je viens de lire les pérégrinations de myrte
pour recuperer son visa
au secours je pars le 9 avril !!!!!!!!!!
cest dans 2 semaines, je viens de poster mon chronopost !!!
je nai pas joint de fotocopie de mon billet d'avion
kelkun a til le numéro de lambassade pour joindre kelkun à paris ?
je nai kune boite vocale moi !!!
sil vous plait !!
Hello everyone!
We're off! After exploring the north, the four friends have now discovered the south. We’re excited to share this new travel journal, dedicated to our little group and our strong friendship, written by Richard and illustrated with Kate’s photos. I’ll chime in from time to time with practical tips.
First of all, a big thank you to everyone on VoyageForum who helped us plan this trip. It would’ve been quite different if we’d just relied on guidebooks.
The itinerary lasted just over 3 weeks: Mahabalipuram, Pondicherry, Thanjavur, the Chettinad region, Madurai, Munnar, Munroe Island, Cochin, and Chennai. We traveled by train, taxi, and private car with a driver, took a domestic flight, and stayed in guesthouses, Airbnb apartments, and hotels. For each of us, including flights, the total budget barely reached 2000 €, and we didn’t hold back—knowing we avoid resorts and love street food and small Indian restaurants.

We're off! After exploring the north, the four friends have now discovered the south. We’re excited to share this new travel journal, dedicated to our little group and our strong friendship, written by Richard and illustrated with Kate’s photos. I’ll chime in from time to time with practical tips.
First of all, a big thank you to everyone on VoyageForum who helped us plan this trip. It would’ve been quite different if we’d just relied on guidebooks.
The itinerary lasted just over 3 weeks: Mahabalipuram, Pondicherry, Thanjavur, the Chettinad region, Madurai, Munnar, Munroe Island, Cochin, and Chennai. We traveled by train, taxi, and private car with a driver, took a domestic flight, and stayed in guesthouses, Airbnb apartments, and hotels. For each of us, including flights, the total budget barely reached 2000 €, and we didn’t hold back—knowing we avoid resorts and love street food and small Indian restaurants.

Bonjour à tous.
Nous partons pour 3 semaines et demi au Rajasthan fin-Décembre. Comme à chaque voyage, nous nous documentons par les guides (routard etc...) bien sûr mais aussi par des récits biographiques ou historiques qui peuvent nous aider à éclairer et à mieux comprendre le pays avec ses traditions, son organisation sociale etc....
Qui aurait des idées ou des propositions à ce sujet?
Merci à tous
Bonjour
J'ai besoin de votre avis!
J'ai 40 ans, Je projette d' aller en inde 15 jours en février 2012, ce sera mon premier voyage dans ce pays. Je n'ai pas encore fais mon choix entre le Nord et le Sud . Comme je vais être seule je me suis renseignée pour partir en voyage organisé en circuit...C'est cher (3000 euros chez jet tour, 4200 euros chez voyageurs du monde), apparemment les visites s'enchainent à un rythme effréné, avec beaucoup de route chaque jour et un hotel différent chaque nuit. Moi je suis plutôt du genre à passer quatre heures dans un marché ou devant un beau paysage...Et je ne suis pas non plus une grande fan de la vie en groupe...
Alors je m'interroge.
Est-il possible de voyager seule en Inde?
Y a t_il d'autres options plus adaptées à mon cas?
Merci d'avance pour vos idées!!!!
Marie
tout bêtement pour notre arrivée en Inde, et nous reposer avant de quitter la cité pour des pérégrinations.. On cherche un petit endroit sympa à Delhi.
Bonjour a tous (je suis nouveau ici),
Existe-t-il des pérégrinations (pèlerinages à pied de longue durée) du genre Camino de Santiago en Inde ?
J’ai repéré des choses à faire du coté des Sources du Gange mais ce ne sont que des pèlerinages de quelques jours. Je ne suis pas limité par le temps (heu la durée… pas la météo 😉)
S'il en existe, sont-ils en bord de route (dans ce cas est-ce raisonnable ?) ou bien sur des cheminements spécifiques?
Je suis interesé par les pélerinages, pas par les treks ou les randonnées.
merci
bec'
😉
Existe-t-il des pérégrinations (pèlerinages à pied de longue durée) du genre Camino de Santiago en Inde ?
J’ai repéré des choses à faire du coté des Sources du Gange mais ce ne sont que des pèlerinages de quelques jours. Je ne suis pas limité par le temps (heu la durée… pas la météo 😉)
S'il en existe, sont-ils en bord de route (dans ce cas est-ce raisonnable ?) ou bien sur des cheminements spécifiques?
Je suis interesé par les pélerinages, pas par les treks ou les randonnées.
merci
bec'
😉
Bonjour à toutes et à tous,
Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.
Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!
Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!
Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.
Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!
Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.

Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.
Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Bonjour à tous,
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
une autre question : peux-ton renouveller son visa avant expiration?
j'explique. Je vis depuis trois ans en inde avec un visa touriste. Tous les six mois je sors du pays pour le renouveller mais cette fois-ci j'envisage d'aller faire un petit tour en thailande, bien avant l'expirationd e mon prochain visa. En fait il expire le 3/07 et je vais en thailande en mai...Est-il possible de renouveller mon visa pour 6 mois alors qu'il reste encore plus d'un mois de validité ????????
big question, celà m'éviterait de retourner en thailande en juillet ....
merci
bonsoir à tous les pigeons voyageurs! J'ai besoin de conseils avisés car j'ai un sens vraiment particulier de l'organisation... Voici le début de l'aventure : nous arrivons à Chennai le 11 juillet prochain (1 adulte et 1 enfant 6 ans), suivi illico d'une pause "acclimatation adaptation relaxation" de quelques jours (nombre non défini) à Mamallapuram et ensuite j'avais envie de filer vers Rameswaram par train express 6101 (merci au FVistes pour les numéro trains et horaires!). Les dates et le trajet de nos pérégrinations sont très flexibles et modifiables (selon nos envies, rencontres et autres paramètres...), alors je me demandais s'il était vraiment nécessaire de réserver le train maintenant depuis la France ou bien si je pouvais attendre d'être en Inde. Peut-on avoir le billet directement à la gare le jour du départ? Je sais que les indiens voyagent beaucoup, notamment en train pour les longs trajets et d'après lectures de certains post, il faut s'armer de courage, de patience et de tempérance dans les gares indiennes pour acheter les billets. Merci d'avance pour vos judicieux conseils!
Bonjour,
Quelques photos de mes pérégrinations en Inde (où je vis désormais) en 2013.
Je vous invite d'abord à découvrir Panjim, Goa ici !
Bon voyage !
Quelques photos de mes pérégrinations en Inde (où je vis désormais) en 2013.
Je vous invite d'abord à découvrir Panjim, Goa ici !
Bon voyage !
Salut les amis !!!! Aap kaise ho ? 😛
Donc jecris ce message car je veux aller voyager en Inde 6 mois avec mon sac a dos !! Je vais arriver en Inde du Nord et descendre en Inde du sud pour remonter vers le Nord ! Je voudrais amener une tente car ca me derange pas de dormir dehors dans la foret ou tous simplement en dessous dun viaduc, bon je crois pas que ce sera possible et je compte pas ladessu non plus mais bon sinon jirais dans les guest house, je ferais du couchsurfing, je mangerais la bouffe locale pas trop chere, transports en activites ! :) Donc je me suis calculer 4000 dollars canadien ce qui revient a 1100 ruppees par jour ! je sais pas si cest asser surtout que les prix doivent toujours augmente....jaimerais lavie de quelqun ! :) aussi le prix dun billet davion de Toronto a Paris et a Delhi....ou un site ou je pourrais trouver des billets a bon prix ! ai-je besoin dun billet ouvert ? merci !!!! 🙂
Donc jecris ce message car je veux aller voyager en Inde 6 mois avec mon sac a dos !! Je vais arriver en Inde du Nord et descendre en Inde du sud pour remonter vers le Nord ! Je voudrais amener une tente car ca me derange pas de dormir dehors dans la foret ou tous simplement en dessous dun viaduc, bon je crois pas que ce sera possible et je compte pas ladessu non plus mais bon sinon jirais dans les guest house, je ferais du couchsurfing, je mangerais la bouffe locale pas trop chere, transports en activites ! :) Donc je me suis calculer 4000 dollars canadien ce qui revient a 1100 ruppees par jour ! je sais pas si cest asser surtout que les prix doivent toujours augmente....jaimerais lavie de quelqun ! :) aussi le prix dun billet davion de Toronto a Paris et a Delhi....ou un site ou je pourrais trouver des billets a bon prix ! ai-je besoin dun billet ouvert ? merci !!!! 🙂
Quelles sont les pires gaffes à commettre aux indes ??
:p
merci
MaRT
:p
merci
MaRT
Bonjour, Voyageur à 17 ans dans les années 60, je me suis rendu en Inde par mes propres moyens depuis Paris en stop jusqu'a Istamboul, puis le long périple par tous moyens de locomotions possible en Turquie, Iran, Afghanistan, Pakistan, Inde , Népal.Si mon voyage initiatique qui a marqué toute ma vie vous intéresse, je suis prêt à vous le raconter. Je suis parti avec 800 francs en poche et mon sac à dos !
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Bonjour,
J'ai 49 ans. J'ai longtemps hesitée mais je me lance, je pars la semaine prochaine pour Udaipur puis une partie de Gujarat (ahmelabad, Palitana jusqu'à l'iLE DIU) J'ai déjà voyagé en Inde mais toujours à 2. Quelqu'un a t il fait un voyage similaire ? Cette région était elle plus difficile qu'une autre pour une femme seule ? Merci pour vos réponses.
Elisa
J'ai 49 ans. J'ai longtemps hesitée mais je me lance, je pars la semaine prochaine pour Udaipur puis une partie de Gujarat (ahmelabad, Palitana jusqu'à l'iLE DIU) J'ai déjà voyagé en Inde mais toujours à 2. Quelqu'un a t il fait un voyage similaire ? Cette région était elle plus difficile qu'une autre pour une femme seule ? Merci pour vos réponses.
Elisa
Namaste,
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Nous partons 17 jours au Tamil Nadu et Kerala merci de m'indiquer les endroits à zapper et ceux où il faut rester plus longtemps. Merci
Mahäbalipuram 2 nuits
Pondichéry 1 nuit
Tanjore 2 nuits
Chettinad 1 nuit
Rameshwaram 1 nuit
Madurai 2 nuits
Munnar 2 nuits
Periyar 1 nuit ????
Allepey 1 nuit
Marari 2 nuits je suis tentée de le supprimer
Cochin 1 nuit
Chennai 1 nuit avant de reprendre l'avion.
Hi,
I'm about to open an account (payment card) with N26 Black (seems more transparent in its presentation and explanations) or maybe Revolut (but it seems to hide quite a few things).
Has anyone here used either of these two cards (or both) in India?
Thanks for your feedback and experience with this payment method.
Bonjour à tous
Comme après chaque voyage, voila un petit compte rendu d'un séjour en Inde du sud, de 3 semaines, et cette fois-ci en solo, durant le mois de janvier 2018.
Des infos qui pourront servir à d'autres voyageurs.
Donc les prix indiqués sont pour une personne seule, mais souvent, les prix varient peu pour une chambre en simple ou double. Durant cette période, l'euro valait en moyenne 75 roupies et 100 rps équivalent à environ 1,30€
Une fois de plus, il ne s'agit que de mon ressenti et impressions sur ce que j'ai vécu. Mon trajet a été le suivant : Bombay/Aurangabad (Ellora et Ajanta)/ Hampi /Goa/ Bombay du 8 janvier au 29 janvier
vol direct Paris Bombay avec Air france pour un vol à 500 euros (promo après vacances scolaires). Arrivée à Bombay à minuit et ce fut un peu la course pour arriver dans les premiers au guichet des e-visa car plusieurs vols sont arrivés en même temps et beaucoup d'attente. (les machines pour les prises d'empreinte ne marchaient pas très bien...). Du coup, une heure et demie de queue.
Taxi prepaid à 800 rps, à la sortie, pour rejoindre le quartier de Colaba. Taux de change déplorable à l'aéroport (70rps pour un euro, plus la commission). Donc faire le change juste ce qu'il faut pour démarrer Grosse tentative d'arnaque pour obtenir une carte sim 3G indienne au guichet d'Airtel à la sortie de l'aéroport (proposition d'une carte pour 2000rp..). J'ai obtenu une carte sim 3G (ou 4G) à Aurangabad, chez Airtel, pour 350rp avec 2G par jour... (proposition à 250 rps pour 1G) pour une durée de 28 jours.
Hotel à Bombay pour la 1ere nuit : Hotel Elphiston (près de crawford market) 34 euros : hotel très propre mais chambre très petite. Le logement à Bombay reste très cher. Ce sera ma nuit la plus chère du voyage... le lendemain, j'ai prisun train pour Aurangabad dans l'après midi (à14h) qui partait de Dadar Station pour arriver à Aurangabad à 20h 30.
Aurangabad : très bon hotel en face de la gare : le Holiday Era (9€ la simple, 12 € la double) : propre, mais la single est vraiment très petite (sans fenêtre). La double est très correcte. Petit dèj à 100 rps. Les responsables sont très sympas et arrangeants. Rencontre avec un conducteur de Rickhaw vraiment exceptionnel qui m'a baladé sur les sites à visiter, bien sûr, mais d'une grande gentillesse et m'a rendu de nombreux services. Il est très arrangeant et ses prix sont très corrects : ballade de 4 heures dans la ville pour visiter différents sites : 600 rps. Journée à Ellora :800 rps, journée en voiture à Ajanta : 1900 rps. Voilà ses coordonnées car il le mérite : SHAIKH Irfan tel : 9970928246
2 bons restos à Aurangabad: Le Hotel Bharti pure vegetable restaurant : situé en face l'hotel Era sur la grande rue. Très bon thali à 180 rps le Tandoor Restaurant (plus connu) :à 15 minutes de marche depuis l'hotel. Cadre sympa, et bon tandoori et tika
Ellora : site à 25 kms d' Aurangabad, avec de nombreuses grottes temples tous différents les uns les autres et le temple de Kailasha qui est extraordinaire par cette énorme structure monolithique. C'est impressionnant. Venir tôt sur le site car, après il y a pas mal de monde. J'étais sur le site à 9h (environ 45 minutes de rickhaw pour y arriver). Ajanta : site à 100 kms d'Aurangabad. Trajet en voiture. La plupart des chauffeurs vous dépose au pied du site, au niveau du bas de la falaise et des grottes. Un conseil :Demander au chauffeur de vous déposer au « view point » situé sur les hauteurs, de l'autre coté, en face de la falaise où il y a les grottes, où la vue à 180 ° est magnifique. Après il est très facile de descendre (environ 20 minutes) par de nombreuses marches et petit dénivelé pour rejoindre le bas de la gorge, et traverser ensuite par un pont pour se retrouver au niveau des grottes (grotte N°10 je crois) et commencer sa visite. Des panneaux indiquent qu'il est déconseillé de faire cette descente durant la mousson en raison du sol glissant. Ambiance encore différente de celle d'Ellora et le site en lui même m'a beaucoup marqué.
