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Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
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Retour de quatre semaines en Chine avec nos cinq enfants
Nous rentrons de 4 semaines en Chine avec nos 5 enfants (4 à 19 ans) : Shanghai, Suzhou, Hangzhou, Tunxi, Luoyang, Pekin. Tout s'est déroulé au mieux, de belles découvertes, un dépaysement total, en somme une très belle aventure familiale dans l'empire du milieu. Si d'autres "aventuriers" sont interessés par des infos concernant : budget, visites, transports, logements, la Chine quand on a 4 ans et qu'on est européen, que sais je encore...Je peux donner quelques infos et partage d'expériences !
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Chroniques d'un été en Chine (2013)
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
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1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit. Christophe Helin

Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.

Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :

L’arrivée.

L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…

Welcome la Chine.

Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.

La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…

Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...

Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…

Ballade en pays Ouighours

Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...

Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.

Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même ��tat qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...

Sur les traces de Marco Polo.

Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...

Retour à la vie communiste.

Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...

Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.

Rien ne vaut tout l’or du monde.

Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...

Il y a des jours comme ça.

Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.

Montagne sacrée et pèlerinage à la …

Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.

Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.

Le retour

Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…

FIN

Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire

Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.

Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis

J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric

A bientôt.
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Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord
Bonjour à tous et toutes.

Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...

Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!

Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....

Jeudi 2 Juin:

Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.

Je suis content.

J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....

Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!

Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....

J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...

Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...

Mon œil!!

Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....

Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!

Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!

Que demande le peuple?

Un lit....

Vendredi 3 Juin

Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.

Un rat!!!!

Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.



Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.

Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.

Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.

Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!

Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...

Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.

La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!

C'est un bus local et ça se voit...



Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!

Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...

Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!

Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!

A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.

Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.

Et là, j'ai cru que j'allais vomir...

Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...

Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!

P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!

Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!

Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!

Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!

Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.

Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.

Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!



Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.

Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!

Samedi 4 Juin

Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.

Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.

La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!



Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.



Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.



Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".

On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".

Soit 20 euros pour 3 cafés...

On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!



Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...

La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.



J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.

Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...

Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...

Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!

Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!







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Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?

Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):

« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……

Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?

Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».

Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).

On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !

Alors allons-y! Premier chapitre:

Les débuts - Xia

La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.

L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.

Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.

Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.

Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.

Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
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La Chine sept ans plus tôt
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.

C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.

J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
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Trois semaines en Chine de l'est en indépendant en septembre 2016
Je me suis lancée il y a peu dans mon premier carnet de voyage : tour de l’Allemagne en famille. Ce premier carnet a été plus simple à réaliser que prévu. Du coup, je me lance dans un carnet sur un séjour plus lointain, que je voulais réaliser depuis un moment

Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.

Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.

Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.

J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.

Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.



Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion

Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés

Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

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Voyage dans le temps au pays des contrastes - de Pékin à Shanghai - 18 jours en Chine (sept 2009)
Un magnifiques pays, gigantesque, tout en contrastes, en plein changement… Des parapluies de couleurs égayant les jours de pluie (voir photo attachée)… Des chinois aussi nombreux que les grains de riz dans un bol, mais tellement gentils, et toujours prêts à faire des compliments… Un voyage dans le temps, depuis la création de l’armée de terre cuite, il y a plus de 2000 ans, à la découverte du futur dans la tour la plus haute du monde à Shanghai… Vraiment un magnifique voyage, très intéressant, très enrichissant, et surtout au cours duquel nous nous sommes vraiment bien amusés !

Avant le départ, comment nous sommes-nous organisé ? Pourquoi la Chine ? Tout simplement parce que mon oncle vit en ce moment à Shanghai, c’est donc une bonne occasion d’y aller, même si ce n’était pas forcément le pays d’Asie qui nous attirait le plus… Comme quoi, ne jamais se fier à des a priori, nous sommes revenus enchantés par ce voyage ! Quoi voir en Chine ? Question difficile s’il en est… Shanghai, c’est sur, pour voir mon oncle, et parce que nous étions attirés par ce côté futuriste… Pékin aussi, je voulais absolument voir la Grande Muraille. Ensuite, la question s’est longtemps posée, allions nous à Xi’an pour voir l’armée de terre cuite ou non ? Après avoir lu et entendu différents avis tous différents sur la ville et sur les Terracottas, nous avons décidé de nous faire notre propre avis et d’y aller. Et ensuite, pour un peu de nature, où aller pour quelques jours avant Shanghai ? Nous avons abandonné l’idée d’aller à Yangshuo, peut-être pour un autre voyage, et nous avons décidé d’aller au Huangshan, car les photos de la mer de nuages nous ont ravis, et parce que mon mari est un montagnard dans l’âme.

Donc voici, dans les grandes lignes, notre itinéraire :5 jours à Pékin2 jours à Xi’an1 jour à Hangzhou2 jours dans le Huangshan5 jours à ShanghaiNous avons pris notre temps, nous en avons bien profité, notre planning était, selon nous, très bien équilibré pour si peu de temps dans ce si grand pays.

Toujours avant le départ, nous avons bien sur réservé les billets d’avion. Vol direct avec Air France, 9h50 pour Paris – Pékin à l’aller, 12h30 pour Shanghai - Paris au retour. Nous avons profité d’une promo sur le site d’Air France au mois de mars (750 euros aller/retour par persoone, en comptant l'assurance annulation). Pas de mauvaise surprise, de quoi s’occuper pendant les longues heures d’avion avec les films, les jeux, les plateaux repas…

Nous avons également fais la demande de visa, environ 2 mois avant le départ (cf ce message)

Et puis je me suis mise au Chinois ! Qui est la langue la plus intéressante que j’ai étudiée jusqu’à présent ! Pour l’intonation, et apprendre des phrases et mots utiles, j’ai utilisé la méthode Harrap’s « Le Chinois avant de partir ». 3 CD, 10 leçons très pratiques, ça aide bien pour les phrases usuelles. Et en parallèle j’ai appris quelques idéogrammes avec le livre « Fun with Chinese characters », le tome 1 uniquement que m’avait prêté un ami. Livre très bien fait qui explique de manière imagée comment sont composés, et comment ont évolués, plus de 150 idéogrammes. Ca aide vraiment à les retenir sans les apprendre par cœur, et ça m’a bien aidé, notamment pour savoir à quel arrêt de bus descendre quand j’étais en Chine. J’ai aussi acheté le guide de poche Harrap’s de conversation « Parler Chinois en voyage », avec un lexique, pratique sur place. J’ai regretté de ne pas avoir pris mon dictionnaire français/chinois (et chinois/français) qui m’aurait permis de communiquer un peu plus avec les chinois…

Autre chose bien pratique, apprendre à indiquer les chiffres avec les doigts (par exemple : 6 = pouce et petit doigt levé, autres doigts repliés) : http://www.chine-informations.com/...et-chiffres_265.html

En parlant de guide papier, je suis partie avec le guide Michelin « Voyager Pratique ». Très bien fait, jamais déçu quand nous avons suivi ses conseils en matière de resto ou d’hôtel. Très bien également pour préparer le voyage, pas mal d’infos sur la culture, les coutumes, les différentes régions, quoi visiter sur place. J’ai également photocopié les pages du Lonely Planet concernant le Huangshan, plus d’info que dans le Michelin (et oubliez le Routard, rien sur le Huangshan dedans). Le LP est disponible partiellement sur google book

Sur place, questions transports, un peu de tout :

Dans Pékin : nous avons surtout pris le bus, pour 1 yuan le trajet. A payer quand on monte dans le bus au chauffeur ou au milieu du bus, selon les bus. Assez pratique, le mieux étant d’avoir le nom de l’arrêt écrit en caractères chinois pour savoir où descendre.

Pékin – Xi’an : Train de nuit en couchettes molles, 400 yuans par personne, réservé par l’intermédiaire de notre hôtel à Pékin (qui s’est pris une commission de 25 yuans, donc le billet revient à 425 yuans). Très confortable, compartiment de 4 personnes, nous avions les couchettes du haut, le mieux pour éviter que tout le monde squatte mon lit. Petits chaussons fournis pour se déplacer dans le wagon.

Dans Xi’an : Toujours les bus, cette fois ci à seulement 5 jiaos le trajet. Taxi pour aller à l’aéroport (120 yuans le trajet, avec compteur, attention il faut payer le péage, en plus du prix indiqué au compteur)

Xi’an – Hangzhou : vol sur Hainan Airlines, réservés sur elong.net depuis notre hôtel à Pékin. Très bonne compagnie, plateau repas même pour un vol si court, de la place pour les grandes jambes, personnel de bord super gentil. 820 yuans par personne.

Dans Hangzhou : bus (2 ou 3 yuans le trajet) ou taxi (environ 25 yuans par trajet, avec le compteur)

Hangzhou – Tangkou : bus réservé la veille à la gare routière de Hangzhou. Nous avons pris le bus nous permettant d’aller directement à Tangkou, sans passer par Tunxi, donc pour être plus proche des Montagnes Jaunes. Environ 3 heures de trajet. Il y a 5 départs par jours. 95 yuans le trajet

Tangkou – Shanghai : bus réservé 2 jours à l’avance par Mr Cheng (je reparlerai de lui plus tard, c’est le chinois le plus merveilleux du monde !!) Environ 6 heures de trajets, et pas mal d’arrêts… Bus assez vieux, qui prend l’eau, nos sacs étaient trempés en arrivant à Shanghai, toutes nos affaires dedans aussi (dommage pour les livres achetés à Pékin…)

Dans Shanghai : Metro, 3 yuans le trajet si on reste sur la même ligne (nous n’avons pris que la 2), billets achetés aux machines automatiques. Taxi, environ 20 yuans le trajet pour un trajet en centre ville. Attention, pas mal d’embouteillages pour rejoindre l’aéroport, il faut bien compter une heure. Je m’étais renseigné au sujet des transports dans cette discussion

Question logement maintenant :

A Pékin, nous avions réservé une chambre plus de 2 mois à l’avance (réservation nécessaire pour la demande de visa) dans une auberge de jeunesse dans bien placé dans un hutongs très agréable au nord de la Citée Interdite. 300 yuans/nuit pour une belle chambre double, propre, avec toilettes et douche privées, petit déjeuner compris (10 ou 15 yuans sont à ajouter pour le thé ou café, mais de base on a jus d’orange, toasts, œuf, saucisse) Le personnel de l’auberge, parlant anglais, est vraiment super agréable, très gentil, répondant à toutes nos questions et nous donnant chaque jour des petits cartons avec les noms des lieux où nous voulions aller écrit en chinois. Internet : 3 postes, 3 yuans la demi-heure Billard : gratuit Réservation de billet de train, d’hôtel, organisation d’excursion sur la Grande Muraille, réservation de billet pour des spectacles… Vraiment, je conseille ce lieu ! Voici leur site internet : http://www.backpackingchina.com/

A Xi’an, nous avions réservé depuis Pékin par téléphone une auberge de jeunesse très bien placé (juste à coté de la Tour du Tambour) Accueil presqu’aussi agréable qu’à Pékin. Chambre double avec toilettes et douche privée (qui inonde le couloir… pas de vrai douche, juste un jet entre le lavabo et les toilettes…) pour 160 yuans/nuit. Petit déjeuner non compris, mais une très grande carte au restaurant de l’hôtel pour le p’tit dej’ ou pour manger à toute heure. 100 yuans de caution qu’on récupère en partant. Ils nous ont réservé l’auberge de jeunesse à Hangzhou, dans la même chaîne. Ils organisent également pas mal de visites. Et ils ont un petit chiot vraiment à croquer, quel amour ce chien !! http://www.itisxian.com/xianhostel/ Nous voulions au départ choisir l’hôtel Shuyuan http://www.hostelxian.net/en/web/index.asp mais comme il était complet quand nous avons appelé pour réserver, il nous a renvoyé vers le Hang Tang, qui fait parti de la même chaîne.

A Hangzhou, nous étions situés un peu en retrait du lac, au sud. Le mieux pour rejoindre l’hôtel reste le taxi, même si plusieurs lignes de bus passent devant. Hôtel agréable, même standing qu’à Xi’an. Pas d’adorable chiot, mais une famille de chats nourris par l’hôtel et les clients du restaurant ! Chambre double avec toilettes et douche privée (toujours l’inondation) pour 180 yuans/nuit (prix différents en fonction du jour de la semaine http://www.hostelhangzhou.net/.../content.asp?id=2187 ). 80 yuans de caution. Sol de la chambre un peu sale, mais toilettes très propres. Les indications sur leur sites qui expliquent comment venir en bus depuis l’aéroport sont très claires, on ne s’est pas perdu, mais le trajet est long, j’aurai préféré prendre le taxi. http://www.hostelhangzhou.net/...zhouen/web/index.asp

A Tangkou, grâce à Mr Cheng, nous avons eu une chambre super luxueuse et très très propre dans un grand hôtel proche de son restaurant, avec salle de bain (pas d’inondation), toilettes, super grand lit, écran plat… Pour 400 yuans (c'est-à-dire 2 fois moins cher que le prix normal).

Au sommet du Huangshan, nous avons dormi à l’hôtel Beihai, dans un petit cabanon très propre, avec douche et toilettes. 700 yuans, p’tit dej non compris. Réservé la veille par Mr Cheng.

A Shanghai, nous avons dormi chez mon oncle qui vit chez un ami chinois, tout prêt de la Place 66, dans une petite maison très agréable, à l’ombre d’une grande tour moderne (quand je parle de contrastes !!)

Je ne vais pas plus loin avant de parler de Mr Cheng ! Nous avons suivi les conseils du Lonely Planet, et dès que nous avons vu son restaurant par la fenêtre du bus venant de Hangzhou, nous sommes descendus ! Il nous a accueillis les bras ouvert, comme si nous étions de vieux amis ! Il parle très très bien anglais, et se débrouille en français. Il a organisé notre séjour au Huangshan de A à Z : hôtel à Tangkou, hôtel au sommet, bus pour Shanghai, visite de la Vallée d’Emeraude. Il nous a également donné une carte du Huangshan, avec pas mal de conseils pour visiter le sommet. Il m’a permis d’appeler Shanghai avec son portable, et nous a emmené en moto jusqu’à l’arrêt de bus qui nous amène au téléphérique pour monter au sommet. Et puis, ce qui ne gâche rien, sa femme fait merveilleusement bien la cuisine, et ses pancakes à la banane sont vraiment un délice ! Bref, si vous allez à Tangkou, je vous conseille vraiment d’aller voir Mr Cheng, un homme très sympathique, vraiment prêt à rendre service, bref, comme je disais au début, le chinois le plus merveilleux du monde ! adresse : accross from the post office email : simoncheng1978 163.com Sa carte de visite est en pj de ce message.

Un petit mot aussi sur le budget. Je n’ai pas tenu de carnet de compte. J’ai déjà donné quelques infos sur les prix des transports et des hôtels. Concernant les prix des visites, je les indiquerai plus bas, quand je décrirai ce qu’on a fait sur place, dans chaque lieu visité (et quand je m'en souviens...). Concernant les restaurants, on peut avoir un très bon repas pour 40 yuans par personnes. On peut aussi manger beaucoup moins cher dans des petites gargotes de rues, et plus cher dans des restos plus chics. 40 yuans par personne, ça fait une moyenne. Bien sur, tous les prix que je donne sont des prix de septembre 2009, l’inflation étant ce qu’elle est, ils peuvent augmenter…

Maintenant que j’ai tracé les grandes lignes, je vais pouvoir raconter ce qu’on a vu, ce qu’on a aimé, ce que nous avons fait, bref notre voyage en Chine !

Pékin

Jour 1 (dimanche 6 septembre 2009) Bien décalqués quand on arrive à 6h du mat’, après 10 heures d’avion, sans avoir dormi… Je m’en doutais un peu, j’avais donc fais une petite recherche avant de partir pour avoir des idées de quoi tranquilles à Pékin pour cette première journée (cf cette discussion http://voyageforum.com/v.f?post=2488516; ) Nous avons plus ou moins suivi ces conseils, et avons passés la matinée à la Colline du charbon (Jingshan Park), très agréable, zen, calme, des gens faisant du tai-chi, d’autres de la musique… Et une magnifique vue sur la Citée Interdite depuis le sommet ! Entrée 5 yuans. Après midi au Temple des Lamas (25 yuans l'entree). Ambiance très agréable également, beaucoup de jeunes venant prier, l’odeur d’encens, des moulins à prières et le plus grand Buddha du monde ! En sortant du Temple, nous prenons un thé au gingembre au salon de thé Confucius, délicieux ! Et ça réveille un peu pour tenir jusqu’au soir…

Jour 2 (lundi 7 septembre 2009) Place Tian An Men et Citée Interdite. Que c’est grand ! Et que c’est blindé de touristes chinois qui se bousculent ! Les bâtiments de la Citée Interdite sont très beaux, bien qu’un peu tous pareil quand on y passe la journée complète. Les jardins de l’Empereur sont vraiment magnifiques ! Entrée 60 yuans, audioguide 40 yuans + 100 yuans de cautions qu’on récupère quand le rend. Cafétéria à l’intérieur qui propose du porc au curry (par exemple).

Jour 3 (mardi 8 septembre 2009) Grande Muraille !! Nous avons réservé auprès de notre hôtel l’excursion de Jinshanling à Simatai (520 yuans pour 2). Vraiment superbe journée ! 8 km de muraille qui monte et qui descend, 4 heures de marche, de superbes paysages ! On se rend vraiment compte de l’ampleur de la muraille ! Mon plus beau souvenir du voyage ! Il n’y avait pas grand monde, on a vraiment bien profité de la journée. Attention, prévoir de faire les courses la veille pour avoir de quoi manger au petit déjeuner (départ à 6h40) et au pique-nique du midi. D’ailleurs pas beaucoup de temps pour le déjeuner, on n’a que 4 heures pour faire tout le trajet… Un peu cours pour moi qui aurais bien aimé prendre plus de temps pour bien en profiter, et faire une vraie pause pique-nique. Je conseille du coup la montée en téléphérique à Jingshanling, pour gagner 30 minutes de marche (30 yuans). Pour en revenir aux courses à faire la veille, ne vous étonnez pas si tous les produits que vous achetez semblent périmés, c’est en fait la date de fabrication du produit qui est indiquée, et non la date de péremption. Il est quand même précisé (en chinois) au bout de combien de temps le produit est périmé. Aparté terminé, revenons à la grande muraille ! Le temps était idéal, beau mais un peu nuageux, le soleil ne tapait pas, du coup je n’ai pas souffert de la chaleur. J’ai vu des gens en tongs, d’autres en tennis, d’autres en chaussures de randos et bâtons de marche… Tout le monde est arrivé à peu près en même temps. En tous cas, moi qui ne suis pas sportive, j’ai fais cette balade sans problème (comparée au Huangshan que nous avons fait plus tard, c’est une balade de santé !) Soirée au Lac Houhai. Super ambiance, des chinois qui dansent dans la rue, d’autres qui jouent à la corde à sauter ou à la balle, plein de resto, de bars super tendance. On a vraiment bien aimé ! Diner dans un bon resto au bord du lac, un hot pot vraiment délicieux ! Et brochettes de fruits caramélisées en dessert, achetée dans la rue, très bon aussi !

