Results for "Picos+|+9+>+206"
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Deux semaines dans les îles centrales des Açores English translation pending
Bonjour,
nous allons 2 semaines aux Açores en juillet, notre avion arrive et repart de Horta (Faial).
On pensait donc visiter 3 îles: 5 jours à Pico, 5 jours à Sao Jorge, 4 jours à Faial.
On a l'habitude de randonner beaucoup.
Est-ce que ce n'est pas trop de temps pour ces petites îles? On ne risque pas de s'ennuyer?
Merci, Fratcho
Est-ce que ce n'est pas trop de temps pour ces petites îles? On ne risque pas de s'ennuyer?
Merci, Fratcho
Location de voiture aux Açores English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Je suis entrain d'organiser un séjour d'environ 3 semaines cet été aux Açores. Mon choix se porte dans l'ordre sur les îles suivantes : Faial, Sao Jorge, Pico et Sao Miguel.
Nous serons 2 en sac à dos et nous privilégions le camping et les étapes courtes, j'aime les vacances itinérantes. Par contre pour explorer à notre rythme en toute liberté, je souhaite louer une voiture sur chaque île mais cela plombe sérieusement le budget ! Environ 50€ par jour.
Est-ce qu'il y a d'autres alternatives ? Je vois parler de stop sur le forum, mais ce sont des sujet datant de quelques années, est-ce que ce serait aussi aisé aujourd'hui ? Est-ce que je peux limiter la location de voiture à certaines îles pas d'autres ? Est-ce qu'il y a un moyen de trouver des locations moins cher ? Est-ce que le scooter est une bonne idée ?
Merci d'avance pour votre aide, je suis preneuse aussi de tout bon conseils récent sur Açores (camping, resto, rando…)
Suz
Je suis entrain d'organiser un séjour d'environ 3 semaines cet été aux Açores. Mon choix se porte dans l'ordre sur les îles suivantes : Faial, Sao Jorge, Pico et Sao Miguel.
Nous serons 2 en sac à dos et nous privilégions le camping et les étapes courtes, j'aime les vacances itinérantes. Par contre pour explorer à notre rythme en toute liberté, je souhaite louer une voiture sur chaque île mais cela plombe sérieusement le budget ! Environ 50€ par jour.
Est-ce qu'il y a d'autres alternatives ? Je vois parler de stop sur le forum, mais ce sont des sujet datant de quelques années, est-ce que ce serait aussi aisé aujourd'hui ? Est-ce que je peux limiter la location de voiture à certaines îles pas d'autres ? Est-ce qu'il y a un moyen de trouver des locations moins cher ? Est-ce que le scooter est une bonne idée ?
Merci d'avance pour votre aide, je suis preneuse aussi de tout bon conseils récent sur Açores (camping, resto, rando…)
Suz
Louer ou non une voiture aux Açores? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir avec mon compagnon du 10 au 24 juin aux Açores.
Nous restons 4 nuits à Pico, 3 nuits à Faial et 4 nuits à Flores. Je voulais avoir votre avis sur l'utilité ou non de louer une voiture sur ces différentes iles. J'ai l'impression que sur Pico c'est indispensable et que sur les deux autres c'est jouable sans. Mais j'attends vos avis. Le stop est-il toujours aussi sûr?
Le loueur le plus abordable dans mes comparaisons est Ilha Verde. Est-ce fiable?
D'avance merci pour vos réponses,
Charlotte
Locations de voiture aux Açores English translation pending
Bonjour, nous partons 15j aux Açores à la mi-août et nous aimerions avoir des avis sur les loueurs de voiture à Ponta Delgada, à Pico (nous aimerions prendre la voiture à l'aéroport et la rendre à Horta), et à Lajes das Flores. Sinon en règle général vaut-il mieux prendre des loueurs plus chères ou pas utile ?, sachant que nous ne sommes pas trop regardant sur l'état du véhicule et l'ancienneté, on ne veut juste pas avoir de surprises financières et qu'au final si on prend le loueur le moins chère çà nous coûte plus qu'un loueur qui est plus onéreux à la base. Et au niveau de l'assurance laquelle préconisez vous ?. Merci à vous
Tour du Queyras en mai 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'aller faire un trek de 7 jours dans le parc du queyras du 5 au 11 mai 2013. Nous dormirons en tente dans les endroits prévus. Est ce possible à cette période par rapport aux conditions climatiques? Que me conseillez vous comme tour en 7 jours sachant que nous aimons la nature, les lacs et les pics?
Merci de vos conseils
Julie
Vacances à Formentera en août 2013 (Baléares) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon conjoint et moi partons en août a Formentera, surnommé le petit caraïbe (baléares). Le côté tranquille et sauvage nous a séduit.
L'hébergement est réservé à l'ostal entre pinos à es Calo et l'avion aussi, vol vueling direct depuis paris.
