Results for "Brême+|+59+>+196"
6777 results found.
Les oasis du désert libyque English translation pending
Je suis en train de préparer un second voyage en Egypte car je suis tombée sous le charme de ce pays ( qui ne pourrais pas y résister ???) Mais pour ce second voyage, je souhaiterais faire les oasis du désert en partant du Caire- et se diriger vers BAHAREYIA - FARAFRA-DALKA-KHARGA- tout ce ceci en bus-est-ce possible ?? ou faut-il louer des 4X4??? mais mon problème c'est que je part seule - est -il difficile de voyager seule dans le cadre d'un séjour en individuel en Egypte-J'attends vos expériences surtout expériences féminines ???En outre, je souhaiterais rejoindre Luxor depuis Kharga, je crois qu'il faut transiter par Assiout ?? Pouvez -vous me le confirmer - Merci-
Je prévois mon retour sur le Caire en train de nuit depuis Luxor, y-a t-il quelque personnes qu'il l'on fait- si oui, faut-il réserver les billets de train à l'avance ??
Au fait, je pense y rester environ 10 jours entre le 25 janvier et fin février 2006 mais je n'ai rien fixé encore-
Merci d'avance de vos réponses !!!!
Ma a salâma.
La Baie d'Halong terrestre serait moins touristique English translation pending
Bonjour,
Je me perds un peu en ce qui concerne la "baie d'Halong terrestre" : bien sûr j'ai entendu parler de Hoa Lu (est-ce vraiment dans la baie d'halong terrestre d'ailleurs ?) et de Tam Coc, mais il paraît qu'il y a des endroits tout aussi beaux mais moins bondés, avec moins de vendeurs qui passent leur temps à nous solliciter, tels que Van Long (15km au nord de Ninh Binh), ou Kenh Ga, ou encore Thung Nang (la Vallée du Soleil).
Connaissez-vous ces endroits ? A quelle distance sont-ils de Hanoi ? Quels sont les bons plans pour visiter la baie d'halong terrestre en barque, et apprécier le lieu sans être entourés par des hordes de touristes ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Je me perds un peu en ce qui concerne la "baie d'Halong terrestre" : bien sûr j'ai entendu parler de Hoa Lu (est-ce vraiment dans la baie d'halong terrestre d'ailleurs ?) et de Tam Coc, mais il paraît qu'il y a des endroits tout aussi beaux mais moins bondés, avec moins de vendeurs qui passent leur temps à nous solliciter, tels que Van Long (15km au nord de Ninh Binh), ou Kenh Ga, ou encore Thung Nang (la Vallée du Soleil).
Connaissez-vous ces endroits ? A quelle distance sont-ils de Hanoi ? Quels sont les bons plans pour visiter la baie d'halong terrestre en barque, et apprécier le lieu sans être entourés par des hordes de touristes ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Les îles proches de Bali English translation pending
Je pars avec une amie 3 semaines à Bali et on se pose la question sur les petites iles proches, lesquelles sont vraiment à voir ?
Quel moyen pour y aller et quels beaux endroits (tranquilles) pour y séjourner qq jours ?
On prend le maximum d'infos; soyez généreux, merci d'avance !!!!
Problème d'hébergement à Bombay English translation pending
bonjour a tous, apres bcp de vaines tentative de reserver un hotel depuis l'europe pour bombay lors de notre nuit d'arrivee, nous sommes toujours sans hotel..
j'ai telephoné a plusieurs hotels sur places et soit ils sont deja complet, soit la communication etait trop mauvaise, soit impossible de communiquer avec nos accent anglais trop different..
on arrive a 4h du mat.
qqu'un peut nous dire ou il est bon de trainer a bombay a cette heure la? en attendant le debut de journée pour partir a la recherche d'un hotel? pensez vous que les hotels sont ouvert toute la nuit?
si qqu'un a des suggestions, elles seront les bienvenues.. on part lundi soir...( heu, c'est demain en fait...)
merci d'avance
si qqu'un a des suggestions, elles seront les bienvenues.. on part lundi soir...( heu, c'est demain en fait...)
merci d'avance
Défiscalisation au Maroc English translation pending
bjour
est ce vrai qu au maroc on peut passer une retraite de reve pour ns francais....abattement d impot important?vrai, ?ou intox? merci
est ce vrai qu au maroc on peut passer une retraite de reve pour ns francais....abattement d impot important?vrai, ?ou intox? merci
Hua Shan ou Huang Shan? English translation pending
Salut à tous !
J'aimerais savoir ce que vous pensez de Hua Shan et de Huang Shan ? Si vous avez un à choisir, lequel des deux vous avez le plus appréciés ?
Merci
Gave
Merci
Gave
Liste des sites classés de l'UNESCO, un outil essentiel pour organiser son itinéraire. English translation pending
salut à tous,
J'ai chez moi un poster consolidé et plastifié des sites classés par l'UNESCO sur tous les continents. J'ai également un poster des sites classés par l'UNESCO en Europe, il se trouve sur la porte de mes WC ! quelle invitation à se rendre sur place pour comtempler les merveilles humaines et naturelles du monde et de l'Europe en particulier !!
Depuis 3 ans, j'organise mes itinéraires en grande partie en fonction de ces cartes et de ces sites classés. De quoi s'agit-il? tous les ans, l'UNESCO, organe culturel dépendant de de l'ONU, publie une liste des nouveaux sites culturels (en fait surtout historiques), naturels et mixtes parmi les plus significatifs et et les plus remarquables du monde. Les pays proposent les sites, des ''spécialistes'' de l'UNESCO les sélectionnent. L'intérêt pour nous, voyageurs, c'est de savoir quels sont les sites culturels(villes, monuments religieux, militaires, etc.) qui ont un intérêt essentiel dans l'histoire de l'humanité. Pour les sites naturels, sont classés les sites les plus beaux, les plus sauvages et possédant des spécificités rares (espèces en voie de disparition, par exemple).
Donc un petit conseil, avant de partir, consulter cette liste pour les endroits que vous désirez visiter et, faites comme moi, écrivez à l'UNESCO (à Paris) afin qu'ils vous envoient gratuitement ce poster des sites mondiaux !
bye
Les bus... English translation pending
Les bus... J’adore les bus, l’ambiance dans les gares routières. Je perds la notion du temps quand les trajets sont longs. La nuit, mes sensations changent.
C’est un moment de grâce quand, seul, je peux contempler les paysages bordant la route ou, simplement, penser. Il m’arrive aussi de lire et biensûr, de profiter des rencontres. Mais ce que je préfère c’est ne rien faire... Me laisser avancer dans l’espace et le temps.
Heureux cependant quand j’arrive! La boûche pâteuse, les jambes lourdes...et le coeur battant à l’idée de découvrir enfin une ville attendue ou inconnue.
Au Japon, à ma descente de l’avion, je trouve très vite le bus pour Joyo-Shi, près de Kyoto. Je suis dans un état second, mélange de fatigue et d’excitation. La lumière est éclatante mais il fait frais. Le bus doit partir à 10h45... Je guette l’horloge! OUI, ce n’est pas une légende: l’heure qui bascule à 10h45 entraîne le démarrage du moteur et le départ. Quelle précision! Je suis bien au Japon.
