Discussions similar to: Franchir les frontières Mongolie Kazakhstan Chine
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Tour du monde à pied
Vous allez me trouver surement assez rêveur ou utopiste, mais j'aimerais bien faire un tour du monde à pied, en stop et en train. J'ai déjà tracé une ligne d'est en ouest sur un planisphère et j'envisage de le réaliser en trois ans, tout au plus.

J'aimerais vos conseils. A savoir si c'est réalisable. A quoi je dois faire attention. Quelles formalités je dois m'astreindre pour passer les frontières, etc ...

Merci d'avance.
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Tour du monde à pied et sans argent
Bonjour à tous, si je vous parle d'un tour du monde ( ou bien une tres tres longue randonnée de plusieur mois ) à pied sans argent, qu'allez vous me repondre ? que cela releve de l'utopie, ou alors c'est faisable ? quels conseils me proposer vous ?, merci pour de future reponse !😛
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Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012
Salut salut!!!

Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!

Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.

Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.

puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.

Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..

Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..

voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !

Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
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Kirghizie l'annee 2005
Salut a tous!

je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements

je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..

je repondrai a vos questions avec plaisir!!

bisous a tous .
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Trajet en avion de Ulaan Baatar (Mongolie) à Ürümqi (Chine)?
Bonjour à toutes et à tous!!!🙂

Mon ami et moi serons en Mongolie l'été prochain et d'après ce que nous avons pu voir, nous allons sacrément galérer avec les transports sur place!

Nous pensons que la frontière terrestre entre la Mongolie et la chine de l'ouest est inexistante (j'espère qu'on se trompe!!).

Bref, si nous ne pouvons pas passer par l'ouest de la mongolie pour passer dans la chine de l'ouest, nous aimerions prendre un avion à Ulaan Bataar qui irait directement en chine de l'ouest (Ürümqi), c'est possible ou pas?

Merci d'avance pour vos infos et bon voyage!!
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Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan
Hello tous, C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂 La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts

GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.



PREPARATION

A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. ​ La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) ​ Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).

OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. ​ Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.

Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. ​ Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations​.

RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.

Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
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Passage Tadjikistan - Xinjiang? (Chine)
Bonjour,

Je suis actuellement en voyage pour plusieurs mois entre l'Asie centrale, la Chine, la Mongolie et la Russie. Les passages de frontières, les paperasseries concernant les demandes de visas changeant régulièrement, j'aurais aimé avoir des infos un peu fraiches. - Est-il possible de passer du Tadjikistan au Xinjiang ? Y a-t-il un point de passage ouvert aux étrangers (ni Tadjiks, ni Chinois) ? On m'a parlé de la possibilité, en dernier recours, de contacter une agence qui pouvait s'occuper de nous fournir un document permettant de franchir la frontière. - Peut-on obtenir un visa chinois sans trop de difficultés à Dushambé ? - Où peut-on obtenir un visa russe d'un mois : Ulan Bator, Urumqi, Dushambé, Tashkent ?

Si quelqu'un a fait la route récemment, je serais donc ravi d'avoir quelques précisions. Merci d'avance,

André
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No, I Won’t Be Going Back to China
Hello forum,

Did any of you feel the same things we did in China?

We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.

The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:

- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.

- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...

You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.

It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.

It’s honestly exhausting and draining...

- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)

- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.

Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...

In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.

They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...

We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!

As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.

I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
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Se rendre au Kirghizistan en véhicule par la route de la soie
Nous avons le projet d'aller au Kirghistan avec un véhicule ; avant de rentrer dans les détails de l'organisation, nous nous posons plusieurs questions : - est-il possible de revendre ou donner le véhicule sur place, véhicule qui fera probablement l'aller mais plus difficilement le retour ? - est-il possible de traverser le Turkmenistan ? - est-il facile de passer avec un véhicule les frontières de Turquie, Iran....? Si quelqu'un a déjà fait l'expérience de ce trajet, merci de nous donner quelques infos ou de nous renvoyer vers des sites ou blogs de voyageurs. Belles découvertes en 2012.
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Visa de transit au poste frontière pour le Turkménistan?
Bonjour, On m'a assure que l'on pouvait obtenir un visa de transit en se presentant directement a un poste frontiere turkmene avec un visa pour le pays suivant.

Je n'ai lu partout que la longue course aux visas via les ambassades,

quelqu'un aurait-il experimente cette facon la d'obtenir un visa de transit turkmene?

Ce serait genial car c'est un sacre gain de temps... Les prix seraient-ils les memes?

