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Votre livre culte?
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
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Islande: traversée à pied par Sprengisandur
Islande 01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.

Jour 3

Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.

Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais

2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d��autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.

Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.

Jour 16

Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
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Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016
Bonjour Nous sommes revenus il y a 3 semaines d'un merveilleux voyage en Namibie; comme d'autres voyageurs, nous souhaitons faire partager nos aventures avec les membres du forum qui nous ont bien aidé pour finaliser notre parcours. Bonne lecture !

Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.

Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…

Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.









Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activit��s organisées par le lodge.



La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..

A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
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Récit de mon séjour à Oman (Dhofar/Mascate-Sur)
Bonjour, Je reviens d'Oman et je vais vous faire part de mon séjour. Cela va être long donc installez-vous bien, thé ou café (bio c'est mieux) avec des petits gâteaux.

NB : je n'ai fait que des hôtels (pas les moins chers), n'ai pas loué de GPS finalement, acheté uniquement à Carrefour le OMAN OFF ROAD et une carte détaillée de Mascate du même éditeur EXPLORER + une carte détaillée de Salalah donnée par l'hôtel, pas de location de 4x4 mais une simple voiture.

ATTENTION par rapport au change ! Pour acheter des rials on est bien perdant. En effet, avec 1 euros vous achetez 0.510 OMR et encore c'est le meilleur prix que j'ai trouvé. Certains bureaux de change proposaient 0.480 OMR voire 0.400 OMR ! C'est bien pire si vous voulez changer vos OMR en euros ! Donc changer au plus juste !

Mon récit : J'ai atterri à Mascate puis pris un vol intérieur avec Oman Air (bonne compagnie) direction Salalah pour la première semaine du séjour. J'ai séjourné dans un complexe 5 étoiles avec sa plage privé, super beau !





Le Dhofar est vraiment une belle région à visiter. Voici quelques sites visités : La mosquée du sultan Qaboos



Le souk de salalah avec ses encens, pots, parfums, vêtements....



Les geysers de AL MUGHSAYL. Très beau site !





Le musée de l'encens : beau petit musée où la prise de photos est interdite. Proche du musée, se trouve une rivière et un site archéologique que l'on peut parcourir.





Le mausolée du prophète Job, un lieu paisible et tranquille en hauteur.



L'ancien village de pêcheurs de TAQAH bordé par une belle plage avec des barques.



L'ancienne cité de Sumharam (Khor Rohri).



La promenade le long d'un beau wadi (où l'on croise des dromadaires et des bœufs) dont je ne me souviens plus du nom :o(



Ensuite j'ai repris un vol pour visiter pendant une semaine le Nord (de Mascate à Sur).

Comme la plupart des personnes du forum, j'ai visité la belle mosquée du sultan Qaboos de Mascate, le souk, flané dans certains c.commerciaux, mattrah et sa corniche.

J'ai continué la route vers Nizwa, Jibreen, Bahla où j'ai visité les forts, les châteaux, les souks...

Ensuite, poursuite du chemin vers Wahiba Sands qui a été ma plus grande déception. J'ai séjourné dans un camp une nuit mais quelle nuit horrible ! Notre chambre a été envahie par des insectes donc la nuit fut difficile et courte... On a le lendemain fait une activité : dévaler les dunes en 4x4. Mais je n'ai pas retrouvé la beauté du désert comme j'avais pu la découvrir jadis dans un autre pays, ni le ciel superbement étoilé...peut-être que l'on était pas assez enfoncé dans le désert... Si j'avais su, j'aurais fait appelle à une agence pour faire un trip d'une journée ou d'une demie journée dans le désert et non y passer la nuit dans un camp ou ce camp. Je l'ai trouvé aussi trop pour "touriste". En effet, il y avait une grande tente bédouine avec les chanteurs et musiciens locaux pour faire le show... J'aurais aimé un truc plus authentique et vrai.

Après le trip dans les dunes, on est parti au wadi bin Khalid qui est très joli, puis nuit à Sur.



Le lendemain, petite visite de la ville et direction le wadi as-shab !Une merveille qui nous a fait oublier la déception du désert ! Une rando sportive de plusieurs heures avec pause photos et contemplation du lieu. Impossible d'en sortir sans être mouillé lol



Mes impressions : malgré la perte d'argent dû au change, la vie reste très abordable. Comme GillesAS le mentionnait, on ne mange vraiment pour pas cher et les quantités sont énormes, surtout pour un petit ventre comme le mien. Les jus de fruits frais et les milk-shake sont excellents !!!!!!! Le bémol : on mange souvent la même chose : riz, grillades, fast food, mezzés...

J'ai changé tout mon argent à Salalah. Le bureau de change ASIAN EXPRESS EXCHANGE était le plus avantageux.

On a trouvé le OMAN OFF ROAD à Mascate précisément au CITY CENTRE QURUM car dans le 1er Carrefour fait au MUSCAT CITY CENTRE, il y avait rupture de stock. C'est un très bon guide mais on a pris, pour compléter, une carte détaillée de Mascate. Ce n'est pas dans le OFF ROAD que vous saurez où se trouve les malls etc. C'est un guide qui pèse un peu lol pour info. Une fois qu'on l'a bien appréhendé, il devient facile à utiliser. Je pense que ce guide + un GPS est le mieux pour plus de facilité. On survit sans le GPS mais c'est moins rapide. Quand on se trompe de route, il faut parfois faire des kilomètres pour pouvoir faire demi-tour ou retrouver son chemin.

C'est un pays qui est en plein travaux ! Ca bouge, ca bouge ! De nouvelles routes sont en construction, ainsi que des hôtels et la mosquée du sultan à Nizwa également (elle sera belle d'après la photo).

En ce moment il fait extrêmement chaud ! Entre 35 et 43 degrés ! Heureusement qu'il y a la clim partout mais lors des randos et visites de sites extérieurs c'est chaud 😏 Prévoir beaucoup d'eau.

La population est dans l'ensemble gentille et aide sans soucis mais vous croiserez plus d'asiatiques que d'omanais. J'ai croisé la majorité des autres touristes à Mascate, Wahiba et wadi as-shab. Salalah (le Dhofar dans son ensemble) n'est pas aussi visitée que Mascate.

Même si l'on peut faire pas mal de chose avec une simple voiture, le must est d'avoir un 4x4 pour avoir accès à un max de sites exceptionnels (cf OMAN OFF ROAD).

Les omanais conduisent comme des dingues ! Restez prudent. Durant tout le séjour il n'a plu qu'une fois. En quelques kilomètres on a croisé au moins 5 voitures accidentées.

Comme je l'ai indiqué, on a loué une simple voiture de catégorie A mais on a eu les 2 fois un sur classement, comme si les petites berlines n'existaient pas 😛 La limitation de vitesse sur autoroute est de 120 et quand vous roulez, si vous dépassez les 120, une alarme se déclenche. Ca oblige a respecter la limitation.

J'ai bien aimé ce pays et pourquoi pas y revenir avec cette fois une location de 4x4.

Merci à tous ceux qui ont répondu à mes questions et n'hésitez pas à me solliciter si vous avez des interrogations.
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Rome: récit de voyage actualisé 5 jours juin 2011
Bonjour,

De retour de Rome voici notre récit de voyage détaillé. 5 jours à Rome en couple au début du mois de juin 2011. Au programme, pas mal de visites, le colisée/forum/palatin, ostia antica, les musées du vatican, les thermes de caracalla, le musée capitolin et son annexe la centrale montemartini, de belles églises et basiliques, le Panthéon, de belles fontaines et de belles places, bref si ça vous dit, c'est le moment d'en lire plus :)

Ce récit est mis à jour régulièrement, vous y trouverez surement des infos utiles!

vendredi:

16h10 arrivée Aéroport Fiumicino. Il y a deux aéroports à Rome donc vérifiez auquel vous arrivez! tous les moyens pour rejoindre Rome depuis l'un ou l'autre sont listés dans un message plus bas! Le taxi pour les murs de Rome depuis cet aéroport coûte actuellement le prix fixe de 40 euros (edit: depuis juin 2012 nouveaux tarifs taxi en vigueur à 48 euros depuis FCO. Tous les tarifs des transports pour rejoindre Rome depuis les deux aéroports sont détaillés dans un message après notre récit). Il nous a semblé que c'était une très bonne solution pour optimiser le trajet. Le train leonardo express direct pour Termini coûte 15 euros par adulte (14 en ligne ou acheté avant d'arriver sur le quai dans les machines), et si on ne va pas à Termini, il faut ensuite prendre le métro ou le bus et finalement je pense qu'on perd beaucoup de temps, tout ça pour 8/10 euros d'écart à deux! Nous avons pris le taxi directement devant le terminal, et 35 min plus tard nous étions Piazza del Popolo à 1 min à pied de notre appartement. Voulions acheté le Roma Pass à l'aéroport mais le kiosque est au Terminal 3 du coup étant arrivés dans le 1 on a filé!

Avions loué un appartement à deux pas de la piazzale Flaminio juste derrière piazza del Popolo. Nous avons été ravis de cet hébergement: un ex atelier d'artiste nommé spazio 23 de type duplex de 40 m² climatisé (ce n'est pas du luxe en été), au calme donnant sur une petite cour, et lumineux. Déco minimaliste accueillante et où il fait bon vivre! Loué par une française qui vit à Rome et qui tient aussi un B&B de l'autre côté du parc si vous préférez cette formule. Le frigo est plein pour le petit déjeuner et l'accueil de Sophie Simon très très sympathique!! On recommande cette formule appartement/petit déjeuner assez rare d'autant plus que nous avons tout visité à pied ou en bus très facilement, jamais en métro mais la station Flaminio est en face si vous souhaitez le prendre. Nous avions plaisir à y rentrer chaque soir. Bref, on recommande vraiment! Contactez moi pour plus d'info ou directement Sophie Simon: sophiesimon@libero.it son blog avec tout plein d'infos: http://petites-suites-romaines.blogspot.fr/...z-...

Une fois installés, achetons le roma Pass 72h, 25 euros. (Edit: le roma pass passe à 34 euros le 1er mai 2013. Il passe à 36 euros le 15 avril 2014) dans un kiosque à journaux devant l'appartement, sinon pas mal de points de vente un peu partout (bureaux de tabac, kiosques à journaux, entrées des musées, gare Termini, aéroports) et partons à pied dans les rue de Rome à la découverte des plus belles places du centre historique: piazza del Popolo, piazza della rotonda (Panthéon), piazza de la minerva, saint ignace, place Navonne, montecitorio, piazza colonna...on est déjà dépaysé!!

-- parenthèse sur le roma pass: Attention, de préférence ne pas le composter un soir, sinon on perd le bénéfice de la première journée!! le pass est en effet valable jusqu'au 3ème jour 23h59 (et pas 72h). Donc mieux vaut l'activer un matin pour ne pas perdre le bénéfice de la première journée. Il se compose d'une seule carte valable pour les transports et les musées et s'active dès que vous le compostez pour un musée ou dans un transport. C'est avant tout un pass musées, donc à voir en fonction de visites que vous planifiez. Le roma pass permet deux premières entrées gratuites, puis le tarif réduit sur les suivantes, et trois jours de transports gratuits. La liste de musées acceptant le pass est disponible sur le site romapass.it. Le roma pass permet un coupe-file au colisée/forum/palatin en le choisissant avec la gratuité, ce qui est bien utile. Les sites colisée/forum/palatin se visitent avec le même ticket et ne comptent donc que pour une seule entrée! vous avez donc droit à une deuxième gratuitement! pour info pas de coupe-file pour les autres sites. Si vous visitez des must de Rome comme la galerie Borghèse ou le musée capitolin, il est fort à parier que vous rentabiliserez le pass! à vos calcul! Pour info, si vous ne le prenez pas, il est tout à fait possible de réserver son coupe-file pour le colisée/forum/palatin sur le site ticketclic, pour 1,50 euros de plus par billet, pour un jour donné sans être lié à un horaire précis (edit novembre 2013: la réservation ne se fait plus sur ticketclic.it mais sur coopculture, pour 2 euros). Le roma pass peut se réserver en ligne mais cela complique plus qu'autre chose: vous devez retirer votre pass à un endroit bien précis et pendant les horaires d'ouvertures, le prix est le même, vous avancez les frais et source de problème éventuel lors de la récupération comme j'ai pu le lire. Alors prenez le sur place c'est tout aussi simple. le roma pass étant surtout un pass musées, il n'est pas intéressant pour les ressortissants de l'UE de moins de 18 ans (strictement) qui ont la gratuité dans les musées d'état sur présentation de la carte d'identité. Ils bénéficient uniquement de réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin.)

ATTENTION au 1er juillet 2014: plus de gratuité pour les plus de 65 ans dans les musées nationaux comme c'était le cas jusqu'ici! Tous les premiers dimanches du mois: entrée gratuite dans les musées d'Etat et sites archéologiques. Tous les vendredis les principaux musées et sites archéologiques seront ouverts jusqu'à 22h Et au moins 2 fois par an aura lieu l'initiative " La Notte al Museo" avec l'entrée à 1€.

edit roma pass avril 2014: Nouveau Roma pass 48h à 28 euros à partir du 15 avril 2014. Donne droit à 1 seule entrée gratuite puis réductions sur les suivantes et 48h de transports gratuits. il fonctionne bien 48h!

Pour rappel le roma pass 3 jours lui fonctionne sur 3 jours et non 72h. (pourquoi faire simple....) Il vient de passer à 36 euros. Donne droit à 2 premières entrées gratuites puis réductions sur les suivantes et 3 jours de transports gratuits. --

Dînons chez Da Francesco. Bonne ambiance, accueil très sympa où se mêlent touristes et italiens. Antipasti et pizza romaines à pâtes fines délicieuses (35 euros à deux avec bière et vin)! En dessert une glace chez Giolitti! copieux et trop bon!! choix énorme et accueil pas plus aimable que ça et ça débite! Retour à pied à l'appartement, trop contents de découvrir cette superbe ville!

samedi:

Prenons le bus 117 avec le Roma Pass, un des petits bus électriques qui parcourent le centre, à piazza del Popolo, en haut de la via del corso qui descend jusqu'à piazza Venezia pour aller au Musée Capitolin. Première entrée gratuite avec le roma pass, superbe musée qui nous a beaucoup plu, audio guide 5 euros très intéressant. (plein tarif 9,50, réduit 7,50 // attention du 27 mai au 14 septembre 2014 expo temporaire, plein tarif: 13 euros, tarif réduit 11 euros, tarif gratuit 2 euros). Audioguide bien fait 5 euros. Déjeuner sur le pouce en allant acheter des pizza à la coupe (al taglio) au Forno di campo de fiori. 10-15 min à pied dans des petites rues très sympa: pizza qui sortent du four excellentes, et rayon gâteaux fameux!! (8 euros à deux) Pique-nique sur la piazza B.cairoli sur des bancs à l'ombre car seulement vente à emporter. Fontaine d'eau potable. Excellente boulangerie toute proche Antico forno Roscioli.

Direction la colonne de trajan à pied où nous avons rdv à 13h30 pour une visite guidée de la Rome antique (colonne de trajan , forum et colisée). Nous avions réservé cette visite avant de partir auprès d'une association de guides français visiterrome.com (20 euros / pers, 3h de visite, petit groupe de 10 personnes.) C'était intéressant de laisser guider et d'écouter une histoire mais peut être pas indispensable. L'entrée aux colisée-forum-palatin avec le roma pass (2ème entrée gratuite) Coupe file bien utile car la queue était super longue et à priori ça peut être pire!!

pour info l'entrée colisée/forum/palatin coûte 12 euros, et 7,50 en tarif réduit. Le billet est valable 2 jours consécutifs pour une entrée unique sur chaque site, une au colisée et une au forum/palatin qui se rejoignent à l'intérieur donc ne comptent que pour une seule entrée. le roma pass fait office de ticket si on entre avec la gratuité, suffit donc d'aller directement aux tourniquets.

Au niveau de l'entrée du forum il y a une fontaine d'eau potable et des WC juste derrière les caisses, qui sont d'ailleurs accessibles sans aller dans le forum, ça peut servir! Restons dans le Colisée après la visite puis allons visiter la Basilique saint Clément à 10 min à pied, arrivons trop pour visiter les niveaux inférieurs..mais la basilique est très belle!

On voulait monter sur le monument Il Vittoriano, ce monument en forme de machine à écrire qui s'élève sur la piazza Venezia, mais la dernière montée s'effectue 45 min avant la fermeture...tant pis ce sera pour mercredi. Ceci dit on peut monter gratuitement à une première terrasse qui est déjà sympathique et offre une belle vue sur le forum et le Colisée!! On peut d'ailleurs y boire un verre (pas testé ni vu les prix) De là, on peut alors acheter ou non son billet et prendre l'ascenseur (7 euros)

Dînons chez Da tonino. Cela vaut le coup d'arriver tôt ou de patienter si c'est complet. Comptez 8-10 euros pour un plat et 4 euros pour un dessert. Retour à pied via le centre historique, petite balade fort sympathique et la chaleur tombée il est fort agréable de se promener!

Dimanche:

Direction Ostia antica! Bus 628 depuis piazzale flaminio direct pour la gare ostia lido (20 min) d'où nous prendrons le train pour Ostia (tous les transports gratuits avec roma pass). Arrivons 30 min plus tard sur le site, à 9h30. Tarif réduit avec le pass (3.25 au lieu de 6,50), plan en français 2 euros, et nous voilà parti dans ce très beau site au milieu des pins! pique-nique (table ombragée à côté du musée); Les repas de la cafétéria n'avaient pas l'air très appétissants mais le cappuccino se défend pas mal (1,50 euros) ! Le petit musée vaut la peine de s'y attarder avec de belles pièces! regardez en arrivant les horaires car fermeture pour le déjeuner. Sommes repartis vers 15h mais ça peut se faire en une bonne matinée sans trop s'attarder. Le train du retour était bondé quasiment au point de ne pas pourvoir monter... On était prévenus que le weekend ce n'était pas top, à refaire on conseillerait donc d'y aller en semaine. Attention aux pickpockets dans le train!

edit tarif ostia antica mai 2013 Audioguide: 4,00 euros 8,00 euros plein tarif et 4,00 euros en tarif réduit

De retour à la gare Ostia Lido juste à côté de la station métro Pyramide allons à la Centrale Montemartini 15min à pied ou bus 23 direct. Le musée expose de très belles pièces dans un très beau volume, on a beaucoup aimé! réduction à l'entrée avec le Roma Pass (4,50 au lieu de 5,50). On voulait poursuivre la fin de la rue pour visiter la Basilique Saint Paul hors les murs mais il y a avait des trombes d'eau, on n'y est pas allés mais ça peut se goupiller après ce musée sans souci (bus 23 ou à pied). Dînons dans le Testaccio chez Da Buccatino (bus 23 direct arrêt Volpetti depuis le musée). A la carte des abats bien sûr car c'est le quartier, mais par goût nous prendrons des cannellonis fort bons là aussi!! Resto à conseiller! puis retour à l'appartement en prenant quelques mètres plus loin le bus 95

Lundi:

Bus 628 depuis Piazzale Flaminio direct pour les Thermes de Caracalla. 25 min de bus à travers Rome. Tarif réduit Roma pass (3 euros au lieu de 6) (edit: nouveaux tarifs 7 euros en plein tarif et 4 en tarif réduit). Audio guide 5 euros très intéressant surtout pour comprendre. Un pour deux suffit, comme c'est en plein air on peut pousser le volume sans problème. Ce site nous a également plu même s'il n'en reste pas grand chose. Puis 2h30 plus tard direction le Palatin, à quelques minutes à pied; on ne l'a pas encore fait, mais on va utiliser les billets du colisée car valables 2 jours. Coupe file à l'entrée du Palatin mais le Roma Pass ne marche pas...on a expliqué qu'on avait juste fait le forum et qu'on pensait qu'il fallait ressortir pour le Palatin. On est rentré dans la foulée sans souci, mais j'ai lu à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas.. En fait le Palatin et le forum se rejoignent à l'intérieur donc ça compte bien comme une seule entrée. Il vaut peut-être mieux assurer et faire d'un côté le Colisée et de l'autre grouper le palatin et le forum. Vers 14h filons dans les petites rues sympathiques autour du métro Cavour, et déjeunons à Perdingianu&croccoriga. J'ai adoré mon risotto, mon homme a moins apprécié ses raviolis. (24 euros à 2 pour un plat et une boisson), ce quartier est plutôt sympathique, excellentes pâtisseries chez Curi Curi puis marchons jusqu'à la Basilique di Santa Maria Maggiore, superbe, puis la chiesa di santa Passede et ses belles mosaïques et enfin la basilica di san pietro in vincoli et sa superbe sculpture de Michel-Ange. Tout ça se fait très bien à pied et plutôt dans cet ordre sinon ça monte! Puis direction la via nazionale non loin pour prendre le bus H devant le palazzo delle esposizioni facilement repérable, direct pour le trastevere que nous atteignons en 20 min juste derrière le pont Garibaldi. Balade à pied dans ce quartier très plaisant direction le Janicule, après une petite montée! Superbe vue sur Rome! prendrons le bus 115 qui redescend de l'autre côté. Au terminus marchons le long du tibre et admirons le pont Saint-Ange superbe! on se retrouve donc en haut de la via della Concilazione qui arrive place saint Pierre. La perspective est sympa! Le Vatican c'est pour demain! Traversons le Tibre, voulions dîner chez Alfreda E Ada mais c'était fermé donc nous retournons chez Da tonino à deux pas. Cette fois nous prendrons un involtini, trop bon, et un tiramisu excellent! Leur bière font 66 cl pour info...!! Nous conseillons vraiment ce resto!! Retour de nuit via le centre historique, et la fontaine de Trévi by night, superbe et bondée!! une des icônes de Rome! Puis bus 95 à partir de la via del tritone pour l'appartement!

Pour info: - le lundi les musées sont fermés sauf: les thermes de Caracalla ouverts de 9h à 14h le colisée-forum/palatin toute la journée les musées du Vatican toute la journée la villa Farnesina (tous les jours jusqu'à 14h) Il y a donc de quoi faire sans compter: toutes les églises/basiliques, la bouche de la Vérité, les marchés et promenades dans les quartiers comme Trastevere, quartier juif, Garbatella, Testaccio (Piramide, cimetière des non-catholiques, mte Testaccio.... - fin du Roma Pass à 23h59!! - attention la plupart des églises sont fermées de 12h à 16h, sauf les 4 grandes basiliques patriarcales: St Pierre, St Marie, St Jean et St Paul

Mardi:

Journée Vatican. Un état dans la ville! Avions réservé sur le site officiel des musées du Vatican l'entrée à 8h moyennant 4 euros de réservation/personne en plus des 15 euros du billet (edit : le plein tarif passe à 16 euros au 01/01/2013 et la visite de 8h n'est plus possible, donc premier horaire 9h). Cette réservation n'est pas obligatoire mais franchement ça vaut vraiment le coup car le musée n'ouvre qu'à 9h et donc beaucoup moins de monde! Avions pris le tramway n°9 à 5min de l'appartement direct pour le Vatican. Nous y étions en 15 petites minutes, et à 7h30 la queue pour l'entrée de 9h avait déjà commencé... alors autant rentrer à 8h si vous êtes là si tôt! Nous avons fait la queue devant le musée avec ceux qui avaient aussi une réservation pour le même horaire et hop à 8h nous sommes tous rentrés! Après le portique de sécurité avons récupéré nos billets en échange du "voucher", puis direction le musée en prenant un audio guide au passage (7 euros). Prenons tout de suite le chemin court indiqué pour la chapelle Sixtine, d'ailleurs pas mal de marche pour y arriver au final! et c'est un vrai bonheur d'y être avec seulement une trentaine de personnes dedans!!! pour info les photos, même sans flash sont interdites, et le silence obligatoire! on sort par la petite porte à gauche, interdiction de revenir sur ses pas, et on repart visiter le musée qui s'est déjà bien rempli! superbe musée qui regorgent de trésors! Nous avions prévu un pique nique et avons déjeuné dans la cour intérieure très sympa! on ressortira à 15h après un dernier passage dans la chapelle collés serrés...et bien sûr on n'a pas tout vu! on a adoré!

Direction la place saint Pierre à deux pas, une glace chez Old brige en passant le long des murailles, super bonnes et copieuses là aussi, comptez 2 euros pour un pot moyen! un peu de queue pour la Basilique Saint Pierre mais ça avance très vite (entrée gratuite, suffit de passer les portiques de sécurité). Voyons les gardes suisses et leur uniforme dessiné par Michel Ange! Une fois dedans direction la coupole (7 euros avec ascenseur puis escalier ou 5 euros tout à pied!!) On fera tout à pied et franchement ça se fait! La vue est superbe de la haut!! A la descente, visitons la basilique, voulions voir les grottes qui sont gratuites mais une messe avait lieu donc c'était fermé.

Direction le restaurant à 10 min à pied Dino & Tony! bonne ambiance, menu bon et copieux (le même pour tout le monde). Les plats sont débités vitesse grand V, vins au pichet et tout ça dans une ambiance plutot sympa! très bon moment même si le tout n'est pas très raffiné au final! On n'a pas pris le plat de viande/poisson parce qu'on avait vraiment plus faim mais le dessert est passé! (43 euros avec vin et eau). touristique.

Pour info les horaires d'ouverture de la basilique saint pierre sont: de 7h à 18h30 du 1 oct au 31 mars de 7h à 19h du 1 avril au 30 septembre

la coupole, dont l'accès se fait via la basilique est ouverte : de 8h à 17h30 du 1 oct au 31 mars de 8h à 18h du 1 avril au 30 septembre tarif de la coupole: 5 euros tout à pied (551 marches) 7 euros ascenseur jusqu'à mi-chemin (320 marches)

en général les guichets ferment 1h avant la fermeture des sites ou musées, et cela vaut pour la coupole. les guichets des musées du Vatican ferment eux à 16h et le musée lui à 18h. Le musée est fermé le dimanche sauf le dernier dimanche du mois, ouvert de 9h à 14h, dernière entrée 12h30, pas de réservation possible. beaucoup de monde à prévoir. les infos, les horaires, les jours de fermeture annuelle, les infos pour arriver au musée etc etc sur: http://mv.vatican.va/5_FR/pages/MV_Info.html

tarifs musées du Vatican: plein tarif 15 euros (16 euros en 2013) tarif réduit 8 euros frais de réservation optionnelle sur le site officiel: 4 euros/billet

les visites by night des musées du Vatican reprennent en 2014: Le vendredi, de 19h à 23 h, dernière entrée 21h30. Tous les vendredis du 2 mai au 25 juillet 2014 Tous les vendredis du 5 septembre au 31 octobre 2014

Une idée originale pour visiter les musées autrement, sans trop de monde assurément, et qui permet aussi d'optimiser les visites sur un court séjour! Réservation obligatoire sur le site officiel du musée ICI l'itinéraire inclus les salles les plus importantes, dont la chapelle Sixtine. Détail de l'itinéraire via le lien. Des retours très positifs les années précédentes!

edit mi juin 2013: les paiements on line suspendus depuis janvier 2013 reprennent !

