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Sécurité pour une femme au Cameroun? English translation pending
Je sais qu'il ya déjà eu des réponses mais j'aimerais qq conseils supplémentaire pr avoir vraiment 1 idée, j'ai déjà posté ce message au milieu d'une conversation donc je ne sais pas si qq1 va la voir donc je réitère! Merci
Bonjour, Je dois partir au Cameroun au mois d'Avril pour rendre visite à mon copain qui travaille là bas, on m'a dit à plusieurs reprise que pr 1 fille blanche c'etait dangereux et qu'il ne fallait pas que j'y aille, j'aimerais avoir des avis de femmes qui y sont allé, je pense y rester maximum 2 semaines, ce sera à Douala et a priori il n'y a que la journée que je serais seule... qu'en pensez vous, j'ai vraiment envi d'y aller mais j'ai un peu peur à cause de ce qu'on m'a dit! j'iamerais pouvoir visiter un peu, faire du sport eventuellement (equitation, piscine?, volley..) Merci beaucoup pour vos informations et conseils! Maureen
Bonjour, Je dois partir au Cameroun au mois d'Avril pour rendre visite à mon copain qui travaille là bas, on m'a dit à plusieurs reprise que pr 1 fille blanche c'etait dangereux et qu'il ne fallait pas que j'y aille, j'aimerais avoir des avis de femmes qui y sont allé, je pense y rester maximum 2 semaines, ce sera à Douala et a priori il n'y a que la journée que je serais seule... qu'en pensez vous, j'ai vraiment envi d'y aller mais j'ai un peu peur à cause de ce qu'on m'a dit! j'iamerais pouvoir visiter un peu, faire du sport eventuellement (equitation, piscine?, volley..) Merci beaucoup pour vos informations et conseils! Maureen
Qui a déjà voyagé sur le MSC Rhapsody? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'infos sur le MSC Rhapsody qqn a t'il déjà fait une croisière avec ce bateau? En fait, je viens de trouver sur un site une annonce alléchante: 12 jours sur ce bateau et le tour comprend Italie, Grèce, Mer Noire, Turquie, Sicile à un prix attractif. Le problème est que je n'ai fait qu'une seule croisière en septembre dernier sur le Costa Fortuna nous avons vraiemnt été enchanté et du coup, j'ai peur d'être déçue par ce bateau 3 étoiles... Alors si vous pouvez m'en dire plus sur ce bateau et ses services, ca m'aiderait à faire un choix!
Un grand merci d'avance
Fidusud
Je suis à la recherche d'infos sur le MSC Rhapsody qqn a t'il déjà fait une croisière avec ce bateau? En fait, je viens de trouver sur un site une annonce alléchante: 12 jours sur ce bateau et le tour comprend Italie, Grèce, Mer Noire, Turquie, Sicile à un prix attractif. Le problème est que je n'ai fait qu'une seule croisière en septembre dernier sur le Costa Fortuna nous avons vraiemnt été enchanté et du coup, j'ai peur d'être déçue par ce bateau 3 étoiles... Alors si vous pouvez m'en dire plus sur ce bateau et ses services, ca m'aiderait à faire un choix!
Un grand merci d'avance
Fidusud
Retour du Playa Blanca (13 au 20 novembre 2006) English translation pending
Comme promis, voici mon résumé de mon voyage au Playa Blanca Hotel & Resort au Pamana. Il s'agit de mon deuxième voyage en tout-inclus. Veuillez noter que tout ce que vous lirez ici tient compte de mon expérience personnelle.
Vols (arrivée et retour): Tout d'abord, prenez notre que nous avons voyagé avec Sunwing Airlines et laissez-moi vous dire que plus JAMAIS nous ne ferons affaire avec cette compagnie! Nous avons eu tellement de problèmes avec eux et 90% des clients ont l'intention d'intenter des recours contre eux dès que ca sera possible. Pourquoi? Voilà. Nous devions décoller de Montréal à 8h, mais nous avons été retardé d'une heure. Sunwing ont eu des problèmes informatiques qui leur indiquaient qu'il y aurait environ 140 passagers à bord de l'avion. Or, nous étions environ 180. Donc évidemment, il manquait de la nourriture à bord. Le temps que le traiteur embarque de qu'il manquait, ca nous a retardé. Ensuite, après environ 30 minutes de vol, on nous annonce qu'on devra faire une escale au Costa Rica, car nous allons manquer de carburant pour se rendre au Panama. Nous aurions du être informé de cette situation plus tôt parce qu'ils le savaient déjà avant de décoller. La raison qu'on nous a donné c'est que puisqu'il y avait 40 personnes de plus, nous étions plus lourd, donc plus de dépense de carburant. Sauf qu'une cliente m'a dit que deux touristes sont descendus au Costa Rica et ne sont pas remontés à bord après avoir fait le plein. Nous aurions aimé savoir dès que le début que nous aurions une escale à faire parce que c'était supposé être un vol direct. Ensuite, on nous annonce que l'arrêt devra durer 30 minutes, mais ca a pris environ 1h15. Nous sommes arrivés au Panama vers 16h30 au lieu 14h. Pour quelqu'un qui doit partir de Québec à 2h du matin, se tapper 3h de route, 3h d'attente à l'aéroport, plus tous ces retards et une promenande de bus de 2h pour se rendre à l'hôtel, c'est assez épuisant pour le système, croyez-moi! Pour le vol de retour, ca n'a pas été mieux! Nous devions quitter l'hôtel vers 10h le 20 novembre et décoller vers 15h. Ils ont attendus que nous ayons tous quitter nos chambres pour nous annoncer que nous ne quitterions l'hôtel qu'à 22h, décollage prévu pour 3h du matin! Un retard de 12h!!! La prétexte? Le vol en provenant de Montréal a du s'arrêter 2h30 à Cancun pour une raison qui m'est inconnue et l'équipage devait prendre du repos avant de repartir. Tous les clients étaient à bout de nerfs et la représentante de Sunwing a passé un sacré quart d'heure. Nous savions tous que ce n'était pas de sa faute à elle, mais elle a passé une partie de la semaine à nous raconter des histoires bidons et à être arrogante avec les clients. Finalement, nous avons quitté l'hôtel vers 23h et nous avons décollé à 4h du matin. Ce que ca nous a apporté de positif, c'est que nous avons eu droit à une autre belle journée. On a eu moins eu droit à une chambre de courtoisie pour se changer et se laver avant de partir. Petit conseil: en repartant vers Montréal, les douanes panaméennes fouilles TOUTES les valises (pas les bagages à main là, vos valises!) et vous retirent pratiquement tous vos produits en aérosol (OFF, crème à raser, etc.). Vous ne pouvez pas faire grand chose à part leur laisser. Bref, jusqu'à maintenant, tous les Québécois qui ont été amené au Playa Blanca par Sunwing ont eu des problèmes. Moi je ne ferai plus jamais affaire avec cette compagnie. C'est dommage, car le Playa Blanca est un endroit à découvrir. Pour les gens du vil du 27 novembre, je vous souhaite de ne pas avoir autant de problèmes! Ce n'est peut-être pas comme ca pour les vols vers Cuba étant donné que c'est plus proche, mais pour le Panama, c'est un vrai bordel! Moi je ne les recommande pas du tout!
Trajet à l'hôtel: Ca prend environ 2h, mais j'ai adoré passer dans Panama City! Vous avez également un guide qui vous explique un peu l'historique du pays et vous pouvez lui poser des questions. Après tous les retards accusés par Sunwing, nous en avions un peu marre de voyager, mais le trajet se déroule très bien. On fait un petit arrête-pipi d'environ 15-20 minutes dans un petit bistro qui est très sympa!
Check-in: Dès notre arrivée à l'aéroport, la représentante vous assigne une chambre. À l'hotel, on vous offre un drink à votre arrivée puis vous passer au comptoir pour récupérer vos clefs de chambre. Vos valises sont apportés directementc à votre chambre, donc vous pouvez vous rendre directement à un bar! lol
Hôtel: L'hôtel est très beau et le site est très propre. Il y a beaucoup de fleurs et de jardins. La végétation est superbe! Le site n'est pas trop grand, donc il est facile de se déplacer d'un endroit à l'autre en peu de temps.
Chambre: Les chambres sont grandes et très propres. Une bouteille de rhum blanc et des serviettes vous attendent. Il n'y a pas de bain, mais la douche peut contenir deux personnes à la fois. Il n'y a pas de frigo dans les chambres, mais il y a des sauts à glace et vous pouvez le remplir à la machine de glace de votre bloc. La majorité des chambres ont un balcon avec deux chaises, d'autres en ont un plus petit (on peut seulement y poser les deux pieds). Nous étions dans le bloc #7 au rez-de-chaussé avec une vue plage. Selon moi, c'est un des meilleurs blocs pour ce que nous recherchions. À côté de la plage, des deux restaurants à la carte, du buffet et de la piscine des activités. Pas de problème d'insectes dans la chambre. La matin, je sortais vers 6h45 pour placer les serviettes sous un palapas près de la piscine et je retournais me coucher. J'étais juste à côté. Et le courant est de 100V, donc pas besoin d'adapteur dans la chambre.
Restaurants: Les deux restaurants à la carte et le buffet étaient délicieux! Pour les restaurants, il faut réserver à l'entrée du buffet entre 8h et 10h. La bouffe que l'on sert dans les restaurants à la carte est très diversifiée: saumon, lapin, filet mignon, poulet, boeuf, etc. Pour tous les goûts bref! Je n'avais pas aussi bien mangé à Cuba. Il y a aussi un petit snack près de la piscine d'activités où l'on sert de la pizza, des hot-dog, des nachos et des sandwiches divers.
Bar: Il y en a quelques uns. Un au lobby, un près de la piscine tranquille, un dans la piscine d'activités (Joany est super gentille!), un près du petit snack et un près de la plage. Tous servent de très bons drinks! Il y a de la Corona, mais on doit payer. Elle ne fait pas partie du tout-inclus.
Activités: Plusieurs activités sont organisées. Ce sont souvent les mêmes de jours en jours: aquagym, waterpolo, volleyball de plage et dans la piscine, soccer, stretching, etc. Les horaires sont affichés au buffet. Les animateurs essaient de faire participer les gens, mais c'est pas toujours facile à cause de la température.
Spectacles: Les spectacles étaient différents à chaque soirs. Ca commence par une petite animation pour les enfants. Ensuite, il y a un concours d'organisé pour les touristes (nous avons gagné 3 des concours! lol) et finalement, c'est le spectacle avec les animateurs qui sont les danseurs. Excellent!!! Des Dieux de la danse... C'était superbe!
Température: On annoncait de la pluie toute la semaine... FOUTAISE! C'était nuageux mardi et mercredi, mais on a bronzé quand même. À partir de jeudi jusqu'à lundi: BEAU SOLEIL! Il a fait ÉNORMÉMENT chaud! Au moins entre 35 et 40 degré avec un taux d'humidité d'au moins 80%... Protégez-vous du soleil seigneur! Je me suis mis de la 30 toute la semaine et ce au moins 10 fois par jours et j'ai réussi à brûler quand même. Soyez très prudent avec le soleil! C'est beaucoup plus chaud que Cuba, car c'est plus proche de l'Équateur. Le soleil frappe plus fort. Et arrêtez de vous stresser avec la température!!! Ca ne veut absolument rien dire les prévisions météo. Vous verrez rendu sur place!
Langues: Les employés ne parlent pratiquement pas français (ou pas du tout!) et ne sont pas très habiles en anglais. N'essayez pas les phrases compliquées en anglais, vous ne serez pas compris. Si vous avez des habilités en espagnol, elles vous seront pratiques (moi j'en avais donc ca allait). Au pire, amenez-vous un dictionnaire.
Plage et océan: Vous le savez, ce n'est pas Cuba! Mais le sable de la plage est blanc et l'eau est bleue (au soleil, elle est magnifique). Par contre le matin, il y a beaucoup d'algues, mais elles sont ramassées par les employés. Il y a beaucoup de palapas et des chaises pour tout le monde. L'eau de l'océan est très chaude. La majorité du temps, il y a eu des drapeaux jaunes. Il faut être prudent. Quelques drapeaux rouges, surtout le matin quand la marée est basse. Pas entendu parler de raies par contre.
Piscines: Les piscines sont très propres et l'eau est chaude. Elles sont aussi super grandes et et décorées de fleurs. Magnifiques! Il y a également des palapas autours de la piscine pour offrir un peu d'ombre.
Clientèle: Il y avait beaucoup de Québécois et de Torontois. Mais il y a aussi beaucoup de gens des environs: Panama, Colombie, Vénézuela, Équateur, etc. Ca fait changement! Il y a quand même beaucoup de jeunes et aussi un peu des gens plus âgés. Très diversifié comme âge.
Excursions: Je n'en ai pas fait, donc je ne peux pas vous renseigner à ce sujet.
Animaux et insectes: Ne soyez pas surpris... Il y a des chiens errants sur la plage qui se promènent un peu sur le site. Je n'en ai vu aucun qui était dangereux ou quelque peu agressif. Mais je vous conseille de ne pas les toucher. Ils ont peut-être des puces ou je ne sais pas quoi. J'ai vu des petits lézards, des crapeaux, des grenouilles... et OUI, il y a des maringouins! lol Amenez votre OFF. Mais même là, attendez-vous à vous faire piquer quand même.
Discothèque: Nous n'avons pas trop aimé... Le seul point négatif de notre voyage (en dehors des vols). Comme nous sommes jeunes, nous aimons beaucoup le raeggeton et il n'y en avait pas beaucoup. C'était principalement de la musique latine pour danser en couple comme la cha cha, la salsa, la batchata, etc. La musique sur le bord de la piscine d'activités étaient très bonne par contre! Très diversifiée!
