Bonjour,
je cherche désespérément des offres d'emploi pour Tahiti mais c'est sans succès. J'ai l'impression que peu d'offres ne traînent sur le net!
Je suis psychomotricienne et mon ami est médecin. Nous aimerions partir pour une année en Polynésie Française mais je ne sais pas vers qui me tourner pour un travail. J'ai eu plusieurs pistes mais cela n'a rien donné.
Est ce que quelqu'un pourrait m'éclairer ? Me mettre en lien avec des personnes susceptible d'être au courant de quelque chose?
J'ai aussi entendu parler d'aides financières accordées à certaines personnes pour leur voyage (billet d'avion et déménagement)
Savez vous de quoi il s'agit et qui les propose (l'état, la société qui nous engage ? )
Et la continuité territoriale ne semble concerner que les résidents des DOM/TOM...? Est ce que quelqu'un s'y connait ?
Est ce que quelqu'un a déjà fait ce genre de démarche ? Pourrait il m'apporter son aide ?
Merci d'avance!
Bonjour à tous.
Ayant bien lu déjà les sujets sur vie aux iles Marquises….et ayant bien roulé ma bosse à droite à gauche….ce que je cherche par ce message se sont des informations précises concernant les différentes iles pour s’installer . Je ne suis plus très loin du bou ! comme Brel ou Gauguin ( que je n’aimerais pas imiter d’ailleurs ! du moins ce n’est pas ce que je cherche en allant là bas ! ) moi mon truc c’est la chasse sous marine et terrestre ! ben oui désolé pour les cœurs tendres mais j’aime me nourrir par moi-même et ayant lu que les habitants chassaient, j’aimerais savoir quel type de gibiers mais surtout quelles iles sont le plus appropriées pour pratiquer mes passions ? donc terrestre et aquatique ! avec un petit bateau ect…
J’ai lu aussi que l’installation n’était pas facile…chère ect….mais moi ce qui me préoccupe avant tout …comment sont les Marquisiens ? sont ‘ils attachants avec une personne respectueuse voulant vivre avec la nature ou es-ce qu’ils sont protectionnistes à outrance …comme dans certains dom tom français ? pour moi c’est très important car je ne cherche pas un endroit ou il faut perpétuellement se confronter à l’animosité locale…due à une couleur de peau …. à une religion archaïque prédominante ….bref, ce que je cherche c’est la joie et la vie tranquille ..simple avec la nature et des gens aux naturels.
Je précise que je ne connais pas du tout la Polynésie…..bien que pour moi se soit le Graal pour la chasse sous marine ainsi que pour les tatouages, on ne peut tout faire et il faut du temps au temps mais l’heure n’est plus très loin…je l’espère.
Merci à tous ceux qui connaissent bien les lieux et mes activités et par avance je les remercie pour leurs informations.
Bien Amicalement
wwhub
Ayant bien lu déjà les sujets sur vie aux iles Marquises….et ayant bien roulé ma bosse à droite à gauche….ce que je cherche par ce message se sont des informations précises concernant les différentes iles pour s’installer . Je ne suis plus très loin du bou ! comme Brel ou Gauguin ( que je n’aimerais pas imiter d’ailleurs ! du moins ce n’est pas ce que je cherche en allant là bas ! ) moi mon truc c’est la chasse sous marine et terrestre ! ben oui désolé pour les cœurs tendres mais j’aime me nourrir par moi-même et ayant lu que les habitants chassaient, j’aimerais savoir quel type de gibiers mais surtout quelles iles sont le plus appropriées pour pratiquer mes passions ? donc terrestre et aquatique ! avec un petit bateau ect…
J’ai lu aussi que l’installation n’était pas facile…chère ect….mais moi ce qui me préoccupe avant tout …comment sont les Marquisiens ? sont ‘ils attachants avec une personne respectueuse voulant vivre avec la nature ou es-ce qu’ils sont protectionnistes à outrance …comme dans certains dom tom français ? pour moi c’est très important car je ne cherche pas un endroit ou il faut perpétuellement se confronter à l’animosité locale…due à une couleur de peau …. à une religion archaïque prédominante ….bref, ce que je cherche c’est la joie et la vie tranquille ..simple avec la nature et des gens aux naturels.
