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France: où vont et où sont les cyclotouristes?
Aux beaux jours je fait des périples à vélo. J'emprunte des pistes cyclables et des grands itinéraires de vélo mais pour visiter des tas de choses souvent je prends des routes et des petites routes de France et je sillonne des tas de coins.
Cette question dans le titre car hormis dans les grands axes pour vélo je ne vois jamais ou pratiquement jamais de cyclotouristes sur les routes de France. Je sais bien qu'il y en a mais j'en vois jamais et parfois je me sent un peu seul. Quand je croise des cyclotouristes par ex sur les grands axes comme le canal de la garonne ou des tronçons de la vélodyssée, je remarque qu'ils sont souvent pressés et je ne les imagines pas visiter des coins comme je fait alors voilà pourquoi je pose cette question
Comment estimer la difficulté d'un parcours à vélo?
Bonjour
Je suis en train de préparer un voyage à vélo dans une région apparemment assez vallonnée (sud-ouest de l'Angleterre) mais n'ai aucune idée de la difficulté que représente le dénivelé. Comme j'y vais avec une amie qui n'a pas la même force que moi, c'est un paramètre à prendre en compte pour organiser le voyage, éventuellement en effectuant certains segments en transport en commun ou en voiture (avantage du vélo pliable).
Par exemple, le segment Plymouth - Exeter fait 70km mais environ 900m de dénivelé positif : de manière générale, en prenant en compte non seulement la distance mais aussi le dénivelé (voire le vent contraire), comment estimer la difficulté d'un parcours ?
Merci.
-- Edit : un début de réponse:
"Cette indication est certes très intéressante mais, à notre avis, est insuffisante pour caractériser un parcours car elle ne prend pas en compte la façon dont le dénivelé est réparti." http://www.velomath.fr/parcours_difficile.php
Je suis en train de préparer un voyage à vélo dans une région apparemment assez vallonnée (sud-ouest de l'Angleterre) mais n'ai aucune idée de la difficulté que représente le dénivelé. Comme j'y vais avec une amie qui n'a pas la même force que moi, c'est un paramètre à prendre en compte pour organiser le voyage, éventuellement en effectuant certains segments en transport en commun ou en voiture (avantage du vélo pliable).
Par exemple, le segment Plymouth - Exeter fait 70km mais environ 900m de dénivelé positif : de manière générale, en prenant en compte non seulement la distance mais aussi le dénivelé (voire le vent contraire), comment estimer la difficulté d'un parcours ?
Merci.
-- Edit : un début de réponse:
"Cette indication est certes très intéressante mais, à notre avis, est insuffisante pour caractériser un parcours car elle ne prend pas en compte la façon dont le dénivelé est réparti." http://www.velomath.fr/parcours_difficile.php
Voyager en 4x4 sans guide en Bolivie
Bonjour à tous,
Nous revenons, mon épouse et moi, d'un voyage de 5 semaines en Bolivie. Arrivée à Lima, 4 jours à Arequipa, étonnante étape gastronomique. Puis vol Lima-La Paz.
Avons loué un Nissan Patrol chez un suisse établi à La Paz depuis 30 ans, deux sièges à l'avant et une couchette à l'arrière, au cas où.
Cassons tout de suite un mythe, celui de la dangerosité de parcourir le pays dans sa voiture, seul avec sa propre capacité de conduite et son bon sens, véhiculé par les guides de voyages et les ambassades. Seule précaution, bien se renseigner sur les mouvements sociaux en cours, qui provoquent des blocages de routes et peuvent vous immobiliser un temps indéterminé.
Sinon, le peuple est gentil, presque indifférent à votre qualité d'européen. Où que vous alliez et quelque soit le renseignement ou l'aide que vous sollicitez, vous serez toujours reçu avec une bienveillante apathie. Sur la route, vous ne rencontrerez pas de courtoisie excessive, les gens sont pauvres et rudes. Policiers et militaires (en nombre restreints pour ces derniers) sont polis et serviables.
Les routes goudronnées sont belles, les chemins en général praticables. Notre Nissan était impeccable, à la suisse. V6 de 4L, 18 litres aux 100, réservoir de 85L, réservoir de toit de 120L plus un jerrican de 40L sur la galerie ; 2 roues de secours. 2000€ les 15 jours. Essence à 40ctms d'€, fournie par le Venezuela, de très mauvaise qualité.
Le mois de Février est le pire, au niveau météo, pour visiter le pays, septembre sans doute le meilleur. Mais très peu de monde, question de choix. Le salar d'Uyuni était inondé, et la route Quetenas-Tupiza impraticable. Dommage.
Avons fait le Sajama, majestueux, puis le salar d'Uyuni par Irija. C'est l'entrée Nord, le seule valable, les entrées Est par Colchani et Uyuni sont à vomir. A Irija, dormir chez Dona Lupe (en phonétique : donia loupé). Pas de sourire, mais elle vous donne tout.