Mon projet était de rejoindre Hampi en train, car lors de mes précédents voyages en Inde, j'ai eu quelques soucis avec les bus.... 2 trains ont été nécessaires avec un stop à Heyderabad: réservation des billets 2 jours avant à l'agence (travel Agency écrit en gros)en face l'hotel. Départ d'Aurangabad à 14 h pour arriver à Heyderabad à 23h (Seat 2 A/C : 1000rps)
Heyderabad logement à Heyderabad : très belle chambre à 5 minutes de la gare : hotel Sri Siram Park : 1500 rps (petit dèj compris) pour une très grande chambre très propre et belle salle de bain. Très bon rapport qualité prix. Possibilité de rester quelques heures après le Chek out moyennant un tout petit supplément qui permet de faire la différence quand on a un train dans la soirée. Visite de la vieille ville et de cette grosse métropole où ça grouille de partout... Train de nuit Heyderabad/Hospet (hampi) 2 A/C sleeper 900 rps. départ 21 h arrivée 6h. nuit correcte et assez confortable (4 lit par « compartiment »)
Hospet/ Hampi en rickshaw pour 200 ou 300 rps (20 à 25 minutes de trajet) Hampi :Le gouvernement indien ayant décidé de détruire toutes les guest houses situées sur le quartier de Hampi Bazar en décembre 2017, plus aucun logement n'est possible à cet endroit. Donc, il ne reste plus que les GH de l'autre coté de la rivière ou sinon à plusieurs kilomètres du site. Loger de l'autre coté de la rivière nécessite de prendre obligatoirement les petits bateaux qui font les aller retour. Ils arrêtent leur trajet vers 17h/17h 30. donc fini les coucher de soleil sur le site d'Hampi ou les balades en fin d'après midi sur les rochers par derrière. Logement à Virupapur Gaddi (c a d de l'autre coté de la rivière) : Hotel à déconseiller : leRavitéja Hguest House, au tout début du chemin, en haut, en arrivant de l'embarcadère. 1200 rps la nuit mais la chambre est sordide, sombre, sale, les wc étaient bouchés... et un filet d'eau coulait à la douche. Le jardin est sympa, le restau aussi, avec une belle vue sur la rivière et les gaths d'en face. J'ai visité une dizaine de Gh le long de cette rue chemin, en face des rizières, et beaucoup étaient à environ 1000 rps mais toujours très sombres et avec une propreté très limite (draps, mur, salle d'eau). Le Uma Shankar Home Stay sortait un peu du lot à 1500 rps la nuit : chambre assez grande, propre, carrelage au sol...fenêtre. Le resto en bas est bon mais sombre (un peu fermé), donc bien pour le soir, mais dommage pour le midi ou le peti dèj. L'ambiance de cette « rue », alignée de Gh et resto est assez particulière, il y a beaucoup de voyageurs de tous genre, beaucoup de « baba » ou qui se donnent ce genre là....avec la tenue qui va avec...et c'est parfois amusant ou pathétique... Heureusement, on peut très vite sortir de là et aller se perdre au milieu des rizières et retrouver le silence et la merveille du lieux. Car Hampi et ses environs sont quand même magiques, il s'y dégage une atmosphère si particulière qui vous imprègne... par ses temples, statues vestiges et ces rochers ocres arrondis qui complètent le décor. Aller faire des balades au milieu de ces rochers, tout seul, et la magie opère... J'ai loué une moto pour 300rps pour visiter les environs pour aller au village d'Anegondi, très paisible, et d'autres temples situés souvent tout en haut d'une colline et ses 700 marches... J'ai fini en fin d'après midi par un très beau lac, très paisible situé en dehors de la route principale. Pour y alle, il faut tourner à gauche quand on rejoint la route goudronnée, en sortant du chemin de terre des GH. Ne pas manquer non plus « l’ascension » de Mantaga Hill en fin de journée où la vue est magnifique. On y monte par un coté et on redescend par l'autre. J'ai rejoins Goa par un bus de nuit, car pas de train pour le jour que je désirai. 900 Rps en couchette. Bus très correct, ainsi que les couchettes, mais par la route ça secoue bien quand même... Arrivée à Palolem à 6 h du mat'.
Goa : Palolem :Hotel très sympa, pas sur la plage, de l'autre coté de la route mais à 4 minutes par un petit chemin : Pritams Cottage : 1200 Rps la 1ere nuit et 1000 la 2em. Chambre propre, grande, salle d'eau correct, calme et pourtant tout près de la rue principale. Le patron n'est pas bavard mais d'une grande gentillesse et très serviable. La plage de Palolem est très grande et large, mais surchargée d'Hotels, restos ou bars. Il n'y a qu'à l’extrême droite, avant le ruisseau (en regardant la mer) que c'est un peu plus calme.
Agonda : Plage plus tranquille que Palolem, logement:Ramson Resort 1500 Rps la nuit : petit bungalow en bois à proximité de la plage (40 m..) chambre moyennement grande, assez propre, avec une grande salle d'eau à ciel ouvert avec comme toit, les cocotiers... petite terrasse devant le bungalow. Reposant Un resto bon et pas trop cher de l'autre coté de la route : Fatima Bar and restaurant. Fish Tika 300 rps, half chiken tandoori 200 rps. Ambiance cool La plage d'Agonda est aussi très grande mais un peu plus sauvage que Palolem, surtout du coté gauche en regardant la mer où il y a de belles balades au milieu des rochers. Train pour rejoindre Bombay : Madgaon (à 1 heure de taxi d'Agonda)/ Bombay : 1300 rps 3 A/C Sleeper « compartiment » de 6 et sans rideaux pour séparer.
Bombay : logement dans le quartier de Colaba A déconseiller :Hotel Janata : 2600 rps : chambre très petite, aucune table pour poser le sac ou autre (pas la place …), assez propre, clim, soucis pour la salle d'eau : pas de lavabo, et il faut se servir du robinet de douche pour se laver les mains...et bien écarter les jambes...et bien sûr, ça éclabousse de partout.... accueil moyen. Hotel Broadway : 2500 rps, bien situé, propre, chambre plus grande, calme, clim et salle d'eau correct. A conseiller. Tout près du Léopold Café. Bombay est une ville trépidente, et avec une architecture assez particulière qui mérite le coup d'oeil et quelques visites. Crawford market et ses alentours..... Null Bazar et Chor Bazar où la pauvreté et la saleté sont assez présentes... Mani Bhavan, la maison de Gandhi à bombay où règne une ambiance assez particulière... Balbunath temple avec cette ferveur religieuse, le jaïn temple (Walkeschwar Mandir) ainsi qu'un autre temple Jaïn près de Balbunath temple où règnent une ambiance bien différente des autres temples. Les Dhobi Ghat, le quartier des blanchisseurs, très impressionnant. Pour 200 rps, un « guide » vous ballade au milieu de ces lavoirs et de ces milliers de vêtements. Toutes ces visites peuvent se faire en individuel en prenant les taxis qui ne sont pas cher.
Voila donc quelques bons plans à partager, en sachant qu'un voyage est unique et que l'inde reste toujours un pays toujours aussi magnifique, souvent déroutant, insaisissable et reste un pays à part des autres pays que j'ai visités, mais tellement fascinant........ Bonne préparation et si vous avez besoin de compléments d'info, n'hésitez pas!! Guy
Donc les prix indiqués sont pour une personne seule, mais souvent, les prix varient peu pour une chambre en simple ou double. Durant cette période, l'euro valait en moyenne 75 roupies et 100 rps équivalent à environ 1,30€
Une fois de plus, il ne s'agit que de mon ressenti et impressions sur ce que j'ai vécu. Mon trajet a été le suivant : Bombay/Aurangabad (Ellora et Ajanta)/ Hampi /Goa/ Bombay du 8 janvier au 29 janvier
vol direct Paris Bombay avec Air france pour un vol à 500 euros (promo après vacances scolaires). Arrivée à Bombay à minuit et ce fut un peu la course pour arriver dans les premiers au guichet des e-visa car plusieurs vols sont arrivés en même temps et beaucoup d'attente. (les machines pour les prises d'empreinte ne marchaient pas très bien...). Du coup, une heure et demie de queue.
Taxi prepaid à 800 rps, à la sortie, pour rejoindre le quartier de Colaba. Taux de change déplorable à l'aéroport (70rps pour un euro, plus la commission). Donc faire le change juste ce qu'il faut pour démarrer Grosse tentative d'arnaque pour obtenir une carte sim 3G indienne au guichet d'Airtel à la sortie de l'aéroport (proposition d'une carte pour 2000rp..). J'ai obtenu une carte sim 3G (ou 4G) à Aurangabad, chez Airtel, pour 350rp avec 2G par jour... (proposition à 250 rps pour 1G) pour une durée de 28 jours.
Hotel à Bombay pour la 1ere nuit : Hotel Elphiston (près de crawford market) 34 euros : hotel très propre mais chambre très petite. Le logement à Bombay reste très cher. Ce sera ma nuit la plus chère du voyage... le lendemain, j'ai prisun train pour Aurangabad dans l'après midi (à14h) qui partait de Dadar Station pour arriver à Aurangabad à 20h 30.
Aurangabad : très bon hotel en face de la gare : le Holiday Era (9€ la simple, 12 € la double) : propre, mais la single est vraiment très petite (sans fenêtre). La double est très correcte. Petit dèj à 100 rps. Les responsables sont très sympas et arrangeants. Rencontre avec un conducteur de Rickhaw vraiment exceptionnel qui m'a baladé sur les sites à visiter, bien sûr, mais d'une grande gentillesse et m'a rendu de nombreux services. Il est très arrangeant et ses prix sont très corrects : ballade de 4 heures dans la ville pour visiter différents sites : 600 rps. Journée à Ellora :800 rps, journée en voiture à Ajanta : 1900 rps. Voilà ses coordonnées car il le mérite : SHAIKH Irfan tel : 9970928246
2 bons restos à Aurangabad: Le Hotel Bharti pure vegetable restaurant : situé en face l'hotel Era sur la grande rue. Très bon thali à 180 rps le Tandoor Restaurant (plus connu) :à 15 minutes de marche depuis l'hotel. Cadre sympa, et bon tandoori et tika
Ellora : site à 25 kms d' Aurangabad, avec de nombreuses grottes temples tous différents les uns les autres et le temple de Kailasha qui est extraordinaire par cette énorme structure monolithique. C'est impressionnant. Venir tôt sur le site car, après il y a pas mal de monde. J'étais sur le site à 9h (environ 45 minutes de rickhaw pour y arriver). Ajanta : site à 100 kms d'Aurangabad. Trajet en voiture. La plupart des chauffeurs vous dépose au pied du site, au niveau du bas de la falaise et des grottes. Un conseil :Demander au chauffeur de vous déposer au « view point » situé sur les hauteurs, de l'autre coté, en face de la falaise où il y a les grottes, où la vue à 180 ° est magnifique. Après il est très facile de descendre (environ 20 minutes) par de nombreuses marches et petit dénivelé pour rejoindre le bas de la gorge, et traverser ensuite par un pont pour se retrouver au niveau des grottes (grotte N°10 je crois) et commencer sa visite. Des panneaux indiquent qu'il est déconseillé de faire cette descente durant la mousson en raison du sol glissant. Ambiance encore différente de celle d'Ellora et le site en lui même m'a beaucoup marqué.
Mon projet était de rejoindre Hampi en train, car lors de mes précédents voyages en Inde, j'ai eu quelques soucis avec les bus.... 2 trains ont été nécessaires avec un stop à Heyderabad: réservation des billets 2 jours avant à l'agence (travel Agency écrit en gros)en face l'hotel. Départ d'Aurangabad à 14 h pour arriver à Heyderabad à 23h (Seat 2 A/C : 1000rps)
Heyderabad logement à Heyderabad : très belle chambre à 5 minutes de la gare : hotel Sri Siram Park : 1500 rps (petit dèj compris) pour une très grande chambre très propre et belle salle de bain. Très bon rapport qualité prix. Possibilité de rester quelques heures après le Chek out moyennant un tout petit supplément qui permet de faire la différence quand on a un train dans la soirée. Visite de la vieille ville et de cette grosse métropole où ça grouille de partout... Train de nuit Heyderabad/Hospet (hampi) 2 A/C sleeper 900 rps. départ 21 h arrivée 6h. nuit correcte et assez confortable (4 lit par « compartiment »)
Hospet/ Hampi en rickshaw pour 200 ou 300 rps (20 à 25 minutes de trajet) Hampi :Le gouvernement indien ayant décidé de détruire toutes les guest houses situées sur le quartier de Hampi Bazar en décembre 2017, plus aucun logement n'est possible à cet endroit. Donc, il ne reste plus que les GH de l'autre coté de la rivière ou sinon à plusieurs kilomètres du site. Loger de l'autre coté de la rivière nécessite de prendre obligatoirement les petits bateaux qui font les aller retour. Ils arrêtent leur trajet vers 17h/17h 30. donc fini les coucher de soleil sur le site d'Hampi ou les balades en fin d'après midi sur les rochers par derrière. Logement à Virupapur Gaddi (c a d de l'autre coté de la rivière) : Hotel à déconseiller : leRavitéja Hguest House, au tout début du chemin, en haut, en arrivant de l'embarcadère. 1200 rps la nuit mais la chambre est sordide, sombre, sale, les wc étaient bouchés... et un filet d'eau coulait à la douche. Le jardin est sympa, le restau aussi, avec une belle vue sur la rivière et les gaths d'en face. J'ai visité une dizaine de Gh le long de cette rue chemin, en face des rizières, et beaucoup étaient à environ 1000 rps mais toujours très sombres et avec une propreté très limite (draps, mur, salle d'eau). Le Uma Shankar Home Stay sortait un peu du lot à 1500 rps la nuit : chambre assez grande, propre, carrelage au sol...fenêtre. Le resto en bas est bon mais sombre (un peu fermé), donc bien pour le soir, mais dommage pour le midi ou le peti dèj. L'ambiance de cette « rue », alignée de Gh et resto est assez particulière, il y a beaucoup de voyageurs de tous genre, beaucoup de « baba » ou qui se donnent ce genre là....avec la tenue qui va avec...et c'est parfois amusant ou pathétique... Heureusement, on peut très vite sortir de là et aller se perdre au milieu des rizières et retrouver le silence et la merveille du lieux. Car Hampi et ses environs sont quand même magiques, il s'y dégage une atmosphère si particulière qui vous imprègne... par ses temples, statues vestiges et ces rochers ocres arrondis qui complètent le décor. Aller faire des balades au milieu de ces rochers, tout seul, et la magie opère... J'ai loué une moto pour 300rps pour visiter les environs pour aller au village d'Anegondi, très paisible, et d'autres temples situés souvent tout en haut d'une colline et ses 700 marches... J'ai fini en fin d'après midi par un très beau lac, très paisible situé en dehors de la route principale. Pour y alle, il faut tourner à gauche quand on rejoint la route goudronnée, en sortant du chemin de terre des GH. Ne pas manquer non plus « l’ascension » de Mantaga Hill en fin de journée où la vue est magnifique. On y monte par un coté et on redescend par l'autre. J'ai rejoins Goa par un bus de nuit, car pas de train pour le jour que je désirai. 900 Rps en couchette. Bus très correct, ainsi que les couchettes, mais par la route ça secoue bien quand même... Arrivée à Palolem à 6 h du mat'.
Goa : Palolem :Hotel très sympa, pas sur la plage, de l'autre coté de la route mais à 4 minutes par un petit chemin : Pritams Cottage : 1200 Rps la 1ere nuit et 1000 la 2em. Chambre propre, grande, salle d'eau correct, calme et pourtant tout près de la rue principale. Le patron n'est pas bavard mais d'une grande gentillesse et très serviable. La plage de Palolem est très grande et large, mais surchargée d'Hotels, restos ou bars. Il n'y a qu'à l’extrême droite, avant le ruisseau (en regardant la mer) que c'est un peu plus calme.
Agonda : Plage plus tranquille que Palolem, logement:Ramson Resort 1500 Rps la nuit : petit bungalow en bois à proximité de la plage (40 m..) chambre moyennement grande, assez propre, avec une grande salle d'eau à ciel ouvert avec comme toit, les cocotiers... petite terrasse devant le bungalow. Reposant Un resto bon et pas trop cher de l'autre coté de la route : Fatima Bar and restaurant. Fish Tika 300 rps, half chiken tandoori 200 rps. Ambiance cool La plage d'Agonda est aussi très grande mais un peu plus sauvage que Palolem, surtout du coté gauche en regardant la mer où il y a de belles balades au milieu des rochers. Train pour rejoindre Bombay : Madgaon (à 1 heure de taxi d'Agonda)/ Bombay : 1300 rps 3 A/C Sleeper « compartiment » de 6 et sans rideaux pour séparer.