Je précise que je ne connais pas du tout la Polynésie…..bien que pour moi se soit le Graal pour la chasse sous marine ainsi que pour les tatouages, on ne peut tout faire et il faut du temps au temps mais l’heure n’est plus très loin…je l’espère.
Merci à tous ceux qui connaissent bien les lieux et mes activités et par avance je les remercie pour leurs informations.
Bien Amicalement
wwhub
Bonsoir,
Ayant pour objectif de tenter une expérience d'expat., pourriez-vous répondre à mes quelques interrogations ?
Est-il envisageable qu'un belge (et sa compagne) s'expatrie en Polynésie Française / Nouvelle Calédonie ? Quelles sont les formalités ? Est-il possible de trouver des emplois dans le domaine de l'enseignement et de l'administration ? Quels est le niveau de rémunération nécessaire pour vivre correctement en Polynésie / Nouvelle Calédonie ? Quel budget pour un logement ? Autres infos éventuelles ?
D'avance un tout grand merci 🙂
Torvicleo
Ayant pour objectif de tenter une expérience d'expat., pourriez-vous répondre à mes quelques interrogations ?
Est-il envisageable qu'un belge (et sa compagne) s'expatrie en Polynésie Française / Nouvelle Calédonie ? Quelles sont les formalités ? Est-il possible de trouver des emplois dans le domaine de l'enseignement et de l'administration ? Quels est le niveau de rémunération nécessaire pour vivre correctement en Polynésie / Nouvelle Calédonie ? Quel budget pour un logement ? Autres infos éventuelles ?
D'avance un tout grand merci 🙂
Torvicleo
Bonjour ,
Mon mari est muté avec famille en polynésie Française au mois de Juillet 2010 . Parallèlement nous sommes en procédure d'adoption sur Djibouti , l'enfant sortira de Djibouti sans passeport (car pas de nationalité Djiboutienne pour permettre une adoption dans ce pays ) , il n'aura qu'un "papier" avec un visa qui nous permettra d'atterir en France . Théoriquement nous devrions attendre la transcription au TGI de Nantes (7 mois dans le meilleurs des cas !) pour faire réaliser un passeport pour notre enfant , bien trop tard par rapport à la mutation ! Je cherche donc un moyen de contourner notre obstacle principal : l'escale à Los Angeles qui necessite un passeport biométrique ... Est ce qu'en passant par la Nouvelle Calédonie et son escale au Japon un passeport est aussi necessaire ? avez vous une idée pour nous aider à concilier l'adoption et la mutation ? je précise que je ne peux le rejoindre plus tard car nos autres enfants seront scolarisés dès le mois d'Aout à Tahiti ! ... un aller simple sans escale serait tellement plus simple , mais voilà : ça n'existe pas !
Merci d'avance !
Mon mari est muté avec famille en polynésie Française au mois de Juillet 2010 . Parallèlement nous sommes en procédure d'adoption sur Djibouti , l'enfant sortira de Djibouti sans passeport (car pas de nationalité Djiboutienne pour permettre une adoption dans ce pays ) , il n'aura qu'un "papier" avec un visa qui nous permettra d'atterir en France . Théoriquement nous devrions attendre la transcription au TGI de Nantes (7 mois dans le meilleurs des cas !) pour faire réaliser un passeport pour notre enfant , bien trop tard par rapport à la mutation ! Je cherche donc un moyen de contourner notre obstacle principal : l'escale à Los Angeles qui necessite un passeport biométrique ... Est ce qu'en passant par la Nouvelle Calédonie et son escale au Japon un passeport est aussi necessaire ? avez vous une idée pour nous aider à concilier l'adoption et la mutation ? je précise que je ne peux le rejoindre plus tard car nos autres enfants seront scolarisés dès le mois d'Aout à Tahiti ! ... un aller simple sans escale serait tellement plus simple , mais voilà : ça n'existe pas !
Merci d'avance !
bonjour à tous, j'ai 39 ans et voudrais vivre à Tahiti suite à un divorce difficile.
