Bonjours, je demeure au quebec et moi et mes deux amis (nous sommes tous age de 17 ans) desirons aller au USA (virginie) en voiture, donc passer les douanes terreste. Esque cela serais possible, et qu'elle sont les demarches, nous desirons voyager au moi de juillet et nous avons les ''nouveau'' permis de conduire (blanc)
Merci, esperant une reponse (:
Kev
bonjour,
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".Bonjour,
après avoir lu des tas de choses sur le passage de la douane aux USA, j'ai une question certes pas primordiale mais bon c'est toujours bon a savoir pour éviter la boulette.
Quand on attend pour passer au contrôle et répondre aux questions de l'immigration et que c'est a notre tour, peut on passer en couple ou doit on passé un par un?
Si je pose cette question c'est que ma femme ne parle pas du tout Anglais et que je me demande comme elle va faire pour répondre aux questions de l'agent.
Vos expériences sont les bienvenues.
Merci
après avoir lu des tas de choses sur le passage de la douane aux USA, j'ai une question certes pas primordiale mais bon c'est toujours bon a savoir pour éviter la boulette.
Quand on attend pour passer au contrôle et répondre aux questions de l'immigration et que c'est a notre tour, peut on passer en couple ou doit on passé un par un?
Si je pose cette question c'est que ma femme ne parle pas du tout Anglais et que je me demande comme elle va faire pour répondre aux questions de l'agent.
Vos expériences sont les bienvenues.
Merci
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Bonjour, des amis et moi planifions un voyage à Los Angeles pour le mois d'aoüt.
Nous avons tous 17 ans (donc non-majeurs) et nos passeports sont à lecture optique, c'est à dire ceux qu'accepte la douane américaine.
Cependant, peut-on voyager en groupe de mineurs, sans majeur, et passer 1 mois aux Etats-Unis ?
Prologue
En préalable, je vous propose une petite synthèse de ma préparation et du déroulé du voyage.
Les dates : Nous sommes partis à 4 (2 adultes et 2 ados) du 31 juillet au 25 août 2014.
Notre parcours :
Les guides des voyages : Guide Vert Floride : pour le côté culturel, les plans, les propositions de circuits à pied ou en voiture Guide du Routard Floride : pour les adresses et les commentaires décalés Guide Voir : pour les photos et les écorchés très bien faits.
Les récits de voyage et les blogs : (quelques uns que j'ai particulièrement aimé..., j'en ai parcouru des dizaines...) http://www.frontiereland.be/photos/floride.htm : celui qui m'a donné l'irrésistible envie de partir http://en-voyages.fr/amerique/floride-2/ http://www.carnetsdevacances.com/...ages/floride... : pour les photos, magnifiques... et sur VF le CR complet de Karibou77 : http://voyageforum.com/..._printemps_D4499465/ Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples pour préparer et patienter en attendant notre tour.
La location de voiture : Chez Hertz, une catégorie fullsize , avec Sunpass inclus.
Les hôtels:
A Miami : Loews Miami Beach (1601 Collins avenue) : en plein cœur de South Beach, tout près d’Espanola Way et de Lincoln Road Mall, avec un accès direct à la plage.

A Key West : Southernmost Hotel (1319 Duval Street) : tout au bout de Duval Street, à l’opposé de Mallory Square, avec le Southern most Beach Café directement sur la plage
A Naples : Bellasera Hotel (221 Ninth StreetSouth), en fait un système d’appart hôtel avec tout l’équipement cuisine et électroménager (notamment lave-linge et sèche-linge), en plus un service de navette gratuite dans un rayon de 3 miles (donc accès au Pier, à la plage et la 5ème rue d’ailleurs accessible également à pied)
A Saint Pete Beach : Loews Don Cesar ((3400 Gulf Boulevard) : grosse meringue rose posée sur la plage
A Universal Orlando : Loews Royal Pacific Resort (6300 Hollywood Way), pour les express pass, l’accès à pied et une heure plus tôt à Island of Adventure
A Walt Disney Word : Disney’s Beach Club Resort (1800 Epcot Resorts Boulevard), en Club Level (petit-déjeuner et boissons plus en-cas inclus), accès à pied à Epcot, beau complexe aquatique « Stormalongbay »
A Cocoa : Best Western Coacoa Inn (4225 KingStreet), petit déjeuner inclus, près de Port Canaveral pour embarquer sur le Carnival Sunshine A Fort Lauderdale : The Atlantic Hotel (601North Fort Lauderdale Beach Boulevard), en front de mer.
A bientôt pour le début du récit.
Les dates : Nous sommes partis à 4 (2 adultes et 2 ados) du 31 juillet au 25 août 2014.
Notre parcours :

Les guides des voyages : Guide Vert Floride : pour le côté culturel, les plans, les propositions de circuits à pied ou en voiture Guide du Routard Floride : pour les adresses et les commentaires décalés Guide Voir : pour les photos et les écorchés très bien faits.
Les récits de voyage et les blogs : (quelques uns que j'ai particulièrement aimé..., j'en ai parcouru des dizaines...) http://www.frontiereland.be/photos/floride.htm : celui qui m'a donné l'irrésistible envie de partir http://en-voyages.fr/amerique/floride-2/ http://www.carnetsdevacances.com/...ages/floride... : pour les photos, magnifiques... et sur VF le CR complet de Karibou77 : http://voyageforum.com/..._printemps_D4499465/ Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples pour préparer et patienter en attendant notre tour.
La location de voiture : Chez Hertz, une catégorie fullsize , avec Sunpass inclus.
Les hôtels:
A Miami : Loews Miami Beach (1601 Collins avenue) : en plein cœur de South Beach, tout près d’Espanola Way et de Lincoln Road Mall, avec un accès direct à la plage.

A Key West : Southernmost Hotel (1319 Duval Street) : tout au bout de Duval Street, à l’opposé de Mallory Square, avec le Southern most Beach Café directement sur la plage

A Naples : Bellasera Hotel (221 Ninth StreetSouth), en fait un système d’appart hôtel avec tout l’équipement cuisine et électroménager (notamment lave-linge et sèche-linge), en plus un service de navette gratuite dans un rayon de 3 miles (donc accès au Pier, à la plage et la 5ème rue d’ailleurs accessible également à pied)

A Saint Pete Beach : Loews Don Cesar ((3400 Gulf Boulevard) : grosse meringue rose posée sur la plage

A Universal Orlando : Loews Royal Pacific Resort (6300 Hollywood Way), pour les express pass, l’accès à pied et une heure plus tôt à Island of Adventure

A Walt Disney Word : Disney’s Beach Club Resort (1800 Epcot Resorts Boulevard), en Club Level (petit-déjeuner et boissons plus en-cas inclus), accès à pied à Epcot, beau complexe aquatique « Stormalongbay »