Jour 4 (mercredi 9 septembre 2009) Palais d’été. La maison de vacances de l’Empereur ! Beaucoup de monde, mais comme c’est très grand, ça ne pose pas de problème. Très beaux bâtiments, surtout quand on monte en haut de la colline. Très belle balade autour du lac, très peu de monde aussi, de jolis ponts, des saules romantiques… Vraiment agréable. Pour y aller depuis notre hotel : bus 107 jusqu'au zoo, on traverse l'avenue en prenant le passage souterrain, et à la gare routière en face on prend le 332. Palais d'été : 60 yuans l'entrée EDIT : dans ce message, marathon exlique comment y aller en métro (ligne 4, prolongée fin septembre 2009) De retour au Lac Houhai en soirée, ça nous avait bien plus la veille ! Ce soir on mange un poulet aux cacahuètes, succulent.

Jour 5 (jeudi 10 septembre) Matinée très calme au Parc Beihai (20 yuans l'entree), farniente et balade au bord du lac. Puis direction Wangfujing, ambiance complètement différente dans cette rue très commerçante. On fait un tour dans une très grande librairie, quelques achats. On passe une petite rue, ambiance encore différente, des brochettes et autres nourriture improbable, comme les scorpions vivants ! Bon je n’ai pas gouté… J’ai préféré aller déjeuner au Ajisen Ramen, très bon resto japonais, dans un centre commercial. Soirée à la gare avant de prendre le train de nuit pour Xi’an. Impressionnante cette gare, immense, blindée de monde !!

Je n’ai pas parlé des Hutongs. Nous logions dans un hutongs, donc nous passions dedans tous les jours et tous les soirs. Très agréables, enfin celui dans lequel nous étions en tous cas, très calme, comme un petit village.

Xi’an

Jour 6 (vendredi 11 septembre) Matinée tranquille, thé de bienvenue et p’tit dej à l’hôtel. On part en fin de matinée pour visiter l’Armée de Terre Cuite ! Depuis l’hôtel, bus 611 jusqu’à la gare routière (0.5 yuan), puis 306 (7 yuans) jusqu’au terminus (environ 1h30 en tout). Entrée du site : 90 yuans Je voulais les voir par moi-même, et franchement je n’ai pas été déçue. Dans le premier hall, accueilli par les marionnettes géantes qui ont eu un rôle lors de la cérémonie d’ouverture des JO de 2008, on découvre des chariots de bronze, très bien conservés, très beaux, ainsi que d’autres objets et de très belles statues de terre cuite, que nous pouvons voir de près, elles sont vraiment belles. Dans le deuxième hall, on découvre une reconstitution du lieu tel qu’il était quand il a été découvert, avec les soldats cassés. Et enfin, clou du spectacle, nous entrons dans le 3eme hall, immense hangar, pour voir les centaines de statues, toutes alignées, soldats, chevaux, généraux… C’est impressionnant ! Impressionnant d’en voir autant, de les voir en vrai, impressionnant de savoir qu’elles datent de plus de 2000 ans, impressionnant d’imaginer le travail pour les remettre d’aplomb, impressionnant quand on sait qu’il y en a encore plus toujours enterrés… Pour finir la visite, nous pouvons voir un film sur 360 degrés retraçant l’histoire de la région à travers l’histoire de l’armée de terre cuite, très intéressant. De retour à Xi’an en fin de journée, nous passons la soirée dans le Quartier Musulman. Super ambiance, des échoppes, des cuisines de rues, des petites cantines, des odeurs d’épices, de nouilles chaudes, de viandes, de fruits confits… On s’en met plein les yeux aussi, toutes ces lumières, ces couleurs, cette animation… Tous nos sens sont en éveils ! Un vrai plaisir ! Nous visitons également la Tour du Tambour, de nuit. Très beau musée à l’intérieur, très belle vue sur la place et sur la Tour de la Cloche, spectacle de tambour également. J’ai même frappé un gros tambour !

Jour 7 (samedi 12 septembre) Matinée à la Pagode de la Grande Oie Sauvage. Nous y allons en bus (bus 610, 1.5 yuans). Dommage que le temps ne soit pas formidable, petit crachin breton… Mais le lieu est très calme, très agréable. Nous montons tout en haut, pour découvrir la vue sur Xi’an depuis le sommet tout en admirant la calligraphie exposée dans la Pagode. Déjeuner de raviolis au Defachang, face à la Tour de la Cloche (au nord ouest de la place). Nous arrivons trop tard pour le buffet qui est fermé au 1er étage, mais nous nous régalons au rdc de raviolis bouillis ou à la vapeur. Ambiance cantine très sympa, les serveurs passent avec des gros chariots pour nous apporter ce qu’on a commandé au comptoir, ou des accompagnements (champignons, brochettes…). Nous passons l’après-midi dans le Quartier Musulman, pour le voir de jour également. Toujours cette même ambiance que j’aime tant ! Nous visitons la Grande Mosquée (25 yuans). Etonnante quand on est habitué aux mosquées d’Egypte ou de Turquie, ici les bâtiments sont très « chinois » ! Les jardins sont très zen, vraiment reposants, un havre de calme en plein cœur de ce quartier très animé. Intéressant aussi de voir sur les mêmes panneaux de bois de la calligraphie arabe et chinoise. Nous terminons notre séjour à Xi’an par la visite d’une maison traditionnelle. Nous prenons la « formule » visite + dégustation de thé + spectacle d’ombres chinoise. La maison en elle-même est très intéressante à visiter, avec ses pièces séparées par des jardins, ses hautes marches pour empêcher les démons accrochés aux semelles d’entrer dans les pièces en même temps que nous. Nous nous régalons lors de la dégustation de thé (thé vert, thé oolong au gingseng, thé noir au litchi, thé au jasmin…), avec beaucoup d’explications sur les différents thés, quand jeter la première eau, quels sont les effets de chaque thé pour la santé. Et du coup, forcément, nous en achetons pour nous ! Le spectacle d’ombres chinoises, racontant le Voyage Vers l’Ouest, est vraiment excellent ! Raconté en chinois, mais on connait l’histoire, donc ce n’est pas grave. Un petit côté guignol, vraiment un bon moment de détente ! Diner au Ajisen Ramen, qui a, contrairement aux autres restaurants de la chaîne que nous avons testé, une carte de sushi et sashimi, vraiment délicieux ! Poisson très fondant, très bon !

Hangzhou

Jour 8 (dimanche 13 septembre) Départ de Xi’an le matin, vol pour Hangzhou, arrivée dans l’après-midi, long trajet en bus pour trouver l’hôtel… Bref, journée de transports… Mais très bonne soirée au restaurant de l’hôtel avec les adorables petits chatons et leur maman !

Jour 9 (lundi 14 septembre) On quitte l’hôtel à pied pour aller sur le Lac de L’ouest. Arrivée au lac, on prend un bateau pour aller sur une première île (Petite Montagne des Immortels), que nous visitons. Elle est très agréable, très zen, petit jardin chinois au milieu du lac. Puis on reprend le bateau pour aller de l’autre côté du lac, sur l'île de la Colinne Solitaire. Déjeuner de crevettes au thé ou au riz croustillant au Louwailou (30 Gushan lu). Restaurant assez chic, mais vraiment bon. Après déjeuner, nous prenons le bus (bus K7, 2 yuans) pour aller au départ du téléphérique pour monter au Temple Lingyin (temple de l'esprit retiré). Très beau temple, beaucoup de gens venant prier (comme dans les autres temples que nous avons visité). Le buddha qui nous accueille à l’entrée du temple est super jovial, on dirait qu’il sort, lui aussi, d’un bon repas ! Nous redescendons la colline par l’autre versant, très belle balade en pleine nature. Nous arrivons dans un quartier populaire, ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent, rien de tape à l’œil, on se croirait en banlieue parisienne. On traverse ce quartier pour rejoindre la gare routière pour acheter nos billets de bus pour Tangkou. Nous prenons ensuite un taxi (25 yuans) pour rejoindre l’est du Lac, Hubin Road. Coucher de soleil sur le lac, illumination, ambiance très agréable de bord de mer… Puis diner au Ajisen Ramen (c’est qu’on aime bien ça nous, les ramen ! Et puis les fraises givrées en dessert, avec chocolat blanc et glace à la vanille… mmmhh que ça fait du bien !)

Huangshan

Jour 10 (mardi 15 septembre) Arrivée à Tangkou en début d’après-midi, déjeuner au restaurant de Mr Cheng d’un délicieux poulet aux cacahuètes, et un autre aux champignons et pousses de bambou. (Je ne pourrais pas assez vous conseiller de vous arrêter à son restaurant ! oui, il a du me payer en pancakes à la banane pour que je lui fasse tant de pub…) Après-midi dans la Vallée d’Emeraude, l’un des lieux de tournage de Tigre et Dragon. Lieux très agréable, foret de bambous, petite rivière, petites cascades… Très belle balade, avec un côté sympa et romantique avec la brume qui tombe en soirée. (50 yuans) Diner au restaurant de Mr Cheng, toujours un régal, avec des pancakes, aux pommes ou à la banane, en dessert.

Jour 11 (mercredi 16 septembre) Après un p’tit dej’ chez Mr Cheng, il nous emmène en moto vers 10h au point de départ des bus montant jusqu’au départ du téléphérique des Marches de l’Est. Entrée du parc du Huangshan : 230 yuans par personne, téléphérique : 80 yuans Oui, nous prenons le téléphérique pour monter, bon choix quand on sait ce qui nous attends en haut ! Première vision du Huangshan assez impressionnante lorsque le téléphérique entre dans les nuages. On a l’impression d’entrer dans le néant ! Et d’un coup, on sort de la brume, et la mer de nuages s’étend au dessous de nous… Vision vraiment féérique ! Après avoir monté nos première marches (et il y en aura des milliers !) pour poser nos affaires à l’hôtel, nous nous dirigeons vers la Mer de Nuages de l’Ouest. Magnifique balade de 5 heures et de centaines de milliers de marches (dur dur à la fin) dans le Canyon de l’Ouest, paysages d’un autre monde, en ombre chinoise sur le brouillard, ambiance très mystique, on se croirait dans les brumes d’Avalon… Très beaux paysages également lorsque nos pas (et les marches) nous amènent sous les nuages ! 5 heures après, bien crevé, nous allons diner au restaurant de l’hôtel Beihai (plutôt prendre à la carte, le buffet est assez cher, 120 yuans, n'est pas terrible).

Jour 12 (jeudi 17 septembre) Lever très tôt ! 4 heures du matin ! Mais nous serons récompensés de nos efforts en voyant un magnifique lever de soleil sur le Huangshan ! Bon il faut faire abstraction des dizaines de chinois derrière nous, mais nous sommes bien placé et profitons du spectacle du soleil se levant, embrasant le ciel, pendant un long moment ! Lorsque le soleil, plus haut dans le ciel, donne une couleur jaune dorée à la montagne, nous pouvons admirer la mer de nuages onduler sous nos yeux, vraiment un spectacle magnifique ! Après un p’tit dej rapide, nous redescendons le Huangshan par les Marches de l’Ouest. Très belle balade à nouveau, dès qu’on arrive à distancer les groupes de chinois, qui sont de moins en moins nombreux une fois passé l’arrivée du téléphérique. Et ce jour là, il fait super beau, du coup nous pouvons vraiment profiter du paysage somptueux, vraiment magnifique ! De retour à Tangkou, nous déjeunons au restaurant de Mr Cheng avant de prendre le bus pour Shanghai…

Et en complément une discussion très complete sur le Huangshan et ses environs, merci Idir !)

Shanghai

Jour 12 (jeudi 17 septembre) Arrivée le soir à Shanghai, très bien accueillis par mon oncle et son ami chinois, ça fait du bien de se poser dans une petite maison ! Diner au restaurant cantonnais Casual Dinner, tout près de la Place 66, à côté de la Bank of China. Délicieux poisson jaune, et succulents dian xin (raviolis, petites bouchées aux crevettes, petites soupe à la papaye…) Et retour à la maison pour une bonne nuit bien mérité !

Jour 13 (vendredi 18 septembre) Petite balade sur Nanjing Lu, sur le Bund (qui est en travaux pour l’expo universelle de 2010), autour de la Place 66, au Parc Yu (nous sommes arrivés trop tard pour visiter le jardin Yu, il ferme à 16h30, dommage…), dans les lilongs… Bref, un premier aperçu de Shanghai qui est une ville toute en contraste, oscillant entre modernité et tradition, ville très agréable. On profite de notre balade sur Nanjing Lu pour nous arreter à la boutique Yunhong pour acheter de magnifiques baguettes, beau cadeau pour offrir en France (et pour nous aussi !)

Jour 14 (samedi 19 septembre) Matinée dans le quartier du Temple Jing'An. Entrée gratuite car c’est le 1er jour du nouveau mois lunaire. Quelle foule venant prier ! Quelle contraste avec la petite place à côté, avec concours de karaoké et Burger King, qui est tout aussi bondée, par les mêmes personnes d’ailleurs, mais qui symbolise le futur, en contraste avec le temple, vestige du passé au milieu des buildings… Nous passons ensuite devant le Paramount, qui a su garder, du moins dans l’entrée, un cachet « années 20 ». Et nous flânons dans le jardin du Palais des Enfants que nous ne pouvons malheureusement pas visiter le weekend sans avoir réservé. Avant de rentrer, petit arret au Palais des Expositions, batiment etonnant dans un style realisme socialiste. Après déjeuner, nous allons dans la Rue des Antiquaires. Tout un tas de petites échoppes de bric à brac, nous dénichons quelques trucs sympas qu’il faut négocier dur ! Très sympa en tous cas. Nous nous arrêtons dans une boutique de thé qui propose une dégustation gratuite avant d’acheter. Nous goutons le thé au jasmin avec la fleur qui s’ouvre dans l’eau, non seulement il est bon, mais en plus il est beau ! A la nuit tombée, nous longeons le Bund (Wai Tan en chinois) pour aller au Bar Rouge, et avoir une magnifique vue sur Pudong illuminé depuis la terrasse du bar ! Impressionnant toutes ces lumières, toutes ces couleurs, tous ces clignotements ! Et quel contraste encore, quand on pense que une heure plus tôt nous côtoyions des échafaudages en bambous dans la rue des antiquaires !

Jour 15 (dimanche 20 septembre) Matinée à Zhouzhuang, très mignon petit village, faisant penser à Venise ou Bruges avec ses canaux. De belles maisons traditionnelles, de petites barques sur les canaux… Très bucolique si on fait abstraction des dizaines de groupes de chinois et de toutes les boutiques souvenir… Entrée du centre historique de Zhouzhuang : 100 yuans De retour à Shanghai, nous allons à Pudong en fin d’après-midi pour un saut dans le futur ! Nous nous faisons plaisir et prenons un billet (150 yuans) pour monter tout en haut de la Perle de l’Orient, cette belle tour en forme de fusée ! Quelle belle vue depuis le sommet, à 350 mètres d’altitude ! On voit une mer de building s’étendre jusqu’à l’horizon, c’est impressionnant ! Le coucher de soleil depuis le haut de la tour vaut à lui seul le détour. Un peu flippant de marcher sur la plaque transparente, en voyant les minuscules voitures tout en bas sous nos pieds ! Mais on s’y fait, et on s’amuse bien ! Pour continuer notre voyage dans le futur, nous décidons de faire partie des premières personnes à monter tout en haut du Shanghai World Financial Center, la tour la plus haute du monde, qui n’a ouvert ses portes au public que 15 jours plus tôt ! (150 yuans aussi) Elle a peut-être une forme de décapsuleur vu de l’extérieur, mais des que nous entrons à l’intérieur, nous sommes projeter dans un monde futuriste, ambiance vaisseau spatial, ascenseur silencieux montant très rapidement à 474 mètres d’altitude… Et arrivés au sommet… Nous avons l’impression de dominer le monde depuis cette hauteur ! La ville est maintenant complètement illuminée, une multitude de point lumineux, comme si on la voyait depuis un avion… Nous avons aussi une magnifique vue sur la Perle de l’Orient, qui nous parait bien petite à présent… Ce fut vraiment un grand moment de notre voyage. Nous finissons notre soirée à Pudong, sur le bord du fleuve, devant les bateaux illuminés et les immeubles du Bund éclairés, en écoutant un chanteur accompagné de sa guitare et en dégustant une glace… Que du bonheur !

Jour 17 (lundi 21 septembre) Ce matin, direction la rue des librairies pour retrouver les livres qui ont été abimés lors du trajet en bus depuis Tangkou. J’en profite pour acheter les tomes 2 et 3 de « Fun with Chinese characters », ainsi qu’un livre de cuisine française écrit en chinois. Du coup nous arrivons un peu tard au Musée de Shanghai. Nous avons quand même le temps de voir les salles de la calligraphie, des sceaux et de la monnaie avant la fermeture à 17h. Pas grave, comme il est gratuit, on y retournera le lendemain ! Nous retournons ensuite à Pudong pour passer la soirée sur le bord du fleuve, toujours en mangeant une glace. Ambiance vraiment agréable pour notre avant dernière soirée.

Jour 18 (mardi 22 septembre) Retour au Musée de Shanghai pour visiter les autres salles. Musée très bien fait et très intéressant, même si une approche chronologique aurait été pas mal aussi à mon avis. La calligraphie est très belle, la salle des monnaies est très intéressante, surtout la petite salle sur les échanges de monnaies à l’âge d’or de la route de la soie. Les peintures sont très belles également. De magnifiques bronzes sont exposés, ainsi que de magnifiques pièces de jade de différentes couleurs, et de magnifiques porcelaines. La salle des sculptures, avec tous les buddhas, est intéressante également. Pour notre dernier repas en Chine, nous faisons une orgie de sushis, sashimis, brochettes, poissons cuisiné, le tout arrosé de saké chaud ! Au restaurant Uminosachi, près de la Place 66, nous avons la carte à volonté pour 160 yuans par personne, boissons comprises ! Et la carte est un vrai roman, on a le choix, et on goutte à tout ! Ambiance très sympa dans ce restaurant envahi par les jeunes chinois très influencés par le Japon, leur look en dit beaucoup. adresse du resto : 123 Nan Yang Lu. Il y a d'ailleurs plusiers resto de cette chaine agreable. http://www.eat150.com/ Et en fin de soirée, cours de raviolis à la maison ! Pas facile de prendre le coup de main pour qu'il soit bien présentables !

Jour 19 (mercredi 23 septembre) Retour à Paris après de longues heures passées dans l’avion… Les valises chargées de thé histoire de prolonger nos vacances une fois rentrés !

Il ne me reste plus qu’à remercier tous ceux qui m’ont bien aidé à préparer mon voyage ! Ragamuffin, Mariecurry, Nemo1001, SeniorCH, Marathon, Philobate, VoyageurTibo, Melanche, Kro2046, Jackfack et tous ceux que j’oublie, mais qui ont répondu à mes questions sur le forum, ou qui m’ont tout simplement inspiré quand j’ai lu leurs messages.

