Bonjour
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an.
Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin.
Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces.
Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Bonjour, je cherche des témoignages de personnes ayant fait la formation Logisticien Solidarité International avec l'organisme Bioforce situé à Lyon.Je désir m'inscrire pour le concours d'entrée à cette formation et j'aurai voulu avoir divers renseignements concernant ce concours afin de le préparer au mieux.Je sais qu'il y'a un entretien oral, une épreuve de Français, d'Anglais, Technique et sportive et je souhaiterai connaitre le contenu de ces épreuves et leur niveau de difficultés.Pour les personnes ayant éffectué cette formation, comment s'est elle passée?les problémes rencontrés et avez vous trouvé façilement un départ en mission avec une ONG aprés cette formation? Merçi d'avance aux personnes qui auront la gentillesse de me renseigner.
Hello à tous!
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco
Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara
Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal
De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza
Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada
On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !
Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !

This three-week trip to Namibia was a big first for us:
- Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F).
- Camping, when we usually feel at home in a starred hotel.
- Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further.
- Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation.
- Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower.
- Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.
Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B

Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Bonjour à tous,
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt !
Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien.
Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses.
Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent.
Joburg Joburg Joburg : nous voici !
Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers
Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule.
Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique.
Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable.
La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie.
Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés.
L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs...
Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget.
Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit.
Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas !
Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit
Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret.
Mais le Lesotho nous attend.
Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances.
Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune.
Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho.
Les enfants le mangent dans la rue.
Paysages de plateaux,
nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A.
A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée.
Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' !
Des bergers partout.
Et des villages
Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent.
Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés...
Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale !
Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir.
Et je l'ai vu.
Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique.
Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale.
Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha!
Bon, OK , j'arrête.
Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!!
J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes.
C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha.
Boudha est né là au Lesotho ?
C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte !
Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus !
Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille.
Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part...
Ah! Roma à gauche, je tourne.
De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4.
Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.


Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur.
En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais.
Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas.
Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique.
Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire.
Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons.
Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...).
Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même...
Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde !
Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.

Hello à tous,
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)
Circuit de 3500 km
Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
😉salut, certains maintenant connaissent notre objectif, mais je vais recapipetter!!!
Depuis presque 2 ans, je bosse, sur investissement personnel, à nouadhibou dans une auberge populaire de style auberge relais avec restaurant, prix locaux soit moins d'un euro certains plats parceque je considere que la qualité peut etre autant pour les mauritaniens que les touristes...Nous servons de relais touristiques en affichant les differents parcourts, effets de cartes, d'adresses et même pour ceux qui tentent la descentes pour vendre des véhicules!!!, j'insiste auprés de mes associés pour déclarer nos employés avec salaire convenable et horaire correct
Mais mon boulot ne s'arrette pas là, je coordonne des assos depuis la mauritanie, avec suivit des projets, conseils, logistiques, etc...En ce moment, j'ai croisé soeur laurence, une avalanche de bonne intention et du boulot par dessus les épaules alors j'ai decidé de filer un coup de pouce, comme je surf sur pas mal de forum et ces temps çi, et j'ai du temps car les élections freinent l'arrivée des visiteurs, j'inscrit la liste des besoins d'une de leur activité. Association enfant et développement en mauritanie= AEDM (enfants de la rue)
2 TROUSSES SOINS:boite de pansement, pince à dissequer sans griffes, pince kocher avec griffes, paire de ciseaux, compresses stériles, bétadine jaune, bandes.....MEDICAMENTS, non périmés: efferalgan/paracetamol, métronidazole, antitoussifs....APPAREIL A TENSION...HOSPITALISATION/PEDIATRIQUE: flacons ringer-lactaté(500ml), flacons glucosés(500ml), perfuseurs(tubulures), microperfuseurs(épicraniennes n°25 et n°27), catheter n°24, sondes naso-gastriquesn°8 et n°6, boites à instuments pour pansements au moins 2 avec pince krocher à griffer, ciseaux, pince péan, pince à disséquer sans griffes, tulles gras, compresses stériles, bétadine rouge et jaune, bandes...MEDICAMENTS USUELS: antipyretiques nourrissons, ampicilline 500gr/1gr-iv/im, hydrocortisone iv/im, amoxilline pédiatrie(sirop), augmentin pédiatrique(sirop, sachet), gentamicine iv, trophires supositions:sirop-pédiatrique....NUTRITION DU NOURRISSON HOSPITALIER: lait 1er age et 2eme age, farine de riz/carottes...GLUCOSES...PARASITOSES:mebendazole, métronidazole-comprimé/injectable, albendazole, benzoate de benzyl ou ddt, chloroquine...DERMATOLOGIE: vasseline salicilée 30% à 40%, pomades antibiotiques, biafine, betadine gel, savons de marseilles, talc, dermocorticoïdes et cremes rehydratantes
POur ceux que cela intéressent, elles sont capables de recevoir des volontaires mais cas par cas suivant leurs projets, leurs adresses: NOTRE DAME D'AFRIQUE, soeur laurence huard, bp 69 nouadhibou, tel:5746031, email: laurencesmnda@yahoo.fr. Ou me contactez, je passerais les messages...pour faire du tourisme équitable une realité, deplus j'espere que vous passerez la liste autour de vous car ce sont des produits dont elles ont besoins tout les jours et même si certains pensent que c'est le boulot des ONGs, faire de votre voyage, une rencontre de solidarité me parait cool. Merçi d'avance et à bientôt, fabrice de nouadhibou du monde
Depuis presque 2 ans, je bosse, sur investissement personnel, à nouadhibou dans une auberge populaire de style auberge relais avec restaurant, prix locaux soit moins d'un euro certains plats parceque je considere que la qualité peut etre autant pour les mauritaniens que les touristes...Nous servons de relais touristiques en affichant les differents parcourts, effets de cartes, d'adresses et même pour ceux qui tentent la descentes pour vendre des véhicules!!!, j'insiste auprés de mes associés pour déclarer nos employés avec salaire convenable et horaire correct
Mais mon boulot ne s'arrette pas là, je coordonne des assos depuis la mauritanie, avec suivit des projets, conseils, logistiques, etc...En ce moment, j'ai croisé soeur laurence, une avalanche de bonne intention et du boulot par dessus les épaules alors j'ai decidé de filer un coup de pouce, comme je surf sur pas mal de forum et ces temps çi, et j'ai du temps car les élections freinent l'arrivée des visiteurs, j'inscrit la liste des besoins d'une de leur activité. Association enfant et développement en mauritanie= AEDM (enfants de la rue)
2 TROUSSES SOINS:boite de pansement, pince à dissequer sans griffes, pince kocher avec griffes, paire de ciseaux, compresses stériles, bétadine jaune, bandes.....MEDICAMENTS, non périmés: efferalgan/paracetamol, métronidazole, antitoussifs....APPAREIL A TENSION...HOSPITALISATION/PEDIATRIQUE: flacons ringer-lactaté(500ml), flacons glucosés(500ml), perfuseurs(tubulures), microperfuseurs(épicraniennes n°25 et n°27), catheter n°24, sondes naso-gastriquesn°8 et n°6, boites à instuments pour pansements au moins 2 avec pince krocher à griffer, ciseaux, pince péan, pince à disséquer sans griffes, tulles gras, compresses stériles, bétadine rouge et jaune, bandes...MEDICAMENTS USUELS: antipyretiques nourrissons, ampicilline 500gr/1gr-iv/im, hydrocortisone iv/im, amoxilline pédiatrie(sirop), augmentin pédiatrique(sirop, sachet), gentamicine iv, trophires supositions:sirop-pédiatrique....NUTRITION DU NOURRISSON HOSPITALIER: lait 1er age et 2eme age, farine de riz/carottes...GLUCOSES...PARASITOSES:mebendazole, métronidazole-comprimé/injectable, albendazole, benzoate de benzyl ou ddt, chloroquine...DERMATOLOGIE: vasseline salicilée 30% à 40%, pomades antibiotiques, biafine, betadine gel, savons de marseilles, talc, dermocorticoïdes et cremes rehydratantes
POur ceux que cela intéressent, elles sont capables de recevoir des volontaires mais cas par cas suivant leurs projets, leurs adresses: NOTRE DAME D'AFRIQUE, soeur laurence huard, bp 69 nouadhibou, tel:5746031, email: laurencesmnda@yahoo.fr. Ou me contactez, je passerais les messages...pour faire du tourisme équitable une realité, deplus j'espere que vous passerez la liste autour de vous car ce sont des produits dont elles ont besoins tout les jours et même si certains pensent que c'est le boulot des ONGs, faire de votre voyage, une rencontre de solidarité me parait cool. Merçi d'avance et à bientôt, fabrice de nouadhibou du monde
It all started last December, after another price alert from Gilou for United/Lufthansa flights at 250 € from Paris to San Francisco. Meanwhile, I was planning to spend a week alone with our three kids (Maxime, 14, Rachel, 12, and Timéo, 8) somewhere in France for the February break.
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
Bonjour,
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San Francisco
J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.

Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San FranciscoJ1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.
Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...Bonjour à tous !
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Bonjour,
Nous venons de trouver un safari à pieds tel qu on en esperait plus.
Seul petit hic: Nous randonnerions principalement au zimbabwe, notamment à Hwangue et Matusadona.
Pour moi jusqu à hier, le Zimbabwe était une zone de non droit d'une extreme violence. Pas le genre ou on va en vacances.
Là je vois qu il y a (quelques) touristes et que la situation s'est (un peu) améliorée.
J'aurais aimé avoir des retours de voyageurs recemment rentrés du Zimbabwe. Avez vous eu l impression de prendre des risques démesurés?
Nous avons fait l afrique du sud en indépendants y a 4 ans. Après 2 min a Durban, qqn avait la main dans la poche de mon mari, par contre dans les parcs on s etaient sentis completement safe (à 2-3 lions pres ;-) ) Est ce pareil au zimbabwe?
Merci de vos retours. Ce safari tailor-made est le seul qui reponde a nos attentes et notre budget mais bon, safety first ;-)
Nous venons de trouver un safari à pieds tel qu on en esperait plus.
Seul petit hic: Nous randonnerions principalement au zimbabwe, notamment à Hwangue et Matusadona.
Pour moi jusqu à hier, le Zimbabwe était une zone de non droit d'une extreme violence. Pas le genre ou on va en vacances.
Là je vois qu il y a (quelques) touristes et que la situation s'est (un peu) améliorée.
J'aurais aimé avoir des retours de voyageurs recemment rentrés du Zimbabwe. Avez vous eu l impression de prendre des risques démesurés?
Nous avons fait l afrique du sud en indépendants y a 4 ans. Après 2 min a Durban, qqn avait la main dans la poche de mon mari, par contre dans les parcs on s etaient sentis completement safe (à 2-3 lions pres ;-) ) Est ce pareil au zimbabwe?
Merci de vos retours. Ce safari tailor-made est le seul qui reponde a nos attentes et notre budget mais bon, safety first ;-)
Bonjour,
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
suite a la fermeture de notre discution (http://voyageforum.com/v.f?post=65235) pour surchage des serveurs a cause de sa taille comme nous l'a indiqué francois dans son message avant fermeture.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Trip à l'Air ! Trip*: Voyage en argot américain, Y compris les voyages Sous produits hallucinogènes
Voilà ! C'est reparti comme en 14 !
A chaque voyage, je prends des notes que je retranscris. Certains d'entre vous ont peut-être eu la chance, ou le courage, de lire ''Libre comme un Vent '', la narration des tribulations de mon voyage de 2003/2004 en Thaïlande, au Laos et au cambodge.
Lors de moins voyage de l'hiver dernier, j'ai pris des notes, bien sur, mais j'ai été trop fainéant pour les retranscrire. Pourtant ça aurait valu le coup - Thaïlande, mais aussi Malaisie (sans autre malaise qu'une grosse tourista), Birmanie, Vietnam. Il faut dire que le voyage a duré cinq mois, deux mois de plus, donc deux fois plus de notes !
Cette année, je pense innover. Je vais essayer de vous envoyer un mail plus ou moins périodique, où je tenterai de vous raconter mes aventures, mésaventures (il faut bien en rire) tribulations, pérégrinations, rencontres.
A mon retour, je collecterai tous ces mails, les reprendrais au besoin et en ferais un texte, pour ceux qui n'ont pas internet.
Dans les starting blocks. ''La peur est une habitude'' Aung San Suu Kyi ''Le monde est un livre ouvert. Celui qui ne voyage pas N’en lit qu'une page.'' Saint Augustin
'' Tu as le moral de voyager sans arrêt, comme ça ! Tu pourrais consacrer ta retraite au jardinage, à la belotte coinchée, à la télévision, à la pétanque, à la pêche à la ligne, à la gastronomie locale et à une épouse acariâtre ou hypocondriaque.- Ca ne va pas ! J'aurais trop l'impression d'être déjà vieux. J'ai travaillé (N'exagère pas tu étais à la SNCF !) pendant 34 ans; j'ai attendu la retraite pendant 34 ans, je l'ai préparée pendant 34 ans, j’ai rêvé de voyages depuis que je sais lire ! Alors ce n'est pas pour m'encroûter à la maison ! Pourquoi pas un papytorium, pendant que tu y es !?! Tu vas bien finir par t'acheter une maison en Asie et y vivre toute l'année. Pour le moment ce n'est pas d'actualité ! Je suis bien content de venir voir mon fiston et mes amis. La France ne te manque pas trop ? Pas du tout ! Je suis profondément '' Citoyen du Monde'' et de plus en plus. Je suis tellement enchanté par ce que je découvre tous les jours, par les rencontres toutes plus riches les unes que les autres que je ne pense même pas que je suis Français.
La seule chose qui me manque vraiment, c'es Dominique mon fils ! Et avoir de ses nouvelles ! Mais tu n'as pas peur de voyager tout seul ? Peur ? Pas du tout ! C'est de rester en France dont j'ai peur !
Peur de ces gens qui se côtoient tous les jours et qui ne s'adressent même pas la parole;
Peur des OGMisateur à tout va ;
Peur des gens (encore eux) qui font une montagne polémique et conflictuelle d'un simple détail de rien du tout ;
Peur du borgne qui fait un détail d'une montagne conflictuelle et holocaustique;
Peur de Sarko (Big Brother) qui arrive à pas de géant (et pourtant il n'a l'air que d’un grand nain !);
Peur de cette télé qui distille du ''temps de cerveau disponible'' pour vendre des pubs ;
Peur des empêcheurs de ‘’technovaliser’’ en rond ;
Peur des infos qui pour captiver le chaland exagèrent touts les incidents, toutes les polémiques et répand la trouille dans la population (Caillera, grippe aviaire et même carrément peste aviaire, accidents de la route, accidents de piscine, accidents et maladies en tout genre, etc.)
Peur des intelllos et des soit disant esthètes, détenteurs de vérité(s) en tout genre qui méprisent le grand public, les gens (toujours eux) et donne des leçons à longueur d'écrans ;
Peur des effrayeurs qui amplifient des phénomènes extrêmement limités comme par exemple la grippe aviaire en Asie pour essayer de me mettre les chocottes des cocottes;
Peur des effrayeurs qui font tellement de publicité aux terroristes et aux kidnappeurs de journalistes ;
Peur des effrayeurs qui oublient la sècheresse pour nous seriner à longueur d'émissions avec les catastrophes aériennes par exemple et de toute façon ne parlent jamais des vraies sècheresses, celles de l'Afrique, du Sahel dont tant de gens ''crèvent'';
Peur des racistes, xénophobes, papytophobes, jeunophobes, poumpouillophobes en tout genre !!! (En Thaï, poumpouille veut dire gros, c'est joli, non ? Je suis content d’être gros en Thaïlande !)
Peur des flics patibulaires qui poussent comme des champignons vénéneux ;
Peur des radars qui de plus en plus remplacent les platanes sur les routes;
Peur des meutes de vigiles dans les galeries marchandes ;
Peur des téléphones portables et des cartes de crédit qui nous suivent insidieusement à la trace ;
Peur des caméras de surveillance qui nous espionnent sournoisement à longueur de journée;
Peur de tous ces gadgets qui nous ''BigBrothèrisent'';
Peur de ne pas oser sourire, de ne pas oser adresser la parole à ceux que je rencontre ;
J'en passe et des meilleures, ou plutôt des pires ! Non ! C'est ici, dans la douce France, que j'ai peur. Eh ! Bien, bon vent ! Pas trop de vent, s'il te plait ! Car sinon, ça va cailler et je vais me les peler dans la taïga de Sibérie ou les steppes de Mongolie ! Je ne voudrais pas m'enrhumer sur la Grande Muraille de Chine Avant le départ ! La vraie galère, sans bateliers de la Volga, c'est le visa russe. Ces mecs là, on viré le communisme, mais pas la bureaucratie. Va comprendre, Charles !!! . D'abord, il faut une invitation et un voucher (?). Je cherche donc un(e) correspondant(e) par le truchement d'internet et fait la connaissance de la belle Tanya de Omsk, qui pense plus à un mariage romantique qu'à un voucher.
Ensuite je trouve, toujours sur le net une agence suisse qui m'envoie le tout moyennant 30€. Ouf ! J'évite le mariage.
Ensuite le visa proprement dit : Il existe des visas de tourisme de 15 ou 30 jours ! Le consulat de Paris envoie des visas par courrier recommandé, mais seulement des visas de 15 jours à moins de pouvoir justifier, par des réservations, de toutes les nuitées d'hôtel. Les consulats de Strasbourg et de Marseille, eux font bien des visas d'1 mois, mais ne travaillent pas par courrier. Il faut donc perdre un jour pour aller le faire sur place. Un jour, et encore en payant 115 € au lieu de 54€, sinon il mettent 8 jours pour l'établir et il faut perdre un autre jour pour retourner le chercher. Résultat des courses : je me suis tapé un bon plateau de fruits de mer ''chez Toinou'', près de la Cannebière! Et je l'ai enfin ce putain de visa !
Le 3 Septembre, je vais claquer 50 bises à mon amie Yolande pour son anniversaire.
Le 4 Septembre j'embarque pour Varsovie, dans un ''coucou '' de WizzAir, une de ces ''low cost company'' dont les zincs ont, ces temps-ci, une fâcheuse tendance à se ''scratcher'' dans des endroits non prévus au plan de vol ! Et ensuite, si j'en réchappe, train jusqu' à Moscou puis TransSibérien et TransMongolien jusqu'à Beijing, puis re-train en Chine jusqu'au Laos.
Mais tout ça avec de nombreux arrêts, par le chemin des écoliers en prenant bien le temps que me donnent les visas et le climat.
Je précise qu'en tant qu'ancien cheminot, je n'ai pas de réduction! BON VOYAGE ! ! !
Excusez les fautes mais le clavier est QWERTY. L'anniversaire de Yolande a été un enchantement.
Vol court et agrémenté des sourires des hôtesses splendides et Hongroises, je crois, Pas de turbulences, pas de crash au départ et à l’arrivée, La série noire de la loi du même nom à l'air terminée.
POLOGNE VARSOVIE
Clavier QWERTY donc fautes probables SOS : je cherche l'arobase sur ce clavier et le point d'exclamation ! L'accent circonflexe et quelques lettres ou signes dont vous constaterez l'absence au cours s du voyage, C'est un peu le bordel pour trouver l'hôtel Star Fenix, Heureusement Aghata, Dorothee and Jean Paul III - son surnom à la Sorbonne où il étudie - et un petit Papy m'ont bien aide . Warsawa est une ville claire et non grises comme je m'y attendais : larges avenues arborées, nombreux parcs dont les pelouses invitent à la sieste, immeubles de toutes les époques mais ici aussi l'invasion amerikkkaine se fait sentir, Les Polonaises sont très, très belles, Les belles, bien sur car les laides sont aussi laides que les Françaises laides Elles ne sont pas trop stéréotypées comme des Barbies, Elle sont presque toujours blondes aux cheveux mi-longs ou longs dans tous les tons de blond L blond nacre, blond cendre, blond paille de blé, de seigle, de riz, de riz basmati, de riz parfume de Thaïlande, de froment, d’ avoine, d'orge, Blond sable des plages des Mers du Sud, de la Méditerranée et de la Mer du Nord : Bref j'en oublie Il y a aussi quelques superbes rousses et brunes qui n'ont rien d'Irlandaises ou de Méditerranéennes, Elles sont propres sur elles, Leurs visages respirent la santé, On les devine bien nourries au grain ( aux patates plutôt, qui semblent être le plat national pour une grande partie de la population, ) On sent ou plutôt je sens que ça doit être bien range dans leur chambre ou leur appartement Elles sont vêtues avec une élégance sobre, de couleurs pastel qui mettent en valeur la ''répartition harmonieuse des masses carnées'' dont la nature les a généreusement dotées, Mais ce qui frappe vraiment, ce sont leurs yeux, leurs YEUX majuscules, immenses et bleus, Toute la gamme des bleus y passe, même les tons non repris dans le grand nuancier du catalogue ''Ripolin'' Oh ! La ! La, ces Yeux § L’ été se prolongeant, et nombre d’entre elles me sachant, fin connaisseur, dans les parages, déambulent en short ou en minijupe pour me faire admirer leurs jambes qui doivent être aussi agréables a caresser qu’ a regarder, Lorsque elles (me) sourient, j’en ai les grandes orgues qui se déchaînent avec des rayons laser partout, comme dans un concert de jean Michel JARRE Elles sont un peu distantes, Ce soir, cependant, pour moi, ça sera plutôt Cholonaise de Popin, à 06h09 '+ Je prends le train a 14 h 10 pour Moscou ou j, arriverai demain un peu avant midi, Et pour faire rêver ces gentes dames et damoiselles, je vais aussi décrire les Polonais ; Grands, blonds de toutes les nuances, propre sur eux, cheveux courts - pas de rastas et autres métèques ici, Z'yeux bleus, athlétiques Voila, faites votre choix !
TRAIN VARSOVIE /MOSCOU Via BIELORUSSIE
Le voyage commence bien / Je suis dans un compartiment de 3 couchettes, avec Olga une Moscovite de 45 ans, avocate dans un fond de pension / Manque de pot, Arrive a Brest Central (Y sont cons ces Bretons Polonais) des policiers avec des casquettes grosses comme des parasols me descendent du train manu militari, parce que je n'ai pas de visa pour la Biélorussie : Eh? Oui, ça existe / Je le savais mais, très doue en géographie, je situais ce pays entre les Carpates et le Bhoukhistan Une douanière me pose même plein de questions, pas pour m'embéter mais pour le plaisir de parler Français avec un vrai Français plutôt rares dans le coin a ce que je crois comprendre. Je dois faire marche arrière jusqu'a Tersepol et BieloPodrorska ou il y a un consulat. En passant je me descends une bouteille de vodka avec 3 mammies qui font de la contrebande de cigarettes, de vodka et de boites de conserves (?) entre les pays ; Sympa, mais pas super la Vodka / Je dois passer la nuit a l'hôtel dans un bled perdu de Pologne, au lieu de la passer dans le train (avec la belle Olga ???) Finalement l’assistante du consul, extrêmement belle elle aussi me vend très cher ce fameux visa / Deux jeunes (21 Ans) et jolies Biélorusses, Lali et Tatiana, m'aident dans ce labyrinthe de trains pour retourner a Brest Central et reprendre une couchette pour Moscou. Où je vais arriver un jour plus tard. Pas de chance 3 mecs avec moi dans le compartiment couchettes. L'un d'eux parle Français et est très sympa /
MOSCOU
Je trouve un Hôtel, limite délabre et il coûte près de deux fois plus cher que prévu pour le Lonely Planet - 1100 au lieu de 550 - Mais il est a 2 pas de la Place Rouge, du Kremlin et de la superbe cathédrale de Basile le Bienheureux (un pote d' Alexandre - Au fait si quelqu'un peut me graver le DVD de Alexandre le Bienheureux avec Philippe Noiret et Marlene Joubert, je suis preneur ) Les Moscovites sont belles aussi, mais moins natures, plus tartinées que les Varsoviennes . Il y en a qui ont des yeux plus grand que le ventre (que mon ventre, c'est pas peu dire ! ‘’Zipoum’’, un Modanais qui voyageait en avait vu une dont les yeux lui mangeaient le visage : bon appétit ! C’est un peu gaur ! (Si elles respirent moins la santé, et elles se la pètent un peu plus/ Je mets / a la place du point d'exclamation, car je ne le trouve pas sur ce clavier QWERTY. Peut-être qu'ils ne s'exclament jamais par ici
'' Alors la place rouge, comment l'as-tu trouvée ? Rouge '' La cathédrale de Basile le Bienheureux est extrêmement belle. Elle semble tout droit sortie dune BD ou de ''Alice au pays des Merveilles’’. Je vais essayer de trouver une gare pour acheter mon 1er Billet du TransSibérien ; Moscou/ Nijni-Novgorod, tu sais un bled ou passais Michel Strogoff. Je n'en peux plus. Cette ville ressemble a l'agence Elite ou a 1 défile de Dior : Il y a des mannequins et des top models à tous les coins de rue / Et comme j'ai une lecture instinctive et intuitive de l’alphabet Cyrillique, je suis oblige de demander mon chemin et - pas con, je demande aux top models ! Un top model m’a indique le chemin pour l'agence centrale des chemins de fer et, pas fière, m'a accompagne un bout de chemin. Un top Model m’a indique le chemin pour le Kolomenskoie Park Muséum et, pas fière, m'a accompagne un bout de chemin / Parc immense et magnifiquement entretenu au bord de la Moskova Je m'y suis perdu et j’ai fait au moins 100 Km a pied, bien sur ! /Ce soir je suis naze. Et en plus, je suis sorti à la sortie opposée au métro. Heureusement : Un top Model m’a indique le chemin pour rentrer a mon hôtel et pas fière, et m'a accompagne un bout de chemin. Demain a 23h30 je prends enfin le TransSibérien jusqu'a Nijni Novgorod ou a traîné Michel Strogoff, vous vous souvenez ???
Les choses sérieuses commencent !
A suivre dans Trip a l’Air (3) ben forcement, si les p'tits cochons ne me mangent pas
Bye et bises a toutes
MOSCOU (suite) Au Kolomenskoie Park, je suis tombe sur un immense marche du Miel : des milliers d'apiculteurs et quelques marchands de tisanes et des dizaines de milliers de miels différents et même pas de miel de Maurienne, médaille de bronze ! Comme les gosses des rues de Phnom Penh, les clodos ici récupèrent les boites vide de coca et autres poisons et les bouteilles de bières vide. Gageons que ce n'est pas pour acheter de la colle à sniffer, mais plutôt de la vodka et autres tord-boyaux / Assez marrant un MacDo sur la place rouge ! On voit, surtout à Moscou que l' AmeriKKKe a pris sa revanche sur le communisme, économiquement parlant : Un MacDo en face du Kremlin a Moscou et des pubs Coca partout : Kroutchev, Staline, et Lénine et leurs potes doivent se retourner dans leur mausolée ; ça doit fumer ! Je pense même fortement en voyant la progression de l'économie dans les anciens pays communistes (Vietnam, Laos et ici) que la chute du communisme a été programmée par leurs dirigeants eux même. En tout cas ils ont bien œuvré pour dégoûter leurs peuples de ce régime ( tortures, goulags, injustice, intolérance, etc./ . . ) et pour précipiter les économies dans les bras des investisseurs et des firmes USA En tous cas je me suis fait une bonne petite sieste sur une pelouse en face du Kremlin ( Kremlin, c'est la partie fortifiée des villes, souvent siège de l'administration ou du gouvernement local ou régional ) Les couloirs du métro, ici à Moscou, sont un enchevêtrement abominable et extrêmement longs, avec parfois des rues/galeries entières d'échoppes ou on trouve de tout ( lunettes, montres, lingerie, bouffe, etc. . .) Galère pour trouver la station de métro de la Gare ou je dois prendre le train pour Nijni Novgorod, puis a cause de l'enchevêtrement de couloirs et de galeries boutiquières, difficile de trouver la gare elle-même. Heureusement un Top Modèle m'emmène jusqu'a la salle des pas perdus et ensuite difficile de trouver le bon quai car personne ne comprend lorsque je dis que je cherche le train pour Nijni Novgorod. Finalement je dois prendre le train pour Gorki –autre nom de la gare de Nijni Novgorod, comme Part Dieu au lieu de Lyon ! Tu sais toi que Saint Sauveur est la gare de Lille ? C'est à peu près la même chose TRAIN MOSCOU / NIJNI-NOVGOROD, enfin GORKI. Je dois montrer le billet et le passeport en montant dans le train puis lorsque j'ai réussi à trouver ma couchette, re-billet avec le passeport, cette fois. J’avais déjà montré mon passeport en achetant mon billet, mais bon . . . Bureaucratie, je vouys dit !
Ca y est, je suis enfin dans un train du TransSibérien, dans un Mythe grandeur nature. Et en troisième classe en plus, pas pour jouer les radins, mais pour être au contact avec les gens. C'est un peu tendu, car les voyageurs ont tous plus de bagages que par le constructeur du wagon n’avait pas prévu. Un d'entre eux à un Vélo flambant neuf, un autre un diable charge de colis. Tu vois le genre ! Mais finalement on arrive à tout caser. La ‘’provodnista’’ distribue des draps et du thé pour qui en veut. La musique s'arrête et tout le monde se met à dormir sagement, sans même un seul ronflement. Enfin je n'en ai pas entendu : il faut dire que je me suis endormi tout de suite fatigue par les km et les recherches de train. Bonne nuit en plein mythe ! Pas de rêve spécial ! NIJNI-NOVGOROD Galère pour trouver un hôtel. Celui repère dans le guide est complet. Un autre (***) est complet, mais le top-modèle de la réception m'en indique un plus dans mes prix, téléphone même pour être sur qu'il y a de la place et m'appelle un taxi ! Sympa, non ? Ensuite galère pour trouver la bonne station de métro pour aller visiter. Peu de gens parlent anglais, français (a part 2 étudiants a Moscou) et encore moins italien et pour lire le cyrillique : bonjour ! Vaste ville au bord de la Volga, mais pas l'ombre d'un batelier, et de l’Oka. Ville commerçante et industrieuse Les bords des rivières sont agréables ainsi que les rues autour du Kremlin comme celle de la Poste (Pochta) et de ce centre internet, piétonne et lumineuse avec une foule, bon chic, bon genre et étudiants. Plus on va vers l’Est, plus les casquettes des militaires sont larges. L'un d'entre eux, yogi confirmé, m’a avoue qu'il allait faire le lotus devant un bar, afin de gagner quelques kopeks à faire la table de terrasse. On peut même y jouer aux échecs. Je commence à m'y retrouver avec le métro ; Il n'y a qu'1 ligne ici et les bus. 10 degrés, ce matin a 10 heures et la journée est belle / 24 degrés Ca devrait être la moyenne des températures que je vais rencontrer d'ici Pékin. Ca va ! Mais ici a Nijni Novgorod, les Russes se demandent qui c'est cet Ostrogoth qui déambule en T-shirt et en espadrilles. Je ris de leur air incrédule. Le Russe doit être un tantinet frileux, plus que ses copines dont bon nombre sont malgré tout en minijupes. J'ai l'air d’avoir le fantasme du top model ; Pas du tout (quoique. . . ) mais il y a beaucoup de filles et de femmes au format de Adriana Karambeu (6 fois 7 en Russe) et aussi belles et souriantes qu'elle. Elle ne doit pas faire un tabac à la Croix Rouge, par ici ! Y a de la concurance ! Ce soir, je pars pour Kazan, capitale de la république Tatare et des steaks du même nom ! Une nuit dans le train et comme il part assez tôt je pense que ça va discuter ferme auparavant ! Allez à bientôt, pour ceux qui suivent en tout cas !
TRAIN NIJNI NOVGOROD / KAZAN
Bonjours amies et amis lecteurs Sympa le train Les gens jouent aux dominos ou au backgammon Dans ma travée, 1 mec parle Anglais. C'est un témoin de Jehova et sa conversation est assez limitée. Mais sympa quand même. Les Russes sont sympa, surtout les femmes et les hommes qui parlent Anglais. Les autres sont frustres, sans doute et sont un peu Ours Les couchettes en plastkartny sont pas tout a fait assez longues et tous les pieds dépassent dans le couloir Il fait une chaleur . . . La Babouchka, a cote de moi, ronfle comme 4. Elle doit rêver qu’elle pilote un hélicoptère. Elle va s'envoler si elle continue et est la dernière réveillée. Arrivée à Kazan au petit matin blême
KAZAN
Galère pour trouver un Hôtel. Ceux du Lonely sont TROP CHERS ou complets, mais trop cher quand même / Ou sont les GH d’Asie. Ils sont immenses avec des couloirs de 2 Km et impersonnels. Je reviens a l'hôtel Volga, Cher, mais moins qu les autres et Mireille Mathieu y a dormi du temps de sa splendeur. Je suis peut-être même dans sa chambre, dans le même lit ! Kazan est la capitale du Tatarstan, fondée il y a 1000 ans en 1005. Je croyais que les drapeaux et les lumières, c'était pour moi ! Penses-tu, c’est pour le millénaire. Kazan est une ville un tantinet musulmane, mais sans ostentation, avec quelques femmes voilées mais de la viande de cochon et des têtes du même nom aux étals des bouchers du marché. Ils doivent aussi faire du civet ! Mais pas de steaks Tartares Est-ce que Tatars et Tartares, c'est la même chose ? Quelqu’un d'instruit peut-il me renseigner ? Le Kremlin - partie fortifiée de la ville - est magnifique, classe au patrimoine mondial de l'humanité par l’UNESCO. L'architecture, même religieuse, ici est plutôt joyeuse avec plein de clochetons, de dômes, de''bulbes'' de toutes les couleurs ou en cuivre ou dores. Au Kremlin, une mosquée avec des '' bulbes'' de tuiles vernissées bleu turquoise est très belle. Un mec essai e de me fourguer un journal Tatar, mais c'est écrit en Cyrillique. Nous discutons un bon moment car il est sympa. J'ai rendu ma chambre à midi et il pleut. Souvent, il pleut lorsque je suis SDF. A Ventiane, au Laos, j’avais passé une sale journée pluvieuse sans chambre. Heureusement ici ça ne dure pas trop. En cherchant l’Internet café, je suis accosté par deux filles sympa, Maria et Karin, contentes de parler Anglais. Elles m'offrent des K7 de Rock Russe. J'essaierai de les écouter en route sinon ça attendra mon retour at home ! J’ai souvent de bons contacts avec les filles jeunes, mais elles ont a peu près l'age de Dominique, alors . . . Ce soir 20h20, je prends le train pour Iekaterinburg, jusqu'a 15h09 demain. Il y aura aussi 2 Coréens sympas que j'ai rencontré à l'hôtel et que je viens de voir dans la rue. Les Tops Models : Je reçois un e-mail de Hélène, qui, pour rentrer de Shanghai avait pris le TransSibérien, mais dans l'autre sens : Elle confirme les Top Models et a l'époque, ça l'avait bien énervée. Je lui réponds que je vais essayer d’en rapporter une pour cueillir mes cerises en Juin prochain. Je fais un tour du côté de l’embarcadère. S'il avait fait beau, j' aurais volontiers fait un tour en bateau sur le fleuve. Et la, je suis témoin d'une anecdote difficile à croire, surtout si c'est moiqui la raconte. Elle est totalement véridique, je l'ai inventée de toutes pièces : Un papy (Russe, ça va de soi) prends une énorme quinte de toux, et là, éjecte son dentier dans le fleuve : ''Le râtelier de la Volga’’. J’aurais voulu le faire, celui-la . . .
TRAIN KAZAN / IEKATERINBURG
La, ça commence à être vraiment parti ! C'est le cas de le dire. Et pour 19 heures de train. Un peu bruyant avec les nouvelles arrivées à chaque gare d’arrêt. Le lendemain matin réveil à 6 heures. Le russe est matinal ! Un groupe de 4 lurons veut m'attaquer a la vodka (l’alcool du luthier Russe) Je tiens le coup jusqu'a 8h/8h30 mais en revenant de me raser et de me laver : ‘’Allez Fernand, bois une petite goutte ! ‘’ Jusqu'a midi, on a bu 3 bouteilles de vodka a 5, d'abord et a 4 ensuite ; Un des 4 s'est carrément endormi au cours du parcours. Bon breakfast ! Ils boivent un verre, dan un mug en métal émaille et mangent 1/4 de tomate salée : L’ancêtre du Bloody Mary, en somme. Ils s'occupent sérieusement de moi et me versent des bonnes doses en espèrant me voir roules sous la couchette ; mais un Fernand, ça tient le coup - j'avais eu un très bon entraînement modanais (Merci Gilles, Merci Clapton, Merci Le Pape, Merci, TonTon, Merci Pelle) pendant une période noire de ma vie - et je les étonne un peu . Alexander, l'un d'eux m'offre un livre, mais en cyrillique. Sympa, mais . . . bon ! A la fin, c’est quand même un peu long, surtout qu'on a de longs arrêts en pleine taïga. Des immenses forets de bouleaux (Eh ! Oui, on est en Russie, alors le bouleau . . .) parsemées de sapins (et peut-être de lapins, aussi) dont les couleurs commencent a jaunir : Magnifique.
IEKATERINBURG
La plus grosse densité de très, très, belles filles - pas hautes comme des top models - mais des Z'yeux !!!- Les plus beaux de Russie et peut-être même du monde. Et sympa avec ça. La ville a l'air belle. J’ai retrouve mes deux coréens Lee et Kim (Architecte et vétérinaire, SVP !) Il étaient dans le même train, mais pas dans le même wagon-lit Ils préfèrent la 2eme classe, mais n'ont pas eu droit a la vodka, eux ! Le centre ville, la nuit : plein de promenades et de vastes parcs et on se croirait à Saint Trop ou à Nice en plein été, tant il y a de gens, surtout des jeunes, qui se baladent. Qu'est ce qu'ils boivent : Pratiquement tous et toutes ont une bouteille de bière ou de vodka à la main et les trottoirs son jonchés de cadavres (bouteilles vides). Mais apparemment personne n'est bourré : Ca tient le coup l’Iekaterinbourgeois. Comme il fait beau, je vais sûrement rester un peu ici ! La ville est aérée, avec de larges avenues et les musées ont des airs de temples grecs L'hôtel est un peu bruyant la nuit car il y a un dancing techno et les basses passent la barrière de mes boules Quies. Je visite, ‘’chez Kosky’’, une expo de Laques Design ; Pas aussi belles que celles de Birmanie, mais le jeu de mot est plutôt bon, non ? Et ça ne rate pas ! Je rends ma chambre à midi, je suis SDF jusqu'a 19h10 ou 21h 10 et, pour changer, il pleut. Il y a eu un superbe week-end. Il n'y a donc pas de bon Diu pur les SDF, quoi ??? Je vais mettre mes bagages a la consigne et prend le bus 31, mais arrive a la gare: un contrôleur me demande mon ticket, OK et celui de mes bagages La receveuse ne m’en a pas proposé et je me retrouve avec une amande de 50 roubles. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les Iekaterinbourgeoises ne sont pas frileuses, car ça caille un peu (J’ai ressorti la veste, les baskets et les chaussettes et range les sandales - ainsi je dois avoir l'air plus Russe car une charmante Iekaterinbougeoise me demande le chemin de l’Institut ?) et la plus part de ces dames et demoiselles sont en minijupes, parfois sans collant ou en pull avec nombril à l’air. BRRRRRR ! ! ! Au Mali, j’avais déjà vu des ''Pharmacies par terre'' Ici, près e la gare il y a des médecins (charlatans ?) par terre qui prennent la tension pour quelques Roubles, sans même faire asseoir le patient. Il y a même des marchandes de cuisses de poulet rôti, avec l'étiquette du prix directement collée sur la peau de la bête. Une fille de Hare Chrishna tente de me fourguer un journal, mais comme c'est en russe . . . Jéhovah, Hare Chrishna : Je semble intéresser les sectes, mais je vais plutôt monter la mienne : Gourou, ça rapporte ! Je vais gamberger l’affaire. En Russie, il y a des machines à sous partout ainsi que des Casinos Lénine doit tirer la gueule dans son mausolée. D’autant qu’on assiste dans les villes à une mondialisation ( AmeriKKKanisation) intense. Les Investisseurs mis en confiance par l'ivrogne Boris Ieltsine et le bandit Poutine qui tient le manche actuellement y vont plein pot de leurs Dollars, de leurs Euros et de leurs Yens. Je prends le métro et il sent le moisi comme l'eau de l'hôtel qui, elle, en a le goût.
Bon ! Je vais glander humidement et fraîchement en attendant mon train A la prochaine ! TRIP a l' AIR (5) TRAIN IEKATERINBURG / OMSK Suite de l’aventure du mec sur le front de l'Est ! ! ! Comme il n'y avait plus de places en Plastkartny, j’ai pris 1 billet en Kupe ou 2eme classe. Le luxe, quoi ! Nous sommes deux dans le compartiment de 4 couchettes, mais pas un top modèle, malheureusement. Andrei, un jeune cadre dynamique de UNOMEDICAL, une boite pharmaceutique danoise est un mec sympa et nous cassons le croûte ensemble et arrosons ça par quelques bières. Il a besoin de se détendre car le jour même il a casse sa voitures, une Lada Niva 4/4 de 1978, comme neuve. Panne en plein milieu d'un carrefour Il me montre ses enfants, sa famille y compris la Babouchka (grand-mère) sa voiture, ses promenades en famille ou a la chasse car il a tout son album de photos dans son ordi portable OMSK Un de ses collègues venu l'attendre en voiture, m'emmène à l’hôtel. C'est le premier hôtel où je trouve des gens sympa. La réceptionniste envoie chercher une anglophone pour me donner ma chambre et s'aperçoit plus tard qu'elle parle un peu Français. Comme elle travaille pendant 24 heures consécutives, je lui tiens compagnie pendant une partie de la nuit.
Je fais la connaissance d'une famille russe sympa. Comme je prenais la même photo qu'eux avec le même appareil, ils commencent à me demander de les photographier, puis il m’invite à souper, mais dans une sorte de cafeterias ou on sert du poulet comme dans les KFC en moins épicé. La fille qui parle anglais est super bien mais très timide, peut-être parce qu'elle est avec ses parents. On discute pas mal quand même : bonne soirée. J’en reviens aux SDF et à leurs problèmes. Ce matin, temps à peu près beau, malgré quelques nuages. Je prends mon billet pour Irkoutsk et en ressortant du bureau du port (Eh! oui on est en Russie. Tout est possible les billets de trains peuvent aussi s'acheter au bureau du port, spécialement à Omsk) Il me tombe une goutte de pluie sur le nez. Vous ne direz pas . . . . Je rencontre un Français qui a déjà pas mal traîne sa bosse, et en plus il n'est même pas bossu : Samuel. Il me donne des tuyaux dont l’adresse d’une une charmante femme qui loue des chambres pas trop cheres a Irkoutsk : Galina, mais ce n'est pas une poule comme son nom le laisserai entendre. On se fait une photo vers une sculpture, une tête d'égoutier sur le trottoir. Marrant ! TRAIN OMSK / IRKOUTSK Ca, c'est du train ! Deux jours de troisième classe. Putain, deux Jours !!! Comme disait un certain Guignol. Je suis dans une travée avec deux femmes d'une 40taine, 45quaine. Personne sur les lits supérieurs. Ce sont deux jeunes Babouchkas (grand-mères), Nadia et Tania, sympa. Dés le soir nous tâchons de discuter un peu et partageons la bouffe. Sergei, un Pilote d'Iliouchine je ne sais plus combien fait un peu l'interprète. Nadia me sort toutes les photos de la famille, la plupart en noir et blanc, dont celle de son frère qui à été tue en Afghanistan. On commence à sentir qu'on est en Asie (en fait depuis avant Omsk, au kilomètre 2102 après Moscou) on est en Sibérie, donc en Asie mais jusque là, ce n'étais pas flagrant. Dans une petite gare des femmes vendent des poissons séchés/fumés sur le quai de la gare. Aussi bons que des harengs. Dans le train, d'autres femmes vendent des pulls qu'elles ont tricotés et même des Chapkas et m’en font essayer une : Mouais ! ! ! J’ai eu une super idée, celle de mettre sur une carte mémoire des photos de Domi, de ma maison, de mon jardin et de Paris et les montre à mes voisines par l'écran de mon appareil numérique. Bientôt tout le wagon défile ou m'appelle pour voir ces photos et je crois que je vais faire payer : Sympa pour nouer le contact avec les autres voyageurs. J'en prends aussi quelques uns en photo et leur montre. Ca se marre dans tous les coins. Autre bonne idée aussi, mon lecteur de minidisc car dans le train il y a la radio toute la journée et les musiques proposées . . . Parfois il y a même des infos et des discours. On entends de temps en temps des chanteurs Français : Garou, Jessifer et autres vedettes insipides. Le moins pire : Adamo. On aurait pu leur exporter Renaud, Arno et Hubert Félix Thieffaine. Que Nenni : de la guimauve, mauve en plus. Il semble que c'est parce que la comédie musicale '' Notre Dame de Paris'' à super bien marché ici et ses vedettes cartonnent en solo.
Les Russes doivent être moins disciplinés que les Français car les chiottes sont fermés pendant toute la traversée, non seulement des gares, mais des villes, voire même des banlieues. Et le Paysage ? Je ne vois rien, car je suis à cote d'une fenêtre complètement fêlée. Mais bon, je ne suis pas crétin et je me déplace! Des Taïgas immenses de bouleaux (comme dirait pléonasme, je crois) aux couleurs de l'automne GRANDIOSE - MAGNIFIQUE avec toutes ces couleurs Ocres, brun, roux, rouge, fauve jaune et de temps en temps un sapin qui fait une tache de vert. Lorsque la voie est en surplomb, je vois des océans de cimes : SUPERBE
Nous nous arrêtons en pleine nuit à Novosibirsk, une des plus grandes et des plus belles gare de Sibérie mais en pleine nuit, on n'y voit rien, ni personne: Elle est déserte. Il parait que si les filles sont si jolies, ici, c'est qu'elles sont éduquées à l'ancienne pour trouver LE mari : Elles se laissent pousser les jambes et les yeux bleus ! Une qui ne trouvera pas de mari, c'est la belle Tania de Omsk (Omck, pour les puristes russophones - Le C se prononce S ainsi Kacca, Kassa veut dire Caisse.). Plus de nouvelles d'elle. Elle a du comprendre au fil de nos échanges d'e-mails que, malgré sa beauté '' nous ne graverons pas nos noms au bas d'un parchemin'' Nadia descend à Krasnoïarsk et Tania à Taichet, ville tristement célèbre pour ses Goulags. L’après midi, j’ai failli me faire violer par Ludmilla, une maîtresse femme, à la Dubout, excédentaire mamellaire et callipyge de surcroît. Assez jolie, si on aime les lanceuses de poids bulgares. Lorsqu'elle me prend par les épaules, je les recompte pour être certaine qu'il n’en manque pas une. Et bout en train en plus - vous me direz dans le TransSibérien . . . En tout cas elle fait bien rire, fortement arrose de Vodka, Serguei et surtout Victor son co-pilote, dont le visage reflète bien sa consommation de Kérosène qui doit avoisiner celle de son avion. IRKOUTSK Irkoutsk est une ville commerçante qui sent fort l'Asie, même si . . . Il y a des marchés avec beaucoup de fruits inconnus, sortes d'airelles et de prunelles sauvages très amères. Un marché aux vêtements dont les étals sont tenus par des Vietnamiens. On parle du pays, de Hanoi d'ou ils sont originaires. Un autre tenu par des Turcs. Et plein d’autres marchés avec de tout, comme en Thaïlande Il y a un peu plus de touristes ici que dans les autres villes ou je me suis arrête (mais très peu quand même) : Proximité du lac Baïkal, la plus grande réserve d'eau douce de la planète ou de la Mongolie toute proche. Au consulat de Mongolie, rien à voir avec la Konvivialite du consulat Russe de Marseille. Les sourires sont d'une autre qualité et dans la salle d'attente, comme par magie, j'échange aisément avec deux Mongoles qui ne parlent pas 1 mot d'anglais. Suite aux conseils de Samuel, rencontre à Omsk, j’ai pris une chambre chez Galina qui a une vieille maison en bois au vert plutôt défraîchi, mais l'intérieur est très beau et très chaud. C'est beaucoup moins cher que l'Hôtel et elle fait des petits déjeuners (et non pas déj'ners comme disent les gens branchés ou les parisiens) avec des tonnes de crêpes, de miel et de marmelades de toutes sortes. GRANDIOSE Elle parle Russe, bien sur mais aussi un peu Allemand et j'ai du ressortir de ma mémoire les quelques mots que j'avais appris au Lycée (Ma meilleure note avait été 1, 5/20 et en pompant sur le mec à cote, en plus) C'est vraiment sympa d'autant plus que plein de mecs défilent, une Française, même aperçue ce matin, mais bien coincée la nana ; Obligée de prendre 1 taxi pour aller a la Avtobus Voksal alors qu'il y a des trams presque directs . Sa fille et sa petite fille sont sympas, mais le gendre . . . Aimable et poli comme une porte de caserne ou de goulag, plutôt!
Les Irkoukines sont aussi assez jolies mais il y a moins la densité qu’a Iekaterinburg. Il y a beaucoup d’Asiatiques ou de métissées. Et de nombreuses personnes d'origine mongole
Hier soir, j’ai soupé dans une sorte de Pizzeria avec des jeunes étudiantes dont Liya dont la mère est Coréenne., ravies de parler de la France dont elles rêvent et de moi. Aujourd'hui, je suis allé a LISTVIANKA, Au bord du lac Baïkal. La route est une succession de côtes et de descentes et le bus, genre Bus Birman, prend un maximum d'élan pour espérer arriver au sommet de la prochaine côte.
J'ai fait une promenade dans les bouleaux pour m'immerger dans ce flamboiement qui m'émerveille depuis plusieurs jours et le toucher du doigt.
C'est un petit village un peu touristique, fréquenté en cette saison par des touristes Russes essentiellement. J'y rencontre deux Suisses en semi liberté dans le ''tour'' d'une agence Russe et qui râlent. C'est vrai que l'accueil est décevant, surtout lorsque on a connu la Thaïlande, le Laos et la Birmanie. Plusieurs fois, je me suis fait envoyer sur les roses par des marchands, qui derrière le petit guichet de leur kiosque, n’avaient pas envie de se lever de leur chaise pour voir ce que je leur montrais afin de l'acheter.
Le Lac Baïkal, est la plus grande réserve d'eau potable (1/5eme) du monde et les Russes se marrent lorsqu'ils nous voient polluer nos nappes phréatiques. Comme en plus ils ont des réserves inestimables de pétrole et de gaz naturel, sûrement plus que dans tous les pays arabes réunis, à tel point qu'ils n'ont pas les capitaux (et ne sont pas pressés de les avoir) pour exploiter tout cela. Cela nous promet des avenirs radieux . . .-- -- En cadeau, un poème de mon ami Patrick FERRAND, voyageur émérite et néanmoins cheminot non moins émérite, qui lui a pris le TransSibérien, mais dans l’autre sens . . . Il fait pas mal de choses a l’envers. POEME Train se dit ? Pouecht ? Ou quelque chose comme ça ? Je travaille dans le train ? Se dit ? Pouecht Rabot? Ou quelque chose comme ça? La gare se dit ? Vaczal ? Ou quelque chose comme ça? La gare est loin ? Se dit ? Vaczal daleco ? Ou quelque chose comme ça ? Profite bien de ton temps ou quelque chose comme ça ? Bises à Toutes les Adriana 42 et bon vent. Tu peux aussi dire ? I am a french railway man. Ca ouvre des portes. Ou quelque chose comme ça ? Patrick FERRAND -- Et une réponse particulièrement PERTINENTE et explicative de mon ami ''Bragon the Bat", Ecrivain Français et Francophone (Il a évite plusieurs fois, et de justesse le Goncourt) publie a Bangkok, aux Editions Kopyrate (kopyrate@gmail.com ) ou vous pouvez demander la liste de ses Oeuvres ainsi que celle des quelques autres ouvrages et DVD qu'il commercialise. (Et Franchement, si vous voulez-vous marrer et / ou vous instruire, je vous le conseille.) REPONSE DE Bragon the BAT, donc Steak tartare : le mot tartare (dans sauce tartare et steak-hachié - tartare) vient de l'arabe tartar. Aucun rapport avec la choucroute, ni avec les tartares et autre Tartarin, mais ça reste à prouver. D'ou l'expression : Tartare gueule a la recrée. Les 'bulbes' : Je crois bien qu'en archi ça s'appelle des oignons. Sans doute parce que les oignons ont des formes de bulbes. C'est la raison pour laquelle ceux qui n'ont rien dans le bulbe ne se mêlent jamais de leurs oignons. Mais bon, autant que tu parles de bulbe, c'est plus lumineux, tout le monde comprend. Paskimagine que t'écris avoir vu un bel oignon bleu, ton gamin va se demander kesta fume ou si t'en tiens plusieurs couches. Ca serait à pleurer. Les filles t'ont offert des K7 ou des AK47 ? C'est une faute de frappe ou quoi ? BRAGON the BAT C'est beau la démocratie et les élections au suffrage indirect. Les résultats des élections en Allemagne et Nouvelle Zélande sont tellement serrés que tout dépend des coalitions qui vont se former dans les parlements. Autrement dit, un Schroeder avec moins de voix qu'une Merkel va pouvoir gouverner un pays et imposer ses reformes avec seulement 35% des voix. C'est les Allemands qui vont être contents ! Démocratie : le peuple vote contre toi et t'élit ! (Rien a voir avec TRIP a l"AIR mais bon . . .) Tuyau tardif : Dans tes écrits, place un ou deux courts dialogues, cinq six tirets a la ligne, histoire de rendre tes anecdotes plus vivantes. Best wishes Brag -- IRKOUTSK (toujours) Ah, ce cyrillique. Hier, je pensais entrer dans un Café et c'était un magasin de Pompes Funèbres : Pour les bières, y a mieux ! Les Irkoukines, comme les Kasanieres, et contrairement aux Iekateinbourrines sont plutôt comme le commandant : Couche tôt ! A 20/21 heures plus un chat dans les rues.
" Alors, tu vas écouter ce bon vieux Bragon et mettre un peu de dialogue dans tes textes ? C'est vrai que parfois, ça serait plus aéré et donc plus facile a lire. Tu sais, lorsqu’on a la chance de connaitre un grand écrivain international, Français et francophone, on écoute ses conseils et donc, je vais me mettre au dialogue derechef Bonne idée ! Ишут ыгк йгу сэуые гту ищтту швуу ! Putain ! En Russe ? Mais personne ne va rien y comprendre ! Rassure toi, moi non Plus! Ег фы мкфшьуте утмшу вэфуукук ду еучеу ! Ишут ыгк ! уе ут здгы сф афше гт зуг учщешйгу ! Уе еуы фьшы ту еэут мщгвкщте зфы ву ту зфы зщгмщшк еу сщьзкутвку йГЭШДЫ ыу вуикщгшддуте ! Ca fait du bien quand ça s'arrête ! Tu vois, ça sert au moins à quelque chose !'' Voila, ce soir je vais prendre le train pour Oulan Oude. 8 heures de train. Mais je ne suis pas SDF. Galina me laisse la chambre jusqu'à ce soir. Sympa. Ca m’a fait un bien de me remettre à l’allemand, même si j’ai pas mal patiné et si je manque de vocabulaire. A plus tard, donc sur le net ! Et merci a ceux qui me répondent et me passent un petit mot ! IRKOUTSK SCOOP Presqu'en direct Je viens de me faire tirer mon appareil photo à la Poste Centrale d' IRKOUTSK en allant poster quelques cartes postales. La sangle devait dépasser de ma poche et . . . Je n’ai rien senti. Pas de bousculade, RIEN ! A moins d'1 miracle vous n'aurez pas de photos de Mongolie, mais seulement de Sibérie. Inch'Allah Gros coup de Blues (en Direct) PS : Si vous trouvez un Canon PowerShot 95 envoyez le en Super Express à UB Guest House a Oulan Bator
TRAIN IRTKOUSTK / OULAN OUDE Pas dormi beaucoup car j'étais entre deux familles avec bébés pleureurs. Pas une super ambiance, mais pas mauvaise, non plus : neutre, quoi.
OULAN OUDE Merci à tous ceux qui m’ont manifeste leur encouragements suite au vol de mon Canon, Je tâcherai de m’en acheter 1 autre a HK lorsque je me serai refait 1 santé financière après la Bérézina russe Ce qui me console, comme dirait Pierre, c’est d’avoir paye 1 canon § a un Russe, et pas de la Vodka !!! Petit hôtel ici à Oulan Oude 2 Etages et environ 150/200 Chambres, dans un hôtel datant du communisme et les prix 3 fois plus cher que dans le guide. Christophe Colomb a découvert l'Amérique Fernand a découvert à la banque Heureusement, je vais retomber sur mes pattes en Mongolie et en Chine Et SURPRISE . . . Toc ! Toc! Toc! Toc! “ Da ? Are you Fernand DEGOTTEX ? Da ! " Au temps du communisme et du KGB, j’aurais été effrayé en voyant cette horde de militaires, tous plus garnis de pin's les uns que les autres et couverts de larges casquettes. " Do you come from Moscow? Da. By train? Da With the '' sandales '' at your feet? Da! Congratulations! You are the first man who crosses Siberia in '' Sandales - Monk Shoes '' Ah! Da ! And I give you the ''Baltika'' price (The most famous beer, here, is ''''Baltika'', -- not ''Guiness'' they don't know'' Guiness'' here. -- For the World Championship of crazy traveller because you make 5532 Km with ''Sandales'' at your feets. You are the first traveller who do that in Siberia ! Spasiba! Vodka and Blinis for all !! ! " Are you going to give me some money, so, I could buy another Canon camera? Niet! Mafia takes all the money! Are you going to give me a Pin’s? Niet! Communists take all the pins for soldiers. Are you going to write my name on the Baltika record book? Niet! Russians have drunk all the piba (beer) and there is no book. Tu parles d’une surprise ! Et ils parlent bien anglais en plus! Eh! Oui! Je viens de me taper 5532 Km depuis Moscou et en Sandales en plus ! Bel Exploit ! Heureusement que j’ai voyagé en Train, parce que à pied . . . ? Oulan Oudé est la capitale de la Bouriatie., la région natale de Gengis Khan. Les Bouriates sont Bouddhistes (Tibétain) et Chamanistes, un peu Orthodoxes aussi et J'ai même vu une mosquée. C'est une petite ville, très aérée comme la plupart des villes que j'ai visitées, avec des larges avenues et des places immenses, dont une avec une très grosse tête du Tovarich Ivan Illich Lénine Difficile de trouver un endroit cheap pour manger assis Soit les super restos des hôtels, soit des kiosques où on mange debout ! Bof ! Je n’aime pas trop ça ! En principe, dans les villes j’essayais de manger dans des selfs, rares endroits avec de la bouffe russe pas trop chère Luxe : J’ai la télé dans ma chambre Hier soir il y avait un James Bond avec Sean Connery et Kim Bassinger, Difficile à suivre, d’ autant plus que c’est mal doublé, presque un peu raconté, comme au VietNam, On entends faiblement les voix originales derrière la voix russe, Et il a un bandeau avec des petites annonces sous l’image, Le clavier ici est encore plus bizarre qu’ailleurs, Il n’ y a pas de Y, mais un Z, C’est tout inverse, avec parfois des lettres russes qui se glissent au travers à la place des signes de ponctuation,
Pas mal de clodos ici à Oulan Oude. Ils font les poubelles mais ne mendient pas tellement, Comme il y a moins de canettes et de bouteilles qui traînent ici qu’à Iekaterinburg, ça doit être la déche ! Demain, je pars pour Oulan Bator en Bus, petite infidélité au TransSibérien, pour éviter les 12 heures d'arrêt pour les formalités douanières et le changement d'essieux car les voies n'ont pas la même largeur. OH ! Le gros mensonge, J’avais rien compris! Il n’y a pas de bus aujourd’hui donc je pars en train! Allez, a bientôt, en Mongolie ! TRAIN OULAN OUDE / OULAN BATOR
Finalement, donc, j ai pris le train car pas de bus, J'ai du déjà vous le dire Mais il n’y a pas de 3eme classe, donc Kupe 2eme classe, et compartiment de 4 ou je suis tout seul Ce sont des wagons Chinois avec du personnel Chinois vachement sympa. La, alors je me mords les . . . doigts, de ne plus avoir mon appareil.. Les paysages sont grandioses. Il y a des nuages fantastiques qui claquent sur la steppe et une de ces lumières et des couleurs, qui elles non plus ne sont pas dans le nuancier Ripolin. Dans le train je voyage avec un Français qui me vouvoie. (Très rare entre voyageurs) Il bosse pour ‘’1 boite de prod’’ et vient de finir un film en Sibérie' .C'' est l'histoire d'un Gamin qui traverse la Sibérie à cheval, un peu historique. Ca doit sortir au Printemps et il me semble qu'il m’a parle d'Alain Sarde.
Dans le compartiment d'à côté, il y a deux femmes Russes qui vont bosser en Mongolie, car en Russie, il est difficile de trouver du boulot après 40 ans pour 1 femme. Il y a aussi Aigerim, (un nom de roman fantastique genre "Le Seigneur des Anneaux ") une très belle KhaZaque qui reviens du pays. (Rassurez-vous je ne vous ferai pas le mauvais jeu de mot du genre ‘’je voudrais tourner KhaZaque’’) Elle bosse aussi à Oulan Bator (Ulan Bataar) pour GTZ, une boite de coopération technique ( ?) allemande. Elle est super sympa et va un peu me piloter dans Oulan Bator. On discute toute la soirée, tous les 4 en buvant du Tchai (Thé) et en mangeant mon paquet de cookies russes. Bonne soirée
La frontière, un peu longuet : 4 heures cote Russe et puis c’est la . . .
MONGOLIE
Je ne vous ferai pas non plus le jeu de mot Mongolie 21
2 heures côté Mongol, les formalités
La, encore, je me mords les . . . de ne plus avoir mon appareil. Le lever du soleil sur la steppe SUBLIMISSIME ! Une lumière matinalement fantastique Je vois mon premier ger (Ies yourtes, ici s’appellent des gers et je n'aurais pas le plaisir de vous faire ce jeu de mot que je prépare depuis le départ : "je mange du yaourt dans la yourte !" Mouais . . . Je mange du yaourt dans mon ger ça tombe à plat. C’est con, Hein ? OULAN BATOR Suite des aventures d'1 mec qui a échappé au Goulag Sibérien, même si pour cela, il a du payer un "Canon" à un Russe (Pot de vin ? Dessous de table ? En Russie la corruption est partout.) On galère pas mal, Aigerim, le chauffeur de taxi et moi pour trouver ''UB Guest House'', bien cachée dans un quartier qui ressemble a des HLM et c'est au deuxième étage de l'un deux. . Plus de chambres '' Single'' donc je prends un lit en dortoir, car la GH est bien placée dans la ville. 1 Lit en Dortoir, c'est le même prix qu'une chambre en Thaïlande ou au Laos Ca a l'air bien bordellique et folklo mais vachemment sympa alors je ne me pose pas de questions. En plus il y a des Français. Il fait un super temps avec du soleil et un froid de canard. Fini les sandales, le matin et le soir tout au moins. J’ai réussi a trouver un petit théâtre ou il y a, parait-il, du Khoomi (Chant Harmonique ou diphonique mongolien, spécial mais impressionnant et beau) presque tous les soirs Avec Monique, une Sud Africaine dont le boy friend Australien bosse ici a Oulan Baator, ce matin, je suis allé au Black Market ou on m’avait dit qu'il y avait des appareils photo pas chers. Vu le nom, je pensais que c'était un marche ou on trouvait des ''trucs'' tombés du camion. Que nenni ! C’est un très grand marché, un peu comme le Week end market de Bangkok mais en beaucoup plus rustique. Les appareils photos en question, sont des vieux Zéniths russes comme on en trouvait chez nous dans les années 60. J'y ai goûté le fameux '' airag'', du lait de jument fermenté et faiblement alcoolisé : ça se boit, mais je ne ferai pas ma cave avec. J'y ai aussi goûté le fameux fromage des nomades, très sec, un peu comme celui des Touaregs. Celui que j’ai testé était un peu sucre.-- Et un poème de Pierre, mon ami Pierre, en prime : C'est un cadeau (Ca deviens vachement culturel, n'est ce pas ?) IL VOYAGE EN STEPPE
Il voyage en steppe, Où les paysages sont farouches Et les habitants parfois louches, Rien ne le stoppe.
Il voyage avec entrain, Explorant des voies sidérantes Longues journées errantes SDF, loin du train-train.
Il voyage en Trans. S'en paie une bonne tranche Y’a pas à se prendre la tronche Pour oublier Novatrans (à usage spécifique des cheminots entendants)
Il nous broie du rêve Comme d'autres vivent au noir Il nous montre l'espoir A la rencontre des autres, sans trêve
Continue Fernand, toutes les photos du monde ne vaudront jamais la vodka du matin (qui n'arrête pas le pèlerin, bien sûr). Pierre J’ai laisse les lettres Cyrilliques qui se sont glissées dans le poème pendant la transmission. (Mais en arrivant en France, elles ont disparues) Merci Pierre, de ma part et de celle de tous mes fans et néanmoins lecteurs.-- Mon Ami Bragon thé Bat et néanmoins écrivain génial, reconnu de loin dans le brouillard, a ou va, dans sa grande magnanimité vous offrir quelques extraits de son Fictionnaire (Particulièrement balèze) à avoir absolument dans ses WC pour lire en '' attendant le tunnel'' ou entre deux poussées. Réservez lui un bon accueil Merci Bragon-- Pendant qu'on est dans la culture. Question : pour voir ceux qui sont vraiment cultivés- Les cavaliers Mongols ont ils des selles moules ?
Sur la route du Monastère d'inspiration tibétaine, , je rencontre Tuul, une étudiante sympa que je revois le soir devant une Gengis Beer et qui est ravie de parler anglais avec un véritable anglophone (enfin presque). Belle rencontre Soirée très agréable.
Je suis allé voir un spectacle de chants, musiques et danses traditionnels avec seulement deux chants Koomi (chants diphoniques ou harmoniques, spécialité de la Mongolie) Beau spectacle plein de grâce et de sourires. Je reste cependant sur ma faim, car je pensais que c'était un spectacle de Koomi uniquement, mais seulement DEUX Koomis, c'est frustrant, même si le chanteur est vraiment une pointure de cette spécialité. Et ses chants sont très beaux. Du ciel bleu ! Du ciel bleu ! Du ciel bleu ! La Mongolie est un pays, 3 fois grand comme la France de 2, 5 M d'habitants dont la moitie vit à OB Les gens sont sympas, un peu ploucs. On sent qu'ils ont envie de se marrer, mais ils ne doivent pas être tout à fait remis du communisme. Les jeunes mecs avec les filles, me font penser aux dragueurs des villages bressans des années 60.--
Cette chronique (je suis une sorte de chroniqueur, quoi !) Est en train de devenir le dernier '' Salon ou on cause'', une sorte de tribune littéraire populaire puisqu' aujourd’hui, Patrick, Cheminot Voyageur, Empereur du Pain de Sucre, (Et je vous garantis que ce n'est pas du Canderel !) pas triste non plus, viens de me faire parvenir ce magnifique texte dont je ne résiste pas a vous communiquer les paragraphes :
‘’Fernand le Bleu est un gars balaise qui balade au Baloutchistan, dans des pays pas particulièrement petits, sur les traces du gars Polo qu'avait des grands pieds et un grand chapeau, sur les traces des Khan, Koubilaï et autres mangeurs de yaourts. Fernand le Bleu est un gars balaise, sac jeté sur l'épaule, plein d'allant et plein d'élan, le front haut et clair, au regard d'airain, scrutant l'horizon dès potron-minet du côté du levant où le porte l'aventure, qui comme chacun sait commence à l'aurore de chaque matin. Fernand le Bleu nous apporte de loin en loin, comme autant d'échos, comme autant de perles dans la boite à Emile, des envies d'évasion, des parfums capiteux, des couleurs orientales, des rencontres et des sourires d'un jour, des bols d'air du grand large à balayer tous les papiers, tous les dossiers, tous les bouquins, tous les courriels professionnels qui pleuvent et plombent le quotidien. Va y Fernand, Fait quand même gars faucon. ‘’ Patrick C’est beau comme du ‘’Beaudelaine’’, non ? Bragon, fais gaffe à pas te faire piquer ton boulot ! Pourvu qu’il ne se mette pas à poêter plus haut que son cul Merci Patrick ! " Mais pourquoi Fernand le Bleu ? Que je lui demande. Parce que le monde est bleu, en général, mon général. Des fois rose pâle en souvenir de nos amours mortes. Souvent aussi dans des teintes de gris quand on turbine à l'ordinaire, train-train quotidien, couché tôt, sans rien retenir. J'ai commencé à écrire sur Inde, le Ladakh, les bouddhas, les Sikharas, les aigles du Cachemire, l'Himalaya. Je voyage dans ma tête, accroché au PC et je t'envie.-- Ce matin, face a la statue équestre du Grand Gengis Khan - celui de la conquête du monde, pas celui de la bière, ou peut-être est ce le même, un Mongol en habit traditionnel m’a raconte ses batailles - et cela tout en mongol - . Un coup de sabre a failli le décapiter et il a été décore de la médaille de Gengis Khan. Il et très fier de son magnifique pin's en argent massif et central, qu’il arbore au dessus de trois rangées d'autres. Il en est fier et heureux, beaucoup plus que de ne pas avoir perdu la tête ce fameux jour.
A U B Guest House, ou les chambres sont des dortoirs, je suis avec 2 jeunes Coréennes et un papy Coréeen. La Corée, '' Pays du Matin Calme'' mais le papy lui n'est pas du matin calme car il est matinal et bruyant. Le lit coûte le prix d'1 chambre ''single'' en Thaïlande.
Un des employés de la GH, certainement caste pour ces qualités d'ordre, range les chaussures sur les étagères, au moins 10 fois par jour - Ici, comme en Thaïlande on se déchausse a l'entrée de la GH mais pas dans les temples - et chaque fois que je sors, je passe 1/4 d'heure à retrouver mes magnifiques tennis achetées l'an dernier au VietNam.
J'ai revu Monique de South Africa (voir plus haut). Lasse d’attendre son Crocodile Dundee toute la journée à la GH, ou de se promener avec Fernand, elle a trouvé un travail de prof d’Anglais avec des cours particuliers en plus. Je ne résiste pas non plus à l'envie de vous parler de bouffe. Ici, il y a des ''guanz'' (sortes de cantines) ou on peu manger des ''buzz'' (se prononce bouz; ce sont des sortes de raviolis comme ceux des Chinois, farcis à la viande de mouton assez grasse) ou des '' goulich'' sorte de goulaschs et des genres de Chaussons aux pommes, mais sans pommes, farcis a la viande hachée de mouton. Les Mongols mangent tout ça arrosé de thé au lait . . . salé (spécial, vous pouvez essayer à la maison). De délicieuses salades de chou, coupés fin comme des cheveux d'ange. Mais si tu n'aimes pas le mouton, alors évite la Mongolie Tout ça est fort goûteux et relativement pas cher. Je viens d'aller récupérer mon visa chinois. Encore 60$ partis en fumée. Quel trafic ! Je suis un doux rêveur, mais j'espère qu'avec la généralisation des voyages, les visas et même les frontières vont disparaître. Elles ont bien disparu en Europe, alors ? Rubrique PiPi-CaCa (Elle commence ici, avant la Chine ou elle va prendre corps, c’est le cas de le dire !) ATTENTION Oreilles délicates, s'abstenir Réponse : (J'ai les noms de ceux qui ont mal répondu) OUI ! Sauf s'ils ont la diarrhée, comme vous en quelque sorte. C'est le terme médico-technique ! Certains qui me connaissent bien savent que je suis capable de ça ! Certains qui me connaissent bien savent que je suis capable '' du meilleur comme du pire, mais que c'est quand même dans le pire que je suis le meilleur ''.Merci Coluche pour la citation C'est d’un goût !! T’en a pas de meilleures, moins PiPi-CaCa et plus drôles? En fait, les selles des cavaliers mongols, sont en bois. Je te raconte pas 1 heure de cheval comme tu as les fesses en compote, alors des heures, que dis-je des jours.
J'ai change de GH, Nassan GH moins bruyante avec quelques Français, dont un qui vient de passer 3 mois dans la steppe à cueillir des crottes de marmottes, de cerfs et de chevaux, pour '' alimenter'' la thèse d'écologie qu'il prépare. C'est ça que t'appelle moins PiPi-CaCa ????-- Voila les niouzes pour l'instant mais il y aura une suite, dans quelques jour, Inch'Allah Bye à tous et bisous à toutes
TERELJ Un petit week-end à Terelj avec Tuul, la jeune étudiante que j'ai rencontrée au temple en milieu de semaine. C'est assez mal parti car on n’arrive pas à savoir l'heure de départ du bus et d’où il part. Finalement on partage un taxi avec deux étudiantes jusqu'à mi parcours et on finit avec un autre taxi pas trop cher. Ici tout le monde est taxi, du moment qu'il possède une voiture. Bien marchander avant le départ. La route traverse des paysages sublimes : steppes, montagnes aux formes tourmentées, forêts de mélèzes jaunis par l'automne sur les versants protéges du vent ou dans des vallées abritées. Rochers avec des formes étranges, sortes de demoiselles coiffées : toutes ces formes sont le résultat d’une érosion éolienne formidable. " Gaspard C'est parti mon Gaillard'' aurait pu vous en parler mieux que moi, mais je n'ai pas trop écouté ses cours. Il y a des vents très violents et très fréquents en Mongolie, c’est pour cela qu'il y a peu d'arbres Celui ci nous laisse dans le quartier (si on peut dire) des camps pour touristes- Il y a même un ''tourist’ camp'' avec un mirador : Recyclage d'un ancien goulag ? Je te dis pas les vacances que tu dois passer là !?! - Et on n’arrive pas à trouver des lits dans un ger familial (Prononcer Gueur : Yourthe en mongol, pour ceux qui n'auraient pas trop suivi les N° précédents).et donc on passe la nuit sans un ger à touristes beaucoup plus cher. Le resto est aussi beaucoup plus cher. Et pas exceptionnel. Au milieu de la nuit, le feu s'éteint et on se les pelle grave. Heureusement on a des couvertures et une femme de l'hôtel vient rallumer le feu sur le matin. Promenade le long de la rivière Tuul (prononcer Taul) comme ma copine. Magnifique. De nombreux cavaliers (à la selle en bois – Il insiste !) la traversent à gué. Tout un coup des bruissements bizarres derrière un buisson ? Un animal ? On se trouve nez à nez avec un loup ! Un loup blanc, en plus ! (Bien connu, comme chacun sait) Il est beau, mais effrayant avec sa gueule grande ouverte et son air d’avoir envie de faire un bon casse croûte lorsqu'il me regarde. Car c’est moi qu'il regarde. Pas folle la bête ! Autant manger pour quelques jours ! Et soudain, il s’avance vers moi, en se léchant les babines. Je serre les miches ! (Non ! Jean Luc, je n’ai pas dit je serre la Miche, hein !) Aie! Maman ! Il avance toujours. Je suis cloué sur place. Et soudain il se frotte contre mes jambes et me renifle. En fait c'est un chien. Un brave chien Mongol. Mais il a du être loup dans une vie antérieure ou sa grand’ mère était louve car il ressemble vraiment à un loup. Belle frayeur quand même.
Apres le repas pris dans un resto dont manifestement la cuisine n'est pas aux normes de Bruxelles, mais c'est très bon. On va aller faire un tour à cheval. Mais peu après le départ notre guide nous annonce un changement de tarif, ou plutôt de temps de promenade 1/2 heure au lieu d'1 heure pour le même prix et comme je n'aime pas qu'on me prenne pour un jambon on la plante là avec ses chevaux.
Bien nous en a pris, car ensuite, en nous promenant dans le village nous sommes invités à l'inauguration de la nouvelle yourte d'un papy local en habit traditionnel (même a Oulan Bator, il y a beaucoup de Mongols, un peu âgés, qui ont encore leurs costumes d' antan.) Ce n’est pas du ciné Grande fête familiale. Le Papy est tout content d'avoir des invités imprévus et me tend sa tabatière pour une petite prise : Atchoum ! Ce n'est pas la première fois et je ne suis pas un spécialiste de la prise. C’est une marque de bienvenue, d’amitié. Et ensuite c'est les libations : salades de toutes sortes; soupes; friandises; œufs de Pâques ( ?); petits gâteaux secs et très durs fait de farine et de graisse de mouton ; morceaux de beurre; thé au lait, moins salé que lors de mon premier test et surtout force airag (que je trouve meilleur que celui du marché) et vodka mongole, la meilleure, parait-il. Lorsqu'on te tend la coupelle de vodka, tu dois chanter sans renverser la vodka et ensuite boire la coupe. (Jusqu’à l'hallali !) Tout le monde y va de sa chanson mongole ou française (moi, bien sûr) pour l'occasion Ils ont droit a : ''La plage de Sète'' de Brassens - la première chanson qui m'est venue à l'esprit ''Auprès de mon arbre'' du même ''Armand'' de Pierre Vassiliu ''Alain, Aline'' du même ''J'ai deux grands bœufs dans mon étable'' de je ne sais qui en hommage à ma maman qui la chantait avec brio ''La p'tite Emilie'' du folklore carabin que j'avais eu le plaisir de chanter en duo bilingue avec le Chef de la Police de Bahn Krut (Thaïlande) dans un karaoké mémorable. ''Napoléon est mort à Ste Hélène'' car une des chanteuses, qui a une voix magnifique pleine de trémolos et de vibratos, a comparé Gengis Khan à ce brave Napo. Et donc j’embraye sur le succès que l'on sait Mes prestations sont appréciées à leur juste valeur et les applaudissements et les coupelles de vodkas y vont bon train. Sans compter les petits verres et les grands verres d'airag. La cote de la chanson française remonte en flèche dans les steppes mongoles. Tuul aussi chante bien et avec beaucoup de plaisir. Et ensuite elle ''truche'' (de truchement) mes propos, tant bien que mal, car bien qu'elle soit dans une école universitaire pour devenir ''ingénieur en traduction'' son niveau en anglais est assez faible. Si ça se trouve elle déforme mes propos et ne leur dit que des conneries. En tout cas, le Papy est tout content de ma prestation. '' C'est un grand jour pour moi Merci C'est un bon présage pour mon ger que vous m'ayez rendu visite en ce jour de fête. J'espère bien C'est un grand jour pour la Mongolie (sic) Merci ! Je vous souhaite de vivre jusqu'à la fin de vos jours. Merci !'' Très beau moment. Très belle famille. En partant, je distribue des pommes aux enfants. Va vivre des moments aussi authentiques avec les tours à touristes. Dans quelques années il faudra payer 10$ pour une fête pareille avec 2 $ le verre de vodka et 1 $ le verre d'airag. Il y en aura un les jeudi, vendredi et samedi et le ger ne sera pas nouveau, mais toujours le même, assez grand pour contenir plus de spectateurs. Il y a quelques années, aucun mongol n'aurait fait payer un voyageur pour lui prêter son cheval. (Tuul s’en est étonnée) Le tourisme, naissant dans ce pays, va encore faire des ravages. En voyageant comme je le fais, il y a des moments d’ennui, mais aussi des grands et beaux moments comme cet après midi La vie est belle ! Pour le retour on a la chance de trouver un automobiliste qui nous ramène à O B pour à peine plus cher que le bus. Il est sympa et sportif. Il fait beaucoup de gymnastique (?) et de ski de fond. La Mongolie doit être un véritable paradis pour les fondeurs, autre chose que Bessans ou Autrans. La route est encore plus belle qu'à l'aller avec le soleil rasant et le coucher du soleil. La nuit, par contre est plus mouvementée, ça l'airag et la vodka ne font pas bon ménage dans mes intestins. Et la, pas de selles moulées. OULAN BATOR (Suite) Deux des raisons qui m'avaient attiré en Mongolie sont Entendre du Koomi Rencontrer un Chaman La première a été réalisée avec parcimonie, mais bon, c’est mieux que rien. La deuxième devait se réaliser car Tuul connaît un véritable Chaman qui réside parfois à Oulan Bator Elle a essayé de le rencontrer et d'intercéder en ma faveur, mais malheureusement il n’est pas en ville ces jours-ci et - un peu comme pur les heures de départ des bus - personne ne peut la renseigner. Donc, comme il est trop tard dans la saison et trop long d’aller dans la steppe par me propres moyens, je vais aller en Chine assez rapidement. Pour aller dans les steppes, dans les tribus nomades, au lac du Nord ou dans le dessert de Gobi, les ‘’tours operators’’ sont nombreux, mais leurs ''trips'' sont trop stéréotypes. C'est toujours ceux qui ont du fric qui peuvent monter ce genre de bizness et peu de mongols en profitent. Ils vont surtout y perdre leur âme. Tuul, qui vient d'une région encore préservée, a été très choquée qu’on fasse payer le prêt d'un cheval C'est tout nouveau en Mongolie. Il est possible de voyager par ses propres moyens, mais c’est dur : aucune infrastructure régulière, difficile d'obtenir des renseignements, difficulté de la langue. Il faut, soit apprendre le mongol, soit se faire accompagner d'une Mongol(e) anglophone et débrouillard. Et disposer de temps. Avec mon visa d'1 mois et l'approche de l'hiver, c’est trop court. La ville d'Oulan Bator me fait penser à la Birmanie Malgré la construction d'immeubles modernes, tout se délabre, les rues, les maisons, les trottoirs. Il manque la moitié des bouches d'égout. Même les Guest Houses . . . Est ce pour exorciser le communisme ou seulement par manque de thune ? Cet après midi, je suis allé au monastère Betub, monastère école vivant avec plein de moinillons. J'arrive au plein milieu d'un rituel Ici, contrairement au monastère Gandan on se déchausse et on enfile des sortes de petits chaussons Je n'en mets pas et un moinillon vient m'en proposer, mais bon . . . je chausse du 45. La cérémonie commence par un concert de gros tambours verticaux, de cymbales et de trompes tibétaines. Ensuite un moinillon passe et distribue des tranches d'une sorte de cake au miel délicieux. Ensuite il verse dans une main d'un visiteur quelques gouttes d’un liquide contenu dans 1 carafe. De l'eau bénite, façon Bouddhisme ? Que nenni ! De la vodka 1 J’aurais du apporter mon mug en inox. Des mammies mongoles on t été plus prévoyantes et ont apporté des flacons (pourvu qu'on ait l'ivresse) Ensuite des psalmodies de sutras, entrecoupées de musique. Des visiteurs passent auprès des moinillons et leur distribuent des offrandes (petits billets, petits gâteaux, sucreries.) Ils vont se choper le diabète et le triglycéride, ces gamins ! Ensuite certains d'entre eux en distribuent aux fidèles ; sympas ! J’entre rapidement dans un état méditatif, et ce n’est pas la goutte de vodka léchée dans ma main.
En sortant, il neige. La puissance de la méditation. J’ai bien fait de prendre mon billet pour Erlian à la frontière chinoise pour demain soir. Le temps s'est vachement refroidi aujourd'hui. Heureusement que je ne suis pas en pleine steppe. Et puis je commence à en avoir assez du mouton plutôt gras à chaque repas, du genre gras qui colle aux dents lorsqu'il refroidit.
" Alors la Mongolie, finalement qu'en penses-tu ? Pays magnifique au tourisme organisé galopant (C’est le cas de le dire) et au tourisme routard difficile. La bouffe est ''rustique'' et moutonneusement grasse. Oulan Bator une ville où il faut aller chercher le charme dans les quartiers de ger et les temples. Il faut y venir en été, accompagne d'un(e) Mongol(e) parlant anglais et rester au moins 2 ou 3 mois pour sortir des sentiers battus par les ‘’tour operators’’ et essayer de saisir l'âme authentique. Et les Mongols? Rustiques. Pour les cerner, il faut les regarder conduire avec force klaxons. La chasse aux piétons est ouverte et je serre les miches chaque fois que je traverse. Ils se sont fait piquer le gros du bizness touristique par les occidentaux et les Coréens. Et les Mongoles, alors ? Beaucoup sont très belles. Moins sophistiquées et moins denses que les Top Models de Iekaterinburg, mais . . . Elle sont plus délicates que les mecs (surtout celles qui ont été ou sont en contact avec des Européens), mangent plus silencieusement et ne crachent par terre que très rarement, mais parfois se mouchent a la Davy Crockett. Des ouvertures ? Ca, c'est mes oignons. Même avec Tuul ? ? ? ? Quoi ??? L’âge de mon fils, alors . . . Je ne vais pas faire les maternelles avec ma boite de cachous, moi!"
Ce matin, je suis allé voir un soi-disant Chamanic Center mais pas grand chose à glaner. A part un mec, Chamane autant que mois qui, genre Alioune Ba - tentait de me fourguer des amulettes en plastique.
Photos devant Gengis Kahn avec Tuul pour garder un souvenir.
En hommage à un de nos amis (Dont l'intégrale m'accompagne parfois dans mon lecteur de minidisc), malheureusement décédé, plus célèbre d'ailleurs mort que vivant (Pierre Louky, autre chanteur lui a consacre lui aussi un hommage ou il lui dit '' qu'il aurait du mourir de son vivant’’, j’ai achète et mange du Saucisson de Cheval. C'est une spécialité, ici : Un genre de salami pas exceptionnel, mais ça change du Mouton Dégustation de fromages mongoles achetés dans un autre marché : la plupart sont sucrés et secs .Le fromage de jument ressemble, question consistance, au fromage fort bressan mais a un goût de yaourt assez acide. Bon avec du sel. Un autre fromage dont je pensais que c'étais un genre de parmesan très sec est en fait une sorte de beurre et le dernier est une sorte de tome sucrée avec des raisins secs : Délicieux !
Photo devant la statue équestre de Gengis Khan sur la place Shukkhe Bator. Adieux avec Tuul sur les quais de la gare.
TRAIN OULAN BATOR / ERLIAN (frontière Chinoise) Je suis dans un compartiment avec une fratrie 1 Frère et des sœurs qui partent à Erlian faire du bizness, c'est à dire acheter du tissu et des vêtements et ils les revendent sur un marché. Poltro, la jeune soeur est étudiante en médecine et voudrait finir ses études en Allemagne (qui a une longue histoire avec la Mongolie : beaucoup d'entreprises et d'investissement allemands ici) ou en France. Je lui conseille la France car comme elle ne parle aucune des deux langues, je lui dis que le Français sera plus joli et plus facile à apprendre que l’allemand avec ses déclinaisons. Peut être ai-je gagné une nouvelle adepte pour la Francophonie ? CHINE ERLIAN J’arrive en Chine par le train ! Pas de chance, ce n'est pas une contre pétrie. Mais je la tente quand même. Je ne vais quand même pas faire le trajet à pied pour le plaisir de contrepèter. Désole Jean Luc et Patrick, mais bon . . . ERLIAN Un peu appréhensif d'arriver directement dans la fourmilière pékinoise je décide de faire un arrêt à Datong. Grosse galère pour arriver à trouver un bus pour ; «Datong? ????? Datong ? ????? Datong ! Tatong? OK ! Tatong No bus today ! No ! No bus to day ! ????? Jennings ! Et le geste de changer de bus Ok !'' Je fais connaissance avec les bus locaux chinois. Aussi âgés et pourris que les bus birmans . Six heures de voyage jusqu'à Jeninngs, avec les genoux sous le menton vu l'écartement des sièges pour des jambes chinoises. JENNINGS Arrivé à Jennings, il s'avère que je dois me taper 2 heures de train. Une cheminote - la grande famille des cheminots, vous ai-je déjà dit ! - anglophone m'aide à prendre mon billet et m'emmène à la salle d’attente. Et la, Je suis LA star. Même sans avoir fait '' Le Loft '' et ‘’Star Académie’’, même s'ils ne m'ont pas entendu chanter l'autre dimanche à Terelj, Je suis une star. Tous les regards sont tournés vers moi, avec une curiosité bienveillante, pleine de sourires et quelques ''Hello'' et des tentatives de conversation Je suis mort de rire de cette popularité et aussi parce que je réalise enfin que je suis en Chine ! Putain ! Ca y est ! Je suis en CHINE ! Je n'aurais jamais pensé à ça il y a quelques années, vu l’ouverture du pays au temps où le toujours présent parti communiste était encore communiste. Je ne trouve pas dans le lexique de mon guide du routard comment on dit ; '' Toilettes'' et je demande au collègue ; ‘’Toilets’’ ? ????? ‘’Toilets '' et je fais mine de faire pipi en faisant ''Psiiiiiipsiiiiipsiiiii'', comme on fait à un bébé. Le cheminot se marre et m'indique les toilettes. Il vient même m'éclairer avec son briquet car cette partie de la gare est en travaux. La grande famille mondiale des cheminots !
TRAIN JENNINGS / DATONG Deux petites heures de train où là aussi je suis une star. Finalement j'arrive à ;
DATONG L'hôtel est bien à gauche de la gare, comme me l'avait indiqué Béa, une Suisse de Genève à Oulan Bator, mais c'est un truc vachement cossu. Les chambres sont a 680 Yuans, soit 68 Euros environ mais 1 lit en dortoir coûte 3, 5 Euros et je suis seul dans un dortoir de 4 lits : Peinard.
Je vais voir le fameux monastère à moitié troglodyte avec les Bouddhas Géants. Superbe ! Grandiose !
Une 50taine de grottes avec des quantités de sculptures de Bouddhas, dont plusieurs sont deux fois hauts comme ma maison (pour ceux qui connaissent ; les autres sont les bienvenus!) Le genre de Bouddhas que ces gros Kons de talibans ont explosé en Afghanistan ! Des hectares (murs et plafonds) de bas reliefs, colorés pour certains comme des BD. Magnifique. Je ne suis pas trop amateur de vieilles pierres, mais là j’en reste sur le cul !
TRAIN DATONG / BEIJING
(Pékin pour ceux qui, un peu modernes, suivent les fluctuations linguistiques, au même titre que Mao Tse Toung est devenu Mao Zedong ; C'est le Piying, un moyen d'écrire les caractères chinois en lettres latines.)
Train calme et un peu bourge, à la française. Au départ et à l'arrivée de chaque gare les hauts parleurs diffusent '' Ce n'est qu'un au revoir . . .''
BEIJING Ca y est je suis a Pékin ! ! ! Et, la, première désillusion : Je ne suis plus une star. Dégringolade ! Vais-je sombrer dans l'alcool, la drogue ou la religion (D’ailleurs à ce sujet, j’ai le projet de monter une secte : J'ai déjà une adepte ! Pour le ; moment c'est une toute Mais si vous lui commandez des bouquins, ça ne le vexe pas. QUELQUES NOUVELLES DEFINITIONS Du F I C T I O N A I R E de B R A G O N the B A T Plage de jeunes : Lieu où il y a une rave tous les soirs, beaucoup de drogues disponibles et des filles qui ne demandent que ça. Ex. : Goa en Inde ; Koh Pha Ngan en Thailande. Je t'aime : Homme en Thaïlande : T'es conne ou quoi, je veux juste te baiser ! Thaïlandaise : Je veux faire l'amour avec toi, mais seulement si tu m'emmènes dans ton pays. Guide touristique : Individu qui aime faire l'amour avec des étrangères. Guide touristique accrédité : Individu qui sait où se trouve le quartier des putes, où acheter de la drogue et qui vous fera volontiers visiter la boutique de son oncle. Femme de chambre : Individu qui vous pique votre appareil photo et dix euros sur les cent dans votre portefeuille. Policier : À l'étranger, ce type en uniforme dans la rue à la recherche de bakchichs et d'étrangères aimant la fellation et la sodomie. Argent à 92, 5 % : À l'étranger, un timbre prouvant que c'est du faux. Coffret à caméra : Un genre de petite valise légère en alliage où se rangent appareils photos, caméra et leurs accessoires, le moyen de communiquer aux indigènes du pays que vous visitez que vous êtes riche et qu'ils peuvent vous voler. Motel : Lieu où la direction fournit bien moins de services qu'un hôtel ordinaire, mais le prix des chambres est le même. Chine : Un pays légendaire où, d'après Maman, tous les enfants mangent leurs légumes. Décalage horreur : La peur d'être ignoré ou boycotté parce que quelqu'un met un temps fou à répondre à votre message dans une chattroume ou à un e-mail. Maoïsme de marché : Ce qui a pris le pas sur le marxisme-léninisme dans le nouveau style de gouvernement chinois, un mélange de poing de fer rural et de permissivité urbaine, de camp de travaux forcés et de Mac Donald. Rizière : Terme péjoratif désignant des femmes faciles d'origine asiatique. Dans le même état d'esprit, le terme champ de patates pourrait fort bien désigner une française aimant être labourée. Asie du Sud-est : Le tsunami n'y est plus un vague concept. Ajax à mort niacoués : Opération de blanchissage dans Chinatown. Carte routière : Dépliant indiquant à un automobiliste à peu près tout ce qu'il veut savoir, sauf la façon de la replier. Contrôleur : Employé de la SNCF dont la fonction est d'empêcher les passagers de mettre leurs pieds sur les banquettes Être tombé dans l'herbe quand on était petit : Être aussi disjoncté que si on avait fumé un tas de pétards. Ex. : Oh, t'es tombé dans l'herbe quand t'étais p'tit, toi ! Mourir de faim : Une forme d'euthanasie à présent légale aux USA après son flamboyant succès dans les pays africains. Riz cantonais : Plat chinois servi en masse. Chilien : Constipé chinois. Manu flicardi : Une version civile du manu militari. Étronique ta mère : Quand vous passez des heures à pousser en pensant à des redéfinitions bien tournées avant de renoncer et simplement vous soumettre aux pires clichés.
Une contrepeterie ; En partant par la Chine, il s'inquiéta des bulles nipponnes-- EXTRAITS du RAPPORT ANNUEL 2005 AMNESTY INTERNATIONAL Et pour vous montrer, que, si la Chine est agréable pour les voyageurs, je ne suis pas dupe, même s'il est difficile d'en parler avec les Chinois que je rencontre. Le texte est caviarde d'idéogrammes, ( CENSURE ? ) mais on arrive à le lire
Extrait du rapport annuel 2005
Extrait concernant la Chine
Auteur
Amnesty International Editeur
EFAI Nb Pages
1 Parution
25/5/2005 Réf
POL 10/001/05/ASA17
Pdf
CHINE
R閜ublique populaire de Chine CAPITALE : P閗in SUPERFICIE : 9 584 492 km?br />POPULATION : 1, 313 milliard CHEF DE L捝TAT : Hu Jintao CHEF DU GOUVERNEMENT : Wen Jiabao PEINE DE MORT : maintenue COUR P蒒ALE INTERNATIONALE : Statut de Rome non sign?br />CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifi閑 avec r閟erves PROTOCOLE FACULTATIF ?LA CONVENTION SUR LES FEMMES : non sign?br /> Cette ann閑, les autorit閟 chinoises ont adopt?des r閒ormes dans certains domaines, mais celles-ci n抩nt pas eu de v閞itable effet sur les violations graves et g閚閞alis閑s des droits humains perp閠r閑s dans l抏nsemble du pays. Des dizaines de milliers de personnes 閠aient toujours d閠enues ou emprisonn閑s au m閜ris de leurs droits fondamentaux et risquaient d掙tre soumises ?la torture ou ?d抋utres formes de mauvais traitements. Plusieurs milliers ont 閠?condamn閑s ?mort, voire ex閏ut閑s? dans bien des cas, la peine capitale avait 閠?prononc閑 ?l抜ssue d抲n proc鑣 inique. Les mouvements de protestation se sont multipli閟 contre les expulsions forc閑s et les r閝uisitions de terrains sans compensation suffisante. Dans la province du Xinjiang, la Chine a continu?de tirer pr閠exte de la 珷guerre contre le terrorisme牷 pour poursuivre sa politique de r閜ression contre la population ou飃houre. Au Tibet, comme dans d抋utres r間ions ?population tib閠aine, la libert?d抏xpression et de religion 閠ait toujours soumise ?de s関鑢es restrictions.
Contexte Le nouveau gouvernement, entr?en fonction en mars 2003, a renforc?son autorit? notamment apr鑣 la d閙ission de Jiang Zemin, l抋ncien chef de l捝tat, de son poste de pr閟ident de la Commission militaire centrale, au mois de septembre. Les autorit閟 ont adopt?un certain nombre de r閒ormes sur le plan juridique, avec, en particulier, l抜ntroduction de nouvelles r間lementations visant ?pr関enir les actes de torture en garde ?vue, et celle d抲ne modification de la Constitution, en mars, disposant que l捝tat respectait et prot間eait les droits humains. Toutefois, l抋bsence de r閒ormes institutionnelles pourtant n閏essaires a s閞ieusement compromis la mise en application de ces mesures. Face ?l掗pid閙ie de VIH/sida, les autorit閟 ont adopt?une approche plus pr関isionnelle. Ainsi, au mois d抋o鹴, elles ont approuv?une nouvelle loi visant ?renforcer la pr関ention du sida et ?faire cesser la discrimination dont sont victimes les personnes vivant avec le sida ou d抋utres maladies infectieuses. Cependant, les militants associatifs qui revendiquaient une am閘ioration des soins faisaient encore l抩bjet d抋rrestations arbitraires en 2004. Certains groupes 閠aient toujours la cible de mesures de r閜ression politique, notamment le mouvement spirituel Fa Lun Gong, les groupes chr閠iens non reconnus par l捝tat, ainsi que les 珷s閜aratistes牷 et les 珷extr閙istes religieux牷 du Xinjiang et du Tibet. Comme l抋n pass? les autorit閟 ont entam?des dialogues sur les droits humains avec d抋utres pays, mais ont suspendu les d閎ats avec les 蓆ats-Unis apr鑣 que ceux-ci eurent propos??la Commission des droits de l抙omme des Nations unies une r閟olution sur la Chine, au mois de mars. La Chine a exerc?des pressions sur l扷nion europ閑nne (UE) afin qu抏lle l鑦e son embargo sur les armes. Celui-ci avait 閠?impos??la suite de la r閜ression du mouvement en faveur de la d閙ocratie, en juin 1989. Bien qu抏lle ait obtenu le soutien de certains 蓆ats de l扷E, l抏mbargo 閠ait maintenu ?la fin de l抋nn閑. La Chine a report?la visite du rapporteur sp閏ial sur la torture pr関ue en juin. Cependant, le Groupe de travail des Nations unies sur la d閠ention arbitraire s抏st rendu dans ce pays au mois de septembre. Les autorit閟 ont continu?de refuser que certaines organisations non gouvernementales (ONG) internationales de d閒ense des droits humains m鑞ent des investigations ind閜endantes.
D閒enseurs des droits humains Cette ann閑 encore, les autorit閟 chinoises ont eu recours ?la l間islation r閜rimant la 珷subversion牷, les infractions li閑s aux 珷secrets d捝tat牷 et d抋utres atteintes ?la s鹯et?de l捝tat d閒inies en des termes vagues pour poursuivre des militants pacifiques et des partisans de r閒ormes. Pour avoir rendu compte de violations des droits humains, fait campagne en faveur de r閒ormes ou cherch??obtenir r閜aration pour des victimes, des avocats, des journalistes, des militants de la lutte contre le VIH/sida et des d閒enseurs du droit au logement, entre autres, ont 閠?harcel閟, arr阾閟 ou emprisonn閟. * En mars, la police a arr阾?Ding Zilin afin de l抏mp阠her d抋ttirer l抋ttention sur son action. Cette femme avait fond?le groupe des M鑢es de Tiananmen afin d抩btenir justice apr鑣 la mort de son fils, tu?le 4 juin 1989 ?P閗in. Ding Zilin a par ailleurs 閠?soumise ?une forme d抋ssignation ?domicile quelques jours avant le 15e anniversaire des 関閚ements de la place Tiananmen, de mani鑢e ?ce qu抏lle ne puisse d閜oser plainte au nom de 126 autres personnes ayant perdu des proches en 1989. * Li Dan, militant de la lutte contre le VIH/sida, a 閠?appr閔end?par la police dans la province du Henan au mois d抋o鹴. Cette arrestation visait manifestement ?l抏mp阠her de protester contre l抋ttitude des autorit閟 face ?l掗pid閙ie de sida. Il a 閠?lib閞?le lendemain de son interpellation, puis a 閠?rou?de coups par deux individus non identifi閟. Li Dan avait fond?une 閏ole ouverte aux enfants dont les parents sont morts du sida dans le Henan. Dans cette province, on pense qu抲n million de personnes ont 閠?contamin閑s par le VIH apr鑣 avoir vendu leur plasma sanguin dans des centres de collecte agr殚s par l捝tat qui n抩nt pas respect?les r鑗les d抙ygi鑞e lors des pr閘鑦ements. Les autorit閟 locales ont fait fermer l掗cole de Li Dan au mois de juillet.
Violations des droits humains dans le contexte de la r閒orme 閏onomique Cette ann閑 encore, les repr閟entants des travailleurs ont vu leurs droits ?la libert?d抏xpression et d抋ssociation s関鑢ement restreints, et les syndicats ind閜endants demeuraient ill間aux. Dans un contexte de restructuration 閏onomique, de tr鑣 nombreuses personnes se seraient vu refuser des r閜arations ad閝uates apr鑣 une expulsion forc閑, une r閝uisition de terrain ou un licenciement. Les mouvements de protestation, largement pacifiques, se sont multipli閟 contre de telles pratiques, et un grand nombre de personnes ont 閠?arr阾閑s ou atteintes dans leurs droits. P閗in a 閠?le th殁tre de nombre de ces manifestations, li閑s en partie aux d閙olitions de logements dans le cadre de la pr閜aration des Jeux olympiques de 2008. Par ailleurs, des personnes originaires d抋utres r間ions du pays s掗taient d閜lac閑s jusqu掄 la capitale afin d抋dresser directement des dol閍nces aux autorit閟 centrales. En mars et en septembre, des dizaines de milliers de requ閞ants auraient 閠?appr閔end閟 par la police p閗inoise lors d抩p閞ations de s閏urit?men閑s en pr関ision de r閡nions officielles. * Ye Guozhu a 閠?arr阾?en ao鹴 pour 珷troubles ?l抩rdre public牷 apr鑣 avoir demand?l抋utorisation d抩rganiser une grande manifestation contre les expulsions forc閑s ?P閗in. Il a 閠?condamn??quatre ann閑s d抏mprisonnement en d閏embre. L抋nn閑 derni鑢e, Ye Guozhu et sa famille avaient 閠?expuls閟 de leur domicile, ?P閗in, afin de laisser place ?un chantier de construction en vue, semble-t-il, des Jeux olympiques de 2008.
Violences contre les femmes La presse chinoise a publi?de nombreux articles sur la violence conjugale, relayant ainsi l抜nqui閠ude de l抩pinion publique quant au manque de mesures concr鑤es dans ce domaine. En 2004, selon les informations re鐄es par Amnesty International, la mise en 渦vre du planning familial a continu?de donner lieu ?de graves violations perp閠r閑s contre des femmes et des jeunes filles, notamment des avortements et des st閞ilisations forc閟. En juillet, les autorit閟 ont publiquement r閍ffirm?l抜nterdiction de pratiquer l抋vortement s閘ectif des filles afin de r殚quilibrer la proportion des naissances, celles-ci 閠ant marqu閑s par un exc閐ent masculin croissant. Les femmes plac閑s en d閠ention, notamment de tr鑣 nombreuses pratiquantes du Fa Lun Gong, restaient expos閑s aux actes de torture, en particulier au viol et ?d抋utres violences sexuelles. En janvier, les autorit閟 ont adopt?une nouvelle loi visant ?emp阠her la police d抜nfliger aux prostitu閑s des amendes payables imm閐iatement. Toutefois, elles recouraient toujours ?un syst鑝e dit de 珷d閠ention et 閐ucation牷 pour priver de libert??sans inculpation ni jugement ?des femmes soup鏾nn閑s de se livrer ?la prostitution, ainsi que leurs clients pr閟um閟. * En avril, Mao Hengfeng a 閠?astreinte ?dix-huit mois de 珷r殚ducation par le travail牷 dans un camp parce qu抏lle persistait ?adresser des requ阾es aux autorit閟. Elle protestait contre l抋vortement forc?qu抏lle avait subi il y a quinze ans du fait de la politique chinoise de contr鬺e des naissances. Au camp de travail, Mao Hengfeng aurait 閠?ligot閑, suspendue au plafond et sauvagement battue. Dans le pass? elle a 閠?intern閑 ?plusieurs reprises dans des unit閟 psychiatriques, o?elle a 閠?soumise contre son gr??un traitement aux 閘ectrochocs.
Militants politiques et internautes Cette ann閑 encore, des militants politiques, notamment des sympathisants de mouvements interdits, et des partisans d抲ne r閒orme politique ou d抲ne d閙ocratie accrue ont 閠?arr阾閟 de mani鑢e arbitraire. Certains ont 閠?condamn閟 et emprisonn閟. Fin 2004, Amnesty International avait recens?plus de 50 cas de personnes appr閔end閑s ou emprisonn閑s pour avoir consult?ou fait circuler sur Internet des informations politiquement sensibles. * En septembre, Kong Youping, membre 閙inent du Parti d閙ocratique de Chine (PDC) et ancien militant syndical de la province du Liaoning, a 閠?condamn??une peine de quinze ann閑s d抏mprisonnement pour 珷subversion牷. Il avait 閠?arr阾??la fin de l抋nn閑 2003 apr鑣 avoir publi?sur Internet des articles d閚on鏰nt la corruption des autorit閟 et appelant ?une r殚valuation du Printemps de P閗in.
R閜ression men閑 contre des mouvements religieux ou spirituels Le mouvement spirituel Fa Lun Gong demeurait l抲ne des principales cibles de la r閜ression en 2004, et un grand nombre de personnes auraient 閠?arr阾閑s de mani鑢e arbitraire. La plupart ont 閠?astreintes, sans avoir 閠?inculp閑s ni jug閑s, ?des p閞iodes de 珷r殚ducation par le travail牷 pendant lesquelles elles risquaient la torture ou d抋utres formes de mauvais traitements, en particulier si elles refusaient de renoncer ?leurs convictions. D抋utres ont 閠?plac閑s en d閠ention dans des 閠ablissements p閚itentiaires ou intern閑s dans des h魀itaux psychiatriques. D抋pr鑣 des sources proches du mouvement s抏xprimant depuis l掗tranger, plus d抲n millier de personnes d閠enues en raison de leurs liens avec le Fa Lun Gong seraient mortes depuis l抜nterdiction de ce dernier, en 1999, le plus souvent des suites d抋ctes de torture ou de mauvais traitements. D抋utres organisations qualifi閑s d挮爃閞閠iques牷 et des groupes religieux non reconnus par les autorit閟 ont 間alement 閠?pris pour cibles. En 2004, on a signal?un nombre croissant d抋rrestations et de placements en d閠ention de catholiques non enregistr閟 et de membres d挮犐glises domestiques牷 clandestines d抩b閐ience protestante. Ceux qui tentaient de rendre compte de telles violations et d抏nvoyer des informations ?l掗tranger risquaient 間alement d掙tre appr閔end閟. * Au mois d抋o鹴, le tribunal populaire interm閐iaire de Hangzhou a condamn?respectivement Zhang Shengqi, Xu Yonghai et Liu Fenggang, trois militants de l捝glise protestante ind閜endante, ?un, deux et trois ans d抏mprisonnement pour 珷divulgation de secrets d捝tat牷. Cette accusation faisait r閒閞ence ?la diffusion ?l掗tranger d抜nformations portant sur les mesures de r閜ression prises contre les protestants et la fermeture d掗glises non reconnues par les autorit閟 dans la r間ion.
Peine de mort L抋pplication de la peine capitale 閠ait toujours aussi fr閝uente et arbitraire, et r閟ultait parfois des ing閞ences du pouvoir politique. Des personnes ont 閠?ex閏ut閑s pour des infractions ?la l間islation sur les stup閒iants et pour des crimes de sang, mais aussi pour des infractions ne relevant pas de la criminalit?violente, telles que la fraude fiscale et les d閠ournements de fonds. Les autorit閟 ont maintenu le secret sur les statistiques relatives aux condamnations ?mort et aux ex閏utions. ?la fin de l抋nn閑, Amnesty International avait recens? ?partir des donn閑s disponibles, au moins 3?00 condamnations ?la peine capitale et au moins 6?00 ex閏utions, mais tout portait ?croire que ces chiffres 閠aient bien en de玎 de la r閍lit? En mars, un membre 閙inent de l扐ssembl閑 populaire nationale a d閏lar?que la Chine ex閏utait chaque ann閑 une dizaine de milliers de personnes. Cette ann閑 encore, l抋bsence de garanties 閘閙entaires en mati鑢e de protection des droits des accus閟 a entra頽?un tr鑣 grand nombre de condamnations ?mort et d抏x閏utions ?l抜ssue de proc鑣 iniques. Au mois d抩ctobre, les autorit閟 ont laiss?entendre que la Cour supr阭e serait ?nouveau charg閑 d抏xaminer les affaires de crimes passibles de la peine capitale. Elles ont 間alement d閏lar?vouloir adopter d抋utres r閒ormes juridiques visant ?prot間er les droits des personnes soup鏾nn閑s ou accus閑s d抜nfractions de droit commun. On ignorait toutefois quand ces mesures seraient introduites. * En f関rier, Ma Weihua, qui encourait la peine capitale pour avoir enfreint la l間islation relative aux stup閒iants, aurait 閠?soumise ?un avortement forc?en garde ?vue afin que son ex閏ution se d閞oule 珷en toute l間alit闋? La loi chinoise prohibe en effet l抏x閏ution de femmes enceintes. Elle avait 閠?arr阾閑 en janvier 2004 alors qu抏lle 閠ait en possession de 1, 6 kg d抙閞o飊e. Son proc鑣, ouvert en juillet, avait 閠?suspendu apr鑣 que son avocat eut fourni des informations sur cet avortement forc? En novembre, Ma Weihua a 閠?condamn閑 ?la r閏lusion ?perp閠uit?
Torture, d閠ention arbitraire et proc鑣 in閝uitables Les agents de l捝tat continuaient de recourir ?la torture et ?d抋utres formes de mauvais traitements dans de nombreux 閠ablissements publics en d閜it de l抋doption de plusieurs dispositions visant ?porter un coup d抋rr阾 ?ces pratiques. Parmi les m閠hodes couramment utilis閑s figuraient les coups de pied, les passages ?tabac, les d閏harges 閘ectriques, la suspension par les bras, l抏ncha頽ement dans une position douloureuse et la privation de sommeil ou de nourriture. Ces pratiques ont pu persister essentiellement en raison de l抜ng閞ence du politique dans la sph鑢e judiciaire, de la limitation des contacts des d閠enus avec le monde ext閞ieur et de l抋bsence de proc閐ures efficaces en mati鑢e d抏nqu阾e et de traitement des plaintes. Les autorit閟 chinoises ont officiellement annonc?leur intention de r閒ormer le syst鑝e de 珷r殚ducation par le travail牷, un r間ime de d閠ention administrative qui a permis de priver de libert?des centaines de milliers de personnes pour des p閞iodes pouvant aller jusqu掄 quatre ans, sans inculpation ni jugement. La nature et l掗tendue de ces mesures restaient cependant peu claires. Les personnes accus閑s d抜nfractions politiques ou de droit commun ne b閚閒iciaient toujours pas des garanties d抲ne proc閐ure r間uli鑢e. Leurs droits de consulter un avocat et de recevoir la visite de leurs proches 閠aient encore s関鑢ement restreints cette ann閑, et les proc鑣 閠aient loin de satisfaire aux normes internationales d掗quit? Les personnes devant r閜ondre de charges relatives ?des 珷secrets d捝tat牷 ou au 珷terrorisme牷 n抩nt pas pu pleinement exercer leurs droits et ont 閠?jug閑s ?huis clos. * Au mois d抩ctobre, des organisations de pratiquants du Fa Lun Gong bas閑s ?l掗tranger ont rendu publiques des s閝uences vid閛 montrant Wang Xia, une femme r閏emment lib閞閑 d抲ne prison de Hohhot, en Mongolie int閞ieure. Elle y avait pass?deux ans en d閠ention (sur une peine totale de sept ans d抏mprisonnement) pour avoir fait circuler des documents faisant l抋pologie du Fa Lun Gong. Les s閝uences vid閛 montraient une femme 閙aci閑 dont le corps portait de multiples cicatrices. Wang Xia aurait 閠?attach閑 ?un lit, suspendue et battue. Elle aurait 間alement re鐄 des injections de substances inconnues et des coups de matraque 閘ectrique apr鑣 avoir entam?des gr鑦es de la faim pour protester contre son maintien en d閠ention.
Demandeurs d抋sile nord-cor閑ns Des centaines, peut-阾re des milliers, de Nord-Cor閑ns en qu阾e d抋sile ont 閠?arr阾閟 dans le nordest de la Chine et renvoy閟 de force dans leur pays au cours de l抋nn閑. Comme l抋n pass? ils ont 閠?priv閟 de tout acc鑣 ?une proc閐ure de demande d抋sile, alors qu抲n grand nombre d抏ntre eux avaient manifestement des raisons l間itimes de vouloir faire reconna顃re leur qualit?de r閒ugi? Leur renvoi forc?constituait 間alement une violation des dispositions de la Convention des Nations unies relative au statut des r閒ugi閟, ?laquelle la Chine est partie. Les mesures de r閜ression ont 間alement touch?des personnes qui aidaient les demandeurs d抋sile nordcor閑ns, notamment des membres d抩rganisations humanitaires ou religieuses 閠rang鑢es, ainsi que des Chinois d抩rigine cor閑nne et des journalistes qui tentaient d抋ttirer l抋ttention sur le sort de ces r閒ugi閟. Ces personnes ont 閠?appr閔end閑s et soumises ?des interrogatoires, et certaines ont 閠?inculp閑s puis condamn閑s ?des peines d抏mprisonnement. * Noguchi Takashi, militant d抲ne ONG japonaise aidant les Nord-Cor閑ns r閒ugi閟 en Chine ?fuir vers un pays tiers, a 閠?expuls?au mois d抋o鹴 apr鑣 avoir 閠?arr阾?dans la r間ion autonome zhuang du Guangxi. Il avait 閠?inculp?de trafic d掙tres humains et condamn??une peine de huit mois d抏mprisonnement ainsi qu掄 une amende de 20?00 yuans (environ 1?50 euros).
R間ion autonome ou飃houre du Xinjiang La Chine a continu?cette ann閑 de se r閒ugier derri鑢e le pr閠exte de la 珷guerre contre le terrorisme牷 pour justifier sa r閜ression s関鑢e dans la province du Xinjiang, o?les membres de l抏thnie ou飃houre 閠aient toujours la cible de graves violations des droits humains. Les autorit閟 ne faisaient toujours aucune distinction, ou presque, entre les actions violentes et les actes de r閟istance passive. La r閜ression s抏st traduite par la fermeture de plusieurs mosqu閑s non reconnues par les autorit閟, l抋rrestation d抜mams, les restrictions ?l抏mploi de la langue ou飃houre et l抜nterdiction de certains livres et revues ou飃hours. Les arrestations de 珷s閜aratistes, terroristes et extr閙istes religieux牷 pr閟um閟 se sont poursuivies et des milliers de prisonniers politiques, notamment des prisonniers d抩pinion, restaient incarc閞閟. Parmi les personnes inculp閑s d抋ctivit閟 珷s閜aratistes牷 ou 珷terroristes牷, beaucoup auraient 閠?condamn閑s ?mort puis ex閏ut閑s. Les militants ou飃hours cherchant ?transmettre ?l掗tranger des informations concernant l抋mpleur de la r閜ression risquaient d掙tre arr阾閟 et plac閟 en d閠ention de mani鑢e arbitraire. La Chine a continu?d抜nvoquer la 珷lutte antiterroriste牷 pour renforcer ses liens politiques et 閏onomiques avec ses voisins. Comme ce fut le cas en 2003, les Ou飃hours, notamment des demandeurs d抋sile et des r閒ugi閟, qui avaient fui vers l扐sie centrale, le Pakistan, le N閜al et d抋utres pays, risquaient s閞ieusement d掙tre renvoy閟 en Chine contre leur gr? Les autorit閟 chinoises ont maintenu la pression sur les 蓆ats-Unis, afin que ceux-ci leur remettent 22 Ou飃hours d閠enus dans la base navale de Guant醤amo Bay, ?Cuba. En juin, les autorit閟 am閞icaines ont d閏lar?qu抏lles ne renverraient pas ces personnes en Chine, car elles craignaient qu抏lles n抷 soient tortur閑s, voire ex閏ut閑s. * Abdulghani Memetimin, enseignant et journaliste de quarante ans, continuait de purger sa peine de neuf ans d抏mprisonnement ?Kashgar. Condamn?en juin 2003 pour 珷divulgation de secrets d捝tat牷, il avait 閠?inculp?apr鑣 avoir traduit des discours officiels et transmis ?une ONG ou飃houre bas閑 en Allemagne des informations sur les atteintes commises contre les Ou飃hours dans le Xinjiang.
R間ion autonome du Tibet et autres zones ?population tib閠aine En 2004, les libert閟 de religion, d抏xpression et d抋ssociation 閠aient encore s関鑢ement restreintes et les arrestations arbitraires et proc鑣 in閝uitables avaient toujours cours. Plus d抲ne centaine de Tib閠ains, dont une majorit?de religieux bouddhistes, restaient emprisonn閟 pour des raisons d抩pinion. Le dialogue entre les autorit閟 chinoises et des repr閟entants du gouvernement tib閠ain en exil s抏st poursuivi et paraissait progresser. Toutefois, ces 閏hanges n抩nt d閎ouch?sur aucun changement politique significatif susceptible d抋m閘iorer la situation des droits humains au Tibet. * Topden et Dzokar, deux moines du monast鑢e de Chogri, dans le canton de Zhaggo ?Luhuo en chinois ?(province du Sichuan), et Lobsang Tsering, un la颿, auraient tous trois 閠?condamn閟 au mois d抋o鹴 ?trois ann閑s d抏mprisonnement pour avoir placard?des affiches pr鬾ant l抜nd閜endance du Tibet. Ils avaient 閠?appr閔end閟 en juillet en m阭e temps que de nombreuses autres personnes qui ont 閠?lib閞閑s au bout de plusieurs jours. Certaines ont affirm?avoir 閠?battues en d閠ention.
R間ion administrative sp閏iale de Hong Kong Les autorit閟 n抩nt pas tent?de r閕ntroduire leur projet d抋pplication de l抋rticle 23 de la Loi fondamentale, qui interdisait tout acte de trahison, de s閐ition, de s閏ession et de subversion. En 2003, ce projet avait d閏lench?une vague de protestations. Toutefois, en avril, une d閏ision 閙anant de P閗in a restreint la libert?des autorit閟 hongkongaises en mati鑢e de r閒orme politique, accentuant les pr閛ccupations quant ?une d間radation de la situation des droits humains ?Hong Kong. La crainte de voir la libert?d抏xpression limit閑 a 閠?attis閑 par la d閙ission, au mois de mai, de trois animateurs d掗missions de radio qui auraient re鐄 des menaces pour avoir exig?davantage de d閙ocratie ?Hong Kong. Par ailleurs, le placement en d閠ention administrative, en Chine, d抲n candidat du Parti d閙ocratique de Hong Kong, ?la veille des 閘ections organis閑s en septembre dans la r間ion administrative sp閏iale, a largement 閠?per鐄 comme une man渦vre politique. En novembre, une instance d抋ppel a annul?les condamnations pour 珷obstruction sur la voie publique牷 prononc閑s contre 16 pratiquants du Fa Lun Gong. Ces personnes avaient 閠?arr阾閑s en mars 2002 apr鑣 avoir organis?une manifestation. Les condamnations pour 珷r閟istance ?la police牷 et 珷agression contre des agents de police牷 ont 閠?maintenues. Cette ann閑 encore, des r閟idents hongkongais ont 閠?condamn閟 ?la peine capitale dans des r間ions de Chine continentale. Aucun accord formel n抏xistait entre Hong Kong et la Chine au sujet de la remise des personnes poursuivies. Au mois de juin, le Tribunal supr阭e de Hong Kong a estim?qu抋vant d掗mettre une ordonnance d抏xpulsion, les autorit閟 r間ionales devaient v閞ifier les all間ations de chaque demandeur d抋sile affirmant qu抜l avait fui la torture. Cependant, les demandeurs d抋sile, les travailleurs migrants, les victimes de violences conjugales et les homosexuels, entre autres, faisaient toujours l抩bjet de discriminations. En septembre, un document ?vis閑 consultative a 閠?publi?pour solliciter l抋vis du public sur un projet de loi contre la discrimination raciale.
Autres documents d'Amnesty International Chine. Des ex閏utions 珷conformes au droit牷? La peine de mort en R閜ublique populaire de Chine (ASA 17/003/2004). Chine. Guerre contre le terrorisme : les Ou飃hours fuient les pers閏utions (ASA?7/021/2004). People's Republic of China: Human rights defenders at risk (ASA 17/045/2004).--
Ca vous fera un bon petit exercice de Chinois pour ceux qui veulent apprendre la langue !!! Bye A Bientot
TRIP a l' AIR ( 13) Quand même, pour faire ch . . . les superstitieux . -- Tout d'abord un petit commentaire du Bragon de (vive) la Batterie à propos des WC à la Turque Pas besoin de couvrir la cuvette de papier parce que c'est froid ou qu'un type avec le cul sale est passé devant vous. En plus, ça permet de laver plus facilement à l'eau, donc ça fait des économies d'arbres qui vont de toute façon crever parce que vous vous lavez le cul avec l'eau qui devait servir à les arroser. L'eau, c'est haschement plus propre que le papier à condition que vous vous léchiez bien les doigts après ; d'ailleurs, vous verrez moins souvent les chiens mettre leur truffes au cul des gens en Asie que dans les pays dits civilises. D'accord, les chiottes à la turque, c'est pas pratique pour les handicapables, mais il leur reste toujours le lavabo. Bragon the Bat Il fallait que ça soit dit et ça l'est La liberté de caquer doit être respectée 1 C'est d'un goût !!!!-- DALI Encore et toujours. ''est vraiment pipi - caca, ces TRIP a l'AIR . Normal, 2005, c'est l'année du pipi-caca comme 69 était l'année érotique . Ah ! Bon ? Et ils l'ont dit à la télé, ça ? J'ai pas fait attention !
Annie, une charmante Française, bien de chez nous, est arrive à Dali après moult péripéties ( C'est la Championne du monde des Bus qui tombent en panne et des contrôles de police impromptus et inopinés dans les dits bus.) Elle a déjà visité la plupart des pays du monde et peut être même de la lune. On se fait une balade aux trois pagodes et on rencontre Laurent, un Français avec qui on soupe. Ca fait du bien de parler français, .'' Ca c'é vrè, ça ! ( Petit exercice d'orthographe : mettez les accents et les cédilles adéquats) Oui, madame Michu !''-- Un témoignage à propos de la Chine :
Salut Fernand Mais non je ne reçois plus les trip à l'air et donc je ne savais pas que tu étais à Dali A propos de la Chine on vient d’apprendre par les médias que la Chine allait monter plus de 500 centrales à charbon ; y paraît que les américains ne sont pas contents car ils ne seront plus les plus pollueurs du monde Essaye de les raisonner un peu bordel Salut Daniel-- Souper en famille ( Européenne ) dans un restau Tibétain . On a mange du Yack avec 3 italiens, Annie, une copine et un couple de Français vivant au Québec qui sont venus faire un reportage sur les minorités Le Yack, c'est un peu comme du boeuf mais il y en avait peu dans le plat, un genre de goulash particulièrement bon. Bonne soirée . KUNMING Ca y est, j'ai testé les fameux bus couchettes ou on me prédisait que je n'allais pas tenir en largeur Ben j'ai tenu donc je ne suis pas si gros que j'en ai l'air et, comme il y a des fausses maigres, il y a des faux gros ( CQFD) Par contre sur le matin, un gamin s'est mis à brailler et ensuite les Chinois se sont mis à parler fort . Donc, sleeping bref . Je vais me rattraper ce soir. Et demain, je remets ça pour un TRIP de 15 heures jusqu'à Mengla, à la frontière du Laos Et quand je disais que c'était l'année du pipi-caca ! Confirmation : L'UNESCO voulait faire l'année du lac TITICACA, mais le secrétaire ne parlait pas l'UNESCOYOTE couramment et a traduit par pipi-caca. C'est con, hein ! -- Ces TRIP a l'AIR, ça devient un vrai forum orienté WC : Et confirmation Bis, voici les considérations de Frédérique, rencontrée l'an dernier en Thailande et qui vit pas mal en Allemagne : N'empêche QUE les wc à la Turque que les Allemands appèlent à la Française, , , c'est ce qu'il y a de plus sain et hygiénique en matière de chiottes. Vue la position qui compresse le ventre tu y vas plus facilement ce qui n'encourage pas la constipation et donc évite les Hémorroïdes .Et en plus tu n'as pas à flipper sur le nombre grouillant de bactéries qui vont te manger tes jolies fesses ou autre en t'asseyant sur la cuvette. Et aussi évitera l'accident quand en essayant de pisser, (Pour nous les femmes) Je parle pour les petites car les grandes doivent avoir un sérieux avantage....A moitié debout à moitié de travers en tenant un équilibre précaire et naturellement toute contractée que nous sommes dans la position nous pissons à droite à gauche et partout ....autant tout de suite pisser à côté.Tu vois le boulot... Il y a cette histoire d'une femme qui montait sur la cuvette pour être à l'aise comme sur le wc à la Turque, et qui est morte quand la porcelaine s'est brisée et la femme est dégringolée et s'est rompue l'artère fémorale. Bon du sang et du pipi caca. Le sujet est clos pour l'instant..... Donc NON a la Turquie et vive les wc a la . non accroupie . . .
En attendant je te souhaite tout de bon Bises Frédérique -- Je veux profiter de l'occasion qui m'est offerte pour remercier ceux qui après la réception d'un TRIP a l'AIR, me passent un petit mot. Ca fait du bien, ici, au bout du monde de recevoir des nouvelles des amis et du pays. Je ne suis pas chien, je remercie aussi ceux qui n'écrivent jamais. Série PiPi/ CaCa, suite: '' Mais c'est une maladie ???Non ! C'est simplement la vie ! On peut faire semblant de l'occulter, comme le cinéma ou on ne voit JAMAIS le héro aux toilettes, encore moins a la '' Turque"", mais il doit bien y aller quand même, non ? Ben Oui !Eh ! Bien alors ??? Et alors votre suite ?? La voici. Donc pour compléter la série, vous n'ignorez pas que les Chinois mangent beaucoup de Riz et que le riz, ça constipe. Oui, bien sûr ! Voici une discussion que j'ai entendue dans un WC chinois, fait de petits box séparés seulement par des cloisons d'1 mètre de haut et sans porte. Je suis impatient. Je mets des doubles guillemets pour bien montrer que c'est un dialogue à l'intérieur d'un autre dialogue. OK Donc voila "" Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! Heinnnnnnnnnnnnnn ! HHHHHHHHHHHein ! HHHHHHHHHHeiiiiiiiiiiiiin ! Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn '''' Je vous la transcris en Francais parce qu'en chinois ça serait plus incomprehensible . OK ! C'est vrai, je comprends mieux Donc "" Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn HeinnnnnNNNNNNNNNNNNNNNN ! Plof Oh ! Veinard ! T'es con, c'est ma montre !!! ......"" On sent le vécu ! Je ne vous le fais pas dire. Et pas seulement le vécu, je vous assure.'' Kunming, toujours ! Une petite pratique hôtelière qui ne fait pas honneur au sens commercial des Chinois, mais démontre leur rigidité, sûrement héritée du communisme.. Je '' check out'' du ''Kun Hu'' hôtel avant midi pour ne pas payer une journée de plus, et mon bus pour la frontière étant à 15h30, je décide de laisser mes bagages à la consigne de l'hôtel '' Free for customers'' si j'en crois le verso de la carte qui sert de sauf conduit à la gardienne de l'étage de ma chambre. La réceptionniste me réclame 2 Yuans par bagages ( 20cts d'Euro) ''Mais c'est gratuit pour les clients. Oui ! Mais comme vous avez rendu votre chambre, vous n'êtes plus client.'' J’ai eu beau bataillé, rien n'y a fait. Je reprends le bus couchettes pour, mais en fait il s'arrête à Jing Hong et Nosu changeons de bus pour un petit Iveco . Les formalités à la frontière, côté chinois se passent bien et un taxi se propose de m'emmener au côté Laos, mais pour une somme exorbitante. je refuse, ce qui me permet donc de vivre en direct live . . . LAOS '' Le pays au Million d'Eléphants'' La fameuse contrepetrie, légèrement modifiée : . . ''Au Laos, j'arrive à pied de la Chine '' Je négocie, un minibus - nous sommes neuf - pour . . . LUANG NAM THA .
- . Ou je suis déjà venu il y a deux ans . Je suis extrêmement content d'être au Laos et à Luang Nam Tha en particulier., mais, n'allez pas croire, j'ai beaucoup aimé la Chine, ou je reviendrai, en me concentrant surtout sur les petites villes et les provinces de l'intérieur. Le chauffeur du Minibus est un virtuose car la route, la piste devrais-je dire est particulièrement embourbée à cause pluies incessantes qui tombent sur la région. En plus il parle quelques mots de français, mais surtout, il me fait réviser mes connaissances de Thai et de Lao, deux langues assez voisines, avec seulement quelques mots qui différent. Ca reviens bien et donc Saybadee ( Bonjour ) Il nous indique une GH pas trop chère où j'emmène tout ce monde et en profite pour me négocier une petite réduc. Et là, je rencontre un homme que j'ai déjà vu il y a deux ans, le patron de Arimd Guest House - Voir LIBRE COMME UN VENT - de Huey Xay qui, malgré son 4X4 flambant neuf, est bloqué à Luang Nam Tha . C'est vraiment un homme bien. Il me reconnaît tout de suite et m'invite à boire une Beer Lao, avec lui. Sa femme et lui sont d'une gentillesse extrême. Et eux aussi. ils parlent français . Il m'indique aussi un restau, près de la gare routière ou le patron parle français : Il a vécu à Langres pas mal de temps Ca fait du bien d'entendre parler la langue de San Antonio et de Bragon the Bat de temps en temps.
Toc! Toc! Toc ! Je vais ouvrir. C'est une équipe de journalistes du Nouvel Laobservateur : " Vous êtes Fern@nd DEGOTTEX Oui ! C'est bien moi. Vous venez de vivre en ''live'', J'arrive à pied de Chine, une contrepèterie internationale, mondialement connue dans toute la Francophonie. Etait-ce un de vos rêves, comme le TransSibérien ??? Oui, un peu. C'est la première contrepèterie que vous vivez ? Euhhh ! Enfin, c'est la première contrepèterie de classe internationale. J'avais déjà vécu la Contrepèterie belge ' Il fait beau et chaud et quelques autres. Tout gosse j'ai glissé dans la piscine et à l'armée ou une ou deux fois j'ai été de corvée de cuisine, j'avais vécu le cuisinier secoué les nouilles. Ah ! Vous êtes presque un spécialiste Pas trop ! Un de mes anciens collègues vit tous les jours Salut Patrick ! Un de mes copains, Carlos, charpentier de son état, est sans cesse plongé dans la philantropie de l'ouvrier charpentier. J'ai un ami, Jean Luc Guillom . . . Nous sommes ici pour parler de vous, pas de vos amis. Quelles sont vos premières impressions ?? Je suis particulièrement heureux, bien sur, même si en fait ce n'est qu’une variante de Le Général arrive à pied PAR le Chine que titrait le Canard Enchaîne après un voyage de De Gaulle à Pékin. C'est un voyage plein d’exploits. Déjà la traversée de la Russie en sandales vous a valu les honneurs de la télévision Russe. Oui. Mais c'est à peu près tout C'est déjà pas mal Et vous avez rencontée une presque contrepèterie particulièrement célèbre Ah ! Oui, vous voulez parler de Laurent Hardi et de Laurel Ardant .C'est joli ! Voulez-vous dire quelques mots pour nos lecteurs ?? Je voudrais en profiter pour annoncer à ceux qui les connaissent que mes amis . . .Encore ? C'est une manie . . . Que mes amis, disais-je, les Deuquil, ont eu des jumeaux, un garçon et une fille, Etienne et Annick C'est une contrepèterie, ça ??? Pas du tout ! Eh ! Bien Merci pour cet interview. Pas de quoi, tout le plaisir est pour moi Au revoir Saybadee !" ... Serie PiPi CaCa : Un message anonyme ! C'est à chier tes histoires de WC !!! ... Bon, ben Saybadee et à Bientôt !
TRIP a l'AIR (14) Pas de TRIP a l'AIR GREVE ILLIMITEE Pour protester contre Sarkosy Le mauvais temps ici ! les trop nombreux touristes et surtout les anglosaxophones qui rentrent après la fermeture de la GFH et font un bruit d'enfer pour réveiller la patronne..
Et aussi pour ne pas oublier les bonnes habitudes prises à la SNCF !
Bye et bisous pour ceux qui préfèrent Saybadee pur les autres. Et Khop Chai Lay Lay (merci en Laos)
TRIP a l'AIR (15) TOUJOURS pas de TRIP a l'AIR Je me vote la poursuite de la grève, à l'unanimité plus une voix, pour protester contre : Le (noms d'oiseaux, car je veux rester poli) de Préfet Sarkosien de l' Ain qui fait ch. . . mes potes du FAR ( Foyer de" Accueil et de Réinsertion) et d’ OSER l'association qui le gère, de Bourg en Bresse qui font un super boulot auprès des déshérités et autres réfugiés. Et pour vous prouver que je n'ai pas perdu mes mauvaises habitudes de la SNCF
Saybadee
Pour les aider, vous pouvez signer cette pétition et la retourner par mail ( copier/coller) à LUC Bailly : luc.bailly01@free.fr OSER : Se situer au niveau des principes et des valeurs
Vingt mois après avoir déclenché la mise sous contrôle de l'association, huit mois après une rencontre avec l'association concédée après trois jours de grève, aucune volonté d'améliorer les relations avec OSER n'est perceptible de la part des services de la Préfecture et de la DDASS. Au contraire. Après l'arrêt brutal de la convention d'accueil d'urgence de familles fin mars, c'est de la gestion du numéro d'urgence « 115 » que l'association se voit dessaisie le 28 octobre dernier. Même mode opératoire : au dernier moment, par un courrier laconique, sans explication, sans que ce service soit repris par quelqu'un (malgré le lancement d'un appel à projet auquel seule OSER a répondu !) Hormis l'association et les salariés embauchés sur ces actions, les usagers de ces services d'urgence deviennent «les otages du conflit» (article du Monde du 15 novembre) Non-sens total que ce choix délibéré des services préfectoraux de substituer à un service qui donnait satisfaction 24h sur 24, 7jours sur 7, un dispositif temporaire géré en partie par un répondeur téléphonique (suppression de l'écoute de 8h à 14h), en partie par la DDASS, en partie par des astreintes à tour de rôle des CHRS qui n'ont rien demandé… « Pourquoi désorganiser un service en cherchant ailleurs ce qui existe et qui semble donner satisfaction, puisque ce n'est pas sur la qualité du service rendu que la décision semble avoir été prise » s'interroge un lecteur de la Voix de l'Ain ( Edition du 10 novembre) La presse fait ses choux gras d'une situation ubuesque. Que reproche t-on à OSER ? apparemment pas la qualité de son travail dont elle rend compte régulièrement, Alors, quoi ? de «se battre contre l'exclusion sous toutes ses formes» (extraits des statuts de l'association), avec tous les outils que lui permet l'exercice de la citoyenneté dans un pays comme le nôtre ? de penser et d'agir, dans et hors son lieu de travail, en étant insérée dans des réseaux militants, vigilante sur les droits fondamentaux des plus vulnérables, qu'ils soient chômeurs, demandeurs d'asile, sans logement ? Que lui vaut ce choix qui n'en est pas un ? : se soumettre ou être démise une à une des missions qui lui sont confiées depuis des années par la collectivité ?