Je suis comptable et voudrais savoir s'il y a une possibilité de travail dans mon domaine
Je voudrais partir en juillet ou aout 2008 pour m'installer définitivement mais avant je désire préparer
ce voyage.
Merci de me répondre.
Bonjour à tous,
Je désire m'installer en Polynésie Française en janvier 2008. J'aimerais avoir des conseils pour m'aider à m'installer rapidement. J'aimerais avoir des renseignements sur les possibilités d'emplois disponible, les logements, que prévoir d'avance, etc. Si vous croyez être en mesure de pouvoir m'aider, votre aide serait grandement apprécié.
Bonne journée à tous et bon voyage!!!!
Merci
Je désire m'installer en Polynésie Française en janvier 2008. J'aimerais avoir des conseils pour m'aider à m'installer rapidement. J'aimerais avoir des renseignements sur les possibilités d'emplois disponible, les logements, que prévoir d'avance, etc. Si vous croyez être en mesure de pouvoir m'aider, votre aide serait grandement apprécié.
Bonne journée à tous et bon voyage!!!!
Merci
bonjour!! j'ai le projet de partir travailler à papeeté au mois de mars pour un an ou plus.
j'aurais voulu connaitre les expériences d'infirmieres parties comme moi, le salaire moyen, la vie la bas.... Je partirais seule....c'est pas trop difficile ?? enfin bon que des questions qui ont du deja etre posées rire mais qui rassurent.... Voila!! merci!!
Je souhaite m'installer en polynésie pour y passer une partie de ma retraite. Ancien fonctionnaire, je sais qu'on peut en profiter au mieux dès lors qu'on est installé depuis 7 mois au moins. Est-il difficile de trouver un logement confortable pour 2 à des conditions raisonnables, pas en ville à Papeete mais bien placé ou dans un endroit vivant. Quelqu'un a-t-il la même expérience et des conseils pour une installation bien menée?😊
BM06
Bonjour,
Connaissez vous les compagnies aériennes qui acceptent de transporter des lapins ? (Voyage: France > Tahiti)
Après quelques lectures je veux dire ceci pour celles et ceux qui veulent s'y installer et celles et ceux qui y sont.
1) La polynésie sait faire de ses Iles des merveilles ou il fait bon vivre et ou on peut y travailler
Mais, la polynésie possède des lois propres, c'est un POM un Pays d'outre mer, La Métropole (France) n'est souveraine que dans certaines administrations, Laissant les autres au parlement autonome de Tahiti.
2) s'y installer ne se fait pas d'un claquement de doigts, il est préférable d'y venir pour "voir" poser des questions, éventuellement chercher un emploi et bien s'informer sur la vie sur place. (appartements, nourriture, la vie courante et... Ce que beaucoup oublient, la culture locale.) etc..
ne pas oublier que dans tous les cas, les locaux ont la priorité à compétences égales.
en polynésie, rien n'est identique à la métropole (France) et s'y référer eternellement fait que l'échec est en bout de course....
lorsqu'on est métropolitain on le reste mais on se doit et c'est interressant de partager cette fabuleuse culture en voie de perdition (malheureusement) et si certains extrémismes sont visibles, A qui la faute ??? peut-on vraiement le reprocher...?
la polynésie est constituée d'iles plus ou moins grandes et Tahiti est la plus peuplée, mais c'est petit, et le syndrome de l'ennui rôde rapidement si on ne met pas du sien pour vivre "autrement" ce n'est pas toujours facile mais on y arrive...
y venir sans avoir prévu un emploi exige d'avoir un pécule financier minimum pour se donner le temps de chercher dans de bonnes conditions, 20000 Euros est un bon montant mais en faisant attention... Les seules personnes qui peuvent y venir sereinement sont celles dont le métier est porteur, professions médicales, infirmiers(es) etc... Ne pas succomber à l'appel des sirènes, cythère, ses plages, ses jolies vahinés (n'en déplaise à certains) et aux bungalows sur pilotis des hotels, ça c'est pour les touristes et c'est bien comme ça, mais pour y vivre, y travailler, c'est autre chose.
