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Visa russe, Transsibérien, passage de la frontière mongole
Bonjour,

Ayant fait la Russie fin juillet 2017 je reviens sur mon voyage pour fournir certaines réponses que j'ai eu du mal ou trouver ( ou pas trouver du tout ) avant de partir.

Tout d'abord le visa Russe, habitant à Toulouse je ne pouvais pas le faire directement à une ambasse ou à un consulat. Je suis donc passé par action visa. J'ai demandé le strict minimum(108 euros) , c'est à dire juste envoyer mon dossier deja complet (ils proposent également une assurance, de remplir le dossier à votre place et le voucher). Le formulaire à remplir est assez simple mais en anglais. Pour l'assurance, vu que je pars pour un an j'en avais déjà contracté une (chapka). Si vous avez une carte gold cela suffit largement. Attention ils demandent l'assurance juste pour les dates d'entrée et de sortie en Russie donc même si la votre couvre plus que cette période ça ne marche pas il fait les dates exactes. Il faut également l'originale de l'attestation et pas une photocopie (envoyer un mail à votre assurance pour qu'elle vous envoie ça par courrier). Ensuite le voucher vous pouvez l'acheter sur internet pour 15 euros. En fait le mieux est de regarder sur le site russiable (taper ça sur google) et vous trouverez tout ce qu'il faut faire (ce site tenu par une russe vivant en France est une mine d'informations ). Sinon action visa sont très sérieux j'ai envoyé mon dossier un mois avant mon départ et tout s'est très bien passé (n'hésitez pas à le faire un peu avant pour vous epargner du stress on ne sait jamais)

J'ai donc fait St petersbourg ensuite j'ai rejoins Moscou par le train. Je ne vais pas vous dire quoi voir dans ces deux villes magnifiques vous trouverez aisément tout pleins d'informations sur internet ou sur les guides :) Ensuite j'ai pris le transiberien pour Irkustk. Alors j'ai pris mon billet directement à la gare deux jours avant. Je l'ai pris fin juillet début août et il n'y avait plus de place en 3 ème classe (si j'avais repoussé d'un jour ou deux j'en aurai trouvé donc c'est pas si full que ça ). Au niveau des prix c'est environ 100 euros pour la 3ème classe et 150 euros pour la seconde (compartiment de 4 celle que j'ai pris du coup). Je voulais la 3 ème mais je n'ai pas été déçue de la seconde comme ce sont des compartiments de 4 c'est bien plus facile de se lier avec les gens et j'ai passé des moments formidables ! Au passage j'ai fait mon visa Mongol à Irkustk rien de plus simple juste un formulaire à remplir et une photo en 15 minutes c'était fait (ça coûte 60 euros). Je suis allé sur l'île d'olkhon au lac Baikal.Des bus partent d'Irkustk tout les jours ( je conseille vivement c'était merveilleux). Je suis ensuite retourné à Irkustk pour prendre le train pourquoi Oulan Oude. Ne vous faite pas avoir comme moi les trains sont à l'heure de Moscou. Mon traîn devait partir à 2h du matin mais en fait c'était à 7h du mat (heureusement il y a un pub juste devant la gare ouvert 24/24 avec WiFi et prise pourquoi charger vos appareils électroniques). Arrivée à Oulan oude je voulais prendre un bus pour UlanBator en Mongolie. Malheureusement il n'y a qu'un seul bus par jour à 7h30 du matin et il est très souvent complet. Pas de panique on peut prendre un bus jusqu'à la frontière mongol puis prendre un taxi pour passer la frontière (on ne peut pas le faire à pieds ) jusqu'à la premier ville mongole. Vous pouvez prendre un van (gratuit!) pour aller dans un second village De la vous trouverez un bus qui rejoins UlanBator.

Voilà je crois que j'ai fait le tour si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et bon voyage !
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La Russie en camping-car
Bonjour,

A travers différent forum , j'ai cru comprendre qu'un camping car ne pouvait circuler seul en Russie, sauf en passant par une agence qui convoie un groupe . Pouvez vous me dire ce qu'il en est ? si c'est le cas par quelle agence estes vous passée?

Le camping sauvage est -il autorisé ?

Merci Michel
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Le Transsibérien, extraits de carnets de route
Bonjour à tous.

