Results for "Plages+débarquement+|+127"
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Construction à Koh Phi Phi English translation pending
en lisant ce petit blog tres sympa
http://www.tous-asie-muts.com/article-14526605.html
Hôtel à Riviera Maya ou Cancun? English translation pending
Bonjour!!!
Nous sommes 2 jeunes femmes dans la vingtaine qui veulent partir cette année soit Cancun ou Riviera Maya.
J'ai deja fais Cuba et Republique donc au tour du Mexique cette année (pour la fin janvier 2008)
Nous avons 3 points importants : tres belle plage sans algues ni roches ou nous pouvons marcher pied nu, bonne bouffe et pas de bibitte dans la chambre.
Nous sommes celibataire et voulons faire la fete (raisonnablement) donc pas d'hotel avec que des familles. 😇
Nous avons besoins de vos suggestions SVP!!! A l'aide!! 😉
Merci d'avance!!
Nous avons 3 points importants : tres belle plage sans algues ni roches ou nous pouvons marcher pied nu, bonne bouffe et pas de bibitte dans la chambre.
Nous sommes celibataire et voulons faire la fete (raisonnablement) donc pas d'hotel avec que des familles. 😇
Nous avons besoins de vos suggestions SVP!!! A l'aide!! 😉
Merci d'avance!!
Madagascar comme premier voyage? English translation pending
Bonjour à tous
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Koh Phi Phi: maintenant et avenir? English translation pending
😉 Bonjour a tous ! Je peux ecrire enfin -avec un Internet qui fonctionne - pour vous donner
les dernieres nouvelles de KOH PHI PHI DON et de AO MAYA apres un sejour de 33 jours a TON SAI.
D abord la toute derniere nouvelle d hier : on va construire un autre Debarcadere plus grand au
meme emplacement de l actuel pour 136 Millions de THB (environ 3 Millions d Euros) pour pouvoir
recevoir plus de ferries en meme temps avec de meilleures conditions de securite. Explications:
En ce moment, seulement 6 ferries peuvent accoster en meme temps - trois chaque cote six le
long des 2 cotes - et on est oblige de debarquer en enjambant les 2 autres ferries avec des sacs
et valises si son ferry arrive derriere les 2 autres a l arrivee comme au depart tous les matins et
apres-midis pour PHUKET et KRABI ... Avec le nouveau Debarcadere, 4 ferries peuvent accoster
en meme temps - reste a savoir s il y aura d autres cote a cote pour en avoir 8 et 12 ferries en
meme temps ?
La Reconstruction sur KOH PHI PHI DON au Village de TON SAI etant gelee pendant plus d un an et demi ! Aucune nouvelle construction d importance depuis le grand Tsunami du 26/12/2004 ... Puis tout d un coup, depuis l Ete dernier 2006, apres le changement de gouvernement en Thailande tout demarrait a grande vitesse avec 6 grands immeubles de 3 etages plus terrasse sur le toit et PLAZA de Shopping au r.d.c. et 2 etages pour Hotels ou Resorts haut-de-gamme ... Il y a en tout pour le moment au moins 6 immeubles de grande taille aussi grande ou plus grande que le solide PHI PHI HOTEL tout pres du Debarcadere. Ces sont les immeubles de PHI PHI PRINCESS et de PHI PHI CHARLIE RESORTS et autres ... C est presque termine a mon depart ! D ici a Fin-Juin 2007 on verra enfin le nouveau visage de TON SAI sur KOH PHI PHI DON . Ces 6 immeubles sont construits au Nord-Est de TONSAI endosses aux collines - pour degager le milieu du Village l on cronstruit en ce moment 4 Restos en dur avec facilites de plage pour AO LOH DALUM derriere le grand Banyan solitaite . C est leur nouveau plan du sol de TON SAI qui se dessine : le centre est plus degage sur les anciens emplacements des PP PRINCESS BEACH et PP CHARLIE BEACH RESORTS avec des Bungalows de luxe parmi les palmiers et cocotiers desormais disparus ! Sur les anciens emplacements des 3 autres Resorts disparus ... plusieurs autres constructions de Guest-Houses en bas-de-gamme en dur et des cabanes en lamelles de bambou tresse et au toit de chaume avec sanitaire sommaire a l interieur loue au prix d or de 800 a 900 THB ou avec sanitaire a l exterieur au prix bas de 600 a 700 THB . Il y en a en tout 23 + 5 sur la Plage AO LOH DALUM a 30m seulement de l eau ! On se les arrache comme de petits-pains tous les matins - a se renseigner au Mini-Marche a cote . Au pied de la falaise d escalade a l extreme OUEST de la Plage AO TON SAI tout a fait a gauche du Debarcadere en arrivant, il y a un autre Resort avec 10 Cabanes du meme genre pour le moment aux memes conditions - le proprietaire de ce morceau de terrain va construire 50 Cabanes pour la saison prochaine Hiver 2007/2008 . C est un endroit tres calme loin de TON SAI et beau aussi ! En marchant sur 500m le long de la Plage AO TON SAI jusqu a la grande Falaise .
Revenons a TON SAI ... entre les 6 grands immeubles en dur - du beton arme pour resister aux grands Tsunamis !... il y a d autres nouvelles constructions de commerces, petits restos, etc, ... et un tas de mini-bidonvilles en tole ondule pas tres beau du tout par manque d argent et surtout pour occuper le terrain en attendant des jours meilleurs? Je pense qu il y aura d autres surprises encore a voir prochainement sur TON SAI d ici quelques mois ? Pour le meilleur comme pour le pire !
En ce qui concerne la tres celebre et fameuse Plage AO MAYA du Film-culte LA PLAGE / THE BEACH avec Leonardo DiCaprio et notre Virginie Ledoyen nationale ... C est tres propre et l eau est toujours limpide avec des millions de poissons multi-colores ! Les gros bateaux n ont pas droit d acces dans la Baie - sauf les Longtail boats et des Speed boats qui dechagent leurs cargaisons de visiteurs contre paiement d une taxe pour debarquer sur la Plage - taxe d ordures comme chez nous ! Pour nettoyer cette Plage et l interieur tous les jours et construire de nouveaux sanitaires propres pour les quelques centaines de visiteurs qui debarquent sur la Plage tous les jours - beaucoup plus le week-end !... Les ordures sont ramassees et mises dans des sacs en plastique vert puis transportes a Krabi ou Phuket pour incinerer apres. Comme on transporte de l eau potable de la terre ferme a KOH PHI PHI car on manque d eau potable et d eau douce souvent sur l Ile ces derniers temps avec des jours sans douche et du Laundry a 70THB au Kilo au lieu de 50THB habituellement ! Trop de monde des jours sur l Ile. A suivre ! 😎 - --
La Reconstruction sur KOH PHI PHI DON au Village de TON SAI etant gelee pendant plus d un an et demi ! Aucune nouvelle construction d importance depuis le grand Tsunami du 26/12/2004 ... Puis tout d un coup, depuis l Ete dernier 2006, apres le changement de gouvernement en Thailande tout demarrait a grande vitesse avec 6 grands immeubles de 3 etages plus terrasse sur le toit et PLAZA de Shopping au r.d.c. et 2 etages pour Hotels ou Resorts haut-de-gamme ... Il y a en tout pour le moment au moins 6 immeubles de grande taille aussi grande ou plus grande que le solide PHI PHI HOTEL tout pres du Debarcadere. Ces sont les immeubles de PHI PHI PRINCESS et de PHI PHI CHARLIE RESORTS et autres ... C est presque termine a mon depart ! D ici a Fin-Juin 2007 on verra enfin le nouveau visage de TON SAI sur KOH PHI PHI DON . Ces 6 immeubles sont construits au Nord-Est de TONSAI endosses aux collines - pour degager le milieu du Village l on cronstruit en ce moment 4 Restos en dur avec facilites de plage pour AO LOH DALUM derriere le grand Banyan solitaite . C est leur nouveau plan du sol de TON SAI qui se dessine : le centre est plus degage sur les anciens emplacements des PP PRINCESS BEACH et PP CHARLIE BEACH RESORTS avec des Bungalows de luxe parmi les palmiers et cocotiers desormais disparus ! Sur les anciens emplacements des 3 autres Resorts disparus ... plusieurs autres constructions de Guest-Houses en bas-de-gamme en dur et des cabanes en lamelles de bambou tresse et au toit de chaume avec sanitaire sommaire a l interieur loue au prix d or de 800 a 900 THB ou avec sanitaire a l exterieur au prix bas de 600 a 700 THB . Il y en a en tout 23 + 5 sur la Plage AO LOH DALUM a 30m seulement de l eau ! On se les arrache comme de petits-pains tous les matins - a se renseigner au Mini-Marche a cote . Au pied de la falaise d escalade a l extreme OUEST de la Plage AO TON SAI tout a fait a gauche du Debarcadere en arrivant, il y a un autre Resort avec 10 Cabanes du meme genre pour le moment aux memes conditions - le proprietaire de ce morceau de terrain va construire 50 Cabanes pour la saison prochaine Hiver 2007/2008 . C est un endroit tres calme loin de TON SAI et beau aussi ! En marchant sur 500m le long de la Plage AO TON SAI jusqu a la grande Falaise .
Revenons a TON SAI ... entre les 6 grands immeubles en dur - du beton arme pour resister aux grands Tsunamis !... il y a d autres nouvelles constructions de commerces, petits restos, etc, ... et un tas de mini-bidonvilles en tole ondule pas tres beau du tout par manque d argent et surtout pour occuper le terrain en attendant des jours meilleurs? Je pense qu il y aura d autres surprises encore a voir prochainement sur TON SAI d ici quelques mois ? Pour le meilleur comme pour le pire !
En ce qui concerne la tres celebre et fameuse Plage AO MAYA du Film-culte LA PLAGE / THE BEACH avec Leonardo DiCaprio et notre Virginie Ledoyen nationale ... C est tres propre et l eau est toujours limpide avec des millions de poissons multi-colores ! Les gros bateaux n ont pas droit d acces dans la Baie - sauf les Longtail boats et des Speed boats qui dechagent leurs cargaisons de visiteurs contre paiement d une taxe pour debarquer sur la Plage - taxe d ordures comme chez nous ! Pour nettoyer cette Plage et l interieur tous les jours et construire de nouveaux sanitaires propres pour les quelques centaines de visiteurs qui debarquent sur la Plage tous les jours - beaucoup plus le week-end !... Les ordures sont ramassees et mises dans des sacs en plastique vert puis transportes a Krabi ou Phuket pour incinerer apres. Comme on transporte de l eau potable de la terre ferme a KOH PHI PHI car on manque d eau potable et d eau douce souvent sur l Ile ces derniers temps avec des jours sans douche et du Laundry a 70THB au Kilo au lieu de 50THB habituellement ! Trop de monde des jours sur l Ile. A suivre ! 😎 - --
Retour de l'hôtel Aligio et LT English translation pending
Tout d’abord je tiens à préciser que j’ai eu un excellent voyage, j’ai adoré, je ne suis pas habituée aux tout inclus ni aux excursions dispendieuses et c’était extraordinaire. Comme dans toute chose cependant il n’y a rien de parfait et les commentaires négatifs sont constructifs ce n’est ni plus ni moins que les petites choses qui auraient pu être améliorées. Si vous avez des questions, posez-les, je vous répondrai.
Vol d’arrivé : Le voyage se fait dans un airbus 310 d’air transat. Départ de Montréal à 15h15, durée du vol 3h40. Dans l’avion ils nous servent un sous-marin d’à peu près 4 pouces qui ne goute pas grand-chose d’autre que le pain. Le film ça faisait longtemps que j’en avais pas écouté d’aussi mauvais « Le premier baiser » (ou le dernier???). Beaucoup de turbulences au moins pendant 1h. J’ai le mal de l’air.
Transport vers l’hôtel : Il y a une heure d’avance en République Dominicaine, arrivée vers 19h00 à l'aéroport(??), il faisait noir en tout cas. Pas d’attente pour les bagages, on nous dirige vers notre autobus qui s'en va vers Las Terrenas, dépose les gens qui vont à l’hôtel « Gran Bahia El Portillo 5* » puis qui nous déposera à notre hôtel « Aligio beach resort 3* » avec une gang de canado-italien sexagénaires de mauvaise humeur parce que le voyage en autobus dure 1h30 au lieu des 25 minutes annoncées dans la brochure de Nolitour. L’hôtel Gran Bahia El Portillo semble fini, les gens qui y débarquent reçoivent un bon accueil avec cocktail de bienvenu, musique, danseurs. L’hôtel est très beau et tous ceux qui étaient à cet hôtel ont semblés très satisfaits. Les problèmes connus à cause de la construction il y a quelques semaines semblent résolus.
L’hôtel
Arrivée : Seul le gardien de l’entré est là pour nous accueillir. Le lobby est joli avec beaucoup de boiseries, très chaleureux. Pas de cocktail, le restaurant est fermé ainsi que les bars de l’hôtel et de la discothèque. Dans notre chambre une seule cruche d’eau et elle est tiède. Ah oui, j’ai bien eu tel que demandé une chambre à l’étage supérieur et dans le fond du site de l’hôtel (#65), c’est un peu loin, la vue arrière est belle mais j’aurais dû demander une chambre au milieu du site (numéro 33-39) car un peu moins loin. Les chambre 1 à 24 sont situées plus près de la rue et donc de la plage mais j’aaurais peur que ce soit trop bruyant. La chambre est jolie et grande avec aussi beaucoup de boiserie, pas de fenêtres seulement des genres d’auvents en bois couleur acajou et des moustiquaires. L’air conditionné marche de façon aléatoire, je pense qu’il est programmé pour ne fonctionner que pendant certains moments mais c’est suffisant pour maintenir une température adéquate, de plus il y a le ventilatuer qui fonctionne très bien. Grande salle de bain, prise de courant américaine ET européenne, bidet, grande douche en céramique. La toilette est longue à faire partir. Pour avoir du courant dans la chambre il faut insérer une clé dans un petit dispositif. La chambre reste sombre le matin si on garde les « auvents » fermés, lorsqu'ils sont ouvert c'est très ensolleillé. Pas de séchoir à cheveux, pas de frigo mais un bottin téléphonique et un téléphone qui ne fonctionne que pour rejoindre le lobby.
Restaurant: Il n’y a qu’un seul resto à l’hôtel sous forme de buffet. Nous avons plutôt apprécié ce qu’on nous y a servi la première journée mais on s’en est vite lassé car c’est EXTRÈMEMENT répétitif. Il faut savoir que la propriété est italienne. Les petits déjeuners sont variés, on peut y retrouver tout ce qu’on veut excepter un bon café !?! Il est imbuvable quoique certaines personnes le boivent! C'est une machine a café qui le fait. On peut se faire cuisiner des œufs ou des omelettes, il y a des crêpes, des croissants chauds. Pas de jus de fruit frais mais un mélange en poudre très sucré et franchement mauvais. Même les fruits sont répétitifs, cantaloups (melon), pamplemousse, pastèque, papaye, ananas et rarement des bananes. Il y a habituellement 3 sortes de fruits par jour. Nous n’avons pas eu de mangues, d’oranges, de noix de coco. Pour les déjeuner et souper alors là je peux d’or et déjà vous dire ce que vous y trouverez : Pâtes, pizza, poisson, porc, aubergines, riz et tomates. Tout cela apprêté de différentes façons. On se lasse vite! Le reste de pizza du midi est resservi vers 15h30 au bar de la piscine pour les petites fringales mais ça part vite. Le souper n’est servi qu’à 19h30 comme tous les restos là bas ce qui est difficile pour les couples nord-américains qui sont habitués de manger vers 17h00 surtout ceux qui ont des enfants!
Par deux fois on a eu un repas un peu relevé au souper soit le vendredi soir et le dimanche soir, il faut dire que le lundi était férié là-bas..
Clientèle : Très européenne, nous étions seulement 2 couples de québécois, le reste est majoritairement italien, français, allemand et dominicain (le week-end). Il est triste et déconcertant de retrouvé plusieurs touristes (allemand surtout) qui amène des prostituées sur le site en leur payant le séjour. Lors de notre deuxième journée nous sommes allés au bar de la discothèque l’hôtel où il devait y avoir une animation qui n’a jamais eu lieu. Nous nous sommes retrouvés pratiquement les seuls clients jusqu’à ce qu’une bande d’italien un peu trop réchauffé envahissent le bar. On se sentait comme dans une réunion de famille où on ne connaissait personne, comme si nous n’existions pas, ils se criaient des choses d’un bord à l’autre de nous, nous ne nous sommes pas attardés.
Animation : Alors là c’était affreux! Par chance nous ne sommes pas très animation. D’abord les cours de plongée sous-marine ne sot pas affichés à l’avance, il faut avoir la chance de tomber sur le gars le matin pour le suivre.