Divers: Un couple de personnes se sont fait agressés au couteau en se promenant sur la plage (ils s'étaient éloignés). Ils se sont fait voler leurs effets personnels, mais n'ont pas été blessés. Les bandits ont été arrêtés, mais les touristes n'ont pas retrouvé leurs effets. La police les a-t-elle gardés? Je ne sais pas. En faisant du banana boat, nous avons vu qu'il y avait des petits marchands sur la plage près du Decamaron. Nous avons décidé d'y aller par la plage. En y allant, la marée était assez basse pour passer (il y a un petit canal qui coupe la plage en deux). Mais en revenant, la marée était trop haute! Nous avons du retraverser à la nage, mais avec nos sacs de plage, c'était pas évident. Il ne fallait pas les mouiller (caméra numérique, argent et souvenirs) et nager avec seulement ses deux jambes dans le courant, c'est pas évident. On a pas passé proche de se noyer, mais presque! Soyez prudent... Partez très tôt pour revenir très tôt!
Voilà! En bref, j'ai ADORÉ l'endroit!!! Si on exclu les vols avec Sunwing, ca été mon plus beau voyage. Je recommande fortement la place, mais pas la compagnie aérienne. Si jamais vous avez des questions sur des sujets que je n'ai pas abordés ici, n'hésitez pas à demander! Même chose pour des photos! 🙂
Vols (arrivée et retour): Tout d'abord, prenez notre que nous avons voyagé avec Sunwing Airlines et laissez-moi vous dire que plus JAMAIS nous ne ferons affaire avec cette compagnie! Nous avons eu tellement de problèmes avec eux et 90% des clients ont l'intention d'intenter des recours contre eux dès que ca sera possible. Pourquoi? Voilà. Nous devions décoller de Montréal à 8h, mais nous avons été retardé d'une heure. Sunwing ont eu des problèmes informatiques qui leur indiquaient qu'il y aurait environ 140 passagers à bord de l'avion. Or, nous étions environ 180. Donc évidemment, il manquait de la nourriture à bord. Le temps que le traiteur embarque de qu'il manquait, ca nous a retardé. Ensuite, après environ 30 minutes de vol, on nous annonce qu'on devra faire une escale au Costa Rica, car nous allons manquer de carburant pour se rendre au Panama. Nous aurions du être informé de cette situation plus tôt parce qu'ils le savaient déjà avant de décoller. La raison qu'on nous a donné c'est que puisqu'il y avait 40 personnes de plus, nous étions plus lourd, donc plus de dépense de carburant. Sauf qu'une cliente m'a dit que deux touristes sont descendus au Costa Rica et ne sont pas remontés à bord après avoir fait le plein. Nous aurions aimé savoir dès que le début que nous aurions une escale à faire parce que c'était supposé être un vol direct. Ensuite, on nous annonce que l'arrêt devra durer 30 minutes, mais ca a pris environ 1h15. Nous sommes arrivés au Panama vers 16h30 au lieu 14h. Pour quelqu'un qui doit partir de Québec à 2h du matin, se tapper 3h de route, 3h d'attente à l'aéroport, plus tous ces retards et une promenande de bus de 2h pour se rendre à l'hôtel, c'est assez épuisant pour le système, croyez-moi! Pour le vol de retour, ca n'a pas été mieux! Nous devions quitter l'hôtel vers 10h le 20 novembre et décoller vers 15h. Ils ont attendus que nous ayons tous quitter nos chambres pour nous annoncer que nous ne quitterions l'hôtel qu'à 22h, décollage prévu pour 3h du matin! Un retard de 12h!!! La prétexte? Le vol en provenant de Montréal a du s'arrêter 2h30 à Cancun pour une raison qui m'est inconnue et l'équipage devait prendre du repos avant de repartir. Tous les clients étaient à bout de nerfs et la représentante de Sunwing a passé un sacré quart d'heure. Nous savions tous que ce n'était pas de sa faute à elle, mais elle a passé une partie de la semaine à nous raconter des histoires bidons et à être arrogante avec les clients. Finalement, nous avons quitté l'hôtel vers 23h et nous avons décollé à 4h du matin. Ce que ca nous a apporté de positif, c'est que nous avons eu droit à une autre belle journée. On a eu moins eu droit à une chambre de courtoisie pour se changer et se laver avant de partir. Petit conseil: en repartant vers Montréal, les douanes panaméennes fouilles TOUTES les valises (pas les bagages à main là, vos valises!) et vous retirent pratiquement tous vos produits en aérosol (OFF, crème à raser, etc.). Vous ne pouvez pas faire grand chose à part leur laisser. Bref, jusqu'à maintenant, tous les Québécois qui ont été amené au Playa Blanca par Sunwing ont eu des problèmes. Moi je ne ferai plus jamais affaire avec cette compagnie. C'est dommage, car le Playa Blanca est un endroit à découvrir. Pour les gens du vil du 27 novembre, je vous souhaite de ne pas avoir autant de problèmes! Ce n'est peut-être pas comme ca pour les vols vers Cuba étant donné que c'est plus proche, mais pour le Panama, c'est un vrai bordel! Moi je ne les recommande pas du tout!
Trajet à l'hôtel: Ca prend environ 2h, mais j'ai adoré passer dans Panama City! Vous avez également un guide qui vous explique un peu l'historique du pays et vous pouvez lui poser des questions. Après tous les retards accusés par Sunwing, nous en avions un peu marre de voyager, mais le trajet se déroule très bien. On fait un petit arrête-pipi d'environ 15-20 minutes dans un petit bistro qui est très sympa!
Check-in: Dès notre arrivée à l'aéroport, la représentante vous assigne une chambre. À l'hotel, on vous offre un drink à votre arrivée puis vous passer au comptoir pour récupérer vos clefs de chambre. Vos valises sont apportés directementc à votre chambre, donc vous pouvez vous rendre directement à un bar! lol
Hôtel: L'hôtel est très beau et le site est très propre. Il y a beaucoup de fleurs et de jardins. La végétation est superbe! Le site n'est pas trop grand, donc il est facile de se déplacer d'un endroit à l'autre en peu de temps.
Chambre: Les chambres sont grandes et très propres. Une bouteille de rhum blanc et des serviettes vous attendent. Il n'y a pas de bain, mais la douche peut contenir deux personnes à la fois. Il n'y a pas de frigo dans les chambres, mais il y a des sauts à glace et vous pouvez le remplir à la machine de glace de votre bloc. La majorité des chambres ont un balcon avec deux chaises, d'autres en ont un plus petit (on peut seulement y poser les deux pieds). Nous étions dans le bloc #7 au rez-de-chaussé avec une vue plage. Selon moi, c'est un des meilleurs blocs pour ce que nous recherchions. À côté de la plage, des deux restaurants à la carte, du buffet et de la piscine des activités. Pas de problème d'insectes dans la chambre. La matin, je sortais vers 6h45 pour placer les serviettes sous un palapas près de la piscine et je retournais me coucher. J'étais juste à côté. Et le courant est de 100V, donc pas besoin d'adapteur dans la chambre.
Restaurants: Les deux restaurants à la carte et le buffet étaient délicieux! Pour les restaurants, il faut réserver à l'entrée du buffet entre 8h et 10h. La bouffe que l'on sert dans les restaurants à la carte est très diversifiée: saumon, lapin, filet mignon, poulet, boeuf, etc. Pour tous les goûts bref! Je n'avais pas aussi bien mangé à Cuba. Il y a aussi un petit snack près de la piscine d'activités où l'on sert de la pizza, des hot-dog, des nachos et des sandwiches divers.
Bar: Il y en a quelques uns. Un au lobby, un près de la piscine tranquille, un dans la piscine d'activités (Joany est super gentille!), un près du petit snack et un près de la plage. Tous servent de très bons drinks! Il y a de la Corona, mais on doit payer. Elle ne fait pas partie du tout-inclus.
Activités: Plusieurs activités sont organisées. Ce sont souvent les mêmes de jours en jours: aquagym, waterpolo, volleyball de plage et dans la piscine, soccer, stretching, etc. Les horaires sont affichés au buffet. Les animateurs essaient de faire participer les gens, mais c'est pas toujours facile à cause de la température.
Spectacles: Les spectacles étaient différents à chaque soirs. Ca commence par une petite animation pour les enfants. Ensuite, il y a un concours d'organisé pour les touristes (nous avons gagné 3 des concours! lol) et finalement, c'est le spectacle avec les animateurs qui sont les danseurs. Excellent!!! Des Dieux de la danse... C'était superbe!
Température: On annoncait de la pluie toute la semaine... FOUTAISE! C'était nuageux mardi et mercredi, mais on a bronzé quand même. À partir de jeudi jusqu'à lundi: BEAU SOLEIL! Il a fait ÉNORMÉMENT chaud! Au moins entre 35 et 40 degré avec un taux d'humidité d'au moins 80%... Protégez-vous du soleil seigneur! Je me suis mis de la 30 toute la semaine et ce au moins 10 fois par jours et j'ai réussi à brûler quand même. Soyez très prudent avec le soleil! C'est beaucoup plus chaud que Cuba, car c'est plus proche de l'Équateur. Le soleil frappe plus fort. Et arrêtez de vous stresser avec la température!!! Ca ne veut absolument rien dire les prévisions météo. Vous verrez rendu sur place!
Langues: Les employés ne parlent pratiquement pas français (ou pas du tout!) et ne sont pas très habiles en anglais. N'essayez pas les phrases compliquées en anglais, vous ne serez pas compris. Si vous avez des habilités en espagnol, elles vous seront pratiques (moi j'en avais donc ca allait). Au pire, amenez-vous un dictionnaire.
Plage et océan: Vous le savez, ce n'est pas Cuba! Mais le sable de la plage est blanc et l'eau est bleue (au soleil, elle est magnifique). Par contre le matin, il y a beaucoup d'algues, mais elles sont ramassées par les employés. Il y a beaucoup de palapas et des chaises pour tout le monde. L'eau de l'océan est très chaude. La majorité du temps, il y a eu des drapeaux jaunes. Il faut être prudent. Quelques drapeaux rouges, surtout le matin quand la marée est basse. Pas entendu parler de raies par contre.
Piscines: Les piscines sont très propres et l'eau est chaude. Elles sont aussi super grandes et et décorées de fleurs. Magnifiques! Il y a également des palapas autours de la piscine pour offrir un peu d'ombre.
Clientèle: Il y avait beaucoup de Québécois et de Torontois. Mais il y a aussi beaucoup de gens des environs: Panama, Colombie, Vénézuela, Équateur, etc. Ca fait changement! Il y a quand même beaucoup de jeunes et aussi un peu des gens plus âgés. Très diversifié comme âge.
Excursions: Je n'en ai pas fait, donc je ne peux pas vous renseigner à ce sujet.
Animaux et insectes: Ne soyez pas surpris... Il y a des chiens errants sur la plage qui se promènent un peu sur le site. Je n'en ai vu aucun qui était dangereux ou quelque peu agressif. Mais je vous conseille de ne pas les toucher. Ils ont peut-être des puces ou je ne sais pas quoi. J'ai vu des petits lézards, des crapeaux, des grenouilles... et OUI, il y a des maringouins! lol Amenez votre OFF. Mais même là, attendez-vous à vous faire piquer quand même.
Discothèque: Nous n'avons pas trop aimé... Le seul point négatif de notre voyage (en dehors des vols). Comme nous sommes jeunes, nous aimons beaucoup le raeggeton et il n'y en avait pas beaucoup. C'était principalement de la musique latine pour danser en couple comme la cha cha, la salsa, la batchata, etc. La musique sur le bord de la piscine d'activités étaient très bonne par contre! Très diversifiée!
Divers: Un couple de personnes se sont fait agressés au couteau en se promenant sur la plage (ils s'étaient éloignés). Ils se sont fait voler leurs effets personnels, mais n'ont pas été blessés. Les bandits ont été arrêtés, mais les touristes n'ont pas retrouvé leurs effets. La police les a-t-elle gardés? Je ne sais pas. En faisant du banana boat, nous avons vu qu'il y avait des petits marchands sur la plage près du Decamaron. Nous avons décidé d'y aller par la plage. En y allant, la marée était assez basse pour passer (il y a un petit canal qui coupe la plage en deux). Mais en revenant, la marée était trop haute! Nous avons du retraverser à la nage, mais avec nos sacs de plage, c'était pas évident. Il ne fallait pas les mouiller (caméra numérique, argent et souvenirs) et nager avec seulement ses deux jambes dans le courant, c'est pas évident. On a pas passé proche de se noyer, mais presque! Soyez prudent... Partez très tôt pour revenir très tôt!
Voilà! En bref, j'ai ADORÉ l'endroit!!! Si on exclu les vols avec Sunwing, ca été mon plus beau voyage. Je recommande fortement la place, mais pas la compagnie aérienne. Si jamais vous avez des questions sur des sujets que je n'ai pas abordés ici, n'hésitez pas à demander! Même chose pour des photos! 🙂
Promotion sur la Singapore Airlines et nouveau produit à bord English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Les indigènes English translation pending
Je viens de voir le film Les Indigènes.
Très poignant.
La France n'a pas honoré l'engagement qu'elle a contracté en faisant appel à ses Tirailleurs.
Aujourd'hui le gouvernement redonne un peu d'honneur à l'ensemble des combattants en revalorisant les pensions et Indemnités.
Les militaires condamnaient la mesure de cristallisation des pensions depuis longtemps...dès les lendemains de la guerre d'Algérie en fait...
Bien avant Djamel et ses acolytes...
