impressions.
Concernant les vols Jetair: - Au sujet des repas dans l'avion, j'ai bien fait d'éliminer l'option à 8€/personne et par vol, car à l'aller, aucun repas fut servi. Seul des boissons payantes pour tous. Attention cette option est systématique, si nous ne dites rien. A part cela, rien à dire, les horaires étant respectés.
Concernant l'hôtel Tikida Beach : - Accueil très froid et expéditif. Peu de renseignements donnés à l'arrivée, nous sommes livré à nous-mêmes. - Chambres spacieuses, propres et confortables. Nous avons bien eu 2 chambres côte à côte et à l'étage, mais pour le calme, ça n'était pas vraiment le cas. Le problème est le bar avec animation, qui donne sur un genre de mezzanine qui donne lui même dans les couloirs de chambres. Ceux-ci n'étant pas capitonnés, une grosse résonance donnait dans les chambres au bord de ces couloirs, et nous en faisions parti. Ce fut un des points négatifs de ce séjour, du fait des nuits pas très calmes. A ce propos, je pense qu'ils n'ont pas tenus comptes de votre fax. - Situation en bord de plage très agréable (les travaux se trouvant bien plus au nord, vers le ClubMed). - La restauration était bonne, variée, sans oublier les européens. - Un minimum d'animations pour les ados et adultes. - La formule All Include bien respectée. - Propreté extérieure au rendez-vous.
Concernant l'organisation Jetair sur place : - Réunion le lendemain au matin pour nous donner différentes infos, et nous proposer les excursions de la semaine. - Une permanence, ensuite, tous les 3 jours.
Excursions Jetair : - D'un rapport qualité/prix au plus mauvais. On vous promet une qualité exceptionnelle, mais la réalité fut bien autrement. - Nous avions choisit l'excursion Tiout/Taroudant, ou il était prévu, le matin, de partir à Tiout avec balade à dos d'âne de la fabuleuse oasis de la région, le repas (Tajine - Couscous + Dessert purement Marocain + boissons), puis départ pour la visite de Taroudant (le petit Marakech), de ses remparts et de son souk. En réalité, nous sommes acheminés par une compagnie sous-traitante de Jetair avec un guide purement local, direction Taroudant. 2 minutes d'arrêt pour la photo des remparts de Taroudant - Visite de 2, 3 ruelles de Taroudant – Visite d'une maison de fabrique d'huile d'agranier (3 minutes) puis vente d'huile (20 minutes) – Passage d'une nouvelle ruelle pour arriver dans une petite cours entourée de magasins (Souk !!!!) avec 20 minutes de temps libres – Départ pour Tiout – Repas à Tiout avec un petit morceau de poulet en Tajine + Couscous au plus simple avec très très peu de viande + Orange, et le pire, avec boisons payantes (sans alcool) – Départ pour la ballade à dos d'âne, sous une pluie battante (orage), donc annulée sans aucune alternative – Retour vers Agadir. Le tout pour 42€ par personne. Conclusion de cette excursion : On a : aperçu les remparts de Taroudant, été agressé pendant 20mns dans le fameux "souk" (on pourrait dire : endroit ou notre guide était commissionné sur les ventes), mangé, sans plus, payé nos boissons initialement comprises dans le prix, aperçu l'oasis au loin, alors qu'ils auraient pu prévoir autre chose, du fait de la pluie. Renseignement pris au retour auprès d'autres clients et de la guide Jetair le jour du retour : nous avons loupé le vrai Souk de Taroudant, d'autres sites de Taroudant bien plus agréables étaient à voir, Le repas n'était pas convenu comme il l'a été, la ballade de Tiout était faisable au matin comme prévu initialement, les boissons étaient comprises dans le prix de l'excursion. - Nous avions choisit une 2ème excursion dans la médina d'Agadir le soir avec repas traditionnel au pris de 40€ par personne. Un guide est venu à notre rencontre en entrant dans la Médina, et une visite libre de 20 minutes dans la Médina, puis un repas (crudités + Tajine de poulet + dessert marocain + biscuit + boissons comprises) avec un petit spectacle en fin de repas. A ce prix là, en France, nous aurions eu un repas dans un bon resto.
Concernant le site d'Agadir : - Les commerçants sont assez agressifs, ainsi que les rabatteurs à l'affûts des touristes, en comparaison aux Tunisiens lors de notre séjour à Port El'Kantaoui de 2005. - De nombreux Taxis vous proposent des excursions, mais du fait d'un manque de confiance (vu l'agressivité), nous n'avons pas testé ce type de transport. - Très belle plage - Pour ce qui concerne la visite du 1er port de sardines au monde, je pense que nous soyons pas les bienvenue. Dommage !! - Circulation très importante en centre ville, pas très agréable pour les piétons. - Ville en totale expansion.
Cette avis est totalement personnel mais partagé par un bon nombre de vacanciers rencontrés sur place. Quand à Jetair, pour ses excursions, nous pouvons les qualifier d'arnaques ou de vol maifeste.
En conclusion, ce séjour fut agréable, sans plus. Il ne sera pas classé dans les meilleurs souvenirs. L'organisation Jetair sur place est à revoir.
En espérant que cet avis vous aide dans votre choix.
Je viens de passer un séjour du 14 au 21/04/2007 à l'hôtel Tikida Beach (RIU) d'Agadir, via Jetair au départ de Bruxelles. Voici mes impressions.
Concernant les vols Jetair: - Au sujet des repas dans l'avion, j'ai bien fait d'éliminer l'option à 8€/personne et par vol, car à l'aller, aucun repas fut servi. Seul des boissons payantes pour tous. Attention cette option est systématique, si nous ne dites rien. A part cela, rien à dire, les horaires étant respectés.
Concernant l'hôtel Tikida Beach : - Accueil très froid et expéditif. Peu de renseignements donnés à l'arrivée, nous sommes livré à nous-mêmes. - Chambres spacieuses, propres et confortables. Nous avons bien eu 2 chambres côte à côte et à l'étage, mais pour le calme, ça n'était pas vraiment le cas. Le problème est le bar avec animation, qui donne sur un genre de mezzanine qui donne lui même dans les couloirs de chambres. Ceux-ci n'étant pas capitonnés, une grosse résonance donnait dans les chambres au bord de ces couloirs, et nous en faisions parti. Ce fut un des points négatifs de ce séjour, du fait des nuits pas très calmes. A ce propos, je pense qu'ils n'ont pas tenus comptes de votre fax. - Situation en bord de plage très agréable (les travaux se trouvant bien plus au nord, vers le ClubMed). - La restauration était bonne, variée, sans oublier les européens. - Un minimum d'animations pour les ados et adultes. - La formule All Include bien respectée. - Propreté extérieure au rendez-vous.
Concernant l'organisation Jetair sur place : - Réunion le lendemain au matin pour nous donner différentes infos, et nous proposer les excursions de la semaine. - Une permanence, ensuite, tous les 3 jours.
Excursions Jetair : - D'un rapport qualité/prix au plus mauvais. On vous promet une qualité exceptionnelle, mais la réalité fut bien autrement. - Nous avions choisit l'excursion Tiout/Taroudant, ou il était prévu, le matin, de partir à Tiout avec balade à dos d'âne de la fabuleuse oasis de la région, le repas (Tajine - Couscous + Dessert purement Marocain + boissons), puis départ pour la visite de Taroudant (le petit Marakech), de ses remparts et de son souk. En réalité, nous sommes acheminés par une compagnie sous-traitante de Jetair avec un guide purement local, direction Taroudant. 2 minutes d'arrêt pour la photo des remparts de Taroudant - Visite de 2, 3 ruelles de Taroudant – Visite d'une maison de fabrique d'huile d'agranier (3 minutes) puis vente d'huile (20 minutes) – Passage d'une nouvelle ruelle pour arriver dans une petite cours entourée de magasins (Souk !!!!) avec 20 minutes de temps libres – Départ pour Tiout – Repas à Tiout avec un petit morceau de poulet en Tajine + Couscous au plus simple avec très très peu de viande + Orange, et le pire, avec boisons payantes (sans alcool) – Départ pour la ballade à dos d'âne, sous une pluie battante (orage), donc annulée sans aucune alternative – Retour vers Agadir. Le tout pour 42€ par personne. Conclusion de cette excursion : On a : aperçu les remparts de Taroudant, été agressé pendant 20mns dans le fameux "souk" (on pourrait dire : endroit ou notre guide était commissionné sur les ventes), mangé, sans plus, payé nos boissons initialement comprises dans le prix, aperçu l'oasis au loin, alors qu'ils auraient pu prévoir autre chose, du fait de la pluie. Renseignement pris au retour auprès d'autres clients et de la guide Jetair le jour du retour : nous avons loupé le vrai Souk de Taroudant, d'autres sites de Taroudant bien plus agréables étaient à voir, Le repas n'était pas convenu comme il l'a été, la ballade de Tiout était faisable au matin comme prévu initialement, les boissons étaient comprises dans le prix de l'excursion. - Nous avions choisit une 2ème excursion dans la médina d'Agadir le soir avec repas traditionnel au pris de 40€ par personne. Un guide est venu à notre rencontre en entrant dans la Médina, et une visite libre de 20 minutes dans la Médina, puis un repas (crudités + Tajine de poulet + dessert marocain + biscuit + boissons comprises) avec un petit spectacle en fin de repas. A ce prix là, en France, nous aurions eu un repas dans un bon resto.
