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Randonnées autour de Val-d'Isère English translation pending
by Rip67 · 2009-03-20 · 10 replies
bonjour à tous,

je pars bientôt pour une semaine à val d'isère. Est ce que vous connaissez des ballades à faire dans le coin (à raquettes) ? Je suis sportif mais pas habitué à la haute montagne Il y a beaucoup de cols et sommets dans le coin, mais quels sont ceux que l'on peut arpenter sans trop de risques (se perdre avalanches) ?

merci pour vos conseils et à bientôt
Itinéraire de trois semaines à Bali English translation pending
by Menara · 2009-03-19 · 17 replies
Bonjour,

Comme beaucoup je sollicite votre avis sur un circuit à Bali. Nous serons là bas du 23 mai au 13 juin. Nous souhaitons faire un peu de tout: farniante et snorkeling, visite de temple, randonnées, spectacle de danse et si possible assister à une céremonie. Hors de question pour nous d'enchainer les visites à un rythme endiablé. J'évite les agences de voyage et tours organisés entre autre à cause de ça. Par contre difficile pour moi de faire des choix tant il y a de choses à voir et à faire....et j'ai peur de surcharger mon programme...alors qu'en fait je prefere en faire moins et en profiter plus.

J1 (23/5) arrivée à 21H30 à l'aeroport. Hotel au puri bambu à jimbaran. J2: Même hotel. J3: location d'une voiture avec chauffeur pour ballade le long de la cote ouest de la presqu'ile de bukit, coucher du soleil au temple uluwatu et spectacle de Kecak à 18h. Hotel à Balangan au flower bud ou toujours à jimbaran. (avis?) J4: Depart pour Ubud en bus perama depuis Kuta. J5: Ubud à pied, vélo ou scooter. J6: region autour ubud avec chauffeur guide. J7: transfert vers un hotel de la région de Jaliluwih le matin. rando l'aprem J8: Transfert vers gilimanuk avec chauffeur guide pour arrêt le long de la route. Puis bateau pour java et nuit à Ketapan. J9: Excursion au kawah ijen avec notre chauffeur s'il a accepté de nous conduire à java... sinon, avec l'hotel. Puis retour sur bali: hotel à lovina. J10: Dolphins tour, snorkeling le matin. Location voiture avec chauffeur pour ballade et transfert vers munduk l'apres midi. Nuit Munduk J11: rando munduk. (tour des temples et du lac tamblingan? Ou cascade de tanah barak?) J12: transfert en voiture avec chauffeur vers le mont batur. Nuit au Lakeside cottages à Tayabungkah. J13: ascention du mont batur organisé par notre hotel. repos Nuit idem J14: Puis location voiture avec chauffeur: trajet vers ahmed avec arrets: Besakih, tirgangga. Nuit à Amed. J15: snorkeling le matin. Transfert vers Sidemen . J16: Rando autour de Sidemen. J17. Transfert vers Pabangbai et bateau perama pour les iles gilis. J18 à J20: iles gilis, farniante, snorkeling, tours des iles à pied. J21: bateau pour senggigi le matin. Location d'un scooter l'apres midi. J22 (13/6): avion depart de mataram à 19H

Notre projet vous semble -t-il trop chargé? Si oui, sur quoi faire l'impasse? On va reserver certains hotels depuis la france pour etre certains d'avoir nos guides pour les randos le jour ou nous serons sur place (kawah ijen, munduk, mont batur). Cela va nous laisser peu de marge de maneuvre sur place si nous voulons changer nos plans....A moins que trouver un guide pour randonnées dans ces régions soit extremement facile? (nous n'avons pas envie de passer des heures à chercher et négocier).

Dans l'idéal il nous faudrait un chauffeur guide pour les jours: 6, 8, 9, 10, 12, 14 et 15. Pensez-vous qu'une telle réservation soit possible de la france, les jours n'étant pas continus.... Sinon, trouver un chauffeur pour la journée sur place acceptant non seulement de faire les transferts mais aussi de s'arreter le long de la route pour les sites interessant est-il facilement possible?

Prévoir un départ des iles gilis le dernier jour de notre voyage pour un transfert vers l'aeroport vous semble -t-il risqué? Par exemple risque de rester bloqués sur les iles en cas de mauvais temps?? est ce que cela peut arriver??? Un hotel (karmakayak) me propose le transfert depuis gili trawangan pour 570000Rp (bateau rapide et voiture) . C'est cher mais si c'est le prix de la tranquillité et si cela peut me permettre de "gagner" une journée sur mon programme... qu'en pensez-vous? Merçi
Non mais sérieusement, qui part aux USA en juin 2009? (suite discussion) English translation pending
by LeTigre · 2009-03-12 · 310 replies
Salut everybody ! 😉

Voila, vous n'avez pas été sage, vous avez parlé, parlé, parlé comme des pipellettes et du coup l'ancien topic était devenu tellement consommateur de bande passante que l'équipe de VF, la mort dans l'âme, à du le clore ... MAIS pour ne pas que vous dépérissiez de tristesse voici donc ( en accord avec VF) " Les junistes aux USA, le retour ! " 😎😎 pour la première partie vous pouvez la trouver >> ICI <<

J'appel malgré tout tous les participants à rester gentil et à faire preuve d'une certaine ... oserais je employer ce mot de ... " modération " ??? 😛😛😛

Bon alors ... vous y allez aux USA en juin 2009 ou pas ?? 🙂🙂
Itinéraire de douze jours au Guatemala (Antigua - Copan - Tikal) English translation pending
by Matawale · 2009-03-10 · 25 replies
Bon, le choix est maintenant fait, ce sera le Guatemala du 21 juillet au 1er aout (12 jours).

L'itinéraire semble assez clair, mais reste à savoir si c'est cohérent. Donc avis aux experts! :)

J0: départ J1: arrivée à Guatemala City et direction Antigua J2: Visite d'Antigua J3: volcan Pacaya J4: Antigua > Copan (Honduras) J5: Copan J6: Copan > Guatemala City (en bus) / Guatemala City > Flores (en avion) J7: balade et direction El Remate (recherche d'une agence ou taxi pour les visites des jours suivants) J8: Tikal J9: Yaxja J10: Xunantunich (Belize) J11: balade J12: Flores > Guatemala City (avion tôt le matin) / Retour vers la France

Par contre, comment se passe le passage Guatemala/Belize? Car le site de Xunantunich se trouve au Bélize et a priori visa obligatoire pour ce pays... mais pour une journée, c'est un peu lourd... (au pire pas de visite de ce site). Pour Copan (Honduras), pas de visa, donc pas de problème à priori. non?

merci d'avance! :)
Croisière transatlantique Brésil-Savone sur le Costa Magica en mars 2010 English translation pending
by Beemol · 2009-03-09 · 40 replies
Bonjour Mon mari et moi avons réservé la transatlantique Brésil / Savone sur le Costa Magica en mars 2010; nous aimerions avoir des contacts avec les personnes qui ont déjà effectué cette traversée et qui pourraient nous donner des conseils sur les excursions à faire au Brésil et leurs impressions sur ce voyage. D'avance merci
Avoir et le temps et l'argent pour voyager? English translation pending
by Lio85 · 2009-03-08 · 320 replies
Bonjour simple question que je me pose quand je vois avec envie que certains membres de ce forum parviennent a beaucoup voyager, est ce un véritable choix de vie?, un cumul volontaire de congés spécialement pour cela?, congé sabbatique ou autre possibilitée? comment faites vous pour avoir et le temps et les finances pour cela? merci beaucoup pour vos réponses.😉
Agence pour le mont Bromo et Kawa Ijen? English translation pending
by Ssoy · 2009-03-07 · 7 replies
Bonjour, si je vais au mont bromo et au kawa ljen ce sera par le biais d'une agence (sinon je ne pourrai pas le faire par manque de temps) à yogjakarta. Est ce que la présence de tant de touristes gache tout?
Je viens de rentrer de Madagascar (3 mars 2009) English translation pending
by Goodwil · 2009-03-03 · 67 replies
Le Jour ou je suis arrivé, c'était le fameux samedi des émeutes sur TANA avec des morts à la clef.(28 personnes qu'ils passent en boucles à la télé avant de les inhumer)... J'ai passé une nuit de transit sur Tana aux alentours de l'aéroport à cause du décallage des vols dû au couvre feu. J'ai pris un avion pour Ste Marie le lendemain et tout s'est bien passé.

A première vue je dirai que l'on ne ressent pas vraiment la crise et les tensions tant que l'on ne met pas les pieds dans le centre de la capitale.Les malgaches en ont assez de ces histoires et tentent de s'en détacher le plus souvent pour garder le sourire et leur indéniable sympathie.En revanche les discours que l'on entend sont comme les infos d'un journaliste, à vérifier...On entend même que air MADA est au bord du dépot de bilan, alors que c'est un problème de direction apparememnt (directeur allemand qui se fait virer..) qu'ils vont licencier bref à verifier. Que corsair et air france ne dépose plus sur Tana mais direct sur nosy be et après verif c'est faux etc...

Ce qui est sur c'est que mon séjour sur Ste Marie a été magnifique même s'il est vrai que là, les effets de la crise se font ressentir. A la déscente de l'avion 10 touristes à tous casser et sur l'ile c'est désert.Je suis allé sur l'île aux nattes et tout est quasiment fermé (exepté le manigori et chez régine..) et je me suis retrouvé comme robinson sur une île déserte. Mes deux filles ont apprécié mais il est vrai que les malgaches de l'ile souffrent car quand il n'y a pas de touristes, il n'y a pas de pourboires, pas de courses en taxi, pas de loc de moto, pas de souvenirs achetés, pas de travail dans les hotels puisqu'ils ferment les uns après les autres faute d'affluence. C'est vrai que c'est la période la plus creuse (cyclones et pluie mais moi rien vu) mais pour avoir discuter avec plusieurs hoteliers, 2009 ne s'annonce pas bien. La crise mondiale appuyé à la crise locale va être désastreuse et plonger le tourisme comme en 2002. Apparement les locaux disent que c'est un cycle qui revient tous les 5 ans. C'est vraiment dommage car c'est un pays qui ne demande qu' a être visité, c'est magnifique et authentique et j'y retournerai. Le peuple quand à lui est généreux alors qu'il n'a rien, et toujours prêt à engager une conversation. Alors faites comme moi ne baissez pas les bras et allez y même si les infos donnent parfois des frissons, bravez les, et partez, vous n'en serez que gagnant. De toute façon, vu l'ambiance en France ça ne peut qu'être que mieux je vous l'assure, c'est le retour qui est dur.....Je suis partis avec femme et enfants (6 et 9 ans) et je n'ai ressenti que du bonheur....
Notre voyage dans l'état de Washington et dans l'état de l'Oregon English translation pending
by Olifaut · 2009-03-01 · 15 replies
Bonjour à tous et à toutes !

Nous prévoyons, mon ami et moi, de partir aux USA pendant un mois (de mi juin à mi juillet) cet été. Nous voulons visiter essentiellement l'état de Washington et l'état de l'Oregon.

Nous aimerions savoir si vous avez des idées d'itinéraire à nous proposer.

Et nous aimerons savoir si un mois est suffisant pour voir toutes les belles choses de ces deux états.

Merci de nous avoir lu

Vatsana et Victorien 😉
Traversée des Pyrénées à pied, seul English translation pending
by Lucbertrand · 2009-02-23 · 8 replies
Traversée des Pyrénées juin 2006

Je vais avec plus de deux ans de recul relater ma traversée des Pyrénées effectuée sur 22 jours, essentiellement au mois de juin, commencée à Banyuls et terminée début juillet à Cambo-les-Bains.

Comme souvent cette aventure a commencé par un trajet en train au départ de Lyon. Pour me laisser le temps, tout en prévoyant un programme très ambitieux, j'avais dit à ma famille que je partais pour deux mois. N'ayant pas essuyé de reproches directs quant à cette durée somme toute longue surtout en été, j'ai cependant bien vu dans certains regards de l'étonnement et peut-être aussi un peu de peur. Pourquoi grand dieu a-t-il besoin de partir seul dans les montagnes? L'absence de question évite toute justification. D'ailleurs quelle est la justification au fait de partir seul? Y en a-t-il une ou plusieurs? Je ne saurais donner de réponse certaine car les idées restent assez confuses dans mon cerveau. Peut-être à la cinquantaine se prouver que le corps est encore jeune, vivre une aventure tout en restant dans des normes connues, n'avoir à s'occuper que de soi, une recherche relative de solitude? Probablement un mélange de tout cela. Bien sûr avant de partir, j'éprouve des doutes et aussi des remords, car je sais que certaines personnes ressentent ces moments du départ avec douleur, à la manière d'un abandon. Mais inexorablement j'essaie de durcir ma carapace et de ne pas trop réfléchir. Puis le premier pas étant effectué, le cœur devient plus léger.

Le trajet en train, direction le sud, permet de m'absorber d'une part dans une lecture intéressante en espagnol, car le gros de ma traversée je compte la faire dans le pays de Don Quichotte, et d'autre part dans la contemplation du paysage et tout spécialement du Rhône. Ce fleuve exerce sur moi une véritable attirance. De grands écrivains, comme Bosco ou Clavel, en ont fait des descriptions époustouflantes et y ont situé certains de leurs romans. Je me souviens aussi des parties de pêche effrénées avec mon frère dans notre jeunesse, où nous attrapions toutes sortes de poissons en particulier de gros brochets, pêchés de façon tout à fait irrégulière. En effet dans le port Edouard Herriot à Lyon pendant les grandes chaleurs de l'été de gros poissons s'immobilisaient à la surface. Traîtreusement, avec des cannes au lancer équipées de gros hameçons triples, après avoir bien visé nous les crochetions en travers du corps, pas très académique comme procédé mais très efficace. Heureusement ces poissons avaient pratiquement toujours la vie sauve, car leur chair sentait horriblement le pétrole. Il nous arrivait parfois de les ramener à la maison et de squatter la baignoire où durant quelques jours ces habitants du Rhône se trouvaient emprisonnés à la grande colère de notre mère et dans la joie dissimulée de notre père. Puis un jour les bornes ont été dépassées, le nombre de gros brochets et autres carnassiers attrapés étant tel, que nous sommes allés dérober mon frère et moi un fût de deux cents litres vide, qui se trouvait sur le chantier dans la rue au pied de notre appartement. Nous l'avons installé au milieu de ma chambre, rempli d'eau et y avons mis nos gros poissons. Sans doute attiré par nos exclamations de joie, notre père est entré dans la chambre et a marqué l'arrêt devant ce gros bidon rouge pour le moins pas très propre. Puis rapidement reprenant ses esprits, contrairement à la baignoire qui le faisait rire, dans le cas présent son visage exprimait plutôt de la colère et de la consternation devant la stupidité de ses enfants. Nous eûmes l'ordre impératif et exécutoire dans les plus brefs délais de rapporter notre aquarium sur son chantier et de nettoyer par la même occasion la grosse tache de goudron ou d'hydrocarbure qui marquait le centre de la chambre. Tous ces souvenirs de lecture ou d'histoires vécues me permettent de m'éloigner par la pensée des miens et d'oublier ma culpabilité en les abandonnant.

Contrairement à l'année dernière le trajet se passe sans problème. En effet au cours du mois de septembre 2005, j'avais accompli une randonnée d'une semaine à partir de ce joli petit port méditerranéen. J'avais loupé la correspondance en gare de Béziers, à cause de ce que l'on appelle pudiquement un accident de personne. Deux heures d'attente, que j'avais mises à profit pour me promener dans la ville. Il est étrange de penser que l'on profite d'une opportunité de découvrir un lieu parce qu'une personne qui n'avait plus la force ou l'envie de vivre s'est jetée sous un train. Me voilà donc vers les 13 heures en gare de Banyuls. Bien que la première étape soit longue pour un après-midi, je prends mon temps. Je descends sur la plage et vais au contact de l'eau. J'y trempe la main et les pieds mais n'ai pas le courage de me baigner. On ressent toujours une impression étrange, mélange d'appréhension de doute et d'excitation, au moment de partir seul dans un projet d'une certaine ampleur. Surtout, comme je l'ai, dit mon plan est assez ambitieux. Je compte suivre la HRP jusque vers Puigcerda, puis mettre le cap sur la Serra des Cadi et musarder par la suite dans certains massifs espagnols comme le Cotiella, puis rattraper la HRP du côté de Gavarnie et je projette même de remonter la plage de la frontière jusqu'à Arcachon. Mais rapidement, ce que je n'avais pas anticipé, c'est que pour le moral, indépendamment du temps qui souvent n'a pas été de la partie, j'ai besoin de voir sur ma carte la distance se creuser derrière moi et diminuer en direction de l'Atlantique. Toute ma vie j'ai été conditionné pour ne pas prendre le temps et on ne change pas facilement. J'ai presque honte de dire que durant cette traversée, ma plus grande joie bien souvent consistait à visualiser sur ma carte routière au 1 000 000 le trajet de la journée et de constater que cela représentait un espace très significatif à cette échelle d'un pays. Donc progressivement, me trouvant un certain nombre d'excuses, le temps, la famille, mes parents, mon fils qui commençait un stage à Lyon vers le 10 juillet, ce fut la ligne droite ou presque qui dicta mon itinéraire. Ce mode de pensée ne s'est pas imposé immédiatement mais s'est insinué lentement au cours de la première semaine.

Premier jour GR 10 de Banyuls au refuge au pied du Pic Neulos

Vers les 14 heures je démarre. Cet après-midi je compte rejoindre le refuge au pied du Pic Neulos en suivant le GR 10. Je connais l'itinéraire pour l'avoir suivi l'an dernier. Aujourd'hui le temps est beau et stable alors que la fois précédente rapidement je fus pris dans le brouillard et la pluie. J'avais trouvé la cabane à la nuit tombante, alors que se déclenchait un orage d'une violence extrême. J'apprendrai plus tard que cette nuit de septembre 2005, les départements environnants avaient été mis en vigilance rouge. Un grand arbre avait été fracassé par la foudre à proximité de l'abri. Dire qu'il s'en était fallu de peu que je le trouve, alors que j'errais dans le brouillard, la nuit et la pluie. Cette ��tape est longue, plus de mille mètres de dénivelé et il me faut 6 heures à un bon rythme pour y parvenir. A part un couple doublé, que je reverrai trois jours plus tard sur le Canigou, je ne rencontre personne. Une fois arrivé, croyant que le couple me rejoindrait pour la nuit je m'installe dans un coin. Personne ne vient. Je suis et resterai seul, avec une vue magnifique sur la Méditerranée qui s'étale à l'infini. Au cours de cette traversée ce sera la seule nuit où je n'aurai pas de compagnie. Bien souvent, lors de grandes étapes les journées se dérouleront dans la solitude mais le soir il y aura toujours une âme qui vive avec qui discuter, sauf pour cette première étape. La fois précédente, la nuit de l'orage, il y avait cinq personnes, quatre jeunes Hollandais et un saltimbanque qui terminait la traversée des Pyrénées par le GR 10. Son périple avait duré deux mois avec un sac de 20 kilogrammes. Il s'arrêtait dans les villages pour présenter des spectacles et se faire quelque argent pour continuer son voyage. Nous avions passé une nuit merveilleuse à se raconter une multitude d'histoires vécues, et le matin chacun était reparti sur son chemin, de brouillard et de pluie pour une semaine en ce qui me concernait. Maintenant un an plus tard, la nuit est paisible, troublée par nul bruit.

Deuxième Jour GR 10 du refuge au pied du Pic Neulos aux Illas

Lever matinal, temps superbe, l'étape du jour me conduira aux Illas. L'humeur est au beau fixe, s'éveiller dans cette cabane aux quatre vents sans un bruit, seul avec le soleil distillant déjà sa chaleur bienfaisante. Je contourne le Pic Neulos par une trace plus qu'une sente. Seules quelques vaches paissent tranquillement dans ce terrain raide et broussailleux. Une fois sur la crête comme l'année précédente je me fais entraîner sur ce qui me semble un détournement de GR pour passer devant un gîte. A six heures du soir le détour qui invite à l'arrêt très bien, mais à sept heures du matin c'est moins agréable. En effet cet itinéraire détourné me force à suivre sur plusieurs kilomètres une route goudronnée. Heureusement il est possible par endroits de couper directement à travers la forêt. Donc me voilà pour une bonne distance sur la route, comme consolation cela permet d'étalonner le podomètre. Le mien est pas mal, à vingt mètres près il correspond aux bornes kilométriques, et cela sur presque dix kilomètres. Seul agrément je passe deux sources bien fraîches auxquelles je me désaltère avec bonheur. Arrivée au col du Perthus, que de monde!!! De véritables files d'autobus s'entassent sur les parkings, desquels se déverse une multitude se ruant sur cigarettes et alcools. Dans un gigantesque supermarché je m'achète deux petites boîtes et quelques fruits pour mon repas de midi. En effet, ce soir aux Illas je compte aller au restaurant du bourg dont je garde un très bon souvenir. Vite je reprends mon chemin, ça grimpe dur dans les ruelles. Enfin je suis sorti et emprunte une petite route qui passe au pied du fort de Bellegarde. Un petit cimetière m'interpelle, j'y entre par un portillon qui grince. Comme il est étrange! Les tombes, toutes très vieilles, sont alignées le long du mur d'enceinte, laissant de ce fait un immense espace libre, comme si le lieu n'avait pas encore servi ou presque. Les tombes sont presque toutes surmontées de hautes et maigres croix auxquelles sont accrochées des cocardes tricolores. Mon étonnement est grand lorsque je constate que les dates indiquées remontent à la révolution et manifestement la plupart des défunts sont des militaires. Quelques tombes sont minuscules et dévoilent la présence d'enfants. Que ce lieu est étrange et calme, si proche cependant de la folie consommatrice. Je quitte l'endroit quelque peu songeur. Un peu plus loin j'aperçois des ruines. Il s'agit de la voie romaine qui allait en Espagne. De nombreux vestiges sont visibles, très bien conservés pour certains. Le plus impressionnant, ce sont les traces de roues de char encore bien visibles sur le rocher. En moins d'un kilomètre deux sites exceptionnels méritent une visite. Je m'arrête, mange mes boîtes de sardines et mes fruits. Le chemin pour aller jusqu'aux Illas n'est pas très agréable, large piste serpentant à flanc, succession de montées dans la poussière. L'arrivée au village se fait par une grande descente en lacets, cela semble interminable. Le gîte est loué à un groupe, donc ce sera camping sur un petit terrain communal, où je serai seul. La douche je la prendrai sous le pont du village, là où la rivière fait une petite mare. Le lieu est assez discret, de plus il n'y a pas grand monde. Cette traversée des Pyrénées qui va me prendre vingt deux jours, je ne pensais pas y rencontrer si peu de monde. En effet à part quelques sites connus comme le Canigou, les Aiguilles Tortes ou la vallée d'Ordesa, les étapes seront très souvent solitaires, et si elles ne le sont pas complètement, les humains rencontrés se comptent sur les doigts de la main. Ceux qui me marqueront, ce sont les marcheurs solitaires. J'en croiserai cinq, quatre qui traversent les Pyrénées dans l'autre sens, trois Anglais et un Français, et le cinquième un vieil Allemand qui emprunte la voie du Somport vers Saint Jacques de Compostelle. Ces rencontres sont toujours des moments de grande émotion. J'aurai l'occasion d'y revenir. Il est étonnant comme ces trajets, seul, à travers les montagnes laissent une marque profonde en soi. En effet cela fait maintenant plus de deux ans que j'ai effectué ce périple, et bien, le fait de le dérouler en l'écrivant, une multitude de sensations et de détails me reviennent à l'esprit. Je suis stupéfait de voir que malgré le recul du temps, le fil ténu et éphémère mais de plus de sept cents kilomètres, de ma trace dans ces montagnes s'est incrusté à ce point en mon esprit. L'exercice d'écriture est d'autant plus difficile, que je n'ai pratiquement pas fait de photos. En effet, ces dernières sont un outil prodigieux pour la narration d'un récit. Mais c'est peut-être un peu tricher, car longtemps après, écrit-on par rapport aux sensations que ces photos évoquent à l'instant où on les regarde, ou bien font-elles réellement remonter le vécu et la perception au moment de leur prise? Sans doute un peu des deux. Mais si on n'en possède pas, le fil d'Ariane de la piste fait ressurgir les émotions du moment de l'action, le récit en est sans doute plus véridique. Donc comme prévu, petit repas gastronomique aux Illas dans une auberge à la salle grande et bien aménagée, une ancienne grange restaurée de main de maître. Après cet agréable moment, je fais un tour pour localiser le chemin du lendemain. Je repère un monument à la mémoire des personnes qui rejoignaient l'Angleterre via l'Espagne durant la deuxième guerre mondiale, car le village était l'un des lieux de passage, cela me remémore de nombreux livres et films.

Troisième jour Les Illas, frontière espagnole, Pic de France, Arles-sur-Tech

L'étape sera longue, je compte remonter la belle forêt qui domine le village, passer en Espagne, rejoindre le Roc de France par l'ermitage de la Salinas puis terminer l'étape à Arles-sur- Tech. La montée en sous-bois est magnifique tôt le matin lorsque les rayons du soleil sont encore obliques. Début juin, les feuilles sont encore toutes jeunes et présentent un joli vert tendre. Je ne peux m'empêcher de scruter les touffes de mousse, car je verrais bien des giroles s'y cacher. Une fois en Espagne, une piste large et de bonne inclinaison conduit à l'ermitage. Il est désert mais plus embêtant, la source est tarie et moi qui comptais m'y ravitailler … Tant pis, direction le Rocher de France. Après quelques petites hésitations dans les broussailles, je n'ai pour le moment que la carte au cent millième de l'IGN, je tombe sur un bon chemin qui me conduit sur le petit sommet à 1450 mètres. J'en profite pour me restaurer en contemplant le versant qui doit me conduire à l'étape du soir. Il a l'air immense et plein de replis. En effet cette descente jusqu'à la petite rivière, le Tech, est interminable. Heureusement en pleine chaleur de l'après-midi je rencontre une source qui suinte d'un rocher, que cette eau fraîche est agréable. Cela donne un bon coup de fouet au moral. J'arrive dans la ville d'Amélie-les-bains. Ce fond de vallée est très chaud, le goudron fond. Je commence par suivre la route, mais rapidement du fait de la chaleur et du trafic important je rejoins le lit de la rivière et continue à même les galets. Le rivage par endroits présente de véritables murs de végétation, il me faut donc marcher dans l'eau heureusement peu profonde. Cela procure une sensation étrange de se dire que l'on est en train de traverser les Pyrénées à pied et de se traîner à un rythme d'escargot à glisser sur des pierres moussues en essayant de ne pas piquer une tête. Je finis par abandonner et pars à la perpendiculaire à travers les fourrés à la recherche d'un chemin. Rapidement je tombe sur une multitude de traces praticables. A l'entrée de Arles-sur-Tech je retrouve le GR 10. Cette petite cité est superbe, le chemin se faufile dans des lieux pittoresques, en particulier des petits jardins potagers. Halte dans un camping dans le haut du village, il n'y a presque personne. Le mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Je mets mes sandales et retourne me promener dans le village. J'y fais quelques emplettes et vais m'installer à la terrasse d'un restaurant à l'architecture superbe, une ancienne bâtisse en pierre rénovée. La soirée sera nostalgique, car durant l'après-midi mon maudit portable m'a appris la mort d'une personne qui m'était chère. Il y a des moments dont on se souvient toute sa vie eh bien je me souviendrai toujours exactement du lieu et de l'instant où cette triste nouvelle m'a atteint. Je mange cependant avec appétit une gigantesque pizza suivie d'une grosse glace. Je remonte à mon camping sous l'orage qui menace et rapidement m'endors.

Quatrième jour GR 10 de Arles au refuge de Bonne-Aigue

Lever matinal, pas un bruit, petit déjeuner froid englouti rapidement et tout de suite l'immense dénivelé de la journée commence. J'ai l'intention de rejoindre la HRP en passant par le Serra del Roc Nègre à 2714 mètres alors que mon point de départ se situe juste à 300 mètres. Je chemine par des chemins qui se faufilent parmi les restes de vieilles mines, excavations et charpentes métalliques en ruines. Rapidement la chaleur est suffocante, le temps est à l'orage. Je dénivelle rapidement mais je souffre. Le sac me semble pesant, les crêtes apparaissent lointaines, et cela d'autant plus que l'air est saturé d'humidité et prend un aspect laiteux qui augmente l'impression d'éloignement. Le sentiment d'avoir vu trop grand pour la journée commence à m'effleurer. Cependant le rythme rapide me permet de garder le moral. Toujours cette horrible habitude d'avoir les yeux rivés sur la montre et l'altimètre et en déduire des dénivelés horaires. Au moins cela a la vertu d'occuper l'esprit. J'envie ce garçon qui lorsqu'il part pour de grands périples ne s'encombre d'aucun instrument même pas d'une montre, quelle liberté il doit éprouver! Mais pourquoi je n'arrive pas à en faire autant ? La végétation change, des prairies parsemées de jolies fleurs remplacent la garrigue. Un petit ruisseau que je longe, et hop! une jolie truite détale. J'atteins la route qui conduit au col de Cirière. Au gîte en réfection un peu en-dessous je me ravitaille en eau et me renseigne sur l'évolution du temps pour l'après-midi. Rien de rassurant, mais rien d'étonnant, des orages violents sont attendus. S'engager sur les crêtes ne serait pas raisonnable. Je décide donc de rester sur le GR10 et me lancer dans le contournement du Canigou. Le col est rapidement rejoint. Ensuite le chemin s'accroche au versant nord-est de la montagne. Que le lieu est impressionnant ! Le Canigou est vraiment la sentinelle des Pyrénées bien avancée dans les plaines. Les flancs sont très raides et travaillés. Par endroits je traverse de petites gorges au fond desquelles coulent des ruisseaux. Par temps de grosse pluie le passage ne doit plus être praticable sans risque. J'arrive à une petite bâtisse devant laquelle se trouve une magnifique fontaine. J'aurais pu éviter de transporter mes deux ou trois litres d'eau. Un peu plus loin je rejoins le couple vu la première journée, je ne les avais pas reconnus, eux par contre me remettent bien. Il y a quelques promeneurs sur ce magnifique sentier. Je double deux femmes qui me cèdent leur énorme chien blanc, genre Patou, pas méchant mais très collant. Bivouaquer en se serrant dans son poil volumineux doit être agréable, mais je n'en ai pas l'intention. Arrive un croisement de chemins, où le refuge des Cortalets est indiqué par deux itinéraires. Je choisis le plus haut. Alors que je remonte une crête vers les 2300 mètres, un orage violent s'abat. Je dépasse un couple de Belges qui s'abrite dans une petite anfractuosité et mon gros Patou décide de rester avec eux. Une très violente averse de grêle me force à m'arrêter sous le premier sapin et à mettre mon sac à dos sur ma tête. Le tonnerre gronde autour de moi, quelques arbres foudroyés montrent que l'endroit est malsain. Mais la grosseur des grêlons est telle que je n'ose bouger malgré le risque lié à la foudre. L'averse est si violente que mon arbre ne me protège pas vraiment et les morceaux de glace rebondissent dans tous les sens et m'attaquent par le bas. Très rapidement, n'étant pas très habillé la déperdition de chaleur est importante et je commence à me sentir en danger si cela devait durer. Je décide malgré la tourmente de repartir en courant au mieux, car au moins je produirai un peu de chaleur. Heureusement quelques minutes plus tard aussi rapidement qu'elle était apparue la grêle s'arrête. Il était temps, cela a duré une vingtaine de minutes. La montagne est magnifique dans son hostilité, sur les sommets environnants le tonnerre roule en faisant vibrer jusqu'au sol. Après la traversée de quelques pierriers instables et glissants j'arrive au refuge. Une foule immense s'y trouve. En effet c'est la fête des feux de la Saint Jean. Demain tout ce beau monde montera son bois au sommet du Canigou pour faire un immense feu de joie. Les Catalans sont comme les Basques, le bois ils aiment ça, et ils se mettent à plusieurs pour monter des bûches énormes. Très vite je me rends compte que je n'ai pas du tout envie de passer la nuit ici. Il n'est que quatre ou cinq heures, je continue donc jusqu'au refuge de Bonne-Aigue petite cabane qui doit être moins peuplée. On me conseille cependant de prendre de l'eau car la source de Bonne-Aigue, contrairement à son nom, n'est pas toujours bonne fille et peut se montrer avare, ce qui sera le cas. Encore une ou deux heures de chemin escarpé, durant lesquelles je chemine presque accroché au ciel en dominant la plaine, située très loin en-dessous. Enfin au détour d'un pli du terrain le petit abri se dévoile sur son éperon. J'y suis seul. Une vue magnifique sur le sommet du Canigou s'offre au regard. Heureux d'arriver, ce sera l'une des plus longues étapes de ma traversée et la plus éprouvante, à cause du temps d'abord étouffant et puis cet orage très impressionnant. Je cherche la source et la découvre enfin juste devant le refuge, mais elle est à sec. J'ai été bien inspiré de prendre trois litres d'eau au refuge précédent. Je m'installe, fais un feu dans le fourneau et me cuisine une grosse purée et bien au chaud dans mon duvet je poursuis la lecture de Croisières et Caravanes d'Ella Maillard. C'était quand même autre chose quand elle traversait dans les années trente l'Asie à pied en dormant deux semaines durant dehors en hiver dans l'Himalaya, en ayant pour tout refuge le flanc de son chameau. Je me dis que mes petites souffrances c'est de la rigolade. Alors qu'il fait encore bien jour, j'entends du bruit. Je ne serai pas seul cette nuit. Un couple de jeunes gens arrive. Voyant l'exiguïté des lieux, ils décident d'aller planter leur tente sur un replat à proximité. Après s'être installés ils viennent me chercher et m'invitent à partager une bouteille de blanquette de Limoux. Assis dans l'herbe à côté de leur tente nous avons une discussion animée. Incroyable, lui vient de faire une thèse sur les mafias albanaises. Je ne dirais pas que je suis très fort sur ce sujet mais j'ai habité trois ans en Albanie et donc le thème m'intéresse. Cette soirée mémorable et très sympathique me revigore et me laissera un souvenir impérissable. La nuit tombée depuis un bon moment, nous rejoignons chacun notre sac de couchage.