Mais l'histoire est ces temps-ci...amnésique...
Mieux vaut tard que jamais...
Rappelons que l'OAS et ses membres ont toujours demandé la revalorisation des pensions...et oui l'Histoire est étonnante...
Second voyage en Thaïlande English translation pending
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Les pieds au Népal... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit d'1 mois au Nepal par Sophie et Christophe en ballade autour de la planette. Pour les photos qui vont avec:http://www.lespiedssurterre.org. Bonne lecture. Mardi 24 Octobre: arrivée au Népal
Petit bilan après 3 mois sur la route, on est. vivant!!!! Mais encore… Et bien ça n'est pas si facile que ça de jouer les apprentis voyageurs. Pour le moment on a toujours pas eu de coups de blues, on ne ressent pas l'envie de rentrer et ces trois premiers mois déjà une aventure extraordinaire. Cependant, ces vacances un peu plus longues que d'habitude commencent à laisser imperceptiblement quelques traces: on ne s'émerveille plus autant, notre curiosité est un peu moins aiguisée et certaines choses inhérentes à notre quotidien deviennent plus pesantes certains jours: faire et défaire son sac régulièrement, se taper de longs trajets inconfortables, s'adapter à un nouveau pays sans avoir digéré le précédent, visiter, être harcelé par les "pro" du tourisme, etc…En fait le besoin de se poser se fait de plus en plus sentir, l'envie de ne plus bouger.
Jusqu'à présent le physique et le mental n'ont pas été ménagés avec trois pays pas forcement faciles sans farniente puis l'Inde qui pointe le bout de son nez. Allez courage, dans trois mois c'est les Maldives. "Il ne manquerait plus qu'ils se plaignent ces deux là!!!!"
Finalement, ce qui nous fatigue le plus et malheureusement qui nous colle a la peau, c'est notre condition de … touriste! Ca se voit a 10kms et on ne peut pas circuler sans qu'on nous propose du change, des souvenirs, un rickshaw, avec l'impression omniprésente d'être pris pour un porte monnaie ambulant. Certes les premiers temps ça fait parti du dépaysement, mais au bout d'un moment ça devient pénible et on a envie de se fondre dans la masse, de circuler incognito quoi!
Mais ne vous méprenez pas, ne comptez pas nous revoir de sitôt (tant mieux diront certains…), car c'est trop de la baaaaaaaaaaalle!!!!!!!!!!!
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.
Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Marc: plus connu sous le pseudonyme de " l'ours béarnais ", autant pour sa pilosité que pour son caractère. Il animera ces 2 semaines de ses gaudrioles et de son humour légendaire. " Afin d'amuser la galerie, je crache des gauloiseries ...".
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.
Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Beau comme un camion !
Petite présentation de la communauté népalaise qui nous accompagne:
Panta, notre guide, d'un naturel très rieur, il a toujours une petite anecdote, une histoire ou une chanson a nous faire partager. Homme de principe et de valeurs, autodidacte, cultive, nous auront de nombreuses discutions intéressantes sur "les choses de la vie". Et surtout, il sera a nos petits soins pendant ces 17 jours, une véritable croisière de luxe ce trek.
Nos porteurs:
Harry, 19 ans, marie a 13 ans, 1 enfant, le jeune homme s'avérera très porte sur le sexe et nous certifiera palier ces longues périodes d'abstinences par un travail fréquent du poignet (3 fois par jour même a 5000m!). Impressionnant le bougre, pourvu qu'il lui reste assez d'énergie pour passer le col…
Robin, 23 ans, 1 enfant, sera le plus résistant et avec ses quelques mots d'anglais, nous pourrons avoir quelques échanges.
Tapa le patriarche, 49 ans, une tripotée d'enfants à son actif. C'est en fait le plus pauvre des 3, il quitte son métier de charpentier pendant la saison touristique pour faire quelques sous. Le secret de sa forme himalayenne : jamais d'alcool ni cigarettes et quelques expéditions dans l'Everest a l'occasion.
Ils portent autour de 20/25 kgs chacun, aides d'une lanière sur le front (namlo), les sacs étant ficelles entre eux. Déjà lourdement charges, ils me promettent une bouteille de Brandy si je passe le col du Thorong La (5416m) avec mon sac a dos. Quand je vois leur équipement bien moins adapte que le notre et l'age de Tapa, je me promets de faire mon possible.
Coinche et jungle speed animent la soirée et nous nous couchons lamentablement à 21h00. Nous ne savons pas encore que les jours suivants, nous nous coucherons plus tôt encore.
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Maoiste A mesure que l'environnement change, les gens évoluent également. L'influence tibétaine se fait de plus en plus sentir, les visages s'arrondissent, leurs joues rosissent et l'architecture me rappelle quelques souvenirs de Chine. Les tibétains ont fui en masse après l'invasion chinoise et sont très présents sur les grands plateaux himalayens.
Alors que nous sommes en plein débat philosophique sur la dictature de la beauté en occident, nous croisons une étrange patrouille maoïste armée. De jeunes femmes d'a peine vingt ans manient le treillis et la carabine... en tongues, petite touche de coquetterie féminine dans cette ambiance de guérilla!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
Scène de vie Nous arrivons à Kirtipur, village perche sur une colline. Les immeubles en construction aux abords de la ville nous font regretter d'être venus. Mais en arrivant au sommet, nous découvrons de charmantes petites places paisibles ou la vie semble s'écouler tranquillement, cela change de l'ambiance trépidante de Thamel. Il y du riz étalé partout sur des nattes, les femmes le balaient ou le font " sauter " dans des jattes, les hommes bavardent ou font une partie de jeux dont je ne connais pas les règles. Ici pas de touristes et ça fait du bien.
A notre retour, nous rentrons à Thamel en passant par Indra Chowk, le quartier commerçant des népalais. On se croirait dans la rue Rivoli en période de soldes. De nombreux stands vendent des guirlandes lumineuses et des sachets de poudre de toutes les couleurs. C'est demain que commence Tihar, la fête des lumières qui dure jusqu'au 3 novembre. Impossible d'avancer dans les rues étroites au milieu des voitures, vélos, motos, un vrai parcours du combattant. Il faut d'ailleurs préciser qu'au Népal il n'existe pas de code de la route! C'est l'anarchie la plus totale, chauffards étant synonyme de chauffeurs, c'est la loi du plus fort.
Je me rends au rendez-vous prévu avec Naranjan pour régler les derniers détails. Pas de bol, il faut que je retourne a l'autre bout de la ville, la d'ou je viens! Retour difficile, tous les taxis sont pris. Je rencontre Sudeep qui me propose son aide puis me raccompagne a la guest. Il veut se joindre a moi demain et boire un verre ce soir, en tous cas il n'est pas acide a partir et je commence a trouver les népalais un peu collants. Heureusement, Thomas est la et j'en profite pour dire au revoir a mon nouvel "ami".
Puisque Sarah est partie, je prends sa place et partage la chambre de Sylvain. Je m'endors au son du hard rock dont me fait profiter le disquaire au bas de ma fenêtre. Faut absolument que je change de guest!
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Construction de route nous apercevons la chaîne du Manaslu, c'est à partir de cette gorge que partent les expéditions vers ce sommet majestueux. Puis une violente pluie vient nous surprendre nous offrant l'occasion de vérifier l'étanchéité des équipements et de patauger gaiement dans la boue.
Nous finissons épuises dans une auberge. En fait je ne m'attendais pas a tant de confort. Toutes les 2 heures, nous croisons des lodges ou il est possible de dormir ou se restaurer. La nourriture est bonne et variée même si les prix augmentent avec l'altitude, et nous bénéficions souvent de douches chaudes grâce à des capteurs solaires. A intervalles réguliers, nous trouvons des " safe drinking station " qui nous permettent de remplir nos bouteilles d'eau à moindre coût et d'éviter les déchets plastiques. Par ailleurs, notre guide Panta maîtrise parfaitement 3 types de massage, indien, japonais et suédois... Et ce soir on y a droit. " Les Annapurnas, pffft, meme ma semaine au Club med était plus roots! "
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
Fenêtres sur cour J'arrive enfin à Sankhu avec une heure de retard. C'est une ville moyenâgeuse ou rien ne semble avoir change depuis des siècles. Je suis la seule touriste du coin et je dois faire un peu tache avec mon sac a dos. Les gens, surtout les enfants me saluent d'un "namaste" les mains jointes. Littéralement, cela signifie:"Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protéges des dieux". Plus simplement: bonjour, bienvenue, au revoir, etc.…
Je grimpe au temple de Vajra Yogini. Arrive là-haut, je suis accueillie par des singes, c'est la première fois que j'en vois en liberté. Ils me font flipper car ils sont un peu agressifs. Ils suffit de les regarder trop longtemps surtout dans les yeux pour qu'ils chargent. Le pire c'est lorsqu'on a de la nourriture, comment vais-je faire pour manger mon sandwich? Heureusement il y a aussi des chiens qui les chassent. Le revers de la médaille, c'est qu'eux aussi ils en veulent a mon sandwich, sans oublier cette drôle de chèvre au comportement félin qui n'arrête pas de se frotter a moi pour recevoir des caresses…et bouffer mon pantalon!
L'endroit est chouette mais pas autant qu'ils le laissent entendre dans le guide. Ce n'est pas tout mais le temps presse et je dois marcher jusqu'a Changu Narayan un autre village, puis me rendre a Bhaktapur ou je vais passer la nuit.
Jérôme m'avait bien indique de traverser une rivière mais il ne m'avait pas préciser qu'il n'existait pas de pont. Pas d'autre possibilité, faut "chausser". Je remettais mes chaussettes les pieds mouilles lorsque j'aperçois un homme qui traverse en en portant un autre, a 5 mn près j'aurais peut-être pu aussi me faire porter…
Je marche a travers champs et rizières a étages au milieu des paysans qui travaillent et d'enfants qui jouent. C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on me propose de dormir chez l'habitant, cela aurait été une expérience super mais on m'attend ce soir à Bhaktapur, finalement la vraie liberté c'est de n'avoir aucun engagement même si c'est nous qui nous l'imposons.
Une heure et demi plus tard, j'aperçois Changu Narayan sur fond de coucher de soleil. Cette vielle ville aux tons chauds est juchée sur un promontoire au sommet duquel se trouve un magnifique temple. Etant donnée l'heure tardive, tous les touristes sont partis et, mis a part quelques gamins qui me réclament du chocolat, je profite seule de ce lieu. La nuit tombe, il est trop tard pour rejoindre Bhaktapur a pieds, je prends le dernier bus.
Bhaktapur by night c'est plutôt sombre. Un jeune m'indique la direction du centre puis téléphone a Indra. Il ne s'agit pas du dieu de la pluie des hindouistes mais d'un jeune homme de 25 ans qui s'occupe d'une association d'aide scolaire pour enfants indigents. Je l'avais contacte par Internet il y a plusieurs mois. Il me fait passer par un chemin qui m'évite de payer la taxe d'entrée de 10$ pour m'amener à la Khwopa guesthouse. Je visite ensuite son bureau où il m'explique plus en détails son association.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Ravitaillement Les premières neiges font leur apparition, ce n'est pas vraiment de bon augure pour la suite… C'est étrange de dépasser 3000m et d'être toujours entoure d'une riche végétation et de cultures, alors qu'à cette altitude nos fières Pyrénées sont déjà couvertes de pierriers et de neiges. La différence de latitude sans doute.
Les porteurs, ravis que je continuasse à porter mon sac, (depuis le temps que je rêvais de placer un subjonctif!) m'ont affublé du surnom de "tulle" (grand homme, grand frère). Le trek des Annapurnas mérite aujourd'hui celui d'"autoroute du Népal". En effet il y avait plus de monde sur cette étape qu'a la foire aux cochons de Champigny! Nos check points quotidiens auront le mérite de nous apprendre une chose a la vue de leurs registres: Pyrénées, Alpes et volcans auvergnats ne semblent plus satisfaire les fiers représentants de la patrie de Baudelaire et Bernard Menez, les français débarquent en masse sur le Toit du monde.
Finalement les journées sont rythmées par une forme de routine: Dal Bath pour Alexandre comme a tous les repas, Aurélie affairée avec ses pinceaux (très belles aquarelles), Alexandra et son échappée quotidienne sur du plat (bien vite rattrapée a la première grimpette), Poupette derrière son objectif et Marc qui amuse la galerie de ses ronchonneries béarnaises.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Tihar chez Indra
Pour la prospérité... Calme le soir, Bhaktapur est plutôt bruyante le matin, d'autant plus que ma fenêtre donne sur une rue ou s'installent les vendeurs à l'étalage.
La ville révèle toute sa beauté dans la douce lumière du matin. Son aspect médiéval, ses rues pavées et ses superbes maisons de briques avec encadrements de fenêtres en bois sculpte, en font une merveilleuse petite ville. Je loge près de Taumadhi Tole, une ravissante place ou se tient un marché toute la journée y compris le soir. De la terrasse du Sunny restaurant ou je déjeune, je contemple l'animation qui y règne et les temples qui la bordent. Avec ses cinq toits superposés, le temple de Nyatapola est le plus haut du Népal.
Je poursuis avec la visite habituelle du Durbar square, un peu décevante, le fameux palais aux 55 fenêtres étant de plus en rénovation. En tant que touriste, je me fais harceler par des jeunes proposant leur service de guide ou se faisant passer pour des étudiants devant mon refus. J'en deviens désagréable et suis obligée d'en arriver a leur dire :" I don't need any guide, any student, I want to be alone ! " Avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche.