Merci ! Ol
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Voyage en Ouzbékistan et Kirghizistan en août 2011
Bonjour à tous,

Je pense partir au mois d'août en asie centrale. J'ai 26 ans, j'y serai avec ma copine. On est assez sportifs et donc endurants question transports, etc. Quant à la manière de voyager, je ne peux pas vraiment dire que j'aime m'attarder énormément dans les étapes. Disons que je suis entre le touriste pressé et le voyageur devant l'éternel !

J'ai deux options, Partir 3 semaines. Arrivée à Almaty puis Bishkek, Karakol, Song Kul, Bishkek, Osh, passage de la frontière ouzbèque, fergana, Tashkenk, puis la ligne classique Khiva-> Tashkent. Retour en france de Tashkent Partir un poil plus de 4 semaines (le mieux, au niveau prise de congés, serait 4 semaines) : Idem d'Almaty à Osh, puis route des Pamirs, Douchanbé, Penjakent, Samarcande, Boukhara, Khiva puis retour sur TashkentLe sens de voyage Almaty->Tashkent me semble meilleur compte tenu de la météo probable (mois d'août): j'espère qu'il fera moins chaud en ouzbé fin aout et un peu moins frais début aout au kirghiztan/tadjikistan

Première question, la deuxième option vous semble t-elle faisable, quitte à voyager le plus possible de nuit (à condition de ne pas y rester hein) en 4 semaines ? en 5 semaines ? Savez vous si à défaut de la frontière de la route des Pamirs, la route (plus directe) entre Osh et Douchanbé via Gairm est elle ouverte ? Cette route peut elle constituer un bon erzatz de route des pamirs ?

Si c'est trop la course contre la montre, je me rabattrai, et je pense que j'en profiterai plus, de l'option une, dans la mesure où kirghiztan et tadjikistan me semblent similaires au niveau paysages, mais le kirghiztan dispose de meilleures infrastructures. La v2 me semble largement faisable en 3 semaines.

Pour les questions plus secondaires:Quid de l'impact du mois de ramadan sur la vie du voyageur ? En ville ? En campagne? Quid de la situation actuelle du Tadjikistan ?Quid de la situation dans le Feghana ouzbek ? Combien de jours y rester ? Quelles étapes entre Tashkent et Osh ? L'avion est il une meilleure alternative ?Combien coûte le train entre Tashkent et Ourgench ? L'avion est il préférable ?Est il possible d'obtenir un visa de transit kazakh en arrivant à l'aéroport ?Est il possible (et combien de temps cela prend il ?) d'obtenir un visa kirghize à Almaty ? 2 jours sont ils suffisants pour l'obtenir, ou mieux vaut il le faire faire avant le départMême questions sur l'obtention du visa ouzbek à BishkekCertains d'entre vous (les expats) sont ils sur CouchSurfing ou autre ? 😛Au niveau de la langue, faut il faire un investissement fort en russe ñe avant départ ? L'anglais est il pratiqué en dehors des principaux sites touristiques?Je fais pas mal de photo, avec du mato semi pro. Quid de l'attitude des locaux face à la photo ? Quid du risque de vol ? Y'a t-il des zones où la prise de photo est déconseillée / interdite ?Questions subsidiaires:J'hésite encore avec d'autres destinations, nottament Pekin + Mongolie, et le Tibet (autonome et/ou historique). Me conseilleriez vous plutôt une de ces solutions pour un premier voyage en asie centrale? Tout commentaire est le bienvenu !

Merci d'avance à tous
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GeoQuizz
Bonjour, voici un petit jeu de devinette géographique...

"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !

Dans quelle ville suis-je ?"
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Passage Russie-Mongolie via Tashanta
Bonjour, Nous voulons rejoindre la Mongolie depuis le Kazakstan, et comme il semble trés difficile de passer par la Chine (cf message "Chine-Mongolie"), nous envisageons de passer par la Russie. Il y a des bus qui permettent d'aller de Oust-Kamenogorsk à Barnaul. Nous cherchons ensuite à rejoindre Olgi, dans l'ouest de la Mongolie, depuis Barnaul (en Russie) par le col de Tashanta. Avez-vous des informations sur les moyens de transports permettant d'effectuer ce trajet (stop, transport en commun, ...) début mai ? isabelle et Laurent.
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Traverser la frontière entre l'Altaï russe et l'ouest de la Mongolie (Olgii)?
J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui ont traversé de Russie vers Mongolie et retour, par la frontière la plus à l'ouest, depuis l'Altai russe vers la région de Bayan-Olgii (ou Ulgii) en Mongolie. Je n'ai plus en mémoire les deux noms des villes frontières qui si j'ai bien compris sont séparées par un no man's land d'environ 20 km, mais la dernière ville principale côté russe est Koch Agatch et côté mongol Olgii (ou Ulgii selon comment on l'orthographie). Une agence d'Olgii me propose l'aller-retour à 250 dollars entre ces deux villes, mais je me dis qu'il doit être possible de trouver une solution moins chère localement à condition que la frontière soit bien ouverte aux voyageurs individuels, et que les difficultés côté paperasses ne soient pas insurmontables. Nous pensons n'aller qu'une semaine en Mongolie, donc nous limiter à la région de Bayan Olgii avec l'idée principale de visiter le pays kazakh, puisque cette région est peuplée à 80% de kazakhs. Donc toutes les infos sur cette région m'intéressent également. Sophie
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Voyage en Russie avec un passage en Mongolie
Bonjour à tous,

