Bonjour à tous.
Je me pose la question : est-il difficile de rejoindre l'aéroport de Tel Aviv en transport en commun pendant Shabbat ? Je repartirai eventuellement dans la nuit de vendredi à samedi et je voudrais savoir si le vendredi après midi il y a des transports en commun et navette vers l'aéroport ?
Merci !
Bonjour
Pourriez vous me conseiller un loueur de voiture à l'aéroport de Tel AVIV avec un bon rapport qualité prix?
Merci pour vos recommandations
Bonjour,
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
Bonjour, il y a beaucoup de messages sur ce sujet mais les choses évoluent tellement vite dans cette région que je pose quand même la question.
Je voudrais savoir si certains parmi vous ont récemment voyagé en Israël et Jordanie:
Est-il facile ou très compliqué de passer la frontière (aller-retour) entre Israël et Jordanie au poste d'Aqaba, dans le sud, en voyageur individuel? Est-ce que le visa commandé depuis la France va suffire pour entrer en Jordanie ou y a-t-il des formalités ou taxes supplémentaires (à la sortie je crois) ? J'imagine que les contrôles sont très contraignants.
Je pose la question car Ryanair dessert Ovda depuis Charleroi à des très bons tarifs et qu'il y un shuttle Ovda-Aqaba mais je voudrais pas que le voyage soit une odyssée.
Merci pour vos retours d'expériences !
Je voudrais savoir si certains parmi vous ont récemment voyagé en Israël et Jordanie:
Est-il facile ou très compliqué de passer la frontière (aller-retour) entre Israël et Jordanie au poste d'Aqaba, dans le sud, en voyageur individuel? Est-ce que le visa commandé depuis la France va suffire pour entrer en Jordanie ou y a-t-il des formalités ou taxes supplémentaires (à la sortie je crois) ? J'imagine que les contrôles sont très contraignants.
Je pose la question car Ryanair dessert Ovda depuis Charleroi à des très bons tarifs et qu'il y un shuttle Ovda-Aqaba mais je voudrais pas que le voyage soit une odyssée.
Merci pour vos retours d'expériences !
Bonjour,
Je vais peut être poser une bête question mais tant pis, je la pose quand même :
samedi est le jour férié (Shabbat) en Israël, jour au cours duquel le peuple israélien ne peut pas travailler. D'où ma question : les taxis qui font la navette entre la Porte de Damas à Jerusalem et le Pont Allenby, à la frontière jordanienne, roulent-ils le samedi ?
Je planifie mon séjour au Moyen Orient et en fonction de cela, je compte m'organiser pour ma visite de Jerusalem.
Merci de vos réponses.
Je vais peut être poser une bête question mais tant pis, je la pose quand même :
samedi est le jour férié (Shabbat) en Israël, jour au cours duquel le peuple israélien ne peut pas travailler. D'où ma question : les taxis qui font la navette entre la Porte de Damas à Jerusalem et le Pont Allenby, à la frontière jordanienne, roulent-ils le samedi ?
Je planifie mon séjour au Moyen Orient et en fonction de cela, je compte m'organiser pour ma visite de Jerusalem.
Merci de vos réponses.
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis rentrée cette nuit d'un voyage en Israël, et je souhaiterais vous partager toutes mes informations pratiques et répondre aux questions que je m'étais moi-même posée avant de partir. Ce message est ma manière de remercier toutes les personnes qui ont posté sur ce forum des informations qui m'ont été utiles pour mes divers voyages :)
N'hésitez pas à me poser des questions si vous le souhaitez, de préférence publiques pour que tout le monde puisse en profiter.
Allez c'est parti!
Informations personnelles J'ai 27 ans, j'ai voyagé seule. Je ne suis pas croyante, et je vous confirme qu'un voyage sans but religieux se prête tout à fait à ce pays, nul besoin d'être croyant pour admirer une mosquée ou apprécier des chants religieux!
Sécurité Cette question est primordiale: je n'ai eu absolument aucun problème de sécurité, de quelque nature que ce soit. On peut tout à fait se promener dans la rue, aller au restaurant, visiter, bref vivre tout en étant en sécurité. On voit beaucoup de militaires dans la rue car le service militaire est obligatoire, 3 ans pour les hommes et 21 mois pour les femmes, donc toute une tranche de la population est en militaire, avec des armes, mais cela ne pose pas de problème particulier. Les sacs sont scannés dans certains endroits (gares ferroviaires, lieux sacrés de Jérusalem, centres commerciaux), mais en ce qui me concerne j'ai apprécié, car je me suis sentie plus en sécurité comme cela. Budget La mauvaise surprise du voyage.. Israël coûte bien plus cher que ce que je pensais! - Avion: 320 euros avec Easyjet, acheté 5 semaines avant le départ - Sur place, j'ai dépensé 760 euros en 15 jours, soit 51 euros par jour. Je suis d'un naturel économe, j'aurais difficilement pu dépenser moins. Mes principales dépenses ont été: --> une excursion d'un jour depuis Jérusalem, 70 euros --> hébergement: j'ai payé en moyenne 20 euros par nuit, pour un lit dans un dortoir. Dans toutes les villes, j'ai pris le lit le moins cher (hôtel le moins cher, dortoir le moins cher, entre 5 et 12 lits). J'ai payé toutes les nuits (15 au total), je n'ai jamais dormi gratuitement (camping, couchsurfing, ami, etc...) --> les musées coûtent très cher et les parcs, souvent 12.5 euros (50 shekels) pour les gros musées. Tous les grands sites religieux sont eux gratuits --> nourriture: j'ai relativement peu mangé, souvent un repas par jour. Pour des falafels, comptez en 4 et 6 euros (+ le plus souvent, petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre).
Visa Les autorités israéliennes n'ont à aucun moment tamponné mon passeport, qui est donc resté vierge. Aucun souci donc si vous allez dans des pays arabes par la suite. Prévoyez de la marge quand vous allez à l'aéroport, à l'arrivée dans le pays mais surtout au retour en France ou ailleurs. Les contrôles sont longs... J'ai mis 1h20 entre le moment où je suis arrivée à l'aéroport Ben Gourion et au moment où j'ai commencé à attendre l'embarquement. Il n'y avait pas spécialement de monde, c'était simplement le temps nécessaire pour passer tous les contrôles...
Itinéraire Arrivée le lundi 24 juillet au soir à Ben Gourion, trajet direct vers Jérusalem Lundi Jérusalem, vieille ville Mardi Jérusalem, musée d'art et Yad Vashem Mercredi Jérusalem, museum on the seam et cité de David Jeudi excursion d'un jour depuis Jérusalem (Masada, Ein Gedi, mer morte) Vendredi route pour Nazareth Samedi Nazareth Dimanche route pour Tibériade Lundi promenade autour du lac de Galilée depuis Tibériade Mardi route pour Haïfa, check-in à l'hôtel, excursion sur l'après-midi à Acre Mercredi Haïfa Jeudi Césarée sur la journée, depuis Haïfa Vendredi route pour Tel-Aviv Samedi Tel-Aviv, musée d'art, plage Dimanche Tel-Aviv Jaffa, plage Lundi Tel-Aviv et avion pour la France
J'avais prévu un tout autre itinéraire avant de partir, et je l'ai modifié beaucoup de fois sur place. Cet itinéraire effectivement fait me semble bien, je vous le conseille. J'ai peut-être passé un jour de trop à Tel-Aviv, mais en fin de voyage cela m'a aussi permis de me reposer et de faire des emplettes. Au final cet itinéraire correspond à celui proposé par le Lonely Planet pour 2 semaines, c'est une coïncidence je m'en suis aperçue après, et je vous le recommande.
Hébergement J'ai toujours dormi en dortoir, en prenant à chaque fois le lit le moins cher que je trouvais dans la ville. J'ai toujours payé entre 75 et 90 shekels, soit une vingtaine d'euros. En allant d'un hôtel répertorié ILH (Israel Hostel) à un autre, prenez une carte et vous aurez une réduction de 5%. Tous les hôtels dans lesquels je suis allée étaient propres, et proposaient du thé et du café gratuits tout au long de la journée. - Jérusalem: Abraham hostel, dortoir de 10 personnes. Beaucoup de monde, et hôtel très bien organisé. Cela fait un peu usine, avec toute cette affluence, tout ce personnel. Mais en contre-partie c'est bien organisé, ils proposent beaucoup de choses. J'ai aimé l'emplacement, vieille ville et centre ville accessibles à pied. - Nazareth: Fauzi Azar Inn. Dortoir de 10 personnes. J'ai adoré, le personnel est charmant, l'endroit est chaleureux, calme, apaisant. J'ai bénéficié d'une navette gratuite entre Jérusalem et Nazareth car les deux hôtels font partie du même groupe. - Tibériade: Tibérias hostel. Dortoir de 10 personnes. J'ai moins aimé cet hotel car je n'ai pas trouvé le personnel sympathique, ils ne sont pas commerçants, par contre j'ai rencontré de super touristes avec qui j'ai passé de bonnes soirées. - Haïfa: Yafo 82 Guesthouse (l'hotêl n'a pas de nom, il est situé au 82 de la rue Yafo / Jaffa). Dortoir féminin de 5 lits (pas de dortoir mixte). Petit-déjeuner non inclus, le seul hôtel où je suis allée dans ce cas. L'homme à la réception est vraiment super! - Tel-Aviv: Abraham hostel, dortoir de 12 personnes. Comme à Jérusalem, c'est très bien organisé, ils proposent pleins de choses et peuvent répondre à toutes les questions, en contre-partie c'est l'usine. --> je recommande tous les hôtels dans lesquels je suis allée, ils sont tous bien, un peu moins pour celui de Tibériade qui m'a moins plu mais je ne suis pas convaincue que la ville offre d'autres hôtels mieux.
Transports - Entre l'aéroport et Jérusalem: sherout, 64 ILS (16 euros) - Entre Jérusalem et Masada-Ein Gedi-la mer morte, excursion, 70 euros la journée pour le transport seul (n'inclue pas les entrées des sites, le guide et la nourriture, agence de voyage de l'Abraham Hostel) - Entre Jérusalem et Nazareth: navette gratuite proposée par l'hôtel - Entre Nazareth et Tibériade: bus (je ne me souviens plus de prix, mais quelques euros) - Entre Tibériade et Haïfa: bus, une vingtaine de shekels je crois (5 euros) - Entre Haïfa et Acre: train (3 euros l'aller simple) - Entre Haïfa et Césarée: deux trains puis bus puis marche. C'est un peu fastidieux, mais avec de la motivation et de la patience, ça se fait très bien ;-) - Entre Haïfa et Tel-Aviv: train, il me semble avoir payé environ 5euros ou quelque chose comme ça - Entre Tel-Aviv et l'aéroport Ben Gourion: train, 3 euros environ, 9 minutes (un seul arrêt depuis la gare Hagana de Tel-Aviv, c'est très rapide)
Les noms de rue étant des transcriptions de l'hébreu, ne soyez pas surpris s'ils peuvent changer d'un plan à un autre. Par exemple Yafo/Jaffa, Chlamé/Salamé, Jérusalem/Yérushalami, etc...
Voilà, j'espère avoir répondu aux questions que vous pouviez vous poser! Je suis à votre disposition si vous en avez d'autres...
En tout cas c'était vraiment un super voyage que j'ai adoré, si votre décision d'y aller est prise je vous félicite, et vous souhaite un excellent voyage!
Bonne journée, Louise
Je suis rentrée cette nuit d'un voyage en Israël, et je souhaiterais vous partager toutes mes informations pratiques et répondre aux questions que je m'étais moi-même posée avant de partir. Ce message est ma manière de remercier toutes les personnes qui ont posté sur ce forum des informations qui m'ont été utiles pour mes divers voyages :)
N'hésitez pas à me poser des questions si vous le souhaitez, de préférence publiques pour que tout le monde puisse en profiter.
Allez c'est parti!
Informations personnelles J'ai 27 ans, j'ai voyagé seule. Je ne suis pas croyante, et je vous confirme qu'un voyage sans but religieux se prête tout à fait à ce pays, nul besoin d'être croyant pour admirer une mosquée ou apprécier des chants religieux!
Sécurité Cette question est primordiale: je n'ai eu absolument aucun problème de sécurité, de quelque nature que ce soit. On peut tout à fait se promener dans la rue, aller au restaurant, visiter, bref vivre tout en étant en sécurité. On voit beaucoup de militaires dans la rue car le service militaire est obligatoire, 3 ans pour les hommes et 21 mois pour les femmes, donc toute une tranche de la population est en militaire, avec des armes, mais cela ne pose pas de problème particulier. Les sacs sont scannés dans certains endroits (gares ferroviaires, lieux sacrés de Jérusalem, centres commerciaux), mais en ce qui me concerne j'ai apprécié, car je me suis sentie plus en sécurité comme cela. Budget La mauvaise surprise du voyage.. Israël coûte bien plus cher que ce que je pensais! - Avion: 320 euros avec Easyjet, acheté 5 semaines avant le départ - Sur place, j'ai dépensé 760 euros en 15 jours, soit 51 euros par jour. Je suis d'un naturel économe, j'aurais difficilement pu dépenser moins. Mes principales dépenses ont été: --> une excursion d'un jour depuis Jérusalem, 70 euros --> hébergement: j'ai payé en moyenne 20 euros par nuit, pour un lit dans un dortoir. Dans toutes les villes, j'ai pris le lit le moins cher (hôtel le moins cher, dortoir le moins cher, entre 5 et 12 lits). J'ai payé toutes les nuits (15 au total), je n'ai jamais dormi gratuitement (camping, couchsurfing, ami, etc...) --> les musées coûtent très cher et les parcs, souvent 12.5 euros (50 shekels) pour les gros musées. Tous les grands sites religieux sont eux gratuits --> nourriture: j'ai relativement peu mangé, souvent un repas par jour. Pour des falafels, comptez en 4 et 6 euros (+ le plus souvent, petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre).
Visa Les autorités israéliennes n'ont à aucun moment tamponné mon passeport, qui est donc resté vierge. Aucun souci donc si vous allez dans des pays arabes par la suite. Prévoyez de la marge quand vous allez à l'aéroport, à l'arrivée dans le pays mais surtout au retour en France ou ailleurs. Les contrôles sont longs... J'ai mis 1h20 entre le moment où je suis arrivée à l'aéroport Ben Gourion et au moment où j'ai commencé à attendre l'embarquement. Il n'y avait pas spécialement de monde, c'était simplement le temps nécessaire pour passer tous les contrôles...
Itinéraire Arrivée le lundi 24 juillet au soir à Ben Gourion, trajet direct vers Jérusalem Lundi Jérusalem, vieille ville Mardi Jérusalem, musée d'art et Yad Vashem Mercredi Jérusalem, museum on the seam et cité de David Jeudi excursion d'un jour depuis Jérusalem (Masada, Ein Gedi, mer morte) Vendredi route pour Nazareth Samedi Nazareth Dimanche route pour Tibériade Lundi promenade autour du lac de Galilée depuis Tibériade Mardi route pour Haïfa, check-in à l'hôtel, excursion sur l'après-midi à Acre Mercredi Haïfa Jeudi Césarée sur la journée, depuis Haïfa Vendredi route pour Tel-Aviv Samedi Tel-Aviv, musée d'art, plage Dimanche Tel-Aviv Jaffa, plage Lundi Tel-Aviv et avion pour la France
J'avais prévu un tout autre itinéraire avant de partir, et je l'ai modifié beaucoup de fois sur place. Cet itinéraire effectivement fait me semble bien, je vous le conseille. J'ai peut-être passé un jour de trop à Tel-Aviv, mais en fin de voyage cela m'a aussi permis de me reposer et de faire des emplettes. Au final cet itinéraire correspond à celui proposé par le Lonely Planet pour 2 semaines, c'est une coïncidence je m'en suis aperçue après, et je vous le recommande.
Hébergement J'ai toujours dormi en dortoir, en prenant à chaque fois le lit le moins cher que je trouvais dans la ville. J'ai toujours payé entre 75 et 90 shekels, soit une vingtaine d'euros. En allant d'un hôtel répertorié ILH (Israel Hostel) à un autre, prenez une carte et vous aurez une réduction de 5%. Tous les hôtels dans lesquels je suis allée étaient propres, et proposaient du thé et du café gratuits tout au long de la journée. - Jérusalem: Abraham hostel, dortoir de 10 personnes. Beaucoup de monde, et hôtel très bien organisé. Cela fait un peu usine, avec toute cette affluence, tout ce personnel. Mais en contre-partie c'est bien organisé, ils proposent beaucoup de choses. J'ai aimé l'emplacement, vieille ville et centre ville accessibles à pied. - Nazareth: Fauzi Azar Inn. Dortoir de 10 personnes. J'ai adoré, le personnel est charmant, l'endroit est chaleureux, calme, apaisant. J'ai bénéficié d'une navette gratuite entre Jérusalem et Nazareth car les deux hôtels font partie du même groupe. - Tibériade: Tibérias hostel. Dortoir de 10 personnes. J'ai moins aimé cet hotel car je n'ai pas trouvé le personnel sympathique, ils ne sont pas commerçants, par contre j'ai rencontré de super touristes avec qui j'ai passé de bonnes soirées. - Haïfa: Yafo 82 Guesthouse (l'hotêl n'a pas de nom, il est situé au 82 de la rue Yafo / Jaffa). Dortoir féminin de 5 lits (pas de dortoir mixte). Petit-déjeuner non inclus, le seul hôtel où je suis allée dans ce cas. L'homme à la réception est vraiment super! - Tel-Aviv: Abraham hostel, dortoir de 12 personnes. Comme à Jérusalem, c'est très bien organisé, ils proposent pleins de choses et peuvent répondre à toutes les questions, en contre-partie c'est l'usine. --> je recommande tous les hôtels dans lesquels je suis allée, ils sont tous bien, un peu moins pour celui de Tibériade qui m'a moins plu mais je ne suis pas convaincue que la ville offre d'autres hôtels mieux.
Transports - Entre l'aéroport et Jérusalem: sherout, 64 ILS (16 euros) - Entre Jérusalem et Masada-Ein Gedi-la mer morte, excursion, 70 euros la journée pour le transport seul (n'inclue pas les entrées des sites, le guide et la nourriture, agence de voyage de l'Abraham Hostel) - Entre Jérusalem et Nazareth: navette gratuite proposée par l'hôtel - Entre Nazareth et Tibériade: bus (je ne me souviens plus de prix, mais quelques euros) - Entre Tibériade et Haïfa: bus, une vingtaine de shekels je crois (5 euros) - Entre Haïfa et Acre: train (3 euros l'aller simple) - Entre Haïfa et Césarée: deux trains puis bus puis marche. C'est un peu fastidieux, mais avec de la motivation et de la patience, ça se fait très bien ;-) - Entre Haïfa et Tel-Aviv: train, il me semble avoir payé environ 5euros ou quelque chose comme ça - Entre Tel-Aviv et l'aéroport Ben Gourion: train, 3 euros environ, 9 minutes (un seul arrêt depuis la gare Hagana de Tel-Aviv, c'est très rapide)
Les noms de rue étant des transcriptions de l'hébreu, ne soyez pas surpris s'ils peuvent changer d'un plan à un autre. Par exemple Yafo/Jaffa, Chlamé/Salamé, Jérusalem/Yérushalami, etc...
Voilà, j'espère avoir répondu aux questions que vous pouviez vous poser! Je suis à votre disposition si vous en avez d'autres...
En tout cas c'était vraiment un super voyage que j'ai adoré, si votre décision d'y aller est prise je vous félicite, et vous souhaite un excellent voyage!
Bonne journée, Louise
Bonsoir,
Nous sommes sur le point de réserver notre 2ème croisière, cette fois ci avec costa, avec un départ le 19 avril 2012.
Est ce qu'il y aura d'autres français de la partie?
Pour le départ de car de nice à savone , de quelle gare est il possible?
Nous sommes de paris est nous irons en train jusqu'a Nice, quelle gare nous conseillez vous?
Merci pour vos réponse ou vos conseils.
sago28
Bonjour à tous,
de retour d'une croisière en Méditerranée Orientale sur le MSC Poesia je voudrais soulever un point sur les visites guidées de Jérusalem avec MSC et qui je crois se pratique chez toutes les compagnies.
Nous sommes donc partis en car de Haifa avec un guide très compétent et qui répondait à toutes les questions dans le car, le programme prévoyait un arrêt sur le mont des Oliviers avec visite de l'église ensuite vieille ville avec passage au mur des lamentations et via Dolorosa jusqu'au Saint Sépulcre ceci à peu près au pas de course sans grande possibilité d'arrêt dans les souks sur le parcours... ensuite repas minable dans un hôtel de la nouvelle Jérusalem : petit buffet avec une simple petite bouteille d'eau plate comme boisson... Reprise ensuite du car pour un magasin de souvenirs avec histoire de ...la taille des diamands et possibilité d'acheter des bijoux et diverses pierres précieuses...
Certaines personnes pourraient peut-être être intéressées par le sujet, mais dans notre groupe nous avons trouvé ça absolument scandaleux de réduire le temps de visite dans la vieille ville où il y avait tant de choses intéressantes encore à découvrir pour nous emmener dans un magasin où personne n'en avait rien à cirer et essayer de nous fourguer des bijoux à des prix plus cher que chez nous... Est ce le but des excursions des croisiéristes ?
Mon conseil : évitez ces excursions organisées, je pense qu'il n'est pas difficile d'organiser sois même ses visites qui seront bien plus complètes et intéressantes que passer par celles des compagnies et vous éviterez de perdre du temps dans ces pièges à touriste.
Précision : la visite de Jérusalem coute 100€ p/p avec MSC repas compris.
Bonjour à tous
Nous sommes 2 amies avec billets en poche pour Tel Aviv - mi aout 2013. Dans l'idée nous ne voulons pas courir car peu de temps, 12 jours.Nos envies sont de faire des visites culturelles mais aussi de rencontrer des gens, et sortir le soir. Côté hébergement, changer tous les jours serait trop la course, on voudrait se poser en location ou hôtel (pas excessifs) ou autres mais pas + de 3 ou 4 changements.