Je rencontre le type d'hier soir a la descente du car qui m'emboîte le pas jusqu'à l'Internet café. A ma sortie il est la a m'attendre, il veut a tous prix me faire visiter son école de Thangka painting (peinture sur soie). Décidément les népalais sont coriaces. J'aurais un mal fou a lui faire comprendre après ¾ d'heure de ses explications mystico-religieuses-meditationnelles que je ne suis pas intéressée, ce qu'il savait d'emblée.
Je demande mon chemin à un autre jeune qui finalement va m'accompagner jusqu'à Hanuman Ghât ou se trouve un lieu de crémation et des vaches qui à leur tour ont eu le droit d'être honorée. La ballade se termine dans un rad local ou il me fait goûter à la bière népalaise, la jhad faite a base d'eau et de riz, le tout fermente. J'aurais droit à deux cuvées, celle de la veille et celle du jour, plus douce. C'est pas terrible mais bien moins pire que l'airag ! Je teste aussi le " king's curd ", élu roi des yaourt, fait a l'ancienne et présente dans un pot en terre, une spécialité de Bhaktapur. Excellent.
Au détour de ruelles, je tombe par hasard sur des jeux de rues style kermesse et des gens qui dansent autour de musiciens avant une prière collective. C'est Tihar aujourd'hui et c'est aussi Deepavali la nouvelle année pour les Newars, c'est la fête pour tout le monde. Les gens accrochent des guirlandes de fleurs aux balcons et font leurs derniers achats. Les potiers du quartier de Kumale dont la technique n'a pas changée depuis des siècles sont affaires à leurs tours de pierre. Ils doivent fournir d'énormes quantités de petits récipients qui serviront ce soir de lampes a huile.
Ca y est, la nuit tombe et les locaux commencent à poser des bougies à l'entrée des maisons, à l'encadrure des fenêtres et un peu partout dans les rues transformant les chemins en de magnifiques pistes d'atterrissage. Cela m'inquiète un peu de voir les flammes lécher le bois d'aussi près mais c'est tellement beau.
Les enfants se postent devant les boutiques et les marchands pour quémander des cadeaux, un peu comme pour Halloween. Dans leur grand plateau circulaire où se trouvent des bougies et des fleurs, les gens donnent de l'argent, des fruits ou des bonbons. Des petites filles habillées en rouge et or, maquillées pour l'occasion, réalisent des chorégraphies ou chantent. Les garçons eux emploient la manière forte et crient une rengaine, assez efficace pour que les gens donnent rapidement pour s'en débarrasser.
C'est alors que le festival est interrompu par plusieurs camions de pompiers. Ce qui devait arriver arriva... Plusieurs incendies ont pris dont un qui s'est rapidement propage a tel point que les deux camions de la ville n'ont pas suffit. D'autres sont arrives en renfort de Katmandou, Patan et de l'aéroport. Puis c'est la panne électrique et nous voila bientôt plonges dans l'obscurité.
La soirée se termine au resto avec Indra. Il m'invite a passer Tihar dans sa famille, je vais finalement rester ici pour les fêtes.
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Lac à Manang de Panta qui nous a mis en garde sur l'origine de la viande a cette altitude: elle vient de Pokhara en avion jusqu'a Jomson et n'est plus de toute première fraîcheur quand elle atterrit dans nos assiettes. Marc, solide comme un ours béarnais, se sortira de cette expérience culinaire sans séquelle. Mon estomac par contre, déjà fragilise, me rappellera à l'ordre avec une perfide tourista. Quant aux autres: Alexandra est très fatiguée, Aurélie est rouge comme un pinson (la protection 15 n'est apparemment pas suffisante a ces altitudes), Alexandre saigne du nez et Poupette a perdu l'appétit. Bref, tout est réuni pour aborder sereinement les choses sérieuses.
Nous avons profite de notre après-midi libre pour visiter le lac du coin (sieste interdite si on veut dormir le soir). Plus tard, entre 2 aller-retour aux toilettes, Internet m'offrira l'opportunité d'envoyer des nouvelles à ma douce et tendre restée a la capitale. Inespéré a 3500m!
Manang se révèle un sympathique village traditionnel, niche au fond d'une vallée et juche sur des falaises de terre. Il représente l'ultime halte avant d'aborder la longue ascension vers le col. Dernières recommandations de Panta en matière de mal d'altitude : a partir de maintenant, on mange de l'ail et on boit beaucoup d'eau. La fête Deepavali bat son plein au village, les percussions résonnent, mais pour nous ce sera une claque sur les bourses et au lit...
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Indra et moi Je fais la connaissance de deux fillettes croisées déjà la veille. Contrairement a la plupart des enfants d'ici, elles ne m'ont pas jeté un " hello " impersonnel et encore moins réclame " one roupie ". L'une a 12 ans et l'autre 7, nous réussissons à échanger quelques mots en anglais, 2e langue officielle du pays.
En fin d'après-midi, des danseuses donnent une représentation sur le podium installe sur la place. C'est la première fois que j'assisterai à du théâtre au micro.
Vient alors le dîner dans la famille d'Indra. Nous sommes 10 assis en L déchaussés sur de bas tabourets en bois presque à même le sol. Je prends soin de ne pas étendre mes jambes et de diriger mes pieds vers quelqu'un comme il est de coutume. Je m'assois donc en tailleur, ça me fait mal aux genoux mais bon… Face a chacun, sur le sol tapisse de glaise, est trace le contour d'un cercle en poudre blanche au centre duquel il y a un point rouge recouvert de fleurs, riz, banane, noix, autres petits fruits et d'un morceau de corde. Dans l'angle du L, il y a un peu de tout ça, des bougies et 3 petits bonhommes blancs aux yeux noirs qui ressemblent a Roswell en pâte de riz. Il y a plein d'autres choses puis du yaourt dont une louche sera mélangée aux riz et a la poudre rouge pour compose le pûjâ (offrande).
Commence le rituel : on mange la banane, on se met les fleurs sur la tête, puis on reçoit le tikka sur le front a base du pûjâ, le collier de fleurs, une corde autour du cou. On est ensuite aspergé de pétale de fleurs et on allume la corde qui se trouve au centre du cercle devant nous positionnée d'une certaine façon.
Le Chef découpe un gros fruit rond et distribue des morceaux à tout le monde, c'est doux et légèrement citronne. Puis le balaie est passe a chaque extrémité du L en direction du coin ou y'a plein de trucs. Je ne comprends rien à tout ce tralala.
Les deux soeurs s'occupent du rituel et du service, seule la mère est assise. Le tout dans un silence que je n'ose interrompre alors que j'ai plein de questions a poser. Cela ressemble davantage à des rites superstitieux que religieux, c'est peut-être un mélange des deux !?
Nous passons maintenant au repas. Dans une grande assiette en aluminium sont disposes des aliments; j'ai reconnu du riz sous sa forme séchée style pétales, des pommes de terre, de la viande, des haricots. Pour le reste ce sera la surprise.
Puisque tous mangent avec la main, je m'y essaie avec la main droite ce qui est d'usage. Je prends un peu de ce qui ressemble a du thé humide mélange avec du riz. Ce n'est pas évident, quelques miettes de ce mélange peu goutu tombe par terre. Ils rient non pas parce que je mange comme un goret mais parce que je viens d'avaler la nourriture des dieux ! La viande qui était soi-disant du boeuf se révèle être du mouton et j'aime pas ça, les haricots ont un goût si infecte que j'ai failli vomir. Je pense que je n'aurai plus de problème de dissociation bucco-nasale à la plongée ! Le pire, c'est lorsque j'ai réussi à vider la quasi totalité de mon assiette (mis a part les énormes morceaux de gras) et que l'on m'a servie une seconde fois. L'alcool de riz qu'ils nomment " vin " m'a aide à faire passer tout ça et tant pis si je suis saoule !
Dernière gaffe de la soirée, j'ai traverse la " table " au lieu de la contourner et failli rentrer dans la cuisine, séparée par un minuscule muret. Cette interdiction de rentrer dedans vient du système des castes, quelqu'un n'appartenant pas à la caste est considèré comme impur et peut donc " polluer " la nourriture.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Long is this road... belle performance de la Pologne qui du coup sera beaucoup plus silencieuse le soir venu. Un "Here is the strong girl" lance le lendemain par un guide couronnera ainsi son effort de la veille…
Les buffles laissent maintenant place aux yaks (si vous saviez combien ils m'ont manqué depuis la Mongolie), beaucoup plus dangereux. Conseil: dégager le passage a la vue du premier, armes de leurs longues cornes et complètement apeurés, ils foncent n'importe ou.
Avant de se poser, une dernière petite marche en hauteur pour se fabriquer quelques globules rouges puis redescente au lodge. L'ascension plus difficile que prévue se soldera par une tourista en pleine neige.
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Mes nouvelles copines d'enseignement y est meilleure et l'anglais obligatoire. Les élèves portent tous un uniforme avec cravate, les fillettes ont la jupette, les chaussettes et les couettes.
Ce soir, Tihar prend fin avec la célébration des frères et soeurs. Pour l'occasion, les soeurs qui vivent avec leur maris et enfants chez leur belle-famille sont revenus dans la maison familiale. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes. Les rituels sont a peu près les mêmes qu'hier avec plus de faste, inutiles d'essayer de comprendre quoi que ce soit les népalais eux-mêmes n'en sont pas capables hormis les "anciens". Seule chose remarquable, les colliers de fleurs ne sont plus oranges mais violets et les frères et soeurs s'offrent des cadeaux. Les soeurs pratiquent les rituels du tikka (pour leur souhaiter longue vie) puis leur tendent des fruits et autres nourritures qui n'ont rien a voir avec le repas. Les frères posent leur tête dessus puis en échange leur donne un billet ou un cadeau, généralement un vêtement.
Les hommes sont assis pendant que les soeurs les servent puis les resservent ainsi que les enfants. Elles ne s'asseiront pour dîner que lorsque les hommes auront quasiment termine. Il semble que ce soit une société hyper machiste. Quand a la place de l'invite, elle ne parait pas revêtir une importance particulière, j'ai passe le repas derrière un poteau et on a oublie de me servir a boire, personne n'a remarque que je n'ai pas bu de tout le repas! Cote ambiance, pas de discussions enflammées ni même de chant ou de danse, c'est d'un ennui à mourir même pas une engueulade pour se divertir. Ce n'est pas du tout festif à moins que je ne sois tombée dans une famille morose. Indra me donne l'impression d'être surtout intéressée par la caméra, et c'est moi qui ai le rôle du cameraman, il a d'ailleurs acheté une puissante lampe pour éclairer la pièce étant donne la mauvaise qualité des images de la veille. Bref, je suis déçue!
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Sur la route du Namo Bouddha ou je dois passer la nuit. Puis c'est reparti pour 3-4 heures de marche. J'avais oublie de préciser que j'ai un sac a dos sur le dos d'environ 11 ou 12 kilos.
J'emprunte le mauvais chemin et demande ma route a trois gamins de 7 a 12 ans qui parlent l'anglais. Ils m'escortent un moment le temps de me demander mon nom, mes origines, mon age, les échanges habituels quoi. Puis, très intrigues par l'ipod, ils me demandent ce que c'est. La meilleure réponse fut de leur faire écouter a tour de rôle tout en continuant a marcher. Ils ont eut l'air d'apprécier la tecno mais n'ont pas ose se trémousser sur ces sons endiables.
Je me suis donc rajouter une bonne demi-heure de rab et me voila sur la bonne voie. Le chemin de crête me fait découvrir en surplomb de magnifiques paysages de rizières en escaliers et en plus c'est en descente.
Au bout de deux heures mon sac devient de plus en plus lourd et le frottement se fait sentir au niveau des épaules et des hanches.
A la troisième heure, un homme patibulaire m'interpelle. Il n'est pas très clair voire ivre et me montre le couteau qu'il a fabrique lui-même dans l'espoir de me le vendre. Je n'ai aucune intention de lui acheter mais le bougre insiste et je commence a m'inquiéter car après tout, il n'y a personne aux alentours…je suis a sa mercie. Heureusement, trois types arrivent en sens inverse. Ils réagissent après leur avoir explique mon problème et lui feront rebrousser chemin. Le soleil déclinant et la fatigue achèvent de me faire abandonner à 5 km de la fin avec tout de même la satisfaction d'avoir parcouru 30 km avec mon sac sur le dos, je ne m'en croyais pas capable.
Quelques étirements en attendant le bus et me voici sur son toit, y'a plus de place a l'intérieur. Les autres voyageurs relayes au dessus m'aident a monter le sac. C'est rigolo de rouler les cheveux au vent, c'est même un peu vertigineux car la route domine des rizières.
J'arrive à la Shiva Guesthouse excentrée mais au calme. Je monte sur la terrasse. Enfin, je les aperçois: blancs, acérés ils sont la devant moi, je peux presque les toucher: les sommets de l'Himalaya. Le soleil se couche les éclairant d'une lumière rouge flamboyante.
Il est 18h et pas le courage de retourner en ville. Le tenancier me concocte une bonne soupe, me tape la discute et direction dodo.
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Le lit de la Kali Gandaki a l'horizon Kagbeni marque la frontière avec l'Upper Mustang. A 70$ de droits journaliers, nous préférerons le Dolpo (cf Himalaya le film) pour notre prochaine expédition. Panta nous décrit cette région comme la plus belle du Népal. Ca laisse rêveur...
