Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Si les réductions budgétaires et les réduction d'effectifs se confirmaient en mars prochain aux Etats Unis, le temps d'attente aux frontières américaines augmenterait de 30 à 50%. Conséquence : dans des aéroports comme New York-JFK, Miami ou Los Angeles, cette attente pourrait dépasser quatre heures à l'arrivée des vols en provenance d'Europe.
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".
Selon les Démocrates, la réduction des dépenses proposée par les Républicains conduirait les services de la douane et de l'immigration à se retrouver en sous-effectif dans près de 80 % des aéroports du pays. Pire, cette décision pourrait conduire certains d'entre eux à limiter (voire à annuler) le nombre d'avions en provenance de l'Europe. Pour Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure, cette décision budgétaire serait un coup dur porté à l'image des Etats Unis "pays de la démocratie, ouvert à tous !". Mais si les formalités d'arrivée sont en danger, celles de départ ne sont pas mieux loties. Là aussi, l'heure d'arrivée des passagers aux aéroports serait avancée pour passer de 3 à 4 heures voire 5 à New York ou Los Angeles ! Le secrétaire au Transport, Ray LaHood a confirmé ce 25 janvier sur CNN que "des annulations et des retards importants seraient à prévoir dès le 6 mars".Bonjour
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Bonsoir,
Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour,
voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs...
Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴☠️
Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui :
nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression)
et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB,
large choix de films, feuilletons, jeux, ...
ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉
Coup de chance à l'arrivée à LAX :
nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛
Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮
Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂
Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ...
alors Hop ! C'est parti ! 😎

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les 4 grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos(moi c'est film), j’essaie plutôt de donner des infos. Pour avoir avec les photos, c'est ici
Jeudi 24 juillet :
Départ matinal de Lyon.
Vol vers Francfort, escale de 5H puis vol vers Los Angeles avec la Lufhtansa. TB, du classique, mais pas de surprise : ce n’est pas un cliché !
L’immigration se passe très bien (40 min), puis la récupération des bagages (3 min), puis les douanes (10 min : le champagne dans les bagages est passé !!!)
Navette Alamo à la sortie et bien sur la classique récupération du véhicule !!
Faut-il en parler et dire des généralités ? Cela a été à l’image de ce qui est souvent dit à droite ou à gauche. Là aussi du classique, accueil aimable jusqu’à ce que je refuse les assurances .
Quand même une info : J’avais commandé un van 12 pl avec possibilité d’enlever la dernière rangée de sièges. J’ai eu un van 15 places sans pouvoir mettre les bagages. Un peu énervé car du coup pas facile de ranger les bagages malgré la place !!!
Branchement du Garmin avec une petite appréhension au niveau de la carte que j’avais acheté en France, mais aucun souci.
Check in en espagnol à l’hôtel. Rapides courses pour le petit déjeuner du lendemain matin et la glacière , un plouf dans la piscine et dodo à 10h après une journée de 31h !!
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos, j’essaie plutôt de donner des infos.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Bonjour,
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous d��pose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous d��pose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Du 13 mai au 12 juin2009, près de 11000km dans 9 états, des routes jusqu'à 3700m d'altitude
des températures de 104° F à 27°F, du soleil, de la pluie, des orages, de la neige, une "tornade"
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).
Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.
Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droite
Il y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon
La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.
Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activité
Environ 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral
Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.
Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...
Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.
Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .
Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.
Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir.
Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave
Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vu
Peu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan River
En route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pire
En fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.
La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon
La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...
Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...
Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,
Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil Garden
Pendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long Canyon
Au delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol Reef
Mardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.





Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.
A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrier
Le spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.
Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.
La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !
L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.

La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.
A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.
De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.
Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !
Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !
Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.
Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la bataille
Quittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotte
Avant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory Pool
Soleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activité
Nous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.
La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)
Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.
C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.
La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre après notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !
Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.
De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.
Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.

Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !
Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.

Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droiteIl y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activitéEnviron 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.

Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.

Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.

Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir. Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vuPeu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan RiverEn route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pireEn fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.

La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil GardenPendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long CanyonAu delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol ReefMardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.






Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.

A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrierLe spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.

Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.

La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !

L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.
La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.

A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.

De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.

Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.

Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la batailleQuittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotteAvant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory PoolSoleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activitéNous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.

La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)

Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.

C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.

La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre après notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.

Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.


Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Salut les voyageurs !
Voilà bientôt 2 mois que nous sommes rentrés de ce qui fût notre premier voyage aux Etats-Unis. Un fabuleux premier voyage ! Je me suis tellement inspirée des divers récits et discussions trouvées ça et là sur ce forum, souvent sans parler mais en lisant avec attention, que je me dois de vous raconter notre périple. Peut-être qu’un jour il aidera quelqu’un comme moi, en recherche d’informations, ou au moins aura-t-il peut-être le mérite de vous faire voyager un peu ! Un premier road-trip pas forcément hors des sentiers battus (je ne vais pas faire découvrir de nouveaux endroits aux habitués du forum), peut-être pas parfait, mais réussi de notre point de vue. Je ne compte pas étaler notre vie dans ce carnet, mais pour vous situer, voici qui nous sommes : Moi, Adeline et lui, Samuel, 25 ans tous les deux, avec plusieurs tampons dans notre passeport, mais aucun de ce continent. Rester sur une plage en lisant un magazine people, très très peu pour nous. On aime la randonnée, la nature, bouger (et la bière au camping). Voilà pour les présentations. Pour commencer, voici le parcours que nous avons réalisé, du 22 septembre au 11 octobre : Jour 1 : Arrivée à Los Angeles Jour 2 : Los Angeles Jour 3 : Los Angeles – Needles via Route 66 Jour 4 : Needles – Grand Canyon Jour 5 : Grand Canyon – Page Jour 6 : Page – Monument Valley Jour 7 : Monument Valley – Torrey Jour 8 : Torrey – Bryce Canyon Jour 9 : Bryce Canyon – Zion Jour 10 : Zion Jour 11 : Zion – Las Vegas Jour 12 : Las Vegas Jour 13 : Las Vegas – Death Valley Jour 14 : Death Valley – Lee Vining Jour 15 : Lee Vining – Yosemite Jour 16 : Yosemite Jour 17 : Yosemite – San Francisco Jour 18 : San Francisco Jour 19 : San Francisco Jour 20 : San Francisco – retour en Suisse