Cinquième jour GR 10 du refuge de Bonne-Aigue au hameau du Mantet

Après une bonne nuit, je me sens en pleine forme, la longue marche d'hier n'a laissé aucune trace. Mes amis dorment toujours, je laisse un petit mot de remerciements sur l'un de leurs sacs et leur souhaite une bonne montée au Canigou. Comme toujours lorsque je suis un GR, je pars bille en tête sans rien regarder, sauf dans le cas présent, un dernier regard à ce minuscule refuge agrémenté d'une petite tente. Rapidement je traverse un éboulis et fais détaler toute une harde d'isards. Le chemin pénètre en forêt. Il semble peu utilisé, bizarre pour un GR. Mais l'ambiance est tellement extraordinaire et mystérieuse que pris par l'envoûtement du lieu je m'y enfonce toujours plus profondément. De plus en plus de branches obstruent la sente de plus en plus étroite. Je finis par perdre toute trace. De toute évidence je ne suis plus sur le chemin. Cependant ma carte au 100 000 ne me dit pas si je me situe au-dessus ou au-dessous de mon itinéraire . Le plus simple, faire marche arrière jusqu'à ce que je retrouve la sacro-sainte trace rouge et blanche. En effet je n'aurais pas dû traverser la zone d'éboulis. Le chemin à cet endroit monte une petite crête très raide et poursuit en pente très soutenue. Mais comme souvent, cette erreur m'a permis d'abord de voir de très près ces beaux animaux que sont les isards et de passer une heure dans une forêt mystérieuse très peu fréquentée. J'atteins un collet haut perché que je distinguais très bien du refuge, et je bascule sur un autre versant de la montagne, toujours aussi joli et aérien. Rapidement je rejoins l'un des itinéraires qui conduisent au point culminant. De ce fait je croise de nombreuses personnes qui s'y rendent. Le refuge de Mariailles apparait. Je suis un peu déçu, il a l'air d'être jeté à même le bord du chemin. J'en avais une idée magnifique, ayant lu un article particulièrement élogieux sur sa gardienne, ce qui tout naturellement me rendait le lieu très sympathique. Je ne m'y arrête pas et descends à un bon rythme jusqu'à Farga. Que ce petit hameau est accueillant, des fleurs partout, des champs remplis d'immenses herbes bien vertes, et une fontaine. Une eau fraîche agréable à boire, mais il serait préférable qu'elle soit plus chaude, car on en absorbe plus facilement une grande quantité, et lorsqu'on fait des efforts c'est par litre qu'il faut s'hydrater. Ensuite par une grosse chaleur je remonte au col de Mantet. 900 mètres de dénivelé en zigzaguant avec la route goudronnée par des petits raidillons. Le col fait très pelé, le village du même nom est blotti quelques centaines de mètres plus bas. Un gîte très agréable m'accueille. La soirée est particulièrement exquise. L'hôtesse cuisine très bien, et à quatre, un couple étant présent, nous refaisons le monde jusque tard dans la nuit. Je rejoins un lit moelleux et je tombe sur un livre de Troyat, dont je ne me souviens plus du titre, mais il me passionne tellement que j'en lis les trois quart avant de m'endormir.

Sixième jour GR 10 du Mantet aux Planes

Le temps semble beau, après un petit déjeuner copieux me voilà parti à travers les alpages. Le paysage est très différent de ce que j'ai vu sur le tour du Canigou. On retrouve la moyenne montagne que je qualifierai de classique. Rapidement je passe le col del Pal, qui domine le village de 900 mètres. Je redescends au refuge de la Carança. Il est au confluent de plusieurs vallées, et les vaches innombrables l'assaillissent littéralement. On m'avait prévenu que la source pouvait être contaminée du fait du grand nombre de bovins. Je constate que j'ai perdu l'une de mes superbes sandales, achetées 70 euros au Vieux Campeur. Je suis très mécontent, je les ai attachées sur mon sac. Alors s'est-elle décrochée ou dans la précipitation du départ l'ai-je oubliée au gîte? Cela me perturbe, comme quoi il ne faut pas grand chose. Alors dans ma colère à partir du refuge j'accélère et remonte un joli vallon. Je ne croise pas grand monde puis viennent face à moi des pêcheurs. Tiens c'est bizarre! Mon itinéraire de la journée ne comporte pas de lac. Je leur demande d'où ils arrivent. Bien évidemment de l'étang de la Carança. C'est le bouquet, je n'ai pas pris la bonne vallée. Il faudrait bien que je finisse par prendre l'habitude de regarder la carte de temps en temps de façon plus rigoureuse. En effet je suis juste sous le lac j'ai bien dû faire quatre cents mètres de dénivelé. Pas de panique, c'était très joli. Je m'arrête donc et commence à casser la croûte. Au moment de reprendre le chemin du refuge un autre pêcheur descend. Nous engageons la conversation et j'aurai droit à un superbe cours sur la truite fario de souche pyrénéenne. Il m'explique tout sur sa reproduction et sa pêche. Encore une fois l'erreur est très bénéfique. De retour au refuge je reprends mon chemin qui est franchement très évident. Le col se situe 600 mètres plus haut. Son accès est raide, coupant en permanence une piste qui fait de grands détours. Une fois arrivé, un vent froid et désagréable m'enlève toute envie de faire une pause. Ce temps pour le moins pas très agréable, je vais le subir quasiment jusqu'à l'Atlantique. Je prends cependant le temps de regarder ma carte et de constater que le Gr fait une immense boucle en fond de vallée. Je décide de traverser directement et de rejoindre le chemin sur le mouvement de terrain suivant. Je visualise l'itinéraire que je veux suivre et c'est parti. Arrivé en fond de vallon, j'attaque directement la pente en face et après une bonne suée je retrouve les traces rouges et blanches. Il ne me reste plus qu'à me laisser conduire au village de Planes. Le gîte est ouvert. Je bois une bière en compagnie d'un habitué de la région. Il me raconte une histoire étonnante qui corrobore ce que j'ai vécu trois jours auparavant. Il me fait part de son expérience des chutes de pression très brutales du côté du Pic de Costabonne. Effectivement lorsque j'étais près du Pic de France, mon altimètre affichait des variations d'altitude très brusques et importantes. J'ai tout de suite pensé qu'il ne fonctionnait plus. Eh bien non, il s'agissait du phénomène que l'on me décrit. Pas étonnant, m'a-t-il dit, que j'ai subi un orage aussi violent sur le Canigou. Le repas du soir sera moins raffiné que celui de la veille. Je me trouve avec un Canadien qui finit ses vacances et qui repart le lendemain. Il éclate de rire quand il constate que je n'ai qu'une sandale et un pied nu. Nous passons la soirée devant la télévision, coupe du monde oblige. La France va gagner, et ce n'est pas le dernier match que je regarderai.

Septième jour Les Planes à Puigcerda et village de Ger par chemins et route (N260)

L'étape du jour doit me conduire en Espagne, pays dans lequel je resterai jusqu'au pays Basque. L'itinéraire remonte le vallée de Mont Louis jusqu'à la frontière. Manifestement j'ai une baisse de moral, pourtant tout va bien physiquement. Le chemin parcouru jusqu'à présent était très beau, la marche agréable, les haltes du soir toujours bonnes et souvent pleines de surprises. Eh bien non, malgré ces 6 jours prometteurs d'une belle traversée je suis envahi par un coup de blues. Le plus étrange, c'est que je ne sais pas pourquoi. Allez, ne pas se poser de question et marcher, on verra après. J'abandonne le GR 10 à partir d'aujourd'hui pour ne le retrouver que vers Saint-Jean-Pied-de-Port. La marche en forêt est plaisante. De l'autre côté de la vallée j'aperçois le fameux four solaire d'Odeillo. Ayant coupé mon téléphone portable depuis hier matin, je l'ouvre, des fois que ma famille s'inquiète en ne pouvant me contacter. J'ai effectivement un message d'un camarade qui me propose des activités professionnelles à Lyon et Paris. De toute évidence cela attendra mon retour. Je savoure l'immense privilège que cela représente de ne plus être soumis au dictat de devoir gagner sa vie et de vivre sans peur excessive du lendemain. Après tout, cela dépend aussi de ses envies et du niveau auquel on fixe ses besoins. Mais la contrepartie de ne plus se sentir tendu vers un but professionnel, c'est peut-être de devoir occuper son temps libre. C'est sans doute là que se niche une partie de mon vague à l'âme. L'allure n'est pas très rapide. Je fais une halte à même le tapis d'aiguilles de pins et engage une longue conversation téléphonique avec une personne qui m'est chère et qui me connait bien. Sans doute suis-je à la recherche d'un appui dans la signification de la traversée que je fais? En tout cas la discussion porte ses fruits. Je trouve une interlocutrice qui est un avocat sans concession de la poursuite de l'entreprise. Plus de doute, debout et marche. Je m'arrête dans le village de Eyne et mange la boîte de thon que je traîne depuis Tech. C'est pénible car on se met de l'huile partout et ensuite il faut trouver une poubelle, car pas question de remettre dans le sac cette boîte de conserve toute dégoulinante. N'en voyant pas dans les environs, je mets le tout dans un sac plastique que j'accroche sur le sac à dos. Dans ce village, l'année précédente, j' avais pris le fameux train jaune, expérience très intéressante. J'étais le seul voyageur sur le quai, le train est arrivé à faible allure et s'arrêta. Le chauffeur sortit la tête et me demanda si je voulais monter. Je lui répondis par l'affirmative et il m'enguirlanda presque en me faisant remarquer que normalement le train ne marque l'arrêt en gare que si on lui fait signe, et qu'il n'est pas devin et ne peut connaître mes intentions. Je devais donc m'estimer heureux qu'il se soit arrêté car de plus c'était le dernier de la journée. Après ce rappel de mes souvenirs, je repars. Avec la journée qui avance, la chaleur augmente. Après m'être perdu dans des champs cultivés, qui de toute évidence se sont appropriés le chemin, n'osant pas couper directement parmi les épis de blé, je fais moult détours. J'arrive enfin à Bourg Madame et passe la frontière. Manifestement les douaniers regardent les gens, est-ce dû au contrôle de l'immigration clandestine en Europe ? A Piugcerda je m'arrête et me mets à l'ombre dans un café. Pour ce sacro-saint moral à retrouver et à consolider, je sens qu'il faut que j'avance un grand coup, comme cela je serai irrémédiablement lancé dans l'aventure. Donc première décision, je laisse tomber le long détour par la Serra de Cadi et je file directement sur La Seu d'Urgel, en partie sur la route et en partie par des chemins qui traversent de petites villes un peu désaxées. L'important c'est qu'il n'y ait pas trop de montées et que le mouvement vers l'ouest soit significatif. A la sortie de l'agglomération, je distingue très nettement à une vingtaine de kilomètres au sud la barre impressionnante de la Serra des Cadi, sur une trentaine de kilomètres elle se lève d'est en ouest en une vague toujours au-dessus des 2000 mètres, et même pour sa moitié ouest toujours au-dessus des 2500 mètres. Résolument je m'engage sur la route à grande circulation, je vois un panneau qui indique 60 km alors que ma carte en indique un peu plus de 50 pour la ville de La Seu D'Urgel. Un super marché, j'achète une bouteille de banga de deux litres que je descends presque d'un coup, cela fait repas et boisson. Sur le goudron c'est une véritable canicule, avec la réverbération de la chaleur, les 35 degrés sont à mon avis atteints. Un grand magasin de chaussures dans une zone commerciale, j'en profite pour m'acheter des tongs pour remplacer mes sandales. Il y a des soldes, j'ai deux paires pour 7 euros mais je n'en veux qu'une. Dans mon espagnol hésitant j'explique qu'une seule suffit et que je ne désire pas en porter deux jusqu'à l'Atlantique. La charmante vendeuse finit par m'en vendre une paire pour 4 euros. Je retourne dans la fournaise avec l'intention de bien avancer avant le soir. Après une dizaine de kilomètres je me laisse tenter par le joli village de Ger qui domine la route, et pars à la recherche d'un logement. Le bistrot, dans lequel j'entre, loue des chambres certes à des prix non-modiques, mais de qualité. Pour une journée sans moral l'étape a été cependant importante. Je me promène dans cette petite cité toute en pente et termine dans un petit estanco. On est bien en Espagne et l'ambiance est très sympathique.

Huitième jour Principalement route de Ger N260 direction ouest

Au réveil, il fait presque nuit, cela ne provient pas de l'heure matinale mais de l'épaisseur des nuages. Je reprends la route à grande circulation sur une dizaine de kilomètres et me dirige vers la petite ville de Bellver de Cerdanya. Jolie agglomération à l'architecture de cachet avec ses belles maisons en pierre, ses magasins bien achalandés et sa foule qui se presse dans les rues. Une brume épaisse tombe, assortie d'une bruine tenace. Une route très peu fréquentée me permet de gagner dix kilomètres loin du raffut de la circulation. Cela me donne l'occasion de découvrir la belle église de Santà Eugènia de Nerellà. Vers les treize heures, retour sur la grand route à l'entrée de la ville de Martinet. Dans un bistrot comme on en trouve dans toutes les grandes cités européennes je profite d'une accélération des précipitations pour faire une pause. Sensation étonnante que de faire de longues distances à pied le long de grands axes routiers. Je pense à tous ces récits de voyage où durant des semaines voire plus l'itinéraire se déroule dans le souffle et les aspersions des camions lancés à toute allure. Je me remémore en particulier un pèlerin parti de Lyon pour Jérusalem et qui avait traversé une bonne partie de l'Italie dans ces conditions, ou encore Bernard Ollivier qui au cours de sa longue marche appréhendait la traversée des tunnels non éclairés quelque part au fond de l'Asie. Ma carte au 50 000 me permet de voir qu'un petit chemin se faufile entre la montagne et la rivière sur la rive opposée à la route, encore quelques kilomètres de gagnés loin des monstres d'acier puants et bruyants. Ensuite, après un bref retour sur cette N260 apparaît un camping à même le bord de la route. Bien qu'il ne soit pas tard je décide de m'y arrêter. Le temps s'est amélioré et rapidement la chaleur sèche le sol. Manifestement il n'y a pas grand monde, à tel point qu'il est impossible d'acheter quoique ce soit, le restaurant et l'épicerie étant fermés, donc ce soir mon réchaud me servira pour chauffer ma purée soupe, habituelle dans ces circonstances. C'est très simple à faire, c'est comestible, ça cale sérieusement, que demander de plus? Je m'installe au bord de la rivière sous un rayon de soleil et je m'y trouve très bien. J'observe les petits verrons qui farfouillent les gravillons dans quelques centimètres d'eau un peu à l'écart du courant principal du cours d'eau. Soudain, sortant des profondeurs agitées par le courant, une belle truite fait un passage rapide mais ne réussit pas à attraper une proie. Être le témoin d'une scène de ce type, somme toute banale dans la nature, me remplit de joie, et c'est très bon pour le moral.

Neuvième jour N260 jusqu'à la Seu D'Urgel puis GR7 jusqu'à la Farga des Moles

L'étape de ce jour doit me conduire au moins à La Seu D'Urgel. Afin de continuer à bien avancer tout se fera par la route. D'ailleurs, vu l'endroit où je me trouve, il n'y a pas d'autre choix. La vallée est encaissée, la route domine d'assez haut, aucune possibilité de progression près de la rivière et le versant raide ne permet pas de prendre des chemins en amont. Donc je me lance sur le bitume, tôt le matin peu de circulation et température clémente. Surprenant je trouve du plaisir à avancer comme cela sur une route nationale. D'ailleurs par endroits les points de vue sont magnifiques. Un seul tunnel se présente, évitable par l'ancienne route. Par endroits l'espace derrière le rail de sécurité ne permet pas de marcher, car il y a presque directement le vide. J'avance donc sur la route bien collé au bord métallique, m'immobilisant lorsque un camion arrive, ou même j'enjambe le rail et attends qu'il soit passé pour revenir sur le goudron. A un moment, marchant sur la chaussée, je vois arriver face à moi un cycliste et derrière lui à vive allure un camion survient. Vu l'étroitesse des lieux je réalise que si le vélo fait un écart pour m'éviter, il court un grand risque de se faire écraser par le bolide lancé à 100 à l'heure. Je saute précipitamment le rail, le cycliste y reste collé et le camion le frôle dans un grondement. Vers les onze heures j'atteins la petite ville désirée depuis avant-hier. L'entrée se fait le long de belles allées verdoyantes qui longent le cours d'eau. Je traverse cette agglomération qui s'étale sur un bon kilomètre, puis près de la sortie je fais une halte dans un restaurant. Il se situe à un carrefour particulièrement passant, en effet l'une des routes remonte directement au Pas de la Case. Bien qu'ayant bu deux bières et mangé comme un boa, je repars sous le cagnard. J'emprunte le GR7 sur une dizaine de kilomètres. Bien que remontant la vallée qui conduit au Pas de la Case, le trafic n'est pas gênant, le chemin étant souvent à bonne distance de l'asphalte. Un embranchement de vallées apparaît, et là se niche la Farga de Moles et son camping. Site agréable dans un décor verdoyant. Le mois de juin est une période propice à la balade car les fonds de vallées ne sont pas encore brûlés par les chaleurs et les sécheresses de l'été. Ce soir, encore un match de foot, je ne me souviens plus quelles étaient les équipes en compétition.

Dixième jour petite route et hors chemin balisé jusqu'au village de Tirvia

Aujourd'hui l'aventure reprend. En effet je vais essayer de rejoindre au mieux le Val D'aran en dehors de tout itinéraire balisé. Pour corser la chose, il me manque un bout de carte sur une bonne distance. Mais de la fin de ma première carte je devrais voir une montagne caractéristique qui se trouve sur la seconde. Tout commence par une petite route qui serpente dans une vallée étroite. Un gros chien décide de m'accompagner, il me suivra deux bonnes heures. Passé un premier village, j'arrive à Civis et prends une sente qui monte raide. Alors je dis à mon compagnon à quatre pattes de retourner chez lui. Il n'en fallait pas plus pour qu'il fasse demi-tour, à moins que de lui-même il ait décidé de s'arrêter à la fin du goudron. Le chemin suit des flancs arides et escarpés, la solitude est vraiment présente. Le col de Confluent est atteint, un peu plus de 2000 mètres d'altitude, et je suis en bout de carte. Très bien, est-ce que mon pronostic s'avère exact ? Effectivement, une vallée se présente avec un large débouché vers la gauche et une montagne sur la droite avec un petit col, qui doit correspondre à celui que je compte rejoindre. Dans la partie manquante je rencontre même un hameau désert, mais équipé d'une belle fontaine, qui est la bienvenue car je manque d'eau depuis plusieurs heures. Une fois près d'une rivière je repars à l'assaut du versant opposé vers le col identifié. Étant dans la forêt sur le flanc de la montagne, évidemment mon lieu de passage désiré disparaît du champ de vision. Il me faut partir à l'estime, dans un immense versant encombré d'arbres abattus à enjamber. J'ai le sentiment que je ne vais pas y arriver. Je me traîne de tronc en tronc en essayant de les escalader le plus rapidement possible sans dépenser trop d'énergie et sans me blesser. Après un moment qui me semble une éternité, les troncs s'espacent et je pressens la fin du calvaire. J'atteins une prairie encaissée dans un vallon, au fond duquel court un ruisseau. Je décide de le suivre, en effet il monte c'est bien et de plus le cheminement est dégagé. Ce sont déjà des éléments très favorables. Mais est-ce que de plus ce vallon aura le bon goût de conduire là où je veux aller ? En tout cas après le supplice que je viens de vivre, avancer à bonne vitesse sur une herbe souple procure un grand plaisir. Certes la pente est raide et irrégulière d'où un champ de vision très restreint. La direction me semble bonne, et de fait après une petite heure de montée je tombe pile sur un collet qui se découvre au tout dernier moment. Je sors ma nouvelle carte et miracle, ce que je vois devant moi correspond exactement à ce qui est décrit. Dans la vallée tout en bas deux villages Burg et Tirvia. Ce dernier aux environs des 900 mètres, donc quelques 1400 mètres en aval. A vol d'oiseau la distance est de l'ordre de huit kilomètres. Ma carte n'indique qu'une vague piste en pointillé, que je ne trouve pas. Mais la descente se fait à travers prés et broussailles. Toujours un passage se découvre au dernier moment, un vrai bonheur, une petite trace de ci delà laissée par des animaux sauvages ou domestiques et hop quelques mètres de gagnés. Au détour d'une ruine noyée dans de grandes herbes, une grosse couleuvre me détale dans les pieds. L'après-midi est beau, quelques petits nuages épars signe de stabilité, pas d'orage à craindre, le vent froid qui m'accompagne un jour sur deux est absent. Cette étape avec son caractère particulier est l'une de celles qui me laissera un des meilleurs souvenirs. Sur la trentaine de kilomètres, voire plus, parcourus, je n'ai rencontré qu'une femme le matin en passant un premier village. Nos montagnes européennes, dès que l'on sort des grands axes de randonnée à la mode, sont presque désertes. J'aurai l'occasion de le constater encore au cours d'étapes à venir dans des variantes du GR 11. Arrivée au village de Tirvia, écrasé sous la chaleur de milieu d'après-midi. Euréka!! Il y a un petit hôtel à la façade sympathique qui donne sur la place centrale. Je commence par boire une bonne bière, car l'eau a été rare aujourd'hui. En effet, j'ai évité de faire le plein à la rivière, n'utilisant les cachets qu'à la dernière extrémité. L'eau en montagne, je la bois sans traitement lorsqu'elle sort de terre ou de la roche, considérant que le passage dans le sol est un filtre. De même je la bois à l'air libre lorsqu'elle court au-dessus de la zone de végétation si elle ne provient pas d'un lac. Soirée agréable, menu de qualité, il faut dire qu'après un effort comme celui d'aujourd'hui tout aliment a la saveur de ce que Bocuse vous propose. Le propriétaire est tout étonné de ma réponse lorsqu'il me demande où je vais. De toute évidence je suis en dehors des routes habituelles de la traversée des Pyrénées.

Onzième jour de Tirvia hors chemin puis route et chemin jusqu'à Espot

De l'hôtel, je distingue très bien en face, de l'autre côté de la vallée le début de mon étape. Ma carte m'indique qu'une sente conduit au petit pic qui nous domine fièrement. D'abord rejoindre le fond de la vallée. Soit suivre la route qui fait un détour ou couper directement dans la pente qui donne directement sur la rivière. Je m'avance au bout du plateau sur lequel se trouve le village pour me faire une idée de la praticabilité d'un passage direct. Une grosse centaine de mètres dans une pente très raide, mais de nombreux arbres. L'affaire semble jouable. En effet la végétation et le sol meuble me permettent de rejoindre le lit de la rivière facilement. Une fois en bas pas d'autre possibilité que de traverser, heureusement la profondeur et le courant sont faibles. La petite zone à la confluence de quatre vallées est prestement traversée et je m'engage dans la forêt qui doit me conduire au Pic de l'Orri, quelques six cents mètres plus haut. De toute évidence ce sentier n'attire pas les foules. De temps à autre une vague trace, mais le plus souvent la progression est conduite par les zones de moindre résistance végétale. Je débouche à un collet, j'y laisse mon sac et continue. J'ai un peu l'impression d'être le premier à fouler ce sommet modeste qui culmine à 1444 mètres. Je découvre un vaste panorama. Mon belvédère est de tout premier ordre pour visualiser le reste de mon étape du jour. Cela commence par plusieurs kilomètres à flanc parmi buissons et épines sans cheminement bien établi. Au gré des zones aérées je zigzague avec par endroits de petits soucis, car ça pique vite et fort. Pourvu que je ne soit pas obligé de rebrousser chemin. En effet je distingue bien une route dans la vallée bien plus bas, mais la descente directe me semble particulièrement exposée sur des terrains raides où la chute serait sans doute mortelle. Donc persévérer sur cet immense pente de montagne. J'aperçois un reste de chemin creusé à même la roche. Je l'atteins en me hissant à travers piquants et ronces. Je le suis quelques dizaines de mètres et soudain au niveau d'une gorge, il n'est plus praticable et toute progression est interdite. Demi-tour dans cette jungle. Je sens que le village aperçu du sommet n'est plus très loin, il y a forcément un passage, car je constate de nombreuses traces d'ovins et de bovins. En effet, une rupture de pente de quelques mètres me donne accès au fond de cette petite gorge escarpée, et rapidement sur l'autre versant un bon chemin s'amorce et me conduit en quelques centaines de mètres au centre d'un joli bourg bien restauré. Je fais une pause au lavoir, bien au frais. Mon horizon s'éclaircit. Une route aérienne descend lentement vers la grande vallée que je dois remonter quelque temps avant de rejoindre sur le versant opposé la station estivale d'Espot, l'un des points d'entrée dans ce magnifique parc national d'Aigüestortes. Encore quelques heures de marche sans histoire mais fort agréables avant d'arriver à Espot. J'en profite pour m'acheter un bâton, qui malheureusement n'est pas très solide malgré son prix, et qui ne durera que le temps d'une étape un tiers. Je le garderai cependant bien qu'ayant perdu le quart inférieur. A la sortie du village, un camping accueillant presque désert, même dans des endroits touristiques comme celui-là au mois de juin ce n'est pas encore les vacances. Avec la majorité des quinquas européens à la retraite je m'attendais à trouver plus de monde. Le camping dans ces conditions de faible affluence est une activité très supportable même agréable. Seul petit ennui, ma tente est mono-paroi et la condensation est importante même toute ouverte, donc cela nécessite durant la journée de guetter un rayon de soleil pour faire sécher le tout. En été cela ne pose généralement pas de problème.

Douzième jour GR 11 de Espot au refuge du Montardo (Restanca)

Quelques gouttes durant la nuit ont claqué sur la toile, mais rien de grave. Ce matin le temps est correct. Départ matinal. Deux gentilles dames me proposent de me déposer au bout de la route, avec le sourire je refuse. Il faut bien reconnaître que cette piste de 4 ou 5 kilomètres qui conduit au parking de départ de randonnées magnifiques n'est pas des plus intéressantes, mais la traversée doit se faire intégralement à pied. Enfin arrive la barrière d'interdiction de passage des véhicules. Peu de distance après, le premier lac, il est de belle taille. Je le longe par la droite et vers le fond le chemin s'élève dans des escarpements. Ces zones granitiques où gros blocs et sapins alternent sont magnifiques. En une succession de montées et descentes je passe de nombreux lacs de toutes formes. Les petits cols que je franchis, sont à chaque fois de magnifiques points d'observation de cette région exceptionnelle. Au bord d'une étendue d'eau perchée je fais une halte, le site est vraiment extraordinaire, de toutes parts des lacs s'étalent. La zone est si vaste qu'il est facile de s'éloigner du chemin balisé et de se déplacer sur de larges plaques granitiques qui offrent un cheminement généralement aisé et qui permettent des vues plongeantes sur les plans d'eau. Une dernière montée raide avant de descendre sur le refuge de la Restanca, situé juste au pied du Montarto, magnifique montagne du sommet de laquelle on peut apercevoir jusqu'à 80 lacs. Il y a bien longtemps, j'y étais monté en hiver, tout était recouvert d'une épaisse couche de neige, je ne peux donc pas confirmer que l'on peut vraiment en compter 80. Le refuge est bondé, étant seul je suis accepté, par contre généralement en groupe l'hébergement demande de l'anticipation. Si j'étais courageux je me contenterais d'y manger et repartirais dormir plus haut sur un replat de la HRP. Mais le temps qui se couvre et la pluie qui s'annonce m'enlèvent tout courage et je vais choisir la nuit dans un petit dortoir bondé.