Nos souhaits : Tel Aviv, Jerusalem, la Mer Morte, Eliat ensuite on hésite entre 2 jours environ dans le nord Tsfat + Tiberiade (pour les monts, vallées, sources et rando) ou 2 jours envion dans le Neguev (pour détente, paysages)
Et si possible voir Petra en Jordanie.
Pour les transports, la location de voiture est elle chère en cette période d'aout? Les transports en communs sont efficaces me semble-t-il?
Qu'en pensez-vous? Merci d'avance
Gael & Hylda
Nous sommes 2 amies avec billets en poche pour Tel Aviv - mi aout 2013. Dans l'idée nous ne voulons pas courir car peu de temps, 12 jours.Nos envies sont de faire des visites culturelles mais aussi de rencontrer des gens, et sortir le soir. Côté hébergement, changer tous les jours serait trop la course, on voudrait se poser en location ou hôtel (pas excessifs) ou autres mais pas + de 3 ou 4 changements.
Nos souhaits : Tel Aviv, Jerusalem, la Mer Morte, Eliat ensuite on hésite entre 2 jours environ dans le nord Tsfat + Tiberiade (pour les monts, vallées, sources et rando) ou 2 jours envion dans le Neguev (pour détente, paysages)
Et si possible voir Petra en Jordanie.
Pour les transports, la location de voiture est elle chère en cette période d'aout? Les transports en communs sont efficaces me semble-t-il?
Qu'en pensez-vous? Merci d'avance
Gael & Hylda
Voici le compte rendu de notre dernier voyage : à la découverte d’Israël et de la Jordanie en 12 jours (fin octobre 2018).
Le but de ce compte-rendu est de fournir des informations aux personnes qui préparent un voyage.
Nous sommes une famille avec deux enfants de 4 et bientôt 6 ans. Nous avons décollé de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, et nous avons laissé notre voiture au parking Blue park, établissement peu onéreux et sérieux situé à 7 minutes de l’aéroport. Nous aimons découvrir d’autres cultures et rencontrer les gens à travers nos voyages. Nous voyageons souvent en croisière mais parfois nous organisons tout notre voyage par nous-mêmes ce qui fut le cas pour ce voyage.
Pour les enfants lors du voyage : vous n’aurez aucune difficulté à trouver des aires de jeux en Israël, elles sont par contre rarement propres et entretenues (rouille, excrément d’animaux…). La plupart des sites sont payants à partir de 5 ans, et en fait on a rarement payé pour nos enfants. Au restaurant, on peut commander deux plats et manger à 4 dessus…
🙂JOUR 1 : vol + Tel Aviv
Arrivée à Tel Aviv vers 11h30 par un vol easy-jet. 4h de vol, le temps passe vite !
Nous avons attendu un long moment en plein soleil pour prendre la navette pour se rendre à l’agence de location proche de l’aéroport. On a ensuite récupéré notre voiture de location (louée chez Thrifty), loueur que je ne conseille pas. Nous avons loué via internet un modèle familial et sur place, la personne voulait nous donné une Toyota Yaris… et bien entendu pas moyen de retrouver le fameux modèle familial présenté sur le site internet. Après beaucoup de négociation on a récupéré une berline pour le même prix. Nous avons hérité d’une voiture avec une vis plantée dans un pneu (crevaison lente), à croire qu’ils ne prennent pas le temps de contrôler le véhicule entre les locations. La révision aurait dû être faite depuis 2000km… Bref, heureusement qu’il y a un témoin de pression pour le pneu, on a pu le faire réparer avec une mèche pour 10€ à Eilat. Tous les loueurs fonctionnent de la même façon : il faut prendre la navette pour récupérer la voiture (car rental return center).
Nous avons ensuite affronté Tel Aviv au volant… c’est une ville embouteillée mais même si la conduite est sportive, les conducteurs sont courtois et on nous a laissé passer assez souvent.
Visite de Jaffa, le quartier historique de Tel Aviv. C’est joli, pas très propre, mais authentique. Pour se garer nous avons été au parking souterrain Jaffa court, on a payé 12€ environ pour l’après-midi aux caisses automatiques et au moment de passer la barrière, pas besoin de montrer le ticket, la barrière s’ouvre grâce à une caméra qui lit la plaque d’immatriculation.
Nous avons ensuite cherché notre chambre (logement chez l’habitant via airbnb). Nous avons logé chez Joe, dans le sud de Tel aviv, 112€ pour deux chambres pour deux nuits, dans un environnement propre et proche d’une aire de jeux, d’un parking gratuit et d’une supérette. Logement que je recommande, et Joe a été très sympa, il parle même le français ! Petite frayeur la 1ère nuit, l’appartement se trouve juste dans l’axe de décollage de l’aéroport….on a eu l’impression qu’un avion voulait atterrir dans notre chambre. Après avec la fatigue on n’y fait même plus attention.
🙂Jour 2 : Césarée + Saint Jean d’Acre
Initialement nous voulions visiter les jardins à Haïfa mais nous avons été pris dans les embouteillages et malgré la marge de temps prise en plus, jamais nous n’aurions pu être présents pour la visite de 10h. Si on veut voir les jardins il faut forcément passer par la visite, sinon il faut se contenter de la vue des jardins depuis la terrasse du haut.
Finalement, ne voulant pas trop stresser sur la route, nous avons fait un stop à l’aqueduc de Césarée, puis nous nous sommes dirigés vers Akko (Saint Jean d’Acre).
L’arrêt à Césarée n’est pas indispensable et n’a même aucun intérêt, surtout si on a déjà vu le pont du Gard ou même les vestiges romains à Saint Raphael par exemple… La baignade est en plus interdite d’après le panneau et la plage n’est pas vraiment propre.
Akko est une ville à voir. La citadelle est magnifique, le marché est authentique (vendeurs pour touristes mais également poissonniers, vendeurs de pita, de pâtisserie, de fruits et légumes…), le tunnel des templiers est à faire aussi. Un gros bémol : la ville est vraiment sale… des déchets partout, des chats au milieu, des sacs plastiques au sol, et les odeurs qui vont avec ! Parking facile à 20nis la journée (5€ environ).
Sur la route du retour nous avons mangé au restaurant italien Piano Piano situé dans le grand centre commercial de Yok neam. Tous les lundis soirs pour 3 plats achetés de pates, le quatrième est gratuit ! Autant dire qu’on a dévoré (le midi le repas était plutôt léger, 2 petites pizzas et une pita nature dans le marché).
Retour à Tel Aviv en passant par le quartier des gratte-ciels, un réel changement de décor pour ce petit aperçu de la Tel Aviv moderne.
🙂Jour 3 : Ha Carmel market + pause plage à Jérusalem beach + trajet vers Arad.
Parking près du marché pour 20NIS la journée puis pause détente dans une grande aire de jeux pour nos enfants.
Visite du marché de Ha carmel market, un marché coloré et vivant, fréquenté par les locaux et les touristes. Nous avons aussi déambulé dans la rue parallèle qui est un marché d’art, très sympathique. Nous avons mangé au bar Orchel (kebab délicieux et du poulet mariné sympa aussi avec des légumes grillés et du pain avec plein de condiments savoureux et une grande bière pour 25€ environ).
Nous avons ensuite marché un peu pour se rendre sur la plage, belle plage de sable blanc, eau agréable, plage publique gratuite avec douche.
Vers 15h nous avons repris notre voiture pour se rendre jusqu’à Arad, notre point de chute suivant pour visiter les environs de la mer morte.
Nous avons choisi de faire la cuisine pour les deux soirs suivants, donc nous faisons quelques courses au supermarché de la ville. Nous avons logé dans un appartement vide, toujours chez l’habitant. L’appartement de Leon est super bien équipé, on a pu laver notre linge, une belle cuisine, 4 bons couchages, et une belle aire de jeux juste contre l’immeuble. Le voisinage nous a par contre vraiment défiguré … 4 touristes au milieu d’un quartier résidentiel populaire à forte connotation religieuse.
🙂Jour 4 : la forteresse de Massada + oasis de Ein Gedi + pause détense à Ein Bokek (mer morte)
Une des meilleures journées de notre voyage.
Départ matinal pour arriver à la forteresse à 8h30. C’est magnifique, nous avons opté pour le téléphérique mais il existe un sentier pour y grimper à pied (deux sentiers en réalité). C’est un lieu bien conservé, magique, avec une vue splendide… et une chaleur torride ! Le dépliant en français est assez complet et pratique pour faire la visite par soi-même. On peut choisir de monter en téléphérique et descendre à pied mais le sentier est fermé s’il fait trop chaud.
Direction l’oasis de Ein Gedi pour découvrir les bouquetins et l’oasis en elle-même. Nous avons grimpé un petit peu puis nous nous sommes posés et baignés dans les cascades. Si on veut être tranquille, il ne faut pas s’arrêter au premier arrêt baignade, il faut grimper un peu plus haut. Nous avons croisé un serpent pendant le déjeuner…
Direction ensuite la mer morte pour une baignade inoubliable. Et oui, à la plus grande surprise de notre fille de bientôt 6 ans, on peut faire l’étoile de mer facilement ! Par contre il faut être prudent et éviter le contact avec la bouche et les yeux, ça brule ! Heureusement il y a des douches pour se rincer. Expérience inoubliable et gratuite.
Retour vers Arad en fin d’après-midi. La route est belle au milieu du désert, uniquement de la montée !
🙂Jour 5 : route entre Arad et Eilat, visite de l’aquarium d’Eilat
Nous avons pris la route assez tôt, puis nous sommes arrivés vers 12h à Eilat. La météo n’étant pas favorable (vent et frais) nous avons choisi de visiter l’aquarium.
Nous avons mangé chez Omer’s, un restaurant sympa et local, fréquenté par les locaux et les touristes. Un des serveurs est français, cela aide à choisir. Le menu est en anglais, notre repas était bon mais pas vraiment donné, 35€ pour deux plats et un coca et quelques frites.
L’aquarium (observatoire sous-marin plutôt) est à faire si vous voyagez avec des enfants. Nous avons payé 356NIS (89€ environ) pour deux adultes et deux enfants. On peut aussi acheter en avance sur le site internet pour bénéficier d’une petite réduction. Certains hôtels font aussi une petite réduction. L’aquarium des requins est sympa, on peut voir les horaires des repas et y assister. L’observatoire sous-marin est unique en son genre car les poissons sont libres, ce sont nous les « enfermés ». Il y a une aire de jeux et d’autres aquariums. Film 4d pas testé. Nous y sommes repassés le lendemain après-midi gratuitement, il suffit de se faire prendre en photo et de montrer la photo le lendemain pour pouvoir entrer (valable aussi le surlendemain si vous êtes encore dans le coin).
Nous nous sommes posés ensuite chez notre hôte, Mikaïl, dans un club de plongée qui loue des chambres. Nous ne recommandons pas, même si l’emplacement est pratique, le lieu était sale et vétuste (surtout la salle d’eau). Seule mauvaise surprise concernant le logement durant notre séjour. Il n’est pas adapté à une famille (lits simples superposés) et ressemble plus à une auberge de jeunesse.
Repas chez il pentino à côté de chez Omer’s, deux plats de pates pour 25€. C’est correct sans plus, la garniture est pauvre… Ce n’est pas donné mais sur Eilat, c’est compliqué de manger pour pas trop cher.
🙂Jour 6 : à la découverte des bords de mer côté nord + pause plage à Dekel beach Nous avons un peu déambulé sur le front de mer côté nord, aucun intérêt. La plage publique est sale, jonchée de déchets en plastique et de morceaux de verre. Il y a beaucoup de plages privées. Dans les deux cas prévoir les chaussures de bain pour se baigner en évitant les oursins…
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Dekel beach, une belle plage publique gratuite, sur laquelle on peut louer des chaises et des transats pour un prix dérisoire. Nous sommes arrivés vers 11h, et si vous voulez vous garer facilement, il ne faut pas arriver plus tard. Le temps était nuageux, presque frais ! Finalement vers 12h, le personnel installe le tapis de bain pour pouvoir entrer dans l’eau, le soleil pointe le bout de son nez et hop tous à l’eau ! Avec un masque et un tuba on croise de nombreux poissons, près du bord ! C’est magique, en bougeant dans l’eau, il ne fait pas froid.
Diner chez Peppéroni pizza, le seul restaurant ouvert un vendredi soir ! Pour 25€, une belle pizza et un énorme plat de pate bolognaise bien garni. Une bonne adresse pour remplir 4 ventres affamés !
🙂Jour 7 : passage de la frontière entre Israël et la Jordanie + trajet jusqu’à Pétra
Nous avons fait l’erreur de ne pas faire de change le jeudi, le jour de notre arrivée et nous l’avons payé cher. Le samedi, tout est fermé, y compris les bureaux de change. Nous avons dû changer nos shekels israéliens à la frontière, je vous laisse deviner le montant de la commission…
Nous avons garé notre voiture sur un parking juste avant la frontière, c’est un parking sauvage, gratuit, où de nombreuses voitures de location attendent…
Le passage de la frontière se fait facilement, il faut payer environ 25€ de taxe de sortie du territoire israélien par personne (adulte et enfant !).Pour entrer en Jordanie, nous n’avons pas le Jordan pass, mais nous n’avons rien payé car nous séjournons 4 nuits en Jordanie. Mon passeport a été épluché pour regarder tous les tampons apposés lors de nos précédents voyages. C’est relativement bien indiqué côté israélien, coté jordanien beaucoup moins, mais cela reste facile si on parle anglais.
Nous avons ensuite payé 55JOD pour aller jusqu’à Pétra, il n’y avait qu’un taxi qui s’y rendait, impossible de négocier le tarif. Le trajet dure 2h environ jusqu’à Wadi mussa.
Nous avons réservé en avance trois nuits à l’hôtel Peace way, très bon rapport qualité prix pour nous 4, 150€ les trois nuits avec le petit déjeuner (et un frigo dans la chambre !). L’hôtel n’a pas de navette mais pour 1jod un taxi peut vous descendre jusqu’au site de Pétra (ou la première voiture qui passe, ça marche aussi !).
Arrivé vers 15h à Wadi Musa, nous avons pris le temps de nous installer et de faire quelques courses pour préparer le déjeuner des jours suivants dans Pétra : du thon, du maïs, des cuillères en plastique, des gâteaux secs à l’anis délicieux achetés à la boulangerie près du rond-point… et de l’eau !
Repas dans le restaurant Al baraka, correct côté rapport qualité prix, on a négocié environ 15% du montant tous les soirs… C’est un restaurant fréquenté par les touristes mais de toute façon, trouver un restaurant vraiment local s’avère compliqué à Wadi Musa… Les plats proposés sont bons, pas sensationnels non plus, cela reste cher par rapport au niveau de vie des Jordaniens, mais en gros pour deux plats, un coca, une petite entrée on est sur 20JOD (24€ environ).
🙂Jour 8 : à la découverte de la fabuleuse Pétra
Un site majestueux qui se mérite, lever à 5h45, petit déjeuner à 6h30, nous étions sur le site à 7h15. L’hôtel est à 20 minutes de marche en descente mais nous avons opté pour le taxi local (la première voiture qui passe a été arrêtée par le gérant de l’hôtel et il nous a dit ok pour 1jod). Nous étions presque seuls à l’entrée du site, bien avant que les touristes affluent par bus. Nous avons acheté sur place nos entrées pour deux jours (55jod par personne). Il faut amener les passeports et faire tamponner son papier donné à la frontière pour ne pas payer de visa jordanien.
Nous avons pris les chevaux (un adulte + un enfant sur le même cheval) pour aller de l’entrée du site jusqu’au début du Siq, seule partie où les chevaux sont autorisées. Il faut savoir que normalement le prix du cheval est compris dans le billet d’entrée mais en réalité ils demandent 5jod voire plus. Le prix réel est de 3 jod maxi, j’ai négocié à chaque fois et ce matin-là ils n’étaient vraiment pas contents…
Nous avons marché dans le siq, c’est époustouflant. Il y a des calèches qui passent dans le siq pour en théorie les personnes qui ont du mal à se déplacer, mais en fait elles sont utilisés par tout le monde (en tout cas ceux qui acceptent de payer le prix fort…). Au bout du Siq on découvre le trésor, aucune description possible, il faut le voir… Nous continuons notre visite vers le théâtre, puis vers les tombes royales, puis nous commençons le trail Al Khubta. C’est peu indiqué, la carte fournie à l’entrée gratuitement en français est peu détaillée, mais c’est mieux que rien. Le trail permet d’accéder à un point de vue superbe sur le théâtre puis sur le trésor. C’est magique. Au retour nous avons pris un thé chez un bédouin qui surplombe le théâtre, il était très gentil, le thé était excellent (1jod le thé). Il nous a autorisés à manger dans sa tente notre pique-nique, à l’abri du vent. On peut simplement s’asseoir sans consommer, il ne force pas du tout à la consommation. Il y a aussi une tente juste avant la vue sur le trésor avec un magnifique panneau « pour avoir la vue, il faut consommer » en anglais… en fait nous n’avons rien consommé du tout mais nous ne nous sommes pas attardés. Pendant nos deux jours de visite, pendant les trails nous avons rencontrés énormément de Français. Nous avons ensuite continué nos visites jusqu’à la zone des restaurants. Puis retour à pied jusqu’à la billetterie tout à l’entrée du site. Nous avions un porte bébé pour transporter la plus petite (17kg tout de même !), et heureusement car en fin de journée c’était indispensable.
Nous avons ensuite pris un taxi pour remonter à notre hôtel, pour 2 jod. C’est l’hôtelier qui nous a donné le prix, les taxis demandent 6 jod. Il faut aimer négocier. Petit détour par la laverie pour récupérer notre linge propre, passage au supermarché, et retour à l’hôtel. Repas à 18h, comme les poules !
🙂Jour 9 : Deuxième jour dans Pétra
Debout matinal, 5h45…Nous avons à nouveau pris les chevaux, toujours pour 6 jod les 2 (après négociation…). Nous avons traversé le Siq, revu le trésor et nous avons ensuite commencé l’ascension vers le haut lieu du sacrifice, ça monte raide, mais à l’ombre ça se fait bien, même avec les enfants. Le trail est long, dans des paysages magnifiques, c’est à la limite de l’escalade à certains moments, chaussures fermées de randonnées conseillées (svp, ne pas prendre des tongs si vous tenez à vos pieds et à vos chevilles..). Les escaliers sont usés, le paysage est superbe, certains monuments découverts le long du trail sont vraiment beaux. La marche se termine au niveau des restaurants. On vous conseille de vraiment faire le tour, pas juste un aller –retour jusqu’au haut lieu du sacrifice.
Nous avons ensuite commencé la longue ascension des fameuses 800 marches jusqu’au monastère. C’est donné pour 45 minutes. Nous l’avons réalisé en 25 minutes au pas de course car nous avions pris un âne pour nos filles (10jod la montée) et la personne qui guidait l’âne marchait vite ! Et forcément on est bien obligé de suivre… La montée est réalisable, il y a des moments à plat pour se poser, ce n’est pas étroit tout le long du sentier. En haut le monument est massif, moins détaillé que le trésor, mais tout juste splendide. Nous avons pique-niqué (toujours maïs, thon, et pour changer un peu crêpes au nutella en dessert !). Le seul problème pour manger comme ça, c’est la présence des chats et chiens errants, et les mouches ! Et quelques rafales de vent qui soulèvent le sable… ! Nous avons descendus les 800 marches tous les 4 tranquillement. Svp, ne prenez pas l’âne par fainéantise, si vous êtes en état de marcher, prenez l’escalier !
Nous avons ensuite pris un âne pour nos deux enfants, 7jod, de la zone des restaurants jusqu’au trésor. Nous avons ensuite marché dans le siq, c’est pénible car les calèches foncent même dans les zones étroites. Les chevaux ne sont pas toujours bien traités, ils glissent sur les zones pavées. Ce morceau-là n’est pas agréable, et en plus c’est légèrement en montée, histoire de bien vous achever… ! Nous avons ensuite repris deux chevaux pour finir notre journée entre la fin du siq et l’entrée du site. Petite pause glace bien méritée, 1 jod la glace ! Et nous partons à la recherche d’un taxi à 2 jod pour remonter jusqu’à l’hôtel. Aucun n’a voulu nous prendre à ce tarif, nous avons marché 2 minutes au bord de la grande route qui remonte à wadi musa et un local nous a demandé 2 jod pour remonter. Oui ce n’est pas légal, mais les taxis sont trop gourmands… Les locaux risquent 100jod d’amende s’ils prennent des touristes au bord de la route.
Repas au même endroit, fermeture des valises !
🙂Jour 10 : à la découverte du désert du Wadi Rum