la petitesse des iles fait que beaucoup s'y ennuient rapidement et deviennent aigris très vite, ç'est comme ça depuis 45 ans. Il n'y a aucune possibilité de s'y adapter si on ne fait pas abstraction d'une partie de soi meme.
reste ensuite les 2 possiblilités d'y venir : le volontariat, et meme avec les difficultés, beaucoup sont deja venus et font ce qu'il faut pour y rester. les mutations : Là est souvent le problème, les enseignants et autres n'y viennent que pour l'indexation de leur salaire et passer du temps a Tahiti.... chez eux sans effort, ça devient souvent l'enfer et la critique devient aisée, d'autant que des fois les tahitiennes(qui ne sont pas toutes obèses) sont de terribles concurentes et attisent la jalousie...je dis "des Fois. les militaires, en général ils s'adaptent mieux; Le meilleur conseil c'est de ne pas vivre en vase clos, et surtout de fréquenter tout le monde oublier aussi que les polynésiensne sont plus des sauvages, ont posé la saguaie aux musées, ne vivent plus tout nus, vont a l'école, à l'université, ont des capacités identiques aux notres, de plus ils sont chez eux donc le respect s'impose..... je laisse plus de détails aux compétents (Bobcat, kikounet, et autres) pardon de ne pas les citer, pour ce qui est des avis, Oui, on peut ne pas etre content, ne pas aimer la polynésie, mais il faut aussi écouter l'avis de celles et ceux qui aiment, qui sont contents qui y vivent..... pour les odeurs, la delinquance, on le voit car Tahiti est petit, on le voit aussi chez nous, ou dans les banlieues, ça pue, il y a des gros, du racisme etc... tous les avis sont a respecter sauf l'irresponsabilité et le manque de courtoisie. Si on ne s'y plait pas, on part, point c'est tout... mauruuru nana.
la polynésie est constituée d'iles plus ou moins grandes et Tahiti est la plus peuplée, mais c'est petit, et le syndrome de l'ennui rôde rapidement si on ne met pas du sien pour vivre "autrement" ce n'est pas toujours facile mais on y arrive...
y venir sans avoir prévu un emploi exige d'avoir un pécule financier minimum pour se donner le temps de chercher dans de bonnes conditions, 20000 Euros est un bon montant mais en faisant attention... Les seules personnes qui peuvent y venir sereinement sont celles dont le métier est porteur, professions médicales, infirmiers(es) etc... Ne pas succomber à l'appel des sirènes, cythère, ses plages, ses jolies vahinés (n'en déplaise à certains) et aux bungalows sur pilotis des hotels, ça c'est pour les touristes et c'est bien comme ça, mais pour y vivre, y travailler, c'est autre chose.
la petitesse des iles fait que beaucoup s'y ennuient rapidement et deviennent aigris très vite, ç'est comme ça depuis 45 ans. Il n'y a aucune possibilité de s'y adapter si on ne fait pas abstraction d'une partie de soi meme.
reste ensuite les 2 possiblilités d'y venir : le volontariat, et meme avec les difficultés, beaucoup sont deja venus et font ce qu'il faut pour y rester. les mutations : Là est souvent le problème, les enseignants et autres n'y viennent que pour l'indexation de leur salaire et passer du temps a Tahiti.... chez eux sans effort, ça devient souvent l'enfer et la critique devient aisée, d'autant que des fois les tahitiennes(qui ne sont pas toutes obèses) sont de terribles concurentes et attisent la jalousie...je dis "des Fois. les militaires, en général ils s'adaptent mieux; Le meilleur conseil c'est de ne pas vivre en vase clos, et surtout de fréquenter tout le monde oublier aussi que les polynésiensne sont plus des sauvages, ont posé la saguaie aux musées, ne vivent plus tout nus, vont a l'école, à l'université, ont des capacités identiques aux notres, de plus ils sont chez eux donc le respect s'impose..... je laisse plus de détails aux compétents (Bobcat, kikounet, et autres) pardon de ne pas les citer, pour ce qui est des avis, Oui, on peut ne pas etre content, ne pas aimer la polynésie, mais il faut aussi écouter l'avis de celles et ceux qui aiment, qui sont contents qui y vivent..... pour les odeurs, la delinquance, on le voit car Tahiti est petit, on le voit aussi chez nous, ou dans les banlieues, ça pue, il y a des gros, du racisme etc... tous les avis sont a respecter sauf l'irresponsabilité et le manque de courtoisie. Si on ne s'y plait pas, on part, point c'est tout... mauruuru nana.
