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Retour sur un circuit de dix jours dans l'Ouest américain
Et voilà, le voyage tant préparé et tant rêvé s’est achevé hier… J’en reviens bien sûr la tête pleine de souvenirs… que je compte bien vous livrer sous la forme d’un carnet de bord en bonne et due forme quand j’aurai les idées plus claires (et un peu plus de temps… vive les retours de vacances !), mais j’avais envie de poster un message sur quelques aspects pratiques susceptibles d’aider de futurs voyageurs.

Il s’agissait d’un circuit court mais volontairement intense. En effet, nous avions 10 jours sur place, mais avions prévu, en gros, une boucle Los Angeles – Las Vegas – Bryce Canyon – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Santa Barbara – Los Angeles. Le planning a donc été relativement serré, mais tenu sans aucun problème. Je ne vous cacherai pas que cela m’a semblé trop court en beaucoup d’endroits, mais je ne suis pas sûre que rester plus longtemps aurait atténué la boule que j’avais au ventre au moment de quitter des lieux magiques comme Monument Valley ou le Grand Canyon.

Pour ceux que cela pourrait inspirer, le circuit donnait ceci :

29 juin J1 : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport Marriott

30 juin J2 : Départ pour Las Vegas tôt le matin – Calico – Las Vegas

1 juillet J3 : Départ le matin – Valley of Fire - passage par le sud de Zion - Bryce Canyon

2 juillet J4 : Matin BW12 avec Burr Trail – passage par Capitol Reef – Moab

3 juillet J5 : Moab

4 juillet J6 : Moab - Gooseneck – Monument Valley

5 juillet J7 : Antelope Canyon – Page - Horseshoe Bend – Marble Canyon - Grand Canyon

6 juillet J8 : Williams – Kingman – Seligman – Pasadena - Los Angeles

7 juillet J9 : Universal Studios

8 juillet J10 : Hollywood – Downtown – Westwood - Santa Barbara

9 juillet J11 : Santa Barbara - Santa Monica Vol retour à 20h55 10 juillet J12 : Londres

Nous nous mettions en route tous les jours entre 8 et 9h, et arrivions à l'hôtel vers 17h. Au total : 2300 miles parcourus. Nous ne randonnons pas et avons tout au plus effectué quelques balades à Arches, à Canyonlands et à Horseshoe Bend.

Mes coups de cœur : Canyonlands (le Shafer Trail, un grand moment !) et Dead Horse Point (je ne regrette pas le « crochet » par Moab !), la route 9 au sud de Zion, Horseshoe Bend, l’hôtel The View à Monument Valley, Santa Barbara et Los Angeles Downtown (eh oui !).

Mes semi-déceptions : Bryce Canyon (pas à cause du site, splendide, mais du mauvais temps, impossible de faire la seule rando que j'avais prévue, et hôtel très moyen), Lower Antelope Canyon (désinvolture du guide navajo, un ado l’Ipod vissé aux oreilles), et Universal Studios (trop de sollicitations et de bruit, et les attractions 3D, dont ils usent et abusent, ne me plaisent pas outre mesure).

Sur un plan pratique :

Le vol : Nous avions réservé un vol direct Londres-Los Angeles/Los Angeles-Londres avec Virgin Atlantic. Pourquoi Londres ? Les tarifs étaient imbattables et nous habitons près de Lille, donc, 1h20 d’Eurostar, et nous sommes à Londres. Plus rapidement qu’à Bruxelles en fait. L’un dans l’autre, malgré les billets d’Eurostar, nous avons économisé 300 EUR sur les meilleurs tarifs que j’avais trouvés pour des vols (non-directs) depuis Bruxelles, pourtant réputée meilleur marché que Paris d’après les échos du forum. Le transfert se fait sans problème entre la gare de St Pancras et l’aéroport : la ligne Piccadilly vous y amène directement (une heure de trajet cependant). A noter que le billet de métro est relativement cher : 6 EUR environ.

La compagnie : Virgin Atlantic. Que des compliments à son égard. Service irréprochable, repas très corrects. Airbus A340-600 très confortable (bon espace entre les sièges) et, surtout, une offre de divertissement phénoménale : le choix entre une soixantaine de films, à tout moment du vol, ainsi qu’entre une multitude d’albums et de sélections musicales. L’Ipod devient inutile ! A noter que certaines places sont équipées de prises (c’était notre cas à l’aller).

La voiture de location : Nous avions loué un mid-size SUV via voituredelocation.fr. Un très bon prix je pense : 320 EUR pour 10 jours, toutes assurances incluses, bris de glace et GPS inclus. Nous n’avons pas regretté le choix du type de voiture non plus : cela nous a permis de faire des pistes (sur l’impulsion et l’envie du moment, car ce n’était pas prévu !), de ranger facilement les valises et sacs sans avoir l’impression de jouer au tetris, une position de conduite surélevée... Notre choix s’est porté sur un RAV4. Seul bémol : le loueur sur place était Alamo, et quand nous sommes arrivés lundi vers 20h, la file d’attente était impressionnante et les guichets ouverts… au nombre de trois. Il a fallu attendre près d’une heure et après un si long voyage, ce n’est pas très agréable. On voyait des personnes prendre leur temps au guichet à feuilleter le catalogue, à se renseigner sur les différents modèles… ce qui est somme toute légitime, mais il faudrait une seconde file d’attente pour les personnes qui ont réservé et réglé d’avance, ce qui était notre cas. J’ignore si ce type d’attente est habituel. La restitution de la voiture a en revanche été extrêmement efficace et rapide. Attention cependant : apparemment, le contrat que nous avions signé précisait que nous devions rendre la voiture le réservoir vide. Ce que nous n’avions pas vu. C’est en voyant que l’on nous facturait près de 60 dollars supplémentaires que l’on a « découvert » la clause (nous venions de refaire le plein !). Cela a été réglé sans problème. Nous avons pu choisir la voiture sur le parking mais le choix était relativement réduit. Là aussi, est-ce habituel ? Je l’ignore. Comme dit précédemment, nous avons opté pour un RAV4, dont mon mari (je n’ai pas conduit) s’est dit ravi.

Puisque la question avait été abordée sur le forum : les valises. Après une première tentative, j’ai décidé que chacun aurait sa valise (nous voyagions à 3, 2 adultes et un enfant de 8 ans). Cela faciliterait les choses le matin pour le choix des vêtements, cela permettrait d’alléger les bagages (3 « légers » plutôt que 2 lourds) et cela faciliterait aussi le (léger) paquetage/dépaquetage de chaque matin/soir, les valises étant moins remplies. Ce fut le cas, je ne regrette pas ma décision. Et puisqu’on en a parlé aussi sur le forum : je n’ai pas fait de lessive sur place. Le linge sale était stocké dans un grand sac dans l’une des valises. Quand il a été rempli, il est resté dans la voiture, et on en a utilisé un autre. Les valises s’allégeaient ainsi peu à peu. Aucun problème d’odeur dans la voiture, si cela peut en rassurer certains ;-). Il faut dire aussi que nous randonnons peu et que j’ai trouvé les températures plutôt clémentes, par rapport aux mises en garde lues sur le forum.

Au niveau des hôtels :

Los Angeles : Marriott LAX. Très pratique si on arrive tard, car très proche de l’aéroport. Si proche même qu’Alamo est plus loin et qu’il faut revenir sur ses pas !

Las Vegas : Je ne regrette absolument pas mon choix du Flamingo. La chambre était très confortable et très design, et la vue sur le Strip, imprenable. Nous voyions les fontaines du Bellagio depuis notre lit, et avions vue frontale sur le Caesar Palace.

Bryce : le Ruby’s Inn. LA grosse déception. Je savais que ça serait touristique, mais là, c’était trop. La réception est très belle, mais les lits sont peu confortables, la baignoire craque, le frigo fait un potin d’enfer. Nous n’avons pas mangé au resto mais au fast-food juste à côté : grosse erreur. En même temps, le choix est très restreint. A refaire, je logerais soit dans le parc, au Bryce Canyon Lodge, où nous avons pris le petit-déjeuner, soit à Tropic, petit mais sympa.