Debout 5h45… 7h le taxi passe nous prendre. Il s’agit du taxi qui nous a ramené à l’hôtel après le premier jour de visite de Pétra. J’ai réussi à négocier 35Jod, je pense qu’on ne peut pas avoir moins. Il y a un peu moins de 2h de route jusqu’au visitor center du wadi rum. Il existe un bus qui coute 7jod par personne (enfant et adulte, c’est le même prix) et qui part de Pétra vers 7h. Nous payons 10jod pour entrer dans le parc naturel du wadi rum (5jod par adulte, gratuit pour les enfants). Le taxi demande alors 4 fois sa route pour savoir où se trouve le bureau de Jordan tracks, là où nous avons acheté notre excursion dans le désert pour une journée et une nuit.
Finalement nous arrivons devant l’office à 8h45, avec 45 minutes d’avance. Finalement d’autres français arrivent aussi. Nous avons acheté une journée dans le désert comprenant une petite randonnée, de la jeep, une promenade en dromadaire, 3 repas et une nuit dans un campement. 80jod par adulte, 20jod par enfant donc 250€ pour nous 4, c’est un cout mais c’est sans regret. L’agence est sérieuse, le campement est vraiment dans le désert, à l’abri du vent. Les repas étaient très bons, les activités sympathiques, une véritable immersion dans un lieu unique et un décor exceptionnel. Un incontournable.
🙂Jour 11 : Retour en Israël et long trajet jusqu’à notre dernier logement près de l’aéroport
A 8h30 nous sommes de retour au village après un bon petit déjeuner, nous attendons notre taxi (arrangement avec l’agence Jordan tracks) qui doit nous reconduire à la frontière pour 25jod. Il existe un bus pour revenir à Pétra et qui passe vers 9h.
Nous passons la frontière, sans difficultés. Il faut s’alléger de 10jod par adulte pour sortir de Jordanie. C’est gratuit pour les enfants.
Nous arrivons à Eilat après avoir récupéré notre voiture de location vers 11h. Nous laissons nos enfants jouer dans une aire de jeux pendant un long moment histoire qu’elles puissent se défouler.
Nous mangeons une nouvelle fois à la pizzéria peppéroni pizza puis nous mettons le plein et nous partons pour 3h30 de route pour rejoindre notre dernier point de chute : Nachshon.
En route nous passons par Miztpe Ramon, un très joli point de vue !
Arrivée au kibbutz en fin d’après-midi, vers 17h30 dans la nuit. L’accueil est glacial mais le logement nickel, on ne peut pas tout avoir !
🙂Jour 12 : direction l’aéroport !
Notre vol étant à 13h20, nous partons du logement à 8h, et après quelques embouteillages nous arrivons enfin au « car rental return center » (très mal indiqué !). Il y a une station-service juste à côté, c’est pratique pour rendre la voiture avec le plein.
On rend la voiture rapidement, la navette passe toutes les 30 minutes pour nous ramener à l’aéroport.
Les contrôles ne sont pas très longs, il y a une belle aire de jeux dans le terminal 1 pour les enfants de 2 à 6 ans. C’est très pratique pour les faire bouger avant 4h de vol !
EN VRAC : 🤪Côté budget : 3220€ tout compris (dont 625€ de vol) pour 2 adultes et deux enfants pour 12 jours de voyage inoubliable !
🙂Nos coups de cœur : la journée à proximité de la mer morte et les trois jours en Jordanie !
🙁Notre raté : l’aqueduc de Césarée.
Notre ressenti : Les deux pays sont jonchés de détritus au bord des routes et des plages, Israël est plus propre mais dès qu’on s’éloigne d’un lieu touristique c’est à nouveau catastrophique ! Quel massacre de voir le bord des routes jordaniennes envahis par les déchets, les pneus éclatés, les bouteilles plastiques...
Les Israéliens rencontrés lors de notre séjour (sauf Joe !) se sont montrés assez froids, peu conviviaux. J’ai dit bonjour de nombreuses fois sans avoir une réponse…. On a bousculé un de mes enfants, j’attends encore qu’on me dise simplement pardon. On demande une indication, la personne ne répond pas et nous ignore (peut-être ne parlait-elle pas anglais ?). C’est une impression partagée par d’autres français rencontrés dans le désert et qui eux ont voyagé en bus et ont eu le même ressenti. A l’inverse les Jordaniens rencontrés sont aimables, disposés à vous aider, à vous expliquer quelque chose. La différence de comportement s’explique certainement aussi par le fait que les Jordaniens ont besoin des touristes pour vivre, pas les Israéliens. A méditer. Bien sur ce paragraphe n’est le reflet que de notre petite expérience.
N’hésitez pas si vous avez des questions !
Le but de ce compte-rendu est de fournir des informations aux personnes qui préparent un voyage.
Nous sommes une famille avec deux enfants de 4 et bientôt 6 ans. Nous avons décollé de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, et nous avons laissé notre voiture au parking Blue park, établissement peu onéreux et sérieux situé à 7 minutes de l’aéroport. Nous aimons découvrir d’autres cultures et rencontrer les gens à travers nos voyages. Nous voyageons souvent en croisière mais parfois nous organisons tout notre voyage par nous-mêmes ce qui fut le cas pour ce voyage.
Pour les enfants lors du voyage : vous n’aurez aucune difficulté à trouver des aires de jeux en Israël, elles sont par contre rarement propres et entretenues (rouille, excrément d’animaux…). La plupart des sites sont payants à partir de 5 ans, et en fait on a rarement payé pour nos enfants. Au restaurant, on peut commander deux plats et manger à 4 dessus…
🙂JOUR 1 : vol + Tel Aviv
Arrivée à Tel Aviv vers 11h30 par un vol easy-jet. 4h de vol, le temps passe vite !
Nous avons attendu un long moment en plein soleil pour prendre la navette pour se rendre à l’agence de location proche de l’aéroport. On a ensuite récupéré notre voiture de location (louée chez Thrifty), loueur que je ne conseille pas. Nous avons loué via internet un modèle familial et sur place, la personne voulait nous donné une Toyota Yaris… et bien entendu pas moyen de retrouver le fameux modèle familial présenté sur le site internet. Après beaucoup de négociation on a récupéré une berline pour le même prix. Nous avons hérité d’une voiture avec une vis plantée dans un pneu (crevaison lente), à croire qu’ils ne prennent pas le temps de contrôler le véhicule entre les locations. La révision aurait dû être faite depuis 2000km… Bref, heureusement qu’il y a un témoin de pression pour le pneu, on a pu le faire réparer avec une mèche pour 10€ à Eilat. Tous les loueurs fonctionnent de la même façon : il faut prendre la navette pour récupérer la voiture (car rental return center).
Nous avons ensuite affronté Tel Aviv au volant… c’est une ville embouteillée mais même si la conduite est sportive, les conducteurs sont courtois et on nous a laissé passer assez souvent.
Visite de Jaffa, le quartier historique de Tel Aviv. C’est joli, pas très propre, mais authentique. Pour se garer nous avons été au parking souterrain Jaffa court, on a payé 12€ environ pour l’après-midi aux caisses automatiques et au moment de passer la barrière, pas besoin de montrer le ticket, la barrière s’ouvre grâce à une caméra qui lit la plaque d’immatriculation.
Nous avons ensuite cherché notre chambre (logement chez l’habitant via airbnb). Nous avons logé chez Joe, dans le sud de Tel aviv, 112€ pour deux chambres pour deux nuits, dans un environnement propre et proche d’une aire de jeux, d’un parking gratuit et d’une supérette. Logement que je recommande, et Joe a été très sympa, il parle même le français ! Petite frayeur la 1ère nuit, l’appartement se trouve juste dans l’axe de décollage de l’aéroport….on a eu l’impression qu’un avion voulait atterrir dans notre chambre. Après avec la fatigue on n’y fait même plus attention.
🙂Jour 2 : Césarée + Saint Jean d’Acre
Initialement nous voulions visiter les jardins à Haïfa mais nous avons été pris dans les embouteillages et malgré la marge de temps prise en plus, jamais nous n’aurions pu être présents pour la visite de 10h. Si on veut voir les jardins il faut forcément passer par la visite, sinon il faut se contenter de la vue des jardins depuis la terrasse du haut.
Finalement, ne voulant pas trop stresser sur la route, nous avons fait un stop à l’aqueduc de Césarée, puis nous nous sommes dirigés vers Akko (Saint Jean d’Acre).
L’arrêt à Césarée n’est pas indispensable et n’a même aucun intérêt, surtout si on a déjà vu le pont du Gard ou même les vestiges romains à Saint Raphael par exemple… La baignade est en plus interdite d’après le panneau et la plage n’est pas vraiment propre.
Akko est une ville à voir. La citadelle est magnifique, le marché est authentique (vendeurs pour touristes mais également poissonniers, vendeurs de pita, de pâtisserie, de fruits et légumes…), le tunnel des templiers est à faire aussi. Un gros bémol : la ville est vraiment sale… des déchets partout, des chats au milieu, des sacs plastiques au sol, et les odeurs qui vont avec ! Parking facile à 20nis la journée (5€ environ).
Sur la route du retour nous avons mangé au restaurant italien Piano Piano situé dans le grand centre commercial de Yok neam. Tous les lundis soirs pour 3 plats achetés de pates, le quatrième est gratuit ! Autant dire qu’on a dévoré (le midi le repas était plutôt léger, 2 petites pizzas et une pita nature dans le marché).
Retour à Tel Aviv en passant par le quartier des gratte-ciels, un réel changement de décor pour ce petit aperçu de la Tel Aviv moderne.
🙂Jour 3 : Ha Carmel market + pause plage à Jérusalem beach + trajet vers Arad.
Parking près du marché pour 20NIS la journée puis pause détente dans une grande aire de jeux pour nos enfants.
Visite du marché de Ha carmel market, un marché coloré et vivant, fréquenté par les locaux et les touristes. Nous avons aussi déambulé dans la rue parallèle qui est un marché d’art, très sympathique. Nous avons mangé au bar Orchel (kebab délicieux et du poulet mariné sympa aussi avec des légumes grillés et du pain avec plein de condiments savoureux et une grande bière pour 25€ environ).
Nous avons ensuite marché un peu pour se rendre sur la plage, belle plage de sable blanc, eau agréable, plage publique gratuite avec douche.
Vers 15h nous avons repris notre voiture pour se rendre jusqu’à Arad, notre point de chute suivant pour visiter les environs de la mer morte.
Nous avons choisi de faire la cuisine pour les deux soirs suivants, donc nous faisons quelques courses au supermarché de la ville. Nous avons logé dans un appartement vide, toujours chez l’habitant. L’appartement de Leon est super bien équipé, on a pu laver notre linge, une belle cuisine, 4 bons couchages, et une belle aire de jeux juste contre l’immeuble. Le voisinage nous a par contre vraiment défiguré … 4 touristes au milieu d’un quartier résidentiel populaire à forte connotation religieuse.
🙂Jour 4 : la forteresse de Massada + oasis de Ein Gedi + pause détense à Ein Bokek (mer morte)
Une des meilleures journées de notre voyage.
Départ matinal pour arriver à la forteresse à 8h30. C’est magnifique, nous avons opté pour le téléphérique mais il existe un sentier pour y grimper à pied (deux sentiers en réalité). C’est un lieu bien conservé, magique, avec une vue splendide… et une chaleur torride ! Le dépliant en français est assez complet et pratique pour faire la visite par soi-même. On peut choisir de monter en téléphérique et descendre à pied mais le sentier est fermé s’il fait trop chaud.
Direction l’oasis de Ein Gedi pour découvrir les bouquetins et l’oasis en elle-même. Nous avons grimpé un petit peu puis nous nous sommes posés et baignés dans les cascades. Si on veut être tranquille, il ne faut pas s’arrêter au premier arrêt baignade, il faut grimper un peu plus haut. Nous avons croisé un serpent pendant le déjeuner…
Direction ensuite la mer morte pour une baignade inoubliable. Et oui, à la plus grande surprise de notre fille de bientôt 6 ans, on peut faire l’étoile de mer facilement ! Par contre il faut être prudent et éviter le contact avec la bouche et les yeux, ça brule ! Heureusement il y a des douches pour se rincer. Expérience inoubliable et gratuite.
Retour vers Arad en fin d’après-midi. La route est belle au milieu du désert, uniquement de la montée !
🙂Jour 5 : route entre Arad et Eilat, visite de l’aquarium d’Eilat
Nous avons pris la route assez tôt, puis nous sommes arrivés vers 12h à Eilat. La météo n’étant pas favorable (vent et frais) nous avons choisi de visiter l’aquarium.
Nous avons mangé chez Omer’s, un restaurant sympa et local, fréquenté par les locaux et les touristes. Un des serveurs est français, cela aide à choisir. Le menu est en anglais, notre repas était bon mais pas vraiment donné, 35€ pour deux plats et un coca et quelques frites.
L’aquarium (observatoire sous-marin plutôt) est à faire si vous voyagez avec des enfants. Nous avons payé 356NIS (89€ environ) pour deux adultes et deux enfants. On peut aussi acheter en avance sur le site internet pour bénéficier d’une petite réduction. Certains hôtels font aussi une petite réduction. L’aquarium des requins est sympa, on peut voir les horaires des repas et y assister. L’observatoire sous-marin est unique en son genre car les poissons sont libres, ce sont nous les « enfermés ». Il y a une aire de jeux et d’autres aquariums. Film 4d pas testé. Nous y sommes repassés le lendemain après-midi gratuitement, il suffit de se faire prendre en photo et de montrer la photo le lendemain pour pouvoir entrer (valable aussi le surlendemain si vous êtes encore dans le coin).
Nous nous sommes posés ensuite chez notre hôte, Mikaïl, dans un club de plongée qui loue des chambres. Nous ne recommandons pas, même si l’emplacement est pratique, le lieu était sale et vétuste (surtout la salle d’eau). Seule mauvaise surprise concernant le logement durant notre séjour. Il n’est pas adapté à une famille (lits simples superposés) et ressemble plus à une auberge de jeunesse.
Repas chez il pentino à côté de chez Omer’s, deux plats de pates pour 25€. C’est correct sans plus, la garniture est pauvre… Ce n’est pas donné mais sur Eilat, c’est compliqué de manger pour pas trop cher.
🙂Jour 6 : à la découverte des bords de mer côté nord + pause plage à Dekel beach Nous avons un peu déambulé sur le front de mer côté nord, aucun intérêt. La plage publique est sale, jonchée de déchets en plastique et de morceaux de verre. Il y a beaucoup de plages privées. Dans les deux cas prévoir les chaussures de bain pour se baigner en évitant les oursins…
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Dekel beach, une belle plage publique gratuite, sur laquelle on peut louer des chaises et des transats pour un prix dérisoire. Nous sommes arrivés vers 11h, et si vous voulez vous garer facilement, il ne faut pas arriver plus tard. Le temps était nuageux, presque frais ! Finalement vers 12h, le personnel installe le tapis de bain pour pouvoir entrer dans l’eau, le soleil pointe le bout de son nez et hop tous à l’eau ! Avec un masque et un tuba on croise de nombreux poissons, près du bord ! C’est magique, en bougeant dans l’eau, il ne fait pas froid.
Diner chez Peppéroni pizza, le seul restaurant ouvert un vendredi soir ! Pour 25€, une belle pizza et un énorme plat de pate bolognaise bien garni. Une bonne adresse pour remplir 4 ventres affamés !
🙂Jour 7 : passage de la frontière entre Israël et la Jordanie + trajet jusqu’à Pétra
Nous avons fait l’erreur de ne pas faire de change le jeudi, le jour de notre arrivée et nous l’avons payé cher. Le samedi, tout est fermé, y compris les bureaux de change. Nous avons dû changer nos shekels israéliens à la frontière, je vous laisse deviner le montant de la commission…
Nous avons garé notre voiture sur un parking juste avant la frontière, c’est un parking sauvage, gratuit, où de nombreuses voitures de location attendent…
Le passage de la frontière se fait facilement, il faut payer environ 25€ de taxe de sortie du territoire israélien par personne (adulte et enfant !).Pour entrer en Jordanie, nous n’avons pas le Jordan pass, mais nous n’avons rien payé car nous séjournons 4 nuits en Jordanie. Mon passeport a été épluché pour regarder tous les tampons apposés lors de nos précédents voyages. C’est relativement bien indiqué côté israélien, coté jordanien beaucoup moins, mais cela reste facile si on parle anglais.
Nous avons ensuite payé 55JOD pour aller jusqu’à Pétra, il n’y avait qu’un taxi qui s’y rendait, impossible de négocier le tarif. Le trajet dure 2h environ jusqu’à Wadi mussa.
Nous avons réservé en avance trois nuits à l’hôtel Peace way, très bon rapport qualité prix pour nous 4, 150€ les trois nuits avec le petit déjeuner (et un frigo dans la chambre !). L’hôtel n’a pas de navette mais pour 1jod un taxi peut vous descendre jusqu’au site de Pétra (ou la première voiture qui passe, ça marche aussi !).
Arrivé vers 15h à Wadi Musa, nous avons pris le temps de nous installer et de faire quelques courses pour préparer le déjeuner des jours suivants dans Pétra : du thon, du maïs, des cuillères en plastique, des gâteaux secs à l’anis délicieux achetés à la boulangerie près du rond-point… et de l’eau !
Repas dans le restaurant Al baraka, correct côté rapport qualité prix, on a négocié environ 15% du montant tous les soirs… C’est un restaurant fréquenté par les touristes mais de toute façon, trouver un restaurant vraiment local s’avère compliqué à Wadi Musa… Les plats proposés sont bons, pas sensationnels non plus, cela reste cher par rapport au niveau de vie des Jordaniens, mais en gros pour deux plats, un coca, une petite entrée on est sur 20JOD (24€ environ).
🙂Jour 8 : à la découverte de la fabuleuse Pétra
Un site majestueux qui se mérite, lever à 5h45, petit déjeuner à 6h30, nous étions sur le site à 7h15. L’hôtel est à 20 minutes de marche en descente mais nous avons opté pour le taxi local (la première voiture qui passe a été arrêtée par le gérant de l’hôtel et il nous a dit ok pour 1jod). Nous étions presque seuls à l’entrée du site, bien avant que les touristes affluent par bus. Nous avons acheté sur place nos entrées pour deux jours (55jod par personne). Il faut amener les passeports et faire tamponner son papier donné à la frontière pour ne pas payer de visa jordanien.
Nous avons pris les chevaux (un adulte + un enfant sur le même cheval) pour aller de l’entrée du site jusqu’au début du Siq, seule partie où les chevaux sont autorisées. Il faut savoir que normalement le prix du cheval est compris dans le billet d’entrée mais en réalité ils demandent 5jod voire plus. Le prix réel est de 3 jod maxi, j’ai négocié à chaque fois et ce matin-là ils n’étaient vraiment pas contents…
Nous avons marché dans le siq, c’est époustouflant. Il y a des calèches qui passent dans le siq pour en théorie les personnes qui ont du mal à se déplacer, mais en fait elles sont utilisés par tout le monde (en tout cas ceux qui acceptent de payer le prix fort…). Au bout du Siq on découvre le trésor, aucune description possible, il faut le voir… Nous continuons notre visite vers le théâtre, puis vers les tombes royales, puis nous commençons le trail Al Khubta. C’est peu indiqué, la carte fournie à l’entrée gratuitement en français est peu détaillée, mais c’est mieux que rien. Le trail permet d’accéder à un point de vue superbe sur le théâtre puis sur le trésor. C’est magique. Au retour nous avons pris un thé chez un bédouin qui surplombe le théâtre, il était très gentil, le thé était excellent (1jod le thé). Il nous a autorisés à manger dans sa tente notre pique-nique, à l’abri du vent. On peut simplement s’asseoir sans consommer, il ne force pas du tout à la consommation. Il y a aussi une tente juste avant la vue sur le trésor avec un magnifique panneau « pour avoir la vue, il faut consommer » en anglais… en fait nous n’avons rien consommé du tout mais nous ne nous sommes pas attardés. Pendant nos deux jours de visite, pendant les trails nous avons rencontrés énormément de Français. Nous avons ensuite continué nos visites jusqu’à la zone des restaurants. Puis retour à pied jusqu’à la billetterie tout à l’entrée du site. Nous avions un porte bébé pour transporter la plus petite (17kg tout de même !), et heureusement car en fin de journée c’était indispensable.
Nous avons ensuite pris un taxi pour remonter à notre hôtel, pour 2 jod. C’est l’hôtelier qui nous a donné le prix, les taxis demandent 6 jod. Il faut aimer négocier. Petit détour par la laverie pour récupérer notre linge propre, passage au supermarché, et retour à l’hôtel. Repas à 18h, comme les poules !
🙂Jour 9 : Deuxième jour dans Pétra
Debout matinal, 5h45…Nous avons à nouveau pris les chevaux, toujours pour 6 jod les 2 (après négociation…). Nous avons traversé le Siq, revu le trésor et nous avons ensuite commencé l’ascension vers le haut lieu du sacrifice, ça monte raide, mais à l’ombre ça se fait bien, même avec les enfants. Le trail est long, dans des paysages magnifiques, c’est à la limite de l’escalade à certains moments, chaussures fermées de randonnées conseillées (svp, ne pas prendre des tongs si vous tenez à vos pieds et à vos chevilles..). Les escaliers sont usés, le paysage est superbe, certains monuments découverts le long du trail sont vraiment beaux. La marche se termine au niveau des restaurants. On vous conseille de vraiment faire le tour, pas juste un aller –retour jusqu’au haut lieu du sacrifice.
