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"Il faut négocier au Pérou", mais sur quelles bases? English translation pending
by Gilmarie · 2013-04-03 · 89 replies
Bonjour,

J-15 avant notre départ au Perou. Sur de nombreux sujets du forum, on nous conseille de négocier. truc dans lequel je n'excelle pas du tout! je ne sais pas comment marchander etc etc. le pigeon idéal! il fautque ca change !😛

J'aimerai avoir des exemple de tarifs que nous dirons "correctement" négocié. Ex taxi, entrée dans des sites, bus (si négociation il y a) etc.

Merci pour vos retour d’expérience et petites astuces

Gil
Les 4 saisons dans l'Ouest américain en 3 semaines en mars 2013 English translation pending
by Doryan · 2013-03-29 · 71 replies
Comme j'ai beaucoup utilisé ce site pour organiser ce voyage j'avais envie de partager mon expérience ici car j'avais eu un peu de mal à trouver des carnets qui parlaient de voyager en Mars dans l'Ouest.

Je tiens à remercier particulièrement Itat pour son site et ses réponses sur le Forum durant l'organisation de ce voyage.

je vais essayer de détailler chaque jour de ce voyage et surtout la météo car c'est la grosse interrogation quand on pars en mars je vous rassure on a eu très beau, un seul jours gris pluie entre Moab et Torrey avec neige la nuit, sinon un jour a San Francisco un peu gris. On a eu des températures dans les 20° la plupart du temps très agréable pour les randonnées dans les parcs, -13 le matin à Bryce quand même et 35° à Death Valley. Première chose à dire mon planning était parfait (merci le forum😉) et tout s'est passé comme prévu dans le déroulement du voyage avec le temps et les distances alors que c'était un de mes gros soucis surtout pour les premiers jours qui étaient très chargés. Ca vient surtout du fait qu'on a voyagé à 2 et qu'on est jeune et pas du tout pénible niveau confort et sommeil je pense...

Donc petite présentation pour commencer, j'ai 22 ans et mon frère 19 on a voyagé à 2 durant 24 jours du 1 au 24 mars 2013 dans un Midsize SUV loué chez Alamo par voituredelocation.fr Mon frère avait passé 6 mois à Los Angeles pour apprendre l'anglais et je l'ai rejoint pour faire un roadtrip depuis Los Angeles avec retour à Los Angeles car son billet d'avion ne pouvait pas être changé.

En gros l'itinéraire prévu était ça: LA-Williams-Page-Monument Valley-Moab(3nuits)-Torrey-Bryce-Zion-Las Vegas (2nuits)-Death Valley (2nuits)-Sequoia-San Francisco (3nuits)-Morro Bay- Los Angeles (3nuits)

Comme on a vu les premiers jours que le rythme nous plaisait bien on a annulé un motel à Three Rivers en prévoyant d'aller dormir à Fresno le soir après Séquoia pour aller faire Yosemite en vitesse avant d'arriver à San Francisco le soir d'après ce qu'on a pas du tout regretter et ça aurait été bête de rater Yosemite. C'est la seule chose qu'on a changé à notre planning.

voilà la carte:

Jour 1: ( beaucoup de détails, passez au jours 2 pour le vif du sujet, le voyage)

avion+location de voiture chez Alamo, nuit à Pasadena.

Départ de Genève avec la compagnie United que j'avais réservé sur jereserve.com pour 619 euros aller-retour.J'ai eu la bonne idée de tenter le check-in en ligne le soir d'avant et j'ai pu voir que le fond de l'avion était vide et je me suis dit autant tenter de prendre une place sur une rangée de 3 sièges vides et ça a très bien marché, il y avait même 9 sièges vides autour de moi si on comptes les rangées du bord et c'était le vol le plus confortable que j'ai pris puisque j'ai pu dormir allongé tout le long, avion bien équipé avec bon choix de films et bons écrans, bon repas rien à redire. Départ prévu à 09:00 mais grosse blague de United apparemment puisque le pilote nous annonce que le fret a été mal pesé et qu'il fallait faire des vérifications. De retard de 20min en 20min on a fini par décoller à midi donc en partant je savais déjà que je raterai ma correspondance à New-York ce qui est pas très agréable mais bon j'avais un peu de marge et ils mont directement placé sur le prochain vol pourtant overbooked je suis arrivé à LA avec que 2 h de retard. Par contre vols internes United c'est télé payante (8dollars) et pas de nourriture gratuite. Si c'était à refaire j'éviterai une escale aux USA car 1h de queue à l'immigration à New York c'est assez lourd.

Arrivée à LA je retrouve mon frère et on prend la navette pour les loueurs, on arrive au centre Alamo, on avait payé 976 euros pour 3 semaines avec un midsize SUV type Jeep liberty (c'est le prix avec la surtaxe jeune conducteur 🤪) par contre on a inscrit un seul conducteur pour ne pas payer la taxe deux fois, mon frère a pas mal conduis sur les routes désertes de l'ouest c'était peut être risqué mais on a fait ce choix.

Quand on arrive un agent nous invite à faire un check-in sur écran tactile, premier problème j'avais dit qu'on prendrait la voiture à 22h30 et il est que 21h30 donc la machine nous dit qu'on doit payer 60 dollars de surcharge, je me plaint à l'agent qui me dit que ce sera réglé au guichet. En arrivant au guichet j'ai bien révisé toutes les subtilités pour pas me faire arnaquer le gars nous propose le roadsafe d'une manière tellement nonchalante que j'ai pas de mal à dire non 😏 même chose pour l'assurance personne transportée que je refuse en 2 sec, je lui demande si il peut changer l'heure de prise en charge pour nous éviter la surcharge il me dit de me calmer qu'il s'occupe de tout, il imprime la feuille me dit de signer et là surprise 140 dollars de charge prévue, je lui dit que je refuse il a l'air bête car il a oublié de changer l'heure de prise en charge il réimprime la feuille et là resurprise 70 dollars pour le service de plein pour rendre la voiture avec réservoir vide je me dit qu'il y a un problème je lui montre le bon et il me dit "oui vous voyez plein c'est en option." après 24 h de voyage j'étais plus en état de réfléchir je me suis dit que c'était normal de payer le plein en fait, le type nous dit que leur essence est moins cher que les stations d'a côté alors j'accepte 70 dollars le plein c'est pas non plus l'arnaque du siècle et au retour j'ai vérifié c'est bien vrai que leur essence est 4 centimes moins cher que les stations par contre on paie une taxe sur leur plein et impossible de rendre le réservoir vide bien entendu.

Arrivée sur le parking de ALAMO, 10 midsize SUV avec clef sur le volant je suis assez étonné je pensais que quelqu'un se chargeait de nous remettre une voiture. je sors une liste de voiture que j'avais préparé qui nous conviendrait car on a prévu de dormir 2 nuits dans la voiture donc il faut un grand coffre plat, il nous faut un vrai 4x4, une garde assez haute, une vrai roue de secours, et si possible une voiture qui ne consomme pas trop. Je suis étonné de trouver 5 Jeep Patriot parmi des midsize SUV alors que sur la liste de Vazyvite ce modèle n'est même pas répertorié et il s'avère que même si ça y ressemble c'est beaucoup plus petit qu'une Jeep Liberty, de plus sur les 10 voitures que 2 sont vraiment des 4x4 un jeep Patriot et un ford escape 2013, on se tourne alors vers ce Ford qui a tout ce dont on a besoin à part peut être la hauteur du châssis mais on va pas faire les pénibles, un coffre avec sièges qui se rabattent à plat, une vrai roue de secours avec tous les outils, 24000 kil, système ecoboost 4X4 qui semble indiqué qu'il consommera pas trop un ordinateur de bord assez développé on est convaincu et on se dirige vers Westwood pour aller chercher les affaires de mon frère dans son appartement.

On mange un petit truc dans un fast food et on se dirige vers notre premier motel pour finir l'autoroute était un peu coupée à cause des travaux et on arrive à 01h au motel.

J'ai reservé tous les motels avec booking.com car c'était à chaque fois le meilleur prix que j'ai trouvé et au moins tout était centralisé sur un site en cas de modification, on a pris les motels les moins chers à chaque fois. Un autre avantage un peu gadget de tout réserver avec booking.com c'est leur partenariat avec tomtom et comme mon frère avait acheté le GPS le moins cher de wallmart tomtom en 2 clics toutes les adresses de motels étaient transférées sur le GPS ce qui nous a permis de pas s'embêter à rentrer des adresses à la main durant le trajet, petit détail agréable quand on est sur l'autoroute et qu'on a vite besoin de se diriger vers le motel.

Jour 2

courses, 3 parties de route 66, nuit à williams

On s'était couché à 1h30 au premier motel et on se lève à 06h30, départ à 07h00 pour un Wallmart ouvert 24/24 que j'avais repéré avant de partir, on achète toutes les choses importantes en cas de pépin, petit kit crevaison avec un compresseur électrique et de la mousse anti crevaison pour 20 dollars, jerricane d'essence mais aussi 2 sacs de couchage pour les 2 nuits prévue en voiture, nourritures pour manger à midi les 3 prochains jours.

départ vers 08h30 pour la route 66, mais l'autoroute pour Barstow est coupée et on galère un peu pour trouver notre chemin on a prévu de faire 3 parties de la route 66 historique, le premier entre Ludlow et Needle juste après Barstow ce sera ma partie préférée, la route suit les rails et d'énormes trains parcourront avec nous cette route ce qui rajoute à l'ambiance route 66



on traverse des villages abandonnés avec quand même une ou deux caravanes de vieux qui vivent au milieu des épaves de voitures et des déchets mécaniques en tout genre, par contre rien axé sur le tourisme, on se sent même pas du tout les bienvenus quand on s'arrête pour prendre des photos, panneaux propriété privée sur des bâtisses en ruines, on se permet quand même de prendre des photos et de pic niquer au milieu de ces épaves, c'est exactement ce que je recherchais sur la route 66 que je retrouverai pas dans les deux autres parties qu'on fera plus tard dans la journée.







à moter qu'il fait très beau et que la température est pas loin des 30 degrés ce jours là.

Ensuite on reprend l'Interstate un petit bout pour se diriger vers Oatman, ambiance très différente sur ce tronçon de la route 66, plus montagneux, route sinueuse, en mauvais état parfois, plus de monde, on s'arrête à Oatman dans une ambiance très touristique qui me plait pas trop, des magasins pas du tout authentiques, mais cadre assez sympa avec les ânes au milieu de la route. On reprend la route pour passer le col après Oatman en suivant un groupe de motard et on se dirige vers la 3ème partie de route 66 que l'on a prévu entre Kingman et Seligman. à noter qu'il est déjà 16 heure en heure d'Arizona puisqu'on perd une heure par rapport à la Californie en hiver le soleil se couche vers 18h30 et on finira de conduire de nuit ce jours là qui était chargé au niveau de la route.mais avant le couch�� du soleil on a le temps de passer au General Store d'Hackberry qui est malheureusement fermé à cette heure-ci.

Mais franchement cette 3ème partie de route 66 s'avérera très décevante, déjà c'est une route à double voie, elle est encore beaucoup utilisée donc pas vraiment d'ambiance route 66 abandonnée, le paysage est pas exceptionnel, si c'était à refaire je me contenterai des 2 premières parties qui correspondait beaucoup plus à ce que je m'imaginais de la route 66 avec un coup de coeur pour le tronçon Ludlow-Needle.

arrivée à 21h à Williams étonnamment peu fatigué de toute cette route, on a quand même du conduire 8-9h je pense mais en se partageant le volant et en profitant du paysage ce n'est pas pénible.

Jour 3

Williams- Grand Canyon-Page

j'avais prévu de se lever tôt pour profiter du lever de soleil sur le Gran Canyon mais mon frère a mal réglé le réveil ce qui était une bonne chose car la fatigue me rattrape un peu, on se lève à 08:00 pour constater qu'il fait un peu gris donc pas trop de regret pour le lever du soleil après 1 h de route on arrive au Visitor center pour acheter le pass pour tous les parcs, sur la route on croise un troupeau d'animaux dont je ne connais pas le nom mais que j'appellerai biches 🤪 elles se laissent approcher en voiture ou a pied du coup beaucoup de monde est attroupé au bord de la route.



on se parc ensuite au grand canyon village pour aller prendre la navette et faire les points de vue à l'ouest du village, pas trop de monde dans les bus, je suis très surpris du niveau d'organisation de ce parc du grand canyon et de ces chauffeurs de bus enthousiastes et de bonne humeurs. Le ciel est gris et il fait assez froid, 6 degré le matin je pense il faut une bonne vest et des gants en laine mais le ciel se dégage vite avec les nuages qui font défiler leurs ombres sur le grand canyon, comme toute première fois au grand canyon on est très impressionnés.



on est surpris la la couleur du colorado que je pensais plutot brun-gris mais là il est plutôt vert-turquoise, ça doit dépendre du débit du barrage de Page?

on fait une petite randonnée entre quelques point de vues plutôt que de prendre le bus ce qui permet de se sentir un peu plus en milieu sauvage car les points de vue sont un peu sur entretenu à mon gout même si c'est pratique.

après les points de vue en navette on retourne à la voiture et on pic-nique au chaud dans la voiture, on part ensuite faire les point de vue de la scenic drive en direction de Page afin de regarder le coucher du soleil depuis l'un des derniers points de vues.

On aperçoit mieux le Colorado depuis cette partie de la rive à mon avis.

mais le temps se dégrade un peu et on se prend une averse de grêle avec de la pluie et un vent glacial, on fait la suite des points de vue et on part se réfugier boire un café vers la tour en pierre dont j'ai oublié le nom mais qui s'avérera très pratique pour profiter du grand canyon avec ce temps pas très agréable. heureusement vers 17h le temps se découvre un peu et on peu profiter d'un rayon de soleil et d'un couché de soleil assez inquiétant sur le Grand Canyon.



on part dès le couché du soleil pour Page et je m'énerve avec le GPS qui ne veut pas nous faire prendre la route la plus courte, je me dis qu'on prendra la route nous même mais il s'avère que la route entre page et le grand canyon est coupée à cause d'un éboulement donc le GPS avait raison, on aura donc une heure en plus de trajet la nuit, on s'arrête manger dans un diner sur la route et on arrive vers 22h30 au motel le soir à Page.