Moab : Inca Inn. Super. Déjeuner et chambre simples mais efficaces. Très propres, et petite piscine agréable. Seuls bémols : le climatiseur est mal placé, juste à côté d’un lit, au niveau du matelas, et… pas de jus d’orange au petit-déjeuner, mais là, je chicane ! Pain maison succulent.

Monument Valley : The View. Absolument superbe. Vue somptueuse, lits très confortables, produits de beauté excellents, propreté immaculée. Petit-déj délicieux, et quel plaisir de le prendre sur la terrasse, avec une vue pareille. Une petite folie que je ne regrette absolument pas.

Grand Canyon : Kachina Lodge. Avec vue sur le Grand Canyon. Chambre tout à fait correcte, et panorama à tomber. Là aussi, quel plaisir de descendre de la chambre et de se retrouver directement sur le rim !

Los Angeles : Hilton Universal City. Chambres classiques et confortables, très belle vue, et surtout, extrêmement pratique car on peut se rendre aux Studios Universal à pied. Ils sont juste de l’autre côté de la passerelle. En même pas 5 minutes vous y êtes.

Santa Barbara : Hilton Doubletree. Hôtel magnifique, vue sur mer avec grande terrasse. Un hôtel « resort » où l’on se verrait bien passer une petite semaine !

Quelques aspects pratiques :

Nous avions prévu de passer par la route 9, dans le sud de Zion, pour rejoindre Bryce. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’il fallait passer par la guérite d’entrée du parc et payer l’entrée. Nous avons donc acheté le pass à Zion, alors que j’avais prévu de le faire à Bryce. Je précise que c’est une surprise car j’ai cru que nous nous étions trompés de route et que nous étions entrés dans le parc et sa partie « navettes ». Cela peut-être bon à savoir pour ceux qui hésitent entre payer les entrées à chaque fois, ou acheter un pass.

Comme je l’avais anticipé : le GPS est très pratique à Los Angeles, mais ne remplace pas un (bon 😎) copilote avec une carte (aussi sommaire soit-elle – je me suis débrouillée avec celle fournie par Alamo), car les indications ne sont pas toujours très claires ou suffisamment rapides, sans parler des multiples « re-calculating », « lost satellite reception » etc. Bref, autant avoir quand même une idée générale de sa destination : nord ou sud, est ou ouest, ne fut-ce que pour anticiper la voie à prendre sur ces autoroutes de 5 ou 6 bandes…

A Las Vegas, le panneau « Welcome to Fabulous Las Vegas » est maintenant doté d’un parking très pratique, idéal le temps de la photo souvenir !

A Page, Horseshoe Bend est maintenant très bien indiqué, avec un beau et grand parking (j’avais lu que le site était difficile à trouver).

J'ai beaucoup aimé le rodéo de Bryce, assez controversé pourtant. Ne pas s'attendre à du grand spectacle. C'est très familial, et c'est ce qui fait tout son charme. Voir ces enfants qui, dès le plus jeune âge, montent à cheval comme des pros ou s'essaient au rodéo, était vraiment émouvant. On "touchait" l'esprit cow-boy. Un très bon souvenir.

Les Universal Studios semblent petits de prime abord, mais malgré des « Front of the line passes » (un investissement chaudement recommandé, là aussi. Le système fonctionne parfaitement.), il nous a fallu la journée pour faire toutes les attractions. Les spectacles sont particulièrement gourmands en temps. A noter que les animateurs sont excellents, mais qu’il faut un bon niveau d’anglais pour comprendre les différentes attractions, sous peine de passer à côté de beaucoup de choses. Il y a beaucoup de petits sous-entendus, de private jokes, de références culturelles, cinématographiques ou politiques… Pour un parc aussi international, je trouve étrange d’axer autant les effets sur les dialogues et interactions. Mais vu son succès, il faut croire que ça ne lui porte pas préjudice. Je serais cependant curieuse d’avoir l’avis de personnes qui ne comprennent pas l’anglais après la visite de ce parc.

Je terminerai par la polémique « LA, on adore ou on déteste ». Personnellement, j’ai adoré. Je savais à quoi m’attendre, ce n’était pas ma première visite dans cette mégapole, mais la première concoctée de mes mains. J’ai beaucoup aimé El Pueblo, Union Station et son intérieur art déco, le délicieusement rafraîchissant Central Market, le Walt Disney Concert Hall, les buildings de Downtown, et tout particulièrement Broadway. Je reconnais cependant qu’il y a énormément de sans-abris et que l’ambiance n’est pas très « nette ». C’est l’aspect architectural qui m’a plu. J’ai également beaucoup aimé Pasadena et Westwood. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’aller visiter le quartier de maisons victoriennes d’Angelino Heights, le Getty Center (il y avait un incendie aux environs et il a été évacué !) et le Griffith Observatory. Hollywood a plu à mon fils et en gros, c’est tout ce que je lui demandais. Santa Monica était sympa aussi, mais je m’attendais à quelque chose de plus authentique.

Ce post ne serait pas complet si je ne remerciais pas les différents intervenants qui, par leurs réponses et leurs messages, m'ont aidée à constituer ce circuit, et m'ont révélé l'existence de merveilles dont j'ai rêvé des mois durant avant de les découvrir en vrai. Un immense merci donc à tous ceux et celles qui font vivre cette mine d'information qu'est voyageforum.com.

Voilà voilà, il est tard, et le jet lag joue encore contre moi (mais fait que je sois encore debout à cette heure), veuillez donc excuser toute faute d’orthographe ou structure bancale. Je tenais cependant à vous livrer mes impressions à chaud. En espérant que je puisse à mon tour éclairer de futurs voyageurs.

Bons voyages !
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Voyage des États-Unis vers Cuba...
BONJOUR A TOUS CHERS VOYAGEURS, VOYAGEUSES,

VOILA PLUS DE 9 MOIS QUE JE VIS AUX ETATS UNIS, JAI DECIDE DE POURSUIVRE MES VOYAGES EN ME RENDANT LA SEMAINE PROCHAINE A CUBA, DESTINATION REVE...CONNAISSANT LES PROBLEMES POLITIQUES ET EMBARGO VIS A VIS DES DEUX PAYS, JE SUIS CONSCIENTE DU FAIT QUE JE DEVRAIS VOYAGER DE LA FLORIDE JUSQU'AU MEXIQUE PUIS MEXIQUE CUBA...SACHANT QUE JE REVIENDRAIS ENSUITE SUR LE TERRITOIRE AMERICAIN 6 JOURS PLUS TARD... JE SOUHAITERAIS A CE PROPOS AVOIR DES INFORMATIONS QUANT A MON ARRIVEE LA BAS, MES DROITS EN TANT QUE FRANCAISE ET NON AMERICAINE...POURRIEZ VOUS ME DONNER DES INFORMATIONS SUR DES ENDROITS SYMPAS ET PLUTOT BIEN FREQUENTE OU JE POURRAIS LOGER? YA TIL D'AUTRES COMPAGNIES AERIENNES A PRIX INTERESSANTS AUTRE QUE CUBANA AIRLINES? JE SOUHAITERAIS ME RENDRE A LA HAVANE.POUVEZ VOUS ME FAIRE PART DE VOS EXPERIENCES PASSES LA BAS? JE SERAI SEULE DANS CE VOYAGE, C'EST POURQUOI J'AIMERAIS AVOIR LE PLUS DE RENSEIGNEMENTS POSSIBLES POUR QUE CE 10EME VOYAGE ICI APRES 9 MOIS SOIT AUSSI PARFAIT QUE LES PRECEDENTS...!!