Ici vivent beaucoup de Takali. Chez cette ethnie, les femmes sont aux commandes et font le business, pendant que les hommes parient et palabrent. Tout comme les paysages, ça en laisse plus d'un rêveur... Plus loin ce sont les brahmanes et les Chetri, de lointains descendants des Aryens qui n'ont plus ni tête blonde ni yeux bleus mais qui conservent de leurs ancêtres une grande silhouette et un visage fin. C'est captivant de voir sur le terrain comment guerres et migrations passées ont influence chaque vallée népalaise. En arrivant à Jomson, nous auront droit à 3 chekpoints successifs, la police, les militaires et le ministère du tourisme. Au moins, si il nous arrive quelque chose, la piste sera facile à suivre. La fin de la journée sera éprouvante. Nous marchons dans le lit de la rivière Kali Gandaki, portes par le chant de nos godillots et le charme des villages tout de blanc vêtus. Le vent se lève et nous ralentit, nos yeux ont quitte les cimes enneigées pour se focaliser sur nos pieds. C'est sur, Jean Pierre Mader est passe par la...
Ce soir on reprend les bonnes habitudes, apero Ricard et cidre, Marpha rivalisant avec Morteaux-Courlibeuf, dans le calvados, pour le titre de capitale mondiale de la pomme… Hic!
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
On est pas arrivé... poussière remontent en chandelle. C'est un enfer de rocailles. Le vent hurle." Je ne vous cache pas que ça été plus calme en ce qui nous concerne, mais peut être qu'il était un peu marseillais le Herzog!!! Nous continuons de suivre le Kali Gandaki qui se transforme bientôt en une des gorges les plus profondes du monde, puisque 6000m séparent le torrent des 2 sommets qui le bordent.
La journée sera marquée a midi par l'attaque sournoise du Swiss Rosty, saute de patates avec ail, oignons et un oeuf pour lier le tout. Marc sera le premier a tomber avant le repas du soir, je le rejoindrais au banc des victimes (c.a.d aux toilettes...) dans la nuit. Un concours de sifflante s'engagera alors sur plusieurs jours, match très serré qui s'achèvera par un score nul et encore quelques kilos en moins.
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Durbar Square a Patan
Interdit aux moins de 16 ans Dernier spot de la vallée a visiter: Patan. Je saute dans un taxi un peu neu-neu. Je n'avais pas prononcé Patan assez bien, il fallait dire Pa-ha-tan! Il m'a donc trimétal je ne sais ou sans réfléchir au fait que, touriste, cela ne pouvait être que la et malgré le plan que je lui avais montré.
Arrivée à bon port, j'ai réussi à esquiver les "péages" pour entrer dans le coeur historique de la ville. Ancienne ville royale, elle a laisse derrière elle un magnifique ensemble architectural. Durbar square est constitue d'une dizaine de temples et du palais royal. Sur la place, des saddhu ou ascètes itinérants se sont ici reconvertis en mannequins-photos pour touristes et réclament 10 roupies pour la pose!
Sinon, en se baladant au hasard des rues, on tombe parfois sur des scènes de vie assez surprenantes comme cette vieille femme se lavant les cheveux torse nu près du puit ou cette séance de toilette collective dans une fontaine.
Rendez-vous avec Sylvain et Thomas pour la soirée. Apres le resto, on termine la soirée au Fullmoon ou l'ambiance est excellente. Un groupe népalais donne un concert acoustique a base de reprises de tubes comme la Bamba, Alabama, Bob Marley etc.…
La température a baissée et il fait frisquet dans ma chambre, dans ces conditions je vais mettre 3 heures à m'endormir comme hier. Je me fais donc une bouillotte avec ma poche plastique " Platipus ", elle est faite pour résister à tous les traitements.
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Jour de fête
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Sèche linge local Sinon voici quelques recommandations pour avoir une bonne étoile sur ce genre de trek: toujours passer a gauche des stupas, ne jamais enjamber les loungtas (drapeaux de prières multicolores disposes en bannière au sommet d'un cairn, d'un stupa etc.…), tourner les moulins a prière de gauche a droite pour que les mantras soient entendus et éviter a tout prix le Yak burger et le Swiss rosty!!!!
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Bodnath agilité incroyables, ils jouent, se bagarrent, plongent et nagent comme des poisons, les bébés sont aussi adorables.
Je me rends ensuite a Bodnath peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. C'est un des sanctuaires du bouddhisme et son stuppa central est sans doute le plus grand du Népal. J'y rencontre un jeune népalais parlant assez bien le français qui s'invite à déjeuner avec moi. J'en profite pour lui expliquer les bonnes manières! Ce jeune homme me fait une étonnante démonstration de gymnastique oculaire. A force de méditation, il réussit à faire osciller ses yeux de manière frénétique, ça fait presque flipper.
De retour a Thamel, je réserve mon billet de bus pour Pokhara et je teste un nouveau resto indique dans le routard. Il ne se sont pas trompes, la pizza au poulet tandoori est vraiment excellente. Abracadabra
Chitre (2350m) Gurundi point of view (3200m) Bathanti (2660m) 5h de marche
Apres une sévère montée dans la foret népalaise, nous atteignons le Gurundi view point ou nous bénéficions d'une vue imprenable sur la face sud de la chaîne des Annapurnas. Pour une fois on arrivera tôt au gîte. Une guitare, et Marco se lance dans une interprétation à 4 cordes de Radio head... Ce sera une soirée magie et logique, et a la vue des tours proposes, Garcimore a du se " retournech pluch d'une foich dans chon chapeau ".
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Intitutrices coup, ils étaient tout chauds et croustillants.
Ce matin, j'ai décidé d'aller visiter une école publique et ça n'a pas été une mince affaire d'en trouver une. Finalement je tombe sur Mongol (car originaire de Mongolie) qui me conduit dans celle ou il a lui-même enseigne. Les élèves sont tous vêtus de la même manière et je remarque que les institutrices aussi ont un uniforme...rose!
Ils sont assis sur des bancs sans dossiers dans une classe dépourvue de tout affichage. Des le plus jeune age ils ont plusieurs professeurs comme au collège et pas d'instituteur attitré. J'assiste à un cours de science dont le thème est " l'eau ". J'admire les élèves pour leur patience et leur indulgence a l'égard de leur prof dont le cours se résume a un expose magistral fait la moitie du temps en anglais ! Cela semble très ennuyeux et sans aucune activité de la part des élèves ; en France ils me l'auraient déjà fait payer!
Le seul plaisir qu'il me reste à Thamel c'est de tester un resto par jour. Ce soir c'est le Third eye, pas mal mais pas super économique.
T'es ou?
Bathanti (2660m) Ghandruk (2000m) 4h de marche
De nombreux langurs (singes a tête blanche) escaladent la falaise voisine et nous saluent de bon matin. Toujours pas de téléphone dans cette vallée, l'armée les a tous réquisitionnés l'an passé. Impossible donc de causer a Sophie, ça commence a me peser sérieusement. Heureusement on double l'étape demain et on sera à Pokhara un jour plus tôt. Nous croisons plusieurs fois les porteurs d'agences telles que "nouvelles frontières". Leurs charges sont très lourdes, l'équipement limite, les repas ne sont pas inclus (ils se font la popotte avec les ingrédients qu'ils portent) et ils sont payés a coups de lance pierre (presque 2x moins que les nôtres dixit Panta). Quand le package n'est pas cher pour le client, la marge reste la même pour la compagnie et c'est les équipes locales qui trinquent…
Nous nous posons en fin d'après midi au Gurung cottage, superbe auberge
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.
Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Batmobile ma direction, la honte. La seule solution pour ne pas asphyxier le car entier fut de mettre mon pied dans un sac plastique.
Au 2/3 du trajet voici que le car s'arrête, c'est la panne. Apres une heure d'attente, je décide avec 6 autres personnes de monter dans le bus local. C'est sale, bonde, je suis coincée au milieu d'énormes sacs de riz et les vitres sont en verre. A chaque nid de poule j'ai l'impression qu'elles vont exploser, et ce n'est pas du "securit"!
La guest est nickel et la chambre chaude. Je fais la rencontre de mon voisin d'Internet, Quentin, un prof de sport qui vient d'inventer le bâton de marche avec amortisseur intégré. Petit resto en sa compagnie et au lit…a 21h00!
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
La troupe au complet
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Un éléphant ça trompe énormement petite plage de sable installés dans des chaises longues pour le coucher du soleil.
Sur le chemin, le cri de Sophie a la vue d'un bout de sac plastique ressemblant vaguement a un serpent et le sursaut arrière d'Alexandra ayant confondu un papillon noir avec une chauve-souris laissent sceptique quant a la suite du safari!
Nous aurons droit ensuite à un diaporama sur la faune du parc, histoire de nous mettre l'eau a la bouche.
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Eléphant safari
Gavial Lever 6h pour un tour en pirogue. La brume matinale a la surface de l'eau et la cote noyée dans ce brouillard nous donne l'impression d'être des explorateurs en pleine jungle sauvage. Que ni! Nous ne sommes pas les seuls, une autre nous suit de près avec à son bord 7 hollandais pas très discrets. L'Homme sera en effet l'animal que nous pourrons observer le plus près dans ce parc!
Nous passons près d'un gavial de bonne taille en pleine sieste, pas d'inquiétudes à avoir, ce crocodile à la longue gueule ne se nourrit que de poissons.
Apres une heure, nous accostons sur la terre ferme pour un retour a pieds. Des touristes nous ont déjà précédé et cela nous donne quelques craintes sur l'éventualité d'apercevoir quelque animal sauvage. Ces doutes seront confirmés par l'arrivée d'autres touristes. Qu'a cela ne tienne, notre guide, en tongue nous fait part des conseils de sécurité : chaussures montantes pour les serpents, pas de couleurs flashi ça énerve les rhino, ne pas tourner le dos a un tigre mais reculer doucement en arrière, en cas de rhino, grimper a un arbre ou, a défaut, prendre ses jambes a son coup tout en effectuant un strip-tease (nous gagnerons de précieuses secondes pendant qu'il reniflera les vêtements), face a un éléphant, l'arbre doit être massif, enfin, pour ce qui est de l'ours, rien a faire, dans tous les cas c'est cuit (il court, nage et grimpe aux arbres). Christophe nous apprendra que si quelqu'un tombe a l'eau dans une rivière infeste de crocos, dans le cas d'une attaque de croco, tout le monde doit se jeter aussi a la baille et faire un maximum de boucan, vas-y Christophe, montre-nous l'exemple...
Les 2h30 de jungle walking seront pitoyables : 3 poules sauvages, deux singes en haut d'un arbre a dix mètres de hauteurs, et une araignée tissant sa toile. Le plus " impressionnant " furent les empreintes de tigres et les crottes de rhino! Nous serons tout de même ravis d'avoir vu un pic-vert!
Tout a coup, un bruit de feuillage nous a alerte, c'est sans doute un éléphant sauvage. Christophe propose de grimper à un arbre pour l'observer. La réponse de notre guide est négative car trop dangereux, c'est un peu paradoxal lorsqu'il s'agit justement du but de " l'expédition ". Nous apprendrons à notre retour que des chanceux ont vu passer un tigre quelques mètres seulement devant nous, et m.... !
L'après-midi se fait a dos d'éléphant. Le " chauffeur " est assis sur sa nuque devant une nacelle destinée à recevoir 4 personnes. L'animal est dressé a la perfection, il effectue virages a gauche, a droite, marche arrière et arrache les lianes ou branches indésirables avec sa trompe sur demande. En plus, on se sent vraiment en sécurité sur cette bête de plusieurs tonnes qui nous trimbale à travers la jungle et entre les arbres. On se prend au passage quelques toiles d'araignées ou des branchages mais c'est assez sympa. Le seul hic sont les deux hollandais qui partagent notre nacelle et qui ont papotte pendant toute la ballade. C'est le moyen idéal pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel sauf qu'il n'y en a pas, des animaux! Nous sommes 4 ou 5 éléphants à évoluer dans le même périmètre et, à notre retour, d'autres touristes prennent le relais pour une rotation de 2 heures. Cela fait beaucoup d'agitation, pas étonnant que les animaux soient dans les coins plus reculés du parc, pas folles les bêtes! En plus, compte tenu de temps qui nous était imparti, le conducteur n'a pas voulu faire un détour de 10 minutes pour voir de plus près un Marsh crocodile. Nous sommes très déçus, ça ressemble davantage à un Disneyland avec activités a gogo mais rien n'est fait pour réunir les conditions favorables à un safari. C'est de la poudre au yeux et on est bien décide a le faire savoir a l'hôtel! Les activités devraient être plus longues de manière à entrer dans le coeur du parc, loin de l'activité humaine et avec peu de touristes...
Finalement, ils nous proposent demain matin une autre ballade de 3 heures a dos d'éléphant a la place du bird watching qui ne nous intéressait pas. Super!
Apero " happy hour " sur la plage avec free pop-corn et bière pour le coucher de soleil.
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Le premier à l'eau à perdu risquerait de nous foncer dessus pour protéger son bébé. Et oui, ici c'est pas les tigres qui font le plus de morts, mais les rhinos... Sophie passe sur la tête d'un autre éléphant le temps de vérifier la nacelle défectueuse et Christophe se joint aux 2 Alex et Aurelie. Finalement Sophie effectue un dernier passage à 3 mètres du sol en sens inverse pour se retrouver a nouveau sur la nacelle défectueuse mais seule cette fois.
Nous assistons, et participons pour certains, à " l'éléphant bath " qui est en fait l'occasion pour les 2 Alex et Christophe de monter sur ce dernier pendant qu'il est dans son bain. Au commandement de son jeune maître, le pachyderme se secoue, tous les trois auront donc partage sa baignoire!
Apres une petite sieste ou Sophie passera en compagnie du chaton de l'hôtel, nous montons a bord de la jeep pour une dernière excursion dans la jungle. Nous serons assez chanceux, rhino, daims et sangliers (mais toujours pas de tigres, dernière solution: le zoo).