L’activité du soir est annoncée au restaurant. C’est pratiquement toujours pathétique! Des numéros sans aucune préparation fait par les employés de l’hôtel dont certains manifestement sont engagés pour leur physique plutôt que pour leurs aptitudes. Nous avons eu droit a de la musique avant le souper, faite par les employés de l’hôtel dont un seul jouait de la guitare et chantait un peu faux, les autres « tentaient » de suivre le rythme avec un tam-tam et des maracas et ils gâchaient un peu le tout. A suivi un spectacle à la discothèque très très amateur toujours effectué par les employés de l’hôtel avec de longs moments d’attentes entre les sketchs. Il fallait avoir bu pour apprécier, c’est de l’humour burlesque dépassé selon moi! Ça me faisait penser à du Olivier Guimond (pour ceux qui connaissent) mais sans le talent.
Le seul bon show qu’on a eu à été quand ils ont fait venir des mariachi le dimanche, ils chantaient très bien, ils sont venus chanter à notre table, j’ai bien apprécié quoique mon conjoint était mal à l’aise.
Rien n'est annonçé nulle part sauf pour le "spectacle" (si on peut appeller ça comme ça) du soir.
Le service : C’est moitié-moitié pour le sourire, certains sont invariablement blazés, les plus jeunes sont plus joyeux. D’autres sont payés à ne rien faire sauf à être beaux ou belles. Ceux qui font l’animation n’ont pas un talent naturel, si on n'est pas saoul ont voit qu’ils se forcent et que au fond ça ne leur tente pas. Catalino, un gars qui est payé pour (???) l’animation (?) m’a invité moi et mon copain à la BODEGA (voir plus bas) parce que je sais danser et parler espagnol ou alors pour avoir un bon pourboire, ce qu’on lui a donné le lendemain (il m’a laissé entendre que nous devrions lui en donner un, « petit salaire de 6000 pesos/semaines, les parents les petits frères et blablabla", le baratin habituel ce n’est pas totalement faux ils vivent de misère mais ce dernier ne faisait pas grand-chose de ses journées sinon faire des farces avec ses amis et resté assis à la plage alors 6000$ pesos pour ça c’est déjà pas mal). Nous avions demandé un « wake-up call » à 6h30 un matin où nous devions partir en excursion, j’avais bien précisé l’importance mais faut pas se fier sur eux, amenez vous un bon réveil surtout si votre vol de départ est le matin. Donc, on ne nous à jamais réveillé, je me suis réveillée à 7h37 et le départ était à 7h50, on n’a pas manqué l’excursion mais de peu, sans déjeuner et je n’ai même pas fait mon pipi du matin, je me suis tapé 1h de bus et 1h de bateau avant de pouvoir aller au petit coin ! Là bas c’Est toujours « Si si !!! » mais il faut comprendre « oui mais seulement si ça m’adonne! » Pour ce qui est des femmes de ménage, la notre était plus qu’ordinaire. Nous avons eu des fleurs sur le lit les 2 premiers jours. Je voulais laisser un pourboire le 3eme jour mais nous sommes partis rapidement (à cause du « wake-up call ») et la chambre était un peu bordellique, des souliers pleins de boue à cause de l’excursion de la veille et du linge un peu partout car pas eu le temps de ramasser le matin. Lors de notre retour il y avait peu de choses de faites dans la chambre les cendriers n’étaient même pas vidés, les vieilles fleurs de la veille pas jetées et il n’y avait pas de nouvelles fleurs. J’ai tout de même laissé un pourboire le lendemain avec une chambre plus en ordre pour voir si ça s’améliorerait mais toujours pas de fleurs dans la chambre et un ménage ordinaire. Je n’ai pas récidivé dans les pourboires, d’autant plus qu’on ne faisait faire la chambre qu’un jour sur deux.
Le site : Le site comme tel de l’hôtel est magnifique. Beaucoup de végétation, fleurs, palmiers royales différentes espèces d’arbres impressionnants. L’hôtel charme par sa rusticité, son authenticité et sa chaleur. Les piscines sont de dimension modérée mais toujours propres. La piscine ronde à l’arrière comporte une partie peu profonde pour les jeunes enfants et est plus tranquille. Propre, plutôt bien aménagé. Décoration sobre. Très bien. Il y a un coq et des poules qui se promènent sur le site de l'hotel. Quand je vous dit que c'Est rustique! Si vous aimez dormir tard amenez-vous des bouchons pour les oreilles quoique je n'en ait pas eu besoin pour pouvoir dormir jusqu'à 7h30-8h tous els matins.
Les excursions :
Cascades El Limon : La meilleure excursion du voyage, ça valait le voyage au complet! Par contre ce n’est pas pour tout le monde. Le terrain est très accidenté et en pente, il ne faut pas avoir trop peur des chevaux et leur faire confiance. Nous avons pris avec Nolitour ce qui nous a couté 59$/ personne mais nous avions plus de sécurité (selles attachées et casques de protection).
Donc 45 minutes à cheval dans des pentes très abruptes mais dans un paysage majestueux puis 20 minutes de descente à pieds dans des marches en roc recouvertes de vase TRÈS GLISSANT et pente abrupte, par chance il y a une rampe à peu près tout le long et les guides (un par personne) nous aident, les marches sont parfois hautes (2 pieds), on est content d’arriver en bas, les jambes branlantes (je ne suis pas en forme, une chance que je suis jeune!).
Le spectacle est merveilleux. C’est à couper le souffle! Une cascade très haute est là et nous sommes entourés d’une légère brume. Des habitant grimpent dans la cascade et sautent dans l’eau… courageux! Nous on se trempe bien que beaucoup des autres qui sont là ne se baignent pas. L’eau est douce et fraîche, les roches arrondies. Pour se rendre derrière la cascade à la nage on doit lutter un peu contre le courant mais sérieusement ça en vaut le coup! Il y a une petite grotte derrière. C’est « trillant » de nager derrière les chutes avec tout ce vacarme, ceux qui le font en crient de bonheur…
Si vous allez aux cascades il faut prendre son courage à deux mains et passer derrière la cascade. Au bout d’une 20 aine de minutes nous repartons, les jambes toujours branlantes et s’amorce une remontée difficile surtout pour moi qui ait un bon surplus de poids. Environ 30 minutes de montée aidée par mon guide sans qui je ne serrais jamais arrivée en haut. Je suis contente de retrouver mon cheval et reposer mes jambes. J’en aie eu pour toute la semaine à avoir mal aux jambes et les genoux qui fléchissent facilement.
Donc c’est une excursion qui en a valu l’argent et la peine malgré tout mais il faut savoir que ce n’est pas pour tous. Il faut avoir une forme physique moyenne, de bonnes chaussures et ne pas avoir peur des chevaux. Apportez un peu d’argent car on vous prend à photo à cheval et ont veut vous vendre ce souvenir par la suite. De plus il y a des bijoux en vente au ranch et plus haut dans la montagne on vend différents articles souvenirs. J’y ait vu des choses qu’on ne voit pas ailleurs. Il faut absolument donner un BON pourboire à votre guide, enfin on vous dira que ce n’est pas obligatoire mais franchement faut être sans cœur pour ne rien donner. Ils prennent soin de vous pendant que vous êtes à cheval, font tout le trajet à pieds dans la boue, vous tiennent la main pour descendre les marche et vous assurer de ne pas tomber et vous tire même pour monter les marches ensuite. Ça vaut au minimum 5$ je dirais même 10$ et même là c'est un peu radin. L’excursion dure une demi journée et s’est terminée par un repas traditionnel Dominicain au ranch; riz blanc, fèves, salade, bananes plantain frites, etc. Excellent surtout après tant d’efforts!
Parc de Los Haitises et Cayo Levantado :
Encore une fois avec Nolitour pour 89$ par personne. Départ à 7h50 de l’hôtel. Arrivés à Samana on prend un Speedboat (j’ai vu des gens qui avait réservés avec un autre excursionniste partir en petit bateau moteur, avec les vagues de l’après-midi c’est carrément suicidaire!), gilet de sauvetage. Notre Guide est Elvis qui est très bien. Donc on part, le trajet en speedboat jusqu’au parc dure une 20aine de minutes mais nous avons eu la chance de voir une maman baleine avec son baleineau et nous les avons observés pendant une bonne 15aine de minutes (même si on est pas supposé puisque le capitaine n'avait pas de permis). Elvis connait plein de choses sur les baleines même si ce n’est pas l’excursion que nous devions faire. Nous passons par ce qui nous semble être la maison du garde chasse du Parc ou nous pouvons utiliser les bécosses avec vue sur la mer (les portes ne ferment pas), très typique. Il y a là des petits crabes en dégustation et un petit garçon d’une dizaine d’années qui aime se faire prendre en photo. Petit pourboire au garde. On repart vers les Mangroves, arbres dont les branches deviennent des racines et qui poussent dans l’eau. Un peu de moustiques invisibles, mettez un bon anti-moustique. Petit tour à travers les ilots de calcaires qui offrent un spectacle splendide. Petit tour dans les grottes aussi. Ensuite on repart vers Cayo Levantado qui est une Ile qui a déjà été paradisiaque. On peut encore deviner la beauté qui était jadis là mais malheureusement elle est maintenant envahie de touristes, de vendeurs très insistants et d’un hôtel 5*. Ça me fait penser au zoo de Granby l'été tellement c'est envahi. La plage est belle, on retrouve de beaux coquillages, l’eau est limpide et sans vagues. Le repas qu’on nous sert est très ordinaire, un buffet « style » Dominicain, rien à voir avec le repas aux cascades. Une excursion d’une journée qui en vaut quand même le coup. Lors du retour du Parc, ça brasse beaucoup en bateau, ça à été notre moment préféré, nous étions assis à l’avant la`on ça brasse le plus. Mettez-vous à l’arrière si vous avez le mal de mer ou mal au dos.
Les restaurants : Nous avons essayé deux restos en dehors de l’hôtel. D’abord, pour vous tous qui n’êtes pas, comme moi, européens, ne pensez pas pouvoir souper avant 19h dans aucun restaurant digne de ce nom. Ils n’ouvrent jamais avant 19h lorsqu’il fait noir et qui n’est pas prudent de faire de grandes distances à pied. Prenez un moto Conchos.
Chez Pietro : La nuit de notre arrivée comme il n’y avait rien à l’hôtel, on use un peu de notre imagination (et de notre courage) et on décide d’aller voir la mer juste en face de l’hôtel (la nuit ce n’est pas sécuritaire donc on ne va pas très loin). À une vingtaine de pieds à droite sur la plage on se laisse attirer par la musique et on se paye un coke! Pietro tient un petit bar-resto et il accepte de nous préparer un spaghetti aux crevettes même s’il est 23h35 et qu’il doit en théorie fermer à minuit (loi Dominicaine). On a donc mangé le premier et le meilleur repas de notre séjour, pâtes fraîches et crevettes pêchées la journée même absolument délicieux! Avec deux coke le tout pour 25$ US. Il a invité des amis de la police à manger pour pouvoir fermer plus tard… merci Pietro! Les vagues se terminaient à quelques pieds de notre table, très romantique, je vous le recommande.
Chez Sandros : Sandros est situé près de l’Aligio et nous voulions nous y rendre pour manger des langoustes car mon conjoint n’était pas chaud à l’idée de monter sur un moto concho. Je téléphone de l’hôtel, on me dit qu’il y a des langoustes et qu’on accepte la carte de crédit. Nous nous y rendons, nous commandons un coke et une bouteille d’eau ordinaire. Quand arrive le moment de commander… il n’y a pas de langouste!!! Il y a des langoustINES mais vieilles de 3 jours. 😕Nous décidons de ne pas manger là. Pour ne pas trainer d’argent superflu nous n’avions que la carte de crédit mais la serveuse refuse de la prendre seulement pour un coke et une bouteille d’eau. J’ai dû retourner payer le lendemain. Il faut aussi dire que les prix sont plus élevés à cet endroit, légèrement. La serveuse me dit qu’il n’y a pas de langoustes en cette saison et que nous n’en trouverons nulle part.😠
La Salsa :
Je tenais à manger un repas de langoustes fraîches pendant mon séjour. Robert le représentant de Nolitour nous a conseillé le resto « La salsa » qui est un resto de fruits de mer et de grill qui était de toute façon un des seuls à offrir des langoustes car apparemment ce n’était pas la saison mais eux possèdent un aquarium où ils conservent des langoustes vivantes. Je ne suis pas experte en langouste, en fait c’était la première fois que j’en mangeais, j’aime les fruits de mer en général homard, crabe etc. Nous avons payé 21$US environ pour 1lb de langouste (1 langouste et demie) accompagné d'un peu de riz vapeur et d’une dizaine de mini morceaux de carotte cuites. Franchement c’était loin de nos espérances. Est-ce parce que nous n’aimons pas la langouste, parce qu’elle était mal apprêtée? Je ne le sais pas mais ça ne valait certainement pas 21$ plus le moto Conchos.
Discothèque la BODEGA: Nous y sommes allés un samedi soir, il y avait un excellent spectacle de musique merengue, salsa, batchata. Un groupe très bien. Beaucoup de monde. 100 pesos pour bière ou cuba libre. Bonne musique, belle ambiance! C'est tout près de l'Aligio 2 minutes de marche. Plusieurs clients de l'hotel s'y rendent. Nous y sommes allé avec un employé de l'hotel avec sa moto. Nous sommes revenus à pieds... vivants! Pas d'attaque. De toutes façons il ne restait que 50 pesos dans nos poches et mon copain était tellement ivre qu'il aurait découragé tout attaquant en essayant de lui donner l'argent.
La sécurité: Qu'en est-il au juste? On ne s'est pas fait attaqués on n'a rien vu de cela non plus. On est resté bien sage a l'hotel la plupart du temps. On a demandé a plusieurs personnes si on pouvait sortir le soir sans danger et personne n'a oser nous dire qu'on pouvait donc il doit vraiment y avoir un problème de sécurité malgré la police touristique. Mon conjoint s'est fait offrir de la Coca (cocaine) par un moto concho bien en règle avec son chandail de la ville. On entend des coups de feu le soir a l'occassion mais c'est un peu la tradition là bas de tirer en l'air quand on fait la fête alors il ne faut pas trop s'en soucier. Domage de ne pas pouvoir se promener l'esprit tranquille le soir venu tout de même!
La mer et la plage :
En face de l’hôtel : La plage n’est pas profonde et la rue très près rend l’atmosphère un peu désagréable. Odeur d’huile et d’essence, bruit de silencieux des motos etc. De plus la mer est pleine de corail à cet endroit, elle est généralement calme mais pas toujours assez pour faire du snorkeling. Nous en avons fait une journée peu venteuse et nous avons adoré l’expérience. Nous ne sommes pas des spécialistes, pour mon conjoint c’était se première expérience, pour moi la deuxième. On a vu environ une dizaine d’espèces de poissons, plusieurs types de coraux, des oursins noirs et rouges. Nous n’avions rien pour nourrir les poissons, peut-être en aurions nous vu d’Avantage si tel avait été le cas.
À 20 minutes de marche vers la droite : Il y a une pointe de plage plutôt achalandée qui offre une mer relativement calme et sans algues ni coraux mais il y a un peud e monde à cet endroit. Dépassé cette pointe la plage est pratiquement déserte, pas d’algues ni de coraux, Des vagues dont l’intensité augmente plus vous marchez donc a vous de choisir l’intensité qui vous convient. La plage est peu profonde encore une fois, on doit mettre nos vêtements sur l’herbe pour être certain qu’une vague ne les apportera pas.
Vers l’hôtel Cacao : Nous y sommes passés en marche vers playa bonita. Il y avait des algues sur la plage. L'hotel semble défraîchi et aurait besoin d'une bonne couche de peinture, en tout cas vu de l'extérieur. Il y a plus de Québécois à cet endroit et ceux à qui j'ai parlé étaient satisfaits.
Playa las ballenas : C’Est joli, un bon 45 minutes de marche par la plage vers la gauche en sortant de l’hôtel Aligio, dépassé la pointe que l’on voit.
Playa Bonita : Arrivé au bout de Playa las Ballenas il y a un petit chemin en terre et 15 minutes plus tard il aboutit sur Playa Bonita. Alors là c’Est le paradis même s’il est à 1h30 de marche du Aligio. De belles vagues, du sable fin, un paysage magnifique avec les petits rochers. Il y a beaucoup de Dominicains à cet endroit. Nous n’avons pas eu le courage de se rendre à Playa Coson qui doit être à 45 minutes de marche supplémentaire. Il aurait été intéressant de s’y rendre en quad, c’Est-ce que je vous conseil, moins fatiguant mais si vous décidez d’y aller à pied ça en vaut quand même largement la peine.
Vol de départ : L’aéroport de Samana a eu des problèmes avec les lumières de la piste de décollage/atterrissage. Aucun avion ne peut décoller ou atterrir la nuit tombée. Nous avons dû prendre un bus jusqu’à Puerto Plata, 4h de bus. Serons nous dédommagés ??? Nous nous plaindrons à Nolitour.