Concernant le site d'Agadir : - Les commerçants sont assez agressifs, ainsi que les rabatteurs à l'affûts des touristes, en comparaison aux Tunisiens lors de notre séjour à Port El'Kantaoui de 2005. - De nombreux Taxis vous proposent des excursions, mais du fait d'un manque de confiance (vu l'agressivité), nous n'avons pas testé ce type de transport. - Très belle plage - Pour ce qui concerne la visite du 1er port de sardines au monde, je pense que nous soyons pas les bienvenue. Dommage !! - Circulation très importante en centre ville, pas très agréable pour les piétons. - Ville en totale expansion.
Cette avis est totalement personnel mais partagé par un bon nombre de vacanciers rencontrés sur place. Quand à Jetair, pour ses excursions, nous pouvons les qualifier d'arnaques ou de vol maifeste.
En conclusion, ce séjour fut agréable, sans plus. Il ne sera pas classé dans les meilleurs souvenirs. L'organisation Jetair sur place est à revoir.
En espérant que cet avis vous aide dans votre choix.
je suis acheter un billet avec Airarabia Casablanca a Istanbul .
qu il est le poids de bagage à cabine gratuit chez Airarabia ?
Bonjour,
Je pars avec un ami à Marrakech samedi 04/07, et je voudrais savoir si à l'arrivée à l'aéroport il y a un Duty Free pour les personnes atterrissant à Marrakech??
Merci bien... :)
Je pars avec un ami à Marrakech samedi 04/07, et je voudrais savoir si à l'arrivée à l'aéroport il y a un Duty Free pour les personnes atterrissant à Marrakech??
Merci bien... :)
Je pars au Maroc prochainement, et des amis expatriés m'ont demandé de leur apporter du saucisson !
Est-ce que cela ne risque pas de poser problème au passage à la douane (phytosanitaire, ou religieux)
Merci de m'aider à résoudre ce problème hautement crucial !
Je pars bientot au maroc j aurais aime savoir s il est preferable d'acheter en duty free france ou duty free maroc au retour
merci
Bonjour,
Après avoir beaucoup lu vos remarques sur ce forum (et d'autres aussi), je vous fait part des miennes concernant ce séjour d'1 semaine dans les villes impériales.
Compte-rendu que vous trouverez aussi sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/2015/01/maroc-villes-imperiales-entre-amis.html
MAROC (villes impériales) - 1 semaine pour le Réveillon
du 31 déc 2014 au 6 janv 2015
Remarques et conseils: La monnaie est le Dirham Marocain (DAM ou Dh) - fin 2014 : 1€ = 10,70 Dh Indicatif téléphonique : 212 Courant électrique : 220V avec prises standards Décalage horaire : - 1h / France en hiver. Température fin décembre début janvier : 17°C la journée de 10h à 16h et 5°C la nuit Dépenses : 10€/j/personne pour les repas et 10 à 15€/j/personne pour des hôtels 1ier prix
Pour ce voyage, nous serons 3 couples avec 6 grosses valises, 3 valises cabines et 3 sacs à dos. Nous avons toujours logé en centre ville. Vous trouverez en fin de récit, les tarifs et coordonnées de nos hôtels.
mardi 30 décembre 2014 : LYON - CASABLANCA - RABAT Levé vers 3h ce matin. Départ à 4h de la maison pour arriver 4h45 au parking ALYSE de Grenay où on gare les 2 voitures pour 1 semaine (45€). Une navette gratuite nous emmène à l'aéroport. L'enregistrement est ouvert lorsque nous arrivons à 5h. Après 10mn d’attente, nous avons enregistré nos bagages et nous pouvons nous diriger vers la porte d’embarquement au T2 qui est à 20 mn de marche du T3 (où la compagnie Low Cost « Easy Jet » a son comptoir) . Après passage à la douane et aux détecteurs, il nous reste encore plus d’1 heure d’attente avant de monter dans l’avion qui a 20 mn de retard (mais il les rattrapera en vol puisque nous arriverons à l’heure prévue après 2h30 de vol environ). L'avion est complet : aucune place de libre ! Au cours du trajet, les repas et boissons sont payants. Arrivée à 8h30 à Casa. Après passage à la douane, nous nous dirigeons vers un point de change (taux intéressant à 10,70) pour pouvoir acheter nos billets de train pour RABAT. J'achète aussi une carte SIM locale à 50Dh, et nous prenons un petit déjeuner en attendant le train de 10h. Il y a beaucoup de monde et nous serons dans 3 compartiments différents pendant une bonne moitié du trajet. Le train de 10h arrive à l’heure à RABAT Ville (11h50). Une amie nous attend à la gare avec un grand taxi (blanc), mais tous les bagages et 6 personnes ne rentreront pas ! Seuls 2 personnes prennent place avec notre amie et les bagages entassés dans le coffre, sur les sièges et les genoux ; les 4 autres iront à pied à l’appartement que nous prête cette amie (il n’est qu’à 1km de la gare), avec pour guide le gardien de l’immeuble qui est prévu aussi pour la visite de la ville durant notre séjour à Rabat. Le taxi arrivera après les marcheurs à l'appartement ! Après installation, nous avons droit à un couscous maison accompagné d'une bouteille de vin que nous avons amené de France (on a droit à 1bouteille/personne dans la valise). L'après-midi, le gardien de l'immeuble nous servira de guide pour une visite de la ville à pied : Tour Hassan, Médina et souk Mellah, esplanade du Mechouar, vue sur la plage et les remparts, ... Retour à l'appartement vers 18h. On commence à sentir la fraîcheur (comme le matin jusqu'à 10h).
mercredi 31 décembre 2014 : RABAT Après le petit déjeuner, nous allons faire quelques achats au Carrefour Market situé en haut de la rue. On trouve pratiquement les mêmes produits qu'en france (sauf l'alcool qu'on achètera dans une petite boutique dans la soirée). On change quelques euros dans un « change » d'une petite rue transversale. Déjeuner à l'appartement puis on continuera la visite de la ville avec le gardien de l'immeuble : Palais Royal (nous pouvons entrer dans l'enceinte de cette « petite ville » grâce à nos passeport français mais pas dans le Palais ! On essaye de louer une grande voiture pour aller à FES demain. On trouve une Dacia dans laquelle on pourrait tenir 4 derrière (bien serrés) mais le loueur nous dit que toutes les voitures de location ne sont assurées que pour 5 personnes maxi ! Nous avons donc le choix de prendre 2 voitures (pour le même prix) et de ne pas être ensemble ou de prendre le risque d'une seule voiture sans assurance pour la 6ème personne. Finalement nous prendrons le train (calcul du prix identique avec les taxis gare-hôtel+visites et même moins cher qu'avec un véhicule 7 places sur 2 jours). Rentré à l'appartement, nous proposons l'apéritif à notre guide qui, contrairement à beaucoup de musulmans, boit de l'alcool. Nous lui remettons aussi 300 Dh pour le remercier de sa gentillesse durant ces 2 journées passées à Rabat. Il ne gagne que 10 fois plus en 1 mois avec 6 enfants à nourrir et sa femme qui n'habitent pas dans sa loge mais à 30mn d'ici en tram ! Il est déjà 20h et nous préparons le réveillon avec les restes de victuailles que notre amie avait préparées avant notre arrivée et les bouteilles de vin achetées le matin (car notre stock amené de france est épuisé!). Après un repas simple, on se couche vers 1h du matin.