Avons parcouru le sud lipez en long et en large, un enchaînement étourdissant de geysers et de laguna, de montagnes aux reflets magiques et de pampa hyper roulante. Durant notre périple, nous avons roulé 2 jours de suite sans croiser âme qui vive, excepté les lamas et les autruches. Il faut remonter le sud lipez par la route de l'est, direction Quetenas, en partant de laguna verde. Aucun guide ne la propose, alors que c'est de loin le coin le plus enivrant de notre voyage. Mais quelles sensations ! Celles ci devaient être accrues par le stress dû au risque de perte de repère, de crevaison, et finalement du néant... . Une carte sommaire avec un tracé au stabilo conseillé par notre suisse, et le soleil pour repère. Chemins de terre et de pierre constellés d'affluents et de pattes d'oies ; aucun panneau. Il ne doit rien vous arriver.
Il s'agit en fait de s'exercer à un simple exercice mental : il faut imaginer. Imaginer la direction correcte, le chemin qui mène à votre objectif. Et quelle joie d'arriver à destination d'une laguna, de l'arbre de pierre, ouf, on ne s'est pas trompé... Notre suisse nous avait bien donné un GPS de 20 ans d'age qui donne les directions, mais lui-même ne savait pas exactement s'en servir. Alors, pour les explications, repassez plus tard.
Juste avant Quetenas, une pancarte : Laguna Celesta 30KM. 3 heures d'un chemin cauchemardesque jalonné de silex coupant. Je craignais la crevaison, à en avoir la migraine. Au bout du chemin, la plus magnifique laguna rencontrée jusqu'ici. Et toujours personne.
Retour par Quetenas, donc, puis Potosi (la ville Bof, mais les environs sont tous splendides), Sucre (enchantés par ce séjour de 3 jours), puis rendu la voiture à Cochabamba.
Retour à la Paz, où nous sommes retournés à notre hôtel tenu par un Français, A la maison, puis repas au coin du bar chez un autre français, chez Moustache. De superbes personnes, que nous ne connaissions pas en arrivant et qui sont devenus des amis, avec lesquels nous avons descendus la route de la mort en VTT (sympa, on fait vite abstraction du ravin).
Partir seuls à la découverte d'un monde inconnu est certes grisant, mais peut s'avérer frustrant, notamment dans la découverte in extremis de coins magiques qu'il faut passer trop vite alors que vous auriez pu en profiter longuement en y arrivant directement. Aux pieds du Sajama, les ruisseaux d'eaux chaudes (37°, fonds spongieux, petites criques et minuscules cascades) sont bien cachés. Nous connaissions leur existence, mais ne les avons trouvés qu'au départ. Nous avons tout arrêté pour s'y baigner, bien sûr, mais la route doit se poursuivre...
un euro : 7,25 bolos
On peut remplir ses réservoir additionnel et autres jerrycans aux stations essence, mais il faut graisser la patte du pompiste (20 ou 30 bolos). Nous n'avions pas d'autorisation (qui sert théoriquement à éviter les trafics, car l'essence est une denrée hautement subventionnée), mais on y arrive. Il faut faire de l'essence à chaque station croisée, c'est un impératif.
Nous avons rencontré sur la route un couple de jeunes Français sur des vélos bardés de sacoches originaires d'Ile de France. Ils pédalaient par 3500m d'altitude. Nous les avons croisés et, assez incrédules, nous nous sommes arrêtés et avons reculé jusqu'à eux. Ils étaient partis pour un tour d'Amérique du Sud de 9 mois, genre Panama- Terre de feu. Ils étaient charmants, épuisés et tout sourire. Ils font partie du souvenir...
Nous avons croisé un retraité allemand sur une moto de petite cylindrée (100cm3) achetée 1000 dollars à Bogota. Depuis, il trace la route, sa moto est dans un état impeccable (il la nettoie et la graisse tous les soirs). Combien de temps ? Réponse : maintenant, j'ai toute la vie. Vivement la retraite !
Dernière chose : nous ne parlons pas espagnol, ou si peu. Lorsqu'on nous parle, il faut imaginer, encore...! Olivier et Nathalie
un euro : 7,25 bolos
On peut remplir ses réservoir additionnel et autres jerrycans aux stations essence, mais il faut graisser la patte du pompiste (20 ou 30 bolos). Nous n'avions pas d'autorisation (qui sert théoriquement à éviter les trafics, car l'essence est une denrée hautement subventionnée), mais on y arrive. Il faut faire de l'essence à chaque station croisée, c'est un impératif.
Nous avons rencontré sur la route un couple de jeunes Français sur des vélos bardés de sacoches originaires d'Ile de France. Ils pédalaient par 3500m d'altitude. Nous les avons croisés et, assez incrédules, nous nous sommes arrêtés et avons reculé jusqu'à eux. Ils étaient partis pour un tour d'Amérique du Sud de 9 mois, genre Panama- Terre de feu. Ils étaient charmants, épuisés et tout sourire. Ils font partie du souvenir...
Nous avons croisé un retraité allemand sur une moto de petite cylindrée (100cm3) achetée 1000 dollars à Bogota. Depuis, il trace la route, sa moto est dans un état impeccable (il la nettoie et la graisse tous les soirs). Combien de temps ? Réponse : maintenant, j'ai toute la vie. Vivement la retraite !