Voila mon compte rendu! 😉 Je donne un 9 sur 10 a mon voyage. Un point de perdu pour le service, la nourriture et la sécurité ainsi que la clientèle. Je conseil ce voyage pour ceux qui ont un petit budget ou qui n'aiment pas les 5*. Pour ceux qui aiment être près de la ville et qui aiment les belles plages. Je le déconseille aux habitués des 5* ou des hotel en retrait de toute vie locale à moins de vouloir être dépaysé.
Vol d’arrivé : Le voyage se fait dans un airbus 310 d’air transat. Départ de Montréal à 15h15, durée du vol 3h40. Dans l’avion ils nous servent un sous-marin d’à peu près 4 pouces qui ne goute pas grand-chose d’autre que le pain. Le film ça faisait longtemps que j’en avais pas écouté d’aussi mauvais « Le premier baiser » (ou le dernier???). Beaucoup de turbulences au moins pendant 1h. J’ai le mal de l’air.
Transport vers l’hôtel : Il y a une heure d’avance en République Dominicaine, arrivée vers 19h00 à l'aéroport(??), il faisait noir en tout cas. Pas d’attente pour les bagages, on nous dirige vers notre autobus qui s'en va vers Las Terrenas, dépose les gens qui vont à l’hôtel « Gran Bahia El Portillo 5* » puis qui nous déposera à notre hôtel « Aligio beach resort 3* » avec une gang de canado-italien sexagénaires de mauvaise humeur parce que le voyage en autobus dure 1h30 au lieu des 25 minutes annoncées dans la brochure de Nolitour. L’hôtel Gran Bahia El Portillo semble fini, les gens qui y débarquent reçoivent un bon accueil avec cocktail de bienvenu, musique, danseurs. L’hôtel est très beau et tous ceux qui étaient à cet hôtel ont semblés très satisfaits. Les problèmes connus à cause de la construction il y a quelques semaines semblent résolus.
L’hôtel
Arrivée : Seul le gardien de l’entré est là pour nous accueillir. Le lobby est joli avec beaucoup de boiseries, très chaleureux. Pas de cocktail, le restaurant est fermé ainsi que les bars de l’hôtel et de la discothèque. Dans notre chambre une seule cruche d’eau et elle est tiède. Ah oui, j’ai bien eu tel que demandé une chambre à l’étage supérieur et dans le fond du site de l’hôtel (#65), c’est un peu loin, la vue arrière est belle mais j’aurais dû demander une chambre au milieu du site (numéro 33-39) car un peu moins loin. Les chambre 1 à 24 sont situées plus près de la rue et donc de la plage mais j’aaurais peur que ce soit trop bruyant. La chambre est jolie et grande avec aussi beaucoup de boiserie, pas de fenêtres seulement des genres d’auvents en bois couleur acajou et des moustiquaires. L’air conditionné marche de façon aléatoire, je pense qu’il est programmé pour ne fonctionner que pendant certains moments mais c’est suffisant pour maintenir une température adéquate, de plus il y a le ventilatuer qui fonctionne très bien. Grande salle de bain, prise de courant américaine ET européenne, bidet, grande douche en céramique. La toilette est longue à faire partir. Pour avoir du courant dans la chambre il faut insérer une clé dans un petit dispositif. La chambre reste sombre le matin si on garde les « auvents » fermés, lorsqu'ils sont ouvert c'est très ensolleillé. Pas de séchoir à cheveux, pas de frigo mais un bottin téléphonique et un téléphone qui ne fonctionne que pour rejoindre le lobby.
Restaurant: Il n’y a qu’un seul resto à l’hôtel sous forme de buffet. Nous avons plutôt apprécié ce qu’on nous y a servi la première journée mais on s’en est vite lassé car c’est EXTRÈMEMENT répétitif. Il faut savoir que la propriété est italienne. Les petits déjeuners sont variés, on peut y retrouver tout ce qu’on veut excepter un bon café !?! Il est imbuvable quoique certaines personnes le boivent! C'est une machine a café qui le fait. On peut se faire cuisiner des œufs ou des omelettes, il y a des crêpes, des croissants chauds. Pas de jus de fruit frais mais un mélange en poudre très sucré et franchement mauvais. Même les fruits sont répétitifs, cantaloups (melon), pamplemousse, pastèque, papaye, ananas et rarement des bananes. Il y a habituellement 3 sortes de fruits par jour. Nous n’avons pas eu de mangues, d’oranges, de noix de coco. Pour les déjeuner et souper alors là je peux d’or et déjà vous dire ce que vous y trouverez : Pâtes, pizza, poisson, porc, aubergines, riz et tomates. Tout cela apprêté de différentes façons. On se lasse vite! Le reste de pizza du midi est resservi vers 15h30 au bar de la piscine pour les petites fringales mais ça part vite. Le souper n’est servi qu’à 19h30 comme tous les restos là bas ce qui est difficile pour les couples nord-américains qui sont habitués de manger vers 17h00 surtout ceux qui ont des enfants!
Par deux fois on a eu un repas un peu relevé au souper soit le vendredi soir et le dimanche soir, il faut dire que le lundi était férié là-bas..
Clientèle : Très européenne, nous étions seulement 2 couples de québécois, le reste est majoritairement italien, français, allemand et dominicain (le week-end). Il est triste et déconcertant de retrouvé plusieurs touristes (allemand surtout) qui amène des prostituées sur le site en leur payant le séjour. Lors de notre deuxième journée nous sommes allés au bar de la discothèque l’hôtel où il devait y avoir une animation qui n’a jamais eu lieu. Nous nous sommes retrouvés pratiquement les seuls clients jusqu’à ce qu’une bande d’italien un peu trop réchauffé envahissent le bar. On se sentait comme dans une réunion de famille où on ne connaissait personne, comme si nous n’existions pas, ils se criaient des choses d’un bord à l’autre de nous, nous ne nous sommes pas attardés.
Animation : Alors là c’était affreux! Par chance nous ne sommes pas très animation. D’abord les cours de plongée sous-marine ne sot pas affichés à l’avance, il faut avoir la chance de tomber sur le gars le matin pour le suivre.
L’activité du soir est annoncée au restaurant. C’est pratiquement toujours pathétique! Des numéros sans aucune préparation fait par les employés de l’hôtel dont certains manifestement sont engagés pour leur physique plutôt que pour leurs aptitudes. Nous avons eu droit a de la musique avant le souper, faite par les employés de l’hôtel dont un seul jouait de la guitare et chantait un peu faux, les autres « tentaient » de suivre le rythme avec un tam-tam et des maracas et ils gâchaient un peu le tout. A suivi un spectacle à la discothèque très très amateur toujours effectué par les employés de l’hôtel avec de longs moments d’attentes entre les sketchs. Il fallait avoir bu pour apprécier, c’est de l’humour burlesque dépassé selon moi! Ça me faisait penser à du Olivier Guimond (pour ceux qui connaissent) mais sans le talent.
Le seul bon show qu’on a eu à été quand ils ont fait venir des mariachi le dimanche, ils chantaient très bien, ils sont venus chanter à notre table, j’ai bien apprécié quoique mon conjoint était mal à l’aise.
Rien n'est annonçé nulle part sauf pour le "spectacle" (si on peut appeller ça comme ça) du soir.
Le service : C’est moitié-moitié pour le sourire, certains sont invariablement blazés, les plus jeunes sont plus joyeux. D’autres sont payés à ne rien faire sauf à être beaux ou belles. Ceux qui font l’animation n’ont pas un talent naturel, si on n'est pas saoul ont voit qu’ils se forcent et que au fond ça ne leur tente pas. Catalino, un gars qui est payé pour (???) l’animation (?) m’a invité moi et mon copain à la BODEGA (voir plus bas) parce que je sais danser et parler espagnol ou alors pour avoir un bon pourboire, ce qu’on lui a donné le lendemain (il m’a laissé entendre que nous devrions lui en donner un, « petit salaire de 6000 pesos/semaines, les parents les petits frères et blablabla", le baratin habituel ce n’est pas totalement faux ils vivent de misère mais ce dernier ne faisait pas grand-chose de ses journées sinon faire des farces avec ses amis et resté assis à la plage alors 6000$ pesos pour ça c’est déjà pas mal). Nous avions demandé un « wake-up call » à 6h30 un matin où nous devions partir en excursion, j’avais bien précisé l’importance mais faut pas se fier sur eux, amenez vous un bon réveil surtout si votre vol de départ est le matin. Donc, on ne nous à jamais réveillé, je me suis réveillée à 7h37 et le départ était à 7h50, on n’a pas manqué l’excursion mais de peu, sans déjeuner et je n’ai même pas fait mon pipi du matin, je me suis tapé 1h de bus et 1h de bateau avant de pouvoir aller au petit coin ! Là bas c’Est toujours « Si si !!! » mais il faut comprendre « oui mais seulement si ça m’adonne! » Pour ce qui est des femmes de ménage, la notre était plus qu’ordinaire. Nous avons eu des fleurs sur le lit les 2 premiers jours. Je voulais laisser un pourboire le 3eme jour mais nous sommes partis rapidement (à cause du « wake-up call ») et la chambre était un peu bordellique, des souliers pleins de boue à cause de l’excursion de la veille et du linge un peu partout car pas eu le temps de ramasser le matin. Lors de notre retour il y avait peu de choses de faites dans la chambre les cendriers n’étaient même pas vidés, les vieilles fleurs de la veille pas jetées et il n’y avait pas de nouvelles fleurs. J’ai tout de même laissé un pourboire le lendemain avec une chambre plus en ordre pour voir si ça s’améliorerait mais toujours pas de fleurs dans la chambre et un ménage ordinaire. Je n’ai pas récidivé dans les pourboires, d’autant plus qu’on ne faisait faire la chambre qu’un jour sur deux.
Le site : Le site comme tel de l’hôtel est magnifique. Beaucoup de végétation, fleurs, palmiers royales différentes espèces d’arbres impressionnants. L’hôtel charme par sa rusticité, son authenticité et sa chaleur. Les piscines sont de dimension modérée mais toujours propres. La piscine ronde à l’arrière comporte une partie peu profonde pour les jeunes enfants et est plus tranquille. Propre, plutôt bien aménagé. Décoration sobre. Très bien. Il y a un coq et des poules qui se promènent sur le site de l'hotel. Quand je vous dit que c'Est rustique! Si vous aimez dormir tard amenez-vous des bouchons pour les oreilles quoique je n'en ait pas eu besoin pour pouvoir dormir jusqu'à 7h30-8h tous els matins.
Les excursions :
Cascades El Limon : La meilleure excursion du voyage, ça valait le voyage au complet! Par contre ce n’est pas pour tout le monde. Le terrain est très accidenté et en pente, il ne faut pas avoir trop peur des chevaux et leur faire confiance. Nous avons pris avec Nolitour ce qui nous a couté 59$/ personne mais nous avions plus de sécurité (selles attachées et casques de protection).
Donc 45 minutes à cheval dans des pentes très abruptes mais dans un paysage majestueux puis 20 minutes de descente à pieds dans des marches en roc recouvertes de vase TRÈS GLISSANT et pente abrupte, par chance il y a une rampe à peu près tout le long et les guides (un par personne) nous aident, les marches sont parfois hautes (2 pieds), on est content d’arriver en bas, les jambes branlantes (je ne suis pas en forme, une chance que je suis jeune!).
Le spectacle est merveilleux. C’est à couper le souffle! Une cascade très haute est là et nous sommes entourés d’une légère brume. Des habitant grimpent dans la cascade et sautent dans l’eau… courageux! Nous on se trempe bien que beaucoup des autres qui sont là ne se baignent pas. L’eau est douce et fraîche, les roches arrondies. Pour se rendre derrière la cascade à la nage on doit lutter un peu contre le courant mais sérieusement ça en vaut le coup! Il y a une petite grotte derrière. C’est « trillant » de nager derrière les chutes avec tout ce vacarme, ceux qui le font en crient de bonheur…
Si vous allez aux cascades il faut prendre son courage à deux mains et passer derrière la cascade. Au bout d’une 20 aine de minutes nous repartons, les jambes toujours branlantes et s’amorce une remontée difficile surtout pour moi qui ait un bon surplus de poids. Environ 30 minutes de montée aidée par mon guide sans qui je ne serrais jamais arrivée en haut. Je suis contente de retrouver mon cheval et reposer mes jambes. J’en aie eu pour toute la semaine à avoir mal aux jambes et les genoux qui fléchissent facilement.
Donc c’est une excursion qui en a valu l’argent et la peine malgré tout mais il faut savoir que ce n’est pas pour tous. Il faut avoir une forme physique moyenne, de bonnes chaussures et ne pas avoir peur des chevaux. Apportez un peu d’argent car on vous prend à photo à cheval et ont veut vous vendre ce souvenir par la suite. De plus il y a des bijoux en vente au ranch et plus haut dans la montagne on vend différents articles souvenirs. J’y ait vu des choses qu’on ne voit pas ailleurs. Il faut absolument donner un BON pourboire à votre guide, enfin on vous dira que ce n’est pas obligatoire mais franchement faut être sans cœur pour ne rien donner. Ils prennent soin de vous pendant que vous êtes à cheval, font tout le trajet à pieds dans la boue, vous tiennent la main pour descendre les marche et vous assurer de ne pas tomber et vous tire même pour monter les marches ensuite. Ça vaut au minimum 5$ je dirais même 10$ et même là c'est un peu radin. L’excursion dure une demi journée et s’est terminée par un repas traditionnel Dominicain au ranch; riz blanc, fèves, salade, bananes plantain frites, etc. Excellent surtout après tant d’efforts!
Parc de Los Haitises et Cayo Levantado :
Encore une fois avec Nolitour pour 89$ par personne. Départ à 7h50 de l’hôtel. Arrivés à Samana on prend un Speedboat (j’ai vu des gens qui avait réservés avec un autre excursionniste partir en petit bateau moteur, avec les vagues de l’après-midi c’est carrément suicidaire!), gilet de sauvetage. Notre Guide est Elvis qui est très bien. Donc on part, le trajet en speedboat jusqu’au parc dure une 20aine de minutes mais nous avons eu la chance de voir une maman baleine avec son baleineau et nous les avons observés pendant une bonne 15aine de minutes (même si on est pas supposé puisque le capitaine n'avait pas de permis). Elvis connait plein de choses sur les baleines même si ce n’est pas l’excursion que nous devions faire. Nous passons par ce qui nous semble être la maison du garde chasse du Parc ou nous pouvons utiliser les bécosses avec vue sur la mer (les portes ne ferment pas), très typique. Il y a là des petits crabes en dégustation et un petit garçon d’une dizaine d’années qui aime se faire prendre en photo. Petit pourboire au garde. On repart vers les Mangroves, arbres dont les branches deviennent des racines et qui poussent dans l’eau. Un peu de moustiques invisibles, mettez un bon anti-moustique. Petit tour à travers les ilots de calcaires qui offrent un spectacle splendide. Petit tour dans les grottes aussi. Ensuite on repart vers Cayo Levantado qui est une Ile qui a déjà été paradisiaque. On peut encore deviner la beauté qui était jadis là mais malheureusement elle est maintenant envahie de touristes, de vendeurs très insistants et d’un hôtel 5*. Ça me fait penser au zoo de Granby l'été tellement c'est envahi. La plage est belle, on retrouve de beaux coquillages, l’eau est limpide et sans vagues. Le repas qu’on nous sert est très ordinaire, un buffet « style » Dominicain, rien à voir avec le repas aux cascades. Une excursion d’une journée qui en vaut quand même le coup. Lors du retour du Parc, ça brasse beaucoup en bateau, ça à été notre moment préféré, nous étions assis à l’avant la`on ça brasse le plus. Mettez-vous à l’arrière si vous avez le mal de mer ou mal au dos.
Les restaurants : Nous avons essayé deux restos en dehors de l’hôtel. D’abord, pour vous tous qui n’êtes pas, comme moi, européens, ne pensez pas pouvoir souper avant 19h dans aucun restaurant digne de ce nom. Ils n’ouvrent jamais avant 19h lorsqu’il fait noir et qui n’est pas prudent de faire de grandes distances à pied. Prenez un moto Conchos.
Chez Pietro : La nuit de notre arrivée comme il n’y avait rien à l’hôtel, on use un peu de notre imagination (et de notre courage) et on décide d’aller voir la mer juste en face de l’hôtel (la nuit ce n’est pas sécuritaire donc on ne va pas très loin). À une vingtaine de pieds à droite sur la plage on se laisse attirer par la musique et on se paye un coke! Pietro tient un petit bar-resto et il accepte de nous préparer un spaghetti aux crevettes même s’il est 23h35 et qu’il doit en théorie fermer à minuit (loi Dominicaine). On a donc mangé le premier et le meilleur repas de notre séjour, pâtes fraîches et crevettes pêchées la journée même absolument délicieux! Avec deux coke le tout pour 25$ US. Il a invité des amis de la police à manger pour pouvoir fermer plus tard… merci Pietro! Les vagues se terminaient à quelques pieds de notre table, très romantique, je vous le recommande.
