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Les voyages en avion: applaudissements à l'atterrissage! English translation pending
Le groupe "Pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage" rencontre un succès grandissant jour après jour...
Pour ceux qui sont sur facebook, rejoignez le !
C'est vrai quoi c'est horripilant les gens qui applaudissent à peine l'avion a touché le sol...c'est pas une parodie de Gad Elmaleh, cela existe dans la réalité...
Pour ceux qui sont sur facebook, rejoignez le !
C'est vrai quoi c'est horripilant les gens qui applaudissent à peine l'avion a touché le sol...c'est pas une parodie de Gad Elmaleh, cela existe dans la réalité...
Les gitans English translation pending
Etes-vous prêts à consacrer votre vie au voyage... et à être détestés autant que les gitans?
Pourquoi dire Thailandais et non Thai? English translation pending
Bonjour a tous,
Certains vont dire que je suis un emmxxxxxx (et ils n' auront peut etre pas tort), mais je trouve bizarre que les Francais s' evertuent a parler de la cuisine thailandaise, de la langue thailandaise, des hommes et des femmes thailandais et thailandaises, etc... etc... etc.... Cela me parait bizarre et, pour etre brutal, irritant ... peut-etre parce qu' etant immerge dans un milieu 99% anglophone je n' entends parler que de thai music, thai food, thai people et ainsi de suite.
Cependant, pensez-y un peu: le peuple s' appelle Thai, tout court. Quand on dit Thailande, cela veut exactement dire "Pays Thai" ou "Pays des Thais" (-lande venant de l' anglais land = pays). Imaginez-vous dire "France-paysien" au lieu de "Francais"????? Vous avouerez que cela serait un peu lourd, non? Eh bien de la meme facon, j' estime que les Francais feraient bien un jour de se rendre compte qu' on peut simplement parler des Thais, de la musique thaie, de la langue thaie etc....
Voila, je m' attends maintenant a etre (1) ou bien inonde de reponses, dont certaines seront desagreables; (2) ou bien a un silence total dans le forum sur cette question.
A vous de jouer!
Certains vont dire que je suis un emmxxxxxx (et ils n' auront peut etre pas tort), mais je trouve bizarre que les Francais s' evertuent a parler de la cuisine thailandaise, de la langue thailandaise, des hommes et des femmes thailandais et thailandaises, etc... etc... etc.... Cela me parait bizarre et, pour etre brutal, irritant ... peut-etre parce qu' etant immerge dans un milieu 99% anglophone je n' entends parler que de thai music, thai food, thai people et ainsi de suite.
Cependant, pensez-y un peu: le peuple s' appelle Thai, tout court. Quand on dit Thailande, cela veut exactement dire "Pays Thai" ou "Pays des Thais" (-lande venant de l' anglais land = pays). Imaginez-vous dire "France-paysien" au lieu de "Francais"????? Vous avouerez que cela serait un peu lourd, non? Eh bien de la meme facon, j' estime que les Francais feraient bien un jour de se rendre compte qu' on peut simplement parler des Thais, de la musique thaie, de la langue thaie etc....
Voila, je m' attends maintenant a etre (1) ou bien inonde de reponses, dont certaines seront desagreables; (2) ou bien a un silence total dans le forum sur cette question.
A vous de jouer!
Vol spécial A380 Air France English translation pending
Air France vient en effet d'envoyer à ses (ou certains de ses) clients Club 2000 et Platinum une invitation à participer à un vol spécial Paris -> Montréal en A380 ! 🙂
Le vol devrait avoir lieu le 12 novembre...
En tant que client privilégié Flying Blue Platinum, Air France a le plaisir de vous convier avec l'accompagnant de votre choix à un vol exceptionnel à bord de l'A380 à destination de Montréal.
Air France sera la première compagnie aérienne européenne à disposer de l'Airbus A380 en avril 2009. Soyez parmi les privilégiés en découvrant dès maintenant et en avant-première le nouveau gros porteur d'Airbus.
Vous décollerez le lundi 12 novembre 2007 à 11h00 du nouveau satellite d'embarquement du Terminal 2E de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. Vous reviendrez par le vol régulier AF345 du mercredi 14 novembre, décollage de Montréal à 17h25 et arrivée à Paris - Charles de Gaulle le jeudi 15 novembre à 06h20.
Pour vivre cette expérience unique, veuillez confirmer votre inscription avant le 11 octobre en cliquant sur le lien ci-dessous. 100 places seulement sont disponibles, participez vite pour être les premiers à profiter de ce vol exceptionnel.
A noter que toutes les personnes recevant cet eMail ne participeront pas au vol. Selon le règlement joint, seuls les 50 premiers qui répondront seront sélectionnés...
Le joueur remplit le formulaire d’inscription (Nom, Prénom, n° Flying Blue) puis valide son inscription. Les 50 premiers inscrits ont gagné.
Autant dire que les 50 places doivent à cette heure déjà être attribuées (le mail ayant été posté vers 15h30) 🙂
Le vol devrait avoir lieu le 12 novembre...
En tant que client privilégié Flying Blue Platinum, Air France a le plaisir de vous convier avec l'accompagnant de votre choix à un vol exceptionnel à bord de l'A380 à destination de Montréal.
Air France sera la première compagnie aérienne européenne à disposer de l'Airbus A380 en avril 2009. Soyez parmi les privilégiés en découvrant dès maintenant et en avant-première le nouveau gros porteur d'Airbus.
Vous décollerez le lundi 12 novembre 2007 à 11h00 du nouveau satellite d'embarquement du Terminal 2E de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. Vous reviendrez par le vol régulier AF345 du mercredi 14 novembre, décollage de Montréal à 17h25 et arrivée à Paris - Charles de Gaulle le jeudi 15 novembre à 06h20.
Pour vivre cette expérience unique, veuillez confirmer votre inscription avant le 11 octobre en cliquant sur le lien ci-dessous. 100 places seulement sont disponibles, participez vite pour être les premiers à profiter de ce vol exceptionnel.
A noter que toutes les personnes recevant cet eMail ne participeront pas au vol. Selon le règlement joint, seuls les 50 premiers qui répondront seront sélectionnés...
Le joueur remplit le formulaire d’inscription (Nom, Prénom, n° Flying Blue) puis valide son inscription. Les 50 premiers inscrits ont gagné.
Autant dire que les 50 places doivent à cette heure déjà être attribuées (le mail ayant été posté vers 15h30) 🙂
Avis sur QCNS Cruise English translation pending
BONJOUR, Nous devons partir 15 jour en croisière aux Craibes occidentales sur le Norwegian Jewel en passant par une offre internet aarcroisière.com
La réservation passe par QCNS Cruise
Connaissez-vous, êtes vous déjà passer par eux ?
Comment ca s'est passé ?
A qoi faut il faire attention ?
a t il des surprises (mauvaise)
Toutes info est bonne à prendre, que ce soit sur QCNS ou le bateau...
MERCI
Hospitalisation en Inde: caisse maladie en France? English translation pending
🙂BONJOUR
JE ME POSE LA QUESTIONS JE DOIS ME RENDRE 3 MOIS EN INDE.
JE REGARDE MA CARTE VISA NE ME COUVRE PAS SUR L HOSPITALISATION SUR PLACE OU AUTRES SOINS PAR MEDECIN ET ACHATS MEDICAMENTS.
L ASSURANCE MALADIE DE TOUT PERSONNE QUI HABITE SUR LE TERRITOIRE FRANCAIS QUE DOIS JE FAIRE AUPRES D EUX...ILS ONT UN PAPIER A PRENDRE AUPRES DE LA CAISSE POUR LES PAYS EUROPES MAIS POUR LES VOYAGE HORS UNION EUROPE ONT ILS UN FORMULAIRE A PRENDRE AUPRES DE LA CAISSE....JE NE SAIS VRAIMENT PAS???? JE N ARRIVE PAS A TROUVER D INFORMATIONS CLAIR A SE SUJET SUR LES FORUMS INTERNET.
MERCI DE BIEN VOULOIR M AIDER DANS MA DEMARCHE SUR LES INFORMATIONS DISPONIBLE.
BIEN CORDIALEMENT VOTRE.
USHA
Disparition annoncée des NEV version 1 English translation pending
Bonjour à tous!