A Cocoa : Best Western Coacoa Inn (4225 KingStreet), petit déjeuner inclus, près de Port Canaveral pour embarquer sur le Carnival Sunshine A Fort Lauderdale : The Atlantic Hotel (601North Fort Lauderdale Beach Boulevard), en front de mer.
A bientôt pour le début du récit.
Bonjour,
L'histoire est très complexe mais je vais essayer d'être précis et concis. Il y a 2 ans je me suis fait refouler à l'aéroport de Houston où j'étais en transfert vers Los Angeles pour un voyage de tourisme. Interdiction d'entrée.
Motif: Je me suis fait arrêter (précision: il n'y a eu ni amende, ni condamnation en justice, mon casier judiciaire est vierge) il y a 6 ans avec un joint de Marijuana (0, 4g) sur moi à Paris. J'ai été "Stické" comme ils disent. Apparemment les USA depuis le 11 septembre auraient accès à ce fichier.
Bref, surpris et choqué, j'ai été renvoyé en France 24 heures plus tard après avoir passer la nuit à la prison de Houston (et je vous passe les détails). On m'a dit sur place que pour pouvoir entrer aux USA je devrais maintenant passer par la case ambassade (case à plus de 100€ quand même).
Je voulais retourner aux USA cet été, je me suis donc rendu à l'ambassade, le 21 juillet 2009, où l'officier n'a fait que répéter ce que le douanier m'avait dit aux USA 2 ans auparavant. Pas de discussion, pas de dialogue pour essayer d'éclairer la situation, rien. Je pensais aller là-bas éclaircir cette sombre histoire mais non.
"En vertu de l'article 1A4 du Code de l'immigration et de la Nationalité, votre demande est considérée comme irrecevable" m'a-t-il dit.
Je me retrouve donc dans l'impossibilité d'aller aux USA ce que je trouve aberrant (Je rappelle qu'au lendemain du 11 septembre la famille Ben Laden était aux USA)!! Je voudrais donc savoir quels sont mes recours et les espoirs que j'ai de pouvoir retourner aux USA? Cette procédure est-elle légale? Qu'y a-t-il dans ce fameux Article 1A4?
J'ai étudié là-bas, une partie de moi est donc aux USA. Ce n'est pas juste une fixation touristique. Des souvenirs et des amis que j'aimerais revoir sont là-bas. Je ne peux pas me permettre de payer un avocat pour acheter mon visa (si si c'est possible) et je suis démuni face à cette situation qui me choque.
L'histoire est très complexe mais je vais essayer d'être précis et concis. Il y a 2 ans je me suis fait refouler à l'aéroport de Houston où j'étais en transfert vers Los Angeles pour un voyage de tourisme. Interdiction d'entrée.
Motif: Je me suis fait arrêter (précision: il n'y a eu ni amende, ni condamnation en justice, mon casier judiciaire est vierge) il y a 6 ans avec un joint de Marijuana (0, 4g) sur moi à Paris. J'ai été "Stické" comme ils disent. Apparemment les USA depuis le 11 septembre auraient accès à ce fichier.
Bref, surpris et choqué, j'ai été renvoyé en France 24 heures plus tard après avoir passer la nuit à la prison de Houston (et je vous passe les détails). On m'a dit sur place que pour pouvoir entrer aux USA je devrais maintenant passer par la case ambassade (case à plus de 100€ quand même).
Je voulais retourner aux USA cet été, je me suis donc rendu à l'ambassade, le 21 juillet 2009, où l'officier n'a fait que répéter ce que le douanier m'avait dit aux USA 2 ans auparavant. Pas de discussion, pas de dialogue pour essayer d'éclairer la situation, rien. Je pensais aller là-bas éclaircir cette sombre histoire mais non.
"En vertu de l'article 1A4 du Code de l'immigration et de la Nationalité, votre demande est considérée comme irrecevable" m'a-t-il dit.
Je me retrouve donc dans l'impossibilité d'aller aux USA ce que je trouve aberrant (Je rappelle qu'au lendemain du 11 septembre la famille Ben Laden était aux USA)!! Je voudrais donc savoir quels sont mes recours et les espoirs que j'ai de pouvoir retourner aux USA? Cette procédure est-elle légale? Qu'y a-t-il dans ce fameux Article 1A4?
J'ai étudié là-bas, une partie de moi est donc aux USA. Ce n'est pas juste une fixation touristique. Des souvenirs et des amis que j'aimerais revoir sont là-bas. Je ne peux pas me permettre de payer un avocat pour acheter mon visa (si si c'est possible) et je suis démuni face à cette situation qui me choque.
Bonjour à tous, alors tout d'abord je tenais à vous dire qu'avant de poster, j'ai lu énormément de post en rapport avec mon affaire mais je n'ai toujours pas à eu de réponse adéquate à mes interogations ... j'ai parcouru google mais rien.
Voilà, dans le cadre d'un voyage touristique d'une semaine, je vais aller a New York le 2 mai 2013. J'ai donc pris les billets ainsi que l’hôtel pour résider la bas durant mon séjour. Malheureusement, j'ai eu vent d'un fichier à remplir du nom de ESTA qui est une petite fiche de renseignement à remplir afin de pouvoir monter à bord de l'avion. Jusque là tout va bien jusqu'au moment de la question fatidique B concernant d'éventuels condamnation ?
Lorsque j'ai vu ça, j'ai tout de suite arrêter de remplir le formulaire car en 2010, j'ai été condamné à 3 ans de prison ferme et je n'en ai fait que 1 an et demi finalement pour bonne conduite. Etant sous liberté conditionnelle, la juge m'a attribué une autorisation de quitter le territoire français mais voilà, ce qui me fait peur, c'est quelle réponse je dois donner au fichier ESTA.
Si je répond OUI, le formulaire risque d’être refusé pour moi. Et si je met NON, il sera accepté mais lorsque j'arriverai à l'immigration, les officiers risquent de trouver des renseignements à mon propos qui ne colleraient pas avec les réponses que j'ai mises sur mon formulaire. Car d'après ce que j'ai entendu, ils ont un moyen de trovuer le casier judiciaire B3 et meme le STIC.
Je tiens à signaler d'avance que le délit que j 'ai commis fait partie des délits qui ne respectent pas la morale ou un truc du genre comme ils disent sur leur fichier puisqu'il s'agit d'un vol. C'est d'ailleurs ma seule et unique inscription au casier judiciaire.
Si quelqu'un pouvait m'aider pour savoir dans un premier temps ce que je dois mettre sur le fichier ESTA. OUI ou NON. Certains amis à moi dans le même cas ont rempli NON et sont passé tranquillement à l'immigration mais j'ai aussi vu sur ce forum une personne qui s'est fait repéré par les officiers de l'immigration et qui l'ont foutu en prison en attendant de rentrer au pays 24 heures après puisqu'elle a été refoulé du territoire américain.
Je sais que c 'st un cas compliqué mais si quelqu'un aurait la gentillesse de m'aider ca serait sympa, car j'ai fait la connerie d'avoir acheter les billets et l'hotel sans savoir tout cela et en pensant naïvement qu'un simple passeport biométrique suffisaient pour aller aux US.
Merci d 'avance !
Voilà, dans le cadre d'un voyage touristique d'une semaine, je vais aller a New York le 2 mai 2013. J'ai donc pris les billets ainsi que l’hôtel pour résider la bas durant mon séjour. Malheureusement, j'ai eu vent d'un fichier à remplir du nom de ESTA qui est une petite fiche de renseignement à remplir afin de pouvoir monter à bord de l'avion. Jusque là tout va bien jusqu'au moment de la question fatidique B concernant d'éventuels condamnation ?
Lorsque j'ai vu ça, j'ai tout de suite arrêter de remplir le formulaire car en 2010, j'ai été condamné à 3 ans de prison ferme et je n'en ai fait que 1 an et demi finalement pour bonne conduite. Etant sous liberté conditionnelle, la juge m'a attribué une autorisation de quitter le territoire français mais voilà, ce qui me fait peur, c'est quelle réponse je dois donner au fichier ESTA.
Si je répond OUI, le formulaire risque d’être refusé pour moi. Et si je met NON, il sera accepté mais lorsque j'arriverai à l'immigration, les officiers risquent de trouver des renseignements à mon propos qui ne colleraient pas avec les réponses que j'ai mises sur mon formulaire. Car d'après ce que j'ai entendu, ils ont un moyen de trovuer le casier judiciaire B3 et meme le STIC.
Je tiens à signaler d'avance que le délit que j 'ai commis fait partie des délits qui ne respectent pas la morale ou un truc du genre comme ils disent sur leur fichier puisqu'il s'agit d'un vol. C'est d'ailleurs ma seule et unique inscription au casier judiciaire.
Si quelqu'un pouvait m'aider pour savoir dans un premier temps ce que je dois mettre sur le fichier ESTA. OUI ou NON. Certains amis à moi dans le même cas ont rempli NON et sont passé tranquillement à l'immigration mais j'ai aussi vu sur ce forum une personne qui s'est fait repéré par les officiers de l'immigration et qui l'ont foutu en prison en attendant de rentrer au pays 24 heures après puisqu'elle a été refoulé du territoire américain.
Je sais que c 'st un cas compliqué mais si quelqu'un aurait la gentillesse de m'aider ca serait sympa, car j'ai fait la connerie d'avoir acheter les billets et l'hotel sans savoir tout cela et en pensant naïvement qu'un simple passeport biométrique suffisaient pour aller aux US.
Merci d 'avance !
Je part dans le cadre d'un voyage scolaire vers boston.
Nous serons dans un autobus. Mes amies et moi nous demandons si nous pourrions apporter une shisha. jai fait une recherche dans le forum, et jai lu que ils pourraient la garder ainsi que le tabac.
Le problème dans cette information, c'est que je ne sais pas si elle est valide pour les mineurs. Je suis mineur et je me demande si il ne ferais que le confisqué. donc:
1-Vont-il fouiller toutes nos valises ? ( nous sommes 50 et + )
2-Qu'arriverais t'il si mon amie cacherais le tabac ?
3-Le confisquerait-il simplement ou avertirait-il les superviseurs du voyage ?
4-Et si nous séparions la shisha en 7 morceau dans 7 valises différentes, qu'arriverait-il selon vous ?
Nous serons dans un autobus. Mes amies et moi nous demandons si nous pourrions apporter une shisha. jai fait une recherche dans le forum, et jai lu que ils pourraient la garder ainsi que le tabac.
Le problème dans cette information, c'est que je ne sais pas si elle est valide pour les mineurs. Je suis mineur et je me demande si il ne ferais que le confisqué. donc:
1-Vont-il fouiller toutes nos valises ? ( nous sommes 50 et + )
2-Qu'arriverais t'il si mon amie cacherais le tabac ?
3-Le confisquerait-il simplement ou avertirait-il les superviseurs du voyage ?
4-Et si nous séparions la shisha en 7 morceau dans 7 valises différentes, qu'arriverait-il selon vous ?
préambule
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAXA l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington BeachVol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount RainierLa réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, SeattleNous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfrontNotre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake UnionMais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'OkanaganNous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Bonjour à tous, j'ai découvert ce forum sous peu et j'ai décidé de crée un post pour pouvoir poser mes propres questions.
Donc je vais commencer par expliquer ma situation :
J'ai 14 ans et cet été mon père m'organise un voyage aux Etats-Unis dont le but est de perfectionner mon anglais. J'ai donc décidé de m'y prendre dès maintenant quant à l'organisation pour éviter les mauvaises surprises.
Donc voilà, mon père à des amis de longue date qui vivent là bas et ceux-ci me proposent de venir passer un séjour avec eux. Je vais donc surement faire : New York (3/4 jours), Chicago (1semaine), Houston (1semaine), Dallas (1semaine) et enfin Los Angeles (1 semaine). Donc mon cousin qui travaille à Air France va m'emmener grâce à ces billets offert et mon autre cousine viendra me récupérer, à Los Angeles, car elle travaille aussi à Air France :)
Cependant, j'ai lu certains postes ou on parlait des frais de douanes et des douniers qui n'étaient pas des plus sympathique et d'autre petits points noirs que l'on peut rencontrer aux USA. Et sachant que pour me rendre à mes différentes "famille d'accueil" mon père me paiera des passes aériens, je commence à me poser pas mal de questions!
- J'ai lu des postes sur les frais de douanes etc , mais datant de 2008 donc je voulais savoir si depuis il y a des changements ? Surtout que je compte revenir avec plus de 1000$ de vêtements et autres produits (genre parfum, cosmétiques) vu que mon anniversaire ce passera durant ce voyage. Donc risquerais-je d'avoir des problèmes à mon départ des USA ? A mon retour en France ? Lorsque je prendrais les passes aériens ? Aussi j'ai peur de ne pas réussir à remplir correctement les feuilles qu'il nous donnent... et ce genre de choses, un conseil? Ah oui et pensez-vous que si je suis avec mes cousins, travaillant à A.F, les douaniers ou autres vont être plus sympa avec moi, voir fermer les yeux ? On ne sait jamais.
- Concernant les papiers administratifs, je sais pas trop ce qu'il faut exactement. Bon déjà il faut que je me fasse un passeport vu que le mien est dans celui de mon père. Pas de soucis de se côté là mon oncle travaille à la préfecture. Mais j'ai entendu parler de Visa etc... Donc je préfère me renseigner sachant que je serais seule à l'aéroport aux USA (lors des passes aériens) donc je n'ai pas très envie de m'attirer des problèmes avec des papiers pas en règles.
Donc voilà, désolé du long texte et merci d'avance pour vos réponses, tout cela sachant que je serais seule dans l'avion lors des voyages intra-USA (je sais pas si ça se dit ^^) et que j'ai 14 ans.
A bientôt
PS : N'hésitez pas à raconter votre propre expériences ou vos aventures, j'adore ce genre de récit!
Donc je vais commencer par expliquer ma situation :
J'ai 14 ans et cet été mon père m'organise un voyage aux Etats-Unis dont le but est de perfectionner mon anglais. J'ai donc décidé de m'y prendre dès maintenant quant à l'organisation pour éviter les mauvaises surprises.
Donc voilà, mon père à des amis de longue date qui vivent là bas et ceux-ci me proposent de venir passer un séjour avec eux. Je vais donc surement faire : New York (3/4 jours), Chicago (1semaine), Houston (1semaine), Dallas (1semaine) et enfin Los Angeles (1 semaine). Donc mon cousin qui travaille à Air France va m'emmener grâce à ces billets offert et mon autre cousine viendra me récupérer, à Los Angeles, car elle travaille aussi à Air France :)
Cependant, j'ai lu certains postes ou on parlait des frais de douanes et des douniers qui n'étaient pas des plus sympathique et d'autre petits points noirs que l'on peut rencontrer aux USA. Et sachant que pour me rendre à mes différentes "famille d'accueil" mon père me paiera des passes aériens, je commence à me poser pas mal de questions!
- J'ai lu des postes sur les frais de douanes etc , mais datant de 2008 donc je voulais savoir si depuis il y a des changements ? Surtout que je compte revenir avec plus de 1000$ de vêtements et autres produits (genre parfum, cosmétiques) vu que mon anniversaire ce passera durant ce voyage. Donc risquerais-je d'avoir des problèmes à mon départ des USA ? A mon retour en France ? Lorsque je prendrais les passes aériens ? Aussi j'ai peur de ne pas réussir à remplir correctement les feuilles qu'il nous donnent... et ce genre de choses, un conseil? Ah oui et pensez-vous que si je suis avec mes cousins, travaillant à A.F, les douaniers ou autres vont être plus sympa avec moi, voir fermer les yeux ? On ne sait jamais.
- Concernant les papiers administratifs, je sais pas trop ce qu'il faut exactement. Bon déjà il faut que je me fasse un passeport vu que le mien est dans celui de mon père. Pas de soucis de se côté là mon oncle travaille à la préfecture. Mais j'ai entendu parler de Visa etc... Donc je préfère me renseigner sachant que je serais seule à l'aéroport aux USA (lors des passes aériens) donc je n'ai pas très envie de m'attirer des problèmes avec des papiers pas en règles.
Donc voilà, désolé du long texte et merci d'avance pour vos réponses, tout cela sachant que je serais seule dans l'avion lors des voyages intra-USA (je sais pas si ça se dit ^^) et que j'ai 14 ans.
A bientôt
PS : N'hésitez pas à raconter votre propre expériences ou vos aventures, j'adore ce genre de récit!
21 juin
Encore en vadrouille ???
Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Bonjour,
Avant tout je tiens à remercier tous les spécialistes de l'Ouest américain qui fréquentent ce forum: Itat, Bastinj, Jpg13, Pong, Yellowrock, Evajules... etc. Vous ne le savez pas, mais depuis des mois je vous lis en silence (j'ai une centaine de "discussions suivies" sur ce thème en ce moment !). Vos réponses, vos carnets, vos blogs m'ont été d'une grande utilité pour établir l'itinéraire que je vais vous soumettre. Rendez-vous compte qu'avant de vous lire, je n'avais jamais entendu parler de Moab, de Zion, de Bryce...
Pour vous aider dans cette tâche, vous devez savoir que nous serons 3 (un couple de 50 ans et notre fils de 16 ans). Nous ne sommes pas de grands randonneurs mais les marches de 2 ou 3 heures ne nous font pas peur. Nous avons visité pas mal de pays à travers le monde, mais notre seule expérience US est Miami. Notre anglais est plutôt sommaire. Pour l'instant nous n'avons rien réservé, notre seule contrainte, pour des raisons professionnelles, est le choix du mois d'aout 2015.
Voici notre itinéraire. Les distances ont été calculées sur Google Maps
J1: Arrivée Los Angeles 1/Récupérer la voiture à l'aéroport. Acheter une glacière 2/En fonction de l'heure d'arrivée, une partie du J3 pourrait être faite en J1
J2: Los Angeles 1/ Universal Studios 2/ Griffith Observatory, le soir pour la vue sur LA et sur The Sign
J3: Los Angeles 1/ Hollywood Bd, Man's Chinese Theater 2/ Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive 3/ Venice Beach, Santa Monica
J4: Los Angeles / Williams (706 km) 1/ Oatman 2/ Kingman 3/ Hackberry, Museum route 66 4/ Seligman 5/ Williams
J5: Williams / Grand Canyon (95 km) 1/ Survol du Grand Canyon en hélicoptère depuis Tusayan (compagnie Papillon?) 2/ Grand Canyon. Acheter le Pass Beautiful Faire les 2 points de vue: Mather Point et Yavapai Point Prendre la navette orange jusqu'à Yaki Point A South Kaibab Trailhead, descendre dans le canyon jusqu'à Cedar Ridge Prendre la navette rouge pour faire la Hermits Road Faire les différents points de vue de la Hermits Road Voir le coucher de soleil à Mohave Point ou à Hopi Point
J6: Grand canyon / Page (216 km) 1/ Lever de soleil à Yaki Point 2/ Quitter Grand Canyon par la Desert View. Faire tous les points de vue 3/ Horseshoe Bend 4/ Arrivée à Page. Récupérer de la doc au visitor center 5/ Barrage Glen Canyon 6/ Lake Powell. Prendre la Scenic Drive jusqu'à Wahweap Marina 7/ Coucher de soleil à Wahweap Overlook
J7: Page / Monument Valley (205 km) 1/ Lower Antelope Canyon 2/ Upper Antelope Canyon 3/ Monument Valley (Attention au changement d'heure: + 1h00) S'arrêter au visitor center et faire la photo la plus célèbre de Monument Valley Faire la Valley Drive et ses différents points de vue Faire la Wildcat Trail à pied Coucher de soleil depuis la terrasse du visitor center
J8: Monument Valley / Moab (387 km) 1/ Lever de soleil à Monument Valley 2/ Gooseneck Park 3/ Valley of the Gods 4/ Wilson Arch 5/ Corona Arch et Bow Tie Arch 6/ Moab
J9: Moab 1/ Arch National Park Prendre la Scenic Drive Commencer par Delicat Arch pour éviter le monde Faire les différents points de vue: Salt Valley, Fiery Furnace Viewpoint Faire les petites rando: Sand Dune Arch, Broken Arch, Skyline Arch Se garer à Devil's Garden Rando pour voir Tunnel Arch, Pine Three Arch, Landscape Arch En fonction de l'état des troupes, faire demi-tour à Landscape Arch Point de vue à Panorama Point Faire la rando pour voir Double Arch et Windows Coucher de soleil à Double Arch ou à Windows Autre points de vue: Balanced Rock, Sal Mountains Viewpoint, Park Avenue Viewpoint
J10: Moab / Torrey (355 km) 1/ Canyonlands, Island in the Sky Point de vue à Shafer Canyon Overlook Scenic Drive jusqu'à Mesa Arch Grand View Point Overlook 2/ Dead Horse Point Park. Faire les différents points de vue 3/ Goblin Valley 4/ Little Wild Horse Canyon 5/ Torrey
J11: Torrey / Bryce Canyon City (232 km) 1/ Capitol Reef, Fruita Area 2/ Scenic 12 et ses différents points de vue 3/ Kodachrome Basin 4/ Willis Creek 5/ Reprendre la Scenic 12 jusqu'à Bryce Canyon 6/ Coucher de soleil à Bryce Canyon
J12: Bryce Canyon City / Springdale (150 km) 1/ Lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon 2/ Faire la rando Queens Garden Trail + Navajo Loop Trail 3/ Faire les différents points de vue en navette 4/ En quittant Bryce Canyon, faire Mossy Cave 5/ Red Canyon. Faire les 2 randos: Pink Ledges et Photo Trail 6/ Zion. Faire les différents points de vue: Checkboard Mesa, Canyon Overlook, Great Arch Prendre la navette gratuite pour faire la Scenic Drive jusqu'à Sinawava Faire la rando Riverside Walk 7/ Springdale
J13: Springdale / Las Vegas (319 km) 1/ Valley of Fire (Attention au changement d'heure: -1h00) Prendre la Scenic Drive Elephant Rock, Seven Sisters, Rainbow Vista, Fire Wave, Loop Road 2/ Las Vegas Voir quelques casinos sur le Strip Coucher de soleil depuis la Tour Stratosphere Voir les spectacles devant les casinos: Treasure Island, Mirage, Bellagio
J14 Las Vegas 1/ Grasse mat', piscine 2/ Outlet Nord ou Sud (?) 3/ Visiter les casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc 4/ Boutiques incontournables: Coca, M&M's 5/ Fremont Street pour la voute lumineuse
J15: Las Vegas / Furnace Creek (214 km) 1/ Grasse mat', piscine 2/ Quitter Las Vegas en début d'après midi 3/ Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook 4/ Death Valley Twenty Mule Team Canyon Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon Coucher de soleil à Zabriskie Point 5/ Furnace Creek
J16: Furnace Creek / Lee Vining (473 km) 1/ Retourner à Zabriskie Point pour le lever de soleil 2/ Quitter Death Valley en faisant les derniers points de vue Mesquite Sand Dune, Mosaic Canyon, Father Crowley Vista 3/ Alabama Hills. Movie Road, Arch Trail, One Mile Arch, Withney Portal Arch 4/ Bodie 5/ Mono Lake. South Tufa Area pour le coucher de soleil 6/ Lee Vining
J17: Lee Vining / Oakhurst (232 km) 1/ Prendre la Tioga Road en direction de Yosemite Tuolumne Grove, Olmsted Point, Tenaya Lake 2/ Yosemite Valley. Valley View, El Capitan 3/ Wawona Road. Bridalveil Fall, Tunnel View 4/ Glacier point et Taft Point 5/ Oakhurst
J18: Oakhurst / San Francisco (371 km) 1/ Mariposa Grove 2/ Route jusqu'à San Francisco Twin Peaks pour la vue sur SF et le coucher de soleil 3/ San Francisco
J19: San Francisco 1/ Alcatraz 2/ Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square 3/ Financial District 4/ Chinatown 5/ Union Square 6/ Golden Gate (ou, en fonction du brouillard, le remettre au J20) Fort Point, Baker Beach, Vista Point
J20: San Francisco 1/ North Beach, Telegraph Hill, Coit Tower, Lombard Sreet 2/ Haight-Ashburry, Alamo Square, Painted Ladies, Buena Vista Park 3/ Mission, fresques murales 4/ Golden Gate Park, Japanese Tea Garden, Buffalo Paddock
J21: Départ de San Francisco
J'ai encore des dizaines de questions à vous poser. Mais pour l'instant, je n'en ai qu'une: Cet itinéraire tient-il la route? J'ai peur de faire l'erreur du débutant, vouloir voir un maximum de choses en un minimum de temps...
D'avance merci pour le temps que vous voudrez bien me consacrer.
A+ Eric
Avant tout je tiens à remercier tous les spécialistes de l'Ouest américain qui fréquentent ce forum: Itat, Bastinj, Jpg13, Pong, Yellowrock, Evajules... etc. Vous ne le savez pas, mais depuis des mois je vous lis en silence (j'ai une centaine de "discussions suivies" sur ce thème en ce moment !). Vos réponses, vos carnets, vos blogs m'ont été d'une grande utilité pour établir l'itinéraire que je vais vous soumettre. Rendez-vous compte qu'avant de vous lire, je n'avais jamais entendu parler de Moab, de Zion, de Bryce...
Pour vous aider dans cette tâche, vous devez savoir que nous serons 3 (un couple de 50 ans et notre fils de 16 ans). Nous ne sommes pas de grands randonneurs mais les marches de 2 ou 3 heures ne nous font pas peur. Nous avons visité pas mal de pays à travers le monde, mais notre seule expérience US est Miami. Notre anglais est plutôt sommaire. Pour l'instant nous n'avons rien réservé, notre seule contrainte, pour des raisons professionnelles, est le choix du mois d'aout 2015.
Voici notre itinéraire. Les distances ont été calculées sur Google Maps
J1: Arrivée Los Angeles 1/Récupérer la voiture à l'aéroport. Acheter une glacière 2/En fonction de l'heure d'arrivée, une partie du J3 pourrait être faite en J1
J2: Los Angeles 1/ Universal Studios 2/ Griffith Observatory, le soir pour la vue sur LA et sur The Sign
J3: Los Angeles 1/ Hollywood Bd, Man's Chinese Theater 2/ Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive 3/ Venice Beach, Santa Monica
J4: Los Angeles / Williams (706 km) 1/ Oatman 2/ Kingman 3/ Hackberry, Museum route 66 4/ Seligman 5/ Williams
J5: Williams / Grand Canyon (95 km) 1/ Survol du Grand Canyon en hélicoptère depuis Tusayan (compagnie Papillon?) 2/ Grand Canyon. Acheter le Pass Beautiful Faire les 2 points de vue: Mather Point et Yavapai Point Prendre la navette orange jusqu'à Yaki Point A South Kaibab Trailhead, descendre dans le canyon jusqu'à Cedar Ridge Prendre la navette rouge pour faire la Hermits Road Faire les différents points de vue de la Hermits Road Voir le coucher de soleil à Mohave Point ou à Hopi Point
J6: Grand canyon / Page (216 km) 1/ Lever de soleil à Yaki Point 2/ Quitter Grand Canyon par la Desert View. Faire tous les points de vue 3/ Horseshoe Bend 4/ Arrivée à Page. Récupérer de la doc au visitor center 5/ Barrage Glen Canyon 6/ Lake Powell. Prendre la Scenic Drive jusqu'à Wahweap Marina 7/ Coucher de soleil à Wahweap Overlook
J7: Page / Monument Valley (205 km) 1/ Lower Antelope Canyon 2/ Upper Antelope Canyon 3/ Monument Valley (Attention au changement d'heure: + 1h00) S'arrêter au visitor center et faire la photo la plus célèbre de Monument Valley Faire la Valley Drive et ses différents points de vue Faire la Wildcat Trail à pied Coucher de soleil depuis la terrasse du visitor center
J8: Monument Valley / Moab (387 km) 1/ Lever de soleil à Monument Valley 2/ Gooseneck Park 3/ Valley of the Gods 4/ Wilson Arch 5/ Corona Arch et Bow Tie Arch 6/ Moab
J9: Moab 1/ Arch National Park Prendre la Scenic Drive Commencer par Delicat Arch pour éviter le monde Faire les différents points de vue: Salt Valley, Fiery Furnace Viewpoint Faire les petites rando: Sand Dune Arch, Broken Arch, Skyline Arch Se garer à Devil's Garden Rando pour voir Tunnel Arch, Pine Three Arch, Landscape Arch En fonction de l'état des troupes, faire demi-tour à Landscape Arch Point de vue à Panorama Point Faire la rando pour voir Double Arch et Windows Coucher de soleil à Double Arch ou à Windows Autre points de vue: Balanced Rock, Sal Mountains Viewpoint, Park Avenue Viewpoint
J10: Moab / Torrey (355 km) 1/ Canyonlands, Island in the Sky Point de vue à Shafer Canyon Overlook Scenic Drive jusqu'à Mesa Arch Grand View Point Overlook 2/ Dead Horse Point Park. Faire les différents points de vue 3/ Goblin Valley 4/ Little Wild Horse Canyon 5/ Torrey
J11: Torrey / Bryce Canyon City (232 km) 1/ Capitol Reef, Fruita Area 2/ Scenic 12 et ses différents points de vue 3/ Kodachrome Basin 4/ Willis Creek 5/ Reprendre la Scenic 12 jusqu'à Bryce Canyon 6/ Coucher de soleil à Bryce Canyon
J12: Bryce Canyon City / Springdale (150 km) 1/ Lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon 2/ Faire la rando Queens Garden Trail + Navajo Loop Trail 3/ Faire les différents points de vue en navette 4/ En quittant Bryce Canyon, faire Mossy Cave 5/ Red Canyon. Faire les 2 randos: Pink Ledges et Photo Trail 6/ Zion. Faire les différents points de vue: Checkboard Mesa, Canyon Overlook, Great Arch Prendre la navette gratuite pour faire la Scenic Drive jusqu'à Sinawava Faire la rando Riverside Walk 7/ Springdale
J13: Springdale / Las Vegas (319 km) 1/ Valley of Fire (Attention au changement d'heure: -1h00) Prendre la Scenic Drive Elephant Rock, Seven Sisters, Rainbow Vista, Fire Wave, Loop Road 2/ Las Vegas Voir quelques casinos sur le Strip Coucher de soleil depuis la Tour Stratosphere Voir les spectacles devant les casinos: Treasure Island, Mirage, Bellagio
J14 Las Vegas 1/ Grasse mat', piscine 2/ Outlet Nord ou Sud (?) 3/ Visiter les casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc 4/ Boutiques incontournables: Coca, M&M's 5/ Fremont Street pour la voute lumineuse
J15: Las Vegas / Furnace Creek (214 km) 1/ Grasse mat', piscine 2/ Quitter Las Vegas en début d'après midi 3/ Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook 4/ Death Valley Twenty Mule Team Canyon Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon Coucher de soleil à Zabriskie Point 5/ Furnace Creek
J16: Furnace Creek / Lee Vining (473 km) 1/ Retourner à Zabriskie Point pour le lever de soleil 2/ Quitter Death Valley en faisant les derniers points de vue Mesquite Sand Dune, Mosaic Canyon, Father Crowley Vista 3/ Alabama Hills. Movie Road, Arch Trail, One Mile Arch, Withney Portal Arch 4/ Bodie 5/ Mono Lake. South Tufa Area pour le coucher de soleil 6/ Lee Vining
J17: Lee Vining / Oakhurst (232 km) 1/ Prendre la Tioga Road en direction de Yosemite Tuolumne Grove, Olmsted Point, Tenaya Lake 2/ Yosemite Valley. Valley View, El Capitan 3/ Wawona Road. Bridalveil Fall, Tunnel View 4/ Glacier point et Taft Point 5/ Oakhurst
J18: Oakhurst / San Francisco (371 km) 1/ Mariposa Grove 2/ Route jusqu'à San Francisco Twin Peaks pour la vue sur SF et le coucher de soleil 3/ San Francisco
J19: San Francisco 1/ Alcatraz 2/ Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square 3/ Financial District 4/ Chinatown 5/ Union Square 6/ Golden Gate (ou, en fonction du brouillard, le remettre au J20) Fort Point, Baker Beach, Vista Point
J20: San Francisco 1/ North Beach, Telegraph Hill, Coit Tower, Lombard Sreet 2/ Haight-Ashburry, Alamo Square, Painted Ladies, Buena Vista Park 3/ Mission, fresques murales 4/ Golden Gate Park, Japanese Tea Garden, Buffalo Paddock
J21: Départ de San Francisco
J'ai encore des dizaines de questions à vous poser. Mais pour l'instant, je n'en ai qu'une: Cet itinéraire tient-il la route? J'ai peur de faire l'erreur du débutant, vouloir voir un maximum de choses en un minimum de temps...
D'avance merci pour le temps que vous voudrez bien me consacrer.
A+ Eric
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compl��ter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Salut tout le monde !
Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !
15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
Présentation et préparation du voyage
Bonjour a tous,
Tout juste de retour de 6 semaines de voyage a VTT sur les sentiers Canadiens et surtout Américains de la Great divide mountain bike road, je tenais a faire un topo sur ce sentier car on n'en trouve encore aucun sur ce site, ni sur un autre site Français a ma connaissance.
Tout d'abord la Great divide qu'est ce que c'est ? La Great divide c'est le pendant cycliste du trek appelé la Continental divide, c'est a dire que c'est un itinéraire cycliste suivant au plus près la ligne de partage des eaux Américaines. En gros dans le sens Nord-Sud comme la plus majorité des gens le parcours, si une goutte d'eau tombe a notre gauche elle terminera sa course dans l'océan Atlantique et a notre droite elle terminera dans le Pacifique. Le point de départ normal de la Great divide est situé à Banff au Canada et se termine 4400 km et 60000 de d+ plus loin à Anteloppe Wells qui est à la frontière Mexicaine.