Il est temps que se dénoue cette situation incompréhensible qui pénalise les plus faibles. L'association, qui a fait des dizaines de lettres pour enclencher un dialogue avec les représentants de L'Etat, n'a plus que les tribunaux pour faire valoir ses droits, ou faire admettre que les décisions autoritaires du Préfet sont entachées d'illégalité ou d'ostracisme. Au-delà des aspects techniques de chaque mission assurée par OSER et des résultats à venir des procédures administratives, Nous signataires, Entendons nous situer au niveau des principes et des valeurs : la Préfecture se doit de reprendre le dialogue qu'elle a interrompu avec OSER. L'association ne peut se voir opposer des fins de non-recevoir systématiques à toutes ses demandes. OSER ne peut être arbitrairement écartée de missions qu'elle exerce depuis 30 ans sans qu'une remise en cause majeure de la qualité du travail fourni ne soit explicitée. De manière pragmatique, la gestion du 115 doit être rendue à celui qui le faisait fonctionner sans problème La prise en charge des plus démunis de notre société passe par le monde associatif, par des projets multiples qui constituent l'histoire et la richesse d'un pays démocratique. SIGNATURE : TRIP a l' AIR ( 16) BUS LUANG NAM THA / UDOMEXAI Je décide donc de prendre le bus de 11h30 qui doit mettre environ 4 heures pour faire le trajet. Il est déjà parti à 9h30 car il était complet Il me faut donc attendre le bus de 2h00 qui partira lorsqu'il sera complet, lui aussi et il est complet, mais bien complet, vers 15 heures. Des gens sont assis dans le couloir. En plus, j'ai perdu mon ticket, heureusement Laurent le Francophone arrange l'affaire avec son cousin qui est contrôleur.
Ce n'est pas un bus comme je les aime, c'est à dire un pick up, mais un vrai petit bus avec des sièges numérotés (Carrément !) et j'ai de al chance d'être à l'avant. Enfin . . . Il prend encore des gens à la station service, puis dans les villages traversés. Je ne peux plus allonger les jambes et ai rapidement mal au genou droit. Mais l'ambiance devient rapidement excellente. Le Laos assis près de moi parle anglais et nous bavardons. Il est ingénieur et charge du goudronnage de la route. Un Laos fais passer des mandarines, je fais suivre un paquet de gâteaux que j'ai acheté, car je sais que les échanges de nourriture créent rapidement un climat bon enfant dans les bus, ici en Asie. Et ça ne rate pas Je tente d'échanger mon portefeuille presque vide, contre la banane d'un Laos remplie à craquer de billets, peut-être de faible valeur . . . Il hésite, mais refuse et tout le monde se met à rire et ça continuera tout le long Un papy laos de 72ans, parlant anglais, m'apprend qu'il est chrétien et me montre '' Tha Holly Bible'' il me dit qu'il a de bonnes jambes mais se retrouve rapidement sur un de mes genoux. Je propose à une fille de venir s'asseoir sur mes genoux et de laisser sa place au Papy Tout le monde se marre. J'aime les ambiances de ces bus du Nord laos, même si les voyages sont fatigants du fait de l'inconfort, des routes peu carrossables et du nombre de gens et de ballots de marchandise. Il y a deux ans, dans un pick up, un cochon hurlant à fait le voyage attaché sur le marche pied arrière. Je ne vous dis pas comme la SPA aurait râlé ! UDOMEXAI Muang Xai pour les intimes
Ville un peu morte, avec plein de guest houses toutes neuves et pratiquement vides. Je dois être le seul client dans la mienne Je pense que, comme les ''ressorts'' à Bahn Krut, elles ont été construites par des Chinois pour recycler l'argent de la drogue. . Pas grand chose d'autre à dire Bus UDOMEXAI / LUANG PRABANG Bus avec une bonne ambiance, surtout vers l'avant car les échanges de nourriture délient les langues et l'ambiance. Mon paquet de biscuits chinois ne fait qu'un tour. Je voyage avec un conscrit sympa, le Bus, qui doit bien dater de 1948 et est fort déglingué. Je loupe pourtant une super occase. une laos de 30/35 ans veut se marier avec moi. C'est difficile de donner un âge aux Asiatiques. Laurent le super Sympathique restaurateur de Luang Nam Tha qui a vécu une 10zaine d'années à Langres me scie lorsqu'il me dit qu'il a 55 ans . Je lui en donnais à tout casser 40 et sa femme à qui j'en donnais 35 en a en réalité 47 . Je vais me faire naturaliser Lao, moi ! Je lui dis, par le truchement d'une Lao qui vit dans le Wisconsin (?) aux USA, que je suis d'accord mais que je veux faire un essai avant. La Laomericaine traduit pour tout le bus qui est plié en deux La fille n'est pas d'accord mais rit aussi. Lorsqu'elle descend avant LP, je prends mon sac et fait mine de descendre avec elle. Elle me repousse violemment. Le bus est écroulé (Enfin les voyageurs. Le bus, lui-même est écroulé depuis longtemps) de rire Nous arrivons de nuit à : LUANG PRABANG Surprise La ville a beaucoup change. Le marché de nuit a double de longueur la petite rue où il y avait des stands de nourriture a été transférée dans une rue plus grande ou passe beaucoup de TukTuk et de Motorbykes. Fini de manger peinard. Il y a des wagons (des bardées) de touristes, Anglosaxophones pour la plupart Luang Prabang est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO En France, lorsqu'un site ou une ville est classée ''site historique'' un cahier des charges sévère le protége et empêche de construire et de faire n'importe quoi autour ou dans le site lui même. Lorsqu l'UNESCO classe un site, il devient de plus en plus touristique et commercial et les boutiques et restos détournent la vue de la beauté des maisons. Je vais voir Oliver Brandmann de la galerie d'art et de papiers artisanaux Bahn Khili (Voir '' Recouvrement de finances à Luang Prabang'' dans LIBRE comme un VENT, mon précèdent journal de voyage 2003/2004). Il est aussi horrifié de la profusion galopante des boutiques, restaurants aux menus insultants pour la cuisine Lao si délicieuse et de Travel Tour Agencies. Il dit que Luang Prabang est devenu Luang Farang ( Farang = Etranger). Lui non plus ne comprend pas pourquoi de gens dépensent des centaines d'Euros et de $ pour venir manger des hamburgers, des pizzas et autres spaghettis et french fried potatoes. J'ai même vu un resto offrant des T-bone steak de Nouvelle Zélande. La connerie humaine n'a t-elle donc pas de limites ??? SLOW BOAT LUANG PRABANG / HUEI XAI J'ai déjà fait ce voyage dans l'autre sens et à part la Famille Miss Match, le sandwich à la Vache qui Rit Hélenne et Lisa, et le 1/4 de rouge de Gulf Air offert par la touriste allemande, pas grand choses de nouveau . Relisez donc ces deux pages dans LIBRE COMME UN VENT (http://polarnoir.free.fr/fichier.php?doc=10 ) en commençant par la seconde car cette fois je fais le voyage dans l'autre sens. Le Mekong est toujours aussi majestueux et mythique Cette fois les voyageurs en Speed Boat sont casqués et giletés car il y a eu pas mal d'accident. Le second jour est encore plus agréable car il fait un temps superbe. Je voulais rester un jour à PAGK BENG, un petit village qui vit essentiellement des voyageurs qui y passent la nuit, mais se lèvent de bonne heure (Lève de Bonheur aussi, comme les gens qui mangent de la Danette) j'ai le temps de voir qu'il est vraiment petit et le marché est riquiqui. Par contre l'appontement est toujours aussi problématique et la descente et la remontée sur le bateau est périlleuse. Imaginez l'échelle de coupée réduite à sa plus simple expression : une planche d'1 dizaine de centimètres de large, plutôt bancale et moi qui ne suis pas très téméraire en plus, dans ces cas là . . . HUEI XAY Je retrouve avec plaisir cette magnifique Guest House Arimid Guest House où le patron Francophone commence déjà par me proposer une importante réduction en signe d'amitié et de bienvenue . Sa femme me reconnaît aussi et trouve que j'ai grossi. Enfin quelqu'un qui se rend compte de mes efforts pour ne pas finir anorexique et maigrichon Ce matin, concert de coqs à 5 heures en mon honneur et en signe de solidarité avec les Poulets de Bresse protester contre le désir du gouvernement français et des technocrates de Bruxelles de les confiner dans des batteries, comme de vulgaires poulets label rouge, pour lutter contre la grippe aviaire. Bravo les coqs laotiens ! Continuez !!!!
Ils m'ont écouté, ils ont recommencé ce matin !
Et encore ce matin ! Et ils n'arrêterons pas tant qu'ils n'auront pas des garanties écrites ! Non Mais ! Ils pensent que ça commence en France et qu'après ça risque de continuer ici, en Asie !
Je fais la connaissance de Frédérique DOYE une grande romancière qui a écrit un best seller, et a aussi refusé d'être candidate au Goncourt : Edité par Publibook - Paru le 01/01/2002 Lisez son bouquin, Lettre de Prague et offrez-le à vos amis pour Noël : Ca leur fera de la BONNE lecture pour les longues soirées d'hiver : http://auteurs.chapitre.com/page35/section48.html On traverse le Mékong dans le même Cruise Boat : ''Laisse les gondoles à Venise . . .'', une pirogue à moteur. Et on arrive ici à . . . CHIANG KONG en T H A I L A N D E, Le Pays du Sourire A ne pas confondre avec le Cambodge, l' autre Pays du Sourire, comme la Hollande est l'autre pays du fromage. Mais c'est quand même plus vrai pour le Cambodge, à part les MotorBykes Je retrouve cette ville avec plaisir ainsi que le patron de Bamboo Guest House qui, il y a deux ans'' nous avait entraîné au ''Teepee bar''' pour une soirée de ''buffles'' ( il n'y a pas de Boeufs, ici) musicaux : Blues et Rock . (Voir LIBRE COMME UN VENT ; Lien plus haut dans ce TRIP
Mais, ce soir pas de Party en vue . . . Donc on va se rattraper sur la bouffe ! Car on est en Thaïlande ! Et en Thaïlande, la bouffe, ça décoiffe ! TRIP a l'AIR ( 17) Fermé pour cause de F E R M E T U R E A N N U E L L E JOYEUX NOEL MEILLEURS VOEUX POUR 2006 Faites péter une roteuse à ma santé, moi qui vais boire de la Chiang Beer et JOYEUSES PAQUES, car je ne sais pas si je serai rentré à ce moment-là !!! Bisous aux Princesses et je serre la pince aux Princes $$$$$$$$$$$$$ Et comme les fêtes ne seront pas toujours des fêtes pour tout le monde ; Vous trouverez ci-joint - un communiqué de l'association OSER suite au jugement du T.A. à propos du 115 - la décision de l'Hôpital d'Hauteville de ne pas être candidat à la gestion du 115 Les procédures continuent, et on ne sait qui va gérer ce service... Notre avocat est vigilant sur la mise en concurrence qui doit se formaliser correctement... Pour le moment, il n'y a que nous qui sommes candidats pour continuer à gérer le 115... Ubu est toujours de la partie ! On continue à bouger : faites remonter la pétition s'il vous plait, souscrivez ( déduction fiscale de 75%), adhérez à l'association...dites-nous vos impressions, remarques... INFO : en cette période où on commence à penser dinde et chocolats, L'hôtel "Le Temps des Cerises" organise un réveillon avec les résidents de cette résidence sociale. Si des membres de l'assoc, des amis veulent se joindre à nous, préparer avec nous, passer cette fin d'année avec nous, ils sont les bienvenus je m'occupe de l'organisation : appelez-moi au plus vite au 06 20 24 62 34 qu'on prévoit en conséquence ( ou par mail) La lutte continue, ce qui n'exclue pas la convivialité ! ! A bientôt Cordialement Luc TRIP a L"AIR ( 18) Eh ! Ben ça y est, il se réveille !!! CHIANG KONG Rubrique PiPi-CaCa ( suite ) Encore ??? C'est pas encore fini ces cacateries ??? Un nouveau témoignage du Gars Patrick ( Salut Patrick), cheminot émérite et gréviste notoire, alpiniste du Pain de Sucre, du monolythe d' Aussois et autres Monts de Venus, qui lui aussi est arrive en train par la Chine :
Depuis que tes notes de voyage évoquent des problèmes de transit et décrivent les lieux de commodité, j'oserai t'avouer enfin que je collectionne ta correspondance aux cabinets ; elle s'empile entre un vieux Géo, un Nouvel Obs et les BD de Binet (ah, le cas Binet !). Dans ce docte lieu propice au recueillement, les habitués comme les oiseaux de passage peuvent s'envoler pour des destinations exotiques où même aller au petit coin relève de l'aventure. Tu sauras donc que tu es lu et je soupçonne certains de rester plus longtemps que nécessaire aux toilettes pour continuer l'aventure. Donc je veux y aller de ma contribution. Je me souviens des cabinets chinois où je m'étais fait copieusement engueuler par une chinoise alors que je n'avais pas compris l'idéogramme « toilette-femme » : une longue rigole commune qui draine tout ce qu'on y jette. Je me souviens des cabinets doubles où chacun regarde qui à droite, qui à gauche dans un silence contraint. Mon voisin pète. Je dis « one point ». Mon voisin pouffe. Et on fait du tennis. Je sais plus qui a gagné mais on est resté copain. Je l'ai revu plus tard et par hasard et on était content. Je tairai ce chiotte quatre place, deux contre deux, en plein air sur une plateforme quelque part en campagne. Soit tu vois la face de cake constipée de l'adversaire, soit son cul. La solution dans ce cas est de se tourner le dos et de s'ignorer avec superbe. PATRICK De la pure poésie, Non ??? Merci Patrick de ta contribution à mon Oeuvre !!! CHIANG RAI La ville n'a pas trop changé et le food center du marché de nuit est toujours aussi sympa, avec les chanteurs-guitaristes dont le fil du micro ne s'est pas allongé en 2 ans et ou les danseuses folkloriques ont toujours le sourire et même parfois le fou rire. La belle et souriante Patronne de '' Chat Guest House'' me reconnaît après 2 ans et me fait un accueil digne d'un Fernand.
Le guide du Routard taxe l’accueil de Arimid Guest House à Huey Xai (voir TRIP à l' AIR 16) de glacial. Glacial un patron de Guest House qui, alors que je le rencontre dans une ville voisine, m'offre une bière après deux ans sans aucun contact ??? Glacial, un patron de Guest House qui me reconnaît deux ans après et, avant même que je lui lance le célèbre "How Much ?" qui m'a rendu célèbre, il me propose une réduction de près de 30% ??? Glacial, un patron de Guest House qui enfourche sa motorbyke pour apporter sur le bateau à une cliente pressée à la suite d'une panne d'oreiller, le délicieux banana pancake qu’elle n'a pas eu le temps de ''breakfaster'' ? Bien sûr, dans sa Guest House ( Là, je mets vraiment des majuscules) la musique ne tonitrue pas à longueur de nuits et la télé n'invite pas les farangs, ayant fait 20 000 ou 30 000 km pour venir ici, à se vautrer devant des matchs de foot du chiampionnat anglais ou des films américains et à manger des hamburgers, des pizzas ou des spaghettis, comme ils le feraient dans leur pays. CHIANG MAI La joyeuse Frédérique m'abandonne lâchement pour prendre le train pour Ayuttaya, mais nous passerons Noël ensemble à BKK, avec Maha, Joy, Nathalie et son petit frère, peut-être. (Maha ne m'a pas envoyé de faire part, comme il me l'avait promis. Et lorsque avec Sip, son ami et voisin que j'ai rencontré à Huey Xay, nous lui téléphonons, je ne pense pas à lui demander. ) Les barmaid d'un bar végétarien de jus de fruits me prédisent l'avenir avec une sorte de numérologie divinatoire et cette année ainsi que les deux ans qui suivent vont être exceptionnels pour moi, au point de vue ARGENT ( Vous pouvez m'en prêter, je vous le rendrai facilement), TRAVAIL ( OH !!! NON !!! Surtout pas !!! Faut pas déconner ???) et AMOUR ( AH ! L' Amour !!!) Baleze, non ??? Ca doit être l' aquarius, promis par Susana (voir Macao dans TRIP) qui va enfin se réveiller à fond !!! Je réserve ma chambre pour demain à Tavee GH et Gay me reconnaît aussitôt et est toute joyeuse de retrouver un client plein de Sanuk (fun) A demain, chère Gay !!! Chiang Mai est aussi, comme Luang Prabang de plus en plus bourrée de farangs Pourtant dans le quartier du grand marché et du superbe marché aux fleurs il y en a très peu. Comme des moutons, leur troupeau broute dans le périmètre limite par le quartier des guest houses et celui du marché de nuit. Nous ' y allons même pas bien que le food center de celui-ci soit vraiment bien.
BUS CHIANG MAI / BANGKOK Pas dormi. L'anglosahophone, plutôt Teuton, d'ailleurs, est vautré sur son siège et déborde sur le mien et je ne suis assis que d'une fesse. Je le bourre, il se redresse, mais s'affale aussitôt. Et c'est moi qui suis gros. Heureusement j'ai mon MiniDisc et je m’abreuve de Jimi Hendrix, U2, BoB Marley etc. et le trajet de 11 heures passe assez vite. BANGKOK ''La cité des ANGES "" Surtout parce que j'arrive, d'ailleurs.
Quelle joie de retrouver la Cité des Anges et surtout Tavee GH. Tout le monde est aussi content de, me voir que je suis heureux de les retrouver. Une chambre VIP m'est réservée. Ca fait plaisir. Il m'en faut peu pour satisfaire mon ego, mais bon . . . Au bureau Internet et le mamies chez qui je mange souvent aussi. Et Gae, la marchande de café du marché m'offre même le café. Royal !!! '' Et alors, pas trop déçu de passer Noël loin de le France ??? Pas du tout, au contraire ! Cette fête de la surconsommation à outrance m'abomine ! Tu vas donc aller te coucher de bonne heure ? Et de bonne humeur. Même pas de messe de minuit ? Tu sais, je ne suis pas très porté sur le culte. Ah ! Bon ? Non ! Je ne suis pas mou . . . Euh ! Pas fou de la messe Je vais aller me faire un petit resto avec Frédérique, ma romancière préférée. Et basta ! Eh bien ! Joyeux Noël quand même ! Le pire c'est que les thunocrate mondialistes, commerçants, marchands du temple et coureurs de profit à tout prix et à n'importe quel prix, sont en train de refiler Noël aux Thais. Comment ça ?? Oui ! Il commence à y avoir des ''Joyeux Noël'' partout et à Chiang Mai, un immense sapin est dessiné sur un grand immeuble avec une guirlande. Mais ils sont bouddhistes et ne sont en principe pas concernés ? On ne va tout pas leur vendre le Jésus, le Benoît XVI, les sous-Papes et toute la bande ??? Ils aiment tellement faire la fête qu'ils risquent bien de se faire avoir et comprendre trop tard que c'est la fête de la consommation à outrance et pas du tout la fête des gens ou celle des enfants comme on doit essayer de leur faire croire. Vers Siam Square, un quartier plein de Trade Centers, il y a des sapins dans les rues décorées avec des cartes Visa ; Ca veut vraiment tout dire ! Ils ne sont pas si bêtes que ça, peut-être ?? J'espère pour eux ! Mais comme ils aiment bien manger, boire et karaoker . . . ''
J'ai passé la soirée avec Maha mais Joy, Nathalie et TonFon sont dans une maison un peu éloignée (26 Km) et il n'y rentre pas tous les soirs. Je n'ai toujours pas vu leur nouvelle fille née en Juin.
En tout cas, la Chang Beer est toujours aussi bonne. Mais il y en a une nouvelle, la Cheer Beer qui a un bon petit goût aussi.
TonFon le nouveau bébé de Maha et Joy est super mignon et a de bonnes joues. Joy est toujours aussi charmante et Maha est encore plus sympa . Il veut s'acheter une voiture à la prochaine coupe de son élevage d’eucalyptus.
Un aller-retour à Dong Muang airport pour accueillir ma Susana préférée après un voyage de 25 heures. Elle aussi est toujours aussi belle, peut-être même encore plus, et j'ai l'impression que je l'avais quittée hier ou avant hier (Cela pour ceux qui ont lu ; '' ATTENTION ! DANGER ! LE SOURIRE EST CONTAGIEUX ! '' Que j'ai eu la paresse de ne pas écrire avec mes notes de l'an dernier. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois. ) --RUBRIQUE PiPi-CaCa ( ou presque ) Mon Ami VonVon a lui aussi tenu à mettre son grain de selle dans cette rubrique : Lors de précédents messages, de nombreuses digressions scatologiques n'ont pas manqué d'animer les échanges de messages à (ou) de notre ami Fernand immergé dans son sud-est asiatique.
C'est pourquoi, j'ai souhaité pour cette nouvelle année prononcer des Voeux Chinois.
Que les puces d'un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui vous gâchera une seule seconde de votre année 2006, et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu'il ne puisse jamais se le gratter... Bonne et heureuse année à toutes et à tous Vonvon -- Bangkok toujours ou lors d'une promenade nocturne nous rencontrons et trinquons au laolao, avec un couple de pêcheurs dans un Khlong, un canal, en fait presque un égout à ciel ouvert. Tu m'étonnes que les poissons doivent être bien gras ! Il m'assure qu'ils sont ''aloi'' ( prononcer aloille, - délicieux - mais je ne trouve pas le trema sur ces claviers QWERTY ) . Tu n’as même pas besoin de mettre de piment. - - Petits témoignages de Anny, toujours en Chine ( Elle va nous rapporter un Chinois, si ça continue) à propos de Noël dans ce Pays, hier encore austérisé par Mao et ses sbires et qui s'ouvre ( je devrais dire bée ) à l'économie de marché ;
De Kunming (Chine) :
Merci pour tes messages, j espère que tu as bien passé Noël. Pour moi ça a été comme d hab. Mais je n en croyais pas mes yeux, les rues noires de monde avec les enfants déguisés en Père Noël, chapeaux et chaussures clignotants les grands s’aspergeant de bombes fluo, on se serait cru à Mardi gras. Aujourd’hui shopping pour essayer de trouver une doudoune pour ma fille, dur dur... As tu vu tous ces magasins de luxe ici...
De Jianshui (Chine) : Hello, Même ici le père Noël est dans les rues et pourtant pas un occidental en vue de nouveau personne ne parle anglais et je ne sais comment je suis parvenue à trouver Internet enfin il s'agit d une salle de jeux....
. . . A part cela j'oublie de te dire qu’à Kaili j ai même eu droit aux rois mages après le père noël c’est un comble.
Ici, en Thaïlande, Noël semble moins prendre, mais je ne suis pas encore allé dans 1 centre commercial pour bourges. - - Les Tavee Guest House'Girls travaillent d'arrache pied pour préparer la Happy New Year Party de ce soir : Ca va claquer ! ! ! Décoration en ballons de baudruche multicolores Pour l'échange de cadeaux, j'ai investi dans un Hamac : Peut-être même que je le gagnerai. L'an dernier, j'avais gagné une bouteille de Whisky : '' Et Glou ! Et Glou ! Et Glou ! He is from ours ! He had drank his glass like the others !'' Air connu !
J'ai rencontre mon ami Bragon the Bat, l'Ecrivain (Je mets une majuscule) qui m'apprend que aucun d'entre vous ne lui a passé de commande malgré son offre gracieuse de la ''Lettre A'' de son ''Fictionaire'' : Mes lecteurs seraient-ils donc dépourvus d'humour, trop fainéants pour acheter par correspondance ou simplement radins ????
1er anniversaire du tsunami du 26 Décembre 2004. Beaucoup d'argent a été envoyé du monde entier, soit par le truchement d'ONG qui font du bon boulot (construction de bateaux et de maisons, entre autres) soit directement au gouvernement qui a tout redistribué. . . à ceux qui en avaient le moins besoin, c'est à dire aux grands hôtels. Envoyez vos dons, qu'ils disaient. ! ! !
Happy new year, qu'ils disent tous ici. Ca doit être un code ou quelque chose comme ça ! Une bonne veillée pascale en tout cas à la GH, hier soir Sympa. On a dansé comme des malades et bien tapé dans la gourde ( en ce qui me concerne, en tout cas ) et ce matin, j'ai soif d'eau fraîche La police s'est changée toute seule alors je la laisse faire.
Ce matin, comme d'habitude ici à Bangkok, je vais me boire un café avec des toasts chez Gae, qui tient un étal dans le marché. Elle est super sympa Son mari es dans la police militaire, c'est l'un des garde du corps et chauffeur du Roi. Comme le Roi parle français (études en Suisse, tu penses bien) je lui ai fait dire que s'il avait envie de bavarder avec moi, je pourrais lui consacrer une heure ou deux. En fait le mari de Gae, même s'il a escorté et conduit le roi, ne lui a jamais adressé la parole : Protocole oblige. Gae a cuisine toute la nuit une soupe aux champignons et au poulet pour les moines du temple de son quartier. Trop sympa, elle m'en a apporte une assiette, bien que je en sois pas moine. GRANDIOSE ! ! ! Si je deviens moine, j'irai dans son quartier. Je ne pensais pas qu'une soupe puisse être aussi délicieuse. Je ne suis pas fana de soupes en France, mais ici je m'en délecte. Le soir, Lung Chuey ( TonTon Soupe) amène son pick up près du Seven/Eleven ( chaîne américaine de magasins de proximité, genre Petits Casinos) et sert aussi des soupes ROYALES. Des gens traversent tout Bangkok pour venir souper chez lui. Et le Roi lui même regrette que cette connerie de protocole l'en empêche.
Rencontre de 2 femmes du Secours Catholique qui montent des projets de construction dans le sud d e la Thaïlande et notamment à Kho Phi Phi ( c'est pas la rubrique PiPi - CaCa, mais se prononce Kho Pi Pi ) Si je n'ai pas de nouvelles de Maël, un ami de Mireille, qui peut être me trouvera un emploi de bénévole du côté de Mae Sot dans les camps de réfugiés birmans, j'irai bosser avec elle à Kho Phi Phi.
Je suis allé faire un tour du coté de Siam Square et de Sukkumvit, le quartier des Trade Centers et des Touristes friqués. Plein de sapins de Noël dont certains même sponsorisés et décorés par la Carte Visa Noël, fête des enfants, on vous dit ! Ca va arriver aussi à marcher ici. Et tout devient un peu plus cadré chaque jour : Le parc de Banglamphu, super mignon au bord de la Chao Prahe River est décoré avec des panneaux " Interdiction de fumer et de boire'' Sur l'immense Boikote tower, une non moins immense pancarte : Drink . No Drive ou le contraire ! Et maintenant le Lundi a été décrété Jour de la Famille et à cette occasion tous les marchés et les étals sont interdits sur les trottoirs ce jour là, un Gros manque à gagner pour les commerçants dont certains ont trouvé la parade, bien entendu. Ils essaient de devenir aussi cons que nous, bien qu'ils n'aient pas Sarko, ici ! '' Le Fernand, il se la coule douce à Bangkok et n'envoie plus ses TRIP a l'AIR !!! Il doit folâtrer avec sa Susana. Oui ! Il devient fainéant. Oh ! Ca, Fainéant, il l'a toujours été ! Déjà à l'école et au lycée, c'était un branleur de première et si son père ne l'avait pas un peu secoué, il serait à peine en 6eme, maintenant Ah ! Bon ? Et, je peux te dire qu'à la SNCF, il n'a jamais cassé trois pattes à un canard ! Oh ! Comme tous ses collègues !!! Non ? Pire ! Même si à la fin, il n'était plus syndiqué, il faisait toutes les grèves. Toutes celles décrétées par la CGT et la CFDT et par SUD. C'est tout juste s'il ne faisait pas celles des syndicats de conducteurs. Malin ! Par contre il a fait de bons casse croûtes, avec ses potes Français et Italiens . . . Des Pâtes, il en a mangées des tonnes et cuisinées aussi, bien sûr. Il a appris au moins ça, en 34 ans de carrière : Cuisiner les pâtes. J'espère qu'il cuisine bien, au moins ? Ca tu peux en être sûr, gourmand comme il est ! Et il a loupé pas mal de wagons mais il n'a loupé aucune blague aux copains C'est toujours ça ! Oui ! Mais en tout cas, on ne reçoit pas de nouveau TRIP à l’AIR. Déjà qu'il s'est permis de faire grève pendant son voyage ! Faut pas déconner, quand même ! On va faire une pétition pour protester énergiquement.''
Je passe l'après midi à chercher un micro pré amplifié pour pouvoir enregistrer ma voix ( du texte) avec mon lecteur-enregistreur de MiniDisc, qui ne possède pas de prise micro, mais une prise LINE IN qui nécessite donc une amplification. Bragon m'a emmèné dans un quartier où il y a au moins 1000 boutiques d'électronique, de sonos, de chaînes Hi-Fi et j'en ai bien fait une 50taine. Les employés étaient vraiment d'une gentillesse, m'indiquant une autre boutique où j'étais susceptible d'en trouver un, à moins qu'ils n'aient fait un remake du sketch de Fernand REYNAUD : '' Je voudrais du mou pour la chatte à ma soeur !'' Bref, j'ai eu l'impression de jouer au Ping Pong, dans le rôle de la balle.
A Tavee Guest house, je rencontre Nathalie et Benoît, un jeune couple sympa qui voyage comme j'aime, avec curiosité et respect. Et, ils ont lu sur Internet mon précèdent journal de voyage : LIBRE COMME UN VENT : Des fans ! En discutant, on a échangé sur les différentes personnes qui son ici en Thaïlande et en Asie en Général. Les touristes en voyage organisé qui 'font'' les pays au pas de course Les vacanciers, qui comme les Français des années 60/70/80 allaient à Palavas les Flots, pour se retrouver comme chez eux. Ici ils mangent des pizzas, des sandwichs, des hamburgers, des spaghettis, des French fried potatoes et boivent de la Heineken qu'ils paient deux ou trois fois plus cher que la nourriture thai autrement délicieuse. Ils affichent un mépris certain pour les autochtones des ' Coins à touristes'' qui leur rendent bien. Ils consomment de la plage, des visites de sites, du''diving'' ou du snorkeling . Ils se vautrent, ici à Bangkok, du côté de Khao Sarn Road devant des films américains ou des matchs de foot anglais. Dans le petit Internet spot voisin de Tavee GH, j'en vois même un aux cheveux presque blonds albinos, qui passe ses journées à jouer aux jeux vidéos. Ca vaut vraiment le coup de faire 20 000 kms pour ça ! Ils respectent peu les coutumes et la pudeur locale, s'affichent en bikini en pleine rue ou à Banglamphu Park ou s'embrassant sous le regard gêné des Thaïs. Palavas les flots, je vous dis. Ils n'hésitent pas à faire comme chez eux, se servant dans les plats des marchands de curry sans même demander, apportant leur nourriture dans les GH qui pourtant font aussi restau, se promenant en robe de chambre ou se vautrant sur les canapés dans ces même GH, Etc. . . . Je ne m'étendrais pas sur les touristes sexuels, persuadés même souvent de faire des bonnes actions. Ils sont la preuve d'une grande misère sexuelle (Il y aurait 3 millions de célibataires, rien qu'à Paris) en occident et d'une grande misère économique dans de nombreux pays du tiers-monde Il y a aussi les BiZeness men, qui viennent acheter des ''trucs'' pas cher et les revendent avec un bénéfice substantiel en France : De plus en plus dur ! Et nous autres les voyageurs, curieux de tout, à l'affût de la moindre rencontre, gourmands des nourritures et des fruits locaux, s'émerveillant d'un rien. Je préfère de loin cette façon de voyager et le partage avec de nombreux autres voyageurs dont ce jeune couple français que j'encourage de tous mes voeux. J'espère que mon fiston fera partie de cette race.
MAE SOT Au nord ouest de la Thaïlande. J'y viens pour renouveler mon visa Thaï ; je vais passer 1 jour en Birmanie et au retour j'aurai une nouvelle virginité '' visualisation'' gratuite de un mois en Thaïlande.
Je vais aussi essayer de rentrer en contact avec des membres d'ONG qui travaillent pour les personnes (souvent des minorités ethniques) dans les camps de réfugies birmans qui sont aux environs. Tous les contacts et investigations que j'ai effectués se sont soldés par des échecs, sauf celui de Kho Phi Phi où je peux aller aider à construire des maisons pour les victimes du Tsunami avec Claudine et Hélène, deux Secouristes Populaires Françaises mais comme elles n'ont pas répondu à mes mails et que les hébergements à Kho Phi Phi ont l'air d'être assez chers, je suis un peu sceptique, comme dirait monsieur Lafosse. Certaines organisations comme Openfield demandent même environ 600 Euros pour aller travailler à enseigner l'Anglais opus les bases de l'informatique. Ces frais servant à assurer l'hébergement, la nourriture (parfois), l'accès Internet et le financement de l'association (Ben voyons) : Qui a dit charity bizness ??? EcoVolunteers pratique les mêmes tarifs pour aller nettoyer les éléphants, torturer les tortues (tao en Thaï ), donner du Banania aux gibbons (Y a gibon, Banania ! Mouais '' C'est pour nous sortir de tels jeux de mots que tu t'es reposé pendant 3 semaines ???'') et peigner les girafes.
Mae Sot : C'est une ville qui a l'air assez sympa, bien fournie en Birmans et Birmanes au sourire décore de Tanaka qui sont là en voisins ou en réfugies. Les farangs ne s'y arrêtent pas n'y venant que pour le Burma Visa tour. La ville est vivante, animée et même busy. Le marché est coloré, sonore et odoriférant. Les gens sont sympa, n'hésitant pas à saluer et à discuter avec nous autres farangs : un birman, marchand de pierres précieuses m'a abordé hier soir et de fil en aiguilles, il va me présenter un ''contact'' pour éventuellement bénévoler dans une ONG
'' Ben ! Ca y est ! Il a décidé de nous envoyer sa newsletter ? Au moins 3 semaines sans nous avoir écrit, il exagère quand même ? Il a du avoir plein d'e-mails de protestation. Même pas ! Un seul de ses correspondant ayant eu des problèmes informatiques, lui a demandé si aucun TRIP à l'AIR n'était paru pendant ce temps ! Un autre de ses correspondants, qui avait reçu des voeux adressés aux amis de Fernand, a même dit qu'il ne connaissait pas de Fernand alors qu'ils ont bossé ensemble pendant quelques années et ont même fait une java avec d'autres copains au mois de Juillet. Les gens s'en foutent, alors du récit de ses pérégrinations. Quels ingrats ! ! ! Ben ! On dirait ! Ils ont la télé alors . . . Et il y en a même très peu qui lui passent un petit mot de temps en temps. Maintenant qu'il a compris ça, il va être encore plus discret ! Et il aura bien raison ! ! !
Bye ! A bientôt, peut-être ! TRIP an l'AIR (19) S O S HELP ! Au Secours Je viens de m'engager pour 1 mois comme prof de français bénévole dans un orphelinat pour enfants birmans et des minorités ethniques ! 80 Gamins ! Je pense que j'aurais besoin de votre aide car ils n'ont RIEN, Pas même un bouquin, Pas même un dictionnaire, (''Pas un troquet, Pas une mobylette ! Coluche ) Rien ! J'attaque lundi Donc souhaitez-moi (et a eux aussi, bien sûr) Chok Dii ( bonne chance en Thai) - -- Rubrique PiPi - CaCa ( suite )
On commence fort : Un autre témoignage de Lilliane, une spécialiste, que dis-je, une virtuose :
Bonne Année Fernand! Bonne Santé à toi et à tous ceux qui t'entourent! Merci pour tes messages que je découvre le matin avant de partir au boulot à l'hôpital, comme je suis à la bourre, j'imprime et je les lis entre deux analyses, il y a aussi un petit club de lecteurs au boulot et on suit ton périple sur la carte qui sert à repérer les différents parasites dans le monde, parce que je fais les analyses des selles des personnes qui ont voyagé et qui rapportent des petits souvenirs intestinaux; tu vois on ne sort pas du pipi caca il faut dire qu'il s'agit de notre fondement à tous! Bises de Vendée Liliane Roche MAE SOT Un superbe Night food center ici i a Mae Sot où j'ai soupé avec un couple d' Espagnols. Il y en a peu qui voyagent, mais leurs gamins . . . A noyer, comme dirait certainement Bragon . Aujourd'hui je fais un tour en . . ./ BIRMANIE Le pays des militaires sanguinaires. Le pays des fâcheux fachos Mais aussi Le pays des Moustache Brothers Le pays champion du monde de la gentillesse Opération Visa, rondement menée Je fais un tour dans la ville. Tout de suite on voit la différence: La rue principale n'est même pas goudronnée. Les gens roulent à droite Les mecs (les mammies aussi, d'ailleurs) expectorent et crachent derechef n'importe où (A Rangoon, j'avais failli me ramasser un ou deux mollards, bien rougis au bethel, sur le museau en croisant un bus). Je comprends pourquoi de nombreuses Birmanes, par ailleurs si mignonnes, ont un parapluie. Je pensais que c'était pour se protéger du soleil, mais non c'est le Thanakha qui joue ce rôle. De nombreuses femmes, donc, ont les joues enduites de Thanakha, une poudre/crème tirée d'un arbre qui protége et décore ( ?) leur peau. Certaines le font avec beaucoup de goût, d'autre s'en barbouillent n'importe comment et semblent atteintes d'eczema ou autre gale. Mireille, dont vous avez pu lire la prose dans Trip à l'Air, m'a demande de lui en rapporter un kilo. Elle va se faire un masque pour (Pas Halloween, j'espère !) Mardi- Gras et ainsi retrouver sa peau de bébé. Si d'autres supportrices sont intéressées, qu'elles le fassent savoir rapidement : J'envisage de monter un Bizness. Mais la dérisoirité du prix me ferait me sentir pingre, si je demandais une compensation. Ca sera donc un cadeau, Mireille! La bouffe est vachement grasse et je préfère attendre de rentrer au pays (La thaïlandaise) de l'autre côté du pont pour me restaurer. La plupart des Birmans locaux, sont en fait des Indiens musulmans (à Mae Sot, idem.)
ATTENTION ! A NE PAS LOUPER Les Petits Bouddhas et les Tigres ! Sur France 5 Le 23-01 à 11h05. C'est grâce à ce reportage d'un ami Espacien que je suis allé visiter ce monastère près de Kantchanaburi et où j'ai été photographié en train de caresser un tigre.
- - MAE SOT Retour en THAILANDE Rubrique PiPi/ CaCa Encore! ! ! Lisez aux toilettes Les aventures d'Arthur Bouline Un chevalier sans peur ni morale www.arthur-bouline.com Bon vent ! Bonne chance, fern@nd !
TRIP A L 'AIR (20) -- Un témoignage de Bragon the Bat, l'écrivain FrancoBangcoquin, qui sait de quoi il parle puisqu'il a été tigre dans une autre vie et moine bouddhiste dans celle-ci : Ne regardez pas les Petits Bouddhas et les Tigres. Ce n'est pas du bouddhisme, c'est de l'arnaque commerciale, la recherche de la célébrité de moines et moinillons qui bafouent l'enseignement du Bouddha et les règles de la vie monastique de Arbre jusqu'a Zèbre. Boycottez ces enfoirés qui nuisent autant à l'Enseignement du Bouddha que les curés pédophiles (cad. pas beaucoup). --
Ici à Mae Sot les Thais, les Birmans, les gens des Hill tribes, Les Birmans Indiens musulmans, semblent vivre en parfaite entente. Les uns achètent et travaillent chez les autres et inversement. Mais il y a une sorte de hiérarchie qu'on observe partout en Asie du SE. Lorsque des Chinois ont une boutique ou une GH, ce sont les Thaïs qui travaillent pour eux Ici, lorsque les Thaïs ont une boutique, les Birmans sont souvent leurs employés; mais de nombreux Birmans ont leur propre affaire comme par exemple le patron de ce Café Internet/agence de voyage, extrêmement sympa dont la femme est d'une Hill Tribe
Mae Sot est un gros marché de pierres précieuses et il en existe de nombreuses boutiques ainsi que de nombreux vendeurs à la sauvette dont le fond de commerce est leur mouchoir, rempli de rubis et autres émeraudes. J'aimerais bien savoir reconnaître les pierres précieuses, les fausses et les vraies, et celles qui sont dépréciées car elles ont des défauts et me faire un petit trafic avec la France ou la Suisse, histoire de me payer le prochain billet d'avion
A ma Guest House ( Mae Sot GH) est arrivé hier un couple de Français ayant environ une soixantaine d'années. Ils parrainent un enfant réfugié Karen par l'intermédiaire d'une ONG, Enfants du Mékong, en envoyant 20 Euros par mois. Qu'est ce que 20 Euros par mois, pour nous en France ??? Et, maintenant, ils font un pas de plus, ils viennent voir cet enfant. Tout le long de mon voyage, j'ai rencontré ou entendu parler de gens généreux, les deux femmes du Secours Populaire Français, par exemple qui montent des projets de construction de maisons dans le Sud de la Thaïlande pour les victimes du Tsunami. Le pompon semble revenir à cet homme dont on m'a parlé au Laos. C'est un ancien militaire français ( Comme quoi militaire n'est pas forcément synonyme de ''pire'') . Il a fait la guerre d'Indochine et une fois à la retraite, il a appris à arracher des dents (à moins qu'il n'ait appris cela en Algérie, sous Massu de sinistre mémoire) Maintenant, il vient au Nord Laos (entre autre ?) passe dans les villages des minorités ethniques et arrache les dents gâtées des Akhas, H'mongs et autres Lisus ou Karens . Peut-être était-il militaire, mais a rêvé pendant toute sa carrière d'être dentiste.
'' Alors cet enseignement, ça se passe bien ? Plutôt ! Je devais avoir 2 groupes de 13 mais en fait j'ai 1 groupe de 20 ( peut-être sont ils superstitieux ? En fait ils veulent tous être dans le 1er groupe pour finir à 4 heures et ne pas trop faire de rab. Tu teatche comment ? Je leur ai fait en jouant, l'alphabet et les sons bizarres : On Ou En An Ien etc . . . Aujourd'hui : Les formules de politesse Bonjour Monsieur Ensuite les noms et les articles, puis 1 ou 2 verbes du 1er groupe puis aller et on va pouvoir conserver, non converser facile Pas mal ! Ensuite je ferai le vocabulaire par secteurs : L'école, la bouffe ( Ben tient) l'hôtel le restaurant, le go-go bar, les voyages, etc !!! C'est cool, alors ??? C'est plutôt bon enfant et j'ai même 2 profs qui participent en tant qu'élèves. J'essaie de ne pas être aussi chiant que les profs que j'ai eus pendant ma scolarité. Apparemment, ce n'est pas si difficile ; Un peu d'humour et de gaieté. Ca te branche bien alors ? Je vais bien tenir 1 mois, peut-être 2 C'est pas trop sorcier, finalement ? Et les profs qui se la pètent, en France, avec 1 élève sur 3 qui ne maîtrise pas la lecture en arrivant en sixième ! Tu ne regrettes pas de ne pas bosser dans un camp de réfugiés ?? Pas du tout ! J'ai vu une bande d'les ONGisdtes hier soir au food center du soir . . . Comme ils se la pétaient, eux aussi ! Tient ! Aie . . . Aie . . . Aie . . . Beaux 4 X 4 Celui de Handicap International a été payé avec les sous de Mireille, alors - ( On bosse, nous, on sauve des enfants.) Mais il y avait 3 petits musulmans qui mendiaient à côté et pas 1 n'a donne 5 baths; pas un ne les a même simplement vus. - Bref !!! '' Et l'école, alors ça va toujours au bout d'1 semaine ??? ??? Je leur fait faire de la conversation : c'est pas triste. Je leur apprends aussi '' Toute la musique que j'aime'' de Johnny '' Cette école (je ne sais pas les autres -) est vachement conviviale et les profs viennent même le samedi et le dimanche pour jouer au volley/foot ou aux échecs avec les pensionnaires. Ils sont respectés bien qu'ils n’aient pas de rapport d'autorité de maître à élève. Nos profs ont loupé ça !'' -- J'ai trouve une ONG Française - OSF - qui pourrait envoyer des ordis recycles pour l'école, mais il faut qu'on trouve un moyen pour les acheminer de France à ici : Si quelqu'un a un plan ou connaît quelqu'un qui aurait 1 plan ???? Welcome -- MAE SALAT Aujourd'hui je prends la motorbyke et vais me promener à Mae Salat, une petite ville à 35 Km environ de Mae Sot . J'avais déjà voulu aller à Mae Tak à 90 Km, mais au bout d'une trentaine, j'avais tellement mal au cul que j'ai fait demi tour. Mae Salat est vraiment une toute petite ville, un gros village, dirais-je Je mange et bois quelques Chang Beer avec trois jeunes sympas . J'améliore mon thaï et ma motorbykisation. ( Moins mal au Cul !) MAE SOT ( suite ) C'est le nouvel an chinois et presque tout est ferme Lundi et Mardi, je vais en Birmanie en clandestin dans un village Karen avec des élèves et des profs. C'est le Dirlo qui m'invite et je serre un peu les miches. IL a tenu son école clandestinement pendant 18 ans. La Zone est sous contrôle de l'armée de libération Karen mais avec l'armée Birmane, on ne sait jamais. En principe c'est sans risques mais pas à 100% Donc envisagez une rançon ou une action chez Chirac ''Il va bien lui ????'' Au secours ! Ca tire de tous les cotés !!!!! Ah ! Non ce sont les pétards pour le nouvel an Chinois !!! OUF ! ! !
Bye et arci encore !
TRIP A L'AIR (21) MAE SOT L'année du CHIEN s'annonce radieuse Les chiens de l'année, aussi ! S . O. S. Je cherche désespérément la partition ( Paroles, Musique et Accord ) de '' Toute la musique que j'aime'' de Johnny . Je suis en train de l'enseigner aux Children A la place, je trouve ça sur les sites de partoches : Bonjour à tous L'activité de ce site est pour l'instant stoppée, le temps d'éclaircir des questions de droits d'auteur. Le but de ce site n'a jamais été de faire du tort à qui que ce soit mais plutôt de permettre à des guitaristes de jouer des partitions accessibles. Des poursuites ont été engagées dernièrement à l'encontre de sites proposant des paroles de chansons. Je ne souhaite pas être poursuivi à mon tour. C'est la mort dans l'âme que je dois interrompre la vie de ce site, qui comme d'autres, participait à la promotion des artistes. Si quelqu'un peut me la trouver et me l'envoyer par e-mail, ainsi que le MP3 - je suis dans 1 web café et ne peut importer KazaLite - du CD aux adresses suivantes : naka442@gmail.com et ferdex01@gmail.com. D' avance : Je sais que ce n'est pas poli, mais : Merci !
Voici un autre témoignage sur le bouddhisme et les tigres, qui va ENFIN lancer une polémique intéressante (et peut-être même sanglante !) dans cette série de TRIP a l'AIR qui commence un peu à ronronner ! Merci Pierre ! ( '' He ! Mon pote écrivain ( C'est en écrivant qu'on devient écrevisse !'', ) il a été moine bouddhiste pendant 7 ans ! ) . . . Par le fait un des moines en question voulait être dans l'armée. Il s'est pointé en retard le jour de l'exam d'entrée et il a trouvé porte close. Il en a conçu un rejet des maisons closes pour se tourner vers le temple, sa foi s'étant éclose. Ce reportage prend plutôt les tigres comme prétexte pour développer la vie de moine et le bouddhisme (il était une fois, la mienne - Merci Devos) Ton copain écrivain, bouddhiste et néanmoins français a une réaction pour le moins tranchée sur ce reportage. Je ne sais pas depuis combien de temps il boudhise mais je suis surpris qu'un boudheur (?) puisse se montrer aussi intolérant. Ce me semble une réaction typique d'un converti (de frais ?). Ce qui m'a toujours intéressé dans le bouddhisme c'est la faculté d'accepter qu'autrui puisse penser et faire différemment. Au pays de Bouddha pas de missionnaires ni de prosélytes. Laissons l'ostracisme à Le Pen and co. Il rejette le reportage en faisant l'amalgame entre la politique (enfin si on peut le dire ainsi) du temple en question et le reportage qu'en a fait ton pote de l'Espace (comme on dit chez Renault). L'émission passée à la télé reflète une vision d'une personne (le reporter). Pour ma part ce que j'en retiens c'est que des moines se sont spécialisés dans le sauvetage/protection d'animaux. Ce qui ne me paraît pas contradictoire avec les enseignements du bouddha. Pourquoi ne joueraient-t-il pas leur Bardot ? D'ailleurs leurs cousins tibétains n'ont-ils pas un certain Bardo Todol dans leur bibliothèque ? L'aspect mercantile/commercial ne ressort pas dans le reportage. Le fait de faire l'objet d'un reportage diffusé dans nos chaumières occidentales constitue-t-il en soi un délit de démarche commerciale ? Je sais bien que pour vivre heureux, vivons caché, mais tout de même... Ce reportage m'a plu et m'a procuré un vrai moment de bien être. Si les moines de ce temple sont en train de se savonner la planche qui mène au nirvana, c'est leur affaire non ? En effet je vois que tes horaires sont light. Mais aux âmes bien nées il suffit de peu de temps pour apporter la lumière. Sois tranquille si tu te fais otager en Birmanie on s'occupera de toi. Comité de soutien et tout et tout, je mettrai Broyer/Blanchard sur le scoop. A plus Pierre -- En tout cas moi je suis de retour de : KHO TOO LEI Rangez vos carnets de chèques et vos stylos ! Pas de rançon à payer ! Je suis revenu sain (Saint, c'est une autre histoire !) et sauf ! Le village en question est bien un village Karen en territoire Birman sur une île de la Moei River. Pas sous contrôle de l'ONU (J’avais mal compris mon Dirlo qui, malgré une licence de littérature anglaise, a un accent à couper au couteau. D'ailleurs je me demande ce qu'il entend par MAJORIGAMES, qu'il emploie souvent pour parler du gouvernement militaire birman ? Enfin c'est moi qui entends ça ? Qu'est ce qu'il peut bien vouloir dire en Anglais ???? Si quelqu'un a une réponse, . bienvenu!) . Pas d'ONU, donc mais un KNU ( Karen National Union) dont le Dirlo est un fervent supporter et même peut-être plus. C'est même le camp du 101eme Bataillon. Des soldats en armes partout. (AK 47 ; Les meilleures sont ceux fabriqués en Russie, Ceux de Chine ne valent rien ! et ils sont meilleurs que les M16 Américains, Lances Roquettes, Lances croquettes pour les chiens. Et tout un tas de bazars dont je ne sais même pas comment ça s'appelle.) La fête, c'est le 57eme (conscrit à moi jusqu'a fin Février) Anniversary of Karen Révolution Day ainsi que Major Général Taw La Mémorial Day Il y a plein d'écoles donc ça ne doit pas être trop dangereux. Matchs de foot, de boxe, Danses traditionnelles . . . Euhhhhh . . . folkloriques, plutôt. Défilé militaire, of course !!!
Un certain Eric, anglais qui vit en France ( SON SITE WEB : http://www.rainbowends.org/ ) et enseigne aussi en Thaïlande et semble un peu le conseiller ''intelligence'' de ces militaires-la .
J'assiste d'ailleurs avec des gradés à des ''meetings'' plutôt discrets à propos d'armement, de stratégie de propagande, etc. . .( C'est là que j'ai appris pour les AK 47 !) Ca me passionne . . . et je n'ai pas trop envie d'en savoir plus car j'ai bien l'intention de POUVOIR retourner en Birmanie un jour ou l'autre. (contrairement au fameux Eric en question qui est tricard dans ce pays.) D'autre part la lutte armée . . . Je suis non violent et plutôt adepte de Aung San Suu Kii Par contre l'idée d 'Eric pour une propagande en direction des militaires, pas ceux de la junte, mais ceux des régiments est bonne - Ceux-ci semblent être patriotes . En deux mots : La Chine, avec 1 300 000 000 Chinois n'a pas le choix : elle DOIT s'agrandir. Si elle fait du commerce avec la Birmanie, malgré le blocus décreté par les USA, ce n'est pas gratuit.(Armes, Biens d'équipement, Autos, Investissements surtout. . .) Elle risque fort de Tibetiser la Birmanie . Donc, il faut leur dire, leur faire comprendre (S'ils ont un peu plus que du yaourt à la place du cerveau, ce qui n'est pas prouve), a ces braves militaires que la junte vend leur pays à la Chine, au lieu de leur parler de pauvreté, de santé, de droits de l'homme et de démocratie. Mettre l'accent sur la trahison de la junte.
J'ai sommeil !
Cette fête a été l'occasion pour les Karens du village de revoir leurs amis des autres villages. Comme nous logions dans l'arrière boutique d'une petite épicerie, tout le monde s'arrêtait là pour discuter et les caquetages des femmes Karen, beaucoup plus bruyantes que les hommes, (sorry Mesdames, mais elles ont la voix plus perçante ) m'ont fait passer une nuit gris très clair, presque blanche. Comme à 6 heures du mat', tout le monde s'est levé pour aller à la cérémonie militaire prévue à 7 h, mais qui a dû commencer vers 9 heures. . . . : Bonjour la nuit !
Pendant la fête, il y avait quelques uns de mes élèves. Extrêmement sympas et qui me saluaient en Français, à maintes reprises. Ils me demandaient s'ils pouvaient aller à tel endroit, comme à un VRAI professeur !
Un autre volontaire anglais (Anglosaxophone) que je salue et avec qui je discute un brin. Lorsque je lui dis que j'enseigne le Français aux orphelins de Mae Pa, il me demande, perfide ; ''The French ! ! ! Why???'' Quelle suffisance ! Quel mépris ! ( comment-dit-on mépris en anglais ???) '' Parce que c'est une très belle langue et qu'ils ne souhaitent plus être manipulés par les Anglosaxophones ! Connard ! ''
Bon ! Vu que je n'ai pas été enlevé, vous économisez pas mal de fric, vous n'avez pas de rançon à payer, et vous pouvez donc m'inviter à dîner à mon retour ! Mais je pense que ma sécurité ne vous pose pas trop de problèmes, car 4 personnes seulement m'ont mis en garde contre ce séjour clandestin ou m'ont demandé des nouvelles !!! MAE SOT Pendant la semaine du Jour de l'An Chinois, chaque matin, dès 6 heures défilés de jeunes, tous vêtus de jaune avec tambours, cymbales, dragons et pétards - genre mitraillette . Mais à 6 heures du mat !!! Ils sillonnent toutes les rue et les pétards servent à éloigner les mauvais esprit ! -- Rubrique PiPi CaCa .
Un témoignage malheureusement anonyme mais que je reproduis fidèlement ici par souci d'objectivité : '' On comprend pour quoi tu pètes si souvent, c'est pour éloigner les mauvais esprits. Ca a l'air efficace, et en plus, toi tu les asphyxies !''
Et on appelle ça des amis !!! Carte de Voeu pour que vous commenciez bien l'année du Chien !
Je ne sais pas si vous recevez l'image (C'est le plan du village de Voeu, dans la Meurthe et Garonne ou le Tarn et Moselle, je ne sais plus très bien !) car ça a l'air de merdoyer un peu .
Allez ! Bon Vent
Et bonne année du Chien ! Fern@nd TRIP A L" AIR (22) De plus en plus interactif !!! La parole VOUS est donnée ! Prenez-la ! Rubrique PiPi/ CaCa (Suite) Et on attaque fort par un nouveau témoignage de Anny qui a visité la Chine et ses toilettes de con t'en fomble !
Pour compléter la rubrique pipi caca bien qu on n’aie plus 4 ans. Pourquoi les chinois sont ils fâchés avec les portes des toilettes. La plupart du temps il n y en a pas, je ne reprends pas les descriptions faites précédemment de ces lieux odorants... mais quand il y en a, guest houses, super marches, etc... Les asiatiques ne ferment jamais les portes. La raison pour moi reste un mystère, sont ils exhibitionnistes, je ne sais. Merci d éclairer ma lanterne. Bon nouvelle année du chien, est ce qu on le mange celui la ?Anny -- Les tigres
La polémique serait-elle morte dans l'oeuf ??? Voici la (non) réponse de Bragon
Je ne répondrais pas à la réaction de ton copain vu que ces commentaires sont basés sur des choses dont il ne connaît rien. Ca n'a pas de sens de critiquer les autres quand on ne sait pas de quoi on parle. J'ai été moine 9 ans-- et officiellement je n'ai toujours pas dérobé. Bragon the Bat
Je pense que Bragon est en pétard contre les moines aux tigres, parce que le clergé Bouddhiste, ici en Thaïlande (* mais aussi en Birmanie, qu'il se rassure) est surtout une machine à faire du fric, à vendre des mérites pour acquérir un meilleur Karma, comme nos curetons vendaient des indulgences au moyen âge pour aller au paradis et que cela est très loin du bouddhisme. Les moines '' Aux tigres'' ont trouvé un autre plan, encore plus juteux (voir leur site Web) Leurs prix se sont envolés .Et les tigres ne sont que le prétexte. Mais il y a aussi tous les autres moines qui lisent l'avenir, massent, ou qui prient contre monnaie sonante et trébuchante, pour la bonne chance, la réussite à l'examen, les gains à la loterie royale, la réussite dans les affaires, la bonne usante, la bonne année, une nouvelle femme, une nouvelle petite amie, la rapide guérison de la bleno, le raccourcissement des règles douloureuses, la grand amour, le retardement de la ménopause, les bonnes notes du p'tit à l'école, la semaine à 70 heures pour bientôt, la SMIG à 500 Bahts (10 Euros) par jour, etc . . . Les vrais bouddhistes seraient-ils les moines emprisonnés en Chine à qui les Chinois coupent les doigts pour les empêcher d'égrener leur pala (chapelet) ? Ou les ascètes qui vivent dans des grottes des Hymalaya (du pied gauche, ça porte bonheur ?) Ou les moines Zen qui, sans zene, zenitent pas à méditer ? Dans un Wat particulièrement sacré à Ayuttaya, j'ai vu des pèlerins claquer du fric à tous les coins de temple. Et en liquide, voire même en piécettes ! GRAVE ?
Ce matin, j'ai été contacté par un militaire français, soit disant -clandestinement - en vacances, venu en Thaïlande prétendument pour faire de la boxe Thaï, sans dit-il avoir l'autorisation de sa hiérarchie, et qui habilement m'a fait parler de ma visite à la Compagnie 101 du l'armée du KUN. Il rentre de l'Afghanistan et part bientôt pour l'Iraq ou il fait de la protection rapprochée de diplomates (?). . . . Par deux fois, il ma dit qu'il aimerait rencontrer ces militaires du KUN Ca sent le renseignement à plein nez. Déjà que la région grouille d'informateurs de la junte birmane. Eric, l'activiste Anglais vivant en France m'avais mis en garde. Lui, on a tenté de l'empoisonner. Où ai-je mis le pied ??? Ouvre l'oeil Fern@nd, et le bon !
J'ai carrément demande au Dirlo, comment il écrivait MAJORIGAMES ; C'est MILITARY REGIME !!! Balèze, l'accent ! Je comprends pourquoi mes élèves ont parfois du mal avec la prononciation.
Est-ce que parmi vous quelqu'un m'a envoyé un dico Anglais / Français - Français / Anglais ?????
Ca se passe toujours bien avec les gamins Il y en a 20 de 12 à 19 ans dont 1 prof de 27 ans vachement sympa. Ils sont tous volontaires et restent 1 heure avec moi après leurs cours. Je ne me sens pas comme un prof à la française. Je pense que je vais y rester 2 mois. Les profs, ici, ce n'est pas comme en France. Ils ont des super bons rapports avec les gamins. Ils reviennent le soir ou les WE pour jouer au ballon ou aux échecs avec eux. Et les gamins sont gentils. Ils m'aiment bien. Il faut dire que je les fais pas mal marrer ! - - Et de nouvelles réactions au dernier TRIP a l'AIR par Mireille, lectrice assidue et critique. Mais qui s'en plaindrait ???
Tout Il ne faut pas généraliser sur les profs en France; on peut aussi avoir des rapports humains et donner gratuitement de son temps (sauf que les syndicats font la gueule et la morale!). J'ai beaucoup aimé mon métier et je suis toujours touchée quand des anciens élèves m'interpellent 20 ans après pour me donner de leurs nouvelles ou me dire qu'ils vont s'occuper de mes affaires (à la banque, à l'agence immobilière...) ou me faire part des naissances. D'ailleurs mes élèves m'ont bien rendu ce que j’avais pu leur donner. Il y aura 14 ans je suis restée 3 mois sans appui sur le pied droit après une grosse opération. Si j'ai pu rester chez moi et éviter la maison de convalescence, c'est bien grâce à mes élèves et mes anciens qui se sont relayés pour faire les courses, étendre mon linge, porter mon courrier à la poste et même les garçons qui décidaient de passer l'aspirateur. Ils ont tous été super généreux de leur temps et sans que j'aie à demander, ce qui était très important pour moi. Il y a 3 ans un groupe d'élèves de Quinet à gagner le concours du Parlement européen des Jeunes, et sont allés représenter la France en Lituanie, cela m'a pris beaucoup de temps et j'ai eu moins que peu d'aide de l'administration, mais j'ai aimé leur enthousiasme. Les militaires de base en Birmanie ont une situation de rente, se considèrent supérieurs au reste de la population et surtout jouissent de l'impunité pour ce qu'ils peuvent faire, en particulier en matière de travail forcé et de confiscation de biens et de terres; Alors, je doute que la révolution arrive par eux. Quant à ASSK, elle est confinée chez elle et ne peut jouer aucun rôle, quoi qu'on murmure qu'il y aurait des négociations secrètes pour des élections à venir avant la fin de l'année. Et ceux qui sont en Thaïlande ne pourront pas y participer, hélas! Continuez à faire rire les élèves; pour moi c'est la meilleure façon d'enseigner, dans la joie. Vous ne semblez pas avoir de bons souvenirs de l'école. Vous ne m'avez pas eu comme prof, c'est pour cela. Bon séjour. Vos nouvelles me font toujours plaisir. Cet après midi, je brave les frimas et le brouillard pour aller à l'Opéra à Lyon voir "Mazeppa", rarement monté. Mireille Et ma réponse Bonjour Mai Penai (Pas de problème) Lorsque je vois vos centres d'intérêts humanitaires et humanistes, je n'ai aucun doute que vous êtiez une bonne prof. Moi je me suis copieusement fais ch. . . A l'école Saint Charles, d'abord puis Eugène Dubois à Châtillon ensuite ou j'ai fini Bac -2 après de nombreux redoublements Mon meilleur prof à ST Charles, me mettait à la porte dès que j'ouvrais la bouche et je jouais à cache cache avec le Dirlo qui traversait la cour pour aller mettre du charbon dans la chaudière et s'en jeter un p'tit derrière la cravate pour ne pas être vu et puni Mon meilleur prof à Châtillon, ancien polytechnicien, dont personne ne comprenait les cours, m'autorisait à rester au fond de la classe et à lire un bouquin à condition que je la ferme. J'ai quand même réussi à être le premier de la classe . . . mais pour aller en rècré J'avais fini par me demander si je ne m'appelais pas ''Silence'' ou 'Tais-toi'' Mon fils aussi n'a pas vraiment aimé l'école et nombres de mes amis. Mais j'ai eu 1 ou 2 bons profs, ( merci M. Prost, merci M. Girin - à qui je dois mon accent franco-anglais dont on reconnaît la nationalité avant même que je parle - ) Et quand même et un instit, en 7eme, limite SS, il faut bien le dire. Ceci dit, dans cette école les rapports élèves/profs sont VRAIMENT privilégiés. Même pendant les cours il n'y a pas de rapports de force, d'opposition, de supérieur à inférieur. Et ça m'ébahit vraiment
Mazeppa, c'est de Halliday ??? J'avoue mon ignarité et mon manque d'intérêt pour l'opéra ! Je préfère nettement l'apéro ! Amitiés Fern@nd
TIGRES Un petit échange d'amabilités, mais aussi une réflexions très intéressantes et des infos à propos du prix du pétrole
''Ca prendrait longtemps les pourquoi. En plus, je ne suis pas certain qu'il ait envie de comprendre. Il a ses préjugés et y tient.
Une petite note pour ton carnet de notes SANS LOGO : Exxcon Texas a fait 36 milliards de dollars de profits net l'an passé, l'année où le prix du pétrole a doublé. Sachant que les spéculateurs encaissent entre 10 et 20% du prix du baril de pétrole, devine : qui manipule en fait le plus de profit sur le litre d'essence à la pompe. En Thaïlande, les stations services sont limitées avec un profit de 30 satangs. Mais vu la concurrence (tu as dû voir dans tes voyages en bus les alignements de stations services le long de certaines routes), la majorité font 20 satangs de discount. Donc un profit de 10 satangs par litre. Par ordre du Premier ministre, les stations doivent maintenant fermer à 10.00 H ou minuit, je ne sais plus. La majorité des employés des stations sont des enfants. Résultat des courses : enfants au chômage, profits en baisse, petites stations qui ferment, gros bizeness qui en profitent. '' BRAGON THE BAT Et ma réponse : Ne juge pas sans connaître ! Il est déjà venu en Thaïlande, mais trop brièvement, je pense. En principe, il est très ouvert, mais en France, les gens ont une idée plutôt idyllique du Bouddhisme .
Une petite mise au point brève ne ferait pas de mal à mes lecteurs en général, et même en caporal chef ! OK pour la Benzine! Ca ne m'étonne pas ! On est vraiment dans cette civilisation du Dieu Profit avec pour devise : '' Profit à tout prix ! Profit à n'importe quel prix ! Et quelques grand'messes comme le soir à Hong Kong ou à Shanghai où les gens vont admirer les Buildings des grandes compagnies illuminés ! MOI
Bisous a tous et à bientôt !!! Fern@nd TRIP a L"AIR (23) Avec (Encore ! ! ! Y'en a marre ! )un S. O. S en fin de texte ! ! ! La polémique (Victor) tigresque reprendrait-elle ??? Je n'ai pas l'impression Mais bon . . . Voici la réponse de Pierre (à la Pierrette ? Euh ! Je voudrais dire du berger à la bergère) :
Salut Fernand, Ce débat autour de Tigres et Bragon m'a tout l'air de tourner au dialogue de sourds. Tout d'abord je tiens à présenter mes excuses à ton copain s'il s'est senti blessé par mes propos. Je ne fuirai pas la controverse pour autant et je tiens aussi à préciser quelques bricoles, sans vouloir vexer personne. Il y belle burette (comme je disais quand j'étais enfant de choeur) que je ne me fais plus d'illusions, sur l'aspect mercantile et intéressé du clergé, des clergés de toutes les religions. Si j'avais une idée idyllique du bouddhisme, elle s'est bien vite dissipée lors de mon premier voyage en Thaïlande, en 1986. Pas besoin de rester 107 ans pour s'apercevoir que, comme chez nous et ailleurs, messieurs du clergé sont très portés sur le culte et les affaires qui vont avec. Maintenant reste la philosophie bouddhiste, elle est séduisante, comme le christianisme peut l’être, abstraction faite du décorum et de l'affairisme mis en place par les religions. La religion est et restera toujours l'opium du peuple. C'est commun de dire ça. Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais ressenti le besoin de me convertir à une religion plus qu'une autre. Une fois, je me suis converti, c'était au communisme. Naïvement, j'avais idée que cette philosophie là pouvait améliorer notre quotidien. Mais au bout d'un moment ta pensée ne t'appartient plus et si tu fais pas gaffe tu te retrouves à staliner comme le premier Marchais venu. Exit donc les cocos à la noix et fin des illusions sur l'avenir "social" de l'homme. Reste son devenir spirituel. A chacun son truc selon ses aspirations. Je préfère les chats aux chiens car il n'y a pas de chats policiers (Siné) et j'ai un faible pour le bouddhisme car il n'y a pas de bouddhiste missionnaire. Il y a un mec qui disait : "le seul véritable échec est de cesser d'essayer de bien faire". Le bien est une notion qui est propre à chaque être, selon la société dans laquelle il vit. A partir de là, bien faire et laisser dire non ? Concernant le reportage sur les moines protecteurs de tigres et autres animaux, je l'ai regardé (et enregistré) parce que tu m'en avais parlé et montré les photos réalisées lors de ton passage dans ce temple. Apparemment, tu n'avais pas eu la même lecture que ton pote. A plus, j'ai la salle de bain à finir. Pierre
Et la mienne, donc:
A vrai dire je ne m'étais pas posé la question. J'avais dissocié les deux choses. J'ai tellement aimé caresser les tigres, moi qui jusqu'alors, m'étais contenté de caresser des minous plus dociles. J'avais bien remarqué que les moines aimaient bien le fric, mais cela ne m'avait pas flagré, au monastère des tigres car l'entrée était soumise à un don ( biensûr) libre. Maintenant l'entrée est fixée à 300 Bhats - 6 Euros - (ce qui est cher pour ici) et les séjours sont hors de prix. Comme dirait mon fils : '' Ca coûte la peau des fesses et ils se font des couilles en or !'' J'ai été plus interloqué par l'avidité des moines, l'an d'après à Ayuttaya, en visitant un temple Pompe à Phynance'' comme aurait dit Alfred JARRY et en visitant aussi la Birmanie que les guides présentent comme le pays le plus spirituel d'Asie, mais avec un bouddhisme avide de fric et qui a, de plus, le cul entre deux chaises ; De très nombreux temples assurent la ( bonne ) scolarité des enfants la place de l'enseignement public défaillant, voire carrément absent et le clergé flirte ouvertement avec les dictateurs ! La situation est très malsaine et m'est confirmée ici. Moi
Ainsi qu'une précision rapide de Bragon :
Juste une note rapide : Par la loi, la possession d'animaux en voie de disparition est interdite, même en Thaïlande. Les moines parce que moines profitent de nombreux passe-droits, dont celui-ci. Ils sont en situation illégale et personne ne fait rien. Bragon the Bat
Rubrique PiPi / CaCa ( suite) Et encore un témoignage d'Anny, l'infatiguable, qui en plus se démène pour envoyer une tentative de puzzle en porcelaine cloisonnée chinoise à JL, un autre TRES bon pote à moi.:
Pour continuer la rubrique pipi caca, as tu remarqué que même en présence de toilettes, les hommes vont arroser les plantations, c est le cas de le dire. J’en ai encore vu deux, hier, qui se soulageaient au pied d une malheureuse plante qui à ce régime ne tardera pas à crever. Ah ces chinois.... ANNY
Note de Moi : Ca lui fera un apport en engrais organique nitré Le PiPi de mec ( surtout Chinois), c'est royal pour les plantes ( surtout chinoises) . Moi -- Rubrique PiPi/CaCa Une précision de Bragon Of the BATifole, toujours très au courant de tout, surtout en cette . . . matière ( c'est le cas de le dire ) : Très presse aujourd'hui. Pour les portes de chiottes en Chine : elles restent ouvertes parce que les Commies (Communistes : NDLR) partagent tout. BRAGON the BAT-- Hier soir, Frank est venu visiter BHSOH et il a aidé les élèves, à faire un exercice sur avoir et être. Puis il a chanté avec nous " Toute le musique que j'aime '' Ensuite, le Dirlo a fait péter quelques Chang Beer et ensuite il y avait une ''ceremony'' pour le départ de deux volontaires suisses (un couple) Très émouvant ! Ils ont été couverts de cadeaux. Le mec a offert sa guitare aux élèves ! Il y a eu moult discours de remerciement, un tantinet axés sur '' Freedom'' et ''Democracy'' Puis toute l'école, ou presque a chanté ''Imagine'' de Lennon qu'ils leur avaient appris. Je suis 1 peu léger avec ''Toute la musique que j'aime'' Vous ne connaissez pas une chanson facile, avec des mots simples du même genre, voire même un peu anar ; Bienvenue à la partition ! ! ! ??? J'ai trouvé une autre motorbyke à louer, un peu plus chère, ( 100 B = 2 Euros/ jour) mais je l'ai tous les jours et toutes les nuits ! Et, contrairement à l'autre (70B= 1, 5 Euro/1/2 journée) que je rendais le soir et reprenais le lendemain en fin de matinée, c'est moi qui brûlerai l'essence que j'y mettrai.
Une communication de Mireille qui suit ça de près ( Elle tremble pour ma sécurité : Merci Mireille ;
MAE SOT, Thaïlande (Reuters) - Deux Français soupçonnés de participer à la formation de combattants de l'ethnie Karen luttant contre la junte militaire au pouvoir au Myanmar ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis par la justice thaïlandaise, a déclaré la police.
Ces deux hommes ont été arrêtés vendredi après avoir franchi la rivière Moei afin de revenir sur le territoire thaïlandais. Ils avaient auparavant été vus mardi en tenue militaire en territoire rebelle au Myanmar. Ils assistaient à une cérémonie de l'Union nationale Karen (KNU) marquant le 57e anniversaire du soulèvement de cette ethnie. Ils ont été condamnés samedi et une procédure d'expulsion a été lancée. "Ils ont dit qu'ils n'étaient pas soldats", a déclaré à Reuters un policier ayant participé à leur interrogatoire. "Ils disent avoir visité le camp des Karen par curiosité et qu'ils devaient se rendre ensuite au Vietnam." Le colonel Nerdah Mya, fils de la figure emblématique de la KNU, le général Bo Mya, a déclaré à Reuters que les deux étrangers étaient des "commandos français qui nous aident" à combattre la junte militaire birmane. L'ambassade de France en Thaïlande avait fait part de sa surprise après la découverte des images montrant les deux hommes auprès des Karen. Les diplomates français avaient émis l'hypothèse que ces deux hommes soient des étrangers déguisés en Français.
C'est aussi à une cérémonie du 57e anniversaire de la Révolution Karen où j'étais, clandestinement en territoire Birman Lundi et Mardi du Jour de l'an Chinois Je l'ai échappé belle ! Moi
SUKHOTHAI Petit Week End à Sukhothai, avec Frank le marchand de Bijoux d’argent, de jade et de famille : Petite ville sympa, ancienne capitale de la Thaïlande, avant même Ayuttaya, avec un marché et un food marché de nuit assez bon et des racoleuses, pour le resto, bien sur (de restaurant du marché de nuit) assez marrantes. Le parc Old Sukhothai où se trouvent les temples (époque Angkor ou environ, à 10 siècles près) est assez calme et agréable à visiter en vélo de location (20 Baths = 0, 40 Euros) . On va se boire une bière Chang dans un bar où il y avait l'air d'y avoir quelques nanas plutôt belles. En regardant de plus près ce sont en réalité des Cathoys (Travelos ou TransSexuels, on a pas vérifié, bien réussie(e)s . On en a vu plusieurs dans cette petite ville. Il y a dû y avoir un parachutage ou alors il y a un élevage dans les environs.
s. o. s. Je ne peux QUE compter sur vous ! ! ! Je vous remets encore à contribution, enfin les quelques lecteurs actifs, biensûr ! Les autres, vous pouvez continuer à somnoler entre deux parutions.
Comme vous le voyez, j'enseigne bénévolement le français à des élèves dans l'école du BHSOH à Mae Pa, près de Mae Sot, en Thaïlande.
Voici la petite annonce que j'ai envoyée au Forum '' www.voyageforum.com '' dans la section aide humanitaire. Elle vous concerne peut-être aussi. Sinon, vous pouvez la diffuser à vos amis et connaissances. Mon action ne doit pas rester en plan. Ces enfants ont besoin d'un petit coup de pouce pour débuter un peu bien dans la vie. D'ailleurs j'envisage d'y retourner - toujours bénévolement - l'hiver prochain pour 1 ou 2 mois.
Un bon plan pour devenir bénévole en Thaïlande .: Enseigner le Français au BHSOH de Mae Pa - Mae Sot
J'enseigne les bases du Français au BHSOH ( Boarding High School for Orphans and Helpless youth) depuis le 17 Janvier 2006 jusqu' aux environs du 20 Mars 2006, soit pratiquement la fin de l'année scolaire en Thaïlande. J'aimerais que cet enseignement soit continu à la reprise de l'école, début Juin 2006 .Les élèves et Khaing OO Maung, le principal et directeur de l'orphelinat le souhaitent aussi. C'est un personnage hors du commun, diplôme de littérature anglaise, malgré un accent à couper au couteau. Il a été emprisonné pendant 5 ans dans les geôles de la junte et a dirig é une école clandestine itinérante dans la jungle birmane pendant 10 ans. Et il ne crache pas sur une petite beer Chang de temps en temps. Il faut venir au moins, pour une période de 1 mois ou plus afin de faire un travail assez profond et si possible assurer la suite. L'enseignement de 1 heure par jour est pour environ 20 enfants/ados de 12 à 18 ans - Birmans et Karen - qui maîtrisent bien l'anglais. (un dynamique professeur de 26 ans en profite aussi pour apprendre notre langue et est très aidant pour moi et les autres élèves) Ils sont très volontaires et prennent sur leur temps de loisir pour apprendre le Français (leurs cours finissent à 15 heures et ceux de français que vous aurez à donner ont lieu -over school time - de 15 à 16 heures Les rapports entre enseignants et élèves, sont très différents de ceux qui existent en France : très grand respect, convivialité, implication, joie)
Pour postuler, il faut : Un bon niveau en anglais Un bon niveau en français (pour ma part, je ne suis pas professeur. J'aime simplement beaucoup la langue française et j'ai anime des ateliers d'écriture pour adultes et ados.) Le sens de la pédagogie assez développé, si possible. De la bonne humeur à revendre. Et un bon coup de pédale, si vous choisissez d'aller tous les après-midi de Mae Sot a Mae Pas en vélo (6/7Km) Par contre, n'espérez pas que le voyage jusqu'à Mae Sot vous soit payé. BHSOH a peu d'argent. Elle ne bénéficie d'aucune aide de la part de la Thaïlande - et encore moins de la Birmanie, bien sûr ! Il ne semble pas exister d'aide ou de subventions au volontariat. Si vous n'avez pas peur des conditions d'hébergement rustiques, le BHSOH pourra vous loger et vous nourrir gratuitement et vous pourrez ainsi vous rendre compte de leurs conditions de vie. Et comparer avec celles des écoles françaises . . .
Mae Pa est à environ 7/8 kilomètres de Mae Sot Sinon, possibilité de loger à Mae Sot Guest House (en marchandant) : 2500 Bath = 50 Euros pour 1 mois Location d'une motorbyke : 3000 Baths = 60 Euro pour 1 mois Ou Location d'1 vélo : Beaucoup moins cher La nourriture en Thaïlande est très bonne et très bon marché et on peut manger très correctement pour 100 Baths par jour soit 3000 Bath par mois soit 60 Euros. Je me tiens à votre disposition pour toutes informations complémentaires. Sinon vous pouvez contacter de la part de Fernand - c'et moi - Kaing Oo MMaung - en anglais - a newbhsoh@yahoo.com .
D'autre part, quelques uns d'entre vous seraient-ils d'accord pour monter une petite associe, pour aider ce BHSOH, notamment à trouver des enseignants d'Anglais et de Français BENEVOLES et VOLONTAIRES et éventuellement envoyer du mathos scolaire et informatique ? ? ? ?
Fern@nd ferdex01@gmail.com Je vous repasse cette petite annonce que j'ai fait paraître dans Voyage Forum mais qui s'adresse aussi à vous . Je vous la repasse car je pense qu'elle est mal parvenue jusqu'à votre écran ! En effet, je n'ai reçu que DEUX (2) réponses négatives et, vous connaissant, je ne peux imaginer que vous l'ayez laissée dans votre boite e-mails. Je connais votre convivialité, votre générosité, votre promptitude à faire suivre des blagues et du diaporama. Donc : Même si vous vous ne pouvez pas venir en Thaïlande, ce que je conçois très bien, vous pouvez toujours faire suivre ce message à vos correspondants en leur demandant d'en faire autant ! C'est très mal poli, mais '' Merci d'Avance'' TRIP a l' AIR (25) Retour a MAE SOT REMERCIMENTS Un GROS merci a : Valérie, pour les bouquins qu'elle m'a envoyés et j'y mets une pleine jonque de bisous . Jean Luc Pour le Dico Français / Anglais et Anglais/ Français ainsi que pour les partoches (que j’ai déjà reçues), le Charlie Hebdo sur les caricatures et tout le reste Pierre qui met à profit sa nouvelle retraite pour lui aussi m'envoyer un Dico de Francais pur, des MP3 et des textes de chansons et qui se bouge pour essayer d'acheminer des ordis -- que peut être Ordinateurs Sans Frontières va nous offrir -- jusqu'ici . Lilliane qui m'a e-mailé des paroles de chansons et des MP3 Mireille, et Bragon The Bat pour leurs conseils avisés. Patrick qui m'envoie des blagues, photos coquines et autres diaporamas pour me distraire après une longue journée (1 Heure) de boulotTous ceux qui m'ont encouragé et ça m'a fait chaud au coeur. Tous ceux qui ne se sont pas manifestés mais qui auraient pu le faire . Et tous ceux que j'oublie.
Ce TRIP à l'AIR commence très fort !
HOMMAGE à Roger et à Martine, fidèles lecteurs de TRIP à l'AIR, un couple de Quebequois gourmets et gourmands, qui voyagent comme je les aime, avec les yeux ouverts et les papilles à l'affût d'un délicieux poulet àa l'ananas servi dans l'ananas ( Ventiane )
Bonjour tout le monde,
La Birmanie, c'est simple, parvenu au bout du monde tournez à droite, parcourez deux ou trois rues, enjambez dalles cassées, un ou deux trous noirs douteux, laissez passer les vieilles voitures filantes, puis après mille et trois étales offrant thé, café, et petits livres illisibles, souriez vous êtes arrivés. Vu des airs la Birmanie nous dévoile ses milliers de stupas qui jonchent sa terre rouge. Yagoon, la capitale, a un aéroport avec une seule piste. On y débarque à pied, un peu anxieux de passer l'immigration, l'armée est au pouvoir ne l'oubliez pas! Tout va très bien, bienvenue aux touristes. Le chaos règne : des bus pleins à craquer (avec volant à droite et conduite à droite), trottoirs bondés d'hommes en longy (jupe à petits carreaux), de crachats de bétel dégoulinants et de "tea shop" avec leurs mobiliers en plastique pour enfants. Nous buvons donc notre premier thé birman les genoux derrière les oreilles! Nous visitons la grande pagode Shewadone ou se côtoient bizarrement le kitch et la magnificence de la religion : Bouddha d'or (on a essayé de le réveiller ça n'a pas marché) entouré de lumières multicolores et clignotantes représentant son aura... du moins c'est ce qu'on pense. Délire et grandeur. Bon c'est pas tout la ville, on a un visa de 28 jours, on s'embarque donc dans un bus pour le lac Inlay au coeur d'une région montagneuse... 18 heures de routes (une des pires routes au monde) pour faire 600 km! A Nyaugshew (7 rues, un succulent resto indien), on prend un bateau avec guide, tour du lac, village sur pilotis, impressionnant, pêcheurs ramant debout avec la jambe droite (ils sont dans le droit chemin!), impressionnant, pagodes et temples au milieu du lac, impressionnant. Bon, le tour comprend forcément des arrêts obligatoires pour acheter, acheter, acheter... on en a marre alors le guide se réveille (on a réussi avec lui!) et nous amène dans sa maison au milieu du lac faire connaissance avec sa famille et boire le thé, impressionnant. Conclusion, nous gardons une très bonne impression du lac Inly. (ou Inlé) Nous sautons dans un Pick-up vers Kalaw (5 rues et un très bon resto népalais). Nous partons en randonnée pédestre d'une journée à travers les rizières mi-asséchées, la jungle touffue, les plantations de thé, empruntons des sentiers serpentant des cultures de formes élégantes et des sommets désertiques, puis nous dînons dans un village perché au fait d'une montagne, magnifique et moyenâgeux. Le lendemain soir Roger se tape un empoisonnement alimentaire, dure nuit, mais le pire l'attendait (tatadammmmmmmm) ; On décide pareil de partir le matin en autobus (quel con!) pour Mandalay. Si la route pour le lac Inlay est une des plus horribles, celle-ci dépasse l'entendement! Il y a plus de trous que de route! Roger n'a que deux pensées pendant tout le trajet : ne pas ch... dans ses culottes et ne pas dégueuler sur sa charmante voisine. Vive le voyage et le charbon de bois! Le lendemain, en pleine forme, nous grimpons la "Mandalay hill" à Mandalay, le surlendemain la "Saigan hill" à Saigan et à Mingun "le plus gros tas de briques au monde" : temple construit par un roi fou, fendu en deux par un tremblement de terre. Nous regardons la craque, penchés sur son abîme, nous mesurons la bêtise humaine! En fin de journée l'excellente petite bière, en grosse bouteille, au coucher de soleil, le long d'un pont en tek (supposément le plus long au monde, c'est drôle dans chaque pays il y a toujours quelque chose de plus long, gros, grand, petit au monde!). En buvant on porte un toast à vous tous. Nous prenons l'autobus pour Shipaw, le moment fort de notre voyage! Village choisi au hasard pour combler l'envie montagneuse de Martine. En attendant l'autobus nous faisons connaissance avec Maurice, un singulier et attachant personnage (belge de naissance et résident du nord de la Thaïlande). La conversation roule à plein feu : Dantec, Houellebecq (salut Didier), voyage, descente aux enfers du Lonely Planet, musique, etc... Bref on passera 6 jours avec lui. Shipaw (3 rues, un excellent resto BBQ chinois) est l'endroit idéal pour la contemplation et le rien faire : le paradis! La guest-house Mr Kid, dénigré par le Lonely-planet, est tenue par une famille super sympathique: lits hyper confortables, accès à la cuisine où Roger prépare des petits poissons à la Thaï. Stupeur au marché....des touristes qui achètent légumes et poissons frais! La maman, toujours souriante, ressemble drôlement à Yeli (salut Yeli!). Elle nous renseigne sur les différentes escapades dans les environs (au lieu de payer 5$ un guide fourni par le gouvernement! Moins on leur en donne mieux c'est!) Et nous voilà partis avec Maurice en vélo vers une source d'eau chaude au bout d'un village "Chan", nous empruntons le plus beau sentier au monde, qui longe une rivière, roue à aube, enfants qui se baignent, buffalos indolents... La baignade est délicieuse en compagnie des "Chan" du coin. Le deuxième jour, on marche vers une chute qu'on ne trouvera jamais, mais en voyage la route est souvent plus intéressante que le but! Troisième jour, ballade en vélo dans un autre magnifique village "Chan", bucolique! Journée très relaxe! Les quatrième et cinquième jours, l'apothéose de notre voyage en Birmanie, on aide Maurice à monter des couvertures, du miel, des lentilles, du poisson séché, une grosse papaye (allons savoir pourquoi il en pousse partout!) dans un village "Palaung". Sept heures de montée, une fois de plus à travers montagnes, forêts tropicales, vallées etc. Et là, tout en haut, à bout de souffle, l'entrée du village gardée par trois arbres qui ont la tâche de chasser les mauvais esprits, triumvirat de la force et de la sagesse : depuis des siècles qu'ils sont là, dans leurs murmures de feuillage, à défendre les Palaung contre ce qui, jamais on ne saura, est venu avec de mauvaises intentions. A ressentir la paix qui exulte de ce lieu nous pensons que ces trois arbres ont trouvé la formule. Nous sommes accueillis par le chef du village pour boire le thé (récolte à côté de la maison), on communique par le rire... (Bonjour en Palaung se dit "Kimsaw", en Chan "Masounka", en Birman, "Minglaba", merci en Palaung se dit "Rockmay", en Chan "Somteteka", en Biaman, "Jezubey", de quoi en perdre son latin). On dîne et soupe chez lui : riz, riz et légumes sans nom, mais savoureux. Le feu pour cuisiner se fait au centre de la maison, au niveau du sol et sans cheminée. Drôle d'impression. Le fils nous amène boire l'alcool du village (de riz évidemment), au pub du coin. En fin de compte le pub c'est une maison éclairée à la chandelle où la famille vit, mange, dort et distille l'alcool. Leur lit fait office de banc, ce qui ne les empêche pas d'aller se coucher! Ambiance surréaliste. Au petit matin, chez le chef, avant l'aube, dans un silence entrecoupé du claquement de la langue des jeunes qui déjeunent et du crépitements du feu à nos pied ou bouillonne l'eau pour le riz, nous regardons s'éveiller leur quotidien, un instant serein et grandiose! Une vie simple avec la musique la plus complexe et riche qui soit : être! De retour à Shipaw, de retour à Mandalay et de là on prend le bateau sur le fleuve Irrawaddy pour Bagan, haut lieu touristique de la Birmanie. Ca vaut la peine d'endurer les groupes en voyage organisé (on ne comprend toujours pas) car imaginez une plaine d'où surgit des centaines de stupas et de temples construits entre le 12eme et 14eme siècle. Imaginez l'ensemble du haut d'un temple lorsque les derniers rayons du soleil (Hoooooooooo!) font flamboyer les stupas (Haaaaaaaaa!) recouverts de feuilles d'or (Hiiiiiiiiiiiiiiiiii!). Bon c'est ben trippant tout ça mais notre visa s’ achève. On retourne donc à Yangoon, on prend l'avion, qui affiche 6 heures de retard, on manque donc notre transfert à Bangkok pour le Viêt-Nam, on nous paye l'hôtel de luxe, la bouffe...que c'est dur le voyage!
Autres petites remarques et considérations sur la Birmanie : 1. Les moyens de transport: Ils restent assez archaïques dans tout le pays, nous avons pris la charrette, tirée par un cheval, mais pas celle par les boeufs; le trishaw, vélo à gauche et les deux passagers à droite, dos à dos; moteur à trois roues qui traîne un chariot, pick-up et autobus déglingué toujours bondes; vélos grandeur asiatique et sans frein; bus climatisé quand même déglingué, et bateau lent. 2.La bouffe : seule ombre au tableau pour nous fins gourmets, c'est gras, huileux et graisseux! 3.La beauté : Les jeunes Birmans sont d'une beauté époustouflante et particulièrement les garçons. Avec l'âge ils prennent un peu de poids, voir paragraphe précèdent. 4.Le pouvoir : Nous ne pouvons passer sous silence le gouvernement et sa junte militaire : contrôle et surveillance des déplacements, favoritisme à ceux qui collabore, coupures d'électricité arbitraires, déplacement de la capitale dans le plus grand secret (Les gens l'ont su juste une semaine avant!), ils ont fait de même avec le village de Bagan. Avouons-le, des fois nous ressentions un certain malaise. Et on ne sait rien des travaux forcés! On vous écrit de Saigon, nous y sommes depuis cinq jours et on a l'impression d'arriver en ville après un mois dans le bois! On se paye du bon temps! On vous embrasse tous et toutes! Martine et Roger
C'est pas de moi, mais c'est beau, hein et bien écrit ?? Ca donne envie d'y aller et j'y retournerai bien . Merci Martine et Roger !!!Et un Petit mot de Jaquot avant qu'il vienne faire un massage à PatPong, le quartier chaud de BKK où il va aller s'encanailler avec le King :
Thaïlande: "Nos échanges commerciaux ne sont pas suffisants", déplore Jacques Chirac
AP | 15.02.06 | 18:03
PARIS (AP) -- "Nos échanges commerciaux" avec la Thaïlande "ne sont pas suffisants", déplore Jacques Chirac dans un entretien public jeudi par le quotidien thaïlandais "The Nation", en plaidant pour la levée des "obstacles tarifaires et non tarifaires" qui pèsent "sur certains produits d'excellence française". "Nos entreprises ont tous les atouts pour répondre aux besoins de la Thaïlande", affirme le président français, à la veille de sa visite d'Etat à Bangkok, la première d'un chef d'Etat français depuis 321 ans. Mais "des obstacles tarifaires et non tarifaires sur certains produits d'excellence française, comme l'agro-alimentaire, l'industrie du luxe ou l'automobile par exemple, pénalisent les exportations françaises", déplore-t-il. "Des progrès dans ce domaine faciliteraient le renforcement de nos relations". M. Chirac souligne "l'intérêt" des entreprises françaises pour le marché thaïlandais: "Au cours des derniers mois, Suez Energie, Sanofi, Saint Gobain, Michelin ont fait de nouveaux investissements d'importance". Pour cette visite d'Etat, "j'emmène avec moi un certain nombre de chefs d'entreprise", "au moins une trentaine", explique le président français. A l'heure actuelle, 350 entreprises françaises sont implantées en Thaïlande. M. Chirac se fixe pour objectif de "doubler le nombre" d'entreprises françaises présentes dans ce pays "en quelques années". Le président français espère par ailleurs gagner le soutien de la Thaïlande à son idée de taxation des billets d'avion afin de financer l'aide au développement. Il souhaite qu'elle "soit l'un des premiers pays, avec la France, à montrer l'exemple en instituant la taxe elle-même". Interrogé sur la candidature thaïlandaise au poste de secrétaire général des Nations Unies, Jacques Chirac la juge "tout à fait légitime". Le candidat, le vice Premier ministre Surakiart Sathirathai est un "homme expérimenté et respecté", souligne-t-il. "Le moment venu, la France discutera avec ses partenaires du choix du prochain secrétaire général. Elle le fera en ayant à coeur que le successeur de Kofi Annan sache rassembler sur son nom la communauté internationale", "réunisse toutes les grandes compétences et l'autorité qu'exige le bon exercice de cette éminente fonction"et "puisse s'exprimer et travailler dans les deux langues de travail des Nations Unies, l'anglais et le français", explique-t-il. Jacques Chirac souligne par ailleurs son "grand intérêt" et sa "grande admiration pour l'art et la civilisation thaïlandaise". Il raconte avoir eu l'occasion de rencontrer le roi Bhumibol Adulyadej, qui célèbre cette année le 60e anniversaire de son règne, "il y a une quinzaine d'années", lorsqu'il était maire de Paris. "Nous avions eu un entretien passionnant sur l'agriculture et, en particulier, l'élevage. Il est très compétent en matière agricole, entre autres domaines, et il connaissait très bien les problèmes de l'élevage", explique-t-il. "Il m'avait d'ailleurs montré sa ferme, ou il y avait de très beaux animaux, en particulier des bovins. Et il avait l'intention d'importer du bétail de ma région, le Limousin". AP
Et encore des nouvelles de Chirac :
A Sukhothai Frank a regagné Jacques Chirac en Thaïlande, en VRP de "l'entreprise France"
par Sophie Louet BANGKOK (Reuters) - Jacques Chirac a entamé une visite d'Etat de deux jours en Thaïlande dont l'objectif prioritaire est de renforcer les parts de marché de la France dans le royaume, l'un des moteurs asiatiques de la croissance mondiale. "Nos relations économiques et commerciales sont appelées à de nouveaux succès", a souligné le président français lors d'un dîner au palais royal en présence du roi Bhumibol. "Ce rapprochement, nous l'engageons dans ce souci d'économie suffisante' qui vous est cher, avec la volonté de concilier élévation du niveau de vie et préservation de l'environnement", a-t-il ajouté. Premier président français à effectuer une visite d'Etat dans l'ex-Siam, Jacques Chirac, qui est accompagné de son épouse Bernadette, avait été accueilli à l'aéroport militaire de Bangkok par le souverain thaï, qui célèbre cette année le soixantième anniversaire de son règne, et la reine Sirikit. Bangkok, une mégalopole de près de 15 millions d'habitants, a été pavoisée pour l'occasion de drapeaux thaïlandais et français. Des portraits géants de Jacques Chirac ou du couple présidentiel ont également été érigés dans la "Cité des Anges", ceints de cadres dorés en forme de flamme, le symbole de la vie éternelle en Thaïlande. Jacques Chirac s'est vu remettre les clés de la ville par le gouverneur de Bangkok, un élu de l'opposition, sous les voûtes d'un pavillon traditionnel, le Maha Jesadabodin. Dans un préambule lyrique, Jacques Chirac, qui entend promouvoir les entreprises françaises lors de sa visite, a fait assaut de superlatifs pour exalter "la fascination" que le Siam exerça sur les Français dès le règne de Louis XIV. "Ce qu'il faut qu'on arrive à faire, c'est développer en économique les excellentes relations politiques qui ont pu être nouées", a dit à des journalistes Christine Lagarde, ministre délégué au Commerce extérieur, pour résumer l'enjeu de ce voyage. "ESPRIT DE CONQUÊTE" Jacques Chirac, qui participera samedi au premier sommet économique France Thaïlande, souligne dans une interview au quotidien "The Nation" qu'"il y a un sentiment très positif chez les hommes d'affaires français en faveur de la Thaïlande". En signe politique de bonne volonté, il a annoncé vendredi que la France avait décidé de ratifier le Traité d'amitié et de coopération de l'Asie du Sud-Est, "pour encourager un dialogue toujours plus étroit entre l'ASEAN et l'Union européenne". L'objectif du président est que 400 entreprises s'implantent "dans les mois" qui viennent dans le royaume, aux côtés des 350 déjà présentes. Les groupes français, notamment Alstom, Suez ou Systra, comptent décrocher des contrats à la faveur du "Partenariat pour le développement" lancé en décembre 2005 par le gouvernement thaïlandais. D'un montant de 36 milliards d'euros sur cinq ans, ce programme de grands équipements (transports, énergie, eau, télécommunications, etc.) fera appel au tiers à des importations. Les entreprises ont jusqu'à fin avril pour soumettre leur projet. Alstom, deuxième constructeur mondial de métros, convoite le futur chantier du métro de Bangkok, qui verra la mise en service de dix nouvelles lignes dans les six à dix ans à venir. "Etre français, cela constitue déjà clairement un bon point et pour le reste, il faut être patients, il faut être bons commerçants, il faut avoir un peu le sens de l'humour et ne surtout pas être arrogants", a prévenu Christine Lagarde. Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (Défense), Thierry Breton (Economie) et Léon Bertrand (Tourisme) sont également du voyage, qui se prolongera les 19 et 20 février par une visite d'Etat en Inde. "Nous venons ici avec un esprit de conquête", a souligné le ministre délégué au Tourisme. Avec une part de marché modeste qui s'établissait à 1, 45% en 2005, la France est le 19e client de la Thaïlande et son 15e fournisseur. Elle se classe au 8e rang des investisseurs étrangers. Les exportations françaises ont toutefois réalisé une percée l'an dernier avec une progression de 37%. On espère qu'ils ont bien mange ! Rigolez pas, c'est avec notre pognon, quand même !!! Coluche
Et on revient aux TRIP sérieux !!!
De Sukhothai, Frank rentre à Bangkok afin d'acheter de la quincaillerie (des bijoux en Argent) En fait, il n'a fait que changer de catheuille (c'est comme ça que ça se prononce m'a informé Bragon the Bat ) car son hôtel, Le Palace Hôtel, plutôt pas mal, est dans un quartier bien chaud voire limite zone ! Rubrique PiPi / CaCa Et peut-être même pire Dans pas mal de petites villes Caca Cola a fait une grosse campagne publicitaire en fournissant aux restos, de la simple gargote de marché jusqu' à des restos plus sérieux, il leur a fourni (contre espèces sonnantes et trébuchantes ou contre de grosses commandes ? ) : Des tabliers rouges Caca-Cola Des casquettes pour cuisiniers rouges et blanches -- genre toque blanche -- Caca-Cola (Est-ce un pas vers les normes de Bruxelles ou celles de Caca-Cola ??) Des bandeaux publicitaires plastifiés Caca-Cola. Comme souvent les Thaïs ne lisent pas l'alphabet latin, j'ai vu des bandeaux accrochés à l'envers Attention, tu vas vider la bouteille !!! Du matériel pour présenter sur les tables les baguettes, les cuillers, les assaisonnements, les cure-dents, tout cela rouge Coca-Cola Des nappes plastifiées rouges Caca-Cola Des présentoirs rouges Caca-Cola pour mini serviettes comme du papier Q en bloc de feuilles. Traditionnellement, (et c'est là que ça rejoint la rubrique PiPi / CaCa - jusqu'à présent c'était la rubrique ''et même pire' ') sur les tables les serviettes étaient en fait des rouleaux de papier Q disposés dans des boites en plastique ou en bambou tressé, cylindriques avec ouverture centrale . Le papier Q en bloc, qui éponge très peu, (donc il en faut plus !) servi par Caca-Cola voudrait-il être un progrès ? Les restaurateurs Thaïs semblent le penser, et Caca-Cola aussi, bien sûr qui l'impose presque comme une nouvelle norme !!! Est-ce cela qu'on appelle la COCACOLONISATION ??? Les Thaïlandais aiment rire, c'est bien connu, et ceux qui sont déjà venus ici ne me contrediront pas. Le Sanuk Le Code de la Route en est un exemple frappant, c'est pour moi une source constante d'amusement et d'émerveillement: Un petit aperçu : Priorité au plus Gros Priorité aussi au plus gros KLAXON Théoriquement on roule à gauche mais parfois je me demande si je suis du bon côté de la route. Au début je me retrouvais souvent à droite après une intersection. Mais souvent les Thaïs eux aussi roulent à droite, surtout les motorbykes mais aussi plus rarement les autos. Les feux rouges, verts, jaunes avec souvent le décompte du temps en gros chiffres lumineux, qu'on pourrait adopter avec bonheur en France. Les gens s'y arrêtent, sauf ceux qui tournent à gauche et à droite .Et ceux qui sont pressés. Les feux de croisement en plein jour pour les motorbykes car ils s'éclairent automatiquement lorsque celle-ci démarre Les panneaux STOP, et encore ils ont plutôt compris comme des '' Cédez le passage'' La ceinture obligatoire pour les TaxisMeter Bangkokins est ici purement facultative. Le casque ne semble obligatoire que pour une petite moitié des motorbyquais. (Pourtant lors d'opérations de contrôle, l'amende est de 400 Baths soit 8 Euros) Pourtant, comme une motorbyke (Un hybride entre la mobylette et le scooter) est souvent considèré comme un moyen de transport en commun ( 3/4 Personnes et même plus rarement 5. Parfois il y a des gamins qui dorment sur la motorbyke ! Ne rigolez pas j'en ai vu ! ) le conducteur ou la conductrice porte un casque mais les passagers, souvent des enfants n'en portent pas : C'est beau l'amour filial. Il faut dire aussi que les Thaïs ont une toute autre approche de la mort que nous. (C'est sa destinée, son Karma !) De toutes façons, il ressemble plutôt à un casque jouet en plastique peu épais, que . . . à un intégral de Formule 1 Les clignotants semblent facultatifs et sont aléatoires : Ce n'est pas parce qu'un véhicule n'a pas mis son clignotant qu'il va aller tout droit. Ce n'est pas parce qu'il l'a mis, qu'il va tourner et surtout tourner du côté ou il l'a mis. La vitesse est assez basse et certains véhicules roulent même très lentement sans se faire Klaxonner. Les dépassements se font par la gauche ou la droite, c'est selon ! Les sens interdits le sont rarement pour les motorbykes. Les sens uniques aussi. Mais je me suis quand même fait ramoner par un coyote, donc les sens interdits le sont pour les motorbykes lorsqu'un flic est dans le coin ! Et souvent ça sort de tous les côtés, des places de stationnement, des rues perpendiculaires, des petits chemins '' qui sentent la noisette'' qu' on ne voit même pas depuis la route et les mecs déboulent à toute vitesse, sans regarder : il faut être vigilant. Mais comme personne n'est pressé et n'est stressé, tout se passe bien et c'est plutôt plaisant de motorbyker par ici ===================== Mardi prochain, 28 Février, je vais offrir un Repas Français (Sardines, melon, Chips . Non je déconne, bien sûr ! ) aux internes du BHSOH et aux quelques autres élèves externes de mon cours; j'y réfléchis sérieusement. Je vais les embaucher pour cuisiner. Ils participent à tour de rôle à la confection des repas. Ca devrait être : salade de tomates, poulet frites, pas de fromage (s'il y a de la ''Vache qui Rit'' au Laos et au VietNam, il n'y a pas de fromage à Mae Sot, car pas de Carrefour comme à Bangkok), et fruit en dessert avec du pain de mie (Il n'y a pas de boulangerie à Mae Sot.) Bon Appétit ! En Thaïlande, on ne dit pas Bon Appétit !
Bye Bises A bientôt TRIP à l' AIR ( 26) En pièce jointe, une photo du Directeur de BHSOH et du meilleur prof de Français que cette école n'aie jamais eu ! ! !
Voici, pour ceux à qui je ne l'avais pas encore envoyée la traduction du texte de présentation du BHSOH Comme vous pouvez le constater, 1 Eur = environ 50 Baths, Khlaing Oo Maung, fait vivre 155 élèves dont 35 orphelins internes (200élèves et 40 internes à partir Juin 2006) pour l’équivalent de 15 mois de ma pension de retraite. Et cela pendant 1 an !!! Je sais que la vie n'est pas chère en Thaïlande, mais Chapeau ! ! ! B H S O H Boarding High School for Orphans and Helpless Youth Lieu : Mae Pa Village - Mae Sot - Province de Tak Groupe (?) : Management Comité de BHSOH Responsable : Khaing Oo Maung : Principal de l'école. Exercice : Juin 2006 / Mai 2007 Adresse : PO Box 136 Mae Pa Village - Mae Sot - Tak Thailand 63110 Telephone: 06-2116380 ; 055-533-570 E-mail : newbhsoh@yahoo.com
Situation en Birmanie ( Myanmar) : Depuis 1988, lorsque le pouvoir politique de Birmanie changea pour une junte militaire, les Birmans, spécialement les minorités ethniques ont du lutter pour leur survie. Le résultat fut qu’un grand nombre de citoyens de Birmanie, ont émigrés en Thaïlande et dans les pays voisins dans l'espoir d'une vie exempte de la terreur qu'ils ont connue. Il y a trois moyens d'échapper au Régime Militaire ( minory game, come dit KOMa, vec son accent anglais à couper au couteau) : Les gens qualifiés de réfugiés par la loi Thaïlandaise enfermés par dizaines de milliers, dans des camps de réfugiés, assez éloignés d'une vie civilisée. Les gens moins chanceux, non reconnus officiellement comme réfugiés viennent comme travailleurs immigrés clandestins. Quelques individus, capables d'avoir les moyens d'identification appropriés et des permis de travail, travaillent légalement en Thaïlande
Les travailleurs immigrés ont un faible niveau de vie. Ils endurent les discriminations, risquent quotidiennement d'être arrêtés et ont peu d'options d'emploi en Thaïlande. En dépit de cela, la crainte des Birmans est qu'on les renvoie à la maison.
Histoire de l'école :
BMSOH a été une institution scolaire qui fut établie sur la frontière Thaïlande - Birmanie en 1993. Les efforts d'un groupe de professeurs pour combler le vide scolaire pour les enfants de travailleurs émigrés et de jeunes orphelins fondèrent BMSOH
De 1993 à 1999 : 4 professeurs et 63 élèves, dont 15 orphelins, ont fonctionné avec succès avec l'aide de ''Burma Border Consortium'' ( BBC) du ''National Health and Education Comité'' (NHEC) et du ''Burma Relief Center'' (BRC). L'école était située dans la province Karin Kan, sur la frontière Thaïlande / Birmanie. (Pour des raisons évidentes de sécurité, l'école était itinérante, dans la jungle birmane - Note du traducteur) D'autres fonds ont contribué à maintenir l'école pendant ce temps. En 1999, un incendie provoque par le r��gime militaire et d'autres considérations de sécurité nécessitent un déplacement hâtif vers Mae Pa, un village près de la zone frontière. Depuis 1999 jusqu‘à maintenant, le ''Open Society Institute'' (OSI) a financé une concession annuelle couvrant partiellement les frais courants de l'école. La concession a fourni l'envoi de volontaires étrangers qui a permis de maintenir l'école pour les 7 dernières années.
Situation Présente :
BHSOH a fourni une ressource scolaire à ceux qui, autrement, n'auraient pas eu l'opportunité d'aller à l'école et loge 35 orphelins, aussi bien ''qu'à la maison'' . Les enfants envoyés à BHSOH nécessitent nourriture, vêtements, abri, sécurité et soins médicaux : les nécessités basiques qui sont sous la responsabilité de BHSOH . Dans les dernières années, le nombre d'enfants a augmenté nécessitant plus de professeurs et donc un accroissement des besoins. BHSOH occupe maintenant 2 bâtiments, 3 toilettes, 1 cuisine et 15 professeurs qui enseignent sur 10 niveaux pour 150 enfants. Tout cela est très coûteux (S'il vous plait voyez le bilan prévisionnel - Résumé - joint) et l'école recherche sans arrêt des aides financières afin de maintenir son fonctionnement. C'est la passion, la motivation et la conduite des professeurs qui fait de BHSOH, une vibrante communauté étudiante, un toit pour les enfants du Lundi au Vendredi aussi bien qu'un foyer pour les nuits et les week-ends, mais sans apport monétaire extérieur il sera impossible de continuer.
Objectifs et buts : Fournir une éducation pour étudiants (élèves) Birmans, (orphelins, jeunes abandonnés, et enfants de travailleurs migrants) victimes des activités militaires en Birmanie. Fournir un foyer aux étudiants dont les parents sont incapables de le faire. De développer les étudiants académiquement, socialement et moralement dans un environnement agréable (avec même des canards - Note du traducteur) libre des discriminations contre les appartenances ethniques ou religieuses. De leur donner des responsabilités, les ouvrir sur les droits de l'homme, les faire participer à leur communauté et contribuer à l'avenir de leur Pays (La Birmanie ou pour certain un souhaitable état Karen - note du traducteur) De les rendre capables d'être auto suffisants et apprendre à se nourrir ainsi que leur famille. De les préparer pour les examens d'entrée aux universités dans les matières scolaires incluant : Anglais, Sciences sociales, Maths, Biologie, Physique, Chimie, Thaï et Birman (and also Karen language et science de l'environnement - note du traducteur)
Etudiants exceptionnels : Ma Win May, diplômé (graduated) degré BA à la Bedforce University à Bangkok. Nam Aye Aye Thwe, Réussi le 4eme niveau du Cours Intensif de Base (?). Maintenant travaille au département éducation de l'OSI Jue Jue a réussi l'examen des bourses, sponsorisé dans le cadre du programme éducationnel du Free Burma Coalition Organisation. Continue ses études en Angleterre depuis 2002. Sein Lurn a passé l'examen d'entrée au et étudié, cette année, pour le B.A. degré en gestion communautaire à Chiang Mai, Thailand. Ko Phyo, New New Lwin et Lin Het étudient au All Ethnic International Open Université, Chiang Mai, Thailand Aungar Loung débute dans un cours universitaire intensif à Chiang Mai Aung Min est embauché dans une formation de journalisme à Chiang Mai Etc . . . Bilan prévisionnel : dépenses :
Résumé (Note du traducteur)
A - Approvisionnement en nourriture pour 35 internes, soit 20 Baths par Jour, par tête (35) pour 12 mois. 252 000 Baths soit 5064, 18 Euros
B - Salaire des Professeurs soit 1 Principal, 1 Principal adjoint et 11 professeurs. (Payés de 2000 à 3000 Baths Par mois soit de 42, 5 Euros à 63, 8 Euros (OUI, messieurs, note du traducteur) au cours du 20 Fev 2006 par www.xe.com 339 600 Baths soit 7233, 57 Euros
D - Autres dépenses (Matériel scolaire, frais médicaux et connexes, maintenance du bâtiment, Location du bâtiment- 2500B/mois c'est à dire le même prix mensuel que ma chambre avec toilettes/douche froide à GH Guest House. Note du Traducteur --, approvisionnement en eau et en électricité, E-mail, téléphone, frais postaux, Hygiène 274 000 Baths soit 5840, 08 Euros
Grand Total : 865 600 Baths soit 18 443, 40 Euros
Détails d' organisation :
Localisation : BHSOH Mae Pa / Mae Sot - Province de Tak - Thailande Niveau des classes : Primaire, Secondaire et '' Hight School'' Jours de classe : Lundi à Vendredi Nombre d'élèves et d'étudiants : 65 élèves en primaire 60 élèves en secondaire 25 étudiants en '' High School'' Age du groupe : 5 à 21 ans Pourcentages d'Ethnies birmanes : Karen : 80 % Birmans : 8 % Arakanese : 5% Mon : 2 % Pa-O : 2 % Lahu : 2 % Kachin 1 %
Structure de l'organisation ( résumé) :
1 Principal Khaing Oo Maung 1 Deputy Principal : Thet Naing Win 1 Senior Assistant : Anna Wha 4 Junior Assistant 6 Primary Assistants 1 Professeur de langue Thaï 1 Professeur d' anglais bénévole
Conclusion :
En raison des violations de droits de l'homme et de la situation économique détériorée en Birmanie à cause de la dictature militaire, BHSOH a été forcé d'accueillir plus d'élèves et d'orphelins. L'Open Society Institute, le groupe des précédents fondateurs a changé sa politique. Comme résultat de ce changement l'école n'est plus éligible pour recevoir des subventions. Actuellement l'école ne fonctionne que par des donations individuelles, mais c'est une ressource aléatoire. Les professeurs ainsi que les élèves sont victimes de l'oppression de leur '' mère patrie'' L'avenir des élèves requiert une base éducative fournie par BHSOH. A travers l'appui prodigue par la communauté internationale le rêve peut être réalisé. BHSOH vous demande, s'il vous plait de considérer leur requête pour assurer l'avenir de leur école et de leur foyer. Au nom du comité directeur de BHSOH
Salutations Kaing Oo Maung, Principal de BHSOH Lindsay Price, Professeur bénévole de BHSOH
Traduit par Fernand DEGOTTEX, professeur de français bénévole avec l' aide de Google Translate. MAE SOT (Toujours) Ceux qui n'ont pas trop suivi mes pérégrinations (?) Me demandent comment j'en suis arrivé là et comment j'organise mon enseignement :
Je suis venu à Mae Sot pour proposer mes services à des ONG qui travaillent sans les camps de réfugiés birmans voisins. Mae Sot est à, la frontière Thaïlande/ Birmanie ( Myanmar) Les ONG sont difficiles à approcher. On voit passer leurs gros 4x4 flambant neufs, mais . . . D'autre part elles n'embauchent que des VRAIS professionnels. Par l'intermédiaire du patron d'une guest house, j'ai contacte Khaing Oo Maung, Directeur du BHSOH, un orphelinat /école ayant et 155 élèves dont 35 internes et de très faibles moyens. Je vous ai transmis leur texte de présentation avec le bilan financier en gros il fait vivre 155 élèves dont 35 internes avec ce que je gagne en 15 mois avec ma pension de retraite.) Le courant est passé tout de suite, devant une Beer Chang, et il m'a proposé de faire une expérience d'enseignement du français, pour 27 volontaires dont 2 professeurs (il en reste 20 environ maintenant dont 1 professeur, Anna Wah, extrêmement aidant et motivé) après le temps scolaire. N'étant pas du tout professeur, je mets au point empiriquement, avec des livres qu'on m'a envoyés (et que je laisserai ici, ainsi qu'un dico) et lez conseils de Bragon ; une méthode en me basant sur ce qui marche et en tenant compte de mes erreurs. Je devais rester un mois, mais je resterai en fait 2 mois et je voudrais mettre au point ma ''succession'' car tout le monde. Khaing Oo Muang en premier lieu souhaite poursuivre l'expérience. L'enseignement est très différent de ce que j'ai connu en France Très grand respect mutuel et très belle convivialité. Ca fait plutôt penser à des rapports amicaux ou familiaux. Les problèmes rencontrés : Difficulté de prononciation Absentéisme : à tour de rôle, quelques élèves préparent le repas du soir et un certain nombre d'entre préparent des examens pour d'autres écoles supérieures. Manque de temps libre pour apprendre les mots vus pendant la classe. Cours trop denses au début et je ralentis le rythme.
Les aides: Anna Wah, un prof qui suit mon cours parce qu'il VEUT apprendre le Français La convivialité et le respect. L'ouverture et la bonne volonté des élèves. La franche rigolade. Les enfants m'aiment vachement bien.
Je pense qu'il serait TRES bon de trouver une bonne VRAIE méthode pratique (comme la méthode ASSIMIL avec laquelle on puisse assurer une continuité dans l'enseignement : Moi j'ai créé ma propre méthode empirique mais je suis certain qu'il y a mieux !!! Et je ne me souviens plus trop de l'imparfait du subjonctif !
Celle de Michel THOMAS - Test of courage : Méthode d'enseignement des langues Voir aussi sur le Web D'après Eric qui la connaît, elle semble plutôt efficace Il faudrait trouver les ouvrages - livres et CD - adéquats en France
ET / OU
L’approche conversationnelle. http://www.almalang.com/tdm-avancee.html
''Y'a pas mieux comme méthode. Et comme les gosses sont déjà ados et parlent anglais, ça serait parfait pour toi. Ca marche à tous les niveaux adaptant un peu. C'est fait pour intéresser les élèves. A la place de La table est bleue ou Où se trouve la Mairie d'un phrase book, tu fais de tes élèves le sujet du cours. L'attention est meilleure. Surtout que souvent les garçons de cet âge n'ont pas envie d'apprendre.'' Commentaire de Bragon the Bat, quelqu'un qui s'en est servi .
Il faudrait trouver LES livres correspondants -- 1 de chaque ; professeur et élèves 1er et 2eme niveau -- et ICI, faire des photocopies pas chères.
Ou une AUTRE, pourquoi pas !
Il est bon aussi de leur apprendre des chansons (Moi je leur apprends: Toute la musique que j'aime de Johnny et le Petit Cheval de Paul Fort / Brassens) Ils aiment ça : Merci Pierre ! Des chansons avec des mots simples mais pas (trop) mièvres, ils ne sont pas abonnés à ''StarAc'' Apporter un CD avec les MP3 des chansons et une copie de la partition (accords surtout car certains jouent de la guitare sans connaître la musique et c'est très aidant) aurait été une bonne idée ! On me demande aussi souvent ce que je fais en dehors de mes cours qui sont de 15 à 16 h du Lun au Ven Et bien voilà : RIEN, ou si peu : Comme vous devez vous en douter, j'adore la Thaïlande et les Thaïs, alors c'est facile. Et en plus il y a aussi plein de Birmans que j'aime aussi beaucoup. Je prépare mes cours - oui quand même un peu : je fais des fiches pour chaque élève : 2 photocopies pour 1 Bath J'internete, environ 1 heure par jour -- Eh ! Oui ! Maryse, j'aime partager mon voyage et mes expériences avec les gens que j'aime ! ! ! -- 15 baths de l'heure soit 30cts d'Euros-- Clavier QWERTY, donc sans accents d'ou mes nombreuses fautes. Je rencontre des gens Les Thaïs sont souriants, avides de rencontres et d'échanges - les nombreux birmans qui vivent ici aussi.- ouverts, sympas, gentils et rieurs. La barrière de la langue n'est qu'une barrière qu'on se met SOI - MEME dans la tête, et en plus de nombreux Thaïs parlent Anglais J'admire les pierres précieuses dans les boutiques près du marché et au marché près du pont de l'amitié. Mae Sot est un des + importants marché de pierres précieuses de Th, notamment du Jade de Chine et de Birmanie et des rubis de Birmanie. J'aimerais apprendre à les connaître pour en faire un petit trafic afin de payer mon prochain billet d'avion mais sinon je n'en achète pas ou peu, juste pour quelques cadeaux (conseil d'un ami !) sinon je suis sûr et certain de me faire avoir. Je fais un tour au marché tous les matins : ambiance, couleurs, goûts, odeurs, sourires J'y achète souvent de la nourriture pour mon p'tit dej (gâteau de Riz, Riz gluant + mangue ( la saison est en train de commencer) + lait de noix de coco = probablement le MEILLEUR p'tit dej du MONDE ! Galettes de riz soufflé avec une petite spirale de caramel dessus, gaufres, etc. ) J'adore les marchés et celui de Mae Sot est extrêmement vivant. Je me gave de fruits sublimes: Ananas : le plus mauvais ici est 100 fois meilleur que le meilleur acheté en France, Bananes, Un pur régal les plus petites sont les meilleures, Oranges et mandarines Pomelos, sorte de très gros pamplemousses délicieux Noix de Coco à déguster très fraîches. Durian . pue un peu le camembert mais . . . Ah ! Oui ! Ca va bientôt être la saison des mangues ! Alors, là, ça ne va plus être le gavage, mais ENCORE PIRE ! ! ! -- Mini Rubrique PiPi CaCa : Attention à la tourista, parce que les mangues, ça dégage bien !!! -- Etc. . . . Gourmand, je me régale dans les très nombreuses gargotes de la ville et notamment du marché de nuit. A mon avis pour les avoir testées toutes les 2, la cuisine Thaï est de loin meilleure et tellement plus variée que la cuisine chinoise. J'essaie de goûter à tout sauf les . . . grenouilles car je les ai vues au marché et on dirait plutôt des TRES GROS (3 pour faire une douzaine) CRAPAUDS Comme j'ai loue une motorbyke, car Mae Pa est à environ 6/7 Km de Mae Sot la ville ou j'habite, (2500Baths pour 1 mois) je me ballade souvent dans la campagne, allant boire un coup dans un des villages voisins. 1 WE, je suis allé à Sukhothai, une ancienne capitale de la Th. dont je ne suis pas très loin Le parc où se trouve les monuments à visiter en vélo - 20 Baths la journée - est très plaisant même si les temples sont assez palissons par rapport à ceux d'Angkor Wat (Cambodge) ou de Bagan (Mynmar, CAD Birmanie) 1 WE, j'irai à Chang Mai, 2eme ville de Th, un peu trop touristique à mon goût, mais on peut y trouver des livres Français dans 1 Book Shop et il y a des quartiers, notamment le long de la rivière et du splendide marché aux fleurs, vides de farangs C'est à 4 heures de Mae Sot en bus. 1 WE, pendant le jour de l'an chinois, j'ai été invité par KOM dans un village/camp militaire du KNU pour la fête du 57eme anniversaire du Révolution Day Karen. (Une ethnie très présente en Birmanie) J'étais carrément clandestin. A Eviter car ce même WE, 2 pseudos militaires français -- peut-être instructeurs de l'armée du KNU -- ont été arrêtés par la police Thaï alors qu'ils revenaient de Birmanie clandestinement (Comme moi!) : juges et condamnés à 1 mois de prison avec sursis et à une procédure d'expulsion : ça, ça m'embêterait vachement, car ensuite, plus moyen d'y revenir ! 1 WE, je vais probablement aller visiter un camp de réfugiés Birmans et Karen, ici près de Mae Sot. KOM est en train d'organiser ça. J'apprends le Thaï à raison de 2 H de cours par semaine et je dois bosser un peu car ma mémoire patine (mon Disque Dur a besoin d'un formatage avec sauvegarde des données) Je vais aussi de temps en Temps faire un tour au BHSOH, discuter avec mes élèves et certains profs -- Ceux-ci sont EXTREMEMENT SYMPAS -- ou les regarder jouer au ''Tin Ball'' sorte de Volley Ball qui se joue avec un ballon en bambou tressé ou en plastique.. Je fais quelques traductions pour KOM, notamment la Présentation de BHSOH que je vous ai passée récemment. J'ai passé 2 fois -- LEGALEMENT -- la frontière birmane pour, en revenant en Th renouveler mon visa pour 1 mois = 10$ De l'autre côté, c'est vraiment la Birmanie telle que je l'ai vue l'an dernier. 100 mètres après le pont, il n'y a plus de route goudronnée. Mais de la Myanmar Beer et surtout de la Bière Brune ABC. DELICIEUSE : Meilleure que la Guiness, et c'est pas peu dire 111 Je glande pas mal : ça fait du bien de temps en temps et j'aime ça. Ca passe super vite !!!
Ouala l'affaire !!!
