Bonjour à tous,
Je prépare un premier voyage au Vietnam au mois d'avril prochain et ce pour une quinzaine de jours. Visiblement ce mois semble être un bon compromis pour les différents climats (nord / centre / sud).
J'ai besoin de vos conseils concernant deux points cruciaux :
- Au vu de la durée du voyage (15 j), est-ce préférable de partir avec un voyage organisé ?
Sinon, faut-il trouver des organismes sur place à chaque étape du voyage ? Est-ce facile de trouver ces agences sur place ? ? Mais j'ai peur que cela soit une perte de temps s'il faut chercher un tour opérator à chaque fois... J'aimerais surtout un guide pour les visites et le transport en mini bus me semble être un bon compromis (malgré les 200KM à avaler chaque matin...)
- Concernant les transports, est-ce facile d'atteindre des régions comme la baie d'along terrestre ou le delta du mékong via les transports en commun ? Ou là aussi faut-il préférer des tour opérator ?
J'ai bien conscience qu'un pays ne se visite pas en si peu de temps mais je ne peux pas étendre mon séjour à 21 jours et le visa étant obligatoire après 15J je me demande si ajouter 2/3 jours sera un vrai plus. Sachant que les organismes type Asia/Kuoni... proposent le plus souvent des séjours de 11/14 jours. Sinon, autre solution : profiter du nord et du centre uniquement dans ce laps de temps mais nos amis les voyagistes ne proposent pas ce combo (seulement le nord ou nord et sud...).
Merci pour vos lumières 🙂
Est ce que les vietnamiens sont chaleureux.😐
Bonjour,
La section "Vietnam" de VoyageForum est un des espaces parmi les plus visités du site. C'est aussi un sur lequel interviennent maintenant de façon directe ou détournée de plus en plus d'agences réceptives ou de (pseudos) blogueurs sur le pays via notamment des comptes multiples, de faux profils, des messages "bidonnés" ou vantant de manière à peine voilée des prestations touristiques. Bref, un ensemble de choses et de pratiques qui n'ont strictement rien à faire dans des discussions entre voyageurs.
Nous tenons à rappeler comme il est stipulé dans les conditions d'utilisation de VoyageForum que "aucune publicité, promotion, vente de produit ou offre de service n'est permise dans ce forum" en dehors des espaces publicitaires clairement dédiés à cet effet.
Les représentants des agences et autres professionnels sont donc invités à se conformer à ce principe et d'éviter à l'avenir toute intervention directe dans les discussions sur le Vietnam dans le seul but de promotionner d'une façon ou d'une autre leurs offres. De même, nous rappelons que les profils des comptes membres n'ont pas pour vocation d'être des vitrines d'agences de voyages, tout comme d'ailleurs les signatures choisies au bas des messages.
Dans le cas contraire, nous invitons chacun à signaler tout abus via notamment le lien «Signaler» situé en haut à droite des messages. De plus, nous nous réservons le droit de supprimer sans préavis tout contenu de message ou de profil contrevenant, voire même de fermer définitivement le compte des personnes concernées qu'elles soient annonceurs sur VoyageForum ou non.
Merci pour votre compréhension.
L'équipe VoyageForum
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L'équipe VoyageForum
J'arrive à 13h à Saigon et je voudrais aller directement à Vung Tau, il y a t'il des cars qui partent de l'aéroport pour cette ville.
Merci
Bonjour à tous!
Je vous ecris car je pars avec ma copine au Vietnam 3 semaines du 7 fevrier au 1er mars (trajet Sud Nord en plein pendant les fetes du Tet) et suis actuellement bloque sur mon choix de 3 jours de trek dans les montagnes du Nord Ouest qui se deroulerait du 20 au 22 fevrier. Ma grande question est : Est ce que le marche de Bac Ha est ouvert le dimanche 22 février, soit le 4eme jour du Tet? Si non autant passe 3 jours dans les environs de Sapa. Si oui, 2 jours Sapa et 1 jour Bac Ha (mais cela coute plus cher, du temps de trajet et je nai pas vraiment envie de me retrouver devant Bac Ha vide) Le soucis cest que l´agence francophone Vietnam Nomad Trail me dit que non et une autre agence sondée Eco Friendly Vietnam me dit que oui... 😕 Est ce que qqun aurait une reponse fiable svp? Que me conseilleriez vous?
Par ailleurs l´agence Motaiba qui propose en ce moment un tour special Tet annonce la possibilite de voir toutes sortes de festivals (voir ci dessous) les premiers jours du Tet (lors de ma venue). Est ce vrai? Quelqu´un aurait des infos complémentaires svp?
Merci beaucoup pour vos reponses!
Adrien
Jour 5 : Lao Cai – Sa Pa (B, L, D) Vous serez pris en charge dès votre arrivée à la gare de Lao Cai. Notre guide vous emmènera à un hôtel près de la gare pour profiter des commodités d’usage. Puis, petit-déjeuner avant de reprendre votre route à la découverte de la région. Le chauffeur et votre guide nous conduirons jusqu’au village « Ta Phin » des « Dzao Rouge ». En vous baladant dans le village, nous pourrons participer à un festival de dance des « Dzao rouge » pour inviter les ancêtres à revenir à leur demeure. Découverte de leurs mœurs et coutumes locales durant cette période de festivité. Dîner dans un restaurant de la ville et nuit à votre hôtel de Sa Pa.
Jour 6 : Sa Pa – Ta Van (B, L, D) Après le petit déjeuner, et ce dès le début de la journée, nous aurons l’occasion de participer à l’une des plus importantes festivités de la minorité « Giay » au village de « Ta Van » : Le Festival « Roong Pooc ». Les habitants prient pour la paix, la chance et le bonheur, mais aussi pour assurer une bonne récolte des terres agricoles. Ce festival a lieu le jour du dragon le 1er du mois selon le calendrier lunaire, et ici sont organisé de nombreux jeux folkloriques tels que le lancer du ballon, tir à la corde, et des chansons d’amour pour séduire les jeunes filles… Initialement, ce festival est organisé uniquement pour les habitants au village de « Ta Van » mais depuis quelques années, les autres habitants des villages voisins viennent y participer : des H’mong de « Hau Thau », « Lao Chai », des Dzao de « Ban Ho », « Ban Phung »… Continuation de vos découvertes de cette riche culture des minorités via les activités de ce festival. Dîner dans un restaurant local de la ville et nuit à votre hôtel de Sa Pa.
Jour 7 : Sa Pa – Bac Ha (B, L, D) Nous quitterons Sa Pa ce matin pour nous rendre jusqu’à « Bac Ha », un district rural reculé, appelé aussi « le plateau blanc » car au printemps cette région est couverte de fleurs de pruniers, de couleur blanche. Nous marchons jusqu’au village de « Ta Van Chu » des « H’mong ». Nous pourrons participer au festival de la plus grande de cette minorité – le festival « Say San » ou « Gau Tao » qui a lieu entre le 2e et 4e jour du Têt durant 3 jours. Les « H’mong » organisent ce festival pour montrer la reconnaissance au Dieu d’avoir répondu à leur aspiration. De nombreux jeux folkloriques sont organisés pendant le festival tel que le tire à l’arbalète, arts martiaux comme le « múa đao », ou bien encore la dance de flûte de Pan… Nuit chez l’habitant.