Nous avons ensuite commencé la longue ascension des fameuses 800 marches jusqu’au monastère. C’est donné pour 45 minutes. Nous l’avons réalisé en 25 minutes au pas de course car nous avions pris un âne pour nos filles (10jod la montée) et la personne qui guidait l’âne marchait vite ! Et forcément on est bien obligé de suivre… La montée est réalisable, il y a des moments à plat pour se poser, ce n’est pas étroit tout le long du sentier. En haut le monument est massif, moins détaillé que le trésor, mais tout juste splendide. Nous avons pique-niqué (toujours maïs, thon, et pour changer un peu crêpes au nutella en dessert !). Le seul problème pour manger comme ça, c’est la présence des chats et chiens errants, et les mouches ! Et quelques rafales de vent qui soulèvent le sable… ! Nous avons descendus les 800 marches tous les 4 tranquillement. Svp, ne prenez pas l’âne par fainéantise, si vous êtes en état de marcher, prenez l’escalier !
Nous avons ensuite pris un âne pour nos deux enfants, 7jod, de la zone des restaurants jusqu’au trésor. Nous avons ensuite marché dans le siq, c’est pénible car les calèches foncent même dans les zones étroites. Les chevaux ne sont pas toujours bien traités, ils glissent sur les zones pavées. Ce morceau-là n’est pas agréable, et en plus c’est légèrement en montée, histoire de bien vous achever… ! Nous avons ensuite repris deux chevaux pour finir notre journée entre la fin du siq et l’entrée du site. Petite pause glace bien méritée, 1 jod la glace ! Et nous partons à la recherche d’un taxi à 2 jod pour remonter jusqu’à l’hôtel. Aucun n’a voulu nous prendre à ce tarif, nous avons marché 2 minutes au bord de la grande route qui remonte à wadi musa et un local nous a demandé 2 jod pour remonter. Oui ce n’est pas légal, mais les taxis sont trop gourmands… Les locaux risquent 100jod d’amende s’ils prennent des touristes au bord de la route.
Repas au même endroit, fermeture des valises !
🙂Jour 10 : à la découverte du désert du Wadi Rum
Debout 5h45… 7h le taxi passe nous prendre. Il s’agit du taxi qui nous a ramené à l’hôtel après le premier jour de visite de Pétra. J’ai réussi à négocier 35Jod, je pense qu’on ne peut pas avoir moins. Il y a un peu moins de 2h de route jusqu’au visitor center du wadi rum. Il existe un bus qui coute 7jod par personne (enfant et adulte, c’est le même prix) et qui part de Pétra vers 7h. Nous payons 10jod pour entrer dans le parc naturel du wadi rum (5jod par adulte, gratuit pour les enfants). Le taxi demande alors 4 fois sa route pour savoir où se trouve le bureau de Jordan tracks, là où nous avons acheté notre excursion dans le désert pour une journée et une nuit.
Finalement nous arrivons devant l’office à 8h45, avec 45 minutes d’avance. Finalement d’autres français arrivent aussi. Nous avons acheté une journée dans le désert comprenant une petite randonnée, de la jeep, une promenade en dromadaire, 3 repas et une nuit dans un campement. 80jod par adulte, 20jod par enfant donc 250€ pour nous 4, c’est un cout mais c’est sans regret. L’agence est sérieuse, le campement est vraiment dans le désert, à l’abri du vent. Les repas étaient très bons, les activités sympathiques, une véritable immersion dans un lieu unique et un décor exceptionnel. Un incontournable.
🙂Jour 11 : Retour en Israël et long trajet jusqu’à notre dernier logement près de l’aéroport
A 8h30 nous sommes de retour au village après un bon petit déjeuner, nous attendons notre taxi (arrangement avec l’agence Jordan tracks) qui doit nous reconduire à la frontière pour 25jod. Il existe un bus pour revenir à Pétra et qui passe vers 9h.
Nous passons la frontière, sans difficultés. Il faut s’alléger de 10jod par adulte pour sortir de Jordanie. C’est gratuit pour les enfants.
Nous arrivons à Eilat après avoir récupéré notre voiture de location vers 11h. Nous laissons nos enfants jouer dans une aire de jeux pendant un long moment histoire qu’elles puissent se défouler.
Nous mangeons une nouvelle fois à la pizzéria peppéroni pizza puis nous mettons le plein et nous partons pour 3h30 de route pour rejoindre notre dernier point de chute : Nachshon.
En route nous passons par Miztpe Ramon, un très joli point de vue !
Arrivée au kibbutz en fin d’après-midi, vers 17h30 dans la nuit. L’accueil est glacial mais le logement nickel, on ne peut pas tout avoir !
🙂Jour 12 : direction l’aéroport !
Notre vol étant à 13h20, nous partons du logement à 8h, et après quelques embouteillages nous arrivons enfin au « car rental return center » (très mal indiqué !). Il y a une station-service juste à côté, c’est pratique pour rendre la voiture avec le plein.
On rend la voiture rapidement, la navette passe toutes les 30 minutes pour nous ramener à l’aéroport.
Les contrôles ne sont pas très longs, il y a une belle aire de jeux dans le terminal 1 pour les enfants de 2 à 6 ans. C’est très pratique pour les faire bouger avant 4h de vol !
EN VRAC : 🤪Côté budget : 3220€ tout compris (dont 625€ de vol) pour 2 adultes et deux enfants pour 12 jours de voyage inoubliable !
🙂Nos coups de cœur : la journée à proximité de la mer morte et les trois jours en Jordanie !
🙁Notre raté : l’aqueduc de Césarée.
Notre ressenti : Les deux pays sont jonchés de détritus au bord des routes et des plages, Israël est plus propre mais dès qu’on s’éloigne d’un lieu touristique c’est à nouveau catastrophique ! Quel massacre de voir le bord des routes jordaniennes envahis par les déchets, les pneus éclatés, les bouteilles plastiques...
Les Israéliens rencontrés lors de notre séjour (sauf Joe !) se sont montrés assez froids, peu conviviaux. J’ai dit bonjour de nombreuses fois sans avoir une réponse…. On a bousculé un de mes enfants, j’attends encore qu’on me dise simplement pardon. On demande une indication, la personne ne répond pas et nous ignore (peut-être ne parlait-elle pas anglais ?). C’est une impression partagée par d’autres français rencontrés dans le désert et qui eux ont voyagé en bus et ont eu le même ressenti. A l’inverse les Jordaniens rencontrés sont aimables, disposés à vous aider, à vous expliquer quelque chose. La différence de comportement s’explique certainement aussi par le fait que les Jordaniens ont besoin des touristes pour vivre, pas les Israéliens. A méditer. Bien sur ce paragraphe n’est le reflet que de notre petite expérience.
N’hésitez pas si vous avez des questions !
Bonjour
Est-il possible de voyager en bus ( confortable) d'Amman à Jérusalem ?
PS : nous arrivons à Amman en Jordanie par avion et repartons de Tel Aviv ISRAEL
Est-il possible de voyager en bus ( confortable) d'Amman à Jérusalem ?
PS : nous arrivons à Amman en Jordanie par avion et repartons de Tel Aviv ISRAEL
bonjour aux voyageurs, et meilleurs vœux !
mon dernier séjour en Israel remonte à 25 ans , et beaucoup de choses ont du changer.
Si certains d'entre vous sont passés par là ces jours ci pouvez vous SVP me donner votre avis sur le circuit suivant ; je précise que je serai seule avec mes 2 fistons de 16 ans, et en voiture de location pour tout le séjour (sauf à Jérusalem) entre le 16 avril et le 28 avril 2020 :
jour 1 et 2 - arrivée à Tel aviv (tôt le matin) , départ vers Massada et évent Ein Gedi jour 3 et 4 - départ vers Bethleem (monastère de mar saba) et Ramallah jour 5 - départ vers Beit She'an (ruines romaines) jour 6 - départ vers Acre jour 7 - départ vers Haifa et Césarée jour 8 - départ vers Tel aviv (pour restituer la voiture) puis train / navette vers Jerusalem jour 9 et 10 - Jerusalem jour 11 - départ vers tel aviv et nuit jour 12 - retour vol du matin
merci de m'indiquer si je suis trop ambitieuse, si je me rends bien compte des distances et des trajets en voiture , des temps d'arrêt à des check-point ... ou d'autres contraintes dont je n'ai pas forcément conscience.
mon dernier séjour en Israel remonte à 25 ans , et beaucoup de choses ont du changer.
Si certains d'entre vous sont passés par là ces jours ci pouvez vous SVP me donner votre avis sur le circuit suivant ; je précise que je serai seule avec mes 2 fistons de 16 ans, et en voiture de location pour tout le séjour (sauf à Jérusalem) entre le 16 avril et le 28 avril 2020 :
jour 1 et 2 - arrivée à Tel aviv (tôt le matin) , départ vers Massada et évent Ein Gedi jour 3 et 4 - départ vers Bethleem (monastère de mar saba) et Ramallah jour 5 - départ vers Beit She'an (ruines romaines) jour 6 - départ vers Acre jour 7 - départ vers Haifa et Césarée jour 8 - départ vers Tel aviv (pour restituer la voiture) puis train / navette vers Jerusalem jour 9 et 10 - Jerusalem jour 11 - départ vers tel aviv et nuit jour 12 - retour vol du matin
merci de m'indiquer si je suis trop ambitieuse, si je me rends bien compte des distances et des trajets en voiture , des temps d'arrêt à des check-point ... ou d'autres contraintes dont je n'ai pas forcément conscience.
Bonjour,
Nous partons le mois prochain pour un circuit d'une semaine en Israël et nous allons louer une voiture à l'aéroport. Si quelqu'un pouvait nous faire profiter de son expérience de location, (société de préférence, facilité de circulation en Israel ) Départ Ben Gourion vers Haifa - Acco ensuite Tibériade - Jerusalem - Mer Morte et retour vers Ben Gourion.
J'ai entendu également qu'il existait une application GPS pour Iphone, quelqu'un aurait des précisions à ce sujet.
Un grand merci d'avance pour vos réponse
Cordialement
Guy
Bonjour à tous,
Je souhaite me rendre cet été en Israël (pour un peu plus de 10 jours). Pour le moment, je pense avoir mon pied à terre à Tel Aviv (location d'appartement), puis ensuite louer une voiture afin de pouvoir visiter plus facilement le pays.
J'ai plusieurs questions : - Est-ce sûre pour se déplacer en véhicule de location à travers le pays (De Nazareth au Desert du Neigev en passant par la mer Morte) ?
- Quels sont les meilleurs endroits à visiter?
- Est-il vraiment dangereux de prendre les transports en commun ? (Tel Aviv -- Jerusalem)
Merci pour vos lumières..
Sylvain
Je souhaite me rendre cet été en Israël (pour un peu plus de 10 jours). Pour le moment, je pense avoir mon pied à terre à Tel Aviv (location d'appartement), puis ensuite louer une voiture afin de pouvoir visiter plus facilement le pays.
J'ai plusieurs questions : - Est-ce sûre pour se déplacer en véhicule de location à travers le pays (De Nazareth au Desert du Neigev en passant par la mer Morte) ?
- Quels sont les meilleurs endroits à visiter?
- Est-il vraiment dangereux de prendre les transports en commun ? (Tel Aviv -- Jerusalem)
Merci pour vos lumières..
Sylvain
Bonjour à tous,
je pars 14 jours en Israël en mai. J'ai défini dans les grandes lignes mon itinéraire (assez classique il me semble) et j'aurais souhaité des avis :
- arrivée le lundi en fin d'après-midi à Ben Gourion. Direction Jerusalem pour la première soirée ; - du mardi au jeudi, visite de Jerusalem (je dois faire le tri avec tout ce qu'il y a à y visiter) ; - le vendredi, excursion sur la mer morte (Massade + Ein Guedi) d'une journée. A voir si je prends une excursion organisée, si j'y vais en bus ou bien en voiture louée pour la journée? - samedi matin, départ pour Tel Aviv / Jaffa jusqu'au lundi pour un peu de farniente (c'est quand même les vacances :) ) et visiter la ville jusqu'au lundi.
Là ça se complique un peu car dans la partie nord il y a mille choses que j'ai repérées dans mon guide et je n'aurai que le reste de la semaine pour les faire.
Donc dans (plus ou moins) l'ordre :
- je ferai en remontant de Tel Aviv, de manière sûre, Césarée, Haïfa, Acre (combien de temps y consacrer?) - à partir de Tibériade que je pense utiliser comme base pour la région : Tabgha, Mont des béatitudes, Tsfat, Hamat Gader (pour une soirée), Rosh Pina + Migdal? Korazim? Bethsaïde? Capharnaüm? Tzipori? que choisir??
Mon guide évoque également Rosh HaNikra (ça à l'air très joli mais cela ne me semble pas être un incontournable). Nazareth, d'après ce que j'ai pu voir ici ou là, ne semble pas on plus indispensable.
Je pense dans tous les cas faire un deuxième voyage plus tard, pour compléter avec notamment la Cisjordanie, le Neguev, Petra.
En termes de déplacement je louerai à priori une voiture au départ de Tel Aviv pour faire la partie nord (quelle agence me conseillez vous? puis-je rendre la voiture à un autre endroit, par exemple l'aéroport?)
Pensez vous par ailleurs qu'une assurance voyage soit utile?
Voilà, cela fait beaucoup de choses mais toutes informations seront les bienvenues! En vous remerciant! Matthieu
je pars 14 jours en Israël en mai. J'ai défini dans les grandes lignes mon itinéraire (assez classique il me semble) et j'aurais souhaité des avis :
- arrivée le lundi en fin d'après-midi à Ben Gourion. Direction Jerusalem pour la première soirée ; - du mardi au jeudi, visite de Jerusalem (je dois faire le tri avec tout ce qu'il y a à y visiter) ; - le vendredi, excursion sur la mer morte (Massade + Ein Guedi) d'une journée. A voir si je prends une excursion organisée, si j'y vais en bus ou bien en voiture louée pour la journée? - samedi matin, départ pour Tel Aviv / Jaffa jusqu'au lundi pour un peu de farniente (c'est quand même les vacances :) ) et visiter la ville jusqu'au lundi.
Là ça se complique un peu car dans la partie nord il y a mille choses que j'ai repérées dans mon guide et je n'aurai que le reste de la semaine pour les faire.
Donc dans (plus ou moins) l'ordre :
- je ferai en remontant de Tel Aviv, de manière sûre, Césarée, Haïfa, Acre (combien de temps y consacrer?) - à partir de Tibériade que je pense utiliser comme base pour la région : Tabgha, Mont des béatitudes, Tsfat, Hamat Gader (pour une soirée), Rosh Pina + Migdal? Korazim? Bethsaïde? Capharnaüm? Tzipori? que choisir??
Mon guide évoque également Rosh HaNikra (ça à l'air très joli mais cela ne me semble pas être un incontournable). Nazareth, d'après ce que j'ai pu voir ici ou là, ne semble pas on plus indispensable.
Je pense dans tous les cas faire un deuxième voyage plus tard, pour compléter avec notamment la Cisjordanie, le Neguev, Petra.
En termes de déplacement je louerai à priori une voiture au départ de Tel Aviv pour faire la partie nord (quelle agence me conseillez vous? puis-je rendre la voiture à un autre endroit, par exemple l'aéroport?)
Pensez vous par ailleurs qu'une assurance voyage soit utile?
Voilà, cela fait beaucoup de choses mais toutes informations seront les bienvenues! En vous remerciant! Matthieu
Bonjour, notre voyage dure 10 jours et notre itinéraire comporte 4 lieux d'hébergements différents.
1 nuit à Jérusalem,
2 nuits aux alentours de la mer morte,
2 nuits vers Mitzpe Ramon
et le reste à Tel Aviv chez la famille.
COncernant nos nuits en dehors de TEl AViv, nous avons des options en auberge de jeunesse, ma question est la suivante : est il indispensable d'avoir la carte AJ que l'on peut commander sur le site officiel des AJ ?
Merci de vos réponses ;)
COncernant nos nuits en dehors de TEl AViv, nous avons des options en auberge de jeunesse, ma question est la suivante : est il indispensable d'avoir la carte AJ que l'on peut commander sur le site officiel des AJ ?
Merci de vos réponses ;)
Tout est dans la question, j'hésite entre ces deux excursions proposées par Costa qui font 11 heures chacune à l'escale d'Haifa.
Laquelle me conseillez-vous ?
Je crois que celle de Jérusalem seule a une visite imposé d'un magasin de diamant qui ne m'inspire guère, mais peut-etre m'en direz vous plus.
Par avance merci
Je crois que celle de Jérusalem seule a une visite imposé d'un magasin de diamant qui ne m'inspire guère, mais peut-etre m'en direz vous plus.
Par avance merci
Bonjour, nous sommes de retours d'une croisière sur le lirica du 07 juillet au 18 juillet. Pour ceux qui souhaiteraient un guide privé pour Jérusalem nous recommandons Nicole Samuel. Elle est venu nous chercher à la descente du bateau, nous a emmené à Jerusalem et à Béthleem. La journée a été vraiment fantastique. Nous avons trouvé ce guide grâce au site beoglobe. C'est une personne trés sérieuse qui a à coeur de nous faire aimer et découvrir cette ville magnifique.
Bonjour à tous,
Fin mars, je vais me rendre en Jordanie pour quelques jours et ensuite, direction Israël. Je souhaite traverser la frontière via le King Hussein Bridge. Après de nombreuses recherches et des appels très onéreux aux ambassades de Jordanie et d'Israël, je viens ici pour obtenir des réponses à ces questions :
- Faut-il payer pour passer la frontière (j'aurai le Jordan Pass) ? C'est à dire faut-il payer pour quitter la Jordanie en direction d'Israël ? J'ai vu qu'il n'y avait pas besoin de visa mais d'un passeport non périssable sous moins de 6 mois. - Comment se rendre à Jérusalem par la suite et combien cela coûte-t'il ? - Combien de temps cela prend-t'il ?
Voilà les principales questions. Si vous avez des compléments de réponses, que vous avez déjà effectué ce trajet, je vous serais très reconnaissant si vous me répondez.
De plus, si vous avez d'autres informations importantes ou des conseils, je suis aussi preneur.
Merci d'avance,
Bonne soirée,
Benoit
Fin mars, je vais me rendre en Jordanie pour quelques jours et ensuite, direction Israël. Je souhaite traverser la frontière via le King Hussein Bridge. Après de nombreuses recherches et des appels très onéreux aux ambassades de Jordanie et d'Israël, je viens ici pour obtenir des réponses à ces questions :
- Faut-il payer pour passer la frontière (j'aurai le Jordan Pass) ? C'est à dire faut-il payer pour quitter la Jordanie en direction d'Israël ? J'ai vu qu'il n'y avait pas besoin de visa mais d'un passeport non périssable sous moins de 6 mois. - Comment se rendre à Jérusalem par la suite et combien cela coûte-t'il ? - Combien de temps cela prend-t'il ?
Voilà les principales questions. Si vous avez des compléments de réponses, que vous avez déjà effectué ce trajet, je vous serais très reconnaissant si vous me répondez.
De plus, si vous avez d'autres informations importantes ou des conseils, je suis aussi preneur.
Merci d'avance,
Bonne soirée,
Benoit
This trip took place in May 2023, a period of calm that later proved precarious.
Day of May 17
Departure from Marseille on El Al (tickets booked by ourselves, while the stay itself was organized by Voyageurs du Monde). Before check-in, six or seven El Al staff members conduct a security check—quite understandable, but they do it in total chaos. They send people to the left, then block them, redirect them to the right, for no apparent reason. Most of the staff don’t speak French, which complicates things. They work at an incomprehensible slow pace, stopping the interview to do something else, then coming back and starting over...
The flight goes smoothly, except for the meal service, which, for a four-hour flight that El Al delayed to lunchtime, is more than basic: a quarter-liter of water and a corned beef sandwich that’s absolutely disgusting and inedible. To get a coffee, you have to queue at the back of the plane. You end up missing Ryanair🙂
Arrival at Ben Gurion goes better than expected—the passport control is fairly quick, as is baggage delivery.
Transfer to the Lily and Bloom hotel, Lilienblaum Street (easy to remember 🙂)
As advised by Voyageurs du Monde, we book a table for the evening at the nearest restaurant, North Abraxas. Good atmosphere and decent food. We get a sense of the price level in Israeli restaurants.
Around us, diners share dishes placed in the middle of the table. Much more convivial than our individual plates!!
Day of May 18
The next morning, we go down for breakfast at 7:30 AM—a late hour, but the setup is slow, with the two servers taking their time. We ask the bartender for a long coffee and a black tea... It must be a complicated order because it takes him over 10 minutes to make it. He serves us with the grace of a dancer. A good breakfast if you’re not in a hurry, followed by a little stroll in the neighborhood, since our meet-up with Patrick Arfi, our guide for the day, isn’t until 10 AM. P. Arfi is a former publishing house director in Paris who has lived in Israel for a long time and has a vast cultural knowledge. After an initial chat, we head toward Jaffa, focusing on the Bauhaus buildings preserved by a clever urban policy that allows high-rise construction while maintaining old architectural ensembles.