Voici un premier extrait de mes carnets de route écrits pendant mon voyage dans le Transsibérien. Il s'agit d'une rencontre surréaliste. Cette rencontre n'a pas eu lieu dans le train lui-même, mais dans un restaurant à Ekaterinburg (anciennement Sverdlovsk).

Mercredi 10/09/03

Ekaterinbourg

Restaurant “Sunday” 13 :30 LOC 11 :30 MOS

Sverdlovsk est bien un trou, j’en ai maintenant la certitude, et à part deux trois jolis bâtiments et la cathédrale fraîchement reconstruite des Romanov, il n’y a rien à voir ; on en regrette presque de s’y être arrêté. Certes, le temps ne joue pas en la faveur de l’impression que peut donner la ville au voyageur solitaire à petit budget, sans parapluie, que je suis (horreur des parapluies). Cette ville n’est pas faite pour les étrangers, ni pour les piétons. Or, je suis piéton, étranger. Tout ici, est assez difficile. Trouver un cyber (Siber ?) café est une aventure plus ardue que je ne l’aurais pensé, dégotter un petit restaurant bon marché où s’asseoir, au sec, est un vrai défi. Tout est payant, des toilettes de la gare, par ailleurs au plus bas de l’échelle absolue de la saleté des toilettes déjà visités dans ma vie, au bout de pain du restaurant où je suis finalement, d’ailleurs assez cher pour la qualité. En gros, les prix de Moscou. Ce restaurant est un fast-food aux allures de kebab parisien, avec des plats russes, et un décor de jardin zen, si on fait abstraction de l’inévitable télé à clips qui braille dans un coin.

Avoir à tuer douze heures dans cette ville, sans endroit où pouvoir se poser tranquillement au sec, sans payer, est une perspective relativement désagréable. Si seulement il ne pleuvait pas ! Je pourrais m’allonger dans l’herbe sauvage d’un parc de la ville, un de ces parcs où il y a tellement peu de passages qu’on en finit par avoir de fortes montées d’adrénaline à la seule rencontre avec un chien errant au regard fuyant.

Ce qui réconforte, comme partout dans ce pays, ce sont les belles filles. Je suis assis dans ce restaurant mi-sushi, mi fast-food russe étrange, et mon attention est souvent perturbée par des passages non loin de ma table. Se dire que la plupart de ces belles filles sont seules, et luttent pour se trouver un homme rend malade. Hier soir encore, dans le cyber café que j’avais fini par trouver, finalement, une magnifique blonde était sur un site de rencontre. Si j’avais résidé dans cette ville, je l’aurais aidé volontiers ! Et là, à mes deux heures, une femme seule est attablée, et une autre, plus jeune, s’installe une table plus loin. C’est terrible ! Mais que font les hommes ! Et je ne parle pas des filles accompagnées. Que les hommes sont chanceux dans ce pays ! Mais le concept même de drague, tout au moins dans les lieux publics, semble avoir été oublié. A part, hier, où Volodia a abordé une femme qui attendait dans la gare comme lui, je n’ai pas vu d’entreprise masculine de rapprochement. Où sont les méditerranéens ?

Bon, l’une des filles seules ne l’était pas. Elle était la première au rendez-vous, nuance. Deux hommes charmants viennent de la rejoindre.

Je vais demander à cette femme seule, attablée juste à côté de moi, qui lit, si elle connaît un musée intéressant pas trop loin.
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Avis sur une agence russe
Bonjour j ai contacter l agence est capade en russie pour une reservation pour un billet entre moscou et oulan bator a 231 euro je pensse que je trouverer pas mieux. je voulais savoir si quelqu un connaisser cette agence . le probleme c est n envoie pas les billets par courrier .

je voulais savoir quel garantie je pourrer leur demander car il faut que je paye avant biensur.

si quelqu un a des infos merci de me contacter.

seb
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Étudier le russe un mois en été: Russie (Saint-Pétersbourg, Moscou) ou Ukraine (Kiev, Odessa, Yalta)?
J'aimerais apprendre les bases du russe pour pouvoir ensuite voyager dans les ex-républiques soviétiques du Caucase et d'Asie Centrale.

Vu que je partirais seul, j'aimerais bien me retrouver dans une ville plutôt vivante l'été et dans laquelle il y ait suffisament de jeunes étrangers qui viennent étudier la langue russe quelques semaines (ceux qui considèrent ça comme un bon pretexte pour faire la fête et découvrir une culture). Le coût de la vie (logement et prix des cours) est important dans mon choix.