En Egypte, il y a pas mal de contrôle à l’approche du canal de Suez. Plusieurs check-point aussi dans le Sinai. Je m’endors. Sans arrêt, l’assistant du chauffeur me réveille pour que je sois présentable aux militaires montant dans le bus. Rien à faire, je replonge aussitôt dans mon sommeil. Il me secoue et semble exaspéré de mon refus de coopérer.Il gueule en me disant “you’re drunk, you’re drunk”...Non, je suis juste incapable de maintenir mes yeux ouverts. Et de toute façon, aux contrôles, en voyant mon passeport français, on me laisse tranquille en me félicitant pour Chirac et Zidane.
Au Myanmar, ancienne Birmanie, la saison des pluie anéantit les routes. Le labeurs des travailleurs forcés, essentiellement des femmes, qui placent une pierre à côté de l’autre ne sert pas à grand chose. Les mosaiques recouvertes de sables sont rincées et emportées bien vite. La distance entre Yangoon et le Lac Inle n’est pas énorme...500 km peut-être. Mais les 27 heures de voyage m’ont paru bien longues. D’abord, des paysages assez monotones de rizière puis ...la nuit! Des montagnes, je n’ai pu que ressentir les innombrbles virages. Je fonds à cause de la chaleur humide.Les vitres transpirent mais les fenêtres restent fermées. Il y a eu une pause après 4 heures de trajet, puis, plus rien. Un seul chauffeur conduit. Il mâche sans cesse du Bethel. Sa joue est énorme et, de temps en temps, il crache couleur rouge sang. Au matin, la brume enveloppe les montagnes couvertes de végétation . Il fait frais maintenant, mais à quoi bon, on est presque arrivé. Le bus s’arrête... j’en profite pour dormir. Deux heures plus tard, nous n’avons pas bougé... les pluies ont provoqué la chute de rochers. Il faut attendre. Le chauffeur est hilare, il me conseille de continuer à pied. Il me récuperera au prochain village, Kalaw. Je marche une petite heure et mange quelques fritures de mais, et une soupe. Toujours ce mélange: je suis exténué, las, mais bien! Heureux d’être là.
Au Cambodge, entre Kratie et Phnom-Penh se trouve un village dont la spécialité est l’arraignée frite. C’est très apprécié mais, bizarrement, je n’ai pas faim! Tout le monde déguste ça et voudrait bien me faire gouter. Je ne suis pas courageux. Une araignée, pourquoi pas, on mange bien de crevettes. Mais cette odeur qui sature l’air du bus. C’est presque ennivrant, plutôt écoeurant.
Aller de France en Bulgarie en bus, d’une traite, a été un bonheur. je n’ai rien vu des pays, mais ce n’était pas le but! Ah, l’ambiance des frontières serbes ou bulgares... J’ai vu le soleil se lever sur les alpes slovènes, puis, me suis rendormi sur l’autoroute hongroise, entourée de plaines grises et baignée de pluie. Les faubourgs de belgrades et les montagnes au sud de la Serbie m’ont rempli de joie. Puis je suis retombé dans un demi sommeil, où mes pensées sur le voyage à venir et sur ma vie en général allaient librement.
Je croise souvent des personne qui s’ennuient lors des déplacements. Le bus est pourtant pour moi, le lieu idéal de tous les voyages intérieurs.
Au Japon, à ma descente de l’avion, je trouve très vite le bus pour Joyo-Shi, près de Kyoto. Je suis dans un état second, mélange de fatigue et d’excitation. La lumière est éclatante mais il fait frais. Le bus doit partir à 10h45... Je guette l’horloge! OUI, ce n’est pas une légende: l’heure qui bascule à 10h45 entraîne le démarrage du moteur et le départ. Quelle précision! Je suis bien au Japon.
En Egypte, il y a pas mal de contrôle à l’approche du canal de Suez. Plusieurs check-point aussi dans le Sinai. Je m’endors. Sans arrêt, l’assistant du chauffeur me réveille pour que je sois présentable aux militaires montant dans le bus. Rien à faire, je replonge aussitôt dans mon sommeil. Il me secoue et semble exaspéré de mon refus de coopérer.Il gueule en me disant “you’re drunk, you’re drunk”...Non, je suis juste incapable de maintenir mes yeux ouverts. Et de toute façon, aux contrôles, en voyant mon passeport français, on me laisse tranquille en me félicitant pour Chirac et Zidane.
Au Myanmar, ancienne Birmanie, la saison des pluie anéantit les routes. Le labeurs des travailleurs forcés, essentiellement des femmes, qui placent une pierre à côté de l’autre ne sert pas à grand chose. Les mosaiques recouvertes de sables sont rincées et emportées bien vite. La distance entre Yangoon et le Lac Inle n’est pas énorme...500 km peut-être. Mais les 27 heures de voyage m’ont paru bien longues. D’abord, des paysages assez monotones de rizière puis ...la nuit! Des montagnes, je n’ai pu que ressentir les innombrbles virages. Je fonds à cause de la chaleur humide.Les vitres transpirent mais les fenêtres restent fermées. Il y a eu une pause après 4 heures de trajet, puis, plus rien. Un seul chauffeur conduit. Il mâche sans cesse du Bethel. Sa joue est énorme et, de temps en temps, il crache couleur rouge sang. Au matin, la brume enveloppe les montagnes couvertes de végétation . Il fait frais maintenant, mais à quoi bon, on est presque arrivé. Le bus s’arrête... j’en profite pour dormir. Deux heures plus tard, nous n’avons pas bougé... les pluies ont provoqué la chute de rochers. Il faut attendre. Le chauffeur est hilare, il me conseille de continuer à pied. Il me récuperera au prochain village, Kalaw. Je marche une petite heure et mange quelques fritures de mais, et une soupe. Toujours ce mélange: je suis exténué, las, mais bien! Heureux d’être là.
Au Cambodge, entre Kratie et Phnom-Penh se trouve un village dont la spécialité est l’arraignée frite. C’est très apprécié mais, bizarrement, je n’ai pas faim! Tout le monde déguste ça et voudrait bien me faire gouter. Je ne suis pas courageux. Une araignée, pourquoi pas, on mange bien de crevettes. Mais cette odeur qui sature l’air du bus. C’est presque ennivrant, plutôt écoeurant.
Aller de France en Bulgarie en bus, d’une traite, a été un bonheur. je n’ai rien vu des pays, mais ce n’était pas le but! Ah, l’ambiance des frontières serbes ou bulgares... J’ai vu le soleil se lever sur les alpes slovènes, puis, me suis rendormi sur l’autoroute hongroise, entourée de plaines grises et baignée de pluie. Les faubourgs de belgrades et les montagnes au sud de la Serbie m’ont rempli de joie. Puis je suis retombé dans un demi sommeil, où mes pensées sur le voyage à venir et sur ma vie en général allaient librement.
Je croise souvent des personne qui s’ennuient lors des déplacements. Le bus est pourtant pour moi, le lieu idéal de tous les voyages intérieurs.