Je vous ecris car je pars avec ma copine au Vietnam 3 semaines du 7 fevrier au 1er mars (trajet Sud Nord en plein pendant les fetes du Tet) et suis actuellement bloque sur mon choix de 3 jours de trek dans les montagnes du Nord Ouest qui se deroulerait du 20 au 22 fevrier. Ma grande question est : Est ce que le marche de Bac Ha est ouvert le dimanche 22 février, soit le 4eme jour du Tet? Si non autant passe 3 jours dans les environs de Sapa. Si oui, 2 jours Sapa et 1 jour Bac Ha (mais cela coute plus cher, du temps de trajet et je nai pas vraiment envie de me retrouver devant Bac Ha vide) Le soucis cest que l´agence francophone Vietnam Nomad Trail me dit que non et une autre agence sondée Eco Friendly Vietnam me dit que oui... 😕 Est ce que qqun aurait une reponse fiable svp? Que me conseilleriez vous?
Par ailleurs l´agence Motaiba qui propose en ce moment un tour special Tet annonce la possibilite de voir toutes sortes de festivals (voir ci dessous) les premiers jours du Tet (lors de ma venue). Est ce vrai? Quelqu´un aurait des infos complémentaires svp?
Merci beaucoup pour vos reponses!
Adrien
Jour 5 : Lao Cai – Sa Pa (B, L, D) Vous serez pris en charge dès votre arrivée à la gare de Lao Cai. Notre guide vous emmènera à un hôtel près de la gare pour profiter des commodités d’usage. Puis, petit-déjeuner avant de reprendre votre route à la découverte de la région. Le chauffeur et votre guide nous conduirons jusqu’au village « Ta Phin » des « Dzao Rouge ». En vous baladant dans le village, nous pourrons participer à un festival de dance des « Dzao rouge » pour inviter les ancêtres à revenir à leur demeure. Découverte de leurs mœurs et coutumes locales durant cette période de festivité. Dîner dans un restaurant de la ville et nuit à votre hôtel de Sa Pa.
Jour 6 : Sa Pa – Ta Van (B, L, D) Après le petit déjeuner, et ce dès le début de la journée, nous aurons l’occasion de participer à l’une des plus importantes festivités de la minorité « Giay » au village de « Ta Van » : Le Festival « Roong Pooc ». Les habitants prient pour la paix, la chance et le bonheur, mais aussi pour assurer une bonne récolte des terres agricoles. Ce festival a lieu le jour du dragon le 1er du mois selon le calendrier lunaire, et ici sont organisé de nombreux jeux folkloriques tels que le lancer du ballon, tir à la corde, et des chansons d’amour pour séduire les jeunes filles… Initialement, ce festival est organisé uniquement pour les habitants au village de « Ta Van » mais depuis quelques années, les autres habitants des villages voisins viennent y participer : des H’mong de « Hau Thau », « Lao Chai », des Dzao de « Ban Ho », « Ban Phung »… Continuation de vos découvertes de cette riche culture des minorités via les activités de ce festival. Dîner dans un restaurant local de la ville et nuit à votre hôtel de Sa Pa.
Jour 7 : Sa Pa – Bac Ha (B, L, D) Nous quitterons Sa Pa ce matin pour nous rendre jusqu’à « Bac Ha », un district rural reculé, appelé aussi « le plateau blanc » car au printemps cette région est couverte de fleurs de pruniers, de couleur blanche. Nous marchons jusqu’au village de « Ta Van Chu » des « H’mong ». Nous pourrons participer au festival de la plus grande de cette minorité – le festival « Say San » ou « Gau Tao » qui a lieu entre le 2e et 4e jour du Têt durant 3 jours. Les « H’mong » organisent ce festival pour montrer la reconnaissance au Dieu d’avoir répondu à leur aspiration. De nombreux jeux folkloriques sont organisés pendant le festival tel que le tire à l’arbalète, arts martiaux comme le « múa đao », ou bien encore la dance de flûte de Pan… Nuit chez l’habitant.
Paru dans
http://vnexpress.net/tin-tuc/thoi-su/bang-lai-xe-b1-co-gia-tri-den-nghi-huu-3099238.html
Il semblerait qu'un paragraphe établit que le permis international sera reconnu au Vietnam à partir du 1er décembre 2014. Quelqu'un a entendu parler de ça ?
http://vnexpress.net/tin-tuc/thoi-su/bang-lai-xe-b1-co-gia-tri-den-nghi-huu-3099238.html
Il semblerait qu'un paragraphe établit que le permis international sera reconnu au Vietnam à partir du 1er décembre 2014. Quelqu'un a entendu parler de ça ?
Bonjour,
J'envisage de vérifier le taux de la banque puis de comparer avec les bijouteries (j'ai zappé les longs débats du forum sur le sujet et j'ai décidé de vérifier sur place par moi-même si oui ou non je me ferais avoir d'un côté ou de l'autre ;-).
Mais dans un précédent post (2011), Kimtwo nous informait que désormais il était difficile de changer dans les bijouteries : http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=4214154;page=1;search_string=bijouteries%20hanoi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;
J'ai pu lire dans d'autres messages, que les bijouteries n'avaient officiellement pas (ou plus ?) le droit de faire du change, mais qu'ici ou là, on en trouvait qui acceptaient. Je voudrais savoir quelle est la situation en 2013 : y a-t-il une tolérance des autorités, et si oui, la meilleure bijouterie est-elle toujours Quoc Trinh ? Je suis en contact avec une personne habitant Hanoi, et elle m'a tout de suite indiqué celle-ci quand je lui ai parlé de change. Et question très pratique : si c'est ok pour les bijouteries, avec quels types de billets (€) vaut-il mieux y aller ? Si je me pointe avec 10 ou 20 billets de 20 euros, est-ce que ça va les déranger d'avoir des billets de petites coupures ? Merci !
J'envisage de vérifier le taux de la banque puis de comparer avec les bijouteries (j'ai zappé les longs débats du forum sur le sujet et j'ai décidé de vérifier sur place par moi-même si oui ou non je me ferais avoir d'un côté ou de l'autre ;-).
Mais dans un précédent post (2011), Kimtwo nous informait que désormais il était difficile de changer dans les bijouteries : http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=4214154;page=1;search_string=bijouteries%20hanoi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;
J'ai pu lire dans d'autres messages, que les bijouteries n'avaient officiellement pas (ou plus ?) le droit de faire du change, mais qu'ici ou là, on en trouvait qui acceptaient. Je voudrais savoir quelle est la situation en 2013 : y a-t-il une tolérance des autorités, et si oui, la meilleure bijouterie est-elle toujours Quoc Trinh ? Je suis en contact avec une personne habitant Hanoi, et elle m'a tout de suite indiqué celle-ci quand je lui ai parlé de change. Et question très pratique : si c'est ok pour les bijouteries, avec quels types de billets (€) vaut-il mieux y aller ? Si je me pointe avec 10 ou 20 billets de 20 euros, est-ce que ça va les déranger d'avoir des billets de petites coupures ? Merci !
Bonjour
Nous sommes actuellement à Mui ne et la plage est sale plein de jelly fish. ..horrible!
Est-ce que Nha Trang est une belle plage actuellement ?