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Aménager un camping-car (poids lourd) dans un bus, car ou camion English translation pending
suite a la fermeture de notre discution (http://voyageforum.com/v.f?post=65235) pour surchage des serveurs a cause de sa taille comme nous l'a indiqué francois dans son message avant fermeture.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
Lorsque... (réflexions sur les réponses) English translation pending
Lorsque les Ego... d'ici ou d'ailleurs... n'occuperont plus le devant de la scène,
lorsque l'ironie sera humour et non pas sarcasmes,
lorsqu'il n'y aura plus de vieilles rancœurs... plus de comptes à régler,
lorsqu'on lira un message, quelque qu’il soit, avec les yeux grands ouverts (et le cœur aussi, grand ouvert... )
lorsqu'on ne sera pas blessant juste pour le plaisir de faire un bon mot,
lorsqu'on saura se détourner d'un message, lorsqu'on apprendra à ne pas avoir un avis sur tout...
lorsque sagesse et réflexion feront nos doigts raisonnables et patients, l'agressivité ne les précipitera plus sur le clavier... On sera juste spontanés...
lorsque la candeur l'emportera sur le cynisme,
lorsque.......
Alors peut être que...
Alors peut être que...
Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans? English translation pending
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁
qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année??
Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂
Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Vivre en dictature... English translation pending
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Rencontre jeu de piste 2 Paris dimanche 13 mai 2007 English translation pending
🙂Le printemps est arrivé, les beaux jours revenus .....
Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!
Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde
Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)
Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris
Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)
Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)
Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants
Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai
l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂
Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁
voili voilou et donc peut être à bientôt
Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!
Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde
Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)
Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris
Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)
Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)
Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants
Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai
l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂
Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁
voili voilou et donc peut être à bientôt
Une rose blanche pour le Cambodge... English translation pending
A partir de demain, et jusqu'au 15 Mars, merci d'acheter pour la somme de 3 € une rose blanche appellée la rose Marie Claire car l'opération est relayée par ce magazine ..... on trouve cette rose dans les magasins Truffaut, Botanic, Caroll et sur le site en ligne BeBloom ..... 1, 5 € sera reversée aux Associations " Toutes à l'école " et " Un regard d'enfant " et servira à la construction d'une école de filles au Cambodge ......
Pour plus d'infos achetez ou lisez le magazine Marie Claire ....... mais en achetant cette rose vous permettez à des petites filles d'avoir accés à la connaissance et à l'éducation et d'échapper ainsi au travail dés le plus jeune âge, ou pire encore à la prostitution enfantine qui a tendance malheureusement à se développer de plus en plus tôt .......
Merci à vous tous ....
Pour plus d'infos achetez ou lisez le magazine Marie Claire ....... mais en achetant cette rose vous permettez à des petites filles d'avoir accés à la connaissance et à l'éducation et d'échapper ainsi au travail dés le plus jeune âge, ou pire encore à la prostitution enfantine qui a tendance malheureusement à se développer de plus en plus tôt .......
Merci à vous tous ....
Cambodge: l'enfant roi du royaume d'Angkor English translation pending
Après une assez longue journée à déambuler parmi les merveilleux temples du royaume d'Angkor, nous profitons quelques instants de la piscine de l'hôtel sous le regard des Apsara d'Angkor Wat et du roi Jayavarmann VII, représentés ici par de très nombreuses sculptures qui constituent également le signe distinctif de cette chaîne d'hôtels. La nuit tombe très tôt au Cambodge en cette période. Les sculptures s'allument une à une et laissent apparaître une sensation de mystère et de calme, de part l'eau qui ruisselle le long des sculptures et la végétation qui les recouvre. Nous quittons la tranquillité de notre hôtel pour rejoindre le centre ville et essayer de découvrir le petit village de Siem Reap.
Le visage du petit village paisible de Siem Reap, bordé par le royaume d'Angkor, évolue de jour en jour. La tranquillité, et l'authenticité, de Siem Reap, ne se retrouve plus dans les grandes artères du village. Le petit village agricole est devenu une ville faite pour les touristes. Sur ses principales artères, recouvertes d'un bitume étincelant, d'immenses hôtels se construisent. 300 chambres ici, 400 chambres par là. La ville s'organise pour que le touriste s'y sente bien. Ce n'est qu'à l'écart de ces quelques artères que l'on peut retrouver le caractère original de Siem Reap. Les ruelles sombres recouvertes de terre, les trottoirs presque inexistants, les moines qui déambulent, le trafic incessant des mototaxis qui vont vers le centre...
Bien que notre hôtel se trouve proche du centre, les ruelles et petites avenues qui l'entourent sont encore en terre. Ce soir, notre petite route semble particulièrement lisse, un peu comme si un lifting se préparait, elle semble propre et prête à accueillir son manteau de bitume pour une nouvelle vie. La petite rivière qui longe la route, est bordée d'arbre et parsemée de jolis ponts blancs. Les rambardes des ponts sont constituées de sculptures de yakshas portant le corps du nâga à 7 têtes, comme on peut les voir à l'entrée de la cité d'Angkor Thom. Pour rejoindre le centre ville, nous devons traverser cette rivière et prendre la route parallèle à la notre mais de l'autre coté. Après avoir traversé le pont, cette seconde route est vide, déserte, sans vie, sans lumière. Elle dégage l'odeur du bitume chaud qui vient d'être posé. Elle est encore fermée à toute circulation. Le bitume est tellement récent que nous y laisserons nos empruntes de pas en voulant rejoindre le trottoir. Nos chaussures sont marquées à vie par un bout de route de Siem Reap.
L'obscurité de notre route contraste avec la luminosité qui se dégage du centre que l'on aperçoit à quelques centaines de mètres devant nous. Avant d'arriver dans l'une des artères principales de Siem Reap, nous longeons quelques petits restaurants vides tapis dans la pénombre de notre route. Au centre ville, nous remontons l'avenue en prenant quelques renseignements sur les salons de massages, en essayant de trouver un restaurant sympathique et, en regardant les vitrines des magasins d'objets d'art du royaume d'Angkor. De l'autre coté de notre avenue se trouve un petit marché à moitié couvert. Beaucoup plus authentique que les quelques boutiques que nous avons pu voir, il regorge d'objets en tout genre, des sculptures de bouddha, de Jayavarman VII, des pierres semi-précieuses, des livres ou encore des tissus. Nous décidons d'y revenir plus tard dans la soirée, après avoir trouvé un distributeur d'argent et un restaurant pour dîner.
Sur le plan des distributeurs de billet, le Cambodge n'est pas comparable à des destinations plus classiques comme la Thaïlande. Certains guides précisent même qu'aucun distributeur de billet n'est présent dans ce royaume. Nous avons l'occasion d'utiliser l'un des premiers distributeurs de Siem Reap après avoir traversé tout le centre ville. Notre surprise fut grande de constater que la devise distribuée dans ces machines est le dollar et non le riel, la monnaie du Cambodge. Et, c'est également surprenant de voir la place du riel dans les échanges faces au dollar. Le riel n'est devenu qu'une subdivision du dollar. Les menus des restaurants, les boutiques de souvenirs, les marchés, les gens ne parlent qu'en dollar.
A force de marcher dans les rues de Siem Reap, le bitume qui s'est collé sous nos chaussures a perdu sa température qui le rendait souple. Il devient de plus en plus rigide et nos chaussures aussi. Nous décidons de faire une pause pour essayer de l'enlever avec un simple caillou qui traînait sur le sol. Je me retrouve pieds nus accroupi dans l'obscurité de cette rue, avec dans une main une chaussure, et dans l'autre main, un caillou qui me permet de gratter le bitume. La scène ne ressemble pas du tout à deux touristes en vadrouille mais plutôt à une scène préhistorique ayant pour objectif d'allumer un feu de camps. Bien que pouvant être insolite, cette scène n'attire l'attention de personne à l'exception d'un tout petit garçon qui vient à notre rencontre. Il ne doit pas avoir plus de deux ans, il est pied nu et vêtu simplement d'un petit short plus très blanc et d'un tee shirt orange plus très orange. Il est maintenant presque 22h et il semble être tout seul au milieu de Siem Reap.
Il nous regarde, nous sourit, rigole en mettant ses mains à son visage et en faisant de petites rotations avec son bassin. La scène qu'il regarde semble l'amuser beaucoup et probablement le change de son quotidien. Il ne nous parle pas et nous échangeons juste quelques sourires en même temps que je m'occupe de nos chaussures. De temps en temps, il change de place, comme pour mieux contempler la scène, pour avoir une vue différente. Entre deux sourires, son regard laisse percevoir ce que nous interprétons comme de la tristesse, du désarroi et un sentiment de solitude. Tout s'efface au sourire suivant. Pendant ces quelques instants, la seul chose qu'il nous laisse voir est le bonheur qu'il semble prendre à nous regarder, à être avec nous, des instants de bonheur qui ne semble pas faire parti de sa vie. Ces instants de simplicité, aussi court soient-ils, nous semble durer une éternité, nous semble s'être figé dans le temps comme si la vie autour de nous s'était complètement arrêté, comme si l'on avait appuyé sur la touche pause.