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Partagés entre le choix de partir vivre en polynésie ou en Nouvelle calédonie, nous souhaiterions en connaitre les avantages et les inconvénients. Notre but étant à terme de ne pas rester inactifs car nous sommes de jeunes retraités et nous nous orienterons vers une destination offrant le plus d'avantages.
Merci aux amoureux de ces destinations de nous communiquer leurs avis (positifs ou négatifs)
Bonjour à toutes et tous,
Cette question est due au fait qu'en 1969/1970, j'ai fait mon service militaire sur cet atoll. Depuis, malgré de nombreuses recherches sur le net, impossible de savoir ce que sont devenus les endroits ou j'ai travaillé, à savoir la centrale thermique qui était couplée à des désalinisateurs qui fournissaient entre autre Mururoa.
De nombreux batiments de logement et administratifs entouraient cette centrale. Du personnel civil de la SNECMA travaillait avec nous
Alors, comme je sais qu'Hao s'est un peu ouvert au tourisme, peut être certaines ou certains s'y sont-ils rendus ces dernières années et pourront ainsi répondre çà mes interrogations ?
Par avance merci à tout le monde.
Jean-Michel
Cette question est due au fait qu'en 1969/1970, j'ai fait mon service militaire sur cet atoll. Depuis, malgré de nombreuses recherches sur le net, impossible de savoir ce que sont devenus les endroits ou j'ai travaillé, à savoir la centrale thermique qui était couplée à des désalinisateurs qui fournissaient entre autre Mururoa.
De nombreux batiments de logement et administratifs entouraient cette centrale. Du personnel civil de la SNECMA travaillait avec nous
Alors, comme je sais qu'Hao s'est un peu ouvert au tourisme, peut être certaines ou certains s'y sont-ils rendus ces dernières années et pourront ainsi répondre çà mes interrogations ?
Par avance merci à tout le monde.
Jean-Michel
bonjour à tous!
voilà, mon mari a la possibilité d'être muté en polynésie française. je suis infirmière est désirerai aussi travailler là-bas. nous avons 2 enfants : 2ans et demis et 5 ans. actuellemnt nous vivons en martinique. j'aurai aimé avoir des renseignement sur les écoles, et où se trouve les hôpitaux; afin de mieux cibler la demande de mutation de mon mari. nous devrions rester pour un séjour d'au moins 4 ans donc on ne voudrai pas se trompé sur notre destination. on aimerai être au calme (la vie ici est trés prenante sur tout pour mon mari et moi bcp de travail), avec une école primaire et maternelle, proche d'un hôpital ou dispensaire pour que je puise retravailler. on se doute que le vie là-bas est cher ( comme ici, importation oblige). quelle est la momaie? quel est le climat.
merci de vos réponses
à+😉
voilà, mon mari a la possibilité d'être muté en polynésie française. je suis infirmière est désirerai aussi travailler là-bas. nous avons 2 enfants : 2ans et demis et 5 ans. actuellemnt nous vivons en martinique. j'aurai aimé avoir des renseignement sur les écoles, et où se trouve les hôpitaux; afin de mieux cibler la demande de mutation de mon mari. nous devrions rester pour un séjour d'au moins 4 ans donc on ne voudrai pas se trompé sur notre destination. on aimerai être au calme (la vie ici est trés prenante sur tout pour mon mari et moi bcp de travail), avec une école primaire et maternelle, proche d'un hôpital ou dispensaire pour que je puise retravailler. on se doute que le vie là-bas est cher ( comme ici, importation oblige). quelle est la momaie? quel est le climat.