Et puis à souhaiter un bon voyage à tous ceux qui vont partir prochainement dans ce merveilleux pays !
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Voyage à la découverte de l'Amour
L'Amour... Comme nombre de mes semblables, ce mot m'a toujours fait rêver et depuis ma tendre enfance, je rêvais de le connaître, de pouvoir associer un vécu, des souvenirs, des expériences à ce mot si magique. Car à 31 ans, je ne l'avais jamais connu l'Amour avec un grand A, celui que seule une petite minorité de terriens a pu un jour connaître ou tout simplement effleurer. Et si du haut de mes quelques années de vie et de voyages j'ai déjà pu accumuler un certain nombre d'expériences intéressantes, l'Amour restait encore quelque chose pour moi de mystérieux et d'inconnu.

Une semaine de vacances plus ou moins imposées au dernier moment en cet été 2007 allaient représenter une chance unique de partir à la découverte de l'Amour. Et à ce quasi-dépucelage voyagiste allait s'ajouter une autre première en ce qui me concerne: j'allais voyager avec des amis, ce qui était une véritable révolution pour le voyageur solitaire que je suis en général. Un couple d'amis français de passage en Chine, que je désignerai sobrement par les initiales H. et K., étaient tout à fait disposés à m'accompagner dans cette quête de l'Amour. Je savais que je ne risquais pas grand chose en voyageant avec eux. Habitués aux rythmes effrénés, et partageant bon nombre de centres d'intérêts avec moi (surtout H.), ils allaient être les compagnons idéaux pour ce voyage initiatique.

Inutile de préserver le suspense plus longtemps, l'Amour, je peux maintenant dire au terme de ce voyage que je l'ai rencontré. Mais j'y reviendrai plus tard. Si l'Amour était effectivement le but principal de ce voyage, il n'y a quand même pas que ça dans la vie, et il s'est passé bien des choses pendant ces 9 jours, avant et après la rencontre avec l'Amour. Je savais instinctivement que c'est dans le nord-est de la Chine, dans l'ancienne Mandchourie, que je rencontrerais l'Amour. Dans la province du Heilongjiang que je n'avais encore jamais explorée pour être exact, ce qui tombait très bien car en cet été caniculaire, elle devait être une des plus agréables de Chine, d'un point de vue strictement climatique.

Ce voyage a donc commencé un beau et chaud samedi matin par un vol en direction de Pékin où m'attendaient mes amis avec qui nous devions rejoindre ensemble Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, un peu plus tard. Arrivé sans encombres à l'hôtel, j'ai retrouvé H. et K. puis nous nous sommes mis en quête d'un billet de train pour Harbin, ce qui s'est avéré être une opération plus difficile que prévue (ils avaient déjà échoué la veille). Mais ce voyage à la découverte de l'Amour allait être placé sous le signe de la chance, et une aubaine miraculeuse nous fit décrocher trois places en couchette molle le soir même pour Harbin, à un horaire parfait. Cela ne me laissait qu'une demi-journée pour profiter de Pékin, une ville où j'étais déjà allé à plusieurs reprises, mais souvent en coup de vent, et où j'avais plusieurs choses à faire. La première, et aussi bien H. que K. ne pouvaient que m'encourager à assouvir ce vice, consistait à aller déguster un délicieux canard laqué au Yawang, le roi canard, un des restaurants les plus en vue de la ville pour cette spécialité. On a beau rechercher l'Amour avec un grand A, ce n'est pas une raison pour étouffer l'amour de la bonne bouffe!
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Explosion de l'économie chinoise
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
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Grippe aviaire en Chine: Jiangsu, Shanghai
Bon, ça n'a pas l'air trop inquiétant pour l'instant mais neuf cas de grippe aviaire ont été détectés dans les provinces orientales du Yang-tsé (Jiangsu, Zhejiang, Shanghai) et trois personnes en sont déjà mortes. Il semble que ce soit une nouvelle souche du virus. Ici, ce n'est pas du tout l'hystérie, on en parle à peine. Mais si vous visitez ces provinces ces prochaines semaines, tenez-vous quand même au courant.
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La Chine en délire
Je n'aurai pas la prétention de paraphraser Albert Londres et son célèbre La Chine en folie, mais les gens qui ont vécu ou voyagé en Chine ont forcément été témoins de trucs un peu délirants. La Chine, et c'est pour ça qu'elle est aussi attirante, est un monde en soi, très différent de ce qui à cours sur le reste de la planète, avec une logique propre, parfois difficilement appréhendable. Je vous propose donc ce fil d'infos et de discussions un peu fourre-tout sur tout ce qui nous étonne en Chine. Que chacun y apporte librement ses réflexions pour l'enrichir...

Et on commence par la future mode de cet été: http://chine.aujourdhuilemonde.com/contre-les-pervers-les-chinoises-adoptent-les-collants-poilus

Qui connaît la Chine sait que les Chinoises ont les plus belles jambes du monde et ne se cachent pas pour les montrer (LE pays de la minijupe). La suite du raisonnement, par contre, est un peu plus difficile à suivre: "ça me gêne que les gens regardent mes jambes alors, au lieu de ne plus mettre de collants comme le voudrait la logique, j'en mets avec des poils pour les rendre moches" Typiquement chinois... 😎
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Les tribulations d'un Vfestiste en Chine
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
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De Angkor à Hong Kong, le grand écart asiatique
Hello tout le monde !

Bon, celà fait deux mois que nous sommes rentrés, deux mois que je vis avec des souvenirs pleins la tête, deux mois que je me dis qu'il faudrait tout raconter, car comme souvent j'ai puisé énormément d'infos sur VF pour préparer ce voyage 🙂

Alors aller à Angkor était pour moi un rêve depuis de longues années. Un mythe, assez obsédant. On devait y aller en 2009, mais madame est tombée enceinte, puis une seconde fois, et on a repoussé jusqu'à ce que les loulous soient suffisamment grands pour faire cette découverte en autonomie, à notre rythme (on avait fait la Malaisie l'an passé, et celà c'était déjà très bien passé). Et puis cette année, j'ai eu 40 ans, alors quoi de meilleur cadeaux que de réaliser un rêve 😉



Décision fut prise en Avril pour un voyage aux vacances de la Toussaint (on part toujours à cette époque, que je trouve totalement déprimante sur Paris😕). Le programme : Angkor, puis du balnéaire/plongée. Après avoir étudié les billets d'avion, un voyage Paris-Siem Reap puis Phuket-Paris se faisait bien avec Cathay Pacific, donc via Hong-Kong. Donc on s'est dit : quitte à passer à Hong-Kong, autant y rester un peu pour découvrir cette ville qui nous faisait fantasmer.😊

Donc le programme fut le suivant : Départ le 19 octobre, escale à Hong-Kong et arrivée à Siem Reap le 20 au matin du 20 au 23 : découverte de Angkor le 24 : un petit vol Air Asia pour Phuket d'où nous sommes restés 5 jours à Khao Lak (j'en parlerai assez peu ici ; le but pour moi était de plonger sur un site mythique, Richelieu Rock, pendant que la famille prenait du bon temps) Retour le 30 vers Hong-Kong où nous sommes restés 3 jours, jusqu'au décollage pour Paris le 01/11 au soir. Arrivée à Paris le 2 novembre, juste avant la rentrée

Concernant les logements, voyageant avec enfants (6/9 ans), on a 2 principes simples : - on réserve tout à l'avance - grosse priorité mise sur la qualité du logement, avec piscine obligatoire et 2 espaces de couchage

- Pour Siem Reap, on cherchait un petit hotel de charme, bien situé mais au calme Une petite étude de marché via booking et tripadvisor nous a conduit à Eureka Villas. Superbe, tout petit boutique hotel, dans une petite rue au calme, très cosy, 5 minutes de tuk-tuk de Pub Street, quelques restos/gargottes à côté, piscine mignonnette. Je recommande absolument. - Pour Khao Lak, ce fut le Ramada Resort. Bon, c'est très bien, tout neuf et propret, mais assez décevant, impersonnel, plage pas terrible. Mais tous les restos de Bang Niang à 5 minutes à pied - Enfin, à Hong-Kong, le Royal Plaza. Excellent, très bien situé à Mong Kok, mais piscine un peu froide

Pour l'aérien : - Cathay Pacific, topissime. Très confortable, PNC prévenants, toujours qqch à grignoter (je revois mon fils manger des nouilles au milieu de la nuit😛). Bien mieux que Qatar Airways, pris pour nos 3 précédents voyages, où j'ai toujours trouvé celà très impersonnel. - Les liaisons régionales ont été faites avec Cathay Dragon. Rien de spécial à dire, si ce n'est que l'on a eu 2 heures de retard pour le Phuket-Hong-Kong. Mais organisation top à l'arrivée, tous les voyageurs en correspondance étaient attendus à la porte - Un vol Siem-Reap-Phuket par Air Asia qui a décollé avec.... 20 minutes d'avance !!🙂 (je précise celà pour toutes les mauvaises langues qui critiquent les retards, soi-disant, de Air Asia...)

Allez, je vous emmène 😉
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Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong
...Sur le Westerdam de Holland America Line

Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !

C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.

Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.

L’itinéraire :

Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)



La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.

Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.

Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.

Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.

Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.

Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…

Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
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Chine: deux familles avec cinq enfants en voyage Shanghai-Guilin-Pékin au mois de juillet 2009
Bonjour à tous !

Merci de nous donner des conseils sur les hôtels, les déplacements en avion ou en train, l'existence de guides privées francophones ou anglophones avec leur téléphone et leur mail si possible ...

Nous irions via Air France le 14 juillet PARIS Shangai et Retour le 31 PEKIN - PARIS ; vols directs Boeing 777 - tarif moyen pour les neuf personnes 880 euros taxes comprises ;

L'hotel à Shnagai serait l'ASTOR HOTEL ; pas d'hotel pour l'heure à Guilin et à Pékin ;

Programme : 4 jours Shanguai - 5 jours Guilin - 6 jours PEKIN

Merci de vos conseils
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Doha - Hong Kong - Bali
Hello,

Je rentre tout juste...

Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.

15/04/16

Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.



Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…







Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.







Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.





















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No, I Won’t Be Going Back to China
Hello forum,

Did any of you feel the same things we did in China?

We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.

The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:

- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.

- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...

You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.

It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.

It’s honestly exhausting and draining...

- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)

- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.

Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...

In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.

They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...

We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!

As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.

I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
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Condition des animaux en Chine
j'ai envie de faire un cri de révolte là car j'en ai vraiment marre !!!!

Pour ceux qui aiment les animaux comme moi trouvez vous pas scandaleux ce que les chinois font subir aux animaux ??????? Chiens, chats, ours et tous le reste ? Moi je trouve celà inhumain et voilà pourquoi je n'irais jamais dans ce pays ! car je veux bien qu'on tue et mange des animaux pour se nourir ok mais alors la fourure et le moyen de tuer et de detenir ces animaux est inioble il n'y a pas de mot pour décrire ça c'est dégueulasse et c'est eux je trouve qu'on devrait dépecer à vif pour leur montrer !!!!

Bon là je suis vraiment en colère désolée mais je vois plein de joli message dans ce forum sur la chine mais je pense qu'on devrais aussi parler de ce coté horrible de ce pays ! C'est monstrueux !!! 😠
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1ère expérience en Asie: 12 jours en Chine - le carnet
Données du voyage : 2 adultes et deux enfants – 16 & 12 ans Période des vacances scolaire de Pâques du 13/04 au 25/04

Itinéraire : Vol Paris-Copenhague-Shanghai 3 nuits à Shanghai, Transfert Shanghai-Xi’an par train de nuit, 1 nuit à Xi’an, Transfert Xi’an-Pekin par train de nuit, 5 nuits à Pekin Vol Pekin-Copenhague 1 nuit à Copenhague Vol Copenhague-Paris

Avion : Vol avec la SAS Tarif : 2200€ A/R pour 4 adultes

Train : Réservation par DIY Travel (top !) Shanghai-Xi’an : soft-sleeper, 300€ pour tous les 4 Xi’an-Pékin : soft-sleeper, 250€ pour tous les 4

Hotels : Shanghai : « Fish Inn Bund », appart’hotel avec 3 chambres 210€ pour 3 nuits pdj en sus

Xi’an : 7’Sages Qixian 30€ pour 1 nuit, pdj en sus

Pékin : Downtown Backpackers 296€ pour 2 chambres et 5 nuits, pdj inclus

Copenhague : Go Hotel 135€ pour une nuit, 1 chambre 4 couchage ptd inclus

Carnet de voyage : Jour 1 – Décollage prévu à 15h30, arrivée J+1, 10h55 Le départ s'est déroulé impeccablement, le taxi à l'heure à la maison, le premier avion à l'heure, le second vol à l'heure également. L’atterrissage se fait le lendemain matin. Le passage à la frontière, nickel et au final on a récupéré tous nos bagages... Que demande le peuple !

Nous avons pris le Maglev, un train à suspension magnétique (deutsche technology !) qui nous a emmené à 301 km/h jusqu au métro qui nous a ensuite déposé à 500m de l'hôtel. Et nous l'avons trouvé assez facilement grâce au plan que nous a envoyé le gars de l’hôtel. Nickel et bien plus vite que ce que je pensais.

L’hôtel est simple, mais calme, confortable et bien placé. Petit déjeuner à 30yuans chacun (x0,123 pour avoir l'équivalent en €).

Nous sommes partis explorer cette fameuse ville, il est 12h40, nous avons un peu dormi dans l'avion ce qui nous permet de tenir, mais nous avons faim !

On part sur Nanjing Road, rue piétonne ultra-commerçante... On ne dirait pas une ville communiste !! Magasins Omega, Rolex et autres grandes marques de luxe…

On y trouve un petit resto recommandé par le Routard, pas mal et pas cher (74 yuans, à vos calculettes)..

Nous arrivons sur la place du peuple, au passage, mon fils se fait alpaguer par une vendeuse à la sauvette, qui veut lui vendre une paire de roulette qui s’attache aux baskets… Ma femme lui demande combien « juste pour voir ». Ben tiens ! Je lui dis alors, que lorsqu’on demande le prix, c’est qu’on est intéressé et qu’il n’est pas convenable de partir. Il faut négocier et aller au bout de la transaction maintenant. Bref, transaction négociée à 50 yuans, Quentin est content… Nous visitons le musée de Shanghai, avec des bronzes splendides dont les plus anciens remontent au 18eme siècle.... AVANT JC... Quand on voit le détail de certaines pièces et qu’on imagine ce qu’on faisait en Europe à cette époque-là... Ils avaient une sacrée avance ! Puis nous partons ans le quartier de Pudong, avec toutes ces tours immenses. Il ne fait pas encore nuit, mais le spectacle est déjà pas mal ! Nous montons boire un verre au 87eme étage de la tour Jinmao, au bar de l'hôtel Hyatt, la classe, une vue dominante sur Shanghai et le Bund. Nous dînerons ensuite au restaurant « Yangifang », au Super Brand Mall, avec vue sur le fleuve et le Bund, top classe, même Bill Clinton est venu dîner ici !

Retour vers l'hôtel, quelques clichés de nuit avec toutes les illuminations de Pudong, c'est très beau ! Tout le monde est à bout de fatigue, et curieusement je suis encore assez en forme.

Jour 2 Le lendemain matin, ma femme me réveille : « il est 11h0 !! ». En fait, il est 5:30 du matin, je suis decalqué... On rate le petit dej, plus de pain... La loose.. Du coup on nous conseille d'aller prendre le breakfast dans un petit resto à côté.. On se contentera de raviolis, la soupe nouille à 9:00 du mat', ce n'est pas encore notre truc... Et on repart.. Ah oui, Quentin, pris d'une grosse envie, fait un gros popo dans les toilettes de l’appart... Et ça bouche les toilettes... Pourquoi ce détail vous direz-vous ? Et bien, le temps de le dire à l’accueil, quelqu’un était passé déboucher et nous a laisser des toilettes impeccables, quelle efficacité ! Et quel soulagement aussi ! On n'imagine pas forcément que ne pas avoir de toilettes utilisables soit si handicapant..

Nous avons descendu le Bund, visité les jardins de maître Yu. S’il paraît que c'est un des plus beaux de Chine, il y avait pas mal de monde et cela dénature le coté zen qu’on imagine avoir dans ces endroits. Nous ressortons et nous baladons dans le quartier de Yuyuan et les puces, quelques magasins (dans un desquels une dame était épatée par nos grands pieds ! Elle croyait que je chaussais du 48, haha ha). Nous descendons un peu plus loin direction le temple de Confucius. Personne, c’est étonnant et c’est tant mieux. Car non seulement c’est un beau temple, mais comme il n’y a personne nous pouvons profiter (égoïstement) de la sérénité du lieu. Exposition de jade, les enfants nous prient de prendre des figurines en jade, représentant leur signe astrologique chinois. Ce n’est pas très cher, nous prenons. Ce soir, nous allons dans un resto typique, conseillé par l'hôtel et nous nous sommes régalés : Le memory Restaurant, à coté de l’hotel du même nom...Pas un seul occidental, mais rempli de Shanghaïens, on aime ! Après avoir mis 1/2h à choisir en regardant sur les tables de nos voisins ce qu'ils mangeaient, nous nous sommes retrouvés avec tout ce qu’on voulait, et un truc qu’on avait pas compris : le bas de la mâchoire de canard (avec le bas du bec decoupé)... Bah on a mangé quand même... Euh j'suis pas fan... L'équipe nous a chouchouté..



Retour à l’hotel à deux pas pour le coup… après un détour sur le Bund, via Waibadu bridge. Nous ne savons pas si c’est tous les soirs comme ça, mais ce soir, le pont était éclairé en rouge, très joli, et il y avait trois ou autre femme en habit de mariée, robe rouge, qui posaient avec des photographes. Particulier ? Professionnels avec des modèles ? Aucune idée, mais c’était très joli tout ça !



Jour 3 Nous avons donc consacré le troisième jour à l'ex-concession française, en commençant par le parc Fuxing pour y voir les chinois pratiquer leurs exercices matinaux... Étant partis tardivement à cause de la lenteur du petit dej', nous n'en avons vu qu'une seule s’exercer... Bah ce n'est pas grave. Nous avons enchainé les maisons historiques de tel ou tel maître de la république chinoise, la maison de la 1ère réunion du PCC (aucune photo autorisée), profité des belles avenues bordées de platanes de chez nous, avec de petites maisons. Une ambiance bien différente de ce que nous avions vu avant. Beaucoup plus de blancs aussi, c'est le quartier des expats et des diplomates. En fin de journée, nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer et nous partons à la chasse au fake-market... Le marché du faux... Et nous trouvons ! (Du coté de West-Nanjing Road). Je n’ai pas vu beaucoup d’écrit là-dessus, mais l’expérience est amusante. Dommage je n’ai pris aucune photo, j’avais les yeux partout, toutes ces petites échoppes et les vendeurs qui viennent vers toi « You need a bag ? a watch ? a t-shirt ? What do you need ? …). Bon on repère les lieux. A demain, ce soir nous rentrons à l’hotel et retournons diner à Pudong. Notre ainé veut absolument y retourner, il s’est régalé la première fois. Ce soir, trop amusant. Pour commencer, un jeune serveur nous reconnait (il y a là aussi, peu voire pas d’occidentaux) et nous installe sur son secteur. Mon fils commande un plat relevé, et, après quelques bouchées, ses oreiles rougissent tellement, que les serveuses et serveurs sortent de leur habituelle réserve pour rire, et le jeune amène sur la table un grand verre rempli de glaçons, tout en étant mort de rire ! Nous rions tous ! Une serveuse vient gentiement avec un grand bol d’eau chaude et rince lesnuilles pour enlever du piment et faciliter ainsi la fin du plat. Un bon moment que nous avons passé là. Photo avec l’équipe, contente de poser avec nous et nous partons.