Hier soir, j'ai invite Anna Wah, le prof du BHSOH qui suit mes cours avec sa petite famille : Sa femme Aye Aye Man qui semble toute gamine, mais qui a un an de plus que lui Son aînée de 8 ans, Kyar Pan Ni, belle comme une princesse Sa petite Zon Pan Phy de 5 ans, jolie comme un coeur Et le p'tit dernier de 1 an et 1/2 La Min H Tist, bien éveillé ma foi, qui a adoré voyager sur mes épaules. Des gens extrêmement sympas Mais alors leur maison . . . Il n'y a pas qu'en France qu'il y a des salauds de négriers marchands de sommeil ! Ici il y a des salauds de '''Birmaniers'' tout aussi marchand de sommeil. Mais il doit gagner 2500 Baths par mois et consacrer + de 100 Baths (2 Euros - c'est le loyer) à un logement, il ne doit pas trop pouvoir. Dans un mois, il doit aller et rester au moins 2 mois dans un camp de réfugiés faire une nouvelle demande pour pouvoir travailler en Thaïlande. C'est probablement un des meilleurs profs du BHSOH, et le plus sympa. Les élèves viennent bosser leurs exams chez lui. Même s'il n'est pas là, car la porte n'a pas de serrure ! Il a envie, s'il peut avoir ses papiers pour vivre en Thaïlande, d'aller travailler à Singapour dans la construction où il y a une forte demande ou dans la mécanique, le métier qu'il a appris! Pourtant, il s'est bien recyclé dans l'enseignement ! Pour avoir un bon salaire, bien sûr . . . Je le comprends, mais comme c'est dommage que BHSOH perde un prof de sa valeur . . .
Cet après midi, je suis aller me faire raccourcir la tignasse. Je n'y étais pas allé depuis Pékin, je ne vous raconte pas la crinière !!! Un pur moment de bonheur. Le massage shampooing . . . quel plaisir. Quelle douceur ! Les coiffeuses et shampouineuses (Oui ! Même Marylou !!! *) de Jean Louis David et autres franchicoiffeurs devraient venir faire des stages par ici ! Et 70 Baths (1 Euro 1/2) Là, c'est les caissières de Jean Louis David qui devraient venir faire un stage !!! * : Qui connaît cette shampouineuse ??? Allez, j'attends la réponse !!!
Je prépare d'arrache pied mon repas d'anniversaire ! 8 Kg de patates pour les frites ! Des tomates ! Des boissons gazeuses, mais pas de Coca (faut pas déconner !) Il ne me reste plus qu’à acheter les cuisses de poulet ! Et à cuisiner tout ça ! Mais mes élèves vont m'aider ! Pour les pluches, au moins !!! JOYEUX ANNIVERSAIRE
Je leur ai appris la chanson, à mes gamins !! Et pour mon anniversaire, Je vous fais un petit cadeau ! Téléchargez GOOGLE EARTH ! Et vous pourrez survoler TOUTE la planète et même votre rue, votre maison avec votre voiture garée devant et même la niche de votre chien !!! TELECHARGEZ !!! http://earth.google.com/download-earth.html Ou, si le lien ne fonctionne pas : Copiez/collez dans la barre d'adresses de IE5 Et >>> GO '' Et alors cet anniversaire, bien fêté ??? - Plutôt bien, oui. Tu as fait un repas Français pour tes orphelins ?? Français, si on peut dire, avec les ingrédients trouvés ici. C'est à dire ??? En entrée, salade de tomates Pas mal. J'aurais préfèré leur faire du foie gras, mais . . . Et ensuite ? En plat du jour Poulet frites Ah ! Oui ! Poulet de Bresse à la crème ?? Ben ! Non ! Il y a embargo sur les poulets français à cause du ''chicken flu'' et pour trouver de la crème ici, bonjour . . . . . . On a un peu galéré pour tout cuire car ils ont des ustensiles de cuisine plutôt rudimentaires. . . . Je voulais faire les poulets au barbecue, mais ça aurait été trop long. 10 Kilos de cuisses de poulet, quand même ! Hein ! Alors ? On les a fait au wok Bonne idée et les frites ? Ben ! Les frites aussi ! Et elles étaient bonnes Un régal ! Les mêmes que celles que ma mère me faisaient lorsque j'étais petit ! Donc les meilleures, bien sûr ! Rien à voir avec les frites congelées. Et ensuite, c'est tout ??? Non ! Repas Français, je t'ai dit, avec fromage ET dessert. Fromage ? Laisse moi deviner ??? Du bon Roquefort ? Non ! Du comté ? Du Beaufort ? Du Camembert au lait cru ? Du Coulommier ? Du Brie ??? Tu rêves ! Pas des ''Vaches qui Rit'' comme on en trouve au Laos, quand même. J'ai honte. Des '' Vaches qui Rit'' ??? Pire . . . Pire ! Ca n'existe pas ! Eh ! Si . . . ça existe ! Je ne te crois pas ! Du fromage local, alors ??? Non, il n'y en a pas. Pourtant il y a quelques chèvres. mais. . . Alors, Quoi ??/ Du Cheddar, en tranches pour faire des croques monsieur. Du Cheddar ??? Ah ! Oui, là, tu n'as pas été très sympa ! Et le dessert ? Les desserts, tu veux dire Les desserts ??? C'est Byzance ! Oui, en premier lieu des bananes. Des petites bananes sauvages qu'on trouve ici, tellement goûteuses ! Rien à voir avec celles qu'on trouve en France ! Là, tu te rattrapes, même si ce n'est pas tellement français ! Ensuite, des gâteaux. L'école en a offert un et une volontaire Indienne, prof d'Anglais, en a offert une autre. Avec des bougies / Oui ! Deux bougies seulement ! Autrement ça aurait coûté plus cher que les gâteaux ! Pas mal ! Ensuite, ils m'ont chanté une version sympa de Happy Birthday et aussi ‘’Joyeux anniversaire’’ que j'avais eu la sagesse de leur apprendre. Tu as eu des cadeaux ? Eh ! Oui ! J'ai aussi eu droit à des cadeaux. ??? Oui ! Deux paires de chaussettes, très jolies, mais c'est du 40 et je chausse du 45 ! Les tailles, ici . . . . . . Je leur avais aussi offert des petites choses : des colliers en hématite pour les filles et des bagues en jade pour les garçons. Sympa ! Ainsi que les dictionnaires que mes très bons potes m'avaient envoyés. Je les ai offert à l'école, officiellement ! Plus deux T-shirts qui servaient à caler un des dictionnaires. Comme c'est de la taille M, pour ici, ça fera du XXL. J'ai dit à KOM, le Dirlo de le donner à ceux qui en ont le plus besoin, mais en tenant compte des tailles, bien sûr! Bonne soirée, alors ??? TRES bonne soirée !''
D'autant que la soirée ne s'est pas arrêtée là! En effet, de retour à Mae Sot, j'ai rejoint Yuki, Tononi et Kashiwa, des Japonais super sympa que j'avais rencontrés la veille au marché de nuit et on est allé descendre quelques BeerChang au ''Crocodile Tears'', un bar sympa où le patron chante et joue de la guitare tous les soirs, parfois accompagné par sa femme au piano ou par son fils au piano ou au violon. On s'est bien marré. Les deux filles sont allées chanter avec le patron. Une frite d'enfer ! Et on a bien rigolé! Je ne pensais pas que les Japonais se lâchaient comme ça. Kashiwa, un retraité qui a déjà voyagé dans plus de 80 pays sur tous les continents m'a dit que les Japonais étaient plutôt timides, en principe, mais qu'après quelques bières ils se lâchaient bien. Là aussi on a eu droit à ''Happy Birthday to You'' Vraiment sympa.'' C'est bon d'avoir 58 ans, alors ?? En tout cas ce n'est pas pire que d'en avoir 57, car je m'étais niqué le pied dans un Tuk Tuk à Bangkok avec Frank et la famille de Maha ! Mais on avait bien rigolé quand même !''- Fern@nd Déjà 30, comme le temps passe !! (Trip à l’Air 30) MAE SOT (Encore et toujours) Il va faire bâtir ou quoi ??? CLAUDE me communique une circulaire du ministère de la Santé. Je vous la fais donc suivre en URGENT : URGENCE : Mesures de précautions indispensables en raison du risque de grippe aviaire !! LES DESTINATAIRES DE CE MESSAGE VOUDRONT BIEN APPLIQUER ET FAIRE APPLIQUER CES MESURES DÈS RECEPTION ; ILS VOUDRONT BIEN RENDRE COMPTE DES DIFFICULTES EVENTUELLEMENT RENCONTREES AU MINISTERE DE LA SANTE. Mesures de précautions indispensables en raison du risque de grippe aviaire. Les vêtements "pied de poule" ou "pied de coq" sont désormais interdits pour une durée indéterminée. De même, pour éviter toute mise en quarantaine, il est souhaitable de ne plus appeler ses proches "ma poule" "ma poulette"ou "mon poussin", "mon canard", "mon petit oiseau des îles", "mon petit oiseau de paradis", "ma colombe" ou de "roucouler" avec votre " petite caille". Ne traitez plus ceux qui vous agacent de "petite dinde", "jeune coq", "oie blanche", "drôle d'oiseau", "perruche" et "perroquet", ni de "chapon" ou de "grue", ni ceux qui se font avoir de "pigeon" ou de "dindon de la farce", ni les étourdis "d'étourneaux" ou de "tête de linotte". Les coiffures en "crête de coq" sont interdites, de même que les teintures "aile de corbeau", et vous ne devez plus "vous pavaner comme un paon" ni faire la « bouche en cul de poule ��. Vous ne devrez pas "monter sur vos ergots" ni vous "prendre de bec" avec les autres, comme il est interdit de "se voler dans les plumes" . Il n'est pas non plus conseillé de jeter des oeufs à ceux qui chantent faux, d'applaudir celles qui "chantent comme un rossignol" ou de vous montrer "gai comme un pinson". Ceux qui voudront crier victoire sont priés de ne plus pousser de "cocorico". Les "poulets" resteront dans leurs casernes de leurs commissariats et n'essaieront pas d'attraper les "pies voleuses". Les "crânes d'oeuf" sont assignés à résidence dans leurs bureaux climatisés. Par mesure de précaution, les autres « noms d'oiseaux » sont également prohibés. Bien que le « coucou » ne soit pas un oiseau migrateur, vous êtes priés de ne plus utiliser ce mot pour vous saluer. Et si la température descend trop, couvrez-vous pour éviter d'attraper la « chair de poule » et évitez d'avoir un « appétit d'oiseau ». Mais rien ne vous interdit de prendre votre « plume » pour compléter cet avis à la population et de le faire suivre, sans faire appel aux « pigeons voyageurs », à tous vos amis !
A bon entendeur Salut Cl@ude C'est bon, les Machos vous pouvez encore traiter votre femme de '' Grosse Dinde'' et votre voisine de ''Sale Pintade''
Je prends des cours de Thaï, mais je galère pour retenir les mots. Je vais me remettre aux mots croisés pour faire travailler ma mémoire, sinon l' Alzheimer va me guetter, du coin de l'oeil. Hier, avec Praopng, mon prof de Thaï qui tient aussi une '' Book Shop'' dont j'ai écumé le rayon ''livres français'' on est allé au marché. Au bout de 4 stands de fruits et légumes, j'avais déjà 4 pages de mots dont au moins la moitié de fruits et légumes qu'on ne trouve qu'ici. C'est tellement riche en victuailles.
Taksin, le premier sinistre d'ici (vraiment sinistre, lui ! Genre Berlusconi, en un peu plus à droite !) se l'est joué Chirac Il a dissous la chambre (. . . et la chambre à 10 sous, . . . c'est pas cher . . .) pour provoquer des élections, mais l'opposition veut les boycotter Il y a des manifs à BKK tous les jours L'Armée, comme chaque fois qu'elle va intervenir, a dit qu'elle n'interviendrait pas ! Alors ???
Pourquoi ces enfants birmans, karen et d'autres minorités ont ils envie d'apprendre le Français ???'' The French . . . Why ???'' m'a demandé un jour un anglosaxophone ! Par ouverture d'esprit et curiosité intellectuelle. Parce que c'est une belle langue. Parce que la France est le pays des libertés, de la révolution, des droits de l'homme et que c'est une terre d'accueil. Ca les fait rêver. Et '' Fais bon rêver !'' Parce qu'après la dictature ils espèrent rentrer dans leur pays qui devrait s'ouvrir au tourisme (donc opportunité d'emploi) Parce que c'est un accès à la culture française, qu'ils savent très riche. Parce que si la dictature s'éternise, ils risquent d'être envoyés dans d'autres pays et donc peut-être un pays francophone. Parce qu'ils (Nakka, surtout) aimeraient continuer leurs études en France. Parce que (Ana Wa, prof de sciences, de chant, de maths) ça serait une corde de plus à son arc. Et surtout parce qu'ils sont en train de réaliser, en regardant l'évolution de l'économie et de la culture (MacDomination et CocaColonisation) leurs hôtes Thaïs que lorsque leur pays abandonnera la dictature militaire avec bonheur, bien sûr, ils risquent de la remplacer par la mondialisation libérale, c'est à dire l'Américanisation (AmériKKKanisation ?) donc de remplacer un aveugle par un borgne. Ils se rendent compte que le paradigme Bush et son lot de multinationales, sont peut-être ''moins pires'', au moins physiquement et matériellement, que celui de leurs tyrans actuels mais ne sera pas le paradis qu'il semble promettre. Donc apprendre la langue des Français, parce qu'ils se sont élevés contre le concert anti Iraq, (Ou l'invasion fait plus de morts que la dictature contre laquelle elle est censée lutter.) dont on se rend bien compte qu'il est un des fleurons de cette logique d'asservissement - plus ou moins soft - de la planète par l'économie yankee. Apprendre le français semble donc ouvrir une porte sur le petit village récalcitrant d' Astérix. Voila ! Il fallait que ce fut dit, alors je le dis !
Vous dire s'ils sont motivés, ils veulent pouvoir passer un examen de langue française.
Jean Luc, un super ami m'a envoyé une BD ou Valérie, je en me souviens plus (Alzheimer, je vous dis) et ils galèrent pour la lire car ils n'ont que deux mois de français et un dico, mais ILS ADORENT. Et c'est plus amusant et facile à lire qu'un texte, même sympa ! BHSOH French Students Mae Pa - Mae Sot - Tak Thaïlande Si vous avez des BD qui traînent dans un grenier, n'hésitez pas! Pour ma part, j'ai quelques albums de Reiser en Double, alors à mon retour . . . Ca va les décoiffer ! ! !
Mes cours se calment et mes élèves se dispersent. C’est une période d'examens Vendredi, je vais aussi faire ''VACANCE SCOLAIRES'' Ne vous faîtes pas un tour de reins en balayant la neige !!! Allez à plus tard !!! Fern@nd
Encore un magnifique texte de Patrick dont je veux vous faire profiter tout de suite. On se demande ce qu'il fait à la SNCF au lieu d'être à l' Académie Française et de passer chez Pivot Un os sur le net à la portée du village planétaire. Voir aussi la Pièce Jointe !!! Hootch, c'est mon chien, fidèle et veule, quand il a mangé. Il ne feint jamais, même quand il a faim. Quand il a faim, il attaque au mollet. Il mange les os. Hootch, c'est mon chien, compagnon des jours difficiles. C'est un morose molosse, chien de vie aux ongles jaunes, sans protocole. Dans la rue Dezetron où je passe chaque jour se déroule un concours quotidien de déjections canines. Des crottes énormes et des gros chiens avec leur maître à tête de chien. Des petites merdes à quatre pattes et leurs vieilles patronnes nonagénaires. Parfois Hootch se prend un coup de pied par une vielle qui sent l'urine. L'incontinence porte sur l'humeur. Quand j'amène Hootch personne ne bronche, aucun bruit ne sourd, sauf les petites vieilles. Hootch adore mette sa truffe au cul des chiennes. Elles aiment ça, les chiennes, mais les vieilles en profitent pour lui balancer des coups de pied. C'est d'un teigneux de nos jours les vielles. A coup de canne ou de ballet ou de parapluie. Mais Hootch pense à ce qui l'occupe. Souveraine indifférence. Accouplement de trottoir. Besogneux et concentré sur l'ouvrage. Parfois j'envie son endurance servile, son appétence. Hootch, ça ne fait pas 87 fois que je te l'envoie, ça fait 88, avec ce coup là. Jette lui un os.(private joke, pour moi) Enfin tu l'as compris, Ici c'est la crise. Humeur de chien qui tire sur sa longe. Ginette m'a quitté. Enfin ça ne serait pas grave si on n'avait pas que des raves, A bouffer. PATRICK Je deviens fainéant et laisse écrire les autres ! Bye Voui ! Tu me l'as déjà passé 87 fois Il ne mord pas, j'espère ??? Tu devrais plutôt passer tes heures interminables au boulot à me trouver des plans pour assurer les cours de français, ici au BHSOH, (assoces de retraites enseignants ou autres ...) Bye ! Et neforce pas trop !
En pièces jointes, le dossier de présentation de BHSOH : Traduction : moi avec l'aide de Google Translations Amélioration : Mireille, Amnistiante Internationale Présentation avec les photos : Pierre qui met à profit sa nouvelle retraite pour AGIR vraiment.
Ca claque, non ??? Bye et Bise Repères historiques
Avant le Xe siècle - Royaume Pyu. La région est peuplée de différentes tribus, originaires du Tibet, du Yunnan ou de Thaïlande. XIe siècle - Le premier empire unifié est fondé par les Mon. Pagan sera la capitale du royaume de 1044 jusqu’à sa destruction en 1287. XIIIe siècle - Le royaume Mon tombe aux mains des armées mongoles. Une partie de la Birmanie subit ensuite la domination des Shan, puis à nouveau celle des Mon. XVIe siècle - Les Birmans dominent le pays. La dernière dynastie birmane est fondée au XVIIIe siècle. 1824-1826 - Les Britanniques déclenchent la première guerre anglo-birmane et prennent le contrôle du sud du pays. 1852-1855 - Seconde guerre anglo-birmane. Toute la Birmanie est annexée. 1886 - La Birmanie devient une province de l’Empire des Indes. Les Anglais divisent le pays en deux : la plaine centrale, d’une part, où vivent les Birmans, et « le fer à cheval » qui l’encercle, d’autre part, où vivent les minorités ethniques – sur lesquelles ils s’appuient pour mieux contrôler l’intérieur du pays, ce qui leur vaudra la fidélité de celles-ci pendant la guerre d’indépendance. 1920 - Les étudiants de l’université de Rangoon organisent les premiers mouvements de protestation indépendantistes. 1930 - Révolte paysanne. Naissance du mouvement nationaliste Dobhama Asi-Ayone (nous, Birmans), dont les membres prennent le titre de Thakin, les maîtres, en signe de défi au colonisateur. 1936 - Mouvement étudiant contre l’expulsion de l’université de Aung San et U Nu, qui devaient devenir respectivement le père de l’indépendance et le premier dirigeant du pays indépendant. Les deux leaders et les autres chefs nationalistes, les « trente camarades », sont invités au Japon pour une formation militaire. Ils créent l’armée de l’indépendance birmane. 1942 - Les Japonais entrent en Birmanie avec l’armée de l’indépendance birmane, commandée par Aung San. La plupart des minorités ethniques soutiennent les Anglais. 1943 - Aung San est ministre de la Guerre de la Birmanie indépendante occupée par les Japonais. 27 mars 1945 - L’armée birmane se soulève contre les Japonais. 19 juin 1945 - Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San, naît à Rangoon. 19 juillet 1947 - Six mois après la signature de l’accord d’Indépendance, Aung San est assassiné en même temps que six autres membres de son cabinet. 4 janvier 1948 - Proclamation de l’indépendance de la Birmanie. Naissance de l’Union de la Birmanie, dont U Nu est le Premier ministre jusqu’en 1962. Le pays connaît une relative prospérité : il est le premier exportateur de riz d’Asie du Sud-Est, son système éducatif est réputé. 5 janvier 1948 - Début de la guérilla karen. Les minorités ethniques se sentent flouées par la constitution, qui néglige leur volonté d’indépendance. 1958 - La guerre civile faisant de plus en plus de victimes, et des tensions internes apparaissant au sein du parti au pouvoir, U Nu confie la gestion d’un gouvernement provisoire au général Ne Win, un autre des trente camarades. Il sera néanmoins réélu en 1960. 1960 - Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie avec sa mère, Daw Khin Kyi, nommée ambassadrice à Delhi. 2 mars 1962 - Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. U Nu et des centaines d’opposants sont arrêtés, des manifestations tournent au bain de sang. La constitution adoptée en 1948 est abolie. Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ». Les principaux secteurs de l’économie sont étatisés. 20 mars 1964 - Le BSPP (le Parti du programme socialiste birman) devient parti unique. 1964-1967 - Aung San Suu Kyi obtient une licence en philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College (université d’Oxford). 1972 - Aung San Suu Kyi occupe un poste de chercheur au ministère des Affaires étrangères du Bhoutan et se marie avec un Anglais, Michael Aris. 1974 - Promulgation de la nouvelle constitution, naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie. La moitié du budget de l’État est allouée à l’armée. 1975 - Regroupement des mouvements ethniques, en désaccord avec le pouvoir central, dans un Front démocratique national. 1987 - Alors que le pays rejoint la liste des pays les moins avancés, Ne Win, sur le conseil de ses numérologues, remplace du jour au lendemain, et sans compensation, les trois quarts de la monnaie par des billets dont le montant est un multiple de 9, son chiffre porte-bonheur. Les économies de toute une vie se volatilisent, beaucoup de Birmans sombrent dans la misère. De mars à juin 1988 - Des manifestations surviennent, d’abord à Rangoon, puis dans tout le pays. La répression est brutale. Aung San Suu Kyi rentre en Birmanie en mars pour se rendre au chevet de sa mère souffrante à Rangoon. Juillet 1988 - Un congrès extraordinaire du BSPP reconnaît la faillite du pays. Ne Win quitte le pouvoir.
8 août 1988 (8-8-88) - Les manifestations de mécontentement, réclamant l’avènement de la démocratie, voient défiler des millions de personnes dans le pays tout entier. Une fois de plus, elles sont réprimées. Il y aura entre 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement. Des milliers de personnes sont arrêtées. 26 août 1988 - Premier discours public d’Aung San Suu Kyi à la pagode Shwedagon, devant 500 000 personnes. La fille du héros national devient instantanément un leader naturel dans un pays qui connaît la dictature depuis vingt-six ans. 18 septembre 1988 - La junte se maintient au pouvoir en abrogeant la constitution de 1974 et en créant le SLORC (Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre). La Birmanie devient le Myanmar, et Rangoon s’orthographie dorénavant Yangoon. L’opposition démocratique n’a jamais reconnu ces nouvelles appellations. 27 septembre 1988 - Fondation de la NLD (Ligue nationale pour la démocratie). Aung San Suu Kyi en est élue secrétaire générale. 18 juillet 1989 - Abrogation du système judiciaire et institution des tribunaux militaires. 20 juillet 1989 - Après avoir tenu des dizaines de meetings publics, Aung San Suu Kyi, en vertu de la nouvelle loi martiale, est assignée à résidence pour une durée de trois ans. Elle est accusée de porter atteinte à la sûreté de l’État. 27 mai 1990 - La Ligue nationale pour la démocratie obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Ceux-ci refusent de transférer le pouvoir, et ne laissent pas siéger l’assemblée nouvellement élue. 18 décembre 1990 - Suite au blocage de la situation, les forces démocratiques forment un gouvernement en exil, le National Coalition Government Union of Burma (NCGUB). 19 décembre 1990 - En réponse à une intervention personnelle du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, réclamant la libération d’Aung San Suu Kyi, le SLORC déclare que, si elle le souhaite, elle sera autorisée à rejoindre sa famille en Angleterre. Craignant de ne jamais pouvoir revenir, elle refuse. 10 juillet 1991 - Le Parlement européen lui décerne le prix Sakharov (attribué pour la défense des droits de l’homme). 14 octobre 1991 - Aung San Suu Kyi se voit décerner le prix Nobel de la paix. 2 février 1994 - Signature du contrat entre Total et la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman. Le groupe français investit 1, 2 milliards de dollars. 20 septembre 1994 - Le général Than Shwe (Président du SLORC et Premier ministre du gouvernement) et le lieutenant-général Khin Nyunt (chef des services de renseignements de l’armée) rencontrent Aung San Suu Kyi (toujours en résidence surveillée) à son domicile. 10 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi est libérée. La mesure d’assignation à résidence qui la frappait est ainsi levée grâce à la pression internationale. 11 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi déclare à la presse qu’elle continue sa lutte pour la démocratie et qu’elle invite les généraux à entamer le dialogue ; elle demande aux investisseurs étrangers d’attendre qu’un système démocratique soit mis en place avant de s’implanter dans le pays. Avril 1996 - Un rapport faisant état de l’usage de la torture et du travail forcé en Birmanie est présenté devant la commission des droits de l’homme des Nations unies.
Septembre 1996 - Les interventions publiques qu’Aung San Suu Kyi tenait devant son domicile les samedi et dimanche après-midi sont interdites pour cause de « trouble de l’ordre public ». Ces dernières attiraient entre huit et dix mille personnes. Des postes de contrôle de l’armée sont placés des deux côtés de l’avenue de l’Université, soit à deux cents mètres du domicile d’Aung San Suu Kyi qui se trouve de facto replacée en résidence surveillée. 1996-1997 - Les militaires lancent l’opération « Année du tourisme en Birmanie » (Visit Myanmar Year). Mars 1997 - Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail décide de créer une commission d’enquête sur les pratiques de travail forcé en Birmanie. 5 novembre 1997 - Dissolution, par proclamation, du Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre (SLORC) et constitution, par une autre proclamation, du Conseil d’État pour la paix et le développement (SPDC). Les douze commandants des régions militaires, ainsi que les chefs des forces navales et de l’air rejoignent les quatre leaders de la junte au sein de ce nouveau Conseil d’État. Entre 1996 et 1999 - La junte militaire obtient des cessez-le-feu avec une quinzaine de groupes rebelles (Karen, Mon, Kachin, Shan). 1er janvier 1998 - La Birmanie devient membre de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN). Juin 1998 - Plusieurs dizaines de membres de la NLD, élus en mai 1990, sont arrêtées. 14 juin 2000 - L’Organisation internationale du travail (OIT) adopte une résolution sans précédent visant à appliquer l’article 33 de la Constitution de l’OIT si le travail forcé n’est pas aboli au 30 novembre 2000 au Myanmar. 4 septembre 2000 - Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence. Fin 2000 - Le dialogue entre Aung San Suu Kyi et la junte, interrompu depuis 1994, est renoué dans le cadre de discussions préalables à l’instauration d’un dialogue politique. Ces discussions s’inscrivent dans une mission de médiation engagée en juillet 2000 par l’envoyé spécial pour la Birmanie du secrétaire général des Nations Unies. 6 mai 2002 - Aung San Suu Kyi est libérée sans condition. 26 août 2002 - TotalFinaElf est visée par une plainte pour « crime de séquestration » déposée auprès du tribunal de Nanterre. Les plaignants sont deux Birmans qui affirment avoir été « séquestrés » et « forcés » de travailler sur le chantier de construction du gazoduc. 5 décembre 2002 - Mort de Ne Win. Avril 2003 - Le pouvoir militaire ne tenant pas ses promesses de dialogue avec l’opposition, Aung San Suu Kyi met en doute la sincérité de la junte. « Ils ne veulent pas le changement, mais le changement est inévitable » déclare-t-elle. 30 mai 2003 - Le convoi d’Aung San Suu Kyi, alors en tournée politique dans le nord du pays, est violemment attaqué par des forces à la solde du régime de Rangoun. Suite à cette détention, le prix Nobel de la paix est placé en détention dans un lieu tenu secret. Il s’ensuit un ample mouvement international de protestation.
TRIP a l'AIR (32) MAE SOT ATTENTION ! En pièce jointe, la présentation (chiadée) de BHSOH Traduite par '' Moi" (Assiste de ''Google Translate'') Aide de Mireille, Traductrice officielle de Amnesty International. Présentée élégamment par PIERRE Ex-présenteur officiel de la SNCF. BIS REPETITAM ! Valérie, m'a envoyé une BD : ils galèrent pour la lire car ils n'ont que deux mois de français et un dico, mais ILS ADORENT . . . et c'est plus amusant et facile à lire qu'un texte, même vachement sympa ! Alors, si vous avez des vieilles BD qui traînent, qui encombrent la chambre des gosses ou de la Grand-mère : BHSOH French Students Mae Pa - Mae Sot - Tak THAILANDE Je ne sais pas si vous avez téléchargé GOOGLE EARTH dont je vous avais donné l'adresse lors de mon anniversaire, mais aujourd'hui je suis sur un PC qui en est muni et c'est vachement BALEZE !!!!
Hier je pensais : Tiens il y a au moins 6 mois que je n'ai pas eu mal au dos. Et ce matin, PAF ! Mal de chien. Alors : Prémonition ? Induction ? Coïncidence ??? C'est con, hein ! J'ai une lombalgie carabinée, voire mitraillée, due aux efforts conjugues du lit très dur, de la motorbyke, d'un hiver pourri en France ( télépathie ou télé pathologie ?) et d'un ''faux'' mouvement. Pourquoi ''faux '' ? Un vrai mouvement mais mauvais, plutôt ! Je viens donc de me faire faire un massage par un aveugle, car comme chacun sait ; '' Au royaume des masseurs, les aveugles sont rois !'' "Au royaume des accordeuse de piano'', aussi, mais se faire masser par un accordeur de piano, je ne sais pas si c'est recommandé pour le lumbago, quoique pour le '' DO'' Massage efficace, s'il en fut ! Mais pas suffisant ! J'y retournerai ce soir. Il y prend goût, l'animal ! Patrick, encore lui, me donne des nouvelles alarmantes de l'hiver pourri que vous avez en France et de la grippe aviaire. Ca craint ! Hallali ! Un mètre quarante cinq. Juste sous les bras. Pour avancer il faut creuser une tranchée en faisant des moulinets avec les bras. Des fois on s'égare en plein blizzard. Plus d'un s'est perdu qu'on n'a jamais revu. On a aperçu des icebergs avec manchots en costume sur l'épaule nord, et la région n'est pas sure : les hordes déferlent par vagues brisant les têtes, coupant bras et jambes. Faucheuse et moisson de trophées. Sang et fumée. Affaiblir, affamer et tuer les enfants. A la casa, hors de la vallée, nous sommes encore quarante têtes sur les épaules, vingt valides et les femmes et les vieux et les moins de quinze ans. Iceux et Icelles qui n'ont pas écouté le conseil ne sont pas revenus. Les dernières traces s'effacent comme la sociabilité. Le plus fort est celui qui se taille la part du lion. L'ancien chef est parti, chassé par le nouveau maître qui a maintenant deux femmes. Pour faire économie de bois, nous vivons tous dans la maison du Mayeu qui a une grande cheminée. Le mobilier nous a chauffé plusieurs jours et plusieurs nuits. Un lit de paille nous réunit tous sous les couvertures. Il reste trois vaches que nous chérissons en espérant le retour du soleil. Elles donnent encore un peu de lait et de chaleur. On parle de massacrer les vieux et de les manger. Les animaux sont aussi affaiblit par la rigueur de cet hiver définitif. Depuis le grand effondrement et la pandémie chez les volatiles, les sauvages ont abattus les animaux domestiques. Plus un chat, plus un chien après les oiseaux qui se sont tus. Alors on s'organise. La neige a l'avantage de tracer le gibier ; blaireaux, renards, et surtout chevreuils et sangliers sont à cran et j'ai appris à pister et à trancher les jugulaires avec le nouveau chef. Il faut garder la force de tenir encore comme de tenir les sauvages hors du village. J'ai pu sauver la femme et l'enfant qui s'accoutument à ces conditions nouvelles. Il n'y a pas de place pour la pitié. Il faut s'acclimater et apprendre la chasse puisqu'il n'y aura plus de jardin. Peut être reste-t-il des poissons morts sous la glace. On entend parler des loups.... PATRICK Des dahus, il n'y a pas comme gibier ???(Moi)
J'ai reçu ça par www.voyageforum.com
Bonjour Ferdowsi,
Je ne suis pas vraiment convaincu par ton très intéressant et motivé discours sur la France, terre d'accueil et de libertés. D'abord, cette image ne me semble pas correspondre à la réalité, ensuite cette "définition" nous oppose de fait aux autres pays, moins libres, moins généreux, moins beaux, moins éclairés... Et puis, je rêve d'un monde uni. D'une citoyenneté mondiale... L'Europe à laquelle nous avons hélas donné récemment un grand coup de frein, est à mon sens une bonne étape vers ce rêve en établissant un équilibre avec le continent américain et ses volontés hégémoniques si facilement assimilables par nos têtes blondes. Nos valeurs européennes, nordiques, slaves (un peu), ou latines, très riches, peuvent ainsi devenir une référence, ou au moins, offrir une alternative à Coca & Co. Et n'oublions pas l'Asie, dont le dynamisme extraordinaire va pulvériser nos habitudes et nos références économiques. Sans doute le Français est une belle langue. Les Bretons bretonnants sont encore quelques uns à croire à l'impérative nécessité de continuer à s'exprimer dans leur dialecte. Peut-être les Français feront-ils la même chose dans 1 ou 2 siècles ?! Est-ce très important ? La langue n'est-elle pas un moyen de communication avant tout ? De communication pour se comprendre, se connaître et par là vivre ensemble ? Si l'anglais doit être notre langue mondiale qui permettra de vivre-en paix- à l'échelle de la planète, je suis pour. Bien entendu, la culture nous permet de conserver toute langue ancienne ou locale pour le plaisir et la musique. L'obsolescence n'interviendra que si personne ne s'en sert plus ! Et là, tu veilles !
Quel plaisir doit être ce voyage en Transsibérien. Je connais un peu la Chine et j'espère y retourner très bientôt. J'ai eu pour ce pays un énorme coup de coeur. J'ai aussi le projet de parcourir -un peu- à cheval la Mongolie avec ma fille qui a 13 ans et qui adore les chevaux.
En Thaïlande, comme ailleurs, j'aime la mer. Et comme j'ai encore besoin de travailler, j'ai choisi une grande ville du bord de mer. Je vais m'installer à Jomtien. J'aime beaucoup cet endroit. Certes, à Pattaya tout proche, les touristes sont un peu trop nombreux et un peu trop attirés par les hôtesses accortes des Gogos bars, mais on ne peut tout avoir. L'économie du pays s'améliore et je pense que la Chine va tirer avec elle les autres pays d'Asie. L'augmentation du niveau de vie fera monter les prix et limitera un peu le tourisme, entre autre celui des Pervers Pépères ! Et cela offrira d'autres alternatives d'emploi aux filles de bar. Pas dès 2007, mais rêvons d'un monde meilleur...
Au plaisir de bavarder avec toi, Lekoly
Alors j'y réponds par ça :
Bonjour Lekoly
D'accord avec toi pour le rêve Français Mais ils ont quand même cette image la. Tu as raison sur bien des points Je suis citoyen du monde depuis plus de 20 ans. La fin du Breton, de l'occitan, du Français du Birman ou du Karen bientôt c'est la fin de cultures intéressantes et laisse la place a la sous culture américaine qui a part quelques exemples de contre culture nivelle tout par le bas . : le meilleur exemple est quand même les Mac Do La Chine qui se développe économiquement n'exporte pas, malheureusement, la richesse infinie de sa culture richissime et grandiose, mais une imitation (quand ce n'est pas une copie) de la culture marchande américaine. Et le besoin VITAL d'expansionnisme de ce pays et l'immense diaspora mondiale des Chinois, vont bientôt provoquer de changements irréversibles et importants sur l'échiquier géopolitique du monde Les 20 prochaines années vont être passionnantes a observer. La guerre en Iraq en est déjà une manifestation d'envergure. Je suis un utopiste. J'aurais voulu une Europe des gens plutôt qu'une Europe du Bizeness. MA grande question : Les Chinois continueront-ils a payer les retraites ??? La langue, moyen de communiquer, de se comprendre est un leurre avec l' Anglais .c'est un moyen pour VENDRE toujours plus en faisant du profit a n'importe quel prix et a tout prix 75% de notre communication est non verbale et inconsciente. La barrière de la langue est une excuse que des gens ont pour ne pas voyager. Le voyage en TransSibérien. Je suis vachement suis content de l'avoir fait. J'ai encore devant les yeux les images de l'immense taïga aux couleurs de l'automne et dans la bouche le goût de quelques bouteilles de Vodka, descendues sur le coup de 8 heures du matin, avec des ouvrier qui allaient bosser a Vladivostok Et je ne parlais pas un mot de russe et eux pas un mot de français, d'anglais, d'italien ou même d'allemand. Et on s'est quand même bien marres. Je t'assure. Je retournerais certainement en Mongolie un été, pour apprendre a chanter le Koomi (chant diphonique) en n'ayant pas peur de l'arrivée du froid et en voyageant par mes propres moyens Et bien sur en Chine dont, en 2 mois, j'ai a peine lu la 4eme de couverture. (Le monde est un livre ouvert et celui qui ne voyage pas n'en lit qu'une page. Saint AUGUSTIN) Je refuse de connaître Pattaya et ne connais pas encore Jontien Tu vas faire quoi comme boulot ??? Amicalemement Merci du bavardage. FerDex. Et sa réponse : Hi again !
Juste quelques mots car je suis cet après midi très occupé. Le district de Chonburi compte plus de 2 millions d'habitants. Pattaya s'y trouve. Petit port de pêcheurs lorsque les américains y installent une base pendant la guerre du Vietnam, les bars à soldats se multiplient. La ville est devenue très importante avec beaucoup d'entreprises et d'industries, et aussi le tourisme de masse pour la plage et l'accès aisé depuis BKK. Jomtien est la banlieue tranquille et résidentielle. Ne jetons pas bébé avec l'eau du bain. Pattaya est avant tout une ville avec beaucoup d'habitants, beaucoup d'activités. Le nouvel aéroport de BKK va se trouver à mi chemin entre Pattaya et BKK. Le nouveau port aussi. Il y a toujours des bars à filles pour amuser le touriste (et accessoirement gagner sa vie). Je vis à Nantes près de la Loire. Bien que je ne sois pas sur le port, il y a dans mon quartier autant de bars à filles qu'à Pattaya, (à superficie égale). Bon, ils sont fermés, et ça se voit moins. Pattaya et sa région sont un très bel endroit. So long, Lekoly Dont acte ! Belle émotion aujourd'hui. Ana Wa, le prof qui suit mes cours, est venu me voir ce matin à ma Guest House. Il connaît bien la communauté birmane de Mae Sot, toutes ethnies confondues. Je le soupçonne même de militer plus activement qu'il n'en a l'air. Il m'a dit que de nombreux birmans (étudiants, je suppose) étaient intéressés pour apprendre le Français Si on arrivait a assurer un suivi de l'enseignement du français l'an prochain et après, même Il y aurait certainement 2 h par jour : 1 au BHSOH et une dans une autre école a Mae Sot. Ca m'a fait vachement plaisir. Je ne suis pas franco franchouillard, mais . . . Ou il est le gros con d'anglosaxophone qui m'a demande niaisement " The french . . . why ?''??' Ils considèrent déjà que le français est une langue morte GRRRRRRRRRRRR ! ! ! ! ! Astérix ! Reviens !!!
Annie, ma copine que j'avais rencontre en Chine, à Dali est présentement à Sumatra, pays fortement musulman, voire intégriste par endroits. Elle a des problèmes avec les mecs qui sont EXTREMEMENT COLLANTS voire GLUANTS et ont LES MAINS TRES, TRES BALADEUSES ?? C'est comme ça dans de nombreux pays, comme par hasard musulmans : Egypte, Iran, Afghanistan, Sumatra, etc . . . Elle me demande de lancer une enquête dans TRIP à l'AIR Ce que je fais derechef ! Pourquoi les mecs de ces pays manquent-ils à ce point de respect envers les femmes occidentales ??? Je lui ai suggère que c'est parce que leurs femmes sont voilées, et que de voir des belles Françaises plantureuses, ça les excitait un max, mais il parait qu'elles sont loin d'être toutes voilées. Alors ??? A vos claviers, ceux qui ne sont pas morts gelés ou enneigés !!! Cet après midi, c'était mon dernier cours. Vendredi j'aurais droit a une Cérémony'' of Good Bye !!! Je vous narrerai ça dans 1 prochain TRIP à l'AIR ! Bye et bisous, c'est selon ! -- Fern@nd
TRIP à L'AIR (32 Bis) Anniversaire a la CHANG BEER avec des amis Japonais.
TRIP à l AIR (33) Mae Sot Mais plus pour longtemps. Et voici Pierre qui, en vieux ''Thailandophile'' mets son ''Grain de Sel'' dans une conversation ou il est le bienvenu, surtout qu'il ne dit pas que des conneries.
De Nantes à Pattaya, la digue dondaine (Il y a MONTAIGU un restau qui s'appelle "La Digue" -si, si - et on y mange très bien)
Habitant Nantes depuis 1999, et ayant effectué 3 voyages en Taillandier (86, 90, 2000), en ayant toujours eu soin d'éviter Pattaya, comme j'évite la "côte" chez nous, le rapport entre les bars à fille de Nantes et ceux de Pattaya ne m'avait jamais vraiment sauté aux yeux. L'expression "pour l'amusement des touristes et, accessoirement, gagner leur vie" me laisse rêveur. Sans prétendre être historien de la Thaïlande, je crois pouvoir dire que Patay, nonobstant la beauté du site, ou à cause de (et non pas grâce à) lui, à d'abord été une ville bordel destinée au repos du guerrier Mc Do, que la chasse au Viet épuisait passablement. Malheureusement pour elles, les filles de Patay, sont d'abord là pour gagner leur vie, et, pour la plupart, celle de toute une famille. La prostitution en Asie n'est pas perçue comme en occident. Elle est tolérée et admise et ce depuis fort longtemps. Je ne veux pas dire par là que c'est considéré comme un boulot noble, mais celles qui sont obligés d'en vivre ne sont pas regardées comme chez nous. Les bars à fille de Nantes, ne sont pas plus nombreux que dans d'autres villes de la Francie et elles bénéficient d'un suivi médical auquel n'ont pas accès celles des rues et importées de pays divers : Afrique, pays de l'est pour la plupart. Qu'on ne ma taxe d'être connaisseur en la matière, je jure devant qui on veut que je n'ai jamais mis le moindre "doigt" dans ce commerce. Par ailleurs, Nantes, quoique étant une fort jolie ville, ne bénéficie pas de la même aura touristique que la Thailandie en général et Pattaya en particulier. Après Patay, la côte qui s'étire vers le Cambodge offre des paysages et des plages dont la beauté le dispute à la désertitude. On peut redouter une gangrénisation par le tourisme de masse, comme ça été le cas de Phuket (où en 86, il y avait plus de sable que d'hôtels), mais, pour l'instant les amateurs d'authenticité peuvent y trouver leur compte, mais pas les attraits de la ville, avec tout ce que ça comporte. Et je ne parle que de ce je connais, la Thailandie offre bien plus encore à qui a envie. Pour moi le tourisme de masse n'est rien d'autre qu'une autre forme de l'instinct grégaire de l'homme "lambda" qui se rassure se rassemblant en troupeaux. Panurge et ses moutons n'ont rien inventé. Chacun voyage à sa façon, en routard ou en palace, avec toutes gammes intermédiaires. Quoiqu'on puisse penser de la forme de voyager, l'acte de voyager est déjà un pas vers les autres. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose, disait machin, voyagez, voyagez, il en restera toujours quelque chose, que je dis ! A part ça, pas de nouvelles d'OSF, ni de réponse de KOM à mon mail sur son budget. A + Pierre $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ Pour une fois, je donne la parole à un politicien pour vous faire parvenir des nouvelles de Bernadette CHIRAC. Ce n’est pas du nougat ! Bon Appétit BERNADETTE ! ! ! Prenez une Chartreuse avant, pour éviter de gerber : A VOTRE BON COEUR MESSIEURS-DAMES Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son show pour récolter ses pièces jaunes. 200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000 Euros). J'ai interrogé M. le Maire (UMP) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l'affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l'Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc…, la ville a déboursé 80000 E (pris sur nos impôts locaux, bien sûr). Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour « la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l'association « Opération Pièces Jaunes ». Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes ! Certains n'ont pas beaucoup de vergogne. Ce mercredi 8 mars 2006 Marcel MAGNON Conseiller Municipal de Montélimar Ca laisse rêveur, non ??? Rejetez un coup d'oeil sur les comptes de BHSOH, juste pour comparer. Ce matin je fais un petit tour en : BIRMANIE MYAWADI afin qu'au retour j'ai un nouveau visa de 1 mois pour la Thaïlande. Myawadi, c'est toute la Birmanie : Plus de route, mais, espoir, une pelleteuse en train de creuser ??? Les Birmanes aux (parfois très) longs cheveux noirs. Les Birmanes aux joues barbouillées de Thanakha Les trous dans les trottoirs quand il y a des trottoirs. Sinon, seulement les trous . . . Les conducteurs qui klaxonnent intempestivement a tour de bras alors que c'est totalement inutile, car le véhicule ou la personne qui bloque le passage finira de toute façon la manoeuvre qu'il a commencée. Un délicieux La Fat Toot, une salade de The (ça, c'est pour faire râler Frank qui en raffole et qui est rentre sur Paris) accompagne de 2 Myanmar Beer pression, bien fraîches et d'oeuf brouilles aux herbes. Des camions et des tracteurs qui n'en ont que la fonction tant ils ressemblent a tout sauf a des camions. On les croirait issus d'un film sur le moyen age. Des crachats qui fusent de partout, rougis au bétel. : Faire attention lorsqu'on croise un bus !!! Des gens vêtus très pauvrement qui attendent des ''jours meilleurs'' Des tricycles de toute sorte, mais pas un aussi ''déjanté'' que Mani, le Trickshaw de Bago. Mani qui m'emmenait voir le Bouddha couche après les heures de fermeture pour que '' je ne donne pas d'argent au gouvernement'' et qui Un sacré train de vie...
Un élu local dénonce ! Les opérations Pièces Jaunes en TGV seraient ultra déficitaires et ne serviraient qu'à promouvoir l'image de son icône.
Contacté par nos soins, Marcel Magnon, conseiller municipal PC de Montélimar, confirme que le texte émane bien de lui. Il semblerait qu'il ait été publié une première fois sur le site perso du Parti Communiste de la Drôme puis qu'il ait ensuite connu une propagation importante par e-mail.
Mais le discours du Conseiller n'est pas isolé, Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo (entre autres) ayant relaté des faits similaires dans leurs éditions respectives.
A partir du moment où l'on touche à un discours politique, le regard porté est forcément subjectif et le message peut rapidement prendre des allures partisanes. C'est incontestablement le cas avec cet e-mail, rédigé par un homme d'un bord politique opposé à celui de la personne mise en cause et qui comporte, nous allons y venir, de nombreux raccourcis.
Il est d'usage (surtout en France) de taper sur les associations humanitaires. Cela permet de justifier sa pingrerie et accessoirement de ne pas donner de son temps à des associations qui manquent cruellement de bénévoles. De tristes rumeurs entachent ainsi régulièrement la réputation des actions humanitaires : Certaines sont avérées : scandale de l'ARC en 1996. D'autres sont de pures diffamations : Kouchner en Ferrari . La plupart extrapolent un fait isolé de son contexte pour tirer à boulets rouges sur un concurrent et le cas présent l'illustre parfaitement.En effet, le passage du TGV dans une ville n'est pas "rentable" en lui-même, le message est donc en partie vrai. Mais, en contrepartie, il attire l'attention des médias, la sympathie des gens et au final les tirelires se remplissent et l'argent va aux enfants malades : il est donc faux de penser que la Fondation est déficitaire comme on nous le laisse supposer.
Par ailleurs, la plupart des frais occasionnés par ces manifestations sont réglés par les entreprises partenaires de l'opération (SNCF, La Poste, BDF, etc.), ces frais concernent également les dépenses en hôtellerie / restauration. Enfin, concernant la partie du message consacrée au "coût du personnel des services techniques de la ville et de la police municipale", la solution la plus économique serait sans aucun doute de n'organiser aucune manifestation d'aucune sorte (et surtout pas dans l'humanitaire, ça coûte trop cher et ça rapporte rien !). Mais il est peu probable que M. Magnon ne s'engage dans cette voie un peu glissante...
Toutes les associations dépensent de l'argent pour des opérations d'appel aux dons. Toutes les associations ont des dépenses pour leur personnel, leurs locaux et leurs frais généraux. On estime ainsi que ces frais s'élèvent entre15 et 30% des sommes récoltées.
En 2004, la Fondation de Bernadette Chirac a affecté plus de 39% des recettes à des postes annexes. C'est trop, beaucoup trop (sur 100 euros, 39 ne vont pas aux enfants, soit 14 points de plus que les Restos du Coeur). Il est donc tout à fait légitime de rester perplexe quant à la balance recettes - dépenses de l'association, et nul doute qu'un contrôle de gestion rigoureux permettrait certainement de rentrer dans des normes un peu plus acceptables...
Cependant rester sur ce constat est réducteur et forcément simpliste. Il faut aussi compter sur la spécificité de l'opération Pièces Jaunes : il est beaucoup moins onéreux de recevoir des virements bancaires que des pièces de 2 centimes. Si la logistique de collecte est la même, la rentabilité est bien moindre. Si les gens mettaient des billets de 100 euros à la place de leur monnaie dans les tirelires, le taux de frais logistiques serait assurément moins élevé. L'autre spécificité des pièces jaunes est de vouloir créer un élan de solidarité par des enfants pour des enfants malades... Et là, il est bien difficile d'opposer une bête question de rentabilité à cet argument !
Quant à l'aspect politique de ce mail :
Il est teinté de pré-campagne pour les élections municipales de Montélimar, ce qui le rend pour le moins suspect. La première Dame de France est un personnage issu de la vie politique. Il est indéniable qu'elle promeut ainsi son image lors de ces opérations (idem pour ses célèbres compagnons de wagons), il est plus que compréhensible que cela puisse agacer ses détracteurs. Finalement, pour ses futurs voyages, on ne saurait trop conseiller à Bernadette d'opter pour des hôtels abordables et de se restaurer à la bonne franquette. Cet état d'esprit aurait plusieurs aspects positifs : Elle aurait ainsi un aperçu on ne peut plus juste de la France d'en bas Son image s'en trouverait grandie Les partenaires de l'association dépenseraient moins en notes de fraisDe votre côté, chers internautes, n'oubliez pas que si vous trouvez le temps de transférer ce genre de messages, vous avez probablement la possibilité d'en consacrer également à des associations (quelles qu'elles soient). Promis, vous en tirerez une réelle satisfaction.
Et pour ceux qui ne sauraient comment s'y prendre : jeveuxaider.com
Sources : Le Canard Enchaîné, éd. du 22/02/2006 PiecesJaunes.com FondationHopitaux.frArticle par Le Zap's & Nico - HoaxTeam Remerciements à XavierMis en ligne : 17 mars 2006 Dernière mise à jour : 17 mars 2006 Des précisions de Bragon the Bat, qui précise, précisément :
Note sur TALA 33 : 1.- T'es arrive en retard ou t'as rate ton avion ? Ca fait un bail que Khin Nyunt est tombe (milieu 2004). Il a été juge en secret et condamne à 44 ans avec sursis. Ce qui veut dire qu'il est en résidence surveille a vie tame et ternam. C'est Generali Than Shwe qui dirige la junte en ce moment. Un parano total. Je ne suis pas un grand fan des Karens. Faut quand même pas oublier que la moitie d'entre eux (Karen Buddhist Army, ou un nom dans le genre) ont trahi la ''cause'' et se sont vendus a Rangoon et tirent maintenant sur l'autre moitie.renegats s'appellent en plus Armée Bouddhiste Karen. 2.- Quel est le principe fondamentalement fondamental de l'écriture fonetik ? Personnellement, je pense que ça sert à simplifier les choses. D'ou kateuille, par ex. (ou le K sert simplement a ce qu'il n'y ait pas d'ambiguïté et n'est pas un C cédille). Mais pourquoi ajouter un H ? Catheuille ? A quoi sert le H ici (on peut toujours fumer du transexuel, mais bon, la n'est pas le propos, je pense) ? A mystifier les lecteurs ? A les induire a croire que ce TH étranger se prononce comme un S ? Retour a la question : A quoi sert une transcription phonétique de mots étrangers ? Déjà qu'il y a plein de français qui veulent aller a Fouquette ou Fatailla et que personne ici ne sait ou c'est... 3.- Mais il (Thaksin) se représente. . . Et risque quand même fort d'être élu ! Non, non. Il est le seul candidat et il sera forcement élu. Le problème c'est que c'est un suffrage indirect. Pour élire le Premier, il faut un quorum de 500 élus (genre 350 députés et 150 élus sur liste des partis d'une manière proportionnelle quelconque). Et il va en manquer au moins un en raison de la démission d'un candidat sur la liste du parti Thai Rak Thai. Donc, d'avance, ces élections sont une pierre dans l'eau. De plus, qd il n'y a qu'un candidat qui se présente dans un arrondissement, il lui faut 20% des voix des inscrits pour être élu. Et vu que dans toute la péninsule sud du pays TRT n'a pas du tout la cote, il va y avoir des trous... l'eau va déborder a cause du tas de cailloux... Dans ce cas, il faut recommencer les élections dans les arrondissements concernes jusqu'a ce qu'il y ait un élu. Ce n’est pas le 3 avril qu'il va y avoir un parlement prêt à élire un nouveau Premier. En attendant, Thaksin organise des cérémonies anti-magie noire, fait redécorer le siège de son parti en accord avec le feng shui, et fait des dons aux esprits, fantômes et planètes malfaisantes ... c'est bon signe pour un capitaliste, non ? Peut-être même qu'il plante des satellites dans des poupées figurant ses ennemis pour voir ce qu'ils ont dans la tête. . . . BRAGON the BAT Il fallait que ce fut dit : C'est fait. Merci Bragon the Bataunaute ! Avec cette histoire de donner la parole à mes potes qui, bien sur ne disent pas que des conneries, j'en arrive à ne plus rien écrire dans ces TRIP à l'AIR (Paresse quand tu nous tient . . . ) Ce matin je suis allé a la gare de Hua Lampong acheter un billet pour aller faire un tour à Prachuap Khiri Khan et a Ban Khrut avec ma copine Penn . J'en profite pour faire, sur les conseils de Bragon (encore lui ! S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer !) Un tour au TRAIMITWITTHAYARAM TEMPLE, a l'entrée de Chinatown, le quartier chinois. Et, pas de bol 5 tonnes d'or me passent sous le nez ! 5 tonnes de joncaille ! Où plutôt c'est moi qui leur passe sous le nez ! Car ces 5 tonnes sont en réalité, depuis 700 ans, le fameux Golden Bouddha !. Il n'y a pas qu'au Vatican qu'il y a des trésors. Ca laisse rêveur ! Ca mérite un braquage, non ! PRATCHUAP KHIRI KHAN
Bons fruits de mer ! Belle plage. Pour le reste: Aventure Personnelle !!! BHAN KRUT
Bons fruits de mer Belle plage de 40 Km Le reste : Aventure personnelle !!! BANGKOK Retour a la maison. Je retrouve Anny, la grande voyageuse et nous allons décoller ensemble pour Paris le 12 a 18.30 Je me gave de Ma Muang Kaho Niaho (Mangues, riz gluant et lait de noix de coco) SUBLIME Au revoirà Tavee GH Au revoir à non pote Maha Au revoir à Gai, ma coffee shop préférée Au revoir aux fruits sublimes (Ah! Les mangues !!!!) Je m'en vais retrouver le froid et les poulets grippés !!!! Fini la billebaude ! J'ai déjà envie de revenir, avant même d'être parti !!! Fern@nd
J'en passe et des meilleures, ou plutôt des pires ! Non ! C'est ici, dans la douce France, que j'ai peur. Eh ! Bien, bon vent ! Pas trop de vent, s'il te plait ! Car sinon, ça va cailler et je vais me les peler dans la taïga de Sibérie ou les steppes de Mongolie ! Je ne voudrais pas m'enrhumer sur la Grande Muraille de Chine Avant le départ ! La vraie galère, sans bateliers de la Volga, c'est le visa russe. Ces mecs là, on viré le communisme, mais pas la bureaucratie. Va comprendre, Charles !!! . D'abord, il faut une invitation et un voucher (?). Je cherche donc un(e) correspondant(e) par le truchement d'internet et fait la connaissance de la belle Tanya de Omsk, qui pense plus à un mariage romantique qu'à un voucher.
Ensuite je trouve, toujours sur le net une agence suisse qui m'envoie le tout moyennant 30€. Ouf ! J'évite le mariage.
Ensuite le visa proprement dit : Il existe des visas de tourisme de 15 ou 30 jours ! Le consulat de Paris envoie des visas par courrier recommandé, mais seulement des visas de 15 jours à moins de pouvoir justifier, par des réservations, de toutes les nuitées d'hôtel. Les consulats de Strasbourg et de Marseille, eux font bien des visas d'1 mois, mais ne travaillent pas par courrier. Il faut donc perdre un jour pour aller le faire sur place. Un jour, et encore en payant 115 € au lieu de 54€, sinon il mettent 8 jours pour l'établir et il faut perdre un autre jour pour retourner le chercher. Résultat des courses : je me suis tapé un bon plateau de fruits de mer ''chez Toinou'', près de la Cannebière! Et je l'ai enfin ce putain de visa !
Le 3 Septembre, je vais claquer 50 bises à mon amie Yolande pour son anniversaire.
Le 4 Septembre j'embarque pour Varsovie, dans un ''coucou '' de WizzAir, une de ces ''low cost company'' dont les zincs ont, ces temps-ci, une fâcheuse tendance à se ''scratcher'' dans des endroits non prévus au plan de vol ! Et ensuite, si j'en réchappe, train jusqu' à Moscou puis TransSibérien et TransMongolien jusqu'à Beijing, puis re-train en Chine jusqu'au Laos.
Mais tout ça avec de nombreux arrêts, par le chemin des écoliers en prenant bien le temps que me donnent les visas et le climat.
Je précise qu'en tant qu'ancien cheminot, je n'ai pas de réduction! BON VOYAGE ! ! !
Excusez les fautes mais le clavier est QWERTY. L'anniversaire de Yolande a été un enchantement.
Vol court et agrémenté des sourires des hôtesses splendides et Hongroises, je crois, Pas de turbulences, pas de crash au départ et à l’arrivée, La série noire de la loi du même nom à l'air terminée.
POLOGNE VARSOVIE
Clavier QWERTY donc fautes probables SOS : je cherche l'arobase sur ce clavier et le point d'exclamation ! L'accent circonflexe et quelques lettres ou signes dont vous constaterez l'absence au cours s du voyage, C'est un peu le bordel pour trouver l'hôtel Star Fenix, Heureusement Aghata, Dorothee and Jean Paul III - son surnom à la Sorbonne où il étudie - et un petit Papy m'ont bien aide . Warsawa est une ville claire et non grises comme je m'y attendais : larges avenues arborées, nombreux parcs dont les pelouses invitent à la sieste, immeubles de toutes les époques mais ici aussi l'invasion amerikkkaine se fait sentir, Les Polonaises sont très, très belles, Les belles, bien sur car les laides sont aussi laides que les Françaises laides Elles ne sont pas trop stéréotypées comme des Barbies, Elle sont presque toujours blondes aux cheveux mi-longs ou longs dans tous les tons de blond L blond nacre, blond cendre, blond paille de blé, de seigle, de riz, de riz basmati, de riz parfume de Thaïlande, de froment, d’ avoine, d'orge, Blond sable des plages des Mers du Sud, de la Méditerranée et de la Mer du Nord : Bref j'en oublie Il y a aussi quelques superbes rousses et brunes qui n'ont rien d'Irlandaises ou de Méditerranéennes, Elles sont propres sur elles, Leurs visages respirent la santé, On les devine bien nourries au grain ( aux patates plutôt, qui semblent être le plat national pour une grande partie de la population, ) On sent ou plutôt je sens que ça doit être bien range dans leur chambre ou leur appartement Elles sont vêtues avec une élégance sobre, de couleurs pastel qui mettent en valeur la ''répartition harmonieuse des masses carnées'' dont la nature les a généreusement dotées, Mais ce qui frappe vraiment, ce sont leurs yeux, leurs YEUX majuscules, immenses et bleus, Toute la gamme des bleus y passe, même les tons non repris dans le grand nuancier du catalogue ''Ripolin'' Oh ! La ! La, ces Yeux § L’ été se prolongeant, et nombre d’entre elles me sachant, fin connaisseur, dans les parages, déambulent en short ou en minijupe pour me faire admirer leurs jambes qui doivent être aussi agréables a caresser qu’ a regarder, Lorsque elles (me) sourient, j’en ai les grandes orgues qui se déchaînent avec des rayons laser partout, comme dans un concert de jean Michel JARRE Elles sont un peu distantes, Ce soir, cependant, pour moi, ça sera plutôt Cholonaise de Popin, à 06h09 '+ Je prends le train a 14 h 10 pour Moscou ou j, arriverai demain un peu avant midi, Et pour faire rêver ces gentes dames et damoiselles, je vais aussi décrire les Polonais ; Grands, blonds de toutes les nuances, propre sur eux, cheveux courts - pas de rastas et autres métèques ici, Z'yeux bleus, athlétiques Voila, faites votre choix !
TRAIN VARSOVIE /MOSCOU Via BIELORUSSIE
Le voyage commence bien / Je suis dans un compartiment de 3 couchettes, avec Olga une Moscovite de 45 ans, avocate dans un fond de pension / Manque de pot, Arrive a Brest Central (Y sont cons ces Bretons Polonais) des policiers avec des casquettes grosses comme des parasols me descendent du train manu militari, parce que je n'ai pas de visa pour la Biélorussie : Eh? Oui, ça existe / Je le savais mais, très doue en géographie, je situais ce pays entre les Carpates et le Bhoukhistan Une douanière me pose même plein de questions, pas pour m'embéter mais pour le plaisir de parler Français avec un vrai Français plutôt rares dans le coin a ce que je crois comprendre. Je dois faire marche arrière jusqu'a Tersepol et BieloPodrorska ou il y a un consulat. En passant je me descends une bouteille de vodka avec 3 mammies qui font de la contrebande de cigarettes, de vodka et de boites de conserves (?) entre les pays ; Sympa, mais pas super la Vodka / Je dois passer la nuit a l'hôtel dans un bled perdu de Pologne, au lieu de la passer dans le train (avec la belle Olga ???) Finalement l’assistante du consul, extrêmement belle elle aussi me vend très cher ce fameux visa / Deux jeunes (21 Ans) et jolies Biélorusses, Lali et Tatiana, m'aident dans ce labyrinthe de trains pour retourner a Brest Central et reprendre une couchette pour Moscou. Où je vais arriver un jour plus tard. Pas de chance 3 mecs avec moi dans le compartiment couchettes. L'un d'eux parle Français et est très sympa /
MOSCOU
Je trouve un Hôtel, limite délabre et il coûte près de deux fois plus cher que prévu pour le Lonely Planet - 1100 au lieu de 550 - Mais il est a 2 pas de la Place Rouge, du Kremlin et de la superbe cathédrale de Basile le Bienheureux (un pote d' Alexandre - Au fait si quelqu'un peut me graver le DVD de Alexandre le Bienheureux avec Philippe Noiret et Marlene Joubert, je suis preneur ) Les Moscovites sont belles aussi, mais moins natures, plus tartinées que les Varsoviennes . Il y en a qui ont des yeux plus grand que le ventre (que mon ventre, c'est pas peu dire ! ‘’Zipoum’’, un Modanais qui voyageait en avait vu une dont les yeux lui mangeaient le visage : bon appétit ! C’est un peu gaur ! (Si elles respirent moins la santé, et elles se la pètent un peu plus/ Je mets / a la place du point d'exclamation, car je ne le trouve pas sur ce clavier QWERTY. Peut-être qu'ils ne s'exclament jamais par ici
'' Alors la place rouge, comment l'as-tu trouvée ? Rouge '' La cathédrale de Basile le Bienheureux est extrêmement belle. Elle semble tout droit sortie dune BD ou de ''Alice au pays des Merveilles’’. Je vais essayer de trouver une gare pour acheter mon 1er Billet du TransSibérien ; Moscou/ Nijni-Novgorod, tu sais un bled ou passais Michel Strogoff. Je n'en peux plus. Cette ville ressemble a l'agence Elite ou a 1 défile de Dior : Il y a des mannequins et des top models à tous les coins de rue / Et comme j'ai une lecture instinctive et intuitive de l’alphabet Cyrillique, je suis oblige de demander mon chemin et - pas con, je demande aux top models ! Un top model m’a indique le chemin pour l'agence centrale des chemins de fer et, pas fière, m'a accompagne un bout de chemin. Un top Model m’a indique le chemin pour le Kolomenskoie Park Muséum et, pas fière, m'a accompagne un bout de chemin / Parc immense et magnifiquement entretenu au bord de la Moskova Je m'y suis perdu et j’ai fait au moins 100 Km a pied, bien sur ! /Ce soir je suis naze. Et en plus, je suis sorti à la sortie opposée au métro. Heureusement : Un top Model m’a indique le chemin pour rentrer a mon hôtel et pas fière, et m'a accompagne un bout de chemin. Demain a 23h30 je prends enfin le TransSibérien jusqu'a Nijni Novgorod ou a traîné Michel Strogoff, vous vous souvenez ???
Les choses sérieuses commencent !
A suivre dans Trip a l’Air (3) ben forcement, si les p'tits cochons ne me mangent pas
Bye et bises a toutes
MOSCOU (suite) Au Kolomenskoie Park, je suis tombe sur un immense marche du Miel : des milliers d'apiculteurs et quelques marchands de tisanes et des dizaines de milliers de miels différents et même pas de miel de Maurienne, médaille de bronze ! Comme les gosses des rues de Phnom Penh, les clodos ici récupèrent les boites vide de coca et autres poisons et les bouteilles de bières vide. Gageons que ce n'est pas pour acheter de la colle à sniffer, mais plutôt de la vodka et autres tord-boyaux / Assez marrant un MacDo sur la place rouge ! On voit, surtout à Moscou que l' AmeriKKKe a pris sa revanche sur le communisme, économiquement parlant : Un MacDo en face du Kremlin a Moscou et des pubs Coca partout : Kroutchev, Staline, et Lénine et leurs potes doivent se retourner dans leur mausolée ; ça doit fumer ! Je pense même fortement en voyant la progression de l'économie dans les anciens pays communistes (Vietnam, Laos et ici) que la chute du communisme a été programmée par leurs dirigeants eux même. En tout cas ils ont bien œuvré pour dégoûter leurs peuples de ce régime ( tortures, goulags, injustice, intolérance, etc./ . . ) et pour précipiter les économies dans les bras des investisseurs et des firmes USA En tous cas je me suis fait une bonne petite sieste sur une pelouse en face du Kremlin ( Kremlin, c'est la partie fortifiée des villes, souvent siège de l'administration ou du gouvernement local ou régional ) Les couloirs du métro, ici à Moscou, sont un enchevêtrement abominable et extrêmement longs, avec parfois des rues/galeries entières d'échoppes ou on trouve de tout ( lunettes, montres, lingerie, bouffe, etc. . .) Galère pour trouver la station de métro de la Gare ou je dois prendre le train pour Nijni Novgorod, puis a cause de l'enchevêtrement de couloirs et de galeries boutiquières, difficile de trouver la gare elle-même. Heureusement un Top Modèle m'emmène jusqu'a la salle des pas perdus et ensuite difficile de trouver le bon quai car personne ne comprend lorsque je dis que je cherche le train pour Nijni Novgorod. Finalement je dois prendre le train pour Gorki –autre nom de la gare de Nijni Novgorod, comme Part Dieu au lieu de Lyon ! Tu sais toi que Saint Sauveur est la gare de Lille ? C'est à peu près la même chose TRAIN MOSCOU / NIJNI-NOVGOROD, enfin GORKI. Je dois montrer le billet et le passeport en montant dans le train puis lorsque j'ai réussi à trouver ma couchette, re-billet avec le passeport, cette fois. J’avais déjà montré mon passeport en achetant mon billet, mais bon . . . Bureaucratie, je vouys dit !
Ca y est, je suis enfin dans un train du TransSibérien, dans un Mythe grandeur nature. Et en troisième classe en plus, pas pour jouer les radins, mais pour être au contact avec les gens. C'est un peu tendu, car les voyageurs ont tous plus de bagages que par le constructeur du wagon n’avait pas prévu. Un d'entre eux à un Vélo flambant neuf, un autre un diable charge de colis. Tu vois le genre ! Mais finalement on arrive à tout caser. La ‘’provodnista’’ distribue des draps et du thé pour qui en veut. La musique s'arrête et tout le monde se met à dormir sagement, sans même un seul ronflement. Enfin je n'en ai pas entendu : il faut dire que je me suis endormi tout de suite fatigue par les km et les recherches de train. Bonne nuit en plein mythe ! Pas de rêve spécial ! NIJNI-NOVGOROD Galère pour trouver un hôtel. Celui repère dans le guide est complet. Un autre (***) est complet, mais le top-modèle de la réception m'en indique un plus dans mes prix, téléphone même pour être sur qu'il y a de la place et m'appelle un taxi ! Sympa, non ? Ensuite galère pour trouver la bonne station de métro pour aller visiter. Peu de gens parlent anglais, français (a part 2 étudiants a Moscou) et encore moins italien et pour lire le cyrillique : bonjour ! Vaste ville au bord de la Volga, mais pas l'ombre d'un batelier, et de l’Oka. Ville commerçante et industrieuse Les bords des rivières sont agréables ainsi que les rues autour du Kremlin comme celle de la Poste (Pochta) et de ce centre internet, piétonne et lumineuse avec une foule, bon chic, bon genre et étudiants. Plus on va vers l’Est, plus les casquettes des militaires sont larges. L'un d'entre eux, yogi confirmé, m’a avoue qu'il allait faire le lotus devant un bar, afin de gagner quelques kopeks à faire la table de terrasse. On peut même y jouer aux échecs. Je commence à m'y retrouver avec le métro ; Il n'y a qu'1 ligne ici et les bus. 10 degrés, ce matin a 10 heures et la journée est belle / 24 degrés Ca devrait être la moyenne des températures que je vais rencontrer d'ici Pékin. Ca va ! Mais ici a Nijni Novgorod, les Russes se demandent qui c'est cet Ostrogoth qui déambule en T-shirt et en espadrilles. Je ris de leur air incrédule. Le Russe doit être un tantinet frileux, plus que ses copines dont bon nombre sont malgré tout en minijupes. J'ai l'air d’avoir le fantasme du top model ; Pas du tout (quoique. . . ) mais il y a beaucoup de filles et de femmes au format de Adriana Karambeu (6 fois 7 en Russe) et aussi belles et souriantes qu'elle. Elle ne doit pas faire un tabac à la Croix Rouge, par ici ! Y a de la concurance ! Ce soir, je pars pour Kazan, capitale de la république Tatare et des steaks du même nom ! Une nuit dans le train et comme il part assez tôt je pense que ça va discuter ferme auparavant ! Allez à bientôt, pour ceux qui suivent en tout cas !
TRAIN NIJNI NOVGOROD / KAZAN
Bonjours amies et amis lecteurs Sympa le train Les gens jouent aux dominos ou au backgammon Dans ma travée, 1 mec parle Anglais. C'est un témoin de Jehova et sa conversation est assez limitée. Mais sympa quand même. Les Russes sont sympa, surtout les femmes et les hommes qui parlent Anglais. Les autres sont frustres, sans doute et sont un peu Ours Les couchettes en plastkartny sont pas tout a fait assez longues et tous les pieds dépassent dans le couloir Il fait une chaleur . . . La Babouchka, a cote de moi, ronfle comme 4. Elle doit rêver qu’elle pilote un hélicoptère. Elle va s'envoler si elle continue et est la dernière réveillée. Arrivée à Kazan au petit matin blême
KAZAN
Galère pour trouver un Hôtel. Ceux du Lonely sont TROP CHERS ou complets, mais trop cher quand même / Ou sont les GH d’Asie. Ils sont immenses avec des couloirs de 2 Km et impersonnels. Je reviens a l'hôtel Volga, Cher, mais moins qu les autres et Mireille Mathieu y a dormi du temps de sa splendeur. Je suis peut-être même dans sa chambre, dans le même lit ! Kazan est la capitale du Tatarstan, fondée il y a 1000 ans en 1005. Je croyais que les drapeaux et les lumières, c'était pour moi ! Penses-tu, c’est pour le millénaire. Kazan est une ville un tantinet musulmane, mais sans ostentation, avec quelques femmes voilées mais de la viande de cochon et des têtes du même nom aux étals des bouchers du marché. Ils doivent aussi faire du civet ! Mais pas de steaks Tartares Est-ce que Tatars et Tartares, c'est la même chose ? Quelqu’un d'instruit peut-il me renseigner ? Le Kremlin - partie fortifiée de la ville - est magnifique, classe au patrimoine mondial de l'humanité par l’UNESCO. L'architecture, même religieuse, ici est plutôt joyeuse avec plein de clochetons, de dômes, de''bulbes'' de toutes les couleurs ou en cuivre ou dores. Au Kremlin, une mosquée avec des '' bulbes'' de tuiles vernissées bleu turquoise est très belle. Un mec essai e de me fourguer un journal Tatar, mais c'est écrit en Cyrillique. Nous discutons un bon moment car il est sympa. J'ai rendu ma chambre à midi et il pleut. Souvent, il pleut lorsque je suis SDF. A Ventiane, au Laos, j’avais passé une sale journée pluvieuse sans chambre. Heureusement ici ça ne dure pas trop. En cherchant l’Internet café, je suis accosté par deux filles sympa, Maria et Karin, contentes de parler Anglais. Elles m'offrent des K7 de Rock Russe. J'essaierai de les écouter en route sinon ça attendra mon retour at home ! J’ai souvent de bons contacts avec les filles jeunes, mais elles ont a peu près l'age de Dominique, alors . . . Ce soir 20h20, je prends le train pour Iekaterinburg, jusqu'a 15h09 demain. Il y aura aussi 2 Coréens sympas que j'ai rencontré à l'hôtel et que je viens de voir dans la rue. Les Tops Models : Je reçois un e-mail de Hélène, qui, pour rentrer de Shanghai avait pris le TransSibérien, mais dans l'autre sens : Elle confirme les Top Models et a l'époque, ça l'avait bien énervée. Je lui réponds que je vais essayer d’en rapporter une pour cueillir mes cerises en Juin prochain. Je fais un tour du côté de l’embarcadère. S'il avait fait beau, j' aurais volontiers fait un tour en bateau sur le fleuve. Et la, je suis témoin d'une anecdote difficile à croire, surtout si c'est moiqui la raconte. Elle est totalement véridique, je l'ai inventée de toutes pièces : Un papy (Russe, ça va de soi) prends une énorme quinte de toux, et là, éjecte son dentier dans le fleuve : ''Le râtelier de la Volga’’. J’aurais voulu le faire, celui-la . . .
TRAIN KAZAN / IEKATERINBURG
La, ça commence à être vraiment parti ! C'est le cas de le dire. Et pour 19 heures de train. Un peu bruyant avec les nouvelles arrivées à chaque gare d’arrêt. Le lendemain matin réveil à 6 heures. Le russe est matinal ! Un groupe de 4 lurons veut m'attaquer a la vodka (l’alcool du luthier Russe) Je tiens le coup jusqu'a 8h/8h30 mais en revenant de me raser et de me laver : ‘’Allez Fernand, bois une petite goutte ! ‘’ Jusqu'a midi, on a bu 3 bouteilles de vodka a 5, d'abord et a 4 ensuite ; Un des 4 s'est carrément endormi au cours du parcours. Bon breakfast ! Ils boivent un verre, dan un mug en métal émaille et mangent 1/4 de tomate salée : L’ancêtre du Bloody Mary, en somme. Ils s'occupent sérieusement de moi et me versent des bonnes doses en espèrant me voir roules sous la couchette ; mais un Fernand, ça tient le coup - j'avais eu un très bon entraînement modanais (Merci Gilles, Merci Clapton, Merci Le Pape, Merci, TonTon, Merci Pelle) pendant une période noire de ma vie - et je les étonne un peu . Alexander, l'un d'eux m'offre un livre, mais en cyrillique. Sympa, mais . . . bon ! A la fin, c’est quand même un peu long, surtout qu'on a de longs arrêts en pleine taïga. Des immenses forets de bouleaux (Eh ! Oui, on est en Russie, alors le bouleau . . .) parsemées de sapins (et peut-être de lapins, aussi) dont les couleurs commencent a jaunir : Magnifique.
IEKATERINBURG
La plus grosse densité de très, très, belles filles - pas hautes comme des top models - mais des Z'yeux !!!- Les plus beaux de Russie et peut-être même du monde. Et sympa avec ça. La ville a l'air belle. J’ai retrouve mes deux coréens Lee et Kim (Architecte et vétérinaire, SVP !) Il étaient dans le même train, mais pas dans le même wagon-lit Ils préfèrent la 2eme classe, mais n'ont pas eu droit a la vodka, eux ! Le centre ville, la nuit : plein de promenades et de vastes parcs et on se croirait à Saint Trop ou à Nice en plein été, tant il y a de gens, surtout des jeunes, qui se baladent. Qu'est ce qu'ils boivent : Pratiquement tous et toutes ont une bouteille de bière ou de vodka à la main et les trottoirs son jonchés de cadavres (bouteilles vides). Mais apparemment personne n'est bourré : Ca tient le coup l’Iekaterinbourgeois. Comme il fait beau, je vais sûrement rester un peu ici ! La ville est aérée, avec de larges avenues et les musées ont des airs de temples grecs L'hôtel est un peu bruyant la nuit car il y a un dancing techno et les basses passent la barrière de mes boules Quies. Je visite, ‘’chez Kosky’’, une expo de Laques Design ; Pas aussi belles que celles de Birmanie, mais le jeu de mot est plutôt bon, non ? Et ça ne rate pas ! Je rends ma chambre à midi, je suis SDF jusqu'a 19h10 ou 21h 10 et, pour changer, il pleut. Il y a eu un superbe week-end. Il n'y a donc pas de bon Diu pur les SDF, quoi ??? Je vais mettre mes bagages a la consigne et prend le bus 31, mais arrive a la gare: un contrôleur me demande mon ticket, OK et celui de mes bagages La receveuse ne m’en a pas proposé et je me retrouve avec une amande de 50 roubles. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les Iekaterinbourgeoises ne sont pas frileuses, car ça caille un peu (J’ai ressorti la veste, les baskets et les chaussettes et range les sandales - ainsi je dois avoir l'air plus Russe car une charmante Iekaterinbougeoise me demande le chemin de l’Institut ?) et la plus part de ces dames et demoiselles sont en minijupes, parfois sans collant ou en pull avec nombril à l’air. BRRRRRR ! ! ! Au Mali, j’avais déjà vu des ''Pharmacies par terre'' Ici, près e la gare il y a des médecins (charlatans ?) par terre qui prennent la tension pour quelques Roubles, sans même faire asseoir le patient. Il y a même des marchandes de cuisses de poulet rôti, avec l'étiquette du prix directement collée sur la peau de la bête. Une fille de Hare Chrishna tente de me fourguer un journal, mais comme c'est en russe . . . Jéhovah, Hare Chrishna : Je semble intéresser les sectes, mais je vais plutôt monter la mienne : Gourou, ça rapporte ! Je vais gamberger l’affaire. En Russie, il y a des machines à sous partout ainsi que des Casinos Lénine doit tirer la gueule dans son mausolée. D’autant qu’on assiste dans les villes à une mondialisation ( AmeriKKKanisation) intense. Les Investisseurs mis en confiance par l'ivrogne Boris Ieltsine et le bandit Poutine qui tient le manche actuellement y vont plein pot de leurs Dollars, de leurs Euros et de leurs Yens. Je prends le métro et il sent le moisi comme l'eau de l'hôtel qui, elle, en a le goût.
Bon ! Je vais glander humidement et fraîchement en attendant mon train A la prochaine ! TRIP a l' AIR (5) TRAIN IEKATERINBURG / OMSK Suite de l’aventure du mec sur le front de l'Est ! ! ! Comme il n'y avait plus de places en Plastkartny, j’ai pris 1 billet en Kupe ou 2eme classe. Le luxe, quoi ! Nous sommes deux dans le compartiment de 4 couchettes, mais pas un top modèle, malheureusement. Andrei, un jeune cadre dynamique de UNOMEDICAL, une boite pharmaceutique danoise est un mec sympa et nous cassons le croûte ensemble et arrosons ça par quelques bières. Il a besoin de se détendre car le jour même il a casse sa voitures, une Lada Niva 4/4 de 1978, comme neuve. Panne en plein milieu d'un carrefour Il me montre ses enfants, sa famille y compris la Babouchka (grand-mère) sa voiture, ses promenades en famille ou a la chasse car il a tout son album de photos dans son ordi portable OMSK Un de ses collègues venu l'attendre en voiture, m'emmène à l’hôtel. C'est le premier hôtel où je trouve des gens sympa. La réceptionniste envoie chercher une anglophone pour me donner ma chambre et s'aperçoit plus tard qu'elle parle un peu Français. Comme elle travaille pendant 24 heures consécutives, je lui tiens compagnie pendant une partie de la nuit.
Je fais la connaissance d'une famille russe sympa. Comme je prenais la même photo qu'eux avec le même appareil, ils commencent à me demander de les photographier, puis il m’invite à souper, mais dans une sorte de cafeterias ou on sert du poulet comme dans les KFC en moins épicé. La fille qui parle anglais est super bien mais très timide, peut-être parce qu'elle est avec ses parents. On discute pas mal quand même : bonne soirée. J’en reviens aux SDF et à leurs problèmes. Ce matin, temps à peu près beau, malgré quelques nuages. Je prends mon billet pour Irkoutsk et en ressortant du bureau du port (Eh! oui on est en Russie. Tout est possible les billets de trains peuvent aussi s'acheter au bureau du port, spécialement à Omsk) Il me tombe une goutte de pluie sur le nez. Vous ne direz pas . . . . Je rencontre un Français qui a déjà pas mal traîne sa bosse, et en plus il n'est même pas bossu : Samuel. Il me donne des tuyaux dont l’adresse d’une une charmante femme qui loue des chambres pas trop cheres a Irkoutsk : Galina, mais ce n'est pas une poule comme son nom le laisserai entendre. On se fait une photo vers une sculpture, une tête d'égoutier sur le trottoir. Marrant ! TRAIN OMSK / IRKOUTSK Ca, c'est du train ! Deux jours de troisième classe. Putain, deux Jours !!! Comme disait un certain Guignol. Je suis dans une travée avec deux femmes d'une 40taine, 45quaine. Personne sur les lits supérieurs. Ce sont deux jeunes Babouchkas (grand-mères), Nadia et Tania, sympa. Dés le soir nous tâchons de discuter un peu et partageons la bouffe. Sergei, un Pilote d'Iliouchine je ne sais plus combien fait un peu l'interprète. Nadia me sort toutes les photos de la famille, la plupart en noir et blanc, dont celle de son frère qui à été tue en Afghanistan. On commence à sentir qu'on est en Asie (en fait depuis avant Omsk, au kilomètre 2102 après Moscou) on est en Sibérie, donc en Asie mais jusque là, ce n'étais pas flagrant. Dans une petite gare des femmes vendent des poissons séchés/fumés sur le quai de la gare. Aussi bons que des harengs. Dans le train, d'autres femmes vendent des pulls qu'elles ont tricotés et même des Chapkas et m’en font essayer une : Mouais ! ! ! J’ai eu une super idée, celle de mettre sur une carte mémoire des photos de Domi, de ma maison, de mon jardin et de Paris et les montre à mes voisines par l'écran de mon appareil numérique. Bientôt tout le wagon défile ou m'appelle pour voir ces photos et je crois que je vais faire payer : Sympa pour nouer le contact avec les autres voyageurs. J'en prends aussi quelques uns en photo et leur montre. Ca se marre dans tous les coins. Autre bonne idée aussi, mon lecteur de minidisc car dans le train il y a la radio toute la journée et les musiques proposées . . . Parfois il y a même des infos et des discours. On entends de temps en temps des chanteurs Français : Garou, Jessifer et autres vedettes insipides. Le moins pire : Adamo. On aurait pu leur exporter Renaud, Arno et Hubert Félix Thieffaine. Que Nenni : de la guimauve, mauve en plus. Il semble que c'est parce que la comédie musicale '' Notre Dame de Paris'' à super bien marché ici et ses vedettes cartonnent en solo.
Les Russes doivent être moins disciplinés que les Français car les chiottes sont fermés pendant toute la traversée, non seulement des gares, mais des villes, voire même des banlieues. Et le Paysage ? Je ne vois rien, car je suis à cote d'une fenêtre complètement fêlée. Mais bon, je ne suis pas crétin et je me déplace! Des Taïgas immenses de bouleaux (comme dirait pléonasme, je crois) aux couleurs de l'automne GRANDIOSE - MAGNIFIQUE avec toutes ces couleurs Ocres, brun, roux, rouge, fauve jaune et de temps en temps un sapin qui fait une tache de vert. Lorsque la voie est en surplomb, je vois des océans de cimes : SUPERBE
Nous nous arrêtons en pleine nuit à Novosibirsk, une des plus grandes et des plus belles gare de Sibérie mais en pleine nuit, on n'y voit rien, ni personne: Elle est déserte. Il parait que si les filles sont si jolies, ici, c'est qu'elles sont éduquées à l'ancienne pour trouver LE mari : Elles se laissent pousser les jambes et les yeux bleus ! Une qui ne trouvera pas de mari, c'est la belle Tania de Omsk (Omck, pour les puristes russophones - Le C se prononce S ainsi Kacca, Kassa veut dire Caisse.). Plus de nouvelles d'elle. Elle a du comprendre au fil de nos échanges d'e-mails que, malgré sa beauté '' nous ne graverons pas nos noms au bas d'un parchemin'' Nadia descend à Krasnoïarsk et Tania à Taichet, ville tristement célèbre pour ses Goulags. L’après midi, j’ai failli me faire violer par Ludmilla, une maîtresse femme, à la Dubout, excédentaire mamellaire et callipyge de surcroît. Assez jolie, si on aime les lanceuses de poids bulgares. Lorsqu'elle me prend par les épaules, je les recompte pour être certaine qu'il n’en manque pas une. Et bout en train en plus - vous me direz dans le TransSibérien . . . En tout cas elle fait bien rire, fortement arrose de Vodka, Serguei et surtout Victor son co-pilote, dont le visage reflète bien sa consommation de Kérosène qui doit avoisiner celle de son avion. IRKOUTSK Irkoutsk est une ville commerçante qui sent fort l'Asie, même si . . . Il y a des marchés avec beaucoup de fruits inconnus, sortes d'airelles et de prunelles sauvages très amères. Un marché aux vêtements dont les étals sont tenus par des Vietnamiens. On parle du pays, de Hanoi d'ou ils sont originaires. Un autre tenu par des Turcs. Et plein d’autres marchés avec de tout, comme en Thaïlande Il y a un peu plus de touristes ici que dans les autres villes ou je me suis arrête (mais très peu quand même) : Proximité du lac Baïkal, la plus grande réserve d'eau douce de la planète ou de la Mongolie toute proche. Au consulat de Mongolie, rien à voir avec la Konvivialite du consulat Russe de Marseille. Les sourires sont d'une autre qualité et dans la salle d'attente, comme par magie, j'échange aisément avec deux Mongoles qui ne parlent pas 1 mot d'anglais. Suite aux conseils de Samuel, rencontre à Omsk, j’ai pris une chambre chez Galina qui a une vieille maison en bois au vert plutôt défraîchi, mais l'intérieur est très beau et très chaud. C'est beaucoup moins cher que l'Hôtel et elle fait des petits déjeuners (et non pas déj'ners comme disent les gens branchés ou les parisiens) avec des tonnes de crêpes, de miel et de marmelades de toutes sortes. GRANDIOSE Elle parle Russe, bien sur mais aussi un peu Allemand et j'ai du ressortir de ma mémoire les quelques mots que j'avais appris au Lycée (Ma meilleure note avait été 1, 5/20 et en pompant sur le mec à cote, en plus) C'est vraiment sympa d'autant plus que plein de mecs défilent, une Française, même aperçue ce matin, mais bien coincée la nana ; Obligée de prendre 1 taxi pour aller a la Avtobus Voksal alors qu'il y a des trams presque directs . Sa fille et sa petite fille sont sympas, mais le gendre . . . Aimable et poli comme une porte de caserne ou de goulag, plutôt!
Les Irkoukines sont aussi assez jolies mais il y a moins la densité qu’a Iekaterinburg. Il y a beaucoup d’Asiatiques ou de métissées. Et de nombreuses personnes d'origine mongole
Hier soir, j’ai soupé dans une sorte de Pizzeria avec des jeunes étudiantes dont Liya dont la mère est Coréenne., ravies de parler de la France dont elles rêvent et de moi. Aujourd'hui, je suis allé a LISTVIANKA, Au bord du lac Baïkal. La route est une succession de côtes et de descentes et le bus, genre Bus Birman, prend un maximum d'élan pour espérer arriver au sommet de la prochaine côte.
J'ai fait une promenade dans les bouleaux pour m'immerger dans ce flamboiement qui m'émerveille depuis plusieurs jours et le toucher du doigt.
C'est un petit village un peu touristique, fréquenté en cette saison par des touristes Russes essentiellement. J'y rencontre deux Suisses en semi liberté dans le ''tour'' d'une agence Russe et qui râlent. C'est vrai que l'accueil est décevant, surtout lorsque on a connu la Thaïlande, le Laos et la Birmanie. Plusieurs fois, je me suis fait envoyer sur les roses par des marchands, qui derrière le petit guichet de leur kiosque, n’avaient pas envie de se lever de leur chaise pour voir ce que je leur montrais afin de l'acheter.
Le Lac Baïkal, est la plus grande réserve d'eau potable (1/5eme) du monde et les Russes se marrent lorsqu'ils nous voient polluer nos nappes phréatiques. Comme en plus ils ont des réserves inestimables de pétrole et de gaz naturel, sûrement plus que dans tous les pays arabes réunis, à tel point qu'ils n'ont pas les capitaux (et ne sont pas pressés de les avoir) pour exploiter tout cela. Cela nous promet des avenirs radieux . . .-- -- En cadeau, un poème de mon ami Patrick FERRAND, voyageur émérite et néanmoins cheminot non moins émérite, qui lui a pris le TransSibérien, mais dans l’autre sens . . . Il fait pas mal de choses a l’envers. POEME Train se dit ? Pouecht ? Ou quelque chose comme ça ? Je travaille dans le train ? Se dit ? Pouecht Rabot? Ou quelque chose comme ça? La gare se dit ? Vaczal ? Ou quelque chose comme ça? La gare est loin ? Se dit ? Vaczal daleco ? Ou quelque chose comme ça ? Profite bien de ton temps ou quelque chose comme ça ? Bises à Toutes les Adriana 42 et bon vent. Tu peux aussi dire ? I am a french railway man. Ca ouvre des portes. Ou quelque chose comme ça ? Patrick FERRAND -- Et une réponse particulièrement PERTINENTE et explicative de mon ami ''Bragon the Bat", Ecrivain Français et Francophone (Il a évite plusieurs fois, et de justesse le Goncourt) publie a Bangkok, aux Editions Kopyrate (kopyrate@gmail.com ) ou vous pouvez demander la liste de ses Oeuvres ainsi que celle des quelques autres ouvrages et DVD qu'il commercialise. (Et Franchement, si vous voulez-vous marrer et / ou vous instruire, je vous le conseille.) REPONSE DE Bragon the BAT, donc Steak tartare : le mot tartare (dans sauce tartare et steak-hachié - tartare) vient de l'arabe tartar. Aucun rapport avec la choucroute, ni avec les tartares et autre Tartarin, mais ça reste à prouver. D'ou l'expression : Tartare gueule a la recrée. Les 'bulbes' : Je crois bien qu'en archi ça s'appelle des oignons. Sans doute parce que les oignons ont des formes de bulbes. C'est la raison pour laquelle ceux qui n'ont rien dans le bulbe ne se mêlent jamais de leurs oignons. Mais bon, autant que tu parles de bulbe, c'est plus lumineux, tout le monde comprend. Paskimagine que t'écris avoir vu un bel oignon bleu, ton gamin va se demander kesta fume ou si t'en tiens plusieurs couches. Ca serait à pleurer. Les filles t'ont offert des K7 ou des AK47 ? C'est une faute de frappe ou quoi ? BRAGON the BAT C'est beau la démocratie et les élections au suffrage indirect. Les résultats des élections en Allemagne et Nouvelle Zélande sont tellement serrés que tout dépend des coalitions qui vont se former dans les parlements. Autrement dit, un Schroeder avec moins de voix qu'une Merkel va pouvoir gouverner un pays et imposer ses reformes avec seulement 35% des voix. C'est les Allemands qui vont être contents ! Démocratie : le peuple vote contre toi et t'élit ! (Rien a voir avec TRIP a l"AIR mais bon . . .) Tuyau tardif : Dans tes écrits, place un ou deux courts dialogues, cinq six tirets a la ligne, histoire de rendre tes anecdotes plus vivantes. Best wishes Brag -- IRKOUTSK (toujours) Ah, ce cyrillique. Hier, je pensais entrer dans un Café et c'était un magasin de Pompes Funèbres : Pour les bières, y a mieux ! Les Irkoukines, comme les Kasanieres, et contrairement aux Iekateinbourrines sont plutôt comme le commandant : Couche tôt ! A 20/21 heures plus un chat dans les rues.
" Alors, tu vas écouter ce bon vieux Bragon et mettre un peu de dialogue dans tes textes ? C'est vrai que parfois, ça serait plus aéré et donc plus facile a lire. Tu sais, lorsqu’on a la chance de connaitre un grand écrivain international, Français et francophone, on écoute ses conseils et donc, je vais me mettre au dialogue derechef Bonne idée ! Ишут ыгк йгу сэуые гту ищтту швуу ! Putain ! En Russe ? Mais personne ne va rien y comprendre ! Rassure toi, moi non Plus! Ег фы мкфшьуте утмшу вэфуукук ду еучеу ! Ишут ыгк ! уе ут здгы сф афше гт зуг учщешйгу ! Уе еуы фьшы ту еэут мщгвкщте зфы ву ту зфы зщгмщшк еу сщьзкутвку йГЭШДЫ ыу вуикщгшддуте ! Ca fait du bien quand ça s'arrête ! Tu vois, ça sert au moins à quelque chose !'' Voila, ce soir je vais prendre le train pour Oulan Oude. 8 heures de train. Mais je ne suis pas SDF. Galina me laisse la chambre jusqu'à ce soir. Sympa. Ca m’a fait un bien de me remettre à l’allemand, même si j’ai pas mal patiné et si je manque de vocabulaire. A plus tard, donc sur le net ! Et merci a ceux qui me répondent et me passent un petit mot ! IRKOUTSK SCOOP Presqu'en direct Je viens de me faire tirer mon appareil photo à la Poste Centrale d' IRKOUTSK en allant poster quelques cartes postales. La sangle devait dépasser de ma poche et . . . Je n’ai rien senti. Pas de bousculade, RIEN ! A moins d'1 miracle vous n'aurez pas de photos de Mongolie, mais seulement de Sibérie. Inch'Allah Gros coup de Blues (en Direct) PS : Si vous trouvez un Canon PowerShot 95 envoyez le en Super Express à UB Guest House a Oulan Bator
TRAIN IRTKOUSTK / OULAN OUDE Pas dormi beaucoup car j'étais entre deux familles avec bébés pleureurs. Pas une super ambiance, mais pas mauvaise, non plus : neutre, quoi.
OULAN OUDE Merci à tous ceux qui m’ont manifeste leur encouragements suite au vol de mon Canon, Je tâcherai de m’en acheter 1 autre a HK lorsque je me serai refait 1 santé financière après la Bérézina russe Ce qui me console, comme dirait Pierre, c’est d’avoir paye 1 canon § a un Russe, et pas de la Vodka !!! Petit hôtel ici à Oulan Oude 2 Etages et environ 150/200 Chambres, dans un hôtel datant du communisme et les prix 3 fois plus cher que dans le guide. Christophe Colomb a découvert l'Amérique Fernand a découvert à la banque Heureusement, je vais retomber sur mes pattes en Mongolie et en Chine Et SURPRISE . . . Toc ! Toc! Toc! Toc! “ Da ? Are you Fernand DEGOTTEX ? Da ! " Au temps du communisme et du KGB, j’aurais été effrayé en voyant cette horde de militaires, tous plus garnis de pin's les uns que les autres et couverts de larges casquettes. " Do you come from Moscow? Da. By train? Da With the '' sandales '' at your feet? Da! Congratulations! You are the first man who crosses Siberia in '' Sandales - Monk Shoes '' Ah! Da ! And I give you the ''Baltika'' price (The most famous beer, here, is ''''Baltika'', -- not ''Guiness'' they don't know'' Guiness'' here. -- For the World Championship of crazy traveller because you make 5532 Km with ''Sandales'' at your feets. You are the first traveller who do that in Siberia ! Spasiba! Vodka and Blinis for all !! ! " Are you going to give me some money, so, I could buy another Canon camera? Niet! Mafia takes all the money! Are you going to give me a Pin’s? Niet! Communists take all the pins for soldiers. Are you going to write my name on the Baltika record book? Niet! Russians have drunk all the piba (beer) and there is no book. Tu parles d’une surprise ! Et ils parlent bien anglais en plus! Eh! Oui! Je viens de me taper 5532 Km depuis Moscou et en Sandales en plus ! Bel Exploit ! Heureusement que j’ai voyagé en Train, parce que à pied . . . ? Oulan Oudé est la capitale de la Bouriatie., la région natale de Gengis Khan. Les Bouriates sont Bouddhistes (Tibétain) et Chamanistes, un peu Orthodoxes aussi et J'ai même vu une mosquée. C'est une petite ville, très aérée comme la plupart des villes que j'ai visitées, avec des larges avenues et des places immenses, dont une avec une très grosse tête du Tovarich Ivan Illich Lénine Difficile de trouver un endroit cheap pour manger assis Soit les super restos des hôtels, soit des kiosques où on mange debout ! Bof ! Je n’aime pas trop ça ! En principe, dans les villes j’essayais de manger dans des selfs, rares endroits avec de la bouffe russe pas trop chère Luxe : J’ai la télé dans ma chambre Hier soir il y avait un James Bond avec Sean Connery et Kim Bassinger, Difficile à suivre, d’ autant plus que c’est mal doublé, presque un peu raconté, comme au VietNam, On entends faiblement les voix originales derrière la voix russe, Et il a un bandeau avec des petites annonces sous l’image, Le clavier ici est encore plus bizarre qu’ailleurs, Il n’ y a pas de Y, mais un Z, C’est tout inverse, avec parfois des lettres russes qui se glissent au travers à la place des signes de ponctuation,
Pas mal de clodos ici à Oulan Oude. Ils font les poubelles mais ne mendient pas tellement, Comme il y a moins de canettes et de bouteilles qui traînent ici qu’à Iekaterinburg, ça doit être la déche ! Demain, je pars pour Oulan Bator en Bus, petite infidélité au TransSibérien, pour éviter les 12 heures d'arrêt pour les formalités douanières et le changement d'essieux car les voies n'ont pas la même largeur. OH ! Le gros mensonge, J’avais rien compris! Il n’y a pas de bus aujourd’hui donc je pars en train! Allez, a bientôt, en Mongolie ! TRAIN OULAN OUDE / OULAN BATOR
Finalement, donc, j ai pris le train car pas de bus, J'ai du déjà vous le dire Mais il n’y a pas de 3eme classe, donc Kupe 2eme classe, et compartiment de 4 ou je suis tout seul Ce sont des wagons Chinois avec du personnel Chinois vachement sympa. La, alors je me mords les . . . doigts, de ne plus avoir mon appareil.. Les paysages sont grandioses. Il y a des nuages fantastiques qui claquent sur la steppe et une de ces lumières et des couleurs, qui elles non plus ne sont pas dans le nuancier Ripolin. Dans le train je voyage avec un Français qui me vouvoie. (Très rare entre voyageurs) Il bosse pour ‘’1 boite de prod’’ et vient de finir un film en Sibérie' .C'' est l'histoire d'un Gamin qui traverse la Sibérie à cheval, un peu historique. Ca doit sortir au Printemps et il me semble qu'il m’a parle d'Alain Sarde.
Dans le compartiment d'à côté, il y a deux femmes Russes qui vont bosser en Mongolie, car en Russie, il est difficile de trouver du boulot après 40 ans pour 1 femme. Il y a aussi Aigerim, (un nom de roman fantastique genre "Le Seigneur des Anneaux ") une très belle KhaZaque qui reviens du pays. (Rassurez-vous je ne vous ferai pas le mauvais jeu de mot du genre ‘’je voudrais tourner KhaZaque’’) Elle bosse aussi à Oulan Bator (Ulan Bataar) pour GTZ, une boite de coopération technique ( ?) allemande. Elle est super sympa et va un peu me piloter dans Oulan Bator. On discute toute la soirée, tous les 4 en buvant du Tchai (Thé) et en mangeant mon paquet de cookies russes. Bonne soirée
La frontière, un peu longuet : 4 heures cote Russe et puis c’est la . . .
MONGOLIE
Je ne vous ferai pas non plus le jeu de mot Mongolie 21
2 heures côté Mongol, les formalités
La, encore, je me mords les . . . de ne plus avoir mon appareil. Le lever du soleil sur la steppe SUBLIMISSIME ! Une lumière matinalement fantastique Je vois mon premier ger (Ies yourtes, ici s’appellent des gers et je n'aurais pas le plaisir de vous faire ce jeu de mot que je prépare depuis le départ : "je mange du yaourt dans la yourte !" Mouais . . . Je mange du yaourt dans mon ger ça tombe à plat. C’est con, Hein ? OULAN BATOR Suite des aventures d'1 mec qui a échappé au Goulag Sibérien, même si pour cela, il a du payer un "Canon" à un Russe (Pot de vin ? Dessous de table ? En Russie la corruption est partout.) On galère pas mal, Aigerim, le chauffeur de taxi et moi pour trouver ''UB Guest House'', bien cachée dans un quartier qui ressemble a des HLM et c'est au deuxième étage de l'un deux. . Plus de chambres '' Single'' donc je prends un lit en dortoir, car la GH est bien placée dans la ville. 1 Lit en Dortoir, c'est le même prix qu'une chambre en Thaïlande ou au Laos Ca a l'air bien bordellique et folklo mais vachemment sympa alors je ne me pose pas de questions. En plus il y a des Français. Il fait un super temps avec du soleil et un froid de canard. Fini les sandales, le matin et le soir tout au moins. J’ai réussi a trouver un petit théâtre ou il y a, parait-il, du Khoomi (Chant Harmonique ou diphonique mongolien, spécial mais impressionnant et beau) presque tous les soirs Avec Monique, une Sud Africaine dont le boy friend Australien bosse ici a Oulan Baator, ce matin, je suis allé au Black Market ou on m’avait dit qu'il y avait des appareils photo pas chers. Vu le nom, je pensais que c'était un marche ou on trouvait des ''trucs'' tombés du camion. Que nenni ! C’est un très grand marché, un peu comme le Week end market de Bangkok mais en beaucoup plus rustique. Les appareils photos en question, sont des vieux Zéniths russes comme on en trouvait chez nous dans les années 60. J'y ai goûté le fameux '' airag'', du lait de jument fermenté et faiblement alcoolisé : ça se boit, mais je ne ferai pas ma cave avec. J'y ai aussi goûté le fameux fromage des nomades, très sec, un peu comme celui des Touaregs. Celui que j’ai testé était un peu sucre.-- Et un poème de Pierre, mon ami Pierre, en prime : C'est un cadeau (Ca deviens vachement culturel, n'est ce pas ?) IL VOYAGE EN STEPPE
Il voyage en steppe, Où les paysages sont farouches Et les habitants parfois louches, Rien ne le stoppe.
Il voyage avec entrain, Explorant des voies sidérantes Longues journées errantes SDF, loin du train-train.
Il voyage en Trans. S'en paie une bonne tranche Y’a pas à se prendre la tronche Pour oublier Novatrans (à usage spécifique des cheminots entendants)
Il nous broie du rêve Comme d'autres vivent au noir Il nous montre l'espoir A la rencontre des autres, sans trêve
Continue Fernand, toutes les photos du monde ne vaudront jamais la vodka du matin (qui n'arrête pas le pèlerin, bien sûr). Pierre J’ai laisse les lettres Cyrilliques qui se sont glissées dans le poème pendant la transmission. (Mais en arrivant en France, elles ont disparues) Merci Pierre, de ma part et de celle de tous mes fans et néanmoins lecteurs.-- Mon Ami Bragon thé Bat et néanmoins écrivain génial, reconnu de loin dans le brouillard, a ou va, dans sa grande magnanimité vous offrir quelques extraits de son Fictionnaire (Particulièrement balèze) à avoir absolument dans ses WC pour lire en '' attendant le tunnel'' ou entre deux poussées. Réservez lui un bon accueil Merci Bragon-- Pendant qu'on est dans la culture. Question : pour voir ceux qui sont vraiment cultivés- Les cavaliers Mongols ont ils des selles moules ?
Sur la route du Monastère d'inspiration tibétaine, , je rencontre Tuul, une étudiante sympa que je revois le soir devant une Gengis Beer et qui est ravie de parler anglais avec un véritable anglophone (enfin presque). Belle rencontre Soirée très agréable.
Je suis allé voir un spectacle de chants, musiques et danses traditionnels avec seulement deux chants Koomi (chants diphoniques ou harmoniques, spécialité de la Mongolie) Beau spectacle plein de grâce et de sourires. Je reste cependant sur ma faim, car je pensais que c'était un spectacle de Koomi uniquement, mais seulement DEUX Koomis, c'est frustrant, même si le chanteur est vraiment une pointure de cette spécialité. Et ses chants sont très beaux. Du ciel bleu ! Du ciel bleu ! Du ciel bleu ! La Mongolie est un pays, 3 fois grand comme la France de 2, 5 M d'habitants dont la moitie vit à OB Les gens sont sympas, un peu ploucs. On sent qu'ils ont envie de se marrer, mais ils ne doivent pas être tout à fait remis du communisme. Les jeunes mecs avec les filles, me font penser aux dragueurs des villages bressans des années 60.--
Cette chronique (je suis une sorte de chroniqueur, quoi !) Est en train de devenir le dernier '' Salon ou on cause'', une sorte de tribune littéraire populaire puisqu' aujourd’hui, Patrick, Cheminot Voyageur, Empereur du Pain de Sucre, (Et je vous garantis que ce n'est pas du Canderel !) pas triste non plus, viens de me faire parvenir ce magnifique texte dont je ne résiste pas a vous communiquer les paragraphes :
‘’Fernand le Bleu est un gars balaise qui balade au Baloutchistan, dans des pays pas particulièrement petits, sur les traces du gars Polo qu'avait des grands pieds et un grand chapeau, sur les traces des Khan, Koubilaï et autres mangeurs de yaourts. Fernand le Bleu est un gars balaise, sac jeté sur l'épaule, plein d'allant et plein d'élan, le front haut et clair, au regard d'airain, scrutant l'horizon dès potron-minet du côté du levant où le porte l'aventure, qui comme chacun sait commence à l'aurore de chaque matin. Fernand le Bleu nous apporte de loin en loin, comme autant d'échos, comme autant de perles dans la boite à Emile, des envies d'évasion, des parfums capiteux, des couleurs orientales, des rencontres et des sourires d'un jour, des bols d'air du grand large à balayer tous les papiers, tous les dossiers, tous les bouquins, tous les courriels professionnels qui pleuvent et plombent le quotidien. Va y Fernand, Fait quand même gars faucon. ‘’ Patrick C’est beau comme du ‘’Beaudelaine’’, non ? Bragon, fais gaffe à pas te faire piquer ton boulot ! Pourvu qu’il ne se mette pas à poêter plus haut que son cul Merci Patrick ! " Mais pourquoi Fernand le Bleu ? Que je lui demande. Parce que le monde est bleu, en général, mon général. Des fois rose pâle en souvenir de nos amours mortes. Souvent aussi dans des teintes de gris quand on turbine à l'ordinaire, train-train quotidien, couché tôt, sans rien retenir. J'ai commencé à écrire sur Inde, le Ladakh, les bouddhas, les Sikharas, les aigles du Cachemire, l'Himalaya. Je voyage dans ma tête, accroché au PC et je t'envie.-- Ce matin, face a la statue équestre du Grand Gengis Khan - celui de la conquête du monde, pas celui de la bière, ou peut-être est ce le même, un Mongol en habit traditionnel m’a raconte ses batailles - et cela tout en mongol - . Un coup de sabre a failli le décapiter et il a été décore de la médaille de Gengis Khan. Il et très fier de son magnifique pin's en argent massif et central, qu’il arbore au dessus de trois rangées d'autres. Il en est fier et heureux, beaucoup plus que de ne pas avoir perdu la tête ce fameux jour.
A U B Guest House, ou les chambres sont des dortoirs, je suis avec 2 jeunes Coréennes et un papy Coréeen. La Corée, '' Pays du Matin Calme'' mais le papy lui n'est pas du matin calme car il est matinal et bruyant. Le lit coûte le prix d'1 chambre ''single'' en Thaïlande.
Un des employés de la GH, certainement caste pour ces qualités d'ordre, range les chaussures sur les étagères, au moins 10 fois par jour - Ici, comme en Thaïlande on se déchausse a l'entrée de la GH mais pas dans les temples - et chaque fois que je sors, je passe 1/4 d'heure à retrouver mes magnifiques tennis achetées l'an dernier au VietNam.
J'ai revu Monique de South Africa (voir plus haut). Lasse d’attendre son Crocodile Dundee toute la journée à la GH, ou de se promener avec Fernand, elle a trouvé un travail de prof d’Anglais avec des cours particuliers en plus. Je ne résiste pas non plus à l'envie de vous parler de bouffe. Ici, il y a des ''guanz'' (sortes de cantines) ou on peu manger des ''buzz'' (se prononce bouz; ce sont des sortes de raviolis comme ceux des Chinois, farcis à la viande de mouton assez grasse) ou des '' goulich'' sorte de goulaschs et des genres de Chaussons aux pommes, mais sans pommes, farcis a la viande hachée de mouton. Les Mongols mangent tout ça arrosé de thé au lait . . . salé (spécial, vous pouvez essayer à la maison). De délicieuses salades de chou, coupés fin comme des cheveux d'ange. Mais si tu n'aimes pas le mouton, alors évite la Mongolie Tout ça est fort goûteux et relativement pas cher. Je viens d'aller récupérer mon visa chinois. Encore 60$ partis en fumée. Quel trafic ! Je suis un doux rêveur, mais j'espère qu'avec la généralisation des voyages, les visas et même les frontières vont disparaître. Elles ont bien disparu en Europe, alors ? Rubrique PiPi-CaCa (Elle commence ici, avant la Chine ou elle va prendre corps, c’est le cas de le dire !) ATTENTION Oreilles délicates, s'abstenir Réponse : (J'ai les noms de ceux qui ont mal répondu) OUI ! Sauf s'ils ont la diarrhée, comme vous en quelque sorte. C'est le terme médico-technique ! Certains qui me connaissent bien savent que je suis capable de ça ! Certains qui me connaissent bien savent que je suis capable '' du meilleur comme du pire, mais que c'est quand même dans le pire que je suis le meilleur ''.Merci Coluche pour la citation C'est d’un goût !! T’en a pas de meilleures, moins PiPi-CaCa et plus drôles? En fait, les selles des cavaliers mongols, sont en bois. Je te raconte pas 1 heure de cheval comme tu as les fesses en compote, alors des heures, que dis-je des jours.
J'ai change de GH, Nassan GH moins bruyante avec quelques Français, dont un qui vient de passer 3 mois dans la steppe à cueillir des crottes de marmottes, de cerfs et de chevaux, pour '' alimenter'' la thèse d'écologie qu'il prépare. C'est ça que t'appelle moins PiPi-CaCa ????-- Voila les niouzes pour l'instant mais il y aura une suite, dans quelques jour, Inch'Allah Bye à tous et bisous à toutes
TERELJ Un petit week-end à Terelj avec Tuul, la jeune étudiante que j'ai rencontrée au temple en milieu de semaine. C'est assez mal parti car on n’arrive pas à savoir l'heure de départ du bus et d’où il part. Finalement on partage un taxi avec deux étudiantes jusqu'à mi parcours et on finit avec un autre taxi pas trop cher. Ici tout le monde est taxi, du moment qu'il possède une voiture. Bien marchander avant le départ. La route traverse des paysages sublimes : steppes, montagnes aux formes tourmentées, forêts de mélèzes jaunis par l'automne sur les versants protéges du vent ou dans des vallées abritées. Rochers avec des formes étranges, sortes de demoiselles coiffées : toutes ces formes sont le résultat d’une érosion éolienne formidable. " Gaspard C'est parti mon Gaillard'' aurait pu vous en parler mieux que moi, mais je n'ai pas trop écouté ses cours. Il y a des vents très violents et très fréquents en Mongolie, c’est pour cela qu'il y a peu d'arbres Celui ci nous laisse dans le quartier (si on peut dire) des camps pour touristes- Il y a même un ''tourist’ camp'' avec un mirador : Recyclage d'un ancien goulag ? Je te dis pas les vacances que tu dois passer là !?! - Et on n’arrive pas à trouver des lits dans un ger familial (Prononcer Gueur : Yourthe en mongol, pour ceux qui n'auraient pas trop suivi les N° précédents).et donc on passe la nuit sans un ger à touristes beaucoup plus cher. Le resto est aussi beaucoup plus cher. Et pas exceptionnel. Au milieu de la nuit, le feu s'éteint et on se les pelle grave. Heureusement on a des couvertures et une femme de l'hôtel vient rallumer le feu sur le matin. Promenade le long de la rivière Tuul (prononcer Taul) comme ma copine. Magnifique. De nombreux cavaliers (à la selle en bois – Il insiste !) la traversent à gué. Tout un coup des bruissements bizarres derrière un buisson ? Un animal ? On se trouve nez à nez avec un loup ! Un loup blanc, en plus ! (Bien connu, comme chacun sait) Il est beau, mais effrayant avec sa gueule grande ouverte et son air d’avoir envie de faire un bon casse croûte lorsqu'il me regarde. Car c’est moi qu'il regarde. Pas folle la bête ! Autant manger pour quelques jours ! Et soudain, il s’avance vers moi, en se léchant les babines. Je serre les miches ! (Non ! Jean Luc, je n’ai pas dit je serre la Miche, hein !) Aie! Maman ! Il avance toujours. Je suis cloué sur place. Et soudain il se frotte contre mes jambes et me renifle. En fait c'est un chien. Un brave chien Mongol. Mais il a du être loup dans une vie antérieure ou sa grand’ mère était louve car il ressemble vraiment à un loup. Belle frayeur quand même.
Apres le repas pris dans un resto dont manifestement la cuisine n'est pas aux normes de Bruxelles, mais c'est très bon. On va aller faire un tour à cheval. Mais peu après le départ notre guide nous annonce un changement de tarif, ou plutôt de temps de promenade 1/2 heure au lieu d'1 heure pour le même prix et comme je n'aime pas qu'on me prenne pour un jambon on la plante là avec ses chevaux.
Bien nous en a pris, car ensuite, en nous promenant dans le village nous sommes invités à l'inauguration de la nouvelle yourte d'un papy local en habit traditionnel (même a Oulan Bator, il y a beaucoup de Mongols, un peu âgés, qui ont encore leurs costumes d' antan.) Ce n’est pas du ciné Grande fête familiale. Le Papy est tout content d'avoir des invités imprévus et me tend sa tabatière pour une petite prise : Atchoum ! Ce n'est pas la première fois et je ne suis pas un spécialiste de la prise. C’est une marque de bienvenue, d’amitié. Et ensuite c'est les libations : salades de toutes sortes; soupes; friandises; œufs de Pâques ( ?); petits gâteaux secs et très durs fait de farine et de graisse de mouton ; morceaux de beurre; thé au lait, moins salé que lors de mon premier test et surtout force airag (que je trouve meilleur que celui du marché) et vodka mongole, la meilleure, parait-il. Lorsqu'on te tend la coupelle de vodka, tu dois chanter sans renverser la vodka et ensuite boire la coupe. (Jusqu’à l'hallali !) Tout le monde y va de sa chanson mongole ou française (moi, bien sûr) pour l'occasion Ils ont droit a : ''La plage de Sète'' de Brassens - la première chanson qui m'est venue à l'esprit ''Auprès de mon arbre'' du même ''Armand'' de Pierre Vassiliu ''Alain, Aline'' du même ''J'ai deux grands bœufs dans mon étable'' de je ne sais qui en hommage à ma maman qui la chantait avec brio ''La p'tite Emilie'' du folklore carabin que j'avais eu le plaisir de chanter en duo bilingue avec le Chef de la Police de Bahn Krut (Thaïlande) dans un karaoké mémorable. ''Napoléon est mort à Ste Hélène'' car une des chanteuses, qui a une voix magnifique pleine de trémolos et de vibratos, a comparé Gengis Khan à ce brave Napo. Et donc j’embraye sur le succès que l'on sait Mes prestations sont appréciées à leur juste valeur et les applaudissements et les coupelles de vodkas y vont bon train. Sans compter les petits verres et les grands verres d'airag. La cote de la chanson française remonte en flèche dans les steppes mongoles. Tuul aussi chante bien et avec beaucoup de plaisir. Et ensuite elle ''truche'' (de truchement) mes propos, tant bien que mal, car bien qu'elle soit dans une école universitaire pour devenir ''ingénieur en traduction'' son niveau en anglais est assez faible. Si ça se trouve elle déforme mes propos et ne leur dit que des conneries. En tout cas, le Papy est tout content de ma prestation. '' C'est un grand jour pour moi Merci C'est un bon présage pour mon ger que vous m'ayez rendu visite en ce jour de fête. J'espère bien C'est un grand jour pour la Mongolie (sic) Merci ! Je vous souhaite de vivre jusqu'à la fin de vos jours. Merci !'' Très beau moment. Très belle famille. En partant, je distribue des pommes aux enfants. Va vivre des moments aussi authentiques avec les tours à touristes. Dans quelques années il faudra payer 10$ pour une fête pareille avec 2 $ le verre de vodka et 1 $ le verre d'airag. Il y en aura un les jeudi, vendredi et samedi et le ger ne sera pas nouveau, mais toujours le même, assez grand pour contenir plus de spectateurs. Il y a quelques années, aucun mongol n'aurait fait payer un voyageur pour lui prêter son cheval. (Tuul s’en est étonnée) Le tourisme, naissant dans ce pays, va encore faire des ravages. En voyageant comme je le fais, il y a des moments d’ennui, mais aussi des grands et beaux moments comme cet après midi La vie est belle ! Pour le retour on a la chance de trouver un automobiliste qui nous ramène à O B pour à peine plus cher que le bus. Il est sympa et sportif. Il fait beaucoup de gymnastique (?) et de ski de fond. La Mongolie doit être un véritable paradis pour les fondeurs, autre chose que Bessans ou Autrans. La route est encore plus belle qu'à l'aller avec le soleil rasant et le coucher du soleil. La nuit, par contre est plus mouvementée, ça l'airag et la vodka ne font pas bon ménage dans mes intestins. Et la, pas de selles moulées. OULAN BATOR (Suite) Deux des raisons qui m'avaient attiré en Mongolie sont Entendre du Koomi Rencontrer un Chaman La première a été réalisée avec parcimonie, mais bon, c’est mieux que rien. La deuxième devait se réaliser car Tuul connaît un véritable Chaman qui réside parfois à Oulan Bator Elle a essayé de le rencontrer et d'intercéder en ma faveur, mais malheureusement il n’est pas en ville ces jours-ci et - un peu comme pur les heures de départ des bus - personne ne peut la renseigner. Donc, comme il est trop tard dans la saison et trop long d’aller dans la steppe par me propres moyens, je vais aller en Chine assez rapidement. Pour aller dans les steppes, dans les tribus nomades, au lac du Nord ou dans le dessert de Gobi, les ‘’tours operators’’ sont nombreux, mais leurs ''trips'' sont trop stéréotypes. C'est toujours ceux qui ont du fric qui peuvent monter ce genre de bizness et peu de mongols en profitent. Ils vont surtout y perdre leur âme. Tuul, qui vient d'une région encore préservée, a été très choquée qu’on fasse payer le prêt d'un cheval C'est tout nouveau en Mongolie. Il est possible de voyager par ses propres moyens, mais c’est dur : aucune infrastructure régulière, difficile d'obtenir des renseignements, difficulté de la langue. Il faut, soit apprendre le mongol, soit se faire accompagner d'une Mongol(e) anglophone et débrouillard. Et disposer de temps. Avec mon visa d'1 mois et l'approche de l'hiver, c’est trop court. La ville d'Oulan Bator me fait penser à la Birmanie Malgré la construction d'immeubles modernes, tout se délabre, les rues, les maisons, les trottoirs. Il manque la moitié des bouches d'égout. Même les Guest Houses . . . Est ce pour exorciser le communisme ou seulement par manque de thune ? Cet après midi, je suis allé au monastère Betub, monastère école vivant avec plein de moinillons. J'arrive au plein milieu d'un rituel Ici, contrairement au monastère Gandan on se déchausse et on enfile des sortes de petits chaussons Je n'en mets pas et un moinillon vient m'en proposer, mais bon . . . je chausse du 45. La cérémonie commence par un concert de gros tambours verticaux, de cymbales et de trompes tibétaines. Ensuite un moinillon passe et distribue des tranches d'une sorte de cake au miel délicieux. Ensuite il verse dans une main d'un visiteur quelques gouttes d’un liquide contenu dans 1 carafe. De l'eau bénite, façon Bouddhisme ? Que nenni ! De la vodka 1 J’aurais du apporter mon mug en inox. Des mammies mongoles on t été plus prévoyantes et ont apporté des flacons (pourvu qu'on ait l'ivresse) Ensuite des psalmodies de sutras, entrecoupées de musique. Des visiteurs passent auprès des moinillons et leur distribuent des offrandes (petits billets, petits gâteaux, sucreries.) Ils vont se choper le diabète et le triglycéride, ces gamins ! Ensuite certains d'entre eux en distribuent aux fidèles ; sympas ! J’entre rapidement dans un état méditatif, et ce n’est pas la goutte de vodka léchée dans ma main.
En sortant, il neige. La puissance de la méditation. J’ai bien fait de prendre mon billet pour Erlian à la frontière chinoise pour demain soir. Le temps s'est vachement refroidi aujourd'hui. Heureusement que je ne suis pas en pleine steppe. Et puis je commence à en avoir assez du mouton plutôt gras à chaque repas, du genre gras qui colle aux dents lorsqu'il refroidit.
" Alors la Mongolie, finalement qu'en penses-tu ? Pays magnifique au tourisme organisé galopant (C’est le cas de le dire) et au tourisme routard difficile. La bouffe est ''rustique'' et moutonneusement grasse. Oulan Bator une ville où il faut aller chercher le charme dans les quartiers de ger et les temples. Il faut y venir en été, accompagne d'un(e) Mongol(e) parlant anglais et rester au moins 2 ou 3 mois pour sortir des sentiers battus par les ‘’tour operators’’ et essayer de saisir l'âme authentique. Et les Mongols? Rustiques. Pour les cerner, il faut les regarder conduire avec force klaxons. La chasse aux piétons est ouverte et je serre les miches chaque fois que je traverse. Ils se sont fait piquer le gros du bizness touristique par les occidentaux et les Coréens. Et les Mongoles, alors ? Beaucoup sont très belles. Moins sophistiquées et moins denses que les Top Models de Iekaterinburg, mais . . . Elle sont plus délicates que les mecs (surtout celles qui ont été ou sont en contact avec des Européens), mangent plus silencieusement et ne crachent par terre que très rarement, mais parfois se mouchent a la Davy Crockett. Des ouvertures ? Ca, c'est mes oignons. Même avec Tuul ? ? ? ? Quoi ??? L’âge de mon fils, alors . . . Je ne vais pas faire les maternelles avec ma boite de cachous, moi!"