Bombay : logement dans le quartier de Colaba A déconseiller :Hotel Janata : 2600 rps : chambre très petite, aucune table pour poser le sac ou autre (pas la place …), assez propre, clim, soucis pour la salle d'eau : pas de lavabo, et il faut se servir du robinet de douche pour se laver les mains...et bien écarter les jambes...et bien sûr, ça éclabousse de partout.... accueil moyen. Hotel Broadway : 2500 rps, bien situé, propre, chambre plus grande, calme, clim et salle d'eau correct. A conseiller. Tout près du Léopold Café. Bombay est une ville trépidente, et avec une architecture assez particulière qui mérite le coup d'oeil et quelques visites. Crawford market et ses alentours..... Null Bazar et Chor Bazar où la pauvreté et la saleté sont assez présentes... Mani Bhavan, la maison de Gandhi à bombay où règne une ambiance assez particulière... Balbunath temple avec cette ferveur religieuse, le jaïn temple (Walkeschwar Mandir) ainsi qu'un autre temple Jaïn près de Balbunath temple où règnent une ambiance bien différente des autres temples. Les Dhobi Ghat, le quartier des blanchisseurs, très impressionnant. Pour 200 rps, un « guide » vous ballade au milieu de ces lavoirs et de ces milliers de vêtements. Toutes ces visites peuvent se faire en individuel en prenant les taxis qui ne sont pas cher.
Voila donc quelques bons plans à partager, en sachant qu'un voyage est unique et que l'inde reste toujours un pays toujours aussi magnifique, souvent déroutant, insaisissable et reste un pays à part des autres pays que j'ai visités, mais tellement fascinant........ Bonne préparation et si vous avez besoin de compléments d'info, n'hésitez pas!! Guy
Bonjour
En parcourant le forum je constate que beaucoup de voyageurs séjournent sur Pahar Ganj.
Quels sont les avantages de loger dans ce quartier ? Quels autres quartiers recommandez vous ?
Merci pour vos retours
En parcourant le forum je constate que beaucoup de voyageurs séjournent sur Pahar Ganj.
Quels sont les avantages de loger dans ce quartier ? Quels autres quartiers recommandez vous ?
Merci pour vos retours
Bonsoir,
Quelqu'un peut-il me renseigner sur le marché de Chandni Chowk à Delhi. Nous partons avec un groupe. Le voyage est organisé, nous visitons les choses importantes de la ville avec un guide après avoir visité le Rajastan mais il nous reste une journée de libre. Nous aurons certainement des renseignements sur place mais j'aimerais quand même avoir une idée de ce qu'il ne faut pas rater avec le peu de temps qu'il nous reste. Dans les choses non prévues il y reste : Fort Rouge, Jama Masjid, le quatier de Paharganj, la Porte de l'Inde, Jantar Mantar, le tombeau de Safdarjung, ( le Temple du Lotus et Akshardham seront trop loin). Vu le peu de temps dont nous disposons il est peut-être préférable de se limiter à quelques curiosités qui seraient assez proches les unes des autres. J'avais pensé faire Le Ford Rouge et la Mosquée Jama Masjid puis terminer par le marché ou commencer?!...C'est pourquoi je désir quelques renseignements sur le marché de Chandne Chowk. quel(s) jour(s) et les heures. Quelques conseils serons les bienvenus. Merci d'avance, Christiane.
Quelqu'un peut-il me renseigner sur le marché de Chandni Chowk à Delhi. Nous partons avec un groupe. Le voyage est organisé, nous visitons les choses importantes de la ville avec un guide après avoir visité le Rajastan mais il nous reste une journée de libre. Nous aurons certainement des renseignements sur place mais j'aimerais quand même avoir une idée de ce qu'il ne faut pas rater avec le peu de temps qu'il nous reste. Dans les choses non prévues il y reste : Fort Rouge, Jama Masjid, le quatier de Paharganj, la Porte de l'Inde, Jantar Mantar, le tombeau de Safdarjung, ( le Temple du Lotus et Akshardham seront trop loin). Vu le peu de temps dont nous disposons il est peut-être préférable de se limiter à quelques curiosités qui seraient assez proches les unes des autres. J'avais pensé faire Le Ford Rouge et la Mosquée Jama Masjid puis terminer par le marché ou commencer?!...C'est pourquoi je désir quelques renseignements sur le marché de Chandne Chowk. quel(s) jour(s) et les heures. Quelques conseils serons les bienvenus. Merci d'avance, Christiane.
Bonjour,
nous partons en Inde du sud pour 5 mois, de novembre à mars, avec les enfants : bébé a 10 mois, sa grande sœur a 10 ans, et nous nous posons la question (cruciale) de l'au : quelle eau pour bébé, biberons et hydratation, et quelle eau pour la grande ? Pour nous, nous pensons bien sûr à l'eau minérale en bouteille, mais un Indien qui vit aujourd'hui en France m'a dit de me méfier même avec cette eau pour les enfants (son bébé, alors âgé de 9 mois, aurait été malade, là-bas, après en avoir bu).
Mon mari est Indien, et pour lui l'eau minérale en bouteille devrait être OK, mais il a été élevé en campagne avec de l'eau douteuse, il ne se méfie pas (il a d'ailleurs chopé l'hépatite étant plus jeune).
Pour moi, qui suis une occidentale affranchie (et oui, on se refait mais à la longue !!), malgré ma vie à la ferme et ma tendance à boire plus d'eau du robinet que d'eau minérale, je fais quand même attention aux enfants, et mon bébé carbure à l'eau spéciale nourrissons !!!
De plus, la famille de mon mari sera proche de nous, et beaucoup d'intervenants vont avoir les enfants avec eux, je voudrais pouvoir donner des indications strictes parce que certains boivent de l'eau non identifiée, à l'arrache quoi, et peuvent penser que ça vaccine les petits !!
Je suis donc inquiète au sujet de l'eau, comme vous l'aurez compris, et si vous pouviez me dire comment vous avez fait, vous, pour garder un bébé en pleine santé alors que vous consommiez en Inde, je vous serais très reconnaissante.
Et dans tous les cas toutes discussions et échanges sont les bienvenus !😄
Et dans tous les cas toutes discussions et échanges sont les bienvenus !😄
Hello,
We’ve already traveled to India twice before, but only for two-week stretches (2013, a loop from Mumbai including Hampi, and in 2019, Tamil Nadu). This time, we’re leaving at the end of October for nearly three months of travel—something completely new for us! We’ll arrive in Delhi and depart from Bangalore. Our goal is to explore Northern India and then head down to Kerala, taking a maximum of one flight and prioritizing trains.
Traveling for this long should let us plan longer stops to slow down the pace and fully enjoy our trip...
What are the places you’ve loved with this in mind? I’ve already thought of Gokarna... Do you have any other suggestions, especially in Northern India? Thanks in advance for your tips!
Traveling for this long should let us plan longer stops to slow down the pace and fully enjoy our trip...
What are the places you’ve loved with this in mind? I’ve already thought of Gokarna... Do you have any other suggestions, especially in Northern India? Thanks in advance for your tips!
La plus haute altitude: Mont Kanamo, Inde, 2011
24/9/2011 Je me trouve à Kibber, au Spiti, 4270 mètres. Je randonne déjà au Ladakh, puis au Spiti depuis un mois. Je suis complètement accoutumé à la haute altitude. Il fait très beau, pas trop froid, j'ai passé la nuit dans une guest house à Kibber, un village authentique dans un cirque plutôt sec, brun. Après le petit déjeuner chapatis omelette, je pars à 8 heures. En fait, je projette une traversée vers les villages de Langza et Komik mais je ne possède pas de carte détaillée. Je coupe dans les champs déjà récoltés, en cote, pour rejoindre la mauvaise piste vers le hameau de Gete, quelques maisons éparpillées, je vois un groupe de bharals (aussi appelés moutons bleus, abondants dans l'Himalaya indien), je me détourne au sommet des falaises pour la vue sur la vallée principale et le monastère de Kyi juste en contrebas. Je reprends la piste qui tourne vers un petit col puis redescend un peu vers un autre hameau en contrebas, mais je prends à gauche sur une piste en construction, plus tard je rencontre 6 ouvriers, ils ne se fatiguent pas trop. Vers le Sud, juste en face, je vois les vastes alpages de Langza ... pas loin, mais au milieu il y a la profonde entaille des gorges de la Shila. 3 heures 30 de marche déjà, je monte sur une petite butte pour voir l'itinéraire mais non, les gorges sont infranchissables ici, et en amont aussi. J'en profite pour manger le casse croute, pain confiture. Je ne regrette pas, très beau panorama avec le Chau Chau Kang Nilda, 6300 mètres, je décide de continuer un circuit pour revenir à Kibber par un col sur la crête plus à l'Est. La piste se termine, à un campement d'été avec des canaux d'irrigation, déserté fin septembre. Un sentier maintenant monte franchement vers le col, je suis en forme. En arrivant à un petit replat, je tombe sur 3 loups, pour le première fois dans l'Himalaya, je n'en ai vu que dans le parc national Denali en Alaska ! Ils sont aussi surpris que moi et ils s'enfuient. J'atteins le col à 4800 ou 4900 mètres et là, le mont Kanamo, 5975 mètres est proche, semble facile, c'est trop tentant. Je fais face quand même à une difficulté, le manque d'eau. Je dois trouver un camp qui en dispose sans trop redescendre. Je longe plus ou moins la crête vers l'Est vers un deuxième col, puis dans les éboulis vers un troisième col. Enfin la chance me souris, je vois un ruisseau plus bas dans la petite vallée vers le Sud . C'est un excellent camp, même un peu d'herbe, les yaks broutent ici en été. Le temps devient froid et nuageux, je mets mes vêtements chauds. Je cuisine du spaghetti au fromage sous le double toit, je lis un peu, avant 7 heures je suis couché.
25/9 Je ne dors pas très bien, j'ai plutôt trop chaud dans le sac de couchage. Lever à 5 heures 50. La tente est couverte de givre, il y a de la glace dans les gourdes mais le ruisseau coule. Pain confiture et grande tasse de Nescafe. Je pars à 6 heures 45, 35 minutes au col et je cache le gros de mes affaires sous des pierres. Je monte des éboulis raides sur une vague trace en 45 minutes jusqu'à une crête plus facile. Je me sens très bien, l'altitude ne me gêne pas. Je ne fais aucun arrêt. Je monte dans des éboulis très raides, mais stables, sur un épaulement, un peu de neige sur le haut, sans difficultes. En 2 heures 15 depuis le col, je rejoins l'extrémité de l'arrête sommitale du mont Kanamo, à environ 5900 mètres, avec un cairn et des drapeaux à prière, j'ai battu mon record d'altitude. J'ai bien mérité quelques biscuits. Mais le vrai sommet reste inaccessible pour moi, il faut longer la crête étroite et glacée, des crampons seraient nécessaires. En plus, un vent glacé souffle très fort, je ne peux pas rester. Je profite juste un peu de la vue des sommets dechiquetes et du glacier à l'arrière, avec une corniche. La descente ne présente aucune difficulté, même hors sentier, je passe par un petit lac bleu, je ne rencontre personne avant Kibber, bien un renard. Je peux me reposer au Norling Homestay, pas d'eau chaude mais à part cela confortable. Je reçois du the avec des biscuits, et le soir un dal bhat abondant. Je sors un peu dans le village, il semble n'y avoir qu'un seul autre touriste
26/9 À 8 heures 30 je prends le bus local pour Kaza.
A SUIVRE Prochain épisode: mon plus haut camp, au Pakistan. Merci de m'avoir lu.
24/9/2011 Je me trouve à Kibber, au Spiti, 4270 mètres. Je randonne déjà au Ladakh, puis au Spiti depuis un mois. Je suis complètement accoutumé à la haute altitude. Il fait très beau, pas trop froid, j'ai passé la nuit dans une guest house à Kibber, un village authentique dans un cirque plutôt sec, brun. Après le petit déjeuner chapatis omelette, je pars à 8 heures. En fait, je projette une traversée vers les villages de Langza et Komik mais je ne possède pas de carte détaillée. Je coupe dans les champs déjà récoltés, en cote, pour rejoindre la mauvaise piste vers le hameau de Gete, quelques maisons éparpillées, je vois un groupe de bharals (aussi appelés moutons bleus, abondants dans l'Himalaya indien), je me détourne au sommet des falaises pour la vue sur la vallée principale et le monastère de Kyi juste en contrebas. Je reprends la piste qui tourne vers un petit col puis redescend un peu vers un autre hameau en contrebas, mais je prends à gauche sur une piste en construction, plus tard je rencontre 6 ouvriers, ils ne se fatiguent pas trop. Vers le Sud, juste en face, je vois les vastes alpages de Langza ... pas loin, mais au milieu il y a la profonde entaille des gorges de la Shila. 3 heures 30 de marche déjà, je monte sur une petite butte pour voir l'itinéraire mais non, les gorges sont infranchissables ici, et en amont aussi. J'en profite pour manger le casse croute, pain confiture. Je ne regrette pas, très beau panorama avec le Chau Chau Kang Nilda, 6300 mètres, je décide de continuer un circuit pour revenir à Kibber par un col sur la crête plus à l'Est. La piste se termine, à un campement d'été avec des canaux d'irrigation, déserté fin septembre. Un sentier maintenant monte franchement vers le col, je suis en forme. En arrivant à un petit replat, je tombe sur 3 loups, pour le première fois dans l'Himalaya, je n'en ai vu que dans le parc national Denali en Alaska ! Ils sont aussi surpris que moi et ils s'enfuient. J'atteins le col à 4800 ou 4900 mètres et là, le mont Kanamo, 5975 mètres est proche, semble facile, c'est trop tentant. Je fais face quand même à une difficulté, le manque d'eau. Je dois trouver un camp qui en dispose sans trop redescendre. Je longe plus ou moins la crête vers l'Est vers un deuxième col, puis dans les éboulis vers un troisième col. Enfin la chance me souris, je vois un ruisseau plus bas dans la petite vallée vers le Sud . C'est un excellent camp, même un peu d'herbe, les yaks broutent ici en été. Le temps devient froid et nuageux, je mets mes vêtements chauds. Je cuisine du spaghetti au fromage sous le double toit, je lis un peu, avant 7 heures je suis couché.
25/9 Je ne dors pas très bien, j'ai plutôt trop chaud dans le sac de couchage. Lever à 5 heures 50. La tente est couverte de givre, il y a de la glace dans les gourdes mais le ruisseau coule. Pain confiture et grande tasse de Nescafe. Je pars à 6 heures 45, 35 minutes au col et je cache le gros de mes affaires sous des pierres. Je monte des éboulis raides sur une vague trace en 45 minutes jusqu'à une crête plus facile. Je me sens très bien, l'altitude ne me gêne pas. Je ne fais aucun arrêt. Je monte dans des éboulis très raides, mais stables, sur un épaulement, un peu de neige sur le haut, sans difficultes. En 2 heures 15 depuis le col, je rejoins l'extrémité de l'arrête sommitale du mont Kanamo, à environ 5900 mètres, avec un cairn et des drapeaux à prière, j'ai battu mon record d'altitude. J'ai bien mérité quelques biscuits. Mais le vrai sommet reste inaccessible pour moi, il faut longer la crête étroite et glacée, des crampons seraient nécessaires. En plus, un vent glacé souffle très fort, je ne peux pas rester. Je profite juste un peu de la vue des sommets dechiquetes et du glacier à l'arrière, avec une corniche. La descente ne présente aucune difficulté, même hors sentier, je passe par un petit lac bleu, je ne rencontre personne avant Kibber, bien un renard. Je peux me reposer au Norling Homestay, pas d'eau chaude mais à part cela confortable. Je reçois du the avec des biscuits, et le soir un dal bhat abondant. Je sors un peu dans le village, il semble n'y avoir qu'un seul autre touriste
26/9 À 8 heures 30 je prends le bus local pour Kaza.
A SUIVRE Prochain épisode: mon plus haut camp, au Pakistan. Merci de m'avoir lu.
Voici donc le recit de mon voyage dans ce pays que j aime tant car meme s il est loin d etre un paradis de certains points de vue, il a su conquerir mon Coeur par la gentillesse extreme de certains de ses habitants et par les nombreux tresors qu il offre a nos regards de voyageurs avides de sensations, couleurs et parfuns divers.
Ce voyage sera le plus long de mes sejours dans ce pays et j espere que comme les 3 premieres fois, il comblera mes esperances.