L'itinéraire est vendu comme la plus longue piste de VTT au monde. Ce n'est pas a proprement parler du VTT, plutôt du gravel car la trace emprunte a 75% les fameuses gravel road Américaines, a 23% des routes et a 2% des single track. Au niveau des états on démarre au Canada en Alberta puis en Colombie-Britanique avant de passer aux Etats-Unis dans le Montana, un micro passage en Idaho, puis le Wyoming, le Colorado et enfin le Nouveau-Mexique. L'itinéraire oblige a être en totale autonomie car il arrive de ne pas croiser une ville pour se ravitailler pendant 3 jours, voir beaucoup plus selon sa distance journalière. Il nécéssite en revanche d'être très léger, contradiction même a l'origine du courant très à la mode du bikepacking.
Si la Great divide est si connue c'est car une course la parcoure, le tour divide. Cette course a une telle renommée que c'est carrément elle qui a lancée les bikepacking races. Tout les ans a la mi-Juin une poignée d'ultra cycliste s'élance de Banff pour une course jusqu'à la frontière Mexicaine en une étape en autonomie complète avec juste des trackers GPS et une liste des endroits où se ravitailler tout au long du parcours. Le record est détenu par Mike Hall dans le temps astronomique de 14 jours et 11 heures. Certains beaucoup trop facile se lance des défis comme parcourir le Tour divide en single speed (?).