Nous envisageons de visiter la Russie puis de passer en Mongolie. Nous visiterons bien su Saint Petersbourg et Moscou mais nous aimerions visiter la Russie en sortant des sentiers battus utilisés par les agences pour cela j'ai 2 questions. Est ce que quelqu'un parmis vous peut : - M'indiquer des villes ou des lieux à visiter en Russie qui sont le reflet de la vie quotidienne Russe. - Ou peut on franchir la frontière Russie Mongolie Merci pour votre disponibilité
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Tour de l'Asie à pied
Bonjour,

Après avoir parcouru le forum et dévoré des centaines de posts sur le sujet, je me lance afin de recueillir vos sages conseils quant à la préparation de mon voyage. Pour l'instant, je passe mon temps plonger dans les guides et les carnets de voyage à la recherche d'infos, et j'aimerais l'avis d'autres voyageurs maintenant que mon projet prend forme.

Alors, j'ai 20 ans et j'envisage depuis des années un tour du monde, c'est-à-dire un voyage au long cours. Mais finalement, je crois bien que ce sera un tour de l'Asie. Pourquoi l'Asie ? Tout d'abord parce que je suis passionnée par ce continent (j'ai déjà fait un voyage solitaire en Inde de plusieurs mois grâce à une bourse de voyage et je voudrais continuer à explorer ce continent) et aussi parce que j'aimerais éviter de prendre l'avion (ça pollue, berk🙁) et que j'ai un petit budget.

Je voudrais partir d'ici un an / un an et demi et aller jusqu'en Asie du Sud en passant par l'Asie centrale. Voici quelques uns des pays que je ne veux absolument pas manquer : Ouzbékistan, Kirghiztan, Chine de l'ouest, Népal, Tibet, Thaïlande, Laos, Cambodge. Mon itinéraire serait donc : France - Allemagne - République Tchèque - Hongrie - Slovaquie - Roumanie - Bulgarie - Turquie - Iran - Turkménistan - Ouzbékistan - Kirghiztan - Xinjang et Tibet (Chine) - Laos - Thaïlande – Cambodge. Pour l'instant, je ne sais comment placer l'Inde et le Nepal dans mon itinéraire car après la Birmanie (il paraît qu'il est impossible de franchir ses frontières par la terre) me bloque l'accès de la Thaïlande et il me faudrait donc retourner en Chine depuis l'Inde (difficile, et puis il y a le visa...)

Je me suis posée la question du moyen des transports. Je voudrais voyager lentement, c'est pour moi le meilleur moyen de découvrir un pays, de rencontrer sa population. Pas question de prendre l'avion et de foncer et de ne rien voir ! J'ai pensé au vélo (mais je doute de tenir le coup physiquement) ou à la marche à pied. Je suis très tentée par cette dernière option : autonomie totale (je ne suis pas encombrée partout d'un vélo), gratuit et j'adore marcher. Seul hic : le temps. A vôtre avis, combien de temps est-il nécessaire pour parcourir une telle distance ? J'ai bien entendu parler de Bernard Ollivier, qui avait entrepris une aventure semblable à pieds, mais apparemment, il n'avait pas fait tout d'une traite, non ? Je ne suis pas non plus contre quelques trajets en bus ou train en Asie (s'il ne sont pas chers et trop fréquents). Car il serait facile de tout faire en train d'un bout à l'autre, mais cette idée ne me plaît pas trop, je veux prendre le temps d'avancer par moi-même, d'où la marche qui resterait mon fil conducteur.