Après avoir difficilement réussi à enlever quelques morceaux de bitume de nos chaussures, nous décidons de repartir vers le centre, vers les endroits que nous avions repéré en début de soirée. D'un signe de la main et avec quelques nouveaux échanges de sourires, nous disons au revoir à notre enfant roi du royaume d'Angkor pensant qu'il allait rejoindre sa mère probablement occupé sur un stand du marché d'à coté. Il nous répond de la même manière et, entre deux sourires, laisse transparaître un nouveau sentiment de tristesse. Comme si cette rencontre était trop courte, qu'il avait encore des choses à partager avec nous, encore besoin de notre présence, ce sentiment de vouloir quelques choses mais ne pas pouvoir l'atteindre, ce sentiment de perdre le bonheur que l'on vient de découvrir.
En marchant vers le centre, nous nous retournons, pour dire au revoir une dernière fois à ce petit garçon. Il est resté là bas, à nous regarder nous éloigner de plus en plus. On ne connaît rien de lui, il ne connaît rien de nous, mais je suis convaincu que ces quelques minutes simples resteront gravées dans l'esprit de chacun. Nous retrouvons les boutiques et les restaurants que nous avons déjà vus. Nous arrivons dans l'avenue principale. L'obscurité des rues a été remplacée par un éclairage intense. La route et les trottoirs sont comme neuf. Nous ne somme plus très loin du centre. Il est là. Il nous attend. Il nous sourit. Il nous rejoint. Un peu surpris aux premiers abords, nous faisons un petit bout de chemin ensemble. De temps en temps, on le perd, il nous retrouve et nous marchons tous les trois dans les rues de Siem Reap.
Cela fait bien un quart d’heure maintenant que nous marchons avec notre petit roi et nous commençons à être très éloignés de l'endroit ou nous l'avons rencontré. Il continue à nous suivre comme si rien ni personne ne pouvait l'attendre quelque part. Cette sensation nous met mal à l'aise, il semble être bien dans sa ville, mais pour nous, avec notre vision d'européen, ce n'est ni l'heure ni l'endroit pour un enfant de 2 ans. On essai de discuter, de comprendre, mais le bonheur que portait son visage lors de notre rencontre a été remplacé par cette tristesse qui ne disparaît plus, comme si finalement, il n'y avait vraiment personnes à l'attendre quelque part. Ce petit garçon ne semblant pas pouvoir prononcer un mot, on se résigne et il continue à nous suivre.
Sa présence ne nous est pas désagréable, bien au contraire, mais on s'interroge sur la raison qui le pousse à nous suivre partout sans jamais rien nous demander. Sans doute un reflex de touriste trop habitué à être sollicité à longueur de journée pour quelques pièces de monnaie. On finit par se dire que finalement, c'est peut-être pour ça, mais qu'il ne sait comment nous le demander. Nos poches contiennent quelques pièces de Riel. On se dit que si c'est pour cela qu'il nous suit, au moins, il rentrera chez lui et, qu'il y sera mieux que dans la rue. On reste perplexe sur le montant à lui donner, la valeur de l'argent est tellement différente entre le Cambodge et l'Europe. Les touristes font tellement de ravage en donnant à tout va. Je lui tends quelques pièces dans ma main. Sans même les voir, juste par le cliquetis qu'elles produisent, il fait la moue et nous tourne la tête comme pour signifier son refus. Nous restons sans voix, rassuré de se dire que s'il nous a suivi jusque là ce n'est pas simplement par mendicité mais interrogatif sur le comportement de ce petit roi.
Nous continuons vers le centre à la recherche d'un restaurant. Le petit garçon est toujours avec nous. Bien que cela nous inquiète un peu, lui a l'air très content d'être là et pas spécialement envie que cela change. Au détour d'une rue, nous arrivons devant une boutique qui vend de tout et de rien. Une sorte d'épicerie de quartier sans devanture, juste un étalage comme au marché et des produits qui s'empilent jusqu'au plafond. Ici de la lessive, là des gâteaux... La dame qui s'occupe de cette boutique est assoupie sur une chaise à bascule et porte un chapeau conique sur la tête pour atténuer la lumière de sa boutique. Notre petit roi part devant nous jusqu'à s'arrêter devant cette boutique. Il se retourne vers nous et, en nous regardant, tend son bras vers l'intérieur de la boutique comme pour nous la faire découvrir. L'expression de son visage donne l'impression qu'il a enfin réussi à nous montrer ce qu'il cherchait à nous montrer depuis le début de notre rencontre. Ce n'est plus du bonheur, ce n'est plus de la tristesse, c'est un sentiment qu'il nous est difficile d'imaginer sur le visage d'un enfant de deux ans. Nous avons un peu de mal à comprendre. En s'approchant, il montre du doigt un étalage contenant de la nourriture. Nous comprenons qu'il veut juste manger quelques choses. Stupéfait par cette scène dont l'acteur principal n'a que deux ans, nous ne savons comment réagir, on se regarde et on reste sans voix.
La dame de la boutique n'a pas été réveillée par notre arrivée. La rue est calme, elle est juste éclairée par cette boutique. Tout autour de nous, les magasins sont fermés, les stores sont descendus. Il est tard. En dehors du centre, Siem Reap s'endort. Comprenant, que notre petit roi à faim, et un peu désarmé par cette situation, je me dirige vers les paquets de gâteaux exposés dans la boutique. Tout comme lorsque j'ai voulu lui donner quelques pièces de monnaie, notre petit roi nous fait comprendre que ce n'est pas cela qu'il veut. Nous sommes un peu perdus, déstabilisés. Il sait exactement ce qu'il veut et même si le dialogue a été difficile jusque là, cela ne semble plus être une difficulté maintenant. Il rentre dans la boutique. Balaye l'étalage des yeux. Fixe son regard vers une étagère. La montre du doigt. Se retourne pour me regarder en maintenant son bras en direction de l'étagère. Son visage s'est complètement transformé. Il se rempli d'un sentiment de désespoir qui nous glace. Un peu comme si après un effort énorme, il était à deux doit de renoncer. Notre enfant roi du royaume d'Angkor appelé aussi « le pays du sourire », pointe du doigt une boite de lait lyophilisé pour nouveau né.
Nous sommes stupéfaits et nous demandons si c’est vraiment pour lui, ce qu’il va bien pouvoir faire à son âge avec cette boîte, si ce n’est pas sa famille qui l’oblige à faire ça en s’appuyant sur les sentiments des étrangers. Des milliers d’images toutes faites nous passent par la tête. Ces images forgés par nos médias, par notre culture, parce qu’un jour le monde à tourné le dos au Cambodge. Nous ne savons pas comment réagir face à cette situation. On tourne sur nous même, on se regarde, s’interroge mais ne trouvons aucune solution à cette situation délicate. Nous décidons de poursuivre notre chemin avec ce petit garçon. Notre regard de la ville devient différent. Jusqu’à maintenant nous n’avions pas vraiment porté attention à la pauvreté et à la mendicité dans les rues de Siem Reap et c’est l’image qui nous est apparu en regardant ce petit garçon devant cette boite de lait lyophilisé.
En rejoignant, le restaurant, notre petit roi disparait. Nous n’avions pas fait attention jusque là que dans certaines rues de Siem Reap la mendicité est interdite, ou plutôt non tolérée, et que des barrières surveillées empêchent la population locale d’y entrer. A notre retour à l’hôtel, nous nous endormons avec ces interrogations qui restent encore aujourd’hui dans mon esprit : Quelle était la bonne solution ? Est-ce que la réaction de ce petit garçon était sincère ou forcée ? Qu’est-il devenu ? …
Le visage du petit village paisible de Siem Reap, bordé par le royaume d'Angkor, évolue de jour en jour. La tranquillité, et l'authenticité, de Siem Reap, ne se retrouve plus dans les grandes artères du village. Le petit village agricole est devenu une ville faite pour les touristes. Sur ses principales artères, recouvertes d'un bitume étincelant, d'immenses hôtels se construisent. 300 chambres ici, 400 chambres par là. La ville s'organise pour que le touriste s'y sente bien. Ce n'est qu'à l'écart de ces quelques artères que l'on peut retrouver le caractère original de Siem Reap. Les ruelles sombres recouvertes de terre, les trottoirs presque inexistants, les moines qui déambulent, le trafic incessant des mototaxis qui vont vers le centre...
Bien que notre hôtel se trouve proche du centre, les ruelles et petites avenues qui l'entourent sont encore en terre. Ce soir, notre petite route semble particulièrement lisse, un peu comme si un lifting se préparait, elle semble propre et prête à accueillir son manteau de bitume pour une nouvelle vie. La petite rivière qui longe la route, est bordée d'arbre et parsemée de jolis ponts blancs. Les rambardes des ponts sont constituées de sculptures de yakshas portant le corps du nâga à 7 têtes, comme on peut les voir à l'entrée de la cité d'Angkor Thom. Pour rejoindre le centre ville, nous devons traverser cette rivière et prendre la route parallèle à la notre mais de l'autre coté. Après avoir traversé le pont, cette seconde route est vide, déserte, sans vie, sans lumière. Elle dégage l'odeur du bitume chaud qui vient d'être posé. Elle est encore fermée à toute circulation. Le bitume est tellement récent que nous y laisserons nos empruntes de pas en voulant rejoindre le trottoir. Nos chaussures sont marquées à vie par un bout de route de Siem Reap.