Voyage en République Dominicaine: piège à touristes English translation pending
bonjour je souhaiterais aller en décembre en République dominicaine
Où me conseilleriez vous d'aller ? Est ce un peu beauf-land quand on part en séjour?
je recherche une belle plage, de la sécurité pour une semaine de repos et de loisirs
quelles ont été vos impressions générales une fois sur place ?
merci de votre réponse
D'Asie du Sud aux Etats-Unis: nécessairement par l'Europe? English translation pending
Salute!
Je me posais une question...
Les vols de l'asie du sud vers les states, ils passent tous necessairement par l'europe?
Merki amis des oiseaux de fer qui polluent.
Je me posais une question...
Les vols de l'asie du sud vers les states, ils passent tous necessairement par l'europe?
Merki amis des oiseaux de fer qui polluent.
Pagode des parfums (Vietnam) English translation pending
Bonjour, je pars au Vietnam en février pour 17 jours. Est ce que quelqu'un à visiter la pagode des parfums, cela en vaut-il le coup? J'ai besoin aussi de conseils pour le moyen de transport, je souhaiterai pouvoir m'arrêter ou je veux.
Comment c'est chez vous? English translation pending
Comment décorez vous appartement ou maison ? En fonction de vos voyages effectués ou futur ? Un thème par pièces ? Un chambre au style asiatique, un salon africain… Des souvenirs un peu partout dans la maison ? Rien du tout, impossible de deviner que vous êtes un voyageur ?...
2 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir deux semaines sur la côte ouest des Etats-Unis. Genre, aller sur L.A. puis remonter la côte jusque San Francisco, éventuellement faire un crochet à Las Vegas... Cela semble-t-il faisable????? Quels sont les lieux à ne pas manquer???
Merci pour tous vos conseils. Victorfds
Nous envisageons de partir deux semaines sur la côte ouest des Etats-Unis. Genre, aller sur L.A. puis remonter la côte jusque San Francisco, éventuellement faire un crochet à Las Vegas... Cela semble-t-il faisable????? Quels sont les lieux à ne pas manquer???
Merci pour tous vos conseils. Victorfds
Juillet ou août au Maroc? English translation pending
bonjour..
je voudrais voyager cet ete au maroc an 4 * 4 et famille (2 adultes avec de enfants 5 et 9 ans).
J' ai pour cela un 4*4 ml mercedes et je voulais trouver un intinénaire d' un mois pour visiter le maroc en restant assez pres de la mer. En effet j'ai un peu peur de la grosse chaleur, pour cela ma question : juillet ou aout?
je pars de nice en voiture pour une durée d'un mois.
merci
Balades autour de Sapa (Vietnam) English translation pending
😏 bonjour à tous
Je vais aller d'hanoi à sapa (enfin lao cai ) en train, ensuite découverte de la région !! . Y a t'il des moyens autres que ces agences, ces circuits organisés pour touristes ??? Quels sont vos expériences ?? avez vous des bons plans dépaysants ??
Et conseil pour l'hotel ?? je suis preneur ?? Merci
Je vais aller d'hanoi à sapa (enfin lao cai ) en train, ensuite découverte de la région !! . Y a t'il des moyens autres que ces agences, ces circuits organisés pour touristes ??? Quels sont vos expériences ?? avez vous des bons plans dépaysants ??
Et conseil pour l'hotel ?? je suis preneur ?? Merci
Retour d'expérience Chine English translation pending
Notre voyage, Pekin, Ping Yao, Xian, le Sichuan et le Yunnan en un mois et demi. Aout/sept/oct 2005 Impression generale: Melange “j’adore j’ desteste”, attraction-repulsion. Une culture ancestrale, les purges en ont efface les traces, des paysages splendides, ils les detruisent, une faune riche et variee, le braconnage continue. Et pourtant bcp de moments forts et d’images superbes en tete. On reviendra? Peut etre, en tout cas differemment. Bons plans: - Le monastere de Xiangcheng dans le Sichuan, sur peu de guides, tres beau esthetiquement, c'est son atmosphere qui nous a charme. Une tres belle guesthouse dans la meme ville, une maison tibetaine decoree tel un palais, 50 m au dessus de la gare routiere. Demander a la gare si la dame n’est pas a l’arrivee du bus, ils indiqueront sans pb. - a la cite interdite, pour eviter la tres longue queue, aller directement au kiosque ou on loue les guides auditifs, ils vendent les billets d'entree egalement. - A Ping Yao ds le Shanxi, guesthouse Jinjinglou Binguan 29 nan dajie tres agreable. Jolie courtyard, free pickup, famille tres sympathique, chambres traditionnelles (matelas immense sur 1 lit de brique) et moins chere que les autres... - Tjrs du papier toilette, sur soi, il y en a nulle part. - A Lijiang, Mama's Naxi Guesthouse 78 Wen Hua, WuYi, DaYan 0888 5185930. On a pas eu la chance d'y descendre, mais de nombreux voyageurs nous l'ont tellement encenses qu'on se doit d'en parler: apparemment c'est comme a la maison, "your home away from home" comme ils disent. - The Hump a Kunming pour sa terrasse et son ambiance sympathique - Mix and Backpaker’s guesthouse a Chengdu, jeune guest qui vient d’ouvrir, super ambiance, staff royal et chambres nickel. A faire meme si c’est legerement excentre. A faire: - velo un peu partout pour visiter les villes, pratique, pas cher et agreable (a partir du moment ou on a pris conscience qu'on est jamais prioritaire, sauf sur les pietons!). - Une nuit sur la muraille entre Jinshanling et Simatai. On avait opte pour une tour juste apres les 2/3 plus hautes. Se mefier cependant des orages. - Le Hua Shan, une des cinq montagnes sacrees, a faire en 2 jours avec nuit au sommet. Une veritable atmosphere pendant l’ascenssion, escaliers vertigineux et superbes paysages. L’Emei Shan a de tres mauvais echos pour ceux qui hesitent, nous on l’a fait sauter du programme. - Le tour a velo de l'Erhai Hu pres de Dali, notamment la partie est, elle est tres peu touristique et la route peu frequentee. C'est du bonheur (excepte les odeurs de crevettes sechees!). On l'a attaque en prenant le bateau jusqu a Haidong, soit 80kms en 2 jours, que du plat… - A consommer sans moderation, les massages chinois, pieds, tete, corps, 2h pour pour 4/5 euros… - marche des “antiquaires” Panjiayuan artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…)le dimanche matin a Pekin - Pour ceux qui veulent retrouver la Chine traditionnelle, paradoxalement, il faut aller a Macao ou Hong Kong qui, en restant a l'abri des grandes purges communistes, ont su preserver une culture plusieurs fois centenaire ... A voir: - Parc de Jiuzhaigou, superbe, y passer au moins une nuit a l'interieur. Demander au village de Shuzheng pour etre loger dans une famille tibetaine. Petite astuce, au guichet, ne pas payer le supplement des bus verts a 90yuans, ils ne verifient pas nous les avons utilises sans probleme. Un petit sentier a ne pas rater sous le village de Shuzheng, au niveau du sparkling lake. Il relie la rive droite a la rive gauche