Dernière chose : nous ne parlons pas espagnol, ou si peu. Lorsqu'on nous parle, il faut imaginer, encore...! Olivier et Nathalie
Moustiques, observation des baleines et location de voiture au Québec
Bonjour à tous, je viens de m'inscrire sur ce forum après avoir lu plusieurs carnets qui m’ont beaucoup aidé à préparer notre futur voyage de noces au Canada (plus précisément au Québec, en Ontario et à New York).
Cependant j'ai quelques questions qui restent en suspens :
- déjà le problème des moustiques !!! Déjà en France, je suis allergique à leur piqûres et j'ai cru comprendre que là bas ils sont bien plus voraces ... Nous partons du 16 juillet au 02 août et j'aimerais savoir les régions qui sont les plus touchés, comment s'en protéger au maximum, que faire en cas de piqûres, ...?
- ensuite concernant les baleines, nous avons prévu de passer à Grandes Bergeronnes pour faire une excursion en kayak de mer. Certains d'entre vous l'ont-ils fait? qu'en avez-vous pensez? doit on préférer un zodiac (pour avoir plus de mobilité et donc plus de chance de faire une bonne observation)?? Je sais bien que la nature est capricieuse mais j'aimerais mettre toute les chances de notre côté car c'est vraiment le moment que mon futur mari attend le plus de ce voyage !!
- toujours concernant les baleines, j'hésite à prendre un logement type chalet Essipit aux Escoumins. J'ai vu de très bons avis comme des très négatifs, avez vous eu l'occasion d'y séjourner? quel chalet avez vous choisi? avez vous pu faire une observation depuis la rive?
- enfin en ce qui concerne la location de voiture, sachant que nous arrivons à Montreal, avez vous une compagnie à nous conseiller? combien de temps avant le départ devons nous faire la réservation? j'avoue que je me perds un peu dans toute ces offres... De plus au milieu de notre voyage, nous faisons une excursion à New York au départ de Quebec. Me conseillez vous de rendre le véhicule et d'en reprendre un au retour de NY ou pensez vous que je puisse le laisser garer 3 jours dans un parking? C'est une grande question car évidemment rendre le véhicule pour 3 jours est plus sécuritaire et nous fais économiser un peu mais ça va demander de passer encore un peu plus de temps chez le loueur de voiture !!
Voilà, j’espère que mes questions seront assez claire et que vous pourrez me conseiller... Merci d'avance !
- déjà le problème des moustiques !!! Déjà en France, je suis allergique à leur piqûres et j'ai cru comprendre que là bas ils sont bien plus voraces ... Nous partons du 16 juillet au 02 août et j'aimerais savoir les régions qui sont les plus touchés, comment s'en protéger au maximum, que faire en cas de piqûres, ...?
- ensuite concernant les baleines, nous avons prévu de passer à Grandes Bergeronnes pour faire une excursion en kayak de mer. Certains d'entre vous l'ont-ils fait? qu'en avez-vous pensez? doit on préférer un zodiac (pour avoir plus de mobilité et donc plus de chance de faire une bonne observation)?? Je sais bien que la nature est capricieuse mais j'aimerais mettre toute les chances de notre côté car c'est vraiment le moment que mon futur mari attend le plus de ce voyage !!
- toujours concernant les baleines, j'hésite à prendre un logement type chalet Essipit aux Escoumins. J'ai vu de très bons avis comme des très négatifs, avez vous eu l'occasion d'y séjourner? quel chalet avez vous choisi? avez vous pu faire une observation depuis la rive?
- enfin en ce qui concerne la location de voiture, sachant que nous arrivons à Montreal, avez vous une compagnie à nous conseiller? combien de temps avant le départ devons nous faire la réservation? j'avoue que je me perds un peu dans toute ces offres... De plus au milieu de notre voyage, nous faisons une excursion à New York au départ de Quebec. Me conseillez vous de rendre le véhicule et d'en reprendre un au retour de NY ou pensez vous que je puisse le laisser garer 3 jours dans un parking? C'est une grande question car évidemment rendre le véhicule pour 3 jours est plus sécuritaire et nous fais économiser un peu mais ça va demander de passer encore un peu plus de temps chez le loueur de voiture !!
Voilà, j’espère que mes questions seront assez claire et que vous pourrez me conseiller... Merci d'avance !
Sans photos le voyage est plus beau!?
Voila deux semaines que je suis de retour de voyage, comme tout le monde j'ai envie de partager.
Mais, j'ai très peux de photos. J'avais décidé avant mon départ de réduire l'utilisation de mon appareil...
Et j'ai remarqué que sans ce boitier pendu au poignet, près à dégainer, le voyage est différent, beaucoup plus agréable.
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
Bonjour tout le monde !! 😏
Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇
Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute...
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
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FAT BASTARD
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(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
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Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)
"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...
(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
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Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
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Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
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Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
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Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
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C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
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Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.
Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
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Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
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Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
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La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.