Chez Sandros : Sandros est situé près de l’Aligio et nous voulions nous y rendre pour manger des langoustes car mon conjoint n’était pas chaud à l’idée de monter sur un moto concho. Je téléphone de l’hôtel, on me dit qu’il y a des langoustes et qu’on accepte la carte de crédit. Nous nous y rendons, nous commandons un coke et une bouteille d’eau ordinaire. Quand arrive le moment de commander… il n’y a pas de langouste!!! Il y a des langoustINES mais vieilles de 3 jours. 😕Nous décidons de ne pas manger là. Pour ne pas trainer d’argent superflu nous n’avions que la carte de crédit mais la serveuse refuse de la prendre seulement pour un coke et une bouteille d’eau. J’ai dû retourner payer le lendemain. Il faut aussi dire que les prix sont plus élevés à cet endroit, légèrement. La serveuse me dit qu’il n’y a pas de langoustes en cette saison et que nous n’en trouverons nulle part.😠
La Salsa :
Je tenais à manger un repas de langoustes fraîches pendant mon séjour. Robert le représentant de Nolitour nous a conseillé le resto « La salsa » qui est un resto de fruits de mer et de grill qui était de toute façon un des seuls à offrir des langoustes car apparemment ce n’était pas la saison mais eux possèdent un aquarium où ils conservent des langoustes vivantes. Je ne suis pas experte en langouste, en fait c’était la première fois que j’en mangeais, j’aime les fruits de mer en général homard, crabe etc. Nous avons payé 21$US environ pour 1lb de langouste (1 langouste et demie) accompagné d'un peu de riz vapeur et d’une dizaine de mini morceaux de carotte cuites. Franchement c’était loin de nos espérances. Est-ce parce que nous n’aimons pas la langouste, parce qu’elle était mal apprêtée? Je ne le sais pas mais ça ne valait certainement pas 21$ plus le moto Conchos.
Discothèque la BODEGA: Nous y sommes allés un samedi soir, il y avait un excellent spectacle de musique merengue, salsa, batchata. Un groupe très bien. Beaucoup de monde. 100 pesos pour bière ou cuba libre. Bonne musique, belle ambiance! C'est tout près de l'Aligio 2 minutes de marche. Plusieurs clients de l'hotel s'y rendent. Nous y sommes allé avec un employé de l'hotel avec sa moto. Nous sommes revenus à pieds... vivants! Pas d'attaque. De toutes façons il ne restait que 50 pesos dans nos poches et mon copain était tellement ivre qu'il aurait découragé tout attaquant en essayant de lui donner l'argent.
La sécurité: Qu'en est-il au juste? On ne s'est pas fait attaqués on n'a rien vu de cela non plus. On est resté bien sage a l'hotel la plupart du temps. On a demandé a plusieurs personnes si on pouvait sortir le soir sans danger et personne n'a oser nous dire qu'on pouvait donc il doit vraiment y avoir un problème de sécurité malgré la police touristique. Mon conjoint s'est fait offrir de la Coca (cocaine) par un moto concho bien en règle avec son chandail de la ville. On entend des coups de feu le soir a l'occassion mais c'est un peu la tradition là bas de tirer en l'air quand on fait la fête alors il ne faut pas trop s'en soucier. Domage de ne pas pouvoir se promener l'esprit tranquille le soir venu tout de même!
La mer et la plage :
En face de l’hôtel : La plage n’est pas profonde et la rue très près rend l’atmosphère un peu désagréable. Odeur d’huile et d’essence, bruit de silencieux des motos etc. De plus la mer est pleine de corail à cet endroit, elle est généralement calme mais pas toujours assez pour faire du snorkeling. Nous en avons fait une journée peu venteuse et nous avons adoré l’expérience. Nous ne sommes pas des spécialistes, pour mon conjoint c’était se première expérience, pour moi la deuxième. On a vu environ une dizaine d’espèces de poissons, plusieurs types de coraux, des oursins noirs et rouges. Nous n’avions rien pour nourrir les poissons, peut-être en aurions nous vu d’Avantage si tel avait été le cas.
À 20 minutes de marche vers la droite : Il y a une pointe de plage plutôt achalandée qui offre une mer relativement calme et sans algues ni coraux mais il y a un peud e monde à cet endroit. Dépassé cette pointe la plage est pratiquement déserte, pas d’algues ni de coraux, Des vagues dont l’intensité augmente plus vous marchez donc a vous de choisir l’intensité qui vous convient. La plage est peu profonde encore une fois, on doit mettre nos vêtements sur l’herbe pour être certain qu’une vague ne les apportera pas.
Vers l’hôtel Cacao : Nous y sommes passés en marche vers playa bonita. Il y avait des algues sur la plage. L'hotel semble défraîchi et aurait besoin d'une bonne couche de peinture, en tout cas vu de l'extérieur. Il y a plus de Québécois à cet endroit et ceux à qui j'ai parlé étaient satisfaits.
Playa las ballenas : C’Est joli, un bon 45 minutes de marche par la plage vers la gauche en sortant de l’hôtel Aligio, dépassé la pointe que l’on voit.
Playa Bonita : Arrivé au bout de Playa las Ballenas il y a un petit chemin en terre et 15 minutes plus tard il aboutit sur Playa Bonita. Alors là c’Est le paradis même s’il est à 1h30 de marche du Aligio. De belles vagues, du sable fin, un paysage magnifique avec les petits rochers. Il y a beaucoup de Dominicains à cet endroit. Nous n’avons pas eu le courage de se rendre à Playa Coson qui doit être à 45 minutes de marche supplémentaire. Il aurait été intéressant de s’y rendre en quad, c’Est-ce que je vous conseil, moins fatiguant mais si vous décidez d’y aller à pied ça en vaut quand même largement la peine.
Vol de départ : L’aéroport de Samana a eu des problèmes avec les lumières de la piste de décollage/atterrissage. Aucun avion ne peut décoller ou atterrir la nuit tombée. Nous avons dû prendre un bus jusqu’à Puerto Plata, 4h de bus. Serons nous dédommagés ??? Nous nous plaindrons à Nolitour.
Voila mon compte rendu! 😉 Je donne un 9 sur 10 a mon voyage. Un point de perdu pour le service, la nourriture et la sécurité ainsi que la clientèle. Je conseil ce voyage pour ceux qui ont un petit budget ou qui n'aiment pas les 5*. Pour ceux qui aiment être près de la ville et qui aiment les belles plages. Je le déconseille aux habitués des 5* ou des hotel en retrait de toute vie locale à moins de vouloir être dépaysé.
Cuba: nager avec les dauphins, comble de la..... English translation pending
je suis horrifié de voir, page après page du forum, le nombre de touristes qui considèrent comme le top de leur voyage le fait de nager avec les dauphins à Cuba - ou ailleurs :
alors qu'une bonne partie des consciences de la planete se mobilise pour le développement durable, que l'on parle d'écologie et de protection de la nature, un grand nombre de touristes nord américains "prend son pied" a participer à cet esclavage de l'animal, bien exploités par les cubains qui n' hésitent hélas pas une seconde à prendre un maximum de dollars aux touristes se livrant à cette passion HONTEUSE
En Scandinavie vous seriez tout simplement traduit en justice pour vous livrer à une telle occupation.... je ne crois pas d'ailleurs que cela passionne beaucoup les européens...
ce n'est pas une excursion comme les autres au Disneyland inclusive cubain, c'est participer à un esclavage et si au moins on pouvait en prendre conscience.
les dauphins qui se livrent à ce sport ne vivent pas vieux..... au moins ils ont servi à collecter VOS dollars !
j'ai honte quand je vois, au milieu des commentaires sur la discothéque de l'hotel le grand moment dont parlent certains forumistes en parlant d'aller nager avec les dauphins.
Autant j'approuve la rencontre, de loin, avec les baleines à Tadoussac, elles restent en liberté, autant ce truc me rend mal à l'aise
alors qu'une bonne partie des consciences de la planete se mobilise pour le développement durable, que l'on parle d'écologie et de protection de la nature, un grand nombre de touristes nord américains "prend son pied" a participer à cet esclavage de l'animal, bien exploités par les cubains qui n' hésitent hélas pas une seconde à prendre un maximum de dollars aux touristes se livrant à cette passion HONTEUSE
En Scandinavie vous seriez tout simplement traduit en justice pour vous livrer à une telle occupation.... je ne crois pas d'ailleurs que cela passionne beaucoup les européens...
ce n'est pas une excursion comme les autres au Disneyland inclusive cubain, c'est participer à un esclavage et si au moins on pouvait en prendre conscience.
les dauphins qui se livrent à ce sport ne vivent pas vieux..... au moins ils ont servi à collecter VOS dollars !
j'ai honte quand je vois, au milieu des commentaires sur la discothéque de l'hotel le grand moment dont parlent certains forumistes en parlant d'aller nager avec les dauphins.
Autant j'approuve la rencontre, de loin, avec les baleines à Tadoussac, elles restent en liberté, autant ce truc me rend mal à l'aise
Livre d’or de l’Issan – Thailande English translation pending
L’Issan région méconnue, mais, au combien captivante,
Tous les étrangers qui y vivent ou y sont passés ne sont pas restés indifférent,
Pour ma part j’en suis devenu totalement dépendant,
vous y avez vecu des émotions, des choses insolites, pris des photos ?
alors n’hésitez pas, postez !
sawadee kap nay Praté Issan (bienvenue en pays Issan)

sawadee kap nay Praté Issan (bienvenue en pays Issan)

Second voyage en Thaïlande English translation pending
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Existe t'il une île aussi belle que Koh Phi Phi? English translation pending
Tout est dans le titre. Ce que je voudrais savoir, c'est s'il existe une île dans la même région que Koh Phi phi ou ailleurs en Thaïlande qui soit aussi jolie ( eau transparente et tout et tout). Ca doit bien exister. On ne parle que de celle-ci, mais y en a t il d autres moins connues, car il y a un tas d île dans ce coin.😎
La véritable raison de cette question est que je n'aime pas les endroits ultra touristique, et à vous entendre, Koh phi phi en est un. Donc il y a surement aussi bien ( enfin j espere) avec moins de monde.
Merci pour vos reponses
La véritable raison de cette question est que je n'aime pas les endroits ultra touristique, et à vous entendre, Koh phi phi en est un. Donc il y a surement aussi bien ( enfin j espere) avec moins de monde.
Merci pour vos reponses
Retour du Viva Wyndham Dominicus Palace à Bayahibe English translation pending
Localisation de Bayahibe
Il s'agit d'une région se trouvant au Sud-Est de la République Dominicaine côté mer des caraïbes à deux heures de St Domingue et à 20 min de l'aéroport de LA ROMANA CASA DEL CAMPO. Les deux raisons principales de notre choix se trouvent dans cette petit phrase d'introduction. côte caraïbe et 20 min de l'aéroport Des différents renseignements recueillis dans les forums il apparaît clair que la côte caraïbe est moins exposée aux caprices de la météo et du vent que la côte atlantique et cela s'est largement confirmé sur place puisque des personnes qui étaient dans notre avion ont eu 1 semaine de pluies sur PUNTA CANA. Bon c'est peut être exceptionnel mais autant mettre toutes les chances de notre côté non ? La deuxième raison était la proximité de l'aéroport de LA ROMANA (vol direct de Lyon) garantissant des transferts courts (malgré la surprise du retour voir plus bas) et par ce fait allongeant le séjour d'une journée (oui 5h+5h de transfert c'est une journée perdue...)
Avant de partir
Sachez que le passeport n'est pas encore une formalité obligatoire pour se rendre en République Dominicaine, votre carte d'identité suffira !
Aucun vaccin n'est exigé. Toutefois, il est judicieux de prévoir des médicaments nécessaires aux troubles intestinaux liés au changement d'alimentation et pour les maux de tête occasionnés par le soleil (ou l'alcool ;--) Prévoyez également une bonne crème solaire (IP 60) Le soleil, très violent, s'en donnera à coeur joie sur le moindre cm2 non protégé de votre corps. Changez vos 20 dollars (taxe touristique de sortie) avant de partir et mettez les de côté. Ils seront réclamés au check in à votre départ de la république Dominicaine (les 10 dollars d'entrée sont normalement pris en charge par votre TO, renseignez vous auprès de lui) La monnaie nationale est le peso dominicain, 1 € équivaut à 40 pesos environ. Notre budget était de 200 euro par personne pour les excursions, souvenir, extra etc...Nous avons échangé nos euro en pesos dans un bureau de change de Bayahibe Western union (37 pesos pour 1 euro) Cela s'est avéré bien plus simple d'acheter en pesos car les prix sont majoritairement indiqués dans cette monnaie et cela été plus simple pour les négociations (pas de conversion avec des taux aléatoires du vendeur) Aiguisez votre espagnol. L'anglais et le français sont pratiqués à l'hôtel mais très peu en dehors
Le décalage horaire est de 5 heures de moins que la France en hiver et 6 heures en été.
Le voyage
Vol star airlines LYON - LA ROMANA LA ROMANA – LYON Le vol aller était prévu à 10 heures 30 mais l'avion n'a décollé qu'une heure plus tard, rien de dramatique pour un charter. Le retour était un peu plus complexe. Le service de transfert de l'hôtel prévoyant une sécurité maximale concernant le délai de route, nous sommes partis 5 heures avant le vol pour attendre 6 heures dans un aéroport blindé un vol qui finalement allait avoir 2 heures de retard. L'appareil est un AIRBUS A320 de la compagnie air atlanta icelandic affrété par Star airlines. Le vol aller s'est effectué en 10 heures 00 et le retour en 8 heures 30 environ. La nourriture est correcte, il s'agit d'un repas 1 heure après le décollage et d'un petit déjeuner 2 heures avant l'atterrissage. Les écouteurs pour les films sont payants (4 euros) et de très mauvaise qualité. Emportez votre propre casque, il peut fonctionner mais avec le son uniquement d'un côté. Si vous êtes en couple, venez en avance et demandez au check-in à être positionnés dans les dix dernières rangées de l'appareil côté hublots, vous serez seuls (les sièges sont par 2 à partir de la rangée 24 jusqu'à 34)
L'hôtel
La localisation : 5 complexes hôteliers s'étendent sur la plage entre Bayahibe et le parc del este : Le casa del mar est à quelques minutes de marche du port de pèche. Les deux resorts viva wyndham: le beach et le palace à 35 minutes de Bayahibe par la plage, le superbe iberostar hacienda (5 étoiles), le venta club gran dominicus et enfin le canoa coral by Hilton qui se trouve tout au bout de la plage à proximité du parc del este (apparemment bordé d'un chemin très sauvage) Les différents resorts peuvent être reliés par la plage en 20 min environ. Nous avons pu voir les plages et les aménagements des différents complexes et en toute objectivité nous devons admettre que d'aspect extérieur ils sont tous similaires à part l'Iberostar qui semble être un ton au dessus. Les plages sont belles avec des parties rochers (idéales pour le snorkling) et des parties sableuses translucides idéales pour vos appareils photos !!! Devant le wyndham beach et palace se trouve le lieu dit DOMINICUS. Il s'agit d'un ensemble de boutiques souvenir, et hôtels composant une petit village dans lequel vous pourrez prendre le bus pour vous rendre a Bayahibe ou la Romana ( nous y reviendrons plus loin)
Les chambres : Notre chambre était face à la mer mais relativement éloignée de la plage. La vue que nous avions du balcon donnait sur un parc très bien entretenu dans lequel des flamands roses et des iguanes se baladent en liberté. Au loin effectivement nous pouvions voir un bout de mer ;--) Les serviettes sont changées chaque jour et comme dans la plupart des hôtels à présent il suffit de ne pas les poser sur le sol si vous ne souhaitez pas en changer (écologique) La chambre était confortable malgré un éclairage médiocre et une décoration (peinture taïnos) étrange... Une trentaine de chaînes sont disponibles sur la télévision dont : TV5 (français) CINEMAX, CNN, RAI INTERNATIONALE, WEATHER CHANEL et ESPN chaîne sportive américaine sur laquelle j'ai pu suivre LYON – MILAN AC avec un léger différé :--) Les points positifs de la pièce étant le coffre fort gratuit et le mini bar rempli chaque jour de petites bouteilles d'eau plates, pétillantes, pepsi etc... Il y a également la possibilité de se faire servir le petit déjeuner en chambre en posant avant 23 heures sur la porte une fiche avec la liste des ingrédients souhaités. Ce service est inclus dans le all inclusive.