et traverse de multiples cascades donnant sur le lac, superbe… A fuir: - les toilettes, mais vous n'aurez pas le choix! - Tina 's guesthouse dans les gorges du saut du tigre, a la tete du racket local. Eviter egalement de descendre dans les gorges a son niveau, on peut y acceder un peu plus loin et sans probleme sous Sam’s guesthouse. Plusieurs plaintes ont ete deposees, la police locale nous a promis de faire bouger les choses, on espere que le ménage sera fait tres bientot. - Le Lonely, tout du moins notre version: mini dico peu pratique (ca peut servir en Chine), bcp d'endroits inexistant, cartes moyennes, des parties non traites (sud du Sichuan, la region des rizieres etc...).Pas glop glop du tout. - les virtuoses de l'escroquerie Liste des arnaques chinoises dont nous avons ete victimes: faux taxis, groupe de voleurs ds le train, bouteille non capsulee, menu touriste surevalue (comparer les ideogrammes), racket gorges du tigre, harcelement par les locaux sur la muraille( “on arrete de vous coller si vous achetez 1 Tshirt!), achat d’une place en 1ere mais se retrouve en bus couchette 2eme classe, attention aux unites ( 1 doigt peut signifier 1 yuan, 10 yuans, 1 euro ou 1 dollar), prix au kilos surfactures etc... dont nous avons entendu parle:bousculer un touriste en laissant tomber un sac rempli de porcelaines bon marche ou deja cassees, puis faire constater les degats au voyageur exiger une compensation, agressions aux couteaux ds endroits isoles. -Le scrapping et cupping, pas vraiment agreable et des marques sur le dos pendant 1 semaine, pour les fanas uniquement. On a aime: - la cuisine (surtout apres la Mongolie), plus specialement celle du Sichuan, epicee a souhait! - Pekin, alliance de traditions et modernite, on s’y sent bien malgre le nuage de pollution, ville tres agreable. - les paysages quand la presence humaine ne les a pas defigures - le fourmillement, echoppes et magazins ouverts a toutes heures, beaucoup de vie et d’agitation dans les villes et villages chinois - le shopping, bcp de choix et vetements pas chers - l’artisanat (meubles, émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…) On a pas aime: - les couchers et levers de soleil, toujours nappes de brume, autant faire la grass’mat…. - Pas de politiquement correct, le comportement des chinois (minorities exclues)… Certes nous avons frequente beaucoup d’endroits tres touristiques mais tout de meme. Pas serviable, malaimable et escrocs. Contraste saisissant avec la mongolie que nous avons quitte et la Birmanie ou nous sommes. Nos excuses cependant a ceux qui nous ont gratifie de leur sourire et de leur gentillesse, il y en a beaucoup aussi. Si certains ont des questions sur des points précis, n’hezitez pas a nous envoyer un mail: latetedslesetoiles@hotmail.fr ou a consulter notre site. Christophe et Sophie
Club Paladien Almoravides Marrakech ou Framissima Dunes d'Or Agadir? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir au maroc au mois de Mars et j'hésite entre marrakech (hotel club paladien les almoravides) ou agadir (framissima dunes d'or). Quelqu'un peut il me renseigner?
je vous remercie d'avance pour votre réponse
Marlène 😉
je souhaite partir au maroc au mois de Mars et j'hésite entre marrakech (hotel club paladien les almoravides) ou agadir (framissima dunes d'or). Quelqu'un peut il me renseigner?
je vous remercie d'avance pour votre réponse
Marlène 😉
Sécurité au Liban et climat en février? English translation pending
j'aimerai faire un voyage au Liban en février 2006 et voudrais avoir votre avis sur les risques du pays surtout en ces temps d'instabilités!!Nous serons 2 adultes et 2 ados.Quel en est le climat à cette époque et dans quel sens l'entreprendre.
Merci de vos réponses
Comment traverser les océans? English translation pending
Bonjour,
Alors voila, je suis parti de France il y a 5 mois, je suis arrivé a Hong Kong par les terres. J aimerais continuer mon périple sans prendre d avion et me diriger vers l Australie, puis la Nouvelle Calédonie, les îles de Paques, et l Amérique du sud, et l Afrique et l Europe. C’est juste une idée mais sans doute difficile a réaliser. D’autant plus que mes économies fondent... mais voila je me renseigne... La je pense partir pour la Thaïlande puis la Malaisie puis l Indonésie puis l Australie, je pense pourvoir trouver des bateaux facilement mais ensuite... Pour se rendre en nouvelle Calédonie… traverser les océans ?!
J aimerais donc avoir tous les renseignement possible, les tuyaux, les bons plans pour traverser les mers et océan. Voilier (mais pas d expérience), cargo, bateau de croisières avec travail a bord…brefs, des bons plan pour traverser et sans dépenser trop d argent. Merci d avance
Adrien
Alors voila, je suis parti de France il y a 5 mois, je suis arrivé a Hong Kong par les terres. J aimerais continuer mon périple sans prendre d avion et me diriger vers l Australie, puis la Nouvelle Calédonie, les îles de Paques, et l Amérique du sud, et l Afrique et l Europe. C’est juste une idée mais sans doute difficile a réaliser. D’autant plus que mes économies fondent... mais voila je me renseigne... La je pense partir pour la Thaïlande puis la Malaisie puis l Indonésie puis l Australie, je pense pourvoir trouver des bateaux facilement mais ensuite... Pour se rendre en nouvelle Calédonie… traverser les océans ?!
J aimerais donc avoir tous les renseignement possible, les tuyaux, les bons plans pour traverser les mers et océan. Voilier (mais pas d expérience), cargo, bateau de croisières avec travail a bord…brefs, des bons plan pour traverser et sans dépenser trop d argent. Merci d avance
Adrien
Location de voiture et conduite à Sumatra (Indonésie) English translation pending
🙂 J'envisage d'aller à Sumatra avec deux autres personnes et nous pensons louer une voiture pour visiter les environs de Medan et du lac Toba: est il facile de conduire là bas ou est-ce dangeureux ?
Merci d'avance
Conseils sur lodge et itinéraire en Namibie English translation pending
Nous partons mi octobre 2005 en Namibie en voyage de noces.
Voilà notre itinéraire que nous ferons en Toyota condor :
15/10 : arrivée et nuit à Windhoek 16/10 : nuit à Namutoni 17/1O : Okaukuejo 18/10 au 24/10 : Kaokaland (Opuwo, Epupa, Marienfluss...) avec un guide en 4*4 - le 24/10 nuit à Opuwo 25/10 : Twyfelfontein ? 26/10 : Cape Cross ou Henties Bay ? 27/10 : Swakopmund ? 28/10 : Swakopmund ? 29/10 : Camping de Sesriem 30/10 :Camping de Sesriem 31/10 :Nuit à Windhoek ou a Eningu The Clay House Lodge (à 1h de l'aeroport) 1/11 : en fin d'après midi retour pour la France
Pouvez vous me donner votre avis notamment sur notre itinéraire à partir du 25/10. De Twylfontein faut il aller directement à Swakopmund et ne faire que passer par Cape cross ou faut il s'y arreter ?