jeudi 1ier janvier 2015 : RABAT - FES (en train) Levé à 6h30. Petit déjeuner vers 7h car nous prenons le train à 10h avec seulement 1 petite valise chacun (on laisse les grosses à l'appartement puisque nous repasserons dans 2 jours). Arrivée vers 13h à la gare de Fes. Nous cherchons un restaurant pas loin de la gare. Après qu'un « guide » nous ait déconseillé ceux en face de la gare et emmené voir des restaurants chics, nous reviendrons finalement en face la gare où nous prendrons ¼ de poulet frite chacun pour 50Dh avec 1 grande bouteille d'eau. Pendant le repas, un jeune garçon (10 ans environ) et sa mère nous regardent et je vois qu'ils aimeraient bien manger un peu. Je leur donne un morceau de pain (grosse galette de 20 cm) avec un peu de poulet à l'intérieur. A peine, levé de table, qu'une fillette venue de je ne sais où, vide toutes les assiettes dans un sac plastique qu'elle emportera pour trier et manger avec d'autres je suppose ! Nous entamons alors une marche (qui s'éternisera finalement sur plus de 3h) pour aller à l'hôtel que j'avais réservé dans la médina (avec booking.com). D'après le plan, ce n'était pas loin de la gare et nous avions convenu de faire le trajet à pied en visitant un peu la ville ; mais en demandant notre chemin, personne ne connaissait vraiment cette adresse et nous on a plusieurs fois indiqué des directions contraires. Arrivés enfin à l'intérieur de la médina, ce fut un véritable labyrinthe pour aller à l'adresse indiquée. Plusieurs personnes nous ont proposé de nous y emmener en taxi (mais à 6 personnes, il en fallait 2 petits car pas de grands taxi blancs ici). Finalement, à force de tourner dans les ruelles de la médina (il y en a des milliers), nous acceptons de nous laisser guider par un jeune qui ne demandait rien au départ mais qui a bien sûr tendu la main à l'arrivée. A certains passages, on n'était pas trop rassurés surtout que d'autres nous suivaient... Mais l'accueil des 2 jeunes gérants du « Gîte SEKAYA » nous a mis tout de suite à l'aise : thé de bienvenue offert, proposition de faire un tour guidé dans la médina puis restaurant marocain le soir et enfin visite de ce tout ce qu'on avait prévu sur Fès ce soir ou le lendemain matin avant de nous emmener à la gare routière pour prendre un bus pour Meknès. Après une rapide installation dans nos chambres (petites mais propres et sans chauffage mais avec beaucoup de couvertures à disposition), nous suivons un des 2 jeunes gérants qui a apparemment l'habitude de faire ces extra. Nous allons en hauteur pour un panorama de la ville. Il est plus de 18h et il commence à faire nuit mais nous pouvons distinguer les divers monuments. Ensuite, nous retournons dans les ruelles pour voir des artisans taneurs, des ouvriers fabricants des babouches, des menuisiers, des vendeurs d'épices, de fruits..., la fontaine Nejjarine où les habitants viennent faire le plein d'eau, la Médersa Attarine. Beaucoup d'ânes comme moyen de transport ici. Après un repas tajine pour tous, nous rentrons à l'hôtel et nous enfilons dans le lit froid avec 2 couvertures en plus (ce qui ne m'empêchera pas d'avoir froid toute la nuit !).
vendredi 2 janvier 2015 : FES - MEKNES (en bus) puis RABAT (en train) Après un petit déjeuner copieux, nous terminerons la visite de la médina (déserte car en ce matin de fête du prophète, tout est fermé). Notre guide nous emmènera vers 10h à la gare routière pour prendre le bus de 11h pour Meknès (1h de route et 15Dh). A Meknès, nous cherchons un restaurant dans les environs de l'arrêt du bus. Nous trouvons « Le Barbecue Grill » dans lequel nous demandons de nous trouver un grand taxi pour faire une visite rapide de la ville. A la fin du repas, le chauffeur de taxi nous attendait dehors et nous emmène faire un tour de ville : portes Bab El Khémis et Bab Mansour, Mausolée Moulay Ismaïl et les greniers, place El Hédim et les Haras. A 16h, il nous dépose en gare pour le train vers Rabat. A l'arrivée, on réserve un compartiment en 1ère classe pour le lendemain matin 8h pour Marrakech afin d'être certain d'avoir de la place avec toutes nos valises. Retour à l'appartement pour un dernier dîner et remettre tout en ordre avant notre départ.
samedi 3 janvier 2015 : RABAT - MARRAKECH (en train) Levé à 5h30. Petit déjeuner puis à 7h départ à pied pour la gare (15mn de marche) avec toutes les valises car nous prenons le train à 8h. Nous avons bien fait de réserver en 1ière classe car nous avons un compartiment de 6 places dans lequel nous pouvons mettre tous nos bagages et nous sommes ensemble. A mi-trajet, beaux paysages. Nous sommes démarchés par un directeur d'agence « Transport Touristique Abdellatif » 06 39 94 09 58 à Marrakech mais il travaille aussi avec d'autres agences du Maroc. Je lui explique ce que nous souhaitons faire comme circuit et visites sur 3 jours ; il nous propose son prix et après calculs et réflexion, nous acceptons (après un léger marchandage) ses propositions incluant le transport de la gare de Marrakech à notre hôtel puis la visite de la ville, le circuit vers la vallée de l'ourika le lendemain, le transport vers Casa jusqu'à l'hôtel, la visite de la ville et le transport de l'hôtel à l'aéroport le mardi matin (le tout pour 2600Dh pour 6 personnes TTC). A l'arrivée en gare, nous attendons donc le minibus que doit nous envoyer ce directeur d'agence. Je lui ai laissé mon N° de portable local et le chauffeur (Abdul 0671400984) me rappellera pour nous fixer le lieu de RV où il s'est garé. Il nous déposera proche de l'hôtel Imouzzer (réservé par téléphone de france) car il se trouve dans une ruelle piétonne à 5mn de la grande place. Nous prenons les services d'un porteur avec une charrette dans laquelle il mettra tous les bagages (pour 30Dh). Après les formalités à l'hôtel, nous prenons possession de nos chambres (j'avais réservé 3 chambres avec SDB+WC mais ils n'ont pas compris et les avaient attribués à d'autres et nous ont donné 3 chambres sans toilette pour 120Dh au lieu de 200Dh + 50Dh de petit déjeuner par couple). Nous repartons pour une visite de la ville en minibus et demandons de pouvoir manger rapidement car il est 14h et nous avons un gros creux ! Notre guide veut nous emmener dans un restaurant typiquement marocain mais il y a beaucoup de monde (c'est samedi!) et le temps d'attente sera trop long. Nous allons donc à la Palmeraie où il y a un petit snack et on prendra des brochettes à la terrasse extérieure. On peut voir des dromadaires en attente de touristes. On repart pour voir (de l'extérieur) la Mosquée de la Koutoubia, le Palais Bédia, la Mamounia, les remparts et la Merdersa Ben Youssef. De retour à l'hôtel, on demande à la réception de nous indiquer un restaurant ; on nous donne 2 adresses : Chez Chégrouni et le snack Toubkal. Nous testerons ce dernier avec un tajine excellent. Après visites des souks autour de la célèbre place Djema'a El Fna, on ira se coucher vers 23h avec des couvertures car il fait froid dans les chambres.
dimanche 4 janvier 2015 : MARRAKECH et vallée de l'Ourika Levé vers 7h. Petit déjeuner très copieux sur la terrasse à 8h00 pour un départ en minibus vers 9h. Visite des Tombeaux Saadiens avant de prendre la route pour Ourika : jolis paysages le long du trajet. Arrêt pour visite d'une maison berbère. Déjeuner dans un restaurant surplombant la rivière. Flânerie dans le village, achat de souvenirs et retour vers Marrakech pour 17h où nous retournerons sur la grande place. Nous irons nous balader dans les ruelles de la Médina (différentes de Fes et Rabat) avant d'aller dîner à la terrasse de « Chez Chégrouni » : couscous pour les uns et tajine pour les autres (un peu plus cher qu'hier soir mais bien). L' excursion de cette journée était de qualité. Nous nous sommes arrêtés dans des endroits pas trop touristiques (contrairement à ce qui se passe en voyage organisé).
lundi 5 janvier 2015 : MARRAKECH - CASABLANCA (en minibus) Levé à 7h. Petit déjeuner sur la terrasse au soleil (pour se réchauffer) à 8h15. Nous avions demandé à la réception un transporteur (charrette) pour tous les bagages comme pour l'arrivée. Il est bien à l'heure et nous retrouvons notre minibus pour aller à Casa après une rapide visite des jardins Majorelle (que nous n'avons pas pu faire la veille). Avant cela, nous avons retiré du liquide dans un des nombreux distributeurs de rue. Petite anecdote : il faut être très rapide pour récupérer les billets lorsqu'ils sortent, sinon ils repartent ! C'est ce qui est arrivé à notre ami Daniel (moi, j'ai failli me faire coincer les doigts en les prenant). A ce jour, il est toujours en attente de remboursement après la réclamation faite à sa banque en france. En cours de route, nous avons déjeuné dans un petit resto de rue très local (tajine pour tous). Arrivé à Casa, il y a beaucoup de monde (ville bruyante avec toute la circulation et les klaxon des voitures comme dans tout le pays). Nous nous arrêtons environ 1h devant la grande mosquée Hassan II (que nous ne pourrons pas visiter intérieurement car les visites sont obligatoirement guidées et il n'y en a que 2 dans l'après midi avec un horaire qui ne nous convient pas). Nous irons faire ensuite un tour sur la route de la corniche, puis direction l'hôtel Galia (250Dh/ch double avec SDB et WC) - le plus luxueux de notre séjour ! - en passant devant la place Mohamed V et le quartier Habous. Le soir, on ira sur la place du marché, place des Nations Unies et dans les souks avec un guide qui s'est proposé (sans rien demander à la fin, ce qui est très rare ici) pour chercher des mandarines et des dattes. Ensuite, nous cherchons un restaurant et un grand noir se propose de nous guider, mais, il y en a beaucoup de fermés. Nous en trouvons finalement un petit mais ce « guide » se montre très collant et s'installe même à notre table pensant peut-être qu'on allait lui payer à dîner !? On lui donne quelques pièces qui ne le satisferont qu'à moitié et on réussi enfin à s'en débarasser. On a très bien mangé dans ce petit resto local mais un peu perturbé par ce dernier personnage. Retour à l'hôtel où nous n'avons pas eu froid dans les chambres pour cette dernière nuit.