Jour 4 : Bye bye Shanghai ! Nous retournons au fake Market, c’est le dernier jour sur Shanghai. Les garçons sont avec nous, l’ainé est en premier lieu choqué par « l’agressivité des vendeurs, puis il s’habitue après que nous lui ayons expliqué les règles du jeu, et aussi, ils sont gentils en somme. Quelques achats, retour à l’hôtel pour récupérer les bagages que nous avions laissé après le check-out, et partir enfin vers la gare de Shanghai, il faut trouver le comptoir pour retirer les billets, au ticket-office, qui est à l'extérieur de la gare et nous suivons les instructions laissées par les gens de DIY Travel. Nous finissons par le trouver après deux aller-retours avec un peu de chance : les indications n’étaient pas justes, nous sommes sortis à l’exit 2 et croisons un taxi qui croyant que nous arrivions nous propose ses services. Nous indiquons que nous sommes sur le départ, il nous demande ce que nous cherchons : ticket-office please ! et nous montre où le comptoir se trouve, juste derrière nous ! Le comptoir est en travaux et les indications que j'avais collectées ne valent plus tripette... On trouve les comptoirs avec des files de chinois et je me colle dans une... Qui ferme... Je me mets sur une autre qui ferme aussi... La troisième sera la bonne et j'en profite pour retirer les tickets de trains pour Xi'an et aussi ceux pour Pékin, sans frais complémentaire alors qu’on aurait dû me compter 5 yuans / ticket émis pour le trajet Xi’an-Pékin. Allons maintenant trouver le quai et la salle d'attente maintenant, cela se fait sans problème, les salles sont propres. Nous embarquons dans notre compartiment, avec nos quatre couchettes, on est pas mal installés mais nous ne dormirons pas beaucoup : qui a écrit que les trains couchettes étaient confortables et silencieux ? En fait, le tatata des rails et le bruit generé par les garçons au dessus lorsqu ils bougeaient dans leur couchette nous a empêché de dormir une bonne partie de la nuit…



Jour 5 : Hello Xi’an ! Nous y voilà arrivés à la gare avec 1/2h de retard. J’étais prévenu, Xi’an est un peu plus « root » que Pékin et Shanghai, on part « à l'aventure » ici bien moins de choses sont écrites en pinyin et plus en idéogrammes, voire en rien du tout ! J’avais travaillé mon plan de la ville et l’itinéraire pour aller jusqu’à l’hotel. N’’ayant pas de panneau, j’espère ne pas me tromper pour qu’on ne marche pas pour rien sous cette pluie. La rue que nous empruntons est la bonne, y a plus qu’à remonter jusqu’au n°1 de Beixin Street puisque c’est l’adresse de l’hotel… Sauf qu’’on n’a jamais vu le n° 1. On prolonge le trajet « au cas ou » sans trop y croire. Y a un truc qui va pas. Bien entendu, la seule adresse et le seul hotel dont je n’ai pas la traduction en ideogramme, c’est celui-là… Bon je fouille sur le routard car je sais qu’il y est référencé, et il me saute au yeux que sur le Routeard, toutes les adresses et noms sont en idéogramme. Bingo, je demande à un passant qui nous montre la direction. En lisant précisément l’indication du routard, il y est écrit que l’entrée de l’hotel se fait par le rue perpendiculaire. Et nous voilà à l’hotel ! Trempés …, Nous attendons que notre chambre soit prête pour partir voir ces fameux soldats enterrés dont je me souviens avoir lu la découverte sur un Pif gadget dans les années 70 (elles ont été découvertes en 1974). En attendant nous dégustons un bon petit-déjeuner au bar-resto de l’hotel. Délicieux. Et on en profite pour sécher un peu ! La chambre ne sera pas prête tout de suite, elle est toujorsu occupée et les gens prennent leur temps. Pas grave, on laisse nos bagages et nous repartons vers la gare routière. Pour y aller, nous avons pris un bus qui part devant la gare des trains. On se fait appeler par des rabatteuses qui veulent nous embarquer dans un autre bus (915). L'une d'elle m'attrape par le bras, je l'ignore royalement ! Nous savons qu'il faut prendre le bus 306 et pas un autre qui s'arrête devant d'autres sites et surtout des échoppes ou le bus s'arrête pour que tu achètes leurs souvenirs. Manque de bol, le dernier 306 nous passe sous le nez, nous attendons le suivant. Pas longtemps, 5 minutes après, un autre arrive, il est rempli en 10 minutes et nous partons.1h15 plus tard nous y sommes ! Je suis excité ! Un peu désorientés car pas d'indication claire bizarrement. Ça change de Shanghai ! Finalement, on y arrive. En disant "terracota" des gens nous montrent la direction. On y est ! Accès en voiture électrique, nous n'avons pas voulu marcher sous la pluie qui ne cesse pas. Nous sommes impressionnés quand même, ça doit représenter tellement de travail ! D'ailleurs il est dit que l'empereur en forçant les paysans à travailler sur ses statues a poussé son peuple à la famine, ces derniers n'ayant plus le temps de cultiver pour réaliser les statues. Les statues sont belles, très belles ! Nous découvrons les fosses dans le sens inverse, tel que conseillé afin d'aller crescendo dans la découverte et la grandeur des fosses.. Wahou ! Dans la salle n°2 on peut se faire prendre en photo avec des statues et un fond en relief donnant l'impression d'être dans la fosse, résultat hyper réaliste, sont trop fort ces chinois.



À la sortie d'une fosse, je me fais accoster par un vendeur à la sauvette qui me propose une boîte de guerriers miniatures en terre avec un cheval...de 150 yuans on arrive à 70.. Je deale ok ! Et découvre peu après des boîtes officielles avec un contenu identique mais mieux fini à....60 yuans. Me suis fait avoir ! Bon, la visite des Terracotta est finie, nous rentrons.

Le ptit dej à l'hôtel ne rattrape pas le maigre repas du train et nous n'avons pas déjeuner à midi... Je suis un bourreau, mais on se nourrit de nos voyages non ?... Ah. À priori, non... Z'ont faim les asticots et je ne leur laisse pas le temps de manger un ptit truc pour pouvoir choper le bus à temps, sur ce coup j'ai eu raison, on arrive sur la place, il y a déjà une longue file d'attente devant un bus fermé et juste le chauffeur arrive, nous rentrons presque de suite et on part, la chance ! On mangera mieux tout à l'heure en attendant on fait le fond de mon sac... Biscottes de l'avion, demi bouteille de coca, deux tranches de brioches, c'est pas grand-chose, mais ça bouche un ptit coin ! Bouchons pour rentrer dans Xi'an, circulation hyper dense, beurk.

Ce soir, dîner sur place, l'hôtel à une bonne réputation sur le routard et le lonely planet. Leurs pizzas y sont même citées, je ne l'ai pas dit à mon grand pour éviter qu'il en prenne : il en mange toute l'année, alors autant qu'il profite d'être ici pour manger autre chose... Et local ! C'était très bon une nouvelle fois.

Nous en avons profité pour utiliser le service laundry (10 yuans pour un cycle de machine à laver) avec, ô bonheur, un sèche-linge (10 yuans pour un cycle de séchage). Nous y mettons notre ligne sale à laver et les chaussures à sécher !

Allez on s'en va voir les tours tambours et tour de la cloche de nuit dans le quartier Hui. Bien entendu, nous partons à pied ! ET il ne nous faut pas trainer. Bizzarement, il faut être de retour avant minuit, sinon on reste dehors à ce que j’ai compris. Etonnant. Mais d’un autre côté, c’est gage d’une certaine tranquillité pour dormir, cela se vérifiera. 1/2h à peine et nous y sommes, les tours sont très belles, le quartier est hyper animé et le quartier Hui regorge de revendeurs de tout et de bouffe. Nous faisons le tour rapidement, et nous rentrons déjà. On aurait aimé flâner plus longtemps, il aurait fallu partir + tôt de l’hôtel, mais là, ce n’était pas possible. On le constatera : une nuit de plus à Xian ne serait pas de trop en fait.



Jour 6 : La pagode et la Mosquée Après une excellente nuit, confort et silence, aaaaah le bonheur, nous partons prendre le ptt dej. Toujours délicieux. Très orienté occidental, nous avons pris également un bol avec des petites boules blanches fourrées d’une sorte de crème de sésame, une spécialité locale nous a’t’on dit, très bon en tout cas.

Nous avons bouclés nos valises, fait notre check out, mis les bagages au left-luggage de l'hôtel, et nous sommes partis à la découverte de la pagode de la petite oie sauvage, datant de la fin du VII eme siècle. Nous l'avons gravi (c'est le mot vu la raideur des escaliers) jusqu'à son sommet... Ben ça fait haut ! Deux chinoises ont tenues à être prises en photo avec nous, sympa ! D'habitude, c'est notre Quentin, le plus jeune, qui remporte tous les suffrages, les chinois le regardent et/ou le prennent souvent en photo. Le fait qu'il soit si grand avec sa tête d'enfant les surprend peut-être. Nous avons eu l’impression que certains regards avaient du regret ou du vague à l'âme surtout quelques femmes quand ils nous voient avec deux fils, eux qui n'ont dû se contenter d'un seul enfant comme nous l’a rappelé une dame chinoise avec qui nous avons brièvement échangé. Bref, après la visite de cette très belle et haute pagode, nous voilà répartis pour découvrir le temple dédié à Confucius et la forêt de stèles. Très très beau. Mais Quentin a d'un coup mal à la tête, en effet son front est chaud... Un coup de fatigue ou pire, malade ? Manque de bol nous n'avons pas les dolipranes avec nous pour le soulager de suite, ils sont restés dans la pharmacie, dans la valise à l'hôtel. Nous partons en quête d'un resto local et au bout de 5-10 minutes nous jetons notre dévolu sur un petit resto rempli de locaux. Bon signe en général selon nos critères de choix. Nous voilà partis à analyser avec précision les photos des plats, pour éviter ceux fortement chargés en piment, et c'en est la majorité ! La serveuse baragouine 2-3 mots d'anglais, c'est trompeur, elle demande "hot ?" nous croyons qu'elle parle du plat « chaud » ou « froid », et après quelques minutes nous faisons corriger la commande en cuisine : hot c'est Spicy ! Pimenté ! Le patron est arrivé avec son smartphone et une traduction ideogramme / anglais. Trop fun ! Les plats arrivent, non pimentés, délicieux ! Le personnel du resto, peu habitués à avoir des occidentaux se marre et nous sourit beaucoup, ils sont aux petits oignons avec nous, c'est super agréable. On a l’impression d’être chouchouté, on adore ! lol Nous voilà répartis après cette pause régénérante, surtout pour Quentin, qui se sent d'attaque pour visiter la grande mosquée de Xi'an. Impitoyables parents qui acceptent le sacrifice de leur enfant extraordinaire… Pas pour rien, la visite de la mosquée vaut le coup. Nous traversons le quartier Hui, musulman, rempli d'échoppes de souvenirs et de petites gargottes, super sympa, faisons des achats de souvenir à très bon prix. Là on négocie moins sévère qu’à Shanghai ? Très rapidement le vendeur arrive à son prix plancher et n’en démord plus. Et il est assez compétitif. Entre autre, nous dégottons une belle boite de jeu d’échec pour 80 yuans (environ 40x40cm déployé), que nous aurons revu beaucoup plus cher ailleurs Nous laissons les enfants à l'hôtel se reposer, et nous partons voir un parc pas trop loin. Chance, nous assistons à une danse en groupe, plusieurs couples dansent, et ce, sur plusieurs places du parc (qui est assez grand pour y avoir une mini fête foraine à l'intérieur ... Sans qu'on la voie.. !

Puis nous assistons à une scène étrange : une femme, en pleurs, visage rouge violacé, devant une grande feuille par terre (1m par 1,5m), des inscriptions en idéogrammes sur la feuille, une femme à côté d'elle semble prêcher pour elle et dans un coin de la feuille un tas de billets donnés par les gens qui les entourent et écoutent... On se demande ce qu'il a bien pu se passer...

Enfin, départ pour la gare. Mon contact chez DIY travel m'avait prévenu : la gare de Xian est un zoo ! En effet, du monde de partout, c'est immense, pas d'indications en pinyin ou en anglais ... Bon, je montre mon ticket à un agent qui me montre la direction et nous progressons ainsi, jusqu’à la salle d'attente dédiée aux couchettes, sans difficulté. Et nous voilà dans le train. Le voyage par train de nuit s'est bien mieux déroulé que celui de Shanghai vers Xi'an, du moins pour ma femme et les enfants. Eux ont réussi à s'endormir rapidement, j'ai dû patienter jusque 3 heures du mat'. Je ne suis pas fait pour les voyages en train (il me revient une phrase qu’on fait dire à Danny Glover dans l’arme fatale : « je suis trop vieux pour ces conneries » lol). Une dame de la compagnie du train est contente de reconnaitre que nous sommes français et nous prononce deux trois mots en fraçais avec un grand sourire, sympa ! Elle prend commande sinous voulons café / thé / jus d'orange pour le lendemain matin. Hyper gentille et attentionnée, elle passera plusieurs fois nous prévenir.

Jour 7 : Hi Beijing !! Beijing, get ready we are on the place ! Ok ! On n'est quand même pas frais non plus... Allez un tour par le métro, bien plus rempli que ce que nous avons vu et nous arrivons peu après à l'hostel « Downtown Backpackers », qui est très bien et en plus dans une rue très animée, Nanluoguxiang, on adore ... Pourvu que ce soit calme pour dormir. Nous y avons réservé deux chambres, une suite pour nous, et une chambre avec 2 lits séparés pour les garçons. Royal ! En plus le prix est moins cher que prévu MAIS je n'avais pas prévu qu'il n'y avait pas de draps ni de serviettes qu'il faut louer.. Une paille, 32yuans pour le séjour pour les serviettes, la location des draps vaut 40 yuans. Le temps que la réception traite l’adminsitratif (copie des passeports etc.), on nous offre le peit-dejuener dans le bar attenant à l’hotel. Nous y prendrons le petit-dejeuner tous les matins (à l’anglaise, toasts, œuf, lard). Expresso en sus, 10 yuans (ça fait le meme prix que chez nous, il est pas mal).

Bon ben ensuite nous sommes allés visiter le temple des lamas, magnifique, de l'encens de partout, énormément de gens y prient, même notre Quentin... Nous aussi y sommes allés de notre petite prière, enfin pensée, qui restera secrète bien sûr... Puis direction le temple de Confucius très beau aussi, et très serein. Pause déjeuner dans un resto conseillé par le routard, l’histoire dit que nous y retournerons parce que c’était bien ! Il s’agit du restaurant « Jingdingxuang » après la place Yonghegong, au-delà de la ceinture routière derrière le temple des lamas. C’était amusant car nous sommes arrivés sur place et il fallait prendre un ticket, avec beaucoup de monde attendant dehors. Nous avions le ticket n° C97… Cependant nous avons vite noté que les tickets étaient bien sur appelés en chinois et nous, on y pane que dalle au chinois. Je noue contact avec mon voisin qui parle français ! Quel bol ! Lorsque son tour vient, il me dit que l’appel en est au C95.. Je montre mon ticket à l’ouvreuse qui nous appelle 5 minutes plus atrd. On entre et on se régale une nouvelle fois !

Ensuite visite de la tour de la cloche et on passera uniquement devant la tour tambour, tout ceci se trouvant dans un périmètre proche de l'hôtel. En passant, on voit un groupe d’adulte jouant avec une sorte de volant en plume, avec lequel ils jonglent avec eles pieds et se font la passe. Ca me rappelle un jeu auquel je jouais quand j’étais môme dans la cour de l’école primaire (avec des morceux de chambre à air reliés entre eux et on jonglait avec, ça remplaçait un ballon. Quentin les regarde attentivement et ils l’invite, du cou pj’y vais aussi et ils se marrent de voir des occidentaux jouer avec eux. Puis je dois dire que je m’en sors pas mal, j’étais pas mauvais en jonglage avec un ballon J… Un bon moment partagé avec eux et nous partons.



Le soir, nous sommes partis dîner autour du lac Houhai, hyper animé aussi, des belles illuminations la nuit venue. On a testé un resto viet « Le nuage » vu sur Tripadvisor... Bon, ben y en a pas un qui parle viet, savent même pas ce que c'est un nem, ne comprennent pas le nom en viet (chiagio).. Et on a pris une note salée ! 3 fois plus cher que ce midi. On ne nous y reprendra pas ! C'était bon mais c’était trop trop cher ! (plus de 70 euros !!!). Nous faisons le tour du lac, on en profite pour prendre une barbe-à-papa énooorme pour les garàns qui s’en régalent. Retour à l’hotel en traversnat le htong, c’est très calme et serein, on ne se sera jamais senti en insécurité.

Bon demain, la cité interdite, place Tianan Men et la colline de charbon. Le soir nous irons voir un spectacle de kungfu. Puis mardi ... La grande muraille !!! Yaaaahh !!

Jour 8 : L’interdite cité … Apres une bonne nuit, dans le silence (l'hôtel et la chambre sont très bien), nous avons bien récupéré. Pour notre deuxième jour ici, nous avions décidé de faire Tianan Men et la cité interdite, autant dire que j'étais excité. Allez hop, on expédie le ptit, dej et on part prendre le métro (2 yuans le ticket). Ah on ne vous a pas dit, mais pour qui sait utiliser le métro à Paris ne sera p dépaysé ici. C'est très facile et les chinois ont fait des efforts conséquents pour traduire en caractères alphabétiques leurs indications en idéogrammes. En plus c’est très propre et pas d’odeur désagréable comme chez nous… Nous voici arrivés à Tianan Men. On n'y entre pas comme ça ! La place est entourée de petites barrières et truffée de policiers ! Bon, les sacs dans le scan comme dans les aéroports et tous les métros ici d'ailleurs (Mais ça va très vite, ça ne ralentit presque pas) et nous y voici. Je suis un peu étonné, plusieurs fois, les contrôles sont plus laxistes voire inexistants avec nous qu’avec des chinois dont on contrôle rigoureusement les papiers et sacs. Le mausolée de Mao est fermé le lundi, tant mieux on est pas là pour ça, nous ne sommes pas trop intéressés. Toute fois impressioné spar la taille de l’ouvrage, c’est immense pour une momie… Allez on fait le tour de la place et on se dirige vers la porte de la paix céleste qui va nous emmener vers la cité. Nous marchons et je trouve étrange que les ventes de tickets pour le musée soient fermées.. Bon vous l'avez compris, la cité interdite est fermée le lundi. Ce maudit Guide du routard indiquait "ouvert tous les jours". La cité restera donc interdite aujourd’hui. Bon, on rebondit, nous partons faire le temple du ciel et le marché aux perles. Mais nous aurons perdu une 1/2 journée... Nous arrivons sur place et comme il est environ 13:00, nous déjeunons d'abord (une nouvelle fois, on se régale au restaurant Yu Shan à coté de l’entrée nord du parc du temple), on achète un jeu (le volant en plume pour jongler avec) et on attaque la visite du parc du temple du ciel. très beau aussi. Tout ce soin apporté aux détails impressionne. De nouveau des cyprès centenaires, dont un spécifique, appelé « le cyprès des neuf dragons » vieux de plus de 500 ans. Plusieurs pavillons se succèdent à nous (je ne vais pas les détailler) et comme il nous l'avait été indiqué, les distances sont grandes ! Nous en ressortons à presque 16:00, mais on s’est régalé !