merci de vos réponses
à+😉
voila voila suis arrivée a bora depuis samedi.....juste un message pour remercier ceux qui ont pu m'aiguiller (special dedicace a bobcat!!), premieres impressions, bora est une ile magnifique, , , le lagon est indescriptible....
vivre sur le motu demande finalement un peu d'organisation et de patience mais pour le couple de casaniers que nous sommes ca devrai rooler....
je pourrai vous en dire plus quand j'aurai pris du temps pour decouvrir tout ca.....
un petit conseil pour ceux qui veulent venir bosser a bora et notamment ds un des hotels qui peuplent les motus, posez vous les bonnes questions, le coté paradisiaque ne suffira pas, la plupart des jeunes que je rencontre qui sont la depuis plusieurs mois trouvent le temps assez long....je ne veux decourager personne, je viens a peine d'arriver et suis encore eblouie par tout ca, sachez que le jeu en vaut la chandelle en tous les cas pour moi, mais tout le monde ne peut pas vivre ici, je ne pense pas....
merci a tous et a tres vite.....
merci a tous et a tres vite.....
Bonjour. Je souhaiterai partir vivre en polynesie. Actuellement je suis au Liban. Je quitte le pays fin juin le temps de finir mes deux projets audiovisuels.
Aprés un retour en france, je souhaite repartir trés vite en gros fin 2008 ou debut 2009.
mes questions sont :
Y a-t-il de l'emploi dans la protection du patrimoine culturel, musées, bibliothèques..... (licence dans ce domaine)?
Peut-on être sapeurs-pompiers volontaire (comme je le suis actuellement en France)?
Ensuite pour le logement, pratique-t-on facilement la colocation dans les iles?
Je n'ai pas une ile precise comme destination, juste en polynesie française. Par ailleurs j'ai aussi un BTS en assistant de gestion pme-pmi. Y a-t-il aussi des offres dans ce domaine (2 ans d'experience en PME).
Merci d'avance pour vos réponse. Je pense que d'autres questions arriverons par la suite.
Je n'ai pas une ile precise comme destination, juste en polynesie française. Par ailleurs j'ai aussi un BTS en assistant de gestion pme-pmi. Y a-t-il aussi des offres dans ce domaine (2 ans d'experience en PME).
Merci d'avance pour vos réponse. Je pense que d'autres questions arriverons par la suite.
Bonjour,
je vais demander ma mutation en Polynésie (rien n'est fait bien sûr mais je commence à tâter le terrain) et j'ai des bonif si je demande les iles Marquises. Je voulais avoir des infos sur les loyers d'une maison et savoir si elles sont correctes (après 4 ans à Mayotte je souhaite être bien logé), la vitesse de la connexion internet car mon mari travailler beaucoup sur l'orde et surtout d'où le titre de ma discussion la possibilité d'y pratiquer l'équitation en club et d'y posséder un cheval local, peut-on en acheter, combien ça coûte à l'achat et la pension...?
Merci à tous ceux qui peuvent m'aider dans le choix de mes voeux.
Marie
Bonjour , je prepare (sauf imprevues)notre installation à Tahiti, bien sur apres la vente de notre maison;si vous avez des conseils sur les formalites
a effectuer avant notre depart etant retraites 65 et 67 ans, ex:securite sociale, mutuelle, caisse de retraites ;banque et sur notre arrivee;car je pense que les personnes qui sont dans mon cas ou qui sont deja partis sont à meme de me donner les meilleurs conseils.
Merci d'avance et à bientot.
Daniel
bonjour!
mon ami est guitariste, je suis chanteuse, nous sommes musiciens professionnels et nous aimerions venir nous installer en Polynesie en MARS 2010 pour une année minimum. Je suis également esthéticienne et mon ami sans qualification supplémentaire cherchera si besoin des petits boulots.
les hotels recruttent-ils des musiciens (variétés internationales)? Nous allons démarcher par internet on verra bien... (tous vos conseils seront les bienvenus!) comment faire venir le matériel etc...!