mardi 6 janvier 2015 : CASABLANCA – LYON Levé vers 5h pour un départ à 6h de l'hôtel (nous ne pourrons pas prendre le petit déjeuner car il est trop tôt). Un minibus (négocié la veille à 400Dh) nous attend pour nous emmener à l'aéroport avec nos 6 grosses valises + 3 valises cabines et 3 sacs à dos (tout tient dans ce minibus). Un premier contrôle des bagages à l'entrée dans le hall de l'aéroport (vers 7h) puis nous pouvons aller au comptoir d'enregistrement qui est ouvert. Nous avons largement le temps d'aller prendre un petit déjeuner dans un des « cafés » à l'intérieur de l'aéroport avant l'embarquement prévu à 9h15. Ensuite direction la porte d'embarquement pour un décollage décalé de 20mn mais nous arriverons à l'heure à LYS dans un épais brouillard avec une température assez fraîche (par rapport au Maroc !). 30 minutes d'attente pour récupérer les bagages au tapis roulant avant d 'appeler ALYSE Parking qui envoie un minibus à la sortie du terminal pour nous emmener à nos voitures (préchauffées). Il est bientôt 14h et nous irons déjeuner au restaurant qui est à côté du parking pour un prix très raisonnable. Rentré à la maison vers 15h30.
Quelques annecdotes au cours de ce voyage : Mina est tombée 3 fois, Christian perd son appareil photo dans le minibus à Marrakech et Gilbert son étui d'appareil photo, Daniel n'a pas le temps de récupérer ses billets au distributeur. Dans l'ensemble, on est tous satisfaits de cette semaine mais ce pays, malgré l'accueil sympathique de la majorité des habitants et la bonne cuisine, ne nous donne pas, pour l'instant, l'envie d'y retouner. (contrairement aux pays du sud-est asiatique qui m'attirent toujours depuis 3 visites effectuées en solitaire et 1 en voyage organisé).
Tarifs des billets de train et temps de trajet : CASABLANCA (aéroport mohamedV) - RABAT : 75 Dh2h RABAT – FES: 80 Dh 2h40 à 3h FES – MEKNES: 20 Dh 30mn MEKNES – RABAT: 65 Dh2h RABAT – MARRAKECH: 120 Dh (185 en 1ière)4h30 MARRAKECH – CASABLANCA: 90 Dh 3h20 CASABLANCA Voy ou Port – Aéroport MohamedV: 40 Dh1h20
Liste des hôtels 1ier prix
FES : Gîte SEKAYA, Aina Zliten Zkak Roumane (dans la Médina) 30€ (double avec 2 Petit Déj) MARRAKECH: Hôtel IMOUZZER, rue Sidi Bouloukate 25€ (double avec 2 Petit Déj) CASABLANCA: Hôtel GALIA, rue Ibnou Babouta (à côté du marché central) 27€ (double avec douche-WC sans Pdéj) 25€ (sans SDB-WC)
Remarques et conseils: La monnaie est le Dirham Marocain (DAM ou Dh) - fin 2014 : 1€ = 10,70 Dh Indicatif téléphonique : 212 Courant électrique : 220V avec prises standards Décalage horaire : - 1h / France en hiver. Température fin décembre début janvier : 17°C la journée de 10h à 16h et 5°C la nuit Dépenses : 10€/j/personne pour les repas et 10 à 15€/j/personne pour des hôtels 1ier prix
Pour ce voyage, nous serons 3 couples avec 6 grosses valises, 3 valises cabines et 3 sacs à dos. Nous avons toujours logé en centre ville. Vous trouverez en fin de récit, les tarifs et coordonnées de nos hôtels.
mardi 30 décembre 2014 : LYON - CASABLANCA - RABAT Levé vers 3h ce matin. Départ à 4h de la maison pour arriver 4h45 au parking ALYSE de Grenay où on gare les 2 voitures pour 1 semaine (45€). Une navette gratuite nous emmène à l'aéroport. L'enregistrement est ouvert lorsque nous arrivons à 5h. Après 10mn d’attente, nous avons enregistré nos bagages et nous pouvons nous diriger vers la porte d’embarquement au T2 qui est à 20 mn de marche du T3 (où la compagnie Low Cost « Easy Jet » a son comptoir) . Après passage à la douane et aux détecteurs, il nous reste encore plus d’1 heure d’attente avant de monter dans l’avion qui a 20 mn de retard (mais il les rattrapera en vol puisque nous arriverons à l’heure prévue après 2h30 de vol environ). L'avion est complet : aucune place de libre ! Au cours du trajet, les repas et boissons sont payants. Arrivée à 8h30 à Casa. Après passage à la douane, nous nous dirigeons vers un point de change (taux intéressant à 10,70) pour pouvoir acheter nos billets de train pour RABAT. J'achète aussi une carte SIM locale à 50Dh, et nous prenons un petit déjeuner en attendant le train de 10h. Il y a beaucoup de monde et nous serons dans 3 compartiments différents pendant une bonne moitié du trajet. Le train de 10h arrive à l’heure à RABAT Ville (11h50). Une amie nous attend à la gare avec un grand taxi (blanc), mais tous les bagages et 6 personnes ne rentreront pas ! Seuls 2 personnes prennent place avec notre amie et les bagages entassés dans le coffre, sur les sièges et les genoux ; les 4 autres iront à pied à l’appartement que nous prête cette amie (il n’est qu’à 1km de la gare), avec pour guide le gardien de l’immeuble qui est prévu aussi pour la visite de la ville durant notre séjour à Rabat. Le taxi arrivera après les marcheurs à l'appartement ! Après installation, nous avons droit à un couscous maison accompagné d'une bouteille de vin que nous avons amené de France (on a droit à 1bouteille/personne dans la valise). L'après-midi, le gardien de l'immeuble nous servira de guide pour une visite de la ville à pied : Tour Hassan, Médina et souk Mellah, esplanade du Mechouar, vue sur la plage et les remparts, ... Retour à l'appartement vers 18h. On commence à sentir la fraîcheur (comme le matin jusqu'à 10h).
mercredi 31 décembre 2014 : RABAT Après le petit déjeuner, nous allons faire quelques achats au Carrefour Market situé en haut de la rue. On trouve pratiquement les mêmes produits qu'en france (sauf l'alcool qu'on achètera dans une petite boutique dans la soirée). On change quelques euros dans un « change » d'une petite rue transversale. Déjeuner à l'appartement puis on continuera la visite de la ville avec le gardien de l'immeuble : Palais Royal (nous pouvons entrer dans l'enceinte de cette « petite ville » grâce à nos passeport français mais pas dans le Palais ! On essaye de louer une grande voiture pour aller à FES demain. On trouve une Dacia dans laquelle on pourrait tenir 4 derrière (bien serrés) mais le loueur nous dit que toutes les voitures de location ne sont assurées que pour 5 personnes maxi ! Nous avons donc le choix de prendre 2 voitures (pour le même prix) et de ne pas être ensemble ou de prendre le risque d'une seule voiture sans assurance pour la 6ème personne. Finalement nous prendrons le train (calcul du prix identique avec les taxis gare-hôtel+visites et même moins cher qu'avec un véhicule 7 places sur 2 jours). Rentré à l'appartement, nous proposons l'apéritif à notre guide qui, contrairement à beaucoup de musulmans, boit de l'alcool. Nous lui remettons aussi 300 Dh pour le remercier de sa gentillesse durant ces 2 journées passées à Rabat. Il ne gagne que 10 fois plus en 1 mois avec 6 enfants à nourrir et sa femme qui n'habitent pas dans sa loge mais à 30mn d'ici en tram ! Il est déjà 20h et nous préparons le réveillon avec les restes de victuailles que notre amie avait préparées avant notre arrivée et les bouteilles de vin achetées le matin (car notre stock amené de france est épuisé!). Après un repas simple, on se couche vers 1h du matin.