Avez-vous une plage à me conseiller dans le coin ?
Merci
Est-ce que Nha Trang est une belle plage actuellement ?
Avez-vous une plage à me conseiller dans le coin ?
Merci
Bonjour ,
J'envisage depuis quelques années de passer les mois de janvier et février au Vietnam mais mon projet n'a jamais abouti car j'ai lu qu'il y avait un problème avec l'eau encapsulée : " Pour l'eau, il ne faut pas faire aveuglément confiance à la notion d'encapsulage (les industrieux vietnamiens montent des petites usines de « recapsulage » partout où les touristes apparaissent). Dans les grands hôtels et restos, en revanche, on peut avoir confiance. Pour le reste, hormis les canettes trop difficiles à contrefaire, mieux vaut se fier à sa propre désinfection chimique (type Micropur DCCNa®) ou par filtration (type Katadyn®). Les filtres microbiens ont fait des progrès considérables de miniaturisation autant que d'efficacité."
Or je fréquente rarement les grands hôtels et je choisis généralement les hébergements de la gamme "petit budget". Je ne me vois pas utiliser du Micropur pendant 2 mois.
Quelle est votre expérience par rapport à ce problème ?
Merci !
Bonjour !
Les questions qui suivent s'adressent aux grands connaisseurs du VIETNAM du Nord ^^
Je suis à la recherche d'infos utiles et de bons plans sur le Nord Est du pays. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette partie du Vietnam ?
Combien de temps à prévoir (sans trop se presser) pour faire le lac et le parc Ba Be + la région de Ha Giang, en partance d’Hanoï ? Sachant que, si j'ai bien compris, il n'y a aucun bus entre Bao Lac et Ha Giang.
Je pensais séjourner dans les montagnes du nord durant 9 jours max en consacrant une bonne semaine au nord est, et en ajoutant 2 jours pour voir Bac Ha et Sapa qui restent des lieux incontournables même si très touristiques. Est-ce jouable ? Ou est-ce que cela serait trop compliqué en termes de timing ? Dois-je enlever quelque chose à l'itinéraire sachant que je privilégie les régions du nord est ?
Est-il facile de s'organiser sans guide dans la région de Ha Giang ? Notamment, est-il facile de trouver tout seul des taxis-motos pour relier des lieux tels que Bao Lac - Meo Vac - Dong Van ? ça fait beaucoup de questions, je sais 😊 Mais je vous serais infiniment reconnaissante de toutes les précisions que vous pourrez m'apporter !
Merci :)
Les questions qui suivent s'adressent aux grands connaisseurs du VIETNAM du Nord ^^
Je suis à la recherche d'infos utiles et de bons plans sur le Nord Est du pays. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette partie du Vietnam ?
Combien de temps à prévoir (sans trop se presser) pour faire le lac et le parc Ba Be + la région de Ha Giang, en partance d’Hanoï ? Sachant que, si j'ai bien compris, il n'y a aucun bus entre Bao Lac et Ha Giang.
Je pensais séjourner dans les montagnes du nord durant 9 jours max en consacrant une bonne semaine au nord est, et en ajoutant 2 jours pour voir Bac Ha et Sapa qui restent des lieux incontournables même si très touristiques. Est-ce jouable ? Ou est-ce que cela serait trop compliqué en termes de timing ? Dois-je enlever quelque chose à l'itinéraire sachant que je privilégie les régions du nord est ?
Est-il facile de s'organiser sans guide dans la région de Ha Giang ? Notamment, est-il facile de trouver tout seul des taxis-motos pour relier des lieux tels que Bao Lac - Meo Vac - Dong Van ? ça fait beaucoup de questions, je sais 😊 Mais je vous serais infiniment reconnaissante de toutes les précisions que vous pourrez m'apporter !
Merci :)
Bonjour,
Nous partons pour le Vietnam le 14 Octobre avec un visa multi-entrée de 90 jours. Nous commençons l'aventure par Saigon.
Notre idée c'est de trouver une moto (180cc maximum comme nous avons put pas mal le lire sur les forums divers, puisque, malheureusement, le permis moto de Monsieur n'est pas valable au Vietnam) et de remonter vers le Nord en prenant notre temps et en tentant d'en voir le maximum.
Nous avons notre "Lonely Planet" et nous allons probablement suivre les routes conseillées mais j'aurai aimé savoir si il y avait, par hasard, des endroits, des petits coins, des perles peu connues que vous pourriez nous conseiller de part votre expérience?
Nous avons le temps de notre côté et tous conseils sont les bienvenus. J'imagine que vous devez surement voir ce genre de messages pas mal de fois sur le forum mais malheureusement nous n'avons aucune expérience du Vietnam et nageons en eau trouble pour le moment.
Passeriez-vous plus de temps au Sud, au Nord, au Centre? Ou le tout mérite-t-il la même attention?
Merci par avance!
Nous partons pour le Vietnam le 14 Octobre avec un visa multi-entrée de 90 jours. Nous commençons l'aventure par Saigon.
Notre idée c'est de trouver une moto (180cc maximum comme nous avons put pas mal le lire sur les forums divers, puisque, malheureusement, le permis moto de Monsieur n'est pas valable au Vietnam) et de remonter vers le Nord en prenant notre temps et en tentant d'en voir le maximum.
Nous avons notre "Lonely Planet" et nous allons probablement suivre les routes conseillées mais j'aurai aimé savoir si il y avait, par hasard, des endroits, des petits coins, des perles peu connues que vous pourriez nous conseiller de part votre expérience?
Nous avons le temps de notre côté et tous conseils sont les bienvenus. J'imagine que vous devez surement voir ce genre de messages pas mal de fois sur le forum mais malheureusement nous n'avons aucune expérience du Vietnam et nageons en eau trouble pour le moment.
Passeriez-vous plus de temps au Sud, au Nord, au Centre? Ou le tout mérite-t-il la même attention?
Merci par avance!
Salut !
J'ai trouvé grace à la magie de couchsurfing.com une famille qui veut bien me recevoir pour le nouvel an vietnamien. Je m'inquiète toutefois que la famille soit hyper généreuse envers moi et de ressembler à un parasite.
Avez-vous des suggestions pour leur montrer ma reconnaissance ? Qu'est-il contume de donner lorsqu'on se fait recevoir pour cet évènement ? J'ai vu des paniers cadeaux en vente dans les marchés. Est-ce que ce genre de cadeau serait apprécié ?
Je serai dans la province de Hai Duong.
Merci
Avez-vous des suggestions pour leur montrer ma reconnaissance ? Qu'est-il contume de donner lorsqu'on se fait recevoir pour cet évènement ? J'ai vu des paniers cadeaux en vente dans les marchés. Est-ce que ce genre de cadeau serait apprécié ?
Je serai dans la province de Hai Duong.
Merci
Salut à tous,
Voici le contexte : nous partons 20 jours au Vietnam puis 10 jours au Cambodge (en gros).
Pour le cambodge, nous changerons des euros contre des dollars sur place, en arrivant à Siem Reap. J'ai cru comprendre que le cours sur place était très intéressant. Quel est là-bas le meilleur endroit pour opérer ce change ?