Ce matin, je suis allé voir un soi-disant Chamanic Center mais pas grand chose à glaner. A part un mec, Chamane autant que mois qui, genre Alioune Ba - tentait de me fourguer des amulettes en plastique.
Photos devant Gengis Kahn avec Tuul pour garder un souvenir.
En hommage à un de nos amis (Dont l'intégrale m'accompagne parfois dans mon lecteur de minidisc), malheureusement décédé, plus célèbre d'ailleurs mort que vivant (Pierre Louky, autre chanteur lui a consacre lui aussi un hommage ou il lui dit '' qu'il aurait du mourir de son vivant’’, j’ai achète et mange du Saucisson de Cheval. C'est une spécialité, ici : Un genre de salami pas exceptionnel, mais ça change du Mouton Dégustation de fromages mongoles achetés dans un autre marché : la plupart sont sucrés et secs .Le fromage de jument ressemble, question consistance, au fromage fort bressan mais a un goût de yaourt assez acide. Bon avec du sel. Un autre fromage dont je pensais que c'étais un genre de parmesan très sec est en fait une sorte de beurre et le dernier est une sorte de tome sucrée avec des raisins secs : Délicieux !
Photo devant la statue équestre de Gengis Khan sur la place Shukkhe Bator. Adieux avec Tuul sur les quais de la gare.
TRAIN OULAN BATOR / ERLIAN (frontière Chinoise) Je suis dans un compartiment avec une fratrie 1 Frère et des sœurs qui partent à Erlian faire du bizness, c'est à dire acheter du tissu et des vêtements et ils les revendent sur un marché. Poltro, la jeune soeur est étudiante en médecine et voudrait finir ses études en Allemagne (qui a une longue histoire avec la Mongolie : beaucoup d'entreprises et d'investissement allemands ici) ou en France. Je lui conseille la France car comme elle ne parle aucune des deux langues, je lui dis que le Français sera plus joli et plus facile à apprendre que l’allemand avec ses déclinaisons. Peut être ai-je gagné une nouvelle adepte pour la Francophonie ? CHINE ERLIAN J’arrive en Chine par le train ! Pas de chance, ce n'est pas une contre pétrie. Mais je la tente quand même. Je ne vais quand même pas faire le trajet à pied pour le plaisir de contrepèter. Désole Jean Luc et Patrick, mais bon . . . ERLIAN Un peu appréhensif d'arriver directement dans la fourmilière pékinoise je décide de faire un arrêt à Datong. Grosse galère pour arriver à trouver un bus pour ; «Datong? ????? Datong ? ????? Datong ! Tatong? OK ! Tatong No bus today ! No ! No bus to day ! ????? Jennings ! Et le geste de changer de bus Ok !'' Je fais connaissance avec les bus locaux chinois. Aussi âgés et pourris que les bus birmans . Six heures de voyage jusqu'à Jeninngs, avec les genoux sous le menton vu l'écartement des sièges pour des jambes chinoises. JENNINGS Arrivé à Jennings, il s'avère que je dois me taper 2 heures de train. Une cheminote - la grande famille des cheminots, vous ai-je déjà dit ! - anglophone m'aide à prendre mon billet et m'emmène à la salle d’attente. Et la, Je suis LA star. Même sans avoir fait '' Le Loft '' et ‘’Star Académie’’, même s'ils ne m'ont pas entendu chanter l'autre dimanche à Terelj, Je suis une star. Tous les regards sont tournés vers moi, avec une curiosité bienveillante, pleine de sourires et quelques ''Hello'' et des tentatives de conversation Je suis mort de rire de cette popularité et aussi parce que je réalise enfin que je suis en Chine ! Putain ! Ca y est ! Je suis en CHINE ! Je n'aurais jamais pensé à ça il y a quelques années, vu l’ouverture du pays au temps où le toujours présent parti communiste était encore communiste. Je ne trouve pas dans le lexique de mon guide du routard comment on dit ; '' Toilettes'' et je demande au collègue ; ‘’Toilets’’ ? ????? ‘’Toilets '' et je fais mine de faire pipi en faisant ''Psiiiiiipsiiiiipsiiiii'', comme on fait à un bébé. Le cheminot se marre et m'indique les toilettes. Il vient même m'éclairer avec son briquet car cette partie de la gare est en travaux. La grande famille mondiale des cheminots !
TRAIN JENNINGS / DATONG Deux petites heures de train où là aussi je suis une star. Finalement j'arrive à ;
DATONG L'hôtel est bien à gauche de la gare, comme me l'avait indiqué Béa, une Suisse de Genève à Oulan Bator, mais c'est un truc vachement cossu. Les chambres sont a 680 Yuans, soit 68 Euros environ mais 1 lit en dortoir coûte 3, 5 Euros et je suis seul dans un dortoir de 4 lits : Peinard.
Je vais voir le fameux monastère à moitié troglodyte avec les Bouddhas Géants. Superbe ! Grandiose !
Une 50taine de grottes avec des quantités de sculptures de Bouddhas, dont plusieurs sont deux fois hauts comme ma maison (pour ceux qui connaissent ; les autres sont les bienvenus!) Le genre de Bouddhas que ces gros Kons de talibans ont explosé en Afghanistan ! Des hectares (murs et plafonds) de bas reliefs, colorés pour certains comme des BD. Magnifique. Je ne suis pas trop amateur de vieilles pierres, mais là j’en reste sur le cul !
TRAIN DATONG / BEIJING
(Pékin pour ceux qui, un peu modernes, suivent les fluctuations linguistiques, au même titre que Mao Tse Toung est devenu Mao Zedong ; C'est le Piying, un moyen d'écrire les caractères chinois en lettres latines.)
Train calme et un peu bourge, à la française. Au départ et à l'arrivée de chaque gare les hauts parleurs diffusent '' Ce n'est qu'un au revoir . . .''
BEIJING Ca y est je suis a Pékin ! ! ! Et, la, première désillusion : Je ne suis plus une star. Dégringolade ! Vais-je sombrer dans l'alcool, la drogue ou la religion (D’ailleurs à ce sujet, j’ai le projet de monter une secte : J'ai déjà une adepte ! Pour le ; moment c'est une toute Mais si vous lui commandez des bouquins, ça ne le vexe pas. QUELQUES NOUVELLES DEFINITIONS Du F I C T I O N A I R E de B R A G O N the B A T Plage de jeunes : Lieu où il y a une rave tous les soirs, beaucoup de drogues disponibles et des filles qui ne demandent que ça. Ex. : Goa en Inde ; Koh Pha Ngan en Thailande. Je t'aime : Homme en Thaïlande : T'es conne ou quoi, je veux juste te baiser ! Thaïlandaise : Je veux faire l'amour avec toi, mais seulement si tu m'emmènes dans ton pays. Guide touristique : Individu qui aime faire l'amour avec des étrangères. Guide touristique accrédité : Individu qui sait où se trouve le quartier des putes, où acheter de la drogue et qui vous fera volontiers visiter la boutique de son oncle. Femme de chambre : Individu qui vous pique votre appareil photo et dix euros sur les cent dans votre portefeuille. Policier : À l'étranger, ce type en uniforme dans la rue à la recherche de bakchichs et d'étrangères aimant la fellation et la sodomie. Argent à 92, 5 % : À l'étranger, un timbre prouvant que c'est du faux. Coffret à caméra : Un genre de petite valise légère en alliage où se rangent appareils photos, caméra et leurs accessoires, le moyen de communiquer aux indigènes du pays que vous visitez que vous êtes riche et qu'ils peuvent vous voler. Motel : Lieu où la direction fournit bien moins de services qu'un hôtel ordinaire, mais le prix des chambres est le même. Chine : Un pays légendaire où, d'après Maman, tous les enfants mangent leurs légumes. Décalage horreur : La peur d'être ignoré ou boycotté parce que quelqu'un met un temps fou à répondre à votre message dans une chattroume ou à un e-mail. Maoïsme de marché : Ce qui a pris le pas sur le marxisme-léninisme dans le nouveau style de gouvernement chinois, un mélange de poing de fer rural et de permissivité urbaine, de camp de travaux forcés et de Mac Donald. Rizière : Terme péjoratif désignant des femmes faciles d'origine asiatique. Dans le même état d'esprit, le terme champ de patates pourrait fort bien désigner une française aimant être labourée. Asie du Sud-est : Le tsunami n'y est plus un vague concept. Ajax à mort niacoués : Opération de blanchissage dans Chinatown. Carte routière : Dépliant indiquant à un automobiliste à peu près tout ce qu'il veut savoir, sauf la façon de la replier. Contrôleur : Employé de la SNCF dont la fonction est d'empêcher les passagers de mettre leurs pieds sur les banquettes Être tombé dans l'herbe quand on était petit : Être aussi disjoncté que si on avait fumé un tas de pétards. Ex. : Oh, t'es tombé dans l'herbe quand t'étais p'tit, toi ! Mourir de faim : Une forme d'euthanasie à présent légale aux USA après son flamboyant succès dans les pays africains. Riz cantonais : Plat chinois servi en masse. Chilien : Constipé chinois. Manu flicardi : Une version civile du manu militari. Étronique ta mère : Quand vous passez des heures à pousser en pensant à des redéfinitions bien tournées avant de renoncer et simplement vous soumettre aux pires clichés.
Une contrepeterie ; En partant par la Chine, il s'inquiéta des bulles nipponnes-- EXTRAITS du RAPPORT ANNUEL 2005 AMNESTY INTERNATIONAL Et pour vous montrer, que, si la Chine est agréable pour les voyageurs, je ne suis pas dupe, même s'il est difficile d'en parler avec les Chinois que je rencontre. Le texte est caviarde d'idéogrammes, ( CENSURE ? ) mais on arrive à le lire
Extrait du rapport annuel 2005
Extrait concernant la Chine
Auteur
Amnesty International Editeur
EFAI Nb Pages
1 Parution
25/5/2005 Réf
POL 10/001/05/ASA17
CHINE
R閜ublique populaire de Chine CAPITALE : P閗in SUPERFICIE : 9 584 492 km?br />POPULATION : 1, 313 milliard CHEF DE L捝TAT : Hu Jintao CHEF DU GOUVERNEMENT : Wen Jiabao PEINE DE MORT : maintenue COUR P蒒ALE INTERNATIONALE : Statut de Rome non sign?br />CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifi閑 avec r閟erves PROTOCOLE FACULTATIF ?LA CONVENTION SUR LES FEMMES : non sign?br /> Cette ann閑, les autorit閟 chinoises ont adopt?des r閒ormes dans certains domaines, mais celles-ci n抩nt pas eu de v閞itable effet sur les violations graves et g閚閞alis閑s des droits humains perp閠r閑s dans l抏nsemble du pays. Des dizaines de milliers de personnes 閠aient toujours d閠enues ou emprisonn閑s au m閜ris de leurs droits fondamentaux et risquaient d掙tre soumises ?la torture ou ?d抋utres formes de mauvais traitements. Plusieurs milliers ont 閠?condamn閑s ?mort, voire ex閏ut閑s? dans bien des cas, la peine capitale avait 閠?prononc閑 ?l抜ssue d抲n proc鑣 inique. Les mouvements de protestation se sont multipli閟 contre les expulsions forc閑s et les r閝uisitions de terrains sans compensation suffisante. Dans la province du Xinjiang, la Chine a continu?de tirer pr閠exte de la 珷guerre contre le terrorisme牷 pour poursuivre sa politique de r閜ression contre la population ou飃houre. Au Tibet, comme dans d抋utres r間ions ?population tib閠aine, la libert?d抏xpression et de religion 閠ait toujours soumise ?de s関鑢es restrictions.
Contexte Le nouveau gouvernement, entr?en fonction en mars 2003, a renforc?son autorit? notamment apr鑣 la d閙ission de Jiang Zemin, l抋ncien chef de l捝tat, de son poste de pr閟ident de la Commission militaire centrale, au mois de septembre. Les autorit閟 ont adopt?un certain nombre de r閒ormes sur le plan juridique, avec, en particulier, l抜ntroduction de nouvelles r間lementations visant ?pr関enir les actes de torture en garde ?vue, et celle d抲ne modification de la Constitution, en mars, disposant que l捝tat respectait et prot間eait les droits humains. Toutefois, l抋bsence de r閒ormes institutionnelles pourtant n閏essaires a s閞ieusement compromis la mise en application de ces mesures. Face ?l掗pid閙ie de VIH/sida, les autorit閟 ont adopt?une approche plus pr関isionnelle. Ainsi, au mois d抋o鹴, elles ont approuv?une nouvelle loi visant ?renforcer la pr関ention du sida et ?faire cesser la discrimination dont sont victimes les personnes vivant avec le sida ou d抋utres maladies infectieuses. Cependant, les militants associatifs qui revendiquaient une am閘ioration des soins faisaient encore l抩bjet d抋rrestations arbitraires en 2004. Certains groupes 閠aient toujours la cible de mesures de r閜ression politique, notamment le mouvement spirituel Fa Lun Gong, les groupes chr閠iens non reconnus par l捝tat, ainsi que les 珷s閜aratistes牷 et les 珷extr閙istes religieux牷 du Xinjiang et du Tibet. Comme l抋n pass? les autorit閟 ont entam?des dialogues sur les droits humains avec d抋utres pays, mais ont suspendu les d閎ats avec les 蓆ats-Unis apr鑣 que ceux-ci eurent propos??la Commission des droits de l抙omme des Nations unies une r閟olution sur la Chine, au mois de mars. La Chine a exerc?des pressions sur l扷nion europ閑nne (UE) afin qu抏lle l鑦e son embargo sur les armes. Celui-ci avait 閠?impos??la suite de la r閜ression du mouvement en faveur de la d閙ocratie, en juin 1989. Bien qu抏lle ait obtenu le soutien de certains 蓆ats de l扷E, l抏mbargo 閠ait maintenu ?la fin de l抋nn閑. La Chine a report?la visite du rapporteur sp閏ial sur la torture pr関ue en juin. Cependant, le Groupe de travail des Nations unies sur la d閠ention arbitraire s抏st rendu dans ce pays au mois de septembre. Les autorit閟 ont continu?de refuser que certaines organisations non gouvernementales (ONG) internationales de d閒ense des droits humains m鑞ent des investigations ind閜endantes.
D閒enseurs des droits humains Cette ann閑 encore, les autorit閟 chinoises ont eu recours ?la l間islation r閜rimant la 珷subversion牷, les infractions li閑s aux 珷secrets d捝tat牷 et d抋utres atteintes ?la s鹯et?de l捝tat d閒inies en des termes vagues pour poursuivre des militants pacifiques et des partisans de r閒ormes. Pour avoir rendu compte de violations des droits humains, fait campagne en faveur de r閒ormes ou cherch??obtenir r閜aration pour des victimes, des avocats, des journalistes, des militants de la lutte contre le VIH/sida et des d閒enseurs du droit au logement, entre autres, ont 閠?harcel閟, arr阾閟 ou emprisonn閟. * En mars, la police a arr阾?Ding Zilin afin de l抏mp阠her d抋ttirer l抋ttention sur son action. Cette femme avait fond?le groupe des M鑢es de Tiananmen afin d抩btenir justice apr鑣 la mort de son fils, tu?le 4 juin 1989 ?P閗in. Ding Zilin a par ailleurs 閠?soumise ?une forme d抋ssignation ?domicile quelques jours avant le 15e anniversaire des 関閚ements de la place Tiananmen, de mani鑢e ?ce qu抏lle ne puisse d閜oser plainte au nom de 126 autres personnes ayant perdu des proches en 1989. * Li Dan, militant de la lutte contre le VIH/sida, a 閠?appr閔end?par la police dans la province du Henan au mois d抋o鹴. Cette arrestation visait manifestement ?l抏mp阠her de protester contre l抋ttitude des autorit閟 face ?l掗pid閙ie de sida. Il a 閠?lib閞?le lendemain de son interpellation, puis a 閠?rou?de coups par deux individus non identifi閟. Li Dan avait fond?une 閏ole ouverte aux enfants dont les parents sont morts du sida dans le Henan. Dans cette province, on pense qu抲n million de personnes ont 閠?contamin閑s par le VIH apr鑣 avoir vendu leur plasma sanguin dans des centres de collecte agr殚s par l捝tat qui n抩nt pas respect?les r鑗les d抙ygi鑞e lors des pr閘鑦ements. Les autorit閟 locales ont fait fermer l掗cole de Li Dan au mois de juillet.
Violations des droits humains dans le contexte de la r閒orme 閏onomique Cette ann閑 encore, les repr閟entants des travailleurs ont vu leurs droits ?la libert?d抏xpression et d抋ssociation s関鑢ement restreints, et les syndicats ind閜endants demeuraient ill間aux. Dans un contexte de restructuration 閏onomique, de tr鑣 nombreuses personnes se seraient vu refuser des r閜arations ad閝uates apr鑣 une expulsion forc閑, une r閝uisition de terrain ou un licenciement. Les mouvements de protestation, largement pacifiques, se sont multipli閟 contre de telles pratiques, et un grand nombre de personnes ont 閠?arr阾閑s ou atteintes dans leurs droits. P閗in a 閠?le th殁tre de nombre de ces manifestations, li閑s en partie aux d閙olitions de logements dans le cadre de la pr閜aration des Jeux olympiques de 2008. Par ailleurs, des personnes originaires d抋utres r間ions du pays s掗taient d閜lac閑s jusqu掄 la capitale afin d抋dresser directement des dol閍nces aux autorit閟 centrales. En mars et en septembre, des dizaines de milliers de requ閞ants auraient 閠?appr閔end閟 par la police p閗inoise lors d抩p閞ations de s閏urit?men閑s en pr関ision de r閡nions officielles. * Ye Guozhu a 閠?arr阾?en ao鹴 pour 珷troubles ?l抩rdre public牷 apr鑣 avoir demand?l抋utorisation d抩rganiser une grande manifestation contre les expulsions forc閑s ?P閗in. Il a 閠?condamn??quatre ann閑s d抏mprisonnement en d閏embre. L抋nn閑 derni鑢e, Ye Guozhu et sa famille avaient 閠?expuls閟 de leur domicile, ?P閗in, afin de laisser place ?un chantier de construction en vue, semble-t-il, des Jeux olympiques de 2008.
Violences contre les femmes La presse chinoise a publi?de nombreux articles sur la violence conjugale, relayant ainsi l抜nqui閠ude de l抩pinion publique quant au manque de mesures concr鑤es dans ce domaine. En 2004, selon les informations re鐄es par Amnesty International, la mise en 渦vre du planning familial a continu?de donner lieu ?de graves violations perp閠r閑s contre des femmes et des jeunes filles, notamment des avortements et des st閞ilisations forc閟. En juillet, les autorit閟 ont publiquement r閍ffirm?l抜nterdiction de pratiquer l抋vortement s閘ectif des filles afin de r殚quilibrer la proportion des naissances, celles-ci 閠ant marqu閑s par un exc閐ent masculin croissant. Les femmes plac閑s en d閠ention, notamment de tr鑣 nombreuses pratiquantes du Fa Lun Gong, restaient expos閑s aux actes de torture, en particulier au viol et ?d抋utres violences sexuelles. En janvier, les autorit閟 ont adopt?une nouvelle loi visant ?emp阠her la police d抜nfliger aux prostitu閑s des amendes payables imm閐iatement. Toutefois, elles recouraient toujours ?un syst鑝e dit de 珷d閠ention et 閐ucation牷 pour priver de libert??sans inculpation ni jugement ?des femmes soup鏾nn閑s de se livrer ?la prostitution, ainsi que leurs clients pr閟um閟. * En avril, Mao Hengfeng a 閠?astreinte ?dix-huit mois de 珷r殚ducation par le travail牷 dans un camp parce qu抏lle persistait ?adresser des requ阾es aux autorit閟. Elle protestait contre l抋vortement forc?qu抏lle avait subi il y a quinze ans du fait de la politique chinoise de contr鬺e des naissances. Au camp de travail, Mao Hengfeng aurait 閠?ligot閑, suspendue au plafond et sauvagement battue. Dans le pass? elle a 閠?intern閑 ?plusieurs reprises dans des unit閟 psychiatriques, o?elle a 閠?soumise contre son gr??un traitement aux 閘ectrochocs.
Militants politiques et internautes Cette ann閑 encore, des militants politiques, notamment des sympathisants de mouvements interdits, et des partisans d抲ne r閒orme politique ou d抲ne d閙ocratie accrue ont 閠?arr阾閟 de mani鑢e arbitraire. Certains ont 閠?condamn閟 et emprisonn閟. Fin 2004, Amnesty International avait recens?plus de 50 cas de personnes appr閔end閑s ou emprisonn閑s pour avoir consult?ou fait circuler sur Internet des informations politiquement sensibles. * En septembre, Kong Youping, membre 閙inent du Parti d閙ocratique de Chine (PDC) et ancien militant syndical de la province du Liaoning, a 閠?condamn??une peine de quinze ann閑s d抏mprisonnement pour 珷subversion牷. Il avait 閠?arr阾??la fin de l抋nn閑 2003 apr鑣 avoir publi?sur Internet des articles d閚on鏰nt la corruption des autorit閟 et appelant ?une r殚valuation du Printemps de P閗in.
R閜ression men閑 contre des mouvements religieux ou spirituels Le mouvement spirituel Fa Lun Gong demeurait l抲ne des principales cibles de la r閜ression en 2004, et un grand nombre de personnes auraient 閠?arr阾閑s de mani鑢e arbitraire. La plupart ont 閠?astreintes, sans avoir 閠?inculp閑s ni jug閑s, ?des p閞iodes de 珷r殚ducation par le travail牷 pendant lesquelles elles risquaient la torture ou d抋utres formes de mauvais traitements, en particulier si elles refusaient de renoncer ?leurs convictions. D抋utres ont 閠?plac閑s en d閠ention dans des 閠ablissements p閚itentiaires ou intern閑s dans des h魀itaux psychiatriques. D抋pr鑣 des sources proches du mouvement s抏xprimant depuis l掗tranger, plus d抲n millier de personnes d閠enues en raison de leurs liens avec le Fa Lun Gong seraient mortes depuis l抜nterdiction de ce dernier, en 1999, le plus souvent des suites d抋ctes de torture ou de mauvais traitements. D抋utres organisations qualifi閑s d挮爃閞閠iques牷 et des groupes religieux non reconnus par les autorit閟 ont 間alement 閠?pris pour cibles. En 2004, on a signal?un nombre croissant d抋rrestations et de placements en d閠ention de catholiques non enregistr閟 et de membres d挮犐glises domestiques牷 clandestines d抩b閐ience protestante. Ceux qui tentaient de rendre compte de telles violations et d抏nvoyer des informations ?l掗tranger risquaient 間alement d掙tre appr閔end閟. * Au mois d抋o鹴, le tribunal populaire interm閐iaire de Hangzhou a condamn?respectivement Zhang Shengqi, Xu Yonghai et Liu Fenggang, trois militants de l捝glise protestante ind閜endante, ?un, deux et trois ans d抏mprisonnement pour 珷divulgation de secrets d捝tat牷. Cette accusation faisait r閒閞ence ?la diffusion ?l掗tranger d抜nformations portant sur les mesures de r閜ression prises contre les protestants et la fermeture d掗glises non reconnues par les autorit閟 dans la r間ion.
Peine de mort L抋pplication de la peine capitale 閠ait toujours aussi fr閝uente et arbitraire, et r閟ultait parfois des ing閞ences du pouvoir politique. Des personnes ont 閠?ex閏ut閑s pour des infractions ?la l間islation sur les stup閒iants et pour des crimes de sang, mais aussi pour des infractions ne relevant pas de la criminalit?violente, telles que la fraude fiscale et les d閠ournements de fonds. Les autorit閟 ont maintenu le secret sur les statistiques relatives aux condamnations ?mort et aux ex閏utions. ?la fin de l抋nn閑, Amnesty International avait recens? ?partir des donn閑s disponibles, au moins 3?00 condamnations ?la peine capitale et au moins 6?00 ex閏utions, mais tout portait ?croire que ces chiffres 閠aient bien en de玎 de la r閍lit? En mars, un membre 閙inent de l扐ssembl閑 populaire nationale a d閏lar?que la Chine ex閏utait chaque ann閑 une dizaine de milliers de personnes. Cette ann閑 encore, l抋bsence de garanties 閘閙entaires en mati鑢e de protection des droits des accus閟 a entra頽?un tr鑣 grand nombre de condamnations ?mort et d抏x閏utions ?l抜ssue de proc鑣 iniques. Au mois d抩ctobre, les autorit閟 ont laiss?entendre que la Cour supr阭e serait ?nouveau charg閑 d抏xaminer les affaires de crimes passibles de la peine capitale. Elles ont 間alement d閏lar?vouloir adopter d抋utres r閒ormes juridiques visant ?prot間er les droits des personnes soup鏾nn閑s ou accus閑s d抜nfractions de droit commun. On ignorait toutefois quand ces mesures seraient introduites. * En f関rier, Ma Weihua, qui encourait la peine capitale pour avoir enfreint la l間islation relative aux stup閒iants, aurait 閠?soumise ?un avortement forc?en garde ?vue afin que son ex閏ution se d閞oule 珷en toute l間alit闋? La loi chinoise prohibe en effet l抏x閏ution de femmes enceintes. Elle avait 閠?arr阾閑 en janvier 2004 alors qu抏lle 閠ait en possession de 1, 6 kg d抙閞o飊e. Son proc鑣, ouvert en juillet, avait 閠?suspendu apr鑣 que son avocat eut fourni des informations sur cet avortement forc? En novembre, Ma Weihua a 閠?condamn閑 ?la r閏lusion ?perp閠uit?
Torture, d閠ention arbitraire et proc鑣 in閝uitables Les agents de l捝tat continuaient de recourir ?la torture et ?d抋utres formes de mauvais traitements dans de nombreux 閠ablissements publics en d閜it de l抋doption de plusieurs dispositions visant ?porter un coup d抋rr阾 ?ces pratiques. Parmi les m閠hodes couramment utilis閑s figuraient les coups de pied, les passages ?tabac, les d閏harges 閘ectriques, la suspension par les bras, l抏ncha頽ement dans une position douloureuse et la privation de sommeil ou de nourriture. Ces pratiques ont pu persister essentiellement en raison de l抜ng閞ence du politique dans la sph鑢e judiciaire, de la limitation des contacts des d閠enus avec le monde ext閞ieur et de l抋bsence de proc閐ures efficaces en mati鑢e d抏nqu阾e et de traitement des plaintes. Les autorit閟 chinoises ont officiellement annonc?leur intention de r閒ormer le syst鑝e de 珷r殚ducation par le travail牷, un r間ime de d閠ention administrative qui a permis de priver de libert?des centaines de milliers de personnes pour des p閞iodes pouvant aller jusqu掄 quatre ans, sans inculpation ni jugement. La nature et l掗tendue de ces mesures restaient cependant peu claires. Les personnes accus閑s d抜nfractions politiques ou de droit commun ne b閚閒iciaient toujours pas des garanties d抲ne proc閐ure r間uli鑢e. Leurs droits de consulter un avocat et de recevoir la visite de leurs proches 閠aient encore s関鑢ement restreints cette ann閑, et les proc鑣 閠aient loin de satisfaire aux normes internationales d掗quit? Les personnes devant r閜ondre de charges relatives ?des 珷secrets d捝tat牷 ou au 珷terrorisme牷 n抩nt pas pu pleinement exercer leurs droits et ont 閠?jug閑s ?huis clos. * Au mois d抩ctobre, des organisations de pratiquants du Fa Lun Gong bas閑s ?l掗tranger ont rendu publiques des s閝uences vid閛 montrant Wang Xia, une femme r閏emment lib閞閑 d抲ne prison de Hohhot, en Mongolie int閞ieure. Elle y avait pass?deux ans en d閠ention (sur une peine totale de sept ans d抏mprisonnement) pour avoir fait circuler des documents faisant l抋pologie du Fa Lun Gong. Les s閝uences vid閛 montraient une femme 閙aci閑 dont le corps portait de multiples cicatrices. Wang Xia aurait 閠?attach閑 ?un lit, suspendue et battue. Elle aurait 間alement re鐄 des injections de substances inconnues et des coups de matraque 閘ectrique apr鑣 avoir entam?des gr鑦es de la faim pour protester contre son maintien en d閠ention.
Demandeurs d抋sile nord-cor閑ns Des centaines, peut-阾re des milliers, de Nord-Cor閑ns en qu阾e d抋sile ont 閠?arr阾閟 dans le nordest de la Chine et renvoy閟 de force dans leur pays au cours de l抋nn閑. Comme l抋n pass? ils ont 閠?priv閟 de tout acc鑣 ?une proc閐ure de demande d抋sile, alors qu抲n grand nombre d抏ntre eux avaient manifestement des raisons l間itimes de vouloir faire reconna顃re leur qualit?de r閒ugi? Leur renvoi forc?constituait 間alement une violation des dispositions de la Convention des Nations unies relative au statut des r閒ugi閟, ?laquelle la Chine est partie. Les mesures de r閜ression ont 間alement touch?des personnes qui aidaient les demandeurs d抋sile nordcor閑ns, notamment des membres d抩rganisations humanitaires ou religieuses 閠rang鑢es, ainsi que des Chinois d抩rigine cor閑nne et des journalistes qui tentaient d抋ttirer l抋ttention sur le sort de ces r閒ugi閟. Ces personnes ont 閠?appr閔end閑s et soumises ?des interrogatoires, et certaines ont 閠?inculp閑s puis condamn閑s ?des peines d抏mprisonnement. * Noguchi Takashi, militant d抲ne ONG japonaise aidant les Nord-Cor閑ns r閒ugi閟 en Chine ?fuir vers un pays tiers, a 閠?expuls?au mois d抋o鹴 apr鑣 avoir 閠?arr阾?dans la r間ion autonome zhuang du Guangxi. Il avait 閠?inculp?de trafic d掙tres humains et condamn??une peine de huit mois d抏mprisonnement ainsi qu掄 une amende de 20?00 yuans (environ 1?50 euros).
R間ion autonome ou飃houre du Xinjiang La Chine a continu?cette ann閑 de se r閒ugier derri鑢e le pr閠exte de la 珷guerre contre le terrorisme牷 pour justifier sa r閜ression s関鑢e dans la province du Xinjiang, o?les membres de l抏thnie ou飃houre 閠aient toujours la cible de graves violations des droits humains. Les autorit閟 ne faisaient toujours aucune distinction, ou presque, entre les actions violentes et les actes de r閟istance passive. La r閜ression s抏st traduite par la fermeture de plusieurs mosqu閑s non reconnues par les autorit閟, l抋rrestation d抜mams, les restrictions ?l抏mploi de la langue ou飃houre et l抜nterdiction de certains livres et revues ou飃hours. Les arrestations de 珷s閜aratistes, terroristes et extr閙istes religieux牷 pr閟um閟 se sont poursuivies et des milliers de prisonniers politiques, notamment des prisonniers d抩pinion, restaient incarc閞閟. Parmi les personnes inculp閑s d抋ctivit閟 珷s閜aratistes牷 ou 珷terroristes牷, beaucoup auraient 閠?condamn閑s ?mort puis ex閏ut閑s. Les militants ou飃hours cherchant ?transmettre ?l掗tranger des informations concernant l抋mpleur de la r閜ression risquaient d掙tre arr阾閟 et plac閟 en d閠ention de mani鑢e arbitraire. La Chine a continu?d抜nvoquer la 珷lutte antiterroriste牷 pour renforcer ses liens politiques et 閏onomiques avec ses voisins. Comme ce fut le cas en 2003, les Ou飃hours, notamment des demandeurs d抋sile et des r閒ugi閟, qui avaient fui vers l扐sie centrale, le Pakistan, le N閜al et d抋utres pays, risquaient s閞ieusement d掙tre renvoy閟 en Chine contre leur gr? Les autorit閟 chinoises ont maintenu la pression sur les 蓆ats-Unis, afin que ceux-ci leur remettent 22 Ou飃hours d閠enus dans la base navale de Guant醤amo Bay, ?Cuba. En juin, les autorit閟 am閞icaines ont d閏lar?qu抏lles ne renverraient pas ces personnes en Chine, car elles craignaient qu抏lles n抷 soient tortur閑s, voire ex閏ut閑s. * Abdulghani Memetimin, enseignant et journaliste de quarante ans, continuait de purger sa peine de neuf ans d抏mprisonnement ?Kashgar. Condamn?en juin 2003 pour 珷divulgation de secrets d捝tat牷, il avait 閠?inculp?apr鑣 avoir traduit des discours officiels et transmis ?une ONG ou飃houre bas閑 en Allemagne des informations sur les atteintes commises contre les Ou飃hours dans le Xinjiang.
R間ion autonome du Tibet et autres zones ?population tib閠aine En 2004, les libert閟 de religion, d抏xpression et d抋ssociation 閠aient encore s関鑢ement restreintes et les arrestations arbitraires et proc鑣 in閝uitables avaient toujours cours. Plus d抲ne centaine de Tib閠ains, dont une majorit?de religieux bouddhistes, restaient emprisonn閟 pour des raisons d抩pinion. Le dialogue entre les autorit閟 chinoises et des repr閟entants du gouvernement tib閠ain en exil s抏st poursuivi et paraissait progresser. Toutefois, ces 閏hanges n抩nt d閎ouch?sur aucun changement politique significatif susceptible d抋m閘iorer la situation des droits humains au Tibet. * Topden et Dzokar, deux moines du monast鑢e de Chogri, dans le canton de Zhaggo ?Luhuo en chinois ?(province du Sichuan), et Lobsang Tsering, un la颿, auraient tous trois 閠?condamn閟 au mois d抋o鹴 ?trois ann閑s d抏mprisonnement pour avoir placard?des affiches pr鬾ant l抜nd閜endance du Tibet. Ils avaient 閠?appr閔end閟 en juillet en m阭e temps que de nombreuses autres personnes qui ont 閠?lib閞閑s au bout de plusieurs jours. Certaines ont affirm?avoir 閠?battues en d閠ention.
R間ion administrative sp閏iale de Hong Kong Les autorit閟 n抩nt pas tent?de r閕ntroduire leur projet d抋pplication de l抋rticle 23 de la Loi fondamentale, qui interdisait tout acte de trahison, de s閐ition, de s閏ession et de subversion. En 2003, ce projet avait d閏lench?une vague de protestations. Toutefois, en avril, une d閏ision 閙anant de P閗in a restreint la libert?des autorit閟 hongkongaises en mati鑢e de r閒orme politique, accentuant les pr閛ccupations quant ?une d間radation de la situation des droits humains ?Hong Kong. La crainte de voir la libert?d抏xpression limit閑 a 閠?attis閑 par la d閙ission, au mois de mai, de trois animateurs d掗missions de radio qui auraient re鐄 des menaces pour avoir exig?davantage de d閙ocratie ?Hong Kong. Par ailleurs, le placement en d閠ention administrative, en Chine, d抲n candidat du Parti d閙ocratique de Hong Kong, ?la veille des 閘ections organis閑s en septembre dans la r間ion administrative sp閏iale, a largement 閠?per鐄 comme une man渦vre politique. En novembre, une instance d抋ppel a annul?les condamnations pour 珷obstruction sur la voie publique牷 prononc閑s contre 16 pratiquants du Fa Lun Gong. Ces personnes avaient 閠?arr阾閑s en mars 2002 apr鑣 avoir organis?une manifestation. Les condamnations pour 珷r閟istance ?la police牷 et 珷agression contre des agents de police牷 ont 閠?maintenues. Cette ann閑 encore, des r閟idents hongkongais ont 閠?condamn閟 ?la peine capitale dans des r間ions de Chine continentale. Aucun accord formel n抏xistait entre Hong Kong et la Chine au sujet de la remise des personnes poursuivies. Au mois de juin, le Tribunal supr阭e de Hong Kong a estim?qu抋vant d掗mettre une ordonnance d抏xpulsion, les autorit閟 r間ionales devaient v閞ifier les all間ations de chaque demandeur d抋sile affirmant qu抜l avait fui la torture. Cependant, les demandeurs d抋sile, les travailleurs migrants, les victimes de violences conjugales et les homosexuels, entre autres, faisaient toujours l抩bjet de discriminations. En septembre, un document ?vis閑 consultative a 閠?publi?pour solliciter l抋vis du public sur un projet de loi contre la discrimination raciale.
Autres documents d'Amnesty International Chine. Des ex閏utions 珷conformes au droit牷? La peine de mort en R閜ublique populaire de Chine (ASA 17/003/2004). Chine. Guerre contre le terrorisme : les Ou飃hours fuient les pers閏utions (ASA?7/021/2004). People's Republic of China: Human rights defenders at risk (ASA 17/045/2004).--
Ca vous fera un bon petit exercice de Chinois pour ceux qui veulent apprendre la langue !!! Bye A Bientot
TRIP a l' AIR ( 13) Quand même, pour faire ch . . . les superstitieux . -- Tout d'abord un petit commentaire du Bragon de (vive) la Batterie à propos des WC à la Turque Pas besoin de couvrir la cuvette de papier parce que c'est froid ou qu'un type avec le cul sale est passé devant vous. En plus, ça permet de laver plus facilement à l'eau, donc ça fait des économies d'arbres qui vont de toute façon crever parce que vous vous lavez le cul avec l'eau qui devait servir à les arroser. L'eau, c'est haschement plus propre que le papier à condition que vous vous léchiez bien les doigts après ; d'ailleurs, vous verrez moins souvent les chiens mettre leur truffes au cul des gens en Asie que dans les pays dits civilises. D'accord, les chiottes à la turque, c'est pas pratique pour les handicapables, mais il leur reste toujours le lavabo. Bragon the Bat Il fallait que ça soit dit et ça l'est La liberté de caquer doit être respectée 1 C'est d'un goût !!!!-- DALI Encore et toujours. ''est vraiment pipi - caca, ces TRIP a l'AIR . Normal, 2005, c'est l'année du pipi-caca comme 69 était l'année érotique . Ah ! Bon ? Et ils l'ont dit à la télé, ça ? J'ai pas fait attention !
Annie, une charmante Française, bien de chez nous, est arrive à Dali après moult péripéties ( C'est la Championne du monde des Bus qui tombent en panne et des contrôles de police impromptus et inopinés dans les dits bus.) Elle a déjà visité la plupart des pays du monde et peut être même de la lune. On se fait une balade aux trois pagodes et on rencontre Laurent, un Français avec qui on soupe. Ca fait du bien de parler français, .'' Ca c'é vrè, ça ! ( Petit exercice d'orthographe : mettez les accents et les cédilles adéquats) Oui, madame Michu !''-- Un témoignage à propos de la Chine :
Salut Fernand Mais non je ne reçois plus les trip à l'air et donc je ne savais pas que tu étais à Dali A propos de la Chine on vient d’apprendre par les médias que la Chine allait monter plus de 500 centrales à charbon ; y paraît que les américains ne sont pas contents car ils ne seront plus les plus pollueurs du monde Essaye de les raisonner un peu bordel Salut Daniel-- Souper en famille ( Européenne ) dans un restau Tibétain . On a mange du Yack avec 3 italiens, Annie, une copine et un couple de Français vivant au Québec qui sont venus faire un reportage sur les minorités Le Yack, c'est un peu comme du boeuf mais il y en avait peu dans le plat, un genre de goulash particulièrement bon. Bonne soirée . KUNMING Ca y est, j'ai testé les fameux bus couchettes ou on me prédisait que je n'allais pas tenir en largeur Ben j'ai tenu donc je ne suis pas si gros que j'en ai l'air et, comme il y a des fausses maigres, il y a des faux gros ( CQFD) Par contre sur le matin, un gamin s'est mis à brailler et ensuite les Chinois se sont mis à parler fort . Donc, sleeping bref . Je vais me rattraper ce soir. Et demain, je remets ça pour un TRIP de 15 heures jusqu'à Mengla, à la frontière du Laos Et quand je disais que c'était l'année du pipi-caca ! Confirmation : L'UNESCO voulait faire l'année du lac TITICACA, mais le secrétaire ne parlait pas l'UNESCOYOTE couramment et a traduit par pipi-caca. C'est con, hein ! -- Ces TRIP a l'AIR, ça devient un vrai forum orienté WC : Et confirmation Bis, voici les considérations de Frédérique, rencontrée l'an dernier en Thailande et qui vit pas mal en Allemagne : N'empêche QUE les wc à la Turque que les Allemands appèlent à la Française, , , c'est ce qu'il y a de plus sain et hygiénique en matière de chiottes. Vue la position qui compresse le ventre tu y vas plus facilement ce qui n'encourage pas la constipation et donc évite les Hémorroïdes .Et en plus tu n'as pas à flipper sur le nombre grouillant de bactéries qui vont te manger tes jolies fesses ou autre en t'asseyant sur la cuvette. Et aussi évitera l'accident quand en essayant de pisser, (Pour nous les femmes) Je parle pour les petites car les grandes doivent avoir un sérieux avantage....A moitié debout à moitié de travers en tenant un équilibre précaire et naturellement toute contractée que nous sommes dans la position nous pissons à droite à gauche et partout ....autant tout de suite pisser à côté.Tu vois le boulot... Il y a cette histoire d'une femme qui montait sur la cuvette pour être à l'aise comme sur le wc à la Turque, et qui est morte quand la porcelaine s'est brisée et la femme est dégringolée et s'est rompue l'artère fémorale. Bon du sang et du pipi caca. Le sujet est clos pour l'instant..... Donc NON a la Turquie et vive les wc a la . non accroupie . . .
En attendant je te souhaite tout de bon Bises Frédérique -- Je veux profiter de l'occasion qui m'est offerte pour remercier ceux qui après la réception d'un TRIP a l'AIR, me passent un petit mot. Ca fait du bien, ici, au bout du monde de recevoir des nouvelles des amis et du pays. Je ne suis pas chien, je remercie aussi ceux qui n'écrivent jamais. Série PiPi/ CaCa, suite: '' Mais c'est une maladie ???Non ! C'est simplement la vie ! On peut faire semblant de l'occulter, comme le cinéma ou on ne voit JAMAIS le héro aux toilettes, encore moins a la '' Turque"", mais il doit bien y aller quand même, non ? Ben Oui !Eh ! Bien alors ??? Et alors votre suite ?? La voici. Donc pour compléter la série, vous n'ignorez pas que les Chinois mangent beaucoup de Riz et que le riz, ça constipe. Oui, bien sûr ! Voici une discussion que j'ai entendue dans un WC chinois, fait de petits box séparés seulement par des cloisons d'1 mètre de haut et sans porte. Je suis impatient. Je mets des doubles guillemets pour bien montrer que c'est un dialogue à l'intérieur d'un autre dialogue. OK Donc voila "" Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! Heinnnnnnnnnnnnnn ! HHHHHHHHHHHein ! HHHHHHHHHHeiiiiiiiiiiiiin ! Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn '''' Je vous la transcris en Francais parce qu'en chinois ça serait plus incomprehensible . OK ! C'est vrai, je comprends mieux Donc "" Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn HeinnnnnNNNNNNNNNNNNNNNN ! Plof Oh ! Veinard ! T'es con, c'est ma montre !!! ......"" On sent le vécu ! Je ne vous le fais pas dire. Et pas seulement le vécu, je vous assure.'' Kunming, toujours ! Une petite pratique hôtelière qui ne fait pas honneur au sens commercial des Chinois, mais démontre leur rigidité, sûrement héritée du communisme.. Je '' check out'' du ''Kun Hu'' hôtel avant midi pour ne pas payer une journée de plus, et mon bus pour la frontière étant à 15h30, je décide de laisser mes bagages à la consigne de l'hôtel '' Free for customers'' si j'en crois le verso de la carte qui sert de sauf conduit à la gardienne de l'étage de ma chambre. La réceptionniste me réclame 2 Yuans par bagages ( 20cts d'Euro) ''Mais c'est gratuit pour les clients. Oui ! Mais comme vous avez rendu votre chambre, vous n'êtes plus client.'' J’ai eu beau bataillé, rien n'y a fait. Je reprends le bus couchettes pour, mais en fait il s'arrête à Jing Hong et Nosu changeons de bus pour un petit Iveco . Les formalités à la frontière, côté chinois se passent bien et un taxi se propose de m'emmener au côté Laos, mais pour une somme exorbitante. je refuse, ce qui me permet donc de vivre en direct live . . . LAOS '' Le pays au Million d'Eléphants'' La fameuse contrepetrie, légèrement modifiée : . . ''Au Laos, j'arrive à pied de la Chine '' Je négocie, un minibus - nous sommes neuf - pour . . . LUANG NAM THA .
- . Ou je suis déjà venu il y a deux ans . Je suis extrêmement content d'être au Laos et à Luang Nam Tha en particulier., mais, n'allez pas croire, j'ai beaucoup aimé la Chine, ou je reviendrai, en me concentrant surtout sur les petites villes et les provinces de l'intérieur. Le chauffeur du Minibus est un virtuose car la route, la piste devrais-je dire est particulièrement embourbée à cause pluies incessantes qui tombent sur la région. En plus il parle quelques mots de français, mais surtout, il me fait réviser mes connaissances de Thai et de Lao, deux langues assez voisines, avec seulement quelques mots qui différent. Ca reviens bien et donc Saybadee ( Bonjour ) Il nous indique une GH pas trop chère où j'emmène tout ce monde et en profite pour me négocier une petite réduc. Et là, je rencontre un homme que j'ai déjà vu il y a deux ans, le patron de Arimd Guest House - Voir LIBRE COMME UN VENT - de Huey Xay qui, malgré son 4X4 flambant neuf, est bloqué à Luang Nam Tha . C'est vraiment un homme bien. Il me reconnaît tout de suite et m'invite à boire une Beer Lao, avec lui. Sa femme et lui sont d'une gentillesse extrême. Et eux aussi. ils parlent français . Il m'indique aussi un restau, près de la gare routière ou le patron parle français : Il a vécu à Langres pas mal de temps Ca fait du bien d'entendre parler la langue de San Antonio et de Bragon the Bat de temps en temps.
Toc! Toc! Toc ! Je vais ouvrir. C'est une équipe de journalistes du Nouvel Laobservateur : " Vous êtes Fern@nd DEGOTTEX Oui ! C'est bien moi. Vous venez de vivre en ''live'', J'arrive à pied de Chine, une contrepèterie internationale, mondialement connue dans toute la Francophonie. Etait-ce un de vos rêves, comme le TransSibérien ??? Oui, un peu. C'est la première contrepèterie que vous vivez ? Euhhh ! Enfin, c'est la première contrepèterie de classe internationale. J'avais déjà vécu la Contrepèterie belge ' Il fait beau et chaud et quelques autres. Tout gosse j'ai glissé dans la piscine et à l'armée ou une ou deux fois j'ai été de corvée de cuisine, j'avais vécu le cuisinier secoué les nouilles. Ah ! Vous êtes presque un spécialiste Pas trop ! Un de mes anciens collègues vit tous les jours Salut Patrick ! Un de mes copains, Carlos, charpentier de son état, est sans cesse plongé dans la philantropie de l'ouvrier charpentier. J'ai un ami, Jean Luc Guillom . . . Nous sommes ici pour parler de vous, pas de vos amis. Quelles sont vos premières impressions ?? Je suis particulièrement heureux, bien sur, même si en fait ce n'est qu’une variante de Le Général arrive à pied PAR le Chine que titrait le Canard Enchaîne après un voyage de De Gaulle à Pékin. C'est un voyage plein d’exploits. Déjà la traversée de la Russie en sandales vous a valu les honneurs de la télévision Russe. Oui. Mais c'est à peu près tout C'est déjà pas mal Et vous avez rencontée une presque contrepèterie particulièrement célèbre Ah ! Oui, vous voulez parler de Laurent Hardi et de Laurel Ardant .C'est joli ! Voulez-vous dire quelques mots pour nos lecteurs ?? Je voudrais en profiter pour annoncer à ceux qui les connaissent que mes amis . . .Encore ? C'est une manie . . . Que mes amis, disais-je, les Deuquil, ont eu des jumeaux, un garçon et une fille, Etienne et Annick C'est une contrepèterie, ça ??? Pas du tout ! Eh ! Bien Merci pour cet interview. Pas de quoi, tout le plaisir est pour moi Au revoir Saybadee !" ... Serie PiPi CaCa : Un message anonyme ! C'est à chier tes histoires de WC !!! ... Bon, ben Saybadee et à Bientôt !
TRIP a l'AIR (14) Pas de TRIP a l'AIR GREVE ILLIMITEE Pour protester contre Sarkosy Le mauvais temps ici ! les trop nombreux touristes et surtout les anglosaxophones qui rentrent après la fermeture de la GFH et font un bruit d'enfer pour réveiller la patronne..
Et aussi pour ne pas oublier les bonnes habitudes prises à la SNCF !
Bye et bisous pour ceux qui préfèrent Saybadee pur les autres. Et Khop Chai Lay Lay (merci en Laos)
TRIP a l'AIR (15) TOUJOURS pas de TRIP a l'AIR Je me vote la poursuite de la grève, à l'unanimité plus une voix, pour protester contre : Le (noms d'oiseaux, car je veux rester poli) de Préfet Sarkosien de l' Ain qui fait ch. . . mes potes du FAR ( Foyer de" Accueil et de Réinsertion) et d’ OSER l'association qui le gère, de Bourg en Bresse qui font un super boulot auprès des déshérités et autres réfugiés. Et pour vous prouver que je n'ai pas perdu mes mauvaises habitudes de la SNCF
Saybadee
Pour les aider, vous pouvez signer cette pétition et la retourner par mail ( copier/coller) à LUC Bailly : luc.bailly01@free.fr OSER : Se situer au niveau des principes et des valeurs
Vingt mois après avoir déclenché la mise sous contrôle de l'association, huit mois après une rencontre avec l'association concédée après trois jours de grève, aucune volonté d'améliorer les relations avec OSER n'est perceptible de la part des services de la Préfecture et de la DDASS. Au contraire. Après l'arrêt brutal de la convention d'accueil d'urgence de familles fin mars, c'est de la gestion du numéro d'urgence « 115 » que l'association se voit dessaisie le 28 octobre dernier. Même mode opératoire : au dernier moment, par un courrier laconique, sans explication, sans que ce service soit repris par quelqu'un (malgré le lancement d'un appel à projet auquel seule OSER a répondu !) Hormis l'association et les salariés embauchés sur ces actions, les usagers de ces services d'urgence deviennent «les otages du conflit» (article du Monde du 15 novembre) Non-sens total que ce choix délibéré des services préfectoraux de substituer à un service qui donnait satisfaction 24h sur 24, 7jours sur 7, un dispositif temporaire géré en partie par un répondeur téléphonique (suppression de l'écoute de 8h à 14h), en partie par la DDASS, en partie par des astreintes à tour de rôle des CHRS qui n'ont rien demandé… « Pourquoi désorganiser un service en cherchant ailleurs ce qui existe et qui semble donner satisfaction, puisque ce n'est pas sur la qualité du service rendu que la décision semble avoir été prise » s'interroge un lecteur de la Voix de l'Ain ( Edition du 10 novembre) La presse fait ses choux gras d'une situation ubuesque. Que reproche t-on à OSER ? apparemment pas la qualité de son travail dont elle rend compte régulièrement, Alors, quoi ? de «se battre contre l'exclusion sous toutes ses formes» (extraits des statuts de l'association), avec tous les outils que lui permet l'exercice de la citoyenneté dans un pays comme le nôtre ? de penser et d'agir, dans et hors son lieu de travail, en étant insérée dans des réseaux militants, vigilante sur les droits fondamentaux des plus vulnérables, qu'ils soient chômeurs, demandeurs d'asile, sans logement ? Que lui vaut ce choix qui n'en est pas un ? : se soumettre ou être démise une à une des missions qui lui sont confiées depuis des années par la collectivité ?
Il est temps que se dénoue cette situation incompréhensible qui pénalise les plus faibles. L'association, qui a fait des dizaines de lettres pour enclencher un dialogue avec les représentants de L'Etat, n'a plus que les tribunaux pour faire valoir ses droits, ou faire admettre que les décisions autoritaires du Préfet sont entachées d'illégalité ou d'ostracisme. Au-delà des aspects techniques de chaque mission assurée par OSER et des résultats à venir des procédures administratives, Nous signataires, Entendons nous situer au niveau des principes et des valeurs : la Préfecture se doit de reprendre le dialogue qu'elle a interrompu avec OSER. L'association ne peut se voir opposer des fins de non-recevoir systématiques à toutes ses demandes. OSER ne peut être arbitrairement écartée de missions qu'elle exerce depuis 30 ans sans qu'une remise en cause majeure de la qualité du travail fourni ne soit explicitée. De manière pragmatique, la gestion du 115 doit être rendue à celui qui le faisait fonctionner sans problème La prise en charge des plus démunis de notre société passe par le monde associatif, par des projets multiples qui constituent l'histoire et la richesse d'un pays démocratique. SIGNATURE : TRIP a l' AIR ( 16) BUS LUANG NAM THA / UDOMEXAI Je décide donc de prendre le bus de 11h30 qui doit mettre environ 4 heures pour faire le trajet. Il est déjà parti à 9h30 car il était complet Il me faut donc attendre le bus de 2h00 qui partira lorsqu'il sera complet, lui aussi et il est complet, mais bien complet, vers 15 heures. Des gens sont assis dans le couloir. En plus, j'ai perdu mon ticket, heureusement Laurent le Francophone arrange l'affaire avec son cousin qui est contrôleur.
Ce n'est pas un bus comme je les aime, c'est à dire un pick up, mais un vrai petit bus avec des sièges numérotés (Carrément !) et j'ai de al chance d'être à l'avant. Enfin . . . Il prend encore des gens à la station service, puis dans les villages traversés. Je ne peux plus allonger les jambes et ai rapidement mal au genou droit. Mais l'ambiance devient rapidement excellente. Le Laos assis près de moi parle anglais et nous bavardons. Il est ingénieur et charge du goudronnage de la route. Un Laos fais passer des mandarines, je fais suivre un paquet de gâteaux que j'ai acheté, car je sais que les échanges de nourriture créent rapidement un climat bon enfant dans les bus, ici en Asie. Et ça ne rate pas Je tente d'échanger mon portefeuille presque vide, contre la banane d'un Laos remplie à craquer de billets, peut-être de faible valeur . . . Il hésite, mais refuse et tout le monde se met à rire et ça continuera tout le long Un papy laos de 72ans, parlant anglais, m'apprend qu'il est chrétien et me montre '' Tha Holly Bible'' il me dit qu'il a de bonnes jambes mais se retrouve rapidement sur un de mes genoux. Je propose à une fille de venir s'asseoir sur mes genoux et de laisser sa place au Papy Tout le monde se marre. J'aime les ambiances de ces bus du Nord laos, même si les voyages sont fatigants du fait de l'inconfort, des routes peu carrossables et du nombre de gens et de ballots de marchandise. Il y a deux ans, dans un pick up, un cochon hurlant à fait le voyage attaché sur le marche pied arrière. Je ne vous dis pas comme la SPA aurait râlé ! UDOMEXAI Muang Xai pour les intimes
Ville un peu morte, avec plein de guest houses toutes neuves et pratiquement vides. Je dois être le seul client dans la mienne Je pense que, comme les ''ressorts'' à Bahn Krut, elles ont été construites par des Chinois pour recycler l'argent de la drogue. . Pas grand chose d'autre à dire Bus UDOMEXAI / LUANG PRABANG Bus avec une bonne ambiance, surtout vers l'avant car les échanges de nourriture délient les langues et l'ambiance. Mon paquet de biscuits chinois ne fait qu'un tour. Je voyage avec un conscrit sympa, le Bus, qui doit bien dater de 1948 et est fort déglingué. Je loupe pourtant une super occase. une laos de 30/35 ans veut se marier avec moi. C'est difficile de donner un âge aux Asiatiques. Laurent le super Sympathique restaurateur de Luang Nam Tha qui a vécu une 10zaine d'années à Langres me scie lorsqu'il me dit qu'il a 55 ans . Je lui en donnais à tout casser 40 et sa femme à qui j'en donnais 35 en a en réalité 47 . Je vais me faire naturaliser Lao, moi ! Je lui dis, par le truchement d'une Lao qui vit dans le Wisconsin (?) aux USA, que je suis d'accord mais que je veux faire un essai avant. La Laomericaine traduit pour tout le bus qui est plié en deux La fille n'est pas d'accord mais rit aussi. Lorsqu'elle descend avant LP, je prends mon sac et fait mine de descendre avec elle. Elle me repousse violemment. Le bus est écroulé (Enfin les voyageurs. Le bus, lui-même est écroulé depuis longtemps) de rire Nous arrivons de nuit à : LUANG PRABANG Surprise La ville a beaucoup change. Le marché de nuit a double de longueur la petite rue où il y avait des stands de nourriture a été transférée dans une rue plus grande ou passe beaucoup de TukTuk et de Motorbykes. Fini de manger peinard. Il y a des wagons (des bardées) de touristes, Anglosaxophones pour la plupart Luang Prabang est classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO En France, lorsqu'un site ou une ville est classée ''site historique'' un cahier des charges sévère le protége et empêche de construire et de faire n'importe quoi autour ou dans le site lui même. Lorsqu l'UNESCO classe un site, il devient de plus en plus touristique et commercial et les boutiques et restos détournent la vue de la beauté des maisons. Je vais voir Oliver Brandmann de la galerie d'art et de papiers artisanaux Bahn Khili (Voir '' Recouvrement de finances à Luang Prabang'' dans LIBRE comme un VENT, mon précèdent journal de voyage 2003/2004). Il est aussi horrifié de la profusion galopante des boutiques, restaurants aux menus insultants pour la cuisine Lao si délicieuse et de Travel Tour Agencies. Il dit que Luang Prabang est devenu Luang Farang ( Farang = Etranger). Lui non plus ne comprend pas pourquoi de gens dépensent des centaines d'Euros et de $ pour venir manger des hamburgers, des pizzas et autres spaghettis et french fried potatoes. J'ai même vu un resto offrant des T-bone steak de Nouvelle Zélande. La connerie humaine n'a t-elle donc pas de limites ??? SLOW BOAT LUANG PRABANG / HUEI XAI J'ai déjà fait ce voyage dans l'autre sens et à part la Famille Miss Match, le sandwich à la Vache qui Rit Hélenne et Lisa, et le 1/4 de rouge de Gulf Air offert par la touriste allemande, pas grand choses de nouveau . Relisez donc ces deux pages dans LIBRE COMME UN VENT (http://polarnoir.free.fr/fichier.php?doc=10 ) en commençant par la seconde car cette fois je fais le voyage dans l'autre sens. Le Mekong est toujours aussi majestueux et mythique Cette fois les voyageurs en Speed Boat sont casqués et giletés car il y a eu pas mal d'accident. Le second jour est encore plus agréable car il fait un temps superbe. Je voulais rester un jour à PAGK BENG, un petit village qui vit essentiellement des voyageurs qui y passent la nuit, mais se lèvent de bonne heure (Lève de Bonheur aussi, comme les gens qui mangent de la Danette) j'ai le temps de voir qu'il est vraiment petit et le marché est riquiqui. Par contre l'appontement est toujours aussi problématique et la descente et la remontée sur le bateau est périlleuse. Imaginez l'échelle de coupée réduite à sa plus simple expression : une planche d'1 dizaine de centimètres de large, plutôt bancale et moi qui ne suis pas très téméraire en plus, dans ces cas là . . . HUEI XAY Je retrouve avec plaisir cette magnifique Guest House Arimid Guest House où le patron Francophone commence déjà par me proposer une importante réduction en signe d'amitié et de bienvenue . Sa femme me reconnaît aussi et trouve que j'ai grossi. Enfin quelqu'un qui se rend compte de mes efforts pour ne pas finir anorexique et maigrichon Ce matin, concert de coqs à 5 heures en mon honneur et en signe de solidarité avec les Poulets de Bresse protester contre le désir du gouvernement français et des technocrates de Bruxelles de les confiner dans des batteries, comme de vulgaires poulets label rouge, pour lutter contre la grippe aviaire. Bravo les coqs laotiens ! Continuez !!!!
Ils m'ont écouté, ils ont recommencé ce matin !
Et encore ce matin ! Et ils n'arrêterons pas tant qu'ils n'auront pas des garanties écrites ! Non Mais ! Ils pensent que ça commence en France et qu'après ça risque de continuer ici, en Asie !
Je fais la connaissance de Frédérique DOYE une grande romancière qui a écrit un best seller, et a aussi refusé d'être candidate au Goncourt : Edité par Publibook - Paru le 01/01/2002 Lisez son bouquin, Lettre de Prague et offrez-le à vos amis pour Noël : Ca leur fera de la BONNE lecture pour les longues soirées d'hiver : http://auteurs.chapitre.com/page35/section48.html On traverse le Mékong dans le même Cruise Boat : ''Laisse les gondoles à Venise . . .'', une pirogue à moteur. Et on arrive ici à . . . CHIANG KONG en T H A I L A N D E, Le Pays du Sourire A ne pas confondre avec le Cambodge, l' autre Pays du Sourire, comme la Hollande est l'autre pays du fromage. Mais c'est quand même plus vrai pour le Cambodge, à part les MotorBykes Je retrouve cette ville avec plaisir ainsi que le patron de Bamboo Guest House qui, il y a deux ans'' nous avait entraîné au ''Teepee bar''' pour une soirée de ''buffles'' ( il n'y a pas de Boeufs, ici) musicaux : Blues et Rock . (Voir LIBRE COMME UN VENT ; Lien plus haut dans ce TRIP
Mais, ce soir pas de Party en vue . . . Donc on va se rattraper sur la bouffe ! Car on est en Thaïlande ! Et en Thaïlande, la bouffe, ça décoiffe ! TRIP a l'AIR ( 17) Fermé pour cause de F E R M E T U R E A N N U E L L E JOYEUX NOEL MEILLEURS VOEUX POUR 2006 Faites péter une roteuse à ma santé, moi qui vais boire de la Chiang Beer et JOYEUSES PAQUES, car je ne sais pas si je serai rentré à ce moment-là !!! Bisous aux Princesses et je serre la pince aux Princes $$$$$$$$$$$$$ Et comme les fêtes ne seront pas toujours des fêtes pour tout le monde ; Vous trouverez ci-joint - un communiqué de l'association OSER suite au jugement du T.A. à propos du 115 - la décision de l'Hôpital d'Hauteville de ne pas être candidat à la gestion du 115 Les procédures continuent, et on ne sait qui va gérer ce service... Notre avocat est vigilant sur la mise en concurrence qui doit se formaliser correctement... Pour le moment, il n'y a que nous qui sommes candidats pour continuer à gérer le 115... Ubu est toujours de la partie ! On continue à bouger : faites remonter la pétition s'il vous plait, souscrivez ( déduction fiscale de 75%), adhérez à l'association...dites-nous vos impressions, remarques... INFO : en cette période où on commence à penser dinde et chocolats, L'hôtel "Le Temps des Cerises" organise un réveillon avec les résidents de cette résidence sociale. Si des membres de l'assoc, des amis veulent se joindre à nous, préparer avec nous, passer cette fin d'année avec nous, ils sont les bienvenus je m'occupe de l'organisation : appelez-moi au plus vite au 06 20 24 62 34 qu'on prévoit en conséquence ( ou par mail) La lutte continue, ce qui n'exclue pas la convivialité ! ! A bientôt Cordialement Luc TRIP a L"AIR ( 18) Eh ! Ben ça y est, il se réveille !!! CHIANG KONG Rubrique PiPi-CaCa ( suite ) Encore ??? C'est pas encore fini ces cacateries ??? Un nouveau témoignage du Gars Patrick ( Salut Patrick), cheminot émérite et gréviste notoire, alpiniste du Pain de Sucre, du monolythe d' Aussois et autres Monts de Venus, qui lui aussi est arrive en train par la Chine :
Depuis que tes notes de voyage évoquent des problèmes de transit et décrivent les lieux de commodité, j'oserai t'avouer enfin que je collectionne ta correspondance aux cabinets ; elle s'empile entre un vieux Géo, un Nouvel Obs et les BD de Binet (ah, le cas Binet !). Dans ce docte lieu propice au recueillement, les habitués comme les oiseaux de passage peuvent s'envoler pour des destinations exotiques où même aller au petit coin relève de l'aventure. Tu sauras donc que tu es lu et je soupçonne certains de rester plus longtemps que nécessaire aux toilettes pour continuer l'aventure. Donc je veux y aller de ma contribution. Je me souviens des cabinets chinois où je m'étais fait copieusement engueuler par une chinoise alors que je n'avais pas compris l'idéogramme « toilette-femme » : une longue rigole commune qui draine tout ce qu'on y jette. Je me souviens des cabinets doubles où chacun regarde qui à droite, qui à gauche dans un silence contraint. Mon voisin pète. Je dis « one point ». Mon voisin pouffe. Et on fait du tennis. Je sais plus qui a gagné mais on est resté copain. Je l'ai revu plus tard et par hasard et on était content. Je tairai ce chiotte quatre place, deux contre deux, en plein air sur une plateforme quelque part en campagne. Soit tu vois la face de cake constipée de l'adversaire, soit son cul. La solution dans ce cas est de se tourner le dos et de s'ignorer avec superbe. PATRICK De la pure poésie, Non ??? Merci Patrick de ta contribution à mon Oeuvre !!! CHIANG RAI La ville n'a pas trop changé et le food center du marché de nuit est toujours aussi sympa, avec les chanteurs-guitaristes dont le fil du micro ne s'est pas allongé en 2 ans et ou les danseuses folkloriques ont toujours le sourire et même parfois le fou rire. La belle et souriante Patronne de '' Chat Guest House'' me reconnaît après 2 ans et me fait un accueil digne d'un Fernand.
Le guide du Routard taxe l’accueil de Arimid Guest House à Huey Xai (voir TRIP à l' AIR 16) de glacial. Glacial un patron de Guest House qui, alors que je le rencontre dans une ville voisine, m'offre une bière après deux ans sans aucun contact ??? Glacial, un patron de Guest House qui me reconnaît deux ans après et, avant même que je lui lance le célèbre "How Much ?" qui m'a rendu célèbre, il me propose une réduction de près de 30% ??? Glacial, un patron de Guest House qui enfourche sa motorbyke pour apporter sur le bateau à une cliente pressée à la suite d'une panne d'oreiller, le délicieux banana pancake qu’elle n'a pas eu le temps de ''breakfaster'' ? Bien sûr, dans sa Guest House ( Là, je mets vraiment des majuscules) la musique ne tonitrue pas à longueur de nuits et la télé n'invite pas les farangs, ayant fait 20 000 ou 30 000 km pour venir ici, à se vautrer devant des matchs de foot du chiampionnat anglais ou des films américains et à manger des hamburgers, des pizzas ou des spaghettis, comme ils le feraient dans leur pays. CHIANG MAI La joyeuse Frédérique m'abandonne lâchement pour prendre le train pour Ayuttaya, mais nous passerons Noël ensemble à BKK, avec Maha, Joy, Nathalie et son petit frère, peut-être. (Maha ne m'a pas envoyé de faire part, comme il me l'avait promis. Et lorsque avec Sip, son ami et voisin que j'ai rencontré à Huey Xay, nous lui téléphonons, je ne pense pas à lui demander. ) Les barmaid d'un bar végétarien de jus de fruits me prédisent l'avenir avec une sorte de numérologie divinatoire et cette année ainsi que les deux ans qui suivent vont être exceptionnels pour moi, au point de vue ARGENT ( Vous pouvez m'en prêter, je vous le rendrai facilement), TRAVAIL ( OH !!! NON !!! Surtout pas !!! Faut pas déconner ???) et AMOUR ( AH ! L' Amour !!!) Baleze, non ??? Ca doit être l' aquarius, promis par Susana (voir Macao dans TRIP) qui va enfin se réveiller à fond !!! Je réserve ma chambre pour demain à Tavee GH et Gay me reconnaît aussitôt et est toute joyeuse de retrouver un client plein de Sanuk (fun) A demain, chère Gay !!! Chiang Mai est aussi, comme Luang Prabang de plus en plus bourrée de farangs Pourtant dans le quartier du grand marché et du superbe marché aux fleurs il y en a très peu. Comme des moutons, leur troupeau broute dans le périmètre limite par le quartier des guest houses et celui du marché de nuit. Nous ' y allons même pas bien que le food center de celui-ci soit vraiment bien.
BUS CHIANG MAI / BANGKOK Pas dormi. L'anglosahophone, plutôt Teuton, d'ailleurs, est vautré sur son siège et déborde sur le mien et je ne suis assis que d'une fesse. Je le bourre, il se redresse, mais s'affale aussitôt. Et c'est moi qui suis gros. Heureusement j'ai mon MiniDisc et je m’abreuve de Jimi Hendrix, U2, BoB Marley etc. et le trajet de 11 heures passe assez vite. BANGKOK ''La cité des ANGES "" Surtout parce que j'arrive, d'ailleurs.
Quelle joie de retrouver la Cité des Anges et surtout Tavee GH. Tout le monde est aussi content de, me voir que je suis heureux de les retrouver. Une chambre VIP m'est réservée. Ca fait plaisir. Il m'en faut peu pour satisfaire mon ego, mais bon . . . Au bureau Internet et le mamies chez qui je mange souvent aussi. Et Gae, la marchande de café du marché m'offre même le café. Royal !!! '' Et alors, pas trop déçu de passer Noël loin de le France ??? Pas du tout, au contraire ! Cette fête de la surconsommation à outrance m'abomine ! Tu vas donc aller te coucher de bonne heure ? Et de bonne humeur. Même pas de messe de minuit ? Tu sais, je ne suis pas très porté sur le culte. Ah ! Bon ? Non ! Je ne suis pas mou . . . Euh ! Pas fou de la messe Je vais aller me faire un petit resto avec Frédérique, ma romancière préférée. Et basta ! Eh bien ! Joyeux Noël quand même ! Le pire c'est que les thunocrate mondialistes, commerçants, marchands du temple et coureurs de profit à tout prix et à n'importe quel prix, sont en train de refiler Noël aux Thais. Comment ça ?? Oui ! Il commence à y avoir des ''Joyeux Noël'' partout et à Chiang Mai, un immense sapin est dessiné sur un grand immeuble avec une guirlande. Mais ils sont bouddhistes et ne sont en principe pas concernés ? On ne va tout pas leur vendre le Jésus, le Benoît XVI, les sous-Papes et toute la bande ??? Ils aiment tellement faire la fête qu'ils risquent bien de se faire avoir et comprendre trop tard que c'est la fête de la consommation à outrance et pas du tout la fête des gens ou celle des enfants comme on doit essayer de leur faire croire. Vers Siam Square, un quartier plein de Trade Centers, il y a des sapins dans les rues décorées avec des cartes Visa ; Ca veut vraiment tout dire ! Ils ne sont pas si bêtes que ça, peut-être ?? J'espère pour eux ! Mais comme ils aiment bien manger, boire et karaoker . . . ''
J'ai passé la soirée avec Maha mais Joy, Nathalie et TonFon sont dans une maison un peu éloignée (26 Km) et il n'y rentre pas tous les soirs. Je n'ai toujours pas vu leur nouvelle fille née en Juin.
En tout cas, la Chang Beer est toujours aussi bonne. Mais il y en a une nouvelle, la Cheer Beer qui a un bon petit goût aussi.
TonFon le nouveau bébé de Maha et Joy est super mignon et a de bonnes joues. Joy est toujours aussi charmante et Maha est encore plus sympa . Il veut s'acheter une voiture à la prochaine coupe de son élevage d’eucalyptus.
Un aller-retour à Dong Muang airport pour accueillir ma Susana préférée après un voyage de 25 heures. Elle aussi est toujours aussi belle, peut-être même encore plus, et j'ai l'impression que je l'avais quittée hier ou avant hier (Cela pour ceux qui ont lu ; '' ATTENTION ! DANGER ! LE SOURIRE EST CONTAGIEUX ! '' Que j'ai eu la paresse de ne pas écrire avec mes notes de l'an dernier. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois. ) --RUBRIQUE PiPi-CaCa ( ou presque ) Mon Ami VonVon a lui aussi tenu à mettre son grain de selle dans cette rubrique : Lors de précédents messages, de nombreuses digressions scatologiques n'ont pas manqué d'animer les échanges de messages à (ou) de notre ami Fernand immergé dans son sud-est asiatique.
C'est pourquoi, j'ai souhaité pour cette nouvelle année prononcer des Voeux Chinois.
Que les puces d'un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui vous gâchera une seule seconde de votre année 2006, et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu'il ne puisse jamais se le gratter... Bonne et heureuse année à toutes et à tous Vonvon -- Bangkok toujours ou lors d'une promenade nocturne nous rencontrons et trinquons au laolao, avec un couple de pêcheurs dans un Khlong, un canal, en fait presque un égout à ciel ouvert. Tu m'étonnes que les poissons doivent être bien gras ! Il m'assure qu'ils sont ''aloi'' ( prononcer aloille, - délicieux - mais je ne trouve pas le trema sur ces claviers QWERTY ) . Tu n’as même pas besoin de mettre de piment. - - Petits témoignages de Anny, toujours en Chine ( Elle va nous rapporter un Chinois, si ça continue) à propos de Noël dans ce Pays, hier encore austérisé par Mao et ses sbires et qui s'ouvre ( je devrais dire bée ) à l'économie de marché ;
De Kunming (Chine) :
Merci pour tes messages, j espère que tu as bien passé Noël. Pour moi ça a été comme d hab. Mais je n en croyais pas mes yeux, les rues noires de monde avec les enfants déguisés en Père Noël, chapeaux et chaussures clignotants les grands s’aspergeant de bombes fluo, on se serait cru à Mardi gras. Aujourd’hui shopping pour essayer de trouver une doudoune pour ma fille, dur dur... As tu vu tous ces magasins de luxe ici...
De Jianshui (Chine) : Hello, Même ici le père Noël est dans les rues et pourtant pas un occidental en vue de nouveau personne ne parle anglais et je ne sais comment je suis parvenue à trouver Internet enfin il s'agit d une salle de jeux....
. . . A part cela j'oublie de te dire qu’à Kaili j ai même eu droit aux rois mages après le père noël c’est un comble.
Ici, en Thaïlande, Noël semble moins prendre, mais je ne suis pas encore allé dans 1 centre commercial pour bourges. - - Les Tavee Guest House'Girls travaillent d'arrache pied pour préparer la Happy New Year Party de ce soir : Ca va claquer ! ! ! Décoration en ballons de baudruche multicolores Pour l'échange de cadeaux, j'ai investi dans un Hamac : Peut-être même que je le gagnerai. L'an dernier, j'avais gagné une bouteille de Whisky : '' Et Glou ! Et Glou ! Et Glou ! He is from ours ! He had drank his glass like the others !'' Air connu !
J'ai rencontre mon ami Bragon the Bat, l'Ecrivain (Je mets une majuscule) qui m'apprend que aucun d'entre vous ne lui a passé de commande malgré son offre gracieuse de la ''Lettre A'' de son ''Fictionaire'' : Mes lecteurs seraient-ils donc dépourvus d'humour, trop fainéants pour acheter par correspondance ou simplement radins ????
1er anniversaire du tsunami du 26 Décembre 2004. Beaucoup d'argent a été envoyé du monde entier, soit par le truchement d'ONG qui font du bon boulot (construction de bateaux et de maisons, entre autres) soit directement au gouvernement qui a tout redistribué. . . à ceux qui en avaient le moins besoin, c'est à dire aux grands hôtels. Envoyez vos dons, qu'ils disaient. ! ! !
Happy new year, qu'ils disent tous ici. Ca doit être un code ou quelque chose comme ça ! Une bonne veillée pascale en tout cas à la GH, hier soir Sympa. On a dansé comme des malades et bien tapé dans la gourde ( en ce qui me concerne, en tout cas ) et ce matin, j'ai soif d'eau fraîche La police s'est changée toute seule alors je la laisse faire.
Ce matin, comme d'habitude ici à Bangkok, je vais me boire un café avec des toasts chez Gae, qui tient un étal dans le marché. Elle est super sympa Son mari es dans la police militaire, c'est l'un des garde du corps et chauffeur du Roi. Comme le Roi parle français (études en Suisse, tu penses bien) je lui ai fait dire que s'il avait envie de bavarder avec moi, je pourrais lui consacrer une heure ou deux. En fait le mari de Gae, même s'il a escorté et conduit le roi, ne lui a jamais adressé la parole : Protocole oblige. Gae a cuisine toute la nuit une soupe aux champignons et au poulet pour les moines du temple de son quartier. Trop sympa, elle m'en a apporte une assiette, bien que je en sois pas moine. GRANDIOSE ! ! ! Si je deviens moine, j'irai dans son quartier. Je ne pensais pas qu'une soupe puisse être aussi délicieuse. Je ne suis pas fana de soupes en France, mais ici je m'en délecte. Le soir, Lung Chuey ( TonTon Soupe) amène son pick up près du Seven/Eleven ( chaîne américaine de magasins de proximité, genre Petits Casinos) et sert aussi des soupes ROYALES. Des gens traversent tout Bangkok pour venir souper chez lui. Et le Roi lui même regrette que cette connerie de protocole l'en empêche.
Rencontre de 2 femmes du Secours Catholique qui montent des projets de construction dans le sud d e la Thaïlande et notamment à Kho Phi Phi ( c'est pas la rubrique PiPi - CaCa, mais se prononce Kho Pi Pi ) Si je n'ai pas de nouvelles de Maël, un ami de Mireille, qui peut être me trouvera un emploi de bénévole du côté de Mae Sot dans les camps de réfugiés birmans, j'irai bosser avec elle à Kho Phi Phi.
Je suis allé faire un tour du coté de Siam Square et de Sukkumvit, le quartier des Trade Centers et des Touristes friqués. Plein de sapins de Noël dont certains même sponsorisés et décorés par la Carte Visa Noël, fête des enfants, on vous dit ! Ca va arriver aussi à marcher ici. Et tout devient un peu plus cadré chaque jour : Le parc de Banglamphu, super mignon au bord de la Chao Prahe River est décoré avec des panneaux " Interdiction de fumer et de boire'' Sur l'immense Boikote tower, une non moins immense pancarte : Drink . No Drive ou le contraire ! Et maintenant le Lundi a été décrété Jour de la Famille et à cette occasion tous les marchés et les étals sont interdits sur les trottoirs ce jour là, un Gros manque à gagner pour les commerçants dont certains ont trouvé la parade, bien entendu. Ils essaient de devenir aussi cons que nous, bien qu'ils n'aient pas Sarko, ici ! '' Le Fernand, il se la coule douce à Bangkok et n'envoie plus ses TRIP a l'AIR !!! Il doit folâtrer avec sa Susana. Oui ! Il devient fainéant. Oh ! Ca, Fainéant, il l'a toujours été ! Déjà à l'école et au lycée, c'était un branleur de première et si son père ne l'avait pas un peu secoué, il serait à peine en 6eme, maintenant Ah ! Bon ? Et, je peux te dire qu'à la SNCF, il n'a jamais cassé trois pattes à un canard ! Oh ! Comme tous ses collègues !!! Non ? Pire ! Même si à la fin, il n'était plus syndiqué, il faisait toutes les grèves. Toutes celles décrétées par la CGT et la CFDT et par SUD. C'est tout juste s'il ne faisait pas celles des syndicats de conducteurs. Malin ! Par contre il a fait de bons casse croûtes, avec ses potes Français et Italiens . . . Des Pâtes, il en a mangées des tonnes et cuisinées aussi, bien sûr. Il a appris au moins ça, en 34 ans de carrière : Cuisiner les pâtes. J'espère qu'il cuisine bien, au moins ? Ca tu peux en être sûr, gourmand comme il est ! Et il a loupé pas mal de wagons mais il n'a loupé aucune blague aux copains C'est toujours ça ! Oui ! Mais en tout cas, on ne reçoit pas de nouveau TRIP à l’AIR. Déjà qu'il s'est permis de faire grève pendant son voyage ! Faut pas déconner, quand même ! On va faire une pétition pour protester énergiquement.''
Je passe l'après midi à chercher un micro pré amplifié pour pouvoir enregistrer ma voix ( du texte) avec mon lecteur-enregistreur de MiniDisc, qui ne possède pas de prise micro, mais une prise LINE IN qui nécessite donc une amplification. Bragon m'a emmèné dans un quartier où il y a au moins 1000 boutiques d'électronique, de sonos, de chaînes Hi-Fi et j'en ai bien fait une 50taine. Les employés étaient vraiment d'une gentillesse, m'indiquant une autre boutique où j'étais susceptible d'en trouver un, à moins qu'ils n'aient fait un remake du sketch de Fernand REYNAUD : '' Je voudrais du mou pour la chatte à ma soeur !'' Bref, j'ai eu l'impression de jouer au Ping Pong, dans le rôle de la balle.
A Tavee Guest house, je rencontre Nathalie et Benoît, un jeune couple sympa qui voyage comme j'aime, avec curiosité et respect. Et, ils ont lu sur Internet mon précèdent journal de voyage : LIBRE COMME UN VENT : Des fans ! En discutant, on a échangé sur les différentes personnes qui son ici en Thaïlande et en Asie en Général. Les touristes en voyage organisé qui 'font'' les pays au pas de course Les vacanciers, qui comme les Français des années 60/70/80 allaient à Palavas les Flots, pour se retrouver comme chez eux. Ici ils mangent des pizzas, des sandwichs, des hamburgers, des spaghettis, des French fried potatoes et boivent de la Heineken qu'ils paient deux ou trois fois plus cher que la nourriture thai autrement délicieuse. Ils affichent un mépris certain pour les autochtones des ' Coins à touristes'' qui leur rendent bien. Ils consomment de la plage, des visites de sites, du''diving'' ou du snorkeling . Ils se vautrent, ici à Bangkok, du côté de Khao Sarn Road devant des films américains ou des matchs de foot anglais. Dans le petit Internet spot voisin de Tavee GH, j'en vois même un aux cheveux presque blonds albinos, qui passe ses journées à jouer aux jeux vidéos. Ca vaut vraiment le coup de faire 20 000 kms pour ça ! Ils respectent peu les coutumes et la pudeur locale, s'affichent en bikini en pleine rue ou à Banglamphu Park ou s'embrassant sous le regard gêné des Thaïs. Palavas les flots, je vous dis. Ils n'hésitent pas à faire comme chez eux, se servant dans les plats des marchands de curry sans même demander, apportant leur nourriture dans les GH qui pourtant font aussi restau, se promenant en robe de chambre ou se vautrant sur les canapés dans ces même GH, Etc. . . . Je ne m'étendrais pas sur les touristes sexuels, persuadés même souvent de faire des bonnes actions. Ils sont la preuve d'une grande misère sexuelle (Il y aurait 3 millions de célibataires, rien qu'à Paris) en occident et d'une grande misère économique dans de nombreux pays du tiers-monde Il y a aussi les BiZeness men, qui viennent acheter des ''trucs'' pas cher et les revendent avec un bénéfice substantiel en France : De plus en plus dur ! Et nous autres les voyageurs, curieux de tout, à l'affût de la moindre rencontre, gourmands des nourritures et des fruits locaux, s'émerveillant d'un rien. Je préfère de loin cette façon de voyager et le partage avec de nombreux autres voyageurs dont ce jeune couple français que j'encourage de tous mes voeux. J'espère que mon fiston fera partie de cette race.
MAE SOT Au nord ouest de la Thaïlande. J'y viens pour renouveler mon visa Thaï ; je vais passer 1 jour en Birmanie et au retour j'aurai une nouvelle virginité '' visualisation'' gratuite de un mois en Thaïlande.
Je vais aussi essayer de rentrer en contact avec des membres d'ONG qui travaillent pour les personnes (souvent des minorités ethniques) dans les camps de réfugies birmans qui sont aux environs. Tous les contacts et investigations que j'ai effectués se sont soldés par des échecs, sauf celui de Kho Phi Phi où je peux aller aider à construire des maisons pour les victimes du Tsunami avec Claudine et Hélène, deux Secouristes Populaires Françaises mais comme elles n'ont pas répondu à mes mails et que les hébergements à Kho Phi Phi ont l'air d'être assez chers, je suis un peu sceptique, comme dirait monsieur Lafosse. Certaines organisations comme Openfield demandent même environ 600 Euros pour aller travailler à enseigner l'Anglais opus les bases de l'informatique. Ces frais servant à assurer l'hébergement, la nourriture (parfois), l'accès Internet et le financement de l'association (Ben voyons) : Qui a dit charity bizness ??? EcoVolunteers pratique les mêmes tarifs pour aller nettoyer les éléphants, torturer les tortues (tao en Thaï ), donner du Banania aux gibbons (Y a gibon, Banania ! Mouais '' C'est pour nous sortir de tels jeux de mots que tu t'es reposé pendant 3 semaines ???'') et peigner les girafes.
Mae Sot : C'est une ville qui a l'air assez sympa, bien fournie en Birmans et Birmanes au sourire décore de Tanaka qui sont là en voisins ou en réfugies. Les farangs ne s'y arrêtent pas n'y venant que pour le Burma Visa tour. La ville est vivante, animée et même busy. Le marché est coloré, sonore et odoriférant. Les gens sont sympa, n'hésitant pas à saluer et à discuter avec nous autres farangs : un birman, marchand de pierres précieuses m'a abordé hier soir et de fil en aiguilles, il va me présenter un ''contact'' pour éventuellement bénévoler dans une ONG
'' Ben ! Ca y est ! Il a décidé de nous envoyer sa newsletter ? Au moins 3 semaines sans nous avoir écrit, il exagère quand même ? Il a du avoir plein d'e-mails de protestation. Même pas ! Un seul de ses correspondant ayant eu des problèmes informatiques, lui a demandé si aucun TRIP à l'AIR n'était paru pendant ce temps ! Un autre de ses correspondants, qui avait reçu des voeux adressés aux amis de Fernand, a même dit qu'il ne connaissait pas de Fernand alors qu'ils ont bossé ensemble pendant quelques années et ont même fait une java avec d'autres copains au mois de Juillet. Les gens s'en foutent, alors du récit de ses pérégrinations. Quels ingrats ! ! ! Ben ! On dirait ! Ils ont la télé alors . . . Et il y en a même très peu qui lui passent un petit mot de temps en temps. Maintenant qu'il a compris ça, il va être encore plus discret ! Et il aura bien raison ! ! !
Bye ! A bientôt, peut-être ! TRIP an l'AIR (19) S O S HELP ! Au Secours Je viens de m'engager pour 1 mois comme prof de français bénévole dans un orphelinat pour enfants birmans et des minorités ethniques ! 80 Gamins ! Je pense que j'aurais besoin de votre aide car ils n'ont RIEN, Pas même un bouquin, Pas même un dictionnaire, (''Pas un troquet, Pas une mobylette ! Coluche ) Rien ! J'attaque lundi Donc souhaitez-moi (et a eux aussi, bien sûr) Chok Dii ( bonne chance en Thai) - -- Rubrique PiPi - CaCa ( suite )
On commence fort : Un autre témoignage de Lilliane, une spécialiste, que dis-je, une virtuose :
Bonne Année Fernand! Bonne Santé à toi et à tous ceux qui t'entourent! Merci pour tes messages que je découvre le matin avant de partir au boulot à l'hôpital, comme je suis à la bourre, j'imprime et je les lis entre deux analyses, il y a aussi un petit club de lecteurs au boulot et on suit ton périple sur la carte qui sert à repérer les différents parasites dans le monde, parce que je fais les analyses des selles des personnes qui ont voyagé et qui rapportent des petits souvenirs intestinaux; tu vois on ne sort pas du pipi caca il faut dire qu'il s'agit de notre fondement à tous! Bises de Vendée Liliane Roche MAE SOT Un superbe Night food center ici i a Mae Sot où j'ai soupé avec un couple d' Espagnols. Il y en a peu qui voyagent, mais leurs gamins . . . A noyer, comme dirait certainement Bragon . Aujourd'hui je fais un tour en . . ./ BIRMANIE Le pays des militaires sanguinaires. Le pays des fâcheux fachos Mais aussi Le pays des Moustache Brothers Le pays champion du monde de la gentillesse Opération Visa, rondement menée Je fais un tour dans la ville. Tout de suite on voit la différence: La rue principale n'est même pas goudronnée. Les gens roulent à droite Les mecs (les mammies aussi, d'ailleurs) expectorent et crachent derechef n'importe où (A Rangoon, j'avais failli me ramasser un ou deux mollards, bien rougis au bethel, sur le museau en croisant un bus). Je comprends pourquoi de nombreuses Birmanes, par ailleurs si mignonnes, ont un parapluie. Je pensais que c'était pour se protéger du soleil, mais non c'est le Thanakha qui joue ce rôle. De nombreuses femmes, donc, ont les joues enduites de Thanakha, une poudre/crème tirée d'un arbre qui protége et décore ( ?) leur peau. Certaines le font avec beaucoup de goût, d'autre s'en barbouillent n'importe comment et semblent atteintes d'eczema ou autre gale. Mireille, dont vous avez pu lire la prose dans Trip à l'Air, m'a demande de lui en rapporter un kilo. Elle va se faire un masque pour (Pas Halloween, j'espère !) Mardi- Gras et ainsi retrouver sa peau de bébé. Si d'autres supportrices sont intéressées, qu'elles le fassent savoir rapidement : J'envisage de monter un Bizness. Mais la dérisoirité du prix me ferait me sentir pingre, si je demandais une compensation. Ca sera donc un cadeau, Mireille! La bouffe est vachement grasse et je préfère attendre de rentrer au pays (La thaïlandaise) de l'autre côté du pont pour me restaurer. La plupart des Birmans locaux, sont en fait des Indiens musulmans (à Mae Sot, idem.)
ATTENTION ! A NE PAS LOUPER Les Petits Bouddhas et les Tigres ! Sur France 5 Le 23-01 à 11h05. C'est grâce à ce reportage d'un ami Espacien que je suis allé visiter ce monastère près de Kantchanaburi et où j'ai été photographié en train de caresser un tigre.
- - MAE SOT Retour en THAILANDE Rubrique PiPi/ CaCa Encore! ! ! Lisez aux toilettes Les aventures d'Arthur Bouline Un chevalier sans peur ni morale www.arthur-bouline.com Bon vent ! Bonne chance, fern@nd !
TRIP A L 'AIR (20) -- Un témoignage de Bragon the Bat, l'écrivain FrancoBangcoquin, qui sait de quoi il parle puisqu'il a été tigre dans une autre vie et moine bouddhiste dans celle-ci : Ne regardez pas les Petits Bouddhas et les Tigres. Ce n'est pas du bouddhisme, c'est de l'arnaque commerciale, la recherche de la célébrité de moines et moinillons qui bafouent l'enseignement du Bouddha et les règles de la vie monastique de Arbre jusqu'a Zèbre. Boycottez ces enfoirés qui nuisent autant à l'Enseignement du Bouddha que les curés pédophiles (cad. pas beaucoup). --
Ici à Mae Sot les Thais, les Birmans, les gens des Hill tribes, Les Birmans Indiens musulmans, semblent vivre en parfaite entente. Les uns achètent et travaillent chez les autres et inversement. Mais il y a une sorte de hiérarchie qu'on observe partout en Asie du SE. Lorsque des Chinois ont une boutique ou une GH, ce sont les Thaïs qui travaillent pour eux Ici, lorsque les Thaïs ont une boutique, les Birmans sont souvent leurs employés; mais de nombreux Birmans ont leur propre affaire comme par exemple le patron de ce Café Internet/agence de voyage, extrêmement sympa dont la femme est d'une Hill Tribe
Mae Sot est un gros marché de pierres précieuses et il en existe de nombreuses boutiques ainsi que de nombreux vendeurs à la sauvette dont le fond de commerce est leur mouchoir, rempli de rubis et autres émeraudes. J'aimerais bien savoir reconnaître les pierres précieuses, les fausses et les vraies, et celles qui sont dépréciées car elles ont des défauts et me faire un petit trafic avec la France ou la Suisse, histoire de me payer le prochain billet d'avion
A ma Guest House ( Mae Sot GH) est arrivé hier un couple de Français ayant environ une soixantaine d'années. Ils parrainent un enfant réfugié Karen par l'intermédiaire d'une ONG, Enfants du Mékong, en envoyant 20 Euros par mois. Qu'est ce que 20 Euros par mois, pour nous en France ??? Et, maintenant, ils font un pas de plus, ils viennent voir cet enfant. Tout le long de mon voyage, j'ai rencontré ou entendu parler de gens généreux, les deux femmes du Secours Populaire Français, par exemple qui montent des projets de construction de maisons dans le Sud de la Thaïlande pour les victimes du Tsunami. Le pompon semble revenir à cet homme dont on m'a parlé au Laos. C'est un ancien militaire français ( Comme quoi militaire n'est pas forcément synonyme de ''pire'') . Il a fait la guerre d'Indochine et une fois à la retraite, il a appris à arracher des dents (à moins qu'il n'ait appris cela en Algérie, sous Massu de sinistre mémoire) Maintenant, il vient au Nord Laos (entre autre ?) passe dans les villages des minorités ethniques et arrache les dents gâtées des Akhas, H'mongs et autres Lisus ou Karens . Peut-être était-il militaire, mais a rêvé pendant toute sa carrière d'être dentiste.
'' Alors cet enseignement, ça se passe bien ? Plutôt ! Je devais avoir 2 groupes de 13 mais en fait j'ai 1 groupe de 20 ( peut-être sont ils superstitieux ? En fait ils veulent tous être dans le 1er groupe pour finir à 4 heures et ne pas trop faire de rab. Tu teatche comment ? Je leur ai fait en jouant, l'alphabet et les sons bizarres : On Ou En An Ien etc . . . Aujourd'hui : Les formules de politesse Bonjour Monsieur Ensuite les noms et les articles, puis 1 ou 2 verbes du 1er groupe puis aller et on va pouvoir conserver, non converser facile Pas mal ! Ensuite je ferai le vocabulaire par secteurs : L'école, la bouffe ( Ben tient) l'hôtel le restaurant, le go-go bar, les voyages, etc !!! C'est cool, alors ??? C'est plutôt bon enfant et j'ai même 2 profs qui participent en tant qu'élèves. J'essaie de ne pas être aussi chiant que les profs que j'ai eus pendant ma scolarité. Apparemment, ce n'est pas si difficile ; Un peu d'humour et de gaieté. Ca te branche bien alors ? Je vais bien tenir 1 mois, peut-être 2 C'est pas trop sorcier, finalement ? Et les profs qui se la pètent, en France, avec 1 élève sur 3 qui ne maîtrise pas la lecture en arrivant en sixième ! Tu ne regrettes pas de ne pas bosser dans un camp de réfugiés ?? Pas du tout ! J'ai vu une bande d'les ONGisdtes hier soir au food center du soir . . . Comme ils se la pétaient, eux aussi ! Tient ! Aie . . . Aie . . . Aie . . . Beaux 4 X 4 Celui de Handicap International a été payé avec les sous de Mireille, alors - ( On bosse, nous, on sauve des enfants.) Mais il y avait 3 petits musulmans qui mendiaient à côté et pas 1 n'a donne 5 baths; pas un ne les a même simplement vus. - Bref !!! '' Et l'école, alors ça va toujours au bout d'1 semaine ??? ??? Je leur fait faire de la conversation : c'est pas triste. Je leur apprends aussi '' Toute la musique que j'aime'' de Johnny '' Cette école (je ne sais pas les autres -) est vachement conviviale et les profs viennent même le samedi et le dimanche pour jouer au volley/foot ou aux échecs avec les pensionnaires. Ils sont respectés bien qu'ils n’aient pas de rapport d'autorité de maître à élève. Nos profs ont loupé ça !'' -- J'ai trouve une ONG Française - OSF - qui pourrait envoyer des ordis recycles pour l'école, mais il faut qu'on trouve un moyen pour les acheminer de France à ici : Si quelqu'un a un plan ou connaît quelqu'un qui aurait 1 plan ???? Welcome -- MAE SALAT Aujourd'hui je prends la motorbyke et vais me promener à Mae Salat, une petite ville à 35 Km environ de Mae Sot . J'avais déjà voulu aller à Mae Tak à 90 Km, mais au bout d'une trentaine, j'avais tellement mal au cul que j'ai fait demi tour. Mae Salat est vraiment une toute petite ville, un gros village, dirais-je Je mange et bois quelques Chang Beer avec trois jeunes sympas . J'améliore mon thaï et ma motorbykisation. ( Moins mal au Cul !) MAE SOT ( suite ) C'est le nouvel an chinois et presque tout est ferme Lundi et Mardi, je vais en Birmanie en clandestin dans un village Karen avec des élèves et des profs. C'est le Dirlo qui m'invite et je serre un peu les miches. IL a tenu son école clandestinement pendant 18 ans. La Zone est sous contrôle de l'armée de libération Karen mais avec l'armée Birmane, on ne sait jamais. En principe c'est sans risques mais pas à 100% Donc envisagez une rançon ou une action chez Chirac ''Il va bien lui ????'' Au secours ! Ca tire de tous les cotés !!!!! Ah ! Non ce sont les pétards pour le nouvel an Chinois !!! OUF ! ! !
Bye et arci encore !
TRIP A L'AIR (21) MAE SOT L'année du CHIEN s'annonce radieuse Les chiens de l'année, aussi ! S . O. S. Je cherche désespérément la partition ( Paroles, Musique et Accord ) de '' Toute la musique que j'aime'' de Johnny . Je suis en train de l'enseigner aux Children A la place, je trouve ça sur les sites de partoches : Bonjour à tous L'activité de ce site est pour l'instant stoppée, le temps d'éclaircir des questions de droits d'auteur. Le but de ce site n'a jamais été de faire du tort à qui que ce soit mais plutôt de permettre à des guitaristes de jouer des partitions accessibles. Des poursuites ont été engagées dernièrement à l'encontre de sites proposant des paroles de chansons. Je ne souhaite pas être poursuivi à mon tour. C'est la mort dans l'âme que je dois interrompre la vie de ce site, qui comme d'autres, participait à la promotion des artistes. Si quelqu'un peut me la trouver et me l'envoyer par e-mail, ainsi que le MP3 - je suis dans 1 web café et ne peut importer KazaLite - du CD aux adresses suivantes : naka442@gmail.com et ferdex01@gmail.com. D' avance : Je sais que ce n'est pas poli, mais : Merci !
Voici un autre témoignage sur le bouddhisme et les tigres, qui va ENFIN lancer une polémique intéressante (et peut-être même sanglante !) dans cette série de TRIP a l'AIR qui commence un peu à ronronner ! Merci Pierre ! ( '' He ! Mon pote écrivain ( C'est en écrivant qu'on devient écrevisse !'', ) il a été moine bouddhiste pendant 7 ans ! ) . . . Par le fait un des moines en question voulait être dans l'armée. Il s'est pointé en retard le jour de l'exam d'entrée et il a trouvé porte close. Il en a conçu un rejet des maisons closes pour se tourner vers le temple, sa foi s'étant éclose. Ce reportage prend plutôt les tigres comme prétexte pour développer la vie de moine et le bouddhisme (il était une fois, la mienne - Merci Devos) Ton copain écrivain, bouddhiste et néanmoins français a une réaction pour le moins tranchée sur ce reportage. Je ne sais pas depuis combien de temps il boudhise mais je suis surpris qu'un boudheur (?) puisse se montrer aussi intolérant. Ce me semble une réaction typique d'un converti (de frais ?). Ce qui m'a toujours intéressé dans le bouddhisme c'est la faculté d'accepter qu'autrui puisse penser et faire différemment. Au pays de Bouddha pas de missionnaires ni de prosélytes. Laissons l'ostracisme à Le Pen and co. Il rejette le reportage en faisant l'amalgame entre la politique (enfin si on peut le dire ainsi) du temple en question et le reportage qu'en a fait ton pote de l'Espace (comme on dit chez Renault). L'émission passée à la télé reflète une vision d'une personne (le reporter). Pour ma part ce que j'en retiens c'est que des moines se sont spécialisés dans le sauvetage/protection d'animaux. Ce qui ne me paraît pas contradictoire avec les enseignements du bouddha. Pourquoi ne joueraient-t-il pas leur Bardot ? D'ailleurs leurs cousins tibétains n'ont-ils pas un certain Bardo Todol dans leur bibliothèque ? L'aspect mercantile/commercial ne ressort pas dans le reportage. Le fait de faire l'objet d'un reportage diffusé dans nos chaumières occidentales constitue-t-il en soi un délit de démarche commerciale ? Je sais bien que pour vivre heureux, vivons caché, mais tout de même... Ce reportage m'a plu et m'a procuré un vrai moment de bien être. Si les moines de ce temple sont en train de se savonner la planche qui mène au nirvana, c'est leur affaire non ? En effet je vois que tes horaires sont light. Mais aux âmes bien nées il suffit de peu de temps pour apporter la lumière. Sois tranquille si tu te fais otager en Birmanie on s'occupera de toi. Comité de soutien et tout et tout, je mettrai Broyer/Blanchard sur le scoop. A plus Pierre -- En tout cas moi je suis de retour de : KHO TOO LEI Rangez vos carnets de chèques et vos stylos ! Pas de rançon à payer ! Je suis revenu sain (Saint, c'est une autre histoire !) et sauf ! Le village en question est bien un village Karen en territoire Birman sur une île de la Moei River. Pas sous contrôle de l'ONU (J’avais mal compris mon Dirlo qui, malgré une licence de littérature anglaise, a un accent à couper au couteau. D'ailleurs je me demande ce qu'il entend par MAJORIGAMES, qu'il emploie souvent pour parler du gouvernement militaire birman ? Enfin c'est moi qui entends ça ? Qu'est ce qu'il peut bien vouloir dire en Anglais ???? Si quelqu'un a une réponse, . bienvenu!) . Pas d'ONU, donc mais un KNU ( Karen National Union) dont le Dirlo est un fervent supporter et même peut-être plus. C'est même le camp du 101eme Bataillon. Des soldats en armes partout. (AK 47 ; Les meilleures sont ceux fabriqués en Russie, Ceux de Chine ne valent rien ! et ils sont meilleurs que les M16 Américains, Lances Roquettes, Lances croquettes pour les chiens. Et tout un tas de bazars dont je ne sais même pas comment ça s'appelle.) La fête, c'est le 57eme (conscrit à moi jusqu'a fin Février) Anniversary of Karen Révolution Day ainsi que Major Général Taw La Mémorial Day Il y a plein d'écoles donc ça ne doit pas être trop dangereux. Matchs de foot, de boxe, Danses traditionnelles . . . Euhhhhh . . . folkloriques, plutôt. Défilé militaire, of course !!!
Un certain Eric, anglais qui vit en France ( SON SITE WEB : http://www.rainbowends.org/ ) et enseigne aussi en Thaïlande et semble un peu le conseiller ''intelligence'' de ces militaires-la .
J'assiste d'ailleurs avec des gradés à des ''meetings'' plutôt discrets à propos d'armement, de stratégie de propagande, etc. . .( C'est là que j'ai appris pour les AK 47 !) Ca me passionne . . . et je n'ai pas trop envie d'en savoir plus car j'ai bien l'intention de POUVOIR retourner en Birmanie un jour ou l'autre. (contrairement au fameux Eric en question qui est tricard dans ce pays.) D'autre part la lutte armée . . . Je suis non violent et plutôt adepte de Aung San Suu Kii Par contre l'idée d 'Eric pour une propagande en direction des militaires, pas ceux de la junte, mais ceux des régiments est bonne - Ceux-ci semblent être patriotes . En deux mots : La Chine, avec 1 300 000 000 Chinois n'a pas le choix : elle DOIT s'agrandir. Si elle fait du commerce avec la Birmanie, malgré le blocus décreté par les USA, ce n'est pas gratuit.(Armes, Biens d'équipement, Autos, Investissements surtout. . .) Elle risque fort de Tibetiser la Birmanie . Donc, il faut leur dire, leur faire comprendre (S'ils ont un peu plus que du yaourt à la place du cerveau, ce qui n'est pas prouve), a ces braves militaires que la junte vend leur pays à la Chine, au lieu de leur parler de pauvreté, de santé, de droits de l'homme et de démocratie. Mettre l'accent sur la trahison de la junte.
J'ai sommeil !
Cette fête a été l'occasion pour les Karens du village de revoir leurs amis des autres villages. Comme nous logions dans l'arrière boutique d'une petite épicerie, tout le monde s'arrêtait là pour discuter et les caquetages des femmes Karen, beaucoup plus bruyantes que les hommes, (sorry Mesdames, mais elles ont la voix plus perçante ) m'ont fait passer une nuit gris très clair, presque blanche. Comme à 6 heures du mat', tout le monde s'est levé pour aller à la cérémonie militaire prévue à 7 h, mais qui a dû commencer vers 9 heures. . . . : Bonjour la nuit !
Pendant la fête, il y avait quelques uns de mes élèves. Extrêmement sympas et qui me saluaient en Français, à maintes reprises. Ils me demandaient s'ils pouvaient aller à tel endroit, comme à un VRAI professeur !
Un autre volontaire anglais (Anglosaxophone) que je salue et avec qui je discute un brin. Lorsque je lui dis que j'enseigne le Français aux orphelins de Mae Pa, il me demande, perfide ; ''The French ! ! ! Why???'' Quelle suffisance ! Quel mépris ! ( comment-dit-on mépris en anglais ???) '' Parce que c'est une très belle langue et qu'ils ne souhaitent plus être manipulés par les Anglosaxophones ! Connard ! ''
Bon ! Vu que je n'ai pas été enlevé, vous économisez pas mal de fric, vous n'avez pas de rançon à payer, et vous pouvez donc m'inviter à dîner à mon retour ! Mais je pense que ma sécurité ne vous pose pas trop de problèmes, car 4 personnes seulement m'ont mis en garde contre ce séjour clandestin ou m'ont demandé des nouvelles !!! MAE SOT Pendant la semaine du Jour de l'An Chinois, chaque matin, dès 6 heures défilés de jeunes, tous vêtus de jaune avec tambours, cymbales, dragons et pétards - genre mitraillette . Mais à 6 heures du mat !!! Ils sillonnent toutes les rue et les pétards servent à éloigner les mauvais esprit ! -- Rubrique PiPi CaCa .
Un témoignage malheureusement anonyme mais que je reproduis fidèlement ici par souci d'objectivité : '' On comprend pour quoi tu pètes si souvent, c'est pour éloigner les mauvais esprits. Ca a l'air efficace, et en plus, toi tu les asphyxies !''
Et on appelle ça des amis !!! Carte de Voeu pour que vous commenciez bien l'année du Chien !
Je ne sais pas si vous recevez l'image (C'est le plan du village de Voeu, dans la Meurthe et Garonne ou le Tarn et Moselle, je ne sais plus très bien !) car ça a l'air de merdoyer un peu .
Allez ! Bon Vent
Et bonne année du Chien ! Fern@nd TRIP A L" AIR (22) De plus en plus interactif !!! La parole VOUS est donnée ! Prenez-la ! Rubrique PiPi/ CaCa (Suite) Et on attaque fort par un nouveau témoignage de Anny qui a visité la Chine et ses toilettes de con t'en fomble !
Pour compléter la rubrique pipi caca bien qu on n’aie plus 4 ans. Pourquoi les chinois sont ils fâchés avec les portes des toilettes. La plupart du temps il n y en a pas, je ne reprends pas les descriptions faites précédemment de ces lieux odorants... mais quand il y en a, guest houses, super marches, etc... Les asiatiques ne ferment jamais les portes. La raison pour moi reste un mystère, sont ils exhibitionnistes, je ne sais. Merci d éclairer ma lanterne. Bon nouvelle année du chien, est ce qu on le mange celui la ?Anny -- Les tigres
La polémique serait-elle morte dans l'oeuf ??? Voici la (non) réponse de Bragon
Je ne répondrais pas à la réaction de ton copain vu que ces commentaires sont basés sur des choses dont il ne connaît rien. Ca n'a pas de sens de critiquer les autres quand on ne sait pas de quoi on parle. J'ai été moine 9 ans-- et officiellement je n'ai toujours pas dérobé. Bragon the Bat
Je pense que Bragon est en pétard contre les moines aux tigres, parce que le clergé Bouddhiste, ici en Thaïlande (* mais aussi en Birmanie, qu'il se rassure) est surtout une machine à faire du fric, à vendre des mérites pour acquérir un meilleur Karma, comme nos curetons vendaient des indulgences au moyen âge pour aller au paradis et que cela est très loin du bouddhisme. Les moines '' Aux tigres'' ont trouvé un autre plan, encore plus juteux (voir leur site Web) Leurs prix se sont envolés .Et les tigres ne sont que le prétexte. Mais il y a aussi tous les autres moines qui lisent l'avenir, massent, ou qui prient contre monnaie sonante et trébuchante, pour la bonne chance, la réussite à l'examen, les gains à la loterie royale, la réussite dans les affaires, la bonne usante, la bonne année, une nouvelle femme, une nouvelle petite amie, la rapide guérison de la bleno, le raccourcissement des règles douloureuses, la grand amour, le retardement de la ménopause, les bonnes notes du p'tit à l'école, la semaine à 70 heures pour bientôt, la SMIG à 500 Bahts (10 Euros) par jour, etc . . . Les vrais bouddhistes seraient-ils les moines emprisonnés en Chine à qui les Chinois coupent les doigts pour les empêcher d'égrener leur pala (chapelet) ? Ou les ascètes qui vivent dans des grottes des Hymalaya (du pied gauche, ça porte bonheur ?) Ou les moines Zen qui, sans zene, zenitent pas à méditer ? Dans un Wat particulièrement sacré à Ayuttaya, j'ai vu des pèlerins claquer du fric à tous les coins de temple. Et en liquide, voire même en piécettes ! GRAVE ?
Ce matin, j'ai été contacté par un militaire français, soit disant -clandestinement - en vacances, venu en Thaïlande prétendument pour faire de la boxe Thaï, sans dit-il avoir l'autorisation de sa hiérarchie, et qui habilement m'a fait parler de ma visite à la Compagnie 101 du l'armée du KUN. Il rentre de l'Afghanistan et part bientôt pour l'Iraq ou il fait de la protection rapprochée de diplomates (?). . . . Par deux fois, il ma dit qu'il aimerait rencontrer ces militaires du KUN Ca sent le renseignement à plein nez. Déjà que la région grouille d'informateurs de la junte birmane. Eric, l'activiste Anglais vivant en France m'avais mis en garde. Lui, on a tenté de l'empoisonner. Où ai-je mis le pied ??? Ouvre l'oeil Fern@nd, et le bon !
J'ai carrément demande au Dirlo, comment il écrivait MAJORIGAMES ; C'est MILITARY REGIME !!! Balèze, l'accent ! Je comprends pourquoi mes élèves ont parfois du mal avec la prononciation.
Est-ce que parmi vous quelqu'un m'a envoyé un dico Anglais / Français - Français / Anglais ?????
Ca se passe toujours bien avec les gamins Il y en a 20 de 12 à 19 ans dont 1 prof de 27 ans vachement sympa. Ils sont tous volontaires et restent 1 heure avec moi après leurs cours. Je ne me sens pas comme un prof à la française. Je pense que je vais y rester 2 mois. Les profs, ici, ce n'est pas comme en France. Ils ont des super bons rapports avec les gamins. Ils reviennent le soir ou les WE pour jouer au ballon ou aux échecs avec eux. Et les gamins sont gentils. Ils m'aiment bien. Il faut dire que je les fais pas mal marrer ! - - Et de nouvelles réactions au dernier TRIP a l'AIR par Mireille, lectrice assidue et critique. Mais qui s'en plaindrait ???
Tout Il ne faut pas généraliser sur les profs en France; on peut aussi avoir des rapports humains et donner gratuitement de son temps (sauf que les syndicats font la gueule et la morale!). J'ai beaucoup aimé mon métier et je suis toujours touchée quand des anciens élèves m'interpellent 20 ans après pour me donner de leurs nouvelles ou me dire qu'ils vont s'occuper de mes affaires (à la banque, à l'agence immobilière...) ou me faire part des naissances. D'ailleurs mes élèves m'ont bien rendu ce que j’avais pu leur donner. Il y aura 14 ans je suis restée 3 mois sans appui sur le pied droit après une grosse opération. Si j'ai pu rester chez moi et éviter la maison de convalescence, c'est bien grâce à mes élèves et mes anciens qui se sont relayés pour faire les courses, étendre mon linge, porter mon courrier à la poste et même les garçons qui décidaient de passer l'aspirateur. Ils ont tous été super généreux de leur temps et sans que j'aie à demander, ce qui était très important pour moi. Il y a 3 ans un groupe d'élèves de Quinet à gagner le concours du Parlement européen des Jeunes, et sont allés représenter la France en Lituanie, cela m'a pris beaucoup de temps et j'ai eu moins que peu d'aide de l'administration, mais j'ai aimé leur enthousiasme. Les militaires de base en Birmanie ont une situation de rente, se considèrent supérieurs au reste de la population et surtout jouissent de l'impunité pour ce qu'ils peuvent faire, en particulier en matière de travail forcé et de confiscation de biens et de terres; Alors, je doute que la révolution arrive par eux. Quant à ASSK, elle est confinée chez elle et ne peut jouer aucun rôle, quoi qu'on murmure qu'il y aurait des négociations secrètes pour des élections à venir avant la fin de l'année. Et ceux qui sont en Thaïlande ne pourront pas y participer, hélas! Continuez à faire rire les élèves; pour moi c'est la meilleure façon d'enseigner, dans la joie. Vous ne semblez pas avoir de bons souvenirs de l'école. Vous ne m'avez pas eu comme prof, c'est pour cela. Bon séjour. Vos nouvelles me font toujours plaisir. Cet après midi, je brave les frimas et le brouillard pour aller à l'Opéra à Lyon voir "Mazeppa", rarement monté. Mireille Et ma réponse Bonjour Mai Penai (Pas de problème) Lorsque je vois vos centres d'intérêts humanitaires et humanistes, je n'ai aucun doute que vous êtiez une bonne prof. Moi je me suis copieusement fais ch. . . A l'école Saint Charles, d'abord puis Eugène Dubois à Châtillon ensuite ou j'ai fini Bac -2 après de nombreux redoublements Mon meilleur prof à ST Charles, me mettait à la porte dès que j'ouvrais la bouche et je jouais à cache cache avec le Dirlo qui traversait la cour pour aller mettre du charbon dans la chaudière et s'en jeter un p'tit derrière la cravate pour ne pas être vu et puni Mon meilleur prof à Châtillon, ancien polytechnicien, dont personne ne comprenait les cours, m'autorisait à rester au fond de la classe et à lire un bouquin à condition que je la ferme. J'ai quand même réussi à être le premier de la classe . . . mais pour aller en rècré J'avais fini par me demander si je ne m'appelais pas ''Silence'' ou 'Tais-toi'' Mon fils aussi n'a pas vraiment aimé l'école et nombres de mes amis. Mais j'ai eu 1 ou 2 bons profs, ( merci M. Prost, merci M. Girin - à qui je dois mon accent franco-anglais dont on reconnaît la nationalité avant même que je parle - ) Et quand même et un instit, en 7eme, limite SS, il faut bien le dire. Ceci dit, dans cette école les rapports élèves/profs sont VRAIMENT privilégiés. Même pendant les cours il n'y a pas de rapports de force, d'opposition, de supérieur à inférieur. Et ça m'ébahit vraiment
Mazeppa, c'est de Halliday ??? J'avoue mon ignarité et mon manque d'intérêt pour l'opéra ! Je préfère nettement l'apéro ! Amitiés Fern@nd
TIGRES Un petit échange d'amabilités, mais aussi une réflexions très intéressantes et des infos à propos du prix du pétrole
''Ca prendrait longtemps les pourquoi. En plus, je ne suis pas certain qu'il ait envie de comprendre. Il a ses préjugés et y tient.
Une petite note pour ton carnet de notes SANS LOGO : Exxcon Texas a fait 36 milliards de dollars de profits net l'an passé, l'année où le prix du pétrole a doublé. Sachant que les spéculateurs encaissent entre 10 et 20% du prix du baril de pétrole, devine : qui manipule en fait le plus de profit sur le litre d'essence à la pompe. En Thaïlande, les stations services sont limitées avec un profit de 30 satangs. Mais vu la concurrence (tu as dû voir dans tes voyages en bus les alignements de stations services le long de certaines routes), la majorité font 20 satangs de discount. Donc un profit de 10 satangs par litre. Par ordre du Premier ministre, les stations doivent maintenant fermer à 10.00 H ou minuit, je ne sais plus. La majorité des employés des stations sont des enfants. Résultat des courses : enfants au chômage, profits en baisse, petites stations qui ferment, gros bizeness qui en profitent. '' BRAGON THE BAT Et ma réponse : Ne juge pas sans connaître ! Il est déjà venu en Thaïlande, mais trop brièvement, je pense. En principe, il est très ouvert, mais en France, les gens ont une idée plutôt idyllique du Bouddhisme .
Une petite mise au point brève ne ferait pas de mal à mes lecteurs en général, et même en caporal chef ! OK pour la Benzine! Ca ne m'étonne pas ! On est vraiment dans cette civilisation du Dieu Profit avec pour devise : '' Profit à tout prix ! Profit à n'importe quel prix ! Et quelques grand'messes comme le soir à Hong Kong ou à Shanghai où les gens vont admirer les Buildings des grandes compagnies illuminés ! MOI
Bisous a tous et à bientôt !!! Fern@nd TRIP a L"AIR (23) Avec (Encore ! ! ! Y'en a marre ! )un S. O. S en fin de texte ! ! ! La polémique (Victor) tigresque reprendrait-elle ??? Je n'ai pas l'impression Mais bon . . . Voici la réponse de Pierre (à la Pierrette ? Euh ! Je voudrais dire du berger à la bergère) :
Salut Fernand, Ce débat autour de Tigres et Bragon m'a tout l'air de tourner au dialogue de sourds. Tout d'abord je tiens à présenter mes excuses à ton copain s'il s'est senti blessé par mes propos. Je ne fuirai pas la controverse pour autant et je tiens aussi à préciser quelques bricoles, sans vouloir vexer personne. Il y belle burette (comme je disais quand j'étais enfant de choeur) que je ne me fais plus d'illusions, sur l'aspect mercantile et intéressé du clergé, des clergés de toutes les religions. Si j'avais une idée idyllique du bouddhisme, elle s'est bien vite dissipée lors de mon premier voyage en Thaïlande, en 1986. Pas besoin de rester 107 ans pour s'apercevoir que, comme chez nous et ailleurs, messieurs du clergé sont très portés sur le culte et les affaires qui vont avec. Maintenant reste la philosophie bouddhiste, elle est séduisante, comme le christianisme peut l’être, abstraction faite du décorum et de l'affairisme mis en place par les religions. La religion est et restera toujours l'opium du peuple. C'est commun de dire ça. Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais ressenti le besoin de me convertir à une religion plus qu'une autre. Une fois, je me suis converti, c'était au communisme. Naïvement, j'avais idée que cette philosophie là pouvait améliorer notre quotidien. Mais au bout d'un moment ta pensée ne t'appartient plus et si tu fais pas gaffe tu te retrouves à staliner comme le premier Marchais venu. Exit donc les cocos à la noix et fin des illusions sur l'avenir "social" de l'homme. Reste son devenir spirituel. A chacun son truc selon ses aspirations. Je préfère les chats aux chiens car il n'y a pas de chats policiers (Siné) et j'ai un faible pour le bouddhisme car il n'y a pas de bouddhiste missionnaire. Il y a un mec qui disait : "le seul véritable échec est de cesser d'essayer de bien faire". Le bien est une notion qui est propre à chaque être, selon la société dans laquelle il vit. A partir de là, bien faire et laisser dire non ? Concernant le reportage sur les moines protecteurs de tigres et autres animaux, je l'ai regardé (et enregistré) parce que tu m'en avais parlé et montré les photos réalisées lors de ton passage dans ce temple. Apparemment, tu n'avais pas eu la même lecture que ton pote. A plus, j'ai la salle de bain à finir. Pierre
Et la mienne, donc:
A vrai dire je ne m'étais pas posé la question. J'avais dissocié les deux choses. J'ai tellement aimé caresser les tigres, moi qui jusqu'alors, m'étais contenté de caresser des minous plus dociles. J'avais bien remarqué que les moines aimaient bien le fric, mais cela ne m'avait pas flagré, au monastère des tigres car l'entrée était soumise à un don ( biensûr) libre. Maintenant l'entrée est fixée à 300 Bhats - 6 Euros - (ce qui est cher pour ici) et les séjours sont hors de prix. Comme dirait mon fils : '' Ca coûte la peau des fesses et ils se font des couilles en or !'' J'ai été plus interloqué par l'avidité des moines, l'an d'après à Ayuttaya, en visitant un temple Pompe à Phynance'' comme aurait dit Alfred JARRY et en visitant aussi la Birmanie que les guides présentent comme le pays le plus spirituel d'Asie, mais avec un bouddhisme avide de fric et qui a, de plus, le cul entre deux chaises ; De très nombreux temples assurent la ( bonne ) scolarité des enfants la place de l'enseignement public défaillant, voire carrément absent et le clergé flirte ouvertement avec les dictateurs ! La situation est très malsaine et m'est confirmée ici. Moi
Ainsi qu'une précision rapide de Bragon :
Juste une note rapide : Par la loi, la possession d'animaux en voie de disparition est interdite, même en Thaïlande. Les moines parce que moines profitent de nombreux passe-droits, dont celui-ci. Ils sont en situation illégale et personne ne fait rien. Bragon the Bat
Rubrique PiPi / CaCa ( suite) Et encore un témoignage d'Anny, l'infatiguable, qui en plus se démène pour envoyer une tentative de puzzle en porcelaine cloisonnée chinoise à JL, un autre TRES bon pote à moi.:
Pour continuer la rubrique pipi caca, as tu remarqué que même en présence de toilettes, les hommes vont arroser les plantations, c est le cas de le dire. J’en ai encore vu deux, hier, qui se soulageaient au pied d une malheureuse plante qui à ce régime ne tardera pas à crever. Ah ces chinois.... ANNY
Note de Moi : Ca lui fera un apport en engrais organique nitré Le PiPi de mec ( surtout Chinois), c'est royal pour les plantes ( surtout chinoises) . Moi -- Rubrique PiPi/CaCa Une précision de Bragon Of the BATifole, toujours très au courant de tout, surtout en cette . . . matière ( c'est le cas de le dire ) : Très presse aujourd'hui. Pour les portes de chiottes en Chine : elles restent ouvertes parce que les Commies (Communistes : NDLR) partagent tout. BRAGON the BAT-- Hier soir, Frank est venu visiter BHSOH et il a aidé les élèves, à faire un exercice sur avoir et être. Puis il a chanté avec nous " Toute le musique que j'aime '' Ensuite, le Dirlo a fait péter quelques Chang Beer et ensuite il y avait une ''ceremony'' pour le départ de deux volontaires suisses (un couple) Très émouvant ! Ils ont été couverts de cadeaux. Le mec a offert sa guitare aux élèves ! Il y a eu moult discours de remerciement, un tantinet axés sur '' Freedom'' et ''Democracy'' Puis toute l'école, ou presque a chanté ''Imagine'' de Lennon qu'ils leur avaient appris. Je suis 1 peu léger avec ''Toute la musique que j'aime'' Vous ne connaissez pas une chanson facile, avec des mots simples du même genre, voire même un peu anar ; Bienvenue à la partition ! ! ! ??? J'ai trouvé une autre motorbyke à louer, un peu plus chère, ( 100 B = 2 Euros/ jour) mais je l'ai tous les jours et toutes les nuits ! Et, contrairement à l'autre (70B= 1, 5 Euro/1/2 journée) que je rendais le soir et reprenais le lendemain en fin de matinée, c'est moi qui brûlerai l'essence que j'y mettrai.
Une communication de Mireille qui suit ça de près ( Elle tremble pour ma sécurité : Merci Mireille ;
MAE SOT, Thaïlande (Reuters) - Deux Français soupçonnés de participer à la formation de combattants de l'ethnie Karen luttant contre la junte militaire au pouvoir au Myanmar ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis par la justice thaïlandaise, a déclaré la police.
Ces deux hommes ont été arrêtés vendredi après avoir franchi la rivière Moei afin de revenir sur le territoire thaïlandais. Ils avaient auparavant été vus mardi en tenue militaire en territoire rebelle au Myanmar. Ils assistaient à une cérémonie de l'Union nationale Karen (KNU) marquant le 57e anniversaire du soulèvement de cette ethnie. Ils ont été condamnés samedi et une procédure d'expulsion a été lancée. "Ils ont dit qu'ils n'étaient pas soldats", a déclaré à Reuters un policier ayant participé à leur interrogatoire. "Ils disent avoir visité le camp des Karen par curiosité et qu'ils devaient se rendre ensuite au Vietnam." Le colonel Nerdah Mya, fils de la figure emblématique de la KNU, le général Bo Mya, a déclaré à Reuters que les deux étrangers étaient des "commandos français qui nous aident" à combattre la junte militaire birmane. L'ambassade de France en Thaïlande avait fait part de sa surprise après la découverte des images montrant les deux hommes auprès des Karen. Les diplomates français avaient émis l'hypothèse que ces deux hommes soient des étrangers déguisés en Français.
C'est aussi à une cérémonie du 57e anniversaire de la Révolution Karen où j'étais, clandestinement en territoire Birman Lundi et Mardi du Jour de l'an Chinois Je l'ai échappé belle ! Moi
SUKHOTHAI Petit Week End à Sukhothai, avec Frank le marchand de Bijoux d’argent, de jade et de famille : Petite ville sympa, ancienne capitale de la Thaïlande, avant même Ayuttaya, avec un marché et un food marché de nuit assez bon et des racoleuses, pour le resto, bien sur (de restaurant du marché de nuit) assez marrantes. Le parc Old Sukhothai où se trouvent les temples (époque Angkor ou environ, à 10 siècles près) est assez calme et agréable à visiter en vélo de location (20 Baths = 0, 40 Euros) . On va se boire une bière Chang dans un bar où il y avait l'air d'y avoir quelques nanas plutôt belles. En regardant de plus près ce sont en réalité des Cathoys (Travelos ou TransSexuels, on a pas vérifié, bien réussie(e)s . On en a vu plusieurs dans cette petite ville. Il y a dû y avoir un parachutage ou alors il y a un élevage dans les environs.
s. o. s. Je ne peux QUE compter sur vous ! ! ! Je vous remets encore à contribution, enfin les quelques lecteurs actifs, biensûr ! Les autres, vous pouvez continuer à somnoler entre deux parutions.
Comme vous le voyez, j'enseigne bénévolement le français à des élèves dans l'école du BHSOH à Mae Pa, près de Mae Sot, en Thaïlande.
Voici la petite annonce que j'ai envoyée au Forum '' www.voyageforum.com '' dans la section aide humanitaire. Elle vous concerne peut-être aussi. Sinon, vous pouvez la diffuser à vos amis et connaissances. Mon action ne doit pas rester en plan. Ces enfants ont besoin d'un petit coup de pouce pour débuter un peu bien dans la vie. D'ailleurs j'envisage d'y retourner - toujours bénévolement - l'hiver prochain pour 1 ou 2 mois.
Un bon plan pour devenir bénévole en Thaïlande .: Enseigner le Français au BHSOH de Mae Pa - Mae Sot