Jour 4 Lake Powell, Upper Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Monument Valley

on se lève vers 07h30 et on va jeter un oeil sur le Lake Powell depuis Wahwheap Marina il fait un peu gris mais le ciel se dégage ce sera idéal pour Upper Antelope Canyon que j'ai prévu d'aller visiter vers 09h30 pour avoir un bon angle du soleil. Arrivé sur place l'indien au guichet nous dit que c'est 27 dollars la visite mais il voit nos appareils photos avec trépied et nous propose le pass photographe, je lui demande le prix, même prix je suis étonné, nous voilà donc parti pour 2 h seul dans Upper Antelope Canyon alors qu'on est pas du tout des pros de la photos mais ce sera justement l'occasion de faire des réglages et de tester, le trépied à 20 dollars se sera avéré un très bon investissement rien que pour ce pass photographe. J'avais entendu parler du monde exécrable dans ce canyon et bien en mars c'est le rêve en 2 h on croise 2 autres photographes et deux groupes de 4 personnes guidés par un indien. de quoi s'éclater pour les photos.

au début le soleil n'entre pas vraiment dans le canyon qui reste assez terne mais dès 10h plus de nuage et les rayons arrivent presque au fond et je retrouve les mêmes couleur que sur les photos que j'avais vu et que j'espérais retrouver.









la température au fond du canyon s'avère moins froide que prévue, 10 degré au début, 20 à la fin vers 11h30, on part du canyon et on se dirige vers Horseshoebend pour profiter d'une bonne luminosité à cet endroit aussi. petite frayeur avec la route fermée mais un surveillant vers le panneau route barrée nous dit que c'est bon pour horseshoe bend à 1 miles de la route coupée.

on est quasiment seul à notre arrivée et on peu profiter de cet endroit assez incroyable, les photos n'arrivent vraiment pas à retranscrire la taille du canyon.

la fonction panorama de l'iphone s'avère très pratique pour prendre en photo le tout.



départ vers 14h avec l'arrivée d'un cars de japonais ou chinois qui envahissent les falaises, on mange sur la parking et on se dirige vers Monument Valley pour aller faire la Scenic drive qu'on commence vers 16h.

la luminosité est parfaite et on est content de faire enfin une route non pavée pour tester un peu ce 4x4, bon cette route est très facile et on aura aucun problème on a pu vérifier la répartition des roues avant-arrière mis en image sur le tableau de bord en fonction du relief on est vraiment satisfait de ce ford escape.





on sera juste un peu en retard pour le couché du soleil sur les three sisters mais avec cette journée chargée le timing s'est avéré quasiment parfait.



c'est là qu'on avait décidé de passer la première nuit dans la voiture pour éviter les prix assez exorbitant sur place, je pensais prendre une place de camping au Goulding Lodge pour profiter des sanitaires mais la réception du camping est fermée quand on arrive et les toilettes sont protégée par code, pas de douche à disposition en dehors de heures d'ouvertures. dans ces conditions on décide d'aller manger au restaurant du Goulding lodge, tarif assez élevé mais bon buffet de salade, enfin de la nourriture saine 😉 leur plats sont pas terribles par contre, on part ensuite chercher un coin pour poser la voiture et dormir en sécurité, on trouve une immense place de parking à coté du navajo center et on passera une nuit tranquille ici malgré les -6 degré au milieu de la nuit avec un peu de chauffage on arrive a dormir sans problème sans être trop coincé en plus.



Jours 5 Gooseneck state park, Mokki Dugway, Muley point, Valley of the gods, Corona Arch, Moab

on se réveille vers 07:00 on range la voiture et départ pour Moab avec une journée chargée qui ne nous décevra pas. premièrement la célèbre photo vers monument valley que je ne voulais pas rater.

Ensuite Gooseneck state park où on se retrouve seul et là encore merci l'iphone pour le panorama



on part ensuite pour monter sur la Mokki Dugway que je ne trouve pas si impressionnante que ça, mais bon je suis habitué aux routes dans les Alpes.



on roule ensuite jusqu'à Mulley point



on redescend la Moki Dugway pour aller faire Valley of the Gods, route très sympa et facile bien que après Monument Valley ça nous parait assez fade.





on part ensuite en direction de Moab, on prend notre chambre au motel et on file vers Corona Arch pour le coucher du soleil, on arrive vers 17h au parking, on s'inscrit sur la liste du BLM, on voit qu'il y a eu moins de 10 personnes aujourd'hui, la randonnée est superbe pour monter vers cette arche j'ai adoré le cadre, on croise plusieurs personnes qui redescendent et on se retrouve seuls sous cette arche pendant 1 h,

la lumière commence à devenir assez belle avec le couché du soleil et c'est là que 4 américains (la quarantaine) locaux de Moab arrivent en sortie entre potes apparemment, ils nous demandent si on est déjà monté sur l'arche, je rigole en pensant qu'ils plaisantaient, il il nous demande si on le suit en haut, je sais pas trop quoi répondre un de ses amis fait ensuite semblant de grimper sous l'arche je pense donc toujours qu'ils rigolent mais pour finir ils nous montrent des places pour les pieds taillé dans la parois derrière l'arche, il nous dit qu'il est pilote à l'armée et qu'il est monté avec son fils de 7 ans donc on peut lui faire confiance, je suis pas hyper convaincu mais on décide de les suivre, il me semble pas que j'ai lu que des personnes avaient fait ça sur voyages forum à moins que j'ai raté un épisode. Alors je vais mettre des photos de la montée, à mon avis c'est facilement faisable si on a pas le vertige, mais il faut faire attention ça glisse un peu et c'est sur que si on tombe on est très mal barré.







mais la vue depuis la haut est superbes, dommage qu'il y ait pas de photos de nous depuis en bas, par contre le gars m'annonce quand on est sur l'arche que dans sa jeunesse il est passé dessous en avion donc je vous laisse vous faire votre avis sur sa notion de sécurité 😏 d'ailleurs j'ai vérifié sur youtube on trouve des vidéos d'avions qui passent dessous 😎

on redescend et on retourne à la voiture juste à temps avant la tombée de la nuit.

Les villes du sud au départ d'Atlanta English translation pending
by Genevois · 2013-03-25 · 83 replies
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.

Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …

Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.

Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.

Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.

Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.

La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.

La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.

Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.

Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !

Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.

Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !

Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.

Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.

A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.

Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.
De retour d'une croisière en Antarctique sur le Celebrity Infinity English translation pending
by Sylviannefd · 2013-03-04 · 100 replies
Bonjour à Tous, Je suis dans le lounge d'Air France à Roissy 8 heures d'attente entre notre atterrissage et le vol pour Montpellier. J'en profite donc pour vous livrer à chaud mes premières impressions. En ce qui concerne la partie Ushuaia, Cap Horn navigation en Antarctique et l'escale des Malouines ça a été merveilleux et tout à fait conforme à nos attentes. Par contre le reste de la croisière, les 3 jours de navigations pour arriver à Ushuaia et la remontée avec les escales de Puerto Madrid et Montevideo a été très décevant.

Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.

Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars

Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐

En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
Cuba: "I love democracy" sur Arte le 15 janvier 2013 English translation pending
by Fmaej · 2013-01-15 · 43 replies
Sur Arte ce soir 15 janvier 2013 , excellent documentaire , qui parle clairement de la situation à Cuba actuellement , à voir, sera certainement enregistré sur Arte ...je vous le recommande ...🙂
Grande hésitation voyage: Japon ou Thaïlande? English translation pending
by Tarkalji · 2012-12-25 · 112 replies
Bonjour, j'ai déjà voyagé quelques fois mais cette fois ci j'hésite vraiment entre ces deux pays.

Je partirai entre début Janvier et Mi Février, les prix des billets d'avion depuis ma ville sont encore raisonnables.

Cela fait 1 an que je rêve litéralement jour et nuit d'aller au Japon. Si cette fois si je partirais, ce serait pour environ 2 semaines principalement à Tokyo et autour.

Mais depuis que je sais que je vais faire un voyage, l'idée de la Thailande m'a aussi bien plus.

Ce ne serait pas le même type de voyage, en gros voici, de mon point de vue, la comparaison des deux destinations:

(1)Japon - (2)Thailande

1 J'ai toujours rêvé d'y aller 2 Cela fait que quelque semaines que j'envisage d'y aller

1 Principalement visite d'une grande métropole (beaucoup de marche, peu de repos) 2 Visite d'une métropole "exotique" et vacances de rêve au bord de la mer

1 0° à 10° tout au plus 2 autour des 30°

1 Impression de déjà connaitre le Japon et toutes ses traditions par coeur (aucune surprises) 2 Découverte et aventure d'un pays dont je ne connais rien

1 Même budget que la thailande pour beaucoup moins de prestations 2 Même budget que le Japon pour 5 fois plus que le Japon

1 Content d'aller au Japon mais frustré de ne pas passer de vraies vacances (mer, soleil) 2 Content de passer de super vacances de rêves mais très frustré de louper le japon

Pouvez-vous me conseiller basé sur mes impressions ou alors me donner un choix logique pour les périodes sélectionnées? Je suis vraiment perdu. Bon je ne vais pas me plaindre de voyager, mais c'est dur de faire un tel choix!

Merci d'avance.
Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013 English translation pending
by Tartocitron · 2012-11-23 · 268 replies
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
Billets d'avion vers la Floride pour avril 2013 English translation pending
by Ibaron · 2012-10-10 · 99 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons partir en Floride (Orlando) aux vacances de Pâques du 20 au 27 avril (dates non flexibles malheureusement) à 4 (2 adultes, une ado de 13 ans et un enfant de 9 ans) et j'aurais aimé savoir à quel moment il convenait d'acheter les billets d'avion. Je regarde les prix depuis début août et ils me semblent être nettement repartis à la hausse puisqu'à l'heure actuelle le moins cher est Aer Lingus pour un Paris-Orlando à environ 670 euros par personne (848 chez Air France 🏴‍☠️.) Ai-je trop attendu pour prendre mes billets ou y-a-t-il un espoir que le prix redescende un peu ? Me conseillez-vous de prendre les billets sur Aer Lingus ? (Je ne sais pas trop si cette compagnie est fiable...) Si vous êtes déjà partis en Floride en avril, à quel moment avez-vous pris vos billets d'avion et à quel prix environ ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Mon expérience Malgache English translation pending
by Frederic27 · 2012-08-27 · 105 replies
Revenant d'un séjour(où je n'ai eu pas de bol) de 5 jours dans la capitale Malgache j'aimerais faire part de mon expérience aux internautes qui prévoient d'y séjourner dans un futur proche. A peine débarqués d'un vol UU mes amis et moi sommes mis au parfum par la police des frontières.Une dame venant à notre rencontre nous demande nos billets retour, les fiches d'immigration, les passeports plus 15000 ariary par pax pour que ça aille plus vite.Le vol étant à moitié rempli nous refusons et préférons attendre notre tour.Mais la dame décide persévérer et nous explique ses conditions difficiles espérant nous attrister puis finit par abandonner face notre inflexibilité. Arrivés au niveau des douanes nous sommes accueillis par les grands sourires des agents nous demandant d'ouvrir les valises.Son attention se porte sur la vingtaine de livres que j'ai emmené pour les offrir à la directrice du collège de France pour ses élèves.Je lui explique que ces livres sont destinés aux enfants puis il me répond qui lui aussi il a des enfants et me demande un "petit café" de 20000 ariary comme "aide humanitaire". Face à mon refus il me menace d'une confiscation des livres et face à ce chantage je lui demande de me dresser un procès verbal avec son nom d'agent.....il finit aussi par laisser tomber. Le soir après un repas bien copieux au Louvres je décide de laisser mes amis au restaurant pour rentrer à l'hôtel Colbert se trouvant à deux minutes à pied.Le guide et ami de mes compagnons de voyage décide de m'accompagner malgré tout pour des raisons de sécurité.Nous sommes abordés par 3 policiers qui nous demande la carte d'identité et mon passeport sauf que je n'avais que sa photocopie(j'ai déjà perdu mon passeport de part le passé). Et c'est à ce moment que tout s'enclenche:

- Le policier:"Monsieur vous n'avez pas vos papiers veuillez nous accompagner au poste de police pour une garde à vue de 24h". - Moi :" l'hôtel se trouve juste à côté donnez moi 2 minutes pour que je vous le ramène" - Le policier :" vous n'avez pas vos papiers vous êtes hors la loi et la loi c'est la garde à vue". - Moi:"c'est un peu disproportionné vous ne trouvez pas????je reconnais de ne pas être en règle aussi pour vous prouver ma bonne foi et afin de régulariser cette situation je vous demande juste 2 minutes le temps que je le prenne à l'hôtel" - Le policier : "pas question vous nous suivez au poste de police" qui se trouve au fond d'une ruelle sombre. - Mon guide et ami: "s'il va au poste de police je viens avec lui" - Le policier :"non vous vous restez à l'écart car ça ne vous regarde pas". - Le guide:"non je ne le laisserai pas tomber" Le policier me bouscule me forçant presque à descendre cette rue et finit par me mettre à distance de mon ami , de mon côté je suis en plein cauchemar et n'ose imaginer à quoi ressemblent les prisons Malgaches. - Le policier:"pour que nous oublions l'affaire vous nous donnez 200 000 ariary" - Moi : "c' est trop je ne les ai pas sur moi" - le policier:" ok pour 120 000 tout de suite" J'appelle mes amis qui sont encore au restaurant sauf que le policier me l'interdit mais je leurs fais croire que mes amis vont m'apporter de quoi leur payer. - Le guide:"Fred tu ne paies rien du tout je suis témoin de leur corruption" S'ensuit d'une dispute entre le guide et les policiers.Mes amis finissent par arriver l'un d'eux rentre à l'hôtel pour récupérer mon passeport et le présente aux policiers qui ne veulent rien entendre car omnibulés par l'appât du gain. - Moi: "voilà de toute façon j'ai régularisé ma situation, je reconnais mon erreur de ne pas vous avoir présenté mon passeport au moment de l'interpellation maintenant nous rentrons à l'hôtel si vous ne voulez pas me rendre le passeport c'est une détention abusive de pièce administrative et au cas où vous changez d'avis vous n'aurez qu'à le déposer à l'hôtel en tout cas je ne vous donnerez pas un sous, mes amis sont témoin de votre tentative de corruption" En nous dirigeant vers l'hôtel le policier finit par céder et c'est discrètement qu'il remet au guide mon passeport.

Conclusion:pour ceux ou celles qui se rendent à Tananarive pour la première fois ayez toujours un passeport sur vous pour éviter d'avoir affaire à ces policiers véreux qui continuent d'extorquer les touristes qui par peur se font plumer.
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
by Isap29 · 2012-08-25 · 226 replies
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012 Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).

Données principales :

60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine

Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :

Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)

Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash

J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.

J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.

J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.

J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html

J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.

J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.

J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.

J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !

Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.

J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)

J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.

J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?

J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.

J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.

J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).

J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.

J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.

J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.

J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.

J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.

J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.

J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !

J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.

Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).

Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.

J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.

J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.

Fin de la première partie.
Deux novices de la rando aux Lofoten English translation pending
by Triztana · 2012-08-18 · 11 replies
Je suis partie avec mon frère en Norvège, plus précisément dans les îles Lofoten début août. Quelqu'un du forum m'a dit « tu ne verras pas tout, mais tout ce que tu verras sera magnifique. » Et ce n'est pas peu dire. Voici un genre de carnet de voyage ultra détaillé (je détaille toujours beaucoup) mais aussi avec des informations pratiques si certains ont besoin... (beaucoup de tarifs, bilan en chiffres etc)

Désolée pour la qualité médiocre des photos!