jeudi 1ier janvier 2015 : RABAT - FES (en train) Levé à 6h30. Petit déjeuner vers 7h car nous prenons le train à 10h avec seulement 1 petite valise chacun (on laisse les grosses à l'appartement puisque nous repasserons dans 2 jours). Arrivée vers 13h à la gare de Fes. Nous cherchons un restaurant pas loin de la gare. Après qu'un « guide » nous ait déconseillé ceux en face de la gare et emmené voir des restaurants chics, nous reviendrons finalement en face la gare où nous prendrons ¼ de poulet frite chacun pour 50Dh avec 1 grande bouteille d'eau. Pendant le repas, un jeune garçon (10 ans environ) et sa mère nous regardent et je vois qu'ils aimeraient bien manger un peu. Je leur donne un morceau de pain (grosse galette de 20 cm) avec un peu de poulet à l'intérieur. A peine, levé de table, qu'une fillette venue de je ne sais où, vide toutes les assiettes dans un sac plastique qu'elle emportera pour trier et manger avec d'autres je suppose ! Nous entamons alors une marche (qui s'éternisera finalement sur plus de 3h) pour aller à l'hôtel que j'avais réservé dans la médina (avec booking.com). D'après le plan, ce n'était pas loin de la gare et nous avions convenu de faire le trajet à pied en visitant un peu la ville ; mais en demandant notre chemin, personne ne connaissait vraiment cette adresse et nous on a plusieurs fois indiqué des directions contraires. Arrivés enfin à l'intérieur de la médina, ce fut un véritable labyrinthe pour aller à l'adresse indiquée. Plusieurs personnes nous ont proposé de nous y emmener en taxi (mais à 6 personnes, il en fallait 2 petits car pas de grands taxi blancs ici). Finalement, à force de tourner dans les ruelles de la médina (il y en a des milliers), nous acceptons de nous laisser guider par un jeune qui ne demandait rien au départ mais qui a bien sûr tendu la main à l'arrivée. A certains passages, on n'était pas trop rassurés surtout que d'autres nous suivaient... Mais l'accueil des 2 jeunes gérants du « Gîte SEKAYA » nous a mis tout de suite à l'aise : thé de bienvenue offert, proposition de faire un tour guidé dans la médina puis restaurant marocain le soir et enfin visite de ce tout ce qu'on avait prévu sur Fès ce soir ou le lendemain matin avant de nous emmener à la gare routière pour prendre un bus pour Meknès. Après une rapide installation dans nos chambres (petites mais propres et sans chauffage mais avec beaucoup de couvertures à disposition), nous suivons un des 2 jeunes gérants qui a apparemment l'habitude de faire ces extra. Nous allons en hauteur pour un panorama de la ville. Il est plus de 18h et il commence à faire nuit mais nous pouvons distinguer les divers monuments. Ensuite, nous retournons dans les ruelles pour voir des artisans taneurs, des ouvriers fabricants des babouches, des menuisiers, des vendeurs d'épices, de fruits..., la fontaine Nejjarine où les habitants viennent faire le plein d'eau, la Médersa Attarine. Beaucoup d'ânes comme moyen de transport ici. Après un repas tajine pour tous, nous rentrons à l'hôtel et nous enfilons dans le lit froid avec 2 couvertures en plus (ce qui ne m'empêchera pas d'avoir froid toute la nuit !).
vendredi 2 janvier 2015 : FES - MEKNES (en bus) puis RABAT (en train) Après un petit déjeuner copieux, nous terminerons la visite de la médina (déserte car en ce matin de fête du prophète, tout est fermé). Notre guide nous emmènera vers 10h à la gare routière pour prendre le bus de 11h pour Meknès (1h de route et 15Dh). A Meknès, nous cherchons un restaurant dans les environs de l'arrêt du bus. Nous trouvons « Le Barbecue Grill » dans lequel nous demandons de nous trouver un grand taxi pour faire une visite rapide de la ville. A la fin du repas, le chauffeur de taxi nous attendait dehors et nous emmène faire un tour de ville : portes Bab El Khémis et Bab Mansour, Mausolée Moulay Ismaïl et les greniers, place El Hédim et les Haras. A 16h, il nous dépose en gare pour le train vers Rabat. A l'arrivée, on réserve un compartiment en 1ère classe pour le lendemain matin 8h pour Marrakech afin d'être certain d'avoir de la place avec toutes nos valises. Retour à l'appartement pour un dernier dîner et remettre tout en ordre avant notre départ.
samedi 3 janvier 2015 : RABAT - MARRAKECH (en train) Levé à 5h30. Petit déjeuner puis à 7h départ à pied pour la gare (15mn de marche) avec toutes les valises car nous prenons le train à 8h. Nous avons bien fait de réserver en 1ière classe car nous avons un compartiment de 6 places dans lequel nous pouvons mettre tous nos bagages et nous sommes ensemble. A mi-trajet, beaux paysages. Nous sommes démarchés par un directeur d'agence « Transport Touristique Abdellatif » 06 39 94 09 58 à Marrakech mais il travaille aussi avec d'autres agences du Maroc. Je lui explique ce que nous souhaitons faire comme circuit et visites sur 3 jours ; il nous propose son prix et après calculs et réflexion, nous acceptons (après un léger marchandage) ses propositions incluant le transport de la gare de Marrakech à notre hôtel puis la visite de la ville, le circuit vers la vallée de l'ourika le lendemain, le transport vers Casa jusqu'à l'hôtel, la visite de la ville et le transport de l'hôtel à l'aéroport le mardi matin (le tout pour 2600Dh pour 6 personnes TTC). A l'arrivée en gare, nous attendons donc le minibus que doit nous envoyer ce directeur d'agence. Je lui ai laissé mon N° de portable local et le chauffeur (Abdul 0671400984) me rappellera pour nous fixer le lieu de RV où il s'est garé. Il nous déposera proche de l'hôtel Imouzzer (réservé par téléphone de france) car il se trouve dans une ruelle piétonne à 5mn de la grande place. Nous prenons les services d'un porteur avec une charrette dans laquelle il mettra tous les bagages (pour 30Dh). Après les formalités à l'hôtel, nous prenons possession de nos chambres (j'avais réservé 3 chambres avec SDB+WC mais ils n'ont pas compris et les avaient attribués à d'autres et nous ont donné 3 chambres sans toilette pour 120Dh au lieu de 200Dh + 50Dh de petit déjeuner par couple). Nous repartons pour une visite de la ville en minibus et demandons de pouvoir manger rapidement car il est 14h et nous avons un gros creux ! Notre guide veut nous emmener dans un restaurant typiquement marocain mais il y a beaucoup de monde (c'est samedi!) et le temps d'attente sera trop long. Nous allons donc à la Palmeraie où il y a un petit snack et on prendra des brochettes à la terrasse extérieure. On peut voir des dromadaires en attente de touristes. On repart pour voir (de l'extérieur) la Mosquée de la Koutoubia, le Palais Bédia, la Mamounia, les remparts et la Merdersa Ben Youssef. De retour à l'hôtel, on demande à la réception de nous indiquer un restaurant ; on nous donne 2 adresses : Chez Chégrouni et le snack Toubkal. Nous testerons ce dernier avec un tajine excellent. Après visites des souks autour de la célèbre place Djema'a El Fna, on ira se coucher vers 23h avec des couvertures car il fait froid dans les chambres.
dimanche 4 janvier 2015 : MARRAKECH et vallée de l'Ourika Levé vers 7h. Petit déjeuner très copieux sur la terrasse à 8h00 pour un départ en minibus vers 9h. Visite des Tombeaux Saadiens avant de prendre la route pour Ourika : jolis paysages le long du trajet. Arrêt pour visite d'une maison berbère. Déjeuner dans un restaurant surplombant la rivière. Flânerie dans le village, achat de souvenirs et retour vers Marrakech pour 17h où nous retournerons sur la grande place. Nous irons nous balader dans les ruelles de la Médina (différentes de Fes et Rabat) avant d'aller dîner à la terrasse de « Chez Chégrouni » : couscous pour les uns et tajine pour les autres (un peu plus cher qu'hier soir mais bien). L' excursion de cette journée était de qualité. Nous nous sommes arrêtés dans des endroits pas trop touristiques (contrairement à ce qui se passe en voyage organisé).
lundi 5 janvier 2015 : MARRAKECH - CASABLANCA (en minibus) Levé à 7h. Petit déjeuner sur la terrasse au soleil (pour se réchauffer) à 8h15. Nous avions demandé à la réception un transporteur (charrette) pour tous les bagages comme pour l'arrivée. Il est bien à l'heure et nous retrouvons notre minibus pour aller à Casa après une rapide visite des jardins Majorelle (que nous n'avons pas pu faire la veille). Avant cela, nous avons retiré du liquide dans un des nombreux distributeurs de rue. Petite anecdote : il faut être très rapide pour récupérer les billets lorsqu'ils sortent, sinon ils repartent ! C'est ce qui est arrivé à notre ami Daniel (moi, j'ai failli me faire coincer les doigts en les prenant). A ce jour, il est toujours en attente de remboursement après la réclamation faite à sa banque en france. En cours de route, nous avons déjeuné dans un petit resto de rue très local (tajine pour tous). Arrivé à Casa, il y a beaucoup de monde (ville bruyante avec toute la circulation et les klaxon des voitures comme dans tout le pays). Nous nous arrêtons environ 1h devant la grande mosquée Hassan II (que nous ne pourrons pas visiter intérieurement car les visites sont obligatoirement guidées et il n'y en a que 2 dans l'après midi avec un horaire qui ne nous convient pas). Nous irons faire ensuite un tour sur la route de la corniche, puis direction l'hôtel Galia (250Dh/ch double avec SDB et WC) - le plus luxueux de notre séjour ! - en passant devant la place Mohamed V et le quartier Habous. Le soir, on ira sur la place du marché, place des Nations Unies et dans les souks avec un guide qui s'est proposé (sans rien demander à la fin, ce qui est très rare ici) pour chercher des mandarines et des dattes. Ensuite, nous cherchons un restaurant et un grand noir se propose de nous guider, mais, il y en a beaucoup de fermés. Nous en trouvons finalement un petit mais ce « guide » se montre très collant et s'installe même à notre table pensant peut-être qu'on allait lui payer à dîner !? On lui donne quelques pièces qui ne le satisferont qu'à moitié et on réussi enfin à s'en débarasser. On a très bien mangé dans ce petit resto local mais un peu perturbé par ce dernier personnage. Retour à l'hôtel où nous n'avons pas eu froid dans les chambres pour cette dernière nuit.