(Suite p 1 post 16)
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
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FAT BASTARD
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(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
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Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...

(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
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Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
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Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
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Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
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Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
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C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
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Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
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Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
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Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
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La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
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De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
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La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.(Suite p 1 post 16)
Yellowstone National Park: conseils et itinéraire?
Hello les ami(e)s,
Pour 2016, j'aimerais planifier un US Tour des parcs nationaux de la West Coast.
Je les connais tous plus ou moins bien, sauf Yellowstone.
Comme ce dernier est immense, j'aurais besoin de votre aide pour tracer un itinéraire démarant à Salt Lake City et se terminant vers San Francisco.
J'aimerais faire ce type de boucle, en passant 4 ou 5 nuits à Yellowstone.
Voir, en voiture, avec un peu de marche, ses plus beaux sites et ses incontournables.
J'aurais aussi besoin d'avoir des noms de motels ou hôtels pour ce trajet et ces 4 ou 5 nuits.
Merci pour votre coup de main et très bonne journée à vous.
A + 😎
Pour 2016, j'aimerais planifier un US Tour des parcs nationaux de la West Coast.
Je les connais tous plus ou moins bien, sauf Yellowstone.
Comme ce dernier est immense, j'aurais besoin de votre aide pour tracer un itinéraire démarant à Salt Lake City et se terminant vers San Francisco.
J'aimerais faire ce type de boucle, en passant 4 ou 5 nuits à Yellowstone.
Voir, en voiture, avec un peu de marche, ses plus beaux sites et ses incontournables.
J'aurais aussi besoin d'avoir des noms de motels ou hôtels pour ce trajet et ces 4 ou 5 nuits.
Merci pour votre coup de main et très bonne journée à vous.
A + 😎
Croisière Musica, départ de Venise le 18 octobre (Grèce, Monténégro)
bonjour,
nous partons pour notre 2eme croisiere a bord du musica au depart de venise direction la grece et le montenegro. les escales: venise-bari-katakolon, santorin, athenes, corfou, kotor. nous souhaitons prendre le moins d'excursion possible avec msc car nous serons 6 avec un petit budget. c'est notre 1ere croisiere avec msc. quel forfait boisson me conseillez vous? est que le all inclusive et rentable? si vous avez des photos de cabines en exterieur pont fantastica elles seront egalement les bienvenues afin de nous faire une idee. merci à tous ceux qui nous permettrons de preparer au mieux cette croisiere
nous partons pour notre 2eme croisiere a bord du musica au depart de venise direction la grece et le montenegro. les escales: venise-bari-katakolon, santorin, athenes, corfou, kotor. nous souhaitons prendre le moins d'excursion possible avec msc car nous serons 6 avec un petit budget. c'est notre 1ere croisiere avec msc. quel forfait boisson me conseillez vous? est que le all inclusive et rentable? si vous avez des photos de cabines en exterieur pont fantastica elles seront egalement les bienvenues afin de nous faire une idee. merci à tous ceux qui nous permettrons de preparer au mieux cette croisiere
Road trip Norvège 3 semaines en van: itinéraire et ferry
Bonjour,
Nous partons en couple cet été pour 3 semaines en Norvège. Il y a beaucoup de route si nous partons de France en van aménagé. Vu les distances, je crains qu'on manque de temps pour visiter ce que nous souhaitons ou alors de bien prendre le temps de découvrir les paysages. Nous souhaiterions avoir des conseils pour l'itinéraire, le ferry et les choix de lieux.
Route et ferrys: Nous voulons visiter Copenhague. Quel trajet nous conseilleriez vous: de faire toute la route ou bien de prendre un ou 2 ferrys ? Et après Copenhague, est-ce plus judicieux de passer par la Suède via Göteborg puis Oslo et de rouler vers le sud pour rejoindre Stavanger puis Bergen ou de prendre un ferry pour rejoindre Stavanger ou Bergen? Hirtshals vers Kristiansand/Stavanger/Bergen par exemple. Ne sachant pas encore à quelle heure nous arriverions ni dans quel sens on fait le trajet, ce n'est pas simple de prévoir l'itinéraire et les trajets en ferry... Pour le retour, pas d'arrêt spécial pour visiter donc nous voulons prendre le ferry. Quel serait l'endroit le plus approprié (économique et stratégique en timing/route)? J'ai pensé à Larvik/Langesund-Hirtshals, Oslo-Kiel (mais long), Stavanger-Hirtshals selon le sens de notre itinéraire. Avec Fjordline, on ne peut pas voir les prix ou réserver avec ce type de véhicule (trajet Stavanger-Hirtshals). J'imagine qu'on peut seulement utiliser Color Line ou StenaLine avec notre véhicule... Quelqu'un confirme?
Itinéraire: Nous pensions commencer par Oslo puis aller vers Stavanger-Bergen-Nord et redescendre pour prendre un ferry mais je m'aperçois que c'est beaucoup de route et que 3 semaines vont passer vite. Je ne sais pas s'il y a un sens à privilégier. On voudrait construire l'itinéraire en fonction des ferries et des lieux que l'on veut voir.