Nous ne savons pas grand chose de la réalité de la vie sur place coût du logement à prévoir chaque mois coût de la vie en général etc...
et toutes vos infos nous seront précieuses!!
merki!
mon ami est guitariste, je suis chanteuse, nous sommes musiciens professionnels et nous aimerions venir nous installer en Polynesie en MARS 2010 pour une année minimum. Je suis également esthéticienne et mon ami sans qualification supplémentaire cherchera si besoin des petits boulots.
les hotels recruttent-ils des musiciens (variétés internationales)? Nous allons démarcher par internet on verra bien... (tous vos conseils seront les bienvenus!) comment faire venir le matériel etc...!
Nous ne savons pas grand chose de la réalité de la vie sur place coût du logement à prévoir chaque mois coût de la vie en général etc...
et toutes vos infos nous seront précieuses!!
merki!
salut, voilà c'est décidé cette fois çi je me lance, sinon je ne le ferais jamais et je n'aurais pas réalisé mon rêve, venir m'installer en polynésie, bien sûr ça va paraître bien banal, mais après avoir vécu en mauritanie, sénégal, réunion, nelle calédonie et enfin maroc, je suis revenue en france pour voir si je me réadaptais, niet😕 je suis en bretagne, c'est beau mais la pluie, le vent, le froid, les gens qui ne sourient pas, je baisse les bras, alors j'ai besoin de vous pour me donner des infos: où aller, comment démarrer (je ne suis pas fonctionnaire) comment sont les polynésiens etc....bref je serais une éponge pour tout ce que vous voudrais bien me dire, merci à tous😏
Ia Orana tout le monde!
Je viens de créer un blog sur notre installation en Polynésie Française. Suivez nos aventures, notre arrivée, nos découvertes, nos recherches de jobs... http://iletaitunefoistahiti.blogspot.com/
Bonne lecture!
Nana!
Je viens de créer un blog sur notre installation en Polynésie Française. Suivez nos aventures, notre arrivée, nos découvertes, nos recherches de jobs... http://iletaitunefoistahiti.blogspot.com/
Bonne lecture!
Nana!
En projet de s'installer à Papeete d'ici quelques mois, nous sommes un couple d'infirmier dont un libéral.Nous sommes avides de tous renseignements, astuces et/ou sites internet pour préparer cette installation.
Nous avons un bébé de 9 mois actuellement et connaissons un peu la polynésie pour y avoir vécu pendant 2 ans il y a 15 ans.
Est il facile de trouver un poste en libéral et quel est le chiffre d'affaire moyen ?
un poste dans un bloc opératoire à Mamao ou en clinique ?
Merci pour vos réponses
Nana
Bonjour !!
Je poste ici mon message, car j'emenage à Tahiti mi-juillet et j'essaie d'avoir toutes les infos dont j'ai besoin, C'est pourquoi, je recherche des contactes sur place, qui puissent me donner des conseils.
J'habite St Malo, et je travaille actuellement à Genève. Mon nouvel employeur m'envoie en CDI à Faa'a, et me loge le premier mois, donc au delà, je dois trouver une colocation ou quelquechose dans le style.
Voilà ! si vous pouvez m'aider, nicolas.lbg@hotmail.fr
Merci! Nico
Je poste ici mon message, car j'emenage à Tahiti mi-juillet et j'essaie d'avoir toutes les infos dont j'ai besoin, C'est pourquoi, je recherche des contactes sur place, qui puissent me donner des conseils.
J'habite St Malo, et je travaille actuellement à Genève. Mon nouvel employeur m'envoie en CDI à Faa'a, et me loge le premier mois, donc au delà, je dois trouver une colocation ou quelquechose dans le style.
Voilà ! si vous pouvez m'aider, nicolas.lbg@hotmail.fr
Merci! Nico
Bonsoir !
Je viens d'apprendre (hier) que mon mari était muté à Papeete pour le 15 juin 2008 !
(entreprise privée) Nous sommes un couple de 53 et 51 ans.
J'ignore tout de la Polynésie, sauf les cartes postales. Accepterez vous de répondre
aux 250.OOO.OOO questions (souvent bassement matérielles !!!) que je me pose ?!!😐😎
Merci d'avance;
tatalaulau d'Auvergne.