Pour la Russie, je pensais surtout à St. Petersbourg. J'imagine que la vie culturelle et festive doit être sympa. Pour Moscou, je sais pas si c'est vraiment agréable de vivre dans une ville aussi énorme durant l'été.

Mais, le coût et les formalités pour obtenir le visa russe me rebute un peu. Du coup, je me demande si ce n'est pas finalement mieux d'aller en Ukraine. Apparement, à Lvov l'ukrainien est beaucoup plus parlé que le russe. Pour Kiev, je n'en sais rien... Reste les villes près de la Mer Noire (c'est quand même un bon point d'avoir la mer à coté), comme Odessa et Yalta. Mais je ne sais pas vraiment à quoi ressemblent ces villes (en fait, je me les imagines comme d'immenses stations balnéraires post-soviétiques, avec une ambiance assez beauf).

Si vous avez des conseils, ou d'autres villes à proposer...

Reste aussi la possibilité d'apprendre la langue directement dans un pays du caucase ou d'asie centrale. Mais je me demande si je vais vraiment pouvoir rencontrer de monde en prenant dans cours dans ce genre de pays. Je pensais à Almaty au Kazakhstan.

(J'ajoute le noms des pays pour que mon message sorte sur le moteur de recherche : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan)
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Histoire russe
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
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Une semaine au Lac Baikal en octobre (Russie)?
La fete nationale chinoise et sa semaine de congés approchent à grande vitesse. Il ne reste plus qu'un mois et presque toutes les destinations sont déjà complètes. Oubliés donc mes reves de Laos, je dois trouver une solution de rechange.

Il y a apparemment encore des places sur le vol Pékin Irkoutsk et je devrais bien arriver à trouver un strapontin sur un vol Shanghai-Pékin. Donc oui, je pourrais apparemment etre dans les parages du Lac Baikal entre le 1er et le 7 octobre.

Seulement voilà, d'après les informations que je grapille par ci par là, il a l'air de faire plutot frisquet là-bas en cette saison. Autour de 0 degré!

Certains parmi vous ont-ils déjà fréquenté cette région en cette saison? Est-ce une bonne idée?

A supposer que oui, une semaine est-elle suffisante? J'aurais tendance à penser que oui. Peut-on se débrouiller facilement là-bas sans parler russe? Le réseau de transports est-il suffisamment développé pour visiter la région en solo, ou bien le recours à une agence locale est-il recommandé?

J'attends vos réponses avec impatience!
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Seconde guerre mondiale et Moscou
¡Salut! Je pars faire un cours de russe à Moscou cet été et je suis passionée de seconde guerre mondiale. Biensûr la dérnière fois que j'ai été a Moscou j'ai visité le musée de la grande guerre patriotique. Connaissez vous des endroits a voir sur la guerre a Moscou ou aux alentours? Et pendant que j'y suis... Si il y a des endroits sympa là bas ou pas trop loing qui valent le coup, vos conseils serons les bienvenus. 🙂
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Noël à Moscou et à Saint-Pétersbourg, une expérience exceptionnelle
Nous venons juste de retourner de la Russie ou nous sommes allés passer la fête de Noël en famille (moi, ma femme, ma belle-mère et mes deux enfants), et d'ailleurs on a choisi la Russie suite à une recommandation de nos amis qui ont passé la fête de Noël de l'année dernière à Saint-Pétersbourg. Nous avons alors profité de l'occasion pour visiter deux villes et découvrir l'atmosphère de l'hiver russe qui est très reconnu dans le monde entier par la température très basse! Et du coup, nous n'étions pas déçus du tout puisqu'il ne fait pas si froid (-3 en moyen), et aussi nous étions déjà équipé d'écharpes, de gants, de manteaux chauds et surtout chapkas russes (pour suivre les traditions du pays) et par conséquent nous étions confortables avec les conditions climatiques. Par ailleurs, les villes étaient ornées d'une façon magnifique lors de notre visite ce qui donne une ambiance spéciale dans les rues surtout quand ses décorations se complètent avec les sapins, les jouets et les bonhommes de neige.. Bref, pour faire court, je vais vous donner les points les plus importantes de notre voyage suivis par des conseils pratiques :

A. Hébergement : A Moscou, nous étions installés dans un hôtel très sympa nommé Godunov, on l'a choisi pour une bonne raison : il a été bien placé pour l'accessibilité aux vieux quartiers et aussi il s'est avéré bon en rapport prix/qualité. Par contre, à Saint-Pétersbourg on a choisi Corinthia, un plus grand hôtel qui a été pratiquement bon mais un peu cher et aussi il se situe dans une rue bruyante (l'avenue principale de la ville Nevsky). Alors, pour ceux qui cherchent des hôtels petits calmes, pas chers et qui ont un charme local, je recommande les hôtels du type Godunov (autour de 35€/personne et petits déjeuners inclus) .