Je m'interroge néanmoins sur le coût de la vie là abs; si certains connaissent l'île, serait-il possible de m'informer des prix pratiqués là bas dans les restaurants, les supermarchés..? Histoire de prévoir un peu notre budget vacances.
Une location de vélo coutent combien à peu prés ? nous voudrions circuler un maximum a vélo, quitte a louer une voiture un jour ou prendre le bus pour aller visiter San Francesc et es Pujol une fois au moins.
Quelles plages conseillez vous vers Es Calo ? restaurant ? sorties ? activités ? (équitation, plongée..)
Merci par avance à ceux qui sauront m'apporter quelques précieuses informations. Je viens de commander le guide du routard 2013-2014 surles baléares mais je croise les doigts pour qu'un apssage soit consacré à Formentera ... Cette île semble bien méconnue de beaucoup (ce qui fait son charme évidemment) et il est du coup difficile d'avoir des infos dessus.
Mon conjoint et moi partons en août a Formentera, surnommé le petit caraïbe (baléares). Le côté tranquille et sauvage nous a séduit.
L'hébergement est réservé à l'ostal entre pinos à es Calo et l'avion aussi, vol vueling direct depuis paris.
Je m'interroge néanmoins sur le coût de la vie là abs; si certains connaissent l'île, serait-il possible de m'informer des prix pratiqués là bas dans les restaurants, les supermarchés..? Histoire de prévoir un peu notre budget vacances.
Une location de vélo coutent combien à peu prés ? nous voudrions circuler un maximum a vélo, quitte a louer une voiture un jour ou prendre le bus pour aller visiter San Francesc et es Pujol une fois au moins.
Quelles plages conseillez vous vers Es Calo ? restaurant ? sorties ? activités ? (équitation, plongée..)
Merci par avance à ceux qui sauront m'apporter quelques précieuses informations. Je viens de commander le guide du routard 2013-2014 surles baléares mais je croise les doigts pour qu'un apssage soit consacré à Formentera ... Cette île semble bien méconnue de beaucoup (ce qui fait son charme évidemment) et il est du coup difficile d'avoir des infos dessus.
Quelles pistes de randonnées aux Açores? English translation pending
Bonjour,
je compte me rendre aux acores l'année prochaine, et pour j'aimerais avoir vos avis sur les différents trail (notamment Flores, Faial, Pico, St Jorge) ? En me rendant sur le site de trails azores, il est indiqué par exemple que les trails de Flores sont fermés ? Cela veut dire quoi ( fermeture administrative, danger ... ?) et que l'on peut passer outre ?
Quels sont les trails à faire absolument ?
Merci 😛
je compte me rendre aux acores l'année prochaine, et pour j'aimerais avoir vos avis sur les différents trail (notamment Flores, Faial, Pico, St Jorge) ? En me rendant sur le site de trails azores, il est indiqué par exemple que les trails de Flores sont fermés ? Cela veut dire quoi ( fermeture administrative, danger ... ?) et que l'on peut passer outre ?
Quels sont les trails à faire absolument ?
Merci 😛
Trajet Mendoza - Buenos Aires, deux semaines en voiture de location English translation pending
Bonour,
nous sommes 3 pers. et réservons 2 semaines de nos vacances pour réaliser le trajet Mendoza - Buenos-Aires en passant par la Pampa et donc peut-être Général Pico, Santa Isabel, Santa Rosa.
Quelqu'un peut-il me renseigner sur les endroits "à ne pas rater", les choses "à faire" (estancia, balade à cheval, . . .) . . . ?
Question suppl. : location de voiture à Mendoza : chez qui ? les prix moyens ?
Merci Daniel
nous sommes 3 pers. et réservons 2 semaines de nos vacances pour réaliser le trajet Mendoza - Buenos-Aires en passant par la Pampa et donc peut-être Général Pico, Santa Isabel, Santa Rosa.
Quelqu'un peut-il me renseigner sur les endroits "à ne pas rater", les choses "à faire" (estancia, balade à cheval, . . .) . . . ?
Question suppl. : location de voiture à Mendoza : chez qui ? les prix moyens ?
Merci Daniel
"Bangkok Noir" (en français) English translation pending
Pour les amateurs de polars
Sortie Juin
Éditions GOPE, 240 pages, 13x19 cm, 17.85 €
12 nouvelles de John Burdett, Christopher G. Moore, Colin Cotterill, Stephen Leather, Pico Iyer, Timothy Hallinan, Dean Barrett, Eric Stone, Tew Bunnag, Alex Kerr, Vasit Dejkunjorn, Collin Piprell
Introduction:
Par-delà le sourire thaï et le wai plein de grâce, s’étend un paysage ravagé par la violence, un monde où le fait de perdre la face et le jeu des rivalités entraînent presque toujours une issue fatale, où aucun présage n’annonce le danger qui, la plupart du temps, est invisible, voire inimaginable. Survolez au grand jour la surface de Bangkok, et le monde du noir vous semblera à des années-lumière. Cette surface est raffinée, agréable et amusante. Mais creusez plus profondément, et le paradis tropical cédera la place à un purgatoire froid et enténébré, peuplé d’âmes en peine – des âmes échouées, cabossées et ostracisées. Les durs à cuire, les flics honnêtes comme les véreux, les ratés, les tourmentés, les petites gens comme les plus puissants, les transsexuels et les épouses secondaires, les expatriés et les créatures de l’au-delà, tous trouvent leur place dans Bangkok Noir. Mais le cœur de ce recueil, ce sont les doutes existentiels qui rongent les personnages. Des écrivains spécialistes de la Thaïlande ont uni leurs talents créatifs pour montrer que le noir ne connaît aucune frontière géographique. Dans leurs récits aux atmosphères pénétrantes, vous découvrirez une grande variété de voix et de perceptions du noir.