L'obscurité de notre route contraste avec la luminosité qui se dégage du centre que l'on aperçoit à quelques centaines de mètres devant nous. Avant d'arriver dans l'une des artères principales de Siem Reap, nous longeons quelques petits restaurants vides tapis dans la pénombre de notre route. Au centre ville, nous remontons l'avenue en prenant quelques renseignements sur les salons de massages, en essayant de trouver un restaurant sympathique et, en regardant les vitrines des magasins d'objets d'art du royaume d'Angkor. De l'autre coté de notre avenue se trouve un petit marché à moitié couvert. Beaucoup plus authentique que les quelques boutiques que nous avons pu voir, il regorge d'objets en tout genre, des sculptures de bouddha, de Jayavarman VII, des pierres semi-précieuses, des livres ou encore des tissus. Nous décidons d'y revenir plus tard dans la soirée, après avoir trouvé un distributeur d'argent et un restaurant pour dîner.
Sur le plan des distributeurs de billet, le Cambodge n'est pas comparable à des destinations plus classiques comme la Thaïlande. Certains guides précisent même qu'aucun distributeur de billet n'est présent dans ce royaume. Nous avons l'occasion d'utiliser l'un des premiers distributeurs de Siem Reap après avoir traversé tout le centre ville. Notre surprise fut grande de constater que la devise distribuée dans ces machines est le dollar et non le riel, la monnaie du Cambodge. Et, c'est également surprenant de voir la place du riel dans les échanges faces au dollar. Le riel n'est devenu qu'une subdivision du dollar. Les menus des restaurants, les boutiques de souvenirs, les marchés, les gens ne parlent qu'en dollar.
A force de marcher dans les rues de Siem Reap, le bitume qui s'est collé sous nos chaussures a perdu sa température qui le rendait souple. Il devient de plus en plus rigide et nos chaussures aussi. Nous décidons de faire une pause pour essayer de l'enlever avec un simple caillou qui traînait sur le sol. Je me retrouve pieds nus accroupi dans l'obscurité de cette rue, avec dans une main une chaussure, et dans l'autre main, un caillou qui me permet de gratter le bitume. La scène ne ressemble pas du tout à deux touristes en vadrouille mais plutôt à une scène préhistorique ayant pour objectif d'allumer un feu de camps. Bien que pouvant être insolite, cette scène n'attire l'attention de personne à l'exception d'un tout petit garçon qui vient à notre rencontre. Il ne doit pas avoir plus de deux ans, il est pied nu et vêtu simplement d'un petit short plus très blanc et d'un tee shirt orange plus très orange. Il est maintenant presque 22h et il semble être tout seul au milieu de Siem Reap.
Il nous regarde, nous sourit, rigole en mettant ses mains à son visage et en faisant de petites rotations avec son bassin. La scène qu'il regarde semble l'amuser beaucoup et probablement le change de son quotidien. Il ne nous parle pas et nous échangeons juste quelques sourires en même temps que je m'occupe de nos chaussures. De temps en temps, il change de place, comme pour mieux contempler la scène, pour avoir une vue différente. Entre deux sourires, son regard laisse percevoir ce que nous interprétons comme de la tristesse, du désarroi et un sentiment de solitude. Tout s'efface au sourire suivant. Pendant ces quelques instants, la seul chose qu'il nous laisse voir est le bonheur qu'il semble prendre à nous regarder, à être avec nous, des instants de bonheur qui ne semble pas faire parti de sa vie. Ces instants de simplicité, aussi court soient-ils, nous semble durer une éternité, nous semble s'être figé dans le temps comme si la vie autour de nous s'était complètement arrêté, comme si l'on avait appuyé sur la touche pause.
Après avoir difficilement réussi à enlever quelques morceaux de bitume de nos chaussures, nous décidons de repartir vers le centre, vers les endroits que nous avions repéré en début de soirée. D'un signe de la main et avec quelques nouveaux échanges de sourires, nous disons au revoir à notre enfant roi du royaume d'Angkor pensant qu'il allait rejoindre sa mère probablement occupé sur un stand du marché d'à coté. Il nous répond de la même manière et, entre deux sourires, laisse transparaître un nouveau sentiment de tristesse. Comme si cette rencontre était trop courte, qu'il avait encore des choses à partager avec nous, encore besoin de notre présence, ce sentiment de vouloir quelques choses mais ne pas pouvoir l'atteindre, ce sentiment de perdre le bonheur que l'on vient de découvrir.
En marchant vers le centre, nous nous retournons, pour dire au revoir une dernière fois à ce petit garçon. Il est resté là bas, à nous regarder nous éloigner de plus en plus. On ne connaît rien de lui, il ne connaît rien de nous, mais je suis convaincu que ces quelques minutes simples resteront gravées dans l'esprit de chacun. Nous retrouvons les boutiques et les restaurants que nous avons déjà vus. Nous arrivons dans l'avenue principale. L'obscurité des rues a été remplacée par un éclairage intense. La route et les trottoirs sont comme neuf. Nous ne somme plus très loin du centre. Il est là. Il nous attend. Il nous sourit. Il nous rejoint. Un peu surpris aux premiers abords, nous faisons un petit bout de chemin ensemble. De temps en temps, on le perd, il nous retrouve et nous marchons tous les trois dans les rues de Siem Reap.
Cela fait bien un quart d’heure maintenant que nous marchons avec notre petit roi et nous commençons à être très éloignés de l'endroit ou nous l'avons rencontré. Il continue à nous suivre comme si rien ni personne ne pouvait l'attendre quelque part. Cette sensation nous met mal à l'aise, il semble être bien dans sa ville, mais pour nous, avec notre vision d'européen, ce n'est ni l'heure ni l'endroit pour un enfant de 2 ans. On essai de discuter, de comprendre, mais le bonheur que portait son visage lors de notre rencontre a été remplacé par cette tristesse qui ne disparaît plus, comme si finalement, il n'y avait vraiment personnes à l'attendre quelque part. Ce petit garçon ne semblant pas pouvoir prononcer un mot, on se résigne et il continue à nous suivre.
Sa présence ne nous est pas désagréable, bien au contraire, mais on s'interroge sur la raison qui le pousse à nous suivre partout sans jamais rien nous demander. Sans doute un reflex de touriste trop habitué à être sollicité à longueur de journée pour quelques pièces de monnaie. On finit par se dire que finalement, c'est peut-être pour ça, mais qu'il ne sait comment nous le demander. Nos poches contiennent quelques pièces de Riel. On se dit que si c'est pour cela qu'il nous suit, au moins, il rentrera chez lui et, qu'il y sera mieux que dans la rue. On reste perplexe sur le montant à lui donner, la valeur de l'argent est tellement différente entre le Cambodge et l'Europe. Les touristes font tellement de ravage en donnant à tout va. Je lui tends quelques pièces dans ma main. Sans même les voir, juste par le cliquetis qu'elles produisent, il fait la moue et nous tourne la tête comme pour signifier son refus. Nous restons sans voix, rassuré de se dire que s'il nous a suivi jusque là ce n'est pas simplement par mendicité mais interrogatif sur le comportement de ce petit roi.
Nous continuons vers le centre à la recherche d'un restaurant. Le petit garçon est toujours avec nous. Bien que cela nous inquiète un peu, lui a l'air très content d'être là et pas spécialement envie que cela change. Au détour d'une rue, nous arrivons devant une boutique qui vend de tout et de rien. Une sorte d'épicerie de quartier sans devanture, juste un étalage comme au marché et des produits qui s'empilent jusqu'au plafond. Ici de la lessive, là des gâteaux... La dame qui s'occupe de cette boutique est assoupie sur une chaise à bascule et porte un chapeau conique sur la tête pour atténuer la lumière de sa boutique. Notre petit roi part devant nous jusqu'à s'arrêter devant cette boutique. Il se retourne vers nous et, en nous regardant, tend son bras vers l'intérieur de la boutique comme pour nous la faire découvrir. L'expression de son visage donne l'impression qu'il a enfin réussi à nous montrer ce qu'il cherchait à nous montrer depuis le début de notre rencontre. Ce n'est plus du bonheur, ce n'est plus de la tristesse, c'est un sentiment qu'il nous est difficile d'imaginer sur le visage d'un enfant de deux ans. Nous avons un peu de mal à comprendre. En s'approchant, il montre du doigt un étalage contenant de la nourriture. Nous comprenons qu'il veut juste manger quelques choses. Stupéfait par cette scène dont l'acteur principal n'a que deux ans, nous ne savons comment réagir, on se regarde et on reste sans voix.