B. Transport entre Moscou et Saint-Pétersbourg: Nous avons voulu prendre l'avion mais notre agence pour les visites guidées nous a proposé de se servir des trains locaux pour cela. En fait, elle nous a informé qu'il y a des tgvs Sapsan qui peuvent parcourir la distance entre les deux villes en 4 heures seulement. Et personnellement, j'ai trouvé cela plus pratique que l'avion, premièrement, parce que ça lie directement les deux centres-villes et cela nous évitera les bouchons dans notre chemin à l'aéroport, surtout en sachant que le trafic routier à Moscou est extrêmement fou ! deuxièmement, ça a été très confortable, avec le Wi-Fi partagé, les paysages magnifiques des villes russes qu'on peut contempler dans notre chemin , les prix excellents (30€/personne) et j'ajoute aussi l'avantage du fait que nous avons réservé nos places directement à partir de notre agence locale.

C. Visites et balades : pour cela, je conseille de se servir d'un guide local surtout pour Moscou qui est une ancienne ville multiculturelle. On a eu une vision superficielle au début sur les agences locales russes et on a eu en même temps plusieurs offres provenant d'agences de voyages différentes , d'ailleurs nous avons voulu avoir un guide qui est local, qui maitrise la langue française et qui peut nous aider à savoir plus sur l'histoire et sur la culture riche de la Russie. Parmi toutes les offres on a choisi en fin du compte l'agence IdeaGuide car ça a été un choix optimal en rapport prix/qualité et à cause de leur réactivité "presque" instantanée en réponse. Et par conséquent, nous étions très satisfaits de ce choix. Ce que nous avons apprécié le plus c'est qu'aucun de leurs services nous n'a été imposé commercialement, en fait, ils ne donnent pas plus de services que celles qu'on a sélectionné de notre plein gré Et grâce à cette agence, on a eu la chance de découvrir la beauté unique de la Russie, commençant par les incontournables Kremlin et Hermitage et surtout le meilleur était à Moscou avec ses petits monastères dans le centre-ville, le bon thé à savourer avec les moines, des coins vides et plutôt beaux à retenir et mystérieusement sans touristes ! On a eu le plaisir d'avoir une guide exceptionnelle, Svetlana, une femme absolument adorable et surtout une rare connaisseuse de sa ville qui a su nous la faire découvrir avec son charme russe, son histoire distinguée et sa mixte de styles d'architecture. Vraiment pour nous Moscou est une ville bien plus russe que Saint-Pétersbourg (d'ailleurs je trouve que Saint-Pétersbourg est une ville imitée en style aux villes européennes mais pas vraiment une copie conforme en tout cas). Dans Moscou on a trouvé la vraie identité russe et nous regrettons déjà un peu de passer quatre jours en faveur de Saint-Pétersbourg. Mais bref, à Saint-Pétersbourg, on a eu une très belle guide, la jeune Liouba, une historienne de l'art. En gros, nous étions impressionnés par la collection superbe du musée Russe qu'on ne peut certainement pas trouver de pareil dans les autres pays du monde entier à part les tableaux de peinture du vingtième siècle.

D. Dernier conseil: je recommande absolument le restaurant Jonjoli qui propose des plats géorgiens très bons, et très bien préparés, alors n'hésitez pas à gouter à ses plats délicieux, certes vous n'allez pas le regretter.