Treizième jour HRP puis GR 11 jusqu'à la cabane de Coronas (pied de l'Aneto)

Nuit difficile entre bruit de pluie violente et raclements de gorges multiples, au matin les désagréments de la surpopulation, malgré une envie pressante pas moyen de trouver des toilettes libres, donc courir à l'extérieur se cacher au moins mal et si possible au plus loin du refuge. Je fuis rapidement une fois le petit déjeuner pris. Sur cette portion de la HRP je suis seul car le temps n'est pas beau, il pleut mais la visibilité reste correcte. Une demi-heure après être parti je tombe sur mon premier solitaire en sens inverse. Il s'agit d'un Anglais qui vient de se faire saucer toute la nuit pratiquement sans matériel. Il est tellement trempé qu'il est en short et tee-shirt, mais ça le fait rigoler et sa volonté d'atteindre la Méditerranée n'est pas entamée. Nous discutons une dizaine de minutes et reprenons chacun notre chemin. Je suis plein d'admiration pour ces British que rien n'émeut. Le parcours de la HRP, c'est souvent magnifique. J'en connais quelques passages en particulier ceux d'Ariège vers le Mont Rouch, grandiose. Aujourd'hui ce tronçon par temps hostile fait ressortir toute la beauté de ce monde de pierre et d'eau. Les cairns sont assez nombreux et il n'y a aucun problème de cheminement, il faut dire que le fait de longer des lacs facilite l'orientation. Passage raide pour arriver à un col à 2510 mètres, la pluie s'intensifie. La descente est glissante, attention de ne pas aller trop vite. Encore des lacs et retour sur le Gr 11, où de nouveau je croise quelques groupes de randonneurs sous leur cape. Je constate que mon bâton est tordu et qu'il me manque la partie inférieure, tant pis il m'est toujours possible de m'y appuyer. Je longe le lac de Rius et m'engage dans une longue descente sous une forte pluie. Le fond de la vallée est atteint, le chemin débouche à proximité de l'entrée du tunnel de Viehla. Il n'est que midi ou un peu plus, vais-je rester dans cet endroit en attendant des conditions meilleures? Par ce temps il est exclu de continuer par la HRP, et le GR11 passe deux cols dont le plus haut est à 2720, ce qui fait pour l'après-midi un dénivelé cumulé de plus de 1800 mètres. J'hésite, vais visiter le refuge, et l'impatience me dominant, je décide de partir, il sera toujours temps de redescendre ou de m'arrêter dans le petit refuge d'Anglos perdu quelque part entre deux lacs à 2300 mètres. C'est parti, je descends la grand route jusqu'à un lac de barrage. A droite l'itinéraire escalade une forêt raide. Les nuages accrochent tous les reliefs, cependant la pluie cesse. Je quitte le goudron à treize heures trente, ce qui laisse de la marge avant la nuit. Immédiatement j'adopte un bon rythme sur ce sentier qui monte droit. Je me sens bien, l'air est frais, le cadre est grandiose et un peu mystérieux. En une heure j'abats plus de 600 mètres de dénivelé sans vraiment forcer, je commence à croire que je peux basculer ce soir du côt�� de Benasque. Sans que mon allure ne se modifie j'atteins le premier lac et je vois la petite cabane d'Anglos. Effectivement par temps de brouillard elle doit être difficile à trouver, mais cet après-midi on s'oriente vers une embellie. Je croise un couple de Hollandais. Ils viennent de faire une étape épuisante et espèrent rejoindre le fond de la vallée ce soir. Les lacs se succèdent, vu du haut ils ont des reflets lugubres à cause des nuages, et comme la pierre les entourant est sombre et mouillée l'ambiance est particulièrement austère. J'aborde la zone où seule la caillasse survit. Le premier col se présente. De ce lieu, je vois très nettement le second, pente de cailloux raide. Pour le rejoindre il me faut redescendre à un petit lac qui apparaît comme un trou noir. Que la montagne est belle dans ces conditions. Au niveau du lac une abondante source sourd de sous de grosses pierres, je m'abreuve longuement. La remontée pour atteindre le col de Ballibierna à 2720 mètres me demande presque une heure, la fatigue commençant à se faire sentir. La vue s'étend à un immense vallon dominé par l'Aneto. Les Pyrénées de toute évidence sont de hautes montagnes. Ce coin est très sauvage. Une pause bien méritée me permet de m'imprégner de l'esprit du lieu. Il n'y a rien de tel qu'un peu de stress engendré par des conditions douteuses pour déclencher le turbo. Maintenant retour au calme, pas de doute je dormirai dans la vallée qui conduit à Benasque. La descente promet d'être longue. Elle commence par un incroyable chaos de gros blocs qui obligent à de nombreux sauts. Attention de ne pas glisser sur la pierre détrempée car la chute est souvent très mauvaise et une fracture de la jambe ici risque d'être particulièrement inconfortable. Je contourne un lac toujours au milieu de ce chaos de blocs, presque de l'escalade au-dessus de l'eau. Avec un peu de neige le passage doit être scabreux. Enfin j'arrive sur un terrain un peu plus conforme à la randonnée, une immense descente commence. Ce versant sud de l'Aneto est très vaste et l'on ne prend pas bien conscience des distances. Je rentre dans une forêt de pins clairsemés. Sur le bord du chemin un couple de jeunes est assis, je leur demande si le refuge de Coronas est encore loin, ils me disent que j'y suis presque. Cependant il me faut encore un temps que je trouve interminable pour le rejoindre. Enfin, le voilà, il s'agit d'une cabane carrée sans aménagement aucun, mais au moins elle est propre. Souvent je passe de petits abris dans un état de saleté repoussant, encombrés d'une multitude d'objets hétéroclites, et il ne me viendrait pas à l'idée d'y dormir, à moins d'être confronté à des conditions apocalyptiques. Dans le cas présent rien de tel, le lieu est accueillant, deux Espagnols y sont déjà installés. Après les avoir salués, un petit tour à la rivière pour me laver et par chance juste sous un rayon de soleil réapparu. Un peu plus tard une bande de jeunes Français arrive. Demain ils veulent faire l'Aneto. La soirée sera agréable à discuter de choses et d'autres, en particulier d'études et de métiers. Je suis frappé par les remarques et la désillusion d'une fille d'une vingtaine d'années qui est sûre que ses études ne lui donneront aucun débouché dans la vie. Pourquoi avoir choisi cette filière et y persévérer ? Mystère !!!

Quatorzième jour GR 11 de la cabane de Coronas au gîte de Biados

Les Français partent très tôt pour leur ascension, un peu plus tard les Espagnols suivent le Gr11 en direction de l'est. Je me retrouve seul, vers les sept heures je reprends mon chemin. Tout d'abord une piste en fond de vallée me conduit jusqu'au Rio Esera. Un peu au-dessus de Benasque, arrêt dans un camping où il est possible de se ravitailler. Le chemin contourne par l'est et le nord l'impressionnant massif des Posets qui culmine à 3369 mètres. L'air est froid et le vent âpre. Quelques rares randonneurs croisés, la montagne a décidé d'être sinon hostile tout au moins désagréable. Apparaît le refuge d'Estos, j'y bois un coca-cola à l'abri du froid puis en avant direction le Puerto de Gistain. Les dernières centaines de mètres sont enneigées, mais la portance est bonne et l'allure n'est pas ralentie. Ce col perdu à plus de 2600 mètres a un petit air de lointain, mais les courants d'air ne me donnent aucune envie de m'attarder. Je me hâte de descendre au refuge de Biados. La carte présente une imprécision, en effet le chemin est indiqué rive gauche, alors je m'entête à progresser de ce côté mais la marche devient difficile et dangereuse, alors que de l'autre côté se trouve un beau sentier. Après avoir joué les funambules sur des roulements à billes pentus, je retourne traverser la rivière en amont et rejoins après quelques kilomètres le refuge de Biados. Il est temps d'arriver, un orage se déclenche. En face dans ces nuées, les Posets sont très impressionnants. L'accueil est sympathique le repas copieux et au diable la tempérance, je bois entièrement ma superbe bouteille de Rioja. Donc évidemment pour plusieurs raisons la nuit sera excellente, de plus je suis seul dans le dortoir.

Quinzième jour GR 11 de Biados à Bielsa puis route jusqu'à la vallée de Pineta

Départ de bonne heure par beau temps, l'air est frais et toujours cette bise désagréable. Je reste sur le GR11, le seul col de la journée se trouve 800 mètres au-dessus. Après avoir cheminé dans une forêt à l'abri du vent je me trouve de nouveau confronté à ses assauts. Le seul avantage, on n'a pas trop chaud, dans le fond le rythme doit en être amélioré. Au cours de la montée deux jeunes sont arrêtés pour se faire chauffer du thé. Ils sont en train de galérer sur la HRP, affublés de sacs énormes, et la nuit qu'ils viennent de vivre n'a pas été très confortable. Je leur souhaite bon courage pour la suite et me remets en route. A proximité du col je rencontre mon deuxième solitaire. Il s'agit d'un pur et dur. Bien qu'ayant dépassé la soixantaine il porte un sac de 20 kilogrammes et met un point d'honneur à passer toutes les nuits sous tente. Cette dernière est d'ailleurs particulièrement robuste et pèse dans les trois kilos. Nous entamons la conversation, ayant eu des métiers assez proches, nous nous découvrons des connaissances communes, le monde est petit. Il me met en garde concernant la variante qui passe dans le flanc sud-est du Mont Perdu. C'est justement là que j'espère passer. Il s'avérera que son évaluation était un peu alarmiste, tout du moins par temps correct. Nous envisageons même de casser la croûte ensemble, mais la fraîcheur ambiante nous rappelle vite à l'ordre. Nous reprenons donc chacun notre chemin. Le col, qui domine un petit lac, est vite atteint. Le lieu est austère. Je croise deux personnes et me dépêche dans la descente pour me réchauffer. 1000 mètres de dénivelé me mènent à la route de Bielsa pas très loin du tunnel frontière. En fond de vallée la température est plus clémente. Ne comptant pas faire tous les détours du GR, je prends la route jusqu'à Bielsa afin de rejoindre directement la vallée de Pineta. Durant cette dernière partie un automobiliste s'arrête et me propose de monter, je lui explique ma démarche, et le gratifie d'un grand merci. Même si je refuse cela fait toujours plaisir. Au milieu de cette magnifique vallée je m'arrête dans un camping. Après m'être installé et avoir pris une douche chaude, la première depuis quatre jours, je vais m'installer dans la grande salle de restauration. Là, rapidement, je comprends la raison de l'excitation générale, ce soir il y a Espagne France. Je constate que je suis le seul Français. Après avoir mangé, tout le monde se retrouve devant le poste de télévision. Je sens que ça va être chaud. Le match commence. Les Espagnols marquent le premier but, déclenchement de hurlements. Ça se calme, le match continue. Les Français égalisent, je marque ma joie en levant les bras. Une vingtaine de têtes à la mine sombre me regarde d'un air réprobateur, presque hostile. J'abandonne immédiatement mon sourire. Le match continue, les Français marquent une deuxième fois, toutes les têtes se tournent à nouveau vers moi, je fais bien attention de ne manifester aucun signe de joie. Le match continue, les Français mettent un troisième but, je fais comme si je ne l'avais pas vu, par contre tous les Espagnols s'en vont, il est vrai que nous sommes pratiquement en fin de partie. Lorsque presque tout le monde a déserté la pièce et que la partie s'achève effectivement, une vieille dame s'approche et me dit avec un fort accent belge «ah! c'est bien ils ont gagné». Il y avait donc au moins deux supporters dans la salle. Je rejoins ma tente tout joyeux, mais c'est sous une averse que je m'endors. Cela est un peu inquiétant, car l'étape de demain par mauvais temps cela risque d'être scabreux.

Seizième jour GR11 jusqu'au col de Niscles, variante pied Mont Perdu, vallée d'Ordesa

Je me lève avec le jour, ayant bien l'intention de profiter de la plus petite fenêtre de beau temps. Tout est calme, mais à l'humidité dans l'air on sent bien que cela n'est que provisoire. Le décor est fantastique, ces trois vallées que sont Pineta, Ordessa et la Niscle représentent pour moi parmi les sites de montagne les plus beaux que j'ai vus dans ma vie. Et justement l'étape de ce jour me permettra de les côtoyer toutes les trois, si la visibilité se maintient. Les cinq ou six kilomètres de goudron sont rapidement avalés, presque au pas de course. Au niveau du refuge de Pineta, 90 degrés gauche et direction l'immense paroi à remonter pour accéder au col de Niscle, 1300 mètres plus haut. Il me faut d'abord traverser le rio Cinca en enlevant mes chaussures, et la montée débute. Le sentier est époustouflant, la pente démarre raide pour ne faiblir qu'au col. Immense moment de bonheur que de parcourir ce chemin aérien avec le soleil qui apparaît à l'horizon, tout baigné de teintes rouges qui ne sont pas annonciatrices de beau temps. Je suis seul, depuis le réveil je n'ai vu personne, même sur les kilomètres de route pas une voiture. Heureusement d'ailleurs car je crois bien que je me serais laissé tenté, tant je suis pressé de passer avant la pluie, au moins arriver au refuge de Goriz. Le plaisir prend le dessus, par endroits il est obligatoire de mettre les mains pour progresser. Parfois en regardant au-dessus on reste perplexe quant à l'itinéraire tellement le flanc de la montagne est escarpé. Mais au fur et à mesure de la progression un chemin toujours tracé se dévoile. La montée est rapide et le panorama s'élargissant à vue d'œil procure une sensation très agréable. Arrivée au col vers les huit ou neuf heures du matin. Le décor d'un côté sur Pineta et de l'autre sur la Niscle est très impressionnant. Malgré le temps qui évolue, je marque un arrêt pour profiter de ce spectacle rare. Le Gr11 plonge directement, tandis que mon itinéraire part sur la droite pour aller se faufiler entre des barres rocheuses sur les flancs du Mont Perdu. D'ici cela semble vertigineux, mais je sais que l'équipement facilitera grandement la tâche. Un peu avant le câble je croise trois personnes, dont l'une de toute évidence a été très impressionnée. Je me hâte car le temps se couvre et par temps de brouillard sur le versant sud du Mont Perdu ça devient ''paumatoire''. J'arrive au fameux passage contre lequel mon solitaire d'hier m'avait mis en garde. J'y croise un groupe de Français, originaires du Puy-En-Velay, la veille ils ont gravi le Mont Perdu. Bien évidemment il n'est question que du match de foot d'hier, car au refuge ils se sont sentis très frustrés sans télévision. On en profite pour rigoler un grand coup, puis avec empressement nous reprenons notre chemin. J'aborde de grandes zones de pierriers dans lesquelles il est facile de perdre le sentier tout en gardant la bonne direction, lorsque la visibilité est bonne. Plus j'avance, pratiquement à niveau en tournant autour du Mont Perdu, plus la grande faille comme coupée d'un grand coup de sabre d'Ordesa prend de l'ampleur. Il me semble distinguer sur le versant droit de cette gorge grandiose la fameuse ''fara des flores'' sur laquelle je ne souviens avoir bivouaqué à côté d'un isard à moins que ce ne soit un bouquetin, en effet je garde le souvenir d'un animal de belle taille. Manifestement j'étais à un endroit qu'il affectionnait, car il ne voulait pas partir, à son corps défendant l'herbe était douce malgré l'altitude et le sol plat. Je me souviens aussi que dans ces grands à pics par endroits la densité d'édelweiss était telle qu'il n'était pas toujours possible d'éviter de les fouler. La pluie qui commence à marteler le sol me tire de ma rêverie. Me hâter d'arriver au refuge, pour le moment la visibilité est toujours bonne. Je prends réellement conscience que dans le brouillard dans ces parages, il faut coller à l'altimètre en espérant buter sur le refuge. Heureusement je ne suis pas acculé à ces extrémités. Enfin je l'aperçois. Je m'y engouffre, il est bondé. Il n'est pas loin de midi, je déjeune avec appétit, la matinée a été bien remplie. Le mauvais temps s'installe franchement, mais plus rien à craindre, un très bon chemin sans risque d'erreur va me permettre de descendre. J'espère ce soir être sorti de ce lieu magnifique mais très touristique. Je parcours une quinzaine de kilomètres entre cascades et parois géantes, le tout dans une foule presque compacte et sous des cataractes avec de temps en temps le tonnerre qui se répercute entre les montagnes. Enfin j'arrive au parking, incroyable, il y a des centaines de voitures et de cars. Il faut bien reconnaître que le site est époustouflant par son gigantisme. Malgré la pluie je n'ai pu m'empêcher de scruter sous tous ses angles ce miracle de la nature. Heureusement que le brouillard ne s'est pas mis de la partie, le spectacle en aurait été vraiment affecté, et j'en aurais ressenti une grande frustration. Une fois les aires de stationnement dépassées, vite m'éloigner, d'après ma carte un chemin se faufile sous la route. Je ne le trouve pas, donc encore 4 ou 5 kilomètres de goudron dans un trafic important. Une conductrice s'arrête pour me prendre et dans mon espagnol hésitant je lui répète que je veux aller de la Méditerranée à l'Atlantique uniquement à pied. Je la remercie et elle me gratifie d'un joli sourire. Une fois arrivé à la naissance de la vallée d'Ordesa, je tourne à droite direction le nord, et j'abandonne le gros du flot de touristes qui prend la direction opposée. D'un pas alerte je remonte une gorge encaissée. Et là je tombe sur mon troisième arpenteur solitaire. Il s'agit d'un Anglais plus très jeune, élégamment habillé à la langue parfaite d'Oxford ou de Cambridge. En tous cas il parle très distinctement et la langue de Shakespeare dans ces conditions c'est un vrai plaisir. Il a une connaissance encyclopédique des montagnes françaises, et il agrémente sa conversation de petits éclats de rire francs et sonores. Il ne fait pas vraiment dans le flegme. A regret je reprends ma route, j'aurais bien passé la soirée avec lui à l'écouter me conter ses aventures alpestres. Quelques kilomètres plus haut je tombe sur un petit camping très accueillant. Manifestement l'endroit a aussi eu sa ration d'eau aujourd'hui. Trouver une place pas complètement mouillée pour installer ma tente relève de la gageure. Pas grave, ma tente est bien étanche, trop d'ailleurs. Le restaurant est une merveille, le cadre et le menu ainsi que la gentillesse du personnel me ravissent. Quand je pense aux deux premiers solitaires rencontrés, je me rends compte que contrairement à eux je ne voyage pas à la dure et me laisse vite tenter par les petits plaisirs mis sur ma route. J'en aurai une autre preuve encore plus éclatante dans deux jours, en croisant un vieil Allemand. Je comprendrai toute la signification du mot Sparsamkeit (économie). Pour le moment sans complexe je m'empiffre de mets délicieux, charcuterie fine, légumes cuits juste ce qu'il faut, une magnifique côte bien épaisse et saignante, le tout arrosé d'un Rioja capiteux et fruité d'une belle longueur en bouche. Une fois le repas terminé, baigné d'une douce torpeur, j'essaie de me glisser dans ma tente sans trop me mouiller. Je m'endors sans doute vite, car je n'ai plus aucun souvenir de cette nuit.

Dix-septième jour variante GR 11 Sierras Turbon et Tendegnera, ville de Escarrill

Je me réveille bien reposé mais passablement humide, l'air étant tellement saturé en humidité que par capillarité ou autre phénomène physique il a imprégné tous les tissus. Pas de panique, ce n'est pas ce matin que je peux faire sécher mes affaires. Deux possibilités, soit vers midi je me trouve à un endroit bien ensoleillé et au cours d'une sieste d'une heure j'étale le tout, à moins d'arriver relativement tôt cet après-midi et tout aérer à ce moment. Le temps est très beau, le ciel limpide, il fait frais, de bons critères de beau temps. L'étape de ce jour va être particulière sauvage. Je vais longer par le nord les sierras Turbon et Tendegnera ( j'écris gn à la place de n avec tilde, car mon clavier ne comporte pas ce signe). Je ne vais pas voir une seule personne de toute la journée. A vrai dire pour être précis j'apercevrai dans le lointain deux personnes en train d'atteindre le pic de Tendegnera. Je commence par remonter la route une petite heure et je bifurque à gauche dans un magnifique vallon à l'herbe grasse et aux fleurs nombreuses. La fleur qui va m'accompagner tout au long de cette traversée c'est l'iris des Pyrénées au bleu mauve profond, sans oublier quelques exemplaires jaunes. Je suis encadré de belles faces rocheuses éclatantes parfois aux teintes très claires. Je distingue bien sur le bord droit du vallon le col que je veux atteindre. Je rejoins le petit refuge d'Otal, qui est un véritable taudis et à partir de là le chemin disparaît. Peu de temps auparavant j'ai bien vu quelques vagues traces rouges et blanches certes bien abimées mais bien réelles. Devant moi une pente raide de 500 mètres de dénivelé au-dessus de laquelle un replat semble conduire au col. J'attaque directement, l'herbe se met à glisser. Par endroits je rejoins de petites zones rocheuses qui me permettent de mieux me stabiliser, mais ce n'est jamais difficile bien que les cent derniers mètres deviennent très raides. Comme par miracle je débouche sur un petit replat où une sente mène au col. Un fois arrivé à ce lieu de passage, j'embrasse du regard toute la Sierra Tendegnera. Immenses parois calcaires sombres presque noires couvertes de stries horizontales, quelle austérité cette chaîne dégage ! Comme tout grimpeur j'essaie d'imaginer des itinéraires dans ces murs lugubres, rarement montagnes m'ont inspiré cette sorte d'effroi. Il fait bon, j'ai bien avancé je m'octroie une pause dans cet endroit enchanté entouré de roches de toutes les couleurs, cela me rappelle un lieu magique côtoyé comme dans un rêve en Afghanistan. Par un temps qui se maintient au beau fixe, j'entreprends la descente d'un immense vallon, d'abord à travers pierriers puis par une sente qui serpente dans l'herbe et les cailloux. Au-dessus de moi en permanence les grandes faces sombres striées en forme de pelles de la Sierra Tendegnera jettent un regard froid. Une petite stèle adossée à un rocher rappelle la mémoire d'un jeune Anglais qui a voulu dompter ses murs froids. Et toujours pas âme qui vive dans cette nature grandiose. Un petit refuge en bord de chemin montre le même état de saleté que ceux croisés jusqu'à maintenant. L'altitude diminue et la chaleur augmente. Vers les quatorze heures je quitte le royaume désert de la montagne pour me trouver subitement précipité dans le monde bruyant des hommes. Sans transition ou presque je passe des prairies fleuries à une grande carrière surchauffée dans laquelle de nombreux camions soulèvent des nuages de poussière. Me voilà sur le bitume et en quelques kilomètres sous une chaleur torride je rejoins la petite ville d'Escarrill. A l'entrée de l'agglomération je m'assois à l'abri dans le premier bistrot. Je commande une grande bière. Le serveur est un grand noir avenant, et bien évidemment la conversation s'engage au sujet du prochain match, France Brésil. Il est sceptique sur la capacité des Français à triompher de cette équipe mythique, bien qu'ils aient déjà joliment réussi cet exploit en 1998 par 3-0 en finale. On verra bien, l'épreuve se déroule dans deux jours. Pour le moment je reprends la marche et traverse cette petite ville endormie sous la chaleur d'un soleil vertical. A l'extrémité nord de cette cité, un grand camping étale sa multitude de mobilhomes et de grandes tentes. Une place m'est indiquée, j'y déploie mes affaires, qui vont sécher rapidement. Ma tente montée ressemble à un microbe au milieu de mastodontes.

Dix-huitième jour hors chemin balisé jusqu'au col de Escarra puis GR 11 vers Somport

Très bonne nuit, aucun bruit, le camping est presque désert, pourtant le mois de juillet n'est pas loin et vu les infrastructures nous sommes dans une région touristique. Peut-être cette ville sert-elle de dortoir au profit de la petite station de ski traversée hier ? Ce matin tout est très sec, ayant dormi tente grande ouverte la condensation est faible. Temps superbe, il me faudra vite quitter ce fond de vallée avant la chaleur. Le temps moyen et froid que j'ai eu jusqu'à présent m'a rendu l'entreprise plus facile. En effet, souvent au cours de narrations concernant le versant sud des Pyrénées ce qui ressort c'est la chaleur présentée comme un facteur de souffrance. Au moins je ne peux pas dire la même chose. Sac rapidement bouclé j'abandonne le camping encore endormi. En quelques centaines de mètres une piste matérialisée sur ma carte est atteinte. Elle suit une petite rivière au pied d'une barre rocheuse. Plein d'espoir sur la beauté des kilomètres à venir, à l'idée que le chemin passe en plein dans cette jolie falaise. Je traverse le cours d'eau sur un barrage. La sente devient minuscule et puis elle disparaît complètement. J'insiste, et commence à escalader des rochers moussus dans une forêt d'arbustes agressifs. Après une demi-heure de bagarre, trempé de sueur et constellé d'épines de toutes sortes je fais demi-tour. De toute évidence pas de chemin. En regardant la falaise qui me domine, je me dit que si un itinéraire s'y faufilait j'en verrais bien quelques traces. Quand on ne sent vraiment pas la chose il ne faut pas s'entêter et avoir le courage de tout reprendre à zéro. Donc je rebrousse chemin et me retrouve devant mon camping une heure plus tard. Une route étroite et tortueuse part à l'ouest et me permet d'avancer dans le flanc de montagne qui doit me donner accès à un grand lac. Donc pas de panique, en faisant un azimut brutal plein ouest je tombe forcément sur ce plan d'eau de belle dimension. La route bifurque au sud, je pars plein champs dans des pentes raides. Je rejoins le lit aride d'un petit torrent qui me permet de déniveler rapidement malgré l'instabilité du sol. J'atteins un collet, duquel un vaste panorama se découvre. Ouf! mon lac est bien là. Mais au fond presque à l'infini je distingue le col par lequel je compte passer. La distance m'apparait énorme, un instant de doute me saisit, d'autant plus que je dois commencer par faire le tour du lac, qui fait quelques kilomètres. Comme toujours dans ces moments de doute, en écartant les doigts sur la carte, je me rassure en constatant que mon col est à moins de dix kilomètres topo. Ce serait bien le diable si en trois heures de marche rapide je n'y arrivais pas. Le calvaire du contournement commence, pas trop mal, même plutôt bien jusqu'au barrage, où je m'arrête pour contempler quelques poissons. Mais une fois de l'autre côté une sente boueuse inclinée vers le lac et complètement défoncée par les troupeaux de vaches va me donner le plaisir d'une bonne partie de glissades et de ''tordages'' de chevilles, toujours avec le risque de piquer au mieux une tête dans la boue et au pire la bouse. Enfin le supplice prend fin. Le collado de Escarra du haut de ses deux mille trois cent et quelques mètres semble déjà plus près. En deux petites heures avec parfois des doutes sur l'itinéraire, j'y suis. La dernière demi-heure est interminable à me casser les mollets sur de grosses mottes de terre. Ces Sierras espagnoles sont absolument magnifiques, jaillissements minéraux sauvages. Aujourd'hui encore je n'ai pas aperçu un être humain, seulement de loin de nombreuses vaches, mais à part cela pas un être vivant mis à part quelques grands oiseaux. Des rochers aux formes étranges ornent les crêtes qui m'entourent. Le contraste entre les fonds de vallons verts et fleuris et ces crêtes arides et déchiquetées est frappant. La rapidité avec laquelle on passe d'une ambiance à l'autre est aussi source d'étonnement. Encore une immense vallée se présente à moi. Quelques deux kilomètres plus bas je retrouve le GR 11, mais pas plus de monde. La gorge se resserre en ondulant, ce qui est du meilleur effet esthétique. La grande vallée perpendiculaire conduisant au Somport n'est plus très loin. Un peu avant de la rejoindre, le Gr 11 d'après ma carte tourne à droite en restant en hauteur. J'en perds la trace et me dirige vers un petit fort gardé par des militaires en armes, afin de me renseigner. Ils n'ont pas l'intention de me parler et me signifient sans ambigüité de m'arrêter à distance. Assurent-ils la protection d'explosifs, me prennent-ils pour un représentant de l'ETA prêt à remplir mon sac de pains de dynamite? Le problème du terrorisme est bien réel en Espagne, j'obtempère immédiatement et m'éloigne. Mais alors où passer? Une route part plein sud rejoindre la vallée mais quel détour pour moi qui remonte au nord. Le fort est sur un terre-plein duquel en contre-bas je vois le Rio Aragon. En piquant directement, je peux le rejoindre en une centaine de mètres. Mais c'est raide et instable. Dans ma jeunesse j'étais champion de course sur pierriers pentus, c'est le moment de voir si j'ai perdu le sens de l'équilibre au milieu d'un flot de caillasses dégoulinantes. C'est parti, je reste debout et j'y mets tout mon honneur, car du haut de leurs remparts les militaires m'observent, donc il n'est pas question de m'étaler. Ça se maîtrise bien, de plus la taille des cailloux augmente, ce qui améliore les appuis et hop je me récupère en-bas, et les têtes sont toujours là-haut. Je leur tirerais bien la langue tout heureux de ne pas leur avoir donné la joie de m'étaler tout au long de cette pente sévère. Un sentier comme je les aime en bord de rivière, protégé du soleil me remet en direction du col du Somport. De temps à autre des raidillons en caillasses raides et brûlantes me font suer. Et là, dans un passage en plein soleil je rencontre mon quatrième solitaire. Il ne s'agit pas d'un ''traverseur'' de Pyrénées, mais d'un pèlerin vers Saint-Jacques de Compostelle par la voie du Somport. Il est d'âge avancé, à mon sens au moins soixante dix ans et de nationalité allemande. Son matériel semble dater de Mathusalem, et de toute évidence il peine sous la charge et la chaleur. Nous engageons la conversation, il m'explique sa démarche. Je perçois toute la force des mots Sparsamkeit et Armut (économie et pauvreté), lorsqu'elles sont subies volontairement. Cet homme dégageait une force et une sérénité dans son adversité, j'en suis resté tout chaviré. Manifestement nous ne faisons pas tous les mêmes voyages! Au contact de tels êtres j'ai presque honte de ce que je fais. Faut-il pratiquer le voyage en faisant vœu de pauvreté pour toucher au sublime, peut-être ? Cela demande-t-il beaucoup de courage ou une grande foi ? Peut-être les deux ? Ce contact restera gravé en moi de façon indélébile, pourtant nous n'avons pas parlé plus de cinq minutes. De la vertu des chemins que l'on ne trouve pas. Moi, le touriste pressé à la démarche stakhanoviste je repars un peu ébranlé. Plongé dans mes pensées, j'arrive devant un ouvrage de captation qui laisse couler un grand jet frais. Je m'en arrose et bois à satiété. Peu après, en faisant un court détour j'arrive à un petit camping perché, il est adorable et, comble de bonheur, je suis le seul client. Je m'installe dans l'herbe constellée de fleurs, que demander de plus ? Je rejoins le petit bistrot et le patron me raconte une multitude de choses, que j'écoute religieusement en descendant quelques bières. J'essaie de ne pas trop penser au vieil Allemand pour ne pas avoir mauvaise conscience, mais la bière fraîche c'est quand même bon. Dans la conversation, je lui demande s'il fait à manger. Il me répond par la négative mais il me vante la qualité du Parador qui se trouve un ou deux kilomètres plus bas. Entre ma purée soupe et une petite marche à pied, mon cœur ne balance pas longtemps, en avant. Ce monumental bâtiment de l'époque franquiste me fait penser à certains pays ex-communistes. L'accueil est très correct, le personnel stylé, le menu offre un large choix et la nourriture est de qualité et le Rioja toujours aussi facile à boire, le tout pour un rapport qualité-prix imbattable et sans doute introuvable en France, qui n'est pourtant pas loin. Donc une fois encore je m'en mets plein la lampe et, la nuit bien avancée, tout guilleret, je rejoins ma tente.