Bonjour, je suis enseignant en France en école primaire et je souhaite faire une demande de poste pour enseigner en Polynésie.
J'aimerai avoir quelques infos sur le coût de la vie là-bas, prix des logements, l'accés aux soins...et surtout avoir l'avis de différentes personnes ayant tenté l'aventure de vivre en Polynésie.
Est-ce une chose à faire, comment se passe la vie là-bas? l'intégration ? n'est-ce pas difficile de vivre si loin de la métropôle sur un espace aussi réduit et isolé ?
voilà toutes vos infos et impressions sont les bienvenues et m'aideront à me poser les questions et faire le bon choix!
merci à tous.
bonjour a tous et toutes voila ça y 'est je fui d'ici (fait trop froid) et octobre 2009 ciao au revoir pour papeete rejoindre ma douce dulciné a qui je passe le bonjour vaimiti je t'aime................😊
donc j'aurai voulu savoir ou puis je me renseigner pour un envoi de bagages depuis la france vers la polynesie, je cherche sur google mais pas facile facile. je ous en remerice d'avance
merci
merci
Bonjour,
Je suis enseignant en collège et j'envisage de demander une mutation pour la Polynésie. Le problème c'est que je ne peux pas aller n'importe où. En effet, j'ai deux enfants et il faut absolument la proximité d'un lycée. Dans l'archipel des Iles sous le vent, il y a un lycée à Uturoa sur l'île de Raiatea. Je peux, bien évidemment être affecté sur l'un des 2 collèges de cette île. Ma question est la suivante : Est-il envisageable de prendre tous les jours de la semaine la navette maritime entre Raiatea et Huahine ou entre Raiatea et Bora Bora, afin d'aller travailler ? Combien de temps durent ces trajets ? Je n'ai aucune idée de la distance entre ces îles et n'ai trouvé aucune info à ce sujet.
Merci
Je suis enseignant en collège et j'envisage de demander une mutation pour la Polynésie. Le problème c'est que je ne peux pas aller n'importe où. En effet, j'ai deux enfants et il faut absolument la proximité d'un lycée. Dans l'archipel des Iles sous le vent, il y a un lycée à Uturoa sur l'île de Raiatea. Je peux, bien évidemment être affecté sur l'un des 2 collèges de cette île. Ma question est la suivante : Est-il envisageable de prendre tous les jours de la semaine la navette maritime entre Raiatea et Huahine ou entre Raiatea et Bora Bora, afin d'aller travailler ? Combien de temps durent ces trajets ? Je n'ai aucune idée de la distance entre ces îles et n'ai trouvé aucune info à ce sujet.
Merci
Bonjour a tous, un peu comme d'habitude nous venons a la peche aux informations cette fois si pour tahiti du 21 janvier au 15 fevrier a peu pres.
Que pouvez-vous nous conseiller en hebergement vraiment pas chere - de 60euro pour 2. Dans c'est eau la sinon.
Sinon quels sont les lieux incontournables a ne pas louper?
Malgres une recherche pas trop d'adresses.
Merci.
Sinon quels sont les lieux incontournables a ne pas louper?
Malgres une recherche pas trop d'adresses.
Merci.
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple (27 ans). Nous partons le 23 octobre pour 10 mois en polynésie. J'ai obtenu un stage d'interne de 6 mois à l'hopital de Mamao et ma femme qui est instit a pris une année de dispo pour me suivre. Nous ne connaissons personne sur place, alors on voudrait savoir si il est facile de se loger (prix des loyers, facilités pour trouver...) , si il est possible de faire une colocation avec d'autres personnes travaillant dans cet hopital par exemple... Aussi faut-il une voiture obligatoirement ? On nous l'a vivement conseillé! Combien ça coute? Peut on en obtenir une auprès d'une agence de location (grace à l'hopital???).
Ma femme aimerait également travailler sur place, école privé, soutien scolaire, ou anglais au primaire... est ce possible??
On profite du forum pour essayer de prendre contact avant notre départ...avec des gens sur place ou d'autres qui aurait ce meme projet au meme moment???
Merci d'aider 2 petits parisiens bientot loin de chez eux.