This policy keeps the streets looking more human-scale than the usual high-rise districts in modern cities.
With the visit to Jaffa, Patrick introduces us to a fascinating slice of history, despite the temperature nearing 38°C. Jaffa, once an independent city, is now a neighborhood of Tel Aviv—a predominantly Muslim area. We notice a few buildings in poor condition. They belong to Palestinian families who left Tel Aviv. Otherwise, the city has been very well restored, apart from these few buildings.

A government agency rents out the ground floors of these buildings, which helps fund part of the security work. They also try to track down the owners and buy back the abandoned properties, but some refuse to sell. The visit is very touristy—most of the people we meet are tourists like us.






There’s very little local life, except in the lower part of the city. To be continued, as I’ve reached the allowed photo limit.
The next morning, we go down for breakfast at 7:30 AM—a late hour, but the setup is slow, with the two servers taking their time. We ask the bartender for a long coffee and a black tea... It must be a complicated order because it takes him over 10 minutes to make it. He serves us with the grace of a dancer. A good breakfast if you’re not in a hurry, followed by a little stroll in the neighborhood, since our meet-up with Patrick Arfi, our guide for the day, isn’t until 10 AM. P. Arfi is a former publishing house director in Paris who has lived in Israel for a long time and has a vast cultural knowledge. After an initial chat, we head toward Jaffa, focusing on the Bauhaus buildings preserved by a clever urban policy that allows high-rise construction while maintaining old architectural ensembles.