Pour faire cette traversée j'ai choisit de ne pas partir avec mon vélo habituel, un Lapierre tout suspendu. Je me suis donc commandé un Canyon semi rigide 29 pouces en carbone, ce qui fut le meilleur rapport poids-confort dans ces pistes, plus que ceux aperçus qui étaient en tout-suspendus, en gravel bike ou encore pire en vélo de voyage. Pour suivre l'itinéraire j'ai acheté le livre Cycling the great divide, véritable bible du parcours détaillant l'itinéraire, sa distance, sa difficulté, où dormir et se ravitailler, et les étapes conseillées. Son seul défaut étant qu'il date déja de 2013, quelques retouches ayant été faite au parcours et que la trace chargée dans mon téléphone date elle de 2011. Il décrit la Great divide en 70 étapes. En ayant posé quasiment tout mes congés de l'année dans ce voyage je ne disposerais sur place que de 40 jours. Je choisis donc de doubler quotidiennement toutes les étapes du livre. Le vélo paré, l'argent changé, tout semble prêt pour prendre l'avion.
Bonjour a tous,
Tout juste de retour de 6 semaines de voyage a VTT sur les sentiers Canadiens et surtout Américains de la Great divide mountain bike road, je tenais a faire un topo sur ce sentier car on n'en trouve encore aucun sur ce site, ni sur un autre site Français a ma connaissance.
Tout d'abord la Great divide qu'est ce que c'est ? La Great divide c'est le pendant cycliste du trek appelé la Continental divide, c'est a dire que c'est un itinéraire cycliste suivant au plus près la ligne de partage des eaux Américaines. En gros dans le sens Nord-Sud comme la plus majorité des gens le parcours, si une goutte d'eau tombe a notre gauche elle terminera sa course dans l'océan Atlantique et a notre droite elle terminera dans le Pacifique. Le point de départ normal de la Great divide est situé à Banff au Canada et se termine 4400 km et 60000 de d+ plus loin à Anteloppe Wells qui est à la frontière Mexicaine.