Mercredi:

Direction la Galerie Borghèse. Attention réservation obligatoire pour ce musée ! Ce n'est pas la peine d'y aller sans avoir réservé. Avions réservé une semaine avant par téléphone pour la visite de 9h à 11h (8,50 en plein tarif et 5,25 tarif réduit (25 ans)

edit du 16 mai 2012: nouveaux tarifs: 11 euros en plein tarif, et 6,50 euros en tarif réduit + supplément si expo temporaire).

edit: du 5 février au 25 mai 2014: exposition temporaire, + 5 euros soit un plein tarif à 16 euros. Inclus dans le roma pass si vous le prenez.

Il faut y être 30 min avant de sorte à faire la queue pour récupérer votre billet et rentrer à l'heure car la visite est strictement limitée à 2h. Et si vous voulez bénéficier du Roma pass que ce soit pour la gratuité ou la réduction, il faut impérativement réserver par téléphone. Sinon il est possible d'acheter ses billets par internet moyennant 1.50 euros de plus par billet (pas super à mon avis, c'est plus cher, on avance les frais et surtout c'est non modifiable ni remboursable). Audio guide 5 euros fortement conseillé. Bus 88 nous dépose en bordure du parc! c'est un musée superbe qu'on conseille vraiment!

Puis balade à pied dans le parc, qui est d'ailleurs le plus grand parc de Rome, jusqu'à la colline du Pincio, qui offre un très beau point de vue sur les toits de la ville. Descendons vers l'église de la trinité des monts en passant devant la villa Médicis. Arrivons à l'église, descendons les escaliers vers la piazza di Spagna puis balade dans ce quartier très "shopping" !!

Déjeunons chez Babette en remontant vers Piazza del Popolo. Super cadre, et une formule buffet salé et boisson de 13h à 15h à 12 euros (25 euros le weekend avec dessert et café). Très bon et service très très aimable. Une petite cour intérieure qui était complète, ça vaut surement le coup de réserver pour y déjeuner!! Allons vers Il Vittoriano pour une dernière vue splendide sur Rome! (7 euros) Pas donné mais c'est beau! si budget serré montez déjà à la première terrasse c'est sympa! On finira par un petit tour dans le centre historique, allons voir de l'extérieur le Palais Farnèse car on s'y est pris trop tard pour pouvoir réserver la visite ( en juin ils prenaient les réservations pour octobre...), et la via Gulia juste derrière, rue charmante qui offre une belle vue sur les jardins du Palais! Un excellent cappuccino à la Tazza d'oro au comptoir et direction l'appartement en bus pour reprendre nos affaires! Prenons un taxi à la station située Piazza del Popolo 40 euros pour Fiumicino. A 18h ça roule moyen on a mis une petite heure pour atteindre l'aéroport. Une fois encore, prendre le taxi nous a permis de gagner du temps sur l'après-midi pour profiter encore un peu de cette très belle ville!!

info palais farnèse: la visite ne se fait plus que via l'association inventer rome. les infos surleur site visite en français le lundi et vendredi à 15h et 16h prix: 5 euros

Conseils en vrac:

- Le colisée/forum/palatin, le musée capitolin et la Galerie Borghèse font partie des musées "les plus chers", utilisez la gratuité avec le Roma Pass si possible pour 2! et sinon la réduction du Roma pass dans les 3 jours. - Le musée capitolin est gratuit pour les parisiens (au sens domicile sur carte d'identité) - nombreuses fontaines dans la ville, remplissez vos bouteilles d'eau plutôt que de les jeter! - Rome se visite beaucoup à pied, il y a tellement à voir à chaque coin de rues!! De bonnes chaussures pour marcher...ça vaut le coup!! et gardez les transports pour les plus grandes distances! - Les bus permettent aussi de voir la ville, nous les avons attendus entre 1 et 20 min: ne pas trop se fier aux horaires sur le site atac! ils sont parfois bondés! - bien cumuler les deux visites les plus chères avec le roma pass car ce sont les 2 premières qui sont gratuites! Ensuite bénéficiez des réductions dans les autres sites listés. - on n'a jamais pu faire un repas complet mais cela n'a pas posé pas de problème de sauter une partie ou de prendre une assiette pour deux des fois!! - au restaurant, il faut rajouter entre 1 et 3 euros par personne pour le couvert et le pain. - info galerie borghèse sur http://www.galleriaborghese.it/borghese/en/einfo...)

- le roma pass n'est pas utile pour les plus de 65 ans et les moins de 18 ans ressortissants de l'UE car ils ont la gratuité dans les musées nationaux, comme: - colisée/forum/palatin - Musée national romain (4 musées) - Galerie Borghese, Corsini, Spada, Arte Antica, Arte Moderna - Château St Ange - musée étrusque de Villa Giulia - Ostia Antica - thermes de Caracalla - villa d'Este, villa Adriana à Tivoli En revanche seulement des réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin. Il est à fort à parier que les 18 - 25 ans n'aient pas besoin du roma pass car ils bénéficient du tarif réduit. A vous de voir et de calculer, surtout si vous avez besoin d'un pass transport.

Edit: prix des transports en commun dans Rome: Pour info augmentation des tarifs billets atac à Rome à partir de vendredi 25 mai 2012: 1.50 € le billet valable 100 minutes 6€ le pass journée 16.50 € le pass transport 3 jours 24€ le pass transport 7 jours Le roma pass à 34€

Edit: prix des taxis depuis aéroports nouveaux tarifs aéroports pour les taxis depuis juin 2012 avec 1 valise comprise dans le prix...:

Fiumicino - gare Ostiense 45 euros Fiumicino - Murs auréliens 48 euros Fiumicino - gare Tiburtina 55 euros Fiumicino - Port de Civitavecchia 120 euros

Ciampino - Murs auréliens 30 euros Ciampino - gare Ostiense 30 euros Ciampino - gare Tiburtina 35 euros

Depuis fiumicino il est donc à présent moins cher de prendre un transfert privé avec romeshuttlelimousine.com par ex (40 euros jusqu'à 3 personnes, et 50 euros pour 4 ou 5 personnes valises incluses)..

edit: des infos recoupées sur différents forum sur les restaurants et cafés restaurants: un repas romain commence par des pâtes, puis comme plat de résistance de l'abacchio (agneau de lait), du poulet, du boeuf, de la morue, ou tripes à la romaine. En dessert zuppa inglese, materozzi, crostata à la ricotta. évitez les restos avec rabatteurs, qui vous tendent le menu dans toutes les langues dans la rue, évitez aussi les menus touristiques!! Aux abords des lieux très touristiques forcément il y a plein de restos pour touristes et pas forcément les meilleurs. Si vous louez un appartement vous pouvez faire quelques courses et vous concocter de bons petits plats en allant au supermarché ou au marché. mozzarelle de bufala, basilique, tomates comme les pachino et huile d'olive, jambon, bresaola parmesan et roquette (rughetta)... idéal aussi pour un pique nique improvisé;

centre historique: - da tonino - da francesco - Osteria via delle copelle 41 - piazza à emporter pour un déj sur le pouce (al taglio): el forno de campo fiori - pizzeria Luzzi vers le colisée

Termini trattoria del omo

piazza del popolo: - chez babette avec le formule du midi de 13h à 15h (voir détails donc notre récit)

quartier san lorenzo, moins touristique mais pas mal de bon restos à priori

quartier testaccio (très conseillé) - da buccatino - da oio a casa mia - perilli (haute gamme)

Vatican: - piazza à emporter: non solo pizza

glaciers: - quartier Vatican: old bridge entre la basilique et l'entrée du musée - trastevere: fiore di luna via della Lungaretta - Trévi: San crispino - Gelateria Fassi: il palazzo del freddo via principe eugenio - Panthéon: Giolitti - évitez les glaciers avec des montagnes de glaces gonflées à l'air et au glucose.

trastevere- da Ivo via San Francesco a Ripa 158 - pizzeria Panattoni, viale Trastevere 53

café: - la tazza de oro ou cafe san eustachio (bien moins cher si pris au bar que si vous êtes assis..) dans le centre historique - une bonne granita di caffé con panna au bar St calisto, sur le place du même nom, près de piazza sta marie dans le trastevere. -- N'hésitez vraiment pas à nous poser vos questions, nous y répondrons avec grand plaisir!
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Récit de mon voyage à moto en solo, en Tunisie
Hello à tous

Pour ceux que seraient en train de préparer un voyage à moto voilà quelques infos de mon trip à moi, puisque je suis revenu il y a quelques de jours de tunisie. Je vais essayer de traiter les sujets de la moto et de sa préparation, conditions de transport, les routes à prendre...

Pour la moto, j'ai choisi un monocylindre 4 temps avec une puissance de 125 cm (suzuki DR 125) de 1997 avec 18 000 km, acheté d'occasion à 1 000 euros. J'ai volontairement choisi une moto avec un moteur ultra simple (ce qui permettrait une réparation facile en cas de pépins en tunisie). Pour la cylindrée, 125, pour moi qui ai roulé uniquement sur les petites routes ou les pistes pas trop ensablées ca suffit largement; mais prévoir plus pour grimper les dunes de sables ou bien pour rouler plus confortablement sur les grands axes routiers.

Pour la préparation de la moto, je me suis pas fait chier: une vidange moteur; changement du filtre à huile, nettoyage filtre à air; changement des pneus et en voiture simone ! je n'ai eu aucun souci mécanique excepté la bobine qui a lâché et qui a été réparé en moins de deux heures pour 20 euros par un mécano tunisien. J'avais pris, au cas ou, une bougie de rechange et la trousse a outils. Avec une autonomie de 285 km, je n'ai pas pris de bidon et je n'en ai pas eu de besoin il y a beaucoup de stations essence (entrée et sortie des villes) ou essence de contrebande sur les routes (à éviter quand même). Pas de SP98, mais du SP 95.

Pour le transport, auto train de paris à Marseille (prévoir 160 euros en prems AR) puis ferry Marseille Tunis (prévoir 450 euros AR avec la moto voire 500 euros selon les périodes). A Tunis, il y a un certain nombre de parking où vous pouvez garer votre moto (prévoir 4 euros pour une nuit) du côté de l'avenue Habib bourguiba (rue de grèce notamment).

En Tunisie, le must à faire se situe dans le sud du pays à savoir: - la traversée du chott el jerid par la route entre tozeur et kebili (à ne manquer sous aucun prétexte) - la piste qui permet d'atteindre le site de stars wars pres de Nefta (très bien aussi) - les routes et pistes avec des superbes paysages entre Matmata et toujane (à ne pas manquer également) - le désert que je n'ai pas trop vu mais aller du côte de ksar ghilane (assez touristique il parait) - l'oasis a tamerza c'est pas mal aussi

Je suis parti quelques mois après la révolution tunisienne et je n'ai eu aucun problèmes de sécurité. Excepté dans le nord du pays, j'ai laissé ma moto de jour en ville sans cadenas et elle n'a pas bougé. Pour le budget, j'ai voyagé en mode routard; dans ce contexte vous pouvez des hotels (crades quand même...) a 5 euros la nuit sauf dans les grandes villes ou il faut prévoir 10 euros pour les chambres bon marché. je suis parti en solo avec une assurance rapatriement au cas où. Pour l'alcool, excepté à Tunis, dur d'en trouver...dans les villes pas trop petites il y a toujours des bars "cachés" qui en vendent mais faut les trouver !!

d'une façon générale, la tunisie est un pays "soft" pour commencer les voyages à moto en Afrique, apparemment moins dur que l’Algérie le Maroc ou l’Afrique noire. En Tunisie, toutes les routes sont goudronnées ou bien des pistes tout à fait praticables; donc ça roule partout !

Je n'ai pris ni GPS, ni boussole, juste une carte michelin; encore une fois si vous ne projetez pas d'aller au milieu du désert pas la peine d'avoir un GPS. Ou, pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, il y a des gens sur place qui organisent des raids moto quad 4x4; donc les contacter peut etre pas mal le prix est abordable (souvent 1000 euros la semaine si vous avez votre propre vehicule).

voilà ! sinon les voyages en moto c'est le pied; il faut le faire 🙂🙂
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Récit de voyage aux Seychelles
Bonjour à tous,

Partage de notre expérience récente (05 au 14 juin 2009), couple (39 et 35 ans) partis avec l'agence direct seychelles. Nous sommes resté 9 jours au paradis, j'ai lu ce forum avant de partir, je m'en suis servi pour faire certains choix alors, je vous fait partager mon expérience. Rien à dire sur l'agence, le voyage s'est déroulé à merveille, surplace, sommes pris en charge par un réceptif local (Mason's Travel) qui a bien assuré les transferts et informations, no problem, "y'a pas de problème" comme disent les seychellois... Partis le 05 (vol de nuit), sommes arrivés le 06 vers 11h00 à La Digue, transfert à Praslin le 09 à 17h45 par bateau et sommes restés du 09 au soir au 14 le matin à Praslin. Retour le 14, départ tôt le matin (6h30). Quelques réflexions : - La Digue : c'est fabuleux, le rêve, 3 jours sont absolument indispensables sur cette île pour celui qui veut vraiment décompresser et voir la beauté à l'état pur. Circuler à vélo, dans ces paysages de rêve, c'est le pied. Nous logions à La Diguoise, super adresse, chambre simple avec jacuzzi extérieur juste à côté, le pied, jardin magnifique, accueil trés sympa, petit déj excellent, repas du soir excellent et typique de la cuisine seychelloise, vélos à louer pour 5 euros par jour surplace, pas à côté de la plage mais Anse La Réunion est à 2 mn en vélo. Nous avons fait : - Baignades à Anse Sévère : belle plage, trés agréable, beau coucher de soleil - Balade à vélo entre La Passe et Anse Fourmi, un must, on hallucine toutes les secondes devant ces paysages fabuleux entre le vert des takamatas et des palmiers, le bleu du ciel et de l'Océan et la blancheur immaculée des plages de toute beauté, c'est un superbe souvenir. - Journée à Grand Anse + balade vers Petite Anse et Anse Coco Divin, magnifique journée, plages sauvages et irréelles de beauté, pas grand monde, petit vent frais salvateur, baignade dans les rouleaux (faire attention, baignade dangereuse), à Anse Coco à l'extrémité nord, piscine naturelle dans les rochers, bien agréable. Le sentier vers Anse Coco n'est pas difficile à trouver avec les indications du Petit Futé. Repas au Loutier Coco, excellent barbecue, un régal et puis dans cette ambiance... c'est cool. Prix assez cher pour La Digue (890 RS à deux soit 49 euros) mais c'est à faire. - Journée à l'Union Estate : payer en RS car c'est moitié prix par rapport à l'euro, sommes arrivés tôt et avons été direct à Anse Source d'Argent : personne : une des plus belles plages du monde pour nous tous seuls, séance photos et balade sur toute la plage, sommes ensuite allés visiter l'Union, sympa, repas à l'enbousir, extra, vraie cuisine seychelloise à prix trés raisonnables, aprés midi, farniente sur Anse source d'Argent ou on a pu déguster un plateau de fruits vendu par un rasta, le soir, après que les excursionnistes à la journée aient déguerpis, de nouveau seuls sur la plage pour une séance photos inoubliable, beau coucher de soleil. - balade à Nid d'Aigle à vélo puis à pied car la montée est raide, belle balade pour ceux qui aiment marcher, passer derrière le snack bellevue et continuer sur le chemin, aucune indication mais ce sentier monte au Nid d'Aigle, trés belle vue de là haut, quelques chauves souris, descente, et dégustation appréciable d'une eau de coco vendue par un habitant. - Trés pratique : le petit supermarché Grégoire's prés de La Passe pour s'acheter eau, bières, biscuits... les take away pour le midi, celui d'à côté de la Gelateria da Luca est trés fréquenté par les locaux, nous nous sommes dit que ça devait être bon, effectivement, c'est bon et on emporte ça sur la plage voisine pour un pique nique amélioré avec une superbe vue, en dessert, un petit cornet de la gelateria et roule ma poule... change à La Passe dans une petite guérite, bien pratique !!

Praslin, c'est différent mais super aussi, nous logions à l'hirondelle, moins bien que La Diguoise mais c'est bien situé (arrêt de bus à côté, nombreux restaus, plage de Côte d'Or juste en face, café internet et petits supermarchés proches...), le petit déj est sympa mais moins typique qu'à La Diguoise malgré le plateau de fruits. Seul vrai bémol à cette adresse... c'est un peu bruyant (proximité de la route et chiens qui hurlent la nuit, pas de fenêtres fermées aux Seychelles.... donc prévoir les boules Kies..) sinon, je recommande quand même d'y aller, ça ne nous a pas gâché le séjour et les prix sont raisonnables pour Praslin. On a pas loué de voiture, vu les prix, vaut mieux circuler en bus ou même en taxi. On a fait : - journée farniente à Côte d'Or : trés belle plage, super vers le Paradise Sun (extrémité nord) ou en demandant gentiment on a pu bénéficier des installations extérieures de l'hôtel gratuitement pour se dorer la pillule dans un certain confort... baignade trés agréable dans ce coin là, beau coucher de soleil, balade romantique sur les 3 kms de plage le soir, superbe !!!! et nous étions du bon côté en cette saison : pas d'algues sur la plage (contrairement à Grand Anse) - journée taxi, on a négocié pour la journée, 40 euros pour nous emmener à Vallée de Mai le matin tôt, venir nous chercher vers midi, nous emmener chercher à manger dans un take away, nous déposer à Anse Citron et venir nous chercher à Anse Consolation le soir. C'est cher mais sans souci, sans perte de temps. Vallée de Mai le matin, grand tour, compter 2h sans se presser, c'est à faire, on se croirait dans Jurassic Park, superbe végétation, unique au monde, l'entrée est à 20 euros pour les touristes maintenant, mais sans regret d'autant qu'il faut bien préserver cet endroit unique. Take Away chez Briz, encore meilleur que celui de La Digue (Pieuvre au lait de coco, riz et purée de lentilles pour 2 euros environ...), excellent !!. l'après midi, balade à marée basse entre Anse Citron et Anse Consolation puis farniente sur Anse Consolation (petite crique, on étaient seuls, magnifique, belle baignade). La balade était trés agréable, de superbes plages et paysages malgré les algues, on a vu beaucoup de poissons à nos pieds et une raie, magnifique !! - Anse Lazio, on y est allé en bus Tata, à faire, pas cher et local, (7 RS le billet soit environ 0.35 cts d'euros), restaus excessivement cher : que ce soit le Bonbon Plume ou Chevalier (style : entrée à 15 euros, plats entre 20 et 30 euros et dessert à 10 euros); nous, on avait acheté des petits plats bien gras vendus par les indiens dans les petits supermarkets de Côte d'Or : Samoussas, accras; beignets.... gueuleton pour 2 à 6 euros, et on avait plus faim, une petite Seybrew pour faire glisser le tout... impec. On sait pas trop dans quelles conditions d'hygiène c'est fabriqué .... mais on a pas été malades, et c'était plutôt bon (surtout les petits beignets en dessert...) - Anse Lazio, c'est tellement sublime qu'on y est retourné le lendemain, l'eau, le sable et l'ombre des takamatas et des quelques palmiers sont prodigieusement agréables, des poissons vous tournent autour dés que vous rentrez dans ces eaux turquoises.... pour la baignade, c'est le paradis. Moins beau que Anse Source d'Argent, moins sauvage mais aussi beau que Anse Coco, et question baignade, c'est le top du top. Oui, c'est bien une des plus belles plages du monde, elle aussi !!! On y est allé en Tata qui nous a déposé à Zimbabwe, sympa si vous aimez marcher, belle vue sur les îles environnantes. - Ilot Saint Pierre et Snorkelling avec Kevin (Sagittarius) à côté du Paradise Sun sur Côte d'Or : 20 euros par pers taxe de débarquement comprise, ils prêtent le matériel et vous emmenent et viennent vous chercher à la demande. On y est resté 2h30. Nous n'avions jamais fait de snorkelling et sommes assez frileux pour se baigner dés qu'on a plus pied... mais là, on a plongé avec masque et sans tuba pour moi, (impossible de respirer avec ce truc) avec un plaisir immense et dessous c'est tellement beau qu'on laisse toute appréhension au placard... super moment avec plein de poissons multicolore, le corail est mort en revanche, mais c'était un grand moment, à faire absolument. - Côté restaus, on a fait : La Goulue (pas trop cher mais trés gras, on y est pas retourné), Village du Pêcheur (75 euros pour deux, un peu surfait mais trés bon quand même, cadre ultra romantique avec pieds dans le sable, oui, c'était un grand moment !!!), Gelateria Da Luca (aussi sur Praslin, pas trop cher mais les portions sont pas bien grosses, bons plats de pâtes et bonnes salades, en revanche, les pizzas sont un peu décevantes, nous y avons mangé plusieurs fois, même si le cadre est trés moyen), nous n'avons pas pu essayer malheureusement Les Lauriers, c'était fermé pour la semaine, dommage !! Les Seychelles en Juin, c'est le pied, faut pas être du côté des algues, quelques restaus sont fermés car c'est la saison morte, il fait super beau et le petit vent fait un bien fou, la chaleur est rendue supportable, bref, c'était pas loin d'être parfait. Budget global tout compris (restaus, souvenirs et tutti quanti) : 2100 euros par personne. J'éspère que ça pourra servir à quelqu'un. Salut, Pascal.

Je suis prêt à répondre aux éventuelles questions.
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Récit et photos voyage en Afrique australe (afrique sud,namibie,botswana): 11781km du Cap au Cap...
circuit effectue du 12 octobre au 17 novembre 2005 a bord d'une Nissan Almera louee chez aroundaboutcars, sous loueur pour le compte de National-Alamo (954, 37 euros, super cover et kilometrage illimite;delivree et rendue a l'aeroport). Sans surprise, seuls les 5 derniers km de Sossusvlei et le parc de Chobe necessitent un 4x4...seul desagrement pour les droitiers que nous sommes:changement de vitesse plancher a gauche du volant!

12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.

13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!

14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.

15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!

16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .

17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)

18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...

19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!

20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!

21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!

22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!

23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...

24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)

25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.

26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!

27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...

28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!

29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!

31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!

1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!

2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!

3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!

4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!

5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)

6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!

7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...

8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!

9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.

10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...

11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.

12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.

13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.

14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).

15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!

16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!

17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)

quelques conclusions, en vrac:

*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!

*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!

*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....

points forts:

* chobe: boat cruise

*mahango game reserve

*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni

*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob

*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)

*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)

*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.

petites deceptions:

* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!

* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...

* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...

* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕

claudine et pierre
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Récit de 4 semaines aux Philippines en mode routard (février 2019)
Vol “Cathay Pacific” Roissy 20h15 - Cebu 18h55(+1J) via Hong Kong ( escale 1h) 1ere partie :Les Visayas J1 Arrivée Cebu à 19h J2 Ferry Cebu - Bohol (Tagbilaran) 8h30 ou 10h30 durée 2h J3, J4 Bohol (Tagbilaran) Visites en scotter :Chocolate Hills (à Carmen), Tarsiers (à Corela), papillons (à Bilar) Les tarsiers sont endormis et visibles grace aux guides, les papillons c'est nul..

Visite de Panglao : plages Alona Beach et ses nombreuses bangkas J5 Rejoignons Baclayon puis bangka pour Pamilacan island (durée 1h). J6, J7 Pamilacan island Sortie en bangka sur son spot de dauphins, plages,

snorkelling sur le sanctuaire et devant l’hotel : beaux coraux, tortue le dimanche combats de coqs au village. ile très agréable, un de nos coups de coeur

J8 Retour en Bangka à Baclayon, puis rejoignons le port de Tagbilaran (tricycle) et ferry pour Larena (tous les jours à 10h20, durée 1h45) et van de l’hotel pour finir : arrivée au Kiwi beach resort vers 10h30 J9,10,11 Siquijor island Découverte de l’ile en scooter : la petite ville de Lazi, les cascades de Cambugahay, la plage de Salangdong payante (sans interet), les belles plages de San Juan avec ses cocotiers.. Snorkelling au sanctuaire de Tulapias : difficile mais magnifique banc de barracudas (guide obligeatoire); un top!!

un soir invitation à partager un repas pour anniversaire d’un défunt. J12 Transfert pour relier Apo Island : van depuis l’hotel vers le port à 4h45 ferry Larena-Dumaguete à 6h durée 1h (un seul ferry par jour) ; puis tricycle pour rejoindre Malatapay (en face Apo) et bangka pour Apo vers 9h (durée 1h30) J13,14,15 Apo island balade à pied, snorkelling : tortues et beaux fonds marins. Un top pour le snorkelling J16 Bangka pour retour à Malatapay, tricycle pour Dumaguette, puis bus/ferry pour TanAwan : Cie Ceres : Dumaguette –Tan Awan : 14h15 – 16h30 Tan Awan, à une dizaine de kms au sud d’Oslob J17 Tan Awan (Oslob) Sortie en bangka pour voir les fameux requins-baleine tôt le matin (6h) . En fait, ns avions pris un hotel à la descente du bus; il se trouve être juste devant le spot des requins baleines L'apres midi: Visite des cascades en tricycle : Aguinid et Binalayan en tricycle et motos Le lendemain matin Visite de Tumalog falls >70m J18 Retour en bus à Cebu : départ 9h TanAwan – Cebu. (bus ttes les 1/2h) De Cebu, nous avions réservé un vol pour Palawan.

Fin de la premiere partie
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Récit de 24 jours en Alaska (juillet 2015)
Cet été 2015, nous avons passé 24 jours en Alaska. Il s’agissait d’un itinéraire classique nous permettant d’aborder cet immense pays. Nous étions 4, mon mari et moi accompagnés de nos deux ados de 14 et 16 ans. Notre voyage s’est déroulé comme suit : •Anchorage •Katmai •Péninsule de Kenai (Seward/Homer) •Portage/Whittier •Denali National Park •Denali Highway •Valdez •Retour vers Anchorage par la Matsu Valley. Le trajet fut long, 18h15 de vol, 6 heures de transit. Partis de Bruxelles, passage par New York et Seattle pour arriver à Anchorage vers 1h30 du matin. C’est incroyable car il fait juste … un peu sombre. Dans le hall de l’aéroport d’Anchorage, nous sommes accueillis par un immense moose empaillé, il est énorme. Notre fatigue disparaît instantanément.
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Récit de notre voyage au Maroc
Nous avons fait 3 semaines de circuit au départ de Marrakech, au volant d'une Logan de location.Tout s'est très bien passé.Accueil chaleureux des Marocains, paysages exceptionnels!

Une 1ère étape aux cascades 'Ouzoud, magnifiques, vraiment impressionnantes.Et pourtant très peu de touristes!



Puis, ce sera le lac de Bin El Ouidane, des couleurs superbes, un site grandiose!Et traversée de paysages de montagnes aux couleurs des plus variées!Surprenant dans un petit périmètre !