La dame de la boutique n'a pas été réveillée par notre arrivée. La rue est calme, elle est juste éclairée par cette boutique. Tout autour de nous, les magasins sont fermés, les stores sont descendus. Il est tard. En dehors du centre, Siem Reap s'endort. Comprenant, que notre petit roi à faim, et un peu désarmé par cette situation, je me dirige vers les paquets de gâteaux exposés dans la boutique. Tout comme lorsque j'ai voulu lui donner quelques pièces de monnaie, notre petit roi nous fait comprendre que ce n'est pas cela qu'il veut. Nous sommes un peu perdus, déstabilisés. Il sait exactement ce qu'il veut et même si le dialogue a été difficile jusque là, cela ne semble plus être une difficulté maintenant. Il rentre dans la boutique. Balaye l'étalage des yeux. Fixe son regard vers une étagère. La montre du doigt. Se retourne pour me regarder en maintenant son bras en direction de l'étagère. Son visage s'est complètement transformé. Il se rempli d'un sentiment de désespoir qui nous glace. Un peu comme si après un effort énorme, il était à deux doit de renoncer. Notre enfant roi du royaume d'Angkor appelé aussi « le pays du sourire », pointe du doigt une boite de lait lyophilisé pour nouveau né.
Nous sommes stupéfaits et nous demandons si c’est vraiment pour lui, ce qu’il va bien pouvoir faire à son âge avec cette boîte, si ce n’est pas sa famille qui l’oblige à faire ça en s’appuyant sur les sentiments des étrangers. Des milliers d’images toutes faites nous passent par la tête. Ces images forgés par nos médias, par notre culture, parce qu’un jour le monde à tourné le dos au Cambodge. Nous ne savons pas comment réagir face à cette situation. On tourne sur nous même, on se regarde, s’interroge mais ne trouvons aucune solution à cette situation délicate. Nous décidons de poursuivre notre chemin avec ce petit garçon. Notre regard de la ville devient différent. Jusqu’à maintenant nous n’avions pas vraiment porté attention à la pauvreté et à la mendicité dans les rues de Siem Reap et c’est l’image qui nous est apparu en regardant ce petit garçon devant cette boite de lait lyophilisé.
En rejoignant, le restaurant, notre petit roi disparait. Nous n’avions pas fait attention jusque là que dans certaines rues de Siem Reap la mendicité est interdite, ou plutôt non tolérée, et que des barrières surveillées empêchent la population locale d’y entrer. A notre retour à l’hôtel, nous nous endormons avec ces interrogations qui restent encore aujourd’hui dans mon esprit : Quelle était la bonne solution ? Est-ce que la réaction de ce petit garçon était sincère ou forcée ? Qu’est-il devenu ? …
Escales de croisière: visiter à pied Sainte Lucie, Antigua, Saint Kitts et Barbade? English translation pending
Je m'adresse a ceux qui sont des habitués des croisières, j'aimerais que vous me disiez si nous pouvons visiter à pied St Kitts, Barbade, Antigua et Ste Lucie, dites moi ce que l'on doit absolument voir si vous avez des photos j'aimerais bien les voir dites moi sur quel site je dois allé. J'aimerais bien visiter à pied car j'aime bien prendre mon temps pour regarder l'architecture et les beauté de ces beaux paysages que ces iles nous offrent. J'espère que vous me répondrez en grand nombre. merci à l'avance. Une débutante en croisière mais qui a eu la piqure.
Interdiction de fumer dans les lieux publics English translation pending
bonsoir!
que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛
alors ça sera pas trop dur?
plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴☠️
Quel guide pour l'Asie du Sud-Est: Routard ou Lonely Planet? English translation pending
Bonjour,
Je pars début mars pour la Thailande dans un premier temps puis le Laos et le Cambodge et je ne sais pas trop quel guide acheté entre le Lonely Planet ou le Guide du Routard !!! Que pouvez-vous me conseiller ? Quel est le plus riche en infos ou le plus pratique ? sachant que pour l'Asie du Sud Est il existe un Lonely regroupant ces différents pays c'est plus cool mais il semble qu'il y ai qu'1 version anglaise là c'est moins cool car il faut je pense, avoir un niveau suffisant pour passer à côté de plein d'infos !! Tchao et merci
Je pars début mars pour la Thailande dans un premier temps puis le Laos et le Cambodge et je ne sais pas trop quel guide acheté entre le Lonely Planet ou le Guide du Routard !!! Que pouvez-vous me conseiller ? Quel est le plus riche en infos ou le plus pratique ? sachant que pour l'Asie du Sud Est il existe un Lonely regroupant ces différents pays c'est plus cool mais il semble qu'il y ai qu'1 version anglaise là c'est moins cool car il faut je pense, avoir un niveau suffisant pour passer à côté de plein d'infos !! Tchao et merci
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
Bonjour,
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
La Chine sept ans plus tôt English translation pending
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
James Brown English translation pending
Je viens d'apprendre que James Brown est décédé ce jour, une très grande figure et le Roi de la musique soul, j'ai eu la chance de voir plusieurs de ces concerts de cet grand homme de la musique soul .
Le chanteur James Brown n'est plus. Le roi de la soul s'est éteint à Atlanta à l'âge de 73 ans
25.12.2006 09:16
James Brown, le "Parrain de la soul", est mort, a annoncé son agent lundi. Il avait 73 ans. Il avait été hospitalisé dimanche pour une pneumonie à l'hôpital à Atlanta et espérait être remis sur pieds le week-end prochain pour se produire sur scène. L'interprète de "Sex Machine" avait déjà dû annuler 2 concerts cette semaine. (SWISS TXT)
25.12.2006 09:16
James Brown, le "Parrain de la soul", est mort, a annoncé son agent lundi. Il avait 73 ans. Il avait été hospitalisé dimanche pour une pneumonie à l'hôpital à Atlanta et espérait être remis sur pieds le week-end prochain pour se produire sur scène. L'interprète de "Sex Machine" avait déjà dû annuler 2 concerts cette semaine. (SWISS TXT)Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue
~
« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
~
Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
~
TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Cherche...?/propose...? aide humanitaire English translation pending
Bonjour,
Je me présente, je m’appelle Pierre, et j’ai 18 ans. Je suis actuellement en première année de B.T.S. Informatique de Gestion dans le sud de la France.
Je viens ici formuler une demande que vous avez du voir des centaines de fois… Je tiens cependant à m’excuser si cela était un peu long…
Je viens proposer ma participation active dans un projet humanitaire, ou bien en tant que bénévole dans l’aide humanitaire. Avant tout, je pense qu’il est nécessaire que je vous renseigne un peu plus sur moi et mes motivations. Tout ce que je pourrais dire ne serait jamais suffisant pour que vous puissiez cerner ma personnalité et la sincérité de mes motivations, mais je tâcherais quand même de faire de mon mieux.
L'idée de voyage m’a toujours attiré, et je suis inspiré par des livres tels que « Le Petit Prince » et « L’alchimiste ». Je sens déjà quelques sourires s’esquisser, mais ne vous inquiétez pas. J’ai compris que les voyages dont il était question dans ces deux magnifiques histoires, étaient bien trop utopiques, bien trop idéalistes.
En février 2005, j’ai eu l’occasion de partir en Thaïlande dans de drôles de conditions. Sans trop étaler ma vie personnelle, mon père souffrait d’une maladie incurable et voulait terminer ses jours là-bas. Il disait que la mort était perçue d’une manière totalement différente, et qu’au lieu de retenir dans d’horribles souffrances les vivants dans ce qu’il leur restait de ce monde, on les accompagnait d’une plus belle manière dans la mort vers une autre vie.
Ce voyage était pour moi une occasion de passer un peu de temps avec cet homme que je n’ai que très peu connu dans mon enfance, mais surtout de découvrir un autre monde, une autre culture. A cette époque, j’avais vraiment besoin d’un tel voyage, j’avais besoin de faire le point sur ma vie et de prendre du recul sur celle-ci. (marrant de dire ça à 18 ans, non ?)
Là bas, nous avons été accueilli par un grand frère que je ne connaissais pas trop non plus. (décidément, drôle de famille…) Celui-ci a décidé d’adopter un style de vie particulier. Il passe quelques mois en France durant lesquels il vend quelques marchandises dans la rue. Cette occupation lucrative lui permet de récolter suffisamment d’argent pour repartir en Thaïlande et y vivre aisément. (pour ceux qui le savent, la vie est bien moins cher là bas)
Autrement dit, il vient piller un peu d’argent en France pour passer des vacances en Thaïlande. Ce mode de vie est tout à fait possible, puisque ainsi, ce frère réussi à passer 9 mois en Thaïlande pour seulement 3 mois de « travail » en France. Je ne détaillerais pas la nature de ces « vacances » prolongées en Thaïlande. Ceux qui connaissent sa réputation sauront que trop vite se faire une idée.