E. En Conclusion , l'hiver à Moscou et à Saint-Pétersbourg est le temps idéal pour s'en profiter des balades dans le pays , et bref personne n'était mort de froid comme on s'attendait au début (en se basant sur les rumeurs qu'on a entendu en France) . Bien au contraire , on s'est bien amusé en regardant les paysages neigeux et les décorations impressionnantes et aussi à cause du fait qu'on trouve généralement moins de touristes dans cette saison . En outre , il est possible de se balader seuls mais l'aide des guides locaux peut s'avérer très pratique surtout dans notre cas car on n'a passé que trois ou quatre jours par ville , alors je vous recommande d'utiliser l'aide des agences locales pour avoir les bons conseils , les bonnes références et les bons plans . Et d'ailleurs c'est bien le cas avec l'agence qu'on a désigné IdeaGuide qui a su gérer la logistique de toutes nos demandes pour tous les membres de ma famille, avec les billets d'aller et de retour etc. Et ses guides nous ont été d'un grand aide avec leurs conseils (en ce qui concerne les hôtels, les restaurants, les billets de métros etc.) et ça va sans parler de leurs prix convenables et pas chers , en fait , nous avons payé 130 euros seulement pour une demi-journée de visite guidée en français et cela pour 5 personnes! Je dirais même que leurs prix sont défiants à toute concurrence là bas .

Merci pour votre lecture , et j'attendrai vos commentaires ou questions .
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Travail en Russie ou Ukraine: Kiev ou Novosibirsk?
Je cherche des renseignements sur les villes de Novosibirsk ou Kiev (coût de la vie, sécurité, dévelopement scientifique et industriel, possibilité de faire la fête, coût d'un logement) Je suis étudiant en biologie et j'aimerais faire mon stage de fin d'étude dans un laboratoire russe ou ukrainien histoire de mieux connaître ces pays. Merci d'avance ! PS: et si par un hasard extraordianaire quelqu'un avait des contacts dans les mileux scientifiques... 😛
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Moscou et Saint-Pétersbourg: Noël en Russie (vidéo)
Coucou tout le monde,

Voici une petite vidéo de notre périple de décembre à Moscou et Saint-Pétersbourg.

Au programme : Palais, marché de Noël, ballet, cathédrales...

Nous en avons pris plein les yeux.

J'espère que notre vidéo vous plaira et qu'elle vous donnera envie de découvrir ce beau pays qu'est la Russie.

Bonne année à vous.

Demelza

Retrouvez toutes les photos sur notre site Internet : http://robscillatrip.zd.fr/moscou-et-saint-petersbourg-noel-en-russie.html

https://www.youtube.com/watch?v=OYURZCqY_4o&feature=emb_title
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Entrée en Russie via la Biélorussie
Bonjour à tous,

Je compte faire le transsibérien en septembre en partant en train de Paris. Je regardais les modalités du visa biélorusse sur le site d'Action Visa quand je suis tombé sur cette indication :

INFORMATION: Les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont pas autorisés à entrer en Russie par voie terrestre (route ou train) depuis la Biélorussie malgré la présentation d’un visa russe en cours de validité.

Pourtant, en cherchant sur le forum, j'ai l'impression que pas mal de monde est déjà passé en transit par la Biélorussie avant d'entrer sur le territoire russe.

Est-ce une nouvelle règle ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?

Merci d'avance pour votre aide,

Thomas
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Votre avis sur mon programme à Moscou pour quatre jours
Bonjour à tous,

on compte passer 3/4 jours sur Moscou entre Noël et le nouvel an.

En feuilletant vite fait le routard, on partierai sur ça. (voir ci dessous) Qu'en pensez-vous ? C'est surtout pour se changer les idées qq jours, allez voir Moscou sous la neige et flaner... On n'est pas spécialement connaisseur de la culture russe, et on n'a donc pas trop mis de musée au programme...

Merci pour toutes vos remarques ! Arrivée le mardi 27/12 au soir Mer 28/12 : visite du quartier Zamoskvorietchiye, parc Gorki, monastère Donskoï. (est-ce que ça vaut le coup d'aller jusqu'à l'université ?) Jeu 29/12 : Maussolée Lenine, St Basile le Bienheureux, balade dans le Kitai Gorod et Tverskaya. A priori dans ces 2 quartiers, ya surtout à se ballader et lever les yeux ?! En soirée le Goum Ven 30/12 : Kremlin toute la journée ?! Le palais des Armures, ça vaut le détour ? Samedi 31/12 : église Christ Saint Sauveur, monastère Novodievitch et quartier de l'arbatskaya si il reste du temps.

Nous pensions faire le métro au fur et à mesure des visites.

Faut-il passer dans des bains ?

J'ai regardé pour passer au Bolshoi pour voir casse noisette un soir, mais j'arrive pas à trouver, le ballet n'apparait dans leur page de réservation.