Notre mode d’hébergement fût plutôt simple, étant donné que c’était le même que notre moyen de transport. Notre SUV ! Nous voulions dormir dans des campings, ça c’était sûr, mais le fait de devoir tout le temps monter et démonter une tente ne nous enchantait guère. Un RV ? Bof, pas très pratique pour les pistes dans les parcs. Et puis je suis tombée sur un carnet de voyage ici, d’un couple ayant dormi à plat à l’arrière de la voiture. Adjugé vendu, c’est ainsi que nous allons faire ! Et franchement, on ne regrette pas du tout. Certes il faut sacrifier un peu de confort, mais certainement pas plus que dans une tente. Et puis on est encore jeunes, notre dos ne nous fait pas souffrir alors profitons ! Après des mois de préparation minutieuse, de changements d’itinéraire, de lecture de carnets, de J- ….., etc… le jour J est arrivé ! Alors, chers amis voyageurs, embarquez si l’envie vous en dit, dans ce 1rst US road trip !
JOUR 1 : Les valises sont bouclées, les papiers en règles, le road-book dans le sac à dos, et la motivation plus que présente ! Nous arrivons à l’aéroport de Zürich dans les temps, les différents contrôles se font sans aucun souci. Nous volerons avec Swiss, sur un boeing 777 tout neuf, sans escale jusqu’à Los Angeles. Le vol se passe très bien, heureusement qu’il y a des films car je ne dors que 20 minutes. Plus nous approchons du sol, plus je suis scotchée au hublot. Je crois reconnaître 2-3 endroits, sans certitude. Le survol de LA nous permet de voir quelques quartiers de villas bien alignées, avec leur piscine et parfois même leur court de tennis. On se pose, ça y est, on est arrivés ! Premier passage obligé, l’immigration. On doit être arrivés en même temps que 3 vols asiatiques vu le monde qu’il y a aux bornes. Franchement, c’est assez long, on mettra 1heure avant de passer. Bref, c’est vite oublié on a un nouveau tampon dans notre passeport ! Les valises récupérées, on doit encore passer un contrôle des bagages, cette fois assez rapide. Prochaine destination, Alamo pour récupérer notre voiture. C’est très bien indiqué, on trouve la navette qui nous y amène facilement, avec un chauffeur hyper sympa. Au guichet, tout se passe bien, on nous attribue un Ford Explorer. J’explique tout de même au monsieur que nous allons dormir dedans et que le véhicule doit être assez long et avoir des sièges rabattables à plat. Il m’assure que c’est le cas. Alors ok, allons sur parking. Quelques minutes plus tard, un employé arrive devant nous avec notre Fort fraîchement nettoyé, la carrosserie est même encore un peu mouillée. Et là, je m’attendais quand même à devoir remplir un constat avec lui en faisant le tour de la voiture, à recevoir quelques explications. Rien, il nous dit « have fun » et s’en va. Alors d’accord, on y va ! Avant ça, on teste quand même le coffre. C’est parfait, on a la place. La voiture est très récente, de février 2018, avec une multitude d’option dernier cri, c’est la classe ! Ce modèle rentre dans la catégorie Premium SUV. Le soleil vient de se coucher, c’est donc presque de nuit que Sam prend le volant pour rejoindre directement notre hôtel, le Rodeway Inn Hollywood. La route se fait sans encombre et nous pouvons parquer le Ford à l’hôtel. Après avoir déposé les valises dans la chambre (jolie car rénovée, contrairement au reste du bâtiment), on sort manger un truc vite fait. Il y a un Subway juste de l’autre côté de la route, ça fera très bien l’affaire. On y croit pas, on est aux Etats-Unis… ! Une fois de retour dans la chambre, on ne fait pas long car on est quand même crevés de ce voyage. A bientôt pour la suite !
Adeline
Voilà bientôt 2 mois que nous sommes rentrés de ce qui fût notre premier voyage aux Etats-Unis. Un fabuleux premier voyage ! Je me suis tellement inspirée des divers récits et discussions trouvées ça et là sur ce forum, souvent sans parler mais en lisant avec attention, que je me dois de vous raconter notre périple. Peut-être qu’un jour il aidera quelqu’un comme moi, en recherche d’informations, ou au moins aura-t-il peut-être le mérite de vous faire voyager un peu ! Un premier road-trip pas forcément hors des sentiers battus (je ne vais pas faire découvrir de nouveaux endroits aux habitués du forum), peut-être pas parfait, mais réussi de notre point de vue. Je ne compte pas étaler notre vie dans ce carnet, mais pour vous situer, voici qui nous sommes : Moi, Adeline et lui, Samuel, 25 ans tous les deux, avec plusieurs tampons dans notre passeport, mais aucun de ce continent. Rester sur une plage en lisant un magazine people, très très peu pour nous. On aime la randonnée, la nature, bouger (et la bière au camping). Voilà pour les présentations. Pour commencer, voici le parcours que nous avons réalisé, du 22 septembre au 11 octobre : Jour 1 : Arrivée à Los Angeles Jour 2 : Los Angeles Jour 3 : Los Angeles – Needles via Route 66 Jour 4 : Needles – Grand Canyon Jour 5 : Grand Canyon – Page Jour 6 : Page – Monument Valley Jour 7 : Monument Valley – Torrey Jour 8 : Torrey – Bryce Canyon Jour 9 : Bryce Canyon – Zion Jour 10 : Zion Jour 11 : Zion – Las Vegas Jour 12 : Las Vegas Jour 13 : Las Vegas – Death Valley Jour 14 : Death Valley – Lee Vining Jour 15 : Lee Vining – Yosemite Jour 16 : Yosemite Jour 17 : Yosemite – San Francisco Jour 18 : San Francisco Jour 19 : San Francisco Jour 20 : San Francisco – retour en Suisse

Notre mode d’hébergement fût plutôt simple, étant donné que c’était le même que notre moyen de transport. Notre SUV ! Nous voulions dormir dans des campings, ça c’était sûr, mais le fait de devoir tout le temps monter et démonter une tente ne nous enchantait guère. Un RV ? Bof, pas très pratique pour les pistes dans les parcs. Et puis je suis tombée sur un carnet de voyage ici, d’un couple ayant dormi à plat à l’arrière de la voiture. Adjugé vendu, c’est ainsi que nous allons faire ! Et franchement, on ne regrette pas du tout. Certes il faut sacrifier un peu de confort, mais certainement pas plus que dans une tente. Et puis on est encore jeunes, notre dos ne nous fait pas souffrir alors profitons ! Après des mois de préparation minutieuse, de changements d’itinéraire, de lecture de carnets, de J- ….., etc… le jour J est arrivé ! Alors, chers amis voyageurs, embarquez si l’envie vous en dit, dans ce 1rst US road trip !
JOUR 1 : Les valises sont bouclées, les papiers en règles, le road-book dans le sac à dos, et la motivation plus que présente ! Nous arrivons à l’aéroport de Zürich dans les temps, les différents contrôles se font sans aucun souci. Nous volerons avec Swiss, sur un boeing 777 tout neuf, sans escale jusqu’à Los Angeles. Le vol se passe très bien, heureusement qu’il y a des films car je ne dors que 20 minutes. Plus nous approchons du sol, plus je suis scotchée au hublot. Je crois reconnaître 2-3 endroits, sans certitude. Le survol de LA nous permet de voir quelques quartiers de villas bien alignées, avec leur piscine et parfois même leur court de tennis. On se pose, ça y est, on est arrivés ! Premier passage obligé, l’immigration. On doit être arrivés en même temps que 3 vols asiatiques vu le monde qu’il y a aux bornes. Franchement, c’est assez long, on mettra 1heure avant de passer. Bref, c’est vite oublié on a un nouveau tampon dans notre passeport ! Les valises récupérées, on doit encore passer un contrôle des bagages, cette fois assez rapide. Prochaine destination, Alamo pour récupérer notre voiture. C’est très bien indiqué, on trouve la navette qui nous y amène facilement, avec un chauffeur hyper sympa. Au guichet, tout se passe bien, on nous attribue un Ford Explorer. J’explique tout de même au monsieur que nous allons dormir dedans et que le véhicule doit être assez long et avoir des sièges rabattables à plat. Il m’assure que c’est le cas. Alors ok, allons sur parking. Quelques minutes plus tard, un employé arrive devant nous avec notre Fort fraîchement nettoyé, la carrosserie est même encore un peu mouillée. Et là, je m’attendais quand même à devoir remplir un constat avec lui en faisant le tour de la voiture, à recevoir quelques explications. Rien, il nous dit « have fun » et s’en va. Alors d’accord, on y va ! Avant ça, on teste quand même le coffre. C’est parfait, on a la place. La voiture est très récente, de février 2018, avec une multitude d’option dernier cri, c’est la classe ! Ce modèle rentre dans la catégorie Premium SUV. Le soleil vient de se coucher, c’est donc presque de nuit que Sam prend le volant pour rejoindre directement notre hôtel, le Rodeway Inn Hollywood. La route se fait sans encombre et nous pouvons parquer le Ford à l’hôtel. Après avoir déposé les valises dans la chambre (jolie car rénovée, contrairement au reste du bâtiment), on sort manger un truc vite fait. Il y a un Subway juste de l’autre côté de la route, ça fera très bien l’affaire. On y croit pas, on est aux Etats-Unis… ! Une fois de retour dans la chambre, on ne fait pas long car on est quand même crevés de ce voyage. A bientôt pour la suite !
Adeline

Bonjour,
Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest !
Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets.
Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.