On rejoindra El Ksiba pour y passer la nuit chez SAADIA LANOUCH.Accueil très agéable! Et dès le lendemain, après avoir traversé la haute montagne et admiré les plissements de toutes formes, on arrivera à Imilchil.On s'installera Chez BASSOU, le temps de randonner un peu, d'aller jusqu'au lac...



Quittant Imilchil, on passera par Bousmou, le jour du souk.Impressionnant!Très rural!





C'est à Amellago, dans le gite CHEZ MOHA qu'on s'arrêtera pour la nuit!Des gens charmants!Un de nos meilleurs souvenirs cette année!On y a goûté un miel délicieux récolté chez eux, on y passé un excellent moment!On a visité leur petite ferme, les greniers, les terrasses où sèchent les intestins de mouton farcis...Une bien belle étape!



Et puis, on quittera Amellago pour aller bivouaquer dans le désert, la 1ère nuit on la passera à l'hôtel Oasis et ce n'est que le lendemain qu'on partira dans les dunes sur nos dromadaires.C'est magnifique!Vraiment magnifique! Mais, autant nous avons apprécié l'auberge, autant le bivouac nous a déçus:indifférence totale des chameliers accompagnateurs, tajine plus qu'insipide, lever et départ express le lendemain matin...Dommage!



Quittant Merzouga, on s'arrêtera à Rissani, c'est le souk du dimanche, beaucoup d'animations et beaucoup de dattes!C'est à voir!



On poursuivra notre route à travers de grandes plaines plantés d'acacias où on s'attendrait presque à voir quelques girafes.Et on s'arrête à N'KOB la ville aux 45 kasbahs pour y passer la nuit :maison d'hôtes AIT HMID, jolie maison, accueil attentif et délicieux tajine de chèvres.C'est familial, très gentil!

De là, on se dirigera vers ZAGORA, en route on s'arrêtra visiter le musée traditionnel de Tissergate.C'est très intéressant!Il est installé dans le ksar.C'est très beau.



L'apres-midi, on ira sur Tamegroute pour visiter la bibliothèque, visite banale, et puis on ira voir les potiers et le village souterrain.



On passera la nuit dans un gite tenu par une famille de nomades sédentarisés à Tinzouline.Des échanges intéressants!Sympas!

Et puis, c'est à Skoura qu'on s'installera pour quelques jours.On y était déjà passé, on souhaitait y retourner!Au gite de LA PALMERAIE, la famille s'est agrandie mais l'accueil est toujours aussi sympa!Super étape! Et on y a passé un très bon moment! Visite de kasbahs, des gorges de Sidi Flah, de la vallée des amandiers.





Et retour pour quelques jours à MARRAKECH.

SUPER VOYAGE. QUE DU BONHEUR.
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Récit de mon tour en Bretagne (Morbihan)
Bonjour à toutes et tous,

J'ai enfin réalisé au début de ce mois de mai mon premier voyage à vélo en Bretagne (Morbihan exactement avec départ et arrivée à La Turballe en Loire Atlantique) : La Turballe → Lorient → La Turballe en longeant la côte (550 km parcourus). En plus de parcourir ce coin breton, je souhaitais savoir si j'allais apprécier ce mode de voyage pour faire ensuite des parcours en Europe comme certain(e)s d'entre vous ont déjà fait.

Mon destrier est un T100 FarradManufacktur, équipé avec un guidon papillon (pratique je trouve), des portes bagages avant et arrières Tubus et pour le chargement des sacoches arrière MSX SL 55 avec rabat, des sacoches avant Ortlieb Front Roller City et une sacoche de guidon MSX CLS 55 (avec porte carte très pratique). Le tout étant étanche. J'ai également installé un compteur et un petit rétroviseur dont je ne pourrais plus me passer tellement c'est pratique. J'avais la carte IGN du Morbihan que je plaçais dans le porte carte (très pratique ça aussi) et le road book tome 3 de la Bretagne en vélo déjà cité de nombreuses fois sur ce forum.

(suite du vélo en deuxième message et le parcours est dans les troisième et quatrième messages)
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Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html

From Cuba, with rhum…

La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

Vinales – 10 novembre

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).

La Havane – 20 novembre

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
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Récit de voyage au Mexique - juillet 2014
Mexique

5/7/2014 – Je suis crevée. Dans ma chambre à l’hôtel, situé dans le centre historique de Mexico, je ne pense qu'à une chose : dormir. Il doit être 5h30 du matin en France et cela fait donc 24 heures que je suis levée. L'arrivée à Mexico s'est faite sous la pluie, je m'y attendais car à Cuba, à la même époque, les orages et averses tombaient quasi tous les soirs. Je n'ai pas vu grand chose de la ville. Juste le temps d'arriver à l’hôtel. Je voulais prendre le métro, j'ai atterri dans le métrobus, une ligne de bus rapide. Je me rends ompte que ne pas parler espagnol est un véritable handicap, mais les gens sont gentils et essaye toujours de vous aider, même avec la barrière de la langue. C'est plutôt positif et un bon départ pour ce voyage lorsque tout le monde vous souri et vous aide facilement. Au final, le bus m'a déposé quasi devant l’hôtel, en à peine ½ heure, donc mieux que le métro. Demain, visite de Mexico city :)

6/7/2014 – 14h30 : Petite pause dans le parc de la Alameda, pause bien méritée, car j'ai les jambes en compote...l'air de rien, j'ai beaucoup marché dans le centre historique. Debout à 9h, j'ai commencé ma balade par le fameux Zocalo, qui est l'une des plus grande et plus belle place au monde. Ce matin est légèrement nuageux et l'air est frais. C'est parfait pour m'acclimater. Les gens sont très gentils et même s'ils ne parlent quasiment pas l'anglais, je m'en sors grâce à leur amabilité, et à priori, sans arnaque. J'ai acheté deux adaptateurs prises pour 4 pesos et une carte SIM avec beaucoup de crédit pour 100 pesos. Bref, autour du Zocalo, la cathédrale, très belle et penchée...Je vais vite me rendre compte que quasiment tous les édifices religieux sont penchés. On est dimanche, s'est la messe. Toujours sur le Zocalo, le Palais national, avec des fresques magnifiques qui représentent l'histoire du Mexique. Je continue de me promener à l'est du Zocalo, dans le quartier colonial qui n'est pas encore rénové. On y trouve pleins de marchands, spécialisés selon la rue : Une rue matériel électrique, une rue soin des cheveux, une rue d'uniforme scolaires... J'y trouve d'excellents tapas pour une bouchée de pain. Le centre historique est rempli d’églises, de palais qui ont été rénovées et sont devenus des musées. Visiter des musées ne m'intéresse pas plus que cela, mais il est intéressant de rentrer, juste pour l'architecture et les patios magnifiques qu'on y découvre. Je continue vers la place Santo Domingo, calme pour le lieu, entourée de palais et de petits imprimeurs assez typiques. Puis, je m'engage dans la Calle Madero, rue piétonne avec quelques magnifiques immeubles coloniaux et qui se terminent sur la tour Latino, premier gratte-ciel de cette ville e le par de la Alameda et le Palais de Bellas Artes. La chaleur commence à arriver et les petits vendeurs de fruits frais font mon régal. Pour 20 pesos, un grand verre de mangue, pastèque et une sorte de fruit vert à pépin (???) C'est assise sur un banc du parc, à l'ombre, en dégustant mes fruits, que j'écris ces quelques mots. On est dimanche, les mexicains se promènent aussi, en famille, et même si selon le guide du routard c'est plus calme qu'en semaine, je trouve déjà qu'il y a foule.

20h32 – Je ne sens plus mes jambes. J'ai marché comme une folle. Après ma pause dans le parc, j'ai continué jusqu'au monument de la révolution, un édifice de 63 mètres de haut vous mène sur un panorama magnifique via un ascenseur extérieur vitré...Aie aie aie, j'avais le vertige dans l'ascenseur. Mais en haut, çà allait et la vue est vraiment belle. Je suis revenue ensuite sur mes pas pour monter cette fois-ci bien plus haut, à la tour Latina, au 37ème étage. Une vue incroyable sur tout Mexico et comme c'est à l'intérieur du building, je n'ai pas ressenti le vertige, comme si la vitre me protégeait. Ce fut autre chose quand je suis montée au 44ème étage, où là, ceux sont des grillages qui nous séparent du vide. Je n'ai pas pu profiter à nouveau de la vue, le vertige était trop fort. Retour sur le Zocalo, où j'essaye de me faire expliquer au point info tourisme comment aller au site de Teotihuacan. Mais même là, l'anglais est très limité. Cela devient vraiment handicapant pour moi de ne pas parler espagnol. J'ai réussi à avoir ces informations, mais de retour à l’hôtel, cela devient beaucoup plus difficile quand je cherche à réserver un billet de bus, que je ne trouve pas d'internet café, que l’hôtel n'arrive pas à m'aider et ne sais pas et qu'avec mon téléphone, au bout d'une heure pour comprendre le site de réservation, je me retrouve bloquée sur ce site !!! j'avais oublié que 2 ans auparavant, c'était le même problème... Au final, plutôt que de stresser ou m'énerver, je décide, quitte à louper certains endroits à voir, de prendre mon temps. Je réserve une nuit de plus à l’hôtel. Cela me laissera le temps d'aller réserver quelque part mon billet et de profiter encore de la ville. Les gens sont vraiment tous serviables, mais l'anglais est inexistant ici. Ce soir, en sortant de l’hôtel, averse torride...Je cours au premier restaurant, déjà trempée au bout de 100 mètres, et me voilà entrain d'écrire ces quelques lignes. Je pensais manger à pas cher, mais c'était fermé, vu la pluie, car on mange à même la rue. J'aurai du y aller plus tôt. C'est pour cela qu'à 18h pleins de mexicains y mangeaient. Moins cons que moi, ils ont pas attendu la pluie ;) Bon, ce soir, çà va être gros dodo. Je suis claquée.
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Récit de nos 16 jours en Thaïlande
Après de nombreuses lectures sur le voyage sur différents blogs comme « lescados.com » ou « instinct-voyageur.fr » pour ne citer que mes deux favoris, j'ai eu moi aussi l'envie folle de partir loin, à l'aventure, à la découverte d'un autre Pays, d'une autre culture. Pour cette première expérience j'aurai donc fini par choisir la Thaïlande !

J'entends encore les parents de ma copine quand je leur ai annoncé mon intention de partir là-bas :D

"En Thaïlande?!" "Mais pourquoi si loin?" C'est dangereux la bas, non? La drogue, la prostitution, les catastrophes naturelles, etc

Je mise donc tout sur une organisation bèton et une bonne documentation avant le départ. Je peux d'ailleurs vous dire que j'aurai passé des heures sur mon ordinateur à faire des recherches. Ce, dans le but de les rassurer et de leur répondre : "Oui, je vous ramènerai votre fille vivante". Voyage forum aura été une mine d’informations pour la préparation de notre voyage (j'en profite encore pour remercier les fondateurs de cette magnifique communauté ainsi que Yellowmop, Toast75 et tous les membres qui m’auront apporté conseils). Ps : des questions avant votre voyage ?Plus besoin de google, allez sur voyageforum.com !

Si ma copine avait su avec certitude qu'il était aussi facile de se faire comprendre, de circuler à l'intérieur du Pays alors que notre anglais à tous les deux est au niveau le plus bas ; elle n'aurait pas eu autant d'hésitations et de craintes à l'idée de partir si loin, dans l'inconnu.

Pour ceux dans le même cas, c'est à dire en panique à l'idée de franchir le cap pour la première fois et qui aurait peur de faire le vol jusque-là, n'hésitez plus un instant et foncez ! N'ayez crainte de rester plus de deux semaines au risque d'avoir un petit goût de trop peu, c’est notre cas ^^. Même si nous avons vu et fait déjà énormément de choses en si peu de temps, nous aurions vraiment aimé pouvoir rester un ou deux jours de plus dans l'une ou l'autre région. Malgré tout nous avons su profiter et prendre le temps partout où nous sommes allés J

Notre périple semi-détaillé :

1nuit à Bangkok (histoire de pauser pied à terre) - GH : ShantiLodge Accueil et service pas terrible mais bien situé et charmé par le cadre (http://shantilodge.com/). Nous avions réservé à l’avance pour notre première nuit en sachant que le lendemain nous tout en sachant que nous serions sac au dos toute la journée pour prendre le train de nuit pour CM. - Khao san road (ru animée par l’ambiance des bars et restaurants) et sa bonne streetfood (pour notre part) ! - Wat Pho (The big bouda ! ) + un massage Thai (un choc aussi ce massage THAI ! ) - Chinatown - Parc Lumpini rythmé par un cour d’aérobic en plein air - Train couchettes direction Chiang Mai, le top pour bien se reposer ! J’avais réservé le billet de train par internet et celui de retour une fois à la gare. Risqué car la partie couchettes est je pense, vite remplie ( nous avons eu les deux dernières places avec AC). Le gars au guichet essaye de nous expliquer tant bien que mal qu’il nous sera possible de s’arranger avec une personne du train pour alterner nos places. http://voyageforum.com/discussion/train-nuit-chiang-mai-compte-rendu-d4557240/ http://thailandtrainticket.com/

2 nuits à CM - GH : http://www.chiangmaithaihouse.com/ Pas de réservation à l’avance, nous avons accepté de monter, de la gare, dans le taxi proposé par une « rabatteuse » travaillant à l’hôtel. En acceptant la proposition, le taxi nous menait gratuitement vers la vieille ville et le centre. D’autant plus qu’il ne tenait cas nous d’aller voir ailleurs après visite de celle-ci. Nous sommes finalement conquis par l’hôtel et y passeront deux nuits pour 700bahts avec clim, piscine, accès aux ordis, super service et l’on y mange très bien. - Visite du marché de nuit - Autour d’un shake avec Sven Ne sachant plus héberger de couchsurfers en ce moment, Sven accepta, par gsm, de nous rencontrer. Qu’elle chance et qu’el plaisir nous auront eu de boire un verre avec cet expatrié belge en Thaïlande depuis 5 ans. Nous en savons déjà bien plus sur la culture du pays, ses habitants, son fonctionnement. Il nous aura fourni de bons conseils. - « Tiger Kingdom » Pour moi un énorme ramasse fric mais bon, ça reste quand même le seul endroit au monde ou ma chérie et moi-même avons pu poser nos têtes sur un tigre de trois mois. - Parc de macaques (à dix min du tiger) Pour nous deux ce fut une expérience encore plus inoubliable que le « Tiger Kingdom ». Dès notre arrivée, nous restons 20 min avec l’un d’entre eux et un couple thaïlandais. Rire, rire et rire :D rien que pour ça je paye à nouveau les 200 bahts demandés à l’entrée du parc… Ensuite nous avons eu droit à un show de 20 min, et encore des rires ! Mais tout de même un peu dérangé de les voir en laisse :s - 1 petite heure à la piscine de l’hôtel, histoire d’en profiter un peu quand même - Visite de la vieille cité, pas top de soirée pour voir les temples (fermés) mais agréable - Dernière nuit avant de prendre le petit avion 12 places pour MHS (réservé à l’avance) Et oui, deux jours à CM c’est court comme nous l’aura dit Sven. Mais nous ne pouvions manquer notre rendez-vous avec Ju, futur guide pour notre trek (réservé à l’avance) 5 nuits à MHS - GH : Boonde House http://www.travbuddy.com/Boondee-House-v685789 Situé à 2min en scooter de l’agence de trek. J’y ai réservé une nuit pour 300 bahts seulement. Oui bon à ce prix-là, faut pas s’attendre à un truc impec avec clim, mais le ventilo ferra l’affaire et y a l’eau chaude. Ça sera amplement suffisant pour notre première nuit avant le trek. Au moins nous sommes posés. - Visite de la ville et des GH - Temple Doi Kong Mu http://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g297928-d460512-Reviews-Wat_Phra_That_Doi_Kong_Mu-Mae_Hong_Son_Mae_Hong_Son_Province.html Beaucoup de marche à gravir mais la vue sur la ville valait bien l’effort physique ! - Premier foot massage (trop bon :D) - Rencontre avec Ju dans son agence : http://www.rosegarden-tours.com/ - Trek de 2 jours / 1 nuits Nous étions partis dans l’idée de faire un trek de 3j/2n. Au moment de se décider, ma copine doute de ses capacités physique. On opte alors pour celui de 2j/1n. Nous aurons eu raison ! Car si déjà une heure de plus n’était pas envisageable pour elle, je ne vous raconte pas une journée entière le lendemain ! Bravo mon amour, tu auras survécu à la jungle et à une marche sans doute des plus physiques de ta vie ^^ <3. Le premier jour, nous avons découvert la tribu des Hmongs vivant à 1300m et celle des Karens 300m plus bas avec qui nous avons décortiqué le riz pour le dîner. Ensuite, 2h (2h30) de marche intense avec des reliefs et paysages toujours plus grandioses ! Une fois arrivés, nous passeront une soirée mémorable dans la tribu des Lahu noirs. Difficile de raconter et de décrire celle-ci. Une chose est sure, nous y avons mangez comme des rois et en compagnie de gens incroyables J ! Le lendemain, nous repartions pour 5 à 6h de marche dans la jungle après un super petit déjeuné à l’occidental, que du bonheur ! Ce fut de loin notre plus beau souvenir qui restera gravé à jamais dans les annales. Pour un trek des plus authentiques, n’hésitez pas à contacter Ju (Guide francophone) - Wat Jong Klang, Wat Jong Kam - Crossroads Bar (beau bar vintage) - Location de scoot - Visit de Mae Aw (Village Chinois à la frontière Birmane. Merci Nathalie6666 pour le tuyau ! ) ; A peine nous déposons pied du scooter, que nous sommes invités à nous asseoir dans un magasin près du lac, dans lequel ils vendent leurs produits artisanaux. Le thé et leurs supers pistaches chocolatés/salées sont excellents et à prix plus que raisonnable. Nous avons pu y gouter ( trois théières de thé) pour choisir. Encore un chouette moment J Et voilà déjà que s’achèvent nos 5 jours à MHS ! Ca aura fillé ! Le lendemain matin, nous reprenons donc l’avion. J’avais réservé un A/R avec la compagnie kan air : http://www.kanairlines.com/home/ . Connaissant nos dates pour le trek et ne voulant perdre le moins de temps possible, j’ai opté cette fois-ci pour l’avion. Prochaine fois, ce sera certainement le bus que l’on nous conseille vivement pour la route et l’ambiance. Une fois atterri à CM, nous avions trois bonnes heures de marge pour reprendre le train de nuit direction BKK. On aura eu de la chance car pas de soucis avec les places : Maurine sera placée sur la couchette du bas et sur celle du haut et non pas à 20m l’un de l’autre comme on le craignait. 1 journée à Ayutthaya - Wat Mahatat, Ratchaburana et j’ai oublié le nom des autres Une fois sorti du train, nous avions décidé de laisser nos sacs à la gare pour plus de confort pendant la visite. Nos visites se sont vachement distinguées des précédentes. C’est donc sans regret que nous serons descendus plutôt que prévu du train. Au départ, nous avions prévu de rester sur BKK avant de prendre notre Bus + Boat avec l’agence « Lomprayah » http://www.lomprayah.com/ - Un dernier foot massage avant le trajet direction Koh Tao. Quel bonheur après ce fameux trek, n’est-ce pas Maurine ? :p 5 nuits à Koh Tao Nous avions réservé nos nuitées à l’avance et nous avions bien fait ! Des belges rencontré dans l’avion et revu sur place nous ont dit que Koh Tao était le seul endroit où ils auront autant galéré pour se loger en étant obligé de mettre le prix… Deux nuits au Moondance Magic View Bungalow (coup de cœur) En 3 mots : nature, calme et tranquillité. Il s’agira des nuits les plus chères de notre séjour (30 euros la nuit pour deux) mais dans un tel cadre, aucun regret pour nous… http://www.booking.com/hotel/th/moondance-magic-view-bangkalo.fr.html Les deux nuits suivantes, nous les passerons dans un dortoir au Spicytao Bacpackers. http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g303910-d4085950-Reviews-Spicytao_Bacpackers-Koh_Tao_Surat_Thani_Province.html Chouette endroit, bonne ambiance mais difficile pour nous de communiquer quand tout le monde parle bien anglais. Sauf avec Maxime, québécois en plein tour du monde. Le plus inattendu de tout notre séjour, la rencontre d’un ami liégeois arrivé à Koh Tao deux jours après nous ! Il aura même séjourné avec sa copine à la Chiangmaithaihouse, la chambre à côté de la nôtre, sans se croiser une seule fois ! Que le monde est petit ! Pour notre dernière nuit, nous serons invités dans leur méga villa (luxe que mon ami ce sera offert). Cela tombait à merveille car nous étions sans logement pour l’avant derniers jour car nous avions prolongé d’une nuit à Koh Tao (sans réserver)… - Location d’un scooter (5j négocié à 700bahts) Presque obligatoire si vous voulez parcourir l’île et ses différentes baies ou les chemins peuvent être parfois très sinueux et casse figure. Si vous pouvez vous le permettre, optez pour un quad … - Snorkeling au Moondance (Aow Lad) - Visite de Mae Haad - Journée Plongée avec Pimp My Dive Quelle équipe ! Mes 3 premières plongées en dehors de la Belgique dans de tels fonds marins, juste incomparables et merveilleux ! :D Les commentaires d’autres personnes de passage chez PMD et le mien : http://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g303910-d3838077-Reviews-Pimp_My_Dive_Scuba_Dive_Center-Koh_Tao_Surat_Thani_Province.html

- Baie de Aow Leuk (très bien) – Tanote (pas mal) – Hin wong (extra) – Sai daeng Beach (le must) Sai daeng (shark baie) : rencontre avec des requins pointes noires et de splendides coraux. - Rock climbing Location du crash pad et des chaussons chez http://www.gtadventures.com/, à Saree Beach Possibilité de télécharger les topos des supers spots de l’île pour ceux qui kiff la grimpe… (il y en partout sur l’île) - Dernière soirée avant le retour passée avec nos amis.

Quelle aventure !

Merci de nous avoir lu et si je peux vous aider pour quoi que ce soit, n’hésitez pas

Bon voyage :)
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Récit (au jour le jour) d'un échange de maisons d'une semaine à Londres
Bonjour à tous, après un échange cet été sur le continent américain, nous voila repartis pour un échange de maisons à Londres pour une semaine.

Vendredi 25 Octobre 2013:

Un petit tour en bateau avec un voyage Dieppe- New Haven en ferry. Solution économique et surtout plus amusante pour Tom (4 ans) qui s'amuse comme un fou pendant ... 4 heures avec d'autres enfants dans l'espace jeu du ferry. Arrivée à Londres vers 23H00 après une heure trente de conduite à gauche, ce qui est fort déstabilisant surtout de nuit!

Moment fort de la semaine: découverte de notre nouvelle maison dans le quartier de Kensington à l'ouest d'Hyde Park. Très beau cottage à deux pas de Portobello Road, nous sommes au coeur de Londres pour une semaine: chouette!
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Récit rapide -retour d'un mois en Floride en famille-
bjr, nous voilà revenus de Floride, avec nos 3 ados et les grands parents partis le 17 juin, retour le 15 juillet vol AF et Delta au retour ( tres vieil avion sans ecran) reunion-paris-atlanta-Orlando

on a certes preféré l'ouest au niveau paysages mais en faune, la Floride ns a enchanté on a fait des courtes distances sur un mois ne voulant pas courir les orages, la pluie nous ont gaché qq journées helas temperature 32 degrés environ chaque jour

arrivés le 17 juin nous prenons notre camping car chez cruise america,1 par famille, 1300e pour le mois, prix vraiment honnete, apres une nuit à l'Holiday inn d'Orlando direction camping de Disney, certes cher, mais vraiment tb, tres propre, sanitaire à coté, piscines, et perdu dans les pins, emplacement tres grand pas de wifi, on prend la clé 3g de Virgin à Walmart on va à universal, dejà fait en californie les enfants ont adoré le parc aquatique de Disney (blizzard beach)

direction OCALA, 2h de route environ magnifique region campground de juniper superbe endroit pour nager, eau à 22, et superbe camping, sans electricité ni eau sur l'emplacement, c'est un des plus bx campgrounds faits c'est la region de l'ours, dc mefiance pour ne rien laisser dehors

direction Tampa 2 nuits pour le parc bush garden helas, orage! et les attractions ouvrent 5 min , ferment, ouvrent, ils ne pourront faire qu'à partir de 16h les grds 8 superbe parc ! mais que de pluie, camping rv east tampa, nickel, route pas loin, dc etre au fd du camping, parc à 10 min

direction Crystal river! le bonheur les lamentins! sortie en bateau de 4h avec captain paul, adorable, souriant, à coté de l'hotel la plantation et plein de lamentins, tres peu de monde, et l'orage n'est pas loin mais ouf, pas de soucis nuits au camping ENCORE à 10 min, idem, tres propre mais on est un peu les uns sur les autres, sinon faut demander emplacement + confort

le lendemain, visite du wildlife, tres agreable

direction SARASOTA c'est tres joli, sympa visite du refuge pour oiseaux, et aquarium repas chez "c'est la vie', ça fait du bien de manger de la baguette accueil tres sympa, et tres bon repas camping KOA, tres sympa, en bord de mangrove, calme

on descend et là, le must du voyage pour nous myakka river state park, et camping ds le parc plein d'oiseaux, aligators par centaine, un endroit magnifique, camping tres chouette avec bcp de faune, petit detail, on ns a refusé l'acces sans resa au camping et le ranger ns dit " complet pour 7 jrs", on sort, on prend le pc, et là, on reserve nos nuits sur le site web, et aucun soucis, on a place et il y avait bcp d'emplacements libres, on n'a pas compris du tout !

direction big cypres, territoire indien seminole superbe camping tenu par les séminoles on va voir pour l'aeroglisseur chez billy swamp safari, tres déçus de cette visite....