This policy keeps the streets looking more human-scale than the usual high-rise districts in modern cities.
With the visit to Jaffa, Patrick introduces us to a fascinating slice of history, despite the temperature nearing 38°C. Jaffa, once an independent city, is now a neighborhood of Tel Aviv—a predominantly Muslim area. We notice a few buildings in poor condition. They belong to Palestinian families who left Tel Aviv. Otherwise, the city has been very well restored, apart from these few buildings.

A government agency rents out the ground floors of these buildings, which helps fund part of the security work. They also try to track down the owners and buy back the abandoned properties, but some refuse to sell. The visit is very touristy—most of the people we meet are tourists like us.






There’s very little local life, except in the lower part of the city. To be continued, as I’ve reached the allowed photo limit.
(Message en cours de rédaction)
Bonjour à tous,
Je reviens d'un magnifique voyage de 15 jours en Jordanie (dont 2 jours à Jérusalem). J'avais ouvert un topic avant de partir pour demander des conseils (vous le trouverez ici) et avec le programme que j'envisageais. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidé à organiser ce voyage, et je partage à mon tour mon expérience afin d'aider les futurs voyageurs.
Je suis parti en Jordanie en mi Avril, avec ma femme et mes 2 enfants de 4 ans et 6 mois. J'ai donc adapté mon programme et nos activités à notre situation. Un couple, ou des voyageurs sans enfants pourront faire beaucoup plus de choses que nous en une journée.
Avant de partir, j'avais tous réservé à l'avance. A savoir :
Billet d'avion vol direct Paris Amman avec Air France J'ai réservé 2 voirures différentes, une Kia Sportage avec l'agence rentareliablecar et une Nissan X-trail avec l'agence montecarlo . Les hotels sur booking
J'aime bien organiser mes voyage tout seul, donc je ne suis pas passé par une agence. Aussi, je n'ai pas pris de guide ni de chauffeur.
Concernant le vol : Je voulais un vol direct pour ne pas trop galérer avec les enfants, du coup j'avais le choix entre Air France et Royal Jordanian. Les prix étaient quasi identiques (air France un peu plus cher), j'ai pris Air France en pensant choisir le confort, mais j'ai été très très déçu. Au départ de Charles de Gaules, tous les voyageurs sont au même endroit, aucun filtre entre les destinations ni les priorités selon les heures de décollage ... On devait tout faire tout seul sur les bornes, pas une personne pour nous aider. J'avais un bagage de 20 kg et un autre de 26 kilo (en générale sa passe vu que que j'ai 3kg de plus et 3kg de moins), mais non il fallait pas que le bagage dépasse les 23.9 kilo, sinon il fallait payer des frais monstrueux. On s'est donc trouver à refaire les bagages, et à les repeser un grand nombre de fois pour transférer quelques grammes d'un bagage à un autre pour ne pas dépasser les 23.9 ... Et comme il n'y avait qu'une seul balance pour tout le monde je ne vous raconte pas la galère. Nous qui étions venu 2h avant le vol, avec ces bêtises on s'est trouvé en retard, il ne manquait plus que 30 min avant le décollage. J'ai du demander à passer devant tout le monde pour ne pas rater mon vol, personne ne se souciait de voir si les passagers de tel vol qui allait bientôt décoller étaient bien passé ou s'ils étaient toujours dans la queue, avec peut être des personnes qui ont un vol dans 4 h. On a du courir comme des malades pour ne pas rater l'avion c’était vraiment galère. A quelque minute prêt nous aurions raté l'avion ! Ce n'est pas fini, l'avion qui devait disposer de lit bébé au départ (nous avions appelé 1000 fois pour réserver les places de devant pour ça) a été remplacé à l'aller et au retour par un petit avion, sans lit bébé, sans écran sur les dos des sièges, sans rien ! Un avion à l'ancienne avec un écran pour 50 passagers. Cerise sur le gâteau, arrivé à l’aéroport d'Amman, la poussette est introuvable. Après plus d'une heure de recherche , on m'annonce qu'elle a été oublié en France, on a donc du attendre le lendemain pour la recevoir ... Donc je suis vraiment mécontent et je pense ne plus jamais reprendre Air France. Je vous conseillerais donc pour un vol direct de prendre la Royal Jordanian et d'éviter Air France.
La location de voiture : J'ai eu une bonne expérience avec les 2 agences que j'ai trouvé fiables et sérieuses. Montecarlo sont plus carrés (état des lieux précis de la voiture avant et après, le plein avant et après, ...) ils sont très très pro. J'avais un problème de clim, le jour même ils m'ont envoyé quelqu'un pour prendre la voiture le soir pour l'emmener au garage et le problème a été résolu. Reliable sont plus "cool", on m'a donné la voiture quasiment à sec, ils n'ont pas fait d'état des lieux ni quand ils me l'ont donné, ni à la reprise. Bref je n'ai pas eu de mauvaise surprise avec les 2. J'ai tout de même préféré Montecarlo pour le professionnalisme, mais je ne déconseille pas reliable.
Concernant les voitures, la Kia sportage est sympa, récente avec pas mal d'options, mais elle n'a pas les 4 roues motrices et le coffre est plus petit que celui de la Nissan.

La Nissan X-trail est un vrai 4*4 avec un coffre très grand (idéal pour les bagages, la poussette ...) mais elle avait moins d'options que la KIA (pas de port USB, par de régulateur de vitesse, ...). Elle est très intéressante mais plus cher que la Kia.