Les lieux que l'on souhaite voir: Oslo Stavanger, le Preikestolen, Trolltunga 3 jours sont-ils suffisants pour ces 3 lieux? Route des Trolls Bergen îles Lofoten Combien de temps y rester pour voir l'essentiel si on part de Bodo (ferry) pour remonter vers Narvik par la route? Quels sont les incontournables et belles promenades? Les Fjords: Lysefjord, Naerofjord, Geirangerfjord. D'autres à conseiller? J'en ai noté d'autres sur notre passage. Rando: est-ce qu'il y a un parc à privilégier, des endroits? Cela est difficile en 18 jours sur place non?
Nous partons en couple cet été pour 3 semaines en Norvège. Il y a beaucoup de route si nous partons de France en van aménagé. Vu les distances, je crains qu'on manque de temps pour visiter ce que nous souhaitons ou alors de bien prendre le temps de découvrir les paysages. Nous souhaiterions avoir des conseils pour l'itinéraire, le ferry et les choix de lieux.
Route et ferrys: Nous voulons visiter Copenhague. Quel trajet nous conseilleriez vous: de faire toute la route ou bien de prendre un ou 2 ferrys ? Et après Copenhague, est-ce plus judicieux de passer par la Suède via Göteborg puis Oslo et de rouler vers le sud pour rejoindre Stavanger puis Bergen ou de prendre un ferry pour rejoindre Stavanger ou Bergen? Hirtshals vers Kristiansand/Stavanger/Bergen par exemple. Ne sachant pas encore à quelle heure nous arriverions ni dans quel sens on fait le trajet, ce n'est pas simple de prévoir l'itinéraire et les trajets en ferry... Pour le retour, pas d'arrêt spécial pour visiter donc nous voulons prendre le ferry. Quel serait l'endroit le plus approprié (économique et stratégique en timing/route)? J'ai pensé à Larvik/Langesund-Hirtshals, Oslo-Kiel (mais long), Stavanger-Hirtshals selon le sens de notre itinéraire. Avec Fjordline, on ne peut pas voir les prix ou réserver avec ce type de véhicule (trajet Stavanger-Hirtshals). J'imagine qu'on peut seulement utiliser Color Line ou StenaLine avec notre véhicule... Quelqu'un confirme?
Itinéraire: Nous pensions commencer par Oslo puis aller vers Stavanger-Bergen-Nord et redescendre pour prendre un ferry mais je m'aperçois que c'est beaucoup de route et que 3 semaines vont passer vite. Je ne sais pas s'il y a un sens à privilégier. On voudrait construire l'itinéraire en fonction des ferries et des lieux que l'on veut voir.
Les lieux que l'on souhaite voir: Oslo Stavanger, le Preikestolen, Trolltunga 3 jours sont-ils suffisants pour ces 3 lieux? Route des Trolls Bergen îles Lofoten Combien de temps y rester pour voir l'essentiel si on part de Bodo (ferry) pour remonter vers Narvik par la route? Quels sont les incontournables et belles promenades? Les Fjords: Lysefjord, Naerofjord, Geirangerfjord. D'autres à conseiller? J'en ai noté d'autres sur notre passage. Rando: est-ce qu'il y a un parc à privilégier, des endroits? Cela est difficile en 18 jours sur place non?
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Le braai pour les nul(le)s
Coucou !
(Diamina, lis bien ce qui suit...😉)
Aujourd'hui je me lance dans les cours de cuisine...
Un voyage en Afrique Australe ne saurait être complet sans une soirée barbecue, braai en version originale !
Le braai se décline en 2 versions
- Le modèle familial autour duquel se réunissent les dîneurs en sirotant des bières pendant que le feu s'active :

- Le modèle individuel qui existe dans tous les coins et recoins sud africains même les plus reculés :

La recette est simple :
Du bois ou du charbon de bois, du papier ou des cubes allume-feu et bien sûr tout un tas de délicieuses viandes prêtes à la dégustation.
Le bœuf est le principal ingrédient mais l'agneau du karoo, les brochettes (sosaties) et les saucisses (boerewors) sont également de la partie ! 😛
Quand tout se passe bien, voici la scène :
La lumière du jour faiblit, la température chute. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon oeuvre. Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet, les côtelettes d'agneau et les brochettes marinées finissent de dégeler dans l'assiette.
L'heure du Braai a sonné !
Deux petits rondins sont installés parallèlement dans l'âtre. Le préposé au barbecue dépose ensuite précautionneusement deux nouveaux morceaux de bois, perpendiculairement cette fois-ci. L'opération se répète, le bûcher s'agrandit...
Une étrange impression envahit les spectateurs : sommes-nous au fin fond de l'Afrique ou au bord du Gange ? A quelle crémation rituelle va-t-on assister ?
Le feu gagne le sommet de la tour qui s'écroule. Les braises sont brûlantes. Le rite peut commencer...
Le corps du défunt bovidé (sacrilège ultime de cette comparaison...) est délicatement exposé sur le grill rougissant.
La viande gémit, la graisse crépite.