Mardi 4/10 : Il est 8 heures quand nous arrivons a Roissy Charles de Gaulle. L ecran affiche notre vol GULFAIR avec un depart a l heure prevue. Ouf!!! On nous avait annonce une greve des controleurs aeriens mais pour l instant tout va bien. A l enregistremennt, 1er couac. 17 kgs d excedant de bagages. On veut me faire payer 15 kgs = 600 euros. Je refuse tout net en expliquant toutefois avec mon plus beau sourire qu il s agit de vetements a distribuer en Inde a des enfants qui en ont le plus grand besoin mais rien n y fait, il faut payer. Ils sont Impitoyables meme en leur promettant qu’Allah leur tiendra compte de leur bonne action. Je tente alors le tout pour le tout et je leur dit qu’ils peuvent garder le sac excedentaire sachant bien qu’il n’est deja plus sur le tapis roulant, et qu’ils n’ embarquent que les 2 sacs contenant nos bagages personnels. Cela leur est evidemment interdit et je demande donc a recuperer le sac avec les vetements a donner en sachant encore une fois que cette recuperation est hyper difficile. On nous dit d attendre. Ok, pas de probleme. Apres plus d’une heure, toujours pqs de sac, le responsible s enerve, nous appelle et nous dit de terminer l enregistrement de nos bagages, que c est bon pour une fois. Youpeeeee!!! Gagne….. Oh, ce n est vraiment pas pour moi que je suis contente mais je sais que cela sera bien employe la bas et j avais tout relave, repasse et trie pour n emporter que de beaux petits vetements a peine portes ici ou les enfants n en ont que trop.
C est donc le coeur leger que j embarque pour un vol de quelques heures sans probleme, avec un bon bollywood movie pour me mettre dans l ambiance. On arrive a Bahrein dans un petit aeroport plein de duty free aussi ininteressants les uns que les autres. Nous embarquerons a l heure pour la 2e moitie de notre voyage. Ma voisine de couloir est francaise et tres sympa. Elle part pour 3 mois a Goa et nous papotons pendant tout le vol jusqu’ a Mumbai. A l arrivee nous recuperons nos bagages tres rapidement et rejoignons Colaba avec un prepaid taxi a 365 Rs. Au Regent Hotel, reserve par internet, on nous donne une chambre tres vaste avec un petit salon, une kitchenette et une SdB au 5e etage. Elle est a peu pres calme malgre les bruits de la ville qui est deja bien reveillee a 6 h du matin.
Mercredi 5/10 : Apres 6 petites heures de repos et une bonne douche nous nous dirigeons vers le Leopold Café pour y prendre notre premier repas en Inde. Petits dejeuner classique malgre qu il soit 13 h. Des oeufs, des toast, du café et une petite soupe Chinoise au poulet et aux nouilles a laquelle je ne resiste pas. Puis direction la gare pour reserver nos billets de train pour Vadodara. Zut!!! Deja en waiting list mais pas de panique, il est quasi certain que nous aurons des couchettes. Apres une heure de marche dans la ville pour s impregner des bruits et des odeurs, nous prenons un taxi vers Dhobi Gats. C est un des plus grands lavoirs du monde. Ce sont des grands bassins en Pierre, a ciel ouvert ou est lave a la main tout le linge de la ville par quelques 15.000 hommes exclusivement. On y manipule quotidiennement des tones de draps, serviettes, dhoti, etc…. Dans le meme quartier, nous irons profiter de la relative quietude du Mahalaxhmi temple ou l on nous offer gentiment quelques gros grains de sucre pour adoucir notre quotidien. Nous terminerons notre tres courte 1ere journee sur la plage de Chozpatty ou quelques jeunes amoureux cotoient des familles dont les enfants s’amusent sur de vieux manages de bois et de feraille. Une grande balancoire aurait bien fait mon bonheur, mais a 60 ans cela n aurait pas fait tres serieux. Elle m a rappele l’ espace dun instant mon enfance, au bon vieux temps ou Bruxelles Brusselait….. Le soir est tombe, les gens sont hyper souriants, curieux de nous, de nos appareils photos avec les “Namaskar” les questions habituelles : what is your name, where do you come from…. Un vrai bon moment dans la fraicheur relative du soir, la brise est legere, le doux clapotis des vagues, les petits etals de belpuri et de panipuri. Genial tout ca. Quant a nous, nous irons nous regaler dans un restaurant don’t la specialite est le poisson. Celui qui nous sera servi est cuit au four “tandoor” après avoir ete enduit de yougourt et d epices. Avant ca, quelques crevettes bien epicees, Hummmmm, excellent tout ca.
Jeudi 6/10 : Apres une vraie nuit de sommeil, je me sens d attaque. Pour commencer la journee, une petite visite au Prince of Wales Museum installe dans un bel edifice a coupole, copie de celle du Golgumbaz de Bijapur. Le musee est tres interessant, il regroupe en effet plusieurs bas reliefs importants ainsi que des sculptures de Pierre, des bronzes et toute une serie de miniatures des differents style du pays, ainsi que quelques miniatures persanes. Je sors donc de ce musee de fort belle humeur. Une grande ballade a pied nous emmene du quartier du fort jusque Chowpatty Beach en passant par l imposante universite, la high court of justice d architecture victorienne et les grands maidans ou les joueurs de criquet se defoulent deja. Apres le dejeuner nous voici a l’India Gate ou nous nous faisons harpooner par 2 des employes d un grand parc juste en face de cette porte monumentale. Le parc etait ferme au public mais on nous fait signe d’entrer malgre que nous n ayons rien demande. Nous en sommes heureux malgre tout car ca nous donne le recul necessaire pour faire de bonnes photo de cette porte celebre par laquelle arrivaient les 1ers voyageurs Europeens au temps des paquebots, époque que j envie, je dois bien l avouer. Maintenant tout va si vite, toujours a courir, toujours a etre presse, quel dommage. Nos 2 employes sont donc si gentils, si empresses a nous prendre en photo mais a l’issue de la séance on nous reclame 700 roupies de backshish. Bien sur ils sont 7 et pauvres et 100 rps ce n est pas grand chose pour des tourists richissimes comme nous. J etais morte de rire et je m en suis tiree avec quelques roupies seulement en leur expliquant que je ne suis pas Americaine mais Belge. On m a repondu : Oh yes, it is the capital of the diamant….. Je ne sais donc pas si je continuerai a dire que je suis Belge car je n ai rien a voir avec les diamants et les fortunes colossales qu’ils generent. Quoi qu il en soit, après une ballade en bateau dans le port de Mumbai, ce meme parc etait ouvert a tous et totallement gratuitement. Mais ca aussi c est l Inde….. Puisqu on y etait j en ai profite pour aller visiter les toilettes du Taj Mahal, superbe hotel et superbes toilettes s il en est. Celles de Versailles peuvent aller se rhabiller…. La petite dame en charge des toilettes, vous fait couler l’eau chaude juste a point sur vos petites mimines, elles vous les saupoudre de savon et lorsqu’elles sont enfin proprettes, elle vous les essuie. J’etais completement ebahie par tant de solicitude mais devant son grand sourire, je me suis laisse faire en lui rendant le mien avec quelques roupes evidemment, mais qu’elle au moins avait bien merite. Allez, il est l’heure d’aller faire un tour dans un emporium car l’envie m’en demange deja bien que je me suis promis de ne rien acheter pendant au moins …….8 jours. Jusqu’a ce soir pari tenu mais je viens d’arriver et j’aurais pu craquer 10 fois deja. Ah la la, que c est dur de resister. Pour me consoler, je sais que je terminerai mon voyage ici et que j aurai au moins 2 jours entiers pour faire du shopping. Le soir, resto penjabi ou l airco se charge deja de me refroidir. En sortant j ai mal a la gorge. Nous arrivons a BCT pour prendre le Vadodara Express, depart a 23 h 30. Apres une petite negociation ardue avec les porteurs qui sont au moins a 20 autour de nous, nous constatons avec soulagement que les “chart’ affichent nos couchettes en A1, 37 et 39. Super nous pourrons dormir tranquilles. Le train entre en gare, on s installe pour la nuit et dodo.
Vendredi 7/10 : Arrivee a Baroda (Vadodara) a 6 h 30. Miracle, le train est pile a l heure. Comme les choses ont change depuis mon 1er voyage en 1988. L hotel Surya n est pas loin de la gare et le rickshw nous y depose en quelques minutes pour 10 rps. Comme j ai encore pris plus froid dans le train ou l’AC fonctionnait sans doute au maximum, je decide de m accorder quelques heures de repos supplementaire avant de commencer la visite de cette ville beaucoup plus grande qu il n y parait mais ou les batiments interessants ne pullulent pas. Le Laxhmi Villa, imposant palais entoure d un grand parc people de paons sert de décor aux clubs de criquet et de golf mais ne se visite pas. En fait le but de notre halte dans cette ville est le festival de Navratri qui est fete ici avec plus de faste et de conviction qu ailleurs dans le Gujarat. Le soir toute la ville y danse et participe. Apres avoir soupe dans un tres bel endroit ou nous avons profite d un buffet de plats Indiens, Chinois et presque continentaux, nous nous rendons dans un grand parc a la lisiere de la ville ou sont deja rassembles plus de 1.500 personnes sur la piste centrale pour une “Garba dance” endiablee qui va durer 3 heures au total. Il y avait encore 2 fois plus de monde autour de la piste et il fallait bien s accrocher pour acceder a sa place dans les tribunes. La musique battait deja son plein, les costumes traditionnels du Gajarat sont superbes et tres colores mais helas les photos sont totallement interdites et nous sommes surveilles de pres par un service d ordre nombreux pour eviter tout debordement. Apres 2 h de danses ou les mouvements sont tres repetitifs et sont ponctues par le cliquetis de 2 batons courts que l on fait virevolter dqns les airs, nous decidons de rentrer nous coucher. A notre grande surprise, juste devant notre hotel, on a installe une estrade ou se trouvent les musicians et la rue est noire de monde. Au center, les danseurs et tout autour le public. Je me joins donc a eux pendant un bon moment car de toute maniere, il est totallement inutile d esperer pouvoir dormir, notre fenetre donnant juste au dessus de l estrade des musicians et la sono est a fond. Ici par contre les photos sont premises mais la foule est tellement dense qu il est plutot difficile de faire un cliché correct. Enfin, on verra ca plus tard. Pour l instant je regarde et je profite. Les gens sont sy;pqs et gais. Ils m expliauent le sens de la fete, m offrant de m asseoir, m offrant a boire. Ils sont heureux que je les prenne en photo. Un regal pour les yeux et les oreilles car les musicians ici aussi sont excellents. Que du bonheur !!! Ah que les Indiens sont doues pour faire la fete. Je savoure chaque minute qui passe et quand je vais enfin me coucher, je m endors avec le sourire aux levres car ici c est mon nirvana a moi.
Samedi 8/10 : Nous avons loue une voiture pour 2 jours et a 7 h, nous voici en route pour Dhaboi qui est un tout petit village dont l’enceinte fortifiee a garde 2 portes impressionnantes. Dans l’une d’elle, un petit temple ou on nous offer de la noix de coco. Derriere la porte, un reservoir d’eau ou les femmes sont en train de laver le linge. Questions habituelles, séance de photos et pleins de sourires. L’endroit ne voit guerre de tourists, ce qui explique sans doute encore plus la curiosite des gens mais aussi un peu de timidite de la part des jeunes femmes qui me demandent pourtant toutes de les prendre en photo. Jean se charge d’immortaliser les jeunes garcons qui n’osent me demander a moi sans doute et tous sont tres heureux de voir leur image sur le petit ecran de l’appareil digital. Nous les quittons a regret pour nous render a Pavagadh, juste a cote de Champaner qui fut au 8e S. la capitale des Rajpoutes Chauhan. La Jama Masjid est superbe. Elle date de 1513 et l’entrée sculptee dans la Pierre est de toute beaute. Une seconde mosquee dans l’enceinte des ramparts impressionnants est toute aussi belle. La colline de Pavagadh est un lieu de pelerinage tres important. En cette periode de Navaratri, il y a une foule considerable et la police nous deconseille fortement de monter en bus gouvernemental qui est litteralement pris d assaut a chaque depart. Les autres vehicules sont totalement interdit sur la colline et le funiculaire qui y accedait a ete ferme pour cause d’accident mortel en 2003. Nous rentrerons donc a Vadodara pour profiter une fois de plus de l’ambiance de la fete et des “garba dance”. La fete de Navaratri dure 9 jours ou plutot 9 nuits. Ce festival est dedie a Durga, la deesse mere et il est le prelude a Dussehra. Chaque quartier a son proper lieu ou s’eleve une estrade pour les musicians et une enceinte parfois delimitee par de simples cordes pour les danseurs. La soiree est un peu moins animee que celle d’hier mais dure quand meme jusque plus de minuit. Nos nuits de sommeil sont donc un peu courtes mais la joie de participer a la fete compense meme si la fatigue se fait un peu sentir.
Dimanche 9/10 : Depart de Baroda vers 9h 15 pour 100 kms de route. A plus ou moins 60 kms, nous nous arretons a Vaso pour y visiter une superbe haveli ou nous sommes tres chaleureusement accueillis par un Monsieur de 92 ans (son anniversaire est le 11 novembre prochain et je me suis promis de lui envoyer une petite carte). Il est le petit-fils de celui qui fit construire la haveli. Notre chauffeur ne connaissait ni le village, ni la haveli, ni meme la route pour y arriver et j ai donc du fortement insister pour m’y faire conduire en en trouvant le chemin d acces par moi meme en demandant a gauche et a droite a des gens qui ne parlaient souvent que le gujarati que je ne maitrise evidemment pas moi meme. Ce fut donc assez cocasse mais on y est arrives et c est le principal. En tout cas, cela valait largement le detour et ma 1ere pensee fut pour toi Phil car avec ton coup de crayon magique, tu nous aurait fait de ces croquis sublimes. Entre le proprietaire avec lequel j ai de suite sympathise et l endroit merveilleux, je ne sais ce que tu aurais prefere croquer. En tout cas, j y ai passé un excellent moment trop court bien sur et cette belle decouverte m’a mise d’encore meilleure humeur, si cela est possible. Ce village paisible, cette magnifique demeure, entouree d’un jardin empreint de serenite. Ah! Que l’Inde reserve encore de belles surprises a celui qui sait prendre son temps. Nous arrivons a Ahmedabad vers le milieu de lapres-midi. Pas mal d’hotels mais ou surevalues ou trop chers meme si le luxe est au rendez-vous comme au Meridien par exemple a 195 US$, ce qui n’est pas prevu dans mon budget. Nous avons fini par degotter le KingPalace ou le patron est charmant et nous laisse la chambre “executive” a 1.500 Rps au lieu de 1.800 et un bon de 300 Rps a valoir sur n’importe quell repas pris dans son restaurant attenant. Tout ca n’ est pas mal du tout en comparaison de tout ce que j’ai vu avant. Le restaurant que nous avons teste des notre arrivee est d’ailleurs excellent et tout le monde est sympa. Le soir nous irons voir le son et lumiere de Sabarmathi Ashram a 20.30 h (65 minutes, en anglais et a 5 kms de la ville). Il retrace la vie de Gandhi. Mais lorsque nous arrivons sur place, deception, il est annule car pas assez de monde et nous rentrons donc a l’hotel pour une nuit de sommeil bien meritee.