Dix-neuvième jour GR 11 du Somport à Zuriza

Les montagnes qui dominent le camping sur le versant opposé sont extraordinaires. Hier du fait du contre-jour, je ne les avais pas vraiment vues telles qu'elles sont. Aujourd'hui toutes éclairées par le soleil du matin, elles montrent une multitude de recoins, et leurs formes tourmentées et acérées montent à l'assaut du ciel. Jusqu'au col du Somport, c'est à dire durant une petite heure je suis sur le sentier de Compostelle en sens inverse. Je croise donc quelques pèlerins, dont un, un peu excentrique, qui commence à me questionner et à noter mes réponses. Aïe aïe aïe ! je suis loin de mon vieil Allemand économe entre autre de ses paroles. Les installations du col sont vastes, je les traverse et poursuis plein ouest par le Gr11. La marche est agréable. Le chemin fait un immense détour au fond d'une gorge boisée. Un peu avant le lac d'Estanes, je rencontre mon dernier solitaire. Encore un Anglais qui suit la HRP. La traversée du pays basque avec vingt mètres de visibilité dans un terrain sans point vraiment caractéristique lui a laissé un souvenir profond. Le contournement du lac est pittoresque et très agréable. Je débouche à un petit collet et pris par le rythme, mon attention focalise une trace qui va m'éloigner de l'itinéraire. Je traverse un pierrier sous une barre rocheuse. Il semble qu'une vire la parcoure une cinquantaine de mètres plus haut. Des fois on prend ses désirs pour des réalités. Le chemin doit être sur cette vire. Je remonte une pente caillouteuse raide et attaque la paroi. Les pieds sont en adhérence et il faut me tracter avec les bras, mais je continue. Une pierre siffle. Je lève la tête et vois une harde d'isards sur une pente à ma verticale qui me lance des pierres. Je reprends mes esprits. Mais qu'est-ce que je fais en train de faire de l'escalade à la recherche du GR ? Je fatigue !!! Je redescends en faisant attention. De toute évidence au collet j'ai loupé l'itinéraire qui devait plonger devant la grosse pierre que j'ai contournée. Mais je ne fais pas demi-tour. Je continue sur le pierrier précité et j'oblique vers la falaise au-dessus de laquelle je me trouve pour essayer d'y trouver un passage. Une gorge profonde et très pentue donne accès à la large plaine que je dois suivre. Les premiers mètres presque verticaux sont en terre avec quelques végétaux, puis j'aborde des rochers très raides mais d'excellente qualité, encore de l'escalade mais les prises sont franches. Un petit passage vertical et un dernier pas nécessitant de s'étirer au maximum, et pour moi qui ne suis pas souple c'est le calvaire, et enfin je prends pied au fond de cette gorge austère et rejoins l'herbe. Il serait temps que je fasse un peu plus attention, ne pas être capable de suivre un chemin somme toute bien balisé, il y a du souci à se faire. Là encore l'erreur m'a fait parcourir des recoins très jolis. Je descends cette large vallée, orientée au nord, peuplée de vaches s'égayant au milieu de zones marécageuses. Je croise de nombreux promeneurs. Coude à 90 degrés gauche vers l'ouest, un petit à pic et au-dessous une piste au terminus de laquelle de nombreuses voitures s'entassent. Durant cinq ou six kilomètres je la suis. Elle est poussiéreuse et exposée en plein soleil. Le rendement baisse et je fais un sérieux effort pour avancer. Arrivé au bout de cette vallée, le chemin part plein ouest. Je suis la route, orientée au sud, qui descend trois kilomètres plus bas à un camping. Un peu avant d'y arriver une source jaillit d'un rocher. Je me mouille la tête et bois largement. Une fois au camping, le coin est délabré et à l'abandon. Une très mauvaise sensation me submerge, ce lieu m'est très hostile. Bien qu'il soit seize ou dix-sept heures, marche arrière et je retourne chercher le chemin et pars directement sur l'étape suivante. Incroyable, l'esprit mobilisé par l'étape nouvelle, la fatigue disparaît et je me sens comme neuf. Une fois de plus je perds mon itinéraire, attiré dans le vallon qui conduit aux aiguilles d'Ansabère. Un berger me confirme l'erreur. En tirant directement dans la pente plein sud et en gardant le cap parfois à la boussole tellement ce vallon à tendance à me ramener trop à droite, je finis par retrouver le bon vallon et le col de Petraficha. La lumière est extraordinaire, le temps change, un orage se prépare, que la montagne est belle dans ces conditions, surtout lorsqu'on est seul. Du col, la Sierra d'Alano se dévoile dans toute la splendeur de ses multiples faces blanches. Je vis un grand dépaysement sur ce chemin. Je passe un petit refuge dans lequel un jeune couple se prépare à passer la nuit. Il est sordide et son état lamentable me dissuade de m'y arrêter. La pluie arrive, je presse le pas. Le village de Zuriza n'est plus qu'à quelques kilomètres. Je fonce tant que je peux sur la piste. La pluie s'accélère et à nouveau de véritables trombes. Je vais faire quelque chose à ne pas faire. Un petit pont, je m'abrite dessous. J'enlève mon sac mais je guette en amont si le flux d'eau n'augmente pas brusquement, ayant repéré une petite pente pour fuir à la première alerte. Effectivement le niveau monte mais de quelques centimètres seulement, enfin le déluge s'interrompt. Je reprends la piste et arrive dans le village. Je m'imaginais au bout du monde et bien non, une foule compacte se presse au camping. Mais d'où sortent-ils? En trois heures de marche je n'ai vu que quatre personnes en comptant le berger. De toute évidence c'est un lieu prisé des Espagnols. Une fois encore je m'installe sur un terrain complètement détrempé. Mais que la région est jolie, des près bien verts couverts de fleurs, et le tout entouré de magnifiques montagnes bien rangées en ligne, toutes brillantes de pluie sous le soleil du soir. Vite une télé, c'est France Brésil! Un chahut incroyable dans une immense salle, la plupart n'étant plus intéressés depuis l'élimination de l'Espagne, mais tout le monde passe et repasse les bras chargés de nourriture et de gros bocks de bière. Dans le fond j'aime bien ces foules bruyantes secouées de gros rires. Il n'est pas toujours facile de suivre dans ce mouvement permanent le déroulement de la partie.

Vingtième jour route, chemin non balisé et GR 11 de Zuriza à Ochagavia

Une journée magnifique s'annonce. Vite sur pied, c'est parti pour la journée. Mais d'où sortent tous ces gens. Au collet où je dois quitter la route à quelque distance du camping, de nombreuses voitures stationnent. Le chemin commence à grouiller de randonneurs. Bien que cette partie de l'itinéraire semble très jolie, une petite route à l'allure plus calme la contourne. Je n'hésite pas longtemps, et c'est comme cela que je parcours quelques kilomètres de goudron avant de plonger dans une jolie gorge en sous-bois, qui me conduit à la charmante petite ville d'Izaba. J'effectue un arrêt sur la place centrale, où des enfants s'amusent. La fontaine est la bienvenue. A la sortie de l'agglomération un sentier pentu mène à l'église ''Nusestra Senora de Idoia''. Nous sommes le premier dimanche de juillet, et c'est le jour de la procession annuelle. De nombreux croyants en habits traditionnels montent à la petite église. J'y pénètre et dépose mon obole. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que ma pièce provoque le déclenchement de la lumière, qui éclaire vivement l'espace qui sans cela reste sombre. Moi qui voulais passer inaperçu, c'est loupé. Je ne m'attarde pas. Dès que le mur d'enceinte est dépassé, comme par enchantement je retrouve la solitude qui m'a accompagné sur la majeure partie de ma traversée. Le chemin parcourt une magnifique forêt escarpée, composée d'arbres à feuilles caduques. Le col de Kakueta est atteint. Là, plus de doute le pays basque commence. D'un coup la fin me semble approcher. Les crêtes s'arrondissent et s'adoucissent. La vue se dégage presque jusqu'à l'infini. Le Pic d'Orhy, pyramide culminant à 2017 mètres, marque l'entrée dans la dernière ligne droite, signe psychologique fort que j'attends depuis le départ de Banyuls. Pour le moment il se situe au nord-ouest par rapport à ma position. Au cours d'une marche enthousiaste orientée à l'ouest le long d'une piste entourée de pinèdes, il va se positionner plein nord puis il se déplace vers l'est. Ce mouvement apparent du Pic d'Orhy que je dépasse me procure un immense plaisir, la vie dans le fond c'est pas trop compliqué! Une grande descente donne accès au village d'Ochagavia. Petite bourgade à l'architecture carrée. Les maisons sont magnifiques, massives et bien entretenues. Les portes souvent ouvertes laissent voir des intérieurs raffinés, de jolis meubles en bois et de magnifiques plafonds à la française, dont les poutres bien entretenues donnent un réel cachet à l'ensemble. Je demande si un magasin d'alimentation est ouvert, il m'est répondu «hoy domingo». J'avais oublié. De plus, pas de camping, alors c'est forcé et contraint (tout du moins ma conscience est sauve en pensant au vieil Allemand) que je me dirige vers un charmant petit hôtel au bord de la rivière près du centre. Il est bien dans le style des intérieurs aperçus, cossu et de très bon goût. Toutes les prestations sont de qualité et le prix modique. Un groupe d'Anglais lancés dans la traversée des Pyrénées à vélo y séjourne aussi.

Vingt-et-unième jour GR 11 de Ochagavia à la frontière, jonction et GR10 jusqu'à Estérençuby

Un petit jour triste et brouillardeux se lève. Je n'y couperai pas à la navigation au radar. De plus à partir d'aujourd'hui j'abandonne mes cartes confortables au 50 000 pour passer à la 100 000 de l'IGN numéro 69. Après un copieux petit déjeuner je m'enfonce dans les brumes. Tout relief a disparu. Sans difficulté je rejoins le monastère qui domine sur une petite crête. Puis en avant vers la Sierra de Abodi, vaste croupe orientée est ouest. Un large chemin non mentionné sur ma carte coupe cette montagne à mi-pente. Le Gr le suit. Mais après une bonne heure de marche cela me semble bizarre, j'aurais dû commencer à monter vers le sommet. De toute évidence je l'ai encore perdu. Je fais marche arrière jusqu'à un petit bois et là, la progression à la boussole commence. Les joies du pays basque. Je ne devrais pas tarder à intercepter la crête et en la suivant je devrais couper le chemin. Je n'aurai pas la peine d'atteindre le sommet, je tombe sur un piquet peint aux sacro-saintes couleurs rouge et blanche. Mais une fois de plus l'erreur m'aura été bénéfique. En effet dans un champ, je suis tombé sur des vautours. Au sol ils ressemblent à de gros dindons à long cou. Mais dès qu'ils déploient les ailes et prennent leur envol le spectacle est de toute beauté. Une fois au sommet de cette sierra, le brouillard se déchire par intermittence, ce qui me permet de voir l'immense pan de forêt à descendre. A nouveau le balisage m'échappe, ce n'est pas grave car une rivière et un grand lac doivent me servir de barrière d'arrêt. Dans mon sac, toutes mes affaires sont réparties dans des sachets de congélation de différentes tailles, je dois même pouvoir traverser une rivière à la nage sans mouiller grand chose, mais enfin si possible éviter et localiser le pont. Je retrouve la petite route qui conduit au point de franchissement. Je tombe dans une clairière sur une belle poussée de cèpes de Bordeaux, oui des vrais boletus edulis. Malheur, que faire ! Je ne peux les ramasser, durant la vingtaine de kilomètres que je compte encore parcourir ils seront réduits en bouillie. Il paraît que cru c'est bon, c'est l'occasion d'essayer. J'en repère un joli bien ferme et je le croque à pleines dents. Au début on sent bien ce fumet subtil et fort du cèpe, mais rapidement la consistance en bouche donne une sensation de mélasse un peu cartonneuse difficile à mâcher. Je n'aurais peut-être pas dû en engouffrer un si gros morceau. Mais j'arrive au bout de mon champignon, et en attaque un second. Là par contre, je vais déclarer forfait avant de l'avoir terminé. La mort dans l'âme j'abandonne le reste de la petite troupe à gros pieds. Je me dis qu'ils feront peut-être la joie d'un chercheur, s'il ne tarde pas trop. J'arrive au pont, traverse et longe la rivière jusqu'au lac. Je croise quelques promeneurs. Le brouillard retombe de plus belle. Le chemin suit un bras du plan d'eau, qui vient tangenter la frontière. Cinquante mètres de visibilité c'est rigolo, mais pas trop longtemps. Soit je reste sur le GR 11 et ses mille mètres d'altitude dans la purée de pois, soit je pique sur la France et rejoins le village d'Estérençuby dans la vallée. Option France, je passe par dessus une clôture à vaches et me retrouve sur un petit parking. Plusieurs voitures stationnent. Toutes les plaques d'immatriculation sont françaises, c'est le seul indice qui me confirme que j'ai changé de pays. Le brouillard, lui il s'en fout de la frontière. Par une petite route, encombrée de belles grosses vaches blanches, qui serpente au fond d'une petite dépression je progresse vers le nord. La visibilité baisse de plus en plus. Des points de repère caractéristiques de la carte à proximité de la route restent invisibles. Avec la multitude de courbes je ne me situe plus exactement et pourtant je voudrais bien intercepter le Gr10. Enfin je le vois. Sans encombre il me conduit au village. Par beau temps ce parcours sur de grosses bosses doit être sublime, mais cet après-midi les yeux rivés sur de l'herbe mouillée et glissante dans un paysage fantomatique, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Ne nous plaignons pas, l'ambiance n'en est pas moins superbe avec son petit côté mystérieux qui cache tout au regard. Imaginer sans voir laisse libre cours à tous les phantasmes. Arrivée dans le village, il fait sombre, les maisons serrées dans le brouillard sont presque lugubres. Un petit hôtel, je m'y précipite. Un pur et dur, qui commence une traversée s'est installé au bord de la route, je suis bien content de ne pas faire de même. Ce soir encore, une équipe de cyclistes, français cette fois, est engagée dans la traversée des Pyrénées. Ils espèrent mettre une semaine.

Vingt-deuxième jour route de Estérençuby à Cambo-les-Bains

La météo ne prévoit aucun changement pour les jours à venir, brouillard à partir de 600 mètres d'altitude. Pas de problème j'ai toujours rêvé longer la Nive, car cette rivière comme l'Adour m'a toujours intrigué. Donc je rejoins Saint-Jean-Pied-de-Port et de là je longe la rivière. Déception, pas de chemin, je suis acculé à rester sur la route jusqu'à Cambo-les-Bains. Et là, première semaine de juillet le flot des touristes a commencé. Dans un vacarme permanent je vais rejoindre cette station thermale et d'un coup l'envie s'en va pour de bon. J'ai vraiment quitté les Pyrénées. Rejoindre les plages, et les remonter au milieu des baigneurs avec mon piolet dans le dos, c'est une histoire à me faire mettre la camisole de force et terminer chez les fous. Dans le fond j'ai bien fait de ne pas ''gâcher'' cette superbe balade Biarritz Arcachon par le bord de mer, car je la ferai avec un camarade en février 2008 et nous passerons cinq jours superbes, le jour le long de plages désertes et la nuit durant des bivouacs sous la gelée blanche. L'étape jusqu'à Cambo est longue, le goudron ça finit par casser les pattes. Pour la première fois en trois semaines j'ai des courbatures. La fin du parcours se fait sous la pluie. Cette nuit encore l'hôtel, monter la tente sous des trombes je n'en ai pas envie. Un coup de téléphone pour consulter les horaires de train, et demain en trois changements je rentre chez moi.

En conclusion je dirai qu'en écrivant ce récit avec deux ans et demi de recul, je suis étonné de la fraîcheur des souvenirs que j'en conserve. Sans doute le fait d'être seul y est pour quelque chose. En effet en montagne sans compagnon, on est plus exposé aux aléas et l'accident peut être beaucoup plus lourd de conséquences. Instinctivement on intègre cette situation et les sens sont plus en éveil. Cette concentration accrue favorise un meilleur contact avec la nature, et nous imprègne au delà de ce que l'on pense. Bien sûr je ne ferai pas l'apologie de ce genre de pratiques, qui présentent leurs inconvénients, et qui sont souvent réprouvées, normes de sécurité obligent. Cependant ces grandes balades en solitaire en montagne apportent beaucoup. Partir seul et durant trois semaines, n'avoir à s'occuper que de soi et focaliser toute son attention au point de vue matériel uniquement autour de la dizaine de sacs de congélation que l'on transporte dans son sac à dos, représente un immense repos de l'esprit. Pas de voiture, pas de papiers envahissants, personne avec qui négocier, pas de perte de temps à retourner une masse d'affaires. On ne possède que le strict nécessaire, les déballages et les rangements ne prennent pas de temps. On se sent comme affranchi d'une dimension matérielle, tout en se sachant autonome. Si j'aime partager des joies en montagne devant des paysages fantastiques et faire découvrir les lieux que j'aime, m'y trouver seul m'apporte une émotion qui m'est vitale.
Tarifs et informations diverses pour le trajet Lao Cai - Hanoi English translation pending
by ValeTudo · 2009-02-23 · 15 replies
Connaissez-vous le prix du train de jour (siege dur) entre Lao Cai et Hanoi ? Est-il possible de se pointer le matin-meme a la gare (en semaine), sans faire de reservation ? Je n'ai pas envie de passer par une agence ou un hotel de Sapa, si possible.

J'aimerais aussi connaitre le prix du bus (local), si quelqu'un le connait...

Merci d'avance pour votre aide 🙂
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (2ième partie) English translation pending
by Boumtchak · 2009-02-19 · 23 replies
Début du voyage:http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie Little Big Horn-Page

J25 Jeudi 14 août

Tout d’abord, nous passons au garage, il faut s’occuper du pneu. La réparation est rapidement effectuée. Nous pouvons nous rendre à Little Big Horn. Le temps est maussade, nous montons sur la colline où Custer et ses hommes sont morts. Juste à côté : un monument dédié aux indiens. Ils n’ont eu l’autorisation de l’ériger qu’en 1991.





Une averse nous oblige à nous abriter. Je me pose pas mal de questions : Comment américains et indiens réagissent-ils aujourd’hui ? Quels regards portent-ils sur les guerres indiennes ? Comment est-ce enseigné à l’école ? Un ranger est préposé aux éventuelles questions des visiteurs ; Nathalie décide d’aller lui demander. Comme il est très sollicité, c’est une dame Crow qui va lui répondre. Pour elle, il n’est pas question de pardon. Elle nous montre leur territoire avant l’arrivée des blancs et ce qu’il en reste. D’autres Crows nous ont rejoints ; ils ajoutent même qu’ils doivent rester vigilants car le gouvernement US tente encore aujourd’hui de grignoter des terres. Toujours d’après eux, la plupart des américains, présents à Little Big Horn, ne sont là que pour glorifier leurs « boys » morts au combat. Nous continuons notre visite ; le champ de bataille s’étend sur plusieurs kilomètres. Plusieurs panneaux explicatifs, relatent les événements de la journée : ici Crazy Horse a pris à revers un groupe de soldats qui tentaient de rejoindre Custer. Leurs stèles s’étirent tout au long du vallon.



C’est une visite émouvante car au-delà de notre parti pris, on ne peut occulter l’angoisse et les souffrances qu’ont vécues tous ces hommes en ce lieu. A noter que le 7th de cavalerie ce jour là, était composé de 42% d’étrangers dont 8 Français. Après la bataille, les tribus allaient se séparer et la pénurie de bisons (leur principale ressource) allait les contraindre, malgré la victoire, à intégrer les réserves.





J26 Vendredi 15 août Réveil de bonne heure et départ pour Crow Agency. Les enfants arborent fièrement leur tee- shirt pro-indiens achetés la veille. Nous nous promenons dans l’immense village dressé pour la Crow Fair.

Il y a peu de blancs et nous devons paraître empruntés car une dame s’approche de nous et demande si nous avons besoin d’aide. Nous discutons un peu ; son discours est beaucoup moins tranché que celui des dames du visitor center. Elle compare leur histoire avec la Shoah et pense que, même s’il est impossible de pardonner, on ne peut pas toujours vivre dans le passé.



La parade commence ; de nombreux participants vont se succéder en tenue d’apparat. Nous ne pouvons malheureusement pas identifier les différentes tribus qui vont défiler.

Nous repartons vers le camping-car. Une famille Crow se prépare ; nous leur demandons si nous pouvons faire une photo. Ils acceptent volontiers et nous invitent à rester pour le rodéo et les danses ; ils sont surpris que nous venions de France pour assister à leur fête. Nous ne pouvons malheureusement pas accepter, la route est longue jusqu'à Cody.

Nous sommes un peu déçus par Cody. Je conseille aux enfants de retirer leur tee-shirt avant de sortir ; il y a ici, au moins, un drapeau américain tous les 50 centimètres… Nous allons enfin goûter au fameux T Bone, quel régal ! Certainement le meilleur steak que nous ayons jamais mangé ! Le service est un peu long, nous allons manquer le début du rodéo, mais hors de question de faire l’impasse sur les desserts ! Nous sommes effectivement en retard. C’est quand même impressionnant ce qu’ils arrivent à faire sur des chevaux, surtout les enfants.

J27 Samedi 16 août Ce matin, nous visitons Old Trail Town, certainement comme tous les touristes passant à Cody, puis nous prenons la route du Yellowstone.

La route qui remonte la Shoshone River est magnifique. Nous entrons dans le parc, la route s’élève jusqu'à 2600 m, puis nous redescendons vers le lac. On aperçoit un bison dans la forêt sans doute un vieux solitaire. Puis nous arrivons au camping de Fishing Bridge : c’est moche et on est serré comme des sardines. J28 Dimanche 17 août Réveil de bonne heure pour échapper à la foule. Nous longeons la Yellowstone River d’où s’élève une légère brume.



Nous arrivons ensuite sur Hayden Valley ; un troupeau de bisons bloque la circulation.





Au canyon de Yellowstone, il y a déjà beaucoup de monde, alors bien sûr, les Lower et Upper Falls sont très jolies, mais, faire la queue pour prendre une photo, c’est pas mon truc. Nous continuons sur la South Rim vers Artist Point. Après une courte marche nous apercevons une plate forme recouverte d’une foule bigarrée, c’est Artist Point. Je ne vais pas plus loin, Nathalie continue toute seule, pour prendre quelques clichés. La North Rim est fermée, nous rejoignons le camping où nous avons réservé une nuit.

J29 Lundi 18 août Levés aux aurores, nous remontons vers Tower Fall. Le paysage est toujours aussi magnifique le matin. A Tower Fall, nous décidons de prendre un petit sentier qui descend vers Yellowstone River. Nous arrivons sur une plage située sur un coude de la rivière. C’est très beau et calme. Difficile de s’arracher à cette quiétude… Nous remontons doucement, un flot de japonais dégringole sur le sentier. Le calme aura été de courte durée.





La route s’élève et laisse entrevoir la Yellowstone River en de vertigineux points de vue. Il est presque 11 hrs quand nous arrivons à Mammoth Hot Springs. Nous visitons le site, nous sommes globalement déçus par Mammoth. Les couleurs des terrasses ne sont pas aussi belles que sur les prospectus, les photos étant prises au printemps quand l’eau est plus abondante.



La route vers Norris est très belle. Arrivés de bonne heure à Norris et malgré la fatigue des enfants, nous décidons de faire les deux petites balades, qui se révèlent être agréables et moins fréquentées qu’à Mammoth Hot Spring. J30 Mardi 19 août De bonne heure encore ce matin, nous prenons la route de Old Faithful. En route nous nous arrêtons à Chief Joseph Creek. Les Nez percés sont passés là en août 1877, pendant leur retraite vers le Canada, et ont coincé un groupe de touristes. Ils ne leur ont fait aucun mal, mais ce qui est surprenant c’est de penser qu’il y avait déjà des touristes en 1877 ! Probablement des Japonais…





Nous prenons les horaires de la prochaine éruption du « vieux fidèle » et nous nous installons pour le spectacle. A l’heure dite, après quelques faux départs, nous pouvons voir s’élever sur plusieurs mètres, la colonne d’eau chaude.



Nous continuons la balade des geysers vers Morning Glory Pool, un joli petit bassin, malheureusement dénaturé par des touristes peu scrupuleux.

Nous quittons ensuite le Yellowstone, avec beaucoup de regrets. C’était notre première visite du parc et nous avons bien évidemment visité les endroits les plus touristiques, mais je me demande s’il n’aurait pas mieux valu prendre les sacs à dos et partir dans la nature. Nous arrivons par une route magnifique à Grand Teton.

Nous trouvons facilement une place de camping et fixons, autour d’une tasse de café, les grandes lignes de notre séjour dans le parc. J31 Mercredi 20 août Nous avons décidé de nous rendre, après le conseil d’un ranger, à Willow Flat Overlook pour tenter de voir un élan. Nous en cherchons un depuis le Canada et c’est aujourd’hui notre dernier espoir. Il est très tôt ; nous nous sommes trompés d’une heure en programmant le réveil. Nous n’allons malheureusement pas voir d’élan, juste apercevoir une femelle et encore, de très loin.

Départ ensuite pour Hermitage Point, une rando de 10 miles. Le début s’effectue sur un large chemin ; nous avons une superbe vue sur Teton range.

Nous arrivons à Heron Pond, un étang recouvert de nénuphars, avec toujours une magnifique vue sur les montagnes.

Nous nous enfonçons maintenant dans la forêt, pour déboucher après plusieurs kilomètres sur des prairies qui bordent la presqu’île. Le retour est plus monotone. J32 Jeudi 21 août Nous partons de bonne heure vers Jenny Lake. Faisons la traversée en bateau ; c’est très beau et il n’y a pas grand monde.

Une fois débarqués, nous montons rapidement vers Inspiration Point. La vue sur Jenny Lake est magnifique. Comme nous sommes tout seuls nous déjeunons là. Nous remontons pendant quelques miles vers Cascade Canyon, avant de redescendre vers Jenny Lake. Le chemin que nous empruntons maintenant est désert. Nathalie n’est pas rassurée ; elle appréhende de se retrouver face à un Grizzli. Nous longeons ensuite Jenny Lake, la balade perd un peu de son intérêt. Il fait chaud, et nous allons terminer au ralenti. J33 Vendredi 22 août Nous avions prévu ce matin une balade vers Taggart Lake, mais nous n’avons pas le courage. Nous avons de plus une longue route vers Moab.

Après Jackson nous choisissons de partir vers Rock Springs plutôt que Salt Lake City. Nous allons emprunter la route la plus moche depuis notre départ. Une centaine de miles sur une étendue désertique sans aucun relief. Cela s’arrange un peu après Rock Springs, Nous faisons un arrêt à Flaming Gorge, mais il fait très chaud, l’orage menace.



Nous arrivons à Vernal ; la chaleur est toujours présente, nous passerons la nuit au KOA, les enfants pourront profiter de la piscine. J134 Samedi 23 août Nous remontons la vallée vers Boulder Pass, avant de redescendre sur Fruita. Ce n’était pas prévu au programme, mais nous décidons de passer un moment à Colorado National Monument. La route serpente tout le long du canyon, c’est vraiment magnifique ! Très différent de ce nous avons vu jusqu'à présent.







La chaleur incommode les enfants, ils ne vont quasiment pas sortir du camping car. Ça promet… Pour rejoindre Moab nous empruntons la 128. Nous avons des vues sublimes sur les Mesas aux falaises rouges.







Nous prenons le premier camping en arrivant à Moab, un 4 étoiles très cher, mais il y a une piscine pour les enfants. Il fait une chaleur terrible… J35 Dimanche 24 août Nous arrivons à Canyonland National Park très tôt. Le visitor center n’est pas encore ouvert. Direction Mesa Arch ; nous ne verrons pas le soleil se lever sur l’arche, il est trop tard, mais la lumière est très belle quand même.

Nous partons ensuite vers Aztec Buttes. Nous arrivons rapidement à Aztec Ruins. Ce sont des greniers indiens sous le surplomb de la mesa. Après une courte marche dans le sable, nous escaladons Aztec Buttes. La montée sur des dalles rocheuses est agréable. Nous arrivons au sommet, un petit plateau que nous allons arpenter. La vue est magnifique, que dire de plus ?..

Un petit sentier accède à d’autres greniers.

Il commence à faire chaud, nous redescendons. Un serpent s’échappe devant moi dans les taillis, nous pressons le pas. Nous continuons notre route ; j’aimerais voir le début de la balade vers Alcove Spring, J’avais initialement prévu la rando, mais compte tenu de la chaleur, nous préférons renoncer. Nous sommes surpris du peu de monde que nous allons croiser dans le parc, c’est pourtant un dimanche. Retour à Moab où nous allons louer un 4x4 pour le lendemain. J36 Lundi 25 août C’est parti pour une journée en jeep. Nathan est aux anges. Nous commençons par Potash road, il y a des pétroglyphes le long de la route et après quelques kilomètres, les choses sérieuses commencent. Il faut passer en 4 » wheels drive ».

Nous continuons vers Musselman Arch, en nous arrêtant à de spectaculaires overlook.



Je n’ai aucune expérience de ce type de conduite et même si la piste est classée « easy », nous allons mettre un temps fou pour rejoindre l’arche suspendue au dessus du vide. Tout le monde va traverser, posant pour la postérité.



Malheureusement, il nous faut faire toute la route en sens inverse « Shaffer Trail » étant fermée pour quelques jours. Retour sur l’asphalte. Malgré l’heure qui avance, nous nous engageons sur Long canyon Road, une nouvelle piste qui remonte sur le plateau avec des passages assez impressionnants.

Comme nous n’avons passé que peu de temps sur Long Road, nous nous engageons maintenant sur Gemini Bridge Trail. La piste, du moins au début, est beaucoup plus simple à négocier. Il nous faut marcher un peu pour nous rendre à Gemini Bridges, 2 ponts naturels, suspendus côte à côte au dessus du vide. C’est très beau et vertigineux.



La fin de la piste est difficile. Dans mon rétroviseur, je vois 2 véhicules approcher rapidement… Juste le temps de me garer et ils me dépassent à tombeaux ouverts ! Je ne sais pas comment ils font pour rouler aussi vite… Nous arrivons enfin au camping. Ce fut une dure journée, même si nous avons très peu marché. Nous ne ferons pas du 4x4 notre sport favori… J37 Mardi 26 août Nous flemmardons ce matin, rien ne presse. Nous quittons le camping vers midi, direction Arches, mais tout d’abord un petit passage par les boutiques du centre ville. Trois heures après, des souvenirs en plus, des dollars en moins nous quittons enfin Moab. L’entrée dans Arch est spectaculaire ! Park Avenue, Courthouse Wash…



Nous visitons tout d’abord Window section.



Il faut faire vite, le soleil décline et nous devons passer à Devil’s Garden Campground avant de monter vers Delicate Arch.

Les routes sont étroites et le ranger au camping nous annonce que nous sommes un peu en retard pour le coucher de soleil. Nous allons donc effectuer la montée au pas de charge, sans un mot, concentrés sur notre effort. Nous allons réussir à maintenir notre rythme jusqu’en haut. Les ombres s’allongent, mais ils restent encore plusieurs minutes de soleil quand nous prenons place dans une sorte d’amphithéâtre. Le spectacle peut commencer… Il y a évidemment beaucoup de monde, mais l’ambiance est calme et rien ne va gâcher la magie de cet instant.

Le soleil est maintenant couché, deux corbeaux font la fermeture. Nous attendons que le gros des spectateurs soit parti pour engager à notre tour la descente. Il fait nuit quand nous arrivons au camping car.

J38 Mercredi 27 août Nous partons de très bonne heure pour Devil’s Garden Loop. Malgré l’heure matinale, il y a déjà un peu de monde. La balade commence par un imposant passage entre deux murailles de couleur ocre. Après Landscape, le chemin est un peu moins facile et cela va décourager la plupart des marcheurs.





Après Double O Arche, nous repartons par Primitive Trail ; c’est un peu plus escarpé, mais facile. Il n’est que 10h30, mais le soleil tape déjà très fort et nous n’avons pas emmené suffisamment d’eau. Heureusement la balade n’est pas longue, et nous sommes de retour pour 11 hrs au camping-car où nous allons vider plusieurs godets de limonade (ah ! la limonade américaine ! Une sorte de citronnade délicieusement rafraîchissante, rien à voir avec notre limonade gazeuse !). Bien que nous ayons réservé 2 nuits à Devil’s garden, , nous repartons sur Moab, pour profiter de la piscine car cette chaleur est décidément écrasante ! J39 Jeudi 28 août Nous quittons Moab aujourd’hui pour Capitol Reef. Pas grand-chose à signaler à part un coyote aperçu au bord de la route.