Pour le Vietnam, nous prendrons des euros que nous changerons en Dongs sur place (plutôt dans une bijouterie a priori). Mais nous devrons payer le visa sur place (45$) et notre croisière en dollars. Etant à Strasbourg, je n'ai pas de bureau de change intéressant, seule ma banque me propose un taux de 1,241 dollars pour un euro, donc pas génial du tout. Puis-je espérer trouver un cours plus intéressant à Hanoï (banque, bijouterie ?) J'envisage en fait de prendre juste 90 dollars sur moi pour payer les visas puis ensuite échanger des euros contre des dollars.
Mon système tient-il la route selon vous ? Je suis bien évidemment preneur de conseils et bonnes adresses pour toutes ces questions !
Matthieu
Voici le contexte : nous partons 20 jours au Vietnam puis 10 jours au Cambodge (en gros).
Pour le cambodge, nous changerons des euros contre des dollars sur place, en arrivant à Siem Reap. J'ai cru comprendre que le cours sur place était très intéressant. Quel est là-bas le meilleur endroit pour opérer ce change ?
Pour le Vietnam, nous prendrons des euros que nous changerons en Dongs sur place (plutôt dans une bijouterie a priori). Mais nous devrons payer le visa sur place (45$) et notre croisière en dollars. Etant à Strasbourg, je n'ai pas de bureau de change intéressant, seule ma banque me propose un taux de 1,241 dollars pour un euro, donc pas génial du tout. Puis-je espérer trouver un cours plus intéressant à Hanoï (banque, bijouterie ?) J'envisage en fait de prendre juste 90 dollars sur moi pour payer les visas puis ensuite échanger des euros contre des dollars.
Mon système tient-il la route selon vous ? Je suis bien évidemment preneur de conseils et bonnes adresses pour toutes ces questions !
Matthieu
Hi there,
The question’s in the title—should I buy a map locally or bring a detailed one from France? If so, which one?
Thanks! 😉
The question’s in the title—should I buy a map locally or bring a detailed one from France? If so, which one?
Thanks! 😉
Bonjour à tou(te)s !
Ça y est je craque : je m'étais promis de faire avec tout ce qui existe déjà sur le forum pour construire mon 1er voyage en Asie 😮 mais là, je me noie sous les infos... Plus j'avance, plus je doute, et si je vous suis déjà reconnaissante pour la somme de pistes, conseils et détails glanés ici depuis début septembre, je crois qu'il est temps de concrétiser. Alors merci à celles et ceux qui vont faire sauter mes bugs ! Nous partons à 2, nous sommes plutôt de bons marcheurs, nous n'avons jamais fait d'itinérant sans véhicule perso, nous détestons marchander, ouille ! Mais on a très envie d'y aller !
Dans notre grande ignorance de l'étendue du pays au moment de prendre les billets d'avion, nous allons donc atterrir à Saigon et repartir d'Hanoi. Ceci dit, on aimerait faire au mieux, mais que garder pour une première fois ?
Voilà où nous en étions arrivés hier soir et puis aujourd'hui, on en est à remettre en cause des étapes entières, en se disant qu'il faut se calmer et tant pis pour cette fois, peut-être qu'on reviendra ?
18 mars, tôt : arrivée Saigon J2 : Saigon J3 : bus Delta -> Can Tho J4 : Vinh Long, An Binh J5 : bus Saigon, vol Phu Quoc J6 : Phu Quoc J7 : Phu Quoc, vol Da Nang via Saigon J8 : Hoi An J9 : Hoi An J10 : Hué par col des Nuages J11 : Hué, train nuit pour Ninh Binh J12 : Tam Coc J13 : Tam Coc J14 : bus Haiphong, Cat Ba J15 : jonque baies Lan Ha - Ha Long J16 : jonque Lan Ha - Ha Long, bus Hanoi + train nuit Lao Cai J17 : Sapa J18 : Sapa rando 2 jours J19 : Sapa rando 2 jours, train nuit Hanoi J20 : Hanoi J21 : Hanoi J22 : Hanoi, vol retour soir
Autant de jours, autant de dilemmes : si trop rapide, enlever Phu Quoc (1 AR en avion pour 48h !) ou Sapa (riz pas levé, météo…) ? où ajouter le temps gagné pour en profiter ? un jour de plus dans le delta pour aller jusqu'à Tra Vinh ou pour plus de temps autour de Can Tho ? Ou autour de Tam Coc ? si on conserve Sapa, n’est-il pas préférable d’ajouter une journée à notre randonnée et d’utiliser le bus Sapaexpress pour gagner du temps sur les trajets ? qu’est-il obligatoire de réserver maintenant en matière d’hébergement, de transport, d’activité (jonque, rando) ? avez-vous porté vos bagages toute une journée 🤪 ?on fait comment avec ses bagages sur une moto taxi ? on fait pas ? ou alors c'est ok si on a un sac à dos ? est-ce plus simple de passer par une agence en arrivant sur place pour par exemple les bus pour le Delta ou la voiture avec chauffeur à Hoi An pour Hué, ou plus ? Ou pas ? où loger à Hanoi ? je pensais passer par airbnb mais ne trouve pas de vraies chambre chez des habitants comme à Saigon 😕Voilà pour l’instant, j’espère ne choquer personne avec mes questions de néophyte… Grande est la tentation de la faire à la Japonaise mais avec votre aide, nous saurons résister ! Et surtout, j’ai comme l’impression que les déplacements sont chronophages…
Je me replonge dans les méandres de mon parcours en attendant impatiemment vos sympathiques réactions, cordialement, Cécile
Ça y est je craque : je m'étais promis de faire avec tout ce qui existe déjà sur le forum pour construire mon 1er voyage en Asie 😮 mais là, je me noie sous les infos... Plus j'avance, plus je doute, et si je vous suis déjà reconnaissante pour la somme de pistes, conseils et détails glanés ici depuis début septembre, je crois qu'il est temps de concrétiser. Alors merci à celles et ceux qui vont faire sauter mes bugs ! Nous partons à 2, nous sommes plutôt de bons marcheurs, nous n'avons jamais fait d'itinérant sans véhicule perso, nous détestons marchander, ouille ! Mais on a très envie d'y aller !
Dans notre grande ignorance de l'étendue du pays au moment de prendre les billets d'avion, nous allons donc atterrir à Saigon et repartir d'Hanoi. Ceci dit, on aimerait faire au mieux, mais que garder pour une première fois ?
Voilà où nous en étions arrivés hier soir et puis aujourd'hui, on en est à remettre en cause des étapes entières, en se disant qu'il faut se calmer et tant pis pour cette fois, peut-être qu'on reviendra ?