A vrai dire, je n'ai pas d'impératif de temps : je vais finir mes études et je voudrais m'accorder une année d'aventure (ou plus) avant de rentrer dans la vie active (je suis jeune, passionnée, je n'ai pas d'impératif, c'est maintenant ou jamais de réaliser mon grand rêve!). J'ai donc tout mon temps. Mais après, c'est au niveau du budget que ça risque de coincer. Plus c'est long, plus c'est cher... Personnellement, je compte vivre sur un petit budget, à peu près 10€ par jour : camping sauvage ou guesthouse bon marché, repas dans les rues et les marchés... Bref, le strict minimum. Je ne recherche absolument pas le luxe et le confort. Est-ce que ça vous paraît faisable ? Je sais que l'Asie n'est pas chère. Mais il y a aussi beaucoup de visas en Asie. Pour l'instant, je ne dispose que de 3000€. Mais j'aimerais essayer d'obtenir des soutiens financiers, des bourses, sponsors. Car mon projet serait aussi pour moi un moyen d'effectuer une étude sur les religions et les spiritualités d'Asie (l'Asie qui a vu naître grand nombre de religions du monde) et serait aussi portée sur les grands espaces, la protection de l'environnement : des thèmes qui me tiennent à coeur et guideraient mon voyage.

Pour revenir à l'itinéraire, si j'envisage la marche à pied, j'ai calculé la distance approximative (google map ne fonctionne pas pour l'asie centrale), étape par étape, et j'en arrive à un total d'environ 16 000km. A raison de 40km de marche par jour, j'en arrive à environ 400 jours de marche, soit un peu plus d'un an de voyage, ce qui rentre pour l'instant dans mon budget (mais mes économies pourront augmenter si je reçois des financements). Est-ce que cela vous paraît réalisable ou totalement utopique ? 40Km par jour, est-ce trop ?

A la fin de mon périple, je voudrais emprunter un train depuis l'Asie du Sud (Laos ou Vietnam) en direction de Pékin puis de là prendre le Transmongolien jusqu'à Moscou, puis retour de même vers la France. Oui, peut-être pas quand même une boucle complète à pieds... Mais pas d'avion pour le retour.

Pour finir, j'ai quelques questions en vrac :

J'ai opté pour l'Iran afin de rejoindre le Turkménistan. Avant, je voulais passer par l'Arménie et l'Azerbadjan puis traverser la mer Capienne, mais c'est peut-être compliqué, non ? et ça fait plus de visas. Il y aurait aussi possibilité de passer par l'Ukraine et le Kazakhstan, mais il faut alors traverser un bout de Russie (et ça veut dire visa, alors que j'en aurais déjà besoin d'un pour mon retour par le Transmongolien ou Transibérien). L'Iran me semble donc la seule solution. J'ai lu des posts de femmes seules étant parties dans ce pays sans problème. Qu'en pensez-vous ? Car oui, je compte partir seule : c'est le meilleur moyen de voyager vraiment, de s'ouvrir aux autres et d'apprendre à se dépasser. Même si c'est parfois difficile et qu'il y a des inconvénients, je le reconnais...

Et selon mon itinéraire, y-a-t-il des frontières par la terre où ça risque de bloquer ? Mon voyage étant très long, je ne pourrai pas prendre les visas avant le départ. Je pense les prendre avant chaque nouveau pays ou directement sur place. Avez-vous des retours d'expérience ?

Je cherche, je cherche mais tout compte fait j'ai trouvé peu de carnets sur Internet relatant des voyages par la terre dans ces conditions...

Voilà pour mon projet qui se dessine un peu plus chaque jour. J'en suis déjà tout excitée!

Je suis toute ouverte à vos avis, suggestions, conseils, etc. Et merci d'avoir pris le temps de me lire ! (mes excuses pour la longueur!) 🙂
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Tracter sa voiture derrière son camping-car?
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme. monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel salutations 😎
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Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s

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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
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Jeu des photos le renouveau
bonjour,

puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)

Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
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Jeu des photos, épisode N° 47, 5e année
Bonjour,

Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.

Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.

Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.

En attendant, j'en mets une petite nouvelle...

La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?

PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
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Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
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Quand partir de France pour l'Asie Centrale, à vélo? (France - Iran - Mongolie - Russie)
Salut les cyclos !

Je me lance dans une virée à vélo de 8-9 mois et voudrais connaître vos retours d'expérience :

L'idée :

Partir de France en 2015 et rejoindre Oulan-Bator, en Mongolie, pour rentrer en Transsibérien avant l'hiver 2015-2016.

Ma question :

Quand partir de France (région lyonnaise) en début 2015 si l'on ne veut pas trop avoir froid pendant les mois d'hiver mais tout de même éviter les grosses chaleurs dans les déserts iraniens et les plateaux d'Asie centrale pendant l'été ? (il faut aussi que j'atteigne le transsibérien avant l'hiver 2016.