Direction le marché aux perles de Hongqiao, et son fake market, nous y trouvons encore des choses intéressantes avec des finitions impressionnantes ! Nous repartons à pas cadencés car ce soir, nous partons au spectacle de KungFu donné au Red Theater et le van qui nous y emmène nous attend à 18:15, il faut encore faire les courses pour le pique-nique demain sur la grande muraille de Chine ! Ceci étant fait, hop, on rentre, une douche et nous sommes prêts. La circulation à Pékin n'a rien à envier aux autres grandes mégalopoles, il faut dire que 20 millions d'habitants, ça en fait des bouchons. Les chinois m’ont semblé très patients et très tolérants au volant... Arrivés à destination, nous avons nos places, numérotées, et nous trouvons aussi une petite supérette avec des fruits frais, nous prenons bananes et cerises, délicieuses. Ça refera le dessert demain et nous permettre aussi de patienter ce soir la fin du spectacle. spectacle qui a enchanté Quentin ! C'etait pas mal, les gars sont forts. Demain réveil à 7:00 pour aller sur la grande muraille pour une marche de trois heures... YES !!!

Jour 9 : Yes, it is a relay GREAT wall … Ce matin, rendez-vous est donné à 8:30 pour 3:00 de trajet afin d'atteindre Jinshanling, une des parties les plus éloignées de Pékin, peu fréquentée par les touristes, et c'est bien pour cela que je l'avais choisi cet itinéraire. Niveau temps, grand soleil et température plus qu’agréable au rendez-vous aussi. Le bar ou nous prenons nos petits dej' nous fait nos quatre sandwiches club, impeccable... La guide est la fait l'appel, tout le monde est la... Sauf le bus. Pas de bus ! Punaise, on ne va pas avoir la mêmemauvaise surprise que lundi avec la cité !!

Vous vouliez marcher mesdames et messieurs, ben en avant (Guingamp).. Nous voilà partis à 42 touristes à marcher dans le hutong pour rejoindre le bus qui nous attend plus loin. Ouf. Allez c'est parti, 120km à faire, une pause pipi / clope pour les amateurs et 2:45 plus tard nous y sommes ! La muraille est à nous ! On voit que des travaux d’aménagement sont en cours. Hotel, Visitor Center, ça va changer dans le coin… La guide explique qu’on peut marcher 25 minutes pour atteindre le début du parcours ou bien prendre le petit téléphérique qui nous emmène en 10 minutes en haut. On le verra plus tard, on « perd » le tiers du parcours sur la muraille, mais nous choisissons de passer du temps sur la muraille, d’autant que selons les explications, la partie après le téléphérique est plus authentique (ie moins rénovée) que la partie précédente. Bref, nous prenons une cabine œuf, comme au ski, qui nous emmène à coté de notre première tour. Nous marcherons jusqu à la tour n° 22, il faut y être pour 15:10 max, le reste du parcours est fermé aux visiteurs... Et bien, que vous dire à part que c'est splendide, impressionnant tellement c'est vaste et que ça va à perte de vue, et que certains tronçons sont vraiment raides à grimper, on est à la limite de l'escalade tellement c'est raide, avec des marches qui font leur 40cm de hauteur quand elles ne sont pas en trop mauvais état. C'est l'inconvénient où le charme de l'ancien dira-t'on ! L’avantage du télécabienest que nous avons pris le temps d’une belle pause pique-nique sur le haut d’une tour, avec une vue à couper le souffle, je regrette de ne pas pouvoir envoyer de photo dès maintenant à mes proches. Nous repartons et nous atteignons rapidement la tour 22... Bien avant l'heure ! Donc décidons de continuer la route sur la muraille et de prendre le sentier censé être fermé, en réalité peu de monde y va, mais c'est tout à fait praticable, même si bien plus délabré que la partie précédente, d’ailleurs la guide emmènera le groupe resté avec elle jusque trois tours plus loin. Nous allons donc plus lon que la tour 22 et revenons ensuite sur nos pas. On discute avec une vendeuse devant la tour, on fait connaissance, c’est une bonne vendeuse, mon épouse lui achète deux petits sacs. Elle nous explique qu’elle est d’origine mongol (je lui dis que c’est en partie pour elle qu’on a construit ce mur sur le ton de la plaisanterie), elle vient là à pied tous les jours pour vendre, elle a 60 ans ! On s’amuse bien, on se prend en photo ensemble, puis nous redescendons vers le bus. Avec une belle bière bien fraîche à l'arrivée, je vous dis pas à quelle vitesse la bouteille est partie, et c'était une bouteille 1/2 litre ... Trop bon !





Sur le retour, Quentin grelotte, il a froid... Nous pensons qu'il a dû prendre un coup de chaud, bêtement j'avais les casquettes dans le sac, mais je ne lui ai pas dit de la mettre...Il a commencé à chauffer, donc doliprane à l'arrivée et il s'est couché. Son frère a voulu rester avec lui, du coup, nous sommes partis dîner en amoureux en laissant des sous au grand qui ira manger qq chose au bar a côté, nous prévenons la réception. C’est drôlement bien quand les enfants sont grands et autonomes ! On n’aurait jamais pu se permettre ça s’ils avaient été plus jeunes.. Nous avons essayé de trouver GUJIE la rue fantôme... Sans succès, nous avions cru la trouver, cette petite rue de hutong truffée de restos car nous etions dans une rue très similaire... Et nous y avons trouvé un petit resto typique à base de grillades qu'on fait soit même a l'aide d'un gril sur la table. Et nous nous sommes faits encore choyer. Le serveur nous a aidé à la commande, puis nous a montré comment fonctionnait leur gril… Il nous a faire cuire presque la moitié du repas. Nous nous sommes régalés ! De retour à l'hôtel, Quentin semble aller pas mal, ils dorment bien. Demain, nous mettons au programme la cité interdite, on ne nous fera pas deux fois le coup que « c'est fermé ! »

Jour 10 : Plus interdite ! Aujourd'hui, nous avons fait fort ! La journée à bien sur commencé par un contrôle de la température de Quentin.. Impeccable, l'animal est coriace et récupère vite et bien, tant mieux ! Après le ptit dej' en règle, nous voilà partis à l'assaut de la cité interdite. Arrivés sur place, ce n'est pas la même histoire que lundi... Quel monde !!! Rien qu'à la sortie du métro ça bouchonne, au moins 250m de gens bloqués au contrôle de sécurité. Nous mettons au moins 20 minutes facile à franchir ce contrôle. Un monde incroyable se presse dans cette cité, nous avançons à marche forcée, nous connaissons déjà la route... Tickets retirés, audio-guides accrochés et nous voilà au cœur de la cité. C’est allé assez vite. Efficacité, j’aime ça et les chinois y veillent. Immense ! Les pavillons se succèdent, l'empereur ne lésinait pas sur les moyens. Un exemple : derrière le pavillon de l'harmonie parfaite, une dalle sculptée de 9 dragons (9 est le nombre parfait en Chine ancienne), faisant dans les 16m de long, 3 de large de je ne sais plus combien d'épaisseur, a été amenée au palais depuis la mine qui se trouvait à 50 km du palais... Comment, à cette époque, a-t’on fait ? Et bien en creusant un canal par tranche de 500m qu'on remplissait d'eau, afin de transporter cette dalle par flottaison sur le canal... Pas chère la main d’œuvre… Quand on voit le résultat, on peut aussi imaginer la pression sur les sculpteurs : fallait pas rater son coup, y a pas de deuxième essai ! Ah aussi, Quentin a beaucoup de succès ici ! Les filles le trouvent très mignon ("so cuuuute" disent-elles) et pas mal d'entre elles vont vers lui pour se faire prendre en photo avec (à Xi’an déjà) ! Encore, aujourd’hui, 7-8 filles ont voulu être en photo dans le jardin impérial ! Pas peu fier le minot... On se moquera gentiment de lui en l’appelant « so cute » … Nous avons traversé la cité de part en part. Pour prendre la photo du trône impérial, c'était une sacrée cohue, il.faut dire qu'il y a un monde dingue dans la cité ! Je ne sais combien de personnes sont là, mais ça doit être un nombre très conséquent, principalement des chinois. Je ne sais pas pourquoi je ne suis jamais aussi bien que quand je vois peu d’occidentaux…



J’en ai profité pour faire pas mal d’achats de souvenirs, les tarifs sont bien et, même si on se doute que ce que nous achetons n’est pas vraiment en bronze, ça a au moins le mérite d’être acheté et estampillé « Palace Museum ». À la sortie, nous allons sur la colline de charbon, juste derrière. Cette colline, artificielle et en partie constituée des terres excavée des douves qui entourent la cité, dont nous essayons 10 secondes d’imaginer avec les garçons le nombre de brouettes de terre qu’il faut charrier. Monstrueux. Sur la colline, trois temples, celui au plus haut offre une vue unique sur toute la cité, c'est fou comme c'est grand ! Et c'est le moment héroïque de l'histoire, car après une courte pause, après s'être à moitié perdu dans un hutong en essayant de regagner l'hôtel et avoir fait une halte resto dans un bouiboui à côté (pas cher, 43 yuans pour deux soupes nouilles, 12 raviolis, 1 grande bière et trois sprite), nous enchaînons donc avec le palais d'été. Le palais c’est 290 hectares de parc, 3000 édifices, et un lac artificiel…. Via la Suzhou river, nous descendons le parc du nord au sud et contournons le lac par l'Est. Un élément impressionnant, outre les temples richement décorés, est ce passage couvert qui fait 768 mètres de long et dont le toit et la charpente sont très richement peints, avec moult détails. Superbe. Nous allons voir le bateau de marbre, une nouvelle fois, photos pour Quentin, et Clément également pour satisfaire ces dames... Nous sortons de cet immense parc après 3:00 de marche dedans, nous n'en avons pas fait le tiers... Il ne faisiat pas hyper beau, les bateaux étaient fermés, nous n’avons pas eu la sensation de perdre grand-chose. Nous avons enchainé en une journée deux gros morceaux. Contents nous sommes ! Infatigables, nous prenons la direction Wanfujing street, voir dans une traverse les vendeurs de brochettes de scorpions, vers à soie, sauterelles grillés, et surtout, à la recherche d’un restaurant : "Made in china" dont on nous vante qu’il fait le meilleur canard laqué de pékin dit-on, situé dans l'hôtel Grand Hyatt. Nous y arrivons, non sans mal, car je n'ai pas l'adresse. Je sais à peu près ou c'est mais "d'une rue à l'autre" se traduit ici par 1/2h de marche, après la journée que nous avons faite, on préfère avancer prudemment et se renseigner. Malheureusement personne ne comprend le mot « Hyatt »... Finalement j'obtiens l'adresse par un autre hôtel de luxe, dans lequel je suis entré, et j’ai été pris en charge par une hotesse qui a même appelé pour nous réserver une table et un canard (il faut une heure de cuisson). Nous y arrivons, c'est hyper luxueux bien sûr, et nous sommes avec nos grosses baskets crasseuses de toutes nos marches... Eh oh ! On a fait la grande muraille avec ces pompes, un peu de respect ! De toutes façons, on s'en fiche.. Sauf madame qui a vraiment honte de ses pompes... Bref, nous nous installons, le cuisinier vient découper le canard devant nous, nous dégustons ce très bon canard, la peau laquée est extra, nous sommes un peu déçu par la faible quantité de viande découpée, mais pas par la qualité. Le repas coute environ 120€, ce qui est énorme en Chine !



Et nous repartons voir Wanfujing et ses fameuses brochettes.. Beurk ! Et puis ça pue en plus ! Allez, un petit tour et nous rentrons, il est bien tard. Nos principaux objectifs de visite sont atteints et demain nous prendrons un peu de temps.. Quentin aimerait faire du bateau sur un lac à côté de l'hôtel, nous irons faire un tour.

Jour 11 : Last action Hero Notre dernière journée complète à Pékin. Ce matin, départ un peu plus tard afin de se donner un peu de répit, mais bon, on s'est couché plus tard alors l'un dans l'autre... Nous voici repartis vers HongKiao market, marché aux perles et à toutes autres choses dont des fake extrêmement bien réussis... Nous repartons ensuite pour l'opposé de la ville afin de déjeuner au resto de notre premier midi à pékin, à côté du temple des lamas, pour ceux qui suivent. Temple dans lequel nous allons aussi faire des emplettes souvenirs. C'est bien et pas trop cher. Là aussi, au moins, on a l'estampille officielle. Retour à l'hôtel poser nos emplettes et nous partons pour le lac Behai, faire un tour de bateau et admirer les temples et palais... Les garçons se régalent à conduire le bateau, électrique bien sûr ! Enfin de retour de nouveau à l'hôtel, nous récupérons notre linge propre (quel panard ce service laundry) et je fais le checking et imprime mes boarding pass (pour 40 yuans, 10 yuan par impression, j’ai trouvé ça un peu limite tout de même, mais bon). Nous partons dîner à côté pour un dernier repas pékinois, conseillé par la reception. La panse bien tendue, nous partons enfin voir le parc olympique et les majestueux Cube et Nid d'oiseau. Je dois reconnaître qu'en photo j'aimais plus le cube, mais devant les édifices, et bien je préfère le nid d'oiseau. Les éclairages sont soignés et mettent bien en évidence la structure, c'est beau.



Encore une fois, beaucoup de monde, beaucoup d'échoppes, de vendeurs à la sauvette, de cerf-volant immensément longs, petits mais très très longs et très très hauts, certains passent les 40 mètres de long. C'est beau car le dessous reflète la lumière et créé un effet d'ailes d'oiseaux déployées, volant en formation.

Nous rentrons maintenant il est temps de préparer les bagages, beaucoup d'affaires à repartir entre chaque bagage afin de rester dans la limite des 23kg par valise en soute. Heureusement l'hôtel me prête une balance, ils pensent à tout, c'est extra. Bon allez, une dernière bière au bar à côté et on y va. Demain soir, nous serons à Copenhague, 10-15 degrés de moins mais du soleil. On ira taquiner la petite sirène...

Jour 12 : Bye Beijing, bye China ! Je me suis couché tard, j’ai fini mes bagages vers 2h00 ce matin. Notre dernière matinée, après le check-out, et le depot en left-luggage de nos bagages, nous allons nous balader dans le hutong, finalement on entre visiter la tour tambour, je me tâte pour acheter une PS4 (2500 yuans… mais, pour les initiés, je ne connais pas la zone du lecteur bluray, donc je m’abstiens). Nous grignotons un truc rapidement et nous partons vers l’aéroport, via le métro et l’airport-express (pour lequel il faut s’acquitter de 25 yuan par personne, heureusement je n’avais pas dilapidé mon argent liquide… mais c’était juste !) Hop hop hop, en moins de deux, nous arrivons sur place, on passe les controles, easy et on embarque. Cette fois, c’est bien terminé, nous repartons vers Copenhague. Au revoir et merci la Chine et les chinois, nous avons adoré notre voyage, on y reviendra ! Escale à Copenhague super, arrivée avec 30 minutes d’avance, c’est la 1ere fois que ça m’arrive ! Le soir nous sommes explosés, nous avons tenu jusqu’à 21h00 mais c’était limite. Le décalage dans ce sens-là est plus dur. On ne regrettera pas cette escale car nous avons eu une journée magnifique le lendemain, le temps de se balader, pour voir le minimum légal, en profitant en plus d’une sorte de festival autour du Japon et de la fête des cerisiers en fleurs, à coté de la petite sirène, on s’est régalés ! Le retour en France s’est parfaitement déroulé, aucun pb au passage des douanes. Taxi à l’heure et retour à la maison dans un timing im-pe-ccable.
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On the Silk Road: Chronicles of a Sixty-Something Traveling Completely Independently
From Beijing to Khiva: China, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan Chronicle of anecdotes, highlights, and other adventures that marked this eight-week journey in 2018.



The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.

MENU PART 1: CHINA

1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)

1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.



No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.

Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.

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2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.



I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.

But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.

3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.

Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.

Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.

Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.

The Chinese Far West

4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.



Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.

Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...

5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.



This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.

Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.

I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!

Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.

This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.

The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...

6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.

However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.

The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.

Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...

7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.



To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.

Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.

Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...

Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.

The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...

8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.



Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...

Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...

Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...

9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.

- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...) - Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside - Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters - Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages - Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher) - Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard - Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge - Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there - Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...

With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...

10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.



Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.

After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.

Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...

11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.

Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.

Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...

With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.

What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.

What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.

As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.

And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!

PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.

More photos...

The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.
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Yellow Rocks 2019
Et oui, surprise ! D’habitude, vous me trouvez dans la rubrique des carnets USA avec tous mes carnets Red rocks mais cette fois, nous innovons. Depuis le dernier carnet au printemps 2016, nous sommes allées 2 fois en Norvège (Stavanger au sud-ouest) et les Lofoten (un régal pour les randonneurs), puis l’Europe avec Irlande et Irlande du nord et Portugal (Algarve). Et cette année : la Chine… Et oui, il y aura des yellow rocks…

Comment nous est venue l’idée ? Mon père y était allé il y a 3 ans avec ma tante en voyage organisé. Il pensait y retourner mais en faisant organiser le voyage par une agence locale avec guide et chauffeur. Ce n’était qu’un projet… En octobre, une amie à nous qui rêvait d’aller en Chine me contacte et je la mets en relation avec lui. Quelques heures plus tard voilà que les 3 protagonistes ont décidé de partir ensemble. Et finalement, pourquoi pas nous ? Ce genre de voyage n’est pas du tout dans nos habitudes mais pourquoi pas… Chacun de nous émet ses envies. Nous ferons des classiques mais rajoutons quelques sites prometteurs.

Mise en œuvre :

Première étape : elle consiste à trouver une agence locale de confiance. En discutant, nous avons déjà quelques idées, et en cherchant sur internet, on trouve plusieurs agences auxquelles nous demandons des devis avec hôtellerie niveau 4* (bon ce ne sont pas les 4* de chez nous bien sûr mais cela nous assure une qualité suffisante et certains seront une belle surprise).Un devis retient notre attention par son tarif nettement moins élevé. Le contact est bon avec Tan, le patron de l’agence qui parle bien français et répond très vite à toutes nos questions. L’idée c’est : guides francophones et chauffeurs pour chaque région pour nous 5, hôtellerie, restauration (petit déj et midi) et visite des sites que nous souhaitons + transports intérieurs en TGV et avion : bref tout inclus dans le budget sauf le repas du soir libre. Sur le site, il y a des commentaires clients mais qui datent. Nous lui demandons donc de parler avec un client français ayant utilisé ses services récemment. Il nous donne des coordonnées et la personne contactée nous rassure. Au retour, nous sommes ravis d’avoir choisi cette agence dont les tarifs vraiment moins chers que tous les autres devis nous auraient presque fait douter, et nous pouvons la recommander (en MP) sans hésiter !. Une belle mention aussi à tous nos guides qui font également partie de la réussite de ce voyage. Nous aurons eu aussi le plaisir de rencontrer Tan qui nous a reçu royalement dans un excellent restaurant et avec lequel nous avons passé un très bon et joyeux moment.