L'itinéraire est vendu comme la plus longue piste de VTT au monde. Ce n'est pas a proprement parler du VTT, plutôt du gravel car la trace emprunte a 75% les fameuses gravel road Américaines, a 23% des routes et a 2% des single track. Au niveau des états on démarre au Canada en Alberta puis en Colombie-Britanique avant de passer aux Etats-Unis dans le Montana, un micro passage en Idaho, puis le Wyoming, le Colorado et enfin le Nouveau-Mexique. L'itinéraire oblige a être en totale autonomie car il arrive de ne pas croiser une ville pour se ravitailler pendant 3 jours, voir beaucoup plus selon sa distance journalière. Il nécéssite en revanche d'être très léger, contradiction même a l'origine du courant très à la mode du bikepacking.
Si la Great divide est si connue c'est car une course la parcoure, le tour divide. Cette course a une telle renommée que c'est carrément elle qui a lancée les bikepacking races. Tout les ans a la mi-Juin une poignée d'ultra cycliste s'élance de Banff pour une course jusqu'à la frontière Mexicaine en une étape en autonomie complète avec juste des trackers GPS et une liste des endroits où se ravitailler tout au long du parcours. Le record est détenu par Mike Hall dans le temps astronomique de 14 jours et 11 heures. Certains beaucoup trop facile se lance des défis comme parcourir le Tour divide en single speed (?).

Pour faire cette traversée j'ai choisit de ne pas partir avec mon vélo habituel, un Lapierre tout suspendu. Je me suis donc commandé un Canyon semi rigide 29 pouces en carbone, ce qui fut le meilleur rapport poids-confort dans ces pistes, plus que ceux aperçus qui étaient en tout-suspendus, en gravel bike ou encore pire en vélo de voyage. Pour suivre l'itinéraire j'ai acheté le livre Cycling the great divide, véritable bible du parcours détaillant l'itinéraire, sa distance, sa difficulté, où dormir et se ravitailler, et les étapes conseillées. Son seul défaut étant qu'il date déja de 2013, quelques retouches ayant été faite au parcours et que la trace chargée dans mon téléphone date elle de 2011. Il décrit la Great divide en 70 étapes. En ayant posé quasiment tout mes congés de l'année dans ce voyage je ne disposerais sur place que de 40 jours. Je choisis donc de doubler quotidiennement toutes les étapes du livre. Le vélo paré, l'argent changé, tout semble prêt pour prendre l'avion.
Hello,
après bien des années me revoilà sur le forum, il s'agit cette fois de mon dernier voyage aux USA, fin août et début septembre 2019 au travers une partie du nord du pays. Bonne lecture.
Il en aura fallu du temps, 6 ans depuis le dernier séjour aux US, pour pouvoir rassembler de nouveau quelques personnes ayant le temps et le cash nécessaire à la réalisation de ce trip depuis trop longtemps en attente. Je partirai donc avec ma copine en passagère et à nouveau le frangin comme compagnon de route.
Ainsi début 2019 les préparatifs commencèrent, réservation des motos, des ElectraGlides pour cette fois, histoire d’avoir suffisamment d’espace bagages pour 2 personnes. A nouveau réservé chez EG en passant par Cooldrive. Réservation des vols Zürich – Portland avec courte escale à Vancouver sur Air Canada pour l’aller et Chicago – Zürich avec Swiss pour le retour. Reste environ 200 jours à patienter avant le grand départ, durant lesquels on actualise notre ESTA, établissons un plan de guerre concernant le matériel à prendre et réservons l’hôtel à l’arrivée à Portland ainsi que les hébergements sur Yellowstone, attrait touristique oblige.
Et finalement arrive le grand jour, départ de Zürich aéroport à 10h05 direction Vancouver (Canada) où l’on se pose à 11h30 après 10h25 de vol avec Air Canada. Très bon vol, avion récent très bien équipé et personnel agréable. Après une escale de 2h où l’on passe directement la douane US dans l’aéroport de Vancouver on reprend un petit bimoteur pour 1h14 de vol. Magnifique survol des Monts Rainier, St Helens et Hood, majestueuses montagnes s’élevant au dessus des forêts nord-américaines avant l’atterrissage à Portland (OR) à 14h44. Plus de douane à passer du coup reste à prendre le train pour rejoindre le centre et le Park Lane Suites & Inn où l’on logera les 2 prochaines nuits. Hôtel placé à mi-chemin entre le centre et le jardin japonais, avec places de parc. Wifi peu fonctionnel dans l’annexe mais ok dans le lobby. Confort standard. Ensuite tranquille, quelques bières en terrasse et repas du soir friture à l’arrache avant une nuit difficile, décalage horaire oblige…
JOUR 1 : Nous voici au premier jour à proprement dit et il s’annonce chargé ! On se lève tôt et descente en ville pour un petit déj au Starbucks puis passage à l’Oregon State Office afin de se munir du précieux « America The Beautiful annual pass » qui vous donne accès pour la modique somme de 80$ à tous les monuments, parcs, forêts nationaux pour 2 motos / 4 personnes (Yellowstone est par exemple déjà 35$ et nous allons en faire un certain nombre). Suite de quoi on saute dans un Uber pour aller récupérer nos destriers pour les 3 prochaines semaines. Après quelques formalités et signatures d’usage, d’avoir convaincu le vieux râleur sexiste de l’agence d’inscrire ma chérie comme 2e conducteur et d’avoir compris comment fonctionnait la connexion Bluetooth parce qu’un bon roadtrip se fait avec une bonne playlist, nous voilà parti pour nos premiers tours de roues. Le soleil est bien présent et la température agréable, de quoi présager une excellente journée. Après un bout d’Interstate histoire de traverser la ville sans se faire ch*** on prend la WA14, magnifique route qui longe la Columbia River au bord de l’eau, jusqu’au Hood River Bridge qui est un pont à péage. Nous traversons pour tirer plein sud direction le Mont Hood. Le paysage change rapidement alors que la rivière fait place aux vignes et vergers, il y a l’embarras du choix pour une halte dégustation de vin ou cidre. Petit à petit les vergers s’éclipsent au profit de la forêt à mesure que l’on monte en direction de la montagne. La route est agréable de même que la température qui se rafraîchit avec l’altitude, on s’arrête manger dans un petit chalet au pied d’une station de ski avant de reprendre la US26 pour Portland et ses 35°C. Passage à l’hôtel afin d’enfiler des vêtements plus légers puis visite du magnifique Japanese Garden, de ses jardins zen, étangs et chutes d’eau. Pour le repas du soir je conseille vivement le North 45 Pub sur la 21st Avenue pour déguster de magnifiques plats de moules locales servies avec une baguette rustique dans le patio avec une bière et une bouteille de rouge. On a toujours testé les bières et vins locaux autant que disponibles. On essaie d’éloigner la fatigue le plus longtemps possible pour combattre se fichu décalage horaire avant de goûter à un repos bien mérité.



Il en aura fallu du temps, 6 ans depuis le dernier séjour aux US, pour pouvoir rassembler de nouveau quelques personnes ayant le temps et le cash nécessaire à la réalisation de ce trip depuis trop longtemps en attente. Je partirai donc avec ma copine en passagère et à nouveau le frangin comme compagnon de route.
Ainsi début 2019 les préparatifs commencèrent, réservation des motos, des ElectraGlides pour cette fois, histoire d’avoir suffisamment d’espace bagages pour 2 personnes. A nouveau réservé chez EG en passant par Cooldrive. Réservation des vols Zürich – Portland avec courte escale à Vancouver sur Air Canada pour l’aller et Chicago – Zürich avec Swiss pour le retour. Reste environ 200 jours à patienter avant le grand départ, durant lesquels on actualise notre ESTA, établissons un plan de guerre concernant le matériel à prendre et réservons l’hôtel à l’arrivée à Portland ainsi que les hébergements sur Yellowstone, attrait touristique oblige.
Et finalement arrive le grand jour, départ de Zürich aéroport à 10h05 direction Vancouver (Canada) où l’on se pose à 11h30 après 10h25 de vol avec Air Canada. Très bon vol, avion récent très bien équipé et personnel agréable. Après une escale de 2h où l’on passe directement la douane US dans l’aéroport de Vancouver on reprend un petit bimoteur pour 1h14 de vol. Magnifique survol des Monts Rainier, St Helens et Hood, majestueuses montagnes s’élevant au dessus des forêts nord-américaines avant l’atterrissage à Portland (OR) à 14h44. Plus de douane à passer du coup reste à prendre le train pour rejoindre le centre et le Park Lane Suites & Inn où l’on logera les 2 prochaines nuits. Hôtel placé à mi-chemin entre le centre et le jardin japonais, avec places de parc. Wifi peu fonctionnel dans l’annexe mais ok dans le lobby. Confort standard. Ensuite tranquille, quelques bières en terrasse et repas du soir friture à l’arrache avant une nuit difficile, décalage horaire oblige…
JOUR 1 : Nous voici au premier jour à proprement dit et il s’annonce chargé ! On se lève tôt et descente en ville pour un petit déj au Starbucks puis passage à l’Oregon State Office afin de se munir du précieux « America The Beautiful annual pass » qui vous donne accès pour la modique somme de 80$ à tous les monuments, parcs, forêts nationaux pour 2 motos / 4 personnes (Yellowstone est par exemple déjà 35$ et nous allons en faire un certain nombre). Suite de quoi on saute dans un Uber pour aller récupérer nos destriers pour les 3 prochaines semaines. Après quelques formalités et signatures d’usage, d’avoir convaincu le vieux râleur sexiste de l’agence d’inscrire ma chérie comme 2e conducteur et d’avoir compris comment fonctionnait la connexion Bluetooth parce qu’un bon roadtrip se fait avec une bonne playlist, nous voilà parti pour nos premiers tours de roues. Le soleil est bien présent et la température agréable, de quoi présager une excellente journée. Après un bout d’Interstate histoire de traverser la ville sans se faire ch*** on prend la WA14, magnifique route qui longe la Columbia River au bord de l’eau, jusqu’au Hood River Bridge qui est un pont à péage. Nous traversons pour tirer plein sud direction le Mont Hood. Le paysage change rapidement alors que la rivière fait place aux vignes et vergers, il y a l’embarras du choix pour une halte dégustation de vin ou cidre. Petit à petit les vergers s’éclipsent au profit de la forêt à mesure que l’on monte en direction de la montagne. La route est agréable de même que la température qui se rafraîchit avec l’altitude, on s’arrête manger dans un petit chalet au pied d’une station de ski avant de reprendre la US26 pour Portland et ses 35°C. Passage à l’hôtel afin d’enfiler des vêtements plus légers puis visite du magnifique Japanese Garden, de ses jardins zen, étangs et chutes d’eau. Pour le repas du soir je conseille vivement le North 45 Pub sur la 21st Avenue pour déguster de magnifiques plats de moules locales servies avec une baguette rustique dans le patio avec une bière et une bouteille de rouge. On a toujours testé les bières et vins locaux autant que disponibles. On essaie d’éloigner la fatigue le plus longtemps possible pour combattre se fichu décalage horaire avant de goûter à un repos bien mérité.