L'alimentation : La proximité des deux viva wyndham permet aux occupants du palace (4 étoiles sup) de manger dans les restaurants des deux hôtels. Les occupants du beach (4 étoiles) devant s'acquitter d'une somme pour bénéficier des restaurants à la carte du palace. Deux restaurants sous forme de buffets sont ouverts matin midi et soir. Il s'agit du Yuca au palace et de la terrazza au beach. Autant vous dire tout de suite nous avons pris la plupart de nos repas de midi au terrazza. Son magnifique cadre face à la mer en fait un lieu idéal pour les petits déjeuners et les repas de midi en sortant de la plage....(voir photos sur blog) Autre point fort de l'hôtel, ses 3 restaurants à la carte qui sont également compris dans le all inclusive. Une simple réservation la veille au guest service de la réception est nécessaire pour vous présenter le lendemain soir à 19h ou 21h dans un de ces 4 magnifiques restaurants. Un japonais : le bambu Un italien: la scala Un Mexicain: Viva Mexico. Le service est impeccable, la qualité et la quantité des aliments est à la hauteur... A proximité de la plage se trouve le nerf de la guerre, les bars !!! Une quinzaine de cocktails y sont servis à toute heure sauf la nuit (et encore il y a des soirées du côté du beach ou ça dure très tard) Pina colada, cuba libre, tequila sunrise etc etc.. les alcools classiques sont également dispos, whisky, vermouth...
La plage : Cocotiers, sable blanc et mer translucide. Voici le vrai pourquoi des vacances en République dominicaine. Eh bien force est de constater que nous n'avons pas été déçus. La large plage du beach est sans doute une des plus belles de la côte. Les cocotiers y sont très nombreux et il y a constamment de la place pour être soit exposé (attention les petits loups, ça tape fort !!!) soit dans un endroit bien tranquille à l'ombre, en sirotant une petit pina colada par exemple (voir chapitre alimentation) ne pas oubliez votre masque, votre tuba, votre appareil photto étanche. Les poissons sont là ... à vos pieds dès les premiers mètres.... n'oubliez le pain au petit déjeuner et vous pourrez les alimenter (le rocher en face du restaurant terrazza est rempli de magnifiques poissons)
L'animation : je ne suis pas un fanatique des jeux apéros ou des matchs de water polo pour faire plaisir aux animateurs alors je ne vais pas m'étendre sur ces activités. Ce qui est important c'est qu'ils ne sont pas pressants comme dans certains hôtels où il faut absolument participer pour qu'ils fichent la paix. Le point fort : A 21 heures 45 chaque soir, l'équipe d'animation du dominicus beach fait un spectacle d'environ heure. Très sincèrement, ce sont des pros. J'avais lu ça et là sur plusieurs forums que c'était très bien mais je restais tout de même sceptique n'étant pas un grand fan du genre... il y a des décors, des danseurs, de la mise en scène, c'est un vrai bon divertissement à ne pas manquer.
Transport
Face à l'entrée du beach, dans le village du dominicus il y a un arrêt à partir duquel vous pourrez prendre un guagua ou un taxi pour Bayahibe ou la Romana. La question est quel différence y a t il entre un guagua et un taxi ? Visuellement il n'y en a aucune. A moins de tomber sur le camion agricole aménagé avec siège à l'arrière où vous êtes sur d'être sur un guagua, la différence se fait aux nombres de personnes qui attendent à l'arrêt. Le plus simple est de demander au chauffeur qui s'arrête pour vous proposer ces services « CUANTO ES POR BAYAHIBE ? » S'il répond 10 dollars, il vous prend pour un jambon ou un américain, faite mine de ne pas être intéressé ou proposez 20 pesos et ne partez pas à plus de ce tarif. C'est celui qui était pratiqué près de notre hôtel. Pour la romana je crois que le prix est de 40 pesos.
Bayahibe
C'est un petit village de pécheurs à partir duquel partent la majorité des navettes pour l'île de Saona. Si vous ne partez pas avec Patricia (nous en parlerons plus loin) vous trouverez d'autres bateaux sur le port à des prix tout aussi attractifs mais put être pas avec les mêmes prestations. Dans le centre de Bayahibe au détour d'une petite ruelle se trouve le restaurant de Pierre Alain, playa de la luna. C'est un très sympathique Lyonnais installé à Bayahibe qui vous sera d'une aide très précieuse pour toutes informations sur le pays mais surtout dans l'organisation de vos excursions.
Excursion sur l'île de Saona
Grâce aux différents forums internet, nous avons compris qu'il était inutile de prendre les excursions auprès de l'hôtel puisqu'une personne semblait incontournable à Bayahibe tant par la qualité de ces prestations que par sa gentillesse. Nous avons rencontré Patricia alias « captain pat » le deuxième jour de notre voyage dans le restaurant de pierre Alain à Bayahibe. C'est autour d'une délicieuse pina colada servie par le maître des lieux que l'excursion vers Saona est mise sur pied. 6 passagers sont suffisants et que nous sommes déjà 4 lyonnais et 2 stéphanois sur les rangs pour conquérir l'île paradis. Le tarif est de 53 euro par personne repas inclus. A titre indicatif, la sortie Saona par le TO est a plus de 70 euro... Nous nous retrouvons le mardi matin sur le port de Bayahibe en compagnie de Patricia, captain ricky au commande du bateau et notre petite troupe complétée par des occupants parisiens du casa del mar et de l'iberostar. Moteur en route, cap sur Saona... L'endroit où nous sommes emmenés est tout simplement paradisiaque. La plage du docteur (un praticien de la romana ayant une propriété au bout de l'île) est une merveille de couleurs et d'exotisme. Le sable est blanc, l'eau est claire et le soleil qui rayonne juste à notre arrivée sur l'île après une traversée nuageuse nous révèle toute la beauté du site dont nous prenons possession tel des robinsons des caraïbes (la caisse de rhum en sus) Poissons grillés sur la plage, bronzette et snorkling une partie de l'après midi et nous voilà en route pour le petit village de nano juan sur une autre partie de l'île. C'est ensuite à la piscine naturelle que nous avons rendez vous. Captain Ricky, un dominicain aussi discret que musclé plonge dans l'eau limpide pour nous remonter en surface de l'eau des étoiles de mer géantes. En prenant soin de les laisser immergées nous sommes invités à les toucher...étranges bestioles spongieuses...Pour ceux qui disent sur certains forums qu'elles sont en plastiques, vous êtes pour votre argent les gars !!! Nous passons devant la plage surchargée des TO des hôtels (la plus proche de la côte) où des meutes de touristes débarquent des navettes et nous pouvons à ce moment là mesurer notre chance....Super souvenir
Excursion dans le pays
il a beaucoup de choses que nous souhaitions découvrir en République dominicaine mais malheureusement une petite semaine est vraiment insuffisante pour goûter à tous les charmes de ce beau pays (attention les esprits tordus, je vous vois venir ;--) Nus avons donc tranché pour une deuxième excursion qui pourrait réunir ce que nous voulions voir dans le coeur du pays. La végétation luxuriante, les plantations, les fruits, la vie des dominicains. C'est en face de l'hôtel auprès de Bulton tour que nous avons réservé une excursion dite safari reliant la côte sud à la côte nord en passant par Higuey. 55 euros repas inclus (c est 60 euros mais négociable comme toute chose dans ce pays on dirait) Le moyen de transport était un camion dont la caisse comprenait deux bancs confortables. Même si le descriptif du vendeur n'était conforme au trip, ce fût quand même une bonne journée où nous avons pu découvrir en plus des éléments mentionnés ci dessus, la conduite des dominicains (roue libre dans les descentes, à fond dans les traversée de village) et le sourire des enfants dans les villages ( qui malheureusement attendent autre chose que les bonbons jetés au sol par des allemands durant l'excursion...)
Pour information j'ai appris en effectuant quelques recherches à mon retour que la plantation de canne à sucre que nous avons traversé appartient à la compagnie ROMANA CENTRAL CORP. Il s'agit de la plus grande plantation de canne à sucre au monde. Elle a été vendu dans les années 80 par la compagnie américaine GULF+WESTERN à un groupe de dominicains et d'exilés cubains. 500 000 haïtiens sont traités comme des esclaves dans les plantations de canne à sucre en république Dominicaine.
Voilà les photos liées à ce compte rendu sont sur ce blog http://spaces.msn.com/heporangina/
Il s'agit d'une région se trouvant au Sud-Est de la République Dominicaine côté mer des caraïbes à deux heures de St Domingue et à 20 min de l'aéroport de LA ROMANA CASA DEL CAMPO. Les deux raisons principales de notre choix se trouvent dans cette petit phrase d'introduction. côte caraïbe et 20 min de l'aéroport Des différents renseignements recueillis dans les forums il apparaît clair que la côte caraïbe est moins exposée aux caprices de la météo et du vent que la côte atlantique et cela s'est largement confirmé sur place puisque des personnes qui étaient dans notre avion ont eu 1 semaine de pluies sur PUNTA CANA. Bon c'est peut être exceptionnel mais autant mettre toutes les chances de notre côté non ? La deuxième raison était la proximité de l'aéroport de LA ROMANA (vol direct de Lyon) garantissant des transferts courts (malgré la surprise du retour voir plus bas) et par ce fait allongeant le séjour d'une journée (oui 5h+5h de transfert c'est une journée perdue...)
Avant de partir
Sachez que le passeport n'est pas encore une formalité obligatoire pour se rendre en République Dominicaine, votre carte d'identité suffira !
Aucun vaccin n'est exigé. Toutefois, il est judicieux de prévoir des médicaments nécessaires aux troubles intestinaux liés au changement d'alimentation et pour les maux de tête occasionnés par le soleil (ou l'alcool ;--) Prévoyez également une bonne crème solaire (IP 60) Le soleil, très violent, s'en donnera à coeur joie sur le moindre cm2 non protégé de votre corps. Changez vos 20 dollars (taxe touristique de sortie) avant de partir et mettez les de côté. Ils seront réclamés au check in à votre départ de la république Dominicaine (les 10 dollars d'entrée sont normalement pris en charge par votre TO, renseignez vous auprès de lui) La monnaie nationale est le peso dominicain, 1 € équivaut à 40 pesos environ. Notre budget était de 200 euro par personne pour les excursions, souvenir, extra etc...Nous avons échangé nos euro en pesos dans un bureau de change de Bayahibe Western union (37 pesos pour 1 euro) Cela s'est avéré bien plus simple d'acheter en pesos car les prix sont majoritairement indiqués dans cette monnaie et cela été plus simple pour les négociations (pas de conversion avec des taux aléatoires du vendeur) Aiguisez votre espagnol. L'anglais et le français sont pratiqués à l'hôtel mais très peu en dehors
Le décalage horaire est de 5 heures de moins que la France en hiver et 6 heures en été.
Le voyage
Vol star airlines LYON - LA ROMANA LA ROMANA – LYON Le vol aller était prévu à 10 heures 30 mais l'avion n'a décollé qu'une heure plus tard, rien de dramatique pour un charter. Le retour était un peu plus complexe. Le service de transfert de l'hôtel prévoyant une sécurité maximale concernant le délai de route, nous sommes partis 5 heures avant le vol pour attendre 6 heures dans un aéroport blindé un vol qui finalement allait avoir 2 heures de retard. L'appareil est un AIRBUS A320 de la compagnie air atlanta icelandic affrété par Star airlines. Le vol aller s'est effectué en 10 heures 00 et le retour en 8 heures 30 environ. La nourriture est correcte, il s'agit d'un repas 1 heure après le décollage et d'un petit déjeuner 2 heures avant l'atterrissage. Les écouteurs pour les films sont payants (4 euros) et de très mauvaise qualité. Emportez votre propre casque, il peut fonctionner mais avec le son uniquement d'un côté. Si vous êtes en couple, venez en avance et demandez au check-in à être positionnés dans les dix dernières rangées de l'appareil côté hublots, vous serez seuls (les sièges sont par 2 à partir de la rangée 24 jusqu'à 34)
L'hôtel
La localisation : 5 complexes hôteliers s'étendent sur la plage entre Bayahibe et le parc del este : Le casa del mar est à quelques minutes de marche du port de pèche. Les deux resorts viva wyndham: le beach et le palace à 35 minutes de Bayahibe par la plage, le superbe iberostar hacienda (5 étoiles), le venta club gran dominicus et enfin le canoa coral by Hilton qui se trouve tout au bout de la plage à proximité du parc del este (apparemment bordé d'un chemin très sauvage) Les différents resorts peuvent être reliés par la plage en 20 min environ. Nous avons pu voir les plages et les aménagements des différents complexes et en toute objectivité nous devons admettre que d'aspect extérieur ils sont tous similaires à part l'Iberostar qui semble être un ton au dessus. Les plages sont belles avec des parties rochers (idéales pour le snorkling) et des parties sableuses translucides idéales pour vos appareils photos !!! Devant le wyndham beach et palace se trouve le lieu dit DOMINICUS. Il s'agit d'un ensemble de boutiques souvenir, et hôtels composant une petit village dans lequel vous pourrez prendre le bus pour vous rendre a Bayahibe ou la Romana ( nous y reviendrons plus loin)
Les chambres : Notre chambre était face à la mer mais relativement éloignée de la plage. La vue que nous avions du balcon donnait sur un parc très bien entretenu dans lequel des flamands roses et des iguanes se baladent en liberté. Au loin effectivement nous pouvions voir un bout de mer ;--) Les serviettes sont changées chaque jour et comme dans la plupart des hôtels à présent il suffit de ne pas les poser sur le sol si vous ne souhaitez pas en changer (écologique) La chambre était confortable malgré un éclairage médiocre et une décoration (peinture taïnos) étrange... Une trentaine de chaînes sont disponibles sur la télévision dont : TV5 (français) CINEMAX, CNN, RAI INTERNATIONALE, WEATHER CHANEL et ESPN chaîne sportive américaine sur laquelle j'ai pu suivre LYON – MILAN AC avec un léger différé :--) Les points positifs de la pièce étant le coffre fort gratuit et le mini bar rempli chaque jour de petites bouteilles d'eau plates, pétillantes, pepsi etc... Il y a également la possibilité de se faire servir le petit déjeuner en chambre en posant avant 23 heures sur la porte une fiche avec la liste des ingrédients souhaités. Ce service est inclus dans le all inclusive.
L'alimentation : La proximité des deux viva wyndham permet aux occupants du palace (4 étoiles sup) de manger dans les restaurants des deux hôtels. Les occupants du beach (4 étoiles) devant s'acquitter d'une somme pour bénéficier des restaurants à la carte du palace. Deux restaurants sous forme de buffets sont ouverts matin midi et soir. Il s'agit du Yuca au palace et de la terrazza au beach. Autant vous dire tout de suite nous avons pris la plupart de nos repas de midi au terrazza. Son magnifique cadre face à la mer en fait un lieu idéal pour les petits déjeuners et les repas de midi en sortant de la plage....(voir photos sur blog) Autre point fort de l'hôtel, ses 3 restaurants à la carte qui sont également compris dans le all inclusive. Une simple réservation la veille au guest service de la réception est nécessaire pour vous présenter le lendemain soir à 19h ou 21h dans un de ces 4 magnifiques restaurants. Un japonais : le bambu Un italien: la scala Un Mexicain: Viva Mexico. Le service est impeccable, la qualité et la quantité des aliments est à la hauteur... A proximité de la plage se trouve le nerf de la guerre, les bars !!! Une quinzaine de cocktails y sont servis à toute heure sauf la nuit (et encore il y a des soirées du côté du beach ou ça dure très tard) Pina colada, cuba libre, tequila sunrise etc etc.. les alcools classiques sont également dispos, whisky, vermouth...
La plage : Cocotiers, sable blanc et mer translucide. Voici le vrai pourquoi des vacances en République dominicaine. Eh bien force est de constater que nous n'avons pas été déçus. La large plage du beach est sans doute une des plus belles de la côte. Les cocotiers y sont très nombreux et il y a constamment de la place pour être soit exposé (attention les petits loups, ça tape fort !!!) soit dans un endroit bien tranquille à l'ombre, en sirotant une petit pina colada par exemple (voir chapitre alimentation) ne pas oubliez votre masque, votre tuba, votre appareil photto étanche. Les poissons sont là ... à vos pieds dès les premiers mètres.... n'oubliez le pain au petit déjeuner et vous pourrez les alimenter (le rocher en face du restaurant terrazza est rempli de magnifiques poissons)
L'animation : je ne suis pas un fanatique des jeux apéros ou des matchs de water polo pour faire plaisir aux animateurs alors je ne vais pas m'étendre sur ces activités. Ce qui est important c'est qu'ils ne sont pas pressants comme dans certains hôtels où il faut absolument participer pour qu'ils fichent la paix. Le point fort : A 21 heures 45 chaque soir, l'équipe d'animation du dominicus beach fait un spectacle d'environ heure. Très sincèrement, ce sont des pros. J'avais lu ça et là sur plusieurs forums que c'était très bien mais je restais tout de même sceptique n'étant pas un grand fan du genre... il y a des décors, des danseurs, de la mise en scène, c'est un vrai bon divertissement à ne pas manquer.