Soirée spectacle de danses et percussions traditionnelles ou les filles auront l'occasion de montrer leur talent de danseuses puis échange de tours de magie avec notre guide.
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Salut, moi c'est Sophie
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Les pieds sur terre tet la tête dans les étoiles...
Samedi 20 Novembre: La Royal Kumari
Visite de Katmandou : Durbar square et Freak street.
On emprunte des chemins de traverse qui nous mène au milieu de places et petites cours intérieures ou se trouvent stuppas et autres chaityas.
On réussit à esquiver l'entrée payante du site en contournant par des petites ruelles, c'est toujours amusant de frauder, comme dans le metro quand on avait 14 ans. La place est très belle mais finalement on en fait vite le tour étant donne qu'on n'a pas le droit de pénétrer dans les temples, notamment la demeure de la Kumari. Cette déesse vivante (la seule au Monde), est choisit à l'age de 5 ans pour la perfection de son corps. Elle incarne la déesse Taleju qui selon la légende fut désirée par le roi Jayaprakash Malla. Pour le punir, il ne pourra désormais la contempler qu'à travers le corps d'une enfant de basse caste. Cette gamine ne doit pas saigner ce qui mettrait fin à sa " pureté " comme le fera d'ailleurs l'arrivée de ses premières règles, date a laquelle elle sera remplacée par une autre. Elle n'a donc pas le droit de bouger, de jouer, de marcher, etc.… et restera vierge toute sa vie durant. Chaque népalais rêve de la voir apparaître a la fenêtre de sa prison dorée mais il est interdit de la photographier. Les rois du Népal lui rendent visite une fois l'an et des cérémonies ont lieu en son honneur.
L'ancien quartier hippy de Freak street juxtapose le Durbar square. Il a perdu de son ambiance d'antan et la rue est bien calme. On se plait a l'imaginer pendant sa grande époque seventies.
Sur le retour nous craquons sur un gong que nous espérons pouvoir "confier" à nos amis de retour sur Paris. En revenant à la guest, Alexandra et Poupette ont elles aussi craquées sur des tables basses et cadre en bois. C'est pas gagne pour l'enregistrement des bagages, on craint le surpoids...
Dernière soirée ensemble a notre cantine habituelle, l'Everest Steack house.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Nos porteurs:
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres! English translation pending
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
La Chine "éternelle" English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China
Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine...
A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes.
Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures.
Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres.
Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation.
Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).
Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!
Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.
Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.
Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.
Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de pat��res en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte
Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).
Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!
Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cupping
Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus
Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?
Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.
Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !
Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.
Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's
Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espelette
Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.
Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du monde
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de pat��res en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cuppingMardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espeletteMardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du mondeAir France et la "famille" English translation pending
Suite à un voyage très éprouvant avec Air France, j'envoie à leur service client une lettre courtoisement incendiaire (besoin de me passer la hargne et l'épuisement). Je reçois trois mois plus tard une réponse m'accordant un avoir de 100 euros à dépenser dans les douze mois pour l'achat d'un de leur billet. Il est spécifié que cet avoir peut également être utilisé par ma famille directe : parents, frères et soeurs.
Je donne donc la lettre à ma mère. Munie du livret de famille (nous n'avons pas le même nom), elle se présente à un comptoir d'Air France de l'aéroport de Bordeaux et demande un billet. Là l'hôtesse lui indique qu'elle ne peut bénéficier de l'avoir qui est réservé au père, à la mère, aux frères et soeurs. Ma mère lui montre le livret de famille et l'hôtesse lui répète que seuls le père, le mère et les frères et soeurs peuvent utiliser l'avoir et que vu que nous n'avons pas le même nom elle ne peut pas en bénéficier. Ca a duré longtemps et... l'hôtesse a eu le dernier mot (seuls le PERE !!!!!!!!!!!!!!!!!!, la MERE !!!!!!!!!!!!!! les FRERES et SOEURS !!!!!!!!! peuvent bénéficier de l'avoir, MADAME!!!!!!!!!!!!!!!!!).
Fantastique la compagnie nationale, non ?
Catherine
Fantastique la compagnie nationale, non ?
Catherine
Illusion: les prix en Inde English translation pending
Bonjour, une question que je m'étais beaucoup posée avant de partir et que j'ai souvent vue sur de nombreux forums est "combien coute réelement l'inde?" "ai-je assez pour X temps avec tant d'Argent"
Franchement le gros minimum si on loge pas chez l'habitant (servas, hospitalityclub, etc..) si on mange pas gratuitement (habitant, prasad, ...) On peut s'en sorti dans les grandes villes avec 1, 5€ voir 2€ dans le plus petites villes par jour. Et ca lorsque l'on ne connait pas bien et on paye des prix encore pas réelement locaux.
C'est vrai que j'ai pas mal de difficultés car j'ai peut être trop persévéré mais je m'en suis sorti avec une moyenne de 3€ par jour en comptant les transports.
Bien sur je parle d'une vie assez proche de celle des Indiens.
Voila 😉
Mike
Franchement le gros minimum si on loge pas chez l'habitant (servas, hospitalityclub, etc..) si on mange pas gratuitement (habitant, prasad, ...) On peut s'en sorti dans les grandes villes avec 1, 5€ voir 2€ dans le plus petites villes par jour. Et ca lorsque l'on ne connait pas bien et on paye des prix encore pas réelement locaux.
C'est vrai que j'ai pas mal de difficultés car j'ai peut être trop persévéré mais je m'en suis sorti avec une moyenne de 3€ par jour en comptant les transports.
Bien sur je parle d'une vie assez proche de celle des Indiens.
Voila 😉
Mike
Un très bon plan logement à Ko Maak English translation pending
Nous revenons d’un formidable séjour sur l’île de Ko Mak, dans le parc maritime de Ko Chang. L’île est encore très tranquille (rien à voir avec Ko Chang, désormais surpeuplée de touristes). Nous avons séjourné au Bann Ing Kao Bangalow, une nouvelle guesthouse située un peu à l’écart des deux grosses plages, tout au bout d’une route de terre, juste à côté d’un village de pêcheurs.
L’endroit est très beau et agréable. Les bungalows (en bois et bambou, tout simple, mais parfaits) sont dispersés sur le flanc d’une colline recouverte de jungle qui tombe sur une petite plage très sympathique.
Les propriétaires sont vraiment très gentils. Ils ne parlent que trois mots d’anglais et nous à peine trois mots de thaï, mais ça ne nous a pas empêcher de passer de très bonnes soirées et nous nous sommes sentis comme en famille. Ils viennent vous chercher et vous raccompagnent au port gratuitement, ils vous baladent jusqu’à Ko Rayang gratuitement…
Les bungalows sans salle de bain coûte 200 baths, ceux avec salle de bain (à ciel ouvert, mandi à l’indonésienne et WC occidentale) 450 baths. Les bungalows avec salle de bain sont assez vastes. La cuisine est bonne et variée (mais un peu chère par rapport aux prix auxquels on s’est habitué sur le continent). A deux, dans un bungalow avec salle de bain, et en buvant pas mal de Chang Biere (bah, c’était les fêtes), on s’en est tiré pour à peine plus de 1000 baths par jours.
On peut facilement rejoindre la plage de Ao Kao à pied, et pour se promener dans le reste de l’île on peut louer une des motos des proprios (80 baths/heure).
Bann Ing Kao Bangalow, Miss Somjit Sawadsuk, mobile : 0 7053 9553
Tsunami 6 mois après English translation pending
Je viens de voir une emmision qui parlait de l'après tsunami et de l'argent des ong.
Une chose à dire: C'est pas gagner, voila ce qui me fait réfléchir quant à ma destination dans le pays
Une chose à dire: C'est pas gagner, voila ce qui me fait réfléchir quant à ma destination dans le pays
Déçus par l'Egypte en individuel English translation pending
J’ai longuement réfléchi avant de poster ce message.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Liaision Moscou-Asie centrale English translation pending
j'aimerais partir début octobre en Asie centrale et arriver soit à Tashkent, soit à Bishkent en train en provenance de Moscou.Je crois que c'est la ligne saratov-syr Daria.
Est-ce que quelqu'un en a l'expérience? le coût?
Et de Moscou est-ce gualère d'obtenir le billet?
Et est-ce que je dois avoir mon visa pour le Kirghistan en poche, je sais qu'en arrivant par avion on peut faire les démarches à l'aeroport, mais par le train?
merci de me répondre
Un petit peu d'humour en photos English translation pending
Vos photos amusantes sur ce topic, pourquoi pas, je commence.
Un Squirrel qui à les joues plus grosses que le ventre😎
Un Squirrel qui à les joues plus grosses que le ventre😎
J'ai été au Playa Turquesa de Holguin du 16 au 24 janvier English translation pending
Bonsoir ! Alors voilà, c'est tout frais et tout chaud ( et bronzée 😉) car je nous sommes rentrés ce soir !
Après avoir lu tous les commentaires su Internet, j'étais tellement inquiète avant de partir que ça a presque gaché mon plaisir ! Une fois là-bas, j'ai passé les premières heures à observer les gens, les installations, la chambre, la bouffe et les moustiques avec la peur que les horreurs lues sur internet se réaliseraient.... mais pas du tout ! Nous avons adorés nos vacances !
Nous avons pas mal voyagé (3 Mexique, 3 République Dominicaine et au Pananma) et nous sommes très satisfaits de cet hotel ! Bien sur, il y a du positif et du négatif partout mais nous sommes en vacance et au soleil, c'est ça qu'on veut non ???? À ceux qui veulent exactement le même degré de confort, la même mentalité, la même langue et la même bouffe qu'ici, la meilleure chose à faire c'est.... rester ici !!!
Pour ce qui est des moustiques, il y en avait un peu le soir mais vraiment rien de paniquant... on a mis un peu de off quand même car je voulais utiliser ma bouteille ! Le service est excellent et les gens sont vraiment hyper sympathiques. Évidemment, si vous êtes du genre "tout m'est du car j'ai payé", sans sourire et sans merci, il faut s'attendre à la même attitude des autres, et ça vaut partout dans le monde ! Je n'ai jamais vu une aussi grande variété de boissons alcoolisée et du mousseux partout à toute heure du jour c'était vraiment génial ! La bouffe est loin d'être rationnée et il y avait du super saumon fumé, du prosciutto et des crevettes géantes dans les 2 restaurants à la carte. Mais, encore une fois, si vous voulez une lasagne comme chez "Giorgio", alors allez chez "Giorgio"... compris ?!
Il est vrai qu'il y a un peu d'algue sur la plage et qu'elle n'est pas profonde... il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau à la taille. Comme nous avons un jeune enfant, ça fesait notre affaire mais je peux comprendre que certaines personnes soient décues. Par contre, c'est alors très sécuritaire pour faire du kayak, pédalo planche à voile etc. Le site est magnifique et effectivement très grand. Nous étions dans le bloc 600 qui est un peu plus éloigné et c'était très agréable d'en profiter pour prendre des petites marches et dépenser les calories des buffets.... et de toute façon, il y a souvent des navettes qui circulent partout sur le site. Nous n'avions pas de frigo dans la chambre mais on a eu des bouteilles d'eau à deux reprise et il ne faut pas oublier qu'on peut boire l'eau sans problème à cuba ! Les chambres sont très propres, très grandes et munies d'air climatisé hyper silencieux mais, les murs m'ont semblés plutôt minces...ou c'est peut-être notre voisin qui était bruyant ?!
Voilà, c'est pas mal tout. Ce que je retiens de cette aventure c'est qu'il y a du vrai sur internet mais que, comme nous avons tous nos attentes et nos histoires personnelles ça prend souvent des proportions démesurées quand on lit tout ça. Il ne faut pas oublier qu'on est en vacances et qu'on a peut-être beaucoup à apprendre de ces gens et de leur façon de vivre.... 🙂
Bonnes vacances à tous !!!
Après avoir lu tous les commentaires su Internet, j'étais tellement inquiète avant de partir que ça a presque gaché mon plaisir ! Une fois là-bas, j'ai passé les premières heures à observer les gens, les installations, la chambre, la bouffe et les moustiques avec la peur que les horreurs lues sur internet se réaliseraient.... mais pas du tout ! Nous avons adorés nos vacances !
Nous avons pas mal voyagé (3 Mexique, 3 République Dominicaine et au Pananma) et nous sommes très satisfaits de cet hotel ! Bien sur, il y a du positif et du négatif partout mais nous sommes en vacance et au soleil, c'est ça qu'on veut non ???? À ceux qui veulent exactement le même degré de confort, la même mentalité, la même langue et la même bouffe qu'ici, la meilleure chose à faire c'est.... rester ici !!!
Pour ce qui est des moustiques, il y en avait un peu le soir mais vraiment rien de paniquant... on a mis un peu de off quand même car je voulais utiliser ma bouteille ! Le service est excellent et les gens sont vraiment hyper sympathiques. Évidemment, si vous êtes du genre "tout m'est du car j'ai payé", sans sourire et sans merci, il faut s'attendre à la même attitude des autres, et ça vaut partout dans le monde ! Je n'ai jamais vu une aussi grande variété de boissons alcoolisée et du mousseux partout à toute heure du jour c'était vraiment génial ! La bouffe est loin d'être rationnée et il y avait du super saumon fumé, du prosciutto et des crevettes géantes dans les 2 restaurants à la carte. Mais, encore une fois, si vous voulez une lasagne comme chez "Giorgio", alors allez chez "Giorgio"... compris ?!