Le grand prêtre du Braai saisit la pince et retourne les chairs...
Pendant que le steak poursuit sa cuisson, l'officiant s'empare de la bouteille de Zinfandel et remplit les coupes.
Le divin nectar achève alors la communion des esprits regroupés autour du Saint Braai...
Ne reste plus enfin qu'à prononcer l'action de grâce :
😛 Bon appétit ! 😛
( Déjà lu ailleurs, désolée...)
Voici maintenant l'autre version, quand tout part de travers...
La lumière du jour faiblit, la vent se lève. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon...Il est où le tire-bouchon ??? 😠 Un petit tour dans le camp et les amateurs de grands crus sont sauvés...
Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet finit de dégeler dans l'assiette, y avait plus que cela à la petite boutique de Nossob...
Je remplis un tube en carton des dernières feuilles d'un Monde lu et relu au fil du voyage et le dépose au fond du braai. Je dispose quelques bûches autour et complète avec d'autres morceaux de papier.
La boîte d'allumettes est vide, reste un briquet...
J'enflamme le Monde et le regarde se consumer. Une belle flamme se propage de feuilles en feuilles. Je retourne à mon verre de vin blanc...
Une bourrasque éteint le brasier naissant. Dépitée, je remets quelques feuilles et me brûle la pulpe des doigts à la flamme du briquet.
Je reste alors pour surveiller les flammèches et empêcher Eole de ruiner mes efforts.
Las, le feu ne prend pas et seuls quelques morceaux d'écorce daignent rosir un peu.
Je m'empare alors d'une planche à découper et m'en sers pour attiser le brasier.
Un, deux, dix coups vigoureux, et voilà qu'une bûche s'enflamme.
Un coup de vent me noie alors dans un nuage de fumée...
Je m'éloigne des suffocantes vapeurs alors qu'un nouveau souffle divin étouffe les flammes naissantes.
Un, deux, trois essais plus tard, je m'avoue vaincue...
Dis, tu peux allumer les plaques électriques ?😊
Je vous laisse maintenant nous révéler vos secrets ...😉
(Diamina, lis bien ce qui suit...😉)
Aujourd'hui je me lance dans les cours de cuisine...
Un voyage en Afrique Australe ne saurait être complet sans une soirée barbecue, braai en version originale !
Le braai se décline en 2 versions
- Le modèle familial autour duquel se réunissent les dîneurs en sirotant des bières pendant que le feu s'active :

- Le modèle individuel qui existe dans tous les coins et recoins sud africains même les plus reculés :

La recette est simple :
Du bois ou du charbon de bois, du papier ou des cubes allume-feu et bien sûr tout un tas de délicieuses viandes prêtes à la dégustation.
Le bœuf est le principal ingrédient mais l'agneau du karoo, les brochettes (sosaties) et les saucisses (boerewors) sont également de la partie ! 😛
Quand tout se passe bien, voici la scène :
La lumière du jour faiblit, la température chute. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon oeuvre. Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet, les côtelettes d'agneau et les brochettes marinées finissent de dégeler dans l'assiette.
L'heure du Braai a sonné !
Deux petits rondins sont installés parallèlement dans l'âtre. Le préposé au barbecue dépose ensuite précautionneusement deux nouveaux morceaux de bois, perpendiculairement cette fois-ci. L'opération se répète, le bûcher s'agrandit...
Une étrange impression envahit les spectateurs : sommes-nous au fin fond de l'Afrique ou au bord du Gange ? A quelle crémation rituelle va-t-on assister ?
Le feu gagne le sommet de la tour qui s'écroule. Les braises sont brûlantes. Le rite peut commencer...
Le corps du défunt bovidé (sacrilège ultime de cette comparaison...) est délicatement exposé sur le grill rougissant.
La viande gémit, la graisse crépite.
Le grand prêtre du Braai saisit la pince et retourne les chairs...
Pendant que le steak poursuit sa cuisson, l'officiant s'empare de la bouteille de Zinfandel et remplit les coupes.
Le divin nectar achève alors la communion des esprits regroupés autour du Saint Braai...
Ne reste plus enfin qu'à prononcer l'action de grâce :
😛 Bon appétit ! 😛
( Déjà lu ailleurs, désolée...)
Voici maintenant l'autre version, quand tout part de travers...
La lumière du jour faiblit, la vent se lève. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon...Il est où le tire-bouchon ??? 😠 Un petit tour dans le camp et les amateurs de grands crus sont sauvés...
Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet finit de dégeler dans l'assiette, y avait plus que cela à la petite boutique de Nossob...
Je remplis un tube en carton des dernières feuilles d'un Monde lu et relu au fil du voyage et le dépose au fond du braai. Je dispose quelques bûches autour et complète avec d'autres morceaux de papier.
La boîte d'allumettes est vide, reste un briquet...
J'enflamme le Monde et le regarde se consumer. Une belle flamme se propage de feuilles en feuilles. Je retourne à mon verre de vin blanc...
Une bourrasque éteint le brasier naissant. Dépitée, je remets quelques feuilles et me brûle la pulpe des doigts à la flamme du briquet.