04.08.2012

C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modérée, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.



05.08.2012

La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?



Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕

Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.

06.08.2012

Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴‍☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄

Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.



15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.



Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.



Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!

07.08.2012

Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.

Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.



J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.



C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇

Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.

08.08.2012

Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.

Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.



Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.

Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇

Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).

Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).

Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.

09.08.2012

On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.

Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.



Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.



Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪



Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.



Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.



L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)

10.08.2012

Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.

11.08.2012

Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.

Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇

Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.

12.08.2012

12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.



13.08.2012

Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.

Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏

Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.

18.08.2012

J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.

http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY

Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄

Un petit bilan en chiffres :

Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.

Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴‍☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...

= 4500 nok soit 616 euros à deux

On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.

Si c'était à refaire :

- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
Davao et Mati en août: itinéraires, que faire, guesthouse? English translation pending
by Denverdoxa · 2012-07-06 · 40 replies
Bonjour,

Je serai au Philipinnes pour trois semaines en aout. Je souhaiterai passer une semaine (voir plus) au davao oriental notamment a Davao et Mati.

J'ai le lonely planet comme guide mais cette région n'est pas couverte.

Mon "style" de voyage est plutôt routard, en prenant son temps.

Des lors je serai intéressé par :

- des hotels/guesthouse a recommander ;

- éventuellement des guides pour l'un ou l'autre trek ;

- les endroits dont vous recommander la visite ;

Merci a tous,

Guillaume
Sécurité en Egypte English translation pending
by YES13 · 2012-06-04 · 163 replies
Bonjour ,

Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .

En vous remercions par avance .
New York en octobre à 8! Location d'appartement... English translation pending
by Marsh · 2012-05-24 · 45 replies
Bonjour à tous,

Je reviens à nouveau sur ce forum qui m'est toujours d'une aide précieuse. J'espère que ce sera le cas cette fois ci encore.

Alors voilà nous envisageons de partir pour une semaine à NYC fin Octobre. Il parait qu'octobre est un bon mois pour visiter la ville... D'après les guides en tout cas. Je sais que du coup pour nous c'est la fin du mois mais avec les vacances scolaires on a pas vraiment le choix.

Cependant nous partons à 8 et on aimerait donc opter pour un appartement en location. Plus facile pour être ensemble, pouvoir cuisiner un peu au lieu de faire toujours un resto etc. Et en plus facile pour rester se reposer tranquillement.

Mais trouver un appartement à NYC pour 8 fin Octobre, c'est pas chose facile. J'ai bien fait tous les sites mais rien ne me saute aux yeux, surtout que les locations ont l'air plutôt disponibles en été quand les gens ne sont pas là. Des bonnes adresses dans vos souvenirs? Un appartement à me suggérer?

J'ai trouvé ceci :
http://www.nyhabitat.com/fr/new-york-appartement/saisonniere-vacances/12841

Mais je n'arrive pas à me représenter si c'est loin des "attractions" de Manhattan? D'après le plan ce n'est pas très loin mais en pratique qu'est ce que ça donne à votre avis? Il y a des zones dans les métros là bas? Crown Heights c'est un quartier sympa, calme dangereux, mal fréquenté?

De plus nous avons vu un vol pas cher avec US Airways. Il s'agit d'une compagnie low cost, en avez vous eu des echos? Nous passerions par Philadelphia d'ailleurs.

J'espère avoir vos avis et vos suggestions.

Merci en tout cas d'avoir pris le temps de lire.

A bientôt :D
Itinéraire pour le Botswana en 4x4 en novembre 2012 et les camps? English translation pending
by Birdy13 · 2012-05-23 · 73 replies
Hello, Hello, Je prépare 3 semaines complètes au Botswana en novembre ( billets johanesburg ok, résa Def ok, pour le rest : glurp !) Je viens d'éplucher dans tous les sens les discussions mais un doute demeure... beaucoup sur Chobe, Kasane, Moremi.. bref les Grand parcs du nord et l'Okavango mais peu de choses sur le Kalahari, le Gemsbok National Park et l'Est du Pays....est ce normal ? Quelqu'un autait il des infos ? des bons plans ? des points GPS ? car il y a 4 ans nous avons fait la Namibie avec un roadbook home made grace a pas mal de boulot mais aussi Google maps et surtout aux conseils et points GPS des autres 4x4eux ( bcp de sudafs d'ailleurs). On a ainsi trouver les pistes, éviter les gravel roads et découverts des endroits extraordinaires mais en... Ici il semble que la GROSSE difficulté soit de dormir :( tout le monde semble galérer pour réserver une place dans les camps j'ai du mal à me rendre compte est ce impossible de faire du camping "sauvage" ? C'est ce que nous avions fait en Namibie sans problème et aussi dans toutes les autres expériences africaines. Si on réserve on est "bloqué" et ce n'est généralement pas ce que l'on recherche en self drive... Désolée de ma naïvete et merci d'avance de vos feed backs!
Retour d'une double croisière avec le Celebrity Infinity de Buenos Aires à Fort Lauderdale English translation pending
by Tatida · 2012-04-10 · 54 replies
Bonjour à tous

Je sais que peu d' entre vous sont vraiment intéressés par cette compagnie et par cet itinéraire alors je ne vais pa "pomper l' air" de tout le monde avec un compte rendu mais je reste à la disposition de ceux qui auraient besoin de renseignements pour cette destination. Sachant que avant la croisière nous avons fait un saut aux chutes d' Iguazu et que nous avons fait les excursions avec des guides francophones réservés via internet.

Bonne soirée

Danielle
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
De l'Inde aux Maldives en 30 jours (13 janvier-13 février 2012) English translation pending
by Peeweeonline · 2012-03-02 · 0 replies
Compte rendu de voyage de l'Inde aux îles maldives 13 janvier au 13 février 2012 Les photos de ce voyage sont visibles sur cet album : Indes Maldives Des vidéos sont également disponibles sur cette page : Youtube

LYON - PARIS et CDG - DELHI via DUBAI Partir un mois ce n'est pas rien dans nos vies bien rangées... Emmener les bonnes fringues et l'indispensable est toujours assez cornélien, d'autant que sur place nous traverserons plusieurs climats, des populations aux sensibilités différentes et des terrains plus ou moins praticables. C'est là que les blogs lus sur Internet sont de vrais mines d'or d'infos. Grâce à quelques témoignages, nous avons pu condensé la check list idéale en 2 valises légères et surtout mieux organisées.L'avion du premier vol est confortable (777) mais il manque comme souvent ces quelques degrés d'inclinaison du siège qui permettraient de bien dormir. Nous arrivons donc à Dubaï un peu naze dans le duty free de l'aéroport qui ressemble à Part dieu au moment des fêtes même à 6 heures du mat. Un petit break au Starbuck et nous voila repartis ...! En arrivant à New Delhi, les formalités douanières sont très longues et ce n'est qu'après 1h30 que nous sortons de l'aéroport. Un petit gars tout timide nous attend avec une pancarte "Pascal et Florence" Namaste, I'am Jitu, Asif your driver is not here, he's with guests in Madras, i'll be your driver few days." Bon ça commence bien le chauffeur a changé ;--). Enfin celui là à l'air très gentil et se démène comme un beau diable pour trouver notre hôtel, bien caché au coeur de Pahar Ganj. C'est le premier contact avec Delhi et ce quartier est vraiment d'une densité incroyable. De minuscules ruelles où rickshaws, bus, taxis et piétons se croisent en complète anarchie ! La voiture de Jitou est quasi neuve et nous tremblons un peu pour la carrosserie.. Mais ça passe.. Très près des fois ... mais dans ce joyeux bordel il y a comme une normalité. A nous la capitale pour cette première journée complète. Le métro est à 200 mètres de l'hôtel pour rejoindre old delhi le quartier historique. Visite de la mosquée Djouma Masjid (la plus grande d'asie) Du sommet du minaret sud s'offre à nous une magnifique vue sur le fort rouge. Les premières impressions que nous ressentons au contact de la population sont qu'ils sont très curieux à notre égard. Nous avons même été photographiés dans la rue pas des jeunes. Nous avons aussi remarqué qu'ils sont les uns collés aux autres dans les files d'attente, sans laisser un cm entre eux. On laisse un espace devant soi dans une file d'attente et hop...l'indien qui est derrière toi te demande pourquoi tu n'avance pas ! Le soir nous dînons avec Adrien un jeune routard qui vient de faire 4000km en vélo. Puis nous avons été rejoints par Alain un grossiste en bijoux toulousain. Nous discutons, Inde, voyages et philosophie de la vie jusqu'à minuit

Mandawa dans le Shekawati En chemin pour Mandawa nous faisons plus ample connaissance avec notre chauffeur Jitu. Il vit à Jaïpur. Il apprend le français depuis un an et nous lui donnons quelques cours durant le voyage. En lisant son cahier d'exercices je devine que nous serons invités chez lui à Jaïpur en voyant la traduction de : bienvenue chez moi ! Aprés 7h00 de route pour 220km dont 100 bien cahotiques, nous arrivons enfin a MANDAWA en début d'après midi. Nous nous installons à l'hôtel Mandawa héritage, un superbe haveli récemment restauré. Notre chambre a du cachet mais il fait vraiment frais ! Je demande au bagagiste s'il y a du chauffage, et il me repond en rigolant dans sa belle moustache " le chauffage c'est toi ! "

Deshnok, Bikaner et Jaisalmer En quittant Mandawa nous constatons que le paysage change radicalement avec l'apparition du désert mais aussi d'attelages tractés par des dromadaires En début d'après midi nous arrivons à Deshnok où j'ai rendez vous avec ma plus grande phobie : les rats ! Le temple de cette ville est dédié à cet animal répugnant qui s'engraisse donc sur le dos des adeptes qui offrent lait et sucreries à profusion. Il y en a des centaines et c'est vraiment...Dans une pièce dédiée aux offrandes, ils passent même entre nos pattes ! Florence faisait la maline en se moquant de moi, mais elle n'était pas fière quand l'un des bestiaux s'est approché d'elle. A Bikaner on s'installe à l'hôtel Harasar Haveli. Nous visitons le fort Junagarh, ancienne demeure de Marahadja, au coucher du soleil. Plus tard nous déambulons dans la vieille ville où nous goutons à quelques sucreries locales. Le lendemain direction Jaïsalmer à 100km de la frontière pakistanaise (sous haute tension) à l'extreme ouest du pays. La vieille cité en grès ocre nous rappelle beaucoup Carcassonne avec ses ruelles escarpées. Nous restons là haut jusqu'à la tombée de la nuit où nous passons de superbes moments avec des enfants qui jouent au cerf volant (très populaire en Inde) Pour le diner nous tombons par hasard sur la meilleure table du fort. Aujourd'hui Jitu nous a parlé également de ses rêves, conduire des camions en France et manger au restaurant de la tour Eiffel, tout un programme !

Jodhpur, la cité bleue Réveil difficile ce matin à cause d'un rhume contracté dans la fraîcheur de Mandawa, heureusement Jodhpur n'est qu'à 3h de route. Nous faisons une halte sur de belles dunes du désert de Thar. Nous progressons très difficilement jusqu'au sommet ... Ah...elle est loin la SainteLyon ! En arrivant à destination, le temps est superbe et malgré le rhume nous visitons la citadelle de la ville. Les indiens sont vraiment très curieux lorsqu'ils nous croisent. Nous avons été photographiés plusieurs fois durant l'après midi par des familles, des jeunes et même des militaires ! En descendant dans la vieille ville autour de clock tower nous achetons une nouvelle paire de tongs pour Flo qui à pris l'habitude de les casser en voyage ! Je déguste mon premier Lassi (boisson à base de yaourt battu) et nous tentons de trouver un restaurant conseillé dans le guide vert dans la ville basse. Mais le bruit et la pollution ambiante nous poussent dans un rickshaw pour rentrer à l'hôtel. Je donne un petit cours d'internet à Jitu dans le hall de l'hôtel, il semble ne s'être jamais servi d'un ordinateur... Mais il apprend très vite... A la fin de la soirée il spam déjà ma boite mail !

Pushkar un avant goût de Varanasi Pushkar est une ville sainte avec temples, baba cool et touristes qui donnent à cet endroit un mélange de mystique et de mercantile. Il y a des adeptes hindous qui viennent au bord du lac se purifier dans une eau poisseuse, et des petits européens en plein trip mystique qui tentent de trouver une autre voie ( comme vivre en Inde avec un RMI français par exemple !) D'autres se font escroquer par des donneurs d'offrandes : "voilà une fleur pour toi, si tu vas la jeter dans le lac pour ta famille et tes amis cela t'apportera du bonheur etc.. Mais après cela tu dois faire une offrande.. et 100 roupies et 200, 300, etc.. En parlant de roupies nous en avons retiré quelques milliers aujourd'hui en prévision du paiement de notre Jitu. A 65 roupies l'euro on se retrouve rapidement avec de sacrées liasses dans notre ceinture secrète. Depuis le début du voyage nous ne ressentons vraiment pas d'insécurité. Il y a des petites arnaques ça et là, mais bon ça reste bon enfant.

Jaipur the Pink City Aujourd'hui arrivée à Jaipur où nous resterons 2 jours. Nous allons pouvoir y faire un mini break, une petite lessive et préparer les prochaines étapes de notre voyage vers Agra et Varanasi. Nous sommes également dans la ville de Jitu qui rentre enfin chez lui et qui, comme nous le pressentions, nous invite a diner le soir même. Notre hôtel est en marge du centre ville et pas trés facile a repérer, nous l'apprendrons à nos dépens dans l'après midi... Après la visite du city palace, nous grimpons au sommet du palais des vents, où s'offre à nous une magnifique vue sur les hauteurs de Jaipur. Après avoir acheté quelques sucreries pour la famille de Jitu nous tentons de regagner l'hôtel en rickshaw. Malheureusement la photo de sa façade et son nom ne suffiront pas à le retrouver... Après avoir tourné en rond 30mn dans la ville nous appelons Jitu et lui passons notre pilote, qui ne parle pas anglais afin qu'il lui donne l'adresse exacte. Le soir nous passons chez Jitu un moment très chaleureux dans l'intimité de sa famille. Son logement est vraiment très modeste et nous mesurons à cet instant le décalage qu'il y a entre nos univers. Ils sont bien sûr tous, très curieux à notre encontre, mais particulièrement sa soeur (une superbe indienne) et les enfants. Ils sont tous adorables, bien peignés, assis sagement face à nous en lotus. J'ai mon petit succès auprés d'eux avec l'Ipad, devant lequel ils sont hilares face à "tom le chat" qui finalement miaule et répète de la même manière en hindi ou en français ;--) l'un des fils de son frère me tient le bras pendant la démonstration ... c'est touchant. La communication n'est pas facile car seul Jitu parle anglais et fait la traduction en Hindi pour les autres. Nous mangeons des chapatis, du riz et des pommes de terre qu'ils n'ont pas épicées à cause de nous. Malgré cela... C'était quand même un poil épicé. Nous faisons des tas de photos tous ensemble et nous nous quittons assez émus de cette rencontre. Florence embrasse la soeur, la femme et la mère de Jitu ce qui amuse tout ce petit monde peu habitué aux french kiss ! Le lendemain nous visitons le fort d'Amber à une dizaine de km de Jaipur. L'ambiance de ce superbe palais dans les collines est évocatrice d'aventures romanesques à dos d'éléphants avec princesse et mystérieux trésor ... Nous y passons la matinée puis nous redescendons sur Jaipur. En chemin nous stoppons au Water Palace, paisible palais sur l'eau qui contraste avec la frénésie urbaine des villes indiennes. Le soir nous assistons à notre premier film Bollywood, Don 2, avec la super star nationale Sharuk Khan.