mardi 6 janvier 2015 : CASABLANCA – LYON Levé vers 5h pour un départ à 6h de l'hôtel (nous ne pourrons pas prendre le petit déjeuner car il est trop tôt). Un minibus (négocié la veille à 400Dh) nous attend pour nous emmener à l'aéroport avec nos 6 grosses valises + 3 valises cabines et 3 sacs à dos (tout tient dans ce minibus). Un premier contrôle des bagages à l'entrée dans le hall de l'aéroport (vers 7h) puis nous pouvons aller au comptoir d'enregistrement qui est ouvert. Nous avons largement le temps d'aller prendre un petit déjeuner dans un des « cafés » à l'intérieur de l'aéroport avant l'embarquement prévu à 9h15. Ensuite direction la porte d'embarquement pour un décollage décalé de 20mn mais nous arriverons à l'heure à LYS dans un épais brouillard avec une température assez fraîche (par rapport au Maroc !). 30 minutes d'attente pour récupérer les bagages au tapis roulant avant d 'appeler ALYSE Parking qui envoie un minibus à la sortie du terminal pour nous emmener à nos voitures (préchauffées). Il est bientôt 14h et nous irons déjeuner au restaurant qui est à côté du parking pour un prix très raisonnable. Rentré à la maison vers 15h30.
Quelques annecdotes au cours de ce voyage : Mina est tombée 3 fois, Christian perd son appareil photo dans le minibus à Marrakech et Gilbert son étui d'appareil photo, Daniel n'a pas le temps de récupérer ses billets au distributeur. Dans l'ensemble, on est tous satisfaits de cette semaine mais ce pays, malgré l'accueil sympathique de la majorité des habitants et la bonne cuisine, ne nous donne pas, pour l'instant, l'envie d'y retouner. (contrairement aux pays du sud-est asiatique qui m'attirent toujours depuis 3 visites effectuées en solitaire et 1 en voyage organisé).
Tarifs des billets de train et temps de trajet : CASABLANCA (aéroport mohamedV) - RABAT : 75 Dh2h RABAT – FES: 80 Dh 2h40 à 3h FES – MEKNES: 20 Dh 30mn MEKNES – RABAT: 65 Dh2h RABAT – MARRAKECH: 120 Dh (185 en 1ière)4h30 MARRAKECH – CASABLANCA: 90 Dh 3h20 CASABLANCA Voy ou Port – Aéroport MohamedV: 40 Dh1h20
Liste des hôtels 1ier prix
FES : Gîte SEKAYA, Aina Zliten Zkak Roumane (dans la Médina) 30€ (double avec 2 Petit Déj) MARRAKECH: Hôtel IMOUZZER, rue Sidi Bouloukate 25€ (double avec 2 Petit Déj) CASABLANCA: Hôtel GALIA, rue Ibnou Babouta (à côté du marché central) 27€ (double avec douche-WC sans Pdéj) 25€ (sans SDB-WC)
Voilà déjà 6 ans depuis notre dernier voyage au Maroc. Depuis on avait un moment envisagé de passer quelque temps à Dakhla avant d'y renoncer finalement. Et en octobre, c'est pour Marrakech qu'on s'est envolé. Partagés entre le souhait de revoir les sites et surtout les gens qu'on avait connus et l'envie de découvrir autre chose. On a donc fait un mix des deux.
Les premiers s jours ont été consacrés à Marrakech, Ouarzazate et Skoura.
Voilà donc d'abord quelques photos de de Marrakech, ambiance souk et médina.


Et puis, traversée de la montagne en direct de Ouarzazate et de Skoura. La route est en travaux mais les paysages sont somptueux.


C'est depuis Skoura qu'on reviendra à Ouarzazate. On s'installe d'abord au gîte de la palmeraie. On retrouve Mohamed et son épouse Ghislane, le petit Samad qui a bien grandi et on fait connaissance avec la petite dernière. Adorables.Très sérieux pour des enfants si jeunes.
Les couchers de soleil depuis la terrasse sont tout simplement extraordinaires.


La visite du souk est encore un grand moment. C'est le rendez-vous de toute la population de la région. C'est la récolte des dattes. Les étals sont nombreux.


Au petit déjeuner, on se régale de crêpes au miel et de pain cuit dans le four du jardin.

On retourne passer un moment à Ouarzazate pour s'attarder dans le vieux quartier autour de la kasbah. C'est vraiment à faire. C'est un habitat traditionnel. Et aujourd'hui, la rénovation a commencé. C'est très différent de la ville nouvelle.


Les premiers s jours ont été consacrés à Marrakech, Ouarzazate et Skoura.
Voilà donc d'abord quelques photos de de Marrakech, ambiance souk et médina.


Et puis, traversée de la montagne en direct de Ouarzazate et de Skoura. La route est en travaux mais les paysages sont somptueux.


C'est depuis Skoura qu'on reviendra à Ouarzazate. On s'installe d'abord au gîte de la palmeraie. On retrouve Mohamed et son épouse Ghislane, le petit Samad qui a bien grandi et on fait connaissance avec la petite dernière. Adorables.Très sérieux pour des enfants si jeunes.
Les couchers de soleil depuis la terrasse sont tout simplement extraordinaires.


La visite du souk est encore un grand moment. C'est le rendez-vous de toute la population de la région. C'est la récolte des dattes. Les étals sont nombreux.


Au petit déjeuner, on se régale de crêpes au miel et de pain cuit dans le four du jardin.

On retourne passer un moment à Ouarzazate pour s'attarder dans le vieux quartier autour de la kasbah. C'est vraiment à faire. C'est un habitat traditionnel. Et aujourd'hui, la rénovation a commencé. C'est très différent de la ville nouvelle.


Bonjour,
Il faut cesser de se mentir à soi même, le tourisme au Maroc ne se porte pas bien ! Bien sur, la crise est passée par là, les printemps Arabes également tout comme l’écho donné dans les médias Européens aux actes de vandalisme du 20 février 2011, notamment dans la ville rouge, mais le coup de grâce fut bien porté par l’attentat de Marrakech. Les réservations de séjour sont en chute libre, les annulations nombreuses et les mines déconfites. Certains pensent, et je ne suis pas loin de partager leur avis, que cela va assainir la situation, notamment en ce qui concerne les maisons d’hôtes. Il est en effet aberrant de dénombrer environ 800 maisons d’hôtes déclarées dans la Médina de Marrakech, alors qu’un certain nombre est « géré » par des non professionnels. Ces derniers sont bien souvent les premiers touchés par les événements cités ci-dessus. Si demain, nous ne devions plus avoir que 500 maisons d’hôtes dans la Médina de Marrakech, mais des établissements de qualité, j’en serai le premier satisfait ! Une autre chose qui me tracasse : l’extrême difficulté à trouver des vols entre l’Europe et le Maroc à des tarifs corrects ! Allo, la Royal Air Maroc…………. @+
Il faut cesser de se mentir à soi même, le tourisme au Maroc ne se porte pas bien ! Bien sur, la crise est passée par là, les printemps Arabes également tout comme l’écho donné dans les médias Européens aux actes de vandalisme du 20 février 2011, notamment dans la ville rouge, mais le coup de grâce fut bien porté par l’attentat de Marrakech. Les réservations de séjour sont en chute libre, les annulations nombreuses et les mines déconfites. Certains pensent, et je ne suis pas loin de partager leur avis, que cela va assainir la situation, notamment en ce qui concerne les maisons d’hôtes. Il est en effet aberrant de dénombrer environ 800 maisons d’hôtes déclarées dans la Médina de Marrakech, alors qu’un certain nombre est « géré » par des non professionnels. Ces derniers sont bien souvent les premiers touchés par les événements cités ci-dessus. Si demain, nous ne devions plus avoir que 500 maisons d’hôtes dans la Médina de Marrakech, mais des établissements de qualité, j’en serai le premier satisfait ! Une autre chose qui me tracasse : l’extrême difficulté à trouver des vols entre l’Europe et le Maroc à des tarifs corrects ! Allo, la Royal Air Maroc…………. @+
bonsoir a tous,
je doit descendre de france en mauritanie en passant par le maroc d ici quelque semaine.
je descend en fourgon voir un amis qui aimerais que je lui amene quelque pneus et de l electromenagé
je voudrais savoir si je devrais payer de droit de douane au maroc?
et pour le vehicule y a t il des formalitées particuliere?
sachant que je vais voyager seul et queje n ais jamais quiter la france y a t il des pieges a evité?
merci 😉
😉Je pars au maroc en juin avec Marmara et la compagnie atlas bleu. J'aimerai avoir des renseignements sur cette compagnie.