on remonte doucement pour notre retour,

daytona beach, à voir les voitures sur la plage mais ville assez moche

superbe Saint augustine

kennedy space center, on a bcp aimé

journee outlet à vineland, bcp de monde outlet moyen pour nike, etc

retour Orlando, nuit au koa de kissimee tres propre, malgré la route mais pas genante, piscine, etc, dirigeants tres sympas

retour Orlando-atlanta-paris avec delta

voilou!
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Récit: deux semaines dans le sud Vietnam fin décembre 2011
Coucou! Après avoir beaucoup lu sur le forum afin d'organiser mon voyage, et bien, à mon tour de vous compter le mien. Je suis donc partie un peu moins de deux semaines dans le sud du Vietnam fin décembre. J1: arrêt d'une soirée à Bangkok (j"avais aussi demandé conseil ici même pour une sortie), après 12h de vol, toujours motivés, on passe à l'hôtel proche de l'aéroport déposer nos valises puis on prend le skytrain pour la ville. Munis du cartoville comme seul guide, on décide de sortir à SiamSquare car il est déjà 21h, que les restaus ferment tôt et que le dernier train retour vers l'aéroport est à minuit, on ne veut pas se compliquer la vie avec des changements de métro. A SiamSquare on découvre un centre commercial assez dingue, surtout pour les décos de Noel en devanture. A l'intérieur, au sous sol, il y a une abondance de restaus asiatiques, on a l'embarras du choix! On est en Thailande, on décide de manger thailandais. Les restaus ferment à 22H45, on repart donc pour l'hôtel, on se sera dégourdis les pattes. J2: tôt le matin, vol de Bangkok pour Saigon. Arrivés à l'aéroport, on prend un taxi Vivasun: paraît que c'est les moins cher. Première course vers le centre ville, le mec tente de nous arnaquer, fait mine de ne pas comprendre l'anglais, de ne pas vouloir mettre son taximètre à 0, et veut nous compter la course 44 euros. Pas très au fait des tarifs on arrive tout de même à négocier pour environ 15 dollars il me semble, mais à la fin du séjour on se rendra compte que la même course, valait la moitié. Bref, pas très sympa de se faire arnaquer dès le départ. On arrive à l'hôtel bien crevés (courte nuit) dans le quartier routard. C'est déjà l'effervescence du traffic, plein de mobs, on a du mal à s'acclimater. On décide de passer la journée à se promener. Lors de la promenade on s'arrête au marché pour manger le midi, très contents, ce fut très bon. On continue la balade vers les monuments célèbres à voir mais on reste assez déçus. Tout d'abord oppressés par la chaleur, le traffic, l'impossibilité de traverser, et la pollution. Pire que Beyrouth. On devait rester 2 jours à Saigon, on décide de partir le lendemain. Le soir on mange au marché de nuit qui est juste à côté du marché central, c'est excellent, on se régale de fruits de mer dans une super ambiance, pour pas cher. J3: On avait prévu après Saigon d'aller vers le Mékong sur les marchés flottants. On réserve nous même le bus avec la compagnie Phuang Tran (un truc comme ca), on paie peu cher (genre 5 euros même pas) pour aller à Can Tho. Le trajet me déçoit au départ. On met bien 2H30 voir 3h à sortir de Saigon, cette ville est immense, et en plus je ne la trouve pas belle. On a de la super musique de télévision à plein tube, à fond la caisse même, avec tous les hits de noël (ben oui là on est déjà le 19 décembre), ça dépayse bien (vu que c'est chanté en vietnamien). Après on arrive enfin vers une route nationale bordée par la nature. Mais on voit peu de choses à couper le souffle, on s'apercevra par la suite du voyage qu'il faut quitter les routes nationales pour les petites routes pour voir plein de belles choses. Mais au départ cela m'a vraiment déstabilisée car il y a 4 mois je revenais de 2mois de voyage en amérique du sud, et là bas dès que je montais dans un bus, pour n'importe quel voyage, je ne faisais que voir des paysages à couper le souffle. Bref, on arrive à Can Tho, à l'hôtel un homme nous propose direct une excursion pour aller voir les marchés flottants de Cai Rang et Phing Riep, on étudie son itinéraire, le prix, et ça nous semble correct. L'itinéraire proposé est de partir à 5h30 du matin pour revenir à 13H30, visite des deux marchés + usines (à voir après dans mon récit). On accepte, on paie environ 8/10 dollars chacun je crois. On a notre barque ac chauffeur, assez rapide, et on passe le lendemain, un super moment. A Can Tho on se balade un peu, et en fin d'aprem on prend un massage, journée assez calme. J4: marchés flottants: départ à 5H30. Lever de soleil lointain, on le voit peu car il fait gris. On arrive au premier marché de Cai Rang où l'on prend un café (vendu par un monsieur dont c'est le métier de livrer du café tous les jours aux marchants!), puis on fait 2 tours pour bien voir toutes les barques. Il y a quelques autres touristes aussi, mais ça va. Après on va plus loin vers l'autre marché et avant cela on s'arrête sur la terre ferme pour visiter une usine où les gens fabriquent des nouilles de vermicelle avec de la pâte de riz. Ensuite on arrive au deuxième marché flottant beaucoup moins touristique. (car yavait l'option de faire une excursion qui se limitait qu'au premier marché). Là on se prend une fresh coconut, miam miam. On continue notre balade puis arrêt sur la terre ferme où l'on se dégourdit les jambes à travers rizières, plantations de cafés et de fruits de tout genre. On reprend la barque et on s'arrête plus loin à un restau où les tables donnent sur l"eau, superbe endroit. Retour à Can THo. Il nous reste encore quelques heures avant de reprendre le bus pour Saigon et on passe 1H dans un temple très beau où l'on a un peu communiqué avec les gens qui y étaient. Chouette moment. A Saigon le soir même on retourne manger nos supers fruits de mer au marché de nuit. J5: On prend le bus de Saigon vers Dalat. Ca prend quasi toute la journée. On visite Dalat de nuit, c'est très joli. J6: ca y est je suis malade. La pire turista de ma vie. La raison voudrait que je reste au lit, mais non, je ne suis pas là longtemps au Vietnam, il faut que je vois Dalat! je prends quand même un vélo (pure folie), on visite le marché (où j'ai failli tomber dans les pommes, une gentille dame m'a rattrapée et m'emmene au toilettes...) - je reprends mes esprits et je continue- coûte que coûte vers la maison folle. Là, mon chéri visite mais moi je regarde surtout d'en bas. Je monte un peu mais ca va pas fort, je vois quelques pièces, je pense avoir cerné le style architectural. On s'en va pour se poser dans un café pas loin pour que je me repose . Fin daprem on prend les vélos on voit le lac artificiel et la vieille gare. C'est déjà pas mal. On trouve une agence pour organiser une sortie dans la campagne le lendemain. J'ai jamais fait de mob et vu mon état je vais pas commencer le lendemain, on opte pour un 4x4 à 20 dollars la journée/par personne. J7: visite des environs de dalat. On commence par les plantations de café puis un endroit où l'on voit la production du "wizard coffee", un peu industrielle selon le guide puisque les fuines sont en cage et on ne leur donne que du café à manger après les avoir mis à la diète pendant quelques temps. On voit quand même des crottes de café, voilà c'est fait. Avant cela on a aussi vu les immenses plantations de fleurs, c'était très joli.Puis on visite une fabrique de soie. Après on voit la cascade, sympa mais bon quand on a vu les chutes d'Iguazu je pense pas pouvoir être impressionnée par ces chutes là. On continue pour voir l'immense "smiling buddha" et le temple , et là c'est super chouette. On rigole bien d'ailleurs ac ce buddha rigolo! J8: On part pour Nha Trang. On arrive en début d'aprem, beaucoup de vent. Le soir on prend un verre au sailing club, un peu bling bling mais bon on Vietnam on peut se le payer. C'est joli. J9: balade à Nha Trang. On va visiter le temple, superbe, et les tours cham. On s'est rendu en taxi aux tours cham et on a fait le retour à pieds. c'était une très belle balade, et j'ai beaucoup aimé le quartier autour des tours cham. J10: On prend l'avion de Nha Trang pour Hoi An. On arrive dans l'aprem, on se promène et d'abord on mange et on découvre les supers "white rose", spécialité de la ville, quelle délice! Le temps n'est pas génial, quelques mini gouttes, il fait un peu frais et gris. Mais le charme de la ville opère. J11: Le temps s'améliore à Hoi An. On visite la ville le matin, encore une belle balade, on ne se lasse pas des petites ruelles, et on visite l'intérieure d'une belle maison chinoise. On réserve pour l'aprem une balade à vélo avec http://www.vietnam-bicycle.com/, sans doute le must de notre séjour. On passe donc l'aprem à vélo avec Pascal , un expat français qui nous fait la visite à vélo de deux îles proches d"Hoi An. Il y avait ac nous un groupe anglophone mais on s'est séparés car il y avait deux guides. Du coup on était juste nous deux, avec Pascal. On commence par voir comment les femmes fabriquent les nattes pour les lits vietnamiens. Puis on visite la maison familiale de sa femme, et là Pascal nous explique les us et coutumes dans une maison traditionnelle, vietnamienne. On rencontre la grand-mère, ce fut un beau moment. Ensuite on continue à vélo (ah et j'oubliais, pour se rendre sur la première île, on a d'abord pris un bateau) et on voit la vie villageoise, hors des sentiers battus. De jolies maisons, et tout autour de beaux paysages. Dans notre aventure la chambre à air de mon vélo rend l'âme, on a dû s'arrêter chez un réparateur de mob, ça a duré 45 min mais c'était super sympa: on a eu le temps de rencontrer toute la famille, et on a pu communiquer un peu vu que notre guide parle le vietnamien! encore un beau moment. Puis on voit quelques fabriques artisanales: bateau, boîtes incrustées de nacre, et usine à glace. Belle aprem! Je le recommande à tous! J12: on part pour My Son. Bilan: perte de temps. On part en bus, avec un guide peu honnête, très mal organisé, que tout le bus a dû attendre pendant près d'1h à l'entrée du site sans oser bouger (mais au final tout le monde en avait tellement marre que tout le monde est parti sans lui), mais pour rentrer il fallait encore l'attendre pour le bus, résultat, on a eu l'impression de perdre notre matinée. Surtout que la visite du site dure à tout casser 30 min... nous ça nous a pris 5h!!! et je pense qu'on peut se passer d'aller voir ces ruines surtout si l'on a comme projet ou déjà vu les temples d'Angkor. Nous en tout cas on aurait préféré rester visiter d'autres maisons à Hoi AN.Retour vers 13H30 à Hoi An pr manger et encore se balader un peu. et aussi.. pour récupérer nos vestes taillées!!! et oui on a succombé! mais pour 40 euros j'ai un magnifique caban court (coupe super mode à l'européenne en plus) coupé et taillé à ma taille. Et chéri aussi, surtout que mesurant 2mètres il a du mal à trouver veste à sa taille en France. Bref! (pour les plans shopping vous pouvez m'envoyer des msg persos si vous voulez :p) A Hoi AN on avait aussi le meilleur hôtel de tout notre séjour, avec vue sur les rizières. On a payé 60 dollars la double, mais faut dire qu'on avait aussi fait pas mal d'économies sur des hôtels supers à dalat ou saigon qui nous ont coûté 15/17 dollars la nuit. Retour en avion à Saigon; le soir on mange à nouveau à notre restau de rue. J13: Dernière journée à Saigon. Soleil et chaleur, harassant. Et pollution. On se promène, les festivités pour le nouvel an se préparent, on assiste à des répétitions et on voit un peu la couleur de ce qui va se passer le lendemain.. On se promène du côté des antiquaires, un tour au marché, on a acheté un serpent dans un bocal (qui est passé à la douane, offert à mon père qui me dira plus tard que c'est interdit à l'exportation...), repas dans un restau colonial et voilà c'est l"heure de reprendre l'avion pour Bangkok puis pour Frankfort. Le 31 décembre nous fêtons Nouvel AN en famille, en France, et on aura conclu l'année avec un superbe voyage.

J'ai trouvé qu'en visitant le sud du vietnam (en faisant exception d'hoi an), on a surtout été à la rencontre d'une culture, et avant tout culinaire. les gens étaient très ouverts et très sympathiques, ca nous a fait chaud au coeur. On a prévu d'y retourner cet été et de visiter le nord.

Ici mes photos, mais je n'ai pas encore tout mis en ligne: http://www.flickr.com/...s/72157628655820381/
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Récit de trois semaines au Brésil
En préparant mon voyage au Bresil, j'étais vraiment à la recherchede multiples informations ou conseils ou encore d'impressions......c'est pourquoi aujourd'hui je livre à mon tour mes impressions de ce beau voyage que j'ai effectué avec mon mari l'été dernier....

Les étapes : - Rio - Petite virée à Paraty - Salvador - Les chutes d’Iguazu - Le pantanal et Bonito - Retour à Rio.

RIO

Ancienne capitale (aujourd’hui c’est Brasilia), c’est une énorme ville : c’est la deuxième plus grande ville du pays derrière São Paulo.

Nous logions dans un petit hôtel face à la plage d’Ipanema (l’Hôtel Sol Ipanema : très bien !) : avec le recul, je pense que nous étions idéalement situés car le quartier d’Ipanema est vraiment un des quartiers les plus sécurisés de Rio où il fait bon se balader le soir, et à 1 heure ou 2 heures du matin sans craindre d’être agressé par un habitant des favelas……c’est en effet un quartier plutôt chicos et dont les favelas sont retranchés derrière un très grand lac !!!!! Certains diront que ce n’est pas authentique mais compte tenu du nombre d’agression à Rio, je pense quant à moi, que c’est parfait surtout que cela ne prive aucunement du côté authentique que l’on peut parfaitement visiter dans la journée ou en fin de soirée : c’est le cas du centre ville par exemple qui doit absolument être fait car il y a non seulement beaucoup de choses à voir mais en plus, c’est là que sont concentrés en pleine journée les habitants de Rio…..c’est là où ils travaillent…..toutefois, si vous lisez dans le routard qu’il est préférable de ne pas s’y balader le soir, croyez-les : ce n’est pas des blagues !!!! Quant à Copacabana, le quartier est génial : c’est très vivant et la plage est magnifique (tout comme celle d’Ipanema d’ailleurs) mais j’avoue qu’il existe un certain risque à s’y balader le soit tard…les favelas sont en effet très proches et les brésiliens eux-mêmes admettent le coté dangereux de Copacabana ! Les allées qui bordent la plage de Copacabana par contre nous ont semblé moins inquiétantes côté sécurité car ça grouille de resto et de monde…..il est du coup très agréable de s’y promener le soir ! En tout cas, nous n’avons eu aucun problème particulier à Rio….si l’on respecte les consignes de sécurité, on ne se fait pas forcément agresser : je pense que c’est bien de le dire car on peut lire beaucoup de choses très inquiétantes parfois sur la sécurité à Rio !

Que voir et que faire à Rio : aahhh làlà……tant de choses :

- Le célèbre christ de Corcovado qui se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres ….le Christ quant à lui mesure 38 mètres de haut…..et est l’œuvre de l’architecte brésilien Silav Costa mais aussi d’un français : le sculpteur Paul Landowski. Ne faites pas comme nous : faites le absolument un jour de ciel dégagé car sinon, on n’a pas le plaisir d’admirer la vue…..

- Le pain de sucre, ce pic rocheux de 395 mètres qui est avec le Christ de Corcovado le symbole de Rio. De son sommet, on a une vue magnifique sur Rio….. C’est de là également que l’on peut prendre l’hélicoptère, ce que nous avons fait, car c’est beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe : 60 euros pour 10 minutes d’hélicoptère !! Et c’est …….vraiment génial !

- Le quartier de lapa…dangereux également le soir…

- Le quartier et la plage de Copacabana De la plage de Copacabana, on a une vue sur le pain de sucre….et le quartier de Copacaban est très vivant, pleins de boutiques.....

- Le centre : à ne pas louper car l’ambiance y est totalement différente des quartiers de bord de plage que sont Ipanema ou Copacabana : c’est là toutes les populations de Rio sont réunies, qu’ils se côtoient : en clair, c’est là où les gens travaillent ! Ne pas le faire, il me semble que c’est n’avoir qu’une vision partielle de la ville de Rio…..

A y voir notamment :

- Le Palácio Tiradentes : l'actuelle Assemblée Législative de Rio de Janeiro, ancienne prison où fut enfermé le Tiradentes, le héros de l'indépendance nationale.

- Le couvent Santo Antonio et de Sao Francisco : impressionnant ……architecture coloniale et intérieur bordé d’or…..

- Le théâtre municipal de Rio de Janeiro

- Les puces

Et tout simplement……s’y promener au gré des ruelles….. C’est vrai que certaines rues sont parfois en mauvais état ….et certains immeubles mériteraient totalement d’être rénovés mais je crois que ça ne doit pas vous décourager de faire cette visite….

- Le quartier de Santa Teresa Il s’agit du quartier que l’on voit souvent dans les reportages à travers le célèbre « bondinho » (tramways), brinquebalant ses passagers sur son viaduc et le long des pentes raides du quartier, p Passagers parmi lesquels les plus aventureux ou les moins fortunés voyagent accrochés à l'extérieur de la rame, sans débourser un sou. On peut y voir de très belles perspectives sur la ville de Rio. A faire plutot en début d’après midi car là également, ce quartier est entouré de favelas ! Nous y sommes arrivé en fin de soirée et nous n’avons malheureusement pas du coup osé sortir du périmètre protégé par des policiers……

- LA PLAGE et la mer !!!!! Aaaaahhhh……en voilà une belle plage ……et la mer est belle et j’avoue que contrairement à ce qu’on peut parfois lire, nous ne l’avons pas trouvé polluée…..donc, à faire absolument : prendre un petit bain de mer à Ipanema ou Copacabana……m’enfin, « bain de mer », c’est tout de même très raccourci car en pratique, la mer est plutôt dangereuse et on se retrouve souvent face à des rouleaux d'environ 2 ou 3 mètres….Arnaud en a d’ailleurs fait les frais hé hé avec une bonne petite claque dans le bas du dos…..

- Le jardin botanique Très beau jardin à visiter pour ses immenses palmiers…et ses superbes nénuphars….et surprise de la visite : le jardin botanique étant à la frontière de la forêt de Tijuca, on peut y découvrir une multiplicité de petits singes sur le chemin…..

PARATY Que dire de Paraty…..en étant le plus franc possible : nous avons été déçus tous les deux….Paraty, c’est très mignon à voir car c’est un petit village colonial mais qui ressemble aussi à un petit village de pêcheur et surtout, une fois effectuée la visite de ce petit centre qui je le répète vaut tout de même le détour pour ses rues pavées et ses petites maisons colorées très typiques, il n’y a rien à voir….néanmoins, il parait que l’excursion en bateau qui vous emmène dans les criques des environs est à ne pas manquer !!!! En ce qui nous concerne, il ne faisait pas très beau et c’est vrai que du coup, nous n’avons pas été très tenté et avons préféré rejoindre Rio plus tôt que prévu…

SALVADOR Mon impression de Salvador : plus typique de Rio dans son architecture beaucoup plus marqué par le colonialisme portugais……tout au moins au centre historique, dans la ville haute ….c’est plein de petites maisons colorées, d’églises baroques et joli come tout ! Nous logions dans le quartier du Pelourinho, quartier principal dans le centre historique ….à l’hôtel Casa do Amarelindo tenu par un français (http://www.casadoamarelindo.com/fr/index.htm) : très bel hôtel, assez luxueux en fait…. Ce qui est dommage c’est que malgré un travail de restauration qui a été entrepris, lorsque l’on se ballade, on constate que beaucoup de maisons ou d’églises n’ont pas été restaurées et ne sont finalement pas mises en valeur…. Côté sécurité, bizarrement, nous nous sommes sentis moins à l’aise à Salvador qu’a Rio….le quartier historique est balisé à chaque coin de rue par des policiers qui quadrillent ainsi tous le centre….et au-delà, force est de constater que on se fait vite aborder par des mecs pas très rassurants comme on dit….du coup, je vous avoue que nous n’avons pas insisté beaucoup…. De même, nous avons été quelque peu froussards lorsque nous avons voulu descendre à la ville basse : nous avons pris « l’elevador » (ou funiculaire !) à partir de la ville haute….et arrivé en bas : surprise : maisons et quartiers totalement désert et en ruine….par terre, sur les trottoirs, des mecs étalés pas très en forme dont à notre avis certains drogués….du coup….nous avons fait chemin arrière et repris ce beau funiculaire qui n’attendais que nous !!!! Courageux hein ? Salvador est connu pour sa vie nocturne, son ambiance de fête…et c’est vrai que l’ambiance y est particulièrement musicale car il n’y a pas eu un soir où on n’a pas entendu le son du tambour…. On a également assisté à un spectacle typique : au programme : danse afro-bresilienne et capoeira notamment : c’était un spectacle touristique par excellence pas vraiment doté d’authenticité mais malgré tout, on en est ressorti contents ! On a également passé une journée sur une plage de Salvador : Itapua….. à une bonne demi-heure du centre de Salvador…..inévitable !!!!! mais là, plus du tout la même ambiance qu’a Rio : mer calme sans vague…..des cocotiers partout….et des plages remplies de familles ou groupe d’amis qui se réunissent sur de petites tables de bar disposées sur les bords de plage en sirotant….une bonne bière fraiche….la bière a finalement l’air d’être la boisson la plus prisée !!! On a donc voulu vivre au rythme des habitants et avons-nous-mêmes finis sur une de ces petites tables en dégustant un bon petit plat….aaahhh c’est vraiment dur la vie….

LES CHUTES D’IGUAZU Certains disent que c’est les plus belles chutes du monde….en ce qui me concerne, elles le sont même si je n’ai pas eu la chance de pouvoir comparer avec les chutes Victoria ou les chutes du Niagara…. Entouré d’une foret tropicale, pas moins de 200 chutes se succèdent sur 2, 5 kilomètres….tantôt de petites chutes, tantôt d’énormes chutes dont la célèbre et impressionnante « Gorge du diable » ! A chaque coin de buvette, vous pourrez apercevoir de nombreux coatis : il s’agit de petits mammifères ressemblant au raton laveur, mais avec un corps plus mince, une queue plus longue et un museau allongé et souple….et attention hé hé : ils sont très gourmands et on a pu assister à une scène où un coati, d’un bond surprenant, a surgi sur la table d’un touriste japonais pour lui voler son sandwich…..ce qui n’a pas beaucoup plu au japonais en question qui en plus n’était pas très rassuré…mais qui nous a beaucoup fait rire! Nous sommes resté 2 jours sur place : il est difficile de dire avec le recul si c’était trop…il est tout à fait possible de faire les chutes du côté brésilien et les chutes du coté argentin en une journée en partant tôt le matin car la visite coté brésilien est rapide mais le fait de rester 2 jours nous a permis de faire le parc aux oiseaux que l’on a tous les 2 particulièrement apprécié…et pourtant Arnaud il faut le dire n’était pas franchement partant au départ !!!! C’est pourtant à faire car vous n’aurez pas toujours l’occasion d’être à l’intérieur les volières parmi des perroquets en masse ou des toucans que vous pouvez presque toucher…… Nous en avons aussi profiter pour aller faire un tour du côté du Paraguay qui est tout proche…à la « Ciudad Del este » : la Ciudad Del este, c’est en fait une ville dont la particularité repose la vente de produits détaxés et notamment d'électronique à bas prix…ce serait aussi était la plaque tournante de tous les trafics d'Amérique Latine... et même selon certains une base secrète d'Al Quaida ! Pas très rassurant me direz vous….et bien non….là vraiment, vous êtes dans une autre dimension : la vraie Amérique latine comme on peut voir dans certains films hé hé…. Des mecs avec des têtes de vrais tueurs, des mecs se tenant sur des 4/4, armés jusqu’aux dents…..bref….après avoir fait un TRES rapide tour, on a immédiatement pris un bus pour rejoindre la ville très calme de Foz de Iguazu…ouf !!! Mais tout de même….pour ceux qui ont pour perspective l’achat d’un appareil photo, d’une camera ou autre…..je crois que ça peut vraiment valoir le coup ! Pour information, ça ferme très tôt : 17 h30 ou 17 H !

LE PANTANAL Le Pantanal est une région qui, la moitié de l'année, forme un immense marais qui représenterait la plus grande zone humide de ce type. Pendant la saison des pluies, d'octobre à mars, les eaux des hautes terres environnantes s'écoulent vers le Pantanal. L'"inondation" commence en décembre. Quand les eaux sont hautes (en mars dans le Nord, en juin dans le Sud), 70 % des terres sont submergées, soit une superficie de près de 200 000 kms² dans le bassin du Rio Paraguay. La faune du Pantanal est extrêmement riche : on y trouverait plus d'un tiers des 1 580 espèces d'oiseau cataloguées dans tout le Brésil dont les plus célèbres sont l'arara-azul et le tuyuyu (ou jabirus d'Amérique, oiseau symbole du Pantanal). On y compte aussi plus de 80 espèces de mammifères, dont les principaux sont le jaguar et le puma (mais ne comptez pas en apercevoir un….c’est très difficle de les surprendre !), le capivara, le loup à crinière (le « guara »), le capucin, le cerf, le singe hurleur, le tamanoir, le tapir, le paresseux, des loutres, le coati…. Surtout, c’est la région des caïmans yacaré (jacara) que l’on trouve en quantité impressionnante…..

La région regorge également de poissons dont le féroce Piranha…..que l’on a eu le plaisir de pêcher !!!!!!!! et ouaaaiiii, on est aventurier ou on l’est pas que voulez vous….y’a des tempéraments comme ça !!!! Pour la petite histoire, notre guide, pour les pêcher plus facilement, se plongeait dans un bon mètre d’eau dans cette vaste zone bourrée de piranha…..en réalité, les eaux sont tellement abondantes de nourritures que les piranha ne sont pas franchement affamés et vous pouvez donc en principe tranquillement y tremper votre doigt de pied….malgré tout, les petits bouts de viande qui nous servaient d’appât ont dans les 20 mn qui ont suivi le départ de notre belle activité de pêche pourtant été dévoré férocement et je peux vous dire que l’on sentais bien les petites quenottes attaquer le bout de viande !!!!

Ce petit panorama étant fait, il me semble ici utile de livrer nos impressions sur la faisabilité du Pantanal par ses propres moyens, je veux dire par là sans réserver de la France un mini-circuit, ce que très bêtement nous avons fait !!!!! Avant toute chose, je vous déconseille vivement l’agence Terra Brazil (http://www.tourisme-bresil.com/circuits-bresil/voyage_bresil.html) : on a tout bonnement eu l’impression de se faire avoir royalement mais vraiment royalement : concrètement, ces derniers vous facturent un prix qui tout en étant très cher vous semble sur le départ raisonnable compte tenu des prix pratiqués par d’autres agences mais une fois sur place, et bien vous avez le plaisir de vous trouvez dans une fazenda tout ce qu’il y a de plus simple (ce qui ne nous dérangeait pas sur le principe….si on n’avait pas payé tant !) et surtout avec des gens qui eux avaient réservé le même séjour et les mêmes circuit que nous dans une petite agence de Campo Grande et cela pour un prix de misère ! La fazenda était la « fazenda Santa Clara » (www.pousadasantaclara.com.br) située à 40 minutes de l’entrée de l’Estrada do Parque : concrètement, vous pouvez vraiment réserver et faire vous-même les choses puisqu’en fait la prestation de Terra Brazil consiste à venir vous chercher à l’aéroport de Campo Grande et à vous escorter au car qui vous emmène à l’Estarda Do parque, ce dont ont bénéficié de la même façon les personnes avec qui nous étions et qui avaient réservé dans une agence brésilienne à Campo Grande. Surtout, on a été déçue des excursions….le mec de la Fazenda était fort sympathique mais pas très investi dans son rôle de guide…..du coup, et bien, on a passé plus de temps dans la fazenda qu’en excursion….par obligation puisque les excursions étaient très limités dans le temps ! Bref, un peu déçue en ce qui me concerne même si j’étais ravie de faire le Pantanal….quant à Arnaud, il s’est carrément ennuyé si on doit être franc !