Traduit de l'anglais par Thierry Piélat, Jérôme Bouchaud, Laurence Ricciardi-Soler, Raymond Vergé, Violaine Lenthéric, Nathalie Gentaz, Antoine Hudon et David Magliocco.

12 nouvelles de John Burdett, Christopher G. Moore, Colin Cotterill, Stephen Leather, Pico Iyer, Timothy Hallinan, Dean Barrett, Eric Stone, Tew Bunnag, Alex Kerr, Vasit Dejkunjorn, Collin Piprell
Introduction:
Par-delà le sourire thaï et le wai plein de grâce, s’étend un paysage ravagé par la violence, un monde où le fait de perdre la face et le jeu des rivalités entraînent presque toujours une issue fatale, où aucun présage n’annonce le danger qui, la plupart du temps, est invisible, voire inimaginable. Survolez au grand jour la surface de Bangkok, et le monde du noir vous semblera à des années-lumière. Cette surface est raffinée, agréable et amusante. Mais creusez plus profondément, et le paradis tropical cédera la place à un purgatoire froid et enténébré, peuplé d’âmes en peine – des âmes échouées, cabossées et ostracisées. Les durs à cuire, les flics honnêtes comme les véreux, les ratés, les tourmentés, les petites gens comme les plus puissants, les transsexuels et les épouses secondaires, les expatriés et les créatures de l’au-delà, tous trouvent leur place dans Bangkok Noir. Mais le cœur de ce recueil, ce sont les doutes existentiels qui rongent les personnages. Des écrivains spécialistes de la Thaïlande ont uni leurs talents créatifs pour montrer que le noir ne connaît aucune frontière géographique. Dans leurs récits aux atmosphères pénétrantes, vous découvrirez une grande variété de voix et de perceptions du noir.
Traduit de l'anglais par Thierry Piélat, Jérôme Bouchaud, Laurence Ricciardi-Soler, Raymond Vergé, Violaine Lenthéric, Nathalie Gentaz, Antoine Hudon et David Magliocco.

Petites annonces immobilières en espagnol? English translation pending
Bonjour
Connaissez vous un site de petites annonces en espagnol et actif en Espagne spécialisé dans les annonces immobilières ? Je cherche un site du genre du "leboncoin.fr" ( si vous connaissez ) .
Merci de vos infos .
Séjour très court en Martinique: vos conseils? English translation pending
Bonjour à tous
Je sais que selon le goût et la sensibilité de chacun les réponses peuvent être divergentes mais que conseillez vous pour un séjour très court (malheureusement) en Martinique : les immanquables ? Quelles sont les liaisons possibles pour relier les iles grenadines ? et les coûts sont ils élevés ? Bien à vous Pitos
Je sais que selon le goût et la sensibilité de chacun les réponses peuvent être divergentes mais que conseillez vous pour un séjour très court (malheureusement) en Martinique : les immanquables ? Quelles sont les liaisons possibles pour relier les iles grenadines ? et les coûts sont ils élevés ? Bien à vous Pitos
Budget vacances à la semaine aux Açores en août? English translation pending
bonjour,
Je voudrai partir aux açores cet été en aout, 2 ou 3 semaines en fonction des prix, plutôt dans les îles centrales sao jorge pico, faial. Pouvez-vous m'indiquer un budget vacances à la semaine pour hôtel, location voiture, bâteau et nourriture? De plus est ce que mon choix d'îles est bien? Je pensais faire l'impasse sur sao miguel du fait de sa distance éloignée, est ce une erreur? Merci d'avance pour toute vos réponses
Je voudrai partir aux açores cet été en aout, 2 ou 3 semaines en fonction des prix, plutôt dans les îles centrales sao jorge pico, faial. Pouvez-vous m'indiquer un budget vacances à la semaine pour hôtel, location voiture, bâteau et nourriture? De plus est ce que mon choix d'îles est bien? Je pensais faire l'impasse sur sao miguel du fait de sa distance éloignée, est ce une erreur? Merci d'avance pour toute vos réponses
Randonnée et transport sur Madère? English translation pending
Bonsoir,
Nous serons à madère en mai une semaine. J'ai du mal à comprendre comment articuler les transports car beaucoup de randos ne font pas de boucle donc pour la voiture??? Et pour beaucoup je ne trouve pas de transport en commun??? Comment ça marche?? Je logerai à Funchal.