Est ce faisable dans la journée ?
Faut il dans ce cas passer deux jours dans la région de Twyfelfontein puis deux jours à Swakopmund
Sinon, on aimerait dormir dans un lodge à Twyfelfontein. Lequel me conseillez vous ? Avez vous un bon plan de logement à Swakopmund ? Un endroit romantique a nous conseiller car nous serons en voyage de noces.
Merci pour tout
Voilà notre itinéraire que nous ferons en Toyota condor :
15/10 : arrivée et nuit à Windhoek 16/10 : nuit à Namutoni 17/1O : Okaukuejo 18/10 au 24/10 : Kaokaland (Opuwo, Epupa, Marienfluss...) avec un guide en 4*4 - le 24/10 nuit à Opuwo 25/10 : Twyfelfontein ? 26/10 : Cape Cross ou Henties Bay ? 27/10 : Swakopmund ? 28/10 : Swakopmund ? 29/10 : Camping de Sesriem 30/10 :Camping de Sesriem 31/10 :Nuit à Windhoek ou a Eningu The Clay House Lodge (à 1h de l'aeroport) 1/11 : en fin d'après midi retour pour la France
Pouvez vous me donner votre avis notamment sur notre itinéraire à partir du 25/10. De Twylfontein faut il aller directement à Swakopmund et ne faire que passer par Cape cross ou faut il s'y arreter ?
Est ce faisable dans la journée ?
Faut il dans ce cas passer deux jours dans la région de Twyfelfontein puis deux jours à Swakopmund
Sinon, on aimerait dormir dans un lodge à Twyfelfontein. Lequel me conseillez vous ? Avez vous un bon plan de logement à Swakopmund ? Un endroit romantique a nous conseiller car nous serons en voyage de noces.
Merci pour tout
Bolivie: questions pratiques English translation pending
Salut amis voyageurs,
Mon départ approche et bien sûr quelques petites questions...encore...me pertubent. Est-il nécessaire de rendre des pompes de marche (j'ai pas trop envie d'y aller avec plusieurs paires) Vaut-il mieux amener des dollars ou tirer de l'argent sur place (j'ai vu que ça se faisait !!) Quelle sensibilité pour les photos (400 ASA??) Les pastilles Micro pur sont elles indispensables ? (on peut acheter de l'eau minérale sur place...)
Et pour finir une idée d'itinéraire : La Paz / lac Titicaca / Copacabana Rurrenabaque / Trinidad / Coroico par la route de la mort Potosi / Sucre / Tarabuco Sud Lipez Tupiza Tarija Santa Cruz La Paz
Pour la énième fois, un grand merci...
Mon départ approche et bien sûr quelques petites questions...encore...me pertubent. Est-il nécessaire de rendre des pompes de marche (j'ai pas trop envie d'y aller avec plusieurs paires) Vaut-il mieux amener des dollars ou tirer de l'argent sur place (j'ai vu que ça se faisait !!) Quelle sensibilité pour les photos (400 ASA??) Les pastilles Micro pur sont elles indispensables ? (on peut acheter de l'eau minérale sur place...)
Et pour finir une idée d'itinéraire : La Paz / lac Titicaca / Copacabana Rurrenabaque / Trinidad / Coroico par la route de la mort Potosi / Sucre / Tarabuco Sud Lipez Tupiza Tarija Santa Cruz La Paz
Pour la énième fois, un grand merci...
Utilisation des filtres pour un rendu des couleurs plus éclatant English translation pending
Bonjour !
Avis à tous les photographes avertis !
En dépit de l'utilisation d'un filtre polarisant par temps ensoleillé (afin de saturer les couleurs), il m'arrive parfois (pas toujours heureusement 😉) d'avoir un rendu des couleurs peu éclatant. Le bleu du ciel est très clair (presque blanc), le vert de la verdure est vert clair, le gris des pierres est terne, ... Bref, entre le vécu et la photo, il y a une déception quant au rendu des couleurs.
Que me conseillez-vous ? Un filtre chaud ? Si oui, lequel ?
Merci de vos réponses
Avis à tous les photographes avertis !
En dépit de l'utilisation d'un filtre polarisant par temps ensoleillé (afin de saturer les couleurs), il m'arrive parfois (pas toujours heureusement 😉) d'avoir un rendu des couleurs peu éclatant. Le bleu du ciel est très clair (presque blanc), le vert de la verdure est vert clair, le gris des pierres est terne, ... Bref, entre le vécu et la photo, il y a une déception quant au rendu des couleurs.
Que me conseillez-vous ? Un filtre chaud ? Si oui, lequel ?
Merci de vos réponses
Indonésie - De Yogya à Bali English translation pending
Yogyakarta - Volcan Merapi (derniers jours à Java)
Depuis une semaine, le Novotel est devenu notre second chez-nous. Nous sommes traités avec beaucoup de gentillesse par tous les employés qui gravitent dans ce petit palace accueillant . Chaque matin, les jeunes femmes et les serveurs nous apportent nos petits déjeuners sans poser la moindre question, les plateaux sont servis selon nos goûts dès qu'ils nous aperçoivent à la sortie de l'ascenseur. Quelques jeunes femmes apportent des photos de leurs enfants et racontent leur vie familiale. Afin de pouvoir améliorer un peu leurs revenus, certains occupent deux emplois successifs et cumulent de longues heures laborieuses. Ils n'ont jamais entendu parler de nos 35 heures... leurs semaines de travail en comptent souvent le double.
C'est très agréable de flâner tranquillement dans cette ville et nous l'avons visitée à notre rythme, selon nos envies. Les matinées sont réservées aux sites environnants, afin d'être sur place de bonne heure pour éviter à la fois l'afflux des visiteurs et le soleil brûlant. Mais les jours passent très vite et il faut préparer la suite du voyage, une dizaine de jours sur l'île de Bali...
Avant de quitter Java, nous avons rendez-vous avec le volcan Merapi, dont le chapeau orné d'un panache blanc émerge des brumes matinales. Une route sinueuse mène au redoutable sommet dont les éruptions fréquentes ont souvent provoqué des désastres mortels. Et pourtant les habitants n'ont pas renoncé à cultiver ses pentes fertiles malgré les soubresauts imprévisibles... Ils reconstruisent inlassablement leurs maisons après chaque catastrophe avec un entêtement surprenant. Il a l'air si calme, vu du belvédère, mais les profondes ravines qui sculptent le cône donnent une idée de l'énorme coulée de lave qui s'est échappée du cratère lors de la récente éruption. Quelques photos exposées donnent un aperçu de ce spectacle terrifiant...
A quelques kilomètres, le paysage verdoyant s'étale à perte de vue, une immense étendue de gazon vert, savamment ordonnée, attire notre regard. C'est un magnifique terrain de golf dessiné par deux architectes australiens à l'intention de résidents fortunés qui s'éparpillent dans la nature avec leurs caddies. Le gardien est un vieux monsieur qui nous reçoit et nous propose de visiter l'espace. On se contente d'admirer le panorama infini bordé par les contreforts montagneux.