Fatepur Sikri, Agra et le Taj Mahal En chemin pour Agra nous stoppons à Fatephur Sikri, cité classée dans notre guide. Nous n'avons qu'une petite heure à y consacrer et en sortant de la voiture nous nous faisons alpaguer par un pseudo guide qui promet en 40 mn de nous faire la totale pour 600 rs... Nous n'en aurons pas tant et lui non plus ! Aujourd'hui c'est l'aventure qui démarre sans notre chauffeur. Les billets de train achetés il y a plusieurs semaines ne sont pas confirmés et nous ne sommes qu'en liste d'attente... Sans trop nous en soucier, nous partons visiter une des 7 merveilles du monde le Taj Mahal ! A notre grande surprise, pas de file d'attente et nous rentrons facilement sur le site en quelques minutes. L’accès est facilité aux touristes (qui payent l'entrée 11€) par rapport aux indiens qui ne payent que quelques centimes. Le Taj nous apparaît enfin ... Grandiose... imposant... immaculé sous un soleil magnifique. Une cohorte de touristes s'empresse sur le parvis pour photographier et se faire photographier devant l'édifice dans toutes les positions imaginables. C'est magique d'être ici et nous ne regrettons pas de terminer notre itinéraire au Rajasthan par cet édifice mythique. Nous en sortons vers 18h00 et nous prenons un vélo électrique rikshaw (oui ! oui ! ça existe !) pour rejoindre nos valises à la gare de Agra Fort. Là bas nous vérifions notre position dans la liste d'attente et on nous annonce que le train est complet aucune place ne s'est libérée pour nous ! Aïe là c'est la tuile... Hôtel réservé là bas le lendemain et avion le surlendemain, nous n'avons pas trop le choix. Le guichetier propose des tickets : general admission. Nous pensons qu'il s'agit de places : "asseyez vous où il y a de la place" et en achetons. Mais après nous être mieux renseignés et avoir vu où les general admission étaient parqués (oui c'est le bon terme) on a changé de couleur ! Vous voyez une rame de RER parisien aux heures de pointe ? Imaginez la, pleine d'indiens chargés de bagages et vous aurez une petite idée. Sachant que nous avons la nuit à passer, nous commençons un travail de harcèlement auprès d'un chef contrôleur. Au bout de notre 3ème passage il nous indique finalement comment faire pour avoir un lit ! Ouf on rentre dans la dernière classe "sleeper" mais franchement ce trajet nous étions prêts à le faire dans les sacs postaux plutôt qu'avec les bestiaux ! Il est maintenant 23h53. Je vais me replier dans mon sac à viande, les valises sont cadenassées au pied de ma couchette, Flo est au dessus de moi... Je ferme les yeux... en route pour Varanasi !

Varanasi, ville sacré au bord du Gange. J'ai vécu cette nuit la pire expérience en train de ma vie. La "sleeper" class était tout simplement atroce ! Le froid, le bruit et la saleté ont été nos compagnons de route toute la nuit. L'aventure, ç'est l'aventure ! Nous débarquons vers midi à la Guesthouse de Suraj qui nous offre un chaï à notre arrivée. C'est propre y'a une petite vue sur le Gange et surtout l'eau est chaude H24 dans la salle de bain commune. Pour des crasseux comme nous qui sortons d'un train de nuit, ça ne va pas être du luxe ! Nous partons ensuite pour notre première balade sur les bords du Gange. Après avoir traversé de petites ruelles étroites, nous arrivons à proximité du "cremation Ghat" qui est tout près de notre hôtel. Se faire incinérer à Varanasi pour un indien est un acte de foi. Nous assistons pendant quelques minutes à ces cérémonies où plusieurs bûchers sont actifs 24h/24h, pour plus de 200 crémations/jour. Là, près du fleuve, les défunts y sont déposés puis recouvert de bois jusqu'aux épaules. Lorsque le corps est carbonisé, un homme frappe le crâne avec un morceau de bois pour "libérer" l'âme. C'est crû. Nous ne restons que quelques minutes, pas très à l'aise... Que peuvent penser les indiens en voyant les touristes regarder leurs proches se consumer ? Pas que du mal puisque certains nous invitent à nous rapprocher pour mieux voir. Mais par respect pour les autres, nous restons à distance. Le Gange est un fleuve extrêmement pollué. Pourtant les indiens y font des ablutions, des purifications et y déposent les restes de leurs proches... Sans être initié, c'est difficile de comprendre toutes ces pratiques si éloignées de nos modes de vies occidentaux. Mais dans des endroits comme celui-ci avec autant de ferveur, ou comme à Delhi, où nous avons vu dans les rues, des chiites se fouetter en rythme jusqu'au sang lors d'une manifestation religieuse, on s'interroge...

A Mumbaî une des villes les plus chères du pays nous avons choisi l'hôtel le plus modeste où il restait une chambre... Enfin plutôt un box ! Les photos parlerons pour nous car il faut le voir pour le croire. L'hôtel est découpé en petits box de 3m x 4m séparés par du contreplaqué mais pas jusqu'au plafond. On a peu l'impression d'être dans un open space de bureau à part qu'il s'agit de chambres. Enfin c'est propre et les salles d'eau communes sont neuves. Nous sommes dans le quartier animé de Colaba au bord de la baie à 2 pas du Taj Mahal hôtel. Nous visitons les monuments du sud de la ville en suivant une promenade conseillée dans le Lonely Planet. Les grandes bâtisses sont d'inspiration victorienne et rappellent que le pays est une ancienne colonie britannique. Nous remontons ensuite en taxi vers le nord où les quartiers se font plus pauvres jusqu'à "Dhobi Ghat" la fameuse machine à laver géante. Il s'agit d'un quartier composé de tôles ondulées abritant plus d'un millier de lavoirs où la quasi totalité du linge de Mumbai est lavé chaque jour. Parmi les milliers de vêtements qui sont en train de sécher, nous tentons sans succès, de voir les petites culottes de Flo laissées le matin à l'hôtel ;--) A 16h00 nous assistons à notre deuxième film "made in bollywood" Le film s'appelle "Agneepath" il est riche en couleurs, en musiques et en sensations puisque toute la salle hurle et chante pendant les parties musicales. C'est vraiment une expérience ce cinéma indien ! Il se suffit à lui même sans s'exporter... Le lendemain, nous commençons par la visite supposée nous transporter vers la magie de film city, l'usine à rêves de Bollywood. Ça commence plutôt mal car notre intermédiaire nous annonce que les studios ne sont pas ouverts et que nous irons sur un autre site. Sur place nous constatons qu'il s'agit d'un studio de bric et de broc où se tourne une obscure série TV. Voyant notre déception ils décident de nous emmener sur un tournage situé dans le centre ville. Il s'agit d'une grosse production dont le titre est "Oh my God" la scène tournée se déroule dans un tribunal. On se sent privilégiés, il y a des indiens qui observent de l'extérieur au travers de grilles. L'acteur principal est une star apparemment assez connue. Notre train de nuit est programmé au départ de Mumbai a 22h15. Nous avons donc l’après midi pour faire quelque achats sur le bazar de Colaba Causeway. Mumbai étant une ville importante c'est ici que nous trouverons la plus grande variété de souvenirs et nous en profitons pour négocier ferme, tissus, boites, porte clés, rickshaw miniature, stylos et autres babioles... Nous mangeons le soir au restaurant pur veggie (végétarien) découvert la veille, puis direction l'Indian's guesthouse, pour prendre une douche, récupérer les valises et prendre un taxi pour Victoria Station. La gare est magnifique ! C'est ici que des scènes du film de Danny Boyle Slumdog millionnaire ont été tournées. Il y a énormément de monde, des familles entières attendent leur train â même le sol. Nous n'attendons pas très longtemps puisque le Bangalore express est mis en place à 21h00. Nos places en AC 2 TIER, sont dans la catégorie juste en dessous de la 1ère classe. C'est très confortable, 4 par compartiment, lit souple, draps propres et clientèle soignée. Nous sommes avec un gentil couple discret qui est également en route pour Goa. Sur le quai de la gare nous sympathisons avec un groupe aux forts accents quebecois. L'un des gars à une voix de stentor et quand il vient nous dire bonsoir dans le wagon il ne passe pas inaperçu ! Après avoir fait nos lits douillets nous fermons les lumières et réglons le réveil à 6h30..

Nous arrivons en gare de Margao (Goa) à 9h00 et nous partageons un prepaid taxi avec Claude, Jean François et Jocelin qui vont vérifier s'il reste des chambres dans notre hôtel. Benaulim est un charmant petit village de pécheurs loin de la folie de Calangute et Arambol. Nous avons sélectionné la Guesthouse O'Mangueiro, dans les premières adresses du routard pour sa proximité avec la gare d'où nous partirons aprés demain assez tôt. Nous prenons tous un petit déjeuner dans le jardin de la maison sous les premiers rayons du soleil. Chacun part dans sa direction dans l'aprés midi, pour nous ce sera jonction des plages de Benaulim et Colva en vélo. D'un côté comme de l'autre ce sont des kilomètres de plage animées (c'est le W.E) Nous terminons la journée avec les quebecois dans un restaurant du village où nous partageons une bouteille de blanc indien du Maharashtra pas trés bon mais indien.. ;--) Le lendemain, en taxi privé nous visitons old Goa la portugaise et une station balnéaire de masse, Calangute, où se croisent classes populaires indiennes et touristes russes qui semblent avoir conquis ce territoire. Nous marchons un peu pour nous éloigner du brouhaha du centre ville et nous installons sur une terrasse en surplomb de la plage. Nous y mangeons un Xacuti délicieux (cuisine goanaise) Nous retrouvons le soir nos amis québécois au restaurant Art Place où un joueur de Sitare va saturer nos oreilles toute la soirée... Jean François et Jocelyn sont des vérificateurs (agents du fisc) et Claude est routier, mais il a eu plusieurs vies, dont la gestion d'un hôtel au Costa Rica ! Jean François est musicien, amateur de cinéma. Il est drôle et sensible et parle de son histoire d'enfant adopté avec beaucoup d'émotion. Jocelyn est plus réservé mais j'ai avec lui une intéressante conversation concernant son voyage en France. Nous prenons des photos tous ensemble et nous promettons de donner des nouvelles... Encore de belles rencontres !

Aujourd'hui longue journée de train jusqu'à Ernakulam. Nous appréhendions un peu la durée du voyage (de 07h40 à 22h40) mais finalement le temps est passé assez vite. Au départ en classe SLEEPER nous avons pu acheter au contrôleur des billets d'une classe supérieure en AC3TIER. Au rythme des paysages de Goa, du Karnataka et du Kerala nous avons parcouru les 850km. 14 heures dans un train cela donne également le temps d'observer les différentes classes, les employés et l'organisation de cette petite ruche. Au wagon cuisine les grosses gamelles métalliques remplies à ras bord d'on ne sait quoi sont prêtes a verser au moindre soubresaut du train ! Dans les classes supérieures l'atmosphère calme et polissée tranche avec la classe Sleeper où c'est carrément la foire : les gens se mettent a crier dans les tunnels comme dans une fête foraine. Nous arrivons à 23h00 où nous nous installons au Shalimar Metro Hotel, non loin de la gare de Ernakulam junction. Le lendemain nous traversons en ferry le bras de mer qui nous sépare de fort Cochin. Ce site historique classé au patrimoine mondial possède une architecture européenne, qui malgré sa décrépitude est pleine de charme. Nous avions remarqué lors du voyage en train, des drapeaux communistes dans les villages que nous traversions. Nous trouvons l'explication dans le Lonely : Le Kerala est sous un gouvernement communiste qui obtient d'ailleurs de très bons résultats (scolarité, protection sociale etc.) ! Il n'en fallait pas plus pour réveiller ma fibre rouge, je savais bien que cela pouvait fonctionner quelque part cette politique ! Les filets chinois, les "chinese nets" sont une des attractions de fort Cochin, notamment le soir au coucher du soleil. Des dizaines de photographes amateurs se pressent alors sur le quai pour y faire le meilleur cliché. Je m'en tire pas trop mal, avec mon iphone, puisque ce soir je suis en rade de batterie avec l'appareil photo !

C'est dans un bus public chaotique que nous prenons la route pour Munnar. Il n'y a aucun touriste et une fois n'est pas coutume, nous sommes les curiosités... Le controleur essaye de nous faire comprendre que Flo doit rester à l'avant et moi à l'arrière (les hommes et femmes sont souvent séparés dans les lieux publics) mais devant notre incompréhension, il laisse finalement tomber et nous laisse nous installer à l'avant. Nous arrivons à 12h30 après 5h30 de route. L'environnement est extraordinaire, des collines verdoyantes finement ciselées par les plantations de thé, s'étendent tout autour du village. C'est la couverture de notre guide LP qui nous a enmené ici et nous ne sommes pas déçus ! Dés notre arrivée, nous partons en randonnée au coeur des plantations dans la direction du point de vue de Pothamedu. En chemin nous rencontrons des cueilleuses de thé en plein travail. Ils cueillent toute l'année à la main ou avec un outil spécifique. Florence s'y essaye avec une grande aisance ! Elle me dit que de tous les métiers qu'elle a vu en Inde, c'est celui qui lui conviendrait le mieux. Nous montrons notre guide LP aux cueilleuses qui sont très surprises de voir Munnar en couverture. Intriguées, elles parcourent même quelques pages sur la cuisine du sud. Plus loin dans leur village au milieu des plantations, nous échangeons quelques mots avec leurs hommes. Ils travaillent aussi dans le business du thé à d'autres taches. Grace au LP, nous comptons avec eux en Tamoul (un des langues locales) , ce qui les fait beaucoup rire ! Le lendemain nous montons jusqu'à 2000 m pour atteindre top station. L'ascension est superbe, nous découvrons pendant le trajet d'autres plantations de thé, le lac de Mathupetty et le site d'Echo Point. Arrivés au sommet nous prenons un chaï dans une gargotte avant d'atteindre le point du vue où un panorama exceptionnel s'offre à nous. Une impression de toit du monde se dégage de l'endroit, tant l'arrête d'accès à la plateforme est étroite et la vue vertigineuse. Sur les conseils de Mano un guide local nous découvrons d'autres plantations à proximité en attendant le bus. L'après midi est consacrée à la visite du Tata Tea Museum où nous découvrons tout le processus de fabrication du thé. Dans la ville achat de safran, de chocolat et de thé de fabrication locale bien sûr !