Je reste alors pour surveiller les flammèches et empêcher Eole de ruiner mes efforts.
Las, le feu ne prend pas et seuls quelques morceaux d'écorce daignent rosir un peu.
Je m'empare alors d'une planche à découper et m'en sers pour attiser le brasier.
Un, deux, dix coups vigoureux, et voilà qu'une bûche s'enflamme.
Un coup de vent me noie alors dans un nuage de fumée...
Je m'éloigne des suffocantes vapeurs alors qu'un nouveau souffle divin étouffe les flammes naissantes.
Un, deux, trois essais plus tard, je m'avoue vaincue...
Dis, tu peux allumer les plaques électriques ?😊
Je vous laisse maintenant nous révéler vos secrets ...😉
Voyage prévu au Canada-Québec fin mai début juin 2015
Bonjour, nous projetons un voyage à l'est du Canada fin mai début juin 2015. Nous sommes 2 couples d'amis entre 50 et 60 ans et nous souhaitons principalement faire un circuit : Chutes du Niagara, Toronto, Montréal, Quebec, Tadoussac .... Plus particulierrement attirés par la nature que par les musées, nous hésitons sur un circuit accompagné ou en individuel. Le budget ne doit pas dépasser 2500€ tout compris pour un séjour de 12 jours environ. De plus, nos connaissances en langue anglaise sont assez limitées. Quelqu'un aurait-il un conseil à nous donner. Grand merci et bonne journée à tous
Croisière "Cités antiques" MSC Fantasia du 20 février au 3 mars 2015
bonjour
nous effectuons notre croisiere en famille ( avec nos 2 grand ados 17 ans) et si d'autres personne la font aussi peut etre pouvons nous nous rencontrer , sinon je prend aussi toutes infos sur les escales que nous voulons faire par nous meme: heraklion, rhodes izmir, la valette, messine et le pirée
merci d'avance
chantal
L'Afrique du Sud: 4x4 ou non?
Bonjour à toutes et à tous,
Et meilleurs voeux pour cette nouvelle année....
Juste pour préciser que, avant de partir, nous avons lu maintes et maintes fois qu'il n'était pas nécessaire d'avoir un 4*4 en AFS!!! Alors évidemment, cela dépend de ce que l'on veut faire.... Mais si on veut sortir des sentiers battus, et des "nationales" ou "autoroutes", ennuyantes au possible, le 4*4, est INDISPENSABLE!!!!!!!!!!!!
Heureusement, nous avons malgré tout loué un 4*4, et ce fut sans regret aucun tellement on a découvert des espaces vierges, authentiques, sans goudron!!!!!! ;-)
Alors voilà; plutôt qu'être catégorique, on dit juste : si vous voulez rester dans l'entonnoir touristique, effectivement, une voiture normale suffit amplement En revanche si vous aimez l'aventure, le VRAI voyage, alors vous aurez besoin d'un 4*4......
Ce n'est qu'un conseil, libres à vous de le suivre... ou pas!.... ;-)
A bons lecteurs
Et meilleurs voeux pour cette nouvelle année....
Juste pour préciser que, avant de partir, nous avons lu maintes et maintes fois qu'il n'était pas nécessaire d'avoir un 4*4 en AFS!!! Alors évidemment, cela dépend de ce que l'on veut faire.... Mais si on veut sortir des sentiers battus, et des "nationales" ou "autoroutes", ennuyantes au possible, le 4*4, est INDISPENSABLE!!!!!!!!!!!!
Heureusement, nous avons malgré tout loué un 4*4, et ce fut sans regret aucun tellement on a découvert des espaces vierges, authentiques, sans goudron!!!!!! ;-)
Alors voilà; plutôt qu'être catégorique, on dit juste : si vous voulez rester dans l'entonnoir touristique, effectivement, une voiture normale suffit amplement En revanche si vous aimez l'aventure, le VRAI voyage, alors vous aurez besoin d'un 4*4......
Ce n'est qu'un conseil, libres à vous de le suivre... ou pas!.... ;-)
A bons lecteurs
Les interdits à travers le monde
Salut,
Bon je ne savais pas trop ou placer ce post, donc je pense qu'il sera mis à la bonne place incessamment sous peu!😉
J'avais lancé une discussion sur les visas en vue de mon tour du monde, et on en est arrivés à quelques interdit que l'on pourrait trouver à droite à gauche!
Genre, interdit de camper en birmanie, interdit d'heberger un etranger au vietnam, interdit de faire du stop en australie etc etc!
Connaissez vous des interdits utiles pour les voyageurs que l'on peut trouver dans le monde!