Ce soir, un dîner japonais a été concocté par le cuisinier de l'hôtel pour nous dépayser encore un peu plus.
Dernière journée à Yogya : on déambule dans le quartier de Malioboro, centre commercial qui ressemble, de très loin, à celui de la Part-Dieu (Lyon), avec ses escalators desservant trois niveaux regorgeant de marchandises diverses, de l'informatique aux fringues.
D'un coup d'aile, un avion Garuda Indonesia nous transporte sur l'île des Dieux, Bali, atterrissage à Denpasar.
Le décalage horaire avec la France est maintenant de + 7 heures.
Un taxi nous dépose à Sanur, sur la côte est de Bali, et notre chambre d'hôtel donne sur l'océan, surplombant la grande plage de sable qui s'étale sur quelques centaines de mètres. Ce gigantesque hôtel a été construit, il y a quelques dizaines d'années, à l'intention des américains, style béton qui choque au milieu des pinèdes alentour. C'est le seul édifice de dix étages parmi les jolies paillottes blotties sous les palmiers. Ce n'est qu'une brève halte car dans deux jours nous serons installés au coeur de l'île, dans la cité des arts d'Ubud.
Un grand tour vers le sud, pour flâner au bord de mer et découvrir ce joli port de pêche, Jimbaran, et ses barques pointues et multicolores échouées sur le sable gris.
La presqu'île de Benoa abrite les plus beaux hôtels de Bali, qui rivalisent de luxe et de confort, dans un décor de rêve. Parmi ces palaces, voici le Novotel Benoa-Bali, fleuron de la chaîne française, dont l'architecture s'est inspirée des palais indonésiens. Des salons s'ouvrent sur l'océan, au bord d'une plage privée, sous les palmiers et les buissons de bougainvillées pourpres.
Les chambres sont des bungalows dispersés dans le jardin, en terrasses successives qui descendent jusqu'au rivage. Les plus beaux matériaux ont été utilisés : bois de teck, céramiques, tuiles vernissées, rotin, bambou, cuir, soies et lumignons de cristal taillé.
Impossible de résister à la carte du restaurant sous la pergola... Au menu, saumon sauce crème et vanille-fines herbes (chef d'oeuvre du chef français) et dessert exquis. Aïe, la note est particulièrement salée... mais on n'a qu'une vie, au diable l'avarice !
Gavés et repus, on a tout juste la force de remonter dans le taxi qui nous ramène à notre hôtel pour une sieste indispensable.
Une visite à la galerie marchande du grand Hyatt où j'ai repéré un sarong de coton fabriqué selon la méthode artisanale aux motifs de coquillages marine et blanc. Et départ en voiture vers Ubud, où nous avons retenu une chambre à l'hôtel "Villa Bukit Ubud".
Meilleure période (février ou avril) pour trek au Népal English translation pending
Bonjour,
je suis en train d'organiser un trek avec des amis au Népal, pas très haut en altitude. A votre avis, mieux vaut choisir février ou avril? On redoute la neige en février, et le mauvais temps en général.
Merci emmanuelle
je suis en train d'organiser un trek avec des amis au Népal, pas très haut en altitude. A votre avis, mieux vaut choisir février ou avril? On redoute la neige en février, et le mauvais temps en général.
Merci emmanuelle
Indonésie: Mont Bromo et Kelimutu en février? English translation pending
Bonjour,
Est-il posiible, d'après vous, de monter au Mt Bromo et au Kelimutu en février vu que c'est la saison des pluies?
Est-ce que ça vaut le coup? Peut-on y faire un aller retour (au Bromo) depuis Yogya? Combien de temps ça prend et combien ça coute?
Merci de vos lumieres!
L'Ecosse des Légendes English translation pending
Je suis partie en Ecosse en août dernier.
Ce fut vraiment un voyage extraordinaire, ce pays m'a faciné! Nous sommes partis à trois sur vol AF et avons atterri très tot dans la matinée à Edimbourg. La nous avons récupéré la voiture de location et en avant pour un autotour de rêve. Première chose : se familiariser avec la conduite à gauche....pas évident, rétroviseur arraché au premier km!! 🙂 Notre première étape se faisant à Aberdeen, nous décidons de sortir de la capitale pour visiter le plus remarquable des châteaux d'Ecosse mais aussi le plus hanté : Glamis Castle. Quelle impression magnifique en arrivant dans l'allée du château d'autant que le temps pluvieux et brumeux rend le lieu mytérieux. Sur le parking de Glamis nous découvrons avec stupefaction les premières vaches "chevelues" de notre séjour. Nous décidons d'effectué la visite guidée du lieu avant les jardins étant donné le temps. Quelle merveille!!!!!!! Des salles immenses remplies de tableaux, de meubles...notre première impression reste le contraste entre les intérieurs des châteaux français (malheureusement dépouillés) et celui ci. Nous visitons avec nostalgie la chambre d'Elizabeth Duchesse d'York qui y a vécu, dans la chapelle nous découvrons la seule représentation du Christ avec un chapeau et nous laissons compté les histoires fantastiques des joueurs de cartes emmurés vivants, d'une dame grise et d'un enfant mort de froid qui hantent les lieux. Après la visite des intérieurs nous nous dirigeons vers les jardins. Avant d'arriver à Aberdeen ou se trouve notre B&B, nous décidons de nous arrêter à Dunnottar Castle, un château et une ancienne abbaye en ruine qui se dessinent sur une falaise abrupte et dans une brume épaisse. L'accès très glissant est périlleux mais nous arrivons tout de même intact dans les ruines. Le lieu est effrayant avec le bruit du vent et celui des vagues, effrayant d'autant plus que l'on raconte que des centaines de personnes sont mortes de faim dans une des pièces du château où on les avait enfermé. Nous reprenons la voiture un peu fatigué et nous dirigeons vers Aberdeen. La, quel mal nous avons à trouver le B&B! Mais arrivé sur els lieux la joie de trouver des hôtes accueillant et un lit douillet. Le lendemain matin nous décidons de retourner à Stonehaven ou nous étions passé la vieille pour y visiter un cimetière à l'abandon apperçu de la route. Le cimetière "kirkyard" se trouve derrière un golf en bord de mer. Les tombes y sont très anciennes avec de nombreuses croix celtes magnifiques et encerclent une ancienne chapelle en ruine. L'atmosphère y est pesant nous décidons de ne pas nous attarder et décidons de nous rendre à Crathes Castle. La réputation du lieu tient au fait que ses jardins anglais sont exceptionnels...et en effet, ils le sont. Si l'intérieur du château (la cuisine et les plafonds peints essentiellement) est superbe, les jardins vallent à eux seuls le détour. Des milliers de fleurs aux odeurs merveilleuses, des buis taillés en boules et en pyramides. Mais notre B&B nous attend à Dingwall, une bonne nuit de sommeil nous attend. Départ très tôt le lendemain pour la Cathédrale d'Elgin, détruite par un feu mais ou subsistent les deux tours, des gisants magnifiques et un cimetière ancien. Depuis les tours, un spectacles merveilleux: Elgin et les plaines d'Ecosse qui se dessinent à l'horizon. Sur la route des Cairngorms (montagnes du centre du pays) nous nous arrêtons