Bonjour pour les vacances de pâques je pars en croisière avec mes neuveux de 15 ans au départ de Fort Lauderdale. Comme Ce ne sont pas les enfants la compagnie me demande une autorisation parentale signée d'un notaire. Avez vous eu recours à ce document ? Mon notaire ne connaît pas et ne veut donc pas me le faire sauf que nous ne pouvons pas embarquer sans ce document...
Bonjour, voila je compte partir une semaine a New York en février avec mon demi frère et un ami, au moment ou je partirai j'aurai 18 ans, mon demi frère 19, mais mon copain n'aura encore que 17 ans. Nous comptons aller dans une auberge de jeunesse. Etant donné que moi et mon frère seront majeur je ne pense pas qu'il y ai de problème pour nous deux, mais je voulais savoir si mon copain pourra venir sachant qu'il n'a pas de famille là-bas, mais qu'il a son passeport et une autorisation de ses parents.. Car j'ai essayé de me renseigner sur les différents sites et forums mais sans succès.
merci d'avance pour vos réponses!!
Bonjour,
Il y a 6 jours, je suis revenu de vacances aux Etats-Unis ( en Californie, à San Diego ). J'y suis resté 45 jours. Maintenant je suis en France. Mais demain je compte y retourner pour 5 jours, pour raisons familiales urgentes. Est-ce possible ? J'ai un ancien passeport, donc j'ai encore besoin d'un VISA... d'un second VISA en deux mois... Est-ce que les autorités américaines me laisseront voyager encore 5 jours aux USA, s'il vous plait ?
Merci énormément!
Il y a 6 jours, je suis revenu de vacances aux Etats-Unis ( en Californie, à San Diego ). J'y suis resté 45 jours. Maintenant je suis en France. Mais demain je compte y retourner pour 5 jours, pour raisons familiales urgentes. Est-ce possible ? J'ai un ancien passeport, donc j'ai encore besoin d'un VISA... d'un second VISA en deux mois... Est-ce que les autorités américaines me laisseront voyager encore 5 jours aux USA, s'il vous plait ?
Merci énormément!
Bonjour à tous
Après avoir réalisé un voyage longtemps rêvé, entre le 8 et le 23 juillet 2017, dans l’Ouest américain, et maintenant que toutes les photos sont triées, que les livres photos sont réalisés, je me lance dans le récit de notre périple. 2 raisons me poussent à partager ces moments inoubliables : -ce forum et ses membres m’ont tellement apporté et contribué à al réussite de ce voyage que c’est un juste de retour des choses que d’évoquer comment tous ces conseils avisés ont pu contribuer à rendre notre parcours magique à nos yeux. C’est sûr que notre voyage ne sort pas, loin de là, des sentiers battus et que ceux qui recherchent de nouvelles trouvailles cachées, ce récit ne leur sera pas « utile », mais bon, malgré tout, notamment pour ceux qui envisagent une première expérience dans l’ouest, ce récit pourra servir, comme tant d’autres, notamment à voir ce qui est faisable, raisonnable dans le temps, souvent trop court, dont on dispose. -la 2e raison est plus personnelle : écrire ce récit de voyage me permet de conserver une trace et de me replonger une nouvelle fois dans ces grands espaces. Ecrire ce récit est donc une partie de plaisir, j’espère que la lecture le sera aussi pour vous !
Tout d’abord, quelques mots de présentation (remarque : ce voyage est maintenant terminé mais par commodité et pour être davantage dedans, je parlerai au présent !):
-Nous ! Nous sommes 6 à embarquer pour les USA en ce début juillet : 2 parents, 2 grands-parents (autour de 70 ans) et 2 enfants (10 et 8 ans). En guise de présentation, nous sommes habitués à voyager tous ensemble, marchons régulièrement avec nos enfants et les grands-parents sont en forme, pour leur âge. Les trajets en voiture, on a l’habitude.
-Nos envies, nos priorités ! Nous sommes peu musée et plutôt nature et villes en extérieur. Nous pensons que c’est sans doute le voyage de notre vie, du moins tous ensemble, et voulons du coup, même si c’est éloigné des autres sites, absolument nous rendre au parc du Yellostone. Du coup, pour des raisons météos, nous partons l’été alors que, nous le savons bien, le printemps aurait été plus clément en terme de chaleur à supporter et de prix bien évidemment. C’est donc en toute connaissance de cause que nous partons durant cette période.
-Notre impératif ! Nous avons 17 jours maximum à notre disposition.
Concernant notre parcours, nous avons fouiné des heures, discuté souvent sur ce forum, et je vous en remercie encore toutes et tous. Voici au final ce que nous avons prévu, choisi de réaliser (oui à la lecture de ce qui suit certains -beaucoup ? - me diront : encore un périple sur les chapeaux de roue, où l’on court pour en voir le maximum mais en perdant l’essentiel… : d’accord, je peux l’entendre, mais c’était notre choix de parcours, longuement réfléchi, certes dense mais -une fois revenus avec les réactions a posteriori des plus jeunes et des plus âgés – pas non pus éreintant!) :
J1 : Lyon – Salt Lake City – Idaho Falls J2 : Yellostone J3 : Yellostone J4 :Yellostone puis route vers Salt Lake City J5 : route vers Bryce canyon et visite de ce parc (vous verrez, il y aura quelques modifications, car, comme pour chaque jour, et en faisant encore une fois référence à mes forumeurs préférés, la porte est laissée ouverte à certaines modifications…) J6 : Bryce canyon puis Page, lac Powell J7 : Antelope canyon puis Monument Valley J8 : Grand Canyon J9 : si possible route 66 un moment et Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Death Valley (eh oui, je sais, au mois de juillet, ceci cela… je vous indiquerai par la suite nos réactions) J12 : route vers Los Angeles et visite J13 : Los Angeles puis route en direction de San Francisco (arrêt à mi-chemin à Kettleman City) J14 : route vers San Francisco puis visite J15 : San Francisco J16 : vol retour J17 : arrivée

Une fois le parcours choisi, les passeports faits pour les enfants et l’ESTA pour tout le monde, nous avons effectué un certain nombre de réservations par Internet : -en 1er, les nuits d’hôtel : alors là, 2 cas de figures. Certains sont réservés en ligne directement sur leur site (parfois environ un an à l’avance pour le Yellostone ou Grand Canyon), d’autres sont choisis via Booking ou autres. Pour faire simple, toutes nos nuits sont réservées début juillet… 2016 pour l’année 2017 mais toutes sont annulables, ce qui va nous permettre à 4 reprises de changer de choix d’hôtel en fonction des tarifs fluctuant. Gros avantage des USA par rappoprt à ce que l’on a déjà pratiqué en Europe : avoir une chambre à 2 lits doubles est quasi une norme et trouver une chambre pour 6 tout à fait possible du coup, nous passerons une nuit sur 2 tous ensemble (pour le plaisir de nos 3 générations confondues!) -2ème étape, les billets d’avion, évidemment : nous avons choisi, pour une fois, de ne pas passer par un intermédiaire pour éviter une éventuelle mauvaise surprise, nous avons donc cherché directement auprès des compagnies aériennes. Notre souhait : un départ de Lyon, 1 escale maxi et pas sur le sol américain, une arrivée pas trop tardive à Salt Lake City pour pouvoir ensuite prendre la voiture de location et la route ! Résultat : on se décide fin septembre, nous partons avec Air France. -3ème étape : la voiture de location. Etant 6, on veut évidemment une voiture suffisamment grande. On a prévu d’emporter 3 valises, quelques petits sacs à dos et on prévoit l’achat d’une glacière sur place. Via Autoescape, on loue une voiture dans la catégorie Dodge Grand Caravan (7 places) -4ème étape : réservations de quelques visites (Alcatraz, Antelope Canyon – lequel ? Réponse plus tard avec les raisons de notre choix entre les 2 !!!, Monument Valley – là encore avec quelques mots sur le pourquoi du choix de prendre un guide ici, non recommandée par la plupart des membres, excursion sur le lac Powell)
Fin octobre, tout est calé !
Jusqu���en décembre 2016, je peaufine le parcours, calcule les distances / temps, note les bonnes adresses, les détours sympas… Après, de janvier au départ, je m’astreins à moins regarder voyageforum ou encore le site roadtrippin (qui ma aussi été très utile) pour avoir le moins d’images en tête au moment du voyage. Je surveille juste les infos actualités (surtout sur le site officiel des parcs nationaux US) pour connaître d’éventuelles travaux dans telle partie de parc ou telles routes coupées… C’est ainsi que j’ai su avant de partir que le point panoramique en construction au-dessus du Grand Prismatic, au Yellostone, ne serait pas achevé au moment de notre passage. Alors, oui, snif, mais mieux valait le savoir avant afin d’optimiser notre parcours de visite. C’est aussi ainsi que j’ai vu que certains panoramas le long de la Yellostone River (dans le coin de Yellostone Canyon Village) seraient fermés, d’autres étant bien entendu ouverts.
Quelques jours avant le départ, on sort les valises. Pour 2 semaines, on fera peu d’efforts vestimentaires ! De toute façon, il va faire chaud presque partout, donc on limite le poids des vêtements. En plus des éléments de voyage habituel, on emporte avec nous un GPS version USA Canada (merci le Boncoin : 40€ alors que la location par jour avoisine souvent 15€!!), surtout utiles pour notre 2e partie de voyage, dans les villes. J’ai enregistré absolument tout ce que je pouvais comme lieux, à l’avance : hôtels, lieux à visiter, détours possibles, restos sympas conseillés, supermarché (nous prévoyons en effet de limiter le budget nourriture en profitant de la présence de frigo et micro-ondes dans la plupart des chambres)… On emporte aussi une tablette pour éventuellement se connecter à Internet on y a surtout télévhargé l’application Maps (au cas où notre GPS nous ferait faut bon) et l’application Roadtrippin USA (condensé de conseils de visites super pratique).
Arrive enfin le jour tant attendu, dans l’excitation générale : samedi 8 juillet.
J1 : Lyon – USA
Allez, c’est parti pour une longue journée, très longue même. On décolle… de la maison à 3h, à 4h on est à l’aéroport, à 6h décollage pour… Paris. Escale de 3h environ et ensuite les choses sérieuses commencent. Envol pour Salt Lake City vers 10h30. 11h avant de fouler le sol US, on a donc le temps de regarder 3-4 films, de manger (plein de fois), de dormir (un peu, surtout moi, qui devra conduire encore un peu après ce vol) mais aussi de s’extasier devant les paysages survolés, et notamment un instant fabuleux, le passage au-dessus du Groënland marqué par ses innombrables icebergs. Superbe !


Plus de 22h heure version française, on survole enfin le grand lac salé et vers 14h aux USA, atterrissage sans souci à Salt Lake City.