MERCI A TOUS! JATTENDS DE VOS NOUVELLES AVEC IMPATIENCE,

NELLY
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Pacific Northwest Motorcycle Trip
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
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De San Francisco à San Francisco, 10 000 km et une éclipse de soleil!
Bonjour

C'est parti pour ce carnet de voyage , en espérant vous faire découvrir nos coups de coeurs , mais aussi quelques rares déceptions et frustrations sans doute inévitable durant plus d'un mois de voyage Mais tout d'abord , un grand remerciement à tous ceux sur ce forum , qui par leurs conseils et suggestions on permis à ce périple de prendre forme et contribué à son bon déroulement

Nous étions donc 5 , Sandrine et Marc 48 et 54 ans , Antoine, Victor et Tiphaine 21, 19 et 15 ans tous enchanté de partir mais sans doute avec des attentes différentes , que le parcours varié à tenté de satisfaire au mieux

Globalement , on a eu aucune grosse galère , on a perdu personne, pas de malades , pas eu d'accidents , de pannes, on c'est pas trop perdu , le temps à été presque parfait , même les quelques ciels orageux on permis des photos inattendues , notre niveau d'anglais pitoyable , n'a pas été trop handicapant , même si et c'est une petite frustration , il nous a empêché d'échanger avec les américains rencontrés , reste quand même quelques anecdotes que je vous raconterai au jour le jours pour commencer en voilà une qui nous a bien fait rire au bout de quelques jours devant une de mes multiples tentatives a essayer de faire comprendre quelque chose à un autochtone , mon fils Victor m'a dit d'un ton énervé " arrête de mettre ing ou ed à la fin d'un mot français ça ne fait pas un mot anglais ! "

commençons donc par le début la carte du parcours avec les étapes numérotées





27 juillet 7h du mat , après 2 petites heures de route pour venir de Normandie on a laissé la voiture à un parking à 10km de Roissy , on nous dépose en camionnette à l'aéroport , et on se prépare tous à une très longue journée , mais tout le monde est enthousiaste et impatient , on a pas fait de grand voyage ensemble depuis 2009 avec New York la cote Est et le Québec Pour réduire les frais , j'ai pris un vol avec escale sur air Canada, ce qui nous impose un arrêt de presque 4 heures à Toronto et une arrivé tardive à San Francisco la seule inquiétude est le passage de la douane et l'entrée sur le territoire américain , même si on pense avoir tout fait dans les règles , il y a toujours ce petit doute d'avoir oublié quelques chose et qu'un grain de sable vienne au dernier moment tout annuler

Mais finalement tout ce passa bien , le plus fastidieux ayant été ce passage sur les machines a prise d'empreintes automatique à Toronto , on y a passé trois quart d'heure , avec un peu d'énervement de ne pas réussir à passé les cinq demandes à la suite sans blocage , l'employé présent pour aider les gens étant débordé et ne parlant pas français ne nous pas vraiment aidé , finalement on s'en est sorti en faisant 5 enregistrements différents comme si on voyageaient séparément

Nous voila arrivé à San francisco , il est 21h30 heure local , déjà bien tard pour nous , on sort très vite de l'aéroport , pas le moindre contrôle et nos bagages presque premier sur le tapis roulant , le BART est tout près , on dépense nos 50 premiers dollars , il nous dépose à la station Montgomery en plein centre , il ne nous teste plus qu'à marcher jusqu'à notre hôtel à l'angle de Broadway street et Colombus Avenue , bien un peu désorienté au sortir du métro , on s'engage sur Montgomery street vers le sud dans la mauvaise direction ! ce qui rallongera notre escapade nocturne de 20 bonnes minutes mais malgré la fatigue , tout le monde est de bonne humeur , on apprécie notre balade dans la ville presque déserte , il presque minuit quand on arrive à Europa hôtel , on est à San Francisco !!! Europa Hôtel , si vous cherchez , un petit nid douillet , propre , tranquille , confortable ... n'allez pas là , par contre si vous vous moquez d'avoir les douches et toilettes sur le palier , pas de petit déjeuné , une moquette qui semble dater de la colonisation espagnol , de fenêtres donnant sur la rue qui laisse entendre distinctement tout les bruits du quartier juste en dessous avec ses bars et boites à strip-tease les sirènes hurlantes qui filent sur l'avenue , la musique , les cris ... , c'est l'endroit qu'ils vous faut ! nous on a adoré , on était dans le coeur vivant de San Francisco et cet hôtel à tout pour vous le rappeler à chaque moment



Une fois installé , il est passé minuit , les deux filles ne demande qu'a dormir , mais les deux garçons ont faim ! ( voilà quelque chose qui nous accompagnera tout le voyage ) , comme je ne résiste pas à l'envie d'aller faire un tour , je les accompagne à la recherche de quelque chose à manger a cette heure tardive bien sur les boutiques d'alimentations sont toutes fermés dans le quartier chinois voisin , les fastfoods un peu normaux aussi , on va donc se risquer sur le bizarre , à deux pas de l'hôtel , une devanture étroite mal éclairé qui semble vendre des burgers , on rentre , une sale toute en longueur un bar à droite avec les chaises hautes seul endroit pour s'assoir , les deux garçons essayent maladroitement de commander quelque chose , le serveur à l'air de bien se marrer , après les avoir laisser s'embrouiller une bonne minute , il leur demande s'ils ne veulent pas commander en Français ? on était tombé sur un Marocain ;) pas envie d'un burger à cette heure , j'allais laisser mes deux gars se débrouiller , quand arrive une jeune dame black très légèrement vêtu, affublé d'un collant en résille mettant largement en valeur un derrière impressionnant ! elle c'est assise entre mes deux gars , j'ai vraiment réalisé là qu'on étaient sortie de notre campagne normande et qu'on était bel et bien à San Francisco ! je les ai laissé tranquille profiter du moment et je suis aller me coucher , ça faisait presque 30 heures sans dormir !

suite bientôt , mais je viens de voir que les photos doivent être d'au moins 2000 pixels de large , je viens de passer 1 mois à mettre les miennes au format HD 1620 ou 1920 pixels , je dois donc tout reprendre pour pourvoir vous les montrer ici
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Entre les États-Unis et le Canada: durée des visas?
Hello! j'ai une question à laquelle je ne trouve pas de réponse.... je pars à New york avec un ESTA le 4 juillet, je compte quitter les usa en bus pour le Canada au bout de deux mois, c'est à dire aux environs du 30 aôut... je pense rester au Canada environs deux mois et ma question est la suivante: est ce que je peux profiter à nouveau de l'ESTA puisque je ne serais restée que deux mois aux USA? ou faut-il impérativement que je rentre en France pour pouvoir revenir aux états unis? merci pour vos conseils!!!!!
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Refus d'ESTA et demande de visa pour les États-Unis
Bonjour,

nous partons en famille à NYC en novembre, mon conjoint naturalisé français depuis 18 ans s'est vu refusé l'ESTA. Il a la double nationalité franco algérienne, pensez-vous que ce serait le motif du refus, et a t-il une chance d'avoir son visa accordé? Nous habitons dans le sud de la France et pour le visa il faut aller à Paris, ce qui engendre en plus du visa, beaucoup de frais Merci pour votre aide
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Bientôt quatre heures d'attente aux aéroports américains pour passer l'immigration?
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.

Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
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Visa B2 pour arrivée à New York en bateau
Bonjour à tous,

Je souhaite me rendre prochainement aux Etats Unis par un moyen de transport original qui est le cargo (transporteur de container). Je m'y rendrai pendant mes congés annuels, ce qui fait que mon séjour sera de 2 semaines. J'ai un parcours tout tracé, mais pas complètement dessiné (reste les détails : réservations, transfert entre les villes ...).

Arrivant par voie de mer, je suis dans l'obligation de disposer d'un visa B2 pour entrer aux États-Unis.

Voilà moi situation personnel :

1/ Célibataire sans enfant 2/ Entre 35 et 40 ans 3/ Un travail 4/ De quoi subvenir à mes besoins pendant ces 6 mois (donc 2 semaines c'est ok). 5/ Je ne suis ni propriétaire, ni locataire (logé à titre gracieux) 6/ J'ai envie de rentrer en France. 7/ J'en profiterai pour y voir une membre de ma famille

Pour ceux qui connaissent bien, est ce solide comme dossier avec en italique souligné ce qui peut titiller les agents du consulat).
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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Problème puce de passeport biométrique et ESTA
Bonjour, Dans l'idée de partir en voyage aux USA (cet été ?...), j'aimerai demander les ESTA des à présents.

Or, lors d'un séjour à Londres en avril 2017, le personne de l'immigration nous a fait comprendre que la puce du passeport biometrique de mon conjoint n'était pas lisible (démagnétisée ?...) et il nous a expliqué que cela risquerait de poser pb lors d'un séjour aux USA (et en novembre 2017, mon conjoint n'a eu aucun souci pour se rendre à shanghai).