Seconde étape : billets d’avion. Facile et pas cher. Nice- Pékin retour Shanghaï Nice pour 430 € avec une seule escale à Paris (Air France à l’aller et China Eastern au retour). Trouvés fin novembre avec 1 bagage en soute et 1 bagage cabine par personne inclus.

Troisième étape : les visas. Là, c’est moins simple surtout que mon mari est italien, résident italien ce qui l’oblige à prendre une agence ou se rendre à Florence pendant que nous nous occupions des 4 autres à Marseille. Beaucoup de documents demandés… Bref, le truc pas marrant. Et je trouve la solution en lisant un blog. Il existe à Shanghaï une agence qui propose un visa de groupe qui est délivré à un groupe composé d’au moins deux membres (pas plus de 80 ans). Le Visa est appliqué sur une attestation pour tout le groupe, et non pas sur le passeport individuel. Tous les membres du groupe doivent voyager ensemble pour l’entrée et la sortie de la Chine. (si problème type rapatriement médical, il faut les contacter pour changer les documents). Beaucoup moins de justificatifs demandés qu’à l’ambassade : Photocopie du passeport qui doit être valable au moins six mois au-delà de de la demande du Visa Copie des réservations billets d’avion. Copie des réservations hôtelières Une photo d’identité couleur (et un numéro de contact d’urgence demandé pour les 2 personnes les moins jeunes de notre petit groupe de 5) Il est conseillé de transmettre la demande du Visa au moins 20 jours avant la date de départ prévue. Il faut alors 3 jours ouvrables pour émission + 3 jours ouvrables pour l'expédition par courrier international. Même si la procédure est présentée longtemps à l’avance, le Visa ne sera pas consigné avant un délai de quinze jours minimum. Le visa de groupe doit être utilisé dans les 15 jours suivant la date d’émission, valable 30 jours à compter de la date d’entrée.

Bref, j’ai envoyé les documents début avril pour être sûre que tout allait bien. Il nous manquait une réservation d’hôtel que Tan a transmis rapidement (il en a profité pour s’assurer du sérieux de cette agence). Ils ont traité la demande le 6 mai et nous l’avons reçu par Fedex le 9 mai pour un départ le 18 mai. (la date d’entrée maximum sur le territoire était le 20 mai et le visa avait une durée moins longue que celui pris au consulat car nous devions quitter le pays le 4 juin maximum (notre voyage de 2 semaines nous faisait partir le 1er juin). Mais il nous a coûté également moins cher : 99€ par personne. Et tout s’est fait direct et uniquement par internet (documents scannés pdf, jpeg…).Bref la forme est un document A4 en 2 exemplaires qu’on doit toujours garder sur soi et ne pas plier ou froisser. (prévoir pochette cartonnée) Facile, moins cher et efficace ! Et voilà il n’y a plus qu’à attendre le départ !

19/05

Si à Nice tout va bien, autant dire qu’à Paris, c’est la folie. Il y a une queue incroyable et la seule solution qui nous reste est de doubler tout le monde. Nous nous faisons huer (avec raison) et c’est plutôt stressant mais sans cela, nous ne serions jamais partis, même avec le décalage d’une heure de départ de l’avion.

Nous voilà à Pékin vers 6h du matin. Je regarde pour changer de l’argent mais les bureaux de change ne proposent pas un taux intéressant. Finalement, nous changerons à notre arrivée à l’hôtel en fin d’après-midi (pas trop tard car ensuite le change ferme). Nous avons le droit de changer 300 € par personne au même taux qu’à la banque mais avec beaucoup de facilité (A la banque, d’après mes infos, cela peut prendre de 5mn jusqu’à 1h avec pas mal de documents à remplir). La seule contrainte de l’hôtel c’est qu’ils n’acceptent que les billets absolument parfaits : non froissés, tachés ou abimés. Quelques billets m’ont été refusés pour un détail presque ridicule… Mais bon tout va bien.

Bref à 6h nous retrouvons notre première guide. Elle s’appelle Yan et tout de suite nous nous sentons parfaitement à l’aise. Elle sera notre coup de cœur des guides même si nous les avons tous aimés ! Notre amie Marie commence à tester son chinois et pour elle, c’est un vrai supplément d’âme au voyage de pouvoir communiquer plus ou moins bien selon les accents et la rapidité de la conversation.

Evidemment, aujourd’hui ce sera une journée avec des classiques vu qu’il s’agit d’une première pour 3 d’entre nous. Le temps est plutôt gris avec un peu de pollution qui gêne légèrement mon mari. Rien de dramatique. Nous visitons la Place Tiananmen, (mausolée de Mao où l’on remarque une queue importante pour la visite que nous ne ferons pas, le Grand Théâtre National…) Et bien sûr visite de la Cité Interdite (24 empereurs de 2 dynasties tout de même…). Un bon resto en ville : ce sera notre première (mais pas la dernière) table ronde avec une grande vitre centrale ronde aussi, plus petite et tournante qui permet de faire passer les plats posés dessus. Nous pouvons ainsi goûter de tout. C’est très bon, varié, mais finalement un peu gras. Nous nous en rendrons compte avec les repas suivants.

















La foule : oui bien sûr, mais finalement les gens sont plutôt regroupés et on arrive donc même sur les sites très fréquentés à avoir des moments plus « calmes ». Finalement, c’est gérable… Autres idées reçues : nous avons trouvé les sites globalement très propres et les guides nous ont confirmé que beaucoup d’efforts ont été effectués ces dernières années pour cela, et pas seulement dans les grandes villes. Oui il y a encore quelques chinois qui crachent mais c’est devenu plutôt rare.

Par ailleurs nous avons beaucoup apprécié la gentillesse des gens à notre égard, des regards des sourires, de petits gestes, l’aide si besoin. Les européens sont très attirants et nous sommes régulièrement sollicités pour quelques photos ou selfies avec eux (au moins les plus blonds d’entre nous). A noter que la reine de notre petit groupe fut Marie originaire de l’Ile Maurice et dont la couleur de peau attirait les gens comme un aimant, mais toujours avec des sourires et l’envie de faire connaissance. Sa volonté de communiquer en chinois aidait beaucoup à son succès. Bref une star J

Visite ensuite du Temple du Ciel avec sa rotonde recouverte d’un triple toit de tuiles bleues. Coup de cœur pour les tuiles jaunes de la Cité Interdite puis les bleues du Temple du Ciel… De plus, le temps se met au beau et ça, on aime !



















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Voyage en Chine du Sud, de Canton à Dali
Voyage en Chine du sud – de Canton à Dali (25 jours en mars-avril 2007)

Voyageurs expérimentés, nous reculions depuis plusieurs années devant la Chine. Peur de cet immense pays, de cette population que l’on imagine encore bloquée par un système pesant. Un entretien avec Robert-Emile Cannat, à la fin de sa conférence-projection de Connaissance du monde, a levé tous nos doutes. De plus, il a eu la gentillesse de nous donner les coordonnées du jeune guide chinois qu’il utilise lors de ses reportages… Le reste fut un superbe voyage.

Notre programme : Arrivée à Canton (Guangzhou)Vol Canton-GuilinGuilin-Yangshuo et la rivière LiCircuit en voiture et à pied dans la région des rizières en terrasses du Dos du dragon et dans les villages Yao et DongRetour à Guilin et vol pour KunmingCircuit en voiture : Shilin (forêt de pierres), Jianshui (belle ville du sud du Yunnan), Yuanyang (fabuleuses rizières en terrasses), retour sur Kunming pour remonter sur Dali et Lijiang (2 superbes vieilles villes)Retour par avion sur Canton.Moyens de transports : Vol Paris-Canton sur la China-Southern Airlines, partenaire d’Air France. Nous avons fait le vol aller sur Air France, le retour sur la compagnie chinoise (avion impec et service plutôt meilleur). Avantages : prix compétitif et 3 vols intérieurs pour presque rien. Le débit ne se fait que lors de l’émission du billet 15 jours avant le départ et non à la réservation.

Nous marchons beaucoup pour visiter les villes, sinon en taxis. Les chauffeurs de taxis chinois mettent (en général) le compteur et rendent jusqu’au dernier centime (pas de pourboire en Chine). Par contre, il est conseillé avoir la destination écrite en chinois.

Poste le plus onéreux, la location de voiture avec chauffeur (environ 70 € par jour). Nous avons fait ce choix pour réaliser un programme chargé dans des délais raisonnables, de plus nous étions 5 pour partager ce coût. Seule la voiture permet d’enchaîner les excursions sans être tributaire des horaires de train ou bus. Le réseau routier est très varié, on passe très vite de l’autoroute à la route infâme. Globalement pas de problème.

Monnaie : Appellation officielle le « Renminbi » RMB. Nom usuel le « Yuan ». 1 € = 10 Y

Hébergement : En Chine, dans les hôtels (pas les auberges), il est d’usage de verser une caution d’environ une nuit que l’on récupère en réglant la note. Dans la plupart des hôtels importants, la réception parle anglais, dans les villages notre guide était indispensable. Canton : nous avons réservé par internet à l’hôtel Aiqun, bien placé au bord de la Rivière des Perles (180 Y la double sans petit déjeuner) (rarement inclus, et c’est mieux ainsi, on peut aller déjeuner comme et où l’on veut). Hôtel datant de la période « coloniale », une partie neuve, l’autre ancienne. Beau bâtiment, mais nous logions dans la partie ancienne qui mérite quelques réfections. Moyen mais bon marché pour Canton. Pour les hôtels suivants, dans les villes, nous avons en général (après consultation de nos guides papier) pris les hôtels que notre guide nous proposait. Clientèle chinoise aisée ou pour touristes asiatiques (Japon, Corée..) bon rapport qualité-prix pour des doubles avec SdB et WC. Guilin : Elephant Trunk Hill, bien à 204 Y la double. Yangshuo : Morning Sun, bien à 150 Y Longji : châlet-hôtel sans nom au milieu des rizières sur le Dos du Dragon, une heure de montée raide à pied, bagage réduit monté dans des hottes par des femmes Yao (10 à 15 Y par porteuse). Chambre correcte à 100 Y. Très propre et proprio sympa. Repas midi, soir + petit déj : 77 Y par personne. Chengyang : vieille maison en bois sans nom à l’entrée du village Dong, très rustique, insonorisation inexistante. 110 Y la double. Diner à 87 Y pour 5 (pas terrible). Spectacle de danses possible sur demande, pas mal mais cher pour le pays à 100 Y par personne. Zhaoxing : hôtel neuf, très bien, au cœur du village, 160 Y la double. Diner + petit déj. 158 Y pour 5. Kunming : Xiangrui Hôtel (moins bien placé que le Camellia indiqué dans nos guide mais complet… beaucoup de touristes occidentaux). 260 Y avec p.dj. superbe et moderne. Jiangshui : hôtel inconnu, bien et confortable à 240 Y (prix affiché 388). Yuanyang : Hôtel Yunti, très bien à 270 Y. Dali : Landscape Hôtel. En catégorie VIP. Très bien à 280 Y. Lijiang : Hôtel Dexin. Très bien à 230 Y. Canton : Hôtel Victory, très bien mais à 580 Y la triple. Le Aiqun était complet avec la foire de Canton…

Notre circuit : Mercredi 21 mars : Canton, arrivée à 7.45 h (heure locale), pour nous 0.45 h. Aéroport neuf, immense. Formalités sans problème. Taxi 170 Y, le centre est à 25 km. On récupère un peu à l’hôtel, puis départ à la découverte de la ville. Notre hôtel est situé au bord de la Rivière des Perles, cœur de l’ancienne zone « coloniale ». Tout autour, c’est un mélange d’immeubles ultra modernes, mélangés à des « HLM »ratés, le tout cerné par des échangeurs routiers rasant les fenêtres. C’est aussi une population moderne et beaucoup de jeunes au look déjanté. Peu ou pas de touristes, les gens sont plutôt curieux, amicaux et souriants. On traverse le marché Quingping dans une partie plus ancienne. Chine plus conforme à nos clichés : petites boutiques de toutes sortes : multiples racines alimentaires ou médicales, les bestioles séchées, les pattes de tigres (eh oui !), les scorpions qui grouillent dans un récipient, bonzaïs, poissons, chiens de luxe (on ne mange pas ceux-là)… Beaucoup de choses à manger, très propres et odorantes. Dans toutes ces échoppes les vendeuses portent bonnet et manchettes de tissu… et tout le monde est souriant avec tout le monde... On craque pour des sortes de gros raviolis, très bons à 1 Y les deux. On arrive sur Xiajiu Lu et c’est le choc. Une grande avenue pietonne grouillante, bardée d’enseignes néon immenses, bordée de boutiques de mode, bijoux, chaussures… et devant chaque, des jeunes gens qui attirent les clients avec enthousiasme en piaillant (pour nous) et en dansant. On y trouve tout, un MacDo, un concert de rock en plein air, des centres commerciaux rutilants de lumière et partout des stands de brochettes… et une foule se promenant (énormément de jeunes, garçons et filles au look incroyable). On y passe l’après-midi. On dîne au restaurant Guangzhou… 2.000 places sur plusieurs étages. Personnel pléthorique, aux petits soins. Repas correct à 173 Y pour 5. Retour à l’hôtel, toujours à pied, dans une ambiance nocturne digne de Las Vegas.

Jeudi 22 mars : Lever matinal, notre avion pour Guilin est à 9.45 h. Notre guide est à l’arrivée. Temps couvert. On s’installe à l’hôtel. Repas rapide et on part visiter la ville, ses lacs et collines. On visite aussi le nouvel aquarium, très bien fait, et détail amusant, dans un aquarium géant 4 sirènes exécutent une danse aquatique très gracieuse. On découvre les points Internet, immenses salles bourrées d’ordinateurs, tous occupés par des jeunes… Comme à Las Vegas, on sert à boire à volonté aux joueurs (du thé). Nous n’avons pas réussi à nous connecter sur notre messagerie ? Après dîner, balade nocturne en bateau sur les lacs et canaux. Les berges et monuments ruissellent de toutes les couleurs et il y a même des musiciens par endroit. Très agréable, dommage que le bateau soit bondé de touristes chinois (très, très bruyants) et que le tarif soit élevé (170 Y par personne). C’est un point qui nous surprendra tout au long de ce circuit : le prix très élevé des entrées ou attractions par rapport au niveau de vie chinois.

Vendredi 23 mars : Il pleut. Fin de la visite de Guilin (parc des 7 étoiles, pont de verre, grottes..). Route pour Yangshuo, installation à l’hôtel. Ville très touristique. Visite de la Silver Cave (conseillée par notre guide plutôt que celle de « La flute de roseau ») et elle est effectivement superbe, immense, avec des éclairages de couleur, par contre beaucoup de groupes de chinois !!! Dîner sur une petite place près du marché couvert, pleine d’échoppes et de petits restaurants… brochettes, « momos », riz, 88 Y pour 5. On prend un café dans la rue principale pietonne : 70 Y !!! Rue très touristique, pleine de boutiques pour touristes.

Samedi 24 mars : Lever matinal. Comme on n’aime pas trop les petits déjeuners dans les hôtels chinois, on va dans une petite gargote pleine de monde près du marché. Mode d’emploi : on regarde faire… ensuite on prend une petite cuvette émaillée, on se fait servir une soupe aux nouilles avec une viande en lamelles au choix, on termine en ajoutant différents ingrédients. C’est très chaud, plutôt bon (attention aux ingrédients ajoutés, certains sont terribles) et cela amuse beaucoup les chinois de nous voir faire.. et pour 1 à 3 Y par personne. On fait un tour dans le marché, très asiatique. Le coin boucherie ferait évanouir nos comités d’hygiène. La viande est belle mais les étals plus que douteux, les gros morceaux sont cloués sur l’étal. L’ambiance est correcte, il faut s’habituer doucement au spectacle. On coupe, on tue, on ébouillante, on fait des pâtes, on tue des chiens devant la cage où attendent les autres… Marché très nature, les poissons sont coupés vivants en morceaux … c’est la Chine ! Retour à l’hôtel. On part à 9 h faire une croisière sur la rivière Li, de Xingping à Yangdi, il pleut encore ! On prend un bateau individuel (100 Y/personne). La balade est agréable malgré le temps. On voit à peine les pitons, mais cela donne une ambiance voilée romantique. Sur le retour, on croise une véritable armada de bateaux faisant la croisière au départ de Guilin, pleins de chinois bavards !!! On déjeune à Xingping pour 97 Y/pour 5. Ensuite on se promène dans un parc au bord de la rivière et on fait une balade sur un radeau de bambou avec petite gloriette, thé… gondolier local (80 Y/personne). Très zen. Un pêcheur et ses 4 cormorans ont commencé à pêcher tout près de nous. Un oiseau est remonté avec un beau poisson qu’il a essayé vainement d’avaler, les 3 autres battant des ailes. Le gars a fait déglutir le cormoran pour nous montrer le poisson. On s’attendait à une demande d’argent mais il nous a dit au revoir en s’éloignant !!! chance ou compris dans le prix ? Le radeau nous a déposé près d’un gigantesque banyan où il y avait une animation folle (on est samedi). Plein de chinois, sur des radeaux, d’autres sur la berge, en différents costumes loués de minorités, se faisaient prendre en photos en riant comme des fous. On a profité de l’occasion pour les photographier, pour leur plus grand plaisir… et souvent avec nous sur la photo. Retour à l’hôtel, au programme, un son et lumière sur un lac à 19 h. (320 Y/personne !!!). Par contre, très bien organisé, poncho pour la pluie fourni (heureusement inutile), spectacle magnifique avec une multitude de figurants pour une chorégraphie spectaculaire très graphique, y compris en éclairage.

Dimanche 25 mars : Journée décevante. Balade au Pont du Dragon, très vieux pont dans un petit village. Mais sous une pluie battante, pont et village ne nous font pas vibrer. En début d’après-midi nous repartons en bateau vers Fuli où l’on visitera de vieux villages. Pluie ou fatigue, l’ensemble est décevant.