La conduite en Jordanie : Les routes sont en très bon état en Jordanie, il n'y a aucun soucis pour circuler dans le pays en voiture. Les jordaniens sont plutôt cool en conduite, et ils respectent les vitesses
Le GPS : J'ai utilisé google Map en tant que carte, et Sygic (sur le Google Play, j'ai utilisé la version gratuite) en tant que GPS (qui est très bien, il connait plus de 80% des routes)
Internet et Mobile : J'ai acheté une puce de l'opérateur Umniah pour environ 8.5 JOD, l'offre comprenait 5000 minutes d'appel en Jordanie, et 5 Go de data mobile en 4G. J'ai trouvé cette offre très intéressante, il suffit de passé 2 coups de fils avec nos lignes française pour dépasser cette sommes en hors forfaits, sans parler du prix monstrueux du data en hors forfait (environ 10€ le Mo).
Les hôtels : Je n'ai pas eu de grosse déception avec les hôtels, au contraire la majorité des hôtels que j'ai réservé étaient très satisfaisant. Je donnerai mon avis plus bas pour chaque hôtel.
Avec les contraintes des enfants et des bagages, Nous avons essayé de changer le moins possible d'Hotel. Du coup nous avons séjourné les 5 premières nuits à Madaba, sachant que Madaba est proche de beaucoup de lieux à visiter (le nord, la mer morte, la route des roi, Amman ...). Nous avons suivi le conseil d'un des membres de ce forum de ne pas séjourner à Amman pour éviter les bouchons, et effectivement son conseil fut très utile car Amman est une ville très bouchée.
Nous avons séjourné à l'Hotel: Moab Land Hotel qui se trouve à King Talat Street, en face de l'église Saint-Georges. L’hôtel est bien placé, le personnel est très sympa et notre chambre était spacieuse. Seuls inconvénients, l’hôtel se trouve au 3eme étage d'un bâtiment, sans ascenseur et il faut laisser la clefs pour qu'ils nettoiement la chambre (pas de double ??). Mais niveau qualité prix c'est très satisfaisant.
Les bons plans : Pour économiser sur le prix des visites :
Si vous êtes d'origine arabe, prenez avec vous la carte d'identité ou le passeport de votre pays d'origine et vous ferez énormément d'économie. En effet, la grande majorité des visites sont payantes et très cher, sauf pour les jordaniens. En générale, ils appliquent les tarifs locaux à tous les arabes. Par exemple, l'entrée à Petra vous coûtera 1 JOD au lieu de 55 JOD !! (pour une fois, on a un avantage à être arabe 😉). Il n'y a qu'à Amman Beach à la mer morte (12 JOD/ per) et à Romana Camp ( 8 JOD / per) à Dana qu'on m'a fait payer le prix touristes, partout ailleurs j'ai eu le droit aux tarifs Jordaniens. Pour les non arabes, prenez le Jordan pass. Rien que sur le prix du visa et l'entrée de Petra vous serez gagnant, sans comptez l'entrée aux autres sites.
JOUR 1 - AMMAN ET MADABA
J'avais prévu d'aller dans le nord du pays (Jerash, Ajloun ...) le premier jour, mais voyant que la météo annoncé un temps nuageux, et que le nord est plutôt aprécié pour ces points de vue, j'ai préféré modifié légèrement mon programme, en allant à Amman le premier jour.
La grotte des sept dormants d'Euphese : J'ai commencé par la grottes des dormants (Ashabul Alkahfe), Distance 40km / 40 min de Madaba. Ce serait dans cette grotte que l'histoire des dormants d'Euphese mentionnée dans la Bible et le Coran. Ce lieu est surtout visité par les musulmans, on y trouve une grotte avec 7 tombeaux, dont un avec une petite baie vitrée permettant de voir les os des cadavres trouvés. Quelques objets trouvés sont aussi exposés. Le roi Abdallah a inauguré une nouvelle mosquée sur le site en 2006. (voir les photos ci-dessous).
Visite du théâtre Romain : Nous nous sommes dirigé ensuite vers le théâtre Romain, mais nous avons fait un petit détour pour aller voir la magnifique mosquée rouge d'Abou Darwish. Nous sommes arrivé par erreur de l'autre coté du théâtre, mais cela nous a permis d'avoir une belle vue sur le théâtre en étant en hauteur. Nous avons ensuite rejoint ce magnifique théâtre vraiment impressionnant. L'entrée est payante, et le prix comprends l'entrée à un petit musée et à un petit théâtre à coté du grand.
Le mont Nebo : Après notre visite, il était déjà 17h, nous n'avions pas le temps de visiter les autres musées d'Amman, ni la citadelle. Nous sommes donc repartit au mont Nébo pour assister au coucher du soleil et voir la Cisjordanie illuminé de l'autre coté du Jourdain. Nous sommes arrivé un poil trop tard, il faisait déjà presque nuit. Cette visite du mont Nebo était sympa sans être extraordinaire, surtout que nous ne l'avons pas vu en journée.
Que Pensez d'Amman ? C'est une ville sympa à visiter en un jour, mais pas plus. Il y a énormément de circulation, et ce n'est vraiment pas évident de circuler, de stationner ...
(vue depuis la terrasse de l'hotel à Madaba)


(la grotte des 7 dormants)
(mosquée Abou Darwish)


(théâtre Romain)


(Vue sur la Cisjordanie depuis le Mont Nebo)
Jour 2 (Le nord de la Jordanie)
Jerash, fondamentale de l’empire Romain - Distance 80km / 1h30 Visite d’Aljoun fort militaire de chef légendaire Saladin – Distance 30km / 40 min


(les ruines romaines magnifiques de Jerash)

(vue depuis la forteresse d'Ajloun)
(une plante dans les environs d'Ajloun)Jour 3 (Mer Morte)
Dead Sea Panorama Complex) La mer morte Amman Tourism Resort 40km / 40 min sources chaudes de Hammamet Ma’In Distance 20km / 20 min
Jour 4 ( Wadi Ibn Hammad )
Wadi Ibn Hammad environ 2 h de Madaba via la route des rois
Bonjour à tous,
Je reviens d'un magnifique voyage de 15 jours en Jordanie (dont 2 jours à Jérusalem). J'avais ouvert un topic avant de partir pour demander des conseils (vous le trouverez ici) et avec le programme que j'envisageais. Je remercie toutes les personnes qui m'ont aidé à organiser ce voyage, et je partage à mon tour mon expérience afin d'aider les futurs voyageurs.
Je suis parti en Jordanie en mi Avril, avec ma femme et mes 2 enfants de 4 ans et 6 mois. J'ai donc adapté mon programme et nos activités à notre situation. Un couple, ou des voyageurs sans enfants pourront faire beaucoup plus de choses que nous en une journée.
Avant de partir, j'avais tous réservé à l'avance. A savoir :
Billet d'avion vol direct Paris Amman avec Air France J'ai réservé 2 voirures différentes, une Kia Sportage avec l'agence rentareliablecar et une Nissan X-trail avec l'agence montecarlo . Les hotels sur booking
J'aime bien organiser mes voyage tout seul, donc je ne suis pas passé par une agence. Aussi, je n'ai pas pris de guide ni de chauffeur.
Concernant le vol : Je voulais un vol direct pour ne pas trop galérer avec les enfants, du coup j'avais le choix entre Air France et Royal Jordanian. Les prix étaient quasi identiques (air France un peu plus cher), j'ai pris Air France en pensant choisir le confort, mais j'ai été très très déçu. Au départ de Charles de Gaules, tous les voyageurs sont au même endroit, aucun filtre entre les destinations ni les priorités selon les heures de décollage ... On devait tout faire tout seul sur les bornes, pas une personne pour nous aider. J'avais un bagage de 20 kg et un autre de 26 kilo (en générale sa passe vu que que j'ai 3kg de plus et 3kg de moins), mais non il fallait pas que le bagage dépasse les 23.9 kilo, sinon il fallait payer des frais monstrueux. On s'est donc trouver à refaire les bagages, et à les repeser un grand nombre de fois pour transférer quelques grammes d'un bagage à un autre pour ne pas dépasser les 23.9 ... Et comme il n'y avait qu'une seul balance pour tout le monde je ne vous raconte pas la galère. Nous qui étions venu 2h avant le vol, avec ces bêtises on s'est trouvé en retard, il ne manquait plus que 30 min avant le décollage. J'ai du demander à passer devant tout le monde pour ne pas rater mon vol, personne ne se souciait de voir si les passagers de tel vol qui allait bientôt décoller étaient bien passé ou s'ils étaient toujours dans la queue, avec peut être des personnes qui ont un vol dans 4 h. On a du courir comme des malades pour ne pas rater l'avion c’était vraiment galère. A quelque minute prêt nous aurions raté l'avion ! Ce n'est pas fini, l'avion qui devait disposer de lit bébé au départ (nous avions appelé 1000 fois pour réserver les places de devant pour ça) a été remplacé à l'aller et au retour par un petit avion, sans lit bébé, sans écran sur les dos des sièges, sans rien ! Un avion à l'ancienne avec un écran pour 50 passagers. Cerise sur le gâteau, arrivé à l’aéroport d'Amman, la poussette est introuvable. Après plus d'une heure de recherche , on m'annonce qu'elle a été oublié en France, on a donc du attendre le lendemain pour la recevoir ... Donc je suis vraiment mécontent et je pense ne plus jamais reprendre Air France. Je vous conseillerais donc pour un vol direct de prendre la Royal Jordanian et d'éviter Air France.
La location de voiture : J'ai eu une bonne expérience avec les 2 agences que j'ai trouvé fiables et sérieuses. Montecarlo sont plus carrés (état des lieux précis de la voiture avant et après, le plein avant et après, ...) ils sont très très pro. J'avais un problème de clim, le jour même ils m'ont envoyé quelqu'un pour prendre la voiture le soir pour l'emmener au garage et le problème a été résolu. Reliable sont plus "cool", on m'a donné la voiture quasiment à sec, ils n'ont pas fait d'état des lieux ni quand ils me l'ont donné, ni à la reprise. Bref je n'ai pas eu de mauvaise surprise avec les 2. J'ai tout de même préféré Montecarlo pour le professionnalisme, mais je ne déconseille pas reliable.
Concernant les voitures, la Kia sportage est sympa, récente avec pas mal d'options, mais elle n'a pas les 4 roues motrices et le coffre est plus petit que celui de la Nissan.

La Nissan X-trail est un vrai 4*4 avec un coffre très grand (idéal pour les bagages, la poussette ...) mais elle avait moins d'options que la KIA (pas de port USB, par de régulateur de vitesse, ...). Elle est très intéressante mais plus cher que la Kia.

La conduite en Jordanie : Les routes sont en très bon état en Jordanie, il n'y a aucun soucis pour circuler dans le pays en voiture. Les jordaniens sont plutôt cool en conduite, et ils respectent les vitesses
Le GPS : J'ai utilisé google Map en tant que carte, et Sygic (sur le Google Play, j'ai utilisé la version gratuite) en tant que GPS (qui est très bien, il connait plus de 80% des routes)
Internet et Mobile : J'ai acheté une puce de l'opérateur Umniah pour environ 8.5 JOD, l'offre comprenait 5000 minutes d'appel en Jordanie, et 5 Go de data mobile en 4G. J'ai trouvé cette offre très intéressante, il suffit de passé 2 coups de fils avec nos lignes française pour dépasser cette sommes en hors forfaits, sans parler du prix monstrueux du data en hors forfait (environ 10€ le Mo).
Les hôtels : Je n'ai pas eu de grosse déception avec les hôtels, au contraire la majorité des hôtels que j'ai réservé étaient très satisfaisant. Je donnerai mon avis plus bas pour chaque hôtel.
Avec les contraintes des enfants et des bagages, Nous avons essayé de changer le moins possible d'Hotel. Du coup nous avons séjourné les 5 premières nuits à Madaba, sachant que Madaba est proche de beaucoup de lieux à visiter (le nord, la mer morte, la route des roi, Amman ...). Nous avons suivi le conseil d'un des membres de ce forum de ne pas séjourner à Amman pour éviter les bouchons, et effectivement son conseil fut très utile car Amman est une ville très bouchée.
Nous avons séjourné à l'Hotel: Moab Land Hotel qui se trouve à King Talat Street, en face de l'église Saint-Georges. L’hôtel est bien placé, le personnel est très sympa et notre chambre était spacieuse. Seuls inconvénients, l’hôtel se trouve au 3eme étage d'un bâtiment, sans ascenseur et il faut laisser la clefs pour qu'ils nettoiement la chambre (pas de double ??). Mais niveau qualité prix c'est très satisfaisant.
Les bons plans : Pour économiser sur le prix des visites :
Si vous êtes d'origine arabe, prenez avec vous la carte d'identité ou le passeport de votre pays d'origine et vous ferez énormément d'économie. En effet, la grande majorité des visites sont payantes et très cher, sauf pour les jordaniens. En générale, ils appliquent les tarifs locaux à tous les arabes. Par exemple, l'entrée à Petra vous coûtera 1 JOD au lieu de 55 JOD !! (pour une fois, on a un avantage à être arabe 😉). Il n'y a qu'à Amman Beach à la mer morte (12 JOD/ per) et à Romana Camp ( 8 JOD / per) à Dana qu'on m'a fait payer le prix touristes, partout ailleurs j'ai eu le droit aux tarifs Jordaniens. Pour les non arabes, prenez le Jordan pass. Rien que sur le prix du visa et l'entrée de Petra vous serez gagnant, sans comptez l'entrée aux autres sites.
JOUR 1 - AMMAN ET MADABA
J'avais prévu d'aller dans le nord du pays (Jerash, Ajloun ...) le premier jour, mais voyant que la météo annoncé un temps nuageux, et que le nord est plutôt aprécié pour ces points de vue, j'ai préféré modifié légèrement mon programme, en allant à Amman le premier jour.
La grotte des sept dormants d'Euphese : J'ai commencé par la grottes des dormants (Ashabul Alkahfe), Distance 40km / 40 min de Madaba. Ce serait dans cette grotte que l'histoire des dormants d'Euphese mentionnée dans la Bible et le Coran. Ce lieu est surtout visité par les musulmans, on y trouve une grotte avec 7 tombeaux, dont un avec une petite baie vitrée permettant de voir les os des cadavres trouvés. Quelques objets trouvés sont aussi exposés. Le roi Abdallah a inauguré une nouvelle mosquée sur le site en 2006. (voir les photos ci-dessous).
Visite du théâtre Romain : Nous nous sommes dirigé ensuite vers le théâtre Romain, mais nous avons fait un petit détour pour aller voir la magnifique mosquée rouge d'Abou Darwish. Nous sommes arrivé par erreur de l'autre coté du théâtre, mais cela nous a permis d'avoir une belle vue sur le théâtre en étant en hauteur. Nous avons ensuite rejoint ce magnifique théâtre vraiment impressionnant. L'entrée est payante, et le prix comprends l'entrée à un petit musée et à un petit théâtre à coté du grand.
Le mont Nebo : Après notre visite, il était déjà 17h, nous n'avions pas le temps de visiter les autres musées d'Amman, ni la citadelle. Nous sommes donc repartit au mont Nébo pour assister au coucher du soleil et voir la Cisjordanie illuminé de l'autre coté du Jourdain. Nous sommes arrivé un poil trop tard, il faisait déjà presque nuit. Cette visite du mont Nebo était sympa sans être extraordinaire, surtout que nous ne l'avons pas vu en journée.
Que Pensez d'Amman ? C'est une ville sympa à visiter en un jour, mais pas plus. Il y a énormément de circulation, et ce n'est vraiment pas évident de circuler, de stationner ...
(vue depuis la terrasse de l'hotel à Madaba)

(la grotte des 7 dormants)
(mosquée Abou Darwish)


(théâtre Romain)

(Vue sur la Cisjordanie depuis le Mont Nebo)
Jour 2 (Le nord de la Jordanie)
Jerash, fondamentale de l’empire Romain - Distance 80km / 1h30 Visite d’Aljoun fort militaire de chef légendaire Saladin – Distance 30km / 40 min