EX pico areeiro/ picoruivo de encumeada à pico grande de poço da neve à funchal etc
Olivier
Nous serons à madère en mai une semaine. J'ai du mal à comprendre comment articuler les transports car beaucoup de randos ne font pas de boucle donc pour la voiture??? Et pour beaucoup je ne trouve pas de transport en commun??? Comment ça marche?? Je logerai à Funchal.
EX pico areeiro/ picoruivo de encumeada à pico grande de poço da neve à funchal etc
Olivier
Quelques impressions sur le tour du Dhaulagiri (Himalaya népalais) English translation pending
Bonjour,
Je viens de faire le tour du Dhaulagiri, en 13 jours de marche.
Ce trek m'a vraiment enchanté par sa beauté.
Il permet de découvrir une palette complète de paysages : les villages, la forêt tropicale, les cultures en terrasses, les glaciers, les moraines, et les plus hauts pics enneigés... Ce trek est facile techniquement. Il n'y a pas de pentes raides, la montée est progressive (parfaite pour l'acclimatation), et le sentier est tracé tout le long. Mais, à partir de 4000 mètres, le froid intense et l'altitude le rendent engagé. L'ambiance devient "haute montagne", la nature prend un caractère austère... On découvre alors l'énorme Dhaulagiri ! Un monstre de glace !!!
A 5000 mètres, le vent peut souffler fort, et la température descend à -10° celsius sous la toile de tente !!! Glacial !!!
Nous étions un groupe de 8. L'équipe népalaise se composait d'une vingtaine de personnes (porteurs, cuisiniers, guide...). L'organisation était au top. J'étais impressionné par le courage des porteurs. Des hommes et des femmes soumis à très rude épreuve ! Plus de 40 kg de charge chacun ! Une sacrée leçon d'humilité ! J'ai admiré les cuisiniers préparant de vrais repas à haute altitude, dans des conditions très précaires. Chapeau !
Je conseille donc ce trek très sauvage, approchant au plus près un 8000, et accessible à tout le monde... Avec une bonne motivation !
Je viens de faire le tour du Dhaulagiri, en 13 jours de marche.
Ce trek m'a vraiment enchanté par sa beauté.
Il permet de découvrir une palette complète de paysages : les villages, la forêt tropicale, les cultures en terrasses, les glaciers, les moraines, et les plus hauts pics enneigés... Ce trek est facile techniquement. Il n'y a pas de pentes raides, la montée est progressive (parfaite pour l'acclimatation), et le sentier est tracé tout le long. Mais, à partir de 4000 mètres, le froid intense et l'altitude le rendent engagé. L'ambiance devient "haute montagne", la nature prend un caractère austère... On découvre alors l'énorme Dhaulagiri ! Un monstre de glace !!!
A 5000 mètres, le vent peut souffler fort, et la température descend à -10° celsius sous la toile de tente !!! Glacial !!!
Nous étions un groupe de 8. L'équipe népalaise se composait d'une vingtaine de personnes (porteurs, cuisiniers, guide...). L'organisation était au top. J'étais impressionné par le courage des porteurs. Des hommes et des femmes soumis à très rude épreuve ! Plus de 40 kg de charge chacun ! Une sacrée leçon d'humilité ! J'ai admiré les cuisiniers préparant de vrais repas à haute altitude, dans des conditions très précaires. Chapeau !
Je conseille donc ce trek très sauvage, approchant au plus près un 8000, et accessible à tout le monde... Avec une bonne motivation !
Randonnées dans les Pyrénnées: où aller? English translation pending
Bonsoir,
Courant septembre je souhaite partir un week end faire des randonnées dans les Pyrénnées avec mon mari. Nous voulons de belles randonnées avec lacs, cascades, pics.. Mais nous hésitons encore où aller. Que choisir entre La vallée d'Ossau, le cirque de Gavarnie ? Ou connaissez vous d'autres endroit magique ? ET où dormir ? Merci bien pour vos infos
Courant septembre je souhaite partir un week end faire des randonnées dans les Pyrénnées avec mon mari. Nous voulons de belles randonnées avec lacs, cascades, pics.. Mais nous hésitons encore où aller. Que choisir entre La vallée d'Ossau, le cirque de Gavarnie ? Ou connaissez vous d'autres endroit magique ? ET où dormir ? Merci bien pour vos infos
Retour des Açores en août 2010 English translation pending
De retour des Açores, voici de quoi partager et quelques pistes à ceux qui en rêvent encore...
