Montpellier- Paris-Milan-Côme-Milan-Parme-Bussetto-Parme-Bologne-Pistoïa-
Florence-Naples-Sorrente-Amalfi-Palerme-Barcelone-Montpellier.
De la princesse Carlotta à Giovanni Falcone.......
Ma parenthèse enchantée 2012.
L'Italie du nord au sud.........................j'en rêvais...................je l'ai fait......
http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g635626-d528348-w2-Villa_Carlotta-
Tremezzo_Lake_Como_Lombardy.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Chapel_of_the_family_Falcone.jpg
(Préalable : attendre un peu pour que les photos s'ouvrent à vous).
6 mai
Je quitte mon hâvre de paix occitane sous de bonnes augures.
A suivre...ya de l'Espoir !
7 mai- 8 mai
Aïe...ma valise qui a connu tant d'expéditions et de soutes aériennes, me lâche.A remplacer
d'urgence. Je la vide en un clin d'oeil dans le hall de l'hotel pour remplir un sac tout neuf et fleuri.
Aléas du parcours. Faux frais qui sont plus vrais que vrais. Comme la fortune que j'ai laissée au
taxi en arrivant, vu que le quartier Bastille était bouché par la police dés 17 heures !
Mais la joie inaltérable de mes départs ne transporte plus et mieux que tout.
9 mai 9 heures
Navette Orly à partir de Montparnasse: erreur, elle mettra trois quart d'heure à rejoindre la Porte
d'Orléans où j'aurais dû aller la prendre en métro. Qu'on se le dise !
Regard sur tableau des départs, qui me font toujours rêver d'ailleurs.
Ligne low coast..parfaite et sans retard. Durée vol une heure 30.
Aeroport Lineate , surprise : dans les kiosques Carla Bruni en couverture avec la mention :
" Carla: addio Eliseo ! "...On me félicitera plusieurs fois pour mon vôte.
Rejoindre mon hotel et mon quartier préféré: Galleria, Scala....et tutti quanti...
A moi Milan, l'hotel Vecchia Milano, le hérisson de marbre ( duomo) , Verdi et la scaloppina !
Comme j'ai été satisfaite de mes hotels, bon rapport qualité prix et prés du centre historique, j'en
donne les adresses :
http://www.hotelvecchiamilan.com/
La façade du hérisson de marbre est irisée par le soleil couchant.
Je paie une fortune un cappuccino au café face à lui pour déguster les premiers émois de mon
itinéraire.
10 mai matin
Musée de la Scala. Costumes de scène, affiches anciennes, Verdi est en grande partie responsable
de mon Amour pour ce pays, tant pour sa musique que ce qu'il représente dans la lutte pour la
Liberté.
" Avec NABUCCO, VERDI commence à s’intégrer au RISORGIMENTO et à payer de sa personne
pour l’unité italienne et la libération des provinces encore sous le joug étranger. On sait que le
principal personnage de NABUCCO est en réalité le peuple juif en exil à Babylone, et qui chante
la patrie perdue en des termes qui pouvaient fort bien convenir à la situation des Milanais
soumis à la domination autrichienne. VERDI, dès lors, devient tout naturellement l’un des
personnages de la mythologie de la "Résistance" VA, PENSIERO... devient tout de suite le symbole
de la patrie réduite en esclavage et qui attend sa libération. "
Je reviens encore et encore devant l'Hotel où il a terminé ses jours, via Manzoni chambre 11...en
attendant de le célébrer plus intensément à Bussetto sa ville natale, prés de Parme.
Retrouvé un article de l'époque :
" Verdi meurt le 27 janvier 1901 à Milan. Ses funérailles durent douze heures, tandis que
Toscanini dirige un des airs les plus bouleversants du disparu : " Va pensiero ".
Le jour des funérailles du maestro, la Piazza Duomo et les rues adjacentes sont recouvertes de
paille pour que le vacarme des fiacres ne vienne pas troubler son repos. Ses funérailles sont
immenses. 250 000 personnes sont présentes pour rendre un dernier hommage à l’une des plus
importantes figures de la musique italienne. Lorsque son corps est transféré du cimetière à la
Casa di riposo, un choeur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini interprète le Va pensiero
et le Miserere. "
Dans le nord, je trouverai autant de statues et bustes de Verdi, Toscanini que de Garibaldi.
Mais romantisme étant ami de gourmandises...je me régale de parmigiano et de prosciutto, surtout
à Parme, servis ensemble à profusion sur des tablettes de bois.
10 mai de Milan au Lacs
Départ pour Côme, ce lac dont j'entend parler et que je ne connais pas. La saison est la meilleure
pour l'éclosion de la nature. Une demi-heure depuis Milan.