Merci d'avance pour vos commentaires !
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Recherche travail à Moscou ou Saint-Pétersbourg
Rebonjour

En décembre je serais en Russie et j'aimerais rester plus d'un mois mais pour ça il faudrait que je trouve un travail avant de partir, des idées ? Je n'ai qu'un Bac L et des bases basiques en russe (mais j'apprend).

Hélène
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En Transsibérien vers la Corée
Bonjour

Je reviens d'un voyage qui m'a emmenée de Moscou à Séoul via le transsibérien. Compte-rendu

Pourquoi le transsibérien? C’était un fantasme de vieille routarde : prendre le transsibérien, le vrai, l’historique, celui qui va à Vladivostok en 9250 kilomètres depuis Moscou. L’élément déclencheur a été d’apprendre qu’un ferry permettait d’aller en Corée et au Japon depuis Vladivostok. On peut donc s’enfoncer vers le far east sans prendre l’avion. Le bilan carbone de l’aventure n’est certainement pas impeccable mais c’est la lenteur qui m’a ici séduite. Lenteur relative : je n’avais que quatre semaines pour le tout mais on peut évidemment boucler l’itinéraire russe en beaucoup plus de temps. Voyager, c’est se déplacer et c’est regarder vivre les gens. Et là, j’ai été servie. J’avais tout organisé très facilement avant de partir, en réservant mes billets de train sur le site de la RZD https://pass.rzd.ru/main-pass/public/en C’est nettement moins cher que par agence. 308 € en ce qui me concerne pour des couchettes basses, avec quelques réductions « sénior » (il faut bien avoir quelques avantages au fait d’avoir eu 60 ans) et en tenant compte du fait que j’ai pris quelques billets en seconde. Les billets peuvent se prendre deux mois à l’avance et on ne perd rien à s’organiser : cela m’a permis de me rendre compte qu’on pouvait faire des étapes entre deux trains de nuit. J’ajoute que la 2e classe n’est pas nécessairement plus confortable que la 3e. C’est juste qu’il y a moins de monde. J’ai autant échangé avec les Russes dans l’une et l’autre classe, à ceci près que les passagers de seconde parlaient plus souvent anglais. En chemin, j’ai choisi de m’arrêter à Moscou, Kazan, Ekaterinbourg, Novossibirsk, Irkoutsk et Ulan-Ude. Je ne sais pas si j’ai aimé la Russie mais le train, oui ! Super expérience, qui invite à mesurer de façon très sensible l’immensité du pays et à savourer le temps qui passe.

To be continued
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Villages ou villes typiques en Russie
Bonjour, je commence à préparer un voyage en Russie. Il est évident que je vais passer du temps soit à Moscou ou à St-Pétersbourg. Cependant, j'aimerais passer du temps dans des villages ou des petites villes. Dans un précédent voyage à Berlin, j'ai trouvé un merveilleux café russe, dans la région de Potsdam. C'était magique: forte ambiance d'Europe de l'Est, samovar, grosse fournaise en porcelaine avec tuiles en céramiques, beaucoup de décoration russe. Vraiment magique. Je me demande s'il reste des endroits en Russie, avec ce genre d'ambiance authentique. Merci. Josée
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Bons plans à Moscou
Bonjour

Je recherche des personnes qui ont séjourné à Moscou en hiver..

Pour échanger des bons plans ..

Bien cordialement

Knoups
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Le rêve du Transsibérien
Octobre 2012. Sibérie, "le rêve du Transsibérien"

Samedi, départ 13h05, gare de Laroslavl. On s’embarque pour 5185 kilomètres. Quatre jours et demi de train de Moscou à Irkutsk. Platskartny, troisième classe. On fait doucement connaissance. Annia est en pyjama pantoufles depuis 17 heures maintenant. On se met vite à l’aise dans les trains russes. L’ambiance se détend.