Salut à tous,
Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Bonjour,
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.
JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013
Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.
Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.
Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.
Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.
A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.
L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.
A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.
Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.
Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....
A suivre ...
Bonjour 🙂
Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage
BSalut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Salut tout le monde !
Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !
15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Bonjour à tous.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour
Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.
1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour

Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.

1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


It all started last December, after another price alert from Gilou for United/Lufthansa flights at 250 € from Paris to San Francisco. Meanwhile, I was planning to spend a week alone with our three kids (Maxime, 14, Rachel, 12, and Timéo, 8) somewhere in France for the February break.
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
Comme tout le monde qui lit ce site je me permet de publier aussi mon petit carnet de voyage sur Las Vegas. certain diront encore mais chacun est libre de le lire ou pas...je mettrais des photos plus tard
petit résumé du voyage ( en cours) à las vegas. une semaine du 22 au 29 juin 2013. hotel Vdara, visite du strip, de red rock canyon, du grand canyon, de valley of fire, barrage hoover et les outlets., vol avec Delta airlines de bruxelles - new york - las vegas.
voilà pour le résumé.
1er jour : vol bruxelles -new york - las vegas.
Départ de bruxelles à 10h45 et arrivée prévu à new york à 13h02.
l'aéroport de bruxelles est très bien fait car on a eu aucun problème. passage par le bureau delta, ça a pris un petit 15min avec des personnes agréables.
Passage de la douane cela a pris en tout un bon 30 minutes. controle de passeport, passage par le douanier sans aucun problème et hop reste plus qu'a attendre l'avion.quelques achat de nourriture et boisson pour le vol de 8 heures mais tout compte fait j'aurai pas du car on a vraiment été bien servi dans l'avion.
* le vol en lui même : cela s'est très bien passé.franchement la compagnie delta est vraiment respectable. vol à l'heure, avion très propre, écran individuel avec films, jeux, musique(pas beaucoup de film en français), espace suffisant entre les sièges, nourriture plutot bonne(on a eu un repas chaud avec soit poulet-purée ou pates) puis plus tard sandwich chaud avec glace, plusieurs fois passage de boisson(min une fois par heure), quelques petit truc à la demande, une petite serviette chaude pour se rafraichir... le seul petit bémol serait les hotesses. pas très agréables, ne parlant qu'anglais et ne faisant pas l'effort de parler un peu le français.mais bon cela va encore et plus très jeune(avis personnel).
le vol est quand même assez long et c'est dur à trouver le sommeil.
* arrivée à new york à l'avance à 12h40 pour être précis. et là les premier pas aux usa sont difficiles..
Pour bien vous accueillir passage à l'immigration et à la douane... le cauchemar après les 8 heures de vol.(mais dans notre cas cela a encore été)
On sort de l'avion(10 bonne minutes), on arrive dans la salle et là les files devant les douaniers. Découragement pour nous.on a un vol dans 2 heure pour las vegas, on l'aura jamais...panique .!!!!
Heureusement qu'il existe des files spéciales "quick connect" et là on est sauvés. Quasiment personnes dans la file on se dit chouette cela va aller vite.on demande à une personne si on peut s'engager dans cette file :" yes sir" et dégage vite car il rigole pas ce gars.donc on prend la file quickconnect, personne devant nous. ça a pris 10min avant de pouvoir se mettre face aux guichets. ils font passer tout les citoyens américains avant les étrangers : chouette. pour les touristes....😕
ça va etre notre tour et là notre douanier part 10 min je ne sais ou. re chouette🙁....10 min + tard il réapparait .: "next".. nous ne parlons presque pas anglais donc on était déjà en panique si il allait nous parler. et là Monsieur pendant 5min nous regarde même pas, nous parles pas, il pianote sur son pc, joue avec un petit canif...bref il nous ignore carrement. cool l'accueil américain. et puis tout à coup miracle : passeport please.
et là cela a été plutot bref : demande si on est marié, ou on va, scanning des mains , petit photo et bye...bref pour ceux qui ont une correspondance a prendre ces files sont très chouette et je plain ceux qui ont fait les autres files car il y a du en avoir pour au moins 2 heures.(un aucun moment on nous a demander nos billets, donc celui qui veut passer par là pour aller plus vite... à tenter....)
Direction le carrousel des bagages juste à coté et là ils vous mettent les bagages sur les cotés et vas y que tu cherches ta valise. petit passage devant le policier pour lui remettre ton petit papier rempli dans l'avion et bien sur tu passes après les américains. juste après on remet les bagages pour un tapis pour la correspondance ( on peut pas les rater et c'est très bien indiquer sur les panneaux) . Enfin arrivé devant le passage de douane et là re chouette 😠 une belle petite file nous attend. en tout un seul guichet ouvert et 4 douaniers pour tout les passagers. COOL ...on a attendu au moins 35 minutes pour passer. mais enfin un douanier sympa. il a essayer de nous parler un peu en français. enfin sortis de l'enfer. franchement tout est très bien indiquer sur des panneaux mais quel stress pour passer tout ces barrages et en plus il fait vraiment chaud à l'intérieur, à croire que c'est fait expres...
prochain vol new york las vegas... à suivre...
En remerciant les différents membres du forum pour leurs informations, voici donc le début du compte-rendu de notre parcours de Seattle à San Francisco effectué du 12 septembre 2008 au 10 novembre 2008. Ce fut un plaisir immense fait de découvertes, rencontres, paysages, couleurs, avec 5 ou 6 jours de pluie seulement, des températures agréables dans l’ensemble. Pour cause de chirurgie récente d’une hernie discale, les randonnées furent limitées en temps et intensité, cela a également quelque peu modifié le programme de certaines étapes.

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.

Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.


Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …



Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.


Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.

Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.


Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.




Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser ! http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.


Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.

Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.


Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.


Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.



Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.

Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks.
Hôtel
Repas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.



Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.





http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU




Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.





http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_Q
Vendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …



Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.
Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.







Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.



C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.
Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.

Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.
Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.




Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.




Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.
Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.




Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.

Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».




Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.
Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.







Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.






Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.
Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.







On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.
Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !


Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.
Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.



Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.

Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.
Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.


Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.

Silverton
Nous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !

Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.
http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM

Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.






Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.





Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !


12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.



Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.
Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.


Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.


Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …

Reflets









Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.



Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !
Fin de la première partie
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0

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La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.

Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.


Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …



Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.


Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.

Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.


Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.




Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser ! http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.


Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.

Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.


Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.


Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.



Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.

Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks.
HôtelRepas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.



Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.





http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU



Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.





http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_QVendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …



Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.
Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.






Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.


C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.
Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.

Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.
Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.




Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.



Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.
Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.




Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.

Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».




Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.
Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.







Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.






Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.
Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.







On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.
Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !

Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.
Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.



Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.
Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.
Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.


Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.

SilvertonNous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !

Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.
http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM

Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.






Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.





Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !


12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.



Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.

Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.


Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.


Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …

Reflets








Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.



Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !
Fin de la première partie
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0
Bonsoir tous 🙂,
Profitant d'un opportunité dans notre agenda familiale nous avons décidé de nous rendre au Nouveau-Mexique (on n'a pas eu notre dose annuelle d'Ouest). Nous arriverons à Albuquerque le samedi 27 octobre à 18 h pour en repartir le dimanche 4 à 10h30.
Les sites qu'on aimerait voir: Albuquerque - Acoma Pueblo - Chaco Culture - Bisti Badland - Ojito Wilderness (merci Bern) - Tent Rocks - Sant Fe - Chimayo - Taos - White Sand.
Si vous avez d'autres suggestions elles sont le bienvenu.
Maintenant il faut remuer tout cela et en faire un circuit limitant les kms.😇 Mais là je sèche, j'avais fait une première version mais j'ai dû laisser tomber car Santa Fe un dimanche c'est bof.🤪
Alors je vous livre l'état de mes réflexions en attendant vos avis:
J1 samedi: bon là on arrive à 18 h donc rien J2 dimanche: je sais déjà que pas Santa Fe (magasins fermés) ni Tent Rocks (très couru le Week-end) J3,4 lundi, mardi: Bisti, Chaco, Ojito J5 mercredi: cuba - Taos via la 126 puis la 4 ( en passant par Los Alamos ) J6 jeudi: Taos - Santa Fe par la 76 J7 vendredi: Santa Fe - White Sands (Las Cruces ou Alamogrodo) J8 samedi: White Sand - Albuquerque (avec un arrêt à Bosque Del Apache s'il y a des oiseaux à voir) J9 on repart
Pour organiser les jours 3 et 4 j'aurais aimé savoir: - s'il y a un moyen pour rallier Bisti depuis Chaco Culture ? - Y a-t-il des hôtels que quelqu'un connaisse à Cuba ? - Où dormir ? - combien de temps consacrer à chaque site et comment organiser leur visite pour minimiser les déplacements ?
Pour le jour 8: comment savoir s'il y a des oiseaux à Bosque Del Apache ?
Pour White Sands: vaut-il les 8h18 de trajets ?
Par avance merci pour votre aide 🙂🙂🙂
Cordialement
Max
Profitant d'un opportunité dans notre agenda familiale nous avons décidé de nous rendre au Nouveau-Mexique (on n'a pas eu notre dose annuelle d'Ouest). Nous arriverons à Albuquerque le samedi 27 octobre à 18 h pour en repartir le dimanche 4 à 10h30.
Les sites qu'on aimerait voir: Albuquerque - Acoma Pueblo - Chaco Culture - Bisti Badland - Ojito Wilderness (merci Bern) - Tent Rocks - Sant Fe - Chimayo - Taos - White Sand.
Si vous avez d'autres suggestions elles sont le bienvenu.
Maintenant il faut remuer tout cela et en faire un circuit limitant les kms.😇 Mais là je sèche, j'avais fait une première version mais j'ai dû laisser tomber car Santa Fe un dimanche c'est bof.🤪
Alors je vous livre l'état de mes réflexions en attendant vos avis:
J1 samedi: bon là on arrive à 18 h donc rien J2 dimanche: je sais déjà que pas Santa Fe (magasins fermés) ni Tent Rocks (très couru le Week-end) J3,4 lundi, mardi: Bisti, Chaco, Ojito J5 mercredi: cuba - Taos via la 126 puis la 4 ( en passant par Los Alamos ) J6 jeudi: Taos - Santa Fe par la 76 J7 vendredi: Santa Fe - White Sands (Las Cruces ou Alamogrodo) J8 samedi: White Sand - Albuquerque (avec un arrêt à Bosque Del Apache s'il y a des oiseaux à voir) J9 on repart
Pour organiser les jours 3 et 4 j'aurais aimé savoir: - s'il y a un moyen pour rallier Bisti depuis Chaco Culture ? - Y a-t-il des hôtels que quelqu'un connaisse à Cuba ? - Où dormir ? - combien de temps consacrer à chaque site et comment organiser leur visite pour minimiser les déplacements ?
Pour le jour 8: comment savoir s'il y a des oiseaux à Bosque Del Apache ?
Pour White Sands: vaut-il les 8h18 de trajets ?
Par avance merci pour votre aide 🙂🙂🙂
Cordialement
Max
Bonjour à tous,
Rien d'original dans mon message. Je sais que l'on est nombreux à vous solliciter ;-)
Mon mari et moi-même sommes des adeptes des USA, nous en sommes à une dizaine de voyages.
Habituellement nous prenons les billets, réservons un hôtel central qui nous sert de "pied à terre" et nous visitons au gré de nos envies en découchant régulièrement.
Cependant cette année nous avons décidé de faire les choses un peu différemment et de préparer notre voyage afin de l'optimiser au mieux.
Notre voyage se ferait sur juin et juillet du 19 juin au 10 juillet.
Je vous avoue que je suis un peu perdue, et votre aide précieuse et experte me serait bien utile.
Voici ma première idée pour notre itinéraire :
Los Angeles Phoenix ??? Flagstaff ??? Grand canyon Bryce canyon Parcs plus à l'ouest (Monument valley, lake powell...) ??? Las Vegas (pour le fun et les enfants...) Death valley Yosemite Bodie Mono Lake Lake tahoe Sacramento San Francisco Monterey/Carmel Big sur/Hearth castle Santa Barbara Los Angeles
Nous n'avons pas besoin de temps à LA, c'est une ville que nous connaissons déjà très bien ;-).
Tout comme nous n'avons pas besoin d'aller en direction de Palm Springs, Joshua Tree .. que nous avons déjà visités à plusieurs reprises.
Nous ne ferons bien évidemment toutes les étapes, certaines seront sacrifiées à regret.
Nous voulons quelques choses de complet mais sans courir et passer notre temps sur la route.
Nous avons loué un 4x4 chez National, nous atterrissons à LA et retour par LA également.
Voilà, voyez-vous d'autres étapes à nous conseiller, moins connues, moins touristiques?
En échange de vos conseils, je me ferais un plaisir de vous faire un retour de notre voyage avec photo (mon mari est photographe) ;-) 😎
Merci à vous.
Amicalement.
Angélique
Rien d'original dans mon message. Je sais que l'on est nombreux à vous solliciter ;-)
Mon mari et moi-même sommes des adeptes des USA, nous en sommes à une dizaine de voyages.
Habituellement nous prenons les billets, réservons un hôtel central qui nous sert de "pied à terre" et nous visitons au gré de nos envies en découchant régulièrement.
Cependant cette année nous avons décidé de faire les choses un peu différemment et de préparer notre voyage afin de l'optimiser au mieux.
Notre voyage se ferait sur juin et juillet du 19 juin au 10 juillet.
Je vous avoue que je suis un peu perdue, et votre aide précieuse et experte me serait bien utile.
Voici ma première idée pour notre itinéraire :
Los Angeles Phoenix ??? Flagstaff ??? Grand canyon Bryce canyon Parcs plus à l'ouest (Monument valley, lake powell...) ??? Las Vegas (pour le fun et les enfants...) Death valley Yosemite Bodie Mono Lake Lake tahoe Sacramento San Francisco Monterey/Carmel Big sur/Hearth castle Santa Barbara Los Angeles
Nous n'avons pas besoin de temps à LA, c'est une ville que nous connaissons déjà très bien ;-).
Tout comme nous n'avons pas besoin d'aller en direction de Palm Springs, Joshua Tree .. que nous avons déjà visités à plusieurs reprises.
Nous ne ferons bien évidemment toutes les étapes, certaines seront sacrifiées à regret.
Nous voulons quelques choses de complet mais sans courir et passer notre temps sur la route.
Nous avons loué un 4x4 chez National, nous atterrissons à LA et retour par LA également.
Voilà, voyez-vous d'autres étapes à nous conseiller, moins connues, moins touristiques?
En échange de vos conseils, je me ferais un plaisir de vous faire un retour de notre voyage avec photo (mon mari est photographe) ;-) 😎
Merci à vous.
Amicalement.
Angélique
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Au printemps, j'ai (enfin!) terminé mon carnet de voyage de l'été 2010. Oui, je sais, j'ai pris mon temps … Le résultat prend la forme d'un joli livre photo et du compte-rendu ci-dessous.
Ce voyage a eu lieu en juin / juillet 2010 et reste à ce jour l'un de mes plus beaux souvenirs grâce aux conseils avisés des voyageurs rencontrés sur ce forum.
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Bonjour, nous avons le projet d'aller à Montréal, chez des amis, en juillet 13. Nous aimerions profiter de ce voyage pour visiter, Montréal et alentours, bien sur, mais aussi aller passer quelques jours à New York. La durée totale de notre séjour est fixée à 3 semaines, et nous emmenons nos 2 enfants âgés de 7 ans et 9 ans.
Avez-vous des bons plans pour faire l'aller-retour Montréal-New-York ? On pense y aller en train, mais il y a peut être une meilleure solution.
Avez-vous un bon plan hôtel à New York, et des idées de visites qui pourraient plaire aux enfants?
Montréal, Québec, y a t-il des événements particuliers en juillet ?
Merci beaucoup à toutes les familles voyageuses, et à tous ceux qui voudront bien nous aider dans notre projet.
Bonjour à tous,
Après avoir publié quelques photos, je me lance, et je fais mon tout premier carnet de voyage. C'était lors de notre tout premier voyage (avec ma chérie) en Novembre 2012 à Portland dans l'Oregon. Nous sommes partis chez un couple d'Américains avec nous avions sympathisé 1 an auparavant chez nous dans le sud de la France. Pour vous mettre dans le contexte, nous avions à ce moment là 22 ans pour moi et 20 ans pour ma copine, tout premier voyage (pour moi), tous les 2 deux en apprentissage et donc pas d’énormes moyens financiers. Donc pas de location de voiture... Une autre apporche d'un voyage aux Etats-Unis.
Cela dit, nous avons vécu un voyage qui pour nous fût au top, et c'est bien l'essentiel 😛 !
Le CR est écrit par ma copine et moi même !
C'est partie...
Lundi 05 Novembre 2012
Départ de Tuchan à 01h00, la nuit à été courte. Nous partons pour Toulouse, et 2 heures après nous arrivons à Blagnac, ça y est, l’aventure commence ! Enregistrement pour TLS-PDX, puis des bagages et c’est parti ! Porte 30 ! Première fois que Bastien prend l’avion, pas du tout rassuré en ce lundi matin, surtout avec ce premier petit avion qui lui a secoué l’estomac
Levé de soleil au dessus des nuages