Avant, quelques mots sur la prestigieuse gare de Milan-Garibaldi ou Milano-Centrale
ENORME, Monumentale tels les édifices construits du temps de Mussolini. Trés spacieuse en
hauteur sous des verrières qui éclairent les statues ( comme au Grand palais) et, miracle, des
employés pour renseigner, des bancs pour s'asseoir et des pentes à la place des escaliers pour les
valises. Viva Italia !
Je ne résiste pas aux images à vous transmettre :
ano Centrale
L'image monumentale a été soutenue par l'ornementation lourde composée de couronnes, festton et
des motifs géométriques abstraits. La portée libre de l'arc principal mesure 72 mètres, le plus grand
en Italie, et les auvents s'étendent sur une longueur de 341 mètres, couvrant une superficie de
66500 m2. La station a finalement été ouverte en mai 1931.
Dans le train je suis à côté d'une jeune femme sympathique, ayant envie de discuter avec moi mais
ne parlant qu'Italien. Elle engage un dialogue qui deviendra vite, hélas, un monologue sur nos
élections. Félicitation pour mon vote, Carla S. ne semble pas être unanimement aimée dans son
pays d'origine.
J'ai pourtant bûché mon italien, mais pas assez et ne peut suivre non plus le dialogue qu'elle
entretiendra avec deux bonnes soeurs voilées face à nous, qui riaient de bon coeur en se servant
constamment de leurs portables. J'écoute la musique des mots et observe la gestuelle foisonnante
pour saisir le sens....
Il fait beau.
Arrivée en gare de Côme, un peu de mal à trouver mon hotel " In riva al lago " où il faut être
spécialement souple pour voir le lac depuis la fenêtre...des WC.
Ma chambre pas prête, qu'importe...Je laisse bagage et vais déjeuner au bord du lac, puis prend le
funiculaire pour monter voir la vue sublime depuis Comobrunate...
.
Au retour surprise, il n'y avait plus de chambre et le gérant me loge dans un grand appartement
pour moi toute seule... de quoi loger une famille nombreuse. Vieille maison, murs trés hauts et trés
épais. Folklore. J'adore.
Je file à l'office du tourisme pour organiser mon lendemain. On m'apprend qu'il y aura grêve des
marins dont j'accompagnerai le défilé le lendemain, mais j'ai le temps de faire une grande balade
en bateau le soir même.
Course du centre au port où j'embarque pour 2 heures.
Le temps est idéal, trés peu de touristes, tous italiens...tout me va, les vues sont splendides.
J'aurai même le temps de descendre à Tremezzo visiter la Villa Carlotta et ses jardins.
Merveille des merveilles où je passerais sous une tonnelle croûlante sous les citrons.
La villa elle-même est habitée de délicieuses statues de marbre dont une me posera question sur les
latin-lovers....( "Psyché ranimée par le baiser de l'amour" ..Eros n'est pas si ranimé que ça..j'ai
vérifié..) Voir à :[/i
http://musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html"]]musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html
Comme sur la Piazza della signoria à Florence où le gabarit du magistral Neptune laisse croire à
sa virilité sauf ....l'essentiel .....style miniature.
A moins que cela ait changé avec les siècles ou que ma mémoire ne me trahisse.
Attendre ouverture de la photo :
Villa Carlotta :
Voir photos ci-dessous bien plus belles que si prises par moi.
La villa Carlotta
(Tremezzo)
Sur l'autre rive du lac de Côme, à Tremezzo en face de Bellagio, se trouve la villa Carlotta, un
petit palais de style néoclassique .
Elle a été construite en 1690 pour le marquis marquis Giorgio Clerici, un riche banquier milanais.
En 1843, le domaine a été acheté par la princesse Marianne de Nassau(épouse du prince Albert de
Russie) qui l'a offert un peu plus tard à sa fille Carlotta pour son mariage avec le duc Georges de
Saxe-Meiningen. Elle meurt jeune, mais Giorgio Clerici s'attache aux lieux .
La villa est alors baptisée Villa Carlotta et agrémentée à partir de 1856 d'un somptueux parc de
type jardin anglais avec escaliers de marbre, trois terrasses, bassins, et collection de plus de 500
espèces botaniques arborescentes dont des camellias de grandes dimensions, grottes de verdure,
forêts de bambous, pergolas d'orangers, tonnelles d’agrumes, palmiers, arborescentes australes,
glycines géantes, myrrhes en cascades, tulipiers démesurés, collections de fougères, cactus,
conifères d’espèces rares et autres espèces tropicales, rhododendrons, azalées rares...
Depuis le jardin on peut admirer le centre du lac, Bellagio, la chaîne montagneuse des « Grignes »
et le Monte Legnone.
Je ne résiste pas à vous offrir le plaisir, comme moi en direct, des vues que je me
suis offertes :
Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi.....
Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche.