Lundi 10/10 : Debout a 5 h 30 et depart vers 7 h pour Nal Sarovar. Notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais mais il n’est pas venu seul. Son copain parle quelques mots et fait de son mieux pour nous etre agreeable. Le lac n’ est qu’a 60 kms d’Ahmedabad mais on a quand meme mis 1 h 45 pour y arriver. Il est vrai que nous nous sommes arêtes en route pour faire des photos de familles nomades qui circulaient sur la route avec des grandes charettes tres hautes tirees par des chameaux tres hauts sur pattes egalement. Arrives sur place (entrée a 215 rps pp + parking obligatoire + voiture + appareil photo + n/guide et chauffeur) nous nous rendons compte que l’expedition n’est pas gratuite du tout et j’espere donc ne pas etre venue pour rien. Nous sommes de suite abordes par des bateliers qui se vantent de nous faire voir des flamants roses et un tas d’autres oiseaux, raison pour laquelle nous sommes d’ailleurs venus. Leur tariff 1.000 rps pour le tour du lac. Evidemment je veux d abord voir le lac de pres avant de me decider car j’ai deja la nette impression de ne rien voir du tout. Aucun oiseau a l’horizon mais devant le harcellement incessant des bateliers nous finissons par tomber d’accord sur 300 rps pour 2 h de ballade qui sera me semble t’il largement suffisant. Le bateau a fond plat est propulse a l’aide de longs bambous car le lac est peu profound et les moteurs ne sont pas de mise sur ce lac qui est une reserve ornitologique importante ou se rassemblent des milliers de flamants et oiseaux migrateurs mais plus tard dans la saison, en fait fin novembre-decembre. Nous avions espere mais en vain. Apres 2 h en plein soleil, nous sommes quasimment grilles sur place et nous n’avons rien vu d’autre que quelques gros nenuphars blancs et quelques plus petits de couleur lilas pale au coeur d’or. Nous avons egalement apercu quelques toutes petites grenouilles qui se deplacent avec une rapidite extraordinaire sur les grandes feuilles de nenuphars. Comme pour nous faire voir que nous n’etions pas seul sur ce lac, un cormoran a soudain daigne sortir sa tete de l’eau pour y replonger tout aussitot en nous laissant frustres de ne meme pas avoir pu le fixer sur la pellicule. Apres quelques kms sur la route du retour nous faison un bref arret dans un petit bourg paisible et j’en profite encore une fois pour y faire a la demande des femmes habillees de couleurs chatoyantes quelques clichés. Elles ont de nombreux tatouages sur la gorge et sur les bras et portent de tres beaus bijoux d’oreilles en or. Elles sont tres joyeuses et se pretent volontiers a la séance photo qui tourne vite a la rigolade generale. Un peu plus loin, j’apercois en contrebas de la route toute une serie d’oiseaux, pas des flamants roses, certes, mais des grues, des ibis, des grands herons blancs, des courlis et un paon en plein vol qui passé juste au-dessus de ma tete. Enfin, quelques chouettes photos a faire! J’espere qu’elles seront reussies car il faut deployer une patience d’ange pour la photo animaliere, et ce n’est pas ce qui me caracterise le plus, il faut bien le dire. J’en vois d’ici qui rient deja a gorge deployee….. De retour dans les faubourgs d’Ahmedabad, notre chauffeur nous emmene voir un complexe architectural du 15e S qui se trouve dans le quartier de Sarkej. Autour d’un immense basin a gradins sont regroupes un palais royal + un palais pour les femmes (reine, princesses et dames de la cour) + une mosquee de 1451 et la tombe d’un saint ainsi que le mausolee du roi qui abrite les tombes de Muhamad Shah Begada et de ses 3 epouses royales. Ces cenotaphs sont sculptes dans le marbre et sont des merveilles de finesse. C’est le descendant direct du saint qui nous fait visiter l’endroit. Il nous explique tout avec une extreme gentillese et avec moultes details. Il nous a consacre d’ailleurs pas mal de temps et tout cela tout a fait gratuitement mais bien sur nous n’avons pas manqué de laisser une offrande pour la mosquee, ce qui fut apprecie, cela va sans dire. Nous irons ensuite voir un “baoli” qui est un reservoir collectant les eaux pluviales en periode de mousson. Dans tout l’etat du Goujarat il sont nombreux et particulierement impressionnants. Celui de Hari Vav ou nous sommes, compte 5 etages sur 20 M de profondeur. Il date de 1501. Nous ne nous attarderons pas trop longtemps et filons voir le Hathee Singh Jain temple qui est assez sobre compare aux merveilleux temples jain du Rajasthan. Notre derniere halte de la journee sera pour la mosquee de Rani Rupmati qui date de la moitie du 15e S. et porte le nom de l’epouse hindoue d’un sultan. Malheureusement nous arrivons en pleine heure de priere qui marque la fin du jeune de Ramadan. Comme il est 18 h la priere est un peu plus longue qu’a l’ordinaire avant que les fideles ne regagnent leurs foyers pour partager leur unique repas de la journee en famille ou avec des amis.
Mardi 11/10 : Ahmedabas etait une ville prestigieuse “abad” significant riche. La ville a successivement connu des periodes de grandeur et de declin. En 1615, l’ambassadeur Anglais a reporte que la ville etait aussi grande que Londres a la meme époque. A partir de 1915 son essor industriel lui a assure une nouvelle prosperite. Tout le Gujarat est fortement marque par la philosophie de vie de Gandhi, natif de cet etat. A Ahmedabad la majorite des restaurant sont vegetarians et on n’y trouve pas une goutte d’alcool. Pour moi, ce n’est donc pas une etape gatronomique car ceux qui me connaissent savent que je suis loin d’adherer a cette facon de me nourrir. Heureusement notre hotel est sans doute tenu par des musulmans et comporte un restaurant ou l’on peut aussi manger “non-veg” mais le choix se limite a plusieurs preparations de poulet. Enfin, c”est mieux que rien. Va pour le poulet une fois de plus…. Ce matin nous visiterons successivement la mosquee de Sidi Sayad, petite mais tres finement sculptee, surtout ses fenetres de marbres sont ciselees comme des dentelles. Une petite merveille. Puis Teen Darwaja, la triple porte d’ou les sultants regardaient les processions s’acheminer du palais jusqu’a la Jama Masjid. Cette porte se trouve maintenant au coeur d’un bazar tres actif et tres anime plein de vie et de cris des nombreux marchands de tout ce qui est necessaire a la vie quotidienne. Juste a cote se trouve la Jama Masjid edifiee en 1423. Elle est couronnee de 15 domes soutenus par 260 piliers. Le seisme de 2001 a endommage plusieurs “jails” qui sont ces fenetres de marbre finement cisele commes des moucharbieh. Les minarets oscillants flanquant le porche d’entrée durent egalement detruits par les seismes successifs de 1819 et 1957. Malgre cela la mosquee garde encore fiere allure. Jouxtant la mosquee, le mausolee d’Ahmed Shah (fondateur de la ville en 1411) Le tombeau contient egalement les cenotaphs de son fils et de son petit-fils. Quant aux reines, elles sont releguees de l’autre cote de la rue sur une simple plate-forme de Pierre. Apres un frugal repas de soupe et butter nan, nous poursuivons notre visite par le clou de notre visite dans cette ville ou les choses interessantes ne manquent pas.. Sans contest, le Calico Museum dedie entierement a l’art du textile est une merveille en soi. Le musee est installe dans la fondation Sarabhai. Une tres belle haveli (demeure traditionnelle) entouree de magnifiques jardins. Il abrite une tres riche collection de tissues anciens et modernes et presente egalement quelques beaux objets comme des métiers a tisser, un berceau richement decore, un lit d’apparat, quelques beaux meubles anciens, quelques statues, le tout tres bien mis en valeur par de magnifiques eclairages appropries a chaque piece presentee. Une visite guidee en anglais qui d’ailleurs nous apprend plein de choses sur cet etat si riche et si prospere. Nous poursuivons la journee en nous rendant au chatoyant temple de la secte de Swami Narayan qui la encore nous est presente par un monsieur tres affable qui nous donne lui aussi plein de renseignements et d’explications sur la vie et l’oeuvre du gourou fondateur ainsi que sur le temple lui-meme. Cette secte semble tres prospere car le temple est tres grand et comprend plusieurs batiments richement decores de sculptures en bois peintes aux couleurs vives. Il est tres bien entretenu. Tout y est pimpant. On nous y offer le the et lorsque nous allions prendre conge de notre hote, nous voyons arriver dans un batiment annexe reserve aux femmes, une chaise a porteur completement entouree de tissues drapes nous derobant totalement la vue de ce qui se passait en-dessous de cette epaisse tenture. Il s’agissait en fait de l’arrivee de la grand mere du gourou actuel, descendant en droite ligne du fondateur. Aucun homme ne peut voir son visage et lorsqu’elle sort de sa chaise, elle disparait en-dessous d’un enorme parasol egalement drape de tissues. Notre guide me suggere vivement d’aller la saluer personnellent, ce que je fais avec plaisir evidemment. Elle est agee de 92 ans et etait ravie de cette rencontre inatendue car les voyageurs occidentaux se font rares ici. En la quittant, nous nous rendons encore a la mosquee de Rani Sipri mais il se fait tard et une fois de plus nous arrivons en pleine heure de priere. Il est vrai que le temps passé trop vite ici. Cette mosquee don’t la construction fut commandee par l’epouse du sultan Mahmut Begara en 1514 est d’une rare elegance. Son surnom de “mosquee-joyau’ n’est vraiment pas usurpe. Elle possede egalement de merveilleux “jalis”. Nous n’aurons malheureusement plus le temps de visiter la mosquee de Sidi Bashir ni les 2 musees situes sur le campus universitaire mais ce sera sans doute partie remise car je pense que nous devrons repasser par ici avant de regagner Mumbai et Aurangabad.
Mercredi 12/10 : Cette fois nous partons de bonne heure en direction de Patan a 130 kms au nord-ouest d’Ahmedabad. Apres 19 kms, un 1er arret nous laisse sans voix devant un ‘baoli” (puit) impressionnant et de toute beaute. Il fut construit en 1499 a la demande d”une reine. 3 entrees conduisent a une plate-forme soutenue par 16 pilliers avec des angles occupes par des sanctuaries. Le baoli est tres decore d’exquises sculptures en Pierre avec une grande variete de motifs sur 5 etages. Encore une tres belle decouverte qui se trouve dans le village d’Adalaj don’t le nom du puit “Adalaj Vav”. 2 cars d’ecoliers partagent notre emerveillement et c’est donc en joyeuse compagnie que nous terminons cette visite. Nous continuons notre route a travers une verte campagne par une route a peage bien macadamisee et nous arrivons a Patan sans encombres. Juste avant la ville nous traversons un carrefour important ou des jeunes femmes executent une danse car aujourd’hui c’est la fete de Dussehra. Encore plein de sourires s’offrent a nous et les danseuses se font un plaisir de se tourner sans cesse du bon cote pour que les photos soient bonnes. Nous les quittons a regrets mais le chauffeur s’impatiente car la route est encore longue. Patan est une petite ville pleine de ruelles etroites dans sa partie ancienne. Elle est surtout connue pour la fabrication de saris en soie don’t les fils en soie sont teints a la main dans plusieurs bains successifs avec des couleurs exclusivement vegetales pour creer le motif avant meme que le tissage commence. C’est donc un travail de longue haleine et de grande dexterite double de patience execute par des gens qui maitrise extremement bien la technique. Nous avons eu la chance de visiter un atelier tres renomme et c’est le patron-artisant lui meme qui nous a fait les honneurs de son atelier et de ses merveilles. Il a ete tres souvent medaille par l’etat Indien entr’autre, ce qui explique toute la fierte de cet homme qui est le meilleur artisant de cette technique. Il nous offer le the, nous montre toutes ses recompenses, don’t une recue de l’etat Francais et une autre du Japon. Plusieurs livres lui ont ete consacre car sa famille oeuvre dans l’art du patiola (nom donne a cette technique). Au Japon, cette homme serait qulifie de tresor vivant tellement son travail est artistique et peu de gens sont capables de reproduire cette technique. Inutile de dire que les saris qui sortent de ses ateliers coutent une petite fortune. La derniere piece qui vient d’etre terminee s’en ira d’ailleurs enrichir la collection d’un grand musee Japonnais. Il ne travaille que sur commande et la liste d’attente actuelle est de 4 ans minimum. Encore un excellent moment passé ici. Il sera suivi de la visite de l’epoustouflant Rani-Ki-Vav, un autre baoli encore plus extraordinaire que les precedents. Des sculptures sur 8 etages. C’est somptueux et je n’exagere pas. Je descends les etages, les remonte, redescend encore une fois, je n’en crois pas mes yeux. Apres des dizaines de photos, je dois quitter cet endroit magique a regret encore une fois ou hormis un couple d’indiens avec 2 jeunes gens, il n’y a strictement personne. Allez, je m’arrache pour aller voir une autre merveille d’un autre genre après quelques moments passes dans le bazaar de la vieille ville ou je m’achete pour 60 roupies un anneau de velours remboure brode de perles que les femmes portent sur la tete, pour servir de support a leur broc d’eau en cuivre ou plus souvent maintenant en inox. Je m’offre aussi une petite tresse en coauillages et fleurs don’t on se sert pour orner les petits temples familiaux. 40 roupies, une vraie folie. Lorsque nous qrrivons a Modhera, le sun temple nous accueille dans la pleine lumiere du soleil de la mi-journee. Ce temple est d’ailleurs dedie a Surya, dieu du soleil. Il fut edifie par le roi Bhimdev er en 1026 et ressemble a celui de Konarak dans l’Orissa, erige 2 siecles plus tard. Ils furent tous 2 concus de maniere a ce que le soleil levant eclaire l’image de Surya au moment des equinoxes. Le temple de Modhera comme celui de Somnath que nous irons voir dans quelques jours fut pille par Mahmut de Gazni lors de son passage. Ce qui en reste est neanmoins fascinant. 52 pilliers delicatement sculptes, retracant des scenes du Ramayana et du Mahabharata. A l’interieur du temple, 12 niches ou se trouvent les representations du dieu Surya pour chacun des 12 mois de l’annee. Devant le temple, encore un impressionnant baoli, le Surya Kund. Plus de 100 sanctuaires dedies a Ganesh, Vishnu et Shiva. Apres toutes ces merveilles, quelques minutes de repos devant un Limca bien frais et nous repartons de plus belle. En effet, hier soir au restaurant, notre gentil serveur nous a parle d’un temple extraordinaire a Gandhinagar. Celui-ci n’etait pas prevu au programme mais il est encore assez tot et nous profiterons donc de l’occasion pour aller y jeter un coup d’oeil. La ville de Gandhinagar est la nouvelle capitale du Gujarat et son nom lui a bien sur ete donne en homage au Mahatma Gandhi. Elle se trouve a 32 kms au N-E d’Ahmedabad qu’elle a detrone en tant que capitale. C’est la 2e ville planifiee en Inde après Chandinagar. Le Corbusier participa d’ailleurs a sa construction qui a debute en 1965. Nous ne verrons pas grand chose de la ville si ce n’est le magnifique temple Akshardam de la secte hindoue de Swami Narayan. 1.000 artisants ont participe a sa construction et 6.000 tonnes de gres rose y sont employe. Il est acheve depuis une 30e d’annees seulement, mais cela n’enleve rien a sa beaute car les artisants qui y ont oeuvre, y ont mis tout leur savoir faire. Une vraie reussite. Ce qui prouve bien qu’en Inde ont sait toujours faire des prouesses d’architecture sans verre et sans beton, et quel resultat. De retour a Ahmedabad, il nous reste a nous preparer pour repartir des le lendemain matin pour d’autres lieux enchanteurs
A tres bientot pour la suite de ces aventures indiennes..................
Mardi 4/10 : Il est 8 heures quand nous arrivons a Roissy Charles de Gaulle. L ecran affiche notre vol GULFAIR avec un depart a l heure prevue. Ouf!!! On nous avait annonce une greve des controleurs aeriens mais pour l instant tout va bien. A l enregistremennt, 1er couac. 17 kgs d excedant de bagages. On veut me faire payer 15 kgs = 600 euros. Je refuse tout net en expliquant toutefois avec mon plus beau sourire qu il s agit de vetements a distribuer en Inde a des enfants qui en ont le plus grand besoin mais rien n y fait, il faut payer. Ils sont Impitoyables meme en leur promettant qu’Allah leur tiendra compte de leur bonne action. Je tente alors le tout pour le tout et je leur dit qu’ils peuvent garder le sac excedentaire sachant bien qu’il n’est deja plus sur le tapis roulant, et qu’ils n’ embarquent que les 2 sacs contenant nos bagages personnels. Cela leur est evidemment interdit et je demande donc a recuperer le sac avec les vetements a donner en sachant encore une fois que cette recuperation est hyper difficile. On nous dit d attendre. Ok, pas de probleme. Apres plus d’une heure, toujours pqs de sac, le responsible s enerve, nous appelle et nous dit de terminer l enregistrement de nos bagages, que c est bon pour une fois. Youpeeeee!!! Gagne….. Oh, ce n est vraiment pas pour moi que je suis contente mais je sais que cela sera bien employe la bas et j avais tout relave, repasse et trie pour n emporter que de beaux petits vetements a peine portes ici ou les enfants n en ont que trop.