Début février ? Mi-janvier ? Fera-t-il alors trop froid en France ?

Mieux vaut-il affronter le froid de l'hiver européen ou bien la chaleur du plateau continental de l'Asie centrale ?

Itinéraire pour vous donner une idée approximative du voyage et orienter vos réponses : Lyon - Ancône - Côtes de Croatie - Istanbul - Ispahan, Iran - Ouzbekistan - Kirghistan - Mongolie.

Merci de vos retours !

Pierre
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Meilleure route Almaty (Kazakhstan) - Oulan Bator (Mongolie)
Bonjour, je pars dans deux mois pour Pékin en passant par le Kazakhstan et je n'ai pas encore planifié de chemin entre Almaty, le nord ouest de la Chine et la Mongolie. J'aimerais faire le moins de détours possibles mais il y a des massifs montagneux, des zones désertiques à prendre en compte. Quelqu'un peut-il me guider pour ce parcours ?

D'autre part, quel serai le meilleur poste frontière pour entrer en Chine ?

Merci🙂
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Passage du col de Torugart (frontière Kirghizistan-Chine)
d'ici quinze jours je pense franchir le col de Torugart pour me rendre en Chine et je ne suis pas emballe par les informations alarmistes du Lonelyplanet. Pas tres envie de passer par une agence alors que les locaux se debrouillent tout seuls. un permis est-il necessaire en plus du visa chinois ? quel moyen de transport prendre depuis Naryn pour se rendre au col ? a partir du col, quel moyen de transport jusqu'a Kashgar ?

Merci.

PS : est-il vrai qu'on ne trouve que des bieres tiedes en Chine ?
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Voyage à moto Russie - Mongolie
Bonjour, Une ébauche de voyage pour le moment... Eté 2014, partir en moto en Mongolie en traversant la Russie par Moscou Novossibirsk Irkoutsk Oulan-Oude… Rouler vers Oulan Bator et la vallée de l’Orkhon, remonter vers Tosonchengel, Ulaangom puis redescendre sur Khovd et enfin la région de Bayan-Ölgii avant de repasser en Russie par les Monts Altaï (M52). Pour le retour, je voudrais mettre la moto (et moi!) dans le train depuis Novossibirsk jusqu’en Europe (Berlin ? Paris ?) pour gagner du temps... Voilà, donc je cherche des infos surtout sur l'état des routes et pistes (cailloux? tôle ondulée? gué? gadoue?), sur le ravitaillement essence (surtout en Mongolie) et sur les trains! Pour la Russie, j’ai une très vague idée de la route en Sibérie, donc je suis preneuse d’infos aussi! Merci d'avance pour vos infos ou expériences, @bientôt! Virginie
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Requirements for travel to Russia and Mongolia
Hi there, I’m planning a trip to Russia and Mongolia, starting from France. Crossing the border at Poland/Belarus or Georgia/Russia—other borders seem either closed or complicated. Tourist visas for 3 months with multiple entries. Do you have any info on Russian companies that cover a 4x4 vehicle for 3 months, and what prices in rubles or euros you’ve paid?

Which bank did you use for expenses? (EuroMastercard and Visa cards no longer work.)

Regarding Russian SIM cards, a new system called "Gosuslugi" has been introduced. How long did it take you to get one, and what steps did you follow?

Thanks
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3 weeks in Kazakhstan and Kyrgyzstan, preliminary travel questions
Hi there, 🙂

I’m thinking of taking a trip to these two countries in 2026 (late spring to early summer).

I’d arrive in Almaty and leave from Bishkek, and I’d be driving myself.

I plan to spend 1 week in Kazakhstan and 2 in Kyrgyzstan. The itinerary isn’t set yet.

My preliminary questions are about formalities, hassle levels, and the car.

From what I understand, no visa is needed, the passport must be valid for 6 months after entry, and there’s no longer a requirement to register with the authorities at each stop. In short, once you’re in, no administrative headaches.

Except for permits needed to drive in certain regions?

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About crossing between the two countries:

- On foot - In a rental car

Quick? Easy?

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Are both countries safe? (Meaning you don’t have to stay on guard all the time.) Are the cops corrupt? (A little, a lot, passionately, not at all?)

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Is it better to rent a car for both countries or rent a vehicle in each country?

A 4x4 or something else?

Is accommodation plentiful enough that I can skip a rooftop tent, or is it better to rent a 4x4 with one?

I’ll definitely have more questions later...😉

Thanks for your answers !
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L'instant d'un Stan
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
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