sur le Craigellachie Bridge et picnicons au bord d'un torrent. Il faut bien prendre des forces car une sacrée ascension nous attend. Nous gravissons le plus haut sommet des Cairngorms, au sommet le froid est intense, le temps est légèrement couvert mais il nous permet tout de même d'admirer la chaîne de montagnes et les lacs alentours. Le soir, nuit dans un B&B dans un petit village pres d'Inverness, dans lequel nous découvrons l'ambiance amicale et familiale d'un pub écossais. Le lendemain départ pour un grand momen: le Loch Ness. Nous longeons pendant plusieurs minutes le loch avant de tomber nez à nez avec un joueur de cornemuse âgé et mystérieux qui ne parle à personne. Arrivés au "village du monstre" au nom à ralonge et impronomsable, nous visitons le musée de Nessie, avec de tres bonnes explications en toutes les langues. Nous reprenons la voiture pour visiter le célèbre Uquhart Castle qui se trouve au bord du Loch Ness. C'est reparti pour plus d'une heure de voiture à travers les Highlands pour arriver au célébrissime Eilean Donan Castle, immortalisé par le film Highlanders et vu également dans un des James Bond. Le château est accessible depuis un pont recemment construit mais qui se maris parfaitement au château. Visite non-guidée du château (salle à manger et cuisine restent le smoments fort de la visite). Arrivée le soir à Portree sur l'Isle de Skye. Quelle stupéfaction lorsque nous découvrons que sur l'île les moutons vivent en liberté et se balladent sur les routes. Nous découvrons Portree une ville aux accents bretons et faisons connaissance avec les Meedges, sortes de moustiques écossais envahissant. Les deux jours suivant sont consacrés à la decouverte de l'île avec randonnées et ascension au milieu de moutons sympatiques. Visite de la distillerie Talisker et dégustation. Puis visite du château de Dunveggan propriété des Mc Leod of Mc Leod's. Une bibliothèque impressionante, des oubliettes et un jardins assez "tropical" aux plantes immenses. Le soir retour à Fort William pour une nuit en B&B. Le lendemain vivite de la ruine de Inverllochy Castle sous une pluie battante puis départ pour Inveraray Castle le "plus français des châteaux d'Ecosse", sur la route rencontre avec un troupeau de cerfs et des vaches "chevelues". Inveraray nous impressionne des notre arrivée par sa couleur bleu-vert sous la pluie. A l'intérieur un spectacle grandiose : la plus grande salle d'armes d'Ecosse, des meubles précieux, des tapisseries françaises somptueuses et une collection de vaisselle en porcelaine absolument extraordinaire. Le temps nous empeche de visiter le parc. Nous logeons le soir dans un B&B sur la route les gens y sont charmant, le pub du village nous accueil pour une dégustation de Guiness dans le brouhaha des gens qui regardent jouer les Celtic de Glasgow. Le lendemain, direction Stirling et visite du Wallace Monument, une tour qui donne le tourni, des centaines de marches à gravir, une vue exceptionnelle, l'épée de William lui même me subjugue de part sa taille, au pied de la tour, une statue en l'honneur de Mel Gibson qui a immortalisé le héros écossais. La stupéfaction vient également du fait que depuis Stirling Robert the Bruce en statue à le regard tourné vers le monument Wallace....un symbole. Avant de rapartir pour l'aéroport nous faisons une halt à Culross, petit village de bord de mer étrange et typic, très calme. Il est le repère de la famille très célèbre des Bruce. Retour en France par vol AF avec 2h de retard de part l'orage violent qui s'abat sur Roissy. 😕
Voilà c'était mon voyage en Ecosse, j'attend vos commentaires et impressions et j'espère ne pas avoir été trop "lourde" dans ma narration. 😉
Ce fut vraiment un voyage extraordinaire, ce pays m'a faciné! Nous sommes partis à trois sur vol AF et avons atterri très tot dans la matinée à Edimbourg. La nous avons récupéré la voiture de location et en avant pour un autotour de rêve. Première chose : se familiariser avec la conduite à gauche....pas évident, rétroviseur arraché au premier km!! 🙂 Notre première étape se faisant à Aberdeen, nous décidons de sortir de la capitale pour visiter le plus remarquable des châteaux d'Ecosse mais aussi le plus hanté : Glamis Castle. Quelle impression magnifique en arrivant dans l'allée du château d'autant que le temps pluvieux et brumeux rend le lieu mytérieux. Sur le parking de Glamis nous découvrons avec stupefaction les premières vaches "chevelues" de notre séjour. Nous décidons d'effectué la visite guidée du lieu avant les jardins étant donné le temps. Quelle merveille!!!!!!! Des salles immenses remplies de tableaux, de meubles...notre première impression reste le contraste entre les intérieurs des châteaux français (malheureusement dépouillés) et celui ci. Nous visitons avec nostalgie la chambre d'Elizabeth Duchesse d'York qui y a vécu, dans la chapelle nous découvrons la seule représentation du Christ avec un chapeau et nous laissons compté les histoires fantastiques des joueurs de cartes emmurés vivants, d'une dame grise et d'un enfant mort de froid qui hantent les lieux. Après la visite des intérieurs nous nous dirigeons vers les jardins. Avant d'arriver à Aberdeen ou se trouve notre B&B, nous décidons de nous arrêter à Dunnottar Castle, un château et une ancienne abbaye en ruine qui se dessinent sur une falaise abrupte et dans une brume épaisse. L'accès très glissant est périlleux mais nous arrivons tout de même intact dans les ruines. Le lieu est effrayant avec le bruit du vent et celui des vagues, effrayant d'autant plus que l'on raconte que des centaines de personnes sont mortes de faim dans une des pièces du château où on les avait enfermé. Nous reprenons la voiture un peu fatigué et nous dirigeons vers Aberdeen. La, quel mal nous avons à trouver le B&B! Mais arrivé sur els lieux la joie de trouver des hôtes accueillant et un lit douillet. Le lendemain matin nous décidons de retourner à Stonehaven ou nous étions passé la vieille pour y visiter un cimetière à l'abandon apperçu de la route. Le cimetière "kirkyard" se trouve derrière un golf en bord de mer. Les tombes y sont très anciennes avec de nombreuses croix celtes magnifiques et encerclent une ancienne chapelle en ruine. L'atmosphère y est pesant nous décidons de ne pas nous attarder et décidons de nous rendre à Crathes Castle. La réputation du lieu tient au fait que ses jardins anglais sont exceptionnels...et en effet, ils le sont. Si l'intérieur du château (la cuisine et les plafonds peints essentiellement) est superbe, les jardins vallent à eux seuls le détour. Des milliers de fleurs aux odeurs merveilleuses, des buis taillés en boules et en pyramides. Mais notre B&B nous attend à Dingwall, une bonne nuit de sommeil nous attend. Départ très tôt le lendemain pour la Cathédrale d'Elgin, détruite par un feu mais ou subsistent les deux tours, des gisants magnifiques et un cimetière ancien. Depuis les tours, un spectacles