Je voudrais donc faire vérifier sa puce électronique (et celles de toutes la famille, tant qu'a faire) avant d'engager des frais pour refaire un passeport, mais cela semble impossible: ni la mairie, ni la police de l'air a l'aeroport n'ont possibilité de le faire...

Des idées?

Cela me questionne également sur cette puce: si elle est démagnétisée, comment aurions nous fait une fois aux USA si nous n'avions pas été prévenus par le douanier anglais??? Cela arrive-t-il que des personnes se retrouvent bloqué à l'immigration US pour cause de puce illisible?

Merci
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États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande"
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USA 2012 – Au long du Rio Grande

J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...

Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.

Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas

Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.

High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.



Vue du balcon sur la mer.

Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.

Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.

Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.



Vol de pélicans

Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.



Presque une scène dans "The birds"

Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.



Poissons trop gros pour les mouettes

Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.

Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge

Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune. Petites villas de vacances, en hauteur.

De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)

La plage à Isla del Sol

A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.

Galveston Toll Bridge

Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.



Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.

La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.

White-tailed deer

Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.

Aigrette dans son petit bassin

Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.

Ça change des rencontres habituelles

Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.

On en avait vu que en vol

Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage

Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.

Port Aransas, du ferry

Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.



La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.

Entre les algues et la dune

Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).

Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.

Sternes Huppées Cormoran Grand Héron

Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?

Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.

Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !

A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.

La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo

La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.

Mémorial – face William Travis et David Crockett

Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.

Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...

Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.

La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite

Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.

Ocotillos, cactus et palmiers

On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.

Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo

Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.

Avec le Rio San Antonio Cruises

C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire. La Cucaracha !

Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.

La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.

Vue d'ensemble de la mission Concepcion

La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.

Façade de la mission San José A l'intérieur de la mission San José

Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.

Le clocher de la petite église de Espada

Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.

Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique

De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.

Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.



Petit coin de pêche

En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km

Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.



Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous

Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,



Governors Landing

Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina

Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "

En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100

Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.

Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "

L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.



Le Rio Pecos vu de la US90

Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.



The Law West of the Pecos

Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.



Cactus, Yuccas, Agaves etc.

Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.



Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.



Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.



Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?

Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.



Une des 60 espèces de Cactus du parc

Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.



Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?

La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.



L'entrée du Boquilla Canyon

Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.



Pas de coyote à l'horizon

De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.



Casa Grande, 7325 feet

Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.



The Window

Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.



Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?

Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite

L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.

Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.



Il y aura une punaise de plus sur la carte

La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.



Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool

Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.



Au pied de la Burro Mesa

Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.



Le Tull Canyon vu du west overlook

Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.



Le Rio pas très Grande

Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.



Le chemin dans le canyon



Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps

Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.



La piste de Old Maverick Road

Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.



Jacal, c'est le type d'habitation

Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.

Carmen Mountains white-tailed deer

Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "

Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.



Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "

Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.



L'ancien cimetière est très Ghost !

On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.



Fausse entrée

Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.



On voit le site avant le panneau

Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.



Pour une courte halte

En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.



Carton-pâte !

A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.



Les tentes sont en dur

Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.



Urubus à tête rouge

La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.



Vue d'en haut sur le Rio Grande

A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.



Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.

Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.









Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.



Victorio

Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.

Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.

Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas

S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.



El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?

Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).



Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.



Guadalupe Peak, 2667m

La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.



L' Apache Plume

Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.



L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge

Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.



Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !

Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.



Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.



La descente



Ici la marche est plus facile

Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.



Traversée empierrée

En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.



Whites City downtown

Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.

Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.

Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!

Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave

Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.



Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.

The Big Room

Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.

Le circuit est en sens unique anti-horaire

Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.

Stalactites et colonne

Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.

Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.

Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.

Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.

Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens

Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.

Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands

La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...

Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.



Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.

Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge. Un bâtiment dans le style mexicain

La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.

Là, les bas-côtés de la route changent

Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.

Ici, c'est la route qui change

Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.

Et là, c'est blanc tout autour.

Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.

Le balisage de Alkali Flat

Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.





Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.

Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque

Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.







L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.

Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow

Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.

Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.

A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent

Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.

Rien à voir avec son homonyme du Nevada.

Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.

Noir, c'est noir

Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.

Au milieu du parc

Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.

Quelques stands autour du terrain

Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.

Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses

Les danseurs avec leur gourde

Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :

Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.

Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.

Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.

Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens. Les anciens sont toujours à l’honneur

Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.

Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.

Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest

Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge

La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails

Les piments à sécher, mode locale ?

Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.







L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):

Les Danses du Pow Wow

Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.

Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.

Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.

Les danses des hommes Danses des femmes

Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.

Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.

Les drums se relaient pour assurer musique et chants

Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)

Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon

Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes

Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.

Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.

SUITE EN PAGE 4

Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683

et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053

et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
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Achat d'un camping-car aux États-Unis: motorhome ou RV?
Bonjour à tous, Vous êtes nombreux à me contacter pour l'achat d'un RV aux USA, je réponds via Voyageforum pour en faire profiter d'autres visiteurs... 1/ Oui vous pouvez immatriculer un RV à votre nom aux USA. Nous l'avons fait en février. - Pour cela il vous faut une adresse dans l'Etat où vous immatriculer votre RV et votre permis international. - Certains Etats sont plus souples, par ex : La Floride où l'adresse du rv park ou d'un ami suffit. - Le coût pour immatriculer le rv est d'environ 400 $ (plaque provisoire et plaque définitive plus certificat) - N'oubliez pas que lorsque vous achetez vote RV il y 6% de taxe en plus pour l'Etat 2/ Oui vous pouvez l'assurer à votre nom, coût environ 490 $ pour un an. Si vous résiliez le contrat en cours le solde des mois non assurés vous est remboursé directement sur votre compte. N'oubliez pas la carte bleu pour régler! 3/ Oui nous vendons notre RV, notre voyage se termine à los Angeles, - C’est un Fourwinds Classe C 29 E. Construit sur un châssis de Ford, 4000 micrio Onana. Il est immatriculé et assuré à notre nom. Il y a 6 couchages et possibilité de 2 couchages sup. - Son prix sera intéressant 12 000$ tout inclus, vaisselle, couchages, 4 vtt, gps, TV, micro-onde, frigo, divers outillage etc.. les pneus sont neufs, les courroies de distribution changées..et la vidange sera faite. Vous n'aurez qu'à embarquer..juste une journée ou deux dans un rv park pour vous familiariser avec les différents circuits, eau, électricité, groupe électrogène, gaz etc.. Bien amicalement à tous Stéphane
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Circuit de dix-neuf/vingt jours dans l'ouest des États-Unis
Bonjour, Suite à un precedent poste où je demandais avis sur 2 circuits de TO, on m'a motivé à faire mon propre circuit. Que pensez-vous de celui-ci. Réalisable ?

Je zappe le Sequoia & Kings Canyon National Parks pour passer par Yosemite, Mono Lake

.......................J1 : Arrivée à SF (nuit sur place) .......................J2 : Visite SF Lombard Street, Golden Gate Bridge, Chinatown (nuit sur place) .......................J3 : Visite SF Alcatraz, Golden Gate Park, Cable Car (nuit sur place) .......................J4 : Visite SF Alamo Square + route vers Yosemite (nuit sur place)...............................+ 211miles - 04h00 .......................J5 : Visite Yosemite et route vers Mono Lake (nuit sur place)...................................... + 75 miles - 02h00 .......................J6 : Visite Mono Lake + visite Bodie Ghost Town (nuit sur place)..................................+ 31 miles - 00h45 300miles - 05h30 J7 : Route vers Death Valley + visite (nuit sur place) 92 miles - 01h55 J8 : Route vers Las Vegas + visite (nuit sur place) 50 miles - 01h00 J9 : Route vers Vallée de Feu + visite et route vers Zion (nuit sur place).......................+ 145miles - 02h40 ......................J10: Visite Zion + route vers Bryce Canyon (nuit sur place)..........................................+ 80 miles - 01h45 ......................J11: Visite Bryce Canyon + route vers Page (nuit sur place).........................................+ 153miles - 02h50 ......................J12: Visite Coyotes Buttes, Page, Lake Powell, Antelope Canyon, Coucher de soleil Horseshoe Bend (nuit sur place) 158miles - 03h00 J13: Route vers Valley Of The Gods, Moki Dugway, Muley Point + visite (nuit sur place)...+ 8 miles - 00h30 + 6 miles - 00h30 41 miles - 01h15 J14: Route vers Monument Valley + visite + Route vers Grand Canyon (nuit sur place)......+ 174miles - 03h10 .......................J15: Visite Grand Canyon + route vers Sedona + visite (nuit sur place)..........................+ 113miles - 02h10 173miles - 02h45 J16: Route vers Kingman avec visite Bagdad Cafe, Calico (étape par Route 66) (nuit sur place) 319miles - 04h45 J17: Route vers LA par Route 66 (nuit sur place) .......................J18: Visite LA Hollywood Bvd, Beverly Hills (nuit sur place) .......................J19: Visite LA Santa Monica Beach... (nuit sur place) .......................J20: Retour