Merci
Merci
Preamble:
.
This isn’t about drumming up business for a new professional venture—just sharing, under pressure from eager Vf members hungry for juicy anecdotes, my 10-day trip to Marrakech with 10 friends.
I’d mentioned during the planning discussion for this trip ((https://voyageforum.com/forum/questions-excursions-autour-marrakech-d10685703/)) that there wouldn’t be a travel journal... And since I’m a man of my word—but also stuck with a nasty calf muscle tear at the end of the trip that’s keeping me immobile for 15 days (more on that later)—I’ve got some time to dedicate to this. So, after this preamble, off we go to the Medina!
.
Day 1: Friday, May 2nd – The Day the Group Split
Before we dive in, let’s talk about the trip prep. Among my friends, I’ve got a rep as the go-to independent travel expert (thanks to a few trips, some with this same crew). So, naturally, the task of planning this one fell to me—and I took it on gladly (you’re never better served than by yourself, right?). The prep and itinerary were hashed out over multiple meet-ups (excuses?) during shared meals at one another’s places, guided by yours truly. Travel style, accommodation, sightseeing—all decisions were made together, trying to balance everyone’s wishes over a good bottle (generic term, not numerical!)
So, a group of five—including me and my girlfriend—set off for Geneva at 3 AM that Friday, while the rest would join us on Sunday due to family or work commitments. We’ll skip the EasyJet flight—it was nothing special, just a means to get us there safely (which, in itself, is already a win). We landed in Marrakech at 9 AM local time. There, a spotless Dacia Logan was waiting for us, chartered by MEDLOC, whose impeccable service I’ll praise here (thanks, friends, for the tip!). My first challenge, after loading the suitcases into the trunk: reaching the riad booked for our first two nights as the advance team. https://www.astradamusmarrakesh.top/fr/
I was a little nervous about driving here—Marrakech’s driving reputation precedes it. The hiccup? While setting up Google Maps for the route, I accidentally added a level-5 difficulty and enabled pedestrian mode... Imagine a rental car stubbornly trying for over half an hour to navigate the Medina (the riad was in the north), cursing all the pedestrians in streets too narrow for the car, and having to reverse multiple times because “it won’t fit,” ignoring the many Marrakechis waving to signal the street was impassable (but what are they trying to sell me now? 🤪)... Until my co-pilot, holding my phone, asked if it was “normal for the route to be dotted on Google Maps?” Yes, it’s normal—pedestrian mode was on.... We’ll still be laughing about this in the nursing home in 40 years, but at the time, I was genuinely surprised by what driving in Morocco had in store for me—and for good reason! After fixing the Google Maps settings, we arrived more calmly at the private parking lot (90 dirhams per night) and then at the riad, where we received a warm welcome while our rooms were being prepared.
After freshening up, we crossed the souks for the first time to have lunch at Jemaa el-Fna Square, at Zeitoun Café, where we enjoyed our first couscous or tagine on its terrace. We’d return to Jemaa el-Fna that evening after a restorative nap at the riad, another late afternoon in the souk, and an evening at this famous UNESCO World Heritage site. This time, it was the restaurant Lafarmacie (you can’t make this up!) that won us over, despite the lack of a rooftop. I recommend this place to everyone—the prices are great, the welcome is extraordinary, and the food is excellent...



Returning after 11 PM, we learned the hard way that the souk has its own entry points and hours, and the path to our beds was full of detours and closed doors. Fortunately, we were guided by friendly locals who showed us the right way (in exchange for a fiercely negotiated tip each time...)
.Day 1: Friday, May 2nd – The Day the Group Split
Before we dive in, let’s talk about the trip prep. Among my friends, I’ve got a rep as the go-to independent travel expert (thanks to a few trips, some with this same crew). So, naturally, the task of planning this one fell to me—and I took it on gladly (you’re never better served than by yourself, right?). The prep and itinerary were hashed out over multiple meet-ups (excuses?) during shared meals at one another’s places, guided by yours truly. Travel style, accommodation, sightseeing—all decisions were made together, trying to balance everyone’s wishes over a good bottle (generic term, not numerical!)
So, a group of five—including me and my girlfriend—set off for Geneva at 3 AM that Friday, while the rest would join us on Sunday due to family or work commitments. We’ll skip the EasyJet flight—it was nothing special, just a means to get us there safely (which, in itself, is already a win). We landed in Marrakech at 9 AM local time. There, a spotless Dacia Logan was waiting for us, chartered by MEDLOC, whose impeccable service I’ll praise here (thanks, friends, for the tip!). My first challenge, after loading the suitcases into the trunk: reaching the riad booked for our first two nights as the advance team. https://www.astradamusmarrakesh.top/fr/
I was a little nervous about driving here—Marrakech’s driving reputation precedes it. The hiccup? While setting up Google Maps for the route, I accidentally added a level-5 difficulty and enabled pedestrian mode... Imagine a rental car stubbornly trying for over half an hour to navigate the Medina (the riad was in the north), cursing all the pedestrians in streets too narrow for the car, and having to reverse multiple times because “it won’t fit,” ignoring the many Marrakechis waving to signal the street was impassable (but what are they trying to sell me now? 🤪)... Until my co-pilot, holding my phone, asked if it was “normal for the route to be dotted on Google Maps?” Yes, it’s normal—pedestrian mode was on.... We’ll still be laughing about this in the nursing home in 40 years, but at the time, I was genuinely surprised by what driving in Morocco had in store for me—and for good reason! After fixing the Google Maps settings, we arrived more calmly at the private parking lot (90 dirhams per night) and then at the riad, where we received a warm welcome while our rooms were being prepared.
After freshening up, we crossed the souks for the first time to have lunch at Jemaa el-Fna Square, at Zeitoun Café, where we enjoyed our first couscous or tagine on its terrace. We’d return to Jemaa el-Fna that evening after a restorative nap at the riad, another late afternoon in the souk, and an evening at this famous UNESCO World Heritage site. This time, it was the restaurant Lafarmacie (you can’t make this up!) that won us over, despite the lack of a rooftop. I recommend this place to everyone—the prices are great, the welcome is extraordinary, and the food is excellent...



Returning after 11 PM, we learned the hard way that the souk has its own entry points and hours, and the path to our beds was full of detours and closed doors. Fortunately, we were guided by friendly locals who showed us the right way (in exchange for a fiercely negotiated tip each time...)
bonjour
je dois partir pour le maroc, pas mal de membres m ont bien renseigné et je les remercie
j ai une question a poser; j ai vu dans le guide du routard que l on pouvait apporter seulement 1 bouteille d alcool de 75cl
j ai peut etre mal compris
nous pensions enmener 1 cubi de rouge et 1 cubi blanc, allons nous avoir des problemes a la douane ?
merci d avance por votre reponse
amicalement
a bientot🙂
je pensais aussi a l apero
Bonjour,
Je part d'ici 1.5 mois jusqu'au Maroc à vélo. Je compte allez peu dans les grandes villes et d'avantage dans la montagne. Je pense arrivée au Maroc mi décembre et y rester 1 à 2 mois.
J'ai 2 questions : * pour les retrait en carte bleu, j'ai une mastercard. Les distributeurs les acceptes t-il ? ou vaut-il mieux avoir une mastercarte + une visa ? ou que une visa ? * Pour le réchaud, j’hésite entre alcool et le gaz. Quel combustible trouve t-on le plus facilement ? Pour le cas du gaz, avec perforation, visses ou valve camping gaz ?
Et puis s'il y a des lieux a ne pas manquer, des conseils, n'hésitez pas :)
Merci :)
Je part d'ici 1.5 mois jusqu'au Maroc à vélo. Je compte allez peu dans les grandes villes et d'avantage dans la montagne. Je pense arrivée au Maroc mi décembre et y rester 1 à 2 mois.
J'ai 2 questions : * pour les retrait en carte bleu, j'ai une mastercard. Les distributeurs les acceptes t-il ? ou vaut-il mieux avoir une mastercarte + une visa ? ou que une visa ? * Pour le réchaud, j’hésite entre alcool et le gaz. Quel combustible trouve t-on le plus facilement ? Pour le cas du gaz, avec perforation, visses ou valve camping gaz ?