Nous prenons une place au camping de Torrey. Nous nous renseignons sur les locations de 4x4, pour nous rendre à Cathedral Valley : c’est très raisonnable, beaucoup moins cher qu’à Moab. J40 Vendredi 29 août Avant de partir pour Cathedral Valley, nous faisons une petite balade :« Grand Wash ». C’est très agréable car il ya plusieurs passages à l’hombre.





Nous évoluons dans un décor western et bien que ce ne soit pas la région, Nathan se prend pour un Apache et va nous tendre une embuscade. Après la balade, il est encore trop tôt pour partir pour Cathedral, alors nous cueillons des fruits dans les vergers plantés par les mormons. Nous empruntons ensuite Capitol Gorge vers Pionnier Register, des falaises où plusieurs générations de pionniers ont gravé leurs noms. En route maintenant pour Cathedral valley. Nous commençons la piste par la traversée de la Frémont River, il nous faut immortaliser ce moment. Nathalie va filmer notre passage ; il y a au mois… 5 centimètres d’eau ! How ! Quelle aventure ! Nous arrivons après quelques miles au camping. Nous prenons un emplacement tout en haut. Nous sommes tout seuls ; c’est magnifique ! Le temps de monter la tente, d’allumer le feu et nous allons au bord de la falaise contempler pendant un long moment le coucher de soleil. Quel moment exceptionnel !





En mangeant, il nous semble entendre grogner, nous ne sommes du coup plus très rassurés, mais c’est peut-être le fruit de notre imagination. Cela ne va pas nous empêcher de contempler un ciel magnifique. Nous avons même droit à un Milky Way…Nous aurons eu plusieurs occasions d’admirer le ciel de l’Utah, mais ce soir-là, était un moment unique…que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! J41 Samedi 30 août Après un bon petit déjeuner, nous descendons dans la vallée. Le paysage est aussi beau vu d’ici que d’en haut.



Nous continuons vers Temple of the Moon et Temple of the Sun. Nous apercevons un étrange monticule, c’est Glass Mountain. C’est un amas de cristaux de gypse qui va beaucoup intéressé les enfants. Le temps se couvre, il ne faut pas trainer. De retour sur la route, nous faisons un petit arrêt aux pétroglyphes. Le temps de revenir au camping et un violent orage éclate. J42 Dimanche 31 août C’est aujourd’hui que l’on emprunte la fameuse Highway 12. Le temps est maussade. Après quelques miles, nous roulons sous la pluie et dans le brouillard. Nous ne pourrons malheureusement pas apprécier le paysage.



Nous faisons tout de même un arrêt à Anasazi State Park. Le musée est bâti prés d’un site archéologique. L’inévitable Gift Shop aura beaucoup plus de succès auprès des enfants, que les ruines indiennes. Nous arrivons donc assez tôt à Bryce. Nous prenons place au camping où, avec l’humidité, j’ai toute les peines du monde à allumer le feu. Nos voisins sont dans le même cas et insidieusement une compétition s’engage… A ma gauche, un américain… A ma droite un allemand… La partie s’annonce serrée. L’américain est honteusement éliminé ; on l’a clairement vu jeter un liquide inflammable dans le foyer ! Alors que je soufflais à plein poumon sur le feu récalcitrant, l’allemand brandissait, au bout de sa fourchette, un steak parfaitement grillé, sous les vivats de son épouse. Nathalie saisit le rouleau à pâtisserie et me fait signe de la rejoindre dans le camping-car…

J43 Lundi 1er septembre Il a plu toute la nuit ; ce matin il fait froid et il y a beaucoup de vent. Nous décidons d’annuler la balade que nous avions prévue. Après midi, le temps s’arrange un peu et nous décidons de faire les différents points de vue. Nathalie est emballée.



Nous rentrons au camping et trouvons du bois sec. Je prépare une superbe flambée ; je tiens enfin ma revanche, malheureusement nos voisins allemands ont déménagé. Nathalie me tend une bonne bière avec un grand sourire…La vie est belle ! J44 Mardi 2 septembre Réveil de bonne heure, il fait grand beau temps, nous allons voir le lever du soleil à Sunrise point. Nathalie part la première, elle ne veut pas rater les photos. Quand je la rejoins quelques minutes plus tard, elle est frigorifiée.

Retour au camping-car ; on réveille les enfants et on s’élance sur Queen’s Garden.

Nous allons cheminer parmi les Hoodoos. Nathalie est aux anges. Nous enchainons par Peekaboo Loop, ça monte, ça redescend, mais la balade n’est pas difficile et il n’y a pratiquement personne. Nous sommes enthousiastes devant cette palette de couleur et devant ce ciel qui parait si pur.





Nous terminons par Navajo Loop et la remontée sur le haut du canyon. La montée est très raide mais pas très longue. Nous débouchons sur Sunset Point. Adieu la solitude ! De nombreuses personnes ont pris place devant ce fabuleux panorama. Nous quittons Bryce pour Zion. Il nous faut prendre un pass pour traverser les tunnels d’accès au canyon. La sortie du tunnel est spectaculaire. Le canyon est très différent de celui de Bryce. Nous prenons une place à Watchman Campground. Nous avions réservé et nous héritons d’un bel emplacement près de la Virgin River. J45 Mercredi 3 septembre On se lève un peu plus tard qu’à l’accoutumé. Comme l’endroit lui plait, Nathan a décidé de devenir Junior Ranger. Il devra collecter des informations dans le parc et remplir un carnet, pour le présenter à un ranger. Nous empruntons le « shuttle » pour circuler, c’est très pratique. Malgré la chaleur nous partons pour une petite balade : « Emerald pool ». Le premier bassin est finalement le plus intéressant. Nous passons le long d’une paroi rocheuse d’où s’écoule un mince filet d’eau.

Upper Pool est situé au pied d’une falaise d’une dizaine de mètres de hauteur. Nous redescendons par Kayenta Trail parmi les cactus et les yuccas. Nous avons de superbes vues sur le canyon.

Avant de rentrer au camping, nous faisons une halte au visitor center, les enfants vont acheter un pin’s : « I hiked Angel’s Landing » (« j’ai gravi Angel’s Landing »). J’espère que ce n’est pas prématuré, nous ne faisons la balade que demain matin… J46 Jeudi 4 septembre Il fait encore nuit quand nous sortons du camping-car. Nous prenons le shuttle qui est quasiment vide. Nous nous arrêtons à « The Grotto », départ de l’ascension. En traversant la Virgin River, nous pouvons voir sur notre droite, le piton rocheux que nous allons escalader. C’est assez impressionnant.

Nous abordons les premiers lacets ; les vues sur le canyon sont magnifiques en ce début de matinée. Après avoir franchi la première barre rocheuse, nous nous engageons dans un étroit canyon, puis de nouveau des lacets. La pente est sévère, mais nous progressons rapidement et en moins d’une heure nous débouchons à « Scout Lookout ». La vue est déjà vertigineuse. On s’offre un pique nique en regardant avec une certaine appréhension l’arête finale.

On cache le sac à dos, dans un buisson ; inutile de se charger pour la dernière montée. Dès le début il faut faire preuve de prudence, mais ce n’est jamais très compliqué.





Nous débouchons sur un replat, il ne reste plus qu’a longer l’arête étroite mais facile jusqu’au sommet. Voilà nous sommes à Angel’s Landing ! Nous allons pouvoir profiter, pendant quelques minutes de ce grandiose panorama, surtout que nous sommes seuls, c’est un luxe qui ne se refuse pas. Quelques marcheurs apparaissent maintenant, il est temps de redescendre. La descente que nous redoutions, ne s’avère être pas difficile.

Un condor vient se poser à quelques mètres de nous, sur un arbre mort. Nous allons perdre un peu de temps à l’observer. Nous récupérons notre sac à dos, qui a été fouillé par des écureuils. Ils ont grignoté une ouverture dans la toile pour manger tous nos gâteaux pour nous laisser en souvenir…un gland !

Retour à Grotto. Nous prenons un bon pique nique à l’ombre des Cottonwoods. La flemme nous gagne, mais pas question de trainer, c’est notre dernier jour à Zion et nous avons décidé de faire les « Narrows ». Nous reprenons le shuttle vers « Temple of Sinawava ». Après un mile à pied, le canyon se rétrécit et il nous faut continuer en marchant dans l’eau. C’est très rafraichissant, dommage qu’il y ait tant de monde ! A mesure que nous avançons, les parois du canyon se resserrent et les marcheurs se font beaucoup moins nombreux.



Nous reculons souvent le moment de faire demi-tour. Encore un petit peu … C’est tellement agréable ! Retour au camping, Nathan complète son questionnaire. Quelle journée nous avons vécue, une fois encore !

J47 Vendredi 5 septembre Nous lambinons un peu, aujourd’hui rien ne presse. Ce matin, Nathan va rendre son carnet et il est un peu stressé. Tout va bien se passer et il va être reçu Junior Ranger de Zion National Park. Nous prenons la route de Page. A la sortie du tunnel, nous avions prévu de faire Canyon Overlook, mais impossible de se garer. Arrivée à Page, nous prenons des renseignements pour louer un bateau pour la journée de demain. Location, assurance et carburant compris, la journée nous reviendrait à 650 dollars, c’est trop cher.

Nous prenons un camping avec piscine. Cela faisait un moment… les enfants vont en profiter d’autant plus qu’ici, la température est particulièrement élévée. Nous ne sommes pas emballés par Page et le lac Powell, alors nous décidons de prendre dès le lendemain la route pour Monument Valley.

Fin deuxième partie Fin du voyage:http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_deux_mois_demi_en_camping_car_ouest_des_etats_unis_canada_3ieme_partie_D2451195/
Transport de Puerto Montt à Puerto Natales puis Punta Arenas et Ushuaïa? English translation pending
by Tdm09 · 2009-02-19 · 7 replies
Bonjour,

Je compte gagner Puerto Natales (puis Punta Arenas et Ushuaia) depuis Puerto Montt. Je cherche en vain des infos fiables et précises quant à ce trajet, que je ferai en mai/juin 2010 (je m'y prends tôt je sais, mais c'est dans le cadre d'un tour du monde 🙂 c'est pour avoir une idée de budget).

Est-ce qu'il existe des bus reliant Puerto Montt à Puerto Natales ? Si oui, quelle est leur fréquence ? Et leur prix ?

Et Navimag ? Est-ce que cela vaut la peine ? Quels sont les premiers prix ? Où puis-je trouver des infos précises sur les traversées ?

Si quelqu'un a des infos, c'est volontiers !

Merci
Om Beach (Inde) English translation pending
by Sapho · 2009-02-19 · 10 replies
L'océan est sournoisement calme. Sa houle couvre à peine le croassement énervé des corneilles. A l'horizon, la courbe parfaite de la mer se dessine sur le ciel brumeux. L'ardeur du soleil sera tempérée jusqu'à midi. L'eau étincelle, elle se cogne avec langueur contre les rochers arides, couleur bronze. Parfois le glapissement strident d'un chien agressé par un autre. L'agresseur est un chien estropié qui hante le guesthouse Namaste et terrorise une bête maladivement craintive. Deux indiens aux jambes osseuses, vêtus de leur lunghi, enroulent une étoffe autour de leur tête avant de continuer à creuser une fosse dont le but m'échappe. Ici les choses se font de façon chaotique, mais elles finissent souvent par trouver leur raison d'être. Ils poursuivent sans relever la tête leur boulot de daliths. A chacun sa tâche. Il s'agit de vivre son karma. Leur destin n'est pas le pire. Ils s'arrêteront de longs moments pour se reposer à l'ombre des frondaisons. Une végétation luxuriante, de toutes sortes d'essences, borde la plage d'Om beach. Des relents de détritus arrivent par bouffées. Ils se mêlent à un vague parfum d'encens. Les employés du guesthouse déversent les ordures juste derrière le rocher le plus proche. Des déchets de toutes sortes, des bouteilles et des sacs en plastic jonchent la partie de la plage fréquentée par les indiens. Les ordures ne les rebutent pas, elles sont intégrées à leur vie comme une fatalité, comme la bouse des vaches rêveuses qui errent et défèquent paisiblement sur la plage. Parfois un petit taureau impassible enjambe un corps étendu. A n'importe quelle heure du jour, des indiens criards débarquent des bateaux. Dans les guesthouses où la bière est permise, certains se saoûlent jusqu'au coma. En criaillant et s'esclaffant, leurs camarades les immergent tout habillés dans la mer pour les ranimer. Les yeux noyés d'alcool, ils pataugent en hurlant autours des gars pantelants. Ces mêmes indiens ivres et comateux aujourd'hui iront demain chanter Krishna toute la nuit au rythme des tambours et des percussions dans un temple de Gokarna, le village sacré. C'est ce que m'a raconté un vendeur de colliers (je lui ai promis d'en acheter un, mais ils sont tous affreux). Aucun peuple n'est, je crois, plus bruyant que les indiens. En groupe et surexcités, ils ne parlent pas, ils crient. Quant à leurs femmes, elles piaillent à tue-tête. Leurs saris joliment colorés et drapés, la beauté et la grâce de certaines ne font pas oublier leurs voix suraigües. Etrange contraste avec les "yogis" européens ascétiques et silencieux, figés des heures entières dans une énigmatique contemplation intérieure. Solitaires et absents d'eux-mêmes et du monde, ces indianisés passent en nomades sur la plage, bâton en main et sac loqueteux à l'épaule, vêtus seulement d'un pagne en coton. Les os saillent sous leur peau tannée. Ils ont le crâne rasé ou les cheveux longs prolongés par des rastas comme de l'étoupe. Ils font partie de ces fous de l'Inde qui ont perdu leurs repères occidentaux. Autres nomades, les routards harnachés d'un énorme sac à dos qui font d'eux, à la nuit tombée, de curieuses créatures difformes. Certains couples "peace and love" voyagent avec un enfant installé dans un harnais sur le dos du père. La mère porte le sac. Ils gagnent les plages plus isolées au delà de Om beach et vivent dans des huttes sommaires. Là, on fume de l'herbe ou autres substances. Ici, c'est interdit, en principe. Tous les matins, une très jeune femme indianisée, au visage émacié et au teint hâlé de blonde, vient jusqu'au guesthouse avec bâton et gamelle de saddhu. Je l'ai déjà rencontrée sur les chemins escarpés et tortueux qui mènent aux autres plages. Toujours vêtue d'étoffes amples et sales, les pieds nus, elle semble vivre dans un état second. Parfois ses lèvres bougent pour échanger avec elle-même quelques mots vagues. Je la regarde se diriger, l'air égaré, vers les cuisines du guesthouse pour chercher de la nourriture. Elle me touche et m'intrigue, mais je sais que je ne lui parlerai jamais. Ophélie perdue sur le continent indien, elle continuera son errance. Un couple insolite s'est attablé à la terrasse du guesthouse. Des anglais âgés qui semblent sortis d'un roman d'Agatha Christie. Elle porte un grand chapeau de paille, et lui, une casquette très "gentleman". Ils sont parfaitement à l'aise au milieu des routards bohèmes. Je les ai déjà vus sur la plage. D'excellents nageurs tous les deux et de bons marcheurs qui ne craignent pas la brûlure du soleil. Toujours smart, les anglais sont des aventuriers flegmatiques s'adaptant à toutes les situations. Ils n'ont aucun souci du regard des autres. J'ai vu, l'autre jour, sur un rocher peu hospitalier, un groupe de femmes anglaises, mûrissantes et très "british", chanter et rire comme des écolières en vacances. Robes à fleurs kitch, chapeaux de soleil et ombrelles, elles se sont fait photographier sur fond de mer et de rochers par un indien complaisant. Il y a aussi des personnes parfaitement banales au guesthouse Namaste, depuis le touriste adipeux portant casquette et short, au bourgeois bohème obscurément en quête d'autre chose, cherchant à oublier ses petites misères bourgeoises par une immersion dans une vie plus proche de l'essentiel... cet "essentiel", encore faut-il le définir. A l'heure où les ombres s'allongent, juste avant le coucher du soleil, quand l'air devient tiède et léger, j'irai à la plage. Je m'assiérai devant la propriété du Om Beach Resort, un hôtel luxueux masqué par la végétation. On y propose aux clients des soins de médecine ayurvedic. J'apercevrai derrière la clôture une superbe créature européenne au hâle parfait, allongée sur un transat, tranquillement isolée des autochtones. Je regarderai passer les routards et les indiens apaisés qui se promènent la main dans la main ou en se tenant par l'épaule en signe d'amitié. Quelques baigneurs s'attarderont dans l'océan pacifié où miroitent les traînées d'un soleil couchant qui aveugle. Les chiens se rouleront dans le sable rafraîchi. Le soir tombera doucement sur la plage désertée. Une marchande d'ananas, un immense panier juché sur la tête, tentera sans conviction de vendre un dernier fruit...Le soleil, tel un disque rougeoyant, s'enfoncera brusquement dans la brume du soir. La nuit viendra vite.

Guesthouse Namaste, Om beach, Gokarna, Inde. Février 2009.
Obtenir le visa pakistanais à Delhi ou Kathmandou? English translation pending
by Xb34 · 2009-02-17 · 14 replies
Bonjour a vous, je souhaite obtenir prochainement le visa pakistanais et je me demande si il est delivre plus facilement ou en moins de temps a Delhi Inde ou a Kathmandou Nepal, detail j ai un passeport suisse normalement j aurais ma lettre de recommandation....inshala, je ne pourrais pas le faire directement en suisse merci pour votre aide
Partir vivre à Saint-Pierre et Miquelon? English translation pending
by Loloyann · 2009-02-12 · 35 replies
Bonjour

je cherche des renseignements sur ces îles magnifiques car il est possible que ma petite famille et moi même allions vivre dès septembre 2009 à St Pierre !!

Nous nous posons beaucoup de questions pratiques concernant le déménagement ( vaut-il mieux vendre les meubles ici et en racheter sur place si c'est possible ? )

Nous avons lu que la vie était chère sur St Pierre et Miquelon, pouvons nous avoir des exemples précis ?

Quel type de vêtements faut-il prévoir ?

Merci d'avance

Laurence
Accès aux parcs nationaux de l'Ouest américain tard le soir? English translation pending
by Christine30 · 2009-01-28 · 16 replies
Après vous avoir sollicités pour l' établissement de notre itinéraire pour 15 jours entre californie et grands parcs nationaux, je tiens à remercier tous ceux qui prennent le temps de nous répondre et nous aider car ce forum est une vraie mine d' or de renseignements ... J' ai maintenant une question pratique concernant l' accès aux parcs (gd canyon, monument valley, bryce canyon ..) . Je sais qu' il faut acheter un pass qui donne accès à tous ces sites, que ce pass ( dont j' ai oublié le nom ) coûte environ 80 dollars, il me semble qu' un seul pass suffit pour une voiture ainsi que tous ses occupants ( nous serons 4 ) ; merci de me dire si je me trompe ... ma question est la suivante : l' employée de mon agence de voyages m' a dit que si l' on arrivait tard sur les parcs nationaux les accès seraient fermés et qu' on ne pourrait plus y rentrer, or nous avons prévu de dormir à gd canyon village (donc à l' intérieur du parc si je ne m' abuse ) après une longue étape los angeles-grand canyon qui risque justement de nous faire arriver tard et comme ce sera notre 1er parc nous n' aurons peut-être pas encore pu acheter le fameux pass ... est-ce que ce pass nous permet bien de rentrer dans les parcs même tard le soir ? est- ce que nous devons l' acheter avant ( par internet ou autre ? ) quelqu'un peut-il me dire à quelle heure se couche le soleil début juillet ? et à quelle heure se lève-t-il ? nous avons choisi l' option de dormir directement dans les parcs (GC MV BC ) afin de profiter au maximum des lever-coucher de soleil en limitant les allers et venues depuis l' hôtel étant donné que le temps nous est compté et que nous ne pourrons pas nous attarder autant que nous le voudrions si nous voulons faire un maximum de choses ... concernant grand canyon, avec une seule nuit sur place nous envisageons d' arriver le soir si possible pour le coucher de soleil puis le lendemain matin visite des points de vue ; nous aimerions caser le survol en hélico (on m' adit que la meilleure heure est vers 10 H ) mais il paraît que parfois la brume gêne la visibilité et qu' il vaut mieux ne pas prendre le risque de réserver et payer à l' avance mais plutôt réserver juste la veille selon la météo ... qu' en pensez vous pour début juillet ? d' autre part la nuit suivante nous serons à monument valley et donc il nous faut prévoir de faire la route l' après-midi ... est-ce réaliste de vouloir faire en un jour les points de vue +- le survol en hélico + la route vers monument valley et arriver à MV pour le coucher de soleil ? çà fait beaucoup de questions mais çà serait bête de partir sur un projet et de s' apercevoir une fois sur place qu' on n' a pas le temps pour un truc qui nous tenait à coeur ... merci d' avance
Croisière sur l'Adventure of the Seas de Royal Caribbean English translation pending
by Jeanetlouise · 2009-01-27 · 12 replies
Bonjour

Seconde question avant notre départ pour cet croisiere (nous sommes néophytes en croisiere)

Nous quittons donc Dimanche le 21er février.

Nous nous demandions si les pantlaons Capri étias accepté ppour les hommes le soir au restaurant.

ensuite si vous avez des suggestions sur ce que nous devrions faire ou voir sur les iles que nous visitons ce serait apprécié

Merci

Aruba – Oranjestad

Curaçao – Willemstad

St-Maarten – Philipsburg

St-Thomas – Charlotte Amalie

et finalement retour a San Juan

Merci
Partir à l'aventure en Inde cet été? English translation pending
by Suraiya · 2009-01-26 · 14 replies
Bonjour à tous!

J'aimerai partir en Inde cet été (au mois d'août exactement) j'ai déjà été dans ce pays qui m'a énormément touchée! Mais cette fois ci j'aimerai partir à l'aventure c'est à dire prendre juste mon billet d'avion et me débrouiller une fois là bas pour trouver un logement à chaque ville où je m'arrêterai. Mais problème mon entourage m'a dit que c'est beaucoup trop risqué alors je voudrais s'il vous plait avoir l'avis de personnes qui ont déjà vécu ce genre d'expérience...

Merci d'avance pour vos réponses.
Vietnam: aller à la rivière des parfums (au sud de Hanoï)? English translation pending
by Gillesre · 2009-01-22 · 5 replies
Bonjour, Quelqu'un est-il allé à l'endroit suivant à 65 km au sud de Hanoi ? Il s'agit de la pagode des parfums (Chua Huong) située sur la montagne des Parfums (Hung Tich Son) et sur la rivière de la Queue d'hirondelle (Son Yen Vi). Il faut d'ailleurs naviguer sur 4 km pour y arriver. Il semble que le pèlerinage qui a lieu au cours des 2ème et 3ème mois lunaires est à ne pas manquer. Ya -t-il une date particulièrement intéressante pour y aller? Est-ce que ceux qui en ont fait l'expérience ont des conseils particuliers? Merci. Gilles.
Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Europa English translation pending
by Valzenith · 2009-01-20 · 19 replies
Bonsoir, Nous venons de réserver avec mon ami sur le Costa Europa pour la croisière Grandes Civilisations Antiques en Avril 2009. J'ai lu beaucoup de choses sur ce forum et j'aimerais savoir si quelq'un peut nous renseigner sur les excursions? En effet, il y a tellement de choix que l'on ne sait pas quoi prendre. Evidemment il y a aussi le facteur budget. Je n'aimerais pas que l'on paie pour des excursions qui ne sont pas intéressantes. Par ailleurs, certaines personnes ont apparement fait quelques excursions seules. Voici le programme : Naple, Alexandrie, Port Said, Limassol, Rodes, Le Pirée/Athènes, Katakolon/Olympie. De plus, j'aimerais savoir si des personnes ont réussit à obtenir une table de 2 personnes tout au long du voyage? Nous avons demandé mais l'hôtesse nous a répondu que cela dépendait du plan de table du maître d'hôtel. Merci. Bonne soirée.
France-Portugal en camping-car sans s'arrêter en Espagne? English translation pending
by Chti79 · 2009-01-18 · 31 replies
😉 Bonjour nous partons au PORTUGAL en camping-car le mois prochain de l'ouest de la FRANCE, est'il possible de ne pas devoir s'arrêter en ESPAGNE CHTI79

Alaska pendant un mois: trajet Anchorage-Fairbanks, déplacements, budget? English translation pending
by Elias33 · 2009-01-14 · 14 replies
Bonjour à tous. Ayant pour projet de partir à l'été 2010 1 mois en Alaska avec des amis (départ à 3-5 personnes) je suis en train d'organiser le trajet et l'organisation des déplacements. Je pense attérir à Anchorage et faire un trajet entre Anchorage et Fairbanks. Sachant que le départ pour la france doit aussi se faire à partir d'Anchorage, avez vous un itinéraire à me proposé? Pouvez vous me donner un conseil pour les déplacements? avez vous un budget 4*4 pour un mois? Ce dernier point est en effet un réel casse tête pour l'organisation.

Merci par avance.
Faire le trajet Hanoï-Hué en avion ou en train? English translation pending
by Pitch81 · 2009-01-12 · 23 replies
Bonjour à tous,

je pars pour le Vietnam du 31.01.09 au 17.02.09 j'ai pas mal de question..mais commencons par celle ci... concernant le trajet Hanoi - Hue me conseillez vous de le faire en avion ou en train?...et est ce qu'il y a des choses à voir en passant..?
Que faire pendant trois jours à Marrakech? English translation pending
by Ryamah · 2009-01-10 · 11 replies
Bonsoir à tous!

J'ai cherché des infos sur ce forum mais sans succès.

Je vais à Marrakech à la fin du mois avec 4 amis (nous serons 2 femmes et 3 hommes) et nous passerons deux nuits sur place.

J'aimerais savoir ce que nous ne devons rater sous aucun prétexte, mis à part la place Djemaa el Fna et les souks (s'il y a autre chose). Nous avons envie de changer d'air, vu le temps déprimant qu l'on a ici!

Où aller prendre un pot ou se balader le soir? Nous serons logés dans un riad à 5 minutes à pieds de la place Djemaa el Fna normalement. Si vous avez également le nom de bons restos abordables, je suis preneuse!

Concernant les boites de nuit, la ou lesquelles nous conseillez-vous pour avoir une bonne ambiance internationale et jeune mais pas trop quand même, lol (moyenne d'âge de 25 ans et nous aimons quand le style musical est varié : hip hip, rnb, techno etc...) et quel style vestimentaire y adopter?

Une dernière question personnelle : où puis-je acheter les meilleures patisseries marocaines? Je compte en faire une razzia avant de rentrer, je suis trop gourmande!!

Bonne soirée à tous!
Karnataka - Tamil Nadu - Kerala en novembre/décembre 2008 English translation pending
by Norbertmgt · 2009-01-10 · 7 replies
On arrive d’un voyage de 3 semaines en Inde. Voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains… Les prix s’entendent pour une chambre double et pour deux personnes… Nous avions engagé un chauffeur pour la première partie du parcours, c.a.d jusqu’au Kerala. Du fait de n’avoir que 3 semaines il nous a paru intéressant de ne pas perdre trop de temps dans la première partie où les distances étaient plus grandes et les changements de ville-étape plus fréquents : choix judicieux surtout que le chauffeur était impec, sérieux et prudent.😉

1. NOTRE PARCOURS

Du Vendredi 14 Novembre au Samedi 8 Décembre soit 23 jours/21 nuits sur place

1er jour : Départ de Marseille Marignane . Vol à 6h20 pour Bruxelles - Vol sur Jet Airways 10h10 pour Bengalore – Arrivée 00h05 – rencontre avec notre chauffeur et continuation en voiture Ambassador pour Hassan et Belur (180km 4h30 de route !) Chambre à l’hôtel Vishnu Regency à 5 heures du mat un brin fatigué 😕…mais on était sur place !

2ème jour: Dodo jusqu’à 9h/10h puis premier contact avec le Karnataka dans les rues de Belur, paisible bourgade et gamins adorables : on aime déjà ! Visite du temple 🙂🙂 : sculptures d’une finesse ! (entrée libre, 10 Rps pour le casier à godasse). Repas dans une gargote pour le premier thali (60 Rps p/p avec eau minérale comprise). Courte sieste et le chauffeur nous amène à Halebid (16 km, 30mn) route de campagne superbe, déjà de nombreux arrêts photos, puis découverte des temples jaïns en dehors du village et visite approfondie du temple Hoysaleshara 🙂🙂 ! Retour à Belur. Repas au restaurant du Vishnu Regency (Ref. GDR) 150 Rps avec l’eau minérale, dhal extra 😛.

Hébergement à l’hôtel Vishnu Regency

3ème jour : 8h30 Départ pour Mysore (135km) Route en très bon état, bordée d’eucalyptus. En chemin, arrêt à Srevanabelagola (entrée libre) . La grimpette (avec qq 550 marches) et le panorama valent le coup ! 🙂 Arrivée à Mysore vers 15h et on se paie nos 3 premières bières avec un papad aux petits légumes à la terrasse de l’hôtel (320 Rps pour 3) 19h30 : Direction le Mysore Palace pour les lumières du dimanche soir pour une heure. Ambiance assurée avec toutes ses indiens sur les pelouses : très familial et on se sent bien super ! 😄😄, le palais ça en jette, vraiment kitch …🙂🙂🙂

- Nuit à l’hôtel Park Lane

4ème jour: toute la journée à Mysore : en voiture jusqu’à Chaimundi Hills. On tombe sur une cérémonie dès l’entrée du temple situé au sommet de la colline : extra avec musiciens, toute la ferveur des hindous bien palpable . Par contre on repassera pour la vue au sommet ! Mieux en redescendant en voiture. A mi-parcours arrêt photo et là re-musique, qu’est-ce ? « Festival, festival, you’re lucky go go ! » nous dit notre chauffeur et on se retrouve au beau milieu du grand lavage du Nandi qui protège le lieu ! 🙂🙂 . Un arrêt ensuite au palais d’été d’une richissime famille, transformé en hôtel … bof ! 🙁 détour (3km) à mon avis inutile !

Visite du Palais, tout éteint cette fois !(entrée 200Rps) mais l’intérieur vaut vraiment le coup 🙂🙂🙂… Dommage photo et vidéo interdite, mais on peut acheter un CD (100Rps, il tourne sur PC et lecteur DVD mais c’est du mpeg1 alors la qualité !) Repas extra au resto Omh Shanti pour 65 Rps, le resto de l’hôtel Siddartha (Ref GdR) : cuisine veg, fréquenté par des indiens à 95%, les autres 5% ce devait être nous ! Après-midi, balade en ville, ne pas manquer les délicieux gâteaux pour les gourmands, de la « bakery », en face du Devarja Market ! Ne pas manquer le marché aux fleurs par la même occasion : incroyable ! A voir absolument ! 🙂🙂🙂 Le resto de notre hôtel est réputé...mais un poil cher (215 Rps avec bière mais barbecue chouette)

- Nuit à l’hôtel Park Lane.

5ème jour: Pdj indien (masala dosa et le tchai j’en dis pas plus !) à nouveau au resto Omh Shanti, c’est vous dire si on a apprécié 😛 et tjs autant de touristes !! Départ pour la Réserve Madumalai (route en bon état sauf sur 15 km après l’intersection vers Calicut, redevient parfaite dès l’entrée de la Réserve) .Notre premier éléphant... à une centaine de mètres ! Installation au Secret Ivory Lodge à Masinagudi dans un cadre sensass : on se croirait en RSA ou au Swaziland pour un safari, y a que les animaux qui vont manquer...mais vient-on en Inde pour cela ? En tout cas super endroit, les montagnes de Ooty en toile de fond, verdure de tout côté… patron sympa et une cuisine extra...et pour une des rares fois pas trop spicy ! Notre premier coup de cœur ! 😉😉 Seul bémol : à mon avis le « safari » proposé par le lodge ne vaut pas le coup. 😠 (cher 500Rps p/p et on a rien vu !). Seul truc intéressant le bain des éléphants dans la rivière mais on a pas besoin de prendre le pack de l’hôtel. On y passe en voiture en venant de Mysore (à l’arrêt de bus au croisement de la route pour Ooty). Il suffisait de repartir avec notre véhicule en fin d’après-midi de s’arrêter et de s’approcher de la berge… à méditer ! Du coup on a pas pris la balade à pied, proposée au lever du jour par le lodge (400Rps !)