Le J13 vaut t-il vraiment le coup ? en comparaison des nombreux autres parc que je vais voir. Je pense déjà le zapper ;) J'ai pérvu à chaque fois des 1/2 journées de visite. Altérné la route parfois matin, parfois soir en fonction du site (exemple pou être tôt à GC cause chaleur ou monde) 2125miles - 40h de voiture

Merci
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Refus d'entrée aux États-Unis et obtention du visa
Hello, Je suis parti le mois dernier a Miami pour rester 88 jours. Arrive a l'aeroport, la douane m'a mis de cote et j'ai eu le droit a une interview pousse (fouille, verifier les valises, prise d'empreintes...). Ils ont eu un doute sur ma venue comme venir travailler. J'ai bien maintenu mes dits comme quoi je venais visiter mes amis et profiter de voir le cote ouest ensuite mais rien a faire. Ils m'ont renvoye en France le lendemain. Cout du voyage 800€ pour 48h de voyages. Super.

En partant, ils m'ont informe que je n'ai ete pas autoriser a rentrer aux US pour cette visite mais pour la prochaine fois j'ai besoin d'un visa quoi qu'il arrive meme en tant que toursite. Le douanier m'a meme dit pour me charier que grace a ce visa je peux rester + longtemps (6 mois) la prochaine fois ! A mon retour, j'ai pris immediatement un rdv a l'ambassade pour un visa de touriste qui aura lieu le 22 juillet.

Mes questions : Est-ce grave? Ai-je une chance d'avoir ce visa de touriste? Que dois-je fournir? Comment de temps, vais-je attendre?

Si des personnes ont eu des cas similaire ou autres qui sont competents a ce sujet, merci par avance de vos reponses.
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Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..."
Bonjour à tous,

Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.

Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.

J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.

Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami

Et le trajet "en gros" sur une carte



Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
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ESTA Denial
Hi everyone,

I wanted to share my experience in case it helps others. I applied for an ESTA to travel to the United States, but unfortunately, it was denied because I checked a "Yes" box by mistake. I then tried contacting several numbers I found here on the forum for help or to find out how to reset my ESTA application, but most of them no longer work. One of the numbers I called wasn’t even assigned (it came from a 2015 discussion). I also tried reaching the U.S. Embassy in Paris, but they told me to apply for a visa instead.

If anyone knows the correct official number or procedure to reset a denied ESTA application, I’d really appreciate it. My departure is in 2 weeks, and I won’t have time to get a visa.

Thanks in advance for your help!

Numbers I’ve already contacted: 202-325-7171 202-325-8000 1-202-877-227-5511

Non-working number found on the forum: 00 1 2023443710
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Retourner aux États-Unis après un "overstay"
Bonjour tout le monde,

Je suis rester illégalement aux Etats Unis pendant 1 ans et 3 mois, j'ai été obligé de repartir dans mon pays d'origine pour des raisons de santé car je ne pouvais continuer a me soigner sans assurance santé a cause du cout des médicaments, on m'a diagnostiquer un diabète de type 1. Le choc a été dévastateur et je n'arrive pas a m'y faire a " ma nouvelle vie ", je pense avoir pris une décision trop hative a mon gout peut être existait il des solutions. Le fait est qu'aujourd'hui je ne m'y fait pas du tout et je voudrais retourner aux us et je souhaiterais savoir si il existe un moyen de retourner aux états unis légalement ou bien en touriste. Connaissez vous des personnes dans ce cas, ou bien un avocat spécialisés qui peut me venir en aide. Je ne peux pas accepter l'idée d'être bani 10 ans, mon frère et mon petit neveu y réside légalement et je ne peux me faire a l'idée de ne plus les voir pendant 10 ans, je pense que j'en souffrirais toujours. Merci de ne pas juger et d'avoir des conseils ou des contacts constructifs. Merci d'avance.
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Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous, Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.

Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.

Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.

Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !

J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.

Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
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Compte-rendu d'un voyage dans l'Ouest américain juin - juillet 2016
Bonjour !

Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici : https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂

En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :

* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.

* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !

* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.

* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.

* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.

* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).

Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
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États-Unis en été 2010: formalités et temps de séjour
🙂 Bonjour à toutes et à tous, Cet été je vais me rendre aux Etats-Unis. J'ai plusieurs questions à vous soumettre : j'arrive à New-York le 28 Mai et je quitte les USA le 3 Octobre. Les 90 jours de visa touristes seront dépassés (passeport français) mais je compte me rendre au Canada à la moitié de mon séjour pour "remettre les compteurs à zéro". Cela posera t-il problème au service immigration à mon arrivée à New-York? Ma deuxième question est la suivante : je prévois de visiter New-York, Boston, Philadelphie, Cap code et je dispose de 20 jours pour le faire car ensuite je vais à Washington pour deux mois. Cela est-il réalisable? Combien de temps dans chaque ville/site? Que me conseiller vous comme autres visites sur la côte Est?

Merci de vos précieux conseils.

Pierre-Yves.
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Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.

La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.

Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?

A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
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Vingtième voyage en 18 ans dans l'ouest et toujours du nouveau
J1 : paris -> denver

Et oui déjà le 20 ème voyage dans l’ouest (18 pour lysiane car j’ai accompagné Philippe durant une partie de 2 trips en 2005 et 2007) que nous avons découvert en 1999 et beaucoup de choses ont changées depuis et pas qu’en bien d’ailleurs. Le tourisme de masse à fait son apparition, certains lieux sont surexploités voire dénaturés (antelope canyon, horse shoe bend et même des parcs nationaux comme Zion ou arches) et il devient de plus en plus rare de trouver des petits motels bon marchés qui jalonnaient il n’y a pas si longtemps nos routes préférées comme le treasure trail motel à kanab ou bashful bob à page par exemple. Heureusement il s’opère toujours une sorte de sélection naturelle lorsqu’on allonge les durées ou la difficulté des randonnées ou que l’on s’aventure loin dans le wilderness. Il a fallu donc se plonger dans mes nombreux bouquins et piocher bien sur des idées sur le net notamment sur les carnets VF des uns et des autres pour concocter ce 20ème opus. Pas vraiment de fil conducteur mais du backpacking avec 4 planifiés au départ dans taylor canyon, Horse canyon, arch canyon et Coyote Gulch et toujours de nouvelles arches à découvrir.

Pour l’avion j’avais pris un vol air canada comme en 2011. Nous avions apprécié le niveau de confort en 2011 mais les choses ont changé car air canada à mis sur plusieurs 777 10 sièges par rangées au lieu de 9 habituellement sur ce type d’avion et c’est franchement limite. Heureusement , j’avais pris des place tout au fond de l’avion pour n’avoir que des rangées de 2 au lieu de 3 sur les côtés. Le jour du départ j’ai eu un coup de stress car je n’avais pas fait attention que le canada avait mis en place depuis 1 an un programme d’autorisation de voyage comme les états unis avec l’ESTA. Heureusement l’accord est immédiat et montre bien qu’il s’agit d’une nouvelle pompe à fric. J’ai averti immédiatement nos deux amis Etienne et Stéphane qui partaient le même jour que nous 2h plus tard également en transit par le canada et qui n’avaient pas non plus fait la demande.