Arrivée à l’aéroport de Portland, nous passons l’immigration. Dans la file d’attente le vieux pépé russe (qui m’avait donné son coussin dans l’avion) faisait que nous coller, et nous parler. Ne parlant pas un mot de russe, ses paroles étaient indéchiffrables, une hôtesse nous en a "débarrassé" car il avait oublié de remplir sa fiche papier pour le passage à l’immigration ! Bastien et moi passons séparément car nous ne sommes pas mariés, lui avec une femme (3 questions : pourquoi venez vous à Portland, combien de temps y resterez-vous et êtes-vous accompagné) moi avec un homme (une vingtaine de questions : où j'habitais, pourquoi je venais, qui était Bastien, mon métier, le métier de Bast, la durée du séjour et la raison, pourquoi à Lake Oswego, chez qui, comment on les a connu, qu’est que c’est Narbonne, depuis combien de temps j'habite a Tuchan, où je prends mes cours, dans quelle branche... ) Ils prennent les empreintes des 10 doigts et une photo de toi.
Je retrouve Bastien qui m’attendait avec nos valises, le passage à la douane à été très rapide, un petit « Hi guys, how are you ?? Have a good trip !»
Nous apercevons de loin Toniya et Larry. Les retrouvailles effectués, nous chargeons les bagages dans la voiture portant l’autocollant OBAMA (ehhh oui, veille des élections présidentielle)
Petit tour dans Portland rapide. 1er arrêt chez Salt and Straw pour manger une bonne glace et puis direction la brasserie Rogue... Quel délice !!!
Durant le trajet en direction de la maison, nous apprenons que nos « parents américains » ont pris leurs jours de congés pour nous guider tout au long du séjour, quelle belle surprise ! En arrivant à la maison, nous découvrons la battisse toute neuve ainsi que les dogs. Épuisés par le vol, nous n'avons pas fait de vieux os. 19h30 au lit !!!
Mardi 06 Novembre 2012 (Jour des élections présidentielles)
Nous sommes un peu perturbés par le décalage horaire (-9h) réveil à 04h20 puis nous nous sommes rendormis jusqu’à 8h30 ! Petit déjeuner à l’américaine préparé par Larry, Pancakes au potiron avec du sirop d'érable ou compote de pommes et avec des œufs bien sur ! Nos hôtes étant très attentifs à l’élection présidentielle du jour, nous en avons profités pour s'adonner au shopping dans le village Outlet de Woodburn. Il est vrai, que cela vaut vraiment le coup (L'Oregon est un état hors taxes shopping).
Résultat à la fin de la journée ! Pour tout le monde, de toutes les couleurs, pour tous les goûts mais surtout les nôtres ! La journée n’est pas terminée, 17h préparation de la tartiflette (pas intérêt à me louper quand on voit le prix du fromage🙂) pour accueillir des amis à Toniya et Larry : Jeff et Tod qui sont très sympathiques !
C’est bien sûr le soir des élections !

Le plat français a fait sensation ! Tout le monde s’est resservi et avec du bon vin rouge (californien) bien évidemment !
CHAMPAAAGNE, Obama est réélu pour 4 ans, tout le monde est content, FIESTA BODEGAAA !!
Mercredi 07 Novembre 2012
Après la soirée de la veille, debout plus tardivement 😛. Vers 10h30 nous partons à pied, Toniya, Larry , Tod , Bastien et moi prendre le brunch dans une boulangerie française à Lake Oswego. Après le brunch, nous avons visité une petite partie de Portland. Jardin des roses, downtown, et pris un petite gourmandise en ville.



Journée tranquilou !!
Jeudi 08 Novembre 2012 (23ans de Bastien)
Nous partons en route pour le Mount Hood, long trajet mais magnifiques arrêts tout en longeant la Columbia river (obligé de prendre la I84 car une partie de la route historique est en travaux) 1er arrêt aux cascades de Multnomah falls ! Un brumisateur géant ! Impressionnant et magnifique, les images parlent d’elles mêmes !

2ème arrêt à l’usine hydroélectrique, au barrage de Bonneville où il a été investi 2 billards de dollars pour que les poissons puissent remonter la rivière !

Avant d’entrer dans l’enceinte de l’usine, un agent nous a tout banalement demandé si quelqu’un dans la voiture avait un gun ??? Sur le parking d’en haut pour voir les poissons -qui franchissent le barrage- à travers une vitre, nous en avons vu qu’un seul !!!
Le réceptionniste nous a conseillé d’aller voir HERMAN l’esturgeon qui a une centaine de printemps au compteur !

Une fois le tour du barrage et finalement quelques saumons plus tard, direction le Mont Hood… Mais avant petit arrêt gourmand et Bio !

Une fois la pause gourmandise faite, nous reprenons la route du Mont Hood. Quelques miles plus tard, la neige fait son apparition. Arrivée vers 14h au Timberline Lodge, très peu de neige, pour ne pas dire rien...
La cheminée centrale est impressionnante

Nous nous sommes attablés au resto, avec plateau de fromages, salades, bières et vin avec vu sur les pistes de ski. Les nuages ont commencés à monter et la neige n’a cessé de tomber pendant 1h30 ! Voilà le résultat



Toniya été effrayé par le retour en voiture (qui s’est parfaitement déroulé) à cause de la neige !