La route entre Munnar et Maduraï est splendide. Elle était conseillée comme une des plus belles routes du sud et c'est une des raisons qui nous a poussé à modifier l'itinéraire, en plus du temple de Sri Meenakshi de Maduraï. A notre arrivée dans la ville nous partons en rickshaw vers Shri Meenashki pour la visite de ce temple hindou, le plus vaste du sud de l'Inde. Les tours principales sont très imposantes, d'une hauteur de 60m, elles sont visibles de toute la ville. Une multitude de personnages (près de 30000) sont représentés en statues sur les différentes tours. Nous mangeons le soir dans un resto terrasse avec une vue sur le temple, qui n'est malheureusement pas éclairé :--( Demain direction Thiruvananthapuram, mais disons plutôt Trivandrum l'ancien nom ;--) Nous y passerons nos dernières nuits en Inde avant l'envol vers les Maldives.

Un long voyage routier (8h15) a conclu notre traversée du pays... Dans un premier temps nous avons rejoins Nagercoil, une grande ville qui se trouve à quelques kms de Cap Comorin, la pointe sud du pays. Puis changement du bus dans une gare routière sordide écrasée par la chaleur où les odeurs d'urine se mèlent à celles des égouts. Nous y avalons 2 bananes et 2 sachets de chips avant de reprendre la route. La fréquence des bus est impressionnante ! Pour certaines destinations il y a des départs toutes les minutes, et tous les bus sont pleins à craquer ! Il y a tant de monde dans ce pays... Dans les liaisons d'une ville à l'autre, le bus ne désemplit pas... Il n'y a presque pas de rase campagne, on passe de ville en ville avec du monde partout dans les rues... Notre dernière journée à Trivandrum ne comporte aucun impératif si ce n'est de passer nos derniers moments indiens tranquillement, sans être trop exposés au capharnaüm de la ville. L'après midi nous allons au cinéma pour voir notre 3ème film indien. Il s'agit d'une comédie / film d'action en Malayalam (langue locale) que nous ne comprenons pas plus que l'hindi mais cela reste distrayant. Le personnage principal, héros du film est un indien bien gras à moustache qui fait tomber toutes les femmes... Les canons de beauté des indiens sont définitivement différents des nôtres...

Départ ce matin pour les Maldives. En arrivant à l'aéroport de Trivandrum (ultra moderne comme à Varanasi) nous apprenons que notre vol pour Malé est retardé de 2 heures. Nous nous installons donc dans une loge confortable où nous pouvons consulter les dernières nouvelles et envoyer les derniers récits de voyage avant le départ. C'est aussi l'occasion de terminer le crédit téléphonique de la carte sim indienne que nous avions dans le pays, petit coup de fil à maman coupé net par la carte. Nous décollons finalement à 13h30 pour un vol express de 45mn. L'arrivée sur l'aéroport est spectaculaire car le turquoise des différents lagons est immédiatement visible dès l'approche sur Malé. L'aéroport est une île à part entière à quelques encablures de la capitale.

Les formalités douanières nous réservent une petite surprise. La république islamique des Maldives est régie par des lois très strictes basées sur la charia. Il est par exemple interdit d'introduire sur le territoire tout objet faisant référence à une autre religion que l'islam. Dans notre valise nous avons une statue en bronze représentant le dieu éléphant Ganesh. Au passage du rayon x, nous voyons une femme voilée au regard sévère désigner à un de ses subordonnés une forme sombre dans notre valise. C'est bien sûr notre éléphant ! Nous ouvrons donc notre bagage et présentons à l'officier l'objet du délit en expliquant que nous ne savions pas etc etc.. L'éléphant est placé en consigne (en compagnie de bouteilles d'alcool diverses et variées également interdites) nous le récupérerons dimanche à notre départ. Un bateau rapide de l'hôtel nous transporte de l'aéroport vers notre île, Fihalhohi island, située à 28km au sud. Très bon accueil sur une superbe plage de sable blanc, une noix de coco fraîche plantée d'une paille nous est proposée et nous sommes installés à la réception. Un responsable nous prend alors en charge et nous explique que nous allons être transportés dès le lendemain sur un autre établissement. Nous sommes un peu surpris et méfiants, l'île a l'air fantastique au premier coup d'oeil et nous ne voyons pas pourquoi nous partirions. Il explique qu'à partir de demain notre chambre n'est plus disponible et qu'en compensation nous sommes déplacés sur une île avec un complexe plus luxueux en all inclusive. Les excursions seront également offertes. Nous acceptons donc le deal en demandant à pouvoir revenir le surlendemain pour changer d'air.

Transfert sur l'île de Farukulofushi pour intégrer notre nouvelle chambre puis nous départ du bateau de l'excursion island hoping. Direction Bodu Huura, un îlot habité par des locaux qui vivent de la pêche ou sont employés par les resort voisins. La visite se limite à une ballade dans le village en paquet de touristes sans aucune explication... Dans une rue de magasins de souvenirs, des femmes voilées tentent de vendre des vêtements, qu'aucune touriste ne serait autorisée à porter dans leur pays... C'est assez pathétique... Nous partons ensuite pour l'île de Bandos, où nous nageons au milieu de poissons multicolores et lunchons au bord de la plage, grace au barbecue préparé par l'équipage. L'après midi est conclue par la visite d'un grand hôtel voisin, le Bandos Resort. Au retour nous découvrons le club Faru. Si la plage et le restaurant sont bien positionnés en bord de plage, la chambre est moins jolie et l'île n'a pas le charme de Fihalhohi. Nous demanderons demain à être rapatriés là bas... Et tant pis pour les rhum coca à volonté du all inclusive !

A l'accueil du ponton sur Filhalhohi, c'est un welcome back au débarquement ! Sans perdre de temps nous louons notre matériel de snorkling et partons observer les récifs environnants. L'eau est à température idéale et nous pouvons voir une multitude de poissons. L'hôtel est vraiment à la hauteur et notre bungalow au bord de la plage est idéal. Le lendemain c'est déjà le dernier jour. Dernier bain dans le lagon avant le check out... Nous saluons le couple de septuagénaires suisses qui étaient nos voisins de bungalow, et embarquons à bord du bateau rapide direction aéroport de Malé. Nous atterrissons à Dubaï à 02h55. L'enregistrement sur l'A380 débute à 7h00, nous patientons en somnolant dans les confortables fauteuils du Starbucks de l'aéroport. . Ce qui est impressionnant au moment de l'accès à bord de l'A380, ce sont les salles d'attente immenses (600 passagers environ) C'est difficile à cet instant, de tous s'imaginer dans le même avion... Cela ressemble plus à l'attente pour rentrer dans une salle de spectacle. Nous connaissons l'appareil pour l'avoir utilisé lors de notre voyage au Vietnam avec la Singapore Airlines. Sur l’aménagement Emirates l'écart entre les rangées est similaire, avec mes 1m75, j'ai 30 cm devant mes genoux. Il semble que l'inclinaison des sièges est plus importante, ce qui permet de s'assoupir plus facilement. Le système de divertissement est également nettement supérieur avec plusieurs caméras embarquées, dont une sur le sommet de l'empennage, du plus bel effet en vol. Le point fort de l'appareil est encore son silence, nettement inférieur que sur n'importe quel autre appareil. Nous avons le temps de nous changer dans les toilettes de l'aéroport, pour affronter le froid polaire qui balaye le pays, terminé tongs et shorts... Un peu l'impression d'être déguisés... Ça gratte un peu les fringues... Nous arrivons à destination en fin d'après midi où nous retrouvons notre petite voiture qui attend sagement à la gare. ;--) THE END

Une version avec photos et renseignements divers concernant ce voyage est disponible sur le blog
http://www.thefloatingspace.com
Préparation de voyage de noces aux Seychelles en mai 2012 English translation pending
by Kouky92 · 2012-02-01 · 15 replies
Bonjour,

Nous venons à peine de décider de partir aux Seychelles pour notre voyage de noces qui aura lieu mi-mai pour la durée de 2 semaines. Oui je sais nous sommes un peu "en retard" pour les résas d'hôtels mais nous avons pas mal hésité quant à la destination.

Nous avons décidé de faire l'itinéraire suivant (c'est déjà pas mal d'être fixés là dessus): 4 jours Mahé 4 jours Praslin 4 jours La Digue et pour finir une nuit Mahé pour repartir.

Nous prendrons le bateau pour faire les trajets inter-îles. Nous louerons peut-être une voiture de temps en temps et pensons aussi prendre les transports en commun, n'ayant jamais conduit à gauche...

Maintenant ce qui me pose pb pour l'organisation ce sont les hôtels... on s'y prend tard oui je sais... mais bon on est à 3 mois et demi tout de même...

Je sais bien que je trouve tout sur tripadvisor mais... peut-être pourrez-vous mieux m'aiguiller pour les hôtels, leur situation géo... etc (pendant ce temps je continue à fouiller le site)

Mahé : Kempiski Seychelles Resort constance Ephelia Resort Coral Strand

Praslin : Coco de mer Indian Ocean Lodge Village du pêcheur

La Digue : Château St Cloud Hotel Patatran

Merci beaucoup pour votre aide !!! 😉
Le prix des sites sri-lankais à visiter est exorbitant English translation pending
by Fanchavide · 2012-01-03 · 41 replies
Tres mauvaise nouvelle pour ceux qui projettent de visiter les "Cites anciennes" du Sri Lanka : depuis le 1er janvier (2012), le billet forfaitaire qui permettait de visiter l'ensemble des 7 ou 8 sites pour 5400 Roupies (environ 40 euros) n'existe plus !!! Il faut desormais payer site par site des prix astronomiques. Exemple : 30 dollars pour le rocher de Sigriya ou 25 dollars pour Pollonaruwa et Anuradhapura... Ces tarifs sont completement deconnectes de la realite, ils font passer les touristes pour des millionnaires et des vaches a lait aupres de la population locale... qui hallucine de nous voir sortir de telles sommes.. C'est d'autant plus dommage que tous ces sites sont classes au Patrimoine Mondial de l'Unesco..
Refoulés à la frontière indonésienne English translation pending
by Mysticasian · 2011-10-14 · 48 replies
Bonjour, je vous raconte mon premier et dernier voyage en Indonésie. Je pars avec mes 2 frères au départ de Paris Pour Bali en passant par Abu Dhabi et escale à Jakarta. Nous sommes d'origine indienne de nationalité française. Les services de l'immigration à Jakarta nous prennent à part dans un bureau pour un contrôle. On en a l'habitude. Ce n'est pas très agréable mais on a toujours fini par entrer dans le pays qu'on voulait visiter. Cette fois, on a été tout bonnement refoulé du territoire.

avant toute chose:les passeports sont en règle dont 2 tout neufs renouvelés il y a un mois les visas ont été délivrés à l'arrivée à Jakartale billet retour était réservénous avions de l'argent liquide en euros (environ 800 chacun) + carte de créditnous avions réservé un guest house à Séminiak Il n'y a eu aucune possibilité " d'arranger l'affaire" mais par contre on nous a dit qu'il y avait de sérieux doutes sur l'authenticité des passeports notamment sur le manque de tampons "exit" à la sortie du territoire français sans pour autant chercher à vérifier en faisant appel aux autorités. Ils ne nous ont pas mis au courant de la situation urgente (1h d'attente) Ils nous ont dit que nous ressemblions pas à des français ("blancs")Aucune procédure nous a été remise, ni papier, ni justificatif. Lorsqu'on avait quelqu'un de l'ambassade au téléphone ils ne voulaient pas leur parlerIls ne nous ont pas laissé appeler d'une cabine téléphonique (sauf une fois lorsqu'on était avec des personnes de la compagnie Etihad qui nous escortent à l'avion ) Menace de détention en cellule si on ne montait pas dans l'avion retourJ'essaye désespérément d'avoir de me faire indemniser les 900 euros déboursés mais rien à faire. Les assurances et les assistances ne couvrent pas un problème administratif liée aux autorités sur place. Je suis en colère, je me sens abandonné, isolé et floué. Comment repartir en voyage à l'étranger après une expérience pareille? Travailler une année et économiser pour ça, c'est tout simplement injuste!

Ceci est un témoignage mais aussi un appel au cas où vous auriez une solution. Merci de votre contribution
Expédier un véhicule à Madagascar: modalités administratives? English translation pending
by Gdid69 · 2011-09-25 · 168 replies
Bonjour aux amis internautes

Je souhaite envoyer un véhicule de tourisme à Madagascar pour mes déplacements personnels dans le cadre de mes séjours réguliers. Aussi, je suis à la recherche de précisions de la part de personnes ayant déjà réalisés de tels envois, afin d'avoir des précisions sur les modalités administratives à surmonter et les frais de dédouanement. Je connais le texte qui précise les frais à supporter, TVA et dédouanement, mais quels sont les justificatifs de papiers qui sont demandés, et comment connaitre la valeur vénale sur laquelle s'appuient les douanes (Gasynet) pour calculer les frais ? Et quels sont les pièges à éviter ?

NB : j'ai rencontré sur place des gasy qui importaient des taxis brousses (fourgons), l'un de Hong Kong, et l'autre de Belgique, mais je me voyais mal leur demander des précisions sur leur business.

A vous lire Cordialement Daniel
Traversée des États-Unis à vélo English translation pending
by Charden · 2011-09-01 · 30 replies
Nous planifions une traversée des États-Unis à vélo (cyclo camping). Notre projet: départ de Vancouver (ou de San Francisco) début mai. On longerait la côte jusqu'à Los Angeles, puis on irait à Las Vegas avant de remonter vers le Utah, voir les plus beaux parcs, (jusqu'à Salt Lake City). De là, on redescendrait vers le sud-est pour rallier le Texas puis la Louisiane avant de remonter plus ou moins à travers les Appalaches jusque chez nous au Québec. Ambitieux projet mais nous serons à la retraite et nous pouvons partir 6 mois (nous sommes en pleine forme!) 😉 Nos priorités: voir les plus beaux parcs, les paysages sortant de l'ordinaire. On est prêts à faire quelques détours au gré des découvertes.

Quelles sont les températures que nous allons affronter?

Quel est le plus beau trajet entre Los Angeles et Las Vegas?

Quels sont les sites à ne pas manquer?