Pourquoi ce choix ? Pour aller au Yellostone Pourquoi pas alors Jackson Hole ou Bozeman… ? En cumulant les paramètres tarifs / heure d’arrivée / possibilité de choix pour voiture de location, c’était à nos yeux le plus commode.
Passage à la douane rapide : un seul avion, pas de problème concernant nos ESTA, et même quelques remarques sympathiques des douaniers ! En gros, un aéroport de taille modeste, pratique du coup pour nous éviter de perdre trop de temps car nous avons encore de la route… Mais avant de débuter notre chevauchée fantastique, il nous faut récupérer notre véhicule. Par contre, aux comptoirs des agences de location, c’est plein de monde. Les enfants et les grands-parents vont se reposer à l’écart pendant que nous attendons notre tour. Enfin, nous sommes au comptoir : on nous propose une Yukon GMC en photo, ça nous convient ! On rajoute un conducteur supplémentaire au cas où, et là on discute une demi-heure sur le tarif demandé au total en plus de notre réservation (dépassement / frais de conducteur additionnel et quelques bricoles). Le prix baisse mais reste une différence de 150€ par rapport au prix que nous avions calculé initialement. La décision est prise : on s’assoit dessus pour l’instant, on verra plus tard (à la fin du récit, je vous en reparlerai, l’histoire se terminera bien !!!). Allons découvrir à quoi rassemble cette voiture ! Au 1er regard, pour nous, c’est un « tank », c’est énorme, c’est gros, c’est haut, bref c’est géant, mais on va vite découvrir que c’est la norme sur les grandes Interstates américaines. Pour résumer, heureusement qu’il y a des marches-pieds ! Question coffre, nos valises et divers sacs rentrent sans problème. Il y aura de la place pour… la future glacière et les achats souvenirs !
Tout ça nous a pris du temps, on charge la voiture, on cherche à comprendre comment elle fonctionne (boîte auto bien sûr) et on démarre : il est presque 17h.
Nous prenons la route, direction Idaho Falls. Après quelques kilomètres, notre GPS daigne se mettre convenablement en marche, on respire ! Il ne nous fera plus faux bond jusqu’à la fin. Rouler aux USA de manière générale nous apparaîtra facile, les Américains sont tranquilles, c’est toujours tout droit (ou presque) et la signalisation est bien présente. De plus, avec le Cruise Control (régulateur de vitesse) pas de stress, pas d’excès de vitesse

3h plus tard, au son de Garth Channel et de sa musique country, nous arrivons à Idaho Falls. J’avais repéré un Walmart pour faire nos premières courses : achat d’une glacière (en polystyrène, 7 dollars), nourriture pour le soir et… déjà quelques amplettes souvenirs. En effet, on tombe quelques jours après la fête nationale américaine et dans les rayons il y a des promotions sur pleins de produits dérivés estampillés USA (Tshirt, serviettes en papier, drapeau…).
Il est à peine 21h quand on arrive à notre hôtel:l’Hampton Inn at the Mall, toujours à Idaho Falls. Pas de problème d’installation : grande chambre pour 6, « repas version micro-ondes » et dodo bien mérité ! (les passagers ayant de toute façon débuté leur sieste quelques minutes après la sortie de l’aéroport, dans la voiture bien confortable!).
Voilà pour cette 1ère journée de voyage. Certes, elle est fatigante mais elle nous a permis d’être à maintenant à 1h30 du parc du Yellostone.
Après avoir réalisé un voyage longtemps rêvé, entre le 8 et le 23 juillet 2017, dans l’Ouest américain, et maintenant que toutes les photos sont triées, que les livres photos sont réalisés, je me lance dans le récit de notre périple. 2 raisons me poussent à partager ces moments inoubliables : -ce forum et ses membres m’ont tellement apporté et contribué à al réussite de ce voyage que c’est un juste de retour des choses que d’évoquer comment tous ces conseils avisés ont pu contribuer à rendre notre parcours magique à nos yeux. C’est sûr que notre voyage ne sort pas, loin de là, des sentiers battus et que ceux qui recherchent de nouvelles trouvailles cachées, ce récit ne leur sera pas « utile », mais bon, malgré tout, notamment pour ceux qui envisagent une première expérience dans l’ouest, ce récit pourra servir, comme tant d’autres, notamment à voir ce qui est faisable, raisonnable dans le temps, souvent trop court, dont on dispose. -la 2e raison est plus personnelle : écrire ce récit de voyage me permet de conserver une trace et de me replonger une nouvelle fois dans ces grands espaces. Ecrire ce récit est donc une partie de plaisir, j’espère que la lecture le sera aussi pour vous !
Tout d’abord, quelques mots de présentation (remarque : ce voyage est maintenant terminé mais par commodité et pour être davantage dedans, je parlerai au présent !):
-Nous ! Nous sommes 6 à embarquer pour les USA en ce début juillet : 2 parents, 2 grands-parents (autour de 70 ans) et 2 enfants (10 et 8 ans). En guise de présentation, nous sommes habitués à voyager tous ensemble, marchons régulièrement avec nos enfants et les grands-parents sont en forme, pour leur âge. Les trajets en voiture, on a l’habitude.
-Nos envies, nos priorités ! Nous sommes peu musée et plutôt nature et villes en extérieur. Nous pensons que c’est sans doute le voyage de notre vie, du moins tous ensemble, et voulons du coup, même si c’est éloigné des autres sites, absolument nous rendre au parc du Yellostone. Du coup, pour des raisons météos, nous partons l’été alors que, nous le savons bien, le printemps aurait été plus clément en terme de chaleur à supporter et de prix bien évidemment. C’est donc en toute connaissance de cause que nous partons durant cette période.
-Notre impératif ! Nous avons 17 jours maximum à notre disposition.
Concernant notre parcours, nous avons fouiné des heures, discuté souvent sur ce forum, et je vous en remercie encore toutes et tous. Voici au final ce que nous avons prévu, choisi de réaliser (oui à la lecture de ce qui suit certains -beaucoup ? - me diront : encore un périple sur les chapeaux de roue, où l’on court pour en voir le maximum mais en perdant l’essentiel… : d’accord, je peux l’entendre, mais c’était notre choix de parcours, longuement réfléchi, certes dense mais -une fois revenus avec les réactions a posteriori des plus jeunes et des plus âgés – pas non pus éreintant!) :
J1 : Lyon – Salt Lake City – Idaho Falls J2 : Yellostone J3 : Yellostone J4 :Yellostone puis route vers Salt Lake City J5 : route vers Bryce canyon et visite de ce parc (vous verrez, il y aura quelques modifications, car, comme pour chaque jour, et en faisant encore une fois référence à mes forumeurs préférés, la porte est laissée ouverte à certaines modifications…) J6 : Bryce canyon puis Page, lac Powell J7 : Antelope canyon puis Monument Valley J8 : Grand Canyon J9 : si possible route 66 un moment et Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Death Valley (eh oui, je sais, au mois de juillet, ceci cela… je vous indiquerai par la suite nos réactions) J12 : route vers Los Angeles et visite J13 : Los Angeles puis route en direction de San Francisco (arrêt à mi-chemin à Kettleman City) J14 : route vers San Francisco puis visite J15 : San Francisco J16 : vol retour J17 : arrivée

Une fois le parcours choisi, les passeports faits pour les enfants et l’ESTA pour tout le monde, nous avons effectué un certain nombre de réservations par Internet : -en 1er, les nuits d’hôtel : alors là, 2 cas de figures. Certains sont réservés en ligne directement sur leur site (parfois environ un an à l’avance pour le Yellostone ou Grand Canyon), d’autres sont choisis via Booking ou autres. Pour faire simple, toutes nos nuits sont réservées début juillet… 2016 pour l’année 2017 mais toutes sont annulables, ce qui va nous permettre à 4 reprises de changer de choix d’hôtel en fonction des tarifs fluctuant. Gros avantage des USA par rappoprt à ce que l’on a déjà pratiqué en Europe : avoir une chambre à 2 lits doubles est quasi une norme et trouver une chambre pour 6 tout à fait possible du coup, nous passerons une nuit sur 2 tous ensemble (pour le plaisir de nos 3 générations confondues!) -2ème étape, les billets d’avion, évidemment : nous avons choisi, pour une fois, de ne pas passer par un intermédiaire pour éviter une éventuelle mauvaise surprise, nous avons donc cherché directement auprès des compagnies aériennes. Notre souhait : un départ de Lyon, 1 escale maxi et pas sur le sol américain, une arrivée pas trop tardive à Salt Lake City pour pouvoir ensuite prendre la voiture de location et la route ! Résultat : on se décide fin septembre, nous partons avec Air France. -3ème étape : la voiture de location. Etant 6, on veut évidemment une voiture suffisamment grande. On a prévu d’emporter 3 valises, quelques petits sacs à dos et on prévoit l’achat d’une glacière sur place. Via Autoescape, on loue une voiture dans la catégorie Dodge Grand Caravan (7 places) -4ème étape : réservations de quelques visites (Alcatraz, Antelope Canyon – lequel ? Réponse plus tard avec les raisons de notre choix entre les 2 !!!, Monument Valley – là encore avec quelques mots sur le pourquoi du choix de prendre un guide ici, non recommandée par la plupart des membres, excursion sur le lac Powell)
Fin octobre, tout est calé !
Jusqu���en décembre 2016, je peaufine le parcours, calcule les distances / temps, note les bonnes adresses, les détours sympas… Après, de janvier au départ, je m’astreins à moins regarder voyageforum ou encore le site roadtrippin (qui ma aussi été très utile) pour avoir le moins d’images en tête au moment du voyage. Je surveille juste les infos actualités (surtout sur le site officiel des parcs nationaux US) pour connaître d’éventuelles travaux dans telle partie de parc ou telles routes coupées… C’est ainsi que j’ai su avant de partir que le point panoramique en construction au-dessus du Grand Prismatic, au Yellostone, ne serait pas achevé au moment de notre passage. Alors, oui, snif, mais mieux valait le savoir avant afin d’optimiser notre parcours de visite. C’est aussi ainsi que j’ai vu que certains panoramas le long de la Yellostone River (dans le coin de Yellostone Canyon Village) seraient fermés, d’autres étant bien entendu ouverts.
Quelques jours avant le départ, on sort les valises. Pour 2 semaines, on fera peu d’efforts vestimentaires ! De toute façon, il va faire chaud presque partout, donc on limite le poids des vêtements. En plus des éléments de voyage habituel, on emporte avec nous un GPS version USA Canada (merci le Boncoin : 40€ alors que la location par jour avoisine souvent 15€!!), surtout utiles pour notre 2e partie de voyage, dans les villes. J’ai enregistré absolument tout ce que je pouvais comme lieux, à l’avance : hôtels, lieux à visiter, détours possibles, restos sympas conseillés, supermarché (nous prévoyons en effet de limiter le budget nourriture en profitant de la présence de frigo et micro-ondes dans la plupart des chambres)… On emporte aussi une tablette pour éventuellement se connecter à Internet on y a surtout télévhargé l’application Maps (au cas où notre GPS nous ferait faut bon) et l’application Roadtrippin USA (condensé de conseils de visites super pratique).
Arrive enfin le jour tant attendu, dans l’excitation générale : samedi 8 juillet.
J1 : Lyon – USA
Allez, c’est parti pour une longue journée, très longue même. On décolle… de la maison à 3h, à 4h on est à l’aéroport, à 6h décollage pour… Paris. Escale de 3h environ et ensuite les choses sérieuses commencent. Envol pour Salt Lake City vers 10h30. 11h avant de fouler le sol US, on a donc le temps de regarder 3-4 films, de manger (plein de fois), de dormir (un peu, surtout moi, qui devra conduire encore un peu après ce vol) mais aussi de s’extasier devant les paysages survolés, et notamment un instant fabuleux, le passage au-dessus du Groënland marqué par ses innombrables icebergs. Superbe !