Arrivé à la maison, rituel du soir: apéro, puis nous avons mangé du buffalo (une 1ère pour nous) que Larry nous a fait griller.Bastien leur a parlé du Maury avec les fondants au chocolat ! 😛
Vendredi 09 Novembre 2012
Larry a du rêver de ce Maury toute la nuit (ahahah le gourmand) puisque dès le matin, nous partons à la recherche de ce fameux vins doux dans tous les caveaux de Portland, mais en vain. L’après midi il était question d’aller voir un film au cinéma mais ils nous ont laissé le choix d’aller faire les boutiques et de se balader seuls dans Downtown, le choix a été vite fait ! Et en passant par le Pionner Square nous avons apprécié la ville vivante : un gars qui cri au mégaphone des bondieuseries, les camions grues qui placent la déco de noël (et oui déjà), et l’office de tourisme où j’ai décidé d’aller nous renseigner pour inverser les rôles ! Une gente dame nous a reçu en français, et m’a indiqué sur le plan de la ville le fameux H&M géant ! Et c’est là que nous découvrons les galeries « Pioneer » ! 5étages, 100 magasins, le paradis du shopping !



La séance de ciné de Toniya et Larry n’étant pas terminée on va regarder les différents vins chez VINOPOLIS, et nous tombons sur du Maury, le vendeur nous a recommandé une bonne pâtisserie pour les gâteaux au chocolat, quelques blocs plus tard, on y arrive, et pas de fondants… Mais quelques macarons parisiens pour Toniya qui en raffole, la surprise à été bonne quand ils sont sortis du cinéma ! Le soleil se couche, il est l’heure d’aller faire la tournée des bars: « EN MODE PINTE » ! Après 2 autres endroits sympathiques, nous arrivons chez "PIX" un style de bar-pâtisserie-tapas. Un belle découverte, un mur entier remplie de de cadavre de bouteille de blanquette de Limoux, une 2 CV en expo à l'entrée... un ambiance très frenchies ! Nous rentrons en forme à la maison, petit repas et dodo, 😄 que le samedi sera une grosse journée !!
Suite au prochain épisode !
Après avoir publié quelques photos, je me lance, et je fais mon tout premier carnet de voyage. C'était lors de notre tout premier voyage (avec ma chérie) en Novembre 2012 à Portland dans l'Oregon. Nous sommes partis chez un couple d'Américains avec nous avions sympathisé 1 an auparavant chez nous dans le sud de la France. Pour vous mettre dans le contexte, nous avions à ce moment là 22 ans pour moi et 20 ans pour ma copine, tout premier voyage (pour moi), tous les 2 deux en apprentissage et donc pas d’énormes moyens financiers. Donc pas de location de voiture... Une autre apporche d'un voyage aux Etats-Unis.
Cela dit, nous avons vécu un voyage qui pour nous fût au top, et c'est bien l'essentiel 😛 !
Le CR est écrit par ma copine et moi même !
C'est partie...
Lundi 05 Novembre 2012
Départ de Tuchan à 01h00, la nuit à été courte. Nous partons pour Toulouse, et 2 heures après nous arrivons à Blagnac, ça y est, l’aventure commence ! Enregistrement pour TLS-PDX, puis des bagages et c’est parti ! Porte 30 ! Première fois que Bastien prend l’avion, pas du tout rassuré en ce lundi matin, surtout avec ce premier petit avion qui lui a secoué l’estomac
Levé de soleil au dessus des nuages



Arrivée à l’aéroport de Portland, nous passons l’immigration. Dans la file d’attente le vieux pépé russe (qui m’avait donné son coussin dans l’avion) faisait que nous coller, et nous parler. Ne parlant pas un mot de russe, ses paroles étaient indéchiffrables, une hôtesse nous en a "débarrassé" car il avait oublié de remplir sa fiche papier pour le passage à l’immigration ! Bastien et moi passons séparément car nous ne sommes pas mariés, lui avec une femme (3 questions : pourquoi venez vous à Portland, combien de temps y resterez-vous et êtes-vous accompagné) moi avec un homme (une vingtaine de questions : où j'habitais, pourquoi je venais, qui était Bastien, mon métier, le métier de Bast, la durée du séjour et la raison, pourquoi à Lake Oswego, chez qui, comment on les a connu, qu’est que c’est Narbonne, depuis combien de temps j'habite a Tuchan, où je prends mes cours, dans quelle branche... ) Ils prennent les empreintes des 10 doigts et une photo de toi.
Je retrouve Bastien qui m’attendait avec nos valises, le passage à la douane à été très rapide, un petit « Hi guys, how are you ?? Have a good trip !»
Nous apercevons de loin Toniya et Larry. Les retrouvailles effectués, nous chargeons les bagages dans la voiture portant l’autocollant OBAMA (ehhh oui, veille des élections présidentielle)
Petit tour dans Portland rapide. 1er arrêt chez Salt and Straw pour manger une bonne glace et puis direction la brasserie Rogue... Quel délice !!!
Durant le trajet en direction de la maison, nous apprenons que nos « parents américains » ont pris leurs jours de congés pour nous guider tout au long du séjour, quelle belle surprise ! En arrivant à la maison, nous découvrons la battisse toute neuve ainsi que les dogs. Épuisés par le vol, nous n'avons pas fait de vieux os. 19h30 au lit !!!
Mardi 06 Novembre 2012 (Jour des élections présidentielles)
Nous sommes un peu perturbés par le décalage horaire (-9h) réveil à 04h20 puis nous nous sommes rendormis jusqu’à 8h30 ! Petit déjeuner à l’américaine préparé par Larry, Pancakes au potiron avec du sirop d'érable ou compote de pommes et avec des œufs bien sur ! Nos hôtes étant très attentifs à l’élection présidentielle du jour, nous en avons profités pour s'adonner au shopping dans le village Outlet de Woodburn. Il est vrai, que cela vaut vraiment le coup (L'Oregon est un état hors taxes shopping).
Résultat à la fin de la journée ! Pour tout le monde, de toutes les couleurs, pour tous les goûts mais surtout les nôtres ! La journée n’est pas terminée, 17h préparation de la tartiflette (pas intérêt à me louper quand on voit le prix du fromage🙂) pour accueillir des amis à Toniya et Larry : Jeff et Tod qui sont très sympathiques !
C’est bien sûr le soir des élections !

Le plat français a fait sensation ! Tout le monde s’est resservi et avec du bon vin rouge (californien) bien évidemment !
CHAMPAAAGNE, Obama est réélu pour 4 ans, tout le monde est content, FIESTA BODEGAAA !!
Mercredi 07 Novembre 2012
Après la soirée de la veille, debout plus tardivement 😛. Vers 10h30 nous partons à pied, Toniya, Larry , Tod , Bastien et moi prendre le brunch dans une boulangerie française à Lake Oswego. Après le brunch, nous avons visité une petite partie de Portland. Jardin des roses, downtown, et pris un petite gourmandise en ville.



Journée tranquilou !!
Jeudi 08 Novembre 2012 (23ans de Bastien)
Nous partons en route pour le Mount Hood, long trajet mais magnifiques arrêts tout en longeant la Columbia river (obligé de prendre la I84 car une partie de la route historique est en travaux) 1er arrêt aux cascades de Multnomah falls ! Un brumisateur géant ! Impressionnant et magnifique, les images parlent d’elles mêmes !

2ème arrêt à l’usine hydroélectrique, au barrage de Bonneville où il a été investi 2 billards de dollars pour que les poissons puissent remonter la rivière !

Avant d’entrer dans l’enceinte de l’usine, un agent nous a tout banalement demandé si quelqu’un dans la voiture avait un gun ??? Sur le parking d’en haut pour voir les poissons -qui franchissent le barrage- à travers une vitre, nous en avons vu qu’un seul !!!
Le réceptionniste nous a conseillé d’aller voir HERMAN l’esturgeon qui a une centaine de printemps au compteur !

Une fois le tour du barrage et finalement quelques saumons plus tard, direction le Mont Hood… Mais avant petit arrêt gourmand et Bio !