C est donc le coeur leger que j embarque pour un vol de quelques heures sans probleme, avec un bon bollywood movie pour me mettre dans l ambiance. On arrive a Bahrein dans un petit aeroport plein de duty free aussi ininteressants les uns que les autres. Nous embarquerons a l heure pour la 2e moitie de notre voyage. Ma voisine de couloir est francaise et tres sympa. Elle part pour 3 mois a Goa et nous papotons pendant tout le vol jusqu’ a Mumbai. A l arrivee nous recuperons nos bagages tres rapidement et rejoignons Colaba avec un prepaid taxi a 365 Rs. Au Regent Hotel, reserve par internet, on nous donne une chambre tres vaste avec un petit salon, une kitchenette et une SdB au 5e etage. Elle est a peu pres calme malgre les bruits de la ville qui est deja bien reveillee a 6 h du matin.
Mercredi 5/10 : Apres 6 petites heures de repos et une bonne douche nous nous dirigeons vers le Leopold Café pour y prendre notre premier repas en Inde. Petits dejeuner classique malgre qu il soit 13 h. Des oeufs, des toast, du café et une petite soupe Chinoise au poulet et aux nouilles a laquelle je ne resiste pas. Puis direction la gare pour reserver nos billets de train pour Vadodara. Zut!!! Deja en waiting list mais pas de panique, il est quasi certain que nous aurons des couchettes. Apres une heure de marche dans la ville pour s impregner des bruits et des odeurs, nous prenons un taxi vers Dhobi Gats. C est un des plus grands lavoirs du monde. Ce sont des grands bassins en Pierre, a ciel ouvert ou est lave a la main tout le linge de la ville par quelques 15.000 hommes exclusivement. On y manipule quotidiennement des tones de draps, serviettes, dhoti, etc…. Dans le meme quartier, nous irons profiter de la relative quietude du Mahalaxhmi temple ou l on nous offer gentiment quelques gros grains de sucre pour adoucir notre quotidien. Nous terminerons notre tres courte 1ere journee sur la plage de Chozpatty ou quelques jeunes amoureux cotoient des familles dont les enfants s’amusent sur de vieux manages de bois et de feraille. Une grande balancoire aurait bien fait mon bonheur, mais a 60 ans cela n aurait pas fait tres serieux. Elle m a rappele l’ espace dun instant mon enfance, au bon vieux temps ou Bruxelles Brusselait….. Le soir est tombe, les gens sont hyper souriants, curieux de nous, de nos appareils photos avec les “Namaskar” les questions habituelles : what is your name, where do you come from…. Un vrai bon moment dans la fraicheur relative du soir, la brise est legere, le doux clapotis des vagues, les petits etals de belpuri et de panipuri. Genial tout ca. Quant a nous, nous irons nous regaler dans un restaurant don’t la specialite est le poisson. Celui qui nous sera servi est cuit au four “tandoor” après avoir ete enduit de yougourt et d epices. Avant ca, quelques crevettes bien epicees, Hummmmm, excellent tout ca.
Jeudi 6/10 : Apres une vraie nuit de sommeil, je me sens d attaque. Pour commencer la journee, une petite visite au Prince of Wales Museum installe dans un bel edifice a coupole, copie de celle du Golgumbaz de Bijapur. Le musee est tres interessant, il regroupe en effet plusieurs bas reliefs importants ainsi que des sculptures de Pierre, des bronzes et toute une serie de miniatures des differents style du pays, ainsi que quelques miniatures persanes. Je sors donc de ce musee de fort belle humeur. Une grande ballade a pied nous emmene du quartier du fort jusque Chowpatty Beach en passant par l imposante universite, la high court of justice d architecture victorienne et les grands maidans ou les joueurs de criquet se defoulent deja. Apres le dejeuner nous voici a l’India Gate ou nous nous faisons harpooner par 2 des employes d un grand parc juste en face de cette porte monumentale. Le parc etait ferme au public mais on nous fait signe d’entrer malgre que nous n ayons rien demande. Nous en sommes heureux malgre tout car ca nous donne le recul necessaire pour faire de bonnes photo de cette porte celebre par laquelle arrivaient les 1ers voyageurs Europeens au temps des paquebots, époque que j envie, je dois bien l avouer. Maintenant tout va si vite, toujours a courir, toujours a etre presse, quel dommage. Nos 2 employes sont donc si gentils, si empresses a nous prendre en photo mais a l’issue de la séance on nous reclame 700 roupies de backshish. Bien sur ils sont 7 et pauvres et 100 rps ce n est pas grand chose pour des tourists richissimes comme nous. J etais morte de rire et je m en suis tiree avec quelques roupies seulement en leur expliquant que je ne suis pas Americaine mais Belge. On m a repondu : Oh yes, it is the capital of the diamant….. Je ne sais donc pas si je continuerai a dire que je suis Belge car je n ai rien a voir avec les diamants et les fortunes colossales qu’ils generent. Quoi qu il en soit, après une ballade en bateau dans le port de Mumbai, ce meme parc etait ouvert a tous et totallement gratuitement. Mais ca aussi c est l Inde….. Puisqu on y etait j en ai profite pour aller visiter les toilettes du Taj Mahal, superbe hotel et superbes toilettes s il en est. Celles de Versailles peuvent aller se rhabiller…. La petite dame en charge des toilettes, vous fait couler l’eau chaude juste a point sur vos petites mimines, elles vous les saupoudre de savon et lorsqu’elles sont enfin proprettes, elle vous les essuie. J’etais completement ebahie par tant de solicitude mais devant son grand sourire, je me suis laisse faire en lui rendant le mien avec quelques roupes evidemment, mais qu’elle au moins avait bien merite. Allez, il est l’heure d’aller faire un tour dans un emporium car l’envie m’en demange deja bien que je me suis promis de ne rien acheter pendant au moins …….8 jours. Jusqu’a ce soir pari tenu mais je viens d’arriver et j’aurais pu craquer 10 fois deja. Ah la la, que c est dur de resister. Pour me consoler, je sais que je terminerai mon voyage ici et que j aurai au moins 2 jours entiers pour faire du shopping. Le soir, resto penjabi ou l airco se charge deja de me refroidir. En sortant j ai mal a la gorge. Nous arrivons a BCT pour prendre le Vadodara Express, depart a 23 h 30. Apres une petite negociation ardue avec les porteurs qui sont au moins a 20 autour de nous, nous constatons avec soulagement que les “chart’ affichent nos couchettes en A1, 37 et 39. Super nous pourrons dormir tranquilles. Le train entre en gare, on s installe pour la nuit et dodo.
Vendredi 7/10 : Arrivee a Baroda (Vadodara) a 6 h 30. Miracle, le train est pile a l heure. Comme les choses ont change depuis mon 1er voyage en 1988. L hotel Surya n est pas loin de la gare et le rickshw nous y depose en quelques minutes pour 10 rps. Comme j ai encore pris plus froid dans le train ou l’AC fonctionnait sans doute au maximum, je decide de m accorder quelques heures de repos supplementaire avant de commencer la visite de cette ville beaucoup plus grande qu il n y parait mais ou les batiments interessants ne pullulent pas. Le Laxhmi Villa, imposant palais entoure d un grand parc people de paons sert de décor aux clubs de criquet et de golf mais ne se visite pas. En fait le but de notre halte dans cette ville est le festival de Navratri qui est fete ici avec plus de faste et de conviction qu ailleurs dans le Gujarat. Le soir toute la ville y danse et participe. Apres avoir soupe dans un tres bel endroit ou nous avons profite d un buffet de plats Indiens, Chinois et presque continentaux, nous nous rendons dans un grand parc a la lisiere de la ville ou sont deja rassembles plus de 1.500 personnes sur la piste centrale pour une “Garba dance” endiablee qui va durer 3 heures au total. Il y avait encore 2 fois plus de monde autour de la piste et il fallait bien s accrocher pour acceder a sa place dans les tribunes. La musique battait deja son plein, les costumes traditionnels du Gajarat sont superbes et tres colores mais helas les photos sont totallement interdites et nous sommes surveilles de pres par un service d ordre nombreux pour eviter tout debordement. Apres 2 h de danses ou les mouvements sont tres repetitifs et sont ponctues par le cliquetis de 2 batons courts que l on fait virevolter dqns les airs, nous decidons de rentrer nous coucher. A notre grande surprise, juste devant notre hotel, on a installe une estrade ou se trouvent les musicians et la rue est noire de monde. Au center, les danseurs et tout autour le public. Je me joins donc a eux pendant un bon moment car de toute maniere, il est totallement inutile d esperer pouvoir dormir, notre fenetre donnant juste au dessus de l estrade des musicians et la sono est a fond. Ici par contre les photos sont premises mais la foule est tellement dense qu il est plutot difficile de faire un cliché correct. Enfin, on verra ca plus tard. Pour l instant je regarde et je profite. Les gens sont sy;pqs et gais. Ils m expliauent le sens de la fete, m offrant de m asseoir, m offrant a boire. Ils sont heureux que je les prenne en photo. Un regal pour les yeux et les oreilles car les musicians ici aussi sont excellents. Que du bonheur !!! Ah que les Indiens sont doues pour faire la fete. Je savoure chaque minute qui passe et quand je vais enfin me coucher, je m endors avec le sourire aux levres car ici c est mon nirvana a moi.
Samedi 8/10 : Nous avons loue une voiture pour 2 jours et a 7 h, nous voici en route pour Dhaboi qui est un tout petit village dont l’enceinte fortifiee a garde 2 portes impressionnantes. Dans l’une d’elle, un petit temple ou on nous offer de la noix de coco. Derriere la porte, un reservoir d’eau ou les femmes sont en train de laver le linge. Questions habituelles, séance de photos et pleins de sourires. L’endroit ne voit guerre de tourists, ce qui explique sans doute encore plus la curiosite des gens mais aussi un peu de timidite de la part des jeunes femmes qui me demandent pourtant toutes de les prendre en photo. Jean se charge d’immortaliser les jeunes garcons qui n’osent me demander a moi sans doute et tous sont tres heureux de voir leur image sur le petit ecran de l’appareil digital. Nous les quittons a regret pour nous render a Pavagadh, juste a cote de Champaner qui fut au 8e S. la capitale des Rajpoutes Chauhan. La Jama Masjid est superbe. Elle date de 1513 et l’entrée sculptee dans la Pierre est de toute beaute. Une seconde mosquee dans l’enceinte des ramparts impressionnants est toute aussi belle. La colline de Pavagadh est un lieu de pelerinage tres important. En cette periode de Navaratri, il y a une foule considerable et la police nous deconseille fortement de monter en bus gouvernemental qui est litteralement pris d assaut a chaque depart. Les autres vehicules sont totalement interdit sur la colline et le funiculaire qui y accedait a ete ferme pour cause d’accident mortel en 2003. Nous rentrerons donc a Vadodara pour profiter une fois de plus de l’ambiance de la fete et des “garba dance”. La fete de Navaratri dure 9 jours ou plutot 9 nuits. Ce festival est dedie a Durga, la deesse mere et il est le prelude a Dussehra. Chaque quartier a son proper lieu ou s’eleve une estrade pour les musicians et une enceinte parfois delimitee par de simples cordes pour les danseurs. La soiree est un peu moins animee que celle d’hier mais dure quand meme jusque plus de minuit. Nos nuits de sommeil sont donc un peu courtes mais la joie de participer a la fete compense meme si la fatigue se fait un peu sentir.
Dimanche 9/10 : Depart de Baroda vers 9h 15 pour 100 kms de route. A plus ou moins 60 kms, nous nous arretons a Vaso pour y visiter une superbe haveli ou nous sommes tres chaleureusement accueillis par un Monsieur de 92 ans (son anniversaire est le 11 novembre prochain et je me suis promis de lui envoyer une petite carte). Il est le petit-fils de celui qui fit construire la haveli. Notre chauffeur ne connaissait ni le village, ni la haveli, ni meme la route pour y arriver et j ai donc du fortement insister pour m’y faire conduire en en trouvant le chemin d acces par moi meme en demandant a gauche et a droite a des gens qui ne parlaient souvent que le gujarati que je ne maitrise evidemment pas moi meme. Ce fut donc assez cocasse mais on y est arrives et c est le principal. En tout cas, cela valait largement le detour et ma 1ere pensee fut pour toi Phil car avec ton coup de crayon magique, tu nous aurait fait de ces croquis sublimes. Entre le proprietaire avec lequel j ai de suite sympathise et l endroit merveilleux, je ne sais ce que tu aurais prefere croquer. En tout cas, j y ai passé un excellent moment trop court bien sur et cette belle decouverte m’a mise d’encore meilleure humeur, si cela est possible. Ce village paisible, cette magnifique demeure, entouree d’un jardin empreint de serenite. Ah! Que l’Inde reserve encore de belles surprises a celui qui sait prendre son temps. Nous arrivons a Ahmedabad vers le milieu de lapres-midi. Pas mal d’hotels mais ou surevalues ou trop chers meme si le luxe est au rendez-vous comme au Meridien par exemple a 195 US$, ce qui n’est pas prevu dans mon budget. Nous avons fini par degotter le KingPalace ou le patron est charmant et nous laisse la chambre “executive” a 1.500 Rps au lieu de 1.800 et un bon de 300 Rps a valoir sur n’importe quell repas pris dans son restaurant attenant. Tout ca n’ est pas mal du tout en comparaison de tout ce que j’ai vu avant. Le restaurant que nous avons teste des notre arrivee est d’ailleurs excellent et tout le monde est sympa. Le soir nous irons voir le son et lumiere de Sabarmathi Ashram a 20.30 h (65 minutes, en anglais et a 5 kms de la ville). Il retrace la vie de Gandhi. Mais lorsque nous arrivons sur place, deception, il est annule car pas assez de monde et nous rentrons donc a l’hotel pour une nuit de sommeil bien meritee.