Nous sommes intéressés par toutes vos suggestions
Cuba - Attention avec Air Cubana! English translation pending
by Melocoton1 · 2011-08-20 · 98 replies
Bonsoir tout l'monde,

Une connaissance à moi, cubaine et agente de voyage à Montréal, vient de m'aviser que Cubana était au bord de la faillite!

Même s'il est toujours possible de réserver via leur site internet, il n'y a plus de représentants dans les aéroports et les vols sont annulés ou changés.

Semblerait que c'est l'enfer pour tous ceux qui ont déjà des réservations, car rien n'est respecté!

Alors, prudence s'impose, contacte vos agents très rapidement si vous êtes dans cette situation.

Aussi, sur une autre note, tous les vols de Transat vers Cuba, pour octobre, sont déplacés sur Canjet. Les journées de vol sont assez respectées mais les heures ont évidemment changées. Aussi à surveiller.

Ciao!
Pourquoi les étrangers vont-ils en Chine? English translation pending
by Lucq · 2011-08-05 · 140 replies
HELLO Mon ami honkongais m'a posé une question en voyant le forum: Pourquoi les étrangers aiment aller en chine???pourquoi il aiment la nouvelle chine? alors, pour ne pas répondre à votre place....(lol) je l'écris sa question! on attend vos réponses!!!!! oliwen
Récit de notre voyage aux États-Unis en 2011: Rocheuses, geysers, collines et plaines English translation pending
by Bridgitt · 2011-08-02 · 28 replies
Nous sommes de retour d'un fantastique voyage de trois semaines aux USA et je souhaite remercier tous les membres du forum qui m'ont aidée, directement ou indirectement, à préparer minutieusement les détails de ce périple. En voici donc le compte-rendu, en espérant qu'à mon tour, je puisse aider d'autres voyageurs qui ont l'intention de se rendre dans ces magnifiques contrées.

Pour information, nous sommes une famille belge, résidant à 50 km de Bruxelles : Jean-Luc (59 ans), Brigitte (50 ans), Nicolas (24 ans) et Catherine (21 ans).

C'est en mai 2010 que l'idée d'un voyage dans le Wyoming a germé. Grâce aux conseils et expériences des forumeurs, une boucle au départ de Denver est concoctée. Voici le programme définitif établi :

Départ de Bruxelles le 2 juillet, nuitée à Boulder 3 juillet : traversée de Rocky Mountain par la Trail Ridge Road, nuitée à Steamboat Springs 4 juillet : route et visite de Dinosaur NP, partie Colorado 5 juillet : visite de Dinosaur NP, partie Utah 6 juillet : route vers Moran via Flaming Gorge 7 et 8 juillet : visite et activités à Grand Téton Du 9 au 15 juillet : visite de Yellowstone 16 juillet : route vers Cody via Beartooth and Chief Joseph Highways (musée et Old Trail Town) 17 juillet : route vers Hardin via Bighorn Canyon et Bighorn National Forest (Little Bighorn Battlefield) 18 juillet : route vers Hullett (Devil's Tower) 19 juillet : route vers Wall via Belle Fourche, Spearfish Canyon et Deadwood (Badlands) 20 juillet : route vers Custer (Black Hills) 21 juillet : Mont Rushmore et routes scéniques 22 juillet : route vers Cheyenne via Hot Springs et Fort Laramie 23 juillet : Frontier Days à Cheyenne 24 juillet : route vers Estes Park pour quelques randonnées 25 juillet : route vers Denver, visite de Denver 26 juillet : retour en Belgique

Dès juillet 2010, les réservations des hébergements dans les parcs sont effectuées et déjà il faut "composer" car certains hôtels affichent "complet" dans plusieurs catégories de chambres un an à l'avance (c'est notamment le cas au Old Faithfull Inn) ! Durant les mois qui suivent, les autres hébergements sont choisis (le site
http://www.tripadvisor.fr/ constitue un excellent outil et l'expérience de forumeurs qui ont séjourné aux endroits prévus à mon programme me sont d'une grande aide) ; la voiture est réservée et les billets d'avion sont achetés (visite quotidienne de plusieurs sites, notamment http://www.distrivols.fr/ pour obtenir un tarif intéressant- je capitule en décembre en trouvant un tarif de 700 euros par personne chez Go Voyages). Le programme quotidien est établi, les randonnées sélectionnées, les restaurants repérés … Je ne peux m'empêcher d'occuper la plus grande partie de mon temps libre à peaufiner chaque détail de mon roadbook, notamment en consultant les guides (le guide du Routard qui ne s'étend que très brièvement sur le Wyoming), le Fodor's "Montana et Wyoming" et le guide de Jacques Klein "L'ouest américain – Rocheuses et grands parcs), ainsi que les merveilleux outils que constituent les sites http://www.ouestusa.fr/, http://www.roadtrippin.fr/ et les sites officiels des parcs (http://www.nps.gov/index.htm). Je calcule les itinéraires sur http://maps.google.com/, me passionne pour les carnets de voyage des forumeurs et suis les conversations sur VF. J'ai trouvé de merveilleux livres de chevet (les trois tomes de Photographing the Southwest) et je m'endors chaque soir en rêvant à l'ouest américain !

Mais nous voilà déjà la veille de notre départ et, pour plus de sécurité, nous séjournons dès le vendredi 1er juillet aux abords de l'aéroport, au très luxueux hôtel Crowne Plaza Brussels Airport.

Samedi 2 juillet : le grand départ ! A l'aéroport, nous constatons que le vol Bruxelles/Chicago a plus d'une heure de retard (nous devions initialement décoller à 12h50). Quatre bagages à enregistrer et déjà un en "surpoids" au départ (il y en aura trois au retour !). Petit transfert dans un bagage de cabine et c'est réglé. L'hôtesse nous annonce qu'elle ne peut nous enregistrer jusqu'à Denver car les vols sont opérés par deux compagnies différentes (IB pour le vol BRU/ORD – opéré par AA - et AA pour le vol ORD/DEN) et qu'au cas où un retard nous ferait rater le deuxième vol, nous devrions acheter de nouveaux billets. C'est un "détail" d'importance sur lequel Go Voyages n'attire pas l'attention. A courir après les tarifs les plus bas, on se fait parfois "pigeonner". Nous n'aurons pas de problèmes, étant donné le grand laps de temps à l'aéroport de Chicago, mais il vaut mieux être averti. Nous n'aurons pas ce problème au retour, les deux vols étant assurés par Iberia (opérés par AA). Vol long et peu confortable, repas médiocre. Nous bénéficions de trois places au centre et d'une sur le côté (les rangées sont constituées de deux places de chaque côté de l'avion et de trois places au centre) et Nicolas dispose de très peu d'espace car la personne à côté de lui (côté hublot) a une stature imposante. J'aurais souhaité réserver les places dans l'avion plus tôt (ce n'était pas prévu lors de la réservation des billets) mais je n'ai pu le faire que 24h avant le départ … et, à ce moment, il n'y avait presque plus de choix dans les différents vols (j'ai donc pris ce qu'il restait en me disant que ce serait peut-être pire à l'enregistrement). Cette première journée est très longue car quelques mois avant le départ, Go Voyages nous avait déjà fait part d'un changement d'horaire : départ de l'avion Chicago/Denver à 20h30 au lieu de 19h10 et arrivée à 21h55 au lieu de 20h45. Arrivée dans l'immense aéroport de Chicago et longue attente pour notre vol vers Denver. J'avais repéré sur le site de l'aéroport le petit resto Wolfgang Puck To Go (afin de s'attabler confortablement et de faire un repas convenable puisque notre arrivée tardive à Boulder ne nous permettrait pas de fêter notre arrivée au resto). Une dame âgée nous apporte nos premiers hamburgers et contrôle les ID de tous les membres de la famille (!!!) avant d'accepter de nous servir bières et vin (qui n'est même pas bon) : parce que son patron lui a dit de le faire … Jean-Luc et moi n'aurons heureusement plus à justifier notre âge durant le restant du voyage … mais cela deviendra une habitude pour Nico et Cath ! J'avais déjà été surprise – et parfois choquée – de l'âge des personnes qui doivent encore travailler aux USA. Ca me désole de voir une personne voutée nous conduire à notre table au restaurant ou un monsieur qui a largement passé la septantaine soulever nos bagages à la réception. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de choses chez nous et j'ai du mal à admettre que des personnes aussi âgées soient encore contraintes de travailler !

Vol vers Denver et son aéroport qui est un des plus modernes et des plus importants du pays (sa gigantesque toiture en téflon symbolise les Rocheuses qui pointent derrière et des tipis du XXIè siècle plantés au milieu de la Grande Prairie). Il est plus de 22 h lorsque nous arrivons à l'agence HERTZ pour la prise du véhicule). Comme je m'y attendais, le préposé nous propose une Mitsubishi Endeavour (voiture renseignée depuis quelques mois sur le site Hertz pour la catégorie SUV Standard alors qu'au départ, j'avais privilégié Hertz car nous avions une "petite" chance d'avoir une Nissan XTerra). Il nous précise que la voiture affiche peu de kilomètres au compteur. Nous prenons l'assurance Roadside qui n'était pas comprise dans le prix de la réservation effectuée sur internet (cette assurance couvre le remplacement des clés- nous ne bénéficions que d'un seul jeu -et le déverrouillage des portières si les clés sont restées à l'intérieur, le remorquage en cas de panne, la livraison d'essence en cas de panne sèche, …). Lorsque je vois le coffre de la voiture, je me dis que nos quatre gros bagages et nos quatre bagages de cabine (+ la glacière, les sacs à dos, …) ne rentreront jamais dans le coffre et nous retournons voir le préposé (qui n'est plus le même) qui nous propose un SUV full size sans supplément de prix. Nous allons donc "visionner" la voiture proposée (je crois me rappeler qu'il s'agissait d'une Chevrolet Tahoe) : le coffre ne me semble pas plus spacieux (lorsque les sièges de la troisième banquette sont rabattus) ; la voiture semble moins "nette" et mon époux me dit qu'il n'éprouve pas l'envie de conduire un tel véhicule … et comme c'est lui qui va conduire le plus souvent, je capitule. Nous retournons donc au guichet pour dire que finalement, nous préférons la Mitsubishi (à chaque fois, changement de papiers !). Pour l'anecdote, nous aurons à faire à trois préposés différents et la troisième, une dame, bien que polie, semblera assez excédée puisque lors d'une vérification des kilomètres dans la Mitsubishi, elle ne se rendra pas compte que mon fils est à l'arrière et, se parlant à elle-même, dira quelque chose comme "Ils vont me rendre folle". OK, on a un peu "chipoté" mais c'est quand même trois semaines que nous passerons dans ce véhicule ! En ne prenant qu'une petite glacière et en organisant bien nos bagages, on s'en tirera au niveau "place" et nous serons finalement satisfaits de la voiture et n'aurons aucun pépin !

Lorsque nous arrivons à l'hôtel à Boulder, il est plus de minuit. La chambre de l'hôtel Hampton Inn est juste décente mais nous tombons de fatigue et nous nous endormons rapidement.

Dimanche 3 juillet : après un petit déjeuner correct, nous organisons nos bagages et quittons l'hôtel. Le temps de rejoindre Estes Park, il est déjà midi lorsque nous nous engageons sur la Trail Ridge Road : la traversée d'Estes Park est laborieuse : beaucoup de circulation (c'est un dimanche ?) dans la ville et vers le parc. Nous achetons notre pass "America The Beautiful" qui permet l'accès pendant un an à tous les parcs nationaux. La route est magnifique ; nous nous arrêtons à de nombreuses reprises et croisons même un troupeau de mule deers. Il y a encore beaucoup de neige (cette route n'est pas accessible pendant l'hiver et ouvre habituellement le dernier week-end de mai mais vu l'hiver prolongé dans l'ouest cette année, elle a été rouverte beaucoup plus tard). Nous devons enfiler nos polars lorsque nous atteignons les hauteurs. Il est plus de 15h lorsque nous parvenons à Grand Lake, où j'ai repéré le Rapids Lodge, restaurant situé au bord d'une rivière. J'avais envisagé de déjeuner (si on peut encore parler de déjeuner à cette heure tardive) le long de la rivière mais le bruit est si assourdissant que nous demandons une table à l'intérieur. J'ai prévu une petite promenade digestive (0,3 miles) vers Adam Falls, jolies chutes proches de Grand Lake.

Nous reprenons la route et il est déjà tard lorsque nous atteignons notre étape, Steamboat Springs. Passage obligé au Walmart, pour l'achat d'un gps, d'une glacière et de quelques victuailles. J'avais prévu une soirée au Strawberry Park Natural Hot Spring (baignade dans des sources chaudes). Il est plus de 20 h lorsque nous quittons l'hôtel pour rejoindre ces sources assez éloignées de l'hôtel. Nous nous égarons et vu l'heure tardive, nous devons malheureusement rebrousser chemin. Nous rejoignons l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil car demain, les choses sérieuses commencent …

Lundi 4 juillet : réveil matinal (ce sera un problème épineux durant tout le séjour car mes enfants ne conçoivent pas de se lever tôt durant les vacances … et ils ne savent pas se coucher tôt non plus). Nous trouvons donc un terrain d'entente (enfin, plus ou moins) : réveil à 6h45 pour moi, 7h pour mon mari et 7h30 pour les enfants, l'idéal étant de déjeuner à 8h pour démarrer au plus tard à 9h (ce qui est déjà très tard mais il faudra s'en accommoder !). Le programme de la journée, à savoir la visite de Dinosaur Park, côté Colorado, est serré (j'avais prévu de quitter l'hôtel à 6h30 car plus de 2 h de route nous séparent de Dinosaur mais …). Il est déjà 10h30 lorsque nous empruntons la Harpers Corner Drive. Etant donné le temps sec, nous nous dirigeons de suite vers l'Echo Park Road et la Yampa Bench Road pour parvenir aux trois premiers points de vue (Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook) qui sont absolument magnifiques. Nous ne rencontrons aucune autre voiture sur cette piste et profitons seuls de ce décor somptueux. Retour sur l'Echo Park Road et recherche de Picasso Face (grand rocher qui ressemble à un visage déformé qui aurait pu inspirer le maître). Nous le trouvons et nous engageons dans cette randonnée conseillée dans le PTS et expérimentée par d'autres forumeurs. Départ trouvé, passage au-dessus du ruisseau, escalade (Jean-Luc renoncera car il a le vertige). Je poursuis la ballade avec les enfants mais après une trentaine de minutes, de gros nuages gris apparaissent au loin et quelques coups de tonnerre se font entendre. Nous continuons encore un peu mais l'orage paraît se rapprocher et nous décidons de rebrousser chemin ; nous rejoignons la voiture sous de grosses gouttes. Nous quittons l'Echo Park Road à regret (enfin, surtout moi qui ai organisé le programme et qui dois abandonner l'idée de pénétrer dans Whispering Cave et de contempler Steamboat Rock). Nous poursuivons néanmoins sur la Harpers Corner Drive jusqu'à son terme (il ne pleuvra finalement presque pas … zut alors !) et empruntons le Harpers Corner Trail, promenade très agréable avec des points de vue merveilleux. On en prend plein les yeux.