Pour ma part, j’ai été plutôt choqué, dégoûté et déçu par cette philosophie de la vie. Mais dans le fond, je n’étais venu ni pour connaître mon père, ni pour connaître mon frère.
Ce voyage m’a alors déposé au milieu d’un univers qui n’était pas le miens. Je ne comprenais plus mon frère, plus mon père, et plus ces personnes qui étaient autour de moi.
J’ai découvert la misère mais aussi la « prostitution », le « tourisme », le tourisme sexuel et tout ces maux méprisables. Toutes mes pensées ont évolués et j’ai compris qu’il fallait parfois voir les choses différemment. A travers tout cela, et grâce à une femme qui m’a respecté autant que je l’ai respecté, j’ai quand même pu avoir un aperçu de la véritable beauté Thaïlandaise. Elle m’a fait découvrir sa foi, son quotidien, ses difficultés, et même son cœur qui était fragile et maltraité… J’étais émerveillé devant la sincérité de toutes ces choses.
Bref, si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour vous exposer sans pudeur un carnet de voyage afin de vous séduire, mais pour vous introduire mes motivations d’aujourd’hui.
Ce voyage là m’a beaucoup apporté, malgré le fait que j’y sois allé moi-même en tant que « touriste ». Et je dois dire que je regrette un peu ce dernier statut.
J’ai toujours voulu apporter mon aide, et aujourd’hui, je suis prêt.
Lorsque j’étais encore au lycée, j’avais un professeur qui enseignait l’histoire géographie et qui avait décidé de partir au Bénin pour un projet humanitaire. J’aimais l’entendre parler, et je le trouvais admirable. Il avait un petit problème de zozotement et tout le monde se moquait de lui, mais il avait un grand cœur. Je me suis dit qu’un jour, je ferais pareil. Seulement, j’étais coincé par le cycle scolaire. Il me fallait terminer d’abord ce premier stade des études.
Pourtant, j’ai bien failli m’engager dans l’armée à une certaine époque, afin de pouvoir fournir ma participation par n’importe quelle manière. Je me suis vite rendu compte de cette folie. Mais il faut dire que je n’étais pas bien intéressé par l’école malgré mes capacités. J’ai eu mon bac l’année dernière avec mention, et j’ai été accepté en BTS Informatique de Gestion.
L’informatique a toujours été m’a grande passion, et je pensais que ces études pourrait m’aider à ne pas repartir. Je me suis engagé malgré moi dans toute une série de responsabilité dans mon nouvel établissement. Délégué, Conseil de Vie Lycée, Conseil d’administration et diverses commissions. La raison, c’est que je me suis découvert durant les grèves de 2006, des capacités d’organisation et d’action.
Mais je voulais surtout m’ancrer à cette vie, car depuis mon retour de Thaïlande, je n’avais plus qu’une envie, c’était de repartir, et différemment. Cette fois-ci, avec un but.
Ce message que j’écris en ce moment est la preuve de l’échec de ces tentatives, car ma détermination n’a pas faibli depuis et me voici maintenant.
Aujourd’hui, je me retrouve à 2 mois après la reprise des cours, et la certitude de m’être trompé de voie. Mes cours ne m’intéressent pas tant que je l’espérais, et je n’arrive pas à suivre. Je compte arrêter prochainement pour peut être me réorienter par la suite. C’est un choix mûrement réfléchi.
Si je viens alors vous raconter tout ceci ici, c’est parce que je ne sais pas vraiment où m’adresser, par où commencer, comment etc. Je viens donc vous raconter ma petite histoire en espérant qu’elle puisse être comprise, entendue, écoutée… J’essaie aussi de vous montrer que ma démarche n’est pas celle d’un adolescent post-pubère qui fantasmerait sur d’autres horizons et des voyages initiatiques à connotation touristique. J’ai déjà été touriste, j’aimerais passer à autre chose maintenant.
Voilà donc ce que je propose, avec l’espoir que cela puisse intéresser quelqu’un. Je ne sais pas si je m’y prends trop tard ou non, et si cela relève du possible... mais… voilà…
Disons que d’ici Janvier, le temps de préparer et régler tout ce qu’il y a à faire, je serais disponible. J’offre donc 6 mois de ma vie de Janvier à Juin (plus ou moins ?) pour une aide humanitaire.
Je sais qu’il faut faire attention au vocabulaire, savoir ce que l’on demande, ce que l’on veut, en être sûr… mais aussi éviter les pièges… Alors peut être serais-je un peu maladroit dans ma demande.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai des capacités, de l’énergie, et du temps à mettre à disposition de qui pourra en être intéressé. Je ne tiens pas à fournir d’efforts inutiles car c’est ce que je fais actuellement en France.
Je ne suis malheureusement pas grand-chose…
Je n’ai pas de diplôme, je ne suis pas médecin, pas même infirmier, je ne suis pas enseignant. Mais j’ai des capacités. J’ai des compétences en informatique, je sais me servir d’un clavier, créer des sites etc. Mais j’ai aussi des bras, un cerveau, et un cœur tout ouvert à quelque projet où mon concours pourrait être bénéfique.
La seule chose que je voudrais, c’est être envoyé en Afrique, continent de mes rêves. Dans des pays en besoin, de préférence Francophone, bien que je sache plutôt bien me débrouiller en anglais.
Côte d’Ivoire, Burkina Faso…
Je sais que beaucoup de pays ont besoin de gens motivés et engagés.
Même la France en a besoin…
Et s’il me faut payer mon billet, car je sais bien que mes paroles ne sont pas forcément un grand gage de confiance, je suis bien évidemment prêt à le faire, je me débrouillerais, je ne demande pas le ciel.
Je vous le demande, occupez-vous de moi, aidez-moi, et je vous le rendrais bien. Conseils, pistes, orientations, propositions…
J’espère avoir été suffisamment clair et précis… j’ai tendance à un peu m’évader. (j’aime beaucoup écrire) J’espère que ma demande saura être comprise et reconnue… J’espère pouvoir apporter mon aide là bas.
Je reste bien entendu ouvert à toute question…
Je vous laisse aussi cet email au cas où l’on voudrait me contacter directement : triskaidekapit@hotmail.com (un peu agressif certes, mais c’est celui que je visite le plus souvent)
Merci de m’avoir lu. Dans l’attente de vos réponses et réactions.
Je viens ici formuler une demande que vous avez du voir des centaines de fois… Je tiens cependant à m’excuser si cela était un peu long…
Je viens proposer ma participation active dans un projet humanitaire, ou bien en tant que bénévole dans l’aide humanitaire. Avant tout, je pense qu’il est nécessaire que je vous renseigne un peu plus sur moi et mes motivations. Tout ce que je pourrais dire ne serait jamais suffisant pour que vous puissiez cerner ma personnalité et la sincérité de mes motivations, mais je tâcherais quand même de faire de mon mieux.
L'idée de voyage m’a toujours attiré, et je suis inspiré par des livres tels que « Le Petit Prince » et « L’alchimiste ». Je sens déjà quelques sourires s’esquisser, mais ne vous inquiétez pas. J’ai compris que les voyages dont il était question dans ces deux magnifiques histoires, étaient bien trop utopiques, bien trop idéalistes.
En février 2005, j’ai eu l’occasion de partir en Thaïlande dans de drôles de conditions. Sans trop étaler ma vie personnelle, mon père souffrait d’une maladie incurable et voulait terminer ses jours là-bas. Il disait que la mort était perçue d’une manière totalement différente, et qu’au lieu de retenir dans d’horribles souffrances les vivants dans ce qu’il leur restait de ce monde, on les accompagnait d’une plus belle manière dans la mort vers une autre vie.
Ce voyage était pour moi une occasion de passer un peu de temps avec cet homme que je n’ai que très peu connu dans mon enfance, mais surtout de découvrir un autre monde, une autre culture. A cette époque, j’avais vraiment besoin d’un tel voyage, j’avais besoin de faire le point sur ma vie et de prendre du recul sur celle-ci. (marrant de dire ça à 18 ans, non ?)
Là bas, nous avons été accueilli par un grand frère que je ne connaissais pas trop non plus. (décidément, drôle de famille…) Celui-ci a décidé d’adopter un style de vie particulier. Il passe quelques mois en France durant lesquels il vend quelques marchandises dans la rue. Cette occupation lucrative lui permet de récolter suffisamment d’argent pour repartir en Thaïlande et y vivre aisément. (pour ceux qui le savent, la vie est bien moins cher là bas)
Autrement dit, il vient piller un peu d’argent en France pour passer des vacances en Thaïlande. Ce mode de vie est tout à fait possible, puisque ainsi, ce frère réussi à passer 9 mois en Thaïlande pour seulement 3 mois de « travail » en France. Je ne détaillerais pas la nature de ces « vacances » prolongées en Thaïlande. Ceux qui connaissent sa réputation sauront que trop vite se faire une idée.