- Nuit au Secret Ivory Lodge

6ème jour : Départ pour Ooty – Arrêt de bon matin pour 2/3 photos dans le parc (daims, singes) avec un paysage sublime. La montée vers Ooty à travers las eucalyptus et les plantations de thé ! 🙂🙂 On arrive à Ooty sous le soleil vers 10h …Ca va pas durer : une petite bruine va bientôt faire son apparition. En attendant deux heures pour visiter le Jardin Botanique (entrée 10Rps + 25Rps pour l’appareil photo) : sous le soleil : superbe ! 🙂🙂 Pendant ce temps notre chauffeur s’est occupé du billet (12 Rps) pour le fameux toy train. Lunch au Shandan Restaurant (Ref L.Planet) : chicos, dans le cadre vieille angleterre de l’hôtel, mais certainement le meilleur veg et le plus original du voyage (550 Rps pour 3 avec la boisson) Départ 15h15 pour 3h30 de descente mais malheureusement sous la pluie et la brume : on voit pas grand-chose dommage ! 🙁🙁 Ca vaut le coup et l’ambiance à bord, tjs aussi souriante... La voiture nous attend à l’arrivée à Mettupalayam (il fait nuit et il pleut toujours !)

- Nuit à l’hôtel Gem’s

7ème jour : On part pour Trichy (la plus longue étape : 220 km environ 6h avec les arrêts photos. Au début, route de campagne, bucolique à souhait … ensuite quelques grandes villes dont j’ai oublié le nom puis plus de trafic sur une bonne route relativement large jusqu’à Trichy avec une bonne « drache » de mousson le long du parcours . Seul avantage : y pas de poussière ! Dans l’après-midi visite du RockFort temple : bof, 😕 pas grand-chose, vue un peu tristounette sur les toits de la ville crasseuse et bruyante (rien à voir, par exemple, avec la vue sur Jodphur depuis sa forteresse dans le Rajasthan), en plus c’est payant (12Rps + 25 app photos, la vidéo restera dans le sac !) Repas sympa à 100m de la gare routière sous des tonnelles, une grande cantine bourrée d’autochtones, le tout pour 50 Rps p/p. Nuit au Gajaprya Hotel

8ème jour : Rendez-vous matinal sur les berges de la Cauwery, rivière sacrée de l’inde du Sud : rituels des indhous avec bains, lessive, coiffeur barbier, temple et éléphnat sacré. Ca vaut le déplacement 🙂🙂🙂. Visite du temple Srirangam 🙂: une véritable ville mais la dernière enceinte est malheureusement interdite aux non-hindous, comme dans beaucoup d’autres temples… (camera 50Rps et accès au view point de la terrasse pour 10 Rps). .../...

On file ensuite à Tanjore distant de qq 56 kms, une petite heure avec un arrêt dans une fabrique artisanale d’objets en bronze, instructif et en plus on peut acheter qq réalisations uniques (moules détruits à chaque démoulage) : un avantage d’avoir une voiture & chauffeur qui nous fera découvrir tout au long du circuit des trucs de ce genre un peu à l’écart des boutiques près des temples et zone à touristes … Arrivée à Tanjore sous le soleil, on en profite et après le musée au centre ville (entrée 30Rps) on file en fin d’après-midi au temple pour le sunset : génial ! 🙂🙂🙂 Quel régal pour les yeux ! Le coup de cœur cf nos visites de temples !! La ville est plus à taille humaine (enfin !) et les balades dans les ruelles autour du centre ville sont sympa : on a bien aimé ! (au départ, on comptait y rester 2 nuits, on aurait peut-être dû ?)

- Nuit à l’hotel Gnamgnam

9ème jour : On quitte Tanjore donc, puisque les visites terminées sans se précipiter ça nous donne un jour d’avance, on ne sait jamais et puis Madurai s’annonce avec sa renommée … La première «déception » du voyage : on savait déjà que la vue de son magnifique temple avec ses 27 gopurams nous serait occultée 🙁🙁 cause grand lifting et peinture (d’après les indiens bien compter un an ou deux) ! On compte se rattraper par une cérémonie indiquée à notre chauffeur pour 19h30 : on l’a jamais trouvée, a-t-elle eu lieu, on en doute un peu... l’autre celle de 21h indiquée par le Routard shuntée par notre faute… sur les conseils du chauffeur (une approche difficile, trajet très court d’un endroit du temple interdit aux occidentaux vers un autre !) A 21h on était sur la terrasse au resto du Supreme Hotel cadre chouette avec la ville en contre-bas sous le ciel pour une fois étoilée !

- Nuit au Supreme Hotel

10ème jour : La ville bruyante et sans les gopurams à apprécier, on quitte Madurai dans la foulée non sans avoir visité le Tirumalai Nayak (entrée 30Rps, app. photos 30Rps) et le temple (de jour cette fois-ci) accompagné d’une guide locale. Route vers les Ghats Occidentaux et la réserve de Peryar (derniers kms superbe avec virages en épingles à travers la forêt 🙂) Arrivée sous la pluie malheureusement, alors on se décide pour un bon massage ayurvédique (600Rps 1h30) pour le moral 😎…et le reste.

- Nuit à la G.H El Paradiso (ref GdR)

11ème jour : Autre demi journée sous la bruine mais cela n’empêche pas la visite d’une plantation d’épices sur la route de Munar. 😠, mais attention ! Après, passage obligé à la boutique d’épices à qui appartient certainement le « spice garden » et là les prix : arnaque garantie ! On trouvera 6/7 fois moins cher en bas au village de Kumily ! Eh oui, on a beau roulé notre bosse, on se fait rouler aussi ! Aprèm de détente à déambuler entre les gouttes, je sais pas si on va pouvoir faire la sortie vers la Réserve (balade en bateau prévue)

- Nuit à la G.H

12ème jour : La réponse à la question ci-dessus est non ! Il pleut toujours 🙁, une seule chose à faire : on prend la direction de la côte et on atteindra Kottayam après qq 120km de descente et à temps pour le ferry de 15h05 qui traverse le lac Venbanad et rejoint Allepey. En attendant le ferry, repas extra à 500m de la jetty, au bord des backwaters, avec un excellent curry (288 Rps à 3 et bière comprise !). On rejoint le ferry : traversée de 3h30 à travers canaux et une partie du lac, en compagnie des écoliers qui quittent les cours et utilisent le ferry comme ramassage scolaire : les photos super ! 🙂🙂🙂 On arrive à Allepey à la nuit tombante avec en prime sunset sur le lac (à mon avis le meilleur horaire pour la traversée). Notre chauffeur nous récupère au débarcadère.

- Nuit à la Gowry G.H (ref Gdr)

13ème jour : On va dire aurevoir à notre chauffeur! 😕 En effet il nous va nous mener à Nedungolam petit village à 18km de Varkala, et où nous sommes attendus à l’association Swagatam qui propose logement en pension complète depuis qq temps aux visiteurs (merci Kutchy pour le renseignement 😉)

- Nuit à l’association.

du 14ème jour au 16ème jour : On va alterner entre les virées à Varkala 😎😎 (tout le monde connaît, on en parle pas - 35mn de bus, 11 Rps ou rickshaw pour 170 Rps), les balades en bateau sur les backwaters 🙂🙂, les promenades dans le petit village de Nedungolam 🙂 et le repos à l’assoc.

- Hébergement dans la cabane au fond du jardin.

17ème jour : réveil très matinal pour aller prendre le train à Kollam. Le proprio nous y mène en 30mn. Départ du train 7h30 qui nous dépose à Allepey en 50mn (Ticket 31Rps). On s’installe dans un petit havre de paix : le Palmy Lake Resort (ref Gdr) à 2, 5km du centre ville au milieu de la campagne, les backwaters à 50m ! Des proprios adorables, petit bungalow dans la verdure : deuxième coup de cœur du voyage 😉😉 Dans l’aprèm balade sur les canaux concoctée par le proprio sur une petite barque couverte (150 Rps/h) : génial 🙂🙂🙂 Repas à la G.H en plus Mercy est super cuisinière.

- Hébergement au Palmy Lake

18ème jour : On prend les vélos (location à la G.H pour 15 Rps) et voilà : journée mémorable à la découverte des environs d’Allepey. On découvre une plage géniale au nord, petit village de pêcheurs, cocotiers et sable blanc sur des km !! 🙂🙂🙂 On retourne en ville par le chemin des écoliers ! La ville est sympa elle aussi, et la visite du temple dans la rue principale vaut le détour : on tombe évidemment sur une cérémonie et toujours les sourires ! Pour se relaxer de tous ces efforts un bon massage ayurveda : le centre est à 1500m de la GH et gentiment on y est transporté en moto (1h avec bain chaud pour 500 Rps extra 😎😎 )

- Nuit à la G.H

19ème jour : On lit sur le GdR l’existence d’une plage super près d’un complexe touristique le Marari Beach Resort (très cher) mais à qq 17km de la GH : on prend un rickshaw pour la journée (300Rps) : village de pêcheurs 🙂🙂, ramassage des noix de coco dans les arbres et la vie des kéralais au quotidien. On tombe sur un autre complexe les pieds dans l’eau : on nous prête gratuitement transat, serviette de bain et accès à la plage pour la journée en échange de pub de retour en Europe ! Voilà c’est fait ! L’endroit est idyllique, du coup on décide de s’y installer le lendemain pour une nuit (eh oui le départ approche !) - Retour à Allepey.

- Nuit à la G.H

20ème jour : De bonne heure le rickshaw nous ramène à la plage comme convenu. Installation au resort : on est en tout et pour tout 5 clients pour des km de plage… Au programme : Plage et bain de mer. Journée sensationnelle encore une ! 😎😎😎

- Nuit au Fisherman Village Resort

21ème jour : On doit rejoindre Kochi à 45 km de là. Seul petit ennui le complexe est en pleine nature, isolé et il faut reconnaître qu’ils en profitent un peu : le resto était déjà relativement cher et on doit négocier ferme pour rejoindre Kochi : finalement pour ne pas perdre la matinée, on se décide pour un taxi (très cher 1400Rps) 😠😠 qui nous ménera à Fort Cochin (2 petites heures en tout, le temps de trouver un hôtel). Journée de découverte à pied de l’endroit : à faire malgré le côté « touristique » du quartier . Nous prenons le ferry pour Ernakulam (4, 5 Rps) : rien à y voir de bien beau 🙁 si ce n’est commander qq vêtements sur mesure dans les boutiques de tailleur (on l’a déjà fait à Madurai aussi facilement). On a décidé de se payer une folie (toute relative) pour notre dernière soirée : Repas au restaurant 1788 du Old Harbour Hotel (1400 Rps pour deux) (Réf. GDR & LP). 😛)

- Nuit à Casa Linda GH

22ème jour : On va découvrir les Chinese Fishing Nets 🙂🙂. Comme tout le monde, on achète le poisson directement sur la jetée et la G.H se propose de nous le préparer pour le repas de midi : le dernier. Dernière balade dans le quartier et taxi pour l’aéroport vers 16h (vu les problèmes de Bombay 🏴‍☠️🏴‍☠️ le proprio nous conseille de partir un peu plus tôt surtout qu’on repasse à Ernakulam récupérer les habits commandés la veille chez un tailleur de MG Road. Il nous faut plus de 2 h et deux contrôles de police pour rejoindre l’aéroport avec des militaire à tous les coins du terminal : contrôle et re-contrôles avant d’embarquer pour Bengalore à 20h30 avec la Kingfisher. (98 euros le vol acheté à une agence indienne - même prix sur le net !)

Après une heure de vol, on retrouve l’aéroport de Bengalore pour une connexion sans problème pour Bruxelles (décollage 01h15). La pluie et 4°C nous accueillent à 7h d’un matin gris et hivernal 😕😕. Un dernier saut de puce à 9h30 pour arriver à Marseille vers 11h. Le soleil est là c’est déjà ça, 10° C et y a pas de Mistral …mais le Kerala est déjà loin 😕😕!

2. BUDGET:

On avait emporté des euros et des travellers : aucun problème pour changer ces derniers sans commission mais au début du voyage on a changé à 66 Rps à l’aéroport à Bengalore pour finir à 59 Rps par endroit !!

Détail de nos frais pour 2 :

- 23870 Rps (385 € pour l’hébergement dont 7440 Rps (120 € en pension complète à l’association (30 € par jour) 9102 Rps (146 €) pour les repas aux restaurants et les petit-dej non compris.

- 1158 Rps + 510 Rps (27€)pour les boissons et les petits en-cas (eau de 12 à 18 Rps environ …)

- 490 Rps (8 €) pour les entrées dont 125 Rps pour permis photos8.

- 4040 Rps (65€) pour les déplacements (rickshaw et taxix)

- 24180 Rps(390€)pour la location du véhicule et les services du chauffeur pendant 13 jours, c.a.d 30 € par jour.

Sur place 63350 Rps au total soit 1020 euros pour deux. On a payé 609 euros le vol international et le vol intérieur nous a coûté 6000 Rps (98 €).

Au total par personne :

608 euros sans le vol pour 23 jours et 1217 euros tout compris (je ne compte jamais les dépenses personnelles : pour info, les vêtements à réaliser sur place de 250 à 400 Rps suivant l’endroit).

3. TRANSPORTS :

a) Vols

Billets Marseille/Bruxelles/Bengalore achetés sur le net courant septembre Prix : 609 euros A/R sur Jet Airways. Vol intérieur Kochi/Bengalore à 98 euros sur Kingfisher.

b) Véhicule

Loué avec chauffeur pour 13 jours. Un plus évident: efficace et prudent, disponible et le sourire du début à la fin. Il est entrain de monter sa propre « agence ». Pour les gens que ça intéresse, je vous mettrai en contact avec lui par mail privé 😉.

c) Axes routiers

Route dans l’ensemble convenable : qq km difficiles entre Mysore et Madumalai sinon RAS.

4. HEBERGEMENT:

(les prix sont indiqués sur la base d’une chambre double en comptant les 10% de taxes). - Vishnu Regency Belur 600Rps On est arrivé à 5h du mat ! Les chambres pas terribles mais pas trop le choix dans ce village du Karnataka. A 2 pas du temple seul avantage !

- Park Lane Mysore 1000Rps Bel hôtel tout neuf. Excellent rapport qualité prix avec clim et tout le confort.🙂🙂

- Secret Ivory Lodge 1400Rps avec PdJ Cadre superbe et petite unité (2x 4 chambres dans 2 bâtiments) – Au grand calme. Out of India ! 🙂🙂🙂

- Gem’s Hotel Mettupalayam 660Rps Trouvé par notre chauffeur. Grande chambre sans charme. Propre sans plus. Repas au resto de l’hôtel : pas de souvenir impérissable ?

- Gajaprya Hotel Trichy 2single x 450 Rps Seule ville du parcours où il nous faut faire 3 hôtels avant de trouver une chambre libre … ou plutôt 2 singles pourries et face à la gare routière : bonjour le bruit ! 😠😠

- Gnamgnam Hotel Tanjore 1700 Rps Bel hôtel, le meilleur de la ville sans doute. Bien situé en plein centre, seul point délicat les draps limite !

- Supreme Hotel Madurai 1630 Rps La cata du voyage : chambre très ordinaire, bruyante au 5ème sur les conseils du Routard ! Clim frigorifiante inarrêtable, générateur et discothèque pour le bruit, les pub géantes de l’autre hôtel en face pour l’éclairage intermittent dans la chambre, et pour finir l’intervention du personnel pour réparation éventuelle de la clim ...à 5 heurs du mat ! …et la ville et son concert de klaxon dès 6h ! En prime l’hôtel le plus cher du parcours : Fuyez cet hôtel ! 😠😠😠

- El Paradiso (ref GdR) Kumily-Peryar 950Rps avec PdJ Très bon endroit. Bon accueil et cuisine au top. Chambre nickel avec terrasse sur la campagne. Top ! 🙂🙂

- Gowry G.H (ref Gdr) Allepey 750 Rps On y est resté qu’une nuit de passage. Bungalow au calme en ville néanmoins (500m du canal). Rien à redire si ce n’est de ne pas être pressé : si vous avez faim, commandez 2h avant ! 🙂

- Swagatam Guest House 15 euros/personne en PC Une immersion dans la campagne indienne, en plein backwaters et dépaysement assuré : cabane sur pilotis au fond du jardin, ouverte aux quatre vents avec lit sur le plancher avec moustiquaire et SdB avec vue sur les étoiles ! Ambiance qui nous rappelle un peu les petits lodges de Namibie : chouette ! 🙂🙂 !
http://www.swagatam.org/ .

- Palmy Lake Allepey 750 Rps J’en ai déjà parlé plus haut : le coup de coeur du voyage. Proprio sympa, accueil super chalereux, au calme.Bungalow en pleine verdure, très propre. Vraiment très bien. 🙂🙂🙂

- Fisherman Village Resort Mariri Beach 2000 Rps Cadre idyllique mais un peu cher pour le coin. Bungalow à 3500 Rps négociée à 2000 Rps. Très propre avec fan et sdb nickel. Tout en chaume. Resto ordinaire et cher. Plage et cocotiers à 10m.😎😎

- Casa Linda Kochi 780 Rps Recommandé par notre chauffeur, guesthouse impeccable, bien situé à 150m des Chinese Nets. Grande chambre au calme et propre.🙂 .Rien à dire

5. REPAS ET RESTAURANTS :

Bon je crois en avoir déjà dit pas mal plus haut dans le détail de notre périple…

6. DIVERS : L’itinéraire Périple un peu en zigzag mais on ne voulait pas manquer le palais illuminé seulement le dimanche à Mysore. On voulait aussi finir par le Kérala et éviter Chennai et la mousson. Vues les infos locales et ce qu’il est tombé 🏴‍☠️🏴‍☠️ sur le Tamil Nadu pendant notre périple, on a bien fait.

Le climat

Sur 21 jours, pas mal de pluie en effet mais sans trop de gêne toutefois ! Seule une journée presque complète de nuages à Peryar nous a empêché de faire ce qui était prévu. De 25° à 31°, avec des nuits relativement fraîches en altitude. Par contre beaucoup d’humidité (85%) au Kerala.

Les guides

On avait emporté le Routard et le LP comme d’hab ! Prix et infos dans l’ensemble d’actualité …

En conclusion … l’inde comme à son habitude, ne laisse pas indifférent. On passe de moments d’exaltation forts à d’autres plus terre à terre en se demandant ce qu’on fait là au milieu de tant de misère .Un voyage plein d’émotions ! 😉😉
Survol du Grand Canyon en avion et louer des vélos à San Francisco? English translation pending
by Happycécilou · 2009-01-08 · 23 replies
bonsoir, je souhaite avoir votre avis sur des activités que je souhaite mettre en place. à grand canyon, je pense réserver un tour en avion de 50 MN avec grand canyon airplane tours, c'est le circuit discovery. c'est moitié moins cher que l'hélico. quelqu'un a t'il expérimenté ? également, je souhaite louer des vélos à san francisco pour traverser le golden gate et revenir en ferry. Mes 3 ados sont habitués puisque nous habitons en montagne. je souhaite savoir si ce n'est pas trop dangereux avec le trafic. faites moi part de votre expérience. merci 😊
Avis sur itinéraire sur la côte ouest des Etats-Unis English translation pending
by Catcaro · 2009-01-08 · 8 replies
Bonjour à tous, J'ai lu different messages, et aurai voulu à mon tour vos avis/suggestions/commentaires sur le voyage que j'essaye d'organiser. Je souhaite partir avec mon copain entre 15 et 18 jours aux USA - nous voulons allier la cote, avec la mer, et les parcs, et en peu de jours j'ai du zappé certaines choses comme yosemite .... Nous sommes pas specialement ni musée, ni walt disney, tout du moins nous n'irons pas dans cette perspective. Perso, je connais SF assez bien et ai de la famille la bas qui nous logerons. A priori cela serait plutot pour un depart debut septembre, est ce une bonne periode? pour l'instant je n'ai fait qu'un devis aupres d'Aventuria, connaissez vous cette agence? est ceun bon rapport qualité prix etc?

J1 Arrivée SF, nuit a SF J2, SF, nuit a SF J3 SF, Nuit a SF J4 depart pour Carmel, via MOnterey, Nuit a Carmel J5 Route vers Sans luis Obispo, avec nuit a San lui obispo J6 Route vers Santa Barbara avec nuit sur le cote entre santa barbara et LA J7 Route vers LA, nuit a LA J8 LA, nuit a LA J9 Vol pour Las Vegas, et nuit sur Las Vegas J10 Route vers Bryce canyon, en passant par Zion. Arrivée a Brye en fin de journée, pour le coucher de soleil, nuit a Bryce J11 Route vers Mexican Hat. Matinée sur bryce, Contourner Glen Canyon, traversée le parc national de Capitol Reed, Continuation vers Monument Valley. Nuit je ne sais pas ou mais vers Mexican Hat/Monument valley J12 Mexican Hat, Mon, ument Valley, Lake Powel avec nuit sur place mais je ne sais pas trop ou ... J13 on reste sur le meme endroit, en se balladant, avec le meme hotel que la nuit de J12 J14 Route vers le Grand Canyon, pour deux jours. nuit au grand canyon J15 Grand Canyon, Nuit au grand canyon J16 Route vers LV, nuit a LV J17 Avion vers paris depuis LV

Merci pour vos retours, et peut etre quelques idées de choses/activités/vues a ne vraiement pas louper! 😉 Une fan des USA, qui va réaliser son REVE😇
Miss Bigoodi et son chauffeur… Pérégrination en Inde du Sud fin 2008 English translation pending
by Bigoodi · 2009-01-03 · 21 replies
Me voilà de retour des Indes… et voici mon carnet de voyage de Bombay à Madras en voiture de fin octobre à début décembre 2008.

PREPARATION :

-Les Mercis : merci à Fanzi qui a d’ailleurs un blog très instructif pour préparer son voyage :
http://jacquinfr3.free.fr/, Stalingrad, Lulu1, Ragamuffin, Thomaxlou, mile, gilloug, nalesnik, kerala, jeromeglo, migu, elconcombre, breiz29, lana29, Djoh, jreverter, goan, lolotravel, gandiji, khema, nosynatto, souriretjrs, marcomarco, mekong, shaktishakti, michelji, danielvl, cricagri, … et tous ceux que j’oublie sans doute !!!

-Guides : Lonely planet inde du sud-2008, Rough guide (+ site très bien fait en anglais : http://www.roughguides.com/website/shop/products/India.aspx ), guide du routard inde du sud (peu utilisé).

-L’office du tourisme indien à Paris m’a aussi adressé gentiment et gratuitement plusieurs brochures sur les états que je souhaitais visiter http://www.incredibleindia.org/...page.asp?pageid=1109

-Livres que j’ai aimés en préparant et pendant ce voyage : Planet india – Mira kamdar (document qui traite des différents aspects et enjeux du pays), Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh (roman), Le dieu des petits riens, Arundhati Roy (roman du coté des backwaters), Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikras Swarup (Roman +++), Dans la peau d'un intouchable de Marc Boulet (document, très agréable à lire, et sans doute l’un des meilleurs ouvrages que j’ai lu confrontant notre façon de voir le monde avec celle des indiens de basse caste, ou même plus généralement «riches/pauvres» +++), Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra (roman top +++ : si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-ci ! Superbe roman qui nous fait découvrir et comprendre un peu mieux la société indienne au travers des aventures des 2 personnages principaux : un flic et un voyou, et de la multitude de rencontres qu'il font au cours des 1000 pages. Ne prenez pas peur ! ça se lit tout seul et pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous verrez que "ça fait echo"...) Ceux que j’ai envie de lire : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry, Fous de l'Inde de Régis Airault, Shantaram, de Gregory David Roberts, l'interprète des maladies de Jhumpa Lahiri, Bombay maximum city de Suketu Mehta , Indes de Jean Clausel…

-Films : Coup de foudre à Bollywood, Holy smoke, des trains pas comme les autres…

-Sites internet : de magnifiques photos sur celui-ci notamment : http://www.henry-fuchs.net/serie_detail.php?type=serie&serie=India Blogs que j’ai bien aimés : J’ai adoré lire le blog de Nicolas, français expatrié nous relatant sur plus d’un an sa vie à Bombay : humour garanti ! http://namaskar.canalblog.com/ +++ http://shanti2008.blogspot.com/2008_01_01_archive.html http://djoh.net/blog/?inde-voyage http://www.mapmyindia.com/ genre de mappy indien très pratique pour calculer les distances et temps de trajet entre 2 villes.

-Billet d’avion : Lyon-bombay / Chennai-Lyon pris 5 mois a l’avance sur voyage sncf : 632 € TTC par personne. (Jet airways). C’est le seul site que j’ai trouvé à ce moment là qui donnait des résultats faciles sur un voyage avec un retour d’une autre ville. Et en plus moins cher que les autres sites consultés pour un Lyon-bombay-Lyon aux mêmes dates…

-Visa : 50 euros + 12 de frais VFS + 21 pour le chronopost (à Lyon) = 83 euros la bête ! Dossier déposé à Lyon sur rdv, visas retournés par chronopost avec les passeports 8 jours plus tard. Site : http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx

-Etat d’esprit avant le départ et choix du mode de voyage : C’est mon premier voyage en Inde, je connais déjà plusieurs pays d’Asie du Sud-est que j’aime bien, et la Chine que je n’ai pas du tout aimée en individuel il y a 10 ans (pb de communication, pollution etc…). Après cette expérience en Chine et avec tout ce qu’on lit et ce qu’on entend sur l’Inde, je m’étais un peu gardé la destination pour plus tard… Puis plus tard est arrivé et je me suis dit que si j’attendais trop je n’irais plus et que ce serait quand même dommage de ne pas me faire une idée par moi même… Bref, je ne partais pas super emballée à priori, et j’ai choisi le Sud, à priori plus « soft » pour commencer. J’ai aussi opté pour la formule voiture avec chauffeur pour gagner de la liberté, de la flexibilité, et du confort pour un budget somme toute assez modique sachant qu’habituellement, nous louons souvent des voitures sans chauffeur pour le même prix dans d’autres pays. Et nous voyageons à deux, en amoureux…

-Location de voiture : Après plusieurs demande de devis sur le net, j’ai opté pour Mani : spmani6500@yahoo.co.in -site web : www.travelsouthindia.co.in C’est une petite société, mais très pro : rapide dans ses réponses à mes mails avant le départ, plusieurs coup de fils tout au long du voyage pour s’assurer que tout allait bien. J’ai dû virer 300€ d’avance pour payer l’acheminement de la voiture jusqu’à Bombay, mais le chauffeur Manohar Sundram, était à l’heure le jour J (et même arrivé la veille), il parlait très correctement l’anglais, nous a montré toutes sortes de choses que nous n’aurions jamais vues par nous-mêmes et a franchement fait plus que simple chauffeur… Je vous le recommande chaudement !!! Pour 39 jours de location en ambassador avec A/C, j’ai négocié le prix à 30€ par jour tout compris (parking, essence, péages…) sauf le pourboire payé en sus à la fin du voyage. Petite recommandation : pour ceux qui optent pour ce type de formule, avant de confirmer votre accord aux uns ou aux autres, faites 1 ou 2 allers-retours de mails (la 2e ou 3e cotation est toujours meilleure que la 1ere) et précisez bien ce que vous voulez, et surtout insistez pour avoir un chauffeur qui parle anglais. Parmi les derniers bien placés, il y avait Bas-Das (ras), et Moksha tours : très agressif à l’encontre de Mani quand ils ont su qu’ils n’étaient pas retenus, je n’ai pas du tout aimé leur façon de faire et de dénigrer. Ca vaut le coup de prendre la clim, et l’Ambassador va très bien jusqu’à deux adultes + un enfant avec le chauffeur, au-delà, optez plutôt pour une voiture de catégorie supérieure.

-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que les trois 1eres nuits à Bombay. Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double et la plupart du temps âprement négociés ! Nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe !

-Argent : D’habitude, nous partons seulement avec 20 euros et 2 cartes bancaires en poche en payant le maximum par carte et en retirant aux distributeurs pour les petits achats. Cette fois, nous avons opté pour le cash (moitié euros, moitié travellers en euros), même en comptant les commissions, le change est légèrement plus avantageux en paiement par carte pour les 2 fois où j’ai comparé, mais peu de commerces prennent les cartes en Inde… Entre euros et travellers c’est à peu près les mêmes cours (sur Bombay, les TC sont mieux cotés), donc ne vous privez pas de la sécurité des travellers à mon avis. Enfin, entre les cours du jours sur www.xe.com et les changeurs, il y a à peu près 1 à 2 roupies de marge (la marge est plus forte et on perd plus de temps dans les banques que dans les boutiques en général). Je donne les prix en roupies (INR) ci-dessous, pour 2 personnes, c’est simple à calculer : 100 INR = 10 FRF (franc français) à peu près… Autre site sympa pour connaître les cours et historiques des devises même « exotiques » avant de partir en voyage : http://fxtop.com/fr/historates.php3

ET MAINTENANT… TIN TIN TIN…LE DETAIL DU VOYAGE !!!

Vendredi 24/10/08 Nous voila partis de bonne heure et de bonne humeur de Lyon St Exupery pour Bruxelles (même pas un coup à boire gratuit sur brussels airlines), 3H30 d’attente, il ne pleut pas, donc assez de temps pour un petit tour rapide en train dans le centre (environ 20mn l’aller à 6€ l’aller retour par pers.) Puis Vol Jet airways de Bruxelles a Bombay impeccable : ponctuels, service soigné, petits écrans individuels, nourriture très correcte et un petit peu plus de place que sur bien des compagnies européennes, pourtant l’avion était quasiment plein. Jusqu’à présent on va dire qu’ils sont ma compagnie préférée en classe éco avec Emirates. Nous arrivons vers minuit, je change 20 euros à l’aéroport pour payer le taxi, nous prenons un prepaid à 500 INR (contrairement à ce que j’avais lu sur VF je n’ai trouvé qu’un seul guichet juste avant la porte de sortie…). Il nous amène à bon port à Colaba, à l’hôtel Ascot que j’avais booké sur internet : 6050 Inr la nuit pour 3 nuits avec petit dej. Ouf, ils nous ont bien gardé la chambre (j’avais quelques doutes après avoir vu certaines déconvenues de voyageurs à ce sujet). C’est cher mais Bombay est une ville chère, et j’avais envie d’être bien en arrivant en pleine nuit + je voulais aussi un hôtel sympa où me reposer au cas où la ville ne m’aurait pas plu les 1ers jours. Je pense que je repasserai chez eux une autre fois, c’est très correct (pas parfait mais très correct pour l’Inde) et bien situé http://www.ascothotel.com/

Samedi 25/10 Mumbai : petite grasse matinée et c’est parti pour un 1er aperçu et une visite à pied de Colaba (l’hôtel Taj, la porte de l’Inde), et du quartier du fort (Gare victoria CST). 1ère surprise, je m’attendais à la foule et à être harcelée de vendeurs et quémandeurs de tous poils… Que nennni ! C’est calme… Sans doute l’effet Diwali (nous tombons en plein pendant les festivités), mais en fait, même par la suite, je n’aurai jamais l’impression d’être étouffée par la foule, et il y aura bien quelques vendeurs un peu collants sur certains sites touristiques mais ce n’est ni Marrakech, ni le Sénégal pour ceux qui connaissent… L’ambiance de la ville me plait bien. Le seul truc : il faut parfois ruser un peu pour traverser les carrefours, et comme le dit l’excellentissime Nicolas http://namaskar.canalblog.com/ il y a 2 sortes de piétons en Inde : les très rapides et les tout plats !!! Repas du soir au Delhi Darbar sur Colaba causeway (2 bons repas pour 561 INR). Nous sommes vannés, dodo très tôt, du coup nous ne ferons qu’entendre le feu d’artifice tiré depuis la Gateway of India (trop tard pour se rhabiller et sortir, tan pis !).