18 mars, tôt : arrivée Saigon J2 : Saigon J3 : bus Delta -> Can Tho J4 : Vinh Long, An Binh J5 : bus Saigon, vol Phu Quoc J6 : Phu Quoc J7 : Phu Quoc, vol Da Nang via Saigon J8 : Hoi An J9 : Hoi An J10 : Hué par col des Nuages J11 : Hué, train nuit pour Ninh Binh J12 : Tam Coc J13 : Tam Coc J14 : bus Haiphong, Cat Ba J15 : jonque baies Lan Ha - Ha Long J16 : jonque Lan Ha - Ha Long, bus Hanoi + train nuit Lao Cai J17 : Sapa J18 : Sapa rando 2 jours J19 : Sapa rando 2 jours, train nuit Hanoi J20 : Hanoi J21 : Hanoi J22 : Hanoi, vol retour soir
Autant de jours, autant de dilemmes : si trop rapide, enlever Phu Quoc (1 AR en avion pour 48h !) ou Sapa (riz pas levé, météo…) ? où ajouter le temps gagné pour en profiter ? un jour de plus dans le delta pour aller jusqu'à Tra Vinh ou pour plus de temps autour de Can Tho ? Ou autour de Tam Coc ? si on conserve Sapa, n’est-il pas préférable d’ajouter une journée à notre randonnée et d’utiliser le bus Sapaexpress pour gagner du temps sur les trajets ? qu’est-il obligatoire de réserver maintenant en matière d’hébergement, de transport, d’activité (jonque, rando) ? avez-vous porté vos bagages toute une journée 🤪 ?on fait comment avec ses bagages sur une moto taxi ? on fait pas ? ou alors c'est ok si on a un sac à dos ? est-ce plus simple de passer par une agence en arrivant sur place pour par exemple les bus pour le Delta ou la voiture avec chauffeur à Hoi An pour Hué, ou plus ? Ou pas ? où loger à Hanoi ? je pensais passer par airbnb mais ne trouve pas de vraies chambre chez des habitants comme à Saigon 😕Voilà pour l’instant, j’espère ne choquer personne avec mes questions de néophyte… Grande est la tentation de la faire à la Japonaise mais avec votre aide, nous saurons résister ! Et surtout, j’ai comme l’impression que les déplacements sont chronophages…
Je me replonge dans les méandres de mon parcours en attendant impatiemment vos sympathiques réactions, cordialement, Cécile
Un peu d'Histoire ! A chaque point cardinal a été érigé un temple destiné à protéger la ville contre les "Esprits Mauvais", le tout formant les "4 gardiens sacrés de Thang Long", l'ancien nom de Hanoi.
Au nord, sur la rive sud du grand lac Tay Ho, le temple Quan Thanh, appelé également Tran Vu, est dédié à Huyen Thien Tran Vu, une déité mentionnée dans des légendes vietnamiennes aussi bien que chinoises, créditée d'avoir aidé les vietnamiens à chasser les fantômes, esprits mauvais et envahisseurs étrangers. Il a été construit par le roi Ly Thai To en 1010, année où le roi a décidé de transférer la capitale du royaume du Vietnam de Hoa Lu à Thang Long. A l'intérieur se trouve une statue en bronze de la déité pesant 4 tonnes, coulée dans le village traditionnel du bronze de Ngu Xa en 1677.
A l'est, sur la rue Hang Buom, le temple Bach Ma est l'ancien temple du 9e siècle Long Do ("Le ventre du dragon") et a toute une légende : à chaque fois que le roi faisait construire une citadelle, elle s'écroulait ; il a donc demandé à des dignitaires d'invoquer les Puissances surnaturelles à Long Do ; au cours des prières, un cheval blanc est sorti du temple au galop ; le roi a ordonné de construire sa citadelle sur le chemin pris par le cheval, avec succès cette fois-ci, et a fait rebaptiser le temple "Bac Ma" ("Cheval blanc"). Il contient de nombreuses reliques anciennes telles que des stèles contant les origines du temple
Au sud, le temple Kim Lien a été également édifié en 1010 en honneur de Cao Son, dont la légende veut qu'il soit le premier des 50 fils du premier couple du Vietnam, Lac Long Quan et Au Co. Il a été transféré au 16e dans le quartier de Kim Hoa, plus proche du centre de Thang Long. Une stèle de plus de 2m de haut contient un récit des miracles effectués par Cao Son et des poêmes de reconnaissance. Un festival traditionnel d'offrandes au Saint se déroule encore aujourd'hui le 16 mars.
Enfin, à l'ouest, le temple Voi Phuc ("Eléphants agenouillés") a été construit au 11e par le roi Ly Thanh Tong pour honorer le prince légendaire Ling Lang ; la légende veut que ce prince ait offert au roi de repousser l'invasion d'une armée chinoise de la dynastie des Sung ; le roi lui donne 2 élépéhnts ; devant son armée, le prince fait face aux 2 éléphants en criant "Je suis le général venant des Cieux" ; les 2 éléphants s'agenouillent devant lui, puis l'un le conduit à la bataille, qu'il gagne. Le temple a alors été érigé en remerciement de cette victoire. La légende veut que le prince ait reparu sous les dynasties des Tran et des Le pour repousser d'autres envahisseurs, lui valant le nom de "Génie supérieur".
Bonnes visites !
Au nord, sur la rive sud du grand lac Tay Ho, le temple Quan Thanh, appelé également Tran Vu, est dédié à Huyen Thien Tran Vu, une déité mentionnée dans des légendes vietnamiennes aussi bien que chinoises, créditée d'avoir aidé les vietnamiens à chasser les fantômes, esprits mauvais et envahisseurs étrangers. Il a été construit par le roi Ly Thai To en 1010, année où le roi a décidé de transférer la capitale du royaume du Vietnam de Hoa Lu à Thang Long. A l'intérieur se trouve une statue en bronze de la déité pesant 4 tonnes, coulée dans le village traditionnel du bronze de Ngu Xa en 1677.
A l'est, sur la rue Hang Buom, le temple Bach Ma est l'ancien temple du 9e siècle Long Do ("Le ventre du dragon") et a toute une légende : à chaque fois que le roi faisait construire une citadelle, elle s'écroulait ; il a donc demandé à des dignitaires d'invoquer les Puissances surnaturelles à Long Do ; au cours des prières, un cheval blanc est sorti du temple au galop ; le roi a ordonné de construire sa citadelle sur le chemin pris par le cheval, avec succès cette fois-ci, et a fait rebaptiser le temple "Bac Ma" ("Cheval blanc"). Il contient de nombreuses reliques anciennes telles que des stèles contant les origines du temple
Au sud, le temple Kim Lien a été également édifié en 1010 en honneur de Cao Son, dont la légende veut qu'il soit le premier des 50 fils du premier couple du Vietnam, Lac Long Quan et Au Co. Il a été transféré au 16e dans le quartier de Kim Hoa, plus proche du centre de Thang Long. Une stèle de plus de 2m de haut contient un récit des miracles effectués par Cao Son et des poêmes de reconnaissance. Un festival traditionnel d'offrandes au Saint se déroule encore aujourd'hui le 16 mars.
Enfin, à l'ouest, le temple Voi Phuc ("Eléphants agenouillés") a été construit au 11e par le roi Ly Thanh Tong pour honorer le prince légendaire Ling Lang ; la légende veut que ce prince ait offert au roi de repousser l'invasion d'une armée chinoise de la dynastie des Sung ; le roi lui donne 2 élépéhnts ; devant son armée, le prince fait face aux 2 éléphants en criant "Je suis le général venant des Cieux" ; les 2 éléphants s'agenouillent devant lui, puis l'un le conduit à la bataille, qu'il gagne. Le temple a alors été érigé en remerciement de cette victoire. La légende veut que le prince ait reparu sous les dynasties des Tran et des Le pour repousser d'autres envahisseurs, lui valant le nom de "Génie supérieur".
Bonnes visites !