Pour ma part, j’ai été plutôt choqué, dégoûté et déçu par cette philosophie de la vie. Mais dans le fond, je n’étais venu ni pour connaître mon père, ni pour connaître mon frère.
Ce voyage m’a alors déposé au milieu d’un univers qui n’était pas le miens. Je ne comprenais plus mon frère, plus mon père, et plus ces personnes qui étaient autour de moi.
J’ai découvert la misère mais aussi la « prostitution », le « tourisme », le tourisme sexuel et tout ces maux méprisables. Toutes mes pensées ont évolués et j’ai compris qu’il fallait parfois voir les choses différemment. A travers tout cela, et grâce à une femme qui m’a respecté autant que je l’ai respecté, j’ai quand même pu avoir un aperçu de la véritable beauté Thaïlandaise. Elle m’a fait découvrir sa foi, son quotidien, ses difficultés, et même son cœur qui était fragile et maltraité… J’étais émerveillé devant la sincérité de toutes ces choses.
Bref, si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour vous exposer sans pudeur un carnet de voyage afin de vous séduire, mais pour vous introduire mes motivations d’aujourd’hui.
Ce voyage là m’a beaucoup apporté, malgré le fait que j’y sois allé moi-même en tant que « touriste ». Et je dois dire que je regrette un peu ce dernier statut.
J’ai toujours voulu apporter mon aide, et aujourd’hui, je suis prêt.
Lorsque j’étais encore au lycée, j’avais un professeur qui enseignait l’histoire géographie et qui avait décidé de partir au Bénin pour un projet humanitaire. J’aimais l’entendre parler, et je le trouvais admirable. Il avait un petit problème de zozotement et tout le monde se moquait de lui, mais il avait un grand cœur. Je me suis dit qu’un jour, je ferais pareil. Seulement, j’étais coincé par le cycle scolaire. Il me fallait terminer d’abord ce premier stade des études.
Pourtant, j’ai bien failli m’engager dans l’armée à une certaine époque, afin de pouvoir fournir ma participation par n’importe quelle manière. Je me suis vite rendu compte de cette folie. Mais il faut dire que je n’étais pas bien intéressé par l’école malgré mes capacités. J’ai eu mon bac l’année dernière avec mention, et j’ai été accepté en BTS Informatique de Gestion.
L’informatique a toujours été m’a grande passion, et je pensais que ces études pourrait m’aider à ne pas repartir. Je me suis engagé malgré moi dans toute une série de responsabilité dans mon nouvel établissement. Délégué, Conseil de Vie Lycée, Conseil d’administration et diverses commissions. La raison, c’est que je me suis découvert durant les grèves de 2006, des capacités d’organisation et d’action.
Mais je voulais surtout m’ancrer à cette vie, car depuis mon retour de Thaïlande, je n’avais plus qu’une envie, c’était de repartir, et différemment. Cette fois-ci, avec un but.
Ce message que j’écris en ce moment est la preuve de l’échec de ces tentatives, car ma détermination n’a pas faibli depuis et me voici maintenant.
Aujourd’hui, je me retrouve à 2 mois après la reprise des cours, et la certitude de m’être trompé de voie. Mes cours ne m’intéressent pas tant que je l’espérais, et je n’arrive pas à suivre. Je compte arrêter prochainement pour peut être me réorienter par la suite. C’est un choix mûrement réfléchi.
Si je viens alors vous raconter tout ceci ici, c’est parce que je ne sais pas vraiment où m’adresser, par où commencer, comment etc. Je viens donc vous raconter ma petite histoire en espérant qu’elle puisse être comprise, entendue, écoutée… J’essaie aussi de vous montrer que ma démarche n’est pas celle d’un adolescent post-pubère qui fantasmerait sur d’autres horizons et des voyages initiatiques à connotation touristique. J’ai déjà été touriste, j’aimerais passer à autre chose maintenant.
Voilà donc ce que je propose, avec l’espoir que cela puisse intéresser quelqu’un. Je ne sais pas si je m’y prends trop tard ou non, et si cela relève du possible... mais… voilà…
Disons que d’ici Janvier, le temps de préparer et régler tout ce qu’il y a à faire, je serais disponible. J’offre donc 6 mois de ma vie de Janvier à Juin (plus ou moins ?) pour une aide humanitaire.
Je sais qu’il faut faire attention au vocabulaire, savoir ce que l’on demande, ce que l’on veut, en être sûr… mais aussi éviter les pièges… Alors peut être serais-je un peu maladroit dans ma demande.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai des capacités, de l’énergie, et du temps à mettre à disposition de qui pourra en être intéressé. Je ne tiens pas à fournir d’efforts inutiles car c’est ce que je fais actuellement en France.
Je ne suis malheureusement pas grand-chose…
Je n’ai pas de diplôme, je ne suis pas médecin, pas même infirmier, je ne suis pas enseignant. Mais j’ai des capacités. J’ai des compétences en informatique, je sais me servir d’un clavier, créer des sites etc. Mais j’ai aussi des bras, un cerveau, et un cœur tout ouvert à quelque projet où mon concours pourrait être bénéfique.
La seule chose que je voudrais, c’est être envoyé en Afrique, continent de mes rêves. Dans des pays en besoin, de préférence Francophone, bien que je sache plutôt bien me débrouiller en anglais.
Côte d’Ivoire, Burkina Faso…
Je sais que beaucoup de pays ont besoin de gens motivés et engagés.
Même la France en a besoin…
Et s’il me faut payer mon billet, car je sais bien que mes paroles ne sont pas forcément un grand gage de confiance, je suis bien évidemment prêt à le faire, je me débrouillerais, je ne demande pas le ciel.
Je vous le demande, occupez-vous de moi, aidez-moi, et je vous le rendrais bien. Conseils, pistes, orientations, propositions…
J’espère avoir été suffisamment clair et précis… j’ai tendance à un peu m’évader. (j’aime beaucoup écrire) J’espère que ma demande saura être comprise et reconnue… J’espère pouvoir apporter mon aide là bas.
Je reste bien entendu ouvert à toute question…
Je vous laisse aussi cet email au cas où l’on voudrait me contacter directement : triskaidekapit@hotmail.com (un peu agressif certes, mais c’est celui que je visite le plus souvent)
Merci de m’avoir lu. Dans l’attente de vos réponses et réactions.
Travailler en Colombie-Britannique à l'été 2007 (Canada) English translation pending
Salut !
je suis de sherbrooke(québec) et l'été prochain, un copain et moi, on veut aller travailler au BC, dès que nos sessions Collégiales finiront ( vers la mi-mai). Comme on pense vraiment y aller en avion, une fois sur place, j'aimerais savoir s'il y a des auberges jeunesses sur place, ou s'il est possible d'avoir un logement pour l'été seulement (louable par mois).
Ensuite, j'ai entendu dire qu'il y avait beaucoup d'emplois disponibles dans cette province...J'aimerais savoir où que l'on pourrait s'informer, et dans quelle région des BC qu'on aurait avantage à aller...
Disons que nous voulons vraiment améliorer notre anglais qui est tout de même très bon, et que nous voulons voir et connaître cette région pour la première fois, tout en travaillant et en ayant du plaisir. Il faut préciser que nous partirons un peu à la mode baluchon, c'est-à-dire, que nous n'emmènerons que ce qui est nécessaire et de l'argent seulement en cas de dépannage. (ceux qui l'ont fait ou qui ont vécu une expérience similaire...j'aimerais vraiment avoir vos feedbacks à savoir : quoi avoir, quoi éviter, commentaires...etc)
Dernière chose : doit-on avoir trouvé un emploi là-bas avant de partir ou bien c'est très réaliste et faisable d'en trouver un là-bas pas plus que 2 jours après l'arrivée ?
Merci !! 🙂 Annie-Claude
Merci !! 🙂 Annie-Claude
Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh... English translation pending
On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Pique-nique à Paris - Champ de Mars - le dimanche 2 juillet 2006 English translation pending
Salut à tous,
Les beaux jours sont revenus sur la capitale et les pelouses des parcs et jardins parisiens n'attendent que nous pour une nouvelle rencontre placée sous le signe.....du voyage of course !😉
Instructions pour la journée ( mises à jour régulièrement dans ce post )
Pique-nique Paris le Dimanche 2 Juillet 12H30 au Champs de Mars. Métro Ecole Militaire, Dupleix, La Motte-Picquet, bus 80
Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous sur ce post. Inutile de demander la permission, cette rencontre est ouverte à tous, pourvu que chacun apporte avec lui une dose de bonne humeur.