Lundi 10/10 : Debout a 5 h 30 et depart vers 7 h pour Nal Sarovar. Notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais mais il n’est pas venu seul. Son copain parle quelques mots et fait de son mieux pour nous etre agreeable. Le lac n’ est qu’a 60 kms d’Ahmedabad mais on a quand meme mis 1 h 45 pour y arriver. Il est vrai que nous nous sommes arêtes en route pour faire des photos de familles nomades qui circulaient sur la route avec des grandes charettes tres hautes tirees par des chameaux tres hauts sur pattes egalement. Arrives sur place (entrée a 215 rps pp + parking obligatoire + voiture + appareil photo + n/guide et chauffeur) nous nous rendons compte que l’expedition n’est pas gratuite du tout et j’espere donc ne pas etre venue pour rien. Nous sommes de suite abordes par des bateliers qui se vantent de nous faire voir des flamants roses et un tas d’autres oiseaux, raison pour laquelle nous sommes d’ailleurs venus. Leur tariff 1.000 rps pour le tour du lac. Evidemment je veux d abord voir le lac de pres avant de me decider car j’ai deja la nette impression de ne rien voir du tout. Aucun oiseau a l’horizon mais devant le harcellement incessant des bateliers nous finissons par tomber d’accord sur 300 rps pour 2 h de ballade qui sera me semble t’il largement suffisant. Le bateau a fond plat est propulse a l’aide de longs bambous car le lac est peu profound et les moteurs ne sont pas de mise sur ce lac qui est une reserve ornitologique importante ou se rassemblent des milliers de flamants et oiseaux migrateurs mais plus tard dans la saison, en fait fin novembre-decembre. Nous avions espere mais en vain. Apres 2 h en plein soleil, nous sommes quasimment grilles sur place et nous n’avons rien vu d’autre que quelques gros nenuphars blancs et quelques plus petits de couleur lilas pale au coeur d’or. Nous avons egalement apercu quelques toutes petites grenouilles qui se deplacent avec une rapidite extraordinaire sur les grandes feuilles de nenuphars. Comme pour nous faire voir que nous n’etions pas seul sur ce lac, un cormoran a soudain daigne sortir sa tete de l’eau pour y replonger tout aussitot en nous laissant frustres de ne meme pas avoir pu le fixer sur la pellicule. Apres quelques kms sur la route du retour nous faison un bref arret dans un petit bourg paisible et j’en profite encore une fois pour y faire a la demande des femmes habillees de couleurs chatoyantes quelques clichés. Elles ont de nombreux tatouages sur la gorge et sur les bras et portent de tres beaus bijoux d’oreilles en or. Elles sont tres joyeuses et se pretent volontiers a la séance photo qui tourne vite a la rigolade generale. Un peu plus loin, j’apercois en contrebas de la route toute une serie d’oiseaux, pas des flamants roses, certes, mais des grues, des ibis, des grands herons blancs, des courlis et un paon en plein vol qui passé juste au-dessus de ma tete. Enfin, quelques chouettes photos a faire! J’espere qu’elles seront reussies car il faut deployer une patience d’ange pour la photo animaliere, et ce n’est pas ce qui me caracterise le plus, il faut bien le dire. J’en vois d’ici qui rient deja a gorge deployee….. De retour dans les faubourgs d’Ahmedabad, notre chauffeur nous emmene voir un complexe architectural du 15e S qui se trouve dans le quartier de Sarkej. Autour d’un immense basin a gradins sont regroupes un palais royal + un palais pour les femmes (reine, princesses et dames de la cour) + une mosquee de 1451 et la tombe d’un saint ainsi que le mausolee du roi qui abrite les tombes de Muhamad Shah Begada et de ses 3 epouses royales. Ces cenotaphs sont sculptes dans le marbre et sont des merveilles de finesse. C’est le descendant direct du saint qui nous fait visiter l’endroit. Il nous explique tout avec une extreme gentillese et avec moultes details. Il nous a consacre d’ailleurs pas mal de temps et tout cela tout a fait gratuitement mais bien sur nous n’avons pas manqué de laisser une offrande pour la mosquee, ce qui fut apprecie, cela va sans dire. Nous irons ensuite voir un “baoli” qui est un reservoir collectant les eaux pluviales en periode de mousson. Dans tout l’etat du Goujarat il sont nombreux et particulierement impressionnants. Celui de Hari Vav ou nous sommes, compte 5 etages sur 20 M de profondeur. Il date de 1501. Nous ne nous attarderons pas trop longtemps et filons voir le Hathee Singh Jain temple qui est assez sobre compare aux merveilleux temples jain du Rajasthan. Notre derniere halte de la journee sera pour la mosquee de Rani Rupmati qui date de la moitie du 15e S. et porte le nom de l’epouse hindoue d’un sultan. Malheureusement nous arrivons en pleine heure de priere qui marque la fin du jeune de Ramadan. Comme il est 18 h la priere est un peu plus longue qu’a l’ordinaire avant que les fideles ne regagnent leurs foyers pour partager leur unique repas de la journee en famille ou avec des amis.
Mardi 11/10 : Ahmedabas etait une ville prestigieuse “abad” significant riche. La ville a successivement connu des periodes de grandeur et de declin. En 1615, l’ambassadeur Anglais a reporte que la ville etait aussi grande que Londres a la meme époque. A partir de 1915 son essor industriel lui a assure une nouvelle prosperite. Tout le Gujarat est fortement marque par la philosophie de vie de Gandhi, natif de cet etat. A Ahmedabad la majorite des restaurant sont vegetarians et on n’y trouve pas une goutte d’alcool. Pour moi, ce n’est donc pas une etape gatronomique car ceux qui me connaissent savent que je suis loin d’adherer a cette facon de me nourrir. Heureusement notre hotel est sans doute tenu par des musulmans et comporte un restaurant ou l’on peut aussi manger “non-veg” mais le choix se limite a plusieurs preparations de poulet. Enfin, c”est mieux que rien. Va pour le poulet une fois de plus…. Ce matin nous visiterons successivement la mosquee de Sidi Sayad, petite mais tres finement sculptee, surtout ses fenetres de marbres sont ciselees comme des dentelles. Une petite merveille. Puis Teen Darwaja, la triple porte d’ou les sultants regardaient les processions s’acheminer du palais jusqu’a la Jama Masjid. Cette porte se trouve maintenant au coeur d’un bazar tres actif et tres anime plein de vie et de cris des nombreux marchands de tout ce qui est necessaire a la vie quotidienne. Juste a cote se trouve la Jama Masjid edifiee en 1423. Elle est couronnee de 15 domes soutenus par 260 piliers. Le seisme de 2001 a endommage plusieurs “jails” qui sont ces fenetres de marbre finement cisele commes des moucharbieh. Les minarets oscillants flanquant le porche d’entrée durent egalement detruits par les seismes successifs de 1819 et 1957. Malgre cela la mosquee garde encore fiere allure. Jouxtant la mosquee, le mausolee d’Ahmed Shah (fondateur de la ville en 1411) Le tombeau contient egalement les cenotaphs de son fils et de son petit-fils. Quant aux reines, elles sont releguees de l’autre cote de la rue sur une simple plate-forme de Pierre. Apres un frugal repas de soupe et butter nan, nous poursuivons notre visite par le clou de notre visite dans cette ville ou les choses interessantes ne manquent pas.. Sans contest, le Calico Museum dedie entierement a l’art du textile est une merveille en soi. Le musee est installe dans la fondation Sarabhai. Une tres belle haveli (demeure traditionnelle) entouree de magnifiques jardins. Il abrite une tres riche collection de tissues anciens et modernes et presente egalement quelques beaux objets comme des métiers a tisser, un berceau richement decore, un lit d’apparat, quelques beaux meubles anciens, quelques statues, le tout tres bien mis en valeur par de magnifiques eclairages appropries a chaque piece presentee. Une visite guidee en anglais qui d’ailleurs nous apprend plein de choses sur cet etat si riche et si prospere. Nous poursuivons la journee en nous rendant au chatoyant temple de la secte de Swami Narayan qui la encore nous est presente par un monsieur tres affable qui nous donne lui aussi plein de renseignements et d’explications sur la vie et l’oeuvre du gourou fondateur ainsi que sur le temple lui-meme. Cette secte semble tres prospere car le temple est tres grand et comprend plusieurs batiments richement decores de sculptures en bois peintes aux couleurs vives. Il est tres bien entretenu. Tout y est pimpant. On nous y offer le the et lorsque nous allions prendre conge de notre hote, nous voyons arriver dans un batiment annexe reserve aux femmes, une chaise a porteur completement entouree de tissues drapes nous derobant totalement la vue de ce qui se passait en-dessous de cette epaisse tenture. Il s’agissait en fait de l’arrivee de la grand mere du gourou actuel, descendant en droite ligne du fondateur. Aucun homme ne peut voir son visage et lorsqu’elle sort de sa chaise, elle disparait en-dessous d’un enorme parasol egalement drape de tissues. Notre guide me suggere vivement d’aller la saluer personnellent, ce que je fais avec plaisir evidemment. Elle est agee de 92 ans et etait ravie de cette rencontre inatendue car les voyageurs occidentaux se font rares ici. En la quittant, nous nous rendons encore a la mosquee de Rani Sipri mais il se fait tard et une fois de plus nous arrivons en pleine heure de priere. Il est vrai que le temps passé trop vite ici. Cette mosquee don’t la construction fut commandee par l’epouse du sultan Mahmut Begara en 1514 est d’une rare elegance. Son surnom de “mosquee-joyau’ n’est vraiment pas usurpe. Elle possede egalement de merveilleux “jalis”. Nous n’aurons malheureusement plus le temps de visiter la mosquee de Sidi Bashir ni les 2 musees situes sur le campus universitaire mais ce sera sans doute partie remise car je pense que nous devrons repasser par ici avant de regagner Mumbai et Aurangabad.
Mercredi 12/10 : Cette fois nous partons de bonne heure en direction de Patan a 130 kms au nord-ouest d’Ahmedabad. Apres 19 kms, un 1er arret nous laisse sans voix devant un ‘baoli” (puit) impressionnant et de toute beaute. Il fut construit en 1499 a la demande d”une reine. 3 entrees conduisent a une plate-forme soutenue par 16 pilliers avec des angles occupes par des sanctuaries. Le baoli est tres decore d’exquises sculptures en Pierre avec une grande variete de motifs sur 5 etages. Encore une tres belle decouverte qui se trouve dans le village d’Adalaj don’t le nom du puit “Adalaj Vav”. 2 cars d’ecoliers partagent notre emerveillement et c’est donc en joyeuse compagnie que nous terminons cette visite. Nous continuons notre route a travers une verte campagne par une route a peage bien macadamisee et nous arrivons a Patan sans encombres. Juste avant la ville nous traversons un carrefour important ou des jeunes femmes executent une danse car aujourd’hui c’est la fete de Dussehra. Encore plein de sourires s’offrent a nous et les danseuses se font un plaisir de se tourner sans cesse du bon cote pour que les photos soient bonnes. Nous les quittons a regrets mais le chauffeur s’impatiente car la route est encore longue. Patan est une petite ville pleine de ruelles etroites dans sa partie ancienne. Elle est surtout connue pour la fabrication de saris en soie don’t les fils en soie sont teints a la main dans plusieurs bains successifs avec des couleurs exclusivement vegetales pour creer le motif avant meme que le tissage commence. C’est donc un travail de longue haleine et de grande dexterite double de patience execute par des gens qui maitrise extremement bien la technique. Nous avons eu la chance de visiter un atelier tres renomme et c’est le patron-artisant lui meme qui nous a fait les honneurs de son atelier et de ses merveilles. Il a ete tres souvent medaille par l’etat Indien entr’autre, ce qui explique toute la fierte de cet homme qui est le meilleur artisant de cette technique. Il nous offer le the, nous montre toutes ses recompenses, don’t une recue de l’etat Francais et une autre du Japon. Plusieurs livres lui ont ete consacre car sa famille oeuvre dans l’art du patiola (nom donne a cette technique). Au Japon, cette homme serait qulifie de tresor vivant tellement son travail est artistique et peu de gens sont capables de reproduire cette technique. Inutile de dire que les saris qui sortent de ses ateliers coutent une petite fortune. La derniere piece qui vient d’etre terminee s’en ira d’ailleurs enrichir la collection d’un grand musee Japonnais. Il ne travaille que sur commande et la liste d’attente actuelle est de 4 ans minimum. Encore un excellent moment passé ici. Il sera suivi de la visite de l’epoustouflant Rani-Ki-Vav, un autre baoli encore plus extraordinaire que les precedents. Des sculptures sur 8 etages. C’est somptueux et je n’exagere pas. Je descends les etages, les remonte, redescend encore une fois, je n’en crois pas mes yeux. Apres des dizaines de photos, je dois quitter cet endroit magique a regret encore une fois ou hormis un couple d’indiens avec 2 jeunes gens, il n’y a strictement personne. Allez, je m’arrache pour aller voir une autre merveille d’un autre genre après quelques moments passes dans le bazaar de la vieille ville ou je m’achete pour 60 roupies un anneau de velours remboure brode de perles que les femmes portent sur la tete, pour servir de support a leur broc d’eau en cuivre ou plus souvent maintenant en inox. Je m’offre aussi une petite tresse en coauillages et fleurs don’t on se sert pour orner les petits temples familiaux. 40 roupies, une vraie folie. Lorsque nous qrrivons a Modhera, le sun temple nous accueille dans la pleine lumiere du soleil de la mi-journee. Ce temple est d’ailleurs dedie a Surya, dieu du soleil. Il fut edifie par le roi Bhimdev er en 1026 et ressemble a celui de Konarak dans l’Orissa, erige 2 siecles plus tard. Ils furent tous 2 concus de maniere a ce que le soleil levant eclaire l’image de Surya au moment des equinoxes. Le temple de Modhera comme celui de Somnath que nous irons voir dans quelques jours fut pille par Mahmut de Gazni lors de son passage. Ce qui en reste est neanmoins fascinant. 52 pilliers delicatement sculptes, retracant des scenes du Ramayana et du Mahabharata. A l’interieur du temple, 12 niches ou se trouvent les representations du dieu Surya pour chacun des 12 mois de l’annee. Devant le temple, encore un impressionnant baoli, le Surya Kund. Plus de 100 sanctuaires dedies a Ganesh, Vishnu et Shiva. Apres toutes ces merveilles, quelques minutes de repos devant un Limca bien frais et nous repartons de plus belle. En effet, hier soir au restaurant, notre gentil serveur nous a parle d’un temple extraordinaire a Gandhinagar. Celui-ci n’etait pas prevu au programme mais il est encore assez tot et nous profiterons donc de l’occasion pour aller y jeter un coup d’oeil. La ville de Gandhinagar est la nouvelle capitale du Gujarat et son nom lui a bien sur ete donne en homage au Mahatma Gandhi. Elle se trouve a 32 kms au N-E d’Ahmedabad qu’elle a detrone en tant que capitale. C’est la 2e ville planifiee en Inde après Chandinagar. Le Corbusier participa d’ailleurs a sa construction qui a debute en 1965. Nous ne verrons pas grand chose de la ville si ce n’est le magnifique temple Akshardam de la secte hindoue de Swami Narayan. 1.000 artisants ont participe a sa construction et 6.000 tonnes de gres rose y sont employe. Il est acheve depuis une 30e d’annees seulement, mais cela n’enleve rien a sa beaute car les artisants qui y ont oeuvre, y ont mis tout leur savoir faire. Une vraie reussite. Ce qui prouve bien qu’en Inde ont sait toujours faire des prouesses d’architecture sans verre et sans beton, et quel resultat. De retour a Ahmedabad, il nous reste a nous preparer pour repartir des le lendemain matin pour d’autres lieux enchanteurs
A tres bientot pour la suite de ces aventures indiennes..................
En cette fin d'année 1995, mon père arbore la rosette de la Légion d'Honneur fraîchement épinglée au revers de son costume de fête par un préfet vendéen, pour honorer ce vétéran de la grande guerre. C'est son jour de gloire car il souffle les cent bougies de son gateau d'anniversaire avec l'aide de ses arrières petits-enfants. Ses cinquante descendants se sont réunis pour cet événement exceptionnel... qui précède notre départ vers Bombay.
A bord d'un avion Air-India, on retrouve les saveurs des plats indiens servis à bord par de belles hôtesses en sari. C'est sous un soleil levant voilé de brume jaunâtre que l'avion s'approche de Bombay-Mumbai. On n'en croit pas ses yeux : un gigantesque bidonville déferle tout contre les grillages qui limitent le tarmac. Quelques pilotes de nos amis disent qu'ils ont, à chaque fois, le même choc : ils plongent droit sur les baraques qui entourent la piste où ils posent leurs monstres rugissants... Les malheureux qui survivent dans ces bicoques sont certainement devenus sourds et aveugles pour résister à ces agressions incessantes.
Lourde chaleur humide, plus de 30°, le contraste est violent pour nous qui avons quitté un Paris glacé. Mêmes formalités de douane, police, contrôles de passeports et visas, change de dollars en roupies, et taxi pour l'Hôtel Ritz, point de chute de nos trois premières nuits. La vieille guimbarde saute et bringuebale sur une route poussiéreuse qui traverse le chaos du plus grand bidonville du monde. Douze à quinze millions d'habitants dans la mégapole, qui a rejeté le plus loin possible du centre les sans-ressources agglutinés sur des kilomètres dans cette banlieue pourrie.
Le Ritz est situé près de la gare Churchgate qui dessert principalement les environs de Bombay. Une foule de travailleurs envahit les trottoirs à heures fixes, avec un objectif commun qui s'inverse en fin de journée.
C'est le dernier jour de l'année 1995, comment les Indiens fêtent-ils la nuit de la St-Sylvestre ? Nous aurons la réponse le soir même. Nous partons explorer le coeur de Bombay dès l'aube. Le quartier historique a été édifié par les britanniques à la gloire de leurs souverains. Si l'on en juge le style de construction en briques de la Victoria Station, c'est à leur reine-impératrice des Indes qu'ils ont également dédié les monuments officiels tels que l'Université et la Haute Cour de Justice, pur XIXème siècle rococo-anglais. La célèbre India Gate, sur le front de mer, est un arc de gloire offert au roi George V et à la reine Mary lors de leur visite en 1911.