Et puis s'il y a des lieux a ne pas manquer, des conseils, n'hésitez pas :)
Merci :)
TOUT D'ABORS BONJOUR A TOUS,
c'est en navigant sur le net pour préparer mon voyage que je suis tombé sur ce forum, j'ai apprécié les divers postes et les reponses de tous, c'est pourquoi j'ai décidé de m'inscrire . JE NE SUIS PAS COMME BEAUCOUP UN GRAND VOYAGEUR !!! je ne suis jamais sortie de france, pas de temp pas de moyens, mais je vais changer tout cela. J'ai décider de faire un voyage au Maroc, moi, mon épouse et mon fils(15ans) avec des amis de toujours un couple et deux enfants (15 et 10ans). nous avisageons ce voyage, par nos propres moyens, nous avons de bons 4x4 recents, et sommes pret à bivoiqué ou au plus à camper si necessaire . Nous partons du centre de la france, et au départ nous envisageons deux etapes pour atteindre Algeciras, ( Vichy=>barcelone puis barcelone=> algeciras-tanger) aprés rien n'est defini, si vous avez l'experience d'un tel voyage, je suis dans l'attente de conseils: circuits, mais aussi papiers, ..... nos dates de départ sont 1 avril au 13/14 avril 2007 départ-retour de Vichy 03. je compte sur vous et vous remercie d'avance.
c'est en navigant sur le net pour préparer mon voyage que je suis tombé sur ce forum, j'ai apprécié les divers postes et les reponses de tous, c'est pourquoi j'ai décidé de m'inscrire . JE NE SUIS PAS COMME BEAUCOUP UN GRAND VOYAGEUR !!! je ne suis jamais sortie de france, pas de temp pas de moyens, mais je vais changer tout cela. J'ai décider de faire un voyage au Maroc, moi, mon épouse et mon fils(15ans) avec des amis de toujours un couple et deux enfants (15 et 10ans). nous avisageons ce voyage, par nos propres moyens, nous avons de bons 4x4 recents, et sommes pret à bivoiqué ou au plus à camper si necessaire . Nous partons du centre de la france, et au départ nous envisageons deux etapes pour atteindre Algeciras, ( Vichy=>barcelone puis barcelone=> algeciras-tanger) aprés rien n'est defini, si vous avez l'experience d'un tel voyage, je suis dans l'attente de conseils: circuits, mais aussi papiers, ..... nos dates de départ sont 1 avril au 13/14 avril 2007 départ-retour de Vichy 03. je compte sur vous et vous remercie d'avance.
J'ai deux sons de cloches différents concernant mon prochain voyage au Maroc : une agence de voyage m'affirme que je peux m'y rendre avec ma simple carte d'identité, et une autre me conseille d'avoir un passeport car pour le moment, c'est la carte d'identité qui suffit mais "avec le Maroc, on ne sait jamais, ça peut changer vite..." dixit la vendeuse !!!!
Qui croire ?
Qui croire ?
Bonjour,
je viens poster un autre message sur ce forum et attends vos conseils, idées et bons plans.
Nous partons mon ami et moi au mois de juin, nous atterrissons à Casablanca et allons louer une voiture pour 15 jours
Voici l'itinéraire que j'ai établi, pouvez-vous me dire ce que vous en pensez, y'a t'il des étapes à zapper et à remplacer par d'autres ? ou trop de temps à certains endroits ?
Dimanche : départ le matin sur la route d’Essaouira, nuit à el Jadida ou Safi (nuit à el Jadida ou Safi ou directement à Essaouira ?) Lundi : départ le matin pour Essaouira, visite d’Essaouira, nuit à Essaouira Mardi : visite d’Essaouira et départ dans l’après-midi pour Marrakech Mercredi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Jeudi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Vendredi : départ le matin pour la vallée de l’Ourika ou oukaimeden, ksar ait benhaddou , nuit dans le coin Samedi : Départ de le matin par skoura , boumalnde dadès, visite des gorges de dades et/ou de todra (nuit dans les gorges) Dimanche : visiste le matin des gorges de todra et arrivée dans l’après-midi à merzouga bivouac à merzouga Lundi : 2ème journée à merzouga pour repos et piscine (est-ce utile ou vaut-il mieux plus de temps pour visiter autre chose ?) Mardi : départ le matin pour midelt et nuit dans la région Mercredi : départ le matin pour Fès et après-midi et nuit à Fès Jeudi : journée et nuit à fès Vendredi : départ le matin pour Meknès, visite de Meknès, volubilis et nuit à Meknès Samedi : départ pour chefcahouen nuit à chefchaouen Dimanche : visite de chefchaouen le matin et départ pour Rabat, nuit à Rabat Lundi : Visite de Rabat et nuit Mardi : départ pour casablanca, restitution de la voiture
Merci de vos conseils et vos critiques
Dimanche : départ le matin sur la route d’Essaouira, nuit à el Jadida ou Safi (nuit à el Jadida ou Safi ou directement à Essaouira ?) Lundi : départ le matin pour Essaouira, visite d’Essaouira, nuit à Essaouira Mardi : visite d’Essaouira et départ dans l’après-midi pour Marrakech Mercredi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Jeudi : visite de Marrakech et nuit à Marrakech Vendredi : départ le matin pour la vallée de l’Ourika ou oukaimeden, ksar ait benhaddou , nuit dans le coin Samedi : Départ de le matin par skoura , boumalnde dadès, visite des gorges de dades et/ou de todra (nuit dans les gorges) Dimanche : visiste le matin des gorges de todra et arrivée dans l’après-midi à merzouga bivouac à merzouga Lundi : 2ème journée à merzouga pour repos et piscine (est-ce utile ou vaut-il mieux plus de temps pour visiter autre chose ?) Mardi : départ le matin pour midelt et nuit dans la région Mercredi : départ le matin pour Fès et après-midi et nuit à Fès Jeudi : journée et nuit à fès Vendredi : départ le matin pour Meknès, visite de Meknès, volubilis et nuit à Meknès Samedi : départ pour chefcahouen nuit à chefchaouen Dimanche : visite de chefchaouen le matin et départ pour Rabat, nuit à Rabat Lundi : Visite de Rabat et nuit Mardi : départ pour casablanca, restitution de la voiture
Merci de vos conseils et vos critiques
Bonjour à tous,
Nous avons pensé au Maroc pour un premier grand voyage à l'étranger en famille. Nous pensons que ce pays permettra à nos enfants de découvrir de nouveaux horizons en nous épargnant de trop longues heures d'avion. J'y suis allé jeune mais serais incapable de dire si l'itinéraire auquel j'ai pensé peut se faire sans que cela soit la course. L'idée est donc de partir une douzaine de jours max avec une arrivée à Marrakech puis location de voiture pour commencer l'itinérance:
J1: arrivée Marrakech J2: Marrakech J3: rejoindre Skoura en passant voir les cascades d'Ouzoud J4: Vallée des Roses / Vallée des Dades J5: Tineghir/ Gorges du Todra J6: Merzouga ou Erg Chebbi (nuit en bivouac dans le désert) J7: nuit à Tamnougalt en passant par Ouarzazate dans la journée J8: Ait Benhadou J9: dernière nuit à Marrakech J10: retour en France
Je me suis inspiré de pas mal de commentaires et carnets de voyage mais ne suis pas sûr de moi sur ce coup là. Nous souhaitons acheter nos billets prochainement pour profiter de tarifs avantageux. Je suis bien sûr preneur de vos suggestions sur les loueurs de voitures, hôtels, restos ou étapes insolites. Nous souhaitons avant tout prendre le temps plutôt que multiplier les sites à "visiter".
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Benjamin
Nous avons pensé au Maroc pour un premier grand voyage à l'étranger en famille. Nous pensons que ce pays permettra à nos enfants de découvrir de nouveaux horizons en nous épargnant de trop longues heures d'avion. J'y suis allé jeune mais serais incapable de dire si l'itinéraire auquel j'ai pensé peut se faire sans que cela soit la course. L'idée est donc de partir une douzaine de jours max avec une arrivée à Marrakech puis location de voiture pour commencer l'itinérance:
J1: arrivée Marrakech J2: Marrakech J3: rejoindre Skoura en passant voir les cascades d'Ouzoud J4: Vallée des Roses / Vallée des Dades J5: Tineghir/ Gorges du Todra J6: Merzouga ou Erg Chebbi (nuit en bivouac dans le désert) J7: nuit à Tamnougalt en passant par Ouarzazate dans la journée J8: Ait Benhadou J9: dernière nuit à Marrakech J10: retour en France
Je me suis inspiré de pas mal de commentaires et carnets de voyage mais ne suis pas sûr de moi sur ce coup là. Nous souhaitons acheter nos billets prochainement pour profiter de tarifs avantageux. Je suis bien sûr preneur de vos suggestions sur les loueurs de voitures, hôtels, restos ou étapes insolites. Nous souhaitons avant tout prendre le temps plutôt que multiplier les sites à "visiter".
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Benjamin
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.