Sur les 9 îles que comptent les Açores, nous avons eu la chance de fouler la terre de 3 d'entre elles :San MiguelPicoFaialSur San Miguel : Un conseil : inutile d'y passer une semaine entière comme nous l'avons fait. Petite erreur de débutant ! Peut-être est-ce dû au temps très variable que nous avons eu alors, en tout état de cause lorsque nous avons découvert les autres îles, nous avons tout de suite regretté de nous y être tant attardé et de ne pas avoir optimisé un peu plus pour pouvoir en découvrir une 4ème. L'île verte et pour cause ! Régulièrement arrosée de courtes ondées, la végétation y pousse comme du chiendent ! Amoureux de la nature, prenez le prochain vol!!! A découvrir : Furnas (et ses fumerolles, sources chaudes, bolos levedos = petits pains un peu sucrés délicieux pour le goûter ou au petit déj.); Nordeste : à condition qu'il fasse beau (ce qui n'a pas été notre cas!) car en cas de nuages sur les hauteurs vous ne profiterez pas de la vue qui doit être magnifique ! Mosteiros, petit village de pêcheurs sympa et calme avec ses piscines naturelles en bord d'océan. Les lacs vert et bleu à Sete Cidades, n'oubliez pas de prendre de la hauteur pour les admirer!!! Ponta Delgaga, la capitale, avec son jardin botanique (entrée 2€ mais ça vaut le coup pour les arbres immenses), le front de mer sympa, la vieille ville. N'oubliez pas d'aller manger au "Nacional" (référencé dans le petit futé) où le service est impeccable et où l'on mange bien pour un prix raisonnable.
A Pico : Les paysages ne sont pas les mêmes. L'île semble plus exposée au soleil d'où la végétation plus sèche et les vignes, divines, classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Vous pouvez aller voir les baleines si le cœur vous en dit (elles sont là au printemps et à l'automne sinon vous vous contenterez de cachalots), cela vous en coûtera autour de 45-50€ par personne et une bonne saucée ! (prenez vos précautions et allez-y avec des vêtements qui ne craignent pas l'eau de mer) Pour les sportifs, l'ascension du Pico est incontournable. Pas forcément besoin forcément d'un guide si vous faite de la rando régulièrement, il faut juste viser la bonne journée où les nuages accrochés par le sommet ne seront pas trop nombreux et là pas de règle, on a de la chance ou pas ! L'ascension est longue (1 000 m de dénivelé) et parfois on est à la limite de l'escalade mais bon, notre super fiston de 5 ans y est arrivé (certes en beaucoup plus de temps que les adultes mais il l'a fait!!!).
A Faial : Horta, la ville mythique des navigateurs est un peu surpeuplée de touristes à mon goût mais fort heureusement le spécimen ne sort pas de la ville. A découvrir en flânant cependant, la marina avec toutes les peintures de navigateurs de passage, il y a des pépites et de vrais artistes. Je vous conseille de faire ça le matin, c'est plus tranquille. Le célèbre Peter's café est sympa, inutile d'y passer des heures mais l'ambiance est à voir. Petite note personnelle : quand on a une si grande renommée, je trouve dommage qu'on ne soigne pas l'image de l'établissement en maintenant les sanitaires propres (état déplorable alors qu'on était le matin...) LE truc qui m'a scotchée à Faial c'est le moment passé sur le volcan de Capeilinhos, tout jeune puisque formé dans les année 50s. On se croirait sur la lune, pas de végétation, seuls au monde (les gens s'arrêtent au musée et ne vont pas se balader sur les lieux) bref un vrai moment de découverte géologique pas barbant du tout !
Remarques générales :Nous avons voyagé avec nos petits pieds et notre fils de 5 ans facilement, le stop marche super bien (on a fait 90% du périple comme ça)les campings sont récents et propres et pas chers (sauf celui qui est à côté d'Horta : sanitaire dégueux)on n'a jamais froid, même la nuit : un conseil si vous y aller l'été, le sac à viande suffit, le sac de couchage est vraiment de trop pour le coup !). Prévoir tout de même un vêtement de pluie et un vêtement chaud pour ceux qui veulent gravir le Pico.Les Açoriens sont adorables, hyper serviables, ils se mettent en 4 pour être agréables et ils y réussissent bien.Pour ceux qui veulent louer une voiture : réserver bien à l'avance car le parc auto semble limité et on a croisé plein de gens qui se sont retrouvés sans voiture.Je reste dispo si vous avez des questions car je n'ai pas tout détaillé ici ...