Transport
Face à l'entrée du beach, dans le village du dominicus il y a un arrêt à partir duquel vous pourrez prendre un guagua ou un taxi pour Bayahibe ou la Romana. La question est quel différence y a t il entre un guagua et un taxi ? Visuellement il n'y en a aucune. A moins de tomber sur le camion agricole aménagé avec siège à l'arrière où vous êtes sur d'être sur un guagua, la différence se fait aux nombres de personnes qui attendent à l'arrêt. Le plus simple est de demander au chauffeur qui s'arrête pour vous proposer ces services « CUANTO ES POR BAYAHIBE ? » S'il répond 10 dollars, il vous prend pour un jambon ou un américain, faite mine de ne pas être intéressé ou proposez 20 pesos et ne partez pas à plus de ce tarif. C'est celui qui était pratiqué près de notre hôtel. Pour la romana je crois que le prix est de 40 pesos.
Bayahibe
C'est un petit village de pécheurs à partir duquel partent la majorité des navettes pour l'île de Saona. Si vous ne partez pas avec Patricia (nous en parlerons plus loin) vous trouverez d'autres bateaux sur le port à des prix tout aussi attractifs mais put être pas avec les mêmes prestations. Dans le centre de Bayahibe au détour d'une petite ruelle se trouve le restaurant de Pierre Alain, playa de la luna. C'est un très sympathique Lyonnais installé à Bayahibe qui vous sera d'une aide très précieuse pour toutes informations sur le pays mais surtout dans l'organisation de vos excursions.
Excursion sur l'île de Saona
Grâce aux différents forums internet, nous avons compris qu'il était inutile de prendre les excursions auprès de l'hôtel puisqu'une personne semblait incontournable à Bayahibe tant par la qualité de ces prestations que par sa gentillesse. Nous avons rencontré Patricia alias « captain pat » le deuxième jour de notre voyage dans le restaurant de pierre Alain à Bayahibe. C'est autour d'une délicieuse pina colada servie par le maître des lieux que l'excursion vers Saona est mise sur pied. 6 passagers sont suffisants et que nous sommes déjà 4 lyonnais et 2 stéphanois sur les rangs pour conquérir l'île paradis. Le tarif est de 53 euro par personne repas inclus. A titre indicatif, la sortie Saona par le TO est a plus de 70 euro... Nous nous retrouvons le mardi matin sur le port de Bayahibe en compagnie de Patricia, captain ricky au commande du bateau et notre petite troupe complétée par des occupants parisiens du casa del mar et de l'iberostar. Moteur en route, cap sur Saona... L'endroit où nous sommes emmenés est tout simplement paradisiaque. La plage du docteur (un praticien de la romana ayant une propriété au bout de l'île) est une merveille de couleurs et d'exotisme. Le sable est blanc, l'eau est claire et le soleil qui rayonne juste à notre arrivée sur l'île après une traversée nuageuse nous révèle toute la beauté du site dont nous prenons possession tel des robinsons des caraïbes (la caisse de rhum en sus) Poissons grillés sur la plage, bronzette et snorkling une partie de l'après midi et nous voilà en route pour le petit village de nano juan sur une autre partie de l'île. C'est ensuite à la piscine naturelle que nous avons rendez vous. Captain Ricky, un dominicain aussi discret que musclé plonge dans l'eau limpide pour nous remonter en surface de l'eau des étoiles de mer géantes. En prenant soin de les laisser immergées nous sommes invités à les toucher...étranges bestioles spongieuses...Pour ceux qui disent sur certains forums qu'elles sont en plastiques, vous êtes pour votre argent les gars !!! Nous passons devant la plage surchargée des TO des hôtels (la plus proche de la côte) où des meutes de touristes débarquent des navettes et nous pouvons à ce moment là mesurer notre chance....Super souvenir
Excursion dans le pays
il a beaucoup de choses que nous souhaitions découvrir en République dominicaine mais malheureusement une petite semaine est vraiment insuffisante pour goûter à tous les charmes de ce beau pays (attention les esprits tordus, je vous vois venir ;--) Nus avons donc tranché pour une deuxième excursion qui pourrait réunir ce que nous voulions voir dans le coeur du pays. La végétation luxuriante, les plantations, les fruits, la vie des dominicains. C'est en face de l'hôtel auprès de Bulton tour que nous avons réservé une excursion dite safari reliant la côte sud à la côte nord en passant par Higuey. 55 euros repas inclus (c est 60 euros mais négociable comme toute chose dans ce pays on dirait) Le moyen de transport était un camion dont la caisse comprenait deux bancs confortables. Même si le descriptif du vendeur n'était conforme au trip, ce fût quand même une bonne journée où nous avons pu découvrir en plus des éléments mentionnés ci dessus, la conduite des dominicains (roue libre dans les descentes, à fond dans les traversée de village) et le sourire des enfants dans les villages ( qui malheureusement attendent autre chose que les bonbons jetés au sol par des allemands durant l'excursion...)
Pour information j'ai appris en effectuant quelques recherches à mon retour que la plantation de canne à sucre que nous avons traversé appartient à la compagnie ROMANA CENTRAL CORP. Il s'agit de la plus grande plantation de canne à sucre au monde. Elle a été vendu dans les années 80 par la compagnie américaine GULF+WESTERN à un groupe de dominicains et d'exilés cubains. 500 000 haïtiens sont traités comme des esclaves dans les plantations de canne à sucre en république Dominicaine.
Voilà les photos liées à ce compte rendu sont sur ce blog http://spaces.msn.com/heporangina/
Informations sur les travaux au Casa del Mar! English translation pending
J'ai eu qq infos concernant les travaux prévus là-bas: construction d'un nouveau bloc de 200 chambres ( ils ferment 2 blocs pdt les travaux), construction d'une piscine. J'ai entendu parler de travaux à 300 m de la plage ( resto de la plage fermé ) donc poussière et bruit seront du voyage ( infos de FRAM). Que faire?
Retour de l'hôtel Ocean Bavaro Spa & Beach Resort à Punta Cana English translation pending
notre éjour du 09 au 23 fevrier 2006. départ de Muhouse (Asace), une petite demie heure de retard, 10 heures de vol plus tard, arrivé à l'aéroort de la Romana, puis 1h45 de car jusqu'à l'hôtel Océan . On est lessivé, mais nos yeux sont bien ouverts pour découvrir après avoir eu notre clé, la chambre ... décue on est dans le bloc 7 ! la clim à fond nous accueille et pas moyen de la regler, c'est congélateur ou humidité !! il est 17 heures, heure locale, le décalage et le voyage se font ressentir, mais nous allons voir la plage et là c'est superbe ... un petit tour dans le complexe hôtelier, histoire de reperer le resto, l'estomac cri famine, puis nous allons nous coucher car cela fait presque 24 heures que l'on a pas dormi ... le lendemain reveil à 3h 30 du matin, ben oui il est 8h30 en France ! on se rendort, puis vers 6h du mat, balade le long de la plage, on croise quelques décalés comme nous! on assiste au lever du soleil et c'est tout simplement magnifique, 35 photos plus tard on va se prendre le petit déj avant la réunion "marsans".
Ensuite on discute avec Caroline, charmante jeune fille de marsans, on lui demande un changement de chambre, elle appuie notre demande et quelques heures apres nous déménageons dans le bloc 5 ! c'est le jour et la nuit ! on est à quelques metres de la plage avec vue sur la mer la chambre est bien plus propre et plus accueillante, des fleurs sur le lit, des petits gateaux et moins d'odeur d'humidité !
A savoir :
à la reception on vous remet une enveloppe contenant 2 clés-cartes pour la chambre et les cartes pour les serviettes, sur l'enveloppe 4 numéros : le premier est le numéro du bloc . le deuxième l'étage les deux derniers le numéro de votre chambre .
Après notre déménagement, nous avions les Numéros 5419 .
les blocs sont construits sans vide sanitaires, à même le sol, donc l'humidité s'infiltre dans les murs, donc plus vous êtes "haut" moins vous avez d'humidité !
j'insiste sur les blocs, car c'est le seul problème de cet hôtel, alors autant tout faire pour que vous puissiez être dans le bloc 5 !
le top de cet hôtel est les spéctacles le soir, en 15 jours nous n'avons pas vu 2 fois le m^me, de vrais pro . une mention spéciale à l'équipe d'animateurs, qui organise tout au long de la journée des jeux sur la plage, entre rire et moquerie on les a ben observé, puis on s'est pris au jeu et on n'a pas regrété !!
à déguster un vrai café dans un cadre superbe, (pres de la réception), dommage il y a beaucoup d'attente, mais c'est les vacances ...alors !!
une mention spéciale pour la gentillesse des Dominicains et leur "désorganisation", pas d'école hotelière comme formation, alors c'est un service à leur "façon" ! j'ai trouvé cela charmant, bien plus que le serveur dans votre dos qui épie vos moindres gestes !
prenez le temps, mettez vous à leur rytme celui de la "meringé" et n'oubliez pas de sourire, après tout vous êtes en vacances !😎
Choquée par le conportement des Américains, dans leur façon d'être les "maîtres du monde", bruyants et considerant le personnel à leur disponibilité . Choquée également par les " VIP" Italiens, pour ma part ils se sont trompés de catégories d'hôtel ! un quartier à part, des animations à part, des repas au bord de la piscine excluif-italien, bref des "je pête plus haut que mon c.."
2 excursions : Samana en avionette, bateau rapide, obsevation des baleines (grandiose) camion-touriste, cheval ...cascade el limon. superbe journée.
Saona en quatamaran toute la journée (nouvelle excursion de marsans) plus cher, 130 € par personne, mais ça vaut le coup, nous étions 25 passagers, donc de la place pour se balader sur le bateau, arrêt sur des plages moins peuplées et plongé masque-tuba dans une superbe eau limpide, langouste à volonté et champagne également !
tant de choses à dire encore, mais peut être avez vous des questions ?
kARINE
Ensuite on discute avec Caroline, charmante jeune fille de marsans, on lui demande un changement de chambre, elle appuie notre demande et quelques heures apres nous déménageons dans le bloc 5 ! c'est le jour et la nuit ! on est à quelques metres de la plage avec vue sur la mer la chambre est bien plus propre et plus accueillante, des fleurs sur le lit, des petits gateaux et moins d'odeur d'humidité !
A savoir :
à la reception on vous remet une enveloppe contenant 2 clés-cartes pour la chambre et les cartes pour les serviettes, sur l'enveloppe 4 numéros : le premier est le numéro du bloc . le deuxième l'étage les deux derniers le numéro de votre chambre .
Après notre déménagement, nous avions les Numéros 5419 .
les blocs sont construits sans vide sanitaires, à même le sol, donc l'humidité s'infiltre dans les murs, donc plus vous êtes "haut" moins vous avez d'humidité !
j'insiste sur les blocs, car c'est le seul problème de cet hôtel, alors autant tout faire pour que vous puissiez être dans le bloc 5 !
le top de cet hôtel est les spéctacles le soir, en 15 jours nous n'avons pas vu 2 fois le m^me, de vrais pro . une mention spéciale à l'équipe d'animateurs, qui organise tout au long de la journée des jeux sur la plage, entre rire et moquerie on les a ben observé, puis on s'est pris au jeu et on n'a pas regrété !!
à déguster un vrai café dans un cadre superbe, (pres de la réception), dommage il y a beaucoup d'attente, mais c'est les vacances ...alors !!
une mention spéciale pour la gentillesse des Dominicains et leur "désorganisation", pas d'école hotelière comme formation, alors c'est un service à leur "façon" ! j'ai trouvé cela charmant, bien plus que le serveur dans votre dos qui épie vos moindres gestes !
prenez le temps, mettez vous à leur rytme celui de la "meringé" et n'oubliez pas de sourire, après tout vous êtes en vacances !😎
Choquée par le conportement des Américains, dans leur façon d'être les "maîtres du monde", bruyants et considerant le personnel à leur disponibilité . Choquée également par les " VIP" Italiens, pour ma part ils se sont trompés de catégories d'hôtel ! un quartier à part, des animations à part, des repas au bord de la piscine excluif-italien, bref des "je pête plus haut que mon c.."
2 excursions : Samana en avionette, bateau rapide, obsevation des baleines (grandiose) camion-touriste, cheval ...cascade el limon. superbe journée.
Saona en quatamaran toute la journée (nouvelle excursion de marsans) plus cher, 130 € par personne, mais ça vaut le coup, nous étions 25 passagers, donc de la place pour se balader sur le bateau, arrêt sur des plages moins peuplées et plongé masque-tuba dans une superbe eau limpide, langouste à volonté et champagne également !
tant de choses à dire encore, mais peut être avez vous des questions ?
kARINE
Cuba ou Mexique? English translation pending
J'aimerais avoir de vous conseils pour des vacances en été .
Mes choix de destinations: Cuba ou Mexique ?
Mes caractéristiques : Besoin d'un mini-club ( enfant de 5 ans) - activité a faire sur le resort mais aussi des excurssions interréssantes, confort minimum 4 etoiles, bon rapport qualité prix.
J'attends vos suggestions, et je vous remercie à l'avance de m'aider a avoir de belles vacances avec ma famille, merci donc à toute personne qui me repondera.
Mes choix de destinations: Cuba ou Mexique ?
Mes caractéristiques : Besoin d'un mini-club ( enfant de 5 ans) - activité a faire sur le resort mais aussi des excurssions interréssantes, confort minimum 4 etoiles, bon rapport qualité prix.
J'attends vos suggestions, et je vous remercie à l'avance de m'aider a avoir de belles vacances avec ma famille, merci donc à toute personne qui me repondera.
Surcharge à Ko Lipe en Thaïlande English translation pending
Ko Lipe est saturee en ce moment, et si vous n'avez pas de reservations, evitez d'y venir car vous ne trouverez pas une chambre!!! Par contre, si vous avez une tente, c'est ok! De plus, une directive gouvernementale vient d'arriver disant que le snorkeling, soit disant cause de destruction des recifs coralliens, etait restreint dans certaines parties du parc national... Quand on voit les degats causes par les ancres sur les coraux..............!
Koh Lipe et Tarutao en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
je prevois d'aller sur koh lipe au debut du mois de janvier. En parcourant le net de droite et de gauche, j'ai l'impression que c'est un endroit top. mais j'ai egalement l'impression que ca commence a se savoir ! donc je me demandais si quelqu'un avait une experience au mois de janvier savoir s'il y a plein de monde (c'est pas mon truc !) ou s'il faut reserver avant d'y aller (pareil c'est pas trop mon truc) ? Sinon, est-ce que quelqu'un sait s'il y a moyen de dormir sur koh tarutao ? est-ce que ca vaut le coup ?
MErci d'avance ! steph
je prevois d'aller sur koh lipe au debut du mois de janvier. En parcourant le net de droite et de gauche, j'ai l'impression que c'est un endroit top. mais j'ai egalement l'impression que ca commence a se savoir ! donc je me demandais si quelqu'un avait une experience au mois de janvier savoir s'il y a plein de monde (c'est pas mon truc !) ou s'il faut reserver avant d'y aller (pareil c'est pas trop mon truc) ? Sinon, est-ce que quelqu'un sait s'il y a moyen de dormir sur koh tarutao ? est-ce que ca vaut le coup ?
MErci d'avance ! steph
La notion de "camping sauvage" en France English translation pending
Je désirerais que l'on m'éclaire sur la notion de "camping sauvage".
D'abord, ce refus officiel apparaît en quelle année ? Pour ma part, je pensais que c'était suite à l'affaire de Lurs dont on a tant parlé .
Cette famille anglaise faisait (si je ne me trompe du camping en bord de route, donc dit "sauvage") lorsqu'elle fut assassinée.
Si, en tant qu'automobiliste, je m'arrête dans un coin tranquille pour y passer la nuit, après avoir fait 1000 km, car je suis crevé, je suis donc dans l'illégalité ? Mais si je possède un motorhome, un 4x4 aménagé pour y pioncer, suis-je toujours dans l'illégalité ? Cela pourrait, encore une fois me faire dire que si vous êtes nanti, tout ira pour le mieux ? (j'attend avec courtoisie vos réflections)
Si je déploie ma tente de toit et que j'y dors, quid ?
Si je traverse la douce France avec mon cheval et un cheval de bât ou un âne et que j'installe ma tente sur le domaine public, je suis donc encore une fois dans l'illégalité ??
Y a-t-il, chers amis Français, des réponses PRECISES à tous ces cas, qui je pense concernent beaucoup de monde.
Il serait intéressant pour tous les "bohêmes" de savoir exactement à quoi s'en tenir et également quelles en sont les conséquences (financières ou autres)
Merci d'y répondre.
Merci d'y répondre.
De retour de l'Iberostar Hacienda Dominicus English translation pending
bonjour à tous,
après avoir bénéficié des messages de précédents vacanciers avant mon départ, je vous propose de repondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur l'htel iberostar hacienda dominicus de bayahibé (dont nous revenons il y a 3 jours), ainsi que sur star airlines...
En un mot, hotel magique.....
cyrano
après avoir bénéficié des messages de précédents vacanciers avant mon départ, je vous propose de repondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur l'htel iberostar hacienda dominicus de bayahibé (dont nous revenons il y a 3 jours), ainsi que sur star airlines...