Merci
A plus
Itinéraire Ouest américain août 2015
Bonsoir
Depuis quelques temps je lis, relis prend des notes sur les forums des EU, surtout l'ouest Américain , avec le projet de partir l'été prochain, au mois d'août. Donc je me suis inspirée de tous les posts et surtout celui de Laure (Calisson) que j'ai bcp copié pour boucler mon itinéraire. D'ailleurs un grand bravo pour tout les "forumeurs" qui postent ou répondent au message. Je suis tjs à la recherche du billet d'avion actuellement le prix est de 1200 € au départ de Marseille via Londres, j'attend encore de voir si les prix baissent. Nous sommes 3, mon conjoint et notre fille de 15 ans. C'est la première fois que nous allons aux états Unis. J'ai privilégié plus les parcs , car on est plus nature quoique ma fille ça l'emballe + ou -, elle son truc c'est les villes et le shopping. Alors j'ai fait un compromis des 2. J'envisage de petite rando, car mon conjoint à le genou qui lâche et ma fille est allergique à la marche !!! Donc compromis aussi ! A savoir que c'est la 1 ère fois que je planifie un tel voyage, d'habitude je fais appel à une agence.
Allez je me lance, mes questions sont simples, mon itinéraire est il réalisable ? que manque t il ? toutes vos suggestions sont les bonnes.
J1 Marseille - San Francisco J2 San Francisco J3 San Francisco - El Portal J4 El Portal J5 El Portal - Mammoth Lakes J6 Mammoth lakes - Death Valley J7 Death Valley - Las Végas J8 Las Végas J9 Las Végas -Bryce Canyon J10 Bryce Canyon J11Bryce Canyon - Moab J12 Moab J13 Moab -Mesa Verde J14 Mesa Verde J15 Mesa Verde -Page J16 Page - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Barstow J18 Barstow - Los Angeles J19 Los Angeles J20 Los Angeles - Marseille
total km : de trajet seul (point par point ) : 2349 miles soit 3780 km , pas mal !
J'ai quelques doutes pour certains lieux , Las Végas 1 ou 2 nuit. Et j'hésite de partir directement de Grand Canyon à Los Angeles, j'ai calculé par google map : 486 miles ou 782 km soit 7 h 10.
Edith
Depuis quelques temps je lis, relis prend des notes sur les forums des EU, surtout l'ouest Américain , avec le projet de partir l'été prochain, au mois d'août. Donc je me suis inspirée de tous les posts et surtout celui de Laure (Calisson) que j'ai bcp copié pour boucler mon itinéraire. D'ailleurs un grand bravo pour tout les "forumeurs" qui postent ou répondent au message. Je suis tjs à la recherche du billet d'avion actuellement le prix est de 1200 € au départ de Marseille via Londres, j'attend encore de voir si les prix baissent. Nous sommes 3, mon conjoint et notre fille de 15 ans. C'est la première fois que nous allons aux états Unis. J'ai privilégié plus les parcs , car on est plus nature quoique ma fille ça l'emballe + ou -, elle son truc c'est les villes et le shopping. Alors j'ai fait un compromis des 2. J'envisage de petite rando, car mon conjoint à le genou qui lâche et ma fille est allergique à la marche !!! Donc compromis aussi ! A savoir que c'est la 1 ère fois que je planifie un tel voyage, d'habitude je fais appel à une agence.
Allez je me lance, mes questions sont simples, mon itinéraire est il réalisable ? que manque t il ? toutes vos suggestions sont les bonnes.
J1 Marseille - San Francisco J2 San Francisco J3 San Francisco - El Portal J4 El Portal J5 El Portal - Mammoth Lakes J6 Mammoth lakes - Death Valley J7 Death Valley - Las Végas J8 Las Végas J9 Las Végas -Bryce Canyon J10 Bryce Canyon J11Bryce Canyon - Moab J12 Moab J13 Moab -Mesa Verde J14 Mesa Verde J15 Mesa Verde -Page J16 Page - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Barstow J18 Barstow - Los Angeles J19 Los Angeles J20 Los Angeles - Marseille
total km : de trajet seul (point par point ) : 2349 miles soit 3780 km , pas mal !
J'ai quelques doutes pour certains lieux , Las Végas 1 ou 2 nuit. Et j'hésite de partir directement de Grand Canyon à Los Angeles, j'ai calculé par google map : 486 miles ou 782 km soit 7 h 10.
Edith
Afric'anchor
Les premiers jours
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Yellowstone et Grand Canyon en 14 jours?
Je prépare un voyage dans l'ouest américain pour mai/juin 2015 et étudie le meilleur parcours possible sachant que je voudrais visiter Yellostone (3 jours) les environs de Moab(3j) Brice Canyon, Grand Canyon, Monumental Valley et Las Vegas (1jour).
Je voulais savoir s'il est préférable d'atterrir à Cody (ou jackson Hole ou Bozeman...) et de repartir de Las Vegas ou peut on faire cette boucle las vegas départ arrivé en 14j?
Par ailleurs Je pensais dans le 2eme cas prendre l'avion avec Xlairways (vol directe) mais leur vol ne sont en vente qu'en décembre : leurs prix valent ils la peine d'attendre?
Merci pour vos conseils Bonne journée😎
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Discussion autour du concours "Le monde vu de Là-haut"
🙂Voilà c'est ici pour poser vos questions , blablater ou déposer vos rebuts de clichés !!!