BONITO Bonito est située dans le sud-ouest du Mato Grosso do Sul, à un peu moins de 300 km de Campo Grande. Pour ceux qui projettent d’y aller, je n’ai pas trouvé le site si exceptionnel que ça : la grotte de lago azul est toute petite et vraiment pas très belle, l’estancia mimosa, et bien, c’est sympa : il s’agit en fait d’une forêt où on peut trouver quelques cascades mais à mes yeux, rien Le seul vrai site digne d’intérêt à mes yeux, c’est le Rio da Prata.

LE TEMPS Nous sommes partis fin août, début septembre (du 17 août au 7 septembre exactement) : c’était donc l’hiver mais la fin de l’hiver (qui va de juin à septembre)….à Rio, il a fait très beau et chaud la plupart du temps : le 1er jour était couvert et j’ai donc cru pouvoir me passer de crème solaire : le soir, j’étais couverte de coups de soleil hé hé…. et Arnaud aussi! Un pull est bien nécessaire le soir car il y a quand même un bon petit vent… A Salvador, plus au nord : très humide et très chaud, beaucoup plus qu’a Rio Dans le Pantanal : encore plus chaud ! Et à Iguaçu : frisquet puisque nous avions tous les 2 besoin de nos pulls et vestes ! En fait, plus on monte vers le nord et plus il fait chaud et plus on est dans le sud, plus il peut faire frisquet !

LA NOURRITURE 10/10 : c’était copieux et …..bon….. Un must à tester, c’est les restaurants dit à volonté (« rodizio ») où vous avez un accès illimité au entrées et ensuite, viande en boche également à volonté avec accompagnements à commander au choix (frites, oignons frits, manioc fris, bananes frites…..). C’est vraiment surprenant : les serveurs s'empressent autour des tables, chacun proposant son type de viande : boeuf, agneau, porc, poulet, saucisses, abs parfois ... des fins morceaux de viande de choix croyez-moi…..difficile de résister......

Côté plat, j’ai beaucoup aimé la moqueca de poisson, plat traditionnel : plat cuisiné à base de poissons qui est fait revenir avec des oignons, de l’ail et de la coriandre, dans du lait de coco et de l’huile de palme, le tout servi avec du riz et de la farine de manioc……un peu lourd mais…..délicieux !

Côté alcool, il faut signaler la « cachaça », la boisson traditionnelle brésilienne : il s’agit d’une eau de vie de canne à sucre qui se boit plutôt comme un digestif. La caipirinha est une émanation de la cachaça : c’est un petit apéritif très frais à base de cachaça et auquel on ajoute du citron vert, du sucre et de la glace pilée : c’est très désaltérant et pas mauvais du tout cette petite boisson !!! Et …..la bière…..les brésiliens en consomment beaucoup et plus que tout le reste en fait…..

Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, j’ai beaucoup apprécié les jus de fruits naturels…..y’en a pour tous les gouts : à base de fraise, papaye, guarana….mais mon préféré reste celui à la mangue…hhhmmmm…..et pour information : ces préparations sont bien sur à base d’eau dont on ne sait pas vraiment s’il s’agit d’eau en bouteille ou non (plutôt non d’ailleurs !) mais je n’ai jamais été malade….vraiment…et j’en ai pourtant abusé de ces petits jus de fruits !!!!

MES REGRETS, CE QUE J’AURAIS PREFERE FAIRE….. - A Rio : ne pas avoir fait une ballade dans la magnifique forêt de Tijuca autour du Corcovado - A Salvador : ne pas avoir assister à un « candomblé » : le candomblé est une des religions afro-brésiliennes pratiquées au Brésil mais également dans les pays voisins tels que l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine ou encore le Vénézuéla. Mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des "orixas" (prononcé "oricha"), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888. - Ne pas avoir fait le Mina Gerais et ses villes célèbres (Ouro Preto notamment) : avec le recul j’aurais préféré ne pas programmer Paraty et plutôt visiter quelques villes du Mina Gerais ! Mais ça dépend des goûts et de la période à laquelle vous vous rendez au Brésil car en été, il est probable que Paraty prenne toute sa dimension…et ça reste une petite ville qui a beaucoup de charme! - Je regrette de ne pas avoir faits l’Amazonie plutôt que le Pantanal : je m’étais torturée l’esprit avant de partir pour savoir s’il était mieux de faire le Pantanal ou l’Amazonie et comme j’avais lu très souvent qu’il était plus facile de voir les animaux au Pantanal, j’avais après maintes hésitations, opté pour le Pantanal. Or, avec le recul, je pense qu’il est largement préférable de faire l’Amazonie pour plusieurs raisons : si vous choisissez l’Amazonie, vous pourrez assister au spectacle fabuleux de la rencontre des eaux, c'est-à-dire à la rencontre entre le fleuve du Rio negro, aux eaux noires, et le Solimoes, jaune et limoneux qui fissionnent pour former l’Amazone, vous pourrez également visiter la ville de Manaus avec son théâtre somptueux ainsi que son port typique. Dans la foret, s’il est vrai qu’il est difficile de voir des bêbêtes, vous n’en voyez pas tant que ça non plus au Pantanal ou parfois de très loin….en Amazonie, vous aurez aussi la possibilité de côtoyer les habitants de la foret amazonienne…. - Bonito : il est difficile de dire s’il s’agit d’un réel regret mais à mon sens, seul le site de Rio da Prata vaut vraiment le détour…or, il y a tout de même 5 heures de route entre le Pantanal et Bonito, ce qui vous mange tout de même une journée….dans le cas d’un programme serré, je ne suis pas sure que cela vaille le coup….
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Récit de 3 semaines au Québec en famille et en échange de maisons - été 2015
Comme d'hab je suis à la bourre dans l'écriture de ce récit.. je voulais le faire en une fois mais ça s'éternise alors je vais faire un post par jour de voyage.

Nous sommes partis au Québec du 22 juin au 11 juillet 2015 soit 20 jours en échangeant notre maison auvergnate contre une à Lévis. Nous sommes 2 adultes + 2 enfants (6 ans et 13 mois au moment du voyage).

Le post initial...

Cette destination, je l'ai en tête depuis 8 ans déjà.. c'était pour aller là-bas que je me suis inscrite sur le site des échanges de maison, sans succès jusqu'à cette année.. J'aurai même adoré y vivre.. c'est pourquoi ce voyage, je l'idéalisais, j'en attendais beaucoup !

J'ai donc passé près de 6 mois à chercher les infos, ici et ailleurs, à planifier, programmer (je voyage un peu en avance!!). Après je suis de près tout ce qui a trait au tourisme au québec donc j'avais un peu d'avance !

Notre itinéraire initial prévoyait plus de choses mais c'était sans compter le décalage horaire et le rythme de notre petit dernier... Notre parcours : +/- 2500 km et 20h de route Budget : 4000e tout compris pour 4 (détails en fin de récit)

Côté avion, je fais de la veille sur les billets d'avion depuis quelques années.. Donc une fois l'échange conclu avec les canadiens, nous avons acheté les billets le 30 janvier, 1328€ pour 2 adultes + 1 enfant de 6 ans + 1 bébé genoux. Et environ 200€ de passeports pour nous 4.

Avant de partir, gros stress : est-ce que j'ai oublié qqchose dans les valises ? j'oublie tout le temps un truc.. Scanner les papiers administratifs au cas où, le lait en suffisance pour le petit, le kway...

Jour 1 - Lundi 22 juin 2015

J'ai réservé le parking 5 jours auparavant via Parkvia au Hilton Orly, c'est le moins cher que j'ai trouvé. Super quand on pratique l'échange de maison, il suffit de se rendre au parking dans l'horaire prévu (12h pour nous) et de laisser les clefs dans une enveloppe avec le nom de nos hôtes à l'accueil de l'hôtel. Il faut payer au moment de récupérer la voiture, donc les 21e seront payés par nos hôtes quand ils arriveront (le lendemain à 10h30) puis ça sera à nous de payer pour le retour. Ensuite la navette nous mène vers orly sud.

Côté bagages, on a droit à une valise de 23kg chacun en soute , sauf le petit qui a droit qu'à 10kg. On peux aussi emmener 10kg chacun (sauf le petit) en cabine. Même si on échange notre maison, j'amène toujours trop de trucs (les jouets pour le voyage en avion, les chaussures de rando, c'est lourd, le gros manteau, la petite veste, et les affaires s'il fait froid, s'il fait chaud, s'il fait entre les deux...). On a (presque) tout utilisé (bon en fait non, on prends toujours une valise presque vide pour ramener des souvenirs au retour, et les boites de sirop d'érable, c'est vite lourd !).

Enregistrement puis embarquement, départ à 15h45 6h30 de vol, emplacement avec berceau (pas spécialement utile en journée), par contre l'espace devant est appréciable Arrivée à Montréal, passage aux douanes plutôt longues Récupération de l'enveloppe contenant les clés de la voiture à la consigne (prix : 2 dollars)

Navette du park'n'fly puis recherche de la voiture ! Il y a beaucoup de voitures, le conducteur de la navette a dû mal à trouver l'emplacement indiqué.. Une fois la voiture repérée, il faut s'habituer à la boite automatique : que signifient P, R, N, D ?? La bête amadouée, il faut payer...(prix : 19 dollars) Notre partenaire d'échange avait glissé un coupon avec un code barre permettant une réduction de 5 dollars sauf que j'ai complètement zappé ça et je scannais le code pensant que ça allait nous ouvrir la barrière automatique.. un grand moment de solitude..

Ensuite, mauvaise nouvelle, le gps ne fontionne pas.. On appelle notre hôte à Brossard pour qu'elle nous aiguille. Au final, mon téléphone nous guide jusqu'au point de rendez-vous de notre hôte (ouille la note hors forfait)...

Nous arrivons enfin à Brossard dans une superbe maison ! Louise, c'est une québécoise géniale rencontrée sur un groupe d'échanges de maison sur facebook qui nous prête sa maison pour notre séjour montréalais (elle va dans sa résidence secondaire à Magog) Bref, nous sommes fatigués, les petits s'endorment, mais nous sommes heureux de les rencontrer "pour de vrai" après tant de mois passés à échanger par mail. Louise et son mari nous montre la maison, le fonctionnement des appareils électroménagers, et nous dit qu'elle a fait quelques courses : wahou !!! Des légumes (elle avait lu que lors de notre séjour à Calgary nous avions mal mangé..), du lait, des croissants, du pain, du fromage, du pâté, une quiche, des yaourts, des pâtisseries.. et même du vin, quel accueil !! Ils partent, nous mangeons rapidement et hop dodo.. Les enfants ont très bien tenus (il est 2h du mat heure française!) !
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Travel Journal: Northern Laos, Chiang Mai, Bangkok
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013. Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions. We hope our own story will do the same for other travelers.

**10 JULY 2014**

We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.

Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.

We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!

A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.

**11 JULY**

We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.

We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.

There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.

The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.

We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.

Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.

Here’s a very incomplete sample of what we admired:

























Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.

The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
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Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013
21/12/2013 - 14h15 Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!! Ce voyage était attendu, il était temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien. Israël-Palestine, depuis le temps que j'en rêve....Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je venue en Jordanie avec l'idée de traverser la frontière et de voir la Palestine et le désert du Néguev... Mais à chaque fois, entourée de mes amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j'en oubliais cette envie. Alors, cette fois-ci, pas question... Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais pas un pied en Jordanie. 14 jours pour rencontrer ces deux peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si proche d'une vie sans conflit. J'ai hâte de voir les paysages mais aussi de sentir l'atmosphère si spécifique à cette « terre sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d'Istanbul Comité d'accueil spécial pour les embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c'est un peu plus compliqué...à priori parce que j'ai pleins de visas de Jordanie et d’Égypte. Questions : - Le parcours de votre valise depuis chez vous ? - Vous venez pour quelle raison ? - Est ce que quelqu'un vous a remis quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ? - Est ce que tout ce qui est dans vos sacs est à vous ? - Quel hôtel en Israël ? Tout çà dure environ 10 minutes. Le chef d'embarquement regarde mon passeport, mes visas et c'est OK. J'espère qu'à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15 Voilà, je suis dans ma chambre, dans une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la plage. L'air est frais mais pas froid, pas besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j'aurai voulu prendre le train, mais fermé la nuit. J'ai été guidée vers un bus qui mène au centre ville... en fait à la gare principale. Bus gratuit. Ensuite, j'ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours aucun avant 5h du matin. J'ai fini par prendre un taxi qui m'a amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah oui, en fin de compte, j'étais à la bonne station ? Allez, je suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv...

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le train pour aller à Akko (Saint Jean d'Acre). Cette première journée était très sympa, même si je ne trouve rien d'exceptionnel à la capitale israélienne. C'est une ville moderne, qui ressemble à tant d'autres villes modernes du moyen-orient... Si ce n'est que tous les quartiers sont beaux. J'ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à pied... j'ai commencé à longer la promenade au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c'est franchement un régal en décembre. En manche courte, la température est géniale. Je revis. J'ai commencé par visiter le quartier Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j'ai longé des ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim. Arrivée à Neve Tsedek, j'ai visité l'ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu'on y trouve. J'arrive enfin à l'endroit qui me paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j'ai été ravie. C'est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes se côtoient en paix. Un vrai bonheur. L'endroit est vraiment atypique. Il surplombe Tel-Aviv, au milieu d'un jardin méditerranéen luxuriant, des ruelles et des remparts, d'une place et de boutiques. Cette vieille cité Ottoman est superbe. J'ai continuée dans les bas de Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l'on y trouve de tout. L'ambiance y est très sympathique. Sortie de Jaffa, je suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et bordée de belles demeures. Ouais, bon d'accord, mais rien d'extraordinaire... à part que j'ai beaucoup marché. Me voilà rendue à l'auberge, récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à la gare. Sinon, j'ai remarqué très peu mais quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j'ai aussi remarqué qu'ils étaient employés aux besognes les plus dures et ingrates. Toutefois, je n'ai pas ressenti de racisme, et les habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider. J'entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de dormir. J'ai réservé une chambre chez l'habitant, via airbnb. Moshe, mon hôte, n'est pas là. Je suis allée chercher les clés dans un restaurant, pas loin de chez lui. A vrai dire, la maison ne paye pas de mine, le jardin est à l'abandon. Mais elle est propre, à part le lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils.... beurk. Mais j'ai connu pire. Et puis, ce n'est que pour une nuit. Ce soir, j'ai eu la flemme, malgré mon envie, de faire un tour dans la vieille ville. J'ai pris un bon repas dans un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes...çà me rappelle la Jordanie … même repas !!! Et une bière brune, sans alcool, très bonne. Allez, gros dodo et demain, visite de Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m'étais trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en fait la chambre que j'avais squatté !!! Elle m'a réveillé et montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps...En fait, c'est elle la cochonne...Et en plus, il m'avais prévenu qu'elle était un peu cradoc et s'excusait à l'avance. Maintenant, dur dur de se rendormir. En tout les cas, première réflexion de ma « colocataire » qui me laisse dubitative. Je lui explique que ma fille m'a envoyé un SMS me disant qu'une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que j'y étais, et que tout était calme. Elle me dit que oui, il y a eu une bombe dans un bus, mais sans personne à l'intérieur. Ce qui me dérange, c'est qu'elle rajout qu'ici, à Akko (vieille ville surtout musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d'arabes et donc « safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!! Ouais, que veut-elle dire ??!!
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Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam. The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.

Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.

A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.

12/07/2013

The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.

We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.

Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!

We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.

After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.



At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.

We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.



That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.

Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.

Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.

We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.

Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
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Récit et photos de notre voyage aux États-Unis, mai 2008 (première partie, suite et fin!)
Nous avons mis un bon moment à organiser ce voyage. C’est l’homme qui a choisi les USA. Moi, je nous voyais déjà partir au Myanmar ou au Cambodge. Mais comme c’est toujours moi qui propose les destinations de voyage, j’ai laissé la main cette fois-ci !

Ce sera donc l’hémisphère ouest pour le prochain voyage !

Nous achetons le Lonely Planet « Ouest Américain » et le Routard « Parcs nationaux de l’ouest Américain ».

Nous voulons visiter des parcs mais des villes également. L’itinéraire est maintes fois modifié. Voici donc la version finale :

3 mai : voyage Genève – San Francisco via Newark, avec Continental Airlines. Arrivée le soir

4-6 mai : visite de San Francisco

7 mai : descente jusqu’à San Luis Obispo par la California Coast Hgwy 1

8 mai : voyage jusqu’à Visalia et visite du premier parc : Sequoia NP

9 mai : route jusqu’à LA

9 – 12 mai : visite de LA et alentours

12 mai : longue route jusqu’à Williams

13 mai : Gd Canyon & vol en hélico puis route jusqu’à Page

14 – 15 mai : Page : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Lake Powell

15 mai : on prend la route pour Monument Valley, visite du parc

16 mai : voyage jusqu’à Moab. Visite d’Arches

17 mai : Canyonlands

18 mai : avant dernière étape : Bryce Canyon

19 mai : Bryce Canyon

20 mai : dernière étape : Las Vegas

23 mai : vol retour Las Vegas – Genève via Newark

Nous avons loué une voiture. J’avais cherché chez plusieurs loueurs mais les prix restaient très élevés (1700 CHF pour un SUV pour tout le séjour). Une collègue, ex agent de voyages en Colombie, a demandé à une de ces anciennes collègues de réserver la voiture depuis Bogota. Drôle d’idée effectivement. Mais la voiture nous a coûté 1100 $. Chez Dollar. Sacrée différence ! (Assurances incluses !)

Nous avons volé sur Continental Airlines. 890 CHF TTC. On a vraiment eu du bol car les taxes carburant étaient encore relativement basses au moment de la réservation. (Février 2008).

Pour les hôtels, on a bcp hésité à les réserver avant le départ. J’ai un peu regardé sur le net et quand je me suis aperçue que bcp d’hôtels à Page, Moab et autour de Monument Valley étaient déjà pleins (tjrs en février pour mai), nous avons décidé de tout booker. De toute façon, vu le programme, il serait difficile d’improviser et de sauter/prolonger des étapes. Autant réserver donc !

Voici les hôtels : (Les petits déjeuners ne sont pas inclus sauf si indiqué)

San Francisco : Greenwich Inn, 3201Steiner Street & Greenwich. Près de Lombard. King Size Bed, 326 $ pour 4 nuits. Nous avons choisi cet hôtel pour différentes raisons : Le tarif, une salle de bains dans la chambre (rare pour ce tarif à SF), le parking gratuit.

Points forts : 3 points cités plus haut, le Mel’s Drive Inn à 2 minutes. Excellent endroit pour les petits déjeuners, l’emplacement.

Points négatifs : le fait que l’hôtel soit situé en face d’une caserne de pompiers, le chauffage qui goutte, la salle de bains très sommaire… mais bon, vu le tarif, on ne peut pas dire grand-chose !



San Luis Obispo : Peach Tree Inn, 2001 Monterey Street. 97 $ pour une nuit. King Size bed Pt déjeuner inclus. Nous avons trouvé cet hôtel sur GoogleEarth et l’avons choisi pour le tarif, pt déjeuner inclus, parking gratuit, et les excellents commentaires sur tripadvisor.

Rien à redire. Le personnel est très sympa, le lit très confortable. A la cuisine, on se croirait comme à la maison. Très bonne surprise. Petit déjeuner continental : Céréales, diverses sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, fruits etc. A 20 min à pied du centre. Accès Internet gratuit.





Visalia (Sequoia NP) : Lamp Liter Inn, 3300 W Mineral King Ave. 2 Queen Size. 86 $ pour une nuit. Parking gratuit Lien trouvé sur Google Map. Bons commentaires sur TripAdvisor.

Très bonne surprise. Les chambres sont correctes, très joli jardin, piscine, chaises longues, parking, restaurant pour tous les repas, pt déjeuners copieux, près du centre ville.





Los Angeles : Hollywood Downtowner Inn, 5601 Hollywood Blvd. Trouvé sur Booking. King Size bed, 270 $ pour 3 nuits. Pt déj inclus. Piscine

On s’attendait à quelque chose de moyen vu les nombreux commentaires négatifs trouvés sur cet établissement, et n’avons donc pas été surpris ! En effet, nous ne recommandons pas cet hôtel. Il est très mal situé (20 min à pied du Théatre Chinois), Les chambres sont très mal insonorisées. Nous avons été réveillés maintes fois par les clients. On les entend parler, marcher, ouvrir/fermer la porte … Le pt déjeuner est très médiocre : dognuts, bananes, pommes, céréales, lait et café. Venir avant 9h sinon il n y a plus rien. La salle de bains est petite, le rideau de douche colle à la peau, bref…

Les points positifs sont donc le prix, le parking et la piscine. Je pense que LA est un endroit ou il vaut la peine d’investir un peu plus pour une chambre ! La prochaine fois on ira à Sta Monica !



Williams (Grand Canyon) : The Canyon hotel & RV Park, 1900 E Rodeo Rd. Trouvé dans le Guide du Routard. 85 CHF la nuit (env. 70 $). King Size Bed

Personnel très sympathique et très serviable. On peut dormir dans les cabanons (standard) ou dans un ancien train, dans une roulotte… très original. Nous avons choisi le cabanon pour le prix. Parking devant la chambre. Situé à 10 min du centre de Williams. Chambre et sdb correctes. Pas de sèche cheveux.

Page : Rodeway Inn Page : 107 S Lake Powell Blvd. Trouvé sur Tripadvisor. 146 $ pour 2 nuits. Pt déjeuner inclus. King Size Bed. Parking Gratuit. Petite piscine. Pas de sèche cheveux.

Les commentaires sur TripAdvisor n’étaient pas terribles mais la plupart des hôtels bon marchés indiqués dans les guides et autres sites web étaient déjà complets en février !!! Pour ceux qui partent en haute saison, si vous avez un hôtel en tête, n’hésitez pas à réserver rapidement !

Nous avons trouvé très cher pour ce que c’était. La chambre est vieille, mal insonorisée. La salle de bains est désastreuse. La chasse d’eau était bloquée et il fallait ouvrir le bac à eau et trifouiller dedans pour que l’eau arrête de couler après avoir tiré la chasse d’eau. Grande fenêtre dans la salle de bains qui donne sur des maisons… pas de rideau ! Si on ne veut pas faire de l’exhibitionnisme, il faut donc laisser la porte ouverte pour cacher la fenêtre…

Pt déjeuner très moyen (dognuts, céréales, toasts & Café/thé). Accès Internet gratuit. Parking gratuit. Laverie et bcp de restaurants à proximité

Mexican Hat (Monument Valley) : Mexican Hat Lodge, Main Ave, Mexican Hat Recommandé dans les guides et par des amis y ayant séjourné. 97$. King Size bed. Parking gratuit.

Excellente surprise. Les critiques ne sont pas très bonnes sur les forums, TripAdvisor etc. Nous avons adoré. La chambre est très jolie, le lit très confortable. Salle de bains correcte. L’accueil est un peu froid.

Le must est le restaurant. On y mange des hamburgers ou steaks cuits sur le Swinging BBQ (BBQ balançoire). La viande est servie avec 2 toasts, des haricots bruns et de la salade. Le proprio a un groupe de country. Ils jouent tous les soirs pour le plus gd plaisir de leurs clients. Très bonne ambiance.



Moab (Arches & Canyonlands) : Sleep Inn Moab, 1051 N Main St. 267 $ pour 2 nuits. Pt déj inclus. Parking gratuit. King Size Bed. Piscine et jacuzzi (hors service en mai)

Là aussi, la plupart des hôtels recommandés dans les guides étaient déjà pleins. En roulant sur Main St, nous avons vu bcp d’hôtels avec le signal « No Vacancy » allumé. Pensez à réserver bien à l’avance si vous voulez un hôtel précis.

Grande chambre, propre, salle de bains bien équipée. Petit déjeuner très complet. (Divers pains, confitures, beurre de cacahuètes, miel, divers fruits, œufs, céréales…)

Bryce Canyon : Ruby’s Inn, Ut Highway 63, 305 $ pour 2 nuits, 2 queen beds, parking.

Le Bryce view lodge était déjà complet donc nous avons opté pour le Ruby’s Inn. Très cher pour ce que c’est. Le Ruby’s Inn est une immense pompe à fric. Des centaines de chambres, un énorme magasin de souvenirs à prix exorbitants, un immense restaurant très médiocre avec un service moyen. Un autre petit restaurant « snack » tout aussi médiocre un peu plus loin. Les chambres sont grandes, la salle de bains également mais ne vaut absolument pas le prix.

Las Vegas : 4 Queens, (Downtown) Freemont St. 42$ pour 1 nuit, king size bed, parking gratuit

Excellent rapport qualité/prix pour cet hôtel sans chichis. La chambre était correcte, salle de bains un peu vieille. Nous avons passé 1 nuit à Freemont St. Car cette nuit, les chambres sur le strip étaient 3x plus chères que d’habitude à cause d’un congrès… Très bonne surprise.



Las Vegas : The Signature at MGM Grand, 145 East Harmon ave. Junior suite, parking gratuit. 482$ pour 2 nuits. Piscine.

Nous avions longuement hésité entre le Bellagio, le Wynn et le Venentian mais les chambres étaient hors de prix et les commentaires pas toujours glorieux. Finalement nous avons choisi le Signature grâce aux commentaires sur TripAdvisor. Aucun regret. Il n’est pas directement sur le Strip (il y a un passage qui relie le Signature au MGM Grand, il faut ensuite traverser l’hôtel pour accéder au Strip).

L’accueil est très sympathique. On nous laisse choisir la tour. Je dis que ça importe peu, on aimerait juste une chambre le plus haut possible. Nous obtenons donc une chambre au dernière étage (38è). La chambre est magnifique. Le lit, super confortable. Cuisine, écran plat, coin salon. Coffre fort. La salle de bains est incroyable. Grande douche, baignoire jacuzzi…. La grande classe. Nous recommandons très vivement cet hôtel !



Maintenant, le récit !

Le 3 mai, après 25h de voyage, nous atterrissons à l’aéroport de San Francisco. Nous nous sommes réveillés à 5h du matin pour être à l’aéroport de Genève à 6h. Le vol était sensé partir à 9h. Il est parti à 11h45 ! Nous avons également eu 2h30 de retard à Newark. Le voyage a donc été long. Très long.

Arrivée à Newark. A peine on entre dans l’aéroport qu’une odeur de friture nous caresse les narines J Ca y est, on est arrivé au pays de Mc Do & Co !

Nous devons passer la douane. Il y a une foule monstrueuse et notre vol pour San Francisco est prévu pour dans ¾ d’heure. Malgré le monde, cela se fait assez rapidement. Prise d’empreintes, photo, sourire du douanier ( !) et c’est bon, on va chercher les valises. Cette étape s’est également fait assez rapidement. Tout est indiqué, easy !