Sur les 9 îles que comptent les Açores, nous avons eu la chance de fouler la terre de 3 d'entre elles :San MiguelPicoFaialSur San Miguel : Un conseil : inutile d'y passer une semaine entière comme nous l'avons fait. Petite erreur de débutant ! Peut-être est-ce dû au temps très variable que nous avons eu alors, en tout état de cause lorsque nous avons découvert les autres îles, nous avons tout de suite regretté de nous y être tant attardé et de ne pas avoir optimisé un peu plus pour pouvoir en découvrir une 4ème. L'île verte et pour cause ! Régulièrement arrosée de courtes ondées, la végétation y pousse comme du chiendent ! Amoureux de la nature, prenez le prochain vol!!! A découvrir : Furnas (et ses fumerolles, sources chaudes, bolos levedos = petits pains un peu sucrés délicieux pour le goûter ou au petit déj.); Nordeste : à condition qu'il fasse beau (ce qui n'a pas été notre cas!) car en cas de nuages sur les hauteurs vous ne profiterez pas de la vue qui doit être magnifique ! Mosteiros, petit village de pêcheurs sympa et calme avec ses piscines naturelles en bord d'océan. Les lacs vert et bleu à Sete Cidades, n'oubliez pas de prendre de la hauteur pour les admirer!!! Ponta Delgaga, la capitale, avec son jardin botanique (entrée 2€ mais ça vaut le coup pour les arbres immenses), le front de mer sympa, la vieille ville. N'oubliez pas d'aller manger au "Nacional" (référencé dans le petit futé) où le service est impeccable et où l'on mange bien pour un prix raisonnable.
A Pico : Les paysages ne sont pas les mêmes. L'île semble plus exposée au soleil d'où la végétation plus sèche et les vignes, divines, classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Vous pouvez aller voir les baleines si le cœur vous en dit (elles sont là au printemps et à l'automne sinon vous vous contenterez de cachalots), cela vous en coûtera autour de 45-50€ par personne et une bonne saucée ! (prenez vos précautions et allez-y avec des vêtements qui ne craignent pas l'eau de mer) Pour les sportifs, l'ascension du Pico est incontournable. Pas forcément besoin forcément d'un guide si vous faite de la rando régulièrement, il faut juste viser la bonne journée où les nuages accrochés par le sommet ne seront pas trop nombreux et là pas de règle, on a de la chance ou pas ! L'ascension est longue (1 000 m de dénivelé) et parfois on est à la limite de l'escalade mais bon, notre super fiston de 5 ans y est arrivé (certes en beaucoup plus de temps que les adultes mais il l'a fait!!!).
A Faial : Horta, la ville mythique des navigateurs est un peu surpeuplée de touristes à mon goût mais fort heureusement le spécimen ne sort pas de la ville. A découvrir en flânant cependant, la marina avec toutes les peintures de navigateurs de passage, il y a des pépites et de vrais artistes. Je vous conseille de faire ça le matin, c'est plus tranquille. Le célèbre Peter's café est sympa, inutile d'y passer des heures mais l'ambiance est à voir. Petite note personnelle : quand on a une si grande renommée, je trouve dommage qu'on ne soigne pas l'image de l'établissement en maintenant les sanitaires propres (état déplorable alors qu'on était le matin...) LE truc qui m'a scotchée à Faial c'est le moment passé sur le volcan de Capeilinhos, tout jeune puisque formé dans les année 50s. On se croirait sur la lune, pas de végétation, seuls au monde (les gens s'arrêtent au musée et ne vont pas se balader sur les lieux) bref un vrai moment de découverte géologique pas barbant du tout !
Remarques générales :Nous avons voyagé avec nos petits pieds et notre fils de 5 ans facilement, le stop marche super bien (on a fait 90% du périple comme ça)les campings sont récents et propres et pas chers (sauf celui qui est à côté d'Horta : sanitaire dégueux)on n'a jamais froid, même la nuit : un conseil si vous y aller l'été, le sac à viande suffit, le sac de couchage est vraiment de trop pour le coup !). Prévoir tout de même un vêtement de pluie et un vêtement chaud pour ceux qui veulent gravir le Pico.Les Açoriens sont adorables, hyper serviables, ils se mettent en 4 pour être agréables et ils y réussissent bien.Pour ceux qui veulent louer une voiture : réserver bien à l'avance car le parc auto semble limité et on a croisé plein de gens qui se sont retrouvés sans voiture.Je reste dispo si vous avez des questions car je n'ai pas tout détaillé ici ...
Trouver des lits de camps sur Cotonou? English translation pending
Bonjour, ma fille part un mois au benin et sera logée dans un village ; apparemment les jeunes vont dormir sur des nattes; je sais qu'il n'y a pas de lit.
savez vous si on peut trouver des lits de camps ou lit picot sur cottonou; si oui, avez vous une adresse et un ordre de prix..
merci
Trek de dix jours dans la Cordillère Royale (Bolivie) English translation pending
nous sommes 2 et nous comptons nous rendre a Sorata en bolivie aux environs du 1er aout 2010 afin d organiser la bas la traversee de la cordillere royale en 10 jours(sans l ascension de pics).
nous souhaitons trouver un muletier et un guide sur place!
mais je me pose quelques questions :
avez vous de bonnes adresses? a quel prix?
fait-il vraiment tres froid la nuit?
connaissez vous le niveau du trek (heures de marche/jour et denivelles)?
est-il possible de louer un rechaud la bas ou devons nous le prendre avant a la paz?
merci d avance
julien
Restaurants et randonnées dans les îles centrales des Açores? English translation pending
Bonjour
Je pars pour un peu plus de 15 jours début août 2010 aux Açores.