J'enseigne les bases du Français au BHSOH ( Boarding High School for Orphans and Helpless youth) depuis le 17 Janvier 2006 jusqu' aux environs du 20 Mars 2006, soit pratiquement la fin de l'année scolaire en Thaïlande. J'aimerais que cet enseignement soit continu à la reprise de l'école, début Juin 2006 .Les élèves et Khaing OO Maung, le principal et directeur de l'orphelinat le souhaitent aussi. C'est un personnage hors du commun, diplôme de littérature anglaise, malgré un accent à couper au couteau. Il a été emprisonné pendant 5 ans dans les geôles de la junte et a dirig é une école clandestine itinérante dans la jungle birmane pendant 10 ans. Et il ne crache pas sur une petite beer Chang de temps en temps. Il faut venir au moins, pour une période de 1 mois ou plus afin de faire un travail assez profond et si possible assurer la suite. L'enseignement de 1 heure par jour est pour environ 20 enfants/ados de 12 à 18 ans - Birmans et Karen - qui maîtrisent bien l'anglais. (un dynamique professeur de 26 ans en profite aussi pour apprendre notre langue et est très aidant pour moi et les autres élèves) Ils sont très volontaires et prennent sur leur temps de loisir pour apprendre le Français (leurs cours finissent à 15 heures et ceux de français que vous aurez à donner ont lieu -over school time - de 15 à 16 heures Les rapports entre enseignants et élèves, sont très différents de ceux qui existent en France : très grand respect, convivialité, implication, joie)
Pour postuler, il faut : Un bon niveau en anglais Un bon niveau en français (pour ma part, je ne suis pas professeur. J'aime simplement beaucoup la langue française et j'ai anime des ateliers d'écriture pour adultes et ados.) Le sens de la pédagogie assez développé, si possible. De la bonne humeur à revendre. Et un bon coup de pédale, si vous choisissez d'aller tous les après-midi de Mae Sot a Mae Pas en vélo (6/7Km) Par contre, n'espérez pas que le voyage jusqu'à Mae Sot vous soit payé. BHSOH a peu d'argent. Elle ne bénéficie d'aucune aide de la part de la Thaïlande - et encore moins de la Birmanie, bien sûr ! Il ne semble pas exister d'aide ou de subventions au volontariat. Si vous n'avez pas peur des conditions d'hébergement rustiques, le BHSOH pourra vous loger et vous nourrir gratuitement et vous pourrez ainsi vous rendre compte de leurs conditions de vie. Et comparer avec celles des écoles françaises . . .
Mae Pa est à environ 7/8 kilomètres de Mae Sot Sinon, possibilité de loger à Mae Sot Guest House (en marchandant) : 2500 Bath = 50 Euros pour 1 mois Location d'une motorbyke : 3000 Baths = 60 Euro pour 1 mois Ou Location d'1 vélo : Beaucoup moins cher La nourriture en Thaïlande est très bonne et très bon marché et on peut manger très correctement pour 100 Baths par jour soit 3000 Bath par mois soit 60 Euros. Je me tiens à votre disposition pour toutes informations complémentaires. Sinon vous pouvez contacter de la part de Fernand - c'et moi - Kaing Oo MMaung - en anglais - a newbhsoh@yahoo.com .
D'autre part, quelques uns d'entre vous seraient-ils d'accord pour monter une petite associe, pour aider ce BHSOH, notamment à trouver des enseignants d'Anglais et de Français BENEVOLES et VOLONTAIRES et éventuellement envoyer du mathos scolaire et informatique ? ? ? ?
Fern@nd ferdex01@gmail.com Je vous repasse cette petite annonce que j'ai fait paraître dans Voyage Forum mais qui s'adresse aussi à vous . Je vous la repasse car je pense qu'elle est mal parvenue jusqu'à votre écran ! En effet, je n'ai reçu que DEUX (2) réponses négatives et, vous connaissant, je ne peux imaginer que vous l'ayez laissée dans votre boite e-mails. Je connais votre convivialité, votre générosité, votre promptitude à faire suivre des blagues et du diaporama. Donc : Même si vous vous ne pouvez pas venir en Thaïlande, ce que je conçois très bien, vous pouvez toujours faire suivre ce message à vos correspondants en leur demandant d'en faire autant ! C'est très mal poli, mais '' Merci d'Avance'' TRIP a l' AIR (25) Retour a MAE SOT REMERCIMENTS Un GROS merci a : Valérie, pour les bouquins qu'elle m'a envoyés et j'y mets une pleine jonque de bisous . Jean Luc Pour le Dico Français / Anglais et Anglais/ Français ainsi que pour les partoches (que j’ai déjà reçues), le Charlie Hebdo sur les caricatures et tout le reste Pierre qui met à profit sa nouvelle retraite pour lui aussi m'envoyer un Dico de Francais pur, des MP3 et des textes de chansons et qui se bouge pour essayer d'acheminer des ordis -- que peut être Ordinateurs Sans Frontières va nous offrir -- jusqu'ici . Lilliane qui m'a e-mailé des paroles de chansons et des MP3 Mireille, et Bragon The Bat pour leurs conseils avisés. Patrick qui m'envoie des blagues, photos coquines et autres diaporamas pour me distraire après une longue journée (1 Heure) de boulotTous ceux qui m'ont encouragé et ça m'a fait chaud au coeur. Tous ceux qui ne se sont pas manifestés mais qui auraient pu le faire . Et tous ceux que j'oublie.
Ce TRIP à l'AIR commence très fort !
HOMMAGE à Roger et à Martine, fidèles lecteurs de TRIP à l'AIR, un couple de Quebequois gourmets et gourmands, qui voyagent comme je les aime, avec les yeux ouverts et les papilles à l'affût d'un délicieux poulet àa l'ananas servi dans l'ananas ( Ventiane )
Bonjour tout le monde,
La Birmanie, c'est simple, parvenu au bout du monde tournez à droite, parcourez deux ou trois rues, enjambez dalles cassées, un ou deux trous noirs douteux, laissez passer les vieilles voitures filantes, puis après mille et trois étales offrant thé, café, et petits livres illisibles, souriez vous êtes arrivés. Vu des airs la Birmanie nous dévoile ses milliers de stupas qui jonchent sa terre rouge. Yagoon, la capitale, a un aéroport avec une seule piste. On y débarque à pied, un peu anxieux de passer l'immigration, l'armée est au pouvoir ne l'oubliez pas! Tout va très bien, bienvenue aux touristes. Le chaos règne : des bus pleins à craquer (avec volant à droite et conduite à droite), trottoirs bondés d'hommes en longy (jupe à petits carreaux), de crachats de bétel dégoulinants et de "tea shop" avec leurs mobiliers en plastique pour enfants. Nous buvons donc notre premier thé birman les genoux derrière les oreilles! Nous visitons la grande pagode Shewadone ou se côtoient bizarrement le kitch et la magnificence de la religion : Bouddha d'or (on a essayé de le réveiller ça n'a pas marché) entouré de lumières multicolores et clignotantes représentant son aura... du moins c'est ce qu'on pense. Délire et grandeur. Bon c'est pas tout la ville, on a un visa de 28 jours, on s'embarque donc dans un bus pour le lac Inlay au coeur d'une région montagneuse... 18 heures de routes (une des pires routes au monde) pour faire 600 km! A Nyaugshew (7 rues, un succulent resto indien), on prend un bateau avec guide, tour du lac, village sur pilotis, impressionnant, pêcheurs ramant debout avec la jambe droite (ils sont dans le droit chemin!), impressionnant, pagodes et temples au milieu du lac, impressionnant. Bon, le tour comprend forcément des arrêts obligatoires pour acheter, acheter, acheter... on en a marre alors le guide se réveille (on a réussi avec lui!) et nous amène dans sa maison au milieu du lac faire connaissance avec sa famille et boire le thé, impressionnant. Conclusion, nous gardons une très bonne impression du lac Inly. (ou Inlé) Nous sautons dans un Pick-up vers Kalaw (5 rues et un très bon resto népalais). Nous partons en randonnée pédestre d'une journée à travers les rizières mi-asséchées, la jungle touffue, les plantations de thé, empruntons des sentiers serpentant des cultures de formes élégantes et des sommets désertiques, puis nous dînons dans un village perché au fait d'une montagne, magnifique et moyenâgeux. Le lendemain soir Roger se tape un empoisonnement alimentaire, dure nuit, mais le pire l'attendait (tatadammmmmmmm) ; On décide pareil de partir le matin en autobus (quel con!) pour Mandalay. Si la route pour le lac Inlay est une des plus horribles, celle-ci dépasse l'entendement! Il y a plus de trous que de route! Roger n'a que deux pensées pendant tout le trajet : ne pas ch... dans ses culottes et ne pas dégueuler sur sa charmante voisine. Vive le voyage et le charbon de bois! Le lendemain, en pleine forme, nous grimpons la "Mandalay hill" à Mandalay, le surlendemain la "Saigan hill" à Saigan et à Mingun "le plus gros tas de briques au monde" : temple construit par un roi fou, fendu en deux par un tremblement de terre. Nous regardons la craque, penchés sur son abîme, nous mesurons la bêtise humaine! En fin de journée l'excellente petite bière, en grosse bouteille, au coucher de soleil, le long d'un pont en tek (supposément le plus long au monde, c'est drôle dans chaque pays il y a toujours quelque chose de plus long, gros, grand, petit au monde!). En buvant on porte un toast à vous tous. Nous prenons l'autobus pour Shipaw, le moment fort de notre voyage! Village choisi au hasard pour combler l'envie montagneuse de Martine. En attendant l'autobus nous faisons connaissance avec Maurice, un singulier et attachant personnage (belge de naissance et résident du nord de la Thaïlande). La conversation roule à plein feu : Dantec, Houellebecq (salut Didier), voyage, descente aux enfers du Lonely Planet, musique, etc... Bref on passera 6 jours avec lui. Shipaw (3 rues, un excellent resto BBQ chinois) est l'endroit idéal pour la contemplation et le rien faire : le paradis! La guest-house Mr Kid, dénigré par le Lonely-planet, est tenue par une famille super sympathique: lits hyper confortables, accès à la cuisine où Roger prépare des petits poissons à la Thaï. Stupeur au marché....des touristes qui achètent légumes et poissons frais! La maman, toujours souriante, ressemble drôlement à Yeli (salut Yeli!). Elle nous renseigne sur les différentes escapades dans les environs (au lieu de payer 5$ un guide fourni par le gouvernement! Moins on leur en donne mieux c'est!) Et nous voilà partis avec Maurice en vélo vers une source d'eau chaude au bout d'un village "Chan", nous empruntons le plus beau sentier au monde, qui longe une rivière, roue à aube, enfants qui se baignent, buffalos indolents... La baignade est délicieuse en compagnie des "Chan" du coin. Le deuxième jour, on marche vers une chute qu'on ne trouvera jamais, mais en voyage la route est souvent plus intéressante que le but! Troisième jour, ballade en vélo dans un autre magnifique village "Chan", bucolique! Journée très relaxe! Les quatrième et cinquième jours, l'apothéose de notre voyage en Birmanie, on aide Maurice à monter des couvertures, du miel, des lentilles, du poisson séché, une grosse papaye (allons savoir pourquoi il en pousse partout!) dans un village "Palaung". Sept heures de montée, une fois de plus à travers montagnes, forêts tropicales, vallées etc. Et là, tout en haut, à bout de souffle, l'entrée du village gardée par trois arbres qui ont la tâche de chasser les mauvais esprits, triumvirat de la force et de la sagesse : depuis des siècles qu'ils sont là, dans leurs murmures de feuillage, à défendre les Palaung contre ce qui, jamais on ne saura, est venu avec de mauvaises intentions. A ressentir la paix qui exulte de ce lieu nous pensons que ces trois arbres ont trouvé la formule. Nous sommes accueillis par le chef du village pour boire le thé (récolte à côté de la maison), on communique par le rire... (Bonjour en Palaung se dit "Kimsaw", en Chan "Masounka", en Birman, "Minglaba", merci en Palaung se dit "Rockmay", en Chan "Somteteka", en Biaman, "Jezubey", de quoi en perdre son latin). On dîne et soupe chez lui : riz, riz et légumes sans nom, mais savoureux. Le feu pour cuisiner se fait au centre de la maison, au niveau du sol et sans cheminée. Drôle d'impression. Le fils nous amène boire l'alcool du village (de riz évidemment), au pub du coin. En fin de compte le pub c'est une maison éclairée à la chandelle où la famille vit, mange, dort et distille l'alcool. Leur lit fait office de banc, ce qui ne les empêche pas d'aller se coucher! Ambiance surréaliste. Au petit matin, chez le chef, avant l'aube, dans un silence entrecoupé du claquement de la langue des jeunes qui déjeunent et du crépitements du feu à nos pied ou bouillonne l'eau pour le riz, nous regardons s'éveiller leur quotidien, un instant serein et grandiose! Une vie simple avec la musique la plus complexe et riche qui soit : être! De retour à Shipaw, de retour à Mandalay et de là on prend le bateau sur le fleuve Irrawaddy pour Bagan, haut lieu touristique de la Birmanie. Ca vaut la peine d'endurer les groupes en voyage organisé (on ne comprend toujours pas) car imaginez une plaine d'où surgit des centaines de stupas et de temples construits entre le 12eme et 14eme siècle. Imaginez l'ensemble du haut d'un temple lorsque les derniers rayons du soleil (Hoooooooooo!) font flamboyer les stupas (Haaaaaaaaa!) recouverts de feuilles d'or (Hiiiiiiiiiiiiiiiiii!). Bon c'est ben trippant tout ça mais notre visa s’ achève. On retourne donc à Yangoon, on prend l'avion, qui affiche 6 heures de retard, on manque donc notre transfert à Bangkok pour le Viêt-Nam, on nous paye l'hôtel de luxe, la bouffe...que c'est dur le voyage!
Autres petites remarques et considérations sur la Birmanie : 1. Les moyens de transport: Ils restent assez archaïques dans tout le pays, nous avons pris la charrette, tirée par un cheval, mais pas celle par les boeufs; le trishaw, vélo à gauche et les deux passagers à droite, dos à dos; moteur à trois roues qui traîne un chariot, pick-up et autobus déglingué toujours bondes; vélos grandeur asiatique et sans frein; bus climatisé quand même déglingué, et bateau lent. 2.La bouffe : seule ombre au tableau pour nous fins gourmets, c'est gras, huileux et graisseux! 3.La beauté : Les jeunes Birmans sont d'une beauté époustouflante et particulièrement les garçons. Avec l'âge ils prennent un peu de poids, voir paragraphe précèdent. 4.Le pouvoir : Nous ne pouvons passer sous silence le gouvernement et sa junte militaire : contrôle et surveillance des déplacements, favoritisme à ceux qui collabore, coupures d'électricité arbitraires, déplacement de la capitale dans le plus grand secret (Les gens l'ont su juste une semaine avant!), ils ont fait de même avec le village de Bagan. Avouons-le, des fois nous ressentions un certain malaise. Et on ne sait rien des travaux forcés! On vous écrit de Saigon, nous y sommes depuis cinq jours et on a l'impression d'arriver en ville après un mois dans le bois! On se paye du bon temps! On vous embrasse tous et toutes! Martine et Roger
C'est pas de moi, mais c'est beau, hein et bien écrit ?? Ca donne envie d'y aller et j'y retournerai bien . Merci Martine et Roger !!!Et un Petit mot de Jaquot avant qu'il vienne faire un massage à PatPong, le quartier chaud de BKK où il va aller s'encanailler avec le King :
Thaïlande: "Nos échanges commerciaux ne sont pas suffisants", déplore Jacques Chirac
AP | 15.02.06 | 18:03
PARIS (AP) -- "Nos échanges commerciaux" avec la Thaïlande "ne sont pas suffisants", déplore Jacques Chirac dans un entretien public jeudi par le quotidien thaïlandais "The Nation", en plaidant pour la levée des "obstacles tarifaires et non tarifaires" qui pèsent "sur certains produits d'excellence française". "Nos entreprises ont tous les atouts pour répondre aux besoins de la Thaïlande", affirme le président français, à la veille de sa visite d'Etat à Bangkok, la première d'un chef d'Etat français depuis 321 ans. Mais "des obstacles tarifaires et non tarifaires sur certains produits d'excellence française, comme l'agro-alimentaire, l'industrie du luxe ou l'automobile par exemple, pénalisent les exportations françaises", déplore-t-il. "Des progrès dans ce domaine faciliteraient le renforcement de nos relations". M. Chirac souligne "l'intérêt" des entreprises françaises pour le marché thaïlandais: "Au cours des derniers mois, Suez Energie, Sanofi, Saint Gobain, Michelin ont fait de nouveaux investissements d'importance". Pour cette visite d'Etat, "j'emmène avec moi un certain nombre de chefs d'entreprise", "au moins une trentaine", explique le président français. A l'heure actuelle, 350 entreprises françaises sont implantées en Thaïlande. M. Chirac se fixe pour objectif de "doubler le nombre" d'entreprises françaises présentes dans ce pays "en quelques années". Le président français espère par ailleurs gagner le soutien de la Thaïlande à son idée de taxation des billets d'avion afin de financer l'aide au développement. Il souhaite qu'elle "soit l'un des premiers pays, avec la France, à montrer l'exemple en instituant la taxe elle-même". Interrogé sur la candidature thaïlandaise au poste de secrétaire général des Nations Unies, Jacques Chirac la juge "tout à fait légitime". Le candidat, le vice Premier ministre Surakiart Sathirathai est un "homme expérimenté et respecté", souligne-t-il. "Le moment venu, la France discutera avec ses partenaires du choix du prochain secrétaire général. Elle le fera en ayant à coeur que le successeur de Kofi Annan sache rassembler sur son nom la communauté internationale", "réunisse toutes les grandes compétences et l'autorité qu'exige le bon exercice de cette éminente fonction"et "puisse s'exprimer et travailler dans les deux langues de travail des Nations Unies, l'anglais et le français", explique-t-il. Jacques Chirac souligne par ailleurs son "grand intérêt" et sa "grande admiration pour l'art et la civilisation thaïlandaise". Il raconte avoir eu l'occasion de rencontrer le roi Bhumibol Adulyadej, qui célèbre cette année le 60e anniversaire de son règne, "il y a une quinzaine d'années", lorsqu'il était maire de Paris. "Nous avions eu un entretien passionnant sur l'agriculture et, en particulier, l'élevage. Il est très compétent en matière agricole, entre autres domaines, et il connaissait très bien les problèmes de l'élevage", explique-t-il. "Il m'avait d'ailleurs montré sa ferme, ou il y avait de très beaux animaux, en particulier des bovins. Et il avait l'intention d'importer du bétail de ma région, le Limousin". AP
Et encore des nouvelles de Chirac :
A Sukhothai Frank a regagné Jacques Chirac en Thaïlande, en VRP de "l'entreprise France"
par Sophie Louet BANGKOK (Reuters) - Jacques Chirac a entamé une visite d'Etat de deux jours en Thaïlande dont l'objectif prioritaire est de renforcer les parts de marché de la France dans le royaume, l'un des moteurs asiatiques de la croissance mondiale. "Nos relations économiques et commerciales sont appelées à de nouveaux succès", a souligné le président français lors d'un dîner au palais royal en présence du roi Bhumibol. "Ce rapprochement, nous l'engageons dans ce souci d'économie suffisante' qui vous est cher, avec la volonté de concilier élévation du niveau de vie et préservation de l'environnement", a-t-il ajouté. Premier président français à effectuer une visite d'Etat dans l'ex-Siam, Jacques Chirac, qui est accompagné de son épouse Bernadette, avait été accueilli à l'aéroport militaire de Bangkok par le souverain thaï, qui célèbre cette année le soixantième anniversaire de son règne, et la reine Sirikit. Bangkok, une mégalopole de près de 15 millions d'habitants, a été pavoisée pour l'occasion de drapeaux thaïlandais et français. Des portraits géants de Jacques Chirac ou du couple présidentiel ont également été érigés dans la "Cité des Anges", ceints de cadres dorés en forme de flamme, le symbole de la vie éternelle en Thaïlande. Jacques Chirac s'est vu remettre les clés de la ville par le gouverneur de Bangkok, un élu de l'opposition, sous les voûtes d'un pavillon traditionnel, le Maha Jesadabodin. Dans un préambule lyrique, Jacques Chirac, qui entend promouvoir les entreprises françaises lors de sa visite, a fait assaut de superlatifs pour exalter "la fascination" que le Siam exerça sur les Français dès le règne de Louis XIV. "Ce qu'il faut qu'on arrive à faire, c'est développer en économique les excellentes relations politiques qui ont pu être nouées", a dit à des journalistes Christine Lagarde, ministre délégué au Commerce extérieur, pour résumer l'enjeu de ce voyage. "ESPRIT DE CONQUÊTE" Jacques Chirac, qui participera samedi au premier sommet économique France Thaïlande, souligne dans une interview au quotidien "The Nation" qu'"il y a un sentiment très positif chez les hommes d'affaires français en faveur de la Thaïlande". En signe politique de bonne volonté, il a annoncé vendredi que la France avait décidé de ratifier le Traité d'amitié et de coopération de l'Asie du Sud-Est, "pour encourager un dialogue toujours plus étroit entre l'ASEAN et l'Union européenne". L'objectif du président est que 400 entreprises s'implantent "dans les mois" qui viennent dans le royaume, aux côtés des 350 déjà présentes. Les groupes français, notamment Alstom, Suez ou Systra, comptent décrocher des contrats à la faveur du "Partenariat pour le développement" lancé en décembre 2005 par le gouvernement thaïlandais. D'un montant de 36 milliards d'euros sur cinq ans, ce programme de grands équipements (transports, énergie, eau, télécommunications, etc.) fera appel au tiers à des importations. Les entreprises ont jusqu'à fin avril pour soumettre leur projet. Alstom, deuxième constructeur mondial de métros, convoite le futur chantier du métro de Bangkok, qui verra la mise en service de dix nouvelles lignes dans les six à dix ans à venir. "Etre français, cela constitue déjà clairement un bon point et pour le reste, il faut être patients, il faut être bons commerçants, il faut avoir un peu le sens de l'humour et ne surtout pas être arrogants", a prévenu Christine Lagarde. Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (Défense), Thierry Breton (Economie) et Léon Bertrand (Tourisme) sont également du voyage, qui se prolongera les 19 et 20 février par une visite d'Etat en Inde. "Nous venons ici avec un esprit de conquête", a souligné le ministre délégué au Tourisme. Avec une part de marché modeste qui s'établissait à 1, 45% en 2005, la France est le 19e client de la Thaïlande et son 15e fournisseur. Elle se classe au 8e rang des investisseurs étrangers. Les exportations françaises ont toutefois réalisé une percée l'an dernier avec une progression de 37%. On espère qu'ils ont bien mange ! Rigolez pas, c'est avec notre pognon, quand même !!! Coluche
Et on revient aux TRIP sérieux !!!
De Sukhothai, Frank rentre à Bangkok afin d'acheter de la quincaillerie (des bijoux en Argent) En fait, il n'a fait que changer de catheuille (c'est comme ça que ça se prononce m'a informé Bragon the Bat ) car son hôtel, Le Palace Hôtel, plutôt pas mal, est dans un quartier bien chaud voire limite zone ! Rubrique PiPi / CaCa Et peut-être même pire Dans pas mal de petites villes Caca Cola a fait une grosse campagne publicitaire en fournissant aux restos, de la simple gargote de marché jusqu' à des restos plus sérieux, il leur a fourni (contre espèces sonnantes et trébuchantes ou contre de grosses commandes ? ) : Des tabliers rouges Caca-Cola Des casquettes pour cuisiniers rouges et blanches -- genre toque blanche -- Caca-Cola (Est-ce un pas vers les normes de Bruxelles ou celles de Caca-Cola ??) Des bandeaux publicitaires plastifiés Caca-Cola. Comme souvent les Thaïs ne lisent pas l'alphabet latin, j'ai vu des bandeaux accrochés à l'envers Attention, tu vas vider la bouteille !!! Du matériel pour présenter sur les tables les baguettes, les cuillers, les assaisonnements, les cure-dents, tout cela rouge Coca-Cola Des nappes plastifiées rouges Caca-Cola Des présentoirs rouges Caca-Cola pour mini serviettes comme du papier Q en bloc de feuilles. Traditionnellement, (et c'est là que ça rejoint la rubrique PiPi / CaCa - jusqu'à présent c'était la rubrique ''et même pire' ') sur les tables les serviettes étaient en fait des rouleaux de papier Q disposés dans des boites en plastique ou en bambou tressé, cylindriques avec ouverture centrale . Le papier Q en bloc, qui éponge très peu, (donc il en faut plus !) servi par Caca-Cola voudrait-il être un progrès ? Les restaurateurs Thaïs semblent le penser, et Caca-Cola aussi, bien sûr qui l'impose presque comme une nouvelle norme !!! Est-ce cela qu'on appelle la COCACOLONISATION ??? Les Thaïlandais aiment rire, c'est bien connu, et ceux qui sont déjà venus ici ne me contrediront pas. Le Sanuk Le Code de la Route en est un exemple frappant, c'est pour moi une source constante d'amusement et d'émerveillement: Un petit aperçu : Priorité au plus Gros Priorité aussi au plus gros KLAXON Théoriquement on roule à gauche mais parfois je me demande si je suis du bon côté de la route. Au début je me retrouvais souvent à droite après une intersection. Mais souvent les Thaïs eux aussi roulent à droite, surtout les motorbykes mais aussi plus rarement les autos. Les feux rouges, verts, jaunes avec souvent le décompte du temps en gros chiffres lumineux, qu'on pourrait adopter avec bonheur en France. Les gens s'y arrêtent, sauf ceux qui tournent à gauche et à droite .Et ceux qui sont pressés. Les feux de croisement en plein jour pour les motorbykes car ils s'éclairent automatiquement lorsque celle-ci démarre Les panneaux STOP, et encore ils ont plutôt compris comme des '' Cédez le passage'' La ceinture obligatoire pour les TaxisMeter Bangkokins est ici purement facultative. Le casque ne semble obligatoire que pour une petite moitié des motorbyquais. (Pourtant lors d'opérations de contrôle, l'amende est de 400 Baths soit 8 Euros) Pourtant, comme une motorbyke (Un hybride entre la mobylette et le scooter) est souvent considèré comme un moyen de transport en commun ( 3/4 Personnes et même plus rarement 5. Parfois il y a des gamins qui dorment sur la motorbyke ! Ne rigolez pas j'en ai vu ! ) le conducteur ou la conductrice porte un casque mais les passagers, souvent des enfants n'en portent pas : C'est beau l'amour filial. Il faut dire aussi que les Thaïs ont une toute autre approche de la mort que nous. (C'est sa destinée, son Karma !) De toutes façons, il ressemble plutôt à un casque jouet en plastique peu épais, que . . . à un intégral de Formule 1 Les clignotants semblent facultatifs et sont aléatoires : Ce n'est pas parce qu'un véhicule n'a pas mis son clignotant qu'il va aller tout droit. Ce n'est pas parce qu'il l'a mis, qu'il va tourner et surtout tourner du côté ou il l'a mis. La vitesse est assez basse et certains véhicules roulent même très lentement sans se faire Klaxonner. Les dépassements se font par la gauche ou la droite, c'est selon ! Les sens interdits le sont rarement pour les motorbykes. Les sens uniques aussi. Mais je me suis quand même fait ramoner par un coyote, donc les sens interdits le sont pour les motorbykes lorsqu'un flic est dans le coin ! Et souvent ça sort de tous les côtés, des places de stationnement, des rues perpendiculaires, des petits chemins '' qui sentent la noisette'' qu' on ne voit même pas depuis la route et les mecs déboulent à toute vitesse, sans regarder : il faut être vigilant. Mais comme personne n'est pressé et n'est stressé, tout se passe bien et c'est plutôt plaisant de motorbyker par ici ===================== Mardi prochain, 28 Février, je vais offrir un Repas Français (Sardines, melon, Chips . Non je déconne, bien sûr ! ) aux internes du BHSOH et aux quelques autres élèves externes de mon cours; j'y réfléchis sérieusement. Je vais les embaucher pour cuisiner. Ils participent à tour de rôle à la confection des repas. Ca devrait être : salade de tomates, poulet frites, pas de fromage (s'il y a de la ''Vache qui Rit'' au Laos et au VietNam, il n'y a pas de fromage à Mae Sot, car pas de Carrefour comme à Bangkok), et fruit en dessert avec du pain de mie (Il n'y a pas de boulangerie à Mae Sot.) Bon Appétit ! En Thaïlande, on ne dit pas Bon Appétit !
Bye Bises A bientôt TRIP à l' AIR ( 26) En pièce jointe, une photo du Directeur de BHSOH et du meilleur prof de Français que cette école n'aie jamais eu ! ! !
Voici, pour ceux à qui je ne l'avais pas encore envoyée la traduction du texte de présentation du BHSOH Comme vous pouvez le constater, 1 Eur = environ 50 Baths, Khlaing Oo Maung, fait vivre 155 élèves dont 35 orphelins internes (200élèves et 40 internes à partir Juin 2006) pour l’équivalent de 15 mois de ma pension de retraite. Et cela pendant 1 an !!! Je sais que la vie n'est pas chère en Thaïlande, mais Chapeau ! ! ! B H S O H Boarding High School for Orphans and Helpless Youth Lieu : Mae Pa Village - Mae Sot - Province de Tak Groupe (?) : Management Comité de BHSOH Responsable : Khaing Oo Maung : Principal de l'école. Exercice : Juin 2006 / Mai 2007 Adresse : PO Box 136 Mae Pa Village - Mae Sot - Tak Thailand 63110 Telephone: 06-2116380 ; 055-533-570 E-mail : newbhsoh@yahoo.com
Situation en Birmanie ( Myanmar) : Depuis 1988, lorsque le pouvoir politique de Birmanie changea pour une junte militaire, les Birmans, spécialement les minorités ethniques ont du lutter pour leur survie. Le résultat fut qu’un grand nombre de citoyens de Birmanie, ont émigrés en Thaïlande et dans les pays voisins dans l'espoir d'une vie exempte de la terreur qu'ils ont connue. Il y a trois moyens d'échapper au Régime Militaire ( minory game, come dit KOMa, vec son accent anglais à couper au couteau) : Les gens qualifiés de réfugiés par la loi Thaïlandaise enfermés par dizaines de milliers, dans des camps de réfugiés, assez éloignés d'une vie civilisée. Les gens moins chanceux, non reconnus officiellement comme réfugiés viennent comme travailleurs immigrés clandestins. Quelques individus, capables d'avoir les moyens d'identification appropriés et des permis de travail, travaillent légalement en Thaïlande
Les travailleurs immigrés ont un faible niveau de vie. Ils endurent les discriminations, risquent quotidiennement d'être arrêtés et ont peu d'options d'emploi en Thaïlande. En dépit de cela, la crainte des Birmans est qu'on les renvoie à la maison.
Histoire de l'école :
BMSOH a été une institution scolaire qui fut établie sur la frontière Thaïlande - Birmanie en 1993. Les efforts d'un groupe de professeurs pour combler le vide scolaire pour les enfants de travailleurs émigrés et de jeunes orphelins fondèrent BMSOH
De 1993 à 1999 : 4 professeurs et 63 élèves, dont 15 orphelins, ont fonctionné avec succès avec l'aide de ''Burma Border Consortium'' ( BBC) du ''National Health and Education Comité'' (NHEC) et du ''Burma Relief Center'' (BRC). L'école était située dans la province Karin Kan, sur la frontière Thaïlande / Birmanie. (Pour des raisons évidentes de sécurité, l'école était itinérante, dans la jungle birmane - Note du traducteur) D'autres fonds ont contribué à maintenir l'école pendant ce temps. En 1999, un incendie provoque par le r��gime militaire et d'autres considérations de sécurité nécessitent un déplacement hâtif vers Mae Pa, un village près de la zone frontière. Depuis 1999 jusqu‘à maintenant, le ''Open Society Institute'' (OSI) a financé une concession annuelle couvrant partiellement les frais courants de l'école. La concession a fourni l'envoi de volontaires étrangers qui a permis de maintenir l'école pour les 7 dernières années.
Situation Présente :
BHSOH a fourni une ressource scolaire à ceux qui, autrement, n'auraient pas eu l'opportunité d'aller à l'école et loge 35 orphelins, aussi bien ''qu'à la maison'' . Les enfants envoyés à BHSOH nécessitent nourriture, vêtements, abri, sécurité et soins médicaux : les nécessités basiques qui sont sous la responsabilité de BHSOH . Dans les dernières années, le nombre d'enfants a augmenté nécessitant plus de professeurs et donc un accroissement des besoins. BHSOH occupe maintenant 2 bâtiments, 3 toilettes, 1 cuisine et 15 professeurs qui enseignent sur 10 niveaux pour 150 enfants. Tout cela est très coûteux (S'il vous plait voyez le bilan prévisionnel - Résumé - joint) et l'école recherche sans arrêt des aides financières afin de maintenir son fonctionnement. C'est la passion, la motivation et la conduite des professeurs qui fait de BHSOH, une vibrante communauté étudiante, un toit pour les enfants du Lundi au Vendredi aussi bien qu'un foyer pour les nuits et les week-ends, mais sans apport monétaire extérieur il sera impossible de continuer.
Objectifs et buts : Fournir une éducation pour étudiants (élèves) Birmans, (orphelins, jeunes abandonnés, et enfants de travailleurs migrants) victimes des activités militaires en Birmanie. Fournir un foyer aux étudiants dont les parents sont incapables de le faire. De développer les étudiants académiquement, socialement et moralement dans un environnement agréable (avec même des canards - Note du traducteur) libre des discriminations contre les appartenances ethniques ou religieuses. De leur donner des responsabilités, les ouvrir sur les droits de l'homme, les faire participer à leur communauté et contribuer à l'avenir de leur Pays (La Birmanie ou pour certain un souhaitable état Karen - note du traducteur) De les rendre capables d'être auto suffisants et apprendre à se nourrir ainsi que leur famille. De les préparer pour les examens d'entrée aux universités dans les matières scolaires incluant : Anglais, Sciences sociales, Maths, Biologie, Physique, Chimie, Thaï et Birman (and also Karen language et science de l'environnement - note du traducteur)
Etudiants exceptionnels : Ma Win May, diplômé (graduated) degré BA à la Bedforce University à Bangkok. Nam Aye Aye Thwe, Réussi le 4eme niveau du Cours Intensif de Base (?). Maintenant travaille au département éducation de l'OSI Jue Jue a réussi l'examen des bourses, sponsorisé dans le cadre du programme éducationnel du Free Burma Coalition Organisation. Continue ses études en Angleterre depuis 2002. Sein Lurn a passé l'examen d'entrée au et étudié, cette année, pour le B.A. degré en gestion communautaire à Chiang Mai, Thailand. Ko Phyo, New New Lwin et Lin Het étudient au All Ethnic International Open Université, Chiang Mai, Thailand Aungar Loung débute dans un cours universitaire intensif à Chiang Mai Aung Min est embauché dans une formation de journalisme à Chiang Mai Etc . . . Bilan prévisionnel : dépenses :
Résumé (Note du traducteur)
A - Approvisionnement en nourriture pour 35 internes, soit 20 Baths par Jour, par tête (35) pour 12 mois. 252 000 Baths soit 5064, 18 Euros
B - Salaire des Professeurs soit 1 Principal, 1 Principal adjoint et 11 professeurs. (Payés de 2000 à 3000 Baths Par mois soit de 42, 5 Euros à 63, 8 Euros (OUI, messieurs, note du traducteur) au cours du 20 Fev 2006 par www.xe.com 339 600 Baths soit 7233, 57 Euros
D - Autres dépenses (Matériel scolaire, frais médicaux et connexes, maintenance du bâtiment, Location du bâtiment- 2500B/mois c'est à dire le même prix mensuel que ma chambre avec toilettes/douche froide à GH Guest House. Note du Traducteur --, approvisionnement en eau et en électricité, E-mail, téléphone, frais postaux, Hygiène 274 000 Baths soit 5840, 08 Euros
Grand Total : 865 600 Baths soit 18 443, 40 Euros
Détails d' organisation :
Localisation : BHSOH Mae Pa / Mae Sot - Province de Tak - Thailande Niveau des classes : Primaire, Secondaire et '' Hight School'' Jours de classe : Lundi à Vendredi Nombre d'élèves et d'étudiants : 65 élèves en primaire 60 élèves en secondaire 25 étudiants en '' High School'' Age du groupe : 5 à 21 ans Pourcentages d'Ethnies birmanes : Karen : 80 % Birmans : 8 % Arakanese : 5% Mon : 2 % Pa-O : 2 % Lahu : 2 % Kachin 1 %
Structure de l'organisation ( résumé) :
1 Principal Khaing Oo Maung 1 Deputy Principal : Thet Naing Win 1 Senior Assistant : Anna Wha 4 Junior Assistant 6 Primary Assistants 1 Professeur de langue Thaï 1 Professeur d' anglais bénévole
Conclusion :
En raison des violations de droits de l'homme et de la situation économique détériorée en Birmanie à cause de la dictature militaire, BHSOH a été forcé d'accueillir plus d'élèves et d'orphelins. L'Open Society Institute, le groupe des précédents fondateurs a changé sa politique. Comme résultat de ce changement l'école n'est plus éligible pour recevoir des subventions. Actuellement l'école ne fonctionne que par des donations individuelles, mais c'est une ressource aléatoire. Les professeurs ainsi que les élèves sont victimes de l'oppression de leur '' mère patrie'' L'avenir des élèves requiert une base éducative fournie par BHSOH. A travers l'appui prodigue par la communauté internationale le rêve peut être réalisé. BHSOH vous demande, s'il vous plait de considérer leur requête pour assurer l'avenir de leur école et de leur foyer. Au nom du comité directeur de BHSOH
Salutations Kaing Oo Maung, Principal de BHSOH Lindsay Price, Professeur bénévole de BHSOH
Traduit par Fernand DEGOTTEX, professeur de français bénévole avec l' aide de Google Translate. MAE SOT (Toujours) Ceux qui n'ont pas trop suivi mes pérégrinations (?) Me demandent comment j'en suis arrivé là et comment j'organise mon enseignement :
Je suis venu à Mae Sot pour proposer mes services à des ONG qui travaillent sans les camps de réfugiés birmans voisins. Mae Sot est à, la frontière Thaïlande/ Birmanie ( Myanmar) Les ONG sont difficiles à approcher. On voit passer leurs gros 4x4 flambant neufs, mais . . . D'autre part elles n'embauchent que des VRAIS professionnels. Par l'intermédiaire du patron d'une guest house, j'ai contacte Khaing Oo Maung, Directeur du BHSOH, un orphelinat /école ayant et 155 élèves dont 35 internes et de très faibles moyens. Je vous ai transmis leur texte de présentation avec le bilan financier en gros il fait vivre 155 élèves dont 35 internes avec ce que je gagne en 15 mois avec ma pension de retraite.) Le courant est passé tout de suite, devant une Beer Chang, et il m'a proposé de faire une expérience d'enseignement du français, pour 27 volontaires dont 2 professeurs (il en reste 20 environ maintenant dont 1 professeur, Anna Wah, extrêmement aidant et motivé) après le temps scolaire. N'étant pas du tout professeur, je mets au point empiriquement, avec des livres qu'on m'a envoyés (et que je laisserai ici, ainsi qu'un dico) et lez conseils de Bragon ; une méthode en me basant sur ce qui marche et en tenant compte de mes erreurs. Je devais rester un mois, mais je resterai en fait 2 mois et je voudrais mettre au point ma ''succession'' car tout le monde. Khaing Oo Muang en premier lieu souhaite poursuivre l'expérience. L'enseignement est très différent de ce que j'ai connu en France Très grand respect mutuel et très belle convivialité. Ca fait plutôt penser à des rapports amicaux ou familiaux. Les problèmes rencontrés : Difficulté de prononciation Absentéisme : à tour de rôle, quelques élèves préparent le repas du soir et un certain nombre d'entre préparent des examens pour d'autres écoles supérieures. Manque de temps libre pour apprendre les mots vus pendant la classe. Cours trop denses au début et je ralentis le rythme.
Les aides: Anna Wah, un prof qui suit mon cours parce qu'il VEUT apprendre le Français La convivialité et le respect. L'ouverture et la bonne volonté des élèves. La franche rigolade. Les enfants m'aiment vachement bien.
Je pense qu'il serait TRES bon de trouver une bonne VRAIE méthode pratique (comme la méthode ASSIMIL avec laquelle on puisse assurer une continuité dans l'enseignement : Moi j'ai créé ma propre méthode empirique mais je suis certain qu'il y a mieux !!! Et je ne me souviens plus trop de l'imparfait du subjonctif !
Celle de Michel THOMAS - Test of courage : Méthode d'enseignement des langues Voir aussi sur le Web D'après Eric qui la connaît, elle semble plutôt efficace Il faudrait trouver les ouvrages - livres et CD - adéquats en France
ET / OU
L’approche conversationnelle. http://www.almalang.com/tdm-avancee.html
''Y'a pas mieux comme méthode. Et comme les gosses sont déjà ados et parlent anglais, ça serait parfait pour toi. Ca marche à tous les niveaux adaptant un peu. C'est fait pour intéresser les élèves. A la place de La table est bleue ou Où se trouve la Mairie d'un phrase book, tu fais de tes élèves le sujet du cours. L'attention est meilleure. Surtout que souvent les garçons de cet âge n'ont pas envie d'apprendre.'' Commentaire de Bragon the Bat, quelqu'un qui s'en est servi .
Il faudrait trouver LES livres correspondants -- 1 de chaque ; professeur et élèves 1er et 2eme niveau -- et ICI, faire des photocopies pas chères.
Ou une AUTRE, pourquoi pas !
Il est bon aussi de leur apprendre des chansons (Moi je leur apprends: Toute la musique que j'aime de Johnny et le Petit Cheval de Paul Fort / Brassens) Ils aiment ça : Merci Pierre ! Des chansons avec des mots simples mais pas (trop) mièvres, ils ne sont pas abonnés à ''StarAc'' Apporter un CD avec les MP3 des chansons et une copie de la partition (accords surtout car certains jouent de la guitare sans connaître la musique et c'est très aidant) aurait été une bonne idée ! On me demande aussi souvent ce que je fais en dehors de mes cours qui sont de 15 à 16 h du Lun au Ven Et bien voilà : RIEN, ou si peu : Comme vous devez vous en douter, j'adore la Thaïlande et les Thaïs, alors c'est facile. Et en plus il y a aussi plein de Birmans que j'aime aussi beaucoup. Je prépare mes cours - oui quand même un peu : je fais des fiches pour chaque élève : 2 photocopies pour 1 Bath J'internete, environ 1 heure par jour -- Eh ! Oui ! Maryse, j'aime partager mon voyage et mes expériences avec les gens que j'aime ! ! ! -- 15 baths de l'heure soit 30cts d'Euros-- Clavier QWERTY, donc sans accents d'ou mes nombreuses fautes. Je rencontre des gens Les Thaïs sont souriants, avides de rencontres et d'échanges - les nombreux birmans qui vivent ici aussi.- ouverts, sympas, gentils et rieurs. La barrière de la langue n'est qu'une barrière qu'on se met SOI - MEME dans la tête, et en plus de nombreux Thaïs parlent Anglais J'admire les pierres précieuses dans les boutiques près du marché et au marché près du pont de l'amitié. Mae Sot est un des + importants marché de pierres précieuses de Th, notamment du Jade de Chine et de Birmanie et des rubis de Birmanie. J'aimerais apprendre à les connaître pour en faire un petit trafic afin de payer mon prochain billet d'avion mais sinon je n'en achète pas ou peu, juste pour quelques cadeaux (conseil d'un ami !) sinon je suis sûr et certain de me faire avoir. Je fais un tour au marché tous les matins : ambiance, couleurs, goûts, odeurs, sourires J'y achète souvent de la nourriture pour mon p'tit dej (gâteau de Riz, Riz gluant + mangue ( la saison est en train de commencer) + lait de noix de coco = probablement le MEILLEUR p'tit dej du MONDE ! Galettes de riz soufflé avec une petite spirale de caramel dessus, gaufres, etc. ) J'adore les marchés et celui de Mae Sot est extrêmement vivant. Je me gave de fruits sublimes: Ananas : le plus mauvais ici est 100 fois meilleur que le meilleur acheté en France, Bananes, Un pur régal les plus petites sont les meilleures, Oranges et mandarines Pomelos, sorte de très gros pamplemousses délicieux Noix de Coco à déguster très fraîches. Durian . pue un peu le camembert mais . . . Ah ! Oui ! Ca va bientôt être la saison des mangues ! Alors, là, ça ne va plus être le gavage, mais ENCORE PIRE ! ! ! -- Mini Rubrique PiPi CaCa : Attention à la tourista, parce que les mangues, ça dégage bien !!! -- Etc. . . . Gourmand, je me régale dans les très nombreuses gargotes de la ville et notamment du marché de nuit. A mon avis pour les avoir testées toutes les 2, la cuisine Thaï est de loin meilleure et tellement plus variée que la cuisine chinoise. J'essaie de goûter à tout sauf les . . . grenouilles car je les ai vues au marché et on dirait plutôt des TRES GROS (3 pour faire une douzaine) CRAPAUDS Comme j'ai loue une motorbyke, car Mae Pa est à environ 6/7 Km de Mae Sot la ville ou j'habite, (2500Baths pour 1 mois) je me ballade souvent dans la campagne, allant boire un coup dans un des villages voisins. 1 WE, je suis allé à Sukhothai, une ancienne capitale de la Th. dont je ne suis pas très loin Le parc où se trouve les monuments à visiter en vélo - 20 Baths la journée - est très plaisant même si les temples sont assez palissons par rapport à ceux d'Angkor Wat (Cambodge) ou de Bagan (Mynmar, CAD Birmanie) 1 WE, j'irai à Chang Mai, 2eme ville de Th, un peu trop touristique à mon goût, mais on peut y trouver des livres Français dans 1 Book Shop et il y a des quartiers, notamment le long de la rivière et du splendide marché aux fleurs, vides de farangs C'est à 4 heures de Mae Sot en bus. 1 WE, pendant le jour de l'an chinois, j'ai été invité par KOM dans un village/camp militaire du KNU pour la fête du 57eme anniversaire du Révolution Day Karen. (Une ethnie très présente en Birmanie) J'étais carrément clandestin. A Eviter car ce même WE, 2 pseudos militaires français -- peut-être instructeurs de l'armée du KNU -- ont été arrêtés par la police Thaï alors qu'ils revenaient de Birmanie clandestinement (Comme moi!) : juges et condamnés à 1 mois de prison avec sursis et à une procédure d'expulsion : ça, ça m'embêterait vachement, car ensuite, plus moyen d'y revenir ! 1 WE, je vais probablement aller visiter un camp de réfugiés Birmans et Karen, ici près de Mae Sot. KOM est en train d'organiser ça. J'apprends le Thaï à raison de 2 H de cours par semaine et je dois bosser un peu car ma mémoire patine (mon Disque Dur a besoin d'un formatage avec sauvegarde des données) Je vais aussi de temps en Temps faire un tour au BHSOH, discuter avec mes élèves et certains profs -- Ceux-ci sont EXTREMEMENT SYMPAS -- ou les regarder jouer au ''Tin Ball'' sorte de Volley Ball qui se joue avec un ballon en bambou tressé ou en plastique.. Je fais quelques traductions pour KOM, notamment la Présentation de BHSOH que je vous ai passée récemment. J'ai passé 2 fois -- LEGALEMENT -- la frontière birmane pour, en revenant en Th renouveler mon visa pour 1 mois = 10$ De l'autre côté, c'est vraiment la Birmanie telle que je l'ai vue l'an dernier. 100 mètres après le pont, il n'y a plus de route goudronnée. Mais de la Myanmar Beer et surtout de la Bière Brune ABC. DELICIEUSE : Meilleure que la Guiness, et c'est pas peu dire 111 Je glande pas mal : ça fait du bien de temps en temps et j'aime ça. Ca passe super vite !!!
Ouala l'affaire !!!
Hier soir, j'ai invite Anna Wah, le prof du BHSOH qui suit mes cours avec sa petite famille : Sa femme Aye Aye Man qui semble toute gamine, mais qui a un an de plus que lui Son aînée de 8 ans, Kyar Pan Ni, belle comme une princesse Sa petite Zon Pan Phy de 5 ans, jolie comme un coeur Et le p'tit dernier de 1 an et 1/2 La Min H Tist, bien éveillé ma foi, qui a adoré voyager sur mes épaules. Des gens extrêmement sympas Mais alors leur maison . . . Il n'y a pas qu'en France qu'il y a des salauds de négriers marchands de sommeil ! Ici il y a des salauds de '''Birmaniers'' tout aussi marchand de sommeil. Mais il doit gagner 2500 Baths par mois et consacrer + de 100 Baths (2 Euros - c'est le loyer) à un logement, il ne doit pas trop pouvoir. Dans un mois, il doit aller et rester au moins 2 mois dans un camp de réfugiés faire une nouvelle demande pour pouvoir travailler en Thaïlande. C'est probablement un des meilleurs profs du BHSOH, et le plus sympa. Les élèves viennent bosser leurs exams chez lui. Même s'il n'est pas là, car la porte n'a pas de serrure ! Il a envie, s'il peut avoir ses papiers pour vivre en Thaïlande, d'aller travailler à Singapour dans la construction où il y a une forte demande ou dans la mécanique, le métier qu'il a appris! Pourtant, il s'est bien recyclé dans l'enseignement ! Pour avoir un bon salaire, bien sûr . . . Je le comprends, mais comme c'est dommage que BHSOH perde un prof de sa valeur . . .
Cet après midi, je suis aller me faire raccourcir la tignasse. Je n'y étais pas allé depuis Pékin, je ne vous raconte pas la crinière !!! Un pur moment de bonheur. Le massage shampooing . . . quel plaisir. Quelle douceur ! Les coiffeuses et shampouineuses (Oui ! Même Marylou !!! *) de Jean Louis David et autres franchicoiffeurs devraient venir faire des stages par ici ! Et 70 Baths (1 Euro 1/2) Là, c'est les caissières de Jean Louis David qui devraient venir faire un stage !!! * : Qui connaît cette shampouineuse ??? Allez, j'attends la réponse !!!
Je prépare d'arrache pied mon repas d'anniversaire ! 8 Kg de patates pour les frites ! Des tomates ! Des boissons gazeuses, mais pas de Coca (faut pas déconner !) Il ne me reste plus qu’à acheter les cuisses de poulet ! Et à cuisiner tout ça ! Mais mes élèves vont m'aider ! Pour les pluches, au moins !!! JOYEUX ANNIVERSAIRE
Je leur ai appris la chanson, à mes gamins !! Et pour mon anniversaire, Je vous fais un petit cadeau ! Téléchargez GOOGLE EARTH ! Et vous pourrez survoler TOUTE la planète et même votre rue, votre maison avec votre voiture garée devant et même la niche de votre chien !!! TELECHARGEZ !!! http://earth.google.com/download-earth.html Ou, si le lien ne fonctionne pas : Copiez/collez dans la barre d'adresses de IE5 Et >>> GO '' Et alors cet anniversaire, bien fêté ??? - Plutôt bien, oui. Tu as fait un repas Français pour tes orphelins ?? Français, si on peut dire, avec les ingrédients trouvés ici. C'est à dire ??? En entrée, salade de tomates Pas mal. J'aurais préfèré leur faire du foie gras, mais . . . Et ensuite ? En plat du jour Poulet frites Ah ! Oui ! Poulet de Bresse à la crème ?? Ben ! Non ! Il y a embargo sur les poulets français à cause du ''chicken flu'' et pour trouver de la crème ici, bonjour . . . . . . On a un peu galéré pour tout cuire car ils ont des ustensiles de cuisine plutôt rudimentaires. . . . Je voulais faire les poulets au barbecue, mais ça aurait été trop long. 10 Kilos de cuisses de poulet, quand même ! Hein ! Alors ? On les a fait au wok Bonne idée et les frites ? Ben ! Les frites aussi ! Et elles étaient bonnes Un régal ! Les mêmes que celles que ma mère me faisaient lorsque j'étais petit ! Donc les meilleures, bien sûr ! Rien à voir avec les frites congelées. Et ensuite, c'est tout ??? Non ! Repas Français, je t'ai dit, avec fromage ET dessert. Fromage ? Laisse moi deviner ??? Du bon Roquefort ? Non ! Du comté ? Du Beaufort ? Du Camembert au lait cru ? Du Coulommier ? Du Brie ??? Tu rêves ! Pas des ''Vaches qui Rit'' comme on en trouve au Laos, quand même. J'ai honte. Des '' Vaches qui Rit'' ??? Pire . . . Pire ! Ca n'existe pas ! Eh ! Si . . . ça existe ! Je ne te crois pas ! Du fromage local, alors ??? Non, il n'y en a pas. Pourtant il y a quelques chèvres. mais. . . Alors, Quoi ??/ Du Cheddar, en tranches pour faire des croques monsieur. Du Cheddar ??? Ah ! Oui, là, tu n'as pas été très sympa ! Et le dessert ? Les desserts, tu veux dire Les desserts ??? C'est Byzance ! Oui, en premier lieu des bananes. Des petites bananes sauvages qu'on trouve ici, tellement goûteuses ! Rien à voir avec celles qu'on trouve en France ! Là, tu te rattrapes, même si ce n'est pas tellement français ! Ensuite, des gâteaux. L'école en a offert un et une volontaire Indienne, prof d'Anglais, en a offert une autre. Avec des bougies / Oui ! Deux bougies seulement ! Autrement ça aurait coûté plus cher que les gâteaux ! Pas mal ! Ensuite, ils m'ont chanté une version sympa de Happy Birthday et aussi ‘’Joyeux anniversaire’’ que j'avais eu la sagesse de leur apprendre. Tu as eu des cadeaux ? Eh ! Oui ! J'ai aussi eu droit à des cadeaux. ??? Oui ! Deux paires de chaussettes, très jolies, mais c'est du 40 et je chausse du 45 ! Les tailles, ici . . . . . . Je leur avais aussi offert des petites choses : des colliers en hématite pour les filles et des bagues en jade pour les garçons. Sympa ! Ainsi que les dictionnaires que mes très bons potes m'avaient envoyés. Je les ai offert à l'école, officiellement ! Plus deux T-shirts qui servaient à caler un des dictionnaires. Comme c'est de la taille M, pour ici, ça fera du XXL. J'ai dit à KOM, le Dirlo de le donner à ceux qui en ont le plus besoin, mais en tenant compte des tailles, bien sûr! Bonne soirée, alors ??? TRES bonne soirée !''
D'autant que la soirée ne s'est pas arrêtée là! En effet, de retour à Mae Sot, j'ai rejoint Yuki, Tononi et Kashiwa, des Japonais super sympa que j'avais rencontrés la veille au marché de nuit et on est allé descendre quelques BeerChang au ''Crocodile Tears'', un bar sympa où le patron chante et joue de la guitare tous les soirs, parfois accompagné par sa femme au piano ou par son fils au piano ou au violon. On s'est bien marré. Les deux filles sont allées chanter avec le patron. Une frite d'enfer ! Et on a bien rigolé! Je ne pensais pas que les Japonais se lâchaient comme ça. Kashiwa, un retraité qui a déjà voyagé dans plus de 80 pays sur tous les continents m'a dit que les Japonais étaient plutôt timides, en principe, mais qu'après quelques bières ils se lâchaient bien. Là aussi on a eu droit à ''Happy Birthday to You'' Vraiment sympa.'' C'est bon d'avoir 58 ans, alors ?? En tout cas ce n'est pas pire que d'en avoir 57, car je m'étais niqué le pied dans un Tuk Tuk à Bangkok avec Frank et la famille de Maha ! Mais on avait bien rigolé quand même !''- Fern@nd Déjà 30, comme le temps passe !! (Trip à l’Air 30) MAE SOT (Encore et toujours) Il va faire bâtir ou quoi ??? CLAUDE me communique une circulaire du ministère de la Santé. Je vous la fais donc suivre en URGENT : URGENCE : Mesures de précautions indispensables en raison du risque de grippe aviaire !! LES DESTINATAIRES DE CE MESSAGE VOUDRONT BIEN APPLIQUER ET FAIRE APPLIQUER CES MESURES DÈS RECEPTION ; ILS VOUDRONT BIEN RENDRE COMPTE DES DIFFICULTES EVENTUELLEMENT RENCONTREES AU MINISTERE DE LA SANTE. Mesures de précautions indispensables en raison du risque de grippe aviaire. Les vêtements "pied de poule" ou "pied de coq" sont désormais interdits pour une durée indéterminée. De même, pour éviter toute mise en quarantaine, il est souhaitable de ne plus appeler ses proches "ma poule" "ma poulette"ou "mon poussin", "mon canard", "mon petit oiseau des îles", "mon petit oiseau de paradis", "ma colombe" ou de "roucouler" avec votre " petite caille". Ne traitez plus ceux qui vous agacent de "petite dinde", "jeune coq", "oie blanche", "drôle d'oiseau", "perruche" et "perroquet", ni de "chapon" ou de "grue", ni ceux qui se font avoir de "pigeon" ou de "dindon de la farce", ni les étourdis "d'étourneaux" ou de "tête de linotte". Les coiffures en "crête de coq" sont interdites, de même que les teintures "aile de corbeau", et vous ne devez plus "vous pavaner comme un paon" ni faire la « bouche en cul de poule ��. Vous ne devrez pas "monter sur vos ergots" ni vous "prendre de bec" avec les autres, comme il est interdit de "se voler dans les plumes" . Il n'est pas non plus conseillé de jeter des oeufs à ceux qui chantent faux, d'applaudir celles qui "chantent comme un rossignol" ou de vous montrer "gai comme un pinson". Ceux qui voudront crier victoire sont priés de ne plus pousser de "cocorico". Les "poulets" resteront dans leurs casernes de leurs commissariats et n'essaieront pas d'attraper les "pies voleuses". Les "crânes d'oeuf" sont assignés à résidence dans leurs bureaux climatisés. Par mesure de précaution, les autres « noms d'oiseaux » sont également prohibés. Bien que le « coucou » ne soit pas un oiseau migrateur, vous êtes priés de ne plus utiliser ce mot pour vous saluer. Et si la température descend trop, couvrez-vous pour éviter d'attraper la « chair de poule » et évitez d'avoir un « appétit d'oiseau ». Mais rien ne vous interdit de prendre votre « plume » pour compléter cet avis à la population et de le faire suivre, sans faire appel aux « pigeons voyageurs », à tous vos amis !
A bon entendeur Salut Cl@ude C'est bon, les Machos vous pouvez encore traiter votre femme de '' Grosse Dinde'' et votre voisine de ''Sale Pintade''
Je prends des cours de Thaï, mais je galère pour retenir les mots. Je vais me remettre aux mots croisés pour faire travailler ma mémoire, sinon l' Alzheimer va me guetter, du coin de l'oeil. Hier, avec Praopng, mon prof de Thaï qui tient aussi une '' Book Shop'' dont j'ai écumé le rayon ''livres français'' on est allé au marché. Au bout de 4 stands de fruits et légumes, j'avais déjà 4 pages de mots dont au moins la moitié de fruits et légumes qu'on ne trouve qu'ici. C'est tellement riche en victuailles.
Taksin, le premier sinistre d'ici (vraiment sinistre, lui ! Genre Berlusconi, en un peu plus à droite !) se l'est joué Chirac Il a dissous la chambre (. . . et la chambre à 10 sous, . . . c'est pas cher . . .) pour provoquer des élections, mais l'opposition veut les boycotter Il y a des manifs à BKK tous les jours L'Armée, comme chaque fois qu'elle va intervenir, a dit qu'elle n'interviendrait pas ! Alors ???
Pourquoi ces enfants birmans, karen et d'autres minorités ont ils envie d'apprendre le Français ???'' The French . . . Why ???'' m'a demandé un jour un anglosaxophone ! Par ouverture d'esprit et curiosité intellectuelle. Parce que c'est une belle langue. Parce que la France est le pays des libertés, de la révolution, des droits de l'homme et que c'est une terre d'accueil. Ca les fait rêver. Et '' Fais bon rêver !'' Parce qu'après la dictature ils espèrent rentrer dans leur pays qui devrait s'ouvrir au tourisme (donc opportunité d'emploi) Parce que c'est un accès à la culture française, qu'ils savent très riche. Parce que si la dictature s'éternise, ils risquent d'être envoyés dans d'autres pays et donc peut-être un pays francophone. Parce qu'ils (Nakka, surtout) aimeraient continuer leurs études en France. Parce que (Ana Wa, prof de sciences, de chant, de maths) ça serait une corde de plus à son arc. Et surtout parce qu'ils sont en train de réaliser, en regardant l'évolution de l'économie et de la culture (MacDomination et CocaColonisation) leurs hôtes Thaïs que lorsque leur pays abandonnera la dictature militaire avec bonheur, bien sûr, ils risquent de la remplacer par la mondialisation libérale, c'est à dire l'Américanisation (AmériKKKanisation ?) donc de remplacer un aveugle par un borgne. Ils se rendent compte que le paradigme Bush et son lot de multinationales, sont peut-être ''moins pires'', au moins physiquement et matériellement, que celui de leurs tyrans actuels mais ne sera pas le paradis qu'il semble promettre. Donc apprendre la langue des Français, parce qu'ils se sont élevés contre le concert anti Iraq, (Ou l'invasion fait plus de morts que la dictature contre laquelle elle est censée lutter.) dont on se rend bien compte qu'il est un des fleurons de cette logique d'asservissement - plus ou moins soft - de la planète par l'économie yankee. Apprendre le français semble donc ouvrir une porte sur le petit village récalcitrant d' Astérix. Voila ! Il fallait que ce fut dit, alors je le dis !
Vous dire s'ils sont motivés, ils veulent pouvoir passer un examen de langue française.
Jean Luc, un super ami m'a envoyé une BD ou Valérie, je en me souviens plus (Alzheimer, je vous dis) et ils galèrent pour la lire car ils n'ont que deux mois de français et un dico, mais ILS ADORENT. Et c'est plus amusant et facile à lire qu'un texte, même sympa ! BHSOH French Students Mae Pa - Mae Sot - Tak Thaïlande Si vous avez des BD qui traînent dans un grenier, n'hésitez pas! Pour ma part, j'ai quelques albums de Reiser en Double, alors à mon retour . . . Ca va les décoiffer ! ! !
Mes cours se calment et mes élèves se dispersent. C’est une période d'examens Vendredi, je vais aussi faire ''VACANCE SCOLAIRES'' Ne vous faîtes pas un tour de reins en balayant la neige !!! Allez à plus tard !!! Fern@nd
Encore un magnifique texte de Patrick dont je veux vous faire profiter tout de suite. On se demande ce qu'il fait à la SNCF au lieu d'être à l' Académie Française et de passer chez Pivot Un os sur le net à la portée du village planétaire. Voir aussi la Pièce Jointe !!! Hootch, c'est mon chien, fidèle et veule, quand il a mangé. Il ne feint jamais, même quand il a faim. Quand il a faim, il attaque au mollet. Il mange les os. Hootch, c'est mon chien, compagnon des jours difficiles. C'est un morose molosse, chien de vie aux ongles jaunes, sans protocole. Dans la rue Dezetron où je passe chaque jour se déroule un concours quotidien de déjections canines. Des crottes énormes et des gros chiens avec leur maître à tête de chien. Des petites merdes à quatre pattes et leurs vieilles patronnes nonagénaires. Parfois Hootch se prend un coup de pied par une vielle qui sent l'urine. L'incontinence porte sur l'humeur. Quand j'amène Hootch personne ne bronche, aucun bruit ne sourd, sauf les petites vieilles. Hootch adore mette sa truffe au cul des chiennes. Elles aiment ça, les chiennes, mais les vieilles en profitent pour lui balancer des coups de pied. C'est d'un teigneux de nos jours les vielles. A coup de canne ou de ballet ou de parapluie. Mais Hootch pense à ce qui l'occupe. Souveraine indifférence. Accouplement de trottoir. Besogneux et concentré sur l'ouvrage. Parfois j'envie son endurance servile, son appétence. Hootch, ça ne fait pas 87 fois que je te l'envoie, ça fait 88, avec ce coup là. Jette lui un os.(private joke, pour moi) Enfin tu l'as compris, Ici c'est la crise. Humeur de chien qui tire sur sa longe. Ginette m'a quitté. Enfin ça ne serait pas grave si on n'avait pas que des raves, A bouffer. PATRICK Je deviens fainéant et laisse écrire les autres ! Bye Voui ! Tu me l'as déjà passé 87 fois Il ne mord pas, j'espère ??? Tu devrais plutôt passer tes heures interminables au boulot à me trouver des plans pour assurer les cours de français, ici au BHSOH, (assoces de retraites enseignants ou autres ...) Bye ! Et neforce pas trop !
En pièces jointes, le dossier de présentation de BHSOH : Traduction : moi avec l'aide de Google Translations Amélioration : Mireille, Amnistiante Internationale Présentation avec les photos : Pierre qui met à profit sa nouvelle retraite pour AGIR vraiment.
Ca claque, non ??? Bye et Bise Repères historiques
Avant le Xe siècle - Royaume Pyu. La région est peuplée de différentes tribus, originaires du Tibet, du Yunnan ou de Thaïlande. XIe siècle - Le premier empire unifié est fondé par les Mon. Pagan sera la capitale du royaume de 1044 jusqu’à sa destruction en 1287. XIIIe siècle - Le royaume Mon tombe aux mains des armées mongoles. Une partie de la Birmanie subit ensuite la domination des Shan, puis à nouveau celle des Mon. XVIe siècle - Les Birmans dominent le pays. La dernière dynastie birmane est fondée au XVIIIe siècle. 1824-1826 - Les Britanniques déclenchent la première guerre anglo-birmane et prennent le contrôle du sud du pays. 1852-1855 - Seconde guerre anglo-birmane. Toute la Birmanie est annexée. 1886 - La Birmanie devient une province de l’Empire des Indes. Les Anglais divisent le pays en deux : la plaine centrale, d’une part, où vivent les Birmans, et « le fer à cheval » qui l’encercle, d’autre part, où vivent les minorités ethniques – sur lesquelles ils s’appuient pour mieux contrôler l’intérieur du pays, ce qui leur vaudra la fidélité de celles-ci pendant la guerre d’indépendance. 1920 - Les étudiants de l’université de Rangoon organisent les premiers mouvements de protestation indépendantistes. 1930 - Révolte paysanne. Naissance du mouvement nationaliste Dobhama Asi-Ayone (nous, Birmans), dont les membres prennent le titre de Thakin, les maîtres, en signe de défi au colonisateur. 1936 - Mouvement étudiant contre l’expulsion de l’université de Aung San et U Nu, qui devaient devenir respectivement le père de l’indépendance et le premier dirigeant du pays indépendant. Les deux leaders et les autres chefs nationalistes, les « trente camarades », sont invités au Japon pour une formation militaire. Ils créent l’armée de l’indépendance birmane. 1942 - Les Japonais entrent en Birmanie avec l’armée de l’indépendance birmane, commandée par Aung San. La plupart des minorités ethniques soutiennent les Anglais. 1943 - Aung San est ministre de la Guerre de la Birmanie indépendante occupée par les Japonais. 27 mars 1945 - L’armée birmane se soulève contre les Japonais. 19 juin 1945 - Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San, naît à Rangoon. 19 juillet 1947 - Six mois après la signature de l’accord d’Indépendance, Aung San est assassiné en même temps que six autres membres de son cabinet. 4 janvier 1948 - Proclamation de l’indépendance de la Birmanie. Naissance de l’Union de la Birmanie, dont U Nu est le Premier ministre jusqu’en 1962. Le pays connaît une relative prospérité : il est le premier exportateur de riz d’Asie du Sud-Est, son système éducatif est réputé. 5 janvier 1948 - Début de la guérilla karen. Les minorités ethniques se sentent flouées par la constitution, qui néglige leur volonté d’indépendance. 1958 - La guerre civile faisant de plus en plus de victimes, et des tensions internes apparaissant au sein du parti au pouvoir, U Nu confie la gestion d’un gouvernement provisoire au général Ne Win, un autre des trente camarades. Il sera néanmoins réélu en 1960. 1960 - Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie avec sa mère, Daw Khin Kyi, nommée ambassadrice à Delhi. 2 mars 1962 - Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. U Nu et des centaines d’opposants sont arrêtés, des manifestations tournent au bain de sang. La constitution adoptée en 1948 est abolie. Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ». Les principaux secteurs de l’économie sont étatisés. 20 mars 1964 - Le BSPP (le Parti du programme socialiste birman) devient parti unique. 1964-1967 - Aung San Suu Kyi obtient une licence en philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College (université d’Oxford). 1972 - Aung San Suu Kyi occupe un poste de chercheur au ministère des Affaires étrangères du Bhoutan et se marie avec un Anglais, Michael Aris. 1974 - Promulgation de la nouvelle constitution, naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie. La moitié du budget de l’État est allouée à l’armée. 1975 - Regroupement des mouvements ethniques, en désaccord avec le pouvoir central, dans un Front démocratique national. 1987 - Alors que le pays rejoint la liste des pays les moins avancés, Ne Win, sur le conseil de ses numérologues, remplace du jour au lendemain, et sans compensation, les trois quarts de la monnaie par des billets dont le montant est un multiple de 9, son chiffre porte-bonheur. Les économies de toute une vie se volatilisent, beaucoup de Birmans sombrent dans la misère. De mars à juin 1988 - Des manifestations surviennent, d’abord à Rangoon, puis dans tout le pays. La répression est brutale. Aung San Suu Kyi rentre en Birmanie en mars pour se rendre au chevet de sa mère souffrante à Rangoon. Juillet 1988 - Un congrès extraordinaire du BSPP reconnaît la faillite du pays. Ne Win quitte le pouvoir.
8 août 1988 (8-8-88) - Les manifestations de mécontentement, réclamant l’avènement de la démocratie, voient défiler des millions de personnes dans le pays tout entier. Une fois de plus, elles sont réprimées. Il y aura entre 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement. Des milliers de personnes sont arrêtées. 26 août 1988 - Premier discours public d’Aung San Suu Kyi à la pagode Shwedagon, devant 500 000 personnes. La fille du héros national devient instantanément un leader naturel dans un pays qui connaît la dictature depuis vingt-six ans. 18 septembre 1988 - La junte se maintient au pouvoir en abrogeant la constitution de 1974 et en créant le SLORC (Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre). La Birmanie devient le Myanmar, et Rangoon s’orthographie dorénavant Yangoon. L’opposition démocratique n’a jamais reconnu ces nouvelles appellations. 27 septembre 1988 - Fondation de la NLD (Ligue nationale pour la démocratie). Aung San Suu Kyi en est élue secrétaire générale. 18 juillet 1989 - Abrogation du système judiciaire et institution des tribunaux militaires. 20 juillet 1989 - Après avoir tenu des dizaines de meetings publics, Aung San Suu Kyi, en vertu de la nouvelle loi martiale, est assignée à résidence pour une durée de trois ans. Elle est accusée de porter atteinte à la sûreté de l’État. 27 mai 1990 - La Ligue nationale pour la démocratie obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Ceux-ci refusent de transférer le pouvoir, et ne laissent pas siéger l’assemblée nouvellement élue. 18 décembre 1990 - Suite au blocage de la situation, les forces démocratiques forment un gouvernement en exil, le National Coalition Government Union of Burma (NCGUB). 19 décembre 1990 - En réponse à une intervention personnelle du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, réclamant la libération d’Aung San Suu Kyi, le SLORC déclare que, si elle le souhaite, elle sera autorisée à rejoindre sa famille en Angleterre. Craignant de ne jamais pouvoir revenir, elle refuse. 10 juillet 1991 - Le Parlement européen lui décerne le prix Sakharov (attribué pour la défense des droits de l’homme). 14 octobre 1991 - Aung San Suu Kyi se voit décerner le prix Nobel de la paix. 2 février 1994 - Signature du contrat entre Total et la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman. Le groupe français investit 1, 2 milliards de dollars. 20 septembre 1994 - Le général Than Shwe (Président du SLORC et Premier ministre du gouvernement) et le lieutenant-général Khin Nyunt (chef des services de renseignements de l’armée) rencontrent Aung San Suu Kyi (toujours en résidence surveillée) à son domicile. 10 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi est libérée. La mesure d’assignation à résidence qui la frappait est ainsi levée grâce à la pression internationale. 11 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi déclare à la presse qu’elle continue sa lutte pour la démocratie et qu’elle invite les généraux à entamer le dialogue ; elle demande aux investisseurs étrangers d’attendre qu’un système démocratique soit mis en place avant de s’implanter dans le pays. Avril 1996 - Un rapport faisant état de l’usage de la torture et du travail forcé en Birmanie est présenté devant la commission des droits de l’homme des Nations unies.
Septembre 1996 - Les interventions publiques qu’Aung San Suu Kyi tenait devant son domicile les samedi et dimanche après-midi sont interdites pour cause de « trouble de l’ordre public ». Ces dernières attiraient entre huit et dix mille personnes. Des postes de contrôle de l’armée sont placés des deux côtés de l’avenue de l’Université, soit à deux cents mètres du domicile d’Aung San Suu Kyi qui se trouve de facto replacée en résidence surveillée. 1996-1997 - Les militaires lancent l’opération « Année du tourisme en Birmanie » (Visit Myanmar Year). Mars 1997 - Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail décide de créer une commission d’enquête sur les pratiques de travail forcé en Birmanie. 5 novembre 1997 - Dissolution, par proclamation, du Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre (SLORC) et constitution, par une autre proclamation, du Conseil d’État pour la paix et le développement (SPDC). Les douze commandants des régions militaires, ainsi que les chefs des forces navales et de l’air rejoignent les quatre leaders de la junte au sein de ce nouveau Conseil d’État. Entre 1996 et 1999 - La junte militaire obtient des cessez-le-feu avec une quinzaine de groupes rebelles (Karen, Mon, Kachin, Shan). 1er janvier 1998 - La Birmanie devient membre de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN). Juin 1998 - Plusieurs dizaines de membres de la NLD, élus en mai 1990, sont arrêtées. 14 juin 2000 - L’Organisation internationale du travail (OIT) adopte une résolution sans précédent visant à appliquer l’article 33 de la Constitution de l’OIT si le travail forcé n’est pas aboli au 30 novembre 2000 au Myanmar. 4 septembre 2000 - Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence. Fin 2000 - Le dialogue entre Aung San Suu Kyi et la junte, interrompu depuis 1994, est renoué dans le cadre de discussions préalables à l’instauration d’un dialogue politique. Ces discussions s’inscrivent dans une mission de médiation engagée en juillet 2000 par l’envoyé spécial pour la Birmanie du secrétaire général des Nations Unies. 6 mai 2002 - Aung San Suu Kyi est libérée sans condition. 26 août 2002 - TotalFinaElf est visée par une plainte pour « crime de séquestration » déposée auprès du tribunal de Nanterre. Les plaignants sont deux Birmans qui affirment avoir été « séquestrés » et « forcés » de travailler sur le chantier de construction du gazoduc. 5 décembre 2002 - Mort de Ne Win. Avril 2003 - Le pouvoir militaire ne tenant pas ses promesses de dialogue avec l’opposition, Aung San Suu Kyi met en doute la sincérité de la junte. « Ils ne veulent pas le changement, mais le changement est inévitable » déclare-t-elle. 30 mai 2003 - Le convoi d’Aung San Suu Kyi, alors en tournée politique dans le nord du pays, est violemment attaqué par des forces à la solde du régime de Rangoun. Suite à cette détention, le prix Nobel de la paix est placé en détention dans un lieu tenu secret. Il s’ensuit un ample mouvement international de protestation.
TRIP a l'AIR (32) MAE SOT ATTENTION ! En pièce jointe, la présentation (chiadée) de BHSOH Traduite par '' Moi" (Assiste de ''Google Translate'') Aide de Mireille, Traductrice officielle de Amnesty International. Présentée élégamment par PIERRE Ex-présenteur officiel de la SNCF. BIS REPETITAM ! Valérie, m'a envoyé une BD : ils galèrent pour la lire car ils n'ont que deux mois de français et un dico, mais ILS ADORENT . . . et c'est plus amusant et facile à lire qu'un texte, même vachement sympa ! Alors, si vous avez des vieilles BD qui traînent, qui encombrent la chambre des gosses ou de la Grand-mère : BHSOH French Students Mae Pa - Mae Sot - Tak THAILANDE Je ne sais pas si vous avez téléchargé GOOGLE EARTH dont je vous avais donné l'adresse lors de mon anniversaire, mais aujourd'hui je suis sur un PC qui en est muni et c'est vachement BALEZE !!!!
Hier je pensais : Tiens il y a au moins 6 mois que je n'ai pas eu mal au dos. Et ce matin, PAF ! Mal de chien. Alors : Prémonition ? Induction ? Coïncidence ??? C'est con, hein ! J'ai une lombalgie carabinée, voire mitraillée, due aux efforts conjugues du lit très dur, de la motorbyke, d'un hiver pourri en France ( télépathie ou télé pathologie ?) et d'un ''faux'' mouvement. Pourquoi ''faux '' ? Un vrai mouvement mais mauvais, plutôt ! Je viens donc de me faire faire un massage par un aveugle, car comme chacun sait ; '' Au royaume des masseurs, les aveugles sont rois !'' "Au royaume des accordeuse de piano'', aussi, mais se faire masser par un accordeur de piano, je ne sais pas si c'est recommandé pour le lumbago, quoique pour le '' DO'' Massage efficace, s'il en fut ! Mais pas suffisant ! J'y retournerai ce soir. Il y prend goût, l'animal ! Patrick, encore lui, me donne des nouvelles alarmantes de l'hiver pourri que vous avez en France et de la grippe aviaire. Ca craint ! Hallali ! Un mètre quarante cinq. Juste sous les bras. Pour avancer il faut creuser une tranchée en faisant des moulinets avec les bras. Des fois on s'égare en plein blizzard. Plus d'un s'est perdu qu'on n'a jamais revu. On a aperçu des icebergs avec manchots en costume sur l'épaule nord, et la région n'est pas sure : les hordes déferlent par vagues brisant les têtes, coupant bras et jambes. Faucheuse et moisson de trophées. Sang et fumée. Affaiblir, affamer et tuer les enfants. A la casa, hors de la vallée, nous sommes encore quarante têtes sur les épaules, vingt valides et les femmes et les vieux et les moins de quinze ans. Iceux et Icelles qui n'ont pas écouté le conseil ne sont pas revenus. Les dernières traces s'effacent comme la sociabilité. Le plus fort est celui qui se taille la part du lion. L'ancien chef est parti, chassé par le nouveau maître qui a maintenant deux femmes. Pour faire économie de bois, nous vivons tous dans la maison du Mayeu qui a une grande cheminée. Le mobilier nous a chauffé plusieurs jours et plusieurs nuits. Un lit de paille nous réunit tous sous les couvertures. Il reste trois vaches que nous chérissons en espérant le retour du soleil. Elles donnent encore un peu de lait et de chaleur. On parle de massacrer les vieux et de les manger. Les animaux sont aussi affaiblit par la rigueur de cet hiver définitif. Depuis le grand effondrement et la pandémie chez les volatiles, les sauvages ont abattus les animaux domestiques. Plus un chat, plus un chien après les oiseaux qui se sont tus. Alors on s'organise. La neige a l'avantage de tracer le gibier ; blaireaux, renards, et surtout chevreuils et sangliers sont à cran et j'ai appris à pister et à trancher les jugulaires avec le nouveau chef. Il faut garder la force de tenir encore comme de tenir les sauvages hors du village. J'ai pu sauver la femme et l'enfant qui s'accoutument à ces conditions nouvelles. Il n'y a pas de place pour la pitié. Il faut s'acclimater et apprendre la chasse puisqu'il n'y aura plus de jardin. Peut être reste-t-il des poissons morts sous la glace. On entend parler des loups.... PATRICK Des dahus, il n'y a pas comme gibier ???(Moi)
J'ai reçu ça par www.voyageforum.com
Bonjour Ferdowsi,
Je ne suis pas vraiment convaincu par ton très intéressant et motivé discours sur la France, terre d'accueil et de libertés. D'abord, cette image ne me semble pas correspondre à la réalité, ensuite cette "définition" nous oppose de fait aux autres pays, moins libres, moins généreux, moins beaux, moins éclairés... Et puis, je rêve d'un monde uni. D'une citoyenneté mondiale... L'Europe à laquelle nous avons hélas donné récemment un grand coup de frein, est à mon sens une bonne étape vers ce rêve en établissant un équilibre avec le continent américain et ses volontés hégémoniques si facilement assimilables par nos têtes blondes. Nos valeurs européennes, nordiques, slaves (un peu), ou latines, très riches, peuvent ainsi devenir une référence, ou au moins, offrir une alternative à Coca & Co. Et n'oublions pas l'Asie, dont le dynamisme extraordinaire va pulvériser nos habitudes et nos références économiques. Sans doute le Français est une belle langue. Les Bretons bretonnants sont encore quelques uns à croire à l'impérative nécessité de continuer à s'exprimer dans leur dialecte. Peut-être les Français feront-ils la même chose dans 1 ou 2 siècles ?! Est-ce très important ? La langue n'est-elle pas un moyen de communication avant tout ? De communication pour se comprendre, se connaître et par là vivre ensemble ? Si l'anglais doit être notre langue mondiale qui permettra de vivre-en paix- à l'échelle de la planète, je suis pour. Bien entendu, la culture nous permet de conserver toute langue ancienne ou locale pour le plaisir et la musique. L'obsolescence n'interviendra que si personne ne s'en sert plus ! Et là, tu veilles !
Quel plaisir doit être ce voyage en Transsibérien. Je connais un peu la Chine et j'espère y retourner très bientôt. J'ai eu pour ce pays un énorme coup de coeur. J'ai aussi le projet de parcourir -un peu- à cheval la Mongolie avec ma fille qui a 13 ans et qui adore les chevaux.
En Thaïlande, comme ailleurs, j'aime la mer. Et comme j'ai encore besoin de travailler, j'ai choisi une grande ville du bord de mer. Je vais m'installer à Jomtien. J'aime beaucoup cet endroit. Certes, à Pattaya tout proche, les touristes sont un peu trop nombreux et un peu trop attirés par les hôtesses accortes des Gogos bars, mais on ne peut tout avoir. L'économie du pays s'améliore et je pense que la Chine va tirer avec elle les autres pays d'Asie. L'augmentation du niveau de vie fera monter les prix et limitera un peu le tourisme, entre autre celui des Pervers Pépères ! Et cela offrira d'autres alternatives d'emploi aux filles de bar. Pas dès 2007, mais rêvons d'un monde meilleur...
Au plaisir de bavarder avec toi, Lekoly
Alors j'y réponds par ça :
Bonjour Lekoly
D'accord avec toi pour le rêve Français Mais ils ont quand même cette image la. Tu as raison sur bien des points Je suis citoyen du monde depuis plus de 20 ans. La fin du Breton, de l'occitan, du Français du Birman ou du Karen bientôt c'est la fin de cultures intéressantes et laisse la place a la sous culture américaine qui a part quelques exemples de contre culture nivelle tout par le bas . : le meilleur exemple est quand même les Mac Do La Chine qui se développe économiquement n'exporte pas, malheureusement, la richesse infinie de sa culture richissime et grandiose, mais une imitation (quand ce n'est pas une copie) de la culture marchande américaine. Et le besoin VITAL d'expansionnisme de ce pays et l'immense diaspora mondiale des Chinois, vont bientôt provoquer de changements irréversibles et importants sur l'échiquier géopolitique du monde Les 20 prochaines années vont être passionnantes a observer. La guerre en Iraq en est déjà une manifestation d'envergure. Je suis un utopiste. J'aurais voulu une Europe des gens plutôt qu'une Europe du Bizeness. MA grande question : Les Chinois continueront-ils a payer les retraites ??? La langue, moyen de communiquer, de se comprendre est un leurre avec l' Anglais .c'est un moyen pour VENDRE toujours plus en faisant du profit a n'importe quel prix et a tout prix 75% de notre communication est non verbale et inconsciente. La barrière de la langue est une excuse que des gens ont pour ne pas voyager. Le voyage en TransSibérien. Je suis vachement suis content de l'avoir fait. J'ai encore devant les yeux les images de l'immense taïga aux couleurs de l'automne et dans la bouche le goût de quelques bouteilles de Vodka, descendues sur le coup de 8 heures du matin, avec des ouvrier qui allaient bosser a Vladivostok Et je ne parlais pas un mot de russe et eux pas un mot de français, d'anglais, d'italien ou même d'allemand. Et on s'est quand même bien marres. Je t'assure. Je retournerais certainement en Mongolie un été, pour apprendre a chanter le Koomi (chant diphonique) en n'ayant pas peur de l'arrivée du froid et en voyageant par mes propres moyens Et bien sur en Chine dont, en 2 mois, j'ai a peine lu la 4eme de couverture. (Le monde est un livre ouvert et celui qui ne voyage pas n'en lit qu'une page. Saint AUGUSTIN) Je refuse de connaître Pattaya et ne connais pas encore Jontien Tu vas faire quoi comme boulot ??? Amicalemement Merci du bavardage. FerDex. Et sa réponse : Hi again !
Juste quelques mots car je suis cet après midi très occupé. Le district de Chonburi compte plus de 2 millions d'habitants. Pattaya s'y trouve. Petit port de pêcheurs lorsque les américains y installent une base pendant la guerre du Vietnam, les bars à soldats se multiplient. La ville est devenue très importante avec beaucoup d'entreprises et d'industries, et aussi le tourisme de masse pour la plage et l'accès aisé depuis BKK. Jomtien est la banlieue tranquille et résidentielle. Ne jetons pas bébé avec l'eau du bain. Pattaya est avant tout une ville avec beaucoup d'habitants, beaucoup d'activités. Le nouvel aéroport de BKK va se trouver à mi chemin entre Pattaya et BKK. Le nouveau port aussi. Il y a toujours des bars à filles pour amuser le touriste (et accessoirement gagner sa vie). Je vis à Nantes près de la Loire. Bien que je ne sois pas sur le port, il y a dans mon quartier autant de bars à filles qu'à Pattaya, (à superficie égale). Bon, ils sont fermés, et ça se voit moins. Pattaya et sa région sont un très bel endroit. So long, Lekoly Dont acte ! Belle émotion aujourd'hui. Ana Wa, le prof qui suit mes cours, est venu me voir ce matin à ma Guest House. Il connaît bien la communauté birmane de Mae Sot, toutes ethnies confondues. Je le soupçonne même de militer plus activement qu'il n'en a l'air. Il m'a dit que de nombreux birmans (étudiants, je suppose) étaient intéressés pour apprendre le Français Si on arrivait a assurer un suivi de l'enseignement du français l'an prochain et après, même Il y aurait certainement 2 h par jour : 1 au BHSOH et une dans une autre école a Mae Sot. Ca m'a fait vachement plaisir. Je ne suis pas franco franchouillard, mais . . . Ou il est le gros con d'anglosaxophone qui m'a demande niaisement " The french . . . why ?''??' Ils considèrent déjà que le français est une langue morte GRRRRRRRRRRRR ! ! ! ! ! Astérix ! Reviens !!!
Annie, ma copine que j'avais rencontre en Chine, à Dali est présentement à Sumatra, pays fortement musulman, voire intégriste par endroits. Elle a des problèmes avec les mecs qui sont EXTREMEMENT COLLANTS voire GLUANTS et ont LES MAINS TRES, TRES BALADEUSES ?? C'est comme ça dans de nombreux pays, comme par hasard musulmans : Egypte, Iran, Afghanistan, Sumatra, etc . . . Elle me demande de lancer une enquête dans TRIP à l'AIR Ce que je fais derechef ! Pourquoi les mecs de ces pays manquent-ils à ce point de respect envers les femmes occidentales ??? Je lui ai suggère que c'est parce que leurs femmes sont voilées, et que de voir des belles Françaises plantureuses, ça les excitait un max, mais il parait qu'elles sont loin d'être toutes voilées. Alors ??? A vos claviers, ceux qui ne sont pas morts gelés ou enneigés !!! Cet après midi, c'était mon dernier cours. Vendredi j'aurais droit a une Cérémony'' of Good Bye !!! Je vous narrerai ça dans 1 prochain TRIP à l'AIR ! Bye et bisous, c'est selon ! -- Fern@nd
TRIP à L'AIR (32 Bis) Anniversaire a la CHANG BEER avec des amis Japonais.
TRIP à l AIR (33) Mae Sot Mais plus pour longtemps. Et voici Pierre qui, en vieux ''Thailandophile'' mets son ''Grain de Sel'' dans une conversation ou il est le bienvenu, surtout qu'il ne dit pas que des conneries.
De Nantes à Pattaya, la digue dondaine (Il y a MONTAIGU un restau qui s'appelle "La Digue" -si, si - et on y mange très bien)
Habitant Nantes depuis 1999, et ayant effectué 3 voyages en Taillandier (86, 90, 2000), en ayant toujours eu soin d'éviter Pattaya, comme j'évite la "côte" chez nous, le rapport entre les bars à fille de Nantes et ceux de Pattaya ne m'avait jamais vraiment sauté aux yeux. L'expression "pour l'amusement des touristes et, accessoirement, gagner leur vie" me laisse rêveur. Sans prétendre être historien de la Thaïlande, je crois pouvoir dire que Patay, nonobstant la beauté du site, ou à cause de (et non pas grâce à) lui, à d'abord été une ville bordel destinée au repos du guerrier Mc Do, que la chasse au Viet épuisait passablement. Malheureusement pour elles, les filles de Patay, sont d'abord là pour gagner leur vie, et, pour la plupart, celle de toute une famille. La prostitution en Asie n'est pas perçue comme en occident. Elle est tolérée et admise et ce depuis fort longtemps. Je ne veux pas dire par là que c'est considéré comme un boulot noble, mais celles qui sont obligés d'en vivre ne sont pas regardées comme chez nous. Les bars à fille de Nantes, ne sont pas plus nombreux que dans d'autres villes de la Francie et elles bénéficient d'un suivi médical auquel n'ont pas accès celles des rues et importées de pays divers : Afrique, pays de l'est pour la plupart. Qu'on ne ma taxe d'être connaisseur en la matière, je jure devant qui on veut que je n'ai jamais mis le moindre "doigt" dans ce commerce. Par ailleurs, Nantes, quoique étant une fort jolie ville, ne bénéficie pas de la même aura touristique que la Thailandie en général et Pattaya en particulier. Après Patay, la côte qui s'étire vers le Cambodge offre des paysages et des plages dont la beauté le dispute à la désertitude. On peut redouter une gangrénisation par le tourisme de masse, comme ça été le cas de Phuket (où en 86, il y avait plus de sable que d'hôtels), mais, pour l'instant les amateurs d'authenticité peuvent y trouver leur compte, mais pas les attraits de la ville, avec tout ce que ça comporte. Et je ne parle que de ce je connais, la Thailandie offre bien plus encore à qui a envie. Pour moi le tourisme de masse n'est rien d'autre qu'une autre forme de l'instinct grégaire de l'homme "lambda" qui se rassure se rassemblant en troupeaux. Panurge et ses moutons n'ont rien inventé. Chacun voyage à sa façon, en routard ou en palace, avec toutes gammes intermédiaires. Quoiqu'on puisse penser de la forme de voyager, l'acte de voyager est déjà un pas vers les autres. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose, disait machin, voyagez, voyagez, il en restera toujours quelque chose, que je dis ! A part ça, pas de nouvelles d'OSF, ni de réponse de KOM à mon mail sur son budget. A + Pierre $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ Pour une fois, je donne la parole à un politicien pour vous faire parvenir des nouvelles de Bernadette CHIRAC. Ce n’est pas du nougat ! Bon Appétit BERNADETTE ! ! ! Prenez une Chartreuse avant, pour éviter de gerber : A VOTRE BON COEUR MESSIEURS-DAMES Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son show pour récolter ses pièces jaunes. 200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000 Euros). J'ai interrogé M. le Maire (UMP) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l'affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l'Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc…, la ville a déboursé 80000 E (pris sur nos impôts locaux, bien sûr). Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour « la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l'association « Opération Pièces Jaunes ». Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes ! Certains n'ont pas beaucoup de vergogne. Ce mercredi 8 mars 2006 Marcel MAGNON Conseiller Municipal de Montélimar Ca laisse rêveur, non ??? Rejetez un coup d'oeil sur les comptes de BHSOH, juste pour comparer. Ce matin je fais un petit tour en : BIRMANIE MYAWADI afin qu'au retour j'ai un nouveau visa de 1 mois pour la Thaïlande. Myawadi, c'est toute la Birmanie : Plus de route, mais, espoir, une pelleteuse en train de creuser ??? Les Birmanes aux (parfois très) longs cheveux noirs. Les Birmanes aux joues barbouillées de Thanakha Les trous dans les trottoirs quand il y a des trottoirs. Sinon, seulement les trous . . . Les conducteurs qui klaxonnent intempestivement a tour de bras alors que c'est totalement inutile, car le véhicule ou la personne qui bloque le passage finira de toute façon la manoeuvre qu'il a commencée. Un délicieux La Fat Toot, une salade de The (ça, c'est pour faire râler Frank qui en raffole et qui est rentre sur Paris) accompagne de 2 Myanmar Beer pression, bien fraîches et d'oeuf brouilles aux herbes. Des camions et des tracteurs qui n'en ont que la fonction tant ils ressemblent a tout sauf a des camions. On les croirait issus d'un film sur le moyen age. Des crachats qui fusent de partout, rougis au bétel. : Faire attention lorsqu'on croise un bus !!! Des gens vêtus très pauvrement qui attendent des ''jours meilleurs'' Des tricycles de toute sorte, mais pas un aussi ''déjanté'' que Mani, le Trickshaw de Bago. Mani qui m'emmenait voir le Bouddha couche après les heures de fermeture pour que '' je ne donne pas d'argent au gouvernement'' et qui Un sacré train de vie...
Un élu local dénonce ! Les opérations Pièces Jaunes en TGV seraient ultra déficitaires et ne serviraient qu'à promouvoir l'image de son icône.
Contacté par nos soins, Marcel Magnon, conseiller municipal PC de Montélimar, confirme que le texte émane bien de lui. Il semblerait qu'il ait été publié une première fois sur le site perso du Parti Communiste de la Drôme puis qu'il ait ensuite connu une propagation importante par e-mail.
Mais le discours du Conseiller n'est pas isolé, Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo (entre autres) ayant relaté des faits similaires dans leurs éditions respectives.
A partir du moment où l'on touche à un discours politique, le regard porté est forcément subjectif et le message peut rapidement prendre des allures partisanes. C'est incontestablement le cas avec cet e-mail, rédigé par un homme d'un bord politique opposé à celui de la personne mise en cause et qui comporte, nous allons y venir, de nombreux raccourcis.
Il est d'usage (surtout en France) de taper sur les associations humanitaires. Cela permet de justifier sa pingrerie et accessoirement de ne pas donner de son temps à des associations qui manquent cruellement de bénévoles. De tristes rumeurs entachent ainsi régulièrement la réputation des actions humanitaires : Certaines sont avérées : scandale de l'ARC en 1996. D'autres sont de pures diffamations : Kouchner en Ferrari . La plupart extrapolent un fait isolé de son contexte pour tirer à boulets rouges sur un concurrent et le cas présent l'illustre parfaitement.En effet, le passage du TGV dans une ville n'est pas "rentable" en lui-même, le message est donc en partie vrai. Mais, en contrepartie, il attire l'attention des médias, la sympathie des gens et au final les tirelires se remplissent et l'argent va aux enfants malades : il est donc faux de penser que la Fondation est déficitaire comme on nous le laisse supposer.
Par ailleurs, la plupart des frais occasionnés par ces manifestations sont réglés par les entreprises partenaires de l'opération (SNCF, La Poste, BDF, etc.), ces frais concernent également les dépenses en hôtellerie / restauration. Enfin, concernant la partie du message consacrée au "coût du personnel des services techniques de la ville et de la police municipale", la solution la plus économique serait sans aucun doute de n'organiser aucune manifestation d'aucune sorte (et surtout pas dans l'humanitaire, ça coûte trop cher et ça rapporte rien !). Mais il est peu probable que M. Magnon ne s'engage dans cette voie un peu glissante...
Toutes les associations dépensent de l'argent pour des opérations d'appel aux dons. Toutes les associations ont des dépenses pour leur personnel, leurs locaux et leurs frais généraux. On estime ainsi que ces frais s'élèvent entre15 et 30% des sommes récoltées.
En 2004, la Fondation de Bernadette Chirac a affecté plus de 39% des recettes à des postes annexes. C'est trop, beaucoup trop (sur 100 euros, 39 ne vont pas aux enfants, soit 14 points de plus que les Restos du Coeur). Il est donc tout à fait légitime de rester perplexe quant à la balance recettes - dépenses de l'association, et nul doute qu'un contrôle de gestion rigoureux permettrait certainement de rentrer dans des normes un peu plus acceptables...
Cependant rester sur ce constat est réducteur et forcément simpliste. Il faut aussi compter sur la spécificité de l'opération Pièces Jaunes : il est beaucoup moins onéreux de recevoir des virements bancaires que des pièces de 2 centimes. Si la logistique de collecte est la même, la rentabilité est bien moindre. Si les gens mettaient des billets de 100 euros à la place de leur monnaie dans les tirelires, le taux de frais logistiques serait assurément moins élevé. L'autre spécificité des pièces jaunes est de vouloir créer un élan de solidarité par des enfants pour des enfants malades... Et là, il est bien difficile d'opposer une bête question de rentabilité à cet argument !
Quant à l'aspect politique de ce mail :
Il est teinté de pré-campagne pour les élections municipales de Montélimar, ce qui le rend pour le moins suspect. La première Dame de France est un personnage issu de la vie politique. Il est indéniable qu'elle promeut ainsi son image lors de ces opérations (idem pour ses célèbres compagnons de wagons), il est plus que compréhensible que cela puisse agacer ses détracteurs. Finalement, pour ses futurs voyages, on ne saurait trop conseiller à Bernadette d'opter pour des hôtels abordables et de se restaurer à la bonne franquette. Cet état d'esprit aurait plusieurs aspects positifs : Elle aurait ainsi un aperçu on ne peut plus juste de la France d'en bas Son image s'en trouverait grandie Les partenaires de l'association dépenseraient moins en notes de fraisDe votre côté, chers internautes, n'oubliez pas que si vous trouvez le temps de transférer ce genre de messages, vous avez probablement la possibilité d'en consacrer également à des associations (quelles qu'elles soient). Promis, vous en tirerez une réelle satisfaction.
Et pour ceux qui ne sauraient comment s'y prendre : jeveuxaider.com
Sources : Le Canard Enchaîné, éd. du 22/02/2006 PiecesJaunes.com FondationHopitaux.frArticle par Le Zap's & Nico - HoaxTeam Remerciements à XavierMis en ligne : 17 mars 2006 Dernière mise à jour : 17 mars 2006 Des précisions de Bragon the Bat, qui précise, précisément :
Note sur TALA 33 : 1.- T'es arrive en retard ou t'as rate ton avion ? Ca fait un bail que Khin Nyunt est tombe (milieu 2004). Il a été juge en secret et condamne à 44 ans avec sursis. Ce qui veut dire qu'il est en résidence surveille a vie tame et ternam. C'est Generali Than Shwe qui dirige la junte en ce moment. Un parano total. Je ne suis pas un grand fan des Karens. Faut quand même pas oublier que la moitie d'entre eux (Karen Buddhist Army, ou un nom dans le genre) ont trahi la ''cause'' et se sont vendus a Rangoon et tirent maintenant sur l'autre moitie.renegats s'appellent en plus Armée Bouddhiste Karen. 2.- Quel est le principe fondamentalement fondamental de l'écriture fonetik ? Personnellement, je pense que ça sert à simplifier les choses. D'ou kateuille, par ex. (ou le K sert simplement a ce qu'il n'y ait pas d'ambiguïté et n'est pas un C cédille). Mais pourquoi ajouter un H ? Catheuille ? A quoi sert le H ici (on peut toujours fumer du transexuel, mais bon, la n'est pas le propos, je pense) ? A mystifier les lecteurs ? A les induire a croire que ce TH étranger se prononce comme un S ? Retour a la question : A quoi sert une transcription phonétique de mots étrangers ? Déjà qu'il y a plein de français qui veulent aller a Fouquette ou Fatailla et que personne ici ne sait ou c'est... 3.- Mais il (Thaksin) se représente. . . Et risque quand même fort d'être élu ! Non, non. Il est le seul candidat et il sera forcement élu. Le problème c'est que c'est un suffrage indirect. Pour élire le Premier, il faut un quorum de 500 élus (genre 350 députés et 150 élus sur liste des partis d'une manière proportionnelle quelconque). Et il va en manquer au moins un en raison de la démission d'un candidat sur la liste du parti Thai Rak Thai. Donc, d'avance, ces élections sont une pierre dans l'eau. De plus, qd il n'y a qu'un candidat qui se présente dans un arrondissement, il lui faut 20% des voix des inscrits pour être élu. Et vu que dans toute la péninsule sud du pays TRT n'a pas du tout la cote, il va y avoir des trous... l'eau va déborder a cause du tas de cailloux... Dans ce cas, il faut recommencer les élections dans les arrondissements concernes jusqu'a ce qu'il y ait un élu. Ce n’est pas le 3 avril qu'il va y avoir un parlement prêt à élire un nouveau Premier. En attendant, Thaksin organise des cérémonies anti-magie noire, fait redécorer le siège de son parti en accord avec le feng shui, et fait des dons aux esprits, fantômes et planètes malfaisantes ... c'est bon signe pour un capitaliste, non ? Peut-être même qu'il plante des satellites dans des poupées figurant ses ennemis pour voir ce qu'ils ont dans la tête. . . . BRAGON the BAT Il fallait que ce fut dit : C'est fait. Merci Bragon the Bataunaute ! Avec cette histoire de donner la parole à mes potes qui, bien sur ne disent pas que des conneries, j'en arrive à ne plus rien écrire dans ces TRIP à l'AIR (Paresse quand tu nous tient . . . ) Ce matin je suis allé a la gare de Hua Lampong acheter un billet pour aller faire un tour à Prachuap Khiri Khan et a Ban Khrut avec ma copine Penn . J'en profite pour faire, sur les conseils de Bragon (encore lui ! S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer !) Un tour au TRAIMITWITTHAYARAM TEMPLE, a l'entrée de Chinatown, le quartier chinois. Et, pas de bol 5 tonnes d'or me passent sous le nez ! 5 tonnes de joncaille ! Où plutôt c'est moi qui leur passe sous le nez ! Car ces 5 tonnes sont en réalité, depuis 700 ans, le fameux Golden Bouddha !. Il n'y a pas qu'au Vatican qu'il y a des trésors. Ca laisse rêveur ! Ca mérite un braquage, non ! PRATCHUAP KHIRI KHAN
Bons fruits de mer ! Belle plage. Pour le reste: Aventure Personnelle !!! BHAN KRUT
Bons fruits de mer Belle plage de 40 Km Le reste : Aventure personnelle !!! BANGKOK Retour a la maison. Je retrouve Anny, la grande voyageuse et nous allons décoller ensemble pour Paris le 12 a 18.30 Je me gave de Ma Muang Kaho Niaho (Mangues, riz gluant et lait de noix de coco) SUBLIME Au revoirà Tavee GH Au revoir à non pote Maha Au revoir à Gai, ma coffee shop préférée Au revoir aux fruits sublimes (Ah! Les mangues !!!!) Je m'en vais retrouver le froid et les poulets grippés !!!! Fini la billebaude ! J'ai déjà envie de revenir, avant même d'être parti !!! Fern@nd
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
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Bonjour,
-Il n'y a pas un tour opérateur en France qui ne vous déconseille pas fermement de ne pas louer de véhicule; -Si vous faites une recherche sur google avec les mots "location véhicule république dominicaine, incarcération racket accident", vous trouverez même des sites de location de véhicule qui ..... vous mettent en garde !!! et vous aurez aussi déjà une petite idée des motifs; - sur le site du Ministère des Affaires Etrangères français (diplomatie.gouv.fr) , si vous allez sur " conseils aux voyageurs", "conseils par pays" puis République Dominicaine, vous verrez qu'on vous explique que, la circulation en ville étant cahotique, il est déconseillé d'y circuler avec une voiture de location.
Mais, vu qu'il est impossible de sillonner un pays sans jamais traverser une ville, il faut donc en déduire que le Ministère déconseille la location de véhicule, mais en terme très diplomatique pour ne pas froisser un pays avec lequel nous entretenons de bonnes relation.
Quelques points à savoir : Les secours routiers d'urgence sont inexistants
Dans un pays ou le rhum et la bière coule à flot, il n'existe pas de limite de taux d'alcoolémie au volant....
la signalisation est singulièrement défaillante;
le respect du code de la route semble n'être qu'une option laissée à l'appréciation des conducteurs. Pour doubler, la seule chose qui ne se fait pas, c'est par dessus ou par dessous;
Dans des artères essentielles de la capitale, et en particulier sur l'avenue qui prolonge l'autoroute las americas, cela fait des années qu'il manque toujours les mêmes plaques d'égout en plein milieu de la chaussée : on les vole pour les revendre aux ferrailleurs. Lorsque j'arrive par là en guagua, je prie le ciel qu'il n'y ait pas devant moi un touriste au volant d'une voiture de location, donc, qui ne connait pas, aussi bien que les locaux, les emplacements des plaques d'égoût manquantes....
Lorsque on rebitume une route, et qu'au final, il y a un décalage de 10 cm, ou plus, entre la nouvelle surface de la chaussée et une plaque d'égout (si on ne l'a pas volée...), on laisse ça comme cela..... Quelquefois, mais pas toujours, on pense à peindre un rond en jaune sur la chaussée pour signaler le problème. Mais encore faut il savoir ce que cela signifie.......
Nombreux nids de poule aux allures de nids d'autruche non signalés, ce qui fait d'ailleurs qu'il est fréquent de voir une voiture qui vient en face de vous se déporter brusquement sur la gauche, donc exactement en face de vous, pour éviter un nid de poule, d'ailleurs, vous ne pourrez pas faire autrement que d'en faire autant;
Très violents ralentisseurs très fréquemment non signalés;
Et quelques exemples concernant la circulation sur l'autoroute "las américas" très fréquentée car elle part de la capitale, dessert l'aéroport de Saint Domingue et c'est par là qu'on passe pour aller de Saint Domingue à Boca Chica, Juan Dolio, San Pedro de Macoris, La Romana etc. La vitesse est limitée à 80 km et ce n'est pas sans motif :
- Les piétons traversent l'autoroute (ils ont le droit, on n'est pas en France) et d'ailleurs la guagua qui va de la capitale à Boca Chica, s'arrête à la demande sur l'autoroute pour charger, ou laisser descendre des passagers. Pour aller chez eux, les piétons n'ont pas d'autre possibilité que de traverser l'autoroute...... Il ne faut donc pas s'étonner de voir au dos des guaguas St Domingue - Boca Chica, en espagnol, "assez de morts, nous exigeons des ponts piétionniers"; - A signaler : A Andrés (à 5 km de Boca Chica) l'autoroute forme une courbe. Les habitants d'Andrés doivent traverser l'autoroute pour aller prendre la guagua pour aller à Saint Domingue. Même un piéton prudent ne pourra pas voir une voiture circulant en 3ème file si elle dépasse la vistesse autorisée (80 km/h) de plus de 20 km/h, et la voiture ne pourra pas l'éviter.... Entre Boca Chica et Andrés, il y a de très violents ralentisseurs qu'on ne peut pas franchir à plus de 5 km/h (oui, sur l'autoroute....) pour protéger un.... carrefour (oui oui sur l'autoroute...) D'ailleurs, si vous arrivez par l'aéroport de Saint Domingue, et que vous prenez la direction de Boca Chica, de Punta Cana ou de La Romana, vous verrez, dès que vous entrez sur l'autoroute, à 2,5 km de l'aéroport, que de larges passages sont ouverts entre les deux sens de circulation de l'autoroute, pour permettre aux voitures .....de faire demi-tour.... Sur les zones urbaines traversées par l'autoroute, Il n'est pas rare de voir circuler sur l'autoroute, à contre sens, des motos ou des carioles à cheval, d'ailleurs bien souvent non éclairées la nuit....
En cas d'accident, en particulier corporel, l'incarcération est assurée. S'il ne s'agit que d'un accident matériel et que votre adversaire veut profiter de l'occasion pour vous soutirer de l'argent , et qu'en plus il connaît bien le chef de la police locale, il y a de fortes chances pour que ce soit idem. Et vous y resterez, jusqu'à ce que le Juge puisse vous voir, si la police (qui fait absolument comme elle veut) en décide ainsi, et peut être plus. Alors si ça vous arrive un vendredi soir.....Et si ça vous fait rater votre avion, tout le monde s'en fiche. Et le touriste au volant d'une voiture de location aura toujours tord : il est nécessairement immensément riche puisqu'il a pu venir jusque là, et, en plus, il a les moyens de se payer une voiture de location .....alors que son adversaire est bien pauvre......
Sur son site Internet, le Ministère des Affaires Etrangères français met aussi en garde contre le racket des touristes au volant d'une voiture de location par de vrais ou de faux policiers.
En conclusion, il est tout a fait déconseillé de louer un véhicule en RD, sauf si on est convaincu qu'on est né sous une bonne étoile et qu'il est absolument impossible d'avoir un accident, et que conduisant très prudemment, il est absolument impossible de rencontrer sur sa route un chauffard complètement ivre.... Et ne parlons même pas de louer un deux roues....
Mais pourquoi prendre des risques alors que, sur toutes les routes du pays, sauf les routes en cul de sac au bout desquelles personne n'habite) du lever du soleil jusqu'à son coucher (et plus tard dans certaines zones) , circulent de façon fréquente les guaguas (minibus). En plus, ça ne coûte quasiment rien.
Enfin, une fois bien informé, chacun fait ce qu'il veut..
Cordialement
-Il n'y a pas un tour opérateur en France qui ne vous déconseille pas fermement de ne pas louer de véhicule; -Si vous faites une recherche sur google avec les mots "location véhicule république dominicaine, incarcération racket accident", vous trouverez même des sites de location de véhicule qui ..... vous mettent en garde !!! et vous aurez aussi déjà une petite idée des motifs; - sur le site du Ministère des Affaires Etrangères français (diplomatie.gouv.fr) , si vous allez sur " conseils aux voyageurs", "conseils par pays" puis République Dominicaine, vous verrez qu'on vous explique que, la circulation en ville étant cahotique, il est déconseillé d'y circuler avec une voiture de location.
Mais, vu qu'il est impossible de sillonner un pays sans jamais traverser une ville, il faut donc en déduire que le Ministère déconseille la location de véhicule, mais en terme très diplomatique pour ne pas froisser un pays avec lequel nous entretenons de bonnes relation.
Quelques points à savoir : Les secours routiers d'urgence sont inexistants
Dans un pays ou le rhum et la bière coule à flot, il n'existe pas de limite de taux d'alcoolémie au volant....
la signalisation est singulièrement défaillante;
le respect du code de la route semble n'être qu'une option laissée à l'appréciation des conducteurs. Pour doubler, la seule chose qui ne se fait pas, c'est par dessus ou par dessous;
Dans des artères essentielles de la capitale, et en particulier sur l'avenue qui prolonge l'autoroute las americas, cela fait des années qu'il manque toujours les mêmes plaques d'égout en plein milieu de la chaussée : on les vole pour les revendre aux ferrailleurs. Lorsque j'arrive par là en guagua, je prie le ciel qu'il n'y ait pas devant moi un touriste au volant d'une voiture de location, donc, qui ne connait pas, aussi bien que les locaux, les emplacements des plaques d'égoût manquantes....
Lorsque on rebitume une route, et qu'au final, il y a un décalage de 10 cm, ou plus, entre la nouvelle surface de la chaussée et une plaque d'égout (si on ne l'a pas volée...), on laisse ça comme cela..... Quelquefois, mais pas toujours, on pense à peindre un rond en jaune sur la chaussée pour signaler le problème. Mais encore faut il savoir ce que cela signifie.......
Nombreux nids de poule aux allures de nids d'autruche non signalés, ce qui fait d'ailleurs qu'il est fréquent de voir une voiture qui vient en face de vous se déporter brusquement sur la gauche, donc exactement en face de vous, pour éviter un nid de poule, d'ailleurs, vous ne pourrez pas faire autrement que d'en faire autant;
Très violents ralentisseurs très fréquemment non signalés;
Et quelques exemples concernant la circulation sur l'autoroute "las américas" très fréquentée car elle part de la capitale, dessert l'aéroport de Saint Domingue et c'est par là qu'on passe pour aller de Saint Domingue à Boca Chica, Juan Dolio, San Pedro de Macoris, La Romana etc. La vitesse est limitée à 80 km et ce n'est pas sans motif :
- Les piétons traversent l'autoroute (ils ont le droit, on n'est pas en France) et d'ailleurs la guagua qui va de la capitale à Boca Chica, s'arrête à la demande sur l'autoroute pour charger, ou laisser descendre des passagers. Pour aller chez eux, les piétons n'ont pas d'autre possibilité que de traverser l'autoroute...... Il ne faut donc pas s'étonner de voir au dos des guaguas St Domingue - Boca Chica, en espagnol, "assez de morts, nous exigeons des ponts piétionniers"; - A signaler : A Andrés (à 5 km de Boca Chica) l'autoroute forme une courbe. Les habitants d'Andrés doivent traverser l'autoroute pour aller prendre la guagua pour aller à Saint Domingue. Même un piéton prudent ne pourra pas voir une voiture circulant en 3ème file si elle dépasse la vistesse autorisée (80 km/h) de plus de 20 km/h, et la voiture ne pourra pas l'éviter.... Entre Boca Chica et Andrés, il y a de très violents ralentisseurs qu'on ne peut pas franchir à plus de 5 km/h (oui, sur l'autoroute....) pour protéger un.... carrefour (oui oui sur l'autoroute...) D'ailleurs, si vous arrivez par l'aéroport de Saint Domingue, et que vous prenez la direction de Boca Chica, de Punta Cana ou de La Romana, vous verrez, dès que vous entrez sur l'autoroute, à 2,5 km de l'aéroport, que de larges passages sont ouverts entre les deux sens de circulation de l'autoroute, pour permettre aux voitures .....de faire demi-tour.... Sur les zones urbaines traversées par l'autoroute, Il n'est pas rare de voir circuler sur l'autoroute, à contre sens, des motos ou des carioles à cheval, d'ailleurs bien souvent non éclairées la nuit....
En cas d'accident, en particulier corporel, l'incarcération est assurée. S'il ne s'agit que d'un accident matériel et que votre adversaire veut profiter de l'occasion pour vous soutirer de l'argent , et qu'en plus il connaît bien le chef de la police locale, il y a de fortes chances pour que ce soit idem. Et vous y resterez, jusqu'à ce que le Juge puisse vous voir, si la police (qui fait absolument comme elle veut) en décide ainsi, et peut être plus. Alors si ça vous arrive un vendredi soir.....Et si ça vous fait rater votre avion, tout le monde s'en fiche. Et le touriste au volant d'une voiture de location aura toujours tord : il est nécessairement immensément riche puisqu'il a pu venir jusque là, et, en plus, il a les moyens de se payer une voiture de location .....alors que son adversaire est bien pauvre......
Sur son site Internet, le Ministère des Affaires Etrangères français met aussi en garde contre le racket des touristes au volant d'une voiture de location par de vrais ou de faux policiers.
En conclusion, il est tout a fait déconseillé de louer un véhicule en RD, sauf si on est convaincu qu'on est né sous une bonne étoile et qu'il est absolument impossible d'avoir un accident, et que conduisant très prudemment, il est absolument impossible de rencontrer sur sa route un chauffard complètement ivre.... Et ne parlons même pas de louer un deux roues....
Mais pourquoi prendre des risques alors que, sur toutes les routes du pays, sauf les routes en cul de sac au bout desquelles personne n'habite) du lever du soleil jusqu'à son coucher (et plus tard dans certaines zones) , circulent de façon fréquente les guaguas (minibus). En plus, ça ne coûte quasiment rien.
Enfin, une fois bien informé, chacun fait ce qu'il veut..
Cordialement
Bonjour à tous,
Nous partons en autralie a 2 entre 6 mois et 1 an, mais nous hesitons entre acheter un van ou un 4x4 (à rajouter : rooftop) , quelle solution serai la plus pratique sachant que nous comptons faire le tour de l'australie en passant par le centre et certaines iles ( fraser island ). Nous voudrions un véhicule équipé pour avoir une autonomie niveau repas.. Est ce que cela existe déjà? On voulait prendre un van équipé mais on hésite sachant qu'il y a beaucoup d'endroit plus accessible en 4x4. Si vous connaissez des bons plans ou avez des conseils n'hésitez pas.
Merci d'avance.
Nous partons en autralie a 2 entre 6 mois et 1 an, mais nous hesitons entre acheter un van ou un 4x4 (à rajouter : rooftop) , quelle solution serai la plus pratique sachant que nous comptons faire le tour de l'australie en passant par le centre et certaines iles ( fraser island ). Nous voudrions un véhicule équipé pour avoir une autonomie niveau repas.. Est ce que cela existe déjà? On voulait prendre un van équipé mais on hésite sachant qu'il y a beaucoup d'endroit plus accessible en 4x4. Si vous connaissez des bons plans ou avez des conseils n'hésitez pas.
Merci d'avance.
Je cherche une camionnette pour, entre autres, un tdm dans quelques années (héhé !!) mais une question vient d'apparaitre dans ce qui me sert de cerveau...
Je vais surtout aller dans les pays du "tiers-monde" (je n'aime pas cette expression mais bon ça s'appelle comme ça) et il se pourrait bien que je tombe en panne donc je me demandais si les mécanos de là-bas sont capables de réparer un fourgon assez moderne genre DUCATO, SPRINTER, BOXER etc? Est-ce qu'il n'y pas trop d'électronique? Est-ce qu'il y a des pièces qui n'existent que dans les pays riches?? Est-ce que pour moi il me sera plus simple de réparer vite fait un vieux( j'ai prévu de m'y intéresser vraiment peut-être un stage)?
La question est donc : faut il mieux un vieux fourgon pour faire tour du monde ou un bien moderne ??
Et niveau essence, est-ce que c'est infernal de rouler avec un fourgon ancien lorsque l'on a un petit budget?
HELP ME PLEASE !!! merci a+
Je vais surtout aller dans les pays du "tiers-monde" (je n'aime pas cette expression mais bon ça s'appelle comme ça) et il se pourrait bien que je tombe en panne donc je me demandais si les mécanos de là-bas sont capables de réparer un fourgon assez moderne genre DUCATO, SPRINTER, BOXER etc? Est-ce qu'il n'y pas trop d'électronique? Est-ce qu'il y a des pièces qui n'existent que dans les pays riches?? Est-ce que pour moi il me sera plus simple de réparer vite fait un vieux( j'ai prévu de m'y intéresser vraiment peut-être un stage)?
La question est donc : faut il mieux un vieux fourgon pour faire tour du monde ou un bien moderne ??
Et niveau essence, est-ce que c'est infernal de rouler avec un fourgon ancien lorsque l'on a un petit budget?
HELP ME PLEASE !!! merci a+
Voilà, quelques moi après notre retour (Femme, enfant 13ans et moi même), je me décide à livrer une modeste contribution à ce forum qui m'a tant apporté pour la préparation de ce second périple dans l'Ouest.
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.
Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…
Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.
Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.
Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).
7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.
7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner
8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.
10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.
Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu���ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu… il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.
7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.
Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.
8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.
8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu’il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.
12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out
9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J
8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.
9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)
12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)
9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City
15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 – 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)
6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.
12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café
12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.
20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J
9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Caf�� (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu���ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu… il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu’il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 – 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Caf�� (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN

Bonjour à tous,
Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
This adventure began during Covid... Yep, Covid turned a lot of things upside down, but most of all, it kept us cooped up for a few months and stopped us from traveling for a while—even longer for a die-hard fan of the American West like me.
While borders were closed, I started imagining what an ideal itinerary might look like—one that would string together all the Southwest must-sees in just two weeks, during the best time of year: September and October. When the U.S. announced in September 2021 that borders would reopen in the coming weeks, I regained hope and began scouting flight tickets for a departure in September 2022.
But here’s the thing: tackling solo hikes, each one tougher than the last, right in the heart of the Wilderness, could be a risky—even reckless—endeavor for a father of three. After a quick chat with some virtual friends who are just as passionate about the Southwest as I am, with good physical condition and nearly the same list of must-visit spots, Franck and his brother Sullivan were in! 🙂
In November, we snagged flight tickets from Nice to San Francisco for the modest sum of 400 €, and a few days later, I booked a Toyota Tacoma pickup for 840 € !
It’s not cheap for just 15 days, and a pickup isn’t exactly ideal for luggage, but the prices for full-size 4x4s have become totally outrageous! Due to border closures, rental companies had to offload a lot of these big 4x4s, which tourists love. Then, supply and demand did the rest !
Franck and I spent the winter and spring trying to cram the equivalent of three weeks of hikes into two. But even with physical limits, we had to stay reasonable! Three to four months before departure, we entered the lotteries for different must-see spots: The Subway, Coyote Buttes North (home to the famous Wave), and Coyote Buttes South (CBS).
The Wave is the holy grail for any Southwest enthusiast. Since 2015, we’ve tried our luck with the online and on-site lotteries about ten times, but the spots are unfortunately limited: just 20 per day. A glimmer of hope, though—since early 2022, that number has increased to 64 people allowed per day, with 48 spots awarded via the online lottery.
After all three of us tried our luck for The Wave, on June 1st at exactly 5 PM, I got an email that started with, "Congratulations! You were successful in the Coyote Buttes North (The Wave) September 2022 Permit Lottery at Coyote Buttes North (The Wave)...". At 5:01 PM, I called Franck, whose dream it’s been for over 20 years—ever since the first photos were published in a travel magazine! He didn’t believe me when I told him, and I had to forward the email for him to finally accept the unbelievable: we were going to The Wave and all the incredible spots scattered across the protected area of Coyote Buttes North.
I’ve already been to Coyote Buttes South twice, but there are areas I couldn’t explore in the middle of summer because they were too remote. So, I had no trouble letting my buddies convince me to go back for a third time. Plus, given how hard it is to access, we had no trouble securing a permit online as long as we logged in at exactly 8 PM on the dot!
For The Subway, all three of us struck out. No big deal—we won at CBN and CBS!
Among the sites to visit, there are two that I’m particularly attached to because I know my chances of wanting to see them again are slim. The first is Angel Arch, one of the most legendary arches in the Southwest, due to its remoteness from any trace of civilization. To get there, the recommended hike is Upper Salt Creek, and you’re looking at a 50 km round-trip in an area with no water (in September) and populated by bears.
The second site is the Hopi Salt Trail, in Navajo land, which, after a very tough hike, lets you marvel at the turquoise-blue waters of the Little Colorado before it meets the Colorado River. The Hopi Salt Trail is, like The Wave, the holy grail for any Southwest enthusiast, and the windows of opportunity to see the water in that magical color are very short each year. For this, you have to monitor the Little Colorado’s gauges downstream from Cameron: if the level stays at its lowest for 10 consecutive days—meaning no rain—you can hope for turquoise water. The ideal period rarely exceeds 30 days a year, and it’s usually in June that all the stars align.
But unfortunately, one month before departure, while the flow rate at Cameron looked promising, several storms in September dashed our hopes of doing the Hopi Salt Trail, even at the end of the road trip.
We still had two consolation prizes, though:
After a last-minute cancellation, while keeping an eye out for available spots for The Subway, it turned out that three spots opened up exactly on the day we’d planned to go—so we rushed to grab them!! Regarding the 4x4 rental, the prices for full-size models dropped by several hundred dollars, and we ended up finding a Chevrolet Tahoe for less than $1000. A steal and a serious boost in comfort, so we could store all our gear and food without worry!
Here’s the initial plan in a perfect world: D1 The White Domes - Camping D2 Sunrise at The White Domes - The Subway D3 Coyote Buttes North D4 Coyote Buttes South - White Pocket D5 Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset at Yellow Rock D6 Broken Bow Arch - Reflection Canyon D7 Coyote Gulch D8 The Volcano (or The Oasis - Zebra Slot Canyon if the weather’s good) - North Caineville Mesa D9 The Needles: Squaw Canyon - Lost Canyon combo - Druid Arch - Chesler Park D10 Upper Salt Creek Day 1 - Camping D11 Upper Salt Creek Day 2 D12 Hopi-Navajo Territory: Ha Ho No Geh Canyon, Coal Mine Canyon, Bends of the Little Colorado D13 Grand Canyon: South Kaibab Trail and Bright Angel Trail D14 Upper East Zion: East Temple Loop, Jughandle Arch, Center of the Universe, and Checkerboard Mesa Summit And several backup options in case of bad weather, including Spencer Trail, West Cove, and Buffington Pockets.
Enough talking—time for action!
While borders were closed, I started imagining what an ideal itinerary might look like—one that would string together all the Southwest must-sees in just two weeks, during the best time of year: September and October. When the U.S. announced in September 2021 that borders would reopen in the coming weeks, I regained hope and began scouting flight tickets for a departure in September 2022.
But here’s the thing: tackling solo hikes, each one tougher than the last, right in the heart of the Wilderness, could be a risky—even reckless—endeavor for a father of three. After a quick chat with some virtual friends who are just as passionate about the Southwest as I am, with good physical condition and nearly the same list of must-visit spots, Franck and his brother Sullivan were in! 🙂
In November, we snagged flight tickets from Nice to San Francisco for the modest sum of 400 €, and a few days later, I booked a Toyota Tacoma pickup for 840 € !
It’s not cheap for just 15 days, and a pickup isn’t exactly ideal for luggage, but the prices for full-size 4x4s have become totally outrageous! Due to border closures, rental companies had to offload a lot of these big 4x4s, which tourists love. Then, supply and demand did the rest !
Franck and I spent the winter and spring trying to cram the equivalent of three weeks of hikes into two. But even with physical limits, we had to stay reasonable! Three to four months before departure, we entered the lotteries for different must-see spots: The Subway, Coyote Buttes North (home to the famous Wave), and Coyote Buttes South (CBS).
The Wave is the holy grail for any Southwest enthusiast. Since 2015, we’ve tried our luck with the online and on-site lotteries about ten times, but the spots are unfortunately limited: just 20 per day. A glimmer of hope, though—since early 2022, that number has increased to 64 people allowed per day, with 48 spots awarded via the online lottery.
After all three of us tried our luck for The Wave, on June 1st at exactly 5 PM, I got an email that started with, "Congratulations! You were successful in the Coyote Buttes North (The Wave) September 2022 Permit Lottery at Coyote Buttes North (The Wave)...". At 5:01 PM, I called Franck, whose dream it’s been for over 20 years—ever since the first photos were published in a travel magazine! He didn’t believe me when I told him, and I had to forward the email for him to finally accept the unbelievable: we were going to The Wave and all the incredible spots scattered across the protected area of Coyote Buttes North.
I’ve already been to Coyote Buttes South twice, but there are areas I couldn’t explore in the middle of summer because they were too remote. So, I had no trouble letting my buddies convince me to go back for a third time. Plus, given how hard it is to access, we had no trouble securing a permit online as long as we logged in at exactly 8 PM on the dot!
For The Subway, all three of us struck out. No big deal—we won at CBN and CBS!
Among the sites to visit, there are two that I’m particularly attached to because I know my chances of wanting to see them again are slim. The first is Angel Arch, one of the most legendary arches in the Southwest, due to its remoteness from any trace of civilization. To get there, the recommended hike is Upper Salt Creek, and you’re looking at a 50 km round-trip in an area with no water (in September) and populated by bears.
The second site is the Hopi Salt Trail, in Navajo land, which, after a very tough hike, lets you marvel at the turquoise-blue waters of the Little Colorado before it meets the Colorado River. The Hopi Salt Trail is, like The Wave, the holy grail for any Southwest enthusiast, and the windows of opportunity to see the water in that magical color are very short each year. For this, you have to monitor the Little Colorado’s gauges downstream from Cameron: if the level stays at its lowest for 10 consecutive days—meaning no rain—you can hope for turquoise water. The ideal period rarely exceeds 30 days a year, and it’s usually in June that all the stars align.
But unfortunately, one month before departure, while the flow rate at Cameron looked promising, several storms in September dashed our hopes of doing the Hopi Salt Trail, even at the end of the road trip.
We still had two consolation prizes, though:
After a last-minute cancellation, while keeping an eye out for available spots for The Subway, it turned out that three spots opened up exactly on the day we’d planned to go—so we rushed to grab them!! Regarding the 4x4 rental, the prices for full-size models dropped by several hundred dollars, and we ended up finding a Chevrolet Tahoe for less than $1000. A steal and a serious boost in comfort, so we could store all our gear and food without worry!
Here’s the initial plan in a perfect world: D1 The White Domes - Camping D2 Sunrise at The White Domes - The Subway D3 Coyote Buttes North D4 Coyote Buttes South - White Pocket D5 Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset at Yellow Rock D6 Broken Bow Arch - Reflection Canyon D7 Coyote Gulch D8 The Volcano (or The Oasis - Zebra Slot Canyon if the weather’s good) - North Caineville Mesa D9 The Needles: Squaw Canyon - Lost Canyon combo - Druid Arch - Chesler Park D10 Upper Salt Creek Day 1 - Camping D11 Upper Salt Creek Day 2 D12 Hopi-Navajo Territory: Ha Ho No Geh Canyon, Coal Mine Canyon, Bends of the Little Colorado D13 Grand Canyon: South Kaibab Trail and Bright Angel Trail D14 Upper East Zion: East Temple Loop, Jughandle Arch, Center of the Universe, and Checkerboard Mesa Summit And several backup options in case of bad weather, including Spencer Trail, West Cove, and Buffington Pockets.
Enough talking—time for action!
Hello everyone,
I imagine many of you have been captivated by the Masai Mara park and/or your safari experience with Tony Crocetta/Melting Pot Safari. Still, I’d like to share my perspective. First, I’m an avid traveler, especially in love with Africa, which my partner and I have explored a bit (Zambia, South Africa, Botswana, Kenya, Zimbabwe, Namibia...). That said, I want to express my deep disappointment with both the Masai Mara and Tony Crocetta’s camp, Melting Pot Safari, where we stayed last year.
First, about the park: it’s stunning, no doubt. But what a highly touristy place! I can’t find the words to describe the horror of being among 30 4x4 vehicles lined up in front of a lioness hunt, let alone encircling her right after her kill while her prey is still alive in her jaws... no respect for wildlife. The same goes for surrounding a young leopard playing with its small prey, a moment when I counted over 50 vehicles, most with their engines running... sickening. I turned away, both my gaze and my camera. What a disaster to see this natural wonder of Africa turned into a tourist hotspot.
Yes, I loved this place on Earth, but no, I won’t "promote" it anywhere or to anyone.
Next, I also wanted to share my dissatisfaction with Tony Crocetta’s famous camp, Melting Pot Safari: where to begin? We booked a private vehicle for four with two friends, and I have no complaints about the vehicle itself (though it obviously came at a cost). The windows and the vehicle weren’t very photo-friendly, but let’s move on. The trip between the sisters’ guesthouse (which was fine) and the camp went smoothly, except we arrived a bit too late. Result: "We’ll leave for the safari an hour later today because the driver has to respect his rest hours." Perfect—with park formalities, we only spent about an hour in the park that evening. The safari got off to a great start... During our 12-day stay, we saw some amazing things. Tony wasn’t at the camp—I don’t know what the atmosphere is like when he’s there, but it was rather cold during our trip. Sylvie, his wife, barely looked at us, never asking how our day, night, or game drive went (I think she spoke to us once during the stay, plus the day we arrived, of course). We felt invisible... (if I were mean, I’d say the money had already been deposited into Melting Pot’s bank account.) The evening meals, if I may say so, were a joke: not enough dessert (aside from fruit, but the few elaborate desserts—like 10 for 18 guests) for everyone, barely enough meat or sides. If you were unlucky like us and ended up with a group of 15 people who decided to skip the starter, you’d better hurry to get your main course, or there might not be any left—and no refills... We always ate our fill, but sometimes we had to serve ourselves in advance. Finally, I want to correct something about the quality of the meals: seriously, this buffet was really mediocre and far from the culinary standards I’d read about in my pre-trip research (see their Facebook page). Anyway, let’s move past the food—after all, the avocados were sublime, and we’re not there primarily to eat.
About the tent: the river views were beautiful, and the beds were very comfortable. No running water, individual showers outside the tent, and dry toilets—but it’s Africa, so we weren’t shocked. However, I’m disappointed that for this "modest" price, I wasn’t warned there’d be no soap (and no, I don’t travel with my own soap—and for the price, a little bar in the tent wouldn’t be a luxury). But let’s move on—the hippo views were fantastic. Oh, and to preserve the Masai Mara’s water (which makes sense) and for hygiene reasons, underwear isn’t washed by the camp staff—fair enough. But then what’s that little sign next to the bed? Oh right, for a hefty sum, underwear suddenly becomes "washable"...
Finally, my biggest gripe is about the essential part: the game drives. In France, they sell you a dream with a "photo safari" (what’s the difference, really? A room with a few more electrical outlets?). They promise guides especially suited for photography (not a given, sorry) and vehicles that can get close to animals and go off-road... but here’s the catch: the guides are bound by park laws and hounded by rangers looking to fine rule-breakers. Result: as soon as a white ranger vehicle is spotted, we have to abandon our spot for a wild chase through the grass. Fun once... The next day, we learned that another group’s guide got caught and had to pay $100 for breaking the rules—a sum he casually asked the travelers in his vehicle to cover... because of course, Melting Pot lures tourists with dreams, the poor rangers try to get close, all while breaking park laws... and they break those laws for Crocetta’s company, which, of course, won’t dip into its profits to pay the fines. Basically, it’s "keep the clients happy, but don’t get fined—or the fines are on you or you’ll have to ask the clients directly." Nice boss! Anyway, there were long discussions about this last year, especially among the guests in the fined vehicle. My partner and I found these practices unacceptable, and we were deeply disappointed by this attitude.
I know many people adore this park and/or this company—maybe you were luckier... or maybe you’re less demanding than we are when it comes to respecting rules, nature, and clients. But after traveling through much of southern Africa, I can tell you we personally came back frustrated from this experience and aren’t eager to return... You’ve been warned.
I imagine many of you have been captivated by the Masai Mara park and/or your safari experience with Tony Crocetta/Melting Pot Safari. Still, I’d like to share my perspective. First, I’m an avid traveler, especially in love with Africa, which my partner and I have explored a bit (Zambia, South Africa, Botswana, Kenya, Zimbabwe, Namibia...). That said, I want to express my deep disappointment with both the Masai Mara and Tony Crocetta’s camp, Melting Pot Safari, where we stayed last year.
First, about the park: it’s stunning, no doubt. But what a highly touristy place! I can’t find the words to describe the horror of being among 30 4x4 vehicles lined up in front of a lioness hunt, let alone encircling her right after her kill while her prey is still alive in her jaws... no respect for wildlife. The same goes for surrounding a young leopard playing with its small prey, a moment when I counted over 50 vehicles, most with their engines running... sickening. I turned away, both my gaze and my camera. What a disaster to see this natural wonder of Africa turned into a tourist hotspot.
Yes, I loved this place on Earth, but no, I won’t "promote" it anywhere or to anyone.
Next, I also wanted to share my dissatisfaction with Tony Crocetta’s famous camp, Melting Pot Safari: where to begin? We booked a private vehicle for four with two friends, and I have no complaints about the vehicle itself (though it obviously came at a cost). The windows and the vehicle weren’t very photo-friendly, but let’s move on. The trip between the sisters’ guesthouse (which was fine) and the camp went smoothly, except we arrived a bit too late. Result: "We’ll leave for the safari an hour later today because the driver has to respect his rest hours." Perfect—with park formalities, we only spent about an hour in the park that evening. The safari got off to a great start... During our 12-day stay, we saw some amazing things. Tony wasn’t at the camp—I don’t know what the atmosphere is like when he’s there, but it was rather cold during our trip. Sylvie, his wife, barely looked at us, never asking how our day, night, or game drive went (I think she spoke to us once during the stay, plus the day we arrived, of course). We felt invisible... (if I were mean, I’d say the money had already been deposited into Melting Pot’s bank account.) The evening meals, if I may say so, were a joke: not enough dessert (aside from fruit, but the few elaborate desserts—like 10 for 18 guests) for everyone, barely enough meat or sides. If you were unlucky like us and ended up with a group of 15 people who decided to skip the starter, you’d better hurry to get your main course, or there might not be any left—and no refills... We always ate our fill, but sometimes we had to serve ourselves in advance. Finally, I want to correct something about the quality of the meals: seriously, this buffet was really mediocre and far from the culinary standards I’d read about in my pre-trip research (see their Facebook page). Anyway, let’s move past the food—after all, the avocados were sublime, and we’re not there primarily to eat.
About the tent: the river views were beautiful, and the beds were very comfortable. No running water, individual showers outside the tent, and dry toilets—but it’s Africa, so we weren’t shocked. However, I’m disappointed that for this "modest" price, I wasn’t warned there’d be no soap (and no, I don’t travel with my own soap—and for the price, a little bar in the tent wouldn’t be a luxury). But let’s move on—the hippo views were fantastic. Oh, and to preserve the Masai Mara’s water (which makes sense) and for hygiene reasons, underwear isn’t washed by the camp staff—fair enough. But then what’s that little sign next to the bed? Oh right, for a hefty sum, underwear suddenly becomes "washable"...
Finally, my biggest gripe is about the essential part: the game drives. In France, they sell you a dream with a "photo safari" (what’s the difference, really? A room with a few more electrical outlets?). They promise guides especially suited for photography (not a given, sorry) and vehicles that can get close to animals and go off-road... but here’s the catch: the guides are bound by park laws and hounded by rangers looking to fine rule-breakers. Result: as soon as a white ranger vehicle is spotted, we have to abandon our spot for a wild chase through the grass. Fun once... The next day, we learned that another group’s guide got caught and had to pay $100 for breaking the rules—a sum he casually asked the travelers in his vehicle to cover... because of course, Melting Pot lures tourists with dreams, the poor rangers try to get close, all while breaking park laws... and they break those laws for Crocetta’s company, which, of course, won’t dip into its profits to pay the fines. Basically, it’s "keep the clients happy, but don’t get fined—or the fines are on you or you’ll have to ask the clients directly." Nice boss! Anyway, there were long discussions about this last year, especially among the guests in the fined vehicle. My partner and I found these practices unacceptable, and we were deeply disappointed by this attitude.
I know many people adore this park and/or this company—maybe you were luckier... or maybe you’re less demanding than we are when it comes to respecting rules, nature, and clients. But after traveling through much of southern Africa, I can tell you we personally came back frustrated from this experience and aren’t eager to return... You’ve been warned.
bonjour a tous. Je suis nouveau et cela fais un petit moment que je reflechi a un projet. j'ai parcouru pas mal de forums et celui ci me plais le +. Je vais faire rapide et aimerais avoir differents avis et conseils. je suis un ancien conducteurs d'autocars et camions j'ai pas mal bouger en france et etranger, les voyages me manque. Actuellement mes filles sont grandes et elles se debrouillent et l'envie de partir me ronge. la vie me saoule et je cache pas que les gens que je connais ont une vie triste et tres ennuyeuse tout comme la mienne en ce moment, metro boulot dodo et surtout n'oublions pas les factures. Mon envie est de prendre le large sur un bateau et de vivre dessus et surtout de voir autre chose...Si des personnes l'ont fais ou vivent actuellement sur un bateau grand ou petit a l'année j'aimerais avoir des recits. je remercie d'avance.
PS: je suis tres bon bricoleur et bon mecanicien et bonne debrouille aussi, j'ai toujours gerer les problemes mecaniques ou humains dans beaucoup de situations.
Envie de voir, d'apprendre, vivre et connaitre d'autres choses dans ce monde ou que l'argent et l'egoisme de certains etres humains ne compte.
PS: je suis tres bon bricoleur et bon mecanicien et bonne debrouille aussi, j'ai toujours gerer les problemes mecaniques ou humains dans beaucoup de situations.
Envie de voir, d'apprendre, vivre et connaitre d'autres choses dans ce monde ou que l'argent et l'egoisme de certains etres humains ne compte.
Mai 2011...le grand retour dans l'ouest est proche.
Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛

Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...


Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.
Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.
Samedi 21 Mai:
Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.
Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄

Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...

Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...
Collection privée du coin...

L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...

Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...

Et toujours ce magnifique décors...

Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...
A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...

Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!

Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...

Sa petite école...

Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...



Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.
L'aventure commence fort!
Cette année nous avons recentré le périple, recadré nos objectifs, aux grandes virées véhiculées nous avons privilégiées les haltes prolongées dans des lieux stratégiques afin d'en découvrir les environs...mais à pied. Bon la voiture sera toujours présente pour l'accès à certains spots mais les semelles de nos chaussures de randos vont plus chauffer cette année et nous allons mouiller le maillot, c'est sûr... Forts des encouragement de multiples habitués de Vforum tels que Philippe (Sedonax), Notre Spartiate, ma petite belge préférée Val (bon ok je n'oublie pas non plus la VRAIE belge tellement sympathique et dynamique, Jacqueline 😄), Bern, ITAT, elTigrou, et autres...nous prenons le taxi pour Roissy en milieu de matinée. Les bonnes surprises se multiplient: enregistrement facile à l'arrivée, contrôles de douanes sans personnes, puis de sécurité sans sonner et à peine le temps de dire ouf (enfin un peu plus tout de même) et nous voilà devant notre "coucou" de l'année...Première carte de l "Aventure" 2011...😛

Après 08 heures de vol et quelques films de visualisés et nous voilà déjà à Detroit, MI notre "halte" de l'an passé. Nous avons de l'avance mais finalement nous serons retardés de 15 minutes car l'avion devant est toujours "amarré" au sas. Il est 16h00 heure locale, et nous ne sommes pas pressés, notre prochain vol étant à 19h46. Autre bonne surprise du jour: personne aux douanes!!! Nous passons en 10-15 minutes 😮 La jeune femme de l'immigration nous gratifie également d'un beau sourire et nous demande ce que nous avons prévu de visiter...!!!! Récupération des valises sans accroc et passage des douanes sans fouille des bagages! Nous voilà sur le sol Américain de nouveau, pour plus de 3 semaines!!! Nous prenons le petit train...


Et nous nous rendons au terminal A pour attendre notre prochain vol et pour nous habituer à l'heure locale, petit repas au restaurant Grill, très correct.
Nous embarquons finalement sur le "taxi" Delta Airlines pour rejoindre notre destination finale, Phoenix! Nous arrivons en Arizona à 21h10, il fait nuit mais très chaud. Nos valises ont bien suivi et nous les récupérons rapidement. En revanche première mauvaise surprise du jour: notre hôtel (le Radison Phoenix Airport) ne fait pas partie de ceux dont les numéros sont affichés sur l'écran pour appeler les navettes...et nous n'avons pas encore de téléphone...oups... Après discussion un vigile sympa prend son téléphone et appelle l'hôtel pour nous: une navette sera là dans 10 minutes. Great!!! Bon mais voilà après 30 minutes à patienter dehors (certes vu les 35°C du soir nous ne risquons pas de prendre froid) nous décidons de prendre finalement un taxi... 10 minutes plus tard et 20$ en moins 🏴☠️ nous voilà à l'hôtel où l'accueil n'est pas des plus jovial...comme le coup de la navette m'a déjà fait monter la tension, je décide de la relâcher en faisant entendre ma grosse voix en exprimant mon mécontentement après 20 heures de voyage...Le gérant fini par s'excuser, et il nous offre les petits déjeuner du lendemain pour compenser les soucis rencontrés 😛 Bon sinon l'hôtel est très bien, confortable et le petit déjeuner très bon.
Samedi 21 Mai:
Nous avons bien dormi, et nous nous réveillons, reposés, vers les 06h00 ce qui n'est pas un mauvais début! Après avoir pris la navette pour l'aéroport (je suis très content car nous avons déjà de l'avance sur notre planning), nous prenons celle pour l'agence Alamo, ou plutôt pour le Hall des Agences! Nous trouvons notre agence et notre conseiller... Et là patatrac...c'est là que tout bascule et que vous entrez...dans la quatrième dimension...celle des escrocs de tout vol où les véhicules SUV encore Mid (petits) l'année d'avant sont devenus Standard (traduisez Chevrolet Equinox) et où pour obtenir un véhicule digne de ce nom, vous devez rajoutez un supplément de pas moins de 19.9$ par jour (et encore offre du jour!!!) bref ni vu ni connu je t'entourloupe avec les taxes encore non payées et ce rajout nous avons une rallonge de 800$ à notre prix de départ...🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ galère... En plus nous avons perdu une heure en discussion inutile mais nous nous retrouvons au volant d'un excellent véhicule qui fera ses preuves le long de la route et des pistes: un Dodge Durango (équipé pour 7 personnes, autant dire qu'à deux;..)!!! Il fait déjà un bon 86°F et nous prenons la route, direction le quartier de Mesa où se trouve le Bass Pro Shop (un Outdoor World comme celui de l'an passé!!! Truffé de tout ce qu'il faut pour bien randonner, chasser, pêcher...). Nous allons quand même perdre un sacré temps pour: trouver le magasin (l'autoroute étant fermée juste à notre sortie 🏴☠️), faire le plein avec tout ce qu'il nous faut (chaussures waterproof, chaussettes de même utilité, ponchos, lampe frontale, habits de rando...), passer ensuite au Wall Mart pour complément alimentaire et glacière de survie...bref nous sommes de nouveau sur la route à 15h (j'entends déjà les habitués grincer des dents sur ce qu'il reste à parcourir...) et il fait maintenant 96°F (soit 36°C) et nous prenons plein est...vers Apache trail.
Nous sommes tout de suite plongé dans le bain avec un premier arrêt dans un musée peu avant Goldfield et un décor très...allez on peut le dire Far West...😄

Ne manque plus qu'un vautour sur ce cactus Saguaro...
Quelques centaines de mètres plus loin sur la droite nous prenons le petit chemin qui mène à Goldfield vraie fausse ville minière reconstituée, joyeux fourre tout des environs...mais c'est très amusant de se plonger dans cette petite ville et les vues de la montagne de la Superstition dans le fond sont magnifiques, surtout avec un ciel d'un bleu aussi profond...
Collection privée du coin...
L'église au fond et saloon au premier plan...un sacré mélange...

Nous déambulons dans LA rue principale de Goldfield...

Et toujours ce magnifique décors...

Ce n'est pas tout mais de la route nous attends, nous filons plus à l'est non sans avoir salué le train de Goldfield au passage...
A 16h55 nous sommes à Canyon Lake et prenons quelques clichés avant de poursuivre vers Tortilla Flat (17h15), 6 habitants, et son fameux saloon, le Superstition Saloon dont les toilettes valent le détour...

Mais surtout connu pour ses murs tapissés de billets de banque...et bien gardés!!!

Autres vues de la petite bourgade, autrefois relai de diligences...

Sa petite école...

Après le passage du très beau Apache Lake (à 18h25), nous parvenons enfin au Roosevelt Dam...il est 19h00 passé... Nous appelons nos logeurs à Sedona pour prévenir que nous arriverons deux heures plus tard...comptez plutôt 3 heures-3 heures 30 nous répond Ed...oups again...nous ne sommes pas rendus... Pour autant nous profitons tout de même des derniers instants de jour sur le lac et le pont...



Nous finissons notre route à 22h15. Nos hôtes du B&B Lantern Light Inn Ed et Kris nous attendaient...ils sont adorables mais nous les laissons bien vite aller se reposer. Nous faisons de même aprés cette première journée riche en évènements.
L'aventure commence fort!
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.