En un mot, hotel magique.....
cyrano
Retour de l'Ile Maurice Hôtel Legends English translation pending
Slt,
me voilà revenu depuis qq temps de l'ile maurice
certains d'entre vous voulaient des infos concrétes sur la plage qui d'aprés les catalogues et ses commentaires officiels parait Idilique et Merveilleuse 😎
je reprends les termes du groupes Naiades Resort:
"Lagon
Le lagon calme est un miroir transparent qui va à la rencontre des îlots enchanteurs comme le "Coin de Mire", "l'île Plate" et le "Pain de Sucre".
Plage
Une plage dorée enlace la baie et ses reflets, le jardin et sa végétation verdoyante."
Vous voulez la réalité
allé on commence par qq photos vraies

Charmant c'est de la nourriture pour les martiens ?
La suivante

Vous vous demandez ce que c'est que cette plage ?
Moi aussi, remarquez la bache apparante sur qq cailloux, c'est une plage artificielle
Allé une autre

Hum charmant on est en marrée basse, heureusement qu'on ne sent rien sur le net 😎

Enfin un zoom sur la bache en question
Je vous rappelle que cet hotel est côté Luxe à 300 euros la nuit pour les métropolitains
j'ai eu le privilége d'avoir la chambre deluxe, avec table du salon pleine de poussiére, fuite du climatiseur (placé ds le plafond) qui m'a valu de me vautrer à l'entrée dans la chambre.
A part ça, heu il pourrait être top sans cette fausse plage, le personnel (à part de nettoyage chambre) est top, les repas st trés gras, et ça vs oblige de suite à aller aux autres restos (+ chers 1900 roupies le menu - 400 roupies de forfait demi-pension)
1 euro = 36.34 roupies
Voilà, en gros passez votre route, sauf si celà ne vs dérange pas de nager ds de la vase
Pour ceux qui aiment la plongée:
1 plongée pr voir les poissons 🙂 1500 roupies
1 plongée pr aller ds fosse aux requins 4000 roupies
me voilà revenu depuis qq temps de l'ile maurice
certains d'entre vous voulaient des infos concrétes sur la plage qui d'aprés les catalogues et ses commentaires officiels parait Idilique et Merveilleuse 😎
je reprends les termes du groupes Naiades Resort:
"Lagon
Le lagon calme est un miroir transparent qui va à la rencontre des îlots enchanteurs comme le "Coin de Mire", "l'île Plate" et le "Pain de Sucre".
Plage
Une plage dorée enlace la baie et ses reflets, le jardin et sa végétation verdoyante."
Vous voulez la réalité
allé on commence par qq photos vraies
Charmant c'est de la nourriture pour les martiens ?
La suivante
Vous vous demandez ce que c'est que cette plage ?
Moi aussi, remarquez la bache apparante sur qq cailloux, c'est une plage artificielle
Allé une autre
Hum charmant on est en marrée basse, heureusement qu'on ne sent rien sur le net 😎
Enfin un zoom sur la bache en question
Je vous rappelle que cet hotel est côté Luxe à 300 euros la nuit pour les métropolitains
j'ai eu le privilége d'avoir la chambre deluxe, avec table du salon pleine de poussiére, fuite du climatiseur (placé ds le plafond) qui m'a valu de me vautrer à l'entrée dans la chambre.
A part ça, heu il pourrait être top sans cette fausse plage, le personnel (à part de nettoyage chambre) est top, les repas st trés gras, et ça vs oblige de suite à aller aux autres restos (+ chers 1900 roupies le menu - 400 roupies de forfait demi-pension)
1 euro = 36.34 roupies
Voilà, en gros passez votre route, sauf si celà ne vs dérange pas de nager ds de la vase
Pour ceux qui aiment la plongée:
1 plongée pr voir les poissons 🙂 1500 roupies
1 plongée pr aller ds fosse aux requins 4000 roupies
Préparer ses voyages English translation pending
un voyage décidé au dernier moment est plus excitant, de même qu'un voyage qui se prépare sans guide
Je n'ai jamais préparé un voyage plus de deux semaines, et pratiquement jamais de guide.
Les guides me servent seulement pour avoir envie d'un tel endroit. Mais au moment réel et concret de passer à l'acte, plus de guide.
Et vous, vous faites comment ?
Je n'ai jamais préparé un voyage plus de deux semaines, et pratiquement jamais de guide.
Les guides me servent seulement pour avoir envie d'un tel endroit. Mais au moment réel et concret de passer à l'acte, plus de guide.
Et vous, vous faites comment ?
De retour des Iles San Blas (Panama) English translation pending
Voici enfin les photos de mon dernier voyage aux Iles San Blas : http://san-blas-islands.tripod.com
Découvertes grâce au site d’Antoine (antoine-islands.com), je m’y suis rendu en février 2004, après un voyage au Costa-Rica. J’ai été surpris par la beauté de ces îles, qui ont été à la hauteur des quelques photos que j’avais vu sur internet ! 😮
Pour s’y rendre, c’est assez simple. Le guide Lonelyplanet, ainsi que des sites internet, donnent déjà l’info : prendre un billet pour Panama City, puis à l’aéroport, réserver un vol pour les Iles San Blas (environ 60/70 euros A/R avec la compagnie Areoperlas.com). Il y a environ 45min. de vol dans un petit avion à hélices qui peut contenir une vingtaine de passagers. Il existe plusieurs lieux pour atterrir : El Porvenir, pour visiter les Iles habitées par les Kuna, ou Rio Sidra, pour se rendre directement sur l’île de Kuanidup. Attention : les vols sont toujours pleins, pas à cause des touristes, mais à cause des habitants (l’avion est le seul moyen pour traverser la jungle qui sépare l’archipel de Panama City).
La vie aux Iles San Blas coûte cher…😕 Les Indiens Kuna, uniques habitants de l’archipel, ont bien compris le potentiel touristique de leurs îles et n’hésitent pas à surfacturer toutes les prestations… Budget minimum à prévoir : 50$US par jour ! Il existe quelques hébergements rustiques en huttes, ouverts par des Kuna qui en ont les moyens. Et si vous décidez de passer par un des rares tours-opérateurs du coin, la croisière en voilier ou en catamaran vous coûtera quelques milliers de $, pas moins ! 🏴☠️
Parlons justement des Kuna : le gouvernement leur a donné l’autonomie pour administrer l’archipel. Ce sont eux qui décident de tout. Ainsi, tout investissement étranger sur l’archipel est interdit. Très peu de risques de voir un jour des promoteurs immobiliers envahir le coin, les Kuna ne veulent pas être envahis et préfèrent conserver leur mode de vie traditionnel. Ils vivent, pauvrement mais correctement, de la culture de la noix de coco, et du tourisme, en particulier la vente de molas, des tableaux confectionnés avec des morceaux de tissus de couleurs vives.
D’ailleurs, les Kuna ne sont pas toujours très accueillants avec les étrangers... Il faut les comprendre : si les San Blas sont assez peu visitées par les voyageurs individuels, elles constituent malheureusement une destination de passage pour les gros paquebots de croisière américains… Imaginez une île, d’une grosseur d’un terrain de foot, envahie en quelques heures par des centaines de croisiéristes, qui se contentent de les mitrailler sans même leur adresser un sourire… 2 ou 3 paquebots débarquent ainsi chaque mois pour une après-midi. Résultat : à défaut de lutter contre cette invasion, les Kuna se montrent opportunistes : c’est 1$ la photo ! Ce comportement gâche un peu l’authenticité et l’ambiance générale de l’archipel, mais on ne peut pas leur en vouloir, aux Kuna ! Et puis, leur volonté de ne pas développer un tourisme de masse est remarquable, et une majorité de Kuna restent quand même très sympa dès l’instant qu’on sait se montrer humble et pas trop envahissant.
Les San Blas, ce sont 300 îles qui s’étalent sur la côte Atlantique du Panama, jusqu’à la frontière Colombienne: quelques-unes sont des villages Kuna, d’autres sont habitées par une seule famille, et beaucoup sont inhabitées.
La mer, peu profonde, est d’une beauté époustouflante, et les îles sont en général très esthétiques. Un régal pour les yeux, et pour les photographes ! En particulier l’île de Kuanidup, achetée seulement 1000$ au début des années 80 par un Indien Kuna qui a travaillé toute sa vie dans l’armée américaine et qui l’a achetée pour sa retraite !
Voilà. Si vous avez des questions, c’est ouvert ! 🙂
PS : un GRAND merci à Antoine, qui, grâce à son site, m’a fait découvrir cet archipel fabuleux !
Découvertes grâce au site d’Antoine (antoine-islands.com), je m’y suis rendu en février 2004, après un voyage au Costa-Rica. J’ai été surpris par la beauté de ces îles, qui ont été à la hauteur des quelques photos que j’avais vu sur internet ! 😮
Pour s’y rendre, c’est assez simple. Le guide Lonelyplanet, ainsi que des sites internet, donnent déjà l’info : prendre un billet pour Panama City, puis à l’aéroport, réserver un vol pour les Iles San Blas (environ 60/70 euros A/R avec la compagnie Areoperlas.com). Il y a environ 45min. de vol dans un petit avion à hélices qui peut contenir une vingtaine de passagers. Il existe plusieurs lieux pour atterrir : El Porvenir, pour visiter les Iles habitées par les Kuna, ou Rio Sidra, pour se rendre directement sur l’île de Kuanidup. Attention : les vols sont toujours pleins, pas à cause des touristes, mais à cause des habitants (l’avion est le seul moyen pour traverser la jungle qui sépare l’archipel de Panama City).
La vie aux Iles San Blas coûte cher…😕 Les Indiens Kuna, uniques habitants de l’archipel, ont bien compris le potentiel touristique de leurs îles et n’hésitent pas à surfacturer toutes les prestations… Budget minimum à prévoir : 50$US par jour ! Il existe quelques hébergements rustiques en huttes, ouverts par des Kuna qui en ont les moyens. Et si vous décidez de passer par un des rares tours-opérateurs du coin, la croisière en voilier ou en catamaran vous coûtera quelques milliers de $, pas moins ! 🏴☠️
Parlons justement des Kuna : le gouvernement leur a donné l’autonomie pour administrer l’archipel. Ce sont eux qui décident de tout. Ainsi, tout investissement étranger sur l’archipel est interdit. Très peu de risques de voir un jour des promoteurs immobiliers envahir le coin, les Kuna ne veulent pas être envahis et préfèrent conserver leur mode de vie traditionnel. Ils vivent, pauvrement mais correctement, de la culture de la noix de coco, et du tourisme, en particulier la vente de molas, des tableaux confectionnés avec des morceaux de tissus de couleurs vives.
D’ailleurs, les Kuna ne sont pas toujours très accueillants avec les étrangers... Il faut les comprendre : si les San Blas sont assez peu visitées par les voyageurs individuels, elles constituent malheureusement une destination de passage pour les gros paquebots de croisière américains… Imaginez une île, d’une grosseur d’un terrain de foot, envahie en quelques heures par des centaines de croisiéristes, qui se contentent de les mitrailler sans même leur adresser un sourire… 2 ou 3 paquebots débarquent ainsi chaque mois pour une après-midi. Résultat : à défaut de lutter contre cette invasion, les Kuna se montrent opportunistes : c’est 1$ la photo ! Ce comportement gâche un peu l’authenticité et l’ambiance générale de l’archipel, mais on ne peut pas leur en vouloir, aux Kuna ! Et puis, leur volonté de ne pas développer un tourisme de masse est remarquable, et une majorité de Kuna restent quand même très sympa dès l’instant qu’on sait se montrer humble et pas trop envahissant.
Les San Blas, ce sont 300 îles qui s’étalent sur la côte Atlantique du Panama, jusqu’à la frontière Colombienne: quelques-unes sont des villages Kuna, d’autres sont habitées par une seule famille, et beaucoup sont inhabitées.
La mer, peu profonde, est d’une beauté époustouflante, et les îles sont en général très esthétiques. Un régal pour les yeux, et pour les photographes ! En particulier l’île de Kuanidup, achetée seulement 1000$ au début des années 80 par un Indien Kuna qui a travaillé toute sa vie dans l’armée américaine et qui l’a achetée pour sa retraite !
Voilà. Si vous avez des questions, c’est ouvert ! 🙂
PS : un GRAND merci à Antoine, qui, grâce à son site, m’a fait découvrir cet archipel fabuleux !
Article sur le pseudo humanitaire English translation pending
Bonjour
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Cuba avec de jeunes enfants English translation pending
😊Bonjour à vous tous,
Nous prévoyons retourner à Cuba en Avril 2005 avec nos enfants de 3 ans et 6 ans. Nous cherchons une formule-club, avec des commodités pour les enfants. Quels sont vos suggestions ???????????????????
Pour les excursions, ce n'est pas une priorité car nous en avons fait beaucoup à Cuba, et pour les sorties le soir, ce n'est pas necessaire non plus, car pas questions de faire garder les enfants le soir...............
Merci, Mamilauve.
Nous prévoyons retourner à Cuba en Avril 2005 avec nos enfants de 3 ans et 6 ans. Nous cherchons une formule-club, avec des commodités pour les enfants. Quels sont vos suggestions ???????????????????
Pour les excursions, ce n'est pas une priorité car nous en avons fait beaucoup à Cuba, et pour les sorties le soir, ce n'est pas necessaire non plus, car pas questions de faire garder les enfants le soir...............
Merci, Mamilauve.
Alitalia: vol annulé et remboursement? English translation pending
Bonjour ,
je reste dans le thème ' tarte à la crême' du moment et je sais que ma question n'est pas d'une importance capitale ...
Cependant, la voici : nous avions réservé un vol ( je devrais dire des vols ) par Alitalia : départ Bruxelles le 5 mai , escale à Milan Linate , arrivée Bari puis retour le 11 juin de Bari, même escale, vers Bruxelles .
Le 10/04, nous recevons un mail de la Cie Alitalia : 1er tronçon annulé : Bru - Milan Linate ; nous avons, selon eux , le choix entre 3 possibilités : modification de vol ou bien report à une autre date, jusqu'à fin août, ou bien remboursement .
Ils donnent une adresse où répondre, ce que je fais en demandant le remboursement, mais disent de ne pas les rappeler avant 30 jours . OK et bien sûr, pas de nouvelle .
Hier, 8/05, 2ème mail d'Alitalia : le 1er tronçon du retour ( Milan - Bruxelles) est aussi annulé ! Mêmes proposition Mais il FAUT les appeler ( n° donné ) pour les 2 derniers choix .
Ma question : si je les suis bien, les 2 derniers morceaux ( même billet ), c à d Milan - Bari et retour ne sont pas annulés ? Donc, pas remboursables ? Une idée de la marche à suivre ?
Si pas réagi plus tôt, c'est que je démêlais les fils de mon voyage en mars ( avion - hôtels ) vers les Usa, où on n'a appris que les Européens n'entraient plus le jour- même du vol, à l'aéroport ( 1er jour de la décision ) ...
Si l'un d'entre vous a eu ce même problème avec cette Compagnie, cela nous intéresse de savoir quelle est la bonne réaction ! Merci et bonne journée !
Ma question : si je les suis bien, les 2 derniers morceaux ( même billet ), c à d Milan - Bari et retour ne sont pas annulés ? Donc, pas remboursables ? Une idée de la marche à suivre ?
Si pas réagi plus tôt, c'est que je démêlais les fils de mon voyage en mars ( avion - hôtels ) vers les Usa, où on n'a appris que les Européens n'entraient plus le jour- même du vol, à l'aéroport ( 1er jour de la décision ) ...
Si l'un d'entre vous a eu ce même problème avec cette Compagnie, cela nous intéresse de savoir quelle est la bonne réaction ! Merci et bonne journée !
Grève interne Ryanair et circonstances exceptionnelles English translation pending
Bonjour à tous,
Suite aux dernières grèves internes chez RYANAIR ayant entrainé des retards ou des annulations, de nombreux passagers européens se sont retournés vers leurs tribunaux nationaux pour réclamer l’indemnisation à laquelle ils avaient droit. (Règlt CE 261/2004 et arrêts jurisprudentiels).
Ils ont perdu ! https://www.air-journal.fr/2019-03-22-ryanair-2-indemnisations-en-cas-de-greve-0-5211272.html
RYANAIR évoque encore « la force majeure » et un évènement hors de « sa volonté ». Pourtant, aux yeux de la CJUE une grève interne ne constitue pas une circonstance exceptionnelle exonératoire et la notion de volonté, de responsabilité, et de force majeure, n’existent pas dans les textes européens en matière d’annulation ou de retard. Il est étonnant que des tribunaux locaux se soient prononcés dans le sens de RYANAIR pour cause de grève interne, alors qu’une décision de la CJUE du 17/04/2018 avait déjà arrêté qu’une grève sauvage chez TUI FLY ne constituait pas une circonstance extraordinaire. https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2018-04/cp180049fr.pdf
Espérons que ces quelques décisions récentes ne sont prises qu’en première instance et que les demandeurs feront appel (en France, cela ne sera pas possible, sauf Cassation) ou que leurs conseils demanderont un arbitrage à la Cour de Justice de l’Union Européenne.