26/10 Mumbai . Nous prenons le taxi traditionnel jaune et noir pour aller à la Mosquée Haji Ali plus au nord. Le chauffeur met son compteur, mais quand nous arrivons, il veut nous faire croire que la course fait 150 inr (nous nous étions renseigné à l’hôtel qui nous avait indiqué 50 INR à peu près)… Ca nous apprendra à ne pas parler prix à l’avance, 2 jeunes viennent à notre rescousse et font une drôle de tête en apprenant ce que ce bachi bouzouk nous demande… nous nous en tirons finalement à 70 INR. Bon en tous cas, on a du bol, c’est marée basse, on peut donc traverser la jetée à pied jusqu’à la mosquée, c’est sympa à part cet énergumène qui ne trouve rien de mieux que de mettre son bras (exprès bien sûr) devant mon objectif au moment où je fait une belle photo… argentique (eh oui… je sais !!!). Bref on ne m’y reprendra plus, maintenant, je les surveille du coin de l’œil avant de déclencher, ces sacrés filous moustachus qui veulent absolument être photographiés ! Il faut dire que d’habitude, on attend qu’il n’y ait personne pour photographier, alors qu’ici, on prend plaisir à attendre un joli sari, ou un groupe de fillettes en uniforme… mais pas les bras de vilains moustachus bedonnant, ça non !!! Retour de l’autre coté de la jetée, les détritus, mendiants, enfants en loques et éclopés ne manquent pas sur le chemin, le ton est donné… Eh, on la lui fait pas 2 fois à Bigoodi… Nouveau taxi pour aller à Banganga tank, voilà ma nouvelle tactique qui marche à peu près : je prend une file de taxi et demande au 1er son prix, inévitablement il le double, je pars avec de grands airs offusqués, inévitablement, le 2e de la file me alpague et me donne un prix a peu près correct après discussion…(50 inr cette fois ci)😛. Les alentours du tank sont très calmes, on dirait un peu un village en plein cœur de la ville, nous remontons a pied dans le quartier de malabar hill, vers le temple jain, puis le jardin suspendu, et nous redescendons sur chowpatty beach. Nous finiront l’après midi au fort et à Colaba, dans des rues que nous n’avions pas vues la veille et dînerons au Leopold café 600 inr pour 2, un peu cher pour ce qu’on a mangé (eh oui, on aura vu tous les sites visés par les attentats un mois plus tard…).

Lundi 27/10– Pandu lena, trimbak, - Nasik (160 km-4h) Nous nous levons de bonne heure pour être prêts à partir vers 7h30 et éviter les embouteillages sur les conseils de Mani. C’est la 1ère fois que nous prenons une voiture avec chauffeur et j’appréhende un peu… Sera-t-il là ? Ai-je viré 300 euros pour rien ? Pourrons-nous nous comprendre et allons nous bien nous entendre ??? (39 jours, ça risque d’être long sinon…). Mais voilà notre Manohar, 58 ans, tout de blanc vêtu et tout sourire sous ses belles baccantes –évidemment- et pile à l’heure (il était là depuis hier soir en fait, mais l’hôtel a oublié de le prévenir quand nous sommes rentrés). Nos 2 gros sacs plus le sien tiennent pile dans le coffre de l’ambassador, Franck, mon homme, monte devant à coté de lui, et moi derrière avec nos petits sacs d’appoint et c’est parti mon kiki !!!! Super Manohar devant « notre » ambassador

Initialement, je souhaitais passer par les Kanheri caves dans le parc Sanjay ghandi mais c’est fermé le lundi. Nous prenons donc directement la route pour Nasik. Aucun problème pour sortir de Bombay est ce l’heure ou l’effet diwali ?… je ne saurai jamais. Nous nous arrêtons dans une gargote en route pour un petit en-cas et un très bon tchai. Manohar est aux petits soins pour nous, il nous fera goûter tout un tas de bonnes choses au cours du voyage, nous demande à chaque fois des couverts, et vérifie la –relative- propreté des lieux… (chochottes s’abstenir… Je le serai moi-même beaucoup moins en fin de voyage…mais on en reparlera…). Pas beaucoup de panneaux… Manohar qui connaît mieux le sud, demande son chemin à un flic qui lui taxe 50 roupies, on est tout de suite prévenus… Nous arrivons environ 4h plus tard aux portes de Nasik et visitons les grottes de Pandu lena (200 rs pour 2), sympa, il n’y a pas trop de monde et ce sont les 1eres. Nous rencontrons un jeune couple de touristes indiens de Pune qui, non, ne veulent rien nous vendre ni nous demander quelque chose, mais juste taper la converse (au début, on se méfie un peu quand même). Il est encore tôt, et Manohar nous propose de nous emmener à Trimbak, où je pensais aller le lendemain, c’est parfait ! C’est à voir, nous apercevons déjà notre 1er mort en train de se faire transporter vers la crémation, beaucoup de monde, de sourires, de vaches, dans les petites rues colorées du marché ; en comparaison, les environs ombragés du bassin sont très calmes. Très peu de touristes (blancs en tous cas)… Bref, on est tout de suite plongés dans le bain et on se sent bien. Retour à la voiture et à son air conditionné – ouf – et 33km dans l’autre sens pour trouver un hôtel à Nasik. J’avais repéré l’hôtel Panchavati sur un guide, le problème c’est que c’est toujours diwali, et panchavati, c’est aussi le nom d’un temple ; du coup nous nous retrouvons, avec notre voiture littéralement noyée dans la foule des pèlerins qui veut accéder au temple… Je m’étais demandé avant de partir si finalement nous n’allions pas conduire nous-mêmes, car après tout nous avons déjà conduit au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Afrique australe… Eh bien pour ceux qui auraient les mêmes doutes, n’en ayez plus ! Je me demande encore comment nous n’avons pas écrasé plusieurs orteils hindous ce jour là et comment nous sommes finalement sortis de cette foule, nous, aussi détendus qu’une molaire non anesthésiée attendant la roulette, et Manohar, d’un flegme et d’une patience redoutable… Bref, autant vous dire que nous n’avons pas été trop regardants sur l’hôtel, bien moyen à 2030 inr inclus le dortoir de Manohar. On aurait dû négocier un peu plus mais c’est le début et c’est diwali… Ce sera sac à viande ce soir, et je ne vous parle pas de nos têtes la première fois que nous nous asseyons sur le lit…Comment dire ? Nos postérieurs sont habitués à plus de moelleux… 🤪 Le jour est encore là, nous descendons parmi la foule jusqu’au Ramkund (bassin), c’est beau avec la lumière dorée de cette fin de journée, tous les pèlerins et les saris multicolores, et la foule dans les rues n’est ni agressive ni insistante du tout envers nous, contrairement à ce que certaines lectures m’avaient fait redouté, pourtant nous sommes les seuls blancs ici…

Mar 28/10 Nasik- Ajanta- Aurangabad Je pensais rester 2 jours à Nasik pour visiter Trimbak et pour ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture… Mais voilà, nous avons vu Trimbak hier, et donc Super Manohar nous propose de nous emmener aujourd’hui à Ajanta. Nous voyons notre 1er éléphant sur la route et Manohar nous fait visiter une briqueterie : 150 inr par jour pour mouler des briques en plein soleil à longueur d’année… C’est là qu’on se rend compte de notre chance d’être nés français ! Nous voilà à Ajanta en début d’après midi, entrée + bus pour se rendre sur le site 530 inr pour 2. Et c’est parti pour la série de grottes, magnifique il faut bien le dire. Le site est relativement étendu, mais un petit conseil : mettez des chaussures qui s’enlèvent facilement et pas des chaussures de marche à lacets comme moi, car il faut les enlever avant d’entrer dans la plupart des grottes - ce qui n’est pas le cas à Ellora. La visite nous prend un bon moment et nous retrouvons le parking vers 17h30. Il y a bien encore 2 bonnes heures de route jusqu’à Aurangaband, et là c’est l’enfer : la nuit tombe rapidement et on ne compte pas le nombre d’accidents que l’on a vus ce soir là… C’est sûr, on ne nous y reprendra plus à rouler après le coucher du soleil🏴‍☠️. Nous arrivons donc tard a Aurangabad : 1er hotel est correct sans plus mais à plus de 3000 Inr, le 2e est bon marché mais franchement miteux, la chambre du 3e sent le renfermé à plein nez, on en a tous marre et on opte finalement pour le classic hotel recommandé par le LP négocié à 1820 inr avec petit dej. Re sac à viande, moustiques en pagaille en prime et bruit infernal de la rue… Je ne parle même pas de Manohar qui dort dans sa voiture en nous faisant croire qu’il allait voir un copain (on lui proposera plus tard à maintes reprises de lui payer une chambre ou un dortoir mais il refusera toujours…). A noter, nous avons quand même droit à un beau feu d’artifice « Diwali » depuis notre « terrasse ». Par contre nous mangerons très bien au Tandoor restaurant juste en face (650 inr pour 2)

Mer 29/10 Ellora – Aurangabad Vue la dernière nuit et le petit déj (vaisselle et salle de resto dégueulasses il n’y a pas d’autre mot, nous ne prendrons qu’une banane…), nous partons sans regret de cet hotel et en trouvons un autre, correct, vers la nouvelle gare routière, hôtel Manmandir à 1570 inr. Aujourd’hui, destination Ellora (500 inr pour 2). C’est encore plus chouette que Ajanta, les 3 séries de grottes sont très différentes, le grand temple sculpté du centre est bien sûr un must, pensez à en faire le tour par le petit chemin au dessus. N’oubliez pas non plus de faire un saut de tuk tuk jusqu’au grottes Jain, finement sculptée : tuk tuk 80 inr « official fare » aller retour, et pour ce prix sueurs froides garanties lors du croisement avec les gros bus qui arrivent en face sans ralentir (mais quand même au moins à 2 bons millimètres du tuk tuk !). Retour à aurangabad l’après midi, visite du fort sur le chemin (200inr pour 2), du « mini taj mahal » Bibi-ka-Maqbara (200inr), et du bassin avec son moulin à eau « panchakki » (40 inr), sympa si vous avez le temps. Petit tour en ville à pied en fin d’après midi.

Jeu 30/10 Aurangabad - Pune Départ pour Pune. On arrive en début d’après midi et on trouve l’hôtel Samrat +++ que je recommande vivement : 3200 INR avec pdj très bon rapport qualité prix et personnel sympathique. Mais nous avons eu de la chance de tomber pendant les vacances de Diwali, sinon d’habitude il est très souvent plein (clientèle d’affaires) à réservation conseillée quelques jours à l’avance ! Malgré la circulation, la ville est très agréable avec ses grands arbres, nous visitons le jardin botanique : intéressant plus pour voir les familles qui s’y promènent que pour le jardin lui-même, le temple avec son grand banian et ses petites grottes à coté, et le musée Kelkar (415 inr pour 3…2 + un indien pas cher !) accompagnés de Manohar qui nous fait une visite guidée pour certains objets (couteaux à noix de betel), divers objets à usage agricole, coffres pour la dot etc… En fin de journée nous allons diner au Sizzler’s : sympa 800 inr les 2 repas.

31/10 Pune – Mahabaleshwar - Ratnagiri Il y a toujours au moins une journée « sans » dans chaque voyage… eh bien, la voici ! La route est longue, nous partons de bonne heure et nous arrêtons à Wai, et vlan, nous crevons (bizarrement, ce sera la seule crevaison du voyage), j’en profite pour faire quelques photos aux environs du temple et du pont, c’est Manohar qui a toute la peine pour changer la roue en plein cagnard… Nous allons ensuite à la station service d’à coté pour faire réparer la roue car la route est encore longue et tortueuse jusqu’à Mahabaleshwar. Nous arrivons en début d’après midi mais c’est encore Diwali et vendredi… Et c’est à croire que le tout Bombay s’est donné rendez-vous ici… Les hôtels sont pleins, l’accueil déplorable, les routes bondées, si bien que nous n’irons même pas jusqu’au point de vue principal (Manohar a de mauvais souvenirs ici en tant que chauffeur de bus : resté coincé 6H il y a quelques années). Résultat, on se sauve ! Nous redescendons dans la vallée, faisons un petit stop casse croute et surtout pose pour Manohar qui doit en avoir plein les biscotos après tous ces virages. Et nous voilà repartis vers la suite… J’avais prévu Ganpatipule comme étape suivante mais l’heure tourne et il devient évident que nous n’y arriverons pas aujourd’hui… Et c’est 17h30, le jour ne va pas tarder à tomber et malgré l’insistance de Manohar pour continuer un peu, nous ne voulons pas renouveler l’expérience de la conduite de nuit, d’autant que depuis ces 1ers jours, on ne compte plus le nombre d’accidents et de camions renversés au bord des routes… Bref, on arrive dans une ville qui s’avèrera faire partie du comté de Ratnagiri, on voit un hôtel et on s’y pose. Bruyant et franchement pas génial, des chiottes à la turque surélevées comiques et bien sûr, classe « sac à viande ». Sauf à vous retrouver par là un jour de Diwali je ne voit pas ce que vous pourriez venir faire ici, rien à voir à part nous pour les locaux qui doivent bien se demander ce qu’on fait là mais qui font semblant de ne pas nous dévisager dès qu’on tourne la tête de leur coté, c’est assez comique ! Allez, un petit fried rice, au lit, et vivement demain 🙁!

01/11 Ratnagiri- Goa Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. On rate la route de Ganpatipule, tan pis, ce sera pour un autre voyage ! Nous filons directement sur Goa. Passage obligé par le « poste frontière » entre le Maharashtra et l’état de Goa. Pendant que Manohar va payer la taxe, 2 policiers se mettent chacun à une portière de l’ambassador et nous demandent ce qu’on vient faire, notre métier… et bien sûr, si on a pas des pièces en euros. Nan ! On leur en donnera pas, bienvenue à Goa !!! Nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil aux plages du nord (arambol un peu trop baba cool, mandrem un peu trop perdu) et finalement qui l’eut cru, nous nous arrêtons à Vagator. Je recherchais plutôt de la tranquillité mais contrairement à ce que j’avais lu je l’ai trouvée ici ! Certes, la plage est animée, mais elle est belle et c’est sympa : nous trouvons un charmant petit hôtel d’excellent rapport qualité prix dans le village sur les hauteurs : le Leoney resort +++, jolies chambres ultra clean qui entourent une belles piscine pour 1900 inr sans pdj, on y restera 2 nuits et cela reste un de nos bon souvenirs d’hôtel pendant ce voyage. www.leoneyresort.com Restos : Ne ratez pas non plus le Mango Tree +++(à 10 mn à pied en repartant vers le nord, on y mange très bien pour moins de 400 inr à 2), par contre vous pouvez oublier le Sunita : ambiance baba cool mais plats décevants.

02/11 Goa Visite de panjim et velha goa aujourd’hui. Sympa, balade à pied jusqu’au temple d’anuman

03/11 Goa Sud Nous allons voir anjuna (l’ambiance et les petits commerces en bord de route nous plaisent bien), Colva (bof), benaulim (sympa), agonda (tip top, nous aurions dû dormir là : ni trop calme, ni trop animé et belle plage). Nous visitons aussi le marché de Margao (à voir). Finalement, en fin de journée, nous nous retrouvons à Patnem : les 2 hôtels que j’avais repéré sont complets, nous finissons donc à Home, conseillé par le LP et le rough guide… Ca a du changer de proprio depuis, seul l’accès direct à la plage est sympa, l’accueil aussi mais les chambres sont franchement médiocres, et le rapport qualité prix très mauvais (800 inr), nous aurions du retourner sur Palolem un peu plus au nord, tan pis !

04/11 south goa – Gokarna Il n’y a pas de locaux pour les chauffeurs à Home, Manohar a donc dormi ailleurs et vient prendre sa douche –froide- dans notre chambre. Avant de reprendre la route nous lui montrons la plage devant l’hôtel, et là, maintenant, nous en sommes sûrs, Manohar y voit bien … en tous cas de loin ! Nous avions un léger doute sur ce point car il demandait sa route après être passé à coté de panneaux indicateurs … En fait, plus tard, il nous expliquera qu’il parle anglais (et beaucoup d’autres langages locaux ce qui est bien pratique pour demander notre chemin), mais qu’il ne lit que le Tamoul. Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce qu’il est encore assez tôt -8h00 peut être- et qu’une jolie cliente blonde sort de l’eau en monokini, pile au moment où je montre la plage à Manohar… et voilà à peu près le résultat … Ouh-ouhhhhhhh Manooohaaar, il faut y aller……. (heureusement, la blonde s’est rhabillée assez rapidement). Nous voilà donc repartis, après avoir visité Palolem (sympa), nous arrivons à Gokarna en tout début d’après midi. Nous visitons les bungalows « namaste » sur Om beach (500 inr rapport qualité prix correct) et visitons pour le fun le Swaswara… (hors de prix et réservé principalement aux tour operators à 1800$ la semaine), mais finalement nous restons au Om beach resort +++ accueil charmant et très jolies chambres donnant sur un beau jardin (2250 inr). www.ombeachresort.com Le resto est très bon aussi (400 inr) et la vue au coucher du soleil est splendide : une bonne adresse ! Nous nous promenons dans la ville dont l’ambiance nous a bien plu : pas trop de circulation, ni trop grand ni trop petit, beaucoup de petits commerces, des gens sympas -comme partout-, un grand bassin, des rizières aux alentours, des temples (interdits aux non hindous) à à mettre sur vos itinéraires si vous avez le temps ! Nous allons nous baigner à kudle beach (il semble y avoir 2 hôtels sympas pour ceux qui recherchent le calme) mais l’accès en voiture à l’air assez problématique. Nous sommes descendus à pied pour notre part (depuis le bout de la route 5 mn pour descendre et disons 8 pour remonter !)… Et nous essayons de suivre les premiers résultats des élections américaines entre le cable qui saute et les coupures de courant… Je pense que ça rappellera des souvenirs à quelques uns parmi vous…

05/11 Gokarna - Badami La route est longue, nous partons donc vers 7h30, nous croisons 2 vaches roses (si, si, et on a rien fumé à Goa) et nous arrivons au Badami court hotel vers 14h30. Bon hôtel, rien à dire à part que la piscine ne semble pas très propre. (2500 INR). Nous visitons les grottes (204 inr) : elles ne valent pas Ellora évidemment, mais c’est sympa aussi, et la vue sur la ville et le bassin est jolie. Nous traversons ensuite à pied par les ruelles du village pour rejoindre le musée et le temple de l’autre coté du bassin : gamins souriants qui font « hello ! », cochons, ordures, égouts, tout y est !. La balade est à faire. On revient à pied à l’hôtel car on pensait que c’était un peu plus près… Il fait chaud malgré les grands arbres et nous rêvons de piquer une tête dans la piscine (oui, nous ne l’avions aperçue que de loin jusqu’alors), mais super Manohar nous voit rentrer assez tôt et nous propose d’aller faire un tour des environs en voiture : c’est reparti ! Nous faisons une boucle dans la campagne qui nous emmène d’abord au temple de banashankari, interdit pour nous, mais l’ambiance aux alentours vaut le coup d’oeil. Nous allons ensuite voir le temple de sri mahakoota ombragé et très calme, un prêtre sympa me fait visiter, beau bassin avec une source, et donc une eau plus limpide que bien souvent, puis nous revenons tranquillement au Badami court 1h plus tard pour nous apercevoir donc, que la piscine est sale et infestée de moustiques. Merci pour la ballade Manohar ! (elle n’est pas indiquée sur le LP mais il y a pas mal de panneaux en anglais)

06/11 Aihole - Pattadakal – Hospet Je pensais rester 2 nuits à Badami mais Manohar nous propose de partir de bonne heure, de visiter Aihole (200 inr) et Pattadakal (500inr) en route et de nous arrêter à Hospet : il avait raison c’est tout à fait jouable en voiture. A Aihole, nous sommes touchés par Salim, vendeur de cartes postales de 10-12 ans qui nous récite les capitales mondiales et nous fait visiter le site, ça aurait pu être sympa sans son père, son oncle où je ne sais qui, qui manifestement surveillait ses résultats commerciaux de près… Nous arrivons à Hospet vers 15h00, 2000km au compteur depuis le départ. Nous optons pour l’hôtel Malligi, très correct avec grande piscine (1680 inr), et où Manohar retrouve plein de copains chauffeurs et une bonne chambre (sans doute une petite commission aussi, mais pourquoi ne pas lui faire plaisir du moment que ça reste dans nos prix ?). Nous faisons un tour de marché (pas grand-chose à voir à Hospet) et finissons la journée au bord de la piscine et au resto de l’hotel (400 inr, très bon) www.malligihotels.com

7/11 Hampi En route pour Hampi, en partant, essayez de visiter le temple anantashayana à la sortie d’Hospet, il vaut le coup d’œil. Manohar connait par cœur, il nous arrête sur le temple au dessus du bazaar et nous le retrouvons pour le petit dej en bas. Visite de la ville, des alentours avec toutes ces collines parsemées de gros rochers, des différents temples. Je pensais rester au moins 2 jours ici, mais avec une voiture, on fait largement le tour en une journée. C’est joli mais je ne me suis pas laissée charmer par l’ambiance plus que ça, en tous cas, par rapport à d’autres sur ce forum. Nous partirons donc demain matin. 500 inr pour les diverses visites. Nouvelle nuit et resto au Malligi

8/11 hampi – belur- halebid – Hassan Là aussi, je pensais initialement rester au moins 2 nuits dans la région, mais nous avons le temps avec la voiture de visiter tranquillement belur et halebid dans la journée, les temples, très finement sculptés, valent le déplacement. En plus, un film est en cours de tournage lorsque nous arrivons à Halebid, c’est drôle de les voir tourner quelques prises de 5 secondes avec toutes les danseuses en action entre 2 groupes de touristes… C’est pas un métier facile ! Après une journée bien remplie, nous voici vers 17h aux portes d’Hassan. Nous nous arrêtons au Hoysala village resort +++ tip top ! Le luxe dans un beau jardin, jolie piscine pour 3500 inr avec le repas (délicieux) + 210 inr de boissons et tips. Encore l’un des très bons hôtels du voyage, à retenir pour ceux qui sont dans ces budgets.

9/11 – Hassan –sravanabelagola –Srirangapatnam – Somnathpur- Mysore La route vers Mysore est assez difficile mais splendide (villages et paysages de rizières). 1ère halte au plus grand monolithe du monde : sravanabelagola, puis nous continuons vers le temple et le beau palace de Srirangapatnam, avant de terminer par Somnathpur (Si vous êtes à Mysore, à voir absolument si vous n’êtes pas déjà passés par belur ou halebid malgré les 30 km un peu longuets). Nous arrivons en fin d’après midi à Mysore. Manohar nous emmène à l’hotel Sandesh the Prince +++, où il a ses copains et ses habitudes… C’est un bon 4 étoiles, et il nous a fallut négocier dur pour ne pas dépasser les 3000 inr avec petit déj : excellent rapport qualité prix ! www.sandeshtheprince.com Pour terminer la journée : Un petit tour en ville autour du palais (c’est dimanche, il est illuminé), un petit tour au marché (nous y retournerons plusieurs fois, de tous nos voyages, c’est le plus beau marché que nous ayons vu je crois) et un bon repas au parklane (440 inr).

10/11 Mysore Nous paressons un peu ce matin avant de monter à Chamundi hill… Le temple est agréable mais j’ai préféré l’ambiance autour du nandi (statue de taureau, véhicule de shiva si je me souviens bien), un peu plus bas sur la route. Nous allons ensuite jeter un œil au lalitha mahal palace, puis au palais de mysore : dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, c’est un vrai palais de mille et unes nuits comme on peut l’imaginer. A la sortie, 2 policiers foncent droit sur nous… On suppose que c’est pour vérifier notre ticket, mais non… C’est pour savoir si on n’aurait pas de pièces en euros… Nan ! (ça vous rappelle pas quelque chose ?).Un petit tour pour voir la cathédrale Ste Philomène, encore un bon tour au marché, quelques marchandages sympathiques pour l’achat d’huiles essentielles et d’encens, puis plongeon dans la belle piscine du Sandesh. Ce soir nous mangeons au Dynasty, sympa aussi, dans les mêmes prix que le parklane mais un peu moins animé.

11/11 Mysore - Parc mudumalai /Masinagudi Pas trop de route aujourd’hui, Manohar nous emmène au temple de Nanjangud à une trentaine de km au sud de Mysore. C’est quelque chose, pour le temple en lui-même mais surtout pour la ferveur qui y règne avec les pèlerins qui, par exemple, en font le tour en tournant sur eux-mêmes couchés par terre… Manohar nous explique qu’ils ont sans doute quelque chose à demander aux dieux… Après une bonne montée et de nombreux lacets, nous arrivons dans la réserve de mudumalai, que la route traverse. C’est comique, il y a bien des panneaux avec tigres éléphants et compagnie mais notre Manohar ne peut pas s’empêcher de klaxonner dans tous les virages (je serai curieuse de voir ce que ça donne, un touriste indien, au Kruger parc – Afrique du Sud- par exemple… 😮 Bon, nous verrons quand même 3 biches en bord de route ! Pour en revenir à l'usage abusif du klaxon, il ne faut pas croire que ce soit par agressivité, mais c'est simplement qu'il remplace les clignotants et le rétroviseur...D'ailleurs on peut voir à l'arrière de tous les camions "svp klaxonnez !" J’aurais bien poussé jusqu’à Bokkapuram, mais Manohar insiste pour nous emmener dans une nouvelle guesthouse à Masinagudi, c’est plus près de la réserve et nous nous laissons tenter : Secret Ivory 1500 int avec petit dejà rien à dire sur l'accommodation qui est située dans un très beau cadre avec vue dégagée sur les montagnes, petite terrasse dans les chambres, très propre et bien pour les chauffeurs aussi. Mais il faut éviter de manger sur place (cher) et de prendre leur tour : pour ma part j'ai pris la ballade matinale 700 rs pour 2 : c'est trop cher pour la qualité du guide que nous avons eu. On a rien vu mais ça, c'est plutôt normal, car ce n'est pas la bonne saison, mais ils n'expliquent rien sur les plantes ou sur la nature qui nous environne. J'ai croisé d'autres touristes qui ont pris le tout du soir en jeep --> pas enchantés non plus. A éviter aussi : le tour en bus de la réserve "nationale". C'est n'importe quoi... Un bus bondé conduit par un pseudo ranger fonctionnaire qui ralenti à peine devant le paon et les 3 daims qu’on a croisé, aucune explication, et coté paysages, on voit les mêmes depuis la route principale. Heureusement, nous avons rencontré 2 belges sympathiques avec qui nous avons bien papoté et les ¾ d’heure de bus sont vite passés (95 inr pour 2). Par contre j'ai raté le bain des éléphants, et ça il parait que c'est bien... Le secteur m'a aussi bien plu pour les paysages. En accomodation dans le coin j'ai vu le bamboo bank : très correct 2000 inr le cottage deluxe. C’est dans un joli jardin, les tours et les repas bien moins chers. Les belges nous ont parlé du jungle retreat a bokkapuram : 1250 inr sans pdj mais avec une petite piscine.

12/11 Mudumalai - Ooty Après notre ballade matinale (c’était bien la peine de partir à 6h00 du mat pour ça…), nous voilà en route pour Ooty. Nous arrivons en fin de matinée et prenons une chambre au Nahar Hotel, très bien, et qui a l’avantage d’être calme mais en ville (1780 inr). Promenade au jardin botanique et au bord du lac, puis tour des boutiques … Nous allons aussi à la gare pour booker notre billet pour demain mais problème « the system don’t work » et personne ne sait quand il remarchera 😐. Les indiens sont sympas, ils nous conseillent d’aller à la pétrobank… Non, ce n’est pas une banque, mais une station service qui peut réserver les billets sur internet pour une trentaine de roupies de commission en plus du prix normal, pratique ! Il y a un grand panneau qui signale le service de booking à l’extérieur. Train en 2e classe : 123 inr pour 2.

13/11 Train miniature Ooty – Mettupalayam Le matin nous allons au belvédère Doodabetta, puis à la tea factory (10 inr). Nous allons voir le tribal museum à 11km d’Ooty. Si vous avez le temps, allez y : c’est un peu perdu, il ne doit pas y avoir des visiteurs tous les jours et il faut attendre un peu pour qu’on vous ouvre, mais nous avons eu la visite guidée pour nous tous seuls, c’est gratuit et la guide a même eu l’air surpris quand nous lui avons donné son pourboire ! Un bon petit chili beef et c’est l’heure du train (départ d’ooty à 15h30). Les billets imprimés la veille sont bons, les places ont l’air d’être réservées où il faut (à droite dans le sens de la marche en descendant). Le wagon n’est pas bondé – en tous cas au début mais ça se corsera à Conoor- Ze problème, c’est qu’on n’a pas choisi le bon jour… Un peu après Conoor, panne… 🤪 Il faudra 2H au « mécanic » pour arriver et réparer, ce qui fait que nous verrons la partie la plus intéressante du trajet…dans le noir !!! Et notre pauvre Manohar qui nous attend à Mettupalayam. Bon, pour rassurer ceux qui envisagent de la faire, je pense que ça doit être assez rare car la nouvelle figurait dans le journal le lendemain… Il est donc près de 21h00 quand nous nous mettons en quête d’un hôtel, nous en voyons 4 ou 5 très bruyants, sans draps, ou franchement glauques et nous atterrissons finalement à l’EMS Mayura : très correct pour 1500 inr, leur resto est bon aussi.

14/11 Mettupalayam – Munnar (3000 km depuis le début) La route est magnifique malgré les lacets et les 4 contrôles « payants » pour passer du tamil Nadu au Kerala. Nous essayons le Edassery eastend qui semble bien et proche du centre mais il affiche complet. Nous partons en direction du sud et nous arrêtons au Westwood riverside resort ++ : 1800 inr avec un superbe petit déjeuner en bord de rivière, il n’est finalement pas si loin du centre et on peut facilement y aller à pied sous réserve de penser à la lampe de poche pour le retour ! http://westwoodmunnar.com/ Visite du marché et de la ville, et repas du soir au SN restaurant, pas loin du Westwood (délicieux poulet à l’ail pour 230 inr).