Au Vietnam il n'est pas rare qu'une légende se rattache à un événement de la vie courante, à une situation géographique, un événement historique ou tout simplement à un met.
Le gâteau de riz gluant Banh Chung en vietnamien, est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.
La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.
Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.
Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
Bonsoir à tous!
Voilà mon copain et moi souhaiterions partir 1 mois en Asie, continent pour lequel j'ai déjà craqué... Nous hésitons encore un peu sur la destination exacte mais nous pensons au Vietnam. Il s'agit d'une première dans le pays pour moi, et d'une première en Asie pour lui 😎. Je recherche surtout des conseils ou témoignages quant aux endroits qui vous ont le plus ému, plu, chamboulé... Je sais que le forum regorge de post comme celui-ci, mais je pourrais m'y perdre des heures, en déroutant sur de multiples sujets. Je suis une fan de nature et de grands espaces verts, la majestuosité de la nature m'émerveille, mais pas autant que les rencontres et aventures humaines. Je suis de bonne composition et m'adapte facilement au milieu. Besoin de dépaysement et d'une réelle "claque" pour ce voyage... Nous devrions partir 1 mois, octobre ou novembre mais j'ai pu comprendre que ces mois n'étaient pas forcément conseillés selon qu'on voyage au nord ou au sud...?
Merci de me faire partager vos expériences...!
Koh.
Voilà mon copain et moi souhaiterions partir 1 mois en Asie, continent pour lequel j'ai déjà craqué... Nous hésitons encore un peu sur la destination exacte mais nous pensons au Vietnam. Il s'agit d'une première dans le pays pour moi, et d'une première en Asie pour lui 😎. Je recherche surtout des conseils ou témoignages quant aux endroits qui vous ont le plus ému, plu, chamboulé... Je sais que le forum regorge de post comme celui-ci, mais je pourrais m'y perdre des heures, en déroutant sur de multiples sujets. Je suis une fan de nature et de grands espaces verts, la majestuosité de la nature m'émerveille, mais pas autant que les rencontres et aventures humaines. Je suis de bonne composition et m'adapte facilement au milieu. Besoin de dépaysement et d'une réelle "claque" pour ce voyage... Nous devrions partir 1 mois, octobre ou novembre mais j'ai pu comprendre que ces mois n'étaient pas forcément conseillés selon qu'on voyage au nord ou au sud...?
Merci de me faire partager vos expériences...!
Koh.
Bonjour
Je continue de paufiner mes 3 semaines au Vietnam en Aout 2012 et pour faire plaisir à une partie de notre petit groupe (nous partons à 3 couples d'amis ) je recherche un hotel sympa sur une plage dans la région de Hué ou de Hoi An . Histoire de faire une pause après le Nord où nous allons courir un peu et où nous allons privilégier des logements petits budgets .
Pour faire frémir les baroudeurs purs et durs , je recherche un peu de luxe 😎...le grand mot est laché 😊
Bon alors attention pas le luxe à 300 euros la nuit ...faut pas abuser non plus !!! Mais disons entre 50 et .... 150 si vraiment on me promet LE paradis sur terre 😄
Je cherche du luxe-charme pas du luxe-chaine avec 300 chambres .
Donc je suis preneuse de toutes les suggestions .
Petite question subsidiaire🙂 : j'ai vu et lu à plusieurs reprises des posts sur des vols DIRECTS Danang-Siem Reap (Silkair , Jetcost ??) mais je ne les retrouve pas sur les sites ?? Alors si quelqu'un à un tuyau ou a déjà pris ce vol et peut me renseigner je suis preneuse aussi .
Je continue de paufiner mes 3 semaines au Vietnam en Aout 2012 et pour faire plaisir à une partie de notre petit groupe (nous partons à 3 couples d'amis ) je recherche un hotel sympa sur une plage dans la région de Hué ou de Hoi An . Histoire de faire une pause après le Nord où nous allons courir un peu et où nous allons privilégier des logements petits budgets .
Pour faire frémir les baroudeurs purs et durs , je recherche un peu de luxe 😎...le grand mot est laché 😊
Bon alors attention pas le luxe à 300 euros la nuit ...faut pas abuser non plus !!! Mais disons entre 50 et .... 150 si vraiment on me promet LE paradis sur terre 😄
Je cherche du luxe-charme pas du luxe-chaine avec 300 chambres .
Donc je suis preneuse de toutes les suggestions .
Petite question subsidiaire🙂 : j'ai vu et lu à plusieurs reprises des posts sur des vols DIRECTS Danang-Siem Reap (Silkair , Jetcost ??) mais je ne les retrouve pas sur les sites ?? Alors si quelqu'un à un tuyau ou a déjà pris ce vol et peut me renseigner je suis preneuse aussi .
Bonjour,
je visiterai le Vietnam en avril en compagnie de mon conjoint, un guide et un chauffeur d'une agence d'Hanoi. J'aimerais savoir en USD combien je devrais donner ( par personne et par jour) pour le guide ainsi que pour le chauffeur. J'ai lu un peu sur le sujet dans les forums et les réponses sont un peu floues. Je voudrais aussi savoir s'il est bien vu de donner des petits cadeaux lors des dodos chez l'habitant et si oui, puis-je avoir des idées?
Tant qu'à être dans les questions, est-ce que je peux amener des choses pour les enfants là-bas? Des jouets, des bonbons etc... est-ce que c'est pauvre dans les montagnes du nord?
Merci beaucoup
je visiterai le Vietnam en avril en compagnie de mon conjoint, un guide et un chauffeur d'une agence d'Hanoi. J'aimerais savoir en USD combien je devrais donner ( par personne et par jour) pour le guide ainsi que pour le chauffeur. J'ai lu un peu sur le sujet dans les forums et les réponses sont un peu floues. Je voudrais aussi savoir s'il est bien vu de donner des petits cadeaux lors des dodos chez l'habitant et si oui, puis-je avoir des idées?
Tant qu'à être dans les questions, est-ce que je peux amener des choses pour les enfants là-bas? Des jouets, des bonbons etc... est-ce que c'est pauvre dans les montagnes du nord?
Merci beaucoup
Bonjour,
nous partons au vietnam en couple en début mars. nous comptons passer 5 jours dans le sud avec HCMC comme point de chute. On prévoit de visiter le delta à My Tho en 2 jours puisque c'est la ville la plus proche de HCMC et d'après les carnet de voyage et les retours des voyageurs, c'est plutôt intéressant.
On voudrait aussi passer les 3 jours restants sur une belle plage. Quelle plage me conseillez vous qui soit proche de HCMC pour ne pas perdre trop de temps dans les transports?
Merci
Cintra
Cintra
Bonjour à tous!
Voila, je pars très bientot au Vietnam et je suis en train de préciser mon itineraire. J'ai très envie de faire la "route des photographes" et donc de voir les belles rizières aux alentours de Mu Cang Chai. Je souhaite voyager par les transports locaux (même si je sais que bon nombre d'entre vous me dirons qu'il est preferable de louer une voiture + chauffeur.) Je ne veux pas rentrer dans ce débat et j'aimerai trouver quelques voyageurs qui ont fait cette experience et/ou qui y sont allés il n'ya a pas très longtemps pour avoir leur retour et quelques détails sur les possibilités de trajets...