J'ai prévu de me concentrer pour un premier séjour sur PICO, SAO JORGE et FAIAL. (4-5 jours chaque île).
J'ai déjà lu une bonne partie des messages concernant les Açores de ce forum et grapillé pas mal d'infos d'autant plus que les guides en français sont rares!
Je n'ai toutefois pas trouvé grand choses concernant les restos, si certains d'entre vous ont des bonnes adresses coups de coeur sur ces îles je suis preneuse!
Et concernant les randonnées, à part le site trails-Azores.com, certains d'entre vous ont ils d'autres pistes?
Merci d'avance
Je n'ai toutefois pas trouvé grand choses concernant les restos, si certains d'entre vous ont des bonnes adresses coups de coeur sur ces îles je suis preneuse!
Et concernant les randonnées, à part le site trails-Azores.com, certains d'entre vous ont ils d'autres pistes?
Merci d'avance
Photos du Brésil English translation pending
Voila quelques photos du Brésil avec dans l'ordre :
- Parana : Curitiba, Porto de Cima (via le Serra Verde Express), Ilha do Mel
- Ouest de Minas Gerais : Poços de Caldas
- Sao Paulo : Ville de Sao Paulo
C'est ici que ça se passe : http://gdjacques.free.fr/brazil2010/index.html
Si vous avez des questions n'hésitez pas !
C'est ici que ça se passe : http://gdjacques.free.fr/brazil2010/index.html
Si vous avez des questions n'hésitez pas !
Inde ou Thaïlande avec trois enfants en août? English translation pending
Bonjour
😉peut-on me dire le temps en inde au mois d'aout, et si pour un voyage en famile, vous me recomanderiez l'inde ou la thaïlande, au niveau budget lequel de ces deux pays est le plus abordable ? merci de vos réponses
😉peut-on me dire le temps en inde au mois d'aout, et si pour un voyage en famile, vous me recomanderiez l'inde ou la thaïlande, au niveau budget lequel de ces deux pays est le plus abordable ? merci de vos réponses
Location de "pick-up" ou 4x4 à Chiang Mai English translation pending
On loue une voiture à Chiang Mai en Aout pendant 14 jours, et nous avons besoin de conseil... Pick up ou 4X4? Vitesse automatique? On a vu également vu des picks-up avec une benne couverte .Les prix vont du simple au double; On est a 4: 2 adultes , 2 enfants. Merci pour vos conseils.
En partance pour les Açores English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t'il des infos sur les açores : bons plans, les iles les plus belles, hébergements abordables, randonnées...
Merci
Randonnée dans les parcs nationaux de République Dominicaine English translation pending
Nous partons pour deux semaines dans la région de San Jose de Ocoa. Par la suite, nous avons une semaine pendant laquelle nous aimerions faire de la randonnée pédestre.
Quels endroits devrions-nous privilégier? On est attiré entre autres par le Pico Duarte. Est-ce vraiment si difficile?
Est-ce facile de se transporter d'un endroit à l'autre? Et de trouver une chambre?
Le plus important pour nous est de découvrir le pays, sa nature et ses gens. Notre espagnol est très limité.
Merci beaucoup! Suzanne
Le plus important pour nous est de découvrir le pays, sa nature et ses gens. Notre espagnol est très limité.
Merci beaucoup! Suzanne
Recherche d'un sac pour voyager à moto English translation pending
oy,
bientot la route...
j'viens de m'appercevoir que mon sac que je fixe sur ma becane a rendu l'ame...
je suis donc a la recherche d'un sac de voyage 50-70l, costaud, etanche, sans "picots" et avec moyen d'etre bien arime... vu celui la, conseille sur motomag...mais 70€...
http://www.intersport.fr/...08/~product_id=62909
si vous avez d'autres plans ...
merci V
bientot la route...
j'viens de m'appercevoir que mon sac que je fixe sur ma becane a rendu l'ame...
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merci V
Le mont Huashan en juillet (Chine) English translation pending
Bonjour,
je compte monter au mont Huashan sur une journée.
J'ai lu que globalement il y a trois façons de monter : le téléphérique, le sentier qui passe sous le téléphérique, le sentier "normal".
Le guide bleu est super inquiétant sur ce sentier normal, des presque "à pics" juste protégés pas des rampes avec des chaînes sur 80 m de hauteur... Dois-je prévoir des crampons et des piolets ou est-ce un peu exagéré ?
Merci d'avance...
Le guide bleu est super inquiétant sur ce sentier normal, des presque "à pics" juste protégés pas des rampes avec des chaînes sur 80 m de hauteur... Dois-je prévoir des crampons et des piolets ou est-ce un peu exagéré ?
Merci d'avance...