A peine arrivés devant la porte d’embarquement, on nous informe que notre vol aura 2 h de retard ! Super ! Quand enfin on peut monter à bord, on nous demande de ressortir de l’avion. Problème technique. On finit par pouvoir remonter. C’est parti pour 6h de vol. L’appareil est vieux (toujours Continental). Le tissus des sièges est déchiré et il n’y a pas d’écran individuel. Pas grave, on est crevés, on en profite donc pour dormir !

Arrivés à San Francisco, on récupère nos bagages et on prend un train pour aller au dernier terminal afin d’aller récupérer notre voiture de location.

Au guichet de Dollar, l’agent de réservation nous donne les clés et le contrat après avoir essayé de nous refourguer un GPS et une enième assurance je ne sais quoi. Au garage, on nous conduit à notre véhicule. C’est un veau ! Une Toyota Highlander flambant neuve et surtout, ENORME. C’est décidé, c’est l’homme qui conduira ! Du moins en ville et sur les autoroutes ! Il ne lui faut pas bcp de temps pour s’habituer au système de boîte automatique. Ca y est, on y va, l’aventure commence !

Toutes les rues sont super bien indiquées. C’est vraiment simple de se repérer. Nous arrivons sans problème au Greenwich Inn. Le parcage est assez laborieux mais l’homme s’en sort comme un chef !

Il est minuit passé, 15h à Genève, on va vite manger une tranche de pizza dans un petit restau au coin de la rue avant d’aller dormir. Enfin, d’essayer de dormir. C’est samedi soir, les gens sortent, boivent et hurlent. Sans oublier les camions de pompiers qui sortent de la caserne, sirènes hurlantes dès 6h du mat.

4 mai

A 5h, nous avons les yeux grands ouverts et un bon ptit creux. Nous attendons 6h30 pour aller prendre le pt déjeuner au Mel���s Drive Inn. C’est endroit est vraiment sympa. On se croirait dans un film. Banquettes rouges, jukes boxes et huge breakfast ! 3 pancakes, 2 œufs brouillés et bacon pour moi. Des toasts pour l’homme. Et café-jus-de-chaussette à gogo ! Après un pt dèj pareil, nous sommes prêts à découvrir SF.



Nous avons marché toute la journée :

Nous avons pris Divisadero Street, longé la Marina, Fisherman’s Warf. On réserve une excursion à Alcatraz pour le lendemain (24.50$ par personne) puis nous grimpons jusqu’à la Coit Tower, puis North Beach, grignotage à China Town, shopping à Union Square, Lombard Street. Je pensais que Lisbonne était une ville pentue. A côté de SF, ce n’est rien ! Nous avons pris le Cable Car (5$ par personne) jusqu’à l’hôtel. A la fin de la journée, on était EPUISE. Ce tour nous a donné un joli aperçu de la ville. C’est confirmé, on adore cet endroit.

En passant par la Marina

Architecture de SF

Fisherman's Warf

Touristes sportifs...



Fraises transgéniques!!! Et hors de prix ...

Enseigne d'un fast food

North Beach (Quartier italien)

L'entrée de Chinatown

Union Square

Technique de parcage particulière à SF... Ne surtout pas oublier le frein à main...



Lombard Street... à contre jour 😠 Les fameux School busses

Le soir, on dîne dans un petit restau espagnol sur Chestnut St. Je ne me souviens pas du nom du restau mais c’est pas bien grave vu qu’il n’en vaut pas vraiment la peine.

5 mai

Pt déjeuner à l’épicerie en face de l’hôtel.

Le départ pour Alcatraz est prévu à 12h10. On se rend donc au Pier 33 à pied. On s’arrête dans une des nombreuses boutiques souvenir de Fisherman’s Warf pour m’acheter un gros pull car il ne fait pas chaud du tout.

Il y a une longue file d’attente pour monter dans le bateau. On se met tous en file indienne. Au bout de la file, un photographe … Photo souvenir avec un montage photo d’Alcatraz en arrière plan. Après ça, on monte dans le bateau. C’est parti pour l’excursion. Sur le pont, il fait vraiment froid. Je ne regrette absolument pas l’achat du pull !!!

Depuis le bateau qui nous mène à la célèbre prison



Arrivés dans la prison, on nous tend les casques pour la visite audio. C’est super intéressant. Cette visite nous a bcp plu. C’est vraiment quelque chose à faire.







QUelques fameux pentionnaires!



Après la visite, on va voir les otaries à Fisherman’s Warf et on déjeune dans un des nombreux restaurants du Pier 39.



On va ensuite chercher la voiture à l’hôtel et on se fait la descente de la partie sinueuse de la mythique Lombard Street. Le temps se gâte alors on continue la visite de la ville en voiture. On fait une partie la 49 mile scenic drive : Alamo Square, Golden Gate Park. Le jardin Japonais est déjà fermé. On retournera le lendemain. On essaie le Twin Peaks Park mais en arrivant en haut, il fait tellement moche qu on ne voit rien. Tant pis…





America, land of freedom 😉 Une des entrées du Golden Gate Park



Le soir, on mange chez Hooters ( !!) C’est marrant à voir mais sans plus. La nourriture est vraiment dégueu. J’ai commandé 4 mini hamburgers qui sont arrivés froids, l’homme a pris un gros hamburger, sans plus. On a demandé du Coca et on a eu chacun 1 litre de coca ! Les portions sont monstrueuses. On voulait y aller pour voir, voilà, c’est fait. Rien d’extraordinaire à part que les serveuses portent des vêtements sexy, taille enfant ! 😛 Pas de photos mais vous pourrez vous faire une idée en allant sur leur site Internet...

6 mai

Après un pt déjeuner au Mel’s Drive Inn, on prend la voiture et on traverse le Golden Gate Bridge. Il fait vraiment brumeux alors on se dirige vers Sausalito. Alors que SF est sous la brume, à Sausalito, il fait grand beau. Cette petite ville est vraiment très sympa.

Le Golden Gate Bridge sous le SMOG

Et Sausalito... sous le soleil!





On se dirige ensuite vers Fort Cronkhite. Quand on est là bas, c’est difficile de croire qu’on est vraiment tout près d’une grande ville. Cet endroit est vraiment sauvage. Il n’y a quasiment personne. Il y a une plage et quelques surfeurs. L’Océan est assez agité. Il y a bcp de vent. On se promène un peu mais certains chemins sont fermés. Apparemment, ce coin est dangereux !









On retourne au Golden Gate. Cette fois, on aperçoit un peu de ciel bleu. Stop photo… .



Le Golden Gate Bridge... De dessous! Et puis avec un peu moins de brume...





Puis on retourne au Golden Gate Park pour voir le Jardin Japonais. Il faut payer pour entrer (4 $ il me semble). Ce jardin est vraiment superbe. Il est assez petit mais vraiment incroyable. Très bien entretenu. Au bout du jardin, il y a un petit salon de thé. Les serveuses sont vêtues d’un kimono et portent des « tongs » traditionnelles Le Golden Gate Park est immense. C’est le plus grand parc aménagé au monde. On peut y faire des BBQ, du pédalo, du vélo… il y en a pour tous les goûts.







7 mai

Nous descendons à San Luis Obispo par la California State Route 1. La route sera longue (9h de voyage, stops inclus) mais aucun regret, les paysages en valent vraiment la peine. Nous nous arrêtons d’abord à Monterey pour manger. On va au Fisherman’s Warf et choisissons le restaurant tout au bout. Très bonne surprise. Puis petite ballade digestive avant de reprendre la route.

Entre SF et Monterey







2ème arrêt : Carmel-by-the-Sea. Le ciel est couvert et il fait assez froid. Nous allons d’abord sur la plage puis marchons un peu dans la ville. Cette petite ville est vraiment très jolie. Beaucoup de boutiques d’antiquités, d’art et de vêtements absolument hors de prix. On s’arrête dans un coffee shop pour boire un café avant de reprendre la route.





On continue, direction San Luis Obispo. La météo change énormément. Un coup il fait super beau, et qques miles plus tard, c’est ciel totalement gris. Les paysages sont sublimes, impressionnants. Il y a de nombreux « View Points » où il est possible de s’arrêter pour prendre des photos.











En fin de journée, nous arrivons à l’hôtel. On va ensuite chercher un restaurant au centre ville. Nous sommes tombés sur un restau vraiment super, le F Mc Lintocks Saloon & Dining. Spécialité de la maison : BBQ. La viande était super bien grillée, la sauce était excellente. Le tout était servi avec des haricots, des toasts et des frites !

8 mai

5ème jour, nous allons à Visalia. Les paysages sont vraiment monotones : Collines dorées pendant 2h30! C’est très très sec et il fait vraiment chaud. On croise énormément de camions sur la route.



A Visalia, on dépose nos bagages dans notre chambre, mangeons un sandwich au snack de l’hôtel et partons voir le 1er parc prévu dans notre programme : Sequoia NP.

A l’entrée du parc, nous achetons l’Anual Pass pour tous les parcs nationaux du pays. (80$)

Les paysages sont magnifiques



On se sent... petit!

On voit pas mal de panneaux « attention aux ours ». J’aimerai bien en voir mais bon, apparemment, c’est assez rare.

Nous nous dirigeons vers la Giant Forest pour voir le General Sherman Tree, l’être vivant le plus imposant au monde. Sur la route, on croise des biches, puis un coyote.



Puis un troupeau de photographes, mitraillant tous dans la même direction. On s’arrête, et là, surprise… 2 oursons jouent à quelques mètres de nous. Je change mon objectif en un temps record !!! Ai juste oublié un truc… activer le stabilisateur d’image. Grrrr. Je mitraille également les 2 peluches en jetant tout de même un coup d’œil autour de moi de temps en temps histoire de vérifier que la mère ne débarque pas par surprise !



On continue la route jusqu’au parking proche du General Sherman.



Forcément, il y a pas mal de monde…

On se promène un peu et comme il se fait tard et qu on a encore une heure de voiture à faire, on décide de rentrer à l’hôtel.

Le soir, on prend la voiture pour aller au centre de Visalia. La ville n’a pas bcp de charme mais a l’air assez animée. On mange dans un restau mexicain. La déco est très kitch mais très chouette également. L’homme commande une enchillada et moi une soupe froide de tomate & crevettes. (J’en peux plus des fritures ! J veux du light pour finir la journée!!!) Rien d’extraordinaire. Vraiment. Grosse déception même.

On décide d’aller boire un verre mais en sortant du restau, on remarque que tout est fermé ! Pourtant il n’est que 21h. Dingue. Même les restaurants ferment. La ville est devenue quasi déserte en ¾ d’heure. Ca en devient limite flippant. On croise des groupes de types dans des énormes pick ups style « Pimp my Ride » J, fenêtres ouvertes, bras dehors, rap à fond. Bon ben on va rentrer hen !!!

9 mai

Petit déjeuner au snack de l’hôtel. Omelette, bacon et 2 pancakes et on prend la route direction LA ! On décide de partir tôt pour éviter les bouchons de LA le soir…

Nous arrivons vers 13h à notre hôtel, assez proche de la sortie de l’autoroute. Il fait gris, c est glauque à souhait. Un SDF est assis devant l’entrée de l’hôtel. Notre chambre n’est pas encore prête alors nous patientons dans le patio.

Au bout de ¾ d’heure, on peut entrer dans la chambre. Ca pue le produit anti cafards… bon, ben au moins, on ne devrait pas en croiser ! On se douche vite fait et on part à pied voir le Walk of Fame. Apparament, c’est à 15 minutes à pied. C est bien plus en fait.

On croise plein de spécimens bizarres qui chantent, parlent, hurlent tout seuls. Gros contraste avec San Francisco. Tout le monde nous a dit qu on serait déçus mais on voulait se faire notre propre idée... Voilà, c'est fait! 🙂 Les rues sont dégueulasses, tout est glauque. Dire qu on restera ici 3 nuits. C’est ça la capitale du cinéma ? J'ai même pas envie de faire des photos. Je n'ai donc pas d'images du Walk of Fame, des lettres sur la colline etc...

On se rend à Santa Monica, via West Hollywood et Beverly Hills. Ca change !

Santa Monica est vraiment un endroit génial. On s’arrête à la Third St. Promenade. Avis aux filles, c’est un véritable paradis !!! Si l’homme n’avait pas été là, j’y aurai passé une journée mais bon, le pauvre s’ennuyait à mourir dans les boutiques féminines, j’ai donc fait vite . Plein de magasins partout… Ca y est, je suis réconciliée avec LA J. On mange une salade là bas et on va à Beverly Hills et son célèbre Rodeo Drive.

Là bas, c’est totalement irréel. Tout est blanc et propre, on dirait un décor de cinéma. Impossible de se garer à moins de payer une fortune. On traverse donc avec la voiture.

Avant de renter, on passe dans les rues aux superbes baraques. Nous suivons un petit bus touristique qui fait une visite guidée des maisons de stars. Il y a des espaces verts au bord de la route, et des SDF qui dorment là. Ca fait bizarre.



Finalement, on ne regrette plus notre stop dans cette ville ! Ya quand même des endroits sympa! :)

10 mai

Au programme de ce 7è jour : Santa Barbara, à 150 km de Hollywood.

On s’arrête d’abord à Malibu. Les plages sont désertes (fait assez froid). Pas de Mitch ou de Pamela à l’horizon… juste quelques surfeurs.







Nous continuons un peu et on s’arrête au Paradise Cove. On découvre là un restaurant sur la plage. Cet endroit a l’air vraiment génial. Stop bouffe donc ! Le restau est bondé et les plats sont ENOOORMES ! En attendant notre table, on se prend un mojito à la fraise. Vraiment super bon.





L’homme prend un KOBE steak et moi des moules frites.

La viande est tendre à souhait et les moules sont délicieuses. Les frites, elles, sont absolument divines.

En dessert, on commende le « 1 mile cake »… et une boîte en carton pour l’emporter ! On en peut plus, nos bides sont à la limite d’exploser. Le gâteau est gigantesque. Ce sera notre petit dèj pour les 2 prochains jours… La facture est salée... 97$ : 1 Corona: 5.95$, Mojito: 10.95, Steak Kobe: 25.95, Moules frites: 21.95, le gâteau: 8.95 et 2 je ne sais plus quoi (j arrive plus à déchiffrer la facture): 15.90 $ + les taxes: 7.40 ... sans oublier le pourboire... Mais bon, ça en valait la peine!



On ferait bien une sieste digestive sur la plage mais on continue jusqu’à Santa Barbara.

Santa Barbara est vraiment une très jolie ville. Les hommes aimeront, ça grouille de bimbos blondes, bronzées, manucurées, brushées et en micro shorts… 😎

On fait un peu de shopping, on se promène dans les rues et quand tout commence à fermer, on rentre à l’hôtel. Bizzarement, je n’ai pas faim DU TOUT. L’homme mange un bout du gâteau avant d’aller se coucher.



11 mai :

Le matin, on va à Venice Beach. C’est ce qu’on s’imaginait… Plein de gens bizzares... 🙂! Je prends quelques photos mais n’arrive pas vraiment à apprécier l’endroit. J sais pas pourquoi, je n’accroche pas, mais suis contente d’y avoir été.







On va ensuite au Santa Monica Pier pour se ballader un peu et manger qqch.







Puis l’homme veut aller dans un immense centre commercial devant lequel on est passé la veille. Go. J’ai super mal au dos alors je m’arrête 10 minutes pour me faire faire un massage chinois. A peine le masseur a-t-il mis ses mains sur mon dos qu il me dit de me détendre…euh, j’arrive pas ! C est parti pour 10 minutes de pure douleur. C’était atroce. Mais après ça, je me sentais vraiment mieux !

Continuation sur Melrose Ave mais tout est fermé… On reprend la voiture et on roule sur Sunset Blvd, on passe par Beverly Hills, Bel Air, Pacific Palissades, on rêve devant les baraques de millionaires et on arrive sur Malibu… Bon, ben on retourne au Paradise Cove histoire de manger qqch. Il y a une longue file d’attente, on nous donne donc un homard en plastique qui vibrera pour nous annoncer que notre table est prête.

Autour du restaurant, il y a une terrasse/plage avec des barrières autour. Après les barrières, une tjrs la plage. L’homme prend une bière et moi un Mojito. On se pose ensuite sur la grande plage jusqu’à ce qu’un vigile s’approche vers nous et nous annonce qu’il faut retourner sur la terrasse autour du restau car là ou on est, on ne peut pas consommer d’alcools forts… juste des boissons non alcoolisées, de la bière ou du vin… ( !!!) Après un 2ème délicieux repas, on va boire un apéro à Santa Monica avant de retourner à l'hôtel pour cette dernière nuit en Californie!

12 mai

Départ tôt le matin. Cette journée va être loooongue. En effet, nous avons pas mal de Km à parcourir. 709 exactement. Environ 7h de route.

La destination finale sera Williams, en Arizona, une petite ville proche du Grand Canyon.

La sortie de LA se fait assez facilement, et l’homme n’a pas besoin de s’énerver, je lui indique parfaitement le chemin ! 😎

Nous nous arrêtons à Newberry Springs pour une pause déjeuner. Cette ville, sur la Route 66, ne vous dit peut-être pas grand-chose ? c’est là que se trouve Bagdad Café. Celui du film du même nom.

L’ambiance de cette ville, enfin, de ce bled (à part le café, il n’y a pas grand-chose…) est vraiment particulière. A part les couleurs très intensifiées dans le film, tout est pareil. Rien n’a changé. Il y a d’abord ce vent… Il a l’air incessant. Et cette chaleur.









Dehors, devant la porte d’entrée, un homme, un habitué, est accoudé à une table, un chapeau de cow boy perché sur la tête. Il fume une cigarette qui doit se consumer bien rapidement à cause du vent. Le cow boy a l’air las. Pas grand-chose à faire dans le coin j’imagine.

A l’intérieur, c'est tjrs l'ambiance du film… Tout est vieux. Des T-shirts et cartes de visites des touristes tapissent les murs. Des photos du film également. La patronne est derrière le bar et 2 serveuses, une mère et sa fille, sont là également.

Il y a aussi 2 couples de touristes. Un japonais et un allemand. Puis des « locaux ». Des habitués je suppose.

Le piano est tjrs là...

Les serveuses font vraiment « film glauque ». Leurs mains, leurs habits, leurs cheveux sont crasseux. La mère a un bandage autour du bras. Pas très propre lui non plus ! C’est pas grave, on y est, c’est Bagdad Café.

The coffee machine! Nous commandons une bière et un panaché. Apparament, c’est la première fois qu’un panaché est commandé ici. Nous commandons également un burger et un BLT (sandwich Bacon, Letuce & Tomato).

Bien entendu, la patronne nous met « I’m Calling You » et sort les tasses souvenir !

Je prends quelques photos, et nous continuons la route jusqu’à Williams. Comme il n’y a pas un chat, je prends le volant. Ah la bête ! Tout va bien jusqu’au moment de s’arrêter à la station service pour faire le plein. Vu que ca faisait 2h que je roulais sans vraiment freiner, le réflexe du pied sur l’embrayage était encore là… A part une grosse surprise, rien de grave ! Mais ça surprend !!!

Nous arrivons au Gd Canyon Motel RV Park en fin de journée. Cet endroit est vraiment mignon. A l’accueil, on nous donne les clés, des bons repas et des plans de la région.

On rentre nos affaires, prend un douche et allons à Williams. L’hôtel n’est pas au centre même, il faut prendre la voiture. Il fait bcp plus frais qu’en Californie. Mon pull acheté à San Francisco est donc à nouveau utile !

En fait, Williams, ce sont 2 rues parallèles. C’est très vite traversé à pied. Le soir, les enseignes lumineuses brillent de partout.

Le Routard ayant été d’assez bon conseil jusqu’à maintenant, nous suivons à nouveau ses recommandations et allons manger au Rod’s Steak House. Nous commandons chacun la plus petite viande car nous n’avons pas une grosse faim. Ben c’était vraiment décevant. De plus, le service n’était pas top non plus. Notre serveur était vraiment antipathique. La facture, elle, était bien élevée par contre ! Bref, déception…

Après le restau, on fait un petit tour dans la ville et on s’arrête dans un bar. L’homme est ravi, il y a une table de billard. Il adore ce jeu, nous faisons donc quelques parties.

Le proprio vient nous parler et nous remercie d’être venu de si loin pour voir son bar J Lui et quelques clients portent un chapeau de cow boy et des chemises à carreaux. Dépaysant!

L’homme joue assez bien au billard et se fait repérer par un client qui vient lui demander de jouer quelques parties avec lui. Il essaie de jouer à l’argent mais l’homme lui fait comprendre que jouer sans fric, c’est sympa aussi. On remarque vite (et il l’avouera par la suite) qu'en plus d'être un passe temps, le billard est également son gagne pain!… Il finit par sortir ses propres cannes de billard et nous laisse jouer avec. Il nous indique également quelques magasins de billard à Vegas ou l’homme pourrait s’acheter du matos.

Bref, sympathique soirée à Williams. On ne fait pas trop tard car le lendemain, nous avons prévu un tour en hélico à 9h…



13 mai

Notre portable nous réveille à 7h. Je fais remarquer à l’homme qu’il y a comme un bruit de pluie dehors… Merde, ça va être sympa l’hélico. Je m’approche de la fenêtre et ouvre les rideaux et… pousse un cri. Dehors, il y a 10 bons cm de neige !!! J’appelle vite la compagnie Papillon pour savoir si il faut quand même qu on vienne pour 8h30 ou si tout est annulé… La dame ne sait pas et nous dit de venir quand même.



On se dépêche donc et on zappe le pt déj qu on voulait prendre au Old Smoky’s Pancake House. Il faut déblayer la neige et on n’a RIEN pour ça. La réception de l’hôtel n’ouvrant pas avant 8h, on fait avec ce qu’on a… des linges ! Forcément, on ne s’attendait pas à de la neige au Gd Canyon le 13 mai. L’homme a des baskets, mais non imperméabilisées. Moi j’ai des bonnes chaussures de marche super imperméables, donc ça va. On enfile un t shirt, un pull et une veste et GO !

Arrivés chez Papillon, on nous dit que tout est annulé jusqu’à 11h. Il faudra les rappeler à ce moment pour savoir si on peut survoler le Gd Canyon ou pas.

En attendant, on prend un petit déj puis on va au Gd Canyon, en voiture.

Sur place, on croise des tas de touristes japonais en shorts et sandales ouvertes, tremblant de froid. Le Gd Canyon est magnifique sous la neige. On prend des photos mais on retourne vite à la voiture. Il fait vraiment trop froid, impossible de rester dehors. Nos mains sont rouges et glacées.











On retourne boire un thé en attendant que l’heure tourne. Finalement, à 11h, on nous dit qu’on peut voler à partir de 14h. Par contre, le tour Emperial est annulé. On ne peut faire que le petit tour (à cause du vent). On s’inscrit pour 14h. Le tour dure 30 minutes et est moins cher que l’Emperial. C’est pas plus mal finalement.

On vient 45 min avant pour… recharger la caméra vidéo qui était restée allumée dans le sac et qui a vidé la batterie. Grrrr. On nous donne les places. J serai à côté du pilote. L’homme, lui, a moins de chance, il sera dos à moi. A « l’envers donc ». Le tour était vraiment sympa. C’est vraiment impressionnant. J’ai bcp aimé. L’homme, lui, a bcp moins apprécié. Il a failli rendre son déjeuner plus d’une fois. Il y avait pas mal de vent et entre les trous d’air et le fait qu il soit à l’envers… c’était pas génial. Il était ravi que ce soit vite fini. Dommage.







On prend ensuite la voiture pour voir les différents view points. La neige a fondu... Après coup, à la fin du voyage, nous étions contents d'avoir commencé par le Gd Canyon. C'était très beau, mais cela ne nous a pas fait l'effet attendu. Je pense que si nous avions terminé ici, nous aurions été déçu. J'ai de la peine a expliquer cela. C'est majestueux, sublime, tout ce qu'on veut mais... On pourrait dire que c'est dû aux nombreux touristes, mais ils sont partout. Peut être les couleurs? Plus fades qu'ailleurs? Bref. Et vous? Est ce que vous avez eu ce sentiment également?



une touriste indienne...

Arrivés au bout, nous continuons la route jusqu’à Page. Le soleil se couche et les couleurs sont très belles. Les paysages sont sublimes et je demande très souvent à l’homme de faire des stops photos.



Nous arrivons à Page juste après le coucher de soleil. Nous dînons au restau "Fiesta Mexicana", juste à côté de notre hôtel. On choisit des fajitas. Ce n'est pas trop mal. Les portions sont enormes et nous ne finissons donc pas... Nous goûtons également aux Margaritas. Elles sont... corsées 🤪 Pas mal de francophones dans ce restau. C'est là qu'on voit la popularité du Routard 😉

14 mai

Programme pas très sympa pour commencer la journée, mais c'est indispensable: on va à la laverie car nous n'avons plus de fringues propres et il nous reste quand même pas mal de jours avant le retour! 2h30 plus tard, tout est propre et sec. En attendant, nous avons été réserver une excursion pour le lendemain: Antelope Canyon.

Nous rapportons notre linge à l'hôtel et partons ensuite direction HORSESHOE BEND. Il fait super chaud, on embarque donc quelques bouteilles d'eau et l'appareil photo et go!

Il y a une petite marche à faire dans le sable couleur ocre avant d'arriver au point de vue. C'est epoustoufflant. L'homme part explorer les alentours. Moi je reste assise sur un rocher un bon moment à contempler ce site et à prendre des photos 😇













Après en avoir pris plein la vue, on prend la voiture et on va jusqu au Lake Powell. Toutes les excursions sont complètes (Si vous venez en été, pensez à réserver bien en avance!!!)





On fait un petit tour au bord du lac puis on reprend la voiture et on prend une route un peu paumée. Je ne sais pas si elle est réservée aux 4x4 ou non mais l'homme prend son pied. Là encore, on est totalement bluffés. Les roches sont si différentes. Il n'y a personne. On se croit seuls au monde. Nous avons croisé 2 voitures de rangers. C'est tout. La voiture etait dans un sale état. On ne voyait plus rien ...









Il ne va pas tarder à faire nuit et nous sommes assez loin de Page, nous faisons donc demi tour...





Le soir nous mangeons au The Dam Bar & Grille. C'est le seul restau ou il est permis de fumer... en terrasse (couverte avec brumisateur). On commande des steaks avec une soupe en entrée. Bof bof. La viande n'a pas de goût. Dommage.

15 mai

Nous avons RDV à 11h devant l'agence qui organise l'excursion à Antelope Canyon. Il y a plusieurs agences à Page. Toutes pratiquent les mêmes tarifs. Le Routard (édition 2008) annonçait 29$. Ca a déjà augmenté... 32 $!

Avec nous, dans la jeep, il y avait 3 japonais et un groupe de belges. Arrivés devant le canyon, on voit plein de jeeps parquées. C'est sûr, nous ne serons pas seuls!!! 🤪 On a croisé des types qui faisaient le tour photo, et franchement, je ne regrette pas de ne pas l'avoir pris! Ils devaient patienter que tout le monde dégage, et ce n'était pas une mince affaire! On n'a pas eu de bol, le soleil était caché par un beau gros nuage, du coup on n'a quasiment pas vu de puits de lumière. J'avais pris mon trépied mais c était tellement laborieux que j ai vite laissé tomber. Du coup, la plupart des photos sont floues 😠 Voici les plus potables.