Sinon, une nouvelle jurisprudence est en train de naître…
Merci pour vos commentaires et vos contributions sur le sujet.
Retour d'expérience: les États-Unis, un pays étranger! English translation pending
Bonjour aux voyageurs-forumeurs.
Voici quelques éléments de retour d'expérience et réflexions assez généraux puisque communs aux Wyoming, Utah et Nevada et sans doute à d'autres états des US.
Les USA savent se "vendre" à l'extérieur comme un pays très moderne, très "pro", très efficace en termes de productivité. La page 9 de la discussion https://voyageforum.com/discussion/pourquoi-je-n-ai-pas-aime-californie-d8268590-9/ a déjà traité des réseaux électriques US installés "à l'économie" dans des conditions vraiment choquantes pour un Européen. Avec risques avérés d'incendies. Voici d'autres bizarreries observées.
Economie sur les panneaux indicateurs En dehors des villes, les intersections ne sont jamais annoncées à l'avance. Il faut donc être très vigilant ou s'assister d'un GPS pour ne pas rater la bonne direction. La sortie de rattrapage sur une Interstate peut être loin. Donc s'organiser pour éviter de perdre 1 heure bêtement.
Archaïsmes dans les parcs nationaux - Enregistrement de l'achat du forfait annuel d'accès à tous les NP (Annual Pass) dans un cahier manuscrit (au Visitor Center de Jackson). - Look des brochures distribuées à l'entrée des NP absolument identique à celui d'il y a 20 ans (mêmes photos !). - Navettes : - Bryce : autocars des années 1950, - Zion : moteurs poussifs et bruyants qui détonnent dans un environnement qui bannit les voitures. On sent une volonté de respecter le passé, de tout conserver et pas seulement la nature 🙂.
Restauration - verre en matière plastique sans être en fast-food et même en ayant commandé du vin, - micro-onde dans les libres-services pour consommer un plat chaud sur place, debout, au milieu des gens qui font leur courses, - ailleurs, des personnes seules prennent leur repas face au mur comme si elles satisfaisaient un autre type de besoin pressant, - l'assiette débarrassée dès qu'elle est vidée et tant pis si les autres convives préfèrent prendre plus leur temps pour apprécier : qu'ils se dépêchent ! Là, on sait qu'on est dans un pays étranger : la relation avec la restauration est tout autre.
Statistique d'hébergement. Sur un échantillon de 9 hôtels ou motels de bon standing : - tous, y compris les récents, sont avec les interrupteurs à mini-levier, modèle qui semble des années 1950 à un Européen, - un sans table pour les repas malgré une cuisine équipée (pour 4 places), - un avec un miroir qui donne une image déformée façon "losange", tout s'y voit de travers : meubles en parallélogrammes, une épaule plus haute que l'autre, visages tordus, - un avec 10 fois moins de places pour le petit-déjeuner que de places dans les chambres, - un autre avec recours aux salles de réunion distantes pour le petit-déjeuner, - un avec son ascenseur dans un état de crasse qu'on ne voit pas dans le métro parisien (il est vrai, accessible sans badge donc accessible aux clochards du voisinage), - deux présentés sur le Web comme des hôtels mais qui sont en fait des motels (pas d'ascenseur pour le 1er étage), - un avec eau chaude et eau froide inversées sur un lavabo, - un avec la VMC qui aspire tellement qu'il faut boucher (partiellement) le dessous de la porte d'entrée pour arrêter le sifflement insupportable de nuit. Cela fait 10 bizarreries sur un échantillon de 9 hôtels ou motels.
Cartes de paiement - carte refusée à Springdale (rappel) pour cause fausse de "fonds insuffisants", - quasiment tout le temps lors des 3 semaines du voyage, les lecteurs de carte étaient anciens car c'est la bande magnétique de la carte qui est lue, pas la puce (donc pas de code à donner), - 2 fois en station service, l'employé disait de répondre "credit" à la question de l'automate "credit ? debit ?" pour que la carte de débit soit acceptée, - pour la station service de Canyon Village au Yellowstone, aucune de 3 cartes n'a été acceptée par le lecteur à la pompe (carte acceptée à la caisse en payant d'avance), - pour une station service à SLC, le lecteur à la pompe n'acceptait pas la carte, il fallait laisser la carte au caissier pour se servir ! - les lecteurs des stations services sont hors d'âge mais elles exploitent le "temps de cerveau disponible" avec de la pub sur l'écran de la pompe, - très souvent, au restaurant, le garçon part derrière le comptoir avec la carte : cela fait un peu peur, je rappelle les recommandations de forumeurs de VF : cacher les 3 chiffres au verso ou renoncer à payer par carte (après avoir observé le processus pour d'autres tables).
Personnel de car-wash automatique et de supermarchés A Las Vegas. Je paye le passage dans la machine automatique : le caissier me rend un ticket avec un numéro de code correspondant au programme que j'ai payé. Avec le ticket, je me dirige avec la voiture jusqu'à la machine. Là, un employé me prend le ticket, saisit le code sur un clavier et me dit d'avancer. 3 mètres plus loin, un autre employé m'assiste pour assurer que les roues avant s'engagent bien dans le système d'entraînement. Bizarre. 3 employés dont 2 dédiés pour laver les voitures à la machine automatique ? Quelle logique autre qu'économique explique cet automatisme assisté par l'homme ? crainte de recours juridiques après dommages à une voiture ? En France, on trouve des machines automatiques sans employé du tout (sans caissier).
Je rapproche cette observation de l'organisation en oeuvre dans les supermarchés : du personnel aux caisses est dédié à la mise en sac des achats. Des caisses avec sacs qui coulissent sur des rails à la hauteur du tapis roulant (comme on en voit en France) ne paraissent pas requérir de technologie hors de portée des USA 😎 . Souvent, la personne, debout, qui met en sac est une personne assez âgée. Troublant. S'agit-il bien de salariés du magasin ?
Vitesse sur les routes Contrairement à ce que j'ai lu sur VF, les Américains ne respectent pas tant que cela les limitations de vitesse au Wyoming et en Utah, les camions notamment (observations sur 4.200 km dont 12% d'Interstates).
Tout n'est pas moderne ni très efficace aux USA. La perfection n'est pas de ce monde et pas plus dans le nouveau que chez nous. Une fois que ces bizarreries sont connues des voyageurs débutants pour les USA et qu'ils savent y parer, elles sont peu de choses à côté du plaisir à visiter les parcs nationaux ou d'état que nous avons eu la chance de choisir de façon heureuse (car ni affluence excessive, ni neige, ni inondation, ni incendie, ni fumée ...) et les Américains semblent nous apprécier, nous Français, qui venons visiter leur pays et sont heureux de nous raconter qu'eux aussi sont allés en France.
Ce retour d'expérience fait suite à ceux du même voyage relatifs aux : - Yellowstone et Grand-Teton : voyageforum.com/...experience-d8269529/ - Bryce, Mossy Cave et Kodachrome Basin : voyageforum.com/...-voisinage-d8272831/ - Capitol Reef et son voisinage : voyageforum.com/...pitol-reef-d8274888/ - Island in the Sky (dans Canyonlands NP) : voyageforum.com/...anyonlands-d8276584/ - Arches NP : voyageforum.com/...ional-park-d8277096/ - Zion NP : https://voyageforum.com/discussion/retour-experience-zion-np-d8280142/
Voici quelques éléments de retour d'expérience et réflexions assez généraux puisque communs aux Wyoming, Utah et Nevada et sans doute à d'autres états des US.
Les USA savent se "vendre" à l'extérieur comme un pays très moderne, très "pro", très efficace en termes de productivité. La page 9 de la discussion https://voyageforum.com/discussion/pourquoi-je-n-ai-pas-aime-californie-d8268590-9/ a déjà traité des réseaux électriques US installés "à l'économie" dans des conditions vraiment choquantes pour un Européen. Avec risques avérés d'incendies. Voici d'autres bizarreries observées.
Economie sur les panneaux indicateurs En dehors des villes, les intersections ne sont jamais annoncées à l'avance. Il faut donc être très vigilant ou s'assister d'un GPS pour ne pas rater la bonne direction. La sortie de rattrapage sur une Interstate peut être loin. Donc s'organiser pour éviter de perdre 1 heure bêtement.
Archaïsmes dans les parcs nationaux - Enregistrement de l'achat du forfait annuel d'accès à tous les NP (Annual Pass) dans un cahier manuscrit (au Visitor Center de Jackson). - Look des brochures distribuées à l'entrée des NP absolument identique à celui d'il y a 20 ans (mêmes photos !). - Navettes : - Bryce : autocars des années 1950, - Zion : moteurs poussifs et bruyants qui détonnent dans un environnement qui bannit les voitures. On sent une volonté de respecter le passé, de tout conserver et pas seulement la nature 🙂.
Restauration - verre en matière plastique sans être en fast-food et même en ayant commandé du vin, - micro-onde dans les libres-services pour consommer un plat chaud sur place, debout, au milieu des gens qui font leur courses, - ailleurs, des personnes seules prennent leur repas face au mur comme si elles satisfaisaient un autre type de besoin pressant, - l'assiette débarrassée dès qu'elle est vidée et tant pis si les autres convives préfèrent prendre plus leur temps pour apprécier : qu'ils se dépêchent ! Là, on sait qu'on est dans un pays étranger : la relation avec la restauration est tout autre.
Statistique d'hébergement. Sur un échantillon de 9 hôtels ou motels de bon standing : - tous, y compris les récents, sont avec les interrupteurs à mini-levier, modèle qui semble des années 1950 à un Européen, - un sans table pour les repas malgré une cuisine équipée (pour 4 places), - un avec un miroir qui donne une image déformée façon "losange", tout s'y voit de travers : meubles en parallélogrammes, une épaule plus haute que l'autre, visages tordus, - un avec 10 fois moins de places pour le petit-déjeuner que de places dans les chambres, - un autre avec recours aux salles de réunion distantes pour le petit-déjeuner, - un avec son ascenseur dans un état de crasse qu'on ne voit pas dans le métro parisien (il est vrai, accessible sans badge donc accessible aux clochards du voisinage), - deux présentés sur le Web comme des hôtels mais qui sont en fait des motels (pas d'ascenseur pour le 1er étage), - un avec eau chaude et eau froide inversées sur un lavabo, - un avec la VMC qui aspire tellement qu'il faut boucher (partiellement) le dessous de la porte d'entrée pour arrêter le sifflement insupportable de nuit. Cela fait 10 bizarreries sur un échantillon de 9 hôtels ou motels.
Cartes de paiement - carte refusée à Springdale (rappel) pour cause fausse de "fonds insuffisants", - quasiment tout le temps lors des 3 semaines du voyage, les lecteurs de carte étaient anciens car c'est la bande magnétique de la carte qui est lue, pas la puce (donc pas de code à donner), - 2 fois en station service, l'employé disait de répondre "credit" à la question de l'automate "credit ? debit ?" pour que la carte de débit soit acceptée, - pour la station service de Canyon Village au Yellowstone, aucune de 3 cartes n'a été acceptée par le lecteur à la pompe (carte acceptée à la caisse en payant d'avance), - pour une station service à SLC, le lecteur à la pompe n'acceptait pas la carte, il fallait laisser la carte au caissier pour se servir ! - les lecteurs des stations services sont hors d'âge mais elles exploitent le "temps de cerveau disponible" avec de la pub sur l'écran de la pompe, - très souvent, au restaurant, le garçon part derrière le comptoir avec la carte : cela fait un peu peur, je rappelle les recommandations de forumeurs de VF : cacher les 3 chiffres au verso ou renoncer à payer par carte (après avoir observé le processus pour d'autres tables).
Personnel de car-wash automatique et de supermarchés A Las Vegas. Je paye le passage dans la machine automatique : le caissier me rend un ticket avec un numéro de code correspondant au programme que j'ai payé. Avec le ticket, je me dirige avec la voiture jusqu'à la machine. Là, un employé me prend le ticket, saisit le code sur un clavier et me dit d'avancer. 3 mètres plus loin, un autre employé m'assiste pour assurer que les roues avant s'engagent bien dans le système d'entraînement. Bizarre. 3 employés dont 2 dédiés pour laver les voitures à la machine automatique ? Quelle logique autre qu'économique explique cet automatisme assisté par l'homme ? crainte de recours juridiques après dommages à une voiture ? En France, on trouve des machines automatiques sans employé du tout (sans caissier).
Je rapproche cette observation de l'organisation en oeuvre dans les supermarchés : du personnel aux caisses est dédié à la mise en sac des achats. Des caisses avec sacs qui coulissent sur des rails à la hauteur du tapis roulant (comme on en voit en France) ne paraissent pas requérir de technologie hors de portée des USA 😎 . Souvent, la personne, debout, qui met en sac est une personne assez âgée. Troublant. S'agit-il bien de salariés du magasin ?
Vitesse sur les routes Contrairement à ce que j'ai lu sur VF, les Américains ne respectent pas tant que cela les limitations de vitesse au Wyoming et en Utah, les camions notamment (observations sur 4.200 km dont 12% d'Interstates).
Tout n'est pas moderne ni très efficace aux USA. La perfection n'est pas de ce monde et pas plus dans le nouveau que chez nous. Une fois que ces bizarreries sont connues des voyageurs débutants pour les USA et qu'ils savent y parer, elles sont peu de choses à côté du plaisir à visiter les parcs nationaux ou d'état que nous avons eu la chance de choisir de façon heureuse (car ni affluence excessive, ni neige, ni inondation, ni incendie, ni fumée ...) et les Américains semblent nous apprécier, nous Français, qui venons visiter leur pays et sont heureux de nous raconter qu'eux aussi sont allés en France.
Ce retour d'expérience fait suite à ceux du même voyage relatifs aux : - Yellowstone et Grand-Teton : voyageforum.com/...experience-d8269529/ - Bryce, Mossy Cave et Kodachrome Basin : voyageforum.com/...-voisinage-d8272831/ - Capitol Reef et son voisinage : voyageforum.com/...pitol-reef-d8274888/ - Island in the Sky (dans Canyonlands NP) : voyageforum.com/...anyonlands-d8276584/ - Arches NP : voyageforum.com/...ional-park-d8277096/ - Zion NP : https://voyageforum.com/discussion/retour-experience-zion-np-d8280142/
Escale à Saint-Petersburg: validité du visa? English translation pending
Nous partons en juillet en croisière avec NCL sur la mer baltique. Nous ferons escale 2 jours à St-Petersburg. Nous prendrons les excursions officielles pour bénéficier du visa collectif. Mais est-il possible de rester un peu à terre à la fin de l'excursion ou de redescendre du bateau en fin de journée par ses propres moyens ou bien est-ce que le visa ne couvre que les heures où on est en groupe ? Autre question : est-ce que ça vaut la peine d'acheter les excursions à l'avance sur le site NCL ou y a-t-il d'autres offres sur le bateau ?
Merci de vos réponses.
Croisière sur le Carnival Miracle du 7 au 15 février 2011 English translation pending
Bonjour à tous
Nous venons de réserver une croisière pour le mois de février prochain soit du 7 au 15 sur le bateau Carnival Miracle en catégorie 4E et nous allons faire 4 iles, c'est une croisière de 8 jours et c'est notre première.
Nos questions sont les suivantes, comment ça se passe sur un bateau? C'est long la douane à chaque iles? Comment est le manger sur le bateau? En passant nous avons pris le deuxième service.
Y a t'il de la pression pour l'eau dans les chambres de bains? Est-ce-que tout se passe en dollars américain à chaques iles?
Si quelqu'un a fait cette croisière, j'apprécierais vos réponses. Je rajoute un lien d'agence de voyages pour vous montrer la croisière qu'on va faire, vous n'aurez qu'à cliquer sur coisière et le résumé est là, et si ça vous tente de vous joindre à nous n'ésitez pas.
Claude et Louise
Off on an adventure in Sri Lanka
Day 1 – December 6
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
What's the best way to get around Northern India?
Hi,
I’m leaving this Saturday for Northern India from 15/02 to 27/02. I’m planning to visit New Delhi, Agra, Chand Baori, Jaipur, Ranthambore, Bundi, Udaipur, and Jodhpur.
What’s the best way to get around? I was thinking of doing everything by train. Maybe taking the bus for some stretches?
As for renting a car with a driver, it seems expensive, so I’ve pretty much ruled that out. Unless someone’s got space for the same dates?
Thanks for your insights!
What’s the best way to get around? I was thinking of doing everything by train. Maybe taking the bus for some stretches?
As for renting a car with a driver, it seems expensive, so I’ve pretty much ruled that out. Unless someone’s got space for the same dates?
Thanks for your insights!