Le retour sur la Harpers Corner Drive se fait au pas de course : j'aurais souhaité m'arrêter aux points de vue que nous n'avions pas fait le matin mais l'heure tardive et le nombre de kilomètres à parcourir pour rejoindre VERNAL ont entamé l'humeur de la troupe (je dois alléger le programme dixit mon mari et les enfants … pff, ça ne va pas être facile : il y a tant de belles choses à voir …). Nous parvenons à l'hôtel Marriott de Vernal : très bel hôtel avec des chambres spacieuses et modernes et … le wc séparé de la salle de bains (mais pourquoi mettent-ils toujours le wc dans la salle de bains ?).

Repas médiocre au Cafe Rio situé à côté de l'hôtel, pourtant recommandé sur Trip Advisor (self service, cuisine mexicaine). Le temps s'est couvert ; la pluie a fait sa réapparition.

Mardi 5 juillet : c'est sous un ciel gris que nous quittons l'hôtel, alors que la visite de Dinosaur Park, côté Utah, est prévue. Arrêt au Visitor Center où le ranger, comme je m'en doutais, nous déconseille d'emprunter des pistes. Je suis contente qu'on ait pu s'aventurer sur la Yampa Road hier ! Pas de shuttle pour le Fossil Discovery Trail aujourd'hui (petit site où on peut voir quelques fossiles de dinosaures, en attendant la réouverture du quarry, cet automne). Nous nous engageons sur la Cub Creek Road et nous arrêtons à Swelter Shelter, pour admirer nos premiers pétroglyphes. La matinée est déjà bien entamée lorsque nous débutons le trail Sound of Silence, mais le temps nuageux nous permet d'enchaîner agréablement les deux randonnées Sound of Silence et Desert Voice alors que ce doit être éprouvant sous le soleil qui tape habituellement à ce moment de la journée. J'avais lu des commentaires mitigés au sujet de ces randonnées mais nous les avons beaucoup appréciées. Le temps s'étant doucement découvert et le soleil ayant fait sa réapparition, nous aurons tous de beaux coups de soleil (nous ne nous étions bien entendu pas protégés puisqu'il faisait gris lorsque nous avons entamé le trail !). Nous pique-niquons au bord de la Green river, en compagnie d'écureuils, poursuivons la Cub Creek Road jusqu'à son terme (en ayant l'occasion d'admirer d'autres pétroglyphes) et terminons par la petite randonnée Box and Hog canyon (en fait nous faisons la Box ou la Hog mais je ne sais pas laquelle, ces deux petites promenades partant chacune d'un côté du parking). Un coup d'œil à la cabine de Josie Bassett, dame qui a vécu en autonomie totale jusqu'à sa mort à plus de 80 ans. Nous entamons le retour sur la même route (pas d'autre choix). Il est plus de 17h lorsque nous revenons au point de départ. Mon programme prévoyait la piste Island Park Road ; le soleil présent cet après-midi a probablement rendu la piste praticable mais il est un peu tard pour envisager de l'emprunter. Le ranger nous avait conseillé ce matin de nous arrêter au National Fieldhouse Museum de Vernal pour voir quelques squelettes de dinosaures mais il est déjà fermé lorsque nous nous y rendons. J'avais aussi envisagé la visite de Fantasy Canyon en soirée mais je ne ferai que l'évoquer … refusé ! Il est vrai que la journée de demain sera longue puisque nous rallions le parc de Grand Téton et que je voudrais m'arrêter à Flaming Gorge. Retour à l'hôtel donc, et repas au Win On Chinese-American Restaurant (après l'expérience mexicaine désastreuse d'hier, ma fille veut absolument tester le chinois). Cadre quelconque mais buffet incroyablement varié et très bon ; il y avait même un buffet mongol qui permettait de choisir ses aliments (crus) qui étaient ensuite cuits sur une plaque par un serveur. Détail cocasse : la caisse se trouve à l'entrée et il faut payer son repas dès la porte de l'établissement franchie.

Mercredi 6 juillet : il est 8h45 lorsque nous quittons Vernal pour notre prochaine étape, Moran, dans le parc de Grand Téton. Arrêt à Flaming Gorge où nous admirons les magnifiques Red and Sheep Creek Canyons. L'étape "déjeuner" est Pinedale, petite ville de montagne au bord des Wind River Mountains. Déjeuner agréable au Patio Grill où nous dégustons de très bon burgers (je crois que je n'oublierai pas de si tôt la voix éraillée de la serveuse qui nous répétait à tout bout de champ "You are very very welcome"). Petite promenade sur la rue principale et coup d'œil dans la grande boutique de cow-boys où nous voyons nos premiers "Stetson". Nous faisons un court arrêt à Jackson Hole pour nous ravitailler chez Smith's et empruntons la Gros Ventre Road pour admirer les fermes en bois de Mormon Row (je les avais vues si souvent en photos … il me tardait de les voir en vrai !). Nous croisons notre premier troupeau de bisons et filons ensuite vers le Signal Mountain Lodge, où nous avons réservé une cabine pour les trois prochaines nuits. Il fait déjà noir et la dame de la réception nous conseille d'ouvrir et de refermer très vite la porte de la cabine car il y a beaucoup de moustiques. Nous allons nous battre avec ces horribles bestioles pendant la plus grande partie de notre séjour dans les parcs du Grand Téton et de Yellowstone ! La cabine (qui est située dans un bâtiment qui comprend trois ailes/cabines) est très simple et bénéficie d'un confort minimum. Le plancher de la salle de bains n'est pas droit (je suppose que le bâtiment bouge à cause de la rigueur de l'hiver) ; ça donne le "tournis" quand on y entre. C'est un des premiers logements que j'ai réservé et je suis un peu déçue … mais je devrai me rendre à l'évidence : les logements dans les parcs sont très basiques alors qu'il faut payer le prix fort ! J'ai prévu de manger au Trapper Grill ce soir : très beau cadre (vue sur le Grand Téton) et repas tout à fait correct.

Jeudi 7 juillet : c'est l'anniversaire de Nicolas et j'ai prévu une journée bien remplie, mais le début sera un peu chahuté. Lever à 5h pour assister au lever du soleil à Oxbow Bend et admirer le reflet du Mont Moran sur les eaux calmes : seul mon mari accepte de m'accompagner. Le soleil n'est pas très présent mais c'est quand même vraiment beau. Au loin, un moose (orgnal) traverse la rivière. Nous voyons des elks en rejoignant la cabine. Réveil des enfants car j'ai réservé une "breakfast cruise" à Colter Bay (départ à 7h30 mais il faut arriver à 6h45). Sur place, la préposée nous avertit que la croisière a malheureusement été supprimée et qu'elle me l'a communiqué par mail (ben oui, mais je n'ai pas consulté mes mails). Nous allons donc prendre notre petit déjeuner au restaurant du Colter Bay, visitons le très intéressant musée d'art et traditions indiens et nous engageons dans une agréable randonnée sur une île boisée dont on fait le tour par le rivage : le Lakeshore trail (magnifiques panoramas sur le lac). Il est encore tôt (nous nous sommes levés de bonne heure) et les enfants ont envie de faire une balade sur le lac : nous louons donc deux kayaks pour deux heures (durée minimum) et passons un très beau moment : le spectacle est grandiose (les eaux du lac scintillent et les montagnes autour sont resplendissantes). Pizza au Leeks Marina & Pizzeria où les pizze sont, paraît-il, excellentes. Bof, est-ce parce que nous avons la chance d'avoir d'excellents restaurants italiens en Belgique, mais je ne les trouve pas terribles, ces pizze !

Le parc de Grand Téton me semblait idéal pour organiser quelques activités inhabituelles (en tout cas, en ce qui nous concerne). J'ai donc réservé une promenade à cheval chez Teton Horseback Adventures, compagnie située à Pacific Creek. Nous nous dirigeons donc vers le ranch et avons la surprise de voir un ours traverser la route devant la voiture. J'avais repéré cette adresse dans le guide du Routard, qui vantait le fait que cette compagnie effectue des balades en petit comité (il n'y aura que nous quatre et le guide), dans de vastes espaces en pleine nature. Et de fait, nous nous promenons dans les sous-bois, escaladons des collines, franchissons des gués … Catherine nous fait bien rire car elle n'arrête pas de se disputer avec son cheval qui est plus jeune et n'en fait qu'à sa tête (il ne suit pas les autres, s'arrête régulièrement pour manger des touffes d'herbes ou des feuilles, …). J'ai quand même une grosse frayeur lorsque, sans comprendre ce qui m'arrive, je me sens projetée en arrière avant de me rabattre sur le cou du cheval – j'ai bien cru que j'allais tomber – notre guide constatera que mon cheval a été effrayé par un castor ! Même si j'avais une petite appréhension au départ de cette excursion (à part moi qui avais fait un stage d'équitation trente ans auparavant et dont je n'avais de toute façon aucun souvenir, sauf celui que je suis allergique à la sueur des chevaux – mais il suffit que j'évite de me frotter le visage avec les mains qui ont touché le cheval - ni mon mari ni les enfants n'avaient pratiqué cette activité), elle a été un excellent moment pour tous. Un seul bémol : les moustiques ! Si j'ai pu les chasser de mes bras et de mon visage (enfin, quelques-uns sont quand même parvenus à leurs fins), ils s'en sont donnés à cœur joie sur mes jambes que je ne pouvais atteindre ! Nico et Cath avaient eu la bonne idée de mettre un pantalon … Jean-Luc et moi étions en shorts !!! Nous avons subi le même sort !

J'avais pensé terminer la journée par la Signal Mountain Summit Road mais le temps s'est couvert (il vaut mieux accéder au sommet par temps clair) et il est déjà tard. Nous allons admirer la jolie Chapel of the Sacred Heart et avons la chance d'apercevoir une femelle orgnal et son petit.

Pour le repas d'anniversaire de Nicolas, nous mangeons au Peaks, "resto chic" du Signal Mountain Lodge (avec toujours la vue sublime sur les montagnes). Catherine et moi prenons du saumon, Jean-Luc et Nicolas un steak. Même si ce n'est pas exceptionnel, c'est notre meilleur repas depuis notre arrivée sur le territoire américain.

Vendredi 8 juillet : cette La journée est encore réservée au parc de Grand Téton et je ne regrette absolument pas le temps passé dans ce parc. Je le trouve magnifique et j'aurais souhaité l'explorer encore davantage … J'espère y revenir un jour. Ce matin, il fait clair et nous en profitons pour monter au sommet de la colline Signal Mountain, à 250 m au-dessus de la vallée. Super point de vue panoramique sur la chaîne des Tétons et Jackson Lake. Au retour, nous verrons une voiture arrêtée dans l'autre sens et apercevrons un ours presque à hauteur de leur portière (je suppose qu'ils n'auront pas baissé la vitre) ; nous le verrons très vite s'éloigner. En route pour le Jenny Lake où j'ai prévu de prendre le shuttle boat pour gagner l'autre rive et faire les randonnées jusqu'à Hidden Falls et Inspiration Point. Beaucoup de monde pour ces randonnées très prisées. Et je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter la foule, étant donné que les touristes sont déposés par groupe et qu'il s'agit d'une promenade "aller-retour" … Peut-être qu'en débutant dès 8h … mais nous n'avons pas été assez matinaux ! La cascade est très belle et le panarama depuis Inspiration point sur le lac et les montagnes est de toute beauté. Nous croiserons une marmotte en descendant. Nous empruntons de nouveau le shuttle pour le retour.

Nous continuons à descendre sur la Teton Park Road et nous nous arrêtons au Menor's Ferry Historic Area. Nous visitons la cabine de Bill Menor qui s'installa dans la région en 1864 et construisit un ferryboat qui permettait de traverser la rivière. J'avais lu qu'il était possible d'emprunter le ferry comme au temps des pionniers mais le niveau élevé de l'eau ne permet pas cette activité à notre passage. Tant le ferry que la cabine sont des répliques mais ça vaut le coup d'œil. Nous poursuivons avec la visite de la très jolie chapelle de la Transfiguration.

Mais il est temps de rejoindre Jackson Hole pour notre activité du jour : j'ai réservé "The 8-Mile Whitewater with Riverside BBQ Steak or Trout Dinner" chez Mad River. Il s'agit donc de rafting sur la Snake River : de nouveau une première expérience pour Jean-Luc, Nicolas et moi (Catherine a eu l'occasion d'en faire lors d'un trip aux USA alors qu'elle était étudiante d'échange). Nous voici donc au guichet de la compagnie en short, t-shirt et chaussures de rafting. De nombreux jeunes gens et jeunes filles sont occupés à revêtir des combinaisons (par coquetterie me dis-je …) ; j'avais lu sur le site que short et T-shirt faisaient l'affaire. Et ben non, le port de cette combinaison est obligatoire parce que l'eau est trop froide actuellement. Rentrer dans cette combinaison moulante relève déjà de l'exploit ! Le car nous attend pour rallier notre point de départ. Il y a un brouhaha infernal pendant tout le trajet : ça crie, ça rit, ça chante ! Tous ces jeunes ont l'air bien sympathique mais Jean-Luc et moi, nous dénotons un peu vu notre âge. Nous apprendrons qu'il s'agit d'un voyage entre jeunes Américains d'un groupement catholique (ces jeunes viennent d'états différents). Nous parvenons au lieu d'embarquement où un responsable donne des consignes de sécurité pendant près d'une demi-heure. Je n'y comprends pas grand-chose mais je commence à être inquiète. La Snake River n'est pas le Colorado et je m'imaginais un rafting pas bien méchant, limite petite croisière … Je vais donc chercher à me rassurer auprès d'un autre membre du staff qui parle parfaitement le français (sa mère est française). Il ne me rassure pas du tout : la rivière est très haute cette année, ce n'est pas calme du tout et au moins une embarcation se retourne tous les jours. Mais si on veut y renoncer : pas de problèmes ! On peut rentrer avec le bus et le coût du rafting nous sera remboursé. Jean-Luc me demande si j'ai encore prévu beaucoup de surprises dans ce genre … il n'a plus trop envie … à vrai dire, moi non plus … mais je ne suis pas trop enthousiaste non plus à l'idée d'attendre les enfants en me demandant ce qui se passe, car eux, n'ont pas l'intention de renoncer ! Donc on y va ! On enfile au-dessus de notre combinaison un anorak jaune, un gilet de sauvetage et pour couronner le tout, on porte un casque ! Génial ! En plus, on est ridicules ! Vient l'attribution des places dans l'embarcation : je me porte volontaire pour être au milieu … quand je pensais au milieu, j'imaginais le centre : en longueur … et en largeur. Mais si je ne suis pas ni à la queue ni à la proue du canot, je suis bien sur un bord … et assise sur le bord (pas question de s'installer confortablement sur la banquette !), munie d'une pagaie. A peine partis, notre guide me signale que je ne dois pas m'agripper en permanence à la corde … aurait-il remarqué que je suis un peu stressée – et me demande si je veux changer de place (pour être dans le vrai milieu cette fois). Mais non non, j'y suis j'y reste et je tiens à pagayer comme les autres ! Le passage du premier rapide se fait sans encombres, ça passe au deuxième aussi … je me déride et suis complètement rassurée au passage du "plus méchant". Les jeunes peuvent quitter le canot à un endroit où les eaux sont plus calmes et se laisseront porter par la rivière un moment avant d'être hissés à bord par ceux qui sont restés dans l'embarcation. Nico et Cath tentent l'expérience : sympa mais glacial ! Mis à part les craintes avant le départ, nous prenons finalement beaucoup de plaisir à ce rafting. Le repas qui devait avoir lieu le long de la rivière est remplacé par un repas au siège de Mad River. Le membre français du staff nous explique que le niveau actuel de la rivière rend trop dangereuses les manœuvres de débarquement et d'embarquement. Repas très agréable durant lequel nous sympathisons avec les jeunes qui ont pris part au rafting.