Trek dans le Hoggar ou dans le Tassili du Hoggar? (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir 15j avec terres d'av en algérie pour faire un treck J'hésite entre un treck de 16j dans le hoggar (code alg032) "Hoggar : les montagnes parmi les plus insolites de la planète, cernées d´immenses plateaux cristallins recouverts de lave noire et bordés de falaises abruptes. Etranges massifs tabulaires que sont ces aiguilles, pics et clochetons se dressant parfois sur des centaines de mètres… Des paysages surprenants, baignés de lumière et de silence avec parfois de véritables oasis de verdures nichées comme au cœur de la lune. Cette randonnée vous fera découvrir les reliefs les plus spectaculaires de l´Atakor, massif le plus élevé du Hoggar (altitude moyenne de 2000 à 2500 m), mais aussi les oueds encore peuplés de nomades pour certains, des gorges profondes, des cols perchés, des canyons mystérieux, des hauts plateaux et des pics aussi renommés que le Tahat, l´Assekrem (2500 m) avec le célèbre ermitage du Père de Foucauld"
et 16j dans le tassili du hoggar (code ALG003) "Partant des tassilis nord, en douze jours de marche avec un seul 4x4 d´assistance, nous découvrons toutes les facettes de l´érosion tassilienne et ce, dans un isolement extraordinaire. Une approche purement pédestre et le sentiment d´être vraiment seul au monde."
On m'a dit que le hoggar était très montagneux pas de sable. Cela en fait un endroit austère et absolument magnifique. Et que le tassili etait plus diversifié au niveau des paysages et que c'etait un mixte sable/roche.
Je n'arrive pas à faire de choix.
Pourriez vous me faire partager vos experiences en relevant les + et - de ce que vous avez vu. Idealement si l'un d'entre vous a fait les 2 et peut me faire partager son point de vue ca serait super!
Merci
Je souhaite partir 15j avec terres d'av en algérie pour faire un treck J'hésite entre un treck de 16j dans le hoggar (code alg032) "Hoggar : les montagnes parmi les plus insolites de la planète, cernées d´immenses plateaux cristallins recouverts de lave noire et bordés de falaises abruptes. Etranges massifs tabulaires que sont ces aiguilles, pics et clochetons se dressant parfois sur des centaines de mètres… Des paysages surprenants, baignés de lumière et de silence avec parfois de véritables oasis de verdures nichées comme au cœur de la lune. Cette randonnée vous fera découvrir les reliefs les plus spectaculaires de l´Atakor, massif le plus élevé du Hoggar (altitude moyenne de 2000 à 2500 m), mais aussi les oueds encore peuplés de nomades pour certains, des gorges profondes, des cols perchés, des canyons mystérieux, des hauts plateaux et des pics aussi renommés que le Tahat, l´Assekrem (2500 m) avec le célèbre ermitage du Père de Foucauld"
et 16j dans le tassili du hoggar (code ALG003) "Partant des tassilis nord, en douze jours de marche avec un seul 4x4 d´assistance, nous découvrons toutes les facettes de l´érosion tassilienne et ce, dans un isolement extraordinaire. Une approche purement pédestre et le sentiment d´être vraiment seul au monde."
On m'a dit que le hoggar était très montagneux pas de sable. Cela en fait un endroit austère et absolument magnifique. Et que le tassili etait plus diversifié au niveau des paysages et que c'etait un mixte sable/roche.
Je n'arrive pas à faire de choix.
Pourriez vous me faire partager vos experiences en relevant les + et - de ce que vous avez vu. Idealement si l'un d'entre vous a fait les 2 et peut me faire partager son point de vue ca serait super!
Merci
Voyager au Maroc chez l'habitant? English translation pending
Bonsoir,
Quelqu'un a t'il voyager au Maroc avec "Maroc chez l'habitant" ? Si oui merci de me transmettre ce que vous en pensez, vos impressions bonnes ou mauvaises.
Pitos.
Quelqu'un a t'il voyager au Maroc avec "Maroc chez l'habitant" ? Si oui merci de me transmettre ce que vous en pensez, vos impressions bonnes ou mauvaises.
Pitos.
Tempête et chemin cathare mars 2007 English translation pending
Chemin cathare mars 2007
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.

Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.
Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.
Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.
Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.
Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.
Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.
L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.
Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Trek aux Illimnani (Bolivie) English translation pending
Hola
Apres quelques sommets deja realises dans les environs de La Paz (Parinacota, Huayna Potosi, Pequeño Alpamayo, Condoriri Ala izquierda) je souhaiterais tenter l Illimani Pico Sur cette semaine du 15 avril
Auriez-vous des infos sur les conditions actuelles d ascension ??
merci d avance
hasta prontito
miscrete
Apres quelques sommets deja realises dans les environs de La Paz (Parinacota, Huayna Potosi, Pequeño Alpamayo, Condoriri Ala izquierda) je souhaiterais tenter l Illimani Pico Sur cette semaine du 15 avril
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hasta prontito
miscrete