J’apprends à demander « Combien ça coûte » en Russe et à compter. Nol, Odin, dve, Tre… Les stations défilent. Je ne sais pas lire leur nom. Annia ne comprend pas pourquoi je voyage en Russie sans parler Russe. A Moscou, je suis devenue analphabète. Je me suis perdue longtemps dans le premier métro… En gare, Après une nuit passée à apprendre mon alphabet, je demande du lait en Russe. La vendeuse ne comprend pas. Je dois montrer la brique. Je pense à tous les étrangers qui débarquent dans un ailleurs… Je suis analphabète Je me promène dans le transsibérien. Je visite la seconde classe, « coupé ». Elle ressemble aux vieux trains de nuit, TER. Dans le вагон-ресторан*, il ne se passe rien. Le nez collé à la vitre, je regarde le paysage défiler « Mademoiselle, veuillez retourner dans votre wagon ». Plus loin, des parties de cartes sans fin. Le transsibérien, ses odeurs… Ça pue des pieds, le saucisson et la soupe déshydratée. Toute la journée on boit du Chai. On partage des repas, parfois un peu de Vodka. On descend aux longs arrêts pour acheter des beignets, des oeufs durs et des pommes de terre. Un type sort un bocal de pâté. Et le regarde comme un jour de fête. Au troisième jour, odeurs d’hôpital, mélange d’urine, de poubelles et de fermentation des corps allongés. Sur les quais, des femmes vendent des poisson séchés. Dans le train, l’odeur de pêche remplace celle de la sueur. Dedans, il fait chaud, peut-être 25 degrés. Annia se parfume, se coiffe, se pomponne. Je pense à Blaise, à la poésie du Trans-sibérien, en me lavant, tel un chat, les pieds dans la pisse. Dans la salle de bain du trans-sibérien. Les toilettes. Sur les quais, on fait connaissance avec les autres wagons. A l’arrêt suivant Michka me dit « Bonjour » en Français. Et à celui d’après « comment allez-vous ? ». Couleurs d’automne. Les arbres, dans un éternel défilé, racontent les kilomètres d’Ouest en Est. On s’enfonce vers l’hiver. Bientôt, je ne comprends plus rien… Mes voisins avalent leur repas à n’importe quelle heure. Et se couchent beaucoup trop tôt. Je descends sur les quais. Il fait nuit. L’horloge affiche 17 heures. C’est le syndrome des fuseaux horaires. Il est 17 à Moscou, 22 heures ici. Sur les quais, heure de Moscou. A devenir fou. Bientôt les maisons sibériennes aux allures de saloon. La nature s’étend à perte de vue. J’entends parler des langues curieuses. Aux sons étranges, mélodieux, surprenants. Je vois des visages aux traits inconnus. Qui racontent des pays dont je ne connais rien. Qui m’éloigne de mes certitudes. Je traverse l’espace temps. Je suis presque en Asie. * вагон-ресторан = wagon restaurant (le mot est le même qu’en français avec une écriture différente)

Voilà, c'est le premier texte que je partage ici... Il y en a d'autres sur mon site : http://www.isabelleflourac.wordpress.com Il y a aussi des dessins, une expo qui raconte le voyage, réalisé de Saint-Nazaire à Kuala Lumpur par voies terrestres. Deux ans de voyage en Asie de l'Est, en passant par la Sibérie... Si ça vous dit de venir, j'expose bientôt mon voyage (fin juillet - début août 2015) à La Rochelle (entrée gratuite bien sûr). Les dates sont sur le site.
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Villes à ne pas manquer dans l'anneau d'or de Russie?
Bonjour, Fin octobre je pars 2 semaines en Russie. Les 4 derniers jours du séjour seront consacrés à l'anneau d'or. Quelles sont les villes à ne pas manquer sachant que nous souhaitons faire une boucle Moscou-Moscou sans revenir chaque soir dans cette ville. Merci pour vos réponses et expériences sur ce trajet.
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Réveillon 2011 à Moscou
Bonjour!

Nous sommes 7 amis et nous nous apprêtons à nous envoler vers la Russie. Nous allons réveillonner le 31 décembre 2011 à Moscou. Nous aimerions savoir si vous aviez des bons plans à partager avec nous pour passer un agréable réveillon ou si vous aviez des lieux incontournables à nous suggérer pendant notre séjour à Moscou (nous allons d'abord à Saint Saint-Pétersbourg, nous sommes aussi intéressés par des conseils).

Je vous remercie par avance de vos réponses et vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année!
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Acheter les billets pour le Transmongolien à Moscou?
Bonjour,

Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai fais de multiples recherches mais il me reste quelques questions à poser.

L'année prochaine j'aurais 18 ans et je souhaite réaliser mon rêve. J'aimerais prendre le Transmongolien (Moscou-Pékin) en faisant 2 ou 3 arrêts.