(les ruines romaines magnifiques de Jerash)
(vue depuis la forteresse d'Ajloun)(une plante dans les environs d'Ajloun)Jour 3 (Mer Morte)
Dead Sea Panorama Complex) La mer morte Amman Tourism Resort 40km / 40 min sources chaudes de Hammamet Ma’In Distance 20km / 20 min
Jour 4 ( Wadi Ibn Hammad )
Wadi Ibn Hammad environ 2 h de Madaba via la route des rois
Bonjour à tous et à toutes !
Nous partons sur le Costa delicioza pour la croisière terre sainte le 7 juin 2013, nous avons 2 enfants en bas âge et vu que c'est notre première croisière nous avions pas mal de questions, j'espère que vous pourrez nous aider!:) :
* tout d abord on aimerait savoir comment cela se passe au niveau du restaurant: nous sommes en tarif flash, avons nous le choix du restaurant le soir , ou bien comment le choix est il fait? Et pour le matin et le midi?
*pour les escales, le temps de débarquement est il long si on ne choisit pas les excursions avec Costa: car par exemple pour Athènes l escale est déjà courte et il paraît que rejoindre le centre est déjà long alors si on met en plus 2h à débarquer:((
* nous n'avons pas le choix de l heures du service le soir (tarif flash)mais quand même est ce mieux le 1er ou le 2 eme? Quel est celui où il y a moins de monde en général?
* concernant les enfants y a t'il des activités ou mini club pour enfant de 3 ans et de 1 an et demi? Les animateurs parlent il en français?
* pour les escales il y aura Athènes , Haïfa, Izmir, Rome , Olympie , pour chacune de ces destinations savez vous comment s y rendre le plus rapidement possible comme par exemple pour rejoindre le centre d athènes a partir du piree?
* y'a t'il une réunion d informations ou bien une personne abord pour nous expliquer le fonctionnement des restaus. Savoir ce qui est payant ou pas... ?
* l escale à Haïfa est de 2 jours pouvons nous passer une nuit à l extérieur pour éviter d avoir à revenir le soir sur le bateau? Avez vous fait cette escale , quels endroits avez vous visite? Jérusalem, tel aviv..?
C'est vrai que j'ai lu pas mal d avis sur Costadelicioza disant que les serveurs et le personnel était désagréables, qu'on mettait 2 heures à débarquer, que c'était l'embouteillage au restaurant.... Bref tout cela nous fait aussi un peu peur:)
Voilà beaucoup de questions j'espère qu'on aura des réponses:) et ce sera peut être aussi l occasion de rencontrer des personnes qui partent en même temps que nous sur cette croisière?
Merci beaucoup et bonne journée!
Nous partons sur le Costa delicioza pour la croisière terre sainte le 7 juin 2013, nous avons 2 enfants en bas âge et vu que c'est notre première croisière nous avions pas mal de questions, j'espère que vous pourrez nous aider!:) :
* tout d abord on aimerait savoir comment cela se passe au niveau du restaurant: nous sommes en tarif flash, avons nous le choix du restaurant le soir , ou bien comment le choix est il fait? Et pour le matin et le midi?
*pour les escales, le temps de débarquement est il long si on ne choisit pas les excursions avec Costa: car par exemple pour Athènes l escale est déjà courte et il paraît que rejoindre le centre est déjà long alors si on met en plus 2h à débarquer:((
* nous n'avons pas le choix de l heures du service le soir (tarif flash)mais quand même est ce mieux le 1er ou le 2 eme? Quel est celui où il y a moins de monde en général?
* concernant les enfants y a t'il des activités ou mini club pour enfant de 3 ans et de 1 an et demi? Les animateurs parlent il en français?
* pour les escales il y aura Athènes , Haïfa, Izmir, Rome , Olympie , pour chacune de ces destinations savez vous comment s y rendre le plus rapidement possible comme par exemple pour rejoindre le centre d athènes a partir du piree?
* y'a t'il une réunion d informations ou bien une personne abord pour nous expliquer le fonctionnement des restaus. Savoir ce qui est payant ou pas... ?
* l escale à Haïfa est de 2 jours pouvons nous passer une nuit à l extérieur pour éviter d avoir à revenir le soir sur le bateau? Avez vous fait cette escale , quels endroits avez vous visite? Jérusalem, tel aviv..?
C'est vrai que j'ai lu pas mal d avis sur Costadelicioza disant que les serveurs et le personnel était désagréables, qu'on mettait 2 heures à débarquer, que c'était l'embouteillage au restaurant.... Bref tout cela nous fait aussi un peu peur:)
Voilà beaucoup de questions j'espère qu'on aura des réponses:) et ce sera peut être aussi l occasion de rencontrer des personnes qui partent en même temps que nous sur cette croisière?
Merci beaucoup et bonne journée!
Bonjour à vous tous.Nouvellement inscrite à voyageforum, le 9 octobre 2013, je pars avec mon époux faire une croisière Terres saintes à bord du Costa Pacifica.Nous partons de Nice gare SNCF via Savone.Y aurait -il d'autres personnes partant pour cette même croisière le même jour? Sinon, avez-vous fait récemment cette croisière (les dernières discussions datant de l'année dernière), pour me donner des infos concernant notamment les escursions - celles de Costa et celles faites individuellement - les plus intéressantes à faire, les astuces...Merci d'avance et à très bientôt sur le forum😉
Bonjour à toutes et à tous,
Meilleurs voeux pour cette année 2012🙂. Puisse t'elle aller jusqu'au bout (ah les mayas...)😉
Voici notre itinéraire: départ 8 avril 2012, J_94:😎😎 Savone -> en mer -> Katakolon -> en mer -> Ashdod -> Haifa -> en mer -> Izmir -> Athènes -> en mer -> Rome -> Savone.
Petites nouveautés: - nous serons 5, comme d'habitude, nos deux enfants mais aussi belle-maman.😇 - essai de la grande suite(nous avions l'habitude de la cabine balcon).
Notre hotel à Savone est déjà réservé, le Darsena😎, ou nous nous sommes déjà rendus avant notre départ de juillet 2011, sur le concordia.
Voilà, puisse cette discussion parler de tout: bateau, excursions, ville étapes, ... et devenir, éventuellement, un bon résumé pour ceux qui feront ce périple après nous.
Meilleurs voeux pour cette année 2012🙂. Puisse t'elle aller jusqu'au bout (ah les mayas...)😉
Voici notre itinéraire: départ 8 avril 2012, J_94:😎😎 Savone -> en mer -> Katakolon -> en mer -> Ashdod -> Haifa -> en mer -> Izmir -> Athènes -> en mer -> Rome -> Savone.
Petites nouveautés: - nous serons 5, comme d'habitude, nos deux enfants mais aussi belle-maman.😇 - essai de la grande suite(nous avions l'habitude de la cabine balcon).
Notre hotel à Savone est déjà réservé, le Darsena😎, ou nous nous sommes déjà rendus avant notre départ de juillet 2011, sur le concordia.
Voilà, puisse cette discussion parler de tout: bateau, excursions, ville étapes, ... et devenir, éventuellement, un bon résumé pour ceux qui feront ce périple après nous.
Croisière Celebrity Silhouette Terre sainte Du 7 au 22 octobre 2011
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que J��sus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que J��sus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Salut à tous!
Nous partons en couple à Israel pour 15 jours pendant la période fin mars début avril 2014. J'ai acheté le guide du routard et puis regardé le site internet de lonely planet pour avoir des renseignements concernant notre itinéraire. Nous comptons faire le circuit sud d'Israel qui apparemment est plus joli niveau paysage que le circuit nord selon les conseils d'une amie.
Voici notre programme :Tel Aviv 2j, Jérusalem 3j, Massada 1j, Mer morte et Ein Guedi 1j, Mitzpe Ramon et les sites nabatéens 1j comme conseillé sur le routard puis rejoindre la Cisjordanie avec 1j à Bethléem, 1j à Hébron, 1j à Jéricho, 1j à Ramallah et 1j à Naplouse et Sebastia. J'aimerais savoir ce que vous nous conseillez comme moyen de transport entre les différentes villes? Par exemple de Tel aviv à Jérusalem puis de Jérusalem à Massada etc etc... j'ai lu qu'il y avait plusieurs possibilités (bus, train, sherout, voiture de location, taxi...) mais nous ne savons pas quel moyen choisir.
Ensuite, nous aimerions savoir pour ceux qui sont allés à Petra et qui ont également fais l'itinéraire que je vous ai présenté précedemment, si vous nous conseillez de zapper 2j sur l'itinéraire que je vous ai présenté pour les consacrer à la visite de Petra? et quels seraient les 2j à sacrifier dans ce cas sur l'itinéraire que nous avons planifié?
Concernant l'hébergement, est ce que vous nous conseillez de changer chaque jour d’hôtel ou de maison d’hôte suivant la ville visitée ou faire l'aller retour avec Jérusalem?
Je vous remercie à tous de vos conseils!
Nous partons en couple à Israel pour 15 jours pendant la période fin mars début avril 2014. J'ai acheté le guide du routard et puis regardé le site internet de lonely planet pour avoir des renseignements concernant notre itinéraire. Nous comptons faire le circuit sud d'Israel qui apparemment est plus joli niveau paysage que le circuit nord selon les conseils d'une amie.
Voici notre programme :Tel Aviv 2j, Jérusalem 3j, Massada 1j, Mer morte et Ein Guedi 1j, Mitzpe Ramon et les sites nabatéens 1j comme conseillé sur le routard puis rejoindre la Cisjordanie avec 1j à Bethléem, 1j à Hébron, 1j à Jéricho, 1j à Ramallah et 1j à Naplouse et Sebastia. J'aimerais savoir ce que vous nous conseillez comme moyen de transport entre les différentes villes? Par exemple de Tel aviv à Jérusalem puis de Jérusalem à Massada etc etc... j'ai lu qu'il y avait plusieurs possibilités (bus, train, sherout, voiture de location, taxi...) mais nous ne savons pas quel moyen choisir.
Ensuite, nous aimerions savoir pour ceux qui sont allés à Petra et qui ont également fais l'itinéraire que je vous ai présenté précedemment, si vous nous conseillez de zapper 2j sur l'itinéraire que je vous ai présenté pour les consacrer à la visite de Petra? et quels seraient les 2j à sacrifier dans ce cas sur l'itinéraire que nous avons planifié?
Concernant l'hébergement, est ce que vous nous conseillez de changer chaque jour d’hôtel ou de maison d’hôte suivant la ville visitée ou faire l'aller retour avec Jérusalem?
Je vous remercie à tous de vos conseils!
Bonjour,
Je dois me rendre en Israel pour quelques jours fin juin 2013. Y a t'il des cies low-cost ou bon marché à partir de Liège ou Bruxelles ? Est-il possible de prendre un vol pour Jérusalem et de repartir de Tel-Aviv sans payer plus qu'un simple aller-retour vers/de la même ville ?
Merci
Je dois me rendre en Israel pour quelques jours fin juin 2013. Y a t'il des cies low-cost ou bon marché à partir de Liège ou Bruxelles ? Est-il possible de prendre un vol pour Jérusalem et de repartir de Tel-Aviv sans payer plus qu'un simple aller-retour vers/de la même ville ?
Merci
For once, given the destination, the author can’t set aside their religious beliefs, which inevitably shape this kind of journey.
The Trip
Early in the morning at Orly Airport, in the departure lounge for Tel Aviv, a group of about forty young men arrives, all looking identical! The same neatly trimmed beards, the same identical haircuts, the same outfits with a touch of whimsy… The effect of seeing these forty “clones” is striking and raises questions! Why such perfect uniformity among this group of guys? Do they belong to the same family, sports club, cultural association, or religious group? A mystery! At the same time, the waiting area fills up with men who are more expected, given our destination: they wear large felt hats and dress in black suits with white shirts—Hassidim? The ones I’ve glimpsed fleetingly in Paris or New York, who have always been a mystery to me. More discreet-looking women accompany them.
I’m already in Israel without even setting foot there! Plus, I witness the preparations for an improvised show.
The “clones” start a flash mob at seven in the morning in a Paris airport departure lounge! Some pull out musical instruments, others begin singing and dancing. A music with strange, unfamiliar sounds enchants the waiting passengers.
The flight crew finally arrives, cutting through the flash mob, bringing us back to the reality of the moment: waiting to take off soon for this so troubling and mysterious Middle East. We go through passport control, presenting our faces to the scanners that operate the exit gate. The group of “identical” young men gets held up by the system: logically, a scanner let the first one through but blocked the second because of his perfect resemblance to the first. To the machine, the same person shouldn’t be able to cross the border twice? But eventually, the whole group makes it through the glass doors, leaving the Republic behind. My simplistic explanation is left looking ridiculous.
At every new destination, I ask myself countless questions, revealing a certain anxiety tied to the unknown: fear of attacks (one just happened at a bus station in Jerusalem), possible police pressure, unexpected events. Israel isn’t known for being a relaxing destination. In reality, if I did face a serious difficulty in this country, it wasn’t one I had anticipated—and it wasn’t particularly tied to Israel!
I take my seat by the window, which is already occupied by a little girl. Her father, a Hassidic man, politely asks if I’d be willing to give up my seat for his daughter. I tell him I’d be happy to make her happy. Seeing me masked, he asks if I’d like him and his daughter to wear masks too. In response, I take off my mask so as not to impose any constraints on them and wish them a good flight.
It was the first time I’d approached and spoken to a Hassidic man. He didn’t speak the way I might have expected after watching *Rabbi Jacob* with Louis de Funès; he spoke perfectly without an accent, just like you and me! Beware of stereotypes! Throughout the flight, I sneak glances at my strange neighbor: he prayed silently without stopping for a minute. His daughter, as good as gold, never interrupted him. He used several religious accessories during his three-hour continuous prayer: a kippa, a prayer shawl, and a rosary?… I left that plane deeply impressed, me, who has a very distant relationship with my Creator and only prays now and then.
The Trip
Early in the morning at Orly Airport, in the departure lounge for Tel Aviv, a group of about forty young men arrives, all looking identical! The same neatly trimmed beards, the same identical haircuts, the same outfits with a touch of whimsy… The effect of seeing these forty “clones” is striking and raises questions! Why such perfect uniformity among this group of guys? Do they belong to the same family, sports club, cultural association, or religious group? A mystery! At the same time, the waiting area fills up with men who are more expected, given our destination: they wear large felt hats and dress in black suits with white shirts—Hassidim? The ones I’ve glimpsed fleetingly in Paris or New York, who have always been a mystery to me. More discreet-looking women accompany them.
I’m already in Israel without even setting foot there! Plus, I witness the preparations for an improvised show.
The “clones” start a flash mob at seven in the morning in a Paris airport departure lounge! Some pull out musical instruments, others begin singing and dancing. A music with strange, unfamiliar sounds enchants the waiting passengers.
The flight crew finally arrives, cutting through the flash mob, bringing us back to the reality of the moment: waiting to take off soon for this so troubling and mysterious Middle East. We go through passport control, presenting our faces to the scanners that operate the exit gate. The group of “identical” young men gets held up by the system: logically, a scanner let the first one through but blocked the second because of his perfect resemblance to the first. To the machine, the same person shouldn’t be able to cross the border twice? But eventually, the whole group makes it through the glass doors, leaving the Republic behind. My simplistic explanation is left looking ridiculous.
At every new destination, I ask myself countless questions, revealing a certain anxiety tied to the unknown: fear of attacks (one just happened at a bus station in Jerusalem), possible police pressure, unexpected events. Israel isn’t known for being a relaxing destination. In reality, if I did face a serious difficulty in this country, it wasn’t one I had anticipated—and it wasn’t particularly tied to Israel!
I take my seat by the window, which is already occupied by a little girl. Her father, a Hassidic man, politely asks if I’d be willing to give up my seat for his daughter. I tell him I’d be happy to make her happy. Seeing me masked, he asks if I’d like him and his daughter to wear masks too. In response, I take off my mask so as not to impose any constraints on them and wish them a good flight.
It was the first time I’d approached and spoken to a Hassidic man. He didn’t speak the way I might have expected after watching *Rabbi Jacob* with Louis de Funès; he spoke perfectly without an accent, just like you and me! Beware of stereotypes! Throughout the flight, I sneak glances at my strange neighbor: he prayed silently without stopping for a minute. His daughter, as good as gold, never interrupted him. He used several religious accessories during his three-hour continuous prayer: a kippa, a prayer shawl, and a rosary?… I left that plane deeply impressed, me, who has a very distant relationship with my Creator and only prays now and then.
Je suis en vélo autour du monde suivant mon cœur. Je vais me rendre bientôt en Egypte. Par la suite, j'aimerais me rendre en Israel et puis au Liban. Bien entendu le tampon d'Israël sur mon passeport m'empêcherait de rentrer au Liban. Mon idée est la suivante : demander un visa volant en Israel, me rendre ensuite en Jordanie. Puis prendre l'avion de la Jordanie jusqu'au Liban.
Ainsi je pourrai faire penser que de l'Égypte je me suis rendu en Jordanie sans passer par Israel.
cela est-il possible ?
Ainsi je pourrai faire penser que de l'Égypte je me suis rendu en Jordanie sans passer par Israel.
cela est-il possible ?