merveilleux: Elgin et les plaines d'Ecosse qui se dessinent à l'horizon. Sur la route des Cairngorms (montagnes du centre du pays) nous nous arrêtons sur le Craigellachie Bridge et picnicons au bord d'un torrent. Il faut bien prendre des forces car une sacrée ascension nous attend. Nous gravissons le plus haut sommet des Cairngorms, au sommet le froid est intense, le temps est légèrement couvert mais il nous permet tout de même d'admirer la chaîne de montagnes et les lacs alentours. Le soir, nuit dans un B&B dans un petit village pres d'Inverness, dans lequel nous découvrons l'ambiance amicale et familiale d'un pub écossais. Le lendemain départ pour un grand momen: le Loch Ness. Nous longeons pendant plusieurs minutes le loch avant de tomber nez à nez avec un joueur de cornemuse âgé et mystérieux qui ne parle à personne. Arrivés au "village du monstre" au nom à ralonge et impronomsable, nous visitons le musée de Nessie, avec de tres bonnes explications en toutes les langues. Nous reprenons la voiture pour visiter le célèbre Uquhart Castle qui se trouve au bord du Loch Ness. C'est reparti pour plus d'une heure de voiture à travers les Highlands pour arriver au célébrissime Eilean Donan Castle, immortalisé par le film Highlanders et vu également dans un des James Bond. Le château est accessible depuis un pont recemment construit mais qui se maris parfaitement au château. Visite non-guidée du château (salle à manger et cuisine restent le smoments fort de la visite). Arrivée le soir à Portree sur l'Isle de Skye. Quelle stupéfaction lorsque nous découvrons que sur l'île les moutons vivent en liberté et se balladent sur les routes. Nous découvrons Portree une ville aux accents bretons et faisons connaissance avec les Meedges, sortes de moustiques écossais envahissant. Les deux jours suivant sont consacrés à la decouverte de l'île avec randonnées et ascension au milieu de moutons sympatiques. Visite de la distillerie Talisker et dégustation. Puis visite du château de Dunveggan propriété des Mc Leod of Mc Leod's. Une bibliothèque impressionante, des oubliettes et un jardins assez "tropical" aux plantes immenses. Le soir retour à Fort William pour une nuit en B&B. Le lendemain vivite de la ruine de Inverllochy Castle sous une pluie battante puis départ pour Inveraray Castle le "plus français des châteaux d'Ecosse", sur la route rencontre avec un troupeau de cerfs et des vaches "chevelues". Inveraray nous impressionne des notre arrivée par sa couleur bleu-vert sous la pluie. A l'intérieur un spectacle grandiose : la plus grande salle d'armes d'Ecosse, des meubles précieux, des tapisseries françaises somptueuses et une collection de vaisselle en porcelaine absolument extraordinaire. Le temps nous empeche de visiter le parc. Nous logeons le soir dans un B&B sur la route les gens y sont charmant, le pub du village nous accueil pour une dégustation de Guiness dans le brouhaha des gens qui regardent jouer les Celtic de Glasgow. Le lendemain, direction Stirling et visite du Wallace Monument, une tour qui donne le tourni, des centaines de marches à gravir, une vue exceptionnelle, l'épée de William lui même me subjugue de part sa taille, au pied de la tour, une statue en l'honneur de Mel Gibson qui a immortalisé le héros écossais. La stupéfaction vient également du fait que depuis Stirling Robert the Bruce en statue à le regard tourné vers le monument Wallace....un symbole. Avant de rapartir pour l'aéroport nous faisons une halt à Culross, petit village de bord de mer étrange et typic, très calme. Il est le repère de la famille très célèbre des Bruce. Retour en France par vol AF avec 2h de retard de part l'orage violent qui s'abat sur Roissy. 😕
Voilà c'était mon voyage en Ecosse, j'attend vos commentaires et impressions et j'espère ne pas avoir été trop "lourde" dans ma narration. 😉
Hôtel à Alger et trajet sur Tamanghasset English translation pending
Bonjour à tous et toutes
Je n'ai jamais été si près d'y être mais début décembre je vais débarquer d'un ferry à alger avec mon sac à dos. Je recherche un tout petit hotel/pension, pas cher, qui pourra m'accueuillir quelques jours. J'en ai besoin aussi pour ma demande de visa, pour laquelle il me faut un document attestant que je serai hebergé.
Je recherche par ailleurs à me rendre à Tamanghasset en bus ou avec des routiers, avec des pauses dans la kabyllie, à Gardaiah, in'Salah Comment cela marche, combien cela coute... Toutes ces questions ne m'enpèchent pas encore de dormir mais je serais content d'avoir quelques éléments
Je recherche aussi des contacts à Tam dans des campements (pour touristes) mais aussi avec des routiers du désert faisant les liaisons avec le Mali, pour continuer mon voyage. Les quelques contacts que j'avais là bas se sont réveles pour l'instant bien endormis
Merci d'avance
Je n'ai jamais été si près d'y être mais début décembre je vais débarquer d'un ferry à alger avec mon sac à dos. Je recherche un tout petit hotel/pension, pas cher, qui pourra m'accueuillir quelques jours. J'en ai besoin aussi pour ma demande de visa, pour laquelle il me faut un document attestant que je serai hebergé.
Je recherche par ailleurs à me rendre à Tamanghasset en bus ou avec des routiers, avec des pauses dans la kabyllie, à Gardaiah, in'Salah Comment cela marche, combien cela coute... Toutes ces questions ne m'enpèchent pas encore de dormir mais je serais content d'avoir quelques éléments
Je recherche aussi des contacts à Tam dans des campements (pour touristes) mais aussi avec des routiers du désert faisant les liaisons avec le Mali, pour continuer mon voyage. Les quelques contacts que j'avais là bas se sont réveles pour l'instant bien endormis
Merci d'avance
De retour de Chine English translation pending
voilà nous sommes rentrés après un mois et avons encore un peu la tete et le coeur la bas. c'etait super !!
Nous avons fait le tour prevu à peu de chose près...nous avons remplacé la montagne jaune pas Hangzhou.
Beijing, Xi'an, Kunming, Dali, Lijiang, Yangshuo, Hangzhou, et le terminus a Shanghai !!
Si vous avez besoin d'infos sur ces villes ce sera avec plaisir que nous vous donnerons les bons plans (ou parfois les moins bons).
Ah juste un truc... les travellers cheques!! ben nous on en avez pas !! et lorsque la carte visa bloque... ben c'est pas genial de ce retrouver sans un sous !! alors en avoir quelques un sur soi ça dépanne tjrs !
Beijing, Xi'an, Kunming, Dali, Lijiang, Yangshuo, Hangzhou, et le terminus a Shanghai !!
Si vous avez besoin d'infos sur ces villes ce sera avec plaisir que nous vous donnerons les bons plans (ou parfois les moins bons).
Ah juste un truc... les travellers cheques!! ben nous on en avez pas !! et lorsque la carte visa bloque... ben c'est pas genial de ce retrouver sans un sous !! alors en avoir quelques un sur soi ça dépanne tjrs !
Mon rêve américain English translation pending
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005