Il est vrai qu'il y a un peu d'algue sur la plage et qu'elle n'est pas profonde... il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau à la taille. Comme nous avons un jeune enfant, ça fesait notre affaire mais je peux comprendre que certaines personnes soient décues. Par contre, c'est alors très sécuritaire pour faire du kayak, pédalo planche à voile etc. Le site est magnifique et effectivement très grand. Nous étions dans le bloc 600 qui est un peu plus éloigné et c'était très agréable d'en profiter pour prendre des petites marches et dépenser les calories des buffets.... et de toute façon, il y a souvent des navettes qui circulent partout sur le site. Nous n'avions pas de frigo dans la chambre mais on a eu des bouteilles d'eau à deux reprise et il ne faut pas oublier qu'on peut boire l'eau sans problème à cuba ! Les chambres sont très propres, très grandes et munies d'air climatisé hyper silencieux mais, les murs m'ont semblés plutôt minces...ou c'est peut-être notre voisin qui était bruyant ?!
Voilà, c'est pas mal tout. Ce que je retiens de cette aventure c'est qu'il y a du vrai sur internet mais que, comme nous avons tous nos attentes et nos histoires personnelles ça prend souvent des proportions démesurées quand on lit tout ça. Il ne faut pas oublier qu'on est en vacances et qu'on a peut-être beaucoup à apprendre de ces gens et de leur façon de vivre.... 🙂
Bonnes vacances à tous !!!
Suggestions de films - puisque l'on ne peut pas voyager tout le temps... English translation pending
Voici quelques films qui permettent de voyager un peu alors que le budget se fait trop restreint
Baraka de R. Fricke, un incontournable
Kundun de scorsese, pour les amateurs du Tibet
Little Buddha de Bertoluci, conseillé par un boudhiste (Pettit Boudha)
Ulysse's Gaze de Theopoulos, pour ceux qui aiment les voyages intiatiques (Le Regard d'Ulysse)
A River Run's Throught it de Redford, pour les paysages et la simplicité (La Rivière du 6ème Jour)
3 Seasons de Bui, encore pour la beauté de la simplicité, mais version vietnamiène cette fois (Trois saisons)
la liste pourrait encore être longue, mais je dois vous laisser un peu de place pour me faire une suite...
Baraka de R. Fricke, un incontournable
Kundun de scorsese, pour les amateurs du Tibet
Little Buddha de Bertoluci, conseillé par un boudhiste (Pettit Boudha)
Ulysse's Gaze de Theopoulos, pour ceux qui aiment les voyages intiatiques (Le Regard d'Ulysse)
A River Run's Throught it de Redford, pour les paysages et la simplicité (La Rivière du 6ème Jour)
3 Seasons de Bui, encore pour la beauté de la simplicité, mais version vietnamiène cette fois (Trois saisons)
la liste pourrait encore être longue, mais je dois vous laisser un peu de place pour me faire une suite...
Retour du Cap Vert English translation pending
De retour du Cap Vert je remercie tous ceux qui nous ont permis de réaliser ce voyage, mention spéciale à Petite Tortue. 😏
Après avoir visité Sao Antao et Sao Vicente il y a 3 ans, cette année nous avons choisi de partir 18 jours, de nous fixer 9 jours à Fogo et 9 jours a Santiago. Nous n’avons pas pris d’agence, et avons organisé seuls notre séjour.
Pour préparer ce voyage nous avons utilisé ce forum, et quelques documents :
Cartes 1/50 000 Fogo-Brava et 1/50 000 Santiago, que l’on peut se procurer sur le site de Attila Bertalan : www.ab-kartenverlag.de Encyclopedie Nature de l’Archipel du Cap Vert d’André Szpéra que l’on peut se procurer a Ponto do Sol sur Sao Antao.
Au cours de notre voyage nous avons le plaisir de découvrir d’autres ouvrages :
Les Rebalados du Cap Vert, Etude de Françoise Ascher, journaliste française. Sur le mouvement de rébellion contre la colonisation sur l’ile de Santiago. Ce mouvement a donné naissance à un mouvement artistique Rebalarte. Ce livre est disponible sur Internet Bienviendos a Santa Catarina. Guide touristique e 4 langue de la région de Santa Catarina sur l’ile de Santiago qui recouvre la région d’Assomada, Ribera de Barca, la Sierra Malaguetta.
9 jours à Fogo :
1ere partie du séjour dans la Caldeira vraiment hors du temps chez José et Carole Tel +238 9527093
Très bon hébergement, bonne cuisine tout au feu de bois, diners et petits déjeuners en commun, chambres simples et confortables, sanitaires communs. Soyez économes pour l’eau de la douche !!
Coté rando dans la caldeira : jour 1 aller-retour au petit Pico 3h, jour 2 rando jusqu’au bout de la caldeira sur le chemin de Mosteiros puis bifurcation a gauche pour rejoindre le village de Montino (chemin ° 220 sur la carte) passage payant 100 escudos par personne, jour 3 montée au grand Pico et retour par le petit Pico, dur dur les genoux pour les soixantenaires que nous sommes, jour 4 balade jusqu’à la grotte, au pied du petit Pico.
José est un garçon très attachant, jovial, amuseur public et très bon cuisinier. Il est a fond dans son rôle mais quelle énergie cela doit lui couter !! Nous avons fait l’ascension avec son frère Johny en 3 heures, tout en musique. Arrivée sur le bord du cratère, quelques petits pas de funana la musique caboverdienne, c’est irréel. La descente sur le petit Pico dans la pouzzolane est inoubliable. Merci à eux du fond du coeur !!
La suite à Sao Filipe s’est faite chez Roberto à la Tortugua. Roberto est un super cuisinier qui met un point d’honneur a vous faire gouter le maximum de variétés de poissons, cuisinés a sa manière, un vrai régal !! un moment au bout du bout de la plage, proche des pécheurs. Tel : +238 994 15 12
Nous avons poursuivi au Pipi’s Guesthouse au centre historique de Sao Filipe, 3 chambres d’hôtes crées au-dessus du bar à cocktails, gentillesse, disponibilité, propreté et un confort remarquable. On y parle français. Petits dej sur la terrasse avec un vue exceptionnelle sut toute la ville de Sao Filipe. Tel : +238 530 39 76
Coté rando : Ribeira Filipe Cisterno-Sao Lorençao (chemin n° 122 sur la carte Fogo) Nous sommes aussi partis à Ponta de Salinas, aucun intérêt et gros chantier de construction d’un hôtel. Dommage
A noter pour Sao Filipe :
Visiter le musée de la Mémoire (ferme à 15heures) Balades dans Sao Filipe pour voir les Sobrados, belles demeures coloniales, Les peintures murales, expression de tout un peuple, barbiers coiffeurs, petits marchés Escapade’24 , resto bar musical en centre-ville, très bonne musique le Vendredi seulement
Commentaires personnels :
Certaines personnes montent sans guide au Pico de Fogo. Oui on peut, MAIS, sachez qu’il y a 45 guides dans la caldeira, qu’ils ne mangent pas tous a leur faim surtout depuis la dernière éruption. les prendre a la journée, c’est aussi une manière d’être solidaire et ramené à nos budgets de vacances, c’est peu. Côté solidarité, il y a depuis peu une association qui s’est créée pour la reconstruction de l’école maternelle et primaire, les deux écoles ont été détruites et les enfants sont dans des maisons provisoires avec peu de matériel Si vous voulez aider, contactez Associaçao Minis de Burcan, Marisa +238 999 53 92. Ils ont besoin de tout !!
9 jours à Santiago :
Cidade Velha : Nous avons dormi a la Pousada Quinta Ribeirihia, chez Fatima et Dick. Un bel endroit au calme à la sortie de la ville. Confortable, petits déjeuners copieux. Gentillesse, propreté. il y a une petite piscine. Tel : +238 991 70 58
Pour manger, revenir vers le centre-ville et s’arrêter au 1er resto tenu par Djibrilotte et Lorette, et Joséphine la cuisinière. Jovialité, très très bonne cuisine, poisson péché dans la journée, gentillesse.
Coté visite : rue Banana, Citadelle, Place du Pilori Bons restos de poissons frais sur le bord de la plage. Coté rando, remonter le Ribeira Grande, belle vallée cultivée et sauvage à la fois. Baobabs et singes verts à 30 minutes du centre-ville.
Un taxi nous a amené de l’aéroport de Praia à Cidade Velha pour 4 000 escudos. Nous l’avons revu a différentes reprises. C’est un garçon très sérieux et ponctuel. Ses coordonnées : Fred (il parle français) : +238 998 12 71
Sierra Malagueta : Hébergement : Côte de France, petit hôtel resto de 4 chambres, simple et confortable à la sortie d’Assomada, très bonne cuisine authentique tout en finesse. Tel +238 930 24 45
Guide : recommandé par l’hôtel, nous sommes partis avec Zigue. Très belle balade de l’entrée du parc jusqu’à Hortelon. 1000m de dénivelé négatif, 4 heures. Arrivés a Hortelon, il y a un bar qui propose un plat du jour a 300 escudos a toutes heures.
Une belle surprise : A 5 minutes en taxi, à Fundura, Albertina fabrique des savons artisanalement. Charmante vieille dame qui prend son temps pour tout nous expliquer : eucalyptus, aloès verra, purgera. 200 escudos chaque savon. Faites-vous plaisir, ça lui fera plaisir.
Ribeira de Barca à 30 minutes de Fundura
Rendez vous pris avec Sety pour la balade en barque a Agua Belas et a la Cascade Sety est un garçon charmant, plein d’énergie. La balade en barque et vraiment très belle, la côte splendide, mais franchement, la grotte n’est pas exceptionnelle, quand a la balade a la cascade, elle n’en vaut vraiment pas la peine. Nous avons dormi chez Jeanine sa cousine, simple et confortable, au centre de Ribeira de Barca, village de pêcheurs authentique, pas de touriste, des bars et 1 petit restaurant. Le soir ça chahute, ça rit, ça joue dans les rues, sans parler de la musique. Ne comptez pas vous endormir tôt, mais c’est aussi ça le Cap Vert. Le site de Sety : http://www.labarquedesety.com/
Commentaire personnel : Dans vos valises gardez un peu de place pour amener avec vous des vêtements d’enfants que vous pourrez offrir aux mamans au gré de vos rencontres. Pour le matériel scolaire, stylos et crayons, il est préférable de les donner aux instituteurs et institutrices. Nous n’avons pas donné d’argent aux enfants sur les chemins, mais plutôt des petits gâteaux ou des fruits. Enfin si vous prenez les gens en photos, demandez-leur avant, juste pas politesse, et si vous avez un polaroid moderne c’est encore mieux de leur laisser un souvenir.
Nous avons vraiment aimé retrouver ce « petit pays » qui nous a une nouvelle fois touchés par son accueil, sa gentillesse, sa jovialité malgré les difficultés. Sans oublier la musique omniprésente et les aluguers, véritable lien social.
Je vous souhaite un bon voyage.
je peux répondre à vos questions en message privé Francis
Après avoir visité Sao Antao et Sao Vicente il y a 3 ans, cette année nous avons choisi de partir 18 jours, de nous fixer 9 jours à Fogo et 9 jours a Santiago. Nous n’avons pas pris d’agence, et avons organisé seuls notre séjour.
Pour préparer ce voyage nous avons utilisé ce forum, et quelques documents :
Cartes 1/50 000 Fogo-Brava et 1/50 000 Santiago, que l’on peut se procurer sur le site de Attila Bertalan : www.ab-kartenverlag.de Encyclopedie Nature de l’Archipel du Cap Vert d’André Szpéra que l’on peut se procurer a Ponto do Sol sur Sao Antao.
Au cours de notre voyage nous avons le plaisir de découvrir d’autres ouvrages :
Les Rebalados du Cap Vert, Etude de Françoise Ascher, journaliste française. Sur le mouvement de rébellion contre la colonisation sur l’ile de Santiago. Ce mouvement a donné naissance à un mouvement artistique Rebalarte. Ce livre est disponible sur Internet Bienviendos a Santa Catarina. Guide touristique e 4 langue de la région de Santa Catarina sur l’ile de Santiago qui recouvre la région d’Assomada, Ribera de Barca, la Sierra Malaguetta.
9 jours à Fogo :
1ere partie du séjour dans la Caldeira vraiment hors du temps chez José et Carole Tel +238 9527093
Très bon hébergement, bonne cuisine tout au feu de bois, diners et petits déjeuners en commun, chambres simples et confortables, sanitaires communs. Soyez économes pour l’eau de la douche !!
Coté rando dans la caldeira : jour 1 aller-retour au petit Pico 3h, jour 2 rando jusqu’au bout de la caldeira sur le chemin de Mosteiros puis bifurcation a gauche pour rejoindre le village de Montino (chemin ° 220 sur la carte) passage payant 100 escudos par personne, jour 3 montée au grand Pico et retour par le petit Pico, dur dur les genoux pour les soixantenaires que nous sommes, jour 4 balade jusqu’à la grotte, au pied du petit Pico.
José est un garçon très attachant, jovial, amuseur public et très bon cuisinier. Il est a fond dans son rôle mais quelle énergie cela doit lui couter !! Nous avons fait l’ascension avec son frère Johny en 3 heures, tout en musique. Arrivée sur le bord du cratère, quelques petits pas de funana la musique caboverdienne, c’est irréel. La descente sur le petit Pico dans la pouzzolane est inoubliable. Merci à eux du fond du coeur !!