Lundi 26 mars : Route pour Longji et le Dos du Dragon. On découvre dans une station service récente les WC à la chinoise !!! pas de porte, un petit retour de cloison empêchant une vue directe et une rigole d’évacuation. Un car de touristes chinois arrivant, les filles ne se sont pas attardées !!! Notre guide Robert nous a acheté des bricoles pour manger en route, que l’on complète en achetant un peu de fruits. Le ciel est plus dégagé et la région est belle. La voiture stoppe près d’un village et Robert nous explique (un peu tardivement) qu’il faut se constituer un petit bagage pour la nuit car la voiture ne va pas plus loin. On va monter à pied dans la montagne, ce petit bagage étant monté dans les hottes des femmes Yao qui sont là. Et l’on part en file indienne sur le sentier qui monte (raide) entre les rizières. Le soleil est revenu et l’on transpire à grosses gouttes, sauf les porteuses qui montent allègrement, souriantes et nous attendent quand on prend des photos. Le paysage est magnifique malgré quelques nuages. Après 1 heure de montée, on arrive à un grand chalet-hôtel où l’on passera la nuit. Accueil sympa, café, thé, pancake et chambres très propres pour ce coin perdu dans les rizières. On paie nos porteuses, le prix est 10 à 15 Y par fille. On donne 50 pour les 3. Elles sont contentes et demandent si elles peuvent faire la descente demain. On dit OK. Après on est assailli par toute une petite bande, dont nos porteuses, pour nous vendre diverses bricoles. Ambiance très sympa et rigolarde, elles sont gentilles comme tout. Parmi leurs objets il y a surtout des vieilles pièces de monnaie en argent (genre Tael je crois). Elles en ont toutes, de toutes sortes et les prix de 50 Y au départ, après des achats à 20 se stabiliseront à 10, sans insister beaucoup… L’hôtel est bien équipé, lave-vaiselle, micro-ondes, télé et la patronne nous a mitonné un bon dîner : porc aux pousses de bambou, petits légumes frits, riz, vin de riz chaud, tranches frites sucrées de patate douce.

Mardi 27 mars : Pancake au petit déjeuner. On part à pied dans les rizières. Le temps est correct et clair. On monte davantage et l’on a des vues superbes sur ces collines complètement sculptées par des générations de paysans. On ne s’en lasse pas, dommage que ces rizières ne soient pas inondées, ici c’est un peu tôt en saison. La descente dans l’après-midi est plus facile. On prend la route de Chengyuang, tellement défoncée que par moment on a crû rester enlisé. Arrivée à la tombée du jour. Hôtel du même style que les autres maisons du village… structures en bois, cloisons en planches à peine jointives… bref du rustique. On fait l’erreur de dîner sur place. On commande du canard… il n’y a pratiquement que des os et de la peau. Je râle et Robert nous fait servir un autre plat plus consistant. Depuis, je suis convaincu que j’avais tort et que le canard était normal (pour un canard chinois, qui n’a rien à voir avec nos grosses bêtes). On nous propose un spectacle privé de chants et danses Dong pour 100 Y par personne. C’est cher mais finalement c’était bien et intéressant. Une dizaine de filles et garçons, en costumes traditionnels, des instruments en bambou (lusheng, orgue à bouche) de toutes tailles et des chants plutôt mélodieux accompagnés de danses. Et ambiance apaisée avec l’hôtelier…

Mercredi 28 mars : Visite de Chengyang, village Dong, ses Ponts du vent et de la pluie, ses norias pour irriguer les champs, sa Tour du tambour, ses ruelles pavées de galets. C’est un recul dans le temps même s’il y a quelques antennes télé. Une porte ouverte laisse voir un intérieur d’un autre siècle avec parfois une femme en train de tisser. Des petits cochons noirs s’affairent au nettoyage des caniveaux sous l’œil placide d’un buffle… On reprend la route. Petite halte à Sanjiang pour acheter des fruits et Robert nous prend des « momos » sorte de gros raviolis et des « petits cakes ». On longe la rivière, jolis paysages. On fait une autre halte à Diping où l’on voit un Pont du vent en construction. Chantier ouvert où l’on se faufile pour admirer la technique et l’adresse des ouvriers (pas une pièce métallique, uniquement des assemblages en bois, et pas d’outillage électrique). Ces hommes se laissent photographier avec plaisir, fiers d’être admirés. La route s’élève et l’on commence à voir des champs de thé et l’on retrouve la montagne entaillée de rizières. A Tang’An les rizières sont en eau et c’est superbe. On n’a pas le temps d’entrer dans le village qui paraît pourtant superbe, avec les gens qui rentrent des champs et qui nous sourient en passant. On fait un polaroid d’un groupe d’enfants rieurs qui posent à la chinoise (en faisant le V avec les doigts), leur joie d’avoir ce cliché… Arrivée à Zhaoxing à la nuit. Dîner et repos. Il n’y a pas de vie nocturne dans ces villages.

Jeudi 29 mars : On a la matinée pour visiter le village. Robert nous quitte pour prendre le bus pour nous retrouver à Kunming demain à l’aéroport. Beaucoup de ponts du vent et de tours du tambour. Belle balade le long de la rivière bordée de maisons, toutes les scènes de la vie se font naturellement, gens souriants (il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes occidentaux). Au détour d’une ruelle, on tombe sur une troupe locale qui va chanter et danser pour un petit groupe de notables chinois. On est invité à s’asseoir avec eux et filmé !!! Superbes costumes des danseuses, avec des variantes entre elles. Les chants sont très chinois… des aigus !!! On ne peut s’attarder, nous devons repartir à Guilin où l’on arrive à 19 h.

Vendredi 30 mars : Le matin, balade dans Guilin le long des canaux et départ pour l’aéroport en taxi (80 Y). Robert est bien à l’aéroport de Kunming et nous conduit à l’hôtel. On va dîner à l’Aoma (cité dans Le Routard), prix corrects, propre, mais une cuisine incendiaire ? on a tous la bouche en feu (et pourtant on compte 5 séjours en Inde). Pour calmer l’incendie on prend un Muesli aux fruits et yaourt. Avec bières et l’eau : 156 Y pour 5.

Samedi 31 mars : Hôtel chinois, petit déj. chinois !! Buffet avec plein de choses que l’on ne se voit pas manger à cette heure. On prend une collection de boulettes de différentes formes et couleurs, un verre de lait et des pâtisseries locales, en regrettant notre soupe de Yangshuo. On part en taxi pour le Temple des bambous (12 km). Série de temples richement décorés, dommage que les photos de Bouddhas soient interdites. Beaucoup de chinois prient et déjeunent devant les temples (des tables et sièges sont prévus). On repart avec nos taxis pour les Monts de l’ouest (16 km). Les 2 conductrices sont ravies, avec nous elles ont gagné leur journée, 165 Y chacune. On déjeune au pied du téléphérique qui nous coûtera 70 Y par personne mais économisera nos forces !! Au restaurant, une nuée de petites chinoises s’affairent autour de nous et nous préparent « les nouilles par-dessus le pont », spécialité locale. Un tas d’ingrédients : poissons, œufs, herbes, viandes, sont jetés avec les nouilles dans un bouillon très chaud, un peu gras. Au final, l’ensemble est bon, genre soupe chinoise haut de gamme. Le trajet en téléphérique passe au-dessus du lac Dian. Ensuite il faut prendre soit un télésiège, soit une petite voiture qui nous dépose au pied d’une montée assez sévère d’escaliers, parsemée de petits oratoires plus ou moins beaux (les divinités chinoises sont parfois aussi surprenantes pour nous que celles des hindous). Le tout, à flanc de montagne, parfois le passage se fait dans d’étroits boyaux creusés dans la roche. On monte jusqu’à la Porte du Dragon où des nuées de chinois se photographient mutuellement… Vues superbes sur l’ensemble de la montée. On dîne dans un petit restaurant près de l’hôtel. On choisit des poissons sur l’étalage, plus une épuisette de crevettes. Salle très propre, mais pas un mot d’anglais. Même les mots : riz, bière, écrits en pinyin dans mon guide ne fonctionnent pas. Il faut montrer sur les autres tables et même dans le frigo !! On nous sert très vite thé noir et crevettes, le poisson frit avec riz, le chef nous sert même des choses en plus. Tout cela très bon, ambiance très sympa… malgré le fait que la dizaine de serveuses et les patrons ne nous lâchent pas des yeux !!! 120 Y pour 5.

Dimanche 1 avril : On commence la journée par le marché aux fleurs et aux oiseaux (plutôt décevant). Le Temple de la compréhension de toutes choses (tout un programme !) est très bien, plein de portiques et de temples… et surtout de gens qui viennent prier et brûler de gros cierges de cire rouge. Globalement on a été surpris par l’état des temples, tous parfaitement restaurés et très fréquentés. On enchaîne par le Temple d’or, plusieurs bâtiments dans un grand parc. Belle promenade malgré le nombre d’escaliers, mais les temples sont moins beaux. On fait un peu de shopping dans les petites échoppes. Puis retour à l’hôtel et l’on retourne dîner comme la veille. On ne change pas une équipe qui gagne, dit-on… et les petites serveuses s’amusent tellement bien avec nous !!

Lundi 2 avril : Départ pour Shillin, à 86 km, avec notre nouvelle voiture (il y a même une plante verte entre les 2 sièges à l’avant). La Forêt de pierres, ensemble de pitons en calcaire gris (un peu les Tsingy malgaches), s’étend sur 26.000 ha, la partie ouverte au public 80 ha. Mélange de parc, d’étangs et aussi un véritable labyrinthe un peu fantastique au milieu de ces dents de pierre, mais c’est surtout une attraction très prisée des chinois. Et pourtant le prix de 140 Y devrait les faire reculer. Il y a nettement une partie de la population qui est sortie de la pauvreté et qui fait du tourisme. Le plus étonnant, il n’y a pas de tarif différent pour les étrangers comme on le voit dans certains pays. Il y a donc une foule énorme sur ce site, peu ou pas d’occidentaux. Des hordes derrière leurs guides, se photographiant dans toutes les attitudes (le paysage n’est pas important). Dur, il n’y a pas de plan du site, il faut se faufiler et essayer de voir l’essentiel en grimpant pour se repérer… et quel bruit !!! Balade à faire malgré tout, le site est beau, étonnant, très bien tenu, fleuri, et au détour d’un piton on trouve souvent une belle chinoise dans un ravissant costume local (elle pose pour les photos). On reprend la route pour Jianshui. La campagne est belle et fertile, mais les paysans travaillent encore à la faucille pour récolter le blé. On passe même sur une petite route où, comme en Inde, le blé est étalé sur la route et battu par les véhicules qui roulent dessus. Le vannage se fait, dos au vent, en versant le blé avec un panier plat spécial.

Mardi 3 avril : On commence la journée par la Résidence de la famille Zhang, située dans le village de Tuanshan à 13 km. Plein de vieilles maisons, de cours fermées, de porches ouvragés, de claustras. On est gênés car ces maisons sont habitées, mais ouvertes à la visite car historiques et il faut payer un droit d’accès au village. Certains se sont adaptés et ont des petites boutiques. Une maison a un livre d’or et on y découvre que l’on peut y manger. Robert discute avec les gens qui sont ravis. On va dans la cuisine et un menu est élaboré. Cette maison fait chambre d’hôtes pour les chinois car un groupe de jeunes (très branchés) descendent de l’étage, visitent la maison, prennent des photos et pour finir nous demandent de poser avec eux. Le repas prêt, on nous installe dans la pièce d’honneur où figurent 2 grands portraits des ancêtres. On nous sert un tas de plats : morceaux de porc frits, patates douces, fèves, morceaux de choux épicés, omelette, tofu grillé, légumes en lanières, du riz et du thé et de la bière. Bon, très propre et des hôtes hyper gentils. 100 Y en tout. On reprend la route pour voir le Pont du dragon, ouvrage ancien avec 17 arches et dessus 3 petites tours faisant portes aux toits superbes. La voie est si étroite que seuls passent vélos et voitures. Les camions doivent descendre dans la rivière et passer à gué… On revient à Jianshui pour visiter les Jardins de la famille Zhu. Immense résidence chinoise sur 2 ha. Une succession de courettes, séparées par de belles portes rondes et bordées de pavillons fermés par des portes sculptées toutes plus belles les unes que les autres. L’ensemble est parfaitement entretenu avec des jardins splendides. A voir absolument pour mieux imaginer la vie d’un riche clan au 19e siècle. On peut même y passer la nuit, dans des meubles d’époque, un hôtel est installé dans une partie de la demeure. On dîne au Xiangmanlou, indiqué par le Michelin, quelques touristes dont des français (on nous dit que dans cette région nous sommes majoritaires). Bon repas pour 135 Y à 5.

Mercredi 4 avril : Visite du Temple de Confucius. C’est plus un parc qu’un temple, avec de nombreux portiques, un étang avec un îlot relié à la berge par un joli pont et des pavillons. Il fait un temps gris et froid, donc pas idéal pour apprécier ce temple à sa juste valeur. Par contre, dans un pavillon, un orchestre traditionnel joue dès qu’il y a des visiteurs. A ces costumes et instruments curieux, à ces musiciens souriants, s’ajoute une musique très agréable. On passe un bon moment à les écouter, malheureusement, ils n’ont pas de CD à vendre. On prend la route pour Yuanyang par Gejiu. Route très moyenne, la région devient montagneuse, mais il y a beaucoup de bananiers. Arrivée vers 17 h. On traîne un peu en ville, sale et de peu d’intérêt. Seul point intéressant, il y a pas mal de femmes en costume qui viennent faire des achats. On tombe sur une livraison de chiens jaunes chez le boucher (c’est un travail pour certains de capturer ces chiens errants, ils sont tous de la même espèce et jaunes – on les trouvent dans les cartes au restaurant et c’est assez cher). Dîner très nul. Un plat très graillonneux, un autre uniquement composé de pattes de poules noires… rien de mangeable, on a mal choisi. On file rapidement car la desserte se fait avec un chariot sur lequel trône un gros bidon transparent dans lequel tous les déchets sont versés !!!

Jeudi 5 avril : Départ à 6 h pour voir le lever de soleil sur les rizières à Duoyicun. Brume épaisse qui se lève un peu sur le site… on est loin des images de R.E. Cannat. Le paysage est quand même très beau. On déjeune dans une gargote locale… pas terrible, on en donne une bonne partie à un gosse frigorifié et triste au bord de la route, et on lui laisse le poncho reçu à Yangshuo. On repart l’après-midi pour Jingkou, village animiste. Droit d’entrée : 60 Y pour 5. Village intéressant avec maisons au toit de chaume, pas mal de costumes, mais trop fréquenté. Gens peu souriant, demandant facilement de l’argent, des gosses embêtants… On termine par Laghuzui pour y voir le coucher de soleil…trop de brume. Dîner à l’hôtel très moyen, mais économique (40 Y). Beaucoup de français, ce serait le coin où l’on en voit le plus en Chine !!!

Vendredi 6 avril : Départ à 8.30 h pour le marché de Niujiaozhai à 30 km. Marché très intéressant et coloré. Pratiquement toutes les femmes sont en costume traditionnel, Hani, Yi et Dai. Aucun touriste à part nous et ambiance très souriante et curieuse (marché à voir d’urgence). Marché campagnard avec pas mal d’animaux (on passe rapidement le coin aux volailles – c’est la période de grippe aviaire), et plein de petits cochons noirs tenus en laisse. Le coin aux gros animaux se tient à l’entrée du village. Plein d’étals de tissus, laines colorées et broderies pour les costumes (les femmes cousent des bandes de broderies industrielles !!!). On a adoré ce marché, on y trouve de tout (il y a même un dentiste !) et les gens ne s’occupent pas de nous et vaquent à leurs affaires… idéal pour saisir des images naturelles, il suffit de montrer l’appareil avec un sourire si l’on est remarqué, il y a un sourire immédiat en réponse. On retourne à Laohuzui qui cette fois est à peu près dégagé du brouillard. C’est effectivement spectaculaire, un à-pic qui s’ouvre sur une immensité de rizières en terrasses de toutes formes et tailles. On déjeune là dans une petite gargote (correct) pour 80 Y. Ensuite, direction Bada pour un coucher de soleil sur les rizières. Le ciel s’est dégagé et sur le trajet on fait de nombreux arrêts tellement c’est beau. Bada offre un spectacle unique sur un panorama de rizières, même si ce soir là le coucher de soleil était discret. Retour à l’hôtel. Dîner qui confirme que Yuanyang n’aura pas d’étoile au Michelin.

Samedi 7 avril : On retourne à Kunming sous la pluie et le brouillard (cela semble fréquent dans ce coin). Journée de route. On dîne au Yunnan Flavor, près du Camellia. Il y a un spectacle agréable de danses et de chants. Par contre, si les plats sont corrects, le service est moyen.

Dimanche 8 avril : On part pour Dali. Temps médiocre mais belle route. Vieille ville touristique pour les chinois mais avec pas mal de « laowai » « étranger ». On se balade malgré le mauvais temps en faisant un peu de shopping (peu de choses intéressantes). On dîne au Bamboo Café, le patron parle un peu français et l’anglais, et la nourriture est bonne. Après, on fait un tour dans la rue principale. C’est superbe, les principaux bâtiments et les grandes portes de la muraille sont illuminés.

Lundi 9 avril : On remonte le long du lac Erhai jusqu’au marché de Shaping. Marché assez moyen, peu de costumes et peu d’étals. Seul intérêt, à l’extérieur, une sorte de marché aux nouilles en gros. La pesée des énormes sacs effectuée, ils sont chargés sur le dos de femmes qui les portent, pliées en deux, jusqu’au véhicule de l’acheteur. A Zhoucheng on visite un petit temple (on peut l’oublier) et un atelier familial de « batik local ». La technique consiste à coudre des petits paquets du tissu pour le protéger de la teinture. On obtient des zones blanches. Méthode compliquée et sommaire qui limite le nombre de couleurs. Rien à voir avec la technique indonésienne. A Xizhou, on visite la Maison des Yan où l’on assiste à un spectacle de danses Bai. Retour à Dali où l’on passe le reste de la journée en promenade dans la ville et dans les magasins pour chinois, style supermarché. On y trouve des choses incroyables, souvent d’un goût très éloigné du notre, et des articles tels des bocaux d’eau de vie pleins de serpents et autres horreurs.

Mardi 10 avril : Départ pour Lijiang. Il pleut et il pleuvra toute la journée. Route correcte, on monte car Lijiang est à 2.400 m. Beaucoup de cultures en terrasses, mais non irriguées. On fait un arrêt devant un immense bâtiment en rase campagne. Incroyable hall de gare grouillant de stands de bijoux en jade. Des centaines d’étals vendant tous la même chose ou presque et des milliers de touristes chinois se bousculant pour voir et acheter. Dans le fond, derrière des vitres, un atelier avec des ouvriers/ouvrières taillant et ponçant le jade… une fourmilière ! Deuxième halte, le même décor mais cette fois pour manger… Pour 20 Y par personne on a droit à 6 plats + du riz. Des baguettes et un bol et toute la table pioche dans les plats et jette ses déchets par terre… comme toutes les tables autour de nous. On est bien sûr les seuls occidentaux, donc point de mire de tous.. Installation à l’hôtel à Lijiang. On libère le chauffeur et Robert qui repartent, la visite ici peut se faire sans eux. Malgré le temps, on va à pied vers la zone touristique. C’est une vieille ville très agréable avec de nombreux petits canaux et petits ponts. Ruelles bordées de multiples boutiques de souvenirs et de petits restaurants. Beaucoup de monde dès que la pluie se calme. On va dîner au Petit Paris, français marié à une chinoise, arrivé en 1992 sur un forage pétrolier et jamais reparti. Bon resto mais très cher, il est vrai qu’ici c’est la foire aux touristes. Le long du canal principal, bordé de restos, des racoleuses en tenue de toutes les ethnies dansent et chantent à tue-tête (peut-être pour se réchauffer car il fait plutôt frais). Ambiance avec la foule et tous ces lampions rouges…

Mercredi 11 avril : Le ciel se dégage et on a même un peu de soleil. On grimpe un peu pour voir les toits gris de la vieille ville. On va au parc du Dragon noir, superbe avec son pont qui se réflète dans l’étang sur fond de montagne. A un endroit, plein de cadenas fixés à une rambarde par les amoureux… On continue la balade dans la vieille ville, scènes de rue amusantes, gens souriants, danses ethniques de vieilles dames sur la grand place (un groupe de touristes ? on n’avait jamais vu ces costumes). On va à l’aéroport prendre l’avion pour Kunming. Robert a bien fait notre réservation d’hôtel.