Face à la mer d'Oman, le plus prestigieux palace de l'Inde, le Taj Mahal Hôtel, se dresse de toute son imposante structure de pierres, surmontée de coupoles qui rappellent vaguement son homonyme d'Agra. Quand on pénètre dans le hall, un immense sapin de Noël paré de boules scintillantes nous indique immédiatement que les riches indiens ont ajouté cette chrétienne tradition à leurs innombrables fêtes locales. Plusieurs grands salons de réception où des fauteuils profonds accueillent les clients fortunés. Ameublement luxueux, lustres monumentaux, miroirs et tableaux ornent les murs de ce temple dédié à la déesse Lakshmi, grande prêtresse du fric dans la mythologie hindoue. Une hôtesse nous guide au dernier étage pour contempler le panorama époustouflant sur la ville et la mer à nos pieds...
Une armée de serviteurs en tenue d'apparat s'affaire autour de nous, souriant sans obséquiosité, prêts à nous aider dans le choix d'un restaurant parmi les quatre du palace. C'est au Sharmiana que nous nous régalons de spécialités, revues et corrigées pour nos palais fragiles par un chef qui a beaucoup voyagé. Comme dans tous les établissements de ce type, la galerie marchande présente les plus beaux objets d'art, des vêtements traditionnels, livres, cartes postales, souvenirs divers dont nous faisons une première moisson. J'admire, une fois de plus, les superbes tapis cachemiris...
Quelques pas dans les jolis jardins suspendus (Hanging Gardens), où les familles promènent leurs enfants qui jouent comme tous les enfants du monde à la balançoire et au toboggan.
Intrigués par de drôles de coutumes, nous espérons apercevoir les fameuses Tours du silence au sommet desquelles les Parsis déposent leurs morts, offerts en pâture à de gras vautours. On a beau écarquiller les yeux, on ne voit strictement rien car de hauts murs dissimulent ces rites étranges aux regards indiscrets.
Dans le Temple Jaïna, par contre, nous sommes autorisés à pénétrer pour assister aux cérémonies de l'après-midi en compagnie d'une foule de fidèles en costumes bariolés, les bras chargés d'offrandes et d'énormes bouquets de fleurs. Tintements de clochettes, chants rituels, trompettes et cymbales rythment les différentes phases de la "messe". Photos autorisées.
Arrive l'heure du souper : à la réception du Ritz, on nous rappelle que c'est le réveillon, ce soir, et qu'un dîner-spectacle va être servi, moyennant supplément. Effectivement, lorsqu'on pénètre dans la salle à manger, revêtus l'un et l'autre de nos plus beaux habits, il y a déjà de nombreux convives indiens, très élégants, assis à table pour fêter l'année nouvelle. Un orchestre joue des airs discos et les plus jeunes dansent joue contre joue ou sautillent en cadence sur la piste, entre les plats du dîner. C'est très long... Nous irions bien dormir, lorsque l'animateur annonce le tirage d'une loterie : il déplie un papier et claironne le nom des gagnants :... oui, on a bien entendu, sous les applaudissements, il nous offre une charmante pendulette qui fera le bonheur, à coup sûr, de nos petits enfants ! Nous sommes émus par la gentillesse de cette joyeuse assemblée. Souvenir touchant, mais encombrant, que nous allons promener durant quatre semaines dans nos bagages, jusqu'à notre retour en France.
L'Ile Elephanta est notre destination en ce premier de l'an 1996. De nombreux bateaux proposent l'excursion. Embarquement sur un vieux rafiot qui en a vu d'autres d'une joyeuse bande d'indiens en goguette qui montent à bord, chantent et chahutent dans un tonitruant charivari. La traversée dure une heure dans la baie peuplée d'énormes navires de tous les pays. Au loin, on distingue une centrale nucléaire édifiée sur un îlot. L'eau est noire et visqueuse et n'incite pas à la baignade. Mais comme toujours, en Inde, la beauté de l'île Elephanta fait oublier la pollution industrielle de l'immense port de commerce.
Les grands arbres exotiques forment une voûte exquise où il fait bon escalader les hautes marches qui mènent aux grottes sculptées entre le Vème et le VIIIème siècles, consacrées au dieu Shiva. La montée est accompagnée par les multiples vendeurs de souvenirs qui interpellent les visiteurs. Certains proposent de jolis colliers de grenat et d'améthyste. Quelques cristaux de quartz feront le bonheur de notre petit fils, grand amateur de minéraux.
Les indiens sont en congé, aujourd'hui, et ils sont venus très nombreux sur l'île, chargés de volumineux paniers de pique-nique. Assis à l'ombre des arbres, c'est un monde haut en couleurs qui a fui la grande ville pour goûter la fraîcheur de ce petit paradis.
Dans les grottes bien trop sombres, les photos sont décevantes, nul éclairage n'a été prévu pour mettre en valeur les splendides statues qu'on devine plus qu'on ne les voit au fond des galeries. Mais il règne une atmosphère étrange, mystérieuse et magique, qui nous enveloppe et nous fascine. Le visage de Shiva, dont les trois faces expriment la complexité du dieu, est si imposant avec ses cinq mètres de hauteur qu'on est écrasé au sol comme une fourmi devant un éléphant ! L'oppression se dissipe quand on retrouve le soleil et les sarabandes de singes qui accourent vers nous, curieux et affamés. Biscuits, bonbons, fruits, ils attrapent tout avec frénésie, se réfugiant dans les arbres pour dévorer ces friandises.
La faim nous tenaille : point de restauration alléchante sur place. Il est temps de rejoindre la terre ferme avant le retour massif des randonneurs. La mer est légèrement houleuse, il fait une chaleur poisseuse et nous accostons devant la porte de l'Inde vers 14 heures. Déjeuner délicieux au "Rangoli", bistro typique dont le buffet regorge de mets irrésistibles.
Notre hôtel est situé dans le quartier le plus touristique de la ville, et dès que nous sortons dans la rue, une nuée de quémandeurs fonce sur nous... Méfiance : la veille, on s'est laissés amadouer par un "étudiant" qui nous a entraînés dans la cour d'une morgue... Pas d'argent pour payer le bois du bûcher... Impossible d'échapper à quelques bonshommes d'apparence religieuse, armés d'un cahier de donations obligatoires. Que cela nous serve de leçon pour la suite du voyage.
Derrière le luxueux Taj Mahal, des ruelles immondes sont envahies d'une foule mêlée de touristes en quête d'émotions fortes. Le sol est jonché de détritus ignobles, des tas d'ordures jamais ramassées sont visités par quelques miséreux qui disputent aux rats les débris encore récupérables. Nausée, dégoût, immense pitié pour les laissés-pour compte qui n'ont plus que ça pour survivre. Au milieu de ce cloaque, quelques vestiges de la splendeur britannique subsistent comme des hâvres de paix au milieu de l'enfer.
Le restaurant "Vintage" surprend par sa relative propreté et la qualité du service à l'anglaise. Ce qu'on y mange n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre. La cuisine grande-bretonne, en général, n'a pas très bonne réputation auprès des frenchies. Nous avions connu bien pire à Londres, il n'y a pas si longtemps !..
A bord d'un avion Air-India, on retrouve les saveurs des plats indiens servis à bord par de belles hôtesses en sari. C'est sous un soleil levant voilé de brume jaunâtre que l'avion s'approche de Bombay-Mumbai. On n'en croit pas ses yeux : un gigantesque bidonville déferle tout contre les grillages qui limitent le tarmac. Quelques pilotes de nos amis disent qu'ils ont, à chaque fois, le même choc : ils plongent droit sur les baraques qui entourent la piste où ils posent leurs monstres rugissants... Les malheureux qui survivent dans ces bicoques sont certainement devenus sourds et aveugles pour résister à ces agressions incessantes.
Lourde chaleur humide, plus de 30°, le contraste est violent pour nous qui avons quitté un Paris glacé. Mêmes formalités de douane, police, contrôles de passeports et visas, change de dollars en roupies, et taxi pour l'Hôtel Ritz, point de chute de nos trois premières nuits. La vieille guimbarde saute et bringuebale sur une route poussiéreuse qui traverse le chaos du plus grand bidonville du monde. Douze à quinze millions d'habitants dans la mégapole, qui a rejeté le plus loin possible du centre les sans-ressources agglutinés sur des kilomètres dans cette banlieue pourrie.
Le Ritz est situé près de la gare Churchgate qui dessert principalement les environs de Bombay. Une foule de travailleurs envahit les trottoirs à heures fixes, avec un objectif commun qui s'inverse en fin de journée.
C'est le dernier jour de l'année 1995, comment les Indiens fêtent-ils la nuit de la St-Sylvestre ? Nous aurons la réponse le soir même. Nous partons explorer le coeur de Bombay dès l'aube. Le quartier historique a été édifié par les britanniques à la gloire de leurs souverains. Si l'on en juge le style de construction en briques de la Victoria Station, c'est à leur reine-impératrice des Indes qu'ils ont également dédié les monuments officiels tels que l'Université et la Haute Cour de Justice, pur XIXème siècle rococo-anglais. La célèbre India Gate, sur le front de mer, est un arc de gloire offert au roi George V et à la reine Mary lors de leur visite en 1911.
Face à la mer d'Oman, le plus prestigieux palace de l'Inde, le Taj Mahal Hôtel, se dresse de toute son imposante structure de pierres, surmontée de coupoles qui rappellent vaguement son homonyme d'Agra. Quand on pénètre dans le hall, un immense sapin de Noël paré de boules scintillantes nous indique immédiatement que les riches indiens ont ajouté cette chrétienne tradition à leurs innombrables fêtes locales. Plusieurs grands salons de réception où des fauteuils profonds accueillent les clients fortunés. Ameublement luxueux, lustres monumentaux, miroirs et tableaux ornent les murs de ce temple dédié à la déesse Lakshmi, grande prêtresse du fric dans la mythologie hindoue. Une hôtesse nous guide au dernier étage pour contempler le panorama époustouflant sur la ville et la mer à nos pieds...
Une armée de serviteurs en tenue d'apparat s'affaire autour de nous, souriant sans obséquiosité, prêts à nous aider dans le choix d'un restaurant parmi les quatre du palace. C'est au Sharmiana que nous nous régalons de spécialités, revues et corrigées pour nos palais fragiles par un chef qui a beaucoup voyagé. Comme dans tous les établissements de ce type, la galerie marchande présente les plus beaux objets d'art, des vêtements traditionnels, livres, cartes postales, souvenirs divers dont nous faisons une première moisson. J'admire, une fois de plus, les superbes tapis cachemiris...
Quelques pas dans les jolis jardins suspendus (Hanging Gardens), où les familles promènent leurs enfants qui jouent comme tous les enfants du monde à la balançoire et au toboggan.
Intrigués par de drôles de coutumes, nous espérons apercevoir les fameuses Tours du silence au sommet desquelles les Parsis déposent leurs morts, offerts en pâture à de gras vautours. On a beau écarquiller les yeux, on ne voit strictement rien car de hauts murs dissimulent ces rites étranges aux regards indiscrets.
Dans le Temple Jaïna, par contre, nous sommes autorisés à pénétrer pour assister aux cérémonies de l'après-midi en compagnie d'une foule de fidèles en costumes bariolés, les bras chargés d'offrandes et d'énormes bouquets de fleurs. Tintements de clochettes, chants rituels, trompettes et cymbales rythment les différentes phases de la "messe". Photos autorisées.
Arrive l'heure du souper : à la réception du Ritz, on nous rappelle que c'est le réveillon, ce soir, et qu'un dîner-spectacle va être servi, moyennant supplément. Effectivement, lorsqu'on pénètre dans la salle à manger, revêtus l'un et l'autre de nos plus beaux habits, il y a déjà de nombreux convives indiens, très élégants, assis à table pour fêter l'année nouvelle. Un orchestre joue des airs discos et les plus jeunes dansent joue contre joue ou sautillent en cadence sur la piste, entre les plats du dîner. C'est très long... Nous irions bien dormir, lorsque l'animateur annonce le tirage d'une loterie : il déplie un papier et claironne le nom des gagnants :... oui, on a bien entendu, sous les applaudissements, il nous offre une charmante pendulette qui fera le bonheur, à coup sûr, de nos petits enfants ! Nous sommes émus par la gentillesse de cette joyeuse assemblée. Souvenir touchant, mais encombrant, que nous allons promener durant quatre semaines dans nos bagages, jusqu'à notre retour en France.
L'Ile Elephanta est notre destination en ce premier de l'an 1996. De nombreux bateaux proposent l'excursion. Embarquement sur un vieux rafiot qui en a vu d'autres d'une joyeuse bande d'indiens en goguette qui montent à bord, chantent et chahutent dans un tonitruant charivari. La traversée dure une heure dans la baie peuplée d'énormes navires de tous les pays. Au loin, on distingue une centrale nucléaire édifiée sur un îlot. L'eau est noire et visqueuse et n'incite pas à la baignade. Mais comme toujours, en Inde, la beauté de l'île Elephanta fait oublier la pollution industrielle de l'immense port de commerce.
Les grands arbres exotiques forment une voûte exquise où il fait bon escalader les hautes marches qui mènent aux grottes sculptées entre le Vème et le VIIIème siècles, consacrées au dieu Shiva. La montée est accompagnée par les multiples vendeurs de souvenirs qui interpellent les visiteurs. Certains proposent de jolis colliers de grenat et d'améthyste. Quelques cristaux de quartz feront le bonheur de notre petit fils, grand amateur de minéraux.
Les indiens sont en congé, aujourd'hui, et ils sont venus très nombreux sur l'île, chargés de volumineux paniers de pique-nique. Assis à l'ombre des arbres, c'est un monde haut en couleurs qui a fui la grande ville pour goûter la fraîcheur de ce petit paradis.
Dans les grottes bien trop sombres, les photos sont décevantes, nul éclairage n'a été prévu pour mettre en valeur les splendides statues qu'on devine plus qu'on ne les voit au fond des galeries. Mais il règne une atmosphère étrange, mystérieuse et magique, qui nous enveloppe et nous fascine. Le visage de Shiva, dont les trois faces expriment la complexité du dieu, est si imposant avec ses cinq mètres de hauteur qu'on est écrasé au sol comme une fourmi devant un éléphant ! L'oppression se dissipe quand on retrouve le soleil et les sarabandes de singes qui accourent vers nous, curieux et affamés. Biscuits, bonbons, fruits, ils attrapent tout avec frénésie, se réfugiant dans les arbres pour dévorer ces friandises.
La faim nous tenaille : point de restauration alléchante sur place. Il est temps de rejoindre la terre ferme avant le retour massif des randonneurs. La mer est légèrement houleuse, il fait une chaleur poisseuse et nous accostons devant la porte de l'Inde vers 14 heures. Déjeuner délicieux au "Rangoli", bistro typique dont le buffet regorge de mets irrésistibles.
Notre hôtel est situé dans le quartier le plus touristique de la ville, et dès que nous sortons dans la rue, une nuée de quémandeurs fonce sur nous... Méfiance : la veille, on s'est laissés amadouer par un "étudiant" qui nous a entraînés dans la cour d'une morgue... Pas d'argent pour payer le bois du bûcher... Impossible d'échapper à quelques bonshommes d'apparence religieuse, armés d'un cahier de donations obligatoires. Que cela nous serve de leçon pour la suite du voyage.
Derrière le luxueux Taj Mahal, des ruelles immondes sont envahies d'une foule mêlée de touristes en quête d'émotions fortes. Le sol est jonché de détritus ignobles, des tas d'ordures jamais ramassées sont visités par quelques miséreux qui disputent aux rats les débris encore récupérables. Nausée, dégoût, immense pitié pour les laissés-pour compte qui n'ont plus que ça pour survivre. Au milieu de ce cloaque, quelques vestiges de la splendeur britannique subsistent comme des hâvres de paix au milieu de l'enfer.
Le restaurant "Vintage" surprend par sa relative propreté et la qualité du service à l'anglaise. Ce qu'on y mange n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre. La cuisine grande-bretonne, en général, n'a pas très bonne réputation auprès des frenchies. Nous avions connu bien pire à Londres, il n'y a pas si longtemps !..