La suite à Sao Filipe s’est faite chez Roberto à la Tortugua. Roberto est un super cuisinier qui met un point d’honneur a vous faire gouter le maximum de variétés de poissons, cuisinés a sa manière, un vrai régal !! un moment au bout du bout de la plage, proche des pécheurs. Tel : +238 994 15 12
Nous avons poursuivi au Pipi’s Guesthouse au centre historique de Sao Filipe, 3 chambres d’hôtes crées au-dessus du bar à cocktails, gentillesse, disponibilité, propreté et un confort remarquable. On y parle français. Petits dej sur la terrasse avec un vue exceptionnelle sut toute la ville de Sao Filipe. Tel : +238 530 39 76
Coté rando : Ribeira Filipe Cisterno-Sao Lorençao (chemin n° 122 sur la carte Fogo) Nous sommes aussi partis à Ponta de Salinas, aucun intérêt et gros chantier de construction d’un hôtel. Dommage
A noter pour Sao Filipe :
Visiter le musée de la Mémoire (ferme à 15heures) Balades dans Sao Filipe pour voir les Sobrados, belles demeures coloniales, Les peintures murales, expression de tout un peuple, barbiers coiffeurs, petits marchés Escapade’24 , resto bar musical en centre-ville, très bonne musique le Vendredi seulement
Commentaires personnels :
Certaines personnes montent sans guide au Pico de Fogo. Oui on peut, MAIS, sachez qu’il y a 45 guides dans la caldeira, qu’ils ne mangent pas tous a leur faim surtout depuis la dernière éruption. les prendre a la journée, c’est aussi une manière d’être solidaire et ramené à nos budgets de vacances, c’est peu. Côté solidarité, il y a depuis peu une association qui s’est créée pour la reconstruction de l’école maternelle et primaire, les deux écoles ont été détruites et les enfants sont dans des maisons provisoires avec peu de matériel Si vous voulez aider, contactez Associaçao Minis de Burcan, Marisa +238 999 53 92. Ils ont besoin de tout !!
9 jours à Santiago :
Cidade Velha : Nous avons dormi a la Pousada Quinta Ribeirihia, chez Fatima et Dick. Un bel endroit au calme à la sortie de la ville. Confortable, petits déjeuners copieux. Gentillesse, propreté. il y a une petite piscine. Tel : +238 991 70 58
Pour manger, revenir vers le centre-ville et s’arrêter au 1er resto tenu par Djibrilotte et Lorette, et Joséphine la cuisinière. Jovialité, très très bonne cuisine, poisson péché dans la journée, gentillesse.
Coté visite : rue Banana, Citadelle, Place du Pilori Bons restos de poissons frais sur le bord de la plage. Coté rando, remonter le Ribeira Grande, belle vallée cultivée et sauvage à la fois. Baobabs et singes verts à 30 minutes du centre-ville.
Un taxi nous a amené de l’aéroport de Praia à Cidade Velha pour 4 000 escudos. Nous l’avons revu a différentes reprises. C’est un garçon très sérieux et ponctuel. Ses coordonnées : Fred (il parle français) : +238 998 12 71
Sierra Malagueta : Hébergement : Côte de France, petit hôtel resto de 4 chambres, simple et confortable à la sortie d’Assomada, très bonne cuisine authentique tout en finesse. Tel +238 930 24 45
Guide : recommandé par l’hôtel, nous sommes partis avec Zigue. Très belle balade de l’entrée du parc jusqu’à Hortelon. 1000m de dénivelé négatif, 4 heures. Arrivés a Hortelon, il y a un bar qui propose un plat du jour a 300 escudos a toutes heures.
Une belle surprise : A 5 minutes en taxi, à Fundura, Albertina fabrique des savons artisanalement. Charmante vieille dame qui prend son temps pour tout nous expliquer : eucalyptus, aloès verra, purgera. 200 escudos chaque savon. Faites-vous plaisir, ça lui fera plaisir.
Ribeira de Barca à 30 minutes de Fundura
Rendez vous pris avec Sety pour la balade en barque a Agua Belas et a la Cascade Sety est un garçon charmant, plein d’énergie. La balade en barque et vraiment très belle, la côte splendide, mais franchement, la grotte n’est pas exceptionnelle, quand a la balade a la cascade, elle n’en vaut vraiment pas la peine. Nous avons dormi chez Jeanine sa cousine, simple et confortable, au centre de Ribeira de Barca, village de pêcheurs authentique, pas de touriste, des bars et 1 petit restaurant. Le soir ça chahute, ça rit, ça joue dans les rues, sans parler de la musique. Ne comptez pas vous endormir tôt, mais c’est aussi ça le Cap Vert. Le site de Sety : http://www.labarquedesety.com/
Commentaire personnel : Dans vos valises gardez un peu de place pour amener avec vous des vêtements d’enfants que vous pourrez offrir aux mamans au gré de vos rencontres. Pour le matériel scolaire, stylos et crayons, il est préférable de les donner aux instituteurs et institutrices. Nous n’avons pas donné d’argent aux enfants sur les chemins, mais plutôt des petits gâteaux ou des fruits. Enfin si vous prenez les gens en photos, demandez-leur avant, juste pas politesse, et si vous avez un polaroid moderne c’est encore mieux de leur laisser un souvenir.
Nous avons vraiment aimé retrouver ce « petit pays » qui nous a une nouvelle fois touchés par son accueil, sa gentillesse, sa jovialité malgré les difficultés. Sans oublier la musique omniprésente et les aluguers, véritable lien social.
Je vous souhaite un bon voyage.
je peux répondre à vos questions en message privé Francis
Croisière Médina 2014 English translation pending
Bonjour à tous, je viens de réserver cette croisière à bord du Zenith, (la 3ème avec CDF), au pont 10, qui peut me donner des renseignements sur la croisière ainsi que sur les cabines de ce pont.
Merci
Cordialement 😉
Retour de croisière "Perle des Antilles" sur le Luminosa le 16 mars 2013 English translation pending
Bonjour, nous voilà revenu ce matin de cette magnifique croisière, un compte-rendu va suivre, mais je tiens à donner mes impressions pour les futurs croisièristes. Tout d'abord ce fut magique, inoubliable, de superbes escales et des souvenirs plein la tête ! Je tiens d'abord à remercier Noisette 45 pour l'organisation de la journée à Saona, avant de partir nous avions eu quelques retours négatifs mais aucune crainte, pour nous ce fût une journée inoubliable, très bien organisée , merci à Freteix, à Stéphanie 90 et Stéphane, Azur 64, Apollo 35 pour ces superbes moments passés ensembles du début à la fin, nous étions une belle et grande famille, des parties de rigolades et je peux vous dire que le retour est trés dur, vous me manquez déjà !!!!
Cela restera un de mes plus beaux voyages, profitez de chaque moment comme nous l'avons fait, à très bientôt alors pour le détail de cette fabuleuse croisière.
Le Costa Concordia s'échoue près de l'île Giglio au sud de la Toscane (13 janvier 2012) English translation pending
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Mémoires d'un road trip 2011 (Utah, Wyoming, South Dakota, Colorado) English translation pending
Voilà, quelques moi après notre retour (Femme, enfant 13ans et moi même), je me décide à livrer une modeste contribution à ce forum qui m'a tant apporté pour la préparation de ce second périple dans l'Ouest.
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.
Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…
Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.
Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.
Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).
7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.
7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner
8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.
10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.
Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu’ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu… il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.
7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.
Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.
8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.
8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu��il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.
12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out
9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J
8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.
9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)
12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)
9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City
15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 �� 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)
6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.
12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café
12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.
20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J
9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Café (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu’ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu… il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu��il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 �� 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Café (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN

Fortes intempéries au Sénégal et Burkina Faso: état des dégâts? (début septembre 2009) English translation pending
Il paraitrait que l'Afrique de l'Ouest (principalement le Senegal et le Burkina )ont reçus des grosses intemperies beaucoup de pluie, ça ne c'est pas vue depuis 1919 . C'est probablement bien pour la terre et les cultures mais probablement beaucoup de degats
Qu'en est il au juste !!!!!!!!! . Ce serait bien de savoir !!
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) English translation pending
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Live from India - Act III (on the way to the Himalayas)
Namaste!
Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees....
I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live!
Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.
Phir milenge for the rest of the adventures...
Phir milenge for the rest of the adventures...
Organiser un voyage «cool» en taxis collectifs ou bus Yucatan et Guatemala English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons aller 3 semaines en février au Yucatan et au Guatemala.
Mais je voudrais que ce voyage ne soit pas trop fatigant (nous sommes
un couple de retraités). Nous avons néanmoins l'habitude de voyager en individuels avec taxis collectifs ou bus (comme nous l'avons fait à Cuba, en Colombie ou au Sri Lanka).
J'envisageais de prendre un vol pour Cancun et revoir les sites du Yucatan que je connais déjà. Mais pour le Guatemala je ne sais pas encore trop : y passer 9-10 jours
ce serait bien. Je voudrais aller à Chichicastenango, par exemple. Et faire une sélection
de lieux à visiter (je n'ai pas encore le guide; je démarre juste mon projet) sans perdre trop de temps dans les transports.
Y aurait-il par exemple un bus qui partirait du Mexique( près de la frontière) et ferait
un "tour" d'une semaine environ au Guatemala ?
Sinon nous nous déplacerions en bus de ville en ville...
Merci pour vos suggestions éventuelles.
Où trouver les compagnies de bus locaux au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je prévois peut-être de faire un voyage au Maroc tout prochainement et je désirerais me déplacer en bus avec des compagnies locales qui sont moins chères. (que CTM et supratours par exemple). J'ai vu sur le guide du routard et également ici qu'on le conseillait, mais j'aimerais savoir concrètement si c'est facile à trouver sur place ? Je compte arriver soit à Fès directement soit Tanger ou Nador pour prendre un bus vers Fès.
Et j'aimerais également avoir une idée des prix approximatifs, sur des trajets comme Fès-Meknès, Rabat-Casablanca... etc.
Merci.
Je prévois peut-être de faire un voyage au Maroc tout prochainement et je désirerais me déplacer en bus avec des compagnies locales qui sont moins chères. (que CTM et supratours par exemple). J'ai vu sur le guide du routard et également ici qu'on le conseillait, mais j'aimerais savoir concrètement si c'est facile à trouver sur place ? Je compte arriver soit à Fès directement soit Tanger ou Nador pour prendre un bus vers Fès.
Et j'aimerais également avoir une idée des prix approximatifs, sur des trajets comme Fès-Meknès, Rabat-Casablanca... etc.
Merci.
Se rendre à Djerba de la frontière libyenne? English translation pending
bonjour à tous😉
Comment se rendre de la frontière lybienne jusqu'à djerba? Le but étant de prendre un vol sec jusqu'à toulouse. Trouve-t-on facilement des taxis collectifs ou bus et à quel coût? Combien de temps à prévoir pour ce type de trajet (environ 160KM).
Merci d'avance pour les infos😏
Comment se rendre de la frontière lybienne jusqu'à djerba? Le but étant de prendre un vol sec jusqu'à toulouse. Trouve-t-on facilement des taxis collectifs ou bus et à quel coût? Combien de temps à prévoir pour ce type de trajet (environ 160KM).
Merci d'avance pour les infos😏
Désert libyque en Egypte English translation pending
Bonjour,
Nous projetons fin février, durant 2 semaines, de nous rendre dans le désert libyque et nous sommes en quête de renseignements pratiques. Nous envisageons d'aller de Bahariya jusque Dakhla. Nous louerons les services d'un guide entre Bahariya et Farafra, pour ensuite nous rendre à Dakhla par la route et avec les transports locaux (taxis collectifs ou bus). Qui peut nous conseiller un guide sérieux avec un véhicule fiable. Nous ne recherchons pas un Schumacher des sables, comme nous avons eu à Siwa que nous avons visité en indépendant. Concernant le véhicule, les sièges sont-ils individuels ou s'agit-il de banquettes comme dans l'arrière des camions militaires ? Nous ne souhaitons pas passer par un T.O ou une agence. Pouvez-vous nous donner les coordonnées de guides afin qu'on puisse les contacter. Pouvez-vous nous préciser les tarifs qui vous ont été demandés par jour et tout compris. L'oasis de Dakhla peut-il se visiter pour les environs immédiats à vélo comme à Siwa ? Pour les sites les plus éloignés, peut-on louer un pick-up à la journée ou le 4x4 est-il indispensable ? Quels hébergements et restaurants nous conseillez-vous à Bahariya, Farafra et Dakhla ? Nous recherchons des logements simples mais propres. Pour le retour, pouvez-vous nous indiquer les diverses possibilités de transport par bus ou taxi ? Nous vous remercions de votre contribution.
Michel H
Nous projetons fin février, durant 2 semaines, de nous rendre dans le désert libyque et nous sommes en quête de renseignements pratiques. Nous envisageons d'aller de Bahariya jusque Dakhla. Nous louerons les services d'un guide entre Bahariya et Farafra, pour ensuite nous rendre à Dakhla par la route et avec les transports locaux (taxis collectifs ou bus). Qui peut nous conseiller un guide sérieux avec un véhicule fiable. Nous ne recherchons pas un Schumacher des sables, comme nous avons eu à Siwa que nous avons visité en indépendant. Concernant le véhicule, les sièges sont-ils individuels ou s'agit-il de banquettes comme dans l'arrière des camions militaires ? Nous ne souhaitons pas passer par un T.O ou une agence. Pouvez-vous nous donner les coordonnées de guides afin qu'on puisse les contacter. Pouvez-vous nous préciser les tarifs qui vous ont été demandés par jour et tout compris. L'oasis de Dakhla peut-il se visiter pour les environs immédiats à vélo comme à Siwa ? Pour les sites les plus éloignés, peut-on louer un pick-up à la journée ou le 4x4 est-il indispensable ? Quels hébergements et restaurants nous conseillez-vous à Bahariya, Farafra et Dakhla ? Nous recherchons des logements simples mais propres. Pour le retour, pouvez-vous nous indiquer les diverses possibilités de transport par bus ou taxi ? Nous vous remercions de votre contribution.
Michel H