Jeudi 12 avril : Vol pour Canton. A midi on est à l’hôtel Victory, sur l’île de Shamian. On retourne dans le marché Quingping où l’on a remarqué des « biscuiteries » très fines lors de notre premier passage. Boutique avec des articles surtout destinés à une clientèle chinoise. Prix très faibles mais la vendeuse se montre féroce dans le marchandage que l’on fait pour le plaisir !!! Après on va à nouveau sur les « Champs Elysées » cantonais. Toujours la même densité de foule. On explore plusieurs grands magasins et une immense galerie commerciale neuve, ultra moderne. Dans le fond, au-delà des boutiques classiques, on trouve de minuscules échoppes bourrées de pacotilles. Des grands sacs pleins de bijoux fantaisie, destinés aux importateurs occidentaux qui doivent acheter par tonne, chaque boutique est spécialisée dans un style ou une matière… Retour à l’hôtel après s’être remplis les yeux une dernière fois de cette Chine que l’on a adorée et où l’on retournera.

Conclusion : Seul problème lors de ce voyage : la météo. Peut-être aurait-il fallu partir 15 jours ou 1 mois plus tard ? Sur le planning, on conseille 1 jour en plus dans les villages Dong et 1 jour en plus également dans la région de Yuanyang pour les villages et marchés.

Budget : Ce voyage avec un petit groupe de 5 personnes, billets d’avion compris, fait dans des conditions correctes de confort, avec un guide privé et voiture avec chauffeur est revenu à un peu moins de 2.000 € par personne.

Un voyage de mille lieues commence par un pas. Lao Tseu
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Notes de voyage au Yunnan en solo (mai, juin, juillet 2010)
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010

Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…

C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.

En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.

Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .

Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.

Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .

Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.

C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.

Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.

Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !

Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.

Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.

Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.

Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.

Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)

Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.

Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.

Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.

Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées .  «  Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.

Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.

Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.

De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.

Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.

Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété  une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .

De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.

Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.

Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…

Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.

Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.

On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans  la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.

Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour  monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.

Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.

Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.

Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.

Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.

Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.

Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.

Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.

Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.

Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.

En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.

BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là  pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.

Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…

Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.

Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.

Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.

J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.

Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.

FIN
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Femmes d'ailleurs: Chine et Inde
Il y a souvent des articles très intéressant dans la rubrique Femmes d'ailleurs, de Courrier International, écrits par Anne Collet. Je vous fais partager celui-ci que je viens de découvrir... les prochains voyageurs à Pékin sont priés de nous faire un petit compte-rendu ! 😉 22 juin 2006 FEMMES D'AILLEURS • Le marché aux amoureux bat son plein le dimanche à Pékin La scène se passe un dimanche dans un parc de la capitale chinoise, situé tout près de la place Tian'anmen. "Plusieurs centaines de personnes, âgées de 50 à 60 ans pour la plupart, se retrouvent non pas pour une séance de tai-chi, ni pour une quelconque manifestation. Ils sont là à s'observer timidement", raconte le magazine britannique New Statesman. De temps en temps, une question fuse et le dialogue s'installe :

"Qu'avez-vous à proposer ? — Une fille, et vous ? — Un garçon qui mesure 1, 70 m, diplômé d'une école de commerce…" (ah ! l'école de commerce ça doit être un bon critère par chez eux !😛)

Sun Yat-Sen Park est donc le lieu de rassemblement de parents à la recherche d'un conjoint pour leur enfant. Ils viennent pour échanger des photos, des informations – l'âge, la formation, le revenu et, surtout, leur signe astrologique. Car, dans la tradition chinoise, la compatibilité entre deux signes est essentielle. (ah ! ben oui ! je me disais bien qu'il manquait un truc sur la liste !)

Le concept d'amour romantique n'existe pas dans cette tradition. L'amour libre était il n'y a pas si longtemps un tabou et le mariage l'expression de l'obéissance filiale. Aujourd'hui, pour beaucoup de jeunes Chinois, l'amour fait partie de la modernité. Toutefois, de nombreux jeunes ont du mal à trouver un partenaire – la politique de l'enfant unique a en particulier réduit le nombre de filles – et le marché aux amoureux de Pékin est un des moyens mis en œuvre par les parents pour trouver le meilleur parti possible.

Les Chinois appellent 'célibataires en diamant' les jeunes hommes disponibles et prospères qui sont pris d'assaut mais qui parfois s'accrochent à leur précieuse indépendance. (bah tiens ! vaut mieux taper dans le célibataire en coton, alors !) Quant aux filles qui vivent dans les grandes cités, elles sont en concurrence avec celles qui arrivent des petites villes et qui sont désireuses de monter en grade en trouvant un mari citadin et si possible fortuné.(oui, la concurrence des petites villes c'est terrible, le désir d'ascension scociale, la France d'en bas, quoi !! ça me rappelle un truc 🤪) "Il y a chez les parents qui viennent à Sun Yat-Sen une certaine nostalgie de l'époque où une mariée ne découvrait le visage de son nouvel époux que le soir de ses noces.(ils ont tous eu des bonnes surprises alors !!) Epoque où seul le chef de famille avait le pouvoir de décider du choix d'un mari et de la date du mariage", souligne le quotidien chinois en langue anglaise China Daily.

Pour les parents, la recherche du partenaire parfait qui rendra leur enfant heureux est longue et difficile. (ah ! la notion du bonheur fait donc son entrée)"Je reviens ici encore et encore, que puis-je faire d'autre ? Quand je ne serai plus là, les enfants n'auront plus personne sur qui s'appuyer. Quand on arrive à 40 ou 50 ans et que personne n'est là pour vous apporter ne serait-ce qu'une tasse de thé, c'est bien triste" (oui, c'est vrai, mais faut pas oublier les petits gâteaux !!), explique une des femmes rencontrées à Sun Yat-Sen Park. "La génération de mes parents ne prêtait aucune attention à la situation économique d'un éventuel partenaire, car les différences étaient réduites. Aujourd'hui les différences se sont accrues, les salaires et le milieu familial sont essentiels. Les filles accepteront un mari parce qu'il a une auto ou une maison et rejetteront celui qui ne peut pas satisfaire leurs rêves", explique Wang Linye, un jeune journaliste de Pékin, cité par China Daily. (je souligne : propos d'un jeune journaliste)

Et quand la confusion règne, les affaires prennent le dessus. (ah ! parlons sous !) Une première "école de l'amour" a vu le jour à Pékin. Dans la classe où l'on enseigne cet art, les murs sont décorés de posters des films Titanic ou Roméo et Juliette (alors, on leur a pas dit que y'en a toujours un qui meurt à la fin !! c'est criminel😠)ou encore d'un cœur orné de roses rouges. Cette école d'un nouveau genre propose des cours du soir et de week-end. La plupart des élèves sont des jeunes sortis de l'université et qui ont du mal à exprimer leurs émotions, ils ne connaissent rien à l'amour. Et pourtant, "il ne faut pas avoir peur de s'engager" (ça faut le dire au célibataire en diamant qui profite de la vie !), souligne China Daily, "de nombreuses compagnies d'assurances chinoises ont mis au point des polices spéciales "amour", qui couvriront tous les problèmes rencontrés au cours d'une vie en couple. Et plus le couple dure, plus il rapportera d'argent aux bénéficiaires." (super idée pour réduire le nombre de divorces : l'appât du gain ! à peine en train de fleurter avec le capitalisme qu'ils nous dépassent déjà !) Anne Collet Bon alors, en résumé, ce sont les parents qui continuent à se prendre la tête pour trouver un partenaire à leur progéniture sauf que maintenant entre en ligne de compte : l'amour (facile comme concept !!), le bonheur, la beauté, l'argent ... et l'aptitude à servir du thé à quarante ans ... bref "finger in the nose"😉 Quand je pense que nous nous avons les paniers de supers marchés violet ... va falloir que l'on reprenne nos parents en main et que nos petits des écoles de commerce s'activent !! En nettement plus sérieux, je vous propose de lire l'article "L'Inde bouleverse ses lois sur le mariage ", très bel article (je le fais suivre). Il pourra s'accompagner de la lecture de "Compartiment pour dames" de Anita Nair, un roman qui fait voyager dans le quotidien "amoureux" des femmes en Inde, magnifique. M

L'Inde bouleverse ses lois sur le mariage L'institution du mariage, pilier de la société indienne, est à un moment charnière. Le gouvernement planche sur "une série de lois qui auront des implications profondes sur la société telle qu'elle fonctionne actuellement", annonce l'hebdomadaire India Today. Et le 25 octobre dernier a été un jour crucial pour cette institution. Ce jour-là, en effet, le président de l'Union indienne, Abdul Kalam, a approuvé le projet de loi sur la violence domestique, le premier d'une série de textes et de recommandations ayant pour but de redéfinir le mariage en donnant aux femmes un rôle égalitaire au sein de leur couple.

Plus qu'un simple toilettage ou même une réforme, il s'agit d'une révolution. Selon les nouvelles dispositions, un homme ne pourra plus forcer son épouse à avoir des relations sexuelles non consenties ; la bigamie, les mariages d'enfants et les mariages forcés seront interdits. En outre, les femmes auront leur indépendance économique, les héritages seront partagés à égalité entre garçons et filles et le divorce sans faute sera reconnu. Un homme ne pourra calomnier ou insulter sa femme parce qu'elle n'aura pas eu d'enfant mâle, il ne pourra pas non plus l'obliger à quitter son emploi. Une ouverture vers la reconnaissance des couples homosexuels est également envisagée.

"Pendant des décennies, les lois mettaient un point d'honneur à ne pas pénétrer dans les foyers indiens et refusaient de se mêler des affaires familiales. Cela ne sera plus le cas", estime K. Tulsi, un avocat à la Cour suprême. "Avec ces réformes, on ne pourra plus faire n'importe quoi au sein des foyers", se réjouit Brinda Karat, responsable de l'association des Femmes démocrates indiennes.

Bien que tout le monde soit d'accord pour dire que les temps ont changé et que le mariage n'est plus ce qu'il était, l'égalité qui devient le maître mot ne fait pas l'affaire de tous. Pour les membres de la fondation Sauvez la famille indienne, on assiste à une mise en pièces du mariage, dans laquelle les hommes sont dans la ligne de mire.

"Pour les 10 millions de couples qui se marient chaque année en Inde, les attentes ne sont plus les mêmes", note India Today. Aujourd'hui, 14 % des mariages finissent par un divorce, contre 5 % à la fin des années 1980. Dans les villes, l'âge moyen du mariage pour les femmes se situe entre 26 et 30 ans, et 25 % des citadines choisissent elles-mêmes leur partenaire, ce qui était impensable il y a quelques années. Enfin, une femme sur cinq dispose d'un revenu propre.

Depuis toujours, les hommes ont eu la haute main sur le mariage et, maintenant que les femmes vont enfin être prises en considération, "nombreux sont ceux qui vont prendre les armes", ajoute l'hebdomadaire. "Les femmes n'ont pas le droit de se plaindre, elles doivent être accommodantes et dévouées, en dépit des souffrances", affirme Swarup Sarkar, un homme récemment divorcé. Propos contestés par un avocat, Kirti Singh, qui estime que de telles remarques sont complètement dépassées. Pour lui, l'égalité est la base de la vie de couple, et "ces lois vont permettre d'équilibrer les droits et les devoirs entre époux".

Le problème est maintenant de savoir si elles seront appliquées. Quand on voit les centaines de femmes battues qui attendent parfois des années pour que les policiers prennent en compte leur déclaration, le doute s'installe. "Chaque année, en effet, 50 millions de femmes sont victimes de violences conjugales, et seulement 0, 1 % d'entre elles déposent plainte." Anne Collet

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Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…

Toutes les photos sur www.naruwan.fr

Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.

Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.

A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.

Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.

Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.

> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)

Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…

Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.

Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…

Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…

De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?

Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…

Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.

> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..

> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.

Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.

Toutes les photos sur www.naruwan.fr

Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
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Rencontre à Paris le 22 juillet 2007 sur le thème de la Chine
Je vous propose de se retrouver le 22 juillet dans un resto le midi à Paris sur le thème du voyage en Chine: circuits réalisés, voyage en individuel, projets de voyage et ne pas oublier les petites anecdoctes qui ont jalonné nos voyages en Chine ou ailleurs Bien sûr la discussion reste ouverte sur toutes les destinations Bonne journée à tous
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Retour de croisière, Sydney-Singapour-Hong Kong, Celebrity Millenium, novembre-décembre 2012
Escales de la croisière : Sydney, Newcastle, Brisbane, Airlie Beach, Cairns, Darwin, Bali, Singapour, Bangkok, Saïgon, Danang, Halong Bay, Hong-Kong.

Bonjour à tous,

Nous sommes partis de Nice (14h) avec Emirates, escale à Dubaï, vol très bien et nous sommes arrivés à Sydney à 22h30. A noter (c'était notre deuxième vol pour Sydney) qu'il est beaucoup plus facile d'arriver le soir pour intégrer le décalage horaire. La dernière fois nous étions arrivés le matin et nous avions eu beaucoup plus de difficultés. Là nous ne l'avons que peu ressenti. J'ai aussi l'impression que le corps s'habitue aux différents décalages horaires et que plus l'on voyage moins on en souffre???

Nous n'avons qu'une journée avant l'embarquement, nous nous contenterons de revoir Darling Harbour et Circular Quay, de nous balader sur le front de mer jusqu'au Botanic Garden, de faire un petit tour de ville en Sky train, et de traverser la baie en ferry jusque Manly, petite ville plus calme et tranquille juste en face de Sydney sur l'autre rive.

D'une façon générale le bateau nous a bien déçu, un peu vieillissant (mais toutes les compagnies ne mettent elles pas leur vieux bateaux en Asie ?) et pas très propre, coins négligés, traces de produits sur les surfaces lisses, tables mal nettoyées, et nombreuses taches sur le sol. La cabine était carrément sale et malodorante. Nous avons porté des" Kleenex test", et des photos au Guest Relation. La cabine a été nettoyée à nouveau et nous n'avons plus eu à nous en plaindre.

En montant sur le bateau on perçoit un malaise inhabituel, le personnel a un comportement très différent de celui que nous connaissons habituellement chez Celebrity. On nous "colle" un verre de bienvenue dans la main avec une certaine agressivité, hou là là, ça promet si c'est le ton de la croisière !!! On comprendra plus tard que tout le personnel est à cran, mais quand on arrive sans être au courant ça fait tout drôle.

Nous montons au self, et là... interdiction de se servir de quoi que ce soit, il y a des barrières pour empêcher l'accès aux appareils à boissons et des files d'attente... Je me fait servir une salade tant bien que mal... Interdiction de mettre de l'huile et du vinaigre, une serveuse le fait à ma place, mon sang commence à bouillir !! Nous trouvons une table, il n'y a pas de sel ni de poivre. J'en demande, le serveur arrive avec la salière et veux saler mon assiette à ma place!!! J'explose, je plante tout et je descend au guest relation.

La correspondante française nous explique qu'il y a une épidémie de gastro parmi le personnel et que des mesures de sécurité et d'hygiène draconiennes ont été mises en place (alors pourquoi est ce le personnel qui nous sert ?). Cela ne devrait durer que 2 ou 3 jours, mais nous ne le croirons plus lorsque Tatida nous expliquera que cela dure depuis 15 jours!!! Nous achèterons dès le lendemain une salière (125 g pour 3.5 $), car c'est le même régime et la même comédie au restaurant Metropolitan le soir. Je dis comédie parce que durant toute cette période les boutiques ont continué à être ouvertes et tout le monde touchait et tripotait à loisir toute la pacotille que l'on y trouve. Alors que l'on nous interdit de mettre nous même notre sachet de thé dans la tasse. C'est plus qu'exaspérant.

C'est incroyable comme cela peut gâcher le plaisir d'une croisière, nous sommes mal, le personnel est très mal, cela lui donne beaucoup plus de travail. On ne se voit vraiment pas vivre 31 jours dans ces conditions et on commence à envisager de débarquer à Singapour. Ce n'est plus une croisière c'est une punition. Pour demander un thé, il faut faire une file de 6 à 8 personnes. Il n'y a plus assez de personnel pour débarrasser les tables, elles restent encombrées. Les repas sont une corvée et nous évitons de manger tant c'est pénible. Et nous avons fait toutes ces heures d'avion, et payé tant, pour cela ???

Nous recevons une information qui nous apprends que nous accosterons dans des ports tous éloignés des centres villes. Des navettes sont mises en place pour 10 à 20 dollars de transfert par personne à chaque escale, Youpi!

Nouvelle info, les mesures du "red code" sont maintenues pour encore 3 ou 4 jours. Le calvaire va continuer.

Newcastle : Aucun plan de ville ni aucune information sur l'escale ne nous est donnée, il en sera ainsi pour toutes les escales sauf Halong Bay, où là, on nous donnera les informations le soir à la fin de l'escale.

Avec un autre couple, nous rejoignons le centre ville avec la navette, la ville n'est pas tout à fait réveillée et déserte. Avec un taxi (il est très sympa et il parle français) nous allons jusqu'à la réserve de Blackbutt à une dizaine de kilomètres. Ce n'est pas très grand mais très bien tenu. Il y a de nombreuses espèces d’oiseaux, des koalas, des kangourous et des wombats. Les animaux sont presque en liberté, même les oiseaux, c'est très relaxant après la pression et le mal être sur le bateau, on revit. La balade dure une bonne heure, le taxi nous emmène voir Bogey Hole sur la plage de Newcastle Beach, une piscine taillée à même la falaise par des forçats du XIXième siècle. Nous suivons la promenade du Bathers Way, jusqu'au phare de Nobbys, en passant par les Merewether Ocean Baths, les plus grandes piscines d’eau de mer de l’hémisphère Sud. Ensuite tour a pieds dans la ville qui s'est animée, jusqu'à la Christ Church Cathédrale puis retour au bateau avec la navette.

A la sortie du bateau nous n'avons pas vu de taxi parce qu'il y a une organisation un peu spéciale due aux frais élevés que doivent payer les taxis pour entrer dans le port : il y a seulement une personne qui représente les taxis, et il faut s'adresser à elle pour en commander un. Si nous l'avions su cela nous aurait éviter de prendre la navette.

A bientôt pour les escales suivantes.
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