Le lieu exact du RDV sera précisé le Mercredi 28 Juin sur le post.
Thème : la pétanque par équipes de pays et que les meilleurs gagnent.😛
Les règles du jeu seront énoncées sur place. Les équipes seront constituées sur place également en fonction de .....bref....🙂
Que tou(te)s les boulistes se fassent connaître ici, notamment celles et ceux qui possèdent des jeux de pétanque ( les jeux en plastique sont formellement interdits ), qu'on ne se retrouve pas le bec dans l'eau le jour venu. Prévoir un mètre pour les tricheurs et un cochonnet fluo au cas où la partie s'éterniserait tard dans la nuit 😄( ça s'est déjà vu !😎 )
Je précise que rien n'est imposé, pour ceux qui n'oseraient pas affronter les filles à la pétanque, une sieste est toujours possible à l'ombre d'un arbuste en fleurs !
Pique-nique : chacun apporte une contribution, en fonction de ses moyens et de sa spécialité culinaire.
Cuisiniers du Dimanche, à vos fourneaux ! Les piètres cuisiniers pourront toujours pousser les portes de Mo..prix pour dévaliser le rayon boissons !
Afin que tout le monde n'amène pas les mêmes choses, on va lister qui amène quoi. C'est un peu scolaire j'en conviens mais super efficace au final !
Check list ( à compléter également sur le post ) Amuse-gueules : Salades : Charcuterie : Fromage éventuellement : Pain : Desserts : Boissons : Assiettes en plastique : Couverts en plastique : Verres en plastique : Sopalin : Nappes, plaids :
Je complèterai les infos manquantes sur ce fil de discussion au fur et à mesure.
Je remercie d'ores et déjà toutes celles et ceux qui vont faire vivre ce post jusqu'au 2 Juillet.
A très bientôt, venez nombreux !😉
Ailleurs😎
PS : si vous savez pas quoi faire les 24 et 25 Juin, une équipe parisienne de 20 personnes ( ABM + VF ) participe au rallye des marais. Venez encourager notre équipe pirate, nous vous serons reconnaissants !😏
Sinon, recherchons désespérément le capitaine Crochet 😐
PSS : une pensée énorme pour Simon, sur la route de la Transalpine, tu nous manques
Les beaux jours sont revenus sur la capitale et les pelouses des parcs et jardins parisiens n'attendent que nous pour une nouvelle rencontre placée sous le signe.....du voyage of course !😉
Instructions pour la journée ( mises à jour régulièrement dans ce post )
Pique-nique Paris le Dimanche 2 Juillet 12H30 au Champs de Mars. Métro Ecole Militaire, Dupleix, La Motte-Picquet, bus 80
Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous sur ce post. Inutile de demander la permission, cette rencontre est ouverte à tous, pourvu que chacun apporte avec lui une dose de bonne humeur.
Le lieu exact du RDV sera précisé le Mercredi 28 Juin sur le post.
Thème : la pétanque par équipes de pays et que les meilleurs gagnent.😛
Les règles du jeu seront énoncées sur place. Les équipes seront constituées sur place également en fonction de .....bref....🙂
Que tou(te)s les boulistes se fassent connaître ici, notamment celles et ceux qui possèdent des jeux de pétanque ( les jeux en plastique sont formellement interdits ), qu'on ne se retrouve pas le bec dans l'eau le jour venu. Prévoir un mètre pour les tricheurs et un cochonnet fluo au cas où la partie s'éterniserait tard dans la nuit 😄( ça s'est déjà vu !😎 )
Je précise que rien n'est imposé, pour ceux qui n'oseraient pas affronter les filles à la pétanque, une sieste est toujours possible à l'ombre d'un arbuste en fleurs !

Pique-nique : chacun apporte une contribution, en fonction de ses moyens et de sa spécialité culinaire.
Cuisiniers du Dimanche, à vos fourneaux ! Les piètres cuisiniers pourront toujours pousser les portes de Mo..prix pour dévaliser le rayon boissons !
Afin que tout le monde n'amène pas les mêmes choses, on va lister qui amène quoi. C'est un peu scolaire j'en conviens mais super efficace au final !
Check list ( à compléter également sur le post ) Amuse-gueules : Salades : Charcuterie : Fromage éventuellement : Pain : Desserts : Boissons : Assiettes en plastique : Couverts en plastique : Verres en plastique : Sopalin : Nappes, plaids :
Je complèterai les infos manquantes sur ce fil de discussion au fur et à mesure.
Je remercie d'ores et déjà toutes celles et ceux qui vont faire vivre ce post jusqu'au 2 Juillet.
A très bientôt, venez nombreux !😉
Ailleurs😎
PS : si vous savez pas quoi faire les 24 et 25 Juin, une équipe parisienne de 20 personnes ( ABM + VF ) participe au rallye des marais. Venez encourager notre équipe pirate, nous vous serons reconnaissants !😏
Sinon, recherchons désespérément le capitaine Crochet 😐
PSS : une pensée énorme pour Simon, sur la route de la Transalpine, tu nous manques

Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales English translation pending
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Réflexion d'un retour de Cuba English translation pending
je reviens de pres d'1 mois et demi de cuba je ne veux pas m'eterniser sur mon sejour je veux juste dire que nous autres pays riche et industrialise avons beaucoup de chose a apprendre des sur le savoir vivre l'acceuil et
je ne vois plus les chose de la meme maniere en france les gens passe leur temps a manifeste faire greve etc........... les cubains possede 100000 raisons de plus que nous de se plaindre mais il ne le peuvent alors ils en rigole nous serions incapable de rigoler de nos malheurs enfin bref je vais pas faire la morale au monde je voulais juste faire un clin d'oeil a ce peuple au grand coeur et a la communaute cubaine a l'etranger qui possede toute mon admiration ..........(d'ailleur ca m'a tellement plu que j'y retourne dans un mois...😛)
Vancouver, Yukon à très petit budget English translation pending
bonjour,
alors moi j'ai plusieurs petites questions:
nous comptons nous rendre au canada en aout. Le but est d'arriver à Montréal (on sera logé) de repartir pour Vancouver (l'avion semble le moins cher??!). Là, on souhaiterait acheter des vélos d'occase (est-ce que qq'un l'a deja fait? est-ce que c'est cher?) pour éviter les trajet en bus. On voudrait profiter un peu de Vancouver et de son île (Tofino, peut -on camper? est-ce cher?) et prendre le bateau pour Whithorse avec nos vélos (mais là impossible de trouver les prix, ni du bateau, ni de l'entrée du territoire). Sur place on aimerait faire du camping... De là, plusieurs questions: selon vous est-il possible de camper (rapport au froid), est-ce cher?, peut on facilement circuler à vélo? le niveau de vie est -il beaucoup plus cher?, combien faut-il compter par repas (à la roots, pas vraiment de resto)?... enfin voila, tous renseignements pourra être utile... Je sais ça fait beaucoup de questions mais nos projets de départ (acheter une voiture et la revendre) viennent de tomber à l'eau, du coup plus moyen de dormir dans la voiture ni se déplacer à moindre frais!!!
D'avance, merci!
Voyage “sac à dos” France et Espagne English translation pending
Je prépare pour cet été un voyage « sac à dos» à travers le sud de la France et le sud de l’Espagne. Je m’apprête à acheter mes billets très prochainement pour pouvoir m’emparer d’une assez bonne aubaine qui est : 650$canadiens tout inclus pour un billet partant de Montréal pour se rendre à Paris avec le retour de Paris à Montréal inclus. Puisque je dois choisir la date de mon retour maintenant, une question évidente s’interpose! À quelle date je devrais revenir ?!
J’aimerais savoir si, d’après vous et d’après vos expériences, il est préférable de faire ce voyage en 2 mois ou 1mois et demi soit 6 semaines. Je compte partir de Paris, passer par Lyon vers Marseille ensuite en suivant la cote vers Barcelone puis en suivant encore la cote passant par Malaga en se rendant à Séville et je compte revenir en train vers Paris. Je suis certaine d’avoir suffisamment d’argent pour mes deux options, je voyagerai en train et en bus, se sera mon premier voyage « sac a dos » et mon premier voyage solo! Alors merci a tous le conseils que vous pouvez m’offrir . 🙂
J’aimerais savoir si, d’après vous et d’après vos expériences, il est préférable de faire ce voyage en 2 mois ou 1mois et demi soit 6 semaines. Je compte partir de Paris, passer par Lyon vers Marseille ensuite en suivant la cote vers Barcelone puis en suivant encore la cote passant par Malaga en se rendant à Séville et je compte revenir en train vers Paris. Je suis certaine d’avoir suffisamment d’argent pour mes deux options, je voyagerai en train et en bus, se sera mon premier voyage « sac a dos » et mon premier voyage solo! Alors merci a tous le conseils que vous pouvez m’offrir . 🙂