Après la visite, nous mangeons un sandwich et reprenons la route jusqu'à ... Monument Valley!

Tout va bien jusqu'à... qques 10 km avant Monument Valley. Il se met à pleuvoir. C'est le déluge. J'suis dégoûtée. On va donc laisser tomber le tour à cheval... Lorsqu'on arrive à Mt Valley, il ne pleut plus mais le ciel est tjrs bien gris.

Le site n'étant pas un parc national, nous payons l'entrée. 5$ par personne. L'homme est à nouveau très heureux, il s'éclate sur la route avec le 4x4. On croise des gens dans des petites voitures et certains ont vraiment de la peine à certains endroits.

Le ciel persiste à rester... gris 😕 Je prends qques photos. Il y a pas mal de Navajos qui tiennent des stands de bijoux. Après plusieurs refus, je m'approche d'un stand tenu par un Navajo. Il est accompagné de son petit garçon. Nous discutons un moment avec eux et le papa m'affirme que le ciel ne va pas tarder à se dégager et que nous devrions pouvoir assister à un beau coucher de soleil... Ah... ben reste plus qu'à espérer! Cet homme est bien sympathique et je finis par lui acheter un collier...

Nous continuons la visite et les stops photos. Ce site est majestueux. Encore mieux que dans mon immagination. Fait ch... la caméra n'a plus de batterie. On ne filmera donc pas. 😠 Mon père ayant grandi avec les films western, il rêve de voir cet endroit. Je mitraille donc Monument Valley un peu pour lui aussi.





l'idole du paternel... John Wayne! 😎



L'ami Navajo n'a pas eu tord... le ciel se dégage!!!











Le coucher de soleil est... 😮

J'ai un peu écouté la conversation de 2 photographes qui étaient postés là, et apparament, l'un d'eux n'avait jamais vu une si belle lumière et de si belles couleurs à Monument Valley...





Nous sommes restés 3h à Mt Valley. On s'est un peu dépêché sur la route pour rejoindre Mexican Hat, là ou nous allions passer la nuit mais surtout... manger!!! Pour info, ils arrêtent de servir à 22h.

On récupère les clés de notre chambre et on va manger. L'ambiance au Mexican Hat Lodge est géniale. Le proprio a un groupe rock et ils chantent tte la soirée. Nous avons passé un excellent moment. La viande était assez bonne mais manquait un peu de goût je trouve. Nous sommes restés jusqu'à ce que le groupe s'arrête de jouer. Très sympathique soirée!

Le Swingin' BBQ...



La suite bientôt...!
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Alaska et Yukon 2018: récit, impressions et conseils
Encore une fois, c’est devenu une habitude, j’ai mis beaucoup de temps à venir à bout de mon carnet de voyage… Mais voici, finalement, le récit du périple que j’ai effectué en Alaska avec ma copine de la fin mai à la mi-juin 2018. Au menu : les forêts, montagnes et glaciers de la péninsule de Kenai, la pluvieuse Valdez, une incursion du côté du Yukon et du nord de la Panhandle (Haines), le bled de Chicken (pourquoi pas?), l’incontournable Denali National Park, la région de Palmer et des animaux sauvages à la pelle. J’espère que le tout s’avèrera utile pour celles et ceux qui envisagent d’aller faire un tour dans ces contrées lointaines!

Avion : Vol Montréal / Anchorage réservé via Expedia. Escales à Vancouver à l’aller, à Chicago au retour.

Voiture : 659$ US (865$ CAN / 579 euros). Prise de possession et retour à l’aéroport international d’Anchorage. Réservée chez Enterprise via Costco Voyages. Excellent service. Ayant opté pour un véhicule de catégorie SUV intermédiaire, j’ai eu droit à un Subaru 4x4 Forester spacieux et… énergivore. À bien y penser, un tel véhicule est trop grand pour 2 personnes et coûte cher à la pompe. La fonction 4x4 s’avère quant à elle superflue, considérant l’interdiction d’emprunter les gravel roads. Si vous restez sur les principaux axes routiers une berline bien normale, voire compacte, suffit amplement.

Objectif du voyage : Randonnée pédestre (principalement), photographie et observation de la faune (si la chance nous sourit, et ce sera le cas !).

JOUR 1 : Montréal / Anchorage

Nous avons décidé de dormir à Anchorage, ville qui présente à première vue peu d’intérêt, simplement pour récupérer du voyage, faire le plein de victuailles et acheter quelques trucs à bon prix (glacière, blocs réfrigérants, chasse-moustiques, etc.).

Dodo (1 nuit): My Place Hotel, situé dans un quartier assez glauque de la ville (nombreux itinérants dans le parking). Chambre à la propreté irréprochable cependant, avec cuisinette sans ustensile… Pas très pratique…

https://www.myplacehotels.com/my-place-hotel-anchorage-ak

JOUR 2 : Anchorage / Hope (143 km)

Direction Hope par la Seward Highway. Dès la sortie d’Anchorage, la route longe les montagnes et le Turnagain Arm et, à chaque détour, les points de vue se révèlent époustouflants.





Arrivée en après-midi à Hope, un bled quasi-fantôme de moins de 200 habitants ayant connu de meilleurs jours à l’époque de la ruée vers l’or. L’ensemble possède néanmoins un côté pionnier fort sympathique.



Il y a quelques possibilités de randos aux alentours du village et les gens du coin nous avisent d’être vigilants sur les sentiers : les ours noirs et les grizzlys sont nombreux. Nous optons, non sans quelques appréhensions, pour le sentier menant à Hope Point, qui offre un panorama superbe sur les deux rives du Turnagain Arm. Une belle entrée en matière !









Dodo (1 nuit) : Black Bear B n’ B. Confortable petite maison, très bien équipée. Décor sur le thème de l’ours. La propriétaire, Maggie, est une hôtesse formidable qui connaît bien la région. Elle nous a gracieusement offert une bombonne de bear spray(répulsif anti-ours) ! Je recommande vivement.

http://www.alaskablackbearbnb.com/

JOUR 3 : Hope / Homer (269 km)

Il n’y a pas beaucoup à dire sur la Sterling Highway qui mène à Homer sinon qu’elle est nettement moins spectaculaire que les autres highways d’Alaska, à l’exception peut-être de la descente finale vers Homer.

Petite virée en fin de journée sur le Homer Spit, cette langue de terre bordée de commerces qui s’avance dans la Kachemak Bay et qui fait également office de port. Certes, l’endroit est touristique, mais le décor est époustouflant.



C’est également là que vous trouverez les différents bateaux-taxi (onéreux) qui vous permettront de partir à l’exploration de la baie et du Kachemak Bay State Park. C’est justement le plan pour le lendemain.

Dodo (2 nuits) : Tiny House(location dispo via Booking, VRBO, HomeAway ou AirBnB). Petite maison (comme son nom l’indique) située dans les hauteurs de Homer. Assez bien équipée, patio très agréable avec BBQ et vue les montagnes. Le proprio est très sympa, il nous a même offert une bouteille de vin en guise de bienvenue ! L’étroite « chambre » située dans les combles, accessible via une échelle mobile, ne sera pas au goût de tous…

JOUR 4 : Homer

Direction le Homer Spit pour y prendre un bateau taxi qui nous amènera de l’autre côté de la Kachemak Bay. Objectif : le sentier de Glacier Lake jusqu’au glacier Grewingk, avec retour via la Saddle Trail (et détour via le Alpine Ridge). Le bateau nous dépose au début du sentier Glacier et nous reprendra en fin de journée à la fin de la Saddle Trail. Très pratique, car ça évite de randonner en aller-retour. Quel sentiment étrange (et grisant !) que de se retrouver en pleine nature, au milieu de la forêt et des montagnes, sans possibilité de retour avant plusieurs heures!

Les sentiers qui mènent au glacier (tant le Glacier Lake que la Saddle), ne sont pas des plus spectaculaires. Le lac glaciaire dans lequel se déverse le glacier Grewingk, par contre, vaut à lui seul la randonnée et les dollars investis pour le bateau-taxi. Pour ce qui est du Alpine Ridge, nous avons manqué de temps pour le compléter. Le sentier, assez rustique, était assez boueux en cette fin de printemps. Boue qui nous a toutefois permis de constater des traces fraîches d’ours ! Gloups…





JOUR 5 : Homer / Seward (270 km)

Journée de route tranquille vers Seward. La Seward Highway est nettement plus spectaculaire que la Sterling et la « ville » de Seward en tant que telle, à défaut d’être jolie, est nichée dans un décor magnifique au creux de la Resurrection Bay et des montagnes qui l’enserrent.

Nous nous rendons vers les bureaux de Major Marine et de Kenai Fjords Tours pour obtenir des renseignements sur les excursions en bateau dans le Kenai National Park. Comme ça a l’air un peu l’usine (gros bateaux de 200 passagers), nous décidons de nous payer un luxe : une excursion avec le Alaska Saltwater Lodge, dont les bateaux accueillent une douzaine de passagers, que nous réserverons par téléphone pour le lendemain.

Petit détour en fin de journée vers le Exit Glacier. Le retrait de ce dernier au cours des dernières décennies est impressionnant… et inquiétant… et déprimant… En fait, il n’y a presque plus rien à voir à partir du sentier officiel, à moins d’emprunter celui, plus abrupt, qui mène au Harding Icefield. Mais ça, ça sera pour le surlendemain !



Dodo (3 nuits) : Abode Well Cabins. Cabine correcte, sans plus, située sur la route menant au Exit Glacier et au Harding Icefield (donc un peu excentrée). Légèrement défraîchie et peu équipée (micro-ondes, petit frigo, cafetière). Prix correct. Laveuse-sécheuse dispo pour pas cher.

https://ididaride.com/cabins/

JOUR 6 : Seward

Réveil au petit matin pour l’excursion en bateau. Arrivés au point de rendez-vous, nous donnons nos noms au capitaine et propriétaire du bateau. À son visage ahuri alors qu’il consulte son calepin, nous constatons qu’il y a un problème. Et de fait, sa femme à qui nous avons parlé la veille a pris la réservation sans réaliser que le bateau était déjà plein ! Un gros bravo. Le capitaine ne nous propose rien de plus que de plates excuses, jusqu’à ce que l’un de ses employés suggère d’aller voir si Northern Latitude Adventure aurait de place pour nous. La démarche s’avère positive et nous avons finalement droit à un tour plus dispendieux, sur un petit bateau pouvant accueillir un maximum de 6 personnes (nous serons 4) ! Je conseille vivement.

https://northernlatitudeadventures.com

Le capitaine-propriétaire est fort sympathique et, comme c’était sa première sortie de la saison, ils nous propose l’approche des glaciers Alalik et Holgate (normalement c’est seulement un des deux). La journée est magnifiquement ensoleillée et le reflet des montagnes dans la baie est hypnotique. Durant l’excursion d’une durée de plus de 8 heures, nous verrons des baleines à bosses, des orques, des loutres de mers, un ours noir et des mouflons de Dall accrochés aux parois rocheuses. Bref, la totale.









Avis à celles et ceux qui ont le mal de mer : le golfe d’Alaska, ça brasse pas mal ! J’en ai fait les frais…
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La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces mont��es, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
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Islande - Juin 2010 - Récit et photos
Bonjour!

Du 6 au 28 juin 2010, j'ai fait le tour de l'Islande en bus en compagnie de ma copine. Nous avons fait un peu de camping et surtout dormis en auberge de jeunesse. Voici le récit de ce fantastique voyage.

Les photos sont ici: http://www.flickr.com/photos/lorenzoboy/

Les albums sont classés en ordre chronologique.