Et je commence ma grosse série de questions.... (désolée d'avance!!😛)
- En partant d'Hanoi, vaut-il mieux que je commence par Sapa et Bac Ha puis aller sur cette fameuse route des photographes pour revenir sur Hanoi, ou vaut-il mieux faire la boucle dans l'autre sens? (je serai à Hanoi vers le 15 aout)
-Même si je sais qu'il est faisable de faire ça en transports, j'ai l'impression que les bus et possibilités changent. quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les bus a prendre pour faire ce périple? Y'a t il par exemple toujours un bus couchette de nuit vers la région de Mù Cang Chai à partir de la gare de My Dinh à Hanoi?
- Est-ce que cel a vaut le coup de s'arreter à Nghia Lô? (marché, villages aux alentours, rizières...)
- De Hanoi, avec le bus, est-il possible de s'arreter à Tu Lê? est-ce bien de faire un trek sur le col de Tú Lê?
- et-ce une bonne idée de s'arreter à Nga Ba Kim afin de voir les rizières de La Pan Tan?
- à Mu Cang Chai, est-il facile de visiter les rizières aux alentours? (seule ou bien avec un guide trouvé sur place). Combien de temps me conseillez-vous d'y rester?
Comme vous le voyez, je suis un peu perdue et je serai recnnaissante envers tout ceux qui pourraient m'apporter leur aide!!
Un grand merci d'avance!! :)
Voila, je pars très bientot au Vietnam et je suis en train de préciser mon itineraire. J'ai très envie de faire la "route des photographes" et donc de voir les belles rizières aux alentours de Mu Cang Chai. Je souhaite voyager par les transports locaux (même si je sais que bon nombre d'entre vous me dirons qu'il est preferable de louer une voiture + chauffeur.) Je ne veux pas rentrer dans ce débat et j'aimerai trouver quelques voyageurs qui ont fait cette experience et/ou qui y sont allés il n'ya a pas très longtemps pour avoir leur retour et quelques détails sur les possibilités de trajets...
Et je commence ma grosse série de questions.... (désolée d'avance!!😛)
- En partant d'Hanoi, vaut-il mieux que je commence par Sapa et Bac Ha puis aller sur cette fameuse route des photographes pour revenir sur Hanoi, ou vaut-il mieux faire la boucle dans l'autre sens? (je serai à Hanoi vers le 15 aout)
-Même si je sais qu'il est faisable de faire ça en transports, j'ai l'impression que les bus et possibilités changent. quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les bus a prendre pour faire ce périple? Y'a t il par exemple toujours un bus couchette de nuit vers la région de Mù Cang Chai à partir de la gare de My Dinh à Hanoi?
- Est-ce que cel a vaut le coup de s'arreter à Nghia Lô? (marché, villages aux alentours, rizières...)
- De Hanoi, avec le bus, est-il possible de s'arreter à Tu Lê? est-ce bien de faire un trek sur le col de Tú Lê?
- et-ce une bonne idée de s'arreter à Nga Ba Kim afin de voir les rizières de La Pan Tan?
- à Mu Cang Chai, est-il facile de visiter les rizières aux alentours? (seule ou bien avec un guide trouvé sur place). Combien de temps me conseillez-vous d'y rester?
Comme vous le voyez, je suis un peu perdue et je serai recnnaissante envers tout ceux qui pourraient m'apporter leur aide!!
Un grand merci d'avance!! :)
Une question que vous avez sûrement traitée mais je n'ai jamais trouvé une réponse précise.
Si vous pouviez m'éclairer sur ce sujet...
Je vais faire Paris - Siem Reap (aller) et Ho Chi Minh - Paris (retour).
Je fais un voyage de 6 semaines en tout.
Quel sorte de visa il me faut pour ce voyage ne sachant pas combien de temps je reste au Cambodge (pouvant partir pour le Vietnam au bout d'une semaine comme au bout de 2 semaines).
Il y a quelques mois, j'ai posté une discussion sur les hmongs, mais j'ai fait beaucoup de recherches depuis, y compris questionner sérieusement des hmong eux-mêmes (avec un petit problème ; il semblerait que seuls les chamans peuvent relater les vieilles traditions orales et les vieux chants, et, d'après la femme hmong d'un ami de Sapa, seuls les hommes les connaissent également, et en partie seulement. Donc, voilà le résultat de mes recherches actuelles. Vous etes cordialement invités à en rajouter !
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Bonjour
Nous partons (couple de sexagénaires voyageurs aguerris ++) au Vietnam pour trois semaines en mai.
Les différents guides décrivent en magnifique région : montagnes, rizières, villages et marchés de minorités, etc .... mais les posts du forum décrivent une réalité tout autre : arnaques, mais surtout une région "pourrie" par le tourisme de masse
Il reste j'en suis sure des endroits magiques
Vous qui y etes allés, dites moi où, SVP !! et qu'éviter !
Bonjour,
nous débuterons un circuit de 3 semaines au Vietnam en mars prochain. Nous avons ajouté une journée à Hanoï au début du voyage et 2 jours à Ho Chi Minh Ville à la fin du voyage. Avez-vous des activités, des visites, des restaurants typiques à nous suggérer ? Pour planifier notre budget, pouvez-vous nous donner une idée des coûts reliés à ceux-ci ?
À Hanoï, nous sommes déjà censés faire un tour de ville à pied. À Ho Chi Minh Ville, nous ferons aussi une promenade à pied dans la ville et visiterons le bureau de poste centrale et la cathédrale. Nous assisterons alors à un spectacle de marionnettes sur l'eau. J'ai lu des commentaires particulièrement positifs concernant le spectacle de marionnettes sur l'eau à Hanoï. Est-ce que cela vaudrait la peine d'y assister aussi ?
Merci !🙂
nous débuterons un circuit de 3 semaines au Vietnam en mars prochain. Nous avons ajouté une journée à Hanoï au début du voyage et 2 jours à Ho Chi Minh Ville à la fin du voyage. Avez-vous des activités, des visites, des restaurants typiques à nous suggérer ? Pour planifier notre budget, pouvez-vous nous donner une idée des coûts reliés à ceux-ci ?
À Hanoï, nous sommes déjà censés faire un tour de ville à pied. À Ho Chi Minh Ville, nous ferons aussi une promenade à pied dans la ville et visiterons le bureau de poste centrale et la cathédrale. Nous assisterons alors à un spectacle de marionnettes sur l'eau. J'ai lu des commentaires particulièrement positifs concernant le spectacle de marionnettes sur l'eau à Hanoï. Est-ce que cela vaudrait la peine d'y assister aussi ?
Merci !🙂
Bonjour à tous !
Nous serons entre Hanoi et Ninh Binh entre les 19 et 23 mars 2012 inclus Nous souhaitons ensuite partir pour Danang le 24 mars matin (Avion). Nous avons programmé de faire une petite croisière de 2 jours/1 Nuit sur la baie d'Halong et de passer une journée sur la Baie d'Halong Terrestre. Selon vous, est ce qu'il est plus judicieux de rester sur Hanoi et de faire une excursion d'une journée sur la baie d'Halong terrestre ? Ou bien est-ce que cela vaut le coup de partir le 22 mars matin, de dormir le 22 au soir sur ninh Binh et de profiter du 23 mrs sur le parc national de Cuc Phuong avant de retourner sur Hanoi le 23 au soir ? (Avion le 24 matin).