Tout d'abord, étant donné les prix excessifs que demandent les agences et les sites internet je pense acheter mes billets à Moscou quelques jours avant le départ (Juillet 2012). Pensez-vous que c'est une bonne idée? Admettons que je réserve un vol aller simple pour le 1er juillet pour Moscou et un vol aller simple retour le 1er aout à Pékin. Est-il possible de trouver des billets à Moscou (passer quelques jours dans cette ville), faire la traversée en s'arrêtant quelques fois et rester aussi quelques jours en Chine?

Au niveau administratif, avoir 18 ans et voyager seul ne pose pas de problèmes dans ces pays là? J'aurais juste besoin d'avoir un visa russe pour partir et les visas mongoliens et chinois je peux les faire sur place ?

Merci de m'aider
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Bons plans pour un séjour de trois semaines à Vladivostok? (Russie)
Bonjour

Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.

Merci d'avance pour toute info.
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Atterrissage d'urgence en Russie du vol AF125 d'Air France
Un Boeing 777 de la compagnie Air France effectuant la liaison Pékin-Paris a dû effectuer un atterrissage d'urgence à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) en raison d'un problème de moteur, ont annoncé les agences russes. Selon les agences, 304 personnes se trouvaient à bord. L'aéroport de Saint-Pétersbourg et le ministère russe des Situations d'urgence n'étaient pas immédiatement joignables pour commenter l'information.

Un porte-parole d'Air France, interrogé à Paris, a confirmé "un problème sur un moteur" du Boeing 777 qui effectuait la liaison Pékin-Paris. Le commandant de bord a appliqué "le protocole d'usage" et a atterri à Saint-Pétersbourg, a-t-il ajouté, en indiquant qu'il n'y avait "rien de grave". "Les passagers qui sont à bord seront réacheminés sur un Airbus A340", a ajouté le porte-parole. "Air France est en train de faire en sorte d'armer cet appareil pour qu'il puisse rejoindre Saint-Pétersbourg" depuis l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, a-t-il précisé. "Une équipe de dépannage s'est composée pour réparer le moteur, mais comme cela devrait prendre plus que la soirée, nous avons mis en place des moyens pour aller récupérer les passagers", a-t-il dit.

Source: AFP
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Rencontre à Paris sur le thème de la Russie samedi midi 21 avril 2007
🙂 Bonjour a tous,

pour les passionnés de Russie et ceux qui veulent découvrir ce pays fascinant, j organise une réunion au resto le samedi 21 avril à 12H00 à PARIS.

Je projete de reserver dans un resto russe chaleureux et très abordable "la gaite cosaque" dans le 17 metro place de clichy. Ce resto est ouvert de 12 à 15h le samedi, les premiers menus sont à 9.5 11 euros et la capacité est de 50 places. La patronne m a demande de reserver une semaine à l avance.

Si vous souhaitez vous joindre à nous, merci de me préciser avant le lundi 16 AVRIL si vous venez: sur/PEUT ETRE/accompagne+nombre de personnes.

Au plaisir de vous rencontrer 😎 Sophie
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Enregistrement visa en Russie
Bonjour...Je n'ai pas tout compris au sujet des règles d'enregistrements. Je vais quelques jours en Russie: 1 nuit à Moscou, 1 nuit dans le train, 2 nuit à St Petersbourg, 1 nuit dans le train, 1 nuit à Moscou. Comme cela, dois-je faire enregistrer mon visa ???

Merci d'avance pour vos précieuses réponses!!
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Où repose Ivan?
OÙ REPOSE IVAN ? (Voyage à Stalingrad)

Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.

VERS STALINGRAD

Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »

Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.

« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !

Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?

DEPART DE SAINT PETERSBOURG

Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.

J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !

Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).

Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?

Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :

« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)

A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.

Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.

Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.

Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.

A MOSCOU

Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.

Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!

Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !

Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
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Nouvel An à Saint-Pétersbourg
Nous allons passer une semaine a Saint Pétersbourg avec mon mari .Je voudrais savoir s' il vaux mieux visiter le palais Peterhof ou le palais Catherine ? Car les fontaines du premier seront fermés en hiver. Je serais intéressé aussi par ceux qui connaissent bien cette ville pour me conseiller sur le meilleur programme de visite a cette saison .Avez vous un dernier conseil pour passer une belle soirée de réveillon ? Merci a vous tous ..
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Saint-Pétersbourg, Moscou, l'Anneau d'Or et la Carélie, 22 jours en août 2018
Hello,

Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.

Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.

Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com

Lien vers l'itinéraire <>

Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>

Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.

1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais



J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.

A bientôt pour la suite, Pascale
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