ISLANDE – 6 AU 28 JUIN 2010

Jour 1: Montréal - KeflavikDépart de Montréal à 18h, direction Toronto avec Air Canada. Il n'y a malheureusement pas de vol direct de Montréal vers Keflavik… Arrivée à Toronto à 19h et départ pour l'Islande à 21h (Icelandair).Jour 2: Keflavik - SelfossArrivée à Keflavik à 6h am, sous la brume. Le temps de chercher les bagages (ouf, ils ne se sont pas perdus dans le transfert!), de passer la douane (une vraie blague!), de changer nos dollars canadiens en kronur et hop! dans le bus pour Reykjavik (Fly Bus, 40 – 45 minutes).Nous arrivons à la gare routière de Reykjavik (BSI) vers 8h15, juste à temps pour acheter la Full Circle Pass (33 000 ISK) attraper le bus de 8h30 vers Selfoss (ligne 12), lieu de notre première nuitée.Arrivée à Selfoss vers 9h30. Direction camping où nous attend un bon lit douillet dans le petit chalet que nous avons réservé pour deux nuits (9000 ISK la nuit).Ballade à Selfoss et courses. Traversée du pont et découverte d'un joli petit parc plein de sentiers. Ensuite, souper et dodo bien mérité.Météo: Brouillard en matinée et gros soleil le reste de la journée.Jour 3: Selfoss – Geysir – GullfossNous prenons le bus de 9h30 en direction de Geysir et Gullfoss (ligne 2). En fait ce n'est pas un bus, c'est une mini-van dans laquelle nous sommes 5 passagers. Le chauffeur est super sympathiques et il fait pleins d'arrêts en chemin (chute, cratère).Première escale d'une heure à Geysir. C'est drôle de voir tous ces gens, appareils photos en main, qui attendent l'explosion de Strokkur.Ensuite direction Gullfoss, escale d'une heure également. La chute est vraiment impressionnante!Retour vers Geysir pour une autre escale, de deux heures cette fois. Nous en profitons pour manger un morceau et nous balader sur les montagnes environnantes. Retour à Selfoss à 17h45. Le tout nous aura coûté 4000 ISK chacun, soit beaucoup moins cher que les excursions organisées (qui varient entre 6500 et 8000 ISK)! Par contre nous n'avons pas vu Pingvellir…Météo: Gros soleil, 22 degrés!Jour 4: Selfoss - SkogarDépart de Selfoss à 9h30, direction Skogar (ligne 12). En route, le chauffeur fait une escale d'une vingtaine de minutes à Seljalandsfoss, jolie cascade haute d'une soixantaine de mètres. On peut également y constater le pouvoir destructeur des jökulhaups de l'éruption de l'Eyjaffallajökull. Parlant de ce satané volcan, nous tentons par tous les moyens de l'apercevoir, mais les nuages sont trop bas… Déception…Arrivée à Skogar vers 11h30, petite localité d'une vingtaine d'habitants où les moutons règnent en maîtres. Nous nous rendons à l'AJ, qui malheureusement ouvre ses portes uniquement à 16h… Bon… Comme nous ne savons pas où entreposer nos sacs, nous en profitons pour aller visiter le Folk Museum. Très intéressant, tout plein d'artéfacts islandais.Après avoir pris possession de la chambre à l'AJ (double, 6900 ISK), nous allons voir Skogafoss et marcher quelques heures dans le sentier derrière la chute, qui longe la rivière Skogar. Il s'agit du départ (ou de l'arrivée) du trek vers Thorsmörk. Ballade inoubliable où se succèdent chutes et cascades, montagnes et neiges éternelles. Certaines portions du sentier sont recouvertes d'une épaisse couche de cendre qui donne au paysage un air de fin du monde… Impressionnant!Météo: Alternance soleil – nuages, 16 –17 degrés.Jour 5: Skogar – VikIl a plu durant la nuit, matinée de brouillard et de crachin. Comme le bus vers Vik ne passe qu'à 11h30 (ligne 12), je retourne admirer Skogafoss. À ma grande surprise la chute est rendue brun-clair, en raison de la cendre charriée par la pluie. On dirait une chute de lait au chocolat!Nous sautons dans le bus et nous arrivons à Vik sous la brume et les gouttelettes (Vik est la ville la plus pluvieuse d'Islande). Le cadre est tout simplement magnifique! Des montagnes vertes à faire pâlir d'envie un green de golf, une plage de sable noir et l'océan Atlantique en arrière plan.Nous allons déposer nos trucs à l'AJ, située à l'entrée du village, au coeur des montagnes. La plus belle AJ du voyage (6900 ISK la double).Ballade sur la plage en après-midi, notamment pour aller voir les trolls pétrifiés (Reynisdrangar). Le ciel se dégage et le soleil se met de la partie. Yééé!Après le souper nous décidons d'aller monter la falaise du Reynisfjall, à l'ouest du village. Ascension passablement abrupte, mais la récompense est au sommet: vue sur Vik et sa plage à perte de vue d'un côté, vue sur le cap de Dyrholaey de l'autre. À ne rater sous aucun prétexte! Attention, ça souffle fort au sommet…Météo: Un peu de tout: brouillard, crachin, pluie fine et gros soleil.Jour 6: Vik - SkaftafellAu lever il fait un temps magnifique. Pas un nuage dans le ciel. En attendant le bus pour Skaftafell nous allons profiter de la plage une dernière fois. Ensuite nous montons vers l'église et le cimetière pour y apprécier la vue.Nous prenons l'autobus à 12h30 (ligne 12) vers Skaftafell. Les paysages qui se succèdent sont à couper le souffle: Myrdaljökull et le volcan Katla, champs de lave et paysages dévastés par les jokülhaups de l'éruption du Grimsvötn en 1996.Arrivée à Skaftafell à 15h. Nous allons planter la tente au camping. Il s'agit de la seule option pour dormir, outre une guesthouse située à environ 5 km du pavillon central du parc. Il faut prévoir sa bouffe car aucun commerce sur les lieux, hormis le resto de l'info touristique (cher), qui offre un pauvre choix de victuailles (Skyr, pain, sandwichs misérables).Les sentiers ne manquent pas à Skaftafell. Il y a de quoi s'occuper pour des jours et des jours! Nous partons vers Svartifoss en début de soirée. Compter environ 1 heure. Retour par la ferme abandonnée de Sel et vue sur la vallée de Morsardalur. Vers 23h, nous décidons de prendre le sentier qui se rend au pied de la langue glaciaire Skaftafelljökull (1/2 heure). Il fait froid au pied du glacier, c'est comme un climatiseur naturel!Météo: Alternance soleil – nuages. Plutôt frais.Jour 7: Skaftafell – HöfnÀ la base, nous devions camper 2 nuits à Skaftafell. Devant la météo incertaine (les nuages menaçaient), nous décidons de prendre le bus de 15h30 en direction de Höfn. Nous en profitons toutefois pour aller faire le sentier qui longe la langue glaciaire Skaftafelljökull (environ 3h30).Le bus qui nous amène vers Höfn (ligne 12 toujours) fait un arrêt d'une heure à l'incontournable lagon glaciaire de Jokulsarlon. Nous en profitons pour faire un tour de bateau amphibie au milieu des icebergs (1/2 heure). C'est un peu cher (3000 ISK) mais ça vaut la peine! On a une bien meilleure vue que de la berge. Site surréaliste indescriptible…Arrivée à Höfn (prononcé «Heupn»), arrêt dispensable mais obligatoire pour toute personne voyageant en bus. Il n'y a pas grand chose à voir… Toutefois, la ballade dans les sentiers derrière le port est agréable. Attention aux sternes, particulièrement agressives à cet endroit durant la période de nidification!Météo: Beau soleil avec ennuagement en après-midi.Jour 8: Höfn - Myvatn Nous prenons le bus de 8h30 vers Egilsstadir (ligne 9). Nous longeons les fjörds de l'est. Le décor est magnifique, les nuages sont bas et ils caressent les montagnes. Avoir su, j'aurais prévu une nuitée dans les environs de Berunes (l'AJ est supposément très bien).Arrivée à Egilsstadir pour changer de bus. Direction Myvatn (ligne 62).Dès que nous sortons du bus à Myvatn nous sommes assaillis par une nuée de moucherons. Ils rentrent dans les yeux, le nez, les oreilles. Aaaaargh! L'endroit est fidèle à sa réputation (le lac aux moucherons)! Heureusement, nous avions prévus le coup et nous enfilons nos moustiquaires.Direction le camping, où nous décidons de louer un chalet plutôt que de camper (8000 ISK la nuit). Ensuite courses, souper (le barnum est très bien équipé!) et petite virée aux Nature Baths, le Blue Lagoon du nord. Disons que ça finit bien la journée!Météo: Du soleil et encore du soleil, 21 degrés.Jour 9: MyvatnComme nous n'avons pas de véhicule et que les sites d'intérêts sont éparpillés sur quelques km autour du lac, nous décidons de louer des vélos au camping. Ils sont en piteux état, dispendieux (1800 ISK la journée), mais c'est plus rapide qu'à pieds.Direction le cratère Hverfell (5 km de Reykjalhid), que nous escaladons. Le panorama en vaut la peine. Ensuite, nous allons nous promener dans les châteaux noirs de Dimmuborgir. Je m'attendais à être plus émerveillé mais bon, c'est personnel… En soirée, petit détour par les grottes de Grjótagjá et ses sources d'eau chaude.Météo: Gros soleil, 22 degrés.Jour 10: Myvatn – Njamafall – KraflaPour se rendre au site géothermique de Namaskard, au pied de Namasfjall, nous décidons de faire du pouce (du stop). Par chance, un couple de français nous embarque dès le départ. Merci à vous, charmants inconnus!Le site de Namaskard est impressionnant: solfatares, fumerolles et marmites de boue tapissent un sol craquelé couleur dorée. L'odeur y est toutefois insupportable! Et les moucherons, que je croyais inexistants loin du lac, se mettent de la partie…Nous partons à pieds vers le volcan Krafla, toujours le pouce en l'air car le site se trouve à une dizaine de km de Namaskard. Pas de bol cette fois, les automobilistes nous ignorent… Après 6 ou 7 km de marche, le couple de français qui nous avait embarqué plus tôt nous rembarquent. Merci encore!Après avoir fait le tour du cratère Viti et son lac turquoise, nous nous dirigeons vers le champ de lave du Krafla (Leirhnjukur), toujours fumant. Expérience étrange et inoubliable, le Mordor du Seigneur des anneaux!Pour revenir vers Reykjalhid, nous décidons d'emprunter le sentier de 13 km qui traverse le champ de lave et qui longe ensuite la montagne surplombant Reykjalhid. Je conseille cette randonnée à tous, vraiment génial.Météo: Encore une journéeJour 11: Myvatn - Akureyri Nous prenons le bus vers Akureyri à 15h30 (ligne 62).Le soir, nous décidons d'aller prendre un verre au «centre-ville». Sur la terrasse du Café Amour, nous avons le plaisir d'assister à une coutume locale: le défilé de voitures. Les jeunes (et moins jeunes) font briller leurs bagnoles et ensuite défilent autour de la place centrale à 5 km/heure toute la soirée et une partie de la nuit. Étrange… Jour 12: AkureyriComme c'est le 17 juin, jour de la fête nationale, nous décidons de rester à Akureyri et d'assister aux festivités. La ville est charmante, mais on fait le tour assez vite!Météo: SoleilJour 13: Akureyri - HusavikLe plan initial était d'aller visiter l'île de Grimsey. Malheur! L'info touritique nous informe que tout est complet pour les prochains jours (ferry et avion). Ça a l'air que c'est comme ça à chaque année à l'approche du solstice d'été. Voilà, vous êtes prévenus! Réservez à l'avance… Nous nous rabattons donc sur Husavik, charmant petit port digne d'une carte postale et capitale de l'observation de baleines (5000 ISK l'aller-retour en bus).Sur place, nous décidons finalement d'aller voir les baleines. Nous en verrons… une! Pas mal pour 42 euros… Au moins le tour de bateau était plus qu'agréable.Météo: Plein soleilJour 14: Akureyri - AsbirgyDécidément, nous avons prévu beaucoup trop de temps à Akureyri… Nous décidons donc d'aller à Asbirgy, la forêt entouré d'un immense canyon.La ballade au sommet du canyon, dont les parois s'élèvent à plus de 100 mètres, vaut certainement le coup d'œil. Mais ça fait un périple un peu cher en bus (9000 ISK l'aller-retour)…Météo: Soleil et passages nuageux. Chaud.Jour 15: Akureyri - Isafjördur Nous quittons enfin Akuryri! Une longue journée de bus nous attend jusque dans les Westfjörds: Akureyri / Stadarskali, ensuite Stadarskali / Holmavik et finalement Holmavik / Isafjördur. 10 heures de trajet en tout. Au moins les paysages sont époustouflants, en particulier la route qui longe les fjörds entre Holmavik et Isafjördur.Isafjördur, capitale des Westfjörds, est une jolie ville de 3000 habitants nichée au fonds d'un fjörd.Météo: Un peu de tout. Soleil, nuages, brouillard, mais Toujours pas de pluie!Jour 16: Isafjördur – Vigur Bien que jolie, la ville d'isafjördur est petite. Par conséquent, nous décidons de nous payer une excursion vers l'île de Vigur (6000 ISK). Le trajet en bateau dure environ 1 heure et le décor est magnifique.La visite de l'île se fait avec un guide. La famille qui y habite y pratique notamment l'élevage d'eiders (pour le duvet). Il y en a partout sur le sol! Aussi, beaucoup de guillemots, de puffins et, bien entendu, des sternes qui veulent vous picorer le crâne. Heureusement, le guide fournit des bâtons qu'il suffit d'agiter au dessus de la tête pour éviter les attaques. Comique.La visite se termine par un goûter offert par les résidents de l'île. Pain, fromage, trempettes au fruits de mer, gâteaux et café sont servis aux visiteurs. Agréable.Météo: Soleil et passages nuageux.Jour 17: Isafjördur - Bolungarvik Isafjördur n'ayant pas grossie depuis hier, nous décidons de prendre une navette (500 ISK) qui nous amène au petit village de pêche de Bolungarvik. Le petit port est enclavé entre trois immenses montagnes. Aussi, une belle petite plage de sable blond avec vue sur le Hornstrandir. Une visite qui vaut le détour, à une quinzaine de minutes de Isafjördur.Météo: Plein soleil.Jour 18: Isafjördur – Reykjavik Départ à 8h30 de Isajfördur vers Reykjavik, en avion avec Air Iceland. En s'y prenant tôt, les billets ne coûtent pas chers (moins de 5000 ISK)! La veille, nous avons réservé une chambre à la Guesthouse 101. Nous avons opté pour quelque chose de central (coin Laugavegur et Snorrabraut). Très moyen, très bruyant).Découverte de Reykjavik, charmante capitale à dimension humaine. Petite pinte de bière sur une terrasse à Austurvöllur.Météo: Plein soleilJour 19: Reykjavik – VestmannaeyarDirection le BSI pour prendre l'autobus de 10h40 vers Thorlakshöfn (ligne 3), d'où part le ferry vers Vestmannaeyar. La traversée, qui dure près de 3h30, est agréable pour autant qu'on ne souffre pas du mal de mer. Bateau bien équipé: Cafétéria, salles de télé, salles de repos, etc. Moi je préfère rester sur le pont, même si ça souffle fort.L'arrivée dans le port de Heiamey est magnifique. Nous nous dirigeons vers le terrain camping, situé à environ 3 km du port. Il s'agit du plus beau camping qui soit, enclavé à l'intérieur d'une grosse falaise en forme de demi-cercle.En soirée, je décide d'aller grimper la falaise du camping. Disons que c'est assez abrupt et périlleux! Les moutons eux ne semblent pas s'en faire outre mesure, de vrais chèvres de montagnes! La vue du sommet en vaut la chandelle. Il est possible de longer la crête, mais ça me semblait assez dangereux (vent et fatigue n'aidant pas…).Météo: Nuageux avec éclaircies.Jour 20: Vestmannaeyar - Reykjavik Comme nous prenons l'avion à 19h pour retourner à Reykjavik, nous avons toute la journée devant nous.Nous commençons par aller nous balader sur le volcan de Heiamey, lequel est entré en éruption en 1973, engloutissant et embrasant une partie de la ville. Impressionnant.De retour au camping, nous partons à la découverte des puffins. Un sentier qui part du camping, via le terrain de golf, permet de longer les falaises de l'ouest de l'île, là où nichent les puffins par milliers. Si vous n'en voyez pas, c'est que vous êtes malchanceux en tabarouette! Il s'agit de l'une de mes promenades coup-de-coeur du voyage. Si vous voulez voir les puffins en action (surtout pour rire de leur manière malhabile de voler et d'amerrir), la petite crique à l'extrémité ouest de la falaise du camping, juste en bas du terrain de golf, est l'endroit idéal. Les charmants volatiles passent carrément à un mètre de nos têtes!Retour à Reykjavik, où nous logerons à l'AJ Downtown (un peu chère mais très bien située, propre et bien équipée).Météo: Soleil, nuages et un épais brouillard durant quelques heures.Jour 21: Reykjavik Journée paisible à nous promener dans Reykjavik. Nous sommes allés à la Pearl et y avons visité le Saga Museum (intéressant). Mais le must de Reykjavik, c'est d'aller nourrir les canards au lac Tjörnin. On ne s'en lasse pas! Amenez vous un pain complet, comme le font les locaux. Comme c'est samedi soir, nous décidons de sortir afin d'être témoin des nuits folles de Reykjavik. C'est effectivement assez fou. Les gens se promènent de bars en bars, bière à la main, le sourire aux lèves. Nous avons choisi de nous installer au Dillon, bar rock sur Laugavegur. Très bien comme place, avec la clientèle qui change aux demi-heures. Nous rentrons à l'auberge un peu pompettes, à 3h30 du mat, alors que fête continue à battre son plein sous le soleil de minuit. Demain, c'est le grand départ… Météo: Ensoleillé, comme d'habitude… JJour 22: Reykjavik – Blue LagoonNous profitons de notre dernière pour acheter des cadeaux pour les proches et faire un détour pour nourrir une dernière fois les canards (je vous l'dit, c'est un must!)Nous prenons le bus à 17h pour le Blue Lagoon, avec la compagnie Netbus. Cette nouvelle compagnie charge moins cher que Reykjavik Excursions pour son forfait transport / admission au Blue Lagoon (6500 ISK au lieu de 8000).Le voyage se termine dans la chaleur réconfortante des eaux laiteuses du Blue Lagoon. Certes, l'endroit est très touristique, mais ça vaut la peine de s'y arrêter.À 21h30, le Netbus en direction de Keflavik nous dépose au Fit Hotel, l'AJ située à 2 pas de l'aéroport. C'est un bon plan si vous avez un vol tôt en matinée. Il en coûte environ 1500 ISK pour la course en taxi.Météo: Solei et passages nuageux, avec bruine en soirée.Jour 23: Keflavik – MontréalC'EST FINI !!!!!!!!!! Je veux y retourner….
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Un mois en Namibie: récit!
De retour de Namibie (+ Chobe et Vic Falls) après un magnifique voyage d’un mois dans des conditions très confortables (en lodges), je vous envoie modestement un petit compte rendu de cette expédition magnifique. La Namibie est une destination onéreuse mais ce furent sans doute les plus belles vacances de notre vie, nous avons tout aimé : les paysages, les gens, les animaux… Bref, tout, en général, était extraordinaire. Et puis, il y a un truc génial, en Namibie, l’hiver : certes, il fait parfois froid le matin et le soir (mais en lodge, tout va bien) mais le soleil est présent chaque jour dans un ciel bleu cobalt sans aucun nuage et ça, c’est le bonheur ! Par ailleurs, les routes sont parfois longues (je conseille absolument à ceux qui visitent le pays en lodges de se poser deux nuits plutôt qu’une dès que possible pour ne pas conduire tous les jours) mais elles sont belles. En conduisant à deux conducteurs et en partant à chaque fois tôt le matin (vers 8 H) pour ne pas passer trop de temps dans la voiture, les trajets nous ont globalement paru faciles et agréables (bon, malgré deux crevaisons…). Voici, de façon rapide, notre récit de voyage et impressions : que ceux qui ont des questions n’hésitent pas ! Jour 1 : Vol Paris-Johannesburg puis Johannesburg-Windhoek, formalités d’arrivée, récupération de notre 4/4 de location… Puis Olive Grove Hotel pour une nuit. Très joli boutique hôtel sur les hauteurs de Windhoek : chambre dépouillée et chic dans les tons gris/beige, petit spa, restauration délicieuse… Tout commence sous les meilleurs auspices ! Jour 2 : On a passé une grosse demi-journée à Windhoek à explorer un peu le centre ville (petit tour autour du parlement, de l’église principale, de la rue piétonne, du namibian craft center…) car ça nous paraissait bizarre d’explorer un pays sans voir ne serait-ce qu’un peu sa capitale. Mais il faut reconnaître que l’intérêt de Windhoek n’est pas démesuré. Puis route vers le Bagatelle Kalahari Game Ranch, dans les environs de Mariental pour deux nuits. Dès cette première route (la B1, pourtant goudronnée et pas encore typique des fameuses pistes, gravel roads, de Namibie), nous avons trouvé les paysages magnifiques. On s’est arrêtés pour pique niquer près d’un joli lac (Oanob) à 7 km de la route, qui nous a pris en tout environ 4 H. Jour 3 : journée de détente à Bagatelle Kalahari Game Ranch. On a beaucoup aimé cet endroit en tant que première étape : ambiance du lodge très conviviale, avec une belle salle commune, de magnifiques chalets (ça vaut le coup de se payer un Dune chalet sur les dunes rouges du Kalahari, au sommet de la dune, plutôt qu’un chalet dans la vallée). Dans le Kalahari, le sable est d’un rouge encore plus intense qu’ailleurs, c’est superbe. On a randonné dans le bush et sur les dunes au milieu de nos premiers springboks, autruches, oryxs et on a fait deux game drives avec le lodge, l’une dans leur jolie réserve privée attenante au lodge avec pas mal d’animaux et l’autre à la rencontre des guépards qu’ils sauvent et réhabilitent dans un très grand enclos avant de les relâcher dans la nature en partenariat avec une fondation de conservation de l’espèce (c’était chouette car on n’a pas revu de guépards lors de la suite du séjour). A savoir : dans le Kalahari, il fait froid (on n’a pu enlever qu’un tout petit peu la polaire au plus chaud de la journée)… On a eu bcp plus chaud pendant le reste du séjour. Jours 4/5/6 : route vers la base de Tok Tokkie Trails (environ 4 H) puis trek (3 jours/2 nuits) avec Tok Tokkie en petit groupe (deux touristes allemands + le guide + nous deux). Expérience extraordinaire, inoubliable : trek dans les paysages somptueux d’une immense réserve privée, la Namib Rand nature, aux paysages époustouflants. Le soir, on rejoint un campement quasi luxueux avec cuisinier, table dressée avec nappe en plein bush et même toilettes et douche en pleine nature ! On est tous seuls, c’est immense, on dort dehors à la belle étoile dans des lits de camps avec énormes couettes coupe-vent, la température est descendue à moins 7 la première nuit (les lits et le bout de nos bonnets étaient recouverts de glace !) mais sous la couette, on n’a pas eu froid. La rando est magnifique, les paysages à couper le souffle, au plus près de la nature et avec des animaux qu’on n’a pas revus ailleurs ensuite (comme les renards blancs du désert). Jour 6, après-midi : route vers Sesriem (environ 2 H 30) et le Sossus Dune Lodge pour deux nuits. Lodge somptueux, le seul à être situé dans l’enceinte du parc national (donc, pas besoin d’attendre l’ouverture des portes !). Chalets immenses, superbement décorés, très bon accueil, restauration excellente. En fin de journée, coucher de soleil sur la Dune Elim. Jour 7 : Comme on n’avait pas besoin d’attendre l’ouverture des portes, on est parti à l’aube, à 5 h du matin, du lodge, avec un pack petit déjeuner. Mais ce jour là, il y avait une tempête de sable, et un énorme brouillard, on ne voyait pas à un mètre et personne de pouvait descendre de sa voiture et encore moins gravir une dune, véridique ! On a du repartir vers l’entrée. On a donc visité le canyon de Sesriem, abrité du vent, puis on est repartis l’après midi jusqu’au bout du parc car heureusement, les conditions météo dantesques s’étaient apaisées. Ne pas rater Dead Vlei (ça n’est pas super bien indiqué) et ne pas hésiter à dégonfler les roues de son 4/4 pour ne pas s’ensabler. Jour 7, matin : ascension de la dune 45 gratifiante mais difficile car le vent s’était de nouveau levé et soufflait très fort. Puis, route vers Solitaire. Arrêt au « Bagdad café » de Solitaire pour se dégourdir les jambes et déguster le fameux Apfel Strudel, puis, après avoir passé pas mal de temps sur la route à aider des touristes belges qui avaient crevé et n’avaient pas de bon cric, une super étape : Kuangu Kuangu. Sur l’immense territoire d’une ferme d’hôtes (Barchan Dune Retreat), il s’agit d’une sorte de cabane de luxe design adossée à la montagne avec une seule chambre et salle de bains extérieure, on est donc tous seuls, c’est romantique en diable. On a randonné, fait une chouette game drive (avec nos premiers zèbres du désert) avec le proprio de la ferme d’hôtes, caressé les suricates semi apprivoisées du domaine… C’était top. Jour 8 : départ tardif de Kuangu Kuangu (pour une fois !) route Solitaire-Swakopmund via la Welwitchia Drive (ça rallonge la route, qui prend du coup environ 5/6 H en tout, mais les paysages sont à tomber par terre, on a beaucoup aimé). Arrivée pour le coucher du soleil à Swakopmund pour 3 nuits. Dîner dans un chouette resto de fruits de mer sur la baie, le Tug. Chouette boutique hôtel coloré et bien situé : la Villa Margherita. Jour 9 : matin, balade dans Swakopmund, visite de la ville, achat d’artisanat… Bain de pied dans la mer (trop froide pour se mouiller en entier !) J’avais lu des commentaires mitigés sur Swakopmund, eh bien, nous, on a beaucoup aimé cette petite cité balnéaire au milieu de palmiers (c’est différent du reste de la Namibie, ça change, c’est sympa), d’autant qu’on y a eu deux jours de plein soleil. Après-midi : Tommy Desert living tour : on nous avait beaucoup vanté cette excursion dans les dunes près de Swakopmund à la recherche des petites bêtes du désert comme les caméléons avec un chouette guide, Tommy, mais ce jour là, ledit Tommy était malade, donc on ne l’a pas rencontré. Et, manque de chance, ses « remplaçants », d’autres guides, n’ont pas déniché beaucoup de bébêtes. Mais bon, ça arrive, et les paysages étaient splendides… Jour 10 : journée d’excursion avec Mola Mola à partir de Walvis Bay… C’était fantastique : le matin, croisière au large dans un petit bateau avec pélicans, otaries qui grimpent même sur le bateau, et… Dauphins ! Puis tour à Sandwich Harbour, paysages somptueux où les dunes rencontrent la mer, déjeuner d’huîtres au bord de l’eau et volatiles par dizaines. Après, on a fait une petite balade dans Walvis Bay (flamands roses sur la jetée), on est allés voir le coucher de soleil sur la dune 7 à quelques km de Walvis et on a dîné, très bien, au Raft, le restaurant jumeau du Tug de Swakop. Jour 11 : route pour Twyvelfontein. Notre agence nous avait indiqué 5 H de route et en fait il y a moins (plutôt 4 H). Du coup, par peur d’avoir trop de route, on a fait direct Swakopmund-Twyvelfontein et si on avait su, comme on avait deux nuits à Twyvel, on aurait fait un détour par les phoques de Cape Cross ou la peinture de la White lady du Brandberg car il faut savoir que les sites de Twyvelfontein se visitent très vite (les visites des peintures rupestres de Twyvelfontein et de la forêt pétrifiée sont plutôt intéressantes mais obligatoirement guidées et ne durent pas plus de 45 min chacune.) Notre lodge, le Doro Nawas, était une splendeur, là encore : chalets immenses, magnifiquement décorés, lodge principal en hauteur sur la montagne, le tout très luxueux mais en même temps, décontracté et sympathique. Jour 12 : le matin, éléphant tracking avec le lodge et nous avons eu beaucoup de chance car les éléphants étaient là et ô combien là, il y en avait plus d’une vingtaine et ils ont passé la journée autour du lodge. L’après midi, on a farnienté à la piscine de Doro Nawas (elle était assez chaude pour s’y baigner) car on avait visité tous les sites du coin et il y a eu un grand moment de ravissement pour les touristes (et de panique pour le staff du lodge) car un éléphant s’est approché tout près d’un des chalets sur lequel donnait la piscine (quel spectacle, il était presque sur le balcon du chalet) mais en a endommagé les panneaux solaires ! Jour 13 : route pas très longue (2 H) pour Grootberg Lodge, dans les environs de Palmwag. Génial. Lodge construit à pic d’un cratère (l’un des paysages les plus époustouflants du périple). Plus simple qu’à Doro Nawas par exemple, mais chalets très mignons et personnel namibien très gentil, souriant et décontracté. Malheureusement, nous n’y dormions qu’une seule nuit, on n’a pas donc pu faire le rhino tracking qu’ils proposent et qui dure une journée entière, mais en arrivant sur place assez tôt, nous avons tout de même pu passer pas mal de temps à discuter avec le jeune staff namibien du lodge, très sympa, faire une longue balade autour du cratère à partir du lodge (ils ont un sentier balisé) ainsi qu’une longue rando à cheval (accessible aux débutants) avec un guide adorable. Rencontrer les oryxs, springboks… à dos de cheval plutôt qu’en voiture, pour changer, c’était très chouette. Jour 14 : route vers Opuwo : 4 H 30 en revenant sur nos pas depuis Grootberg vers Palmwag puis Seisfontein-Opuwo. On s’est arrêtés rapidement à Seisfontein et avant ça, à la source naturelle du campsite de Warmquelle, ça fait un détour assez long (prévoir 2 H en tout avec baignade) mais c’est un chouette souvenir de s’être baignés tous seuls dans cette eau verte, cristalline et délicieusement tiède. Mais il faut savoir qu’ensuite, la route Seisfontein-Opuwo est difficile : elle grimpe, est remplie de grosses pierres, c’est très fatigant. Si vous logez à Grootberg, que vous montez ensuite sur Opuwo et que vous ne tenez pas particulièrement à vous baigner dans la source de Warmquelle, je conseille dans ce cas de prendre plutôt la route Grootberg-Kamanjab-Opuwo, certes moins « scénique » mais goudronnée donc beaucoup plus rapide, ce qui permet d’arriver plus tôt à Opuwo pour profiter de ce coin à l’atmosphère très dépaysante. Nous, on est arrivés un peu tard à Opuwo et on a un peu regretté de ne pas avoir davantage de temps pour flâner dans cette petite ville en soit plutôt moche mais donc nous avons beaucoup aimé l’ambiance et le mélange étonnant des populations (héréros, himbas…) tant dans la rue principale qu’au supermarché. L’Opuwo Country Hôtel est très bien : belle vue, très belle salle commune, superbe piscine à débordement (dont nous n’avons pas eu le temps de profiter, on a préféré se balader en ville), chambre plus banale avec deux lits twins éloignés l’un de l’autre (demander une luxury room) mais tout à fait confortable. Jour 15 : très belle route Opuwo-Epupa Falls : 2 H 30 seulement car la piste est très belle, très roulante. Epupa Falls, on a adoré. Le site est bucolique, très reposant. Les chutes sont magnifiques (ne surtout pas se contenter de la chute principale mais randonner sur le sentier à gauche des chutes et monter au coucher du soleil au sommet de la colline qui les surplombe toutes). On a dormi à l’Epupa Falls Camp, le lodge le plus sophistiqué du coin, tout au bout. C’est assez cher compte tenu du fait que les tentes restent relativement simples mais elles sont très mignonnes, joliment décorées, avec un coin salle de bains en dur, la situation de ces tentes et des tables du restaurant en bord de la rivière, avec nappes et bougies, est idyllique. C’est une super adresse et une super étape. Jour 16 : journée sur place à Epupa. On a fait du rafting, qui s’apparente plutôt à une balade sur l’eau (qui est calme, il n’y a pas de rapides) mais les paysages sont superbes et il y a plein de crocodiles. Avec le lodge, on a fait aussi la visite d’un village himba. Bon, on a hésité et tous comptes fait, ça s’est bien passé. Au début, c’était assez artificiel car il s’agissait du village himba le plus proche des chutes, donc les habitants ont l’habitude de recevoir des visites, ils sont un peu blasés. Mais on a pris notre temps, on a essayé de communiquer par gestes avec les gens, on a joué avec les enfants, fait la ronde avec eux (plutôt que de se contenter de les mitrailler de photos) et peu à peu, l’atmosphère s’est réchauffée. Nous avons ensuite eu des échanges encore plus sympathiques avec d’autres himbas que nous avons rencontrés par nous-mêmes dans des villages non visités par les lodges et avec qui on est entrés en contact en offrant du sucre, du thé, de la farine, etc… Achetés au supermarché d’Opuwo. Les gens étaient surtout très contents car on avait un 4/4 avec un immense coffre recouvert et on a donc pu prendre en stop des himbas qui étaient ravis de profiter de notre moyen de transport. Beaucoup de sourires er de rires… Jour 17 : en redescendant d’Epupa, étape d’une nuit à Hobatere Lodge, avant Kamanjab. L’étape est sympa mais il faut savoir que le lodge est situé à 20 km de piste de la route et que la game drive qu’il propose n’offre pas grand-chose à voir en matière d’animaux. Cela dit, les chambres sont agréables, le dîner est bon, le proprio présent et attentionné… Mais on s’est demandés si on n’aurait pas du partir très tôt le matin et tracer directement jusqu’à notre étape suivante, Okonjima, où nous n’avions qu’une nuit et où on aurait bien aimé en passer deux. Jour 18 : route Hobatere lodge-Okonjima/Africat fondation Okonjima, c’est une splendeur. Le plus beau lodge de notre séjour. On logeait au Bush Camp. Ca coûte une fortune, mais les chalets sont fantastiques, ouverts sur la nature, c’est somptueux. Sur place, on a fait une rando sur un de leurs sentiers balisés, on a fait le soir une chouette balade pour aller voir les porc épics et surtout, on a fait l’après-midi un inoubliable leopard tracking. Compte tenu du fait que les léopards sont difficiles à observer ailleurs, Okonjima est un must. Malheureusement, on n’a pas pu voir les guépards tôt le lendemain car on n’avait qu’une nuit sur place et on voulait arriver tôt dans Etosha mais je conseille à ceux qui le peuvent de passer absolument deux nuits plutôt qu’une dans cet endroit, afin de profiter de toutes les activités proposées. Jour 19/20/21 : route Okonjima-Etosha via les plaisantes villes d’Otjiwarongo et Outjo. Puis, Etosha. On a à la fois adoré parce qu’on est de grands fans d’animaux et qu’on y a donc vécu des moments inoubliables et en même temps, on a préféré le Kruger d’Afrique du sud (visité quelques années auparavant) ou Chobe, par exemple, car on aime bien conduire et rencontrer les animaux au hasard au fil des pistes plutôt que les attendre aux points d’eaux avec d’autres voitures. Or, à Etosha, on a eu l’impression de ne pas voir grand-chose sur les routes entre les points d’eau. Les modalités de visite sont différentes… C’est moins, « spontané ». Ceci étant dit, on a vu beaucoup d’animaux et parmi les moments les plus forts, des lions de près dans les points d’eau des environs d’Okaukuejo et un léopard au point d’eau Halali le soir. Ne pas rater les points d’eau éclairés le soir d’Okaukuejo et Halali, avec entre autres plusieurs rhinos. Côté hébergement, on a passé une nuit à Okaukuejo (bush chalet) et une nuit à Halali (double room) avant de sortir d’Etosha pour la 3ème nuit. Les hébergements du NWR nous ont très agréablement surpris : c’est décoré simplement, mais propre, nickel, très confortable. On a passé la 3ème nuit à Onguma Bush Camp, juste à la sortie d’Etosha : c’est le plus simple des différents lodges de la réserve privée d’Onguma mais c’est déjà très très bien. Jour 22 : Route porte est d’Etosha/Rundu et étape au lodge Hakusembe. Notre agence nous ayant indiqué Etosha-Rundu 6 H, puis Rundu-Divundu 3 H, on a fait étape à Rundu. Mais en fait, Etosha-Rundu ne prend que 4 H et Rundu-Divundu, 2 H. Donc, je conseille de zapper Rundu pour passer plutôt deux nuits dans les environ de Divundu, et s’y poser. D’autant que les attraits de la région de Divundu nous ont semblé similaires à ceux de Rundu , à Divundu il y a même les hippos en plus. Cela dit, Hakusembe est un lodge mignon, fleuri, très joli, nous avions le honeymoon chalet flottant sur l’eau (très romantique) et on a fait une chouette croisière au champagne sur la rivière (guide adorable et plein de crocos). Jour 23 : route Rundu/Divundu, donc, et Divava Lodge. Globalement, la bande de Caprivi, on a beaucoup aimé. Même si c’est pauvre. On voit des gens, des villages, du bétail, on peut s’arrêter acheter de l’artisanat, discuter avec les gens, les prendre en stop. C’est une Namibie différente des somptueux paysages de désert et c’est à voir aussi. Le Divava Lodge est très beau, avec des chambres immenses et design, une belle piscine et un très agréable spa qui surplombe la rivière. Le lodge propose une chouette balade sur la rivière l’après midi ou le matin, au choix, avec beaucoup d’hippopotames et un petit arrêt aux mignonnes Popa Falls. Nous avons aussi visité par nous-mêmes la petite réserve de Mahango qui nous a beaucoup plu, avec des baobabs, des buffles, des hippos, des rapaces, et les très belles antilopes Roan et antilopes des sables (noires) qu’on ne voit pas dans le reste de la Namibie. Jour 24 : en quittant Divava Lodge, nous avons visité la réserve de Buffalo. Je ne sais pas si c’est son nom officiel mais il s’agit d’un parc pas du tout connu dont l’accès se trouve au lieu dit Buffalo, quelques km après Divundu. Il faut savoir que le plan, sommaire, distribué à l’entrée du parc, est très mal dessiné, et que les pistes y sont, à certains endroits, difficiles car vraiment très sablonneuses. On s’est ensablés plusieurs fois et on s’est fait quelques frayeurs. Mais l’endroit, absolument désert, est fantastique, avec là aussi des éléphants, buffles, rapaces, antilopes, hippos… Et quasi aucun touriste ! Nuit à Kongola au Mazambala Lodge qui nous a un peu déçus : l’accès est bucolique, par bateau, le restaurant, sur pilotis, agréable, le proprio très sympa, mais les bungalows sont sommaires et fatigués. Jour 25 : route vers Kasane et visite de Chobe. Notre lodge, le Waterlily, conseillé par notre agence, ne nous a pas plu : c’est très moyen, pas joli, surfacturé. On a pris nos repas au Chobe Safari Lodge et au Chobe Marina, hôtels de grosse capacité mais très confortables. Jour 26 : Chobe… En revanche, Chobe, c’est inoubliable. Que ce soit la balade en bateau sur la rivière (à faire absolument l’après midi et sur un petit bateau, pas sur un gros, pour voir des dizaines d’oiseaux et les énormes troupeaux d’éléphants) ou les game drives dans le parc avec là aussi, éléphants, lions… Il faut savoir que les game drives organisés par les lodges de Kasane sont très bien (de toutes façons il y a tant d’animaux à Chobe qu’on ne peut pas être déçu) mais que c’est très business (jeeps les unes derrière les autres) et que, contrairement à ce que nous avait dit notre loueur (qui nous avait conseillé d’abandonner la voiture dès le premier jour à Kasane), Chobe se visite tout à fait par soi même : certes, le plan des pistes est mal dessiné, mais les pistes ne sont pas trop sablonneuses. Jour 27 : route vers Vic Falls et Ilala Lodge pour deux nuits. L’Ilala Lodge est magnifique : architecture coloniale, personnel adorable, super restauration. Le peuple zimbabween a beaucoup de mérites, compte tenu des difficultés qui le frappent, et on a été contents d’avoir logé à Vic Falls. Mais quel que soit le côté où on loge, il faut absolument visiter les deux côtés des chutes : le côté zimbabwen, plus impressionnant, mais aussi le côté zambien, qui fournit des sensations différentes. On va facilement de l’un à l’autre à pied en franchissant le pont en une demi-heure environ. Tout ça coûte cher (il faut repayer un visa zambien, les entrées des chutes des deux côtés), mais ça vaut le coup. En revanche, on a repayé 30 dollars par personne pour voir le soir le « rayon de lune » (les soirs de pleine lune) sur les chutes et c’est un peu l’arnaque, on ne voit pas grand-chose, un pâle halo sur les chutes dans le noir, bof. Jour 28 : Rafting inoubliable d’une demi journée (en juillet, les rapides sont trop dangereux pour être faits en entier sur la journée) et balade dans Vic Falls avec « high tea » au Vic Falls Hôtel. Jour 29 : juste avant de reprendre l’avion Vic Falls-Johannesburg, on s’est offert une dernière activité nommée le Lion Encounter. Le principe, c’est que pour repeupler les réserves de lions, dont le nombre décroit, une fondation récupère les animaux blessés et élève aussi des petits, ils font de la reproduction. Les jeunes lions sont ensuite élevés dans des enclos, peu à peu éloignés des hommes, puis relâchés dans la nature. Mais au premier stade, lorsqu’ils sont encore jeunes, on les laisse approcher par les touristes qui peuvent marcher avec eux dans le bush, et même, craintivement, les caresser et se faire photographier avec eux. La contribution (généreuse) des touristes finance la fondation. Bon, j’espère que tout ça est vrai, et j’avoue que l’atmosphère était très, trop business. Mais cela dit, voir de tout près les lions, les approcher, marcher avec eux dans le bush, c’était incroyable. Voilà… On rentre avec des souvenirs plein la tête… Et déjà, l’envie d’y retourner ! Elodie
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