A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé.
Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du
lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage :
Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille
Brueghel y est représentée et ça fait du monde....
www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso
Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800.
Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de
mes villes préférées.
Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac.
J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma
valise s'en trouve allégée......
Question :
Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno "
on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "...
1: qu'est-ce qui dit que je suis française ?
2: mon accent est-il nul à ce point ?
A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me
faire comprendre : anglais, italien, allemand....
Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes :
– " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? "
– -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia "
( Orthographe non garantie..)
12 mai. Milan-Parme-Bussetto
Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la
"ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste,
et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule.
Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe,
les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de
Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin.
Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne.
"C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le
compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore
aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ."
J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien "
La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit
ses premières leçons d’orgue.
La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec
celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini.
Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto.
La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété
privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....).
Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme
Hotel Villa Toscanini.
L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design
actuel et de meubles et oeuvres anciennes.
Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui
m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois.
On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer....
Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que
je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant.
Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ?
DSK m'apparut sous un autre jour....Misère !
J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du
soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien,
"La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée
du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit
en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. "
Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché
durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg...
Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne.
Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en
trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare,
grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza,
ma non ditelo a chi vive a Parma ).
- " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est
intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. "
Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait.
J'ai bien choisi ma saison.
13 mai Parme- Bologne
Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore)
Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une
exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle:
"C´est un jardin extraordinaire
Il y a des canards qui parlent anglais
Je leur donne du pain ils remuent leur derrière
En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet "
On y voit aussi des statues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on
Mais moi je sais que dès la nuit venue
Elles s´en vont danser sur le gazon
Papa, c´est un jardin extraordinaire
Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet
Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère "
Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je
découvre pour la première fois en buisson foisonnant.
De la joie partout....
Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise.
Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le
monde....La soirée se finira trés tard.
Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais
eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins
sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes
années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants,
surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter.
Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre.
Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme.
Pour info:
Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne.
Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup
d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale.
Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant
que d'autres universités s'y mettent...
Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus
long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval
le plus grand d'Europe après celui de Venise.
15 mai
Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco
Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement....
Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane
verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa.
Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit
déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta.
Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme
Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir
les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes
et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité
probable de talents.
Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un
restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations.
Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où
des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane.
Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table
commune quand ils le souhaitent.
Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne
comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les
accompagnent.
On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités.
Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances.
Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra.
Seul moment du voyage où j'ai fulminé....
Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet
indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close.
Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone....
Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon
étonnement ( euphémisme).
Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef....
Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire
mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai
vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique.
Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule.
Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux.
Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles "
américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je
comprenais tout de leur liesse....
J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages
m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère.
Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout.
Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais
longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi
et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son):
http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A
Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et
les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté.
Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge
aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les
autres".....
http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related
Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont
sans trop de monde.
Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole.
On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés.
Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est
quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes.
Réconciliation avec la ville vue d'en haut.
Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement :
www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo
Imprudente mais chanceuse :
J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne...
Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans
Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel-
Ange.
J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les
hotels ** et ***.
Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une
vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant.
Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes
ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire...
On ne risque rien de s'instruire :
- "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation,
retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens.
Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont
établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la
Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ".
Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli !
20 mai grand départ vers le Sud
Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours:
Florence-Naples.
Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi .
Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de
beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia.
Napoli
Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture.
Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles.
Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de
monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs..
Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important ....
alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football...
Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en
soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette
victoire ou de fêter la journée dominicale...
La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une
superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno
et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de
l'unification italienne.
J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net !
L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place
Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du
même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras
de Burt...
Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html
qui...remet les pendules à l'heure !
L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée
où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour..
L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme
pièce unique dans un beau reportage sur Naples..
La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts.
Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles
anciennes.
Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site :
"L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza
habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via
Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui
Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples."
Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a
trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon...
donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour....
Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme.
Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse
envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide.....
Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans
un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de
l'époque...
Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû
voir du pays ...Une relique !
Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes...
C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante :
Hotel de charme....Chiaia
Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria .
Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus :
- "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que
Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits,
accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie
virevoltant dans ses salons dorés.
Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs
brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme
succès.
Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une
authentique galerie d’art».
-" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis
l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les
personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De
Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu.
Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-)
ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries.
Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un
ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et
ensuite pour se faire délivrer le gateau...
Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le
lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique-
pastiera-napoletana-typique.html
Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant
sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités
légères.
Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que
nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine.
A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien
bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte
personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon
confortables.
A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe.
Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos
eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros
cinquante..
Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et
son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants.
Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée.
www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo-
Naples_Province_of_Naples_Campania.html
Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors
que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue.
Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit.
Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de
charme avec ses 17 ans...
Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José....
Opéra dans l'Opéra...
Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités
depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html
C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles
traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs .
Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html
Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant :
-"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse
richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de
l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa »,
la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples
vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels
Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec
Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa.
C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX
siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par
opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. "
Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous
êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition.
Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai
pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a
loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent.
Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de
confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère.
Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine...
Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su
premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases
autour de moi, il me semble avoir changé de pays.
J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner.
Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé.
22 mai
Côte Amalfitaine et Sorrente !
Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le
bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années
dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue.
www.europeportreviews.com/Naples4.ht
Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que
j'aime ça.
Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire...
ceux des voisins.
Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale....
Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre
fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant.
Et cela créé une belle complicité éphémère...
Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau
sur les hautes vagues.
A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec.
Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de
végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse
donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse.
Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde.
Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve.
A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve.....
Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse :
www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php
La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie
ouverte à mes pieds.
Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés
serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à
ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande
à qui aura le bonheur de faire ce périple.
Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " .....
www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY
D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite
parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter :
- " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli
..........tous ceux qui venaient
C´était pour écouter
Celui qui faisait battre tous les coeurs
Et quand il arrivait
La foule s´écriait :
Arriva, Gigi l´Amoroso
Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse
Gigi l´Amoroso
Toujours vainqueur, parfois sans coeur
Mais jamais sans tendresse
Partout, c´était la fête quand il chantait
Zaza, luna caprese, o sole mio "
Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans
d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain
freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire.
Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus..
Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier....
Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement
gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples.
Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse !
Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"...
Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper
l'autobus régional longeant la côte amalfitaine.
Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur !
Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer.
Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne.
Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux....
En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se
passe là.
Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html
et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où
plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité.
Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même
route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les
villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de
coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne)
puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits.
Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux
paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés.
Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires
etc...
Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit
" Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent).
Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond
de sa rade-écrin.
Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir.
L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir.
Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil...
24 mai
Sorrente- Naples- Palerme
La grande traversée....
Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme
gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la
navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie.
Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses,
prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges.
Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer.
Des villas alternent avec les quartiers populaires.
Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels !
Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich...
Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique..
et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais.
Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment.
Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses
ronflements ( en italien) de Naples à Palerme....
Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français...
Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages
de mots croisés.
Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur
le bateau...
Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle.
Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va
durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles.
Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et
mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage
est trés périlleux et agité en mer.
L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un
autre monde.
On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une
bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus.
Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état.
Palermo 24 25 mai
Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme
est l'aboutissement.
Il faut finir en beauté et je m'y emploie....
Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont
déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été
construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891.
Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google :
- "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué
l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco
Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans
Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français
Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général
Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi»
d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. "
Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous :
www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16
Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ?
Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi :
-" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et
hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se
trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de
vos têtes dans le hall d'accueil!
Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et,
dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage,
une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de
même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. "
Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à
Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc....
Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens,
toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux
les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints.
Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de
toutes teintes sont partout dans cette ville.
Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste
et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans
le floklore que j'attendais.
Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec
beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne.
Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations.
Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas
chômé depuis Milan....
Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne
m'en priverais pas.
Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries
siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino !
Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)...
Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette
superbe et immense ville aux aspects multiples.
Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés.
Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme
moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir.
Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti:
- Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du
soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des
sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres.
Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues.
Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je
trouverai le nom plus tard : micoucouliers.
Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia.
Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu....
Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro-
mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III.
Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et
tragique) scène.
- " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le
passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe.
A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des
plafonds fleuris. A part ��a pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle
de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre."
Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous...
pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux,
avec la crinoline de Claudia.....
- La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine.
Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc...
C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di
Gangi.
C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard.
Trés belle gallerie des glaces.
Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes.
Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique
dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines
tentaculaires.
Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars
en goguette quelques heures.
Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels
elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement
par des bigottes mémères.
Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)...
Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours
que je ne peux avoir accés àl'intérieur.
GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR
Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici :
www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html
et là :
www.routard.com/..._di_san_domenico.htm
Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs.
Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe.
Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne.
Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes.
Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée
et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes...
Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre
Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de
Garibaldi..
Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est
représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération.
Un peu d'histoire :
Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie.
1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan.
Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie
centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont.
En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur
Messine de Rosalino Pilo.
1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame
dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme
et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi
remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III
craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de
Teano.
21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome
reste au Pape.
Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale.
1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée
piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862).
1865 : capitale transférée à Florence.
1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les
Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de
affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent
autrichiens.
1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon
III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est
transférée à Rome.
Finale....sniff.....
Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire
mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai...
Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie;
tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour
Montpellier...
Addio Palermo ! Viva Italia !
www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0
www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8
Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple :
Merci amis
Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos
m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en
partager l'instant.
Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux
m'ont fait aimer encore plus ce pays.
Pour vous cette écriture maladroite et spontanée,
afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu
m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent....
Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours !
Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...