Plus de 22h heure version française, on survole enfin le grand lac salé et vers 14h aux USA, atterrissage sans souci à Salt Lake City.

Pourquoi ce choix ? Pour aller au Yellostone Pourquoi pas alors Jackson Hole ou Bozeman… ? En cumulant les paramètres tarifs / heure d’arrivée / possibilité de choix pour voiture de location, c’était à nos yeux le plus commode.
Passage à la douane rapide : un seul avion, pas de problème concernant nos ESTA, et même quelques remarques sympathiques des douaniers ! En gros, un aéroport de taille modeste, pratique du coup pour nous éviter de perdre trop de temps car nous avons encore de la route… Mais avant de débuter notre chevauchée fantastique, il nous faut récupérer notre véhicule. Par contre, aux comptoirs des agences de location, c’est plein de monde. Les enfants et les grands-parents vont se reposer à l’écart pendant que nous attendons notre tour. Enfin, nous sommes au comptoir : on nous propose une Yukon GMC en photo, ça nous convient ! On rajoute un conducteur supplémentaire au cas où, et là on discute une demi-heure sur le tarif demandé au total en plus de notre réservation (dépassement / frais de conducteur additionnel et quelques bricoles). Le prix baisse mais reste une différence de 150€ par rapport au prix que nous avions calculé initialement. La décision est prise : on s’assoit dessus pour l’instant, on verra plus tard (à la fin du récit, je vous en reparlerai, l’histoire se terminera bien !!!). Allons découvrir à quoi rassemble cette voiture ! Au 1er regard, pour nous, c’est un « tank », c’est énorme, c’est gros, c’est haut, bref c’est géant, mais on va vite découvrir que c’est la norme sur les grandes Interstates américaines. Pour résumer, heureusement qu’il y a des marches-pieds ! Question coffre, nos valises et divers sacs rentrent sans problème. Il y aura de la place pour… la future glacière et les achats souvenirs !
Tout ça nous a pris du temps, on charge la voiture, on cherche à comprendre comment elle fonctionne (boîte auto bien sûr) et on démarre : il est presque 17h.
Nous prenons la route, direction Idaho Falls. Après quelques kilomètres, notre GPS daigne se mettre convenablement en marche, on respire ! Il ne nous fera plus faux bond jusqu’à la fin. Rouler aux USA de manière générale nous apparaîtra facile, les Américains sont tranquilles, c’est toujours tout droit (ou presque) et la signalisation est bien présente. De plus, avec le Cruise Control (régulateur de vitesse) pas de stress, pas d’excès de vitesse

3h plus tard, au son de Garth Channel et de sa musique country, nous arrivons à Idaho Falls. J’avais repéré un Walmart pour faire nos premières courses : achat d’une glacière (en polystyrène, 7 dollars), nourriture pour le soir et… déjà quelques amplettes souvenirs. En effet, on tombe quelques jours après la fête nationale américaine et dans les rayons il y a des promotions sur pleins de produits dérivés estampillés USA (Tshirt, serviettes en papier, drapeau…).
Il est à peine 21h quand on arrive à notre hôtel:l’Hampton Inn at the Mall, toujours à Idaho Falls. Pas de problème d’installation : grande chambre pour 6, « repas version micro-ondes » et dodo bien mérité ! (les passagers ayant de toute façon débuté leur sieste quelques minutes après la sortie de l’aéroport, dans la voiture bien confortable!).
Voilà pour cette 1ère journée de voyage. Certes, elle est fatigante mais elle nous a permis d’être à maintenant à 1h30 du parc du Yellostone.
Bonjour,
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Après un voyage en solo l'année dernière dans l'ouest américain, en cet été 2019, c'est le nord ouest américain et le sud ouest canadien qui ont retenu mon attention. Et j'ai cette année embarqué mon neveu de 10 ans.
J'adore les animaux sauvages, la mer et les volcans et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce voyage est tourné sur tout cela. Les nuits et repas sont du low cost: camping et hostels pour la majorité. Après ces courtes présentations, place au carnet.
Vendredi 5 juillet: départ de Londres pour Seattle
Le vol se fait sans encombre avec British airway, nous arrivons à Seattle vers 13h mais ne sortirons de l'aéroport que 4 heures plus tard. Le passage à la douane était hyper encombré et un veritable enfer. Nous récupérons la voiture, pas du tout le SUV prévu, elle ressemblait plutôt à une sorte des break, pour ce que j'y connais mais je crois que le cauchemar de la douane ne m'a pas donné envie de protesté , juste de quitter le plus vite possible l'aéroport.
Nous avons perdu toute l'après-midi et il ne me reste que peut de temps pour amener la surprise que je réservais à mon neveu c'est à dire la visite du magasin Funko pop à Davenport car c'est un collectionneur. Mais je suis optimiste , ça va le faire.
On a que une demi-heure avant la fermeture mais voir sa surprise et son sourire valait le détour.

Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.


Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.


Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.

Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.
Fan des romans d aventure comme Becassine à Paris oú Oui-Oui au pays des jouets, Cécile avait toujours rêvé d Amérique...
Elle m embaucha donc comme guide pour ces 2 semaines d escapade dans l ouest américain
1er défi : la clope ! La solution est vite trouvée

A quand le patch à bière ?
Sinon le parcours est traditionnel et suis les grands parcs avec arrivée et depart à LA.....
Depart pour l aeroport dans 25 mn avec Erwan 16 ans 1/2 pour qui c est son baptême de l air et Solene 15 ans grande voyageuse...n qui s endort généralement avant le décollage...sauf que cette fois ci c est l AMÉRIQUE.... Bref c est avec 3 néotrippeurs excités comme des poux que je retrouverais c edt ouest américain qui nous plait tant

A quand le patch à bière ?
Sinon le parcours est traditionnel et suis les grands parcs avec arrivée et depart à LA.....
Depart pour l aeroport dans 25 mn avec Erwan 16 ans 1/2 pour qui c est son baptême de l air et Solene 15 ans grande voyageuse...n qui s endort généralement avant le décollage...sauf que cette fois ci c est l AMÉRIQUE.... Bref c est avec 3 néotrippeurs excités comme des poux que je retrouverais c edt ouest américain qui nous plait tant
Bonjour,
Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest !
Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets.
Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.

Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:
Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.
Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.
La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san

Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!
Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.
A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!
Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉
Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…





« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!
Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.
Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!

En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"


Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …
Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.
- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"

Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.
Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san
Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…




« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!
En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"



Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"
Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Périple dans l’ouest américain juillet 2007
Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi. On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!) Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…
Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse. Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!
Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain) Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :
V 6/7 : Vaison - Paris S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta) D 8/7 – Los Angeles L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon M 10/7 – Grand Canyon M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page) J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley V 13/7 - Monument Valley- Moab S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches) D 15/7 - Moab - Capitol Reef L 16/7 - Capitol Reef - Bryce M 17/7 - Bryce - Zion M 18/7 - Zion – Las Vegas J 19/7 – Las Vegas V 20/7 – Las Vegas - Death Valley S 21/7 – Death Valley - Three Rivers D 22/7 – Sequoia Park L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco M 24/7 – San Francisco M 25/7 – San Francisco J 26/7 – San Francisco – Paris (direct) V 27/7 – Paris - Vaison
Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)
Hébergements :
On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)…par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !! Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié. Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo… Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !! On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !! Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles. On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!) Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale. En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!! Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !! On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment) Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis. Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne) Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie) Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4. On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible). Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter. Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars. Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h). Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!! On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !! Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !! Arrivée en début de soirée à Tusayan. Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple. Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur. Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées. On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises. Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau. On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu… Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View…. Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos. Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith. On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage. Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !! Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse. On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !! Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !! Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants. A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !! A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide. On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !! Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure. Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route. Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!! Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !! Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir. Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4. On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest. « Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck. Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique. On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !! Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!! Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet. On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre. Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous. La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure. Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !! Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim…. Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!! Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita. Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon. Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste. On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !! L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est…. Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!! Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m. Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons. La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide. Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!! Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait. La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût. Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping…. On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….) Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc. L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point. On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas. On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs. Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center. Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava. Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!! On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !! A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages. C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale…. Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté….. Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !! On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal. Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour… Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. …. Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas. Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!! Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions. Balade sur le strip : Paris, Venetian….. Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille. On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine…. L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !! Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie. On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval. Entrée dans Death Valley. Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil…… Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans. Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses……… Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf….. La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!! Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !! A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!! Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point. Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis. On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt. Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne… Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !! Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!! Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine. Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite. Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent. Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!! Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!! Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !! Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !! Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes. L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$) A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa. On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci. Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!) Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers) Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits. Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer. Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct. Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !! Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun. China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…) On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !! Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin. Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante. On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !! Cable car pour rejoindre l’hôtel. Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan. Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome. On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !! Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !! Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !! On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!! Du coup, on se promène dans les rues, on flâne…. Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage. On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!! On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!! Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !! On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens. On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider. En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!! On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !! On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!
Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste…. En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.
On a aimé : Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)
Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi. On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!) Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…
Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse. Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!
Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain) Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :
V 6/7 : Vaison - Paris S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta) D 8/7 – Los Angeles L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon M 10/7 – Grand Canyon M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page) J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley V 13/7 - Monument Valley- Moab S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches) D 15/7 - Moab - Capitol Reef L 16/7 - Capitol Reef - Bryce M 17/7 - Bryce - Zion M 18/7 - Zion – Las Vegas J 19/7 – Las Vegas V 20/7 – Las Vegas - Death Valley S 21/7 – Death Valley - Three Rivers D 22/7 – Sequoia Park L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco M 24/7 – San Francisco M 25/7 – San Francisco J 26/7 – San Francisco – Paris (direct) V 27/7 – Paris - Vaison
Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)
Hébergements :
On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)…par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !! Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié. Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo… Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !! On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !! Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles. On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!) Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale. En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!! Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !! On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment) Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis. Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne) Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie) Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4. On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible). Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter. Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars. Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h). Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!! On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !! Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !! Arrivée en début de soirée à Tusayan. Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple. Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur. Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées. On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises. Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau. On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu… Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View…. Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos. Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith. On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage. Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !! Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse. On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !! Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !! Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants. A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !! A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide. On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !! Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure. Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route. Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!! Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !! Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir. Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4. On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest. « Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck. Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique. On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !! Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!! Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet. On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre. Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous. La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure. Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !! Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim…. Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!! Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita. Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon. Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste. On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !! L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est…. Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!! Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m. Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons. La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide. Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!! Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait. La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût. Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping…. On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….) Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc. L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point. On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas. On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs. Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center. Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava. Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!! On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !! A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages. C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale…. Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté….. Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !! On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal. Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour… Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. …. Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas. Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!! Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions. Balade sur le strip : Paris, Venetian….. Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille. On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine…. L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !! Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie. On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval. Entrée dans Death Valley. Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil…… Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans. Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses……… Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf….. La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!! Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !! A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!! Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point. Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis. On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt. Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne… Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !! Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!! Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine. Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite. Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent. Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!! Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!! Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !! Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !! Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes. L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$) A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa. On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci. Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!) Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers) Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits. Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer. Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct. Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !! Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun. China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…) On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !! Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin. Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante. On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !! Cable car pour rejoindre l’hôtel. Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan. Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome. On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !! Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !! Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !! On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!! Du coup, on se promène dans les rues, on flâne…. Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage. On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!! On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!! Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !! On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens. On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider. En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!! On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !! On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!
Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste…. En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.
On a aimé : Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)