19.03 Hanoi Nuit à Hanoi 20.03 Excursion Baie d’Along Nuit dans le bateau 21.03 ExcursionBaie d’Along Nuit à Hanoi 22.03 Hanoi - Ninh Binh/Baie d’along par les terres - Hanoi 23.03 Hanoi 24.03 Vol Hanoi - Danang
OU
19.03 Hanoi Nuit à Hanoi 20.03 Excursion Baie d’Along Nuit dans le bateau 21.03 ExcursionBaie d’Along Nuit à Hanoi 22.03 Ninh Binh Baie d’along par les terres 23.03 Ninh Binh Le Parc national de Cuc Phuongpuis - retour Hanoi le soir pour vol le lendemain 24.03 Vol Hanoi - Danang Nous ne savons vraiment pas comment organiser le truc... C'est la première fois que nous ne pouvons pas nous déplacer dans un pays par nous même et c'est vraiment problématique pour nous de devoir chercher quelqu'un pour nous emmener à chaque fois vers les sites. Par exemple, une fois à Ninh Binh, comment aller à la baie d'Halong terrestre ? comment aller vers le parc national de Cuc Phuong ? comment en revenir ? faut il réserver ? Doit on obligatoirement avoir toujours un chauffeur ou un guide avec nous ? (ça ne nous emballe vraiment pas !)...
Merci de votre aide
3000 questions dans nos têtes ! 😉😛
Nous serons entre Hanoi et Ninh Binh entre les 19 et 23 mars 2012 inclus Nous souhaitons ensuite partir pour Danang le 24 mars matin (Avion). Nous avons programmé de faire une petite croisière de 2 jours/1 Nuit sur la baie d'Halong et de passer une journée sur la Baie d'Halong Terrestre. Selon vous, est ce qu'il est plus judicieux de rester sur Hanoi et de faire une excursion d'une journée sur la baie d'Halong terrestre ? Ou bien est-ce que cela vaut le coup de partir le 22 mars matin, de dormir le 22 au soir sur ninh Binh et de profiter du 23 mrs sur le parc national de Cuc Phuong avant de retourner sur Hanoi le 23 au soir ? (Avion le 24 matin).
19.03 Hanoi Nuit à Hanoi 20.03 Excursion Baie d’Along Nuit dans le bateau 21.03 ExcursionBaie d’Along Nuit à Hanoi 22.03 Hanoi - Ninh Binh/Baie d’along par les terres - Hanoi 23.03 Hanoi 24.03 Vol Hanoi - Danang
OU
19.03 Hanoi Nuit à Hanoi 20.03 Excursion Baie d’Along Nuit dans le bateau 21.03 ExcursionBaie d’Along Nuit à Hanoi 22.03 Ninh Binh Baie d’along par les terres 23.03 Ninh Binh Le Parc national de Cuc Phuongpuis - retour Hanoi le soir pour vol le lendemain 24.03 Vol Hanoi - Danang Nous ne savons vraiment pas comment organiser le truc... C'est la première fois que nous ne pouvons pas nous déplacer dans un pays par nous même et c'est vraiment problématique pour nous de devoir chercher quelqu'un pour nous emmener à chaque fois vers les sites. Par exemple, une fois à Ninh Binh, comment aller à la baie d'Halong terrestre ? comment aller vers le parc national de Cuc Phuong ? comment en revenir ? faut il réserver ? Doit on obligatoirement avoir toujours un chauffeur ou un guide avec nous ? (ça ne nous emballe vraiment pas !)...
Merci de votre aide
3000 questions dans nos têtes ! 😉😛
Bonjour
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Hello Fellow Travellers !
Resident a Singapour, je prepare mon prochain voyage au Vietnam en Mai. Je fais appel a vos connaissances et conseils car c'est la premiere fois pour moi :) Je partirais 8/9 jours. Comme je ne peux pas tout faire... 9 jours c'est court... J'ai besoin de vous !
Voici mon plan:
Jour 1 = Arrive a Hanoi et nuit a Hanoi
Jour 2/3/4 = Baie D'halong => je suis conscient que c'est très touristique => je souhaite faire quelque chose d'authentique, hors sentiers battus (difficile peut être), avec le moins de mon possible. Durant mes voyages precedents, je suis plutôt de celui se levant a 5 heure du matin pour éviter les foules. Si possible une jonque privée ou sinon 4/6 personnes maximum. => vos avis, plutôt 2 ou 3 nuits ? Quelle compagnie pouvez-vous conseiller répondant a ces critères ?
Jours 5/6 = Ninh Binh => ca a l'air magnifique ! Est-ce redondant avec Halong Bay ? => que conseillez comme itinéraire sur 2 jours ?
Jour 7 = Hue or Hoi An ? => alors ici j'hésite... Je pense que les deux sont a voir.. Mais pour une premiere fois que conseillez-vous ? => Au niveau de la durée, quel temps jugez-vous nécessaire ?
Jours 8/9 = Danang => Ici le but est de terminer relax sur la plage avant le retour sur Singapour
Cet itinéraire est on progress... Vos conseils et avis sont les bienvenus. Je suis ouvert a toutes propositions et changement !
Merci !!
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Jour 1 = Arrive a Hanoi et nuit a Hanoi
Jour 2/3/4 = Baie D'halong => je suis conscient que c'est très touristique => je souhaite faire quelque chose d'authentique, hors sentiers battus (difficile peut être), avec le moins de mon possible. Durant mes voyages precedents, je suis plutôt de celui se levant a 5 heure du matin pour éviter les foules. Si possible une jonque privée ou sinon 4/6 personnes maximum. => vos avis, plutôt 2 ou 3 nuits ? Quelle compagnie pouvez-vous conseiller répondant a ces critères ?
Jours 5/6 = Ninh Binh => ca a l'air magnifique ! Est-ce redondant avec Halong Bay ? => que conseillez comme itinéraire sur 2 jours ?
Jour 7 = Hue or Hoi An ? => alors ici j'hésite... Je pense que les deux sont a voir.. Mais pour une premiere fois que conseillez-vous ? => Au niveau de la durée, quel temps jugez-vous nécessaire ?
Jours 8/9 = Danang => Ici le but est de terminer relax sur la plage avant le retour sur Singapour
Cet itinéraire est on progress... Vos conseils et avis sont les bienvenus. Je suis ouvert a toutes propositions et changement !
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Bonjour à tous,
Je n'ai pas trouvé sur le forum cette même requête, par conséquent je lance une nouvelle discussion. J'aimerais savoir quel est le meilleur moyen (combien de temps sur place? Moyen de transport?) pour visiter tous ces 4 lieux en 12 jours? Mes amis arrivent sur Hanoi le 26 Avril dans la nuit et repartent le 7 Mai.
Merci
François
Je n'ai pas trouvé sur le forum cette même requête, par conséquent je lance une nouvelle discussion. J'aimerais savoir quel est le meilleur moyen (combien de temps sur place? Moyen de transport?) pour visiter tous ces 4 lieux en 12 jours? Mes amis arrivent sur Hanoi le 26 Avril dans la nuit et repartent le 7 Mai.
Merci
François