Une fois la pause gourmandise faite, nous reprenons la route du Mont Hood. Quelques miles plus tard, la neige fait son apparition. Arrivée vers 14h au Timberline Lodge, très peu de neige, pour ne pas dire rien...
La cheminée centrale est impressionnante
Nous nous sommes attablés au resto, avec plateau de fromages, salades, bières et vin avec vu sur les pistes de ski. Les nuages ont commencés à monter et la neige n’a cessé de tomber pendant 1h30 ! Voilà le résultat



Toniya été effrayé par le retour en voiture (qui s’est parfaitement déroulé) à cause de la neige !

Arrivé à la maison, rituel du soir: apéro, puis nous avons mangé du buffalo (une 1ère pour nous) que Larry nous a fait griller.Bastien leur a parlé du Maury avec les fondants au chocolat ! 😛
Vendredi 09 Novembre 2012
Larry a du rêver de ce Maury toute la nuit (ahahah le gourmand) puisque dès le matin, nous partons à la recherche de ce fameux vins doux dans tous les caveaux de Portland, mais en vain. L’après midi il était question d’aller voir un film au cinéma mais ils nous ont laissé le choix d’aller faire les boutiques et de se balader seuls dans Downtown, le choix a été vite fait ! Et en passant par le Pionner Square nous avons apprécié la ville vivante : un gars qui cri au mégaphone des bondieuseries, les camions grues qui placent la déco de noël (et oui déjà), et l’office de tourisme où j’ai décidé d’aller nous renseigner pour inverser les rôles ! Une gente dame nous a reçu en français, et m’a indiqué sur le plan de la ville le fameux H&M géant ! Et c’est là que nous découvrons les galeries « Pioneer » ! 5étages, 100 magasins, le paradis du shopping !



La séance de ciné de Toniya et Larry n’étant pas terminée on va regarder les différents vins chez VINOPOLIS, et nous tombons sur du Maury, le vendeur nous a recommandé une bonne pâtisserie pour les gâteaux au chocolat, quelques blocs plus tard, on y arrive, et pas de fondants… Mais quelques macarons parisiens pour Toniya qui en raffole, la surprise à été bonne quand ils sont sortis du cinéma ! Le soleil se couche, il est l’heure d’aller faire la tournée des bars: « EN MODE PINTE » ! Après 2 autres endroits sympathiques, nous arrivons chez "PIX" un style de bar-pâtisserie-tapas. Un belle découverte, un mur entier remplie de de cadavre de bouteille de blanquette de Limoux, une 2 CV en expo à l'entrée... un ambiance très frenchies ! Nous rentrons en forme à la maison, petit repas et dodo, 😄 que le samedi sera une grosse journée !!
Suite au prochain épisode !
Bonjour,
Nous souhaitons partir l'été prochain visiter les parcs de l'ouest américain avec notre fils qui aura alors 7 ans. initialement, j'avais prévu l'itinéraire suivant. J1: arrivée SLC / J2 à J4: Moab avec visites de Arch park, rafting sur le colorado, balade en hummer, mesa arch et dead horse point + fisher towers / J5: route pour monument valley, visite/J6: Page, lac powell /J7:antelope canyon lower puis route pour bryce canyon / J8: rando à bryce / J9: route zion, rando /J10: zion puis route pour las vegas / J11, 12 et 13: las vegas avec survol du grand canyon en hélico depuis LV.
Mon soucis était d'équilibrer les trajets en voiture avec les visites (petites randos faciles) et qqs activités sympas! Mais certians m'ont déconseillé ce circuit qui se ferait en plein mois de juilllet avec un enfant de 7 ans à cause de la chaleur surtout dans la région de Moab...Même si j'avais pensé à commencé par ce site pour profiter du décalage horaires qui nous ferait nous lever tot les 1ers jours et donc randonner "à la fraîche" mais apparemment, c'est pas si frais que ça même le matin!!
du coup, j'ai longtemps réfléchi et hésité et j'ai pensé à un autre circuit pour la même période qui exclu Moab mais inclus Yellowstone (températures plus clémentes!!) J1: SLC J2: route pour jackson Hole J3: grand teton J4 à J7: yellowstone J8: route pour SLC J9 : route pour torrey J10: visite capitol reef puis route pour bryce canyon J11: rando Bryce canyn J12: Page; lac powell J13: antelope canyon route zion J14: zion puis route las vegas J15 et 16: las vegas Je pense qu'à Bryce canyon et zion, même s'il fera chaud , ce ne sera pas les chaluers de moab. l'avantage d'un tel circuit, c'est la diversité des paysages mais l'inconvénient pour moi c'est le trajet entre yellowstone et capitol reef... Je souhaite donc vos avis surtout de ceux qui l'ont fait avec des enfants et en été: - dois-je garder mon circuit initila avec moab? les températures sont elles supportables? - ou dois-je privilégier le circuit avec yellowstone et faire aux vacances de paques un circuit du style: SLC/moab/monument valley/grand canyon/LA et SF... Merci pour vos avis car je doute....
Nous souhaitons partir l'été prochain visiter les parcs de l'ouest américain avec notre fils qui aura alors 7 ans. initialement, j'avais prévu l'itinéraire suivant. J1: arrivée SLC / J2 à J4: Moab avec visites de Arch park, rafting sur le colorado, balade en hummer, mesa arch et dead horse point + fisher towers / J5: route pour monument valley, visite/J6: Page, lac powell /J7:antelope canyon lower puis route pour bryce canyon / J8: rando à bryce / J9: route zion, rando /J10: zion puis route pour las vegas / J11, 12 et 13: las vegas avec survol du grand canyon en hélico depuis LV.
Mon soucis était d'équilibrer les trajets en voiture avec les visites (petites randos faciles) et qqs activités sympas! Mais certians m'ont déconseillé ce circuit qui se ferait en plein mois de juilllet avec un enfant de 7 ans à cause de la chaleur surtout dans la région de Moab...Même si j'avais pensé à commencé par ce site pour profiter du décalage horaires qui nous ferait nous lever tot les 1ers jours et donc randonner "à la fraîche" mais apparemment, c'est pas si frais que ça même le matin!!
du coup, j'ai longtemps réfléchi et hésité et j'ai pensé à un autre circuit pour la même période qui exclu Moab mais inclus Yellowstone (températures plus clémentes!!) J1: SLC J2: route pour jackson Hole J3: grand teton J4 à J7: yellowstone J8: route pour SLC J9 : route pour torrey J10: visite capitol reef puis route pour bryce canyon J11: rando Bryce canyn J12: Page; lac powell J13: antelope canyon route zion J14: zion puis route las vegas J15 et 16: las vegas Je pense qu'à Bryce canyon et zion, même s'il fera chaud , ce ne sera pas les chaluers de moab. l'avantage d'un tel circuit, c'est la diversité des paysages mais l'inconvénient pour moi c'est le trajet entre yellowstone et capitol reef... Je souhaite donc vos avis surtout de ceux qui l'ont fait avec des enfants et en été: - dois-je garder mon circuit initila avec moab? les températures sont elles supportables? - ou dois-je privilégier le circuit avec yellowstone et faire aux vacances de paques un circuit du style: SLC/moab/monument valley/grand canyon/LA et SF... Merci pour vos avis car je doute....
Je vous propose aujourd’hui le CR de notre voyage à New York en mars 2014.
7 jours au total dans la grosse pomme, entrecoupés d’un aller retour au Québec (soit 5 + 2 jours). J’espère que vous y trouverez des informations utiles pour l’organisation de votre voyage et que les amoureux de la ville auront plaisir à le parcourir !
Informations préliminaires :
Nous avons organisé nous-même notre notre voyage : la réservation des hôtels, des moyens de transport et des excursions s’est faite suite à nos recherches sur internet. On s’est aussi pas mal appuyés sur le guide du routard de New York.
Pour le vol : nous avons voyagé avec Air France à l’aller et au retour. Nous avons profité d’une vente flash de la compagnie en octobre : Paris CDG / New York, 935€ aller retour pour deux en vol direct, assurance annulation comprise. Astuce : Si vous êtes sur les réseaux sociaux, suivez les compagnies pour être tenus au courant des opérations promotionnelles ou consultez régulièrement la page des bonnes affaires.
Paperasse pour l’entrée aux Etats-Unis depuis la France : - passeport en cours de validité - faire valider le formulaire ESTA ici - j’ai aussi lu un peu partout qu’il faut être en mesure de prouver son intention de quitter le territoire (en gros, il faut pouvoir présenter un billet retour) mais on ne nous l’a jamais demandé nulle part.
Et pour finir, un petit point sur la météo et le climat New yorkais. A bientôt pour le récit de la journée 1 !
Informations préliminaires :
Nous avons organisé nous-même notre notre voyage : la réservation des hôtels, des moyens de transport et des excursions s’est faite suite à nos recherches sur internet. On s’est aussi pas mal appuyés sur le guide du routard de New York.
Pour le vol : nous avons voyagé avec Air France à l’aller et au retour. Nous avons profité d’une vente flash de la compagnie en octobre : Paris CDG / New York, 935€ aller retour pour deux en vol direct, assurance annulation comprise. Astuce : Si vous êtes sur les réseaux sociaux, suivez les compagnies pour être tenus au courant des opérations promotionnelles ou consultez régulièrement la page des bonnes affaires.
Paperasse pour l’entrée aux Etats-Unis depuis la France : - passeport en cours de validité - faire valider le formulaire ESTA ici - j’ai aussi lu un peu partout qu’il faut être en mesure de prouver son intention de quitter le territoire (en gros, il faut pouvoir présenter un billet retour) mais on ne nous l’a jamais demandé nulle part.
Et pour finir, un petit point sur la météo et le climat New yorkais. A bientôt pour le récit de la journée 1 !
Ce voyage cela faisait longtemps que nous parlions de le faire avec les enfants, longtemps cela veut dire depuis la première fois où mon épouse et moi avons mis les pieds aux USA………. C’était en 2005 ! Notre hésitation venait entre faire New York en visite sur une semaine ou bien L’ouest Américain sur 15 jours ……
L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.
La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.
Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.
Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.
Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !
Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.
Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).
Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!
Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles
Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.
C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!
Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.
Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.
Entrée du Lobby chez Dollar
La fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.
A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.
Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!
A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.
Le Chrysler Town & Country qui nous accompagnera
La température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.
Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.
Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.A
Le réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..
samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin
Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.
Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.
Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.
Le Summit Inn d'Oak Hill
1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».
Les 3 monstres et leur Maman
Petite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!
Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!
Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.
Un petit avant goût pour les enfants de Las Vegas
La voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !
Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!


Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.

Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.
Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan
Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.

Quelques Ford "A"......
...... toutes plus belles les unes que les autres.


Superbe!
A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.
L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel
Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!
Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.
La neige ne démotivera pas les troupes!!
Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.
Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.
Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley
La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.

Réglement de compte entre Frangins!
Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.
C'est pas fait exprès!

Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !
Un peu poussièreuse la route tout de même.
Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.
Coucher de soleil depuis le restaurant du Goulding
La nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.
Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas
La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.
Wonderful......
........Amazing........
......Superbe!!!!!!
A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.

Axel et son Grand Frère
Les enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !
Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab
Denny's Wigwam
Nous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!


Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).
Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip
Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.
Le Paris Las Vegas et son "Café".
Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!
Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas
Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.


Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!
Coca Cola store, même démesure que MM'S
Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.
Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !
Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!
Ce coup ci c'est le bon.
Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.
Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.
Petit fou rire en haut de la Stratosphere Tower
Un couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.

Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.
Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine
Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !

Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.
Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!
Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!


Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier
Vue depuis notre chambre
Nous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.
Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno
Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!


Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!

General Sherman
General Grant
Beaucoup de neige encore à cette saison.
Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.

Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.
Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco
Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.
Arrivée depuis le pont d'Oakland
Paiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !
Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!
Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.

Gulliver le "Retour"
C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.
On y mange très bien et pour pas trop cher.
On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.
La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.
Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)
Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.
Petite halte chez Boudin près de Pier 39
Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)



Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"
Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.

Pas beaucoup d'otaries
Nous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.
Il est heureux le p'tit père!

Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo
Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.



Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!


Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !



A ce prix là il ne faut pas se priver.
De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.
Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica
Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.

Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.
L'Outlet de Camarillo
Nous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.


Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.
Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.

Un peu de monde tout de même en cette période.

Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.
3th street Promenade

Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……
Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica
Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.


Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.

Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !
Les Fameux "Smoke Shop"
Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.
Grosse soif mon Axel.
Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.

Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.

Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.
Coucher de soleil sur Santa Monica Pier
Il y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !
Salut Forrest!

On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.
Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio
Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.



Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.
En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!

L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.
En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)
Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.
Les amateurs de la série reconnaitrons
Ensuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.
Planquer tout........ça mouille.
Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.


Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.
Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour
Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.

Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade





Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !
Dépôt du véhicule chez Dollar
L’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.
Personne à l'aéroport......étonnant!

Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »
Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.
Christophe</html
L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.
La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.
Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.
Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.
Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !
Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.
Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).
Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!
Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles
Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.
C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.
Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.
Entrée du Lobby chez DollarLa fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.
A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.
Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.
Le Chrysler Town & Country qui nous accompagneraLa température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.
Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.
Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.ALe réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..
samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin
Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.
Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.
Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.
Le Summit Inn d'Oak Hill1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».
Les 3 monstres et leur MamanPetite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!
Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.
Un petit avant goût pour les enfants de Las VegasLa voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !
Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!


Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.

Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.
Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan
Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.

Quelques Ford "A"......
...... toutes plus belles les unes que les autres.

Superbe!A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.
L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel
Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.
La neige ne démotivera pas les troupes!!Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.
Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.
Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley
La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.

Réglement de compte entre Frangins!Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.
C'est pas fait exprès!
Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !
Un peu poussièreuse la route tout de même.Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.
Coucher de soleil depuis le restaurant du GouldingLa nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.
Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas
La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.
Wonderful......
........Amazing........
......Superbe!!!!!!A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.

Axel et son Grand FrèreLes enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !
Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab
Denny's WigwamNous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!


Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).
Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip
Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.
Le Paris Las Vegas et son "Café".Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!
Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas
Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.


Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!
Coca Cola store, même démesure que MM'S
Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !
Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!
Ce coup ci c'est le bon.
Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.
Petit fou rire en haut de la Stratosphere TowerUn couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.

Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.
Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine
Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !

Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.
Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!


Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier
Vue depuis notre chambreNous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.
Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno
Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!


Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!

General Sherman
General Grant
Beaucoup de neige encore à cette saison.Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.

Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.
Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco
Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.
Arrivée depuis le pont d'OaklandPaiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !
Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.

Gulliver le "Retour"C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.
On y mange très bien et pour pas trop cher.On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.
La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)
Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.
Petite halte chez Boudin près de Pier 39Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)



Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.

Pas beaucoup d'otariesNous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.
Il est heureux le p'tit père!
Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo
Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.



Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!


Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !



A ce prix là il ne faut pas se priver.De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.
Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica
Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.

Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.
L'Outlet de CamarilloNous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.


Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.
Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.
Un peu de monde tout de même en cette période.
Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.
3th street Promenade
Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……
Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica
Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.


Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.

Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !
Les Fameux "Smoke Shop"Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.
Grosse soif mon Axel.Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.

Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.

Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.
Coucher de soleil sur Santa Monica PierIl y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !
Salut Forrest!
On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.
Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio
Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.



Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.
En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!
L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.
En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.
Les amateurs de la série reconnaitronsEnsuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.
Planquer tout........ça mouille.Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.


Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.
Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour
Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.

Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade




Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !
Dépôt du véhicule chez DollarL’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.
Personne à l'aéroport......étonnant!
Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »
Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.
Christophe</html