Cette année j’avais décidé de partir de Denver car marre d’avoir des véhicules moyens au départ de Vegas depuis quelques temps (la proximité des rocheuses fait qu’en général le choix en bons SUV est un peu plus étoffé à Denver). Pour la location de voiture j’ai changé aussi de tactique. D’habitude je réservais via un prestataire en prépayé car je constatais en général de gros écarts de tarifs par rapport aux sites des loueurs mais là en faisant le tour de tous les sites des loueurs j’ai fait une short list de 2 loueurs avec des tarifs en lignes avec les prestataires et pour lesquels j’avais appelé les agences sur place pour savoir ce qu’ils avaient sur parc avec en ligne de mire soit un toyota 4 runner soit un grand cherokee. Enfin pour maximiser les chances, j’ai fait 2 réservations : - Une chez budget mais pas en prépayé car en payant sur place il n’y a pas de frais d’annulation en cas de no show - Une chez hertz par téléphone de France et sans fournir de numéro de CB donc aucun risque d’avoir des frais d’annulation imputés L’idée était d’aller voir sur le parking de budget en premier et si pas de véhicules corrects, aller chez hertz.

Après 2 vols sans encombres , direction le parking de budget et dans la catégorie standard SUV réservée il n’y a pas grand-chose d’intéressant : un grand cherokee mais 2WD, un cherokee 4WD de base. Par contre, je vois plusieurs wrangler sport unlimited bien entendus tous 4WD avec boite courte et vrai roue de secours sur le hayon arrière. Je n’avais jamais loué ce type de véhicule car j’en avais déjà vu sur les parkings avec de la toile en guise de vitre à l’arrière et non des vitres en verre (config en général présente sur les rubicon). Mais là c’est parfait. Pas top au niveau habitabilité pour dormir dans le coffre mais on s’en fout car on ne dors pas à l’arrière mais parfait pour le franchissement malgré comme trop souvent des pneus standards mixtes donc 2 plis en général. Cette catégorie coute 20$ de plus par jour mais je n’ai aucune hésitation car elle va me permettre d’aller seul à white pocket et d’économiser les 500$ pour l’overnight trip avec paria outpost donc le surcout est immédiatement rentabilisé. Comme toujours on dort très proche de l’aéroport au cas où on doive changer de véhicule le lendemain et cette fois ci on ne le sait pas encore mais cela va nous être utile

J2: denver -> fruita

Comme d’hab très peu dormi la première nuit. Avantage des hôtels proches aéroport , le petit dej est servi dès 4h le matin donc après un petit dej correct sans plus (hôtel microtel sur tower road), direction le wal mart le plus proche pour faire les courses. Pour assurer j’achète toujours , en cas de crevaison, une bombe seal and repair, un nécessaire avec des mèches en caoutchouc et un compresseur portatif. De retour sur le parking, je repère une bosse sur le flanc du pneu arrière droit et un examen attentif montre qu’une pièce de métal est insérée dans la bande de roulement . il faut donc retourner chez budget pour changer de véhicule. Arrivé sur le parking cette fois ci il y a un 4 runner qui vient d’être ramené et c’est un 4WD avec boite courte et une vraie roue de secours. Néanmoins je conserve mon choix initial et on m’attribue une autre wrangler malheureusement noire celle là, pas top pour les grosses chaleurs. De plus, mais je ne l’ai pas vu au départ , elle n’a plus d’antenne radio donc nous serons privés de radio durant le trip ce qui me permettra au retour d’avoir un petit discount sur le prix de la loc….

Avant de partir cela faisait plusieurs mois que j’avais mal au dos (discopathie) donc je craignais beaucoup à la fois le voyage en avion et les longues heures de voiture et ce premier jour , je vais trouver la route vers grand junction un peu longue si bien qu’arrivés à Colorado national monument, je ne vais pas faire la black ridge road qui est très cassante et qui mène à rattlesnake canyon que je voulais refaire et dans lequel nous avions fortement endommagé un pneu en 2008 . De plus il fait près de 40° donc on va se contenter d’une petite ballade pour commencer en descendant durant quelques miles dans monument trail et se souvenant que John Otto a construit de ses mains au début du 20ème siècle les sentiers de randonnées de ce par cet qu’il touchait dans les années 30 1$ par mois pour être le ranger du parc : respect Mr Otto.







La fin d’après midi offre une belle lumière pour les points de vue pris sur la rim.

















Nous passerons la nuit à Fruita au balanced rock motel qui est très bien
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De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool. Bonne lecture...



La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...

Index du carnet:

Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers

J 1 – 14 mai

Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...

Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.

Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)

Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.

J 2 – 15 mai

Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.

Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...

Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.

J 3 – 16 mai

J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.

Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.

White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.

La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )

Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.

Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...



Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.

Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.



Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.

Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.



Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...

Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.

(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)

J 4 - 17 mai

Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.

Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.

J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.

La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)

Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.

Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.

J 5 - 18 mai

Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.

Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).

Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.



A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...

J 6 - 19 mai

Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.

Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)

Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.



J 7 – 20 mai

Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.

En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...

Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.

Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...

Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.

Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…



J 8 - 21 mai

Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.

La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.

On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.

On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...



Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.

Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.

Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.



Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...

Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!

Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.

Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(

Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...



Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)

Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.

Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...

Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)



Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.



Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)

Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.

L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.

Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...

Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!

La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !

Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !



J 9 - 22 mai

5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...

Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !

Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!



En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)

On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.

Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).

Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.

Nous reprenons la route...



A suivre...
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Suis-je interdit de territoire aux États-Unis?
Bonjour, en janvier 2007 j'ai voulu alle voir mon frere qui habite en caroline du sud depuis pres de 17 ans. Mais arrive a l'aeroport de Charlotte je tombe sur une douaniere agressive qui cherche a me pieger en tournant ses questions dans un sens et dans un autre, sachant que mon anglais est tres scolaire, je m'emele vite les pinceaux et le controle tourne a l'acharnement, fouille integrale de mes bagages etc... Impossible de negocier, la douanier ne demort pas du fait que je sois d'apres elle venu pour travailler illegalement aux usa. Je suis finalement menote puis conduit a la prison de charlotte en attendant mon vol de retour (arrive le samedi, le vol de retour est le lundi apres midi...) je passe les details de la detention, combinaison orange a la guantanamo, vol de nourriture par les autres detenus etc... et finalement retour menote et escorte par 2 policiers jusqu a mon siege dans l'avion du retour. Aujourdhui j'ai le projet de passer 10 jours a olrando dans le parc disney, je voudrais savoir si je peut retenter mon entree aux usa. suis je interdit de territoire ? l'ambassade des usa a paris na pas pu me repondre (15E pour me dire pas d'info a se sujet). Si quelqu un sait ou je peut avoir cette info...
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Documents requis pour l'entrée d'un enfant aux Etats-Unis
Bonjour à tous 🙂 !

Je me permets de vous recontacter car je suis à la recherche d’une information que j’ai du mal à trouver..

Nous (ma compagne, son fils (10 ans ) et moi-même) prevoyons un voyage aux USA (4 semaines en juillet), accompagnés d’un ami du fils de ma compagne (cet enfant a 11 ans), dont les parents resteront en France

Hormis le passeport – et la declaration ESTA -, savez vous quels sont les documents, pour entrer sur le Territoire Americain, dont cet enfant aura besoin (autorisation des parents, livret de famille ??)

Impossible de trouver cette information ni sur le site de l’Ambassade de France aux USA, ni sur celui des USA en France 🙁..

Si vous avez un début de reponse, je suis preneur !

Merci par avance

Excellente journée à vous tous !
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5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis
Oh My God ...ENCORE un carnet de voyage sur les US ... mais pourquoi se croient ils TOUS obligés de raconter leurs voyages ? Ils font tous la même chose, ils vont tous voir les mêmes endroits ...

Bon, si vous lisez ça c'est déjà un bon début parce que la plupart de ceux qui pensent ce que j'ai écrit juste au dessus, n'ont logiquement même pas ouvert ce carnet ! Mais ce reproche - pas totalement faux étant donné le nombre de carnets de voyage US postés ces dernières années - ne s'applique qu'en partie à ce récit car il est plus qu'une liste de lieux et de noms puisque je tente de vous faire ressentir mes émotions et pour ça, j'ai pris mon temps et pas mal de pages ...

Je le mettrai en ligne sur VF au fur et à mesure que je le finaliserai, comme les autres fois, je ne posterai ici que quelques photos pour ne pas avoir des pages qui mettent 10 minutes à s'afficher. A terme, dans quelques jours, l'intégralité du récit et des photos sera dispo sur mon site ( voir signature ) ...