15/11 Munnar Nous partons pour une balade matinale à pied à travers les plantations de thé : Manohar nous emmène jusqu’au point de vue Pothamedu, puis nous descendons à pied sur une toute petite route goudronnée, c’est agréable mais la brume monte assez vite et coté photo c’est un peu décevant. Nous arrivons aux chutes Attukhad puis remontons vers la route principale où nous avons prévu de rejoindre Manohar. Ca grimpe ! Mais 3 indiens sympas nous proposent de monter dans leur tata alors que nous ne faisions pas de stop… sympa non ? Vive le sport !!! Nous retrouvons Manohar comme prévu et achetons quelques sacs de thé dans le magasin de la fabrique Tata en bord de route (au sud du Westwood en partant vers Kochi, il parait que c’est moins cher ici, franchement nous n’avons pas vérifié : 60 inr les 500 grammes). L’après midi nous partons en voiture en direction de la top station. Nous allons jusqu’au barrage mais ne continuons pas jusqu’au bout de la route : après 9h00 la top station est dans les nuages et on n’y voit rien (effectivement, nous apercevons bien de gros nuages de loin…). Sur la route du retour nous croisons des ramasseuses de thé qui viennent faire peser leur récolte du jour : environ 130 rs pour 50kg. Manohar nous explique qu’il s’agit souvent de familles du tamil nadu qui viennent s’installer ici car le Kérala manque de main d’œuvre, ils n’en repartent plus : logement et éducation sont fournis. Ce soir nous mangeons au Rapsy +++: excellent rapport qualité prix (300 inr) et des menus avec photos bien pratiques pour éviter de se plonger dans le guide. à Pour ceux qui ont peu de temps et hésitent entre Ooty et Munnar, je conseille Munnar sans hésiter.

16/11 Munnar - Fort kochin Direction la mer ! En route, Manohar nous montre comment poussent la cardamone et le tamarin (espèce de gousse acidulée : gout entre le petit pois et le citron dont il se sert dans ses curry de poisson). Nous voilà à Kochi en début d’après midi. Sur la place de l’église St François, le Delight homestay est plein, nous nous rabattons sur le Chiramel residency 1500 inr avec petit dej, très correct (juste à coté du palace "malabar house"), tout droit dans la même rue, il y a d'autres guesthouse qui ont l'air très bien notamment Henry Anchorage… Nous allons faire un tour du coté des filets chinois et regardons les boutiques ; en fait ce n’est pas très grand et le tour est assez vite fait. Nous allons voir le spectacle de kathakali (400 inr pour 2, billets en vente au même prix dans toute la ville). J’ai bien aimé la séance de maquillage et le début du spectacle où le compteur et un danseur expliquent la gestuelle, par contre, pour ma part, j’ai trouvé l’histoire jouée ensuite avec 3 personnages un peu longuette…d’autant qu’ils se sont trompés dans les traductions en français qu’ils nous ont distribuées au départ… on a quand même assez vite compris que quelque chose clochait ! La musique, beaucoup à base de percussions, ne m’a pas franchement emballée non plus mais ce serait quand même dommage de passer à Kochi sans aller les voir. A propos de musique, Manohar nous avait dit qu’il aimait bien la musique classique, nous lui demandons donc qui il aime bien écouter : Beethov, Mozart ??? En fait, tout ça ne lui dit rien, il voulait parler de musique classique indienne, il nous en a fait écouter quelques CD : c’est le même genre pas mal de percussion avec des chants en plus… je ne suis pas fana… Au retour du spectacle nous croisons Manohar et un de ses « collègues » qui conduit aussi des français. Nous allons manger ensemble au Sea Hut restaurant (un peu surévalué, mais bon). Les français nous expliquent qu’ils ne sont pas enchantés par leur chauffeur qui parle très peu (Manohar nous dira par la suite que ce chauffeur n’ose pas bien parler en anglais), les belges que nous avions rencontré à mudumalai, eux, nous ont dit que leur chauffeur essayait sans arrêt de les emmener dans des hôtels qu’il connaissait. Lors de vos négociations avec les compagnies de location, je vous recommande de bien insister sur ces 2 points.

17/11 Kochi - Allapey Je pensais rester 2 nuits à Fort Kochi mais nous avons vraiment eu le temps de faire le tour hier après midi, et la route jusqu’à Allepey n’est pas longue. Nous repartons donc ce matin en prenant le temps de nous arrêter au quartier de Mattancherry : J’ai adoré, ne faites pas l’impasse : petits commerces, boutiques d’antiquité, Dutch palace, synagogue, ça vaut le détour tout autant que le quartier des filets chinois. Nous nous arrêtons ensuite à Ernakulam pour confirmer notre retour auprès de Jet airways (impératif au moins 72h avant le départ chez eux, si on veut être surs de repartir). Là par contre, c’est la grande ville classique avec beaucoup de circulation…pas grand chose à voir. Nous arrivons à Allepey en début d’après midi et filons directement à l’hotel Arcadia Regency +++ www.arcadiaregency.com dont j’avais lu du bien (à ne pas confondre avec l’hotel Arcadia au bord du canal nord). Et effectivement, c’est un très bon hôtel (1800 inr avec petit déjeuner), et la piscine sur le toit est bien sympa en fin de journée. Nous partons à pied le long du South Canal, jusqu’à la plage, c’est agréable. Le soir, nous allons mangé un excellent poulet biryani chez Allai +++, toujours le long du South Canal, rive sud : un des meilleurs rapport qualité prix du voyage 250 inr (allez coté resto plutôt qu’au fast food)

18/11 Allapey Nous partons faire un tour du coin en voiture : Old market pour commencer, puis direction le nord vers Kumarakom et la réserve ornithologique (90 inr pour 2) : la ballade à pied est sympa mais il est déjà tard et nous ne voyons pas énormément d’oiseaux. Nous continuons sur Kottayam : église orthodoxe de Ste Mary, vieilles maisons traditionnelles à Kudamaloor, puis nous arrivons à Changanacherry sur les conseils de Ragamuffin : le bateau ne part qu’à 16h30 pour arriver à Allapey vers 19h45, la fin du trajet se fait donc de nuit, mais un coucher de soleil sur les canaux pour 22 inr (pour 2), franchement, ce serait dommage de se priver ! Et l’ambiance du bateau bus n’est pas du tout la même que celui qui relie Allapey et Kollam (axé touristes) : nous sommes les seuls blancs, les autres passagers sont des écoliers ou des paysans qui rentrent chez eux en fin de journée. Sympa : après quelques sourires timides, les plus hardis s’approchent : what is your name ? where are you from ? have you got a pen ??? Ca s’est terminé en échange de chansons… Casimir contre je ne sais pas trop quoi en Malayam mais c’était sympa !

19/11 Allapey - Kollam J’ai choisi de ne pas opter pour le houseboat, c’est mon petit coté écolo qui ressort après visionnage d’un reportage et plusieurs lectures… Nous prenons donc le « bateau à touristes » 800 inr pour 2. C’est bien sympa en fait, nous nous retrouvons aux cotés de 2 espagnoles, 1 japonais et avec 2 chamoniardes bien sympas : pendant ces 8 heures le temps est vite passé au gré de la vie tranquille en bord de backwaters. Le bateau est loin d’être bondé, c’est joli, je prends pas mal de photos (pour les amateurs, un bon zoom est bienvenu) et notre Manohar nous retrouve à l’arrivée… Quel confort quand même, de ne pas avoir à se trimballer avec les sacs à dos et de retrouver une voiture dans le noir à l’arrivée pour chercher un hôtel. Nous essayons le Shah International qui ne nous inspire franchement pas et décidons de partir vers la plage… Il fait noir, pas beaucoup de panneaux, on voit un truc qui brille au loin, on se rapproche, c’est le Beach Orchid +++, 4* top luxe tout neuf… Bon, on essaie, on verra bien ! On négocie dur… 3500 inr avec petit dej ! On ne va pas se priver ! C’est top, belle salle de bain, grande baie vitrée qui donne sur la plage et le phare (on s’en rendra surtout compte le lendemain)… et même un sèche cheveux ! Mais que demande le peuple ??? Repas au buffet varié et délicieux de l’hotel (569 inr pour 2, rien à dire)… Nuit de rêve, matelas mou, pas de bruit… tout-va-bien !!!

20/11 Kollam –Varkala Super petit déj face à la, piscine à débordement… jusqu’à ce qu’ils prennent l’idée de laver les vitres…avec de l’eau sale… Apparté : concernant la propreté, ils sont quand même des fois un peu bizarres ces indiens, non ? Bon je ne parle pas des classiques tas de détritus un peu partout dans les rues, c’est sans doute super pour les cochons et les vaches de chercher à manger dedans… Mais quand même y’a du boulot, entre les innombrables « miss balayettes » qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer leur poussière dans le nez sans doute pour montrer qu’elles sont dures à l’ouvrage, ou les mecs (pas les filles) qui posent culotte un peu n’importe où et devant n’importe qui, les crachats (peut être un peu moins qu’en Chine, ou est ce que je prends l’habitude ???)… Mais bon, cool baba cool… Tout est relatif… eux aussi trouvent sales nos habitudes de nous torcher avec du papier ou de nous moucher et de remettre le mouchoir dans notre poche… Bref, tout ça pour en revenir à notre petit dej face à la belle piscine derrière notre belle baie vitrée maintenant sale… On en rêve de cette piscine ! On n’a pas eu le temps de l’étraîner hier soir et on compte bien se rattraper ce matin (Manohar aussi se trouve bien, et quand je suis allée lui dire qu’on ne partirait sûrement pas avant 10H00, il m’a répondu « oh même 11 on a le temps aujourd’hui ! »). Nous voilà donc fins prêts, en maillots et paréo pour le plongeon… non non non… on est en Inde… et non seulement « ils » ferment la majorité des piscines vers 19h00 dans les hôtels (pour les bains de minuit, c’est pas Bali !), mais en plus, ici, pour notre quasi plus belle pistache du voyage, ils trouvent le moyen de déverser un grand seau de chlore ou assimilé juste avant qu’on arrive !!! « non, non, il faut attendre 2H avant de se baigner… » Grrrrrrrrrrrrrrr + soupir désespéré… Well well well, nous revoici donc sur la route un peu plus tôt que prévu… Nous allons faire un tour de marché (pour info, 1kg de cardamonne +500 g de poivre pour 725 inr), visitons une espèce d’église temple notre dame de Velankanni, à voir, puis nous prenons la route de Varkala. Il n’y en a pas pour très longtemps, mais en arrivant, on ne voit pas la mer, c’est une succession de petites rues et de panneaux de guesthouses et hotels. Nous nous posons au Krishnateeram http://www.nivalink.com/krishnatheeram/index.html dont l’ambiance et le jardin nous plaisent bien (2700 inr avec petit dej et internet). C’est calme, propre, la corniche est à deux pas et le petit dej face à la mer est bien agréable… Baignade sur la petite plage de sable noir en remontant un peu sur le nord. Grosses vagues mais température de l’eau plus que délicieuse ! Aller retour le long de la corniche pour repérer les magasins et les restos, c’est très touristiques mais pas bondé et l’atmosphère nous plait… Nous resterons finalement un jour de plus à paresser ici ! Bon c’est pas le tout, mais ce soir, y’a happy hours à l’heure du coucher de soleil et on ne va surement pas rater une petite pina colada à l’apéro ! et voila qui voilà t’y pas ??? Nos chamoniardes, sans doute par l’odeur de l’ananas alléchées… Autant vous dire que ça a causé et rigolé français jusque tard dans la nuit sur la terrasse du Sunshine resto !

21/11 Varkala Un petit tour au temple (joli, mais ils sont un peu insistants pour les donations), on donne à manger aux petits poissons dans le bassin à coté : ça plait bien à Manohar, ici c’est gratuit d’y plonger les pieds pour se les faire nettoyer par les petits poissons…. Retour par la plage, baignade, pina colada avec les chamoniardes… on bulle à Malabar quoi ! (je sais… elle est facile …) 😎

22/11 Varkala – Trivandrum – Kovalam Visite de Trivandrum aujourd‘hui : zoo (20 inr), musée Napier (10 inr), palace (80 inr), ça vaut la peine de s’arrêter. Nous poursuivons jusqu’à Kovalam. Il n’y a pas de route en bord de mer, pour trouver l’hôtel ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus commode. Nous prenons donc les sacs et les posons finalement au Sea view palace (2700 inr avec petit dej). Autant nous avons bien aimé Varkala, autant Kovalam nous déçoit… C’est sans doute dû pour beaucoup aux colporteurs et racoleurs tous les 3 mètres sur le front de mer (de tout le parcours, c’est le seul endroit où je les ai trouvé vraiment pénibles ceci dit). Diner au resto Fusion +++ : un des supers restos du voyage 1150 inr, un peu cher pour le pays mais on a vraiment très bien mangé avec vue sur les loupiotes de la courbe du rivage… et on a repris deux fois des frites (je sais, c’est naze, mais je crois que c’étaient les meilleurs frites de ma vie après celle de ma môman !). Bref allez à Kovalam au moins pour ce resto !

23/11 Kovalam - Kanyakumari (3800 km depuis le départ) En route pour le sud du sud ! Nous nous arrêtons au Palace Padmanapuram, c’est un vrai petit village à l’intérieur, la visite vaut le coup pour 205 inr pour 2. Plus nous descendons, plus il fait gris, et il pleut même franchement quand nous arrivons en début d’après midi. Nous suivons les conseils du LP et prenons une super chambre à l’hotel Seaview +++ : chambre d’angle très propre, magnifique vue sur la ville et le monument de gandhi. Je recommande pour 2500 inr, rien à redire ! Nous allons à la pointe avec les pèlerins et les badauds, goutons les bananes roses et mangeons le soir à l’hôtel : là par contre je ne recommande pas, c’est l’un des moins bons restos de tout le voyage…. Le monument (mémorial) est éclairé en début de soirée et la vue de nuit est splendide depuis notre chambre.

24/11 Kanyakumari - Madurai Au départ, sur les conseil de Stalingrad, j’avais projeté de rejoindre Madurai par la campagne :Tenkasi - Rajapalayam – thirupparankundram, le problème c’est que la pluie continue, du coup nous prenons la route principale, au milieu des champs d’éoliennes au départ. Arrivés au sud de Madurai, Manohar connait un hôtel : le AP homestay +++. Nous ne réfléchissons pas longtemps avant d’y poser nos bagages pour 2 jours : ambiance coloniale, accueil plus que sympatique, grandes chambres très propres 2500 inr avec pdj, en plus les chauffeurs y sont bien installés. C’est à coté du temple Thirupparankundram indiqué dans les guides (grand portail en fer marron, en face du panneau jaune « Rockcut temple », ils n’ont pas encore l’autorisation de mettre un panneau). Nous allons visiter le temple avec Manohar : c’est juste avant l’ouverture des portes, quelle ambiance ! ça se bouscule, ça crie god god god, ça court pour être l’un des premier à avoir le droit de prier le bon Dieu (le bon, car plein d’autres sont complètement délaissés) à C’est bien, nous sommes mis en condition avant d’aller voir Sri Meenakshi demain. Nous faisons aussi un tour au petit temple sculpté dans la roche juste à côté de l’hôtel puis nous allons à Madurai… Il pleut des cordes, ambiance Blade runner entre la pluie, la nuit et la foule, là aussi, je suis bien contente que ce soit Manohar qui conduise ! Resto Maghal recommandé par le LP mais plutôt décevant…et retour dans notre havre de paix : le trajet n’est pas long, si vous avez une voiture, c’est franchement mieux que de rester en ville, et pour vous, et pour le chauffeur !

25/11 Madurai Visite du temple…ça en jette ! C’est grand, il y a encore plus de monde et de ferveur qu’hier, exotisme assuré, j’ai bien aimé… on nous laisse visiter tranquillement. Petit tour de ville, les tailleurs sous les halles, les boutiques, forcément la terrasse de l’une d’elles pour admirer la vue (mais c’est toujours tristounet et les tours colorées sont en rénovation, cachées sous des échafaudage de feuillages, pour la photo, on repassera…). Manohar nous emmène ensuite voir le bassin de mariamman : les gamins jouent au foot dans les flaques, les buffalos se vautrent dans la boue, il y en a qui sont content d’avoir la plie au moins ! Nous allons voir le Gandhi memorial museum, intéressant et émouvant, et nous allons manger un délicieux thali juste à coté (114 inr pour trois, et c’est copieux !). Nous revenons ensuite à l’hôtel et grimpons la colline jusqu’au petit temple hindou, puis jusqu’à la petite mosquée assez bizarre : ça ressemble à un temple transformé en mosquée. La vue d’en haut sur les rizières est bien sympa. Repas du soir au Park plazza, bon (380 inr).

26/11 Madurai – Chetinad - Fort Tirumayam – Tanjore Là aussi, nous avons bien fait de ne pas réserver les hôtels à l’avance : dans mon programme initial, j’avais prévu Rameswaram après Madurai. Malheureusement, un cyclone a choisi d’élire domicile dans le coin (ce n’est pourtant plus la saison des cyclones normalement), la pluie continue, le vent s’y met, de nombreuses routes sont inondées, et le journal montre des photos de la cote très dissuasives, le temple de Rameswaram est inondé, et une bonne partie des bateaux couchés dans le port. Tan pis, nous ferons l’impasse et continuons sur Tanjore par la route principale. Nous visitons Chetinad et ses belles maisons de maître dont nous ne verrons que l’extérieur (celle qui se visite est inondée), les chèvres et les vaches se blottissent sous les porches pour essayer de se mettre à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre une Ambassador dehors. Nous passons devant le fort de Tirumayam : autant vous dire que nous ne descendons pas le visiter. Une petite faim avant Trichy : Manohar voit un resto qui le botte, se gare sur le coté et vlan ! Ce n’était pas juste une flaque d’eau comme on pouvait le penser mais une véritable ornière : la roue avant gauche est enfoncée dans la rigole jusqu’au plancher. Ouille ! Heureusement, 3 gaillards, de l’eau boueuse jusqu’aux genoux, nous aident à pousser et nous pouvons ressortir la voiture de là sans trop de mal… Merci les gars ! Finalement nous ne déjeunerons pas là… Manohar a hâte de partir de cet endroit qui porte la poisse ! On arrive à Tanjore, plusieurs rues sont bloquées par les inondations et la pluie continue. On va voir l’Oriental Towers et après avoir vu plusieurs chambres (une dont la porte ne ferme pas, une autre sans fenêtre), nous restons finalement là dans une chambre standard à 990 inr, pas besoin de prendre la clim par ce temps de chien et on ne ressortira pas de la journée ! Resto sur place : bon mis à part le tandoor qui a pris feu et qui a enfumé toute la salle (520 inr). Manohar, lui, va dormir chez un copain, c’est aussi pour cela que nous sommes allés à Tanjore plutôt qu’à Trichy.

27/11 Tanjore Drôle de journée : on avait prévu d’aller visiter Trichy aujourd’hui. Il pleut toujours comme vache qui pisse… Nous avons rendez vous avec Manohar à 8h00 dans le lobby. Il est toujours ponctuel d’habitude mais là 8h00, personne, 8h15 personne… Et voilà la voiture un peu plus tard… et notre pauvre Manohar qui en descend trempé jusqu’à la moelle, la chemise maculée de boue. Il n’était qu’à 5 km de la ville, mais des arbres sont tombés en travers de la route et c’est l’enfer pour circuler… Autant vous dire que nous ne sommes pas allés à Trichy. Nous visitons sous la pluie le palace, le petit musée et le joli temple de Brihadishwara : mais avec la pluie, le vent, et pieds nus dans la gadoue c’est quand même pas le top… et moi qui prenais des verrues plantaires à la piscine ! Pas grand-chose à faire…Nous retournons a la chambre et allumons la télé pour découvrir les attentats de Bombay en boucle sur toutes les chaines, ça fait drôle… on est pas mal dans notre cyclone finalement… Nous proposons à Manohar de venir voir : comme beaucoup d’indiens, il est atterré, et ce n’est pas fait pour améliorer les relations déjà tendues entre hindous et musulmans, comme par hasard, juste avant les élections. Comme par hasard aussi, juste avant dans les journaux, on parlait du procès de membres –hindous- de la police et de l’armée qui auraient formé et fourni en explosif des extrémistes islamistes pour des attentats antérieurs. Comme par hasard aussi, l’un des grands chefs de la police qui enquêtait sur cette affaire s’est fait descendre à l’hôtel Taj Mahal, et l’état indien n’a pas voulu fournir l’Adn des terroristes à Interpol… A qui profite le crime ? Toujours aux 10% d’extrémistes gros cons qui font chier tous les autres et ne rêvent que de foutre le souk en utilisant les différences pour prendre le pouvoir. U-ni-ver-sel et séculaire malheureusement, mais espérons que les 90% qui restent ne se laisseront plus aussi facilement convaincre grâce à internet et à la libre circulation des idées et de l’information. Voilà, c’était ma petite parenthèse « remontée comme un coucou suisse», ça ne sert sans doute pas à grand-chose mais ça soulage un peu… 😕😐🏴‍☠️

28/11 Trichy – Tanjore Nous resterons une nuit de plus à Tanjore dans notre hôtel Oriental Towers qui s’avèrera d’un bon rapport qualité prix finalement, à défaut d’être top glamour… Aujourd’hui, ça se calme un peu, nous décidons d’aller à Trichy après quelques renseignements sur l’état des routes auprès des taxis du coin. Tous les champs sont inondés sur des hectares, beaucoup de villages aussi, on voit l’eau dans les maisons, et les gens qui essaient tant bien que mal d’écoper… On se sent bien petits et vraiment impuissants. A l’entrée de la ville j’ai bien cru qu’on ne passerait pas : l’ambassador a de l’eau jusqu’à la portière, il en rentre un peu mais on passe, ouf …merci à Ganesh sur le tableau de bord et à St Christophe dans mon porte-monnaie ! Visite du Sri Ranganathaswami, et du Sri Jambukeshwara, à moitié inondés : nous avons parfois de l’eau jusqu’au genou, on s’en rappellera ! Puis Manohar nous emmène au Rock fort temple, à peu près au 1/3 des marches : il y a une route qui nous évite de tout faire à pied. La vue d’en haut est sympa malgré le temps toujours gris… au moins la pluie s’est arrêtée, c’est déjà ça ! Manohar a une cousine à Trichy avec laquelle il a été élevée (il l’appelle sa soeur en fait). Il nous propose d’aller prendre le thé chez elle. Nous sommes accueillis comme des princes : en fait de thé c’est un vrai repas qui nous attend ! Plein de petits snacks végétariens et délicieux, riz au lait avec une espèce de crème anglaise en dessert… miam ! Ils sont adeptes du gourou Baba et nous montrent leur « temple » : toutes les maisons hindoues en ont un, ça ressemble à un espèce de placard avec des étagères garnies de statuettes de dieux, de photos, de loupiottes, guirlandes et bougies. Manohar a d’ailleurs agrandi sa collection tout au long du voyage : jésus (eh oui, ça nous a surpris), ganesh etc… Et bien sûr, ce n’est pas une légende, dans un genre carrément kitsch. Si j’avais sû, je lui aurai acheté un Saint Christophe en France : je suis sure que ça lui aurait fait plaisir. Sinon les relations sont assez drôles pour nos regards d’occidentaux : nous sommes seuls à manger assis à table tous les trois, la soeur de Manohar et son mari nous servent, il parait que c’est comme ça au Tamil nadu… Manohar a aussi une autre cousine, à Tanjore chez laquelle il doit aller un jour après en fin d’après midi, on se dit cool, ce soir il dormira dans un bon lit, mais non, le mari de la cousine n’est pas là ce jour là et pas question de rester après 18-19h00… Manohar nous raconte aussi que même dans la famille, impossible pour un oncle de voir sa nièce de près entre 12 ans et le jour de son mariage… Je ne sais pas si c’est représentatif ou pas du reste du pays, ça semble évoluer dans les villes, mais dans les villages du Tamil Nadu en tous cas, les traditions semblent encore bien présentes…

29/11 Tanjore- Kumbakonam – Pondicherry Une longue route nous attend aujourd’hui : nous quittons enfin Tanjore en direction de Pondicherry. Mais de nombreuses routes sont toujours coupées : nous pouvons voir Kumbakonam (en tous cas l’extérieur et apercevoir l’intérieur inondé), mais nous n’irons pas à Chidambaran. Après de nombreux détours, nous finissons par arriver à Pondicherry en milieu d’après midi et nous prenons une chambre au Ajanta sea view +++ : c’est petit mais propre, le balcon donne sur la promenade, il y a un petit air de Copacabana (avec un peu d’imagination, d’accord), c’est sympa d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres hôtels dans ce cas (2500 inr avec petit dej). Petit tour à pied en ville, bien agréable ma foi de retrouver un petit air de France… et… miracle… des poubelles dans les rues ! Resto au Satsanga bien moyen pour le prix.(700 inr).

30/11 Auroville - Puducherry Direction Auroville aujourd’hui. On se demande un peu sur quoi on va tomber, une bande de hippie cools baba cools en train de fumer le chichon ? des yogis en pleine séance de méditation ??? En fait, pas du tout, c’est plutôt un centre touristique (pour la partie que l’on visite en tous cas) avec salle d’exposition / musée, resto et jolies boutiques. La ballade jusqu’au jardin du Matrimandir est sympa et quand on voit sur les photos d’archives à quoi ressemblait le terrain à l’époque (désertique) et la façon dont tout est devenu vert aujourd'hui, on ne peut être qu’impressionné par le boulot accompli. Difficile de se faire une véritable idée en si peu de temps, mais en tous cas, l’idée de base est jolie « lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités », la visite vaut la peine, et plus prosaïquement, quelques achats dans les boutiques aussi ! Retour en ville, visite du temple et de son éléphant : Manohar donne une pièce pour se faire bénir d’un coup de trompe sur la tête, l’éléphant entrepose les pièces dans le creux de sa trompe, et une fois qu’il en a accumulé suffisamment, jack pot ! Dans l’escarcelle de son maître ! Le jardin botanique est fermé suite au cyclone, nous faisons dons un tour dans la ville indienne, et achetons de quoi déguster un petit apéro sympa avec Manohar sur notre balcon, en regardant les badauds déambuler, on fait quand même un peu privilégiés tous les trois…A noter : il n’y a pas de taxe comme ailleurs sur l’alcool à Pondicherry, c’est donc bien moins cher. Pizza à la terrasse (470 inr).

01/12- Puducherry – Mamallapuram Et voilà déjà notre dernière étape… Nous avons le temps de voir plusieurs hôtels : le GRT Temple bay est chouette mais un peu excentré et ne veut pas baisser ses tarifs, l’idéal Beach resort n’est pas aussi bien que le LP le laisse penser et pour le même prix, nous préférons sans hésiter prendre une chambre Top deluxe au Sea Breeze +++: Grande et belle chambre très propre, frigo, terrasse donnant sur la mer pour 3300 inr avec petit dej, je trouve qu’on finit bien ! Attention, il ont plusieurs catégories de chambres et certaines sont toutes simples (et moins cher aussi). Celle que nous avions la no 410 fait partie d'une nouvelle extension face à la plage (une chambre en rez de jardin, et une autre à l'étage). C'est pas tout ça, mais c'est qu’on prend goût aux apéros à ce train là… on achète de la bière dans une petite échoppe (mieux gardée qu’une banque là bas), et malheur ! Nous revenons à l’hôtel nos bières a la main : mais c’est pas Pondicherry ici ! ça ne se fait pas ! Un commerçant nous interpelle pour nous donner un sac en papier et cacher nos bouteilles… Pour un peu, on se retrouvait au poste pour finir le voyage ! Balade en ville a pied au rythme des coups de marteaux sur la pierre, et repas au Nautilus, tenu par un français bien sympa (340 inr).

02/12 – Kanchipuram - Mamallapuram Aller retour pour voir les nombreux temples de kanchipuram et une boutique- fabrique de soieries. La ville est animée et les rues très photogéniques : à faire ! repas au Moonraker : très bon pour 350 inr, ils ont même de la purée au fromage et à l’oignons ! (mais le Nautilus, lui, a de la ratatouille…). C’est bien touristique mais j’ai pris la crève et ça fait plaisir de manger français…

03/12 Mamalapuram Aujourd’hui nous allons à Eagle temple : finalement la grimpette des escaliers pieds nus se fait bien – on doit commencer à s’habituer-, c’est tranquille, la vue sur les rizières alentours est jolie, et le prêtre en haut est bien sympa. Retour en ville, visite du temple du rivage (250 inr) et des 5 rathas (compris dans le prix pour la journée). On retrouve Manohar devant l’hôtel et là surprise… Il a un mariage demain dans sa famille, il aimerait donc bien rentrer chez lui cet après midi et nous annonce qu’il a trouvé une autre voiture pour nous emmener à l’aéroport demain… Il aurait pu nous prévenir un peu plus tôt quand même ! ça fait bizarre, mais nous acceptons de bon cœur et ça m’évitera des adieux trop tristounets à l’aéroport finalement, un dernier petit coup à boire avec lui sur la terrasse, et je lui dit au revoir à la française, en lui faisant la bise quoi, mais il baisse la tête au même moment ! Pas facile !!! Adios et merci Manohar, je ne t’oublierai pas de sitôt !

04/12 – Mamallapuram – Chennai airport - 5670 km plus tard... Notre avion part à 1h40 du matin (le 05/12 en fait). Nous bullons donc une dernière fois au bord de la piscine, faisons les sacs et retrouvons notre taxi driver (enfin, un de ses « frères ») à 15h00 comme prévu. J’envisageais de visiter Chennai, mais il y a plein d’embouteillages, la plage est moche, le chauffeur n’est pas très causant et le cœur n’y est plus. En plus, les attentats sont terminés a Bombay, mais la TV a annoncé que 3 aéroports dont Chennai sont sous haute surveillance suite à des menaces de détournement d’avion entre le 4 et le 6/12…cool ! Nous arrivons donc de bonne heure à l’aéroport et passons au moins 5 contrôles de sécurité. Mais l’avion part à l’heure. Seul regret : l’aéroport est petit, pas grand-chose à acheter et restos hors de prix : pensez à dépenser vos dernières roupies dehors.

Epilogue : Le voyage du retour s’est passé sans encombres dans un avion loin d’être plein, et me voilà lundi matin sur le chemin du travail, dans ma petite voiture, coincée dans les embouteillages, pas un seul Klaxon, chacun dans sa file, pas une vache, pas une ambassador et pas de Manohar à l’horizon… 😐

Un mois plus tard, voici mes impressions : Les aaaaah d’abord 🙁🙁🙁😕 :le manque de propreté et d’hygiènela pollution et les cieux toujours gris poussiéreux, le manque de nature.le niveau de l’hôtellerie moyen de gamme souvent plutôt médiocre : il faudrait leur parler de l’invention du bac à douche quand même !Les chauffeurs de rickshaw qui vous mentent quasi systématiquement quand vous leur demandez une direction (ce qui n'est pas le cas lorsque c'est Manohar qui leur pose une question depuis la voiture).Cette manie d’enlever les chaussures pour un oui ou pour un non !le clivage homme/femme auquel je ne m’attendais pas ici, le poids de la tradition et de la religion et la condition de la femme.

Les ooooooooh 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 :la gentillesse des indiens, même si elle n’est sans doute pas toujours désintéresséeles sourires, les odeurs, les couleurs, les saris… toutes ces photos que je n’ai pas pu prendre, mais toutes ces images qui me resteront longtempsle rapport qualité prix pour nos porte-monnaie occidentaux et la facilité à négocier (pour les hôtels notamment, n’hésitez pas à en user et en abuser) Budget total : 2500 euros par personne tout compris pour des conditions de voyage et un confort bien agréable.la nourriture excellente : ni le pain, ni le fromage ni la moutarde de Dijon ne m’ont manqué cette fois !Les "petits jeunes à lunettes" : un bon conseil --> lorsque vous êtes paumés cherchez un jeune à lunette : en général ils parlent anglais et en ce qui nous concernent, ils nous ont toujours répondu correctement !C’est un « vrai » voyage dans tous les sens du terme, je ne m’étais encore jamais sentie « décalée » à ce point.Contrairement à beaucoup, je ne dirais pas que j’ai « adoré » (et bien sur encore moins détesté), je ne mettrais sans doute pas ce pays dans mes « tops five », mais je suis sure que j’ai envie d’y revenir un jour !

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