So, LET'S GOOOOOOOOOOOOooooooooooooooo ...

La question est devenue un rituel : « Pourquoi les USA ? » En fait, cette fois la vraie question est : « Pourquoi retourner dans l'ouest des Etats-Unis ? » La réponse est simple : parce que les paysages de l'ouest américain sont si grandioses qu'il a toujours été clair pour moi qu'il fallait y retourner avec Krystel pour qu'elle aussi les voie !

Le rapport euro/dollar étant toujours aussi favorable pour nous en 2011, ce n'était pas la peine d'attendre qu'il s'inverse : Let's Go !

En tirant au maximum les jours de congés et le budget, on a réussi �� prévoir 24 jours sur place. Départ le dimanche 4 septembre sur un vol Air France Paris - San Francisco direct car les règlementations US obligent à passer l'immigration avec ses bagages dès le premier aéroport sur le territoire US, ce qui m'ôte toute envie de prendre un vol à escale, fût-ce pour récupérer quelques centaines d'euros. Retour depuis Las Vegas sur Delta le mercredi 28 septembre pour un vol Las Vegas - Minneapolis - Paris puisqu'il n'y a pas de vol direct Las Vegas - Paris.

Racontée en version courte, la préparation de notre voyage a consisté à reprendre mon circuit de 18 jours aux USA réalisé en 2009 en approfondissant certains points et en rajoutant une boucle vers le Nouveau-Mexique pour aller voir ce lieu mythique qu'est White Sands. Si je détaille un peu plus, ça a été nettement plus long que ça et, cette fois encore, j'ai passé des heures et des heures sur VF, l'excellent forum de discussion de voyage francophone, à extorquer aux divers contributeurs les bons tuyaux pour tel ou tel site !!! A tout ceux qui m'ont aidé en me faisant profiter de leurs recherches et/ou de leurs expériences personnelles, sachez que je vous en remercie du fond du cœur et, si je ne m'aventure pas à donner des noms, c'est uniquement parce que j'ai trop peur d'en oublier !

De ces heures passées sur VF, j'ai obtenu un unique document de voyage, un road book très complet, très épais - trop épais de l'avis de certains ! - mais qui regroupait la totalité des renseignements dont je pourrais avoir besoin lors de ce voyage : horaires de lever/coucher du soleil, distances à parcourir, cartes, détails des randonnées possibles, points GPS, explications sur les points forts de la journée. A part ce road book, nous n'avions besoin de rien d'autre et surtout pas de guides de voyage, il nous suffirait chaque jour de décider si nous ferions l'intégralité des choses prévues ou seulement une partie.

Quant au rythme du voyage, aux distances parcourues et au temps que nous avons passé sur chaque site, Krys et moi sommes ensemble depuis suffisamment longtemps pour que je sache que c'est la façon de voyager qui nous convient. Certains trouveront que c'est trop de choses, trop vite mais… c'est NOTRE voyage !

Dimanche 4 septembre 2011.

Du début du mois de juin au 4 septembre, l'avion d'Air France qui assurait le vol Paris – San Francisco était un Airbus A380; quand j'avais dit qu'on ferait le trajet sur le gros Airbus, les fanas d'aviation s'étaient exclamés que c'était super. En ce qui me concerne, un avion est un avion, la place pour les jambes est toujours réduite et la différence se ferait vraiment le jour où on volerait en Business ou en First Class ! En tout cas, ce dimanche, on a accumulé les retards. Pas de notre fait mais du fait habituel des aéroports car si l'enregistrement des bagages s'était passé sans problèmes, la navette qui devait nous emmener aux portes d'embarquement était arrêtée pour cause de bagage abandonné et donc suspect. Puis, comme on a embarqué en retard, l'avion a perdu son tour dans le trafic et a dû attendre un bon moment avant d'être autorisé à décoller. La routine…

En tout cas, comme je m'y attendais, gros avion ou pas, en classe éco il n'y a pas plus de place pour les jambes dans le A380 que dans les autres… je serais même tenté de dire qu'il y en a plutôt un peu moins !

On rattrape une partie du retard lors du vol mais, à l'arrivée San Francisco, l'avion doit tourner en l'air pendant une bonne demi-heure avant d'être autorisé à se poser… Bon… En 2009 j'avais réussi à aller admirer le Golden Gate l'après-midi de mon arrivée mais cette fois, vu comme c'est parti, je commence à me dire que, cette année, ce n'est pas gagné ! Une fois descendus de l'avion, on fonce sans traîner à l'immigration, ça va il n'y a encore quasi personne et on passe rapidement. Pas de chance, le gars a envie de discuter… ou de tester mon niveau d'anglais ! Bonjour le coup d'adrénaline, après 12 heures de vol, la première discussion en américain est avec un type qui a le pouvoir de te dire « Nan, toi tu rentres pas !! ». Donc, après avoir gentiment répondu à ses interrogations sur ce qu'on faisait dans la vie, combien de temps on restait, ce qu'on allait voir aux USA et surtout pourquoi j'étais venu tout seul en 2009 (!!!), il nous souhaite un bon séjour, le road trip peut commencer pour de bon !

On attend nos bagages un bon moment; forcément, un A 380 ça transporte près de 550 personnes, ce qui fait beaucoup de bagages ! L'heure du premier coup d'œil sur la baie de San Francisco s'éloigne encore un peu, de toute façon le ciel est couvert… on se console comme on peut ! Une fois les deux sacs récupérés, on prend la navette qui emmène au terminal où se trouvent les loueurs de voiture, l'avantage du second voyage étant que je sais où c'est et comment on y va !

Parce que j'avais dû faire la queue pendant près d'une heure pour avoir ma voiture de location en 2009, j'en avais gardé un souvenir assez mitigé et, bien qu'ayant réservé les deux fois ma voiture par l'intermédiaire d'elocationdevoitures.fr (parce qu'ils étaient les plus compétitifs), j'étais persuadé qu'il y a 2 ans j'avais récupéré ma voiture chez Alamo alors que cette fois je devais aller chez Dollar. Mais en arrivant aux guichets de location je réalise mon erreur : en 2009 j'étais DEJÀ chez Dollar ! Et cette année… il y a encore plus de monde qui attend !! Il semble bien que l'intermédiaire elocation/Traveljigsaw ratisse dans le monde entier avec des prix très bas, du coup les voyageurs du monde entier terminent chez Dollar qui ne peut absorber rapidement un afflux important de clients. Cette fois, c'est sûr, on ne verra pas le Golden Gate aujourd'hui ! Comme quoi, quelle que soit l'heure d'arrivée prévue (initialement 12h40 pour nous) il ne faut rien trop prévoir la première demi-journée !

On poireaute plus d'une heure patiemment… de toute façon on a pas trop d'autre choix… à part se dire qu'il faudra vraiment tout faire pour ne pas atterrir chez Dollar à San Francisco une prochaine fois…

Le plus étonnant est que les voitures semblent préparées/nettoyées au fur et à mesure, après que le client se soit présenté au comptoir et ait discuté des assurances voulues ou pas… Ce qui donne une très longue attente, une discussion au comptoir, une attente plus courte, la signature du contrat de location et, ENFIN, on descend au parking pour récupérer la voiture.

Le suspense est à son comble. Une nouvelle fois, j'ai réservé un cabriolet mais quel modèle vais-je avoir ? Une Chrysler Sebring comme il y a 2 ans ou une Ford Mustang ? J'ai envie et surtout absolument besoin d'avoir une Mustang car le coffre est bien plus grand que sur la Sebring (car, sur la Sebring , lorsqu'on ouvre le toit, il vient se replier DANS le coffre, l'occupant quasi complètement tandis que sur la Mustang il vient se replier juste derrière la banquette arrière, ne diminuant ainsi en rien le volume du coffre…). Je donne mon contrat à un des deux gars dans la guérite Dollar. Il regarde le contrat, regarde le tableau où sont suspendues les clés, regarde le contrat et… me file un trousseau en indiquant une place de parking : H 8. Je regarde l'étiquette sur les clés : « Dodge Caliber Orange ». Je fronce les sourcils car à ma connaissance, il n'y a pas de Caliber Convertible. Effectivement, on arrive devant une voiture orange, tout ce qu'il y a de plus banale, et… pas décapotable du tout !! Je pose les sacs et j'y retourne : « Excuse me but it's not a convertible ! ». Le type reprend le contrat, parle tout seul, farfouille dans les clés et finit par me tendre un autre trousseau en marmonnant : « G13, the red one ». J'arrive devant une Mustang rouge (Yesssss !) mais… le numéro de la plaque ne correspond pas à ce qu'il y a marqué sur les clés ! J'appuie sur le plip de déverrouillage des portes et c'est en fait une Mustang grise qui s'ouvre 2 places plus loin ! Allez, on prend la grise !! C'est une Mustang, je suis content, les sacs tiennent à l'aise dans le coffre : tout va bien !

Grâce au GPS on arrive sans se perdre au Greenwich Inn. Cet hôtel était correct il y a 2 ans mais, 24 mois plus tard, il a bien baissé… Apparemment, le propriétaire ne semble pas être conscient que, faute d'une sérieuse rénovation, son hôtel va se déclasser lentement mais sûrement. Quant à la propreté générale, ce sera un des moins bien où nous irons. Donc, même si je le trouve idéalement placé, que son parking gratuit est un avantage et qu'il offre l'internet en wi-fi gratuit, je m'abstiendrai de le recommander.

Pendant que Krys passe les coups de téléphone d'usage à la famille, je potasse un peu le manuel d'utilisation de la Mustang parce que, si toutes les voitures fonctionnent pareil, il y a sur celle-ci quelques boutons qui m'intriguent et quelques réglages que j'ai envie de maîtriser. Et puis, bien sûr, je sais qu'au premier plein d'essence la question « mais quelle essence faut-il mettre ?? » va se poser ! En faisant défiler les données de l'ordinateur de bord, je fais la grimace en m'apercevant que le kilométrage entre les vidanges était à 55%… j'ignore tous les combien de miles on fait la vidange sur une Mustang mais mon côté pessimiste me susurre à l'oreille que les 55% restants ne suffiront pas… mais bon, on verra ça lorsqu'on en sera là, après tout, peut être que ça le fera !

A propos de la Mustang , cette bagnole mythique construite par Ford depuis les sixties, si ses différents designs ont été très irréguliers, notamment dans les années 80/90 où la ligne de la voiture la faisait ressembler à une japonaise moche, le constructeur a su retrouver un look proche des modèles initiaux avec le modèle sorti au début des années 2000. Côté moteur, j'ai la « petite » version, c'est-à-dire celle avec le moteur V6 de 4 litres et de 210 chevaux !

De mon côté, je suis aux anges, j'avais espéré pendant des mois avoir cette Mustang sans pouvoir avoir de certitude (puisque les loueurs ne réservent que des catégories et pas des modèles précis) et je l'ai eue ! On termine cette première journée sur le sol américain en allant dîner au restaurant E Angelo, un restaurant italien ( 2234 Chestnut St – San Francisco ). Le cadre est sympa, la carte est alléchante, les serveurs sont bien habillés mais… c'est super bruyant et l'addition est élevée pour ce qu'on a dans l'assiette…

La Mustang devant l'hotel

Lundi 5 septembre 2011 :

Les choses sérieuses commencent. On sort de la chambre à 6h45, alors que le jour se lève à peine. Comme souvent lors de ce périple, je me dis que le fait que ce soit un second voyage simplifie grandement les choses, je sais où il faut aller ! On marche d'un bon pas pour faire un grand tour qui passe par les virages de Lombard Street, les sea lions du Pier 39 sur le Fisherman Wharf, les escaliers des Filbert Steps dans le quartier de Telegraph Hill, la vue depuis la Coit Tower , les buildings du quartier d'affaires autour du Transamerica Building, l'ancien terminal de Ferry Building sur Embarcadero, Chinatown sur Grant Avenue et, même si la matinée se déroule sous un ciel bas et gris, le charme de San Francisco opère puisque Krys et moi sommes d'accord pour dire qu'on y habiterait bien !

On est de retour à midi au Pier 39 pour aller déjeuner chez Bubba Gump, le restaurant bâti sur le thème du film Forrest Gump. Pas tellement parce que les plats sont bons, ce second repas confirmant l'impression du premier, à savoir que c'est plutôt lourd à digérer, mais pour le cadre et la décoration du restaurant, ainsi que la splendide vue sur la baie. Si le repas d'hier soir n'était pas trop une réussite, cette fois c'est le grand jeu et Krys assiste, éberluée, au quizz sur le film Forrest Gump dispensé par la serveuse… Verdict : ils sont joueurs, ces américains !

Les nuages disparaissent pendant que nous mangeons et, lorsque nous ressortons du resto, c'est sous un grand ciel bleu ensoleillé. Un petit tour dans les boutiques du Pier 39, puis on retourne à l'hôtel en longeant la mer pour reprendre la voiture afin d'aller voir le Golden Gate de près.

Comme ce premier lundi de septembre est ici un jour férié (Labor Day), il y a beaucoup de monde sur la route, sur le Golden Gate et sur les parkings qui permettent d'admirer le pont. Mais, bizarrement, être coincé dans un embouteillage au soleil, dans une Mustang décapotée, avec la baie de San Francisco devant nous, est nettement moins difficile à supporter que sur les périphériques parisiens !

J'avais fait quelques photos satisfaisantes du Golden Gate depuis les collines au nord du pont et, cette fois, je voulais essayer de le photographier depuis le côté ouest pour avoir le soleil dans le dos. Une fois repassé le pont, nous finissons par trouver un accès à une plage (Marshall Beach) qui nous permet de nous approcher du Golden Gate en marchant dans les vagues du Pacifique qui viennent mourir sur la plage… (C'est joli, hein ?).

Alors qu'on arrive au bout de la plage, Krys me balance un coup de coude en rigolant : à quelques mètres de nous, au pied de la dune, des mecs se font bronzer à poil ! Le plus étonnant est que tout le monde passe a quelques mètres d'eux sans que ça ne semble déranger personne !! Décidément, San Francisco est vraiment à part …

Pour le repas du soir, on veut faire simple et pratique. On a déjà pas mal marché aujourd'hui, on n'a pas forcément envie de reprendre la voiture et je n'ai certainement pas envie de chercher un resto. La solution est facile, on va manger des burgers chez Barney's Gourmet Hamburger (3344 Steiner St – San Francisco ), c'est bon et pas cher. D'ailleurs le resto est plein, ce qui est un signe qui ne trompe pas.





Une époque qui peu à peu disparaît, remplacé par les bagnoles japonaises et coréennes ... 🤪
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Date du visa pour les Etats-Unis (urgent)
bonjour à tous ! je pars dans un mois aux USA et c'est la panique 🙁: j'ai reçu mon visa il y a deux jours. La date d'entrée du visa est le 21 novembre alors que je souhaite partir le 18 novembre. C'est un visa de travail temporaire car je pars faire la saison 6 mois. je commencerais à travailler seulement le 23 novembre mais je voulais passer quelques jours la bas avant. est-ce légal de partir le 18/11 alors que la date du visa est au 21/11 ???

merci pour vos réponses

Brice
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Renouvellement du visa tourisme de 90 jours aux États-Unis / Canada
Bonjour à tous,

J'ai bien lu (presque!) tous les messages concernant le visa autorisant un séjour de 90 jours aux Etats-Unis et le fait qu'on ne puisse pas le renouveller par une simple visite de quelques jours au Canada. C'est pourtant ce que je m'apprête à faire... Je comptais ne rester que les 3 mois autorisés mais suite à quelques problème climatiques (inondations, et aussi Irene...) certaines de mes activités ont été décalées, voire annulées (train, visite d'amis...). donc j'ai besoin d'un petit mois supplémentaire... Mon visa expire le 12 septembre. Je vais passer 15 jours à Montreal à partir du 9 septembre et je compte donc revenir à New York 15 jours plus tard pour prendre mon avion pour Paris mi-octobre. Est-ce que ma réadmission sur le territoire américain va quand même poser problème sachant que j'ai un aller simple pour la France, mon pays d'origine?

J'attends vos réponses et informations avec impatience, j'avoue qu'après avoir lu tous les mails, je stresse un peu pour mon voyage à Montréal... enfin surtout pour le retour...
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