Nous terminons la soirée par un verre au Saloon Million Dollar Cowboy, au bar dont les sièges sont en fait des selles de cheval. Cadre sympa mais avant même de consommer, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée pour pénétrer dans l'établissement ! Il fait noir lorsque nous reprenons la route pour Moran et nous évitons de justesse un gros animal (nous n'avons pas pu distinguer ce que c'était). Demain, c'est Yellowstone qui nous attend, objectif principal de notre voyage.
Retour du GR20 en Corse: modification du tracé English translation pending
by Bub · 2011-07-22 · 67 replies
Rentrant tout juste du GR20, je profite du forum pour rapporter un fait particulièrement rare et aux conséquences graves qui s’est produit cette année sur le GR20, une modification d’itinéraire sur la troisième étape en partant du Sud entre Asinau et Usciolu, avec l’effacement de l’ancien balisage. Il faut savoir que la modification d’un GR ne se produit que très rarement, la plupart du temps quand un terrain devient privé ce qui n’est pas le cas ici.

Cette étape qui se caractérise par sa longueur et par 1h30 à 2h sur les crêtes rocheuses est maintenant scindée en deux et passe par des hébergements privés en évitant le Monte Incudine ce qui est une aberration car ce sommet ne présente aucune difficulté et offre par contre un exceptionnel point de vue.

Cette modification ne s’étant effectuée que très récemment, cela a posé de nombreux problèmes aux randonneurs qui ont suivi sans se poser de question le balisage GR qui a été modifié. Ce nouveau balisage rajoute 2 heures à l’étape qui faisait déjà 8h et ceux qui avaient réservé les refuges n’avaient pas d’autres choix que de faire 10h de marche pour tenir leur plan de marche. Il s’en est suivi des arrivées très tardives d’autant plus délicates que les conditions météo étaient exécrables cette année avec en particulier un avis SDIS interdisant de dormir hors des refuges le jour où la tempête a été la plus forte et a démarré vers 14h. C’est uniquement le bouche à oreille entre ceux qui connaissait l’ancien parcours comme moi et les autres qui a permis à certains d’échapper à cette rallonge. Coté refuges, aucune information non plus.

A l’unanimité des randonneurs que j’ai croisés, il parait évident que ce sont uniquement des intérêts mercantiles qui ont conduit le PNRC et probablement le FFRP détentrice de la marque GR à ce choix. C’est d’autant plus étonnant que la FFRP a réédité une nouvelle version du Topo cette année sans aucune modification par rapport à la précédente version. En ce qui concerne la revue PassionRando qui est une publication de la FFRP et en particulier le numéro Juillet-Août-Septembre, pas un mot. Qui plus est je suis membre de la FFRP et titulaire d’un brevet fédéral et je n’ai reçu aucune information de leur part. Depuis peu on trouve seulement quelques lignes sur le site du PNRC. Pour ce qui est de la sensibilisation à la sécurité ils ont fait très fort. Il aurait été tellement plus simple de baliser cette déviation comme une variante, en jaune par exemple comme cela est le cas sur d’autres étapes pour permettre aux randonneurs qui le souhaitent de couper en deux cette étape.

Pour ceux qui comme moi s’insurgent sur de telles pratiques ou pour ceux qui souhaitent suivre le parcours historique, voici les détails de l’ancien parcours. La modification intervient entre les points 88 « Bocca di l’Agnone » et 89 « Ruisseau de Cavallare » du Topo) : - En partant du Sud : après la belle grimpette en partant du refuge d’Asinau, il ne faut pas suivre les nouvelles marques GR qui descendent vers le Nord Ouest mais prendre à droite sur la crête facile qui monte au Monte Incudine, on peut repérer facilement la peinture grise qui recouvre les anciennes marques du GR. De là c’est facile, on retrouve rapidement les marques classiques du GR qui n’ont pas été effacées, on passe par les points 92, 91, 90 du Topo, on arrive à la fameuse passerelle en bois qui permet de tomber sur la piste caillouteuse qu’il faut suivre à droite, passer un virage à 90° à gauche en montée et tomber sur un gros panneau en bois . De là il faut prendre garde et ne pas suivre les nouvelles marques du GR qui mène à un nouveau faux refuge mais prendre à droite en direction du Nord Ouest dans la clairière qui descend vers le ruisseau de Cavallare. On repère facilement les marques à la peinture grise au début puis on retrouve les marques de GR au bout de quelques minutes. De là il n’y a plus de difficulté pour retrouver le point 88 « Bocca di l’Agnone » en traversant la longue prairie, et après la dernière montée et le gros rocher avec un panneau ne pas suivre les nouvelles marques de GR qui conduise à un nouveau faux refuge, continuer à monter pour trouver la source puis la longue crête qui mène à Usciolu. Le nouveau balisage est tellement aberrant qu’à partir de là certains ont continué à suivre les marques du GR ce qui les a amenés à redescendre vers un nouveau refuge au lieu de monter à Usciolu et partir ainsi pour un retour vers Asinau ! - -En partant du Nord : après la crête on descend jusqu’à la source puis on tombe sur un gros rocher avec l’indication d’un nouveau faux refuge à droite, il faut prendre à gauche pour descendre dans la longue prairie jusqu’à tomber sur la piste caillouteuse du point 89 et le panneau qui indique un nouveau faux refuge. Descendre la piste caillouteuse à gauche jusqu’à la passerelle en bois, la traverser, ensuite c’est facile.

Quand je dis « faux refuge », c’est pour dire des bergeries privées qui ont été rebaptisées « refuge » pour des besoins commerciaux.

Je pense maintenant envoyer un courrier à la FFRP et au PNRC, sans grand espoir de retour de leur part, et j’en profiterai pour rendre ma licence et reprendre à partir de l’année prochaine uniquement celle du CAF. Madame Clause Hüe, Monsieur Jean-Luc Chiappini, je ne vous salue pas.
Retour de notre voyage sur les pistes de l'Utah English translation pending
by Bastinj · 2011-07-19 · 150 replies
Bonjour tout le monde,

Me voici de retour sur le forum... Comme prévu, je n'ai pas donné des news en live lors de notre voyage, n’ayant pas vraiment l'occasion d'accéder à un des ordis des enfants... et puis , comme toujours, les journées étaient longues et bien remplies... donc, j'étais souvent l'une des 1ères endormies le soir... pendant que les enfants pianotaient tjs sur le clavier ou regardaient un film... (ô désespoir pour les faire lever tôt le lendemain matin...)

Voici donc un résumé succinct(finalement , après relecture... pas si succinct que cela!!...) de notre voyage qui s’est déroulé du 29 juin au 17 juillet

Le vol aller avec BA et la location de voiture à Denver se sont faits sans problème. On avait réservé un SUV 4x4 full-size chez Alamo pour 600 € pour 17 jours (directement via CarDelMar, donc sans passer par le service de locationdevoiture.fr, ce qui permet d’économiser +/- 150 €). Sur le parking d’Alamo, le préposé nous a proposé comme prévu, un Chevrolet Tahoe, mais comme les sièges de la 3ème rangée ne sont pas rabattables complètement, ns avons préféré prendre un autre full-size, le Ford Expedition (vrai 4x4, bonne clearance, très bons pneus, bonne roue de secours, 13000 mi au compteur). Donc, comme l’an dernier, services très pro chez Alamo à Denver (ce qui d’ailleurs se confirmera par la suite, avec nos problèmes de crevaison). Au passage pour ceux que cela intéresse, il y avait un large choix de vrais 4x4 en taille standart. Et pour tout dire, après calculs, ce Ford Expedition a consommé 14,3 litres /100Km, en moyenne (c'est-à-dire sur l’ensemble du circuit fait de routes goudronnées, mais aussi de bcp de Kms sur des pistes nécessitant l’enclenchement de la fonction 4x4, consommateur de plus d’essence)

Pour ce 4ème voyage, consacré principalement aux pistes de l’Utah, il nous fallait une météo favorable, sans orages, ni pluie… comparable à celle que ns avions connue lors de nos 3 voyages précédents. Statistiquement et au vu de nombreux voyageurs n’ayant pas la même chance que nous de voyager sous le soleil pendant plusieurs semaines, je craignais le pire. Bon, le pire n’est pas venu… heureusement… Mais le soleil a été moins généreux que ce que ns avions connu précédemment. Ns avons eu un temps orageux pendant presque 1 semaine... mais cela n'a guère entravé notre programme, car finalement, le plus souvent, il ne pleuvait que qq gouttes... Ns avons donc eu vraiment la chance de pouvoir randonner qd il faisait nuageux (donc pas trop trop chaud) et de voir poindre le soleil qd nous arrivions sur les sites-mêmes. Ns avons donc pu faire ttes les pistes et presque ttes les visites de slots canyons prévues (bien évidemment contre l'avis des rangers qui déconseillaient tout mon programme initial... Finalement, ns n'allions même plus leur demander conseil... ns ns faisions notre propre opinion en regardant les prévisions météo et le site internet qui renseigne sur le risque local de flash flood)

Sur un parcours de 2600 miles/4000Km (de Denver à Las Vegas), nous avons bien évidemment connu qq péripéties:

- 2 pneus crevés irréparables, dont un pris en charge totalement sans difficulté, par Alamo (alors que je n'avais pas souscrit l'assistance " roadside" )... c'est à dire un remboursement de 370$ (remplacement fait à Bryce)... (Sur une location totale de 600€, cela signifie qu’ils n’ont vraiment pas gagné grand-chose en nous louant une voiture…)... Vu le prix d’un pneu neuf, ns n'avons donc pas osé leur demander le remboursement pour le 2ème pneu (surtout qu'il s'agissait de 2 crevaisons en l'espace de 24H sur des pistes... ) Heureusement, ces crevaisons n’ont guère occasionné de perte de temps ds notre planning minutieusement établi ... car ns avons pu, les 2 fois, trouver un garage avec remplacement quasiment immédiat. - L'impossibilité, le 13 juillet, de faire les Narrows ds Zion malgré leur ouverture depuis le 1er juillet (1,5 m d'eau à 15°C, c'est à dire bien trop haute et trop froide que pour y rester 4 heures, pour rejoindre Orderville Canyon) - Contre tte attente (puisqu'il ne pleuvait pas sur place lors de notre rando), ns avons assisté à un flash flood ds Cathedral Wash...heureusement sans gravité... puisqu'il ne s'agissait pas d'un immense flash flood... mais avec un débit suffisant pour nous impressionner tout de même. Cela s’est passé lors de notre trajet retour vers le parking : ns avons entendu (avant de voir…) le bruit inattendu d'une rivière boueuse dévalant vers nous...Heureusement, ns n'étions pas ds la partie la plus étroite du canyon...et elle ne drainait pas des débris de roches ou d’arbres. Mais, du coup, le retour fut bcp plus long que prévu, puisque ns ne pouvions plus suivre le wash à pied... mais devions grimper et nous agripper aux parois alvéolées pour avancer et rejoindre notre voiture... Donc, de facile, cette rando est devenue subitement plus difficile...Mais quel souvenir!!... - Le raté complet à CBS/White Pocket pour cause d'embourbement spectaculaire du guide Kyle Walker de KayakPowell , un bien étrange et mystérieux personnage qui d'ailleurs ne serait plus à la tête de KayakPowell depuis qq semaines, puisqu'il aurait revendu son affaire pour se consacrer dorénavant uniquement aux randos sur terre... (et vu notre mésaventure avec lui, il n'est pas certain qu'il ait fait le bon choix...!!!.... ) et ayant obtenu pourtant son agréation du BLM depuis 12 ans, si on a bien tout compris..... Il nous a d’abord fallu plus d’une demi-heure à courir d’une boutique à l’autre de Page pour enfin trouver une personne réussissant à le joindre par téléphone... Il est enfin arrivé tout de blanc vêtu (comme pour aller à une partie de tennis), au volant d’une voiture full-size 4x4 pas plus équipé que le nôtre (donc sans compresseur pour regonfler les pneus, ni plaques de désensablement, ni téléphone-satellite). La piste n’était pas sableuse, mais plutôt rocailleuse avec de la terre boueuse (vu les orages récents). A la 1ère difficulté, il s’en est sorti sans problème en suivant de précédentes traces. Il a ensuite voulu contourner la 2ème difficulté (une importante flaque d’eau)… mais, comme un novice, a foncé, tête baissée, dans un tas de boue… alors qu’il aurait été plus judicieux de sortir de la voiture pour repérer le terrain… Evidemment en baskets blanches, il n’avait pas la tenue adéquate… A partir de là, il n’a plus rien dirigé… C’est nous qui avons suggéré des idées pour essayer de nous sortir du pétrin ds lequel il nous avait mis. Mais après plus d’une heure de vaines tentatives avec les moyens du bord (une pelle) et ramassage de sable, cailloux, rochers, écorces et verdure des petits arbustes …, il a bien fallu admettre que la journée était fichue et qu’il fallait trouver de l’aide extérieure. Ns ns sommes mis en route à pied, ds l’espoir de capter qq part, un réseau téléphonique avec un malheureux GSM classique. A chaque butte, Kyle grimpait… Heureusement, ça a très vite fonctionné…. Je n’ose imaginer de quoi aurait été faite notre fin de journée, s’il n’avait pas réussi à joindre ses potes navajos… puisque personne n’est passé près de nous pendant ces 4 heures de panne. Malgré cette journée complètement perdue, loin de tout, en attendant les secours, il reste un bon souvenir de la rencontre avec Patbill et son fils, des parties de cartes (heureusement qu’Arnaud a tjs un jeu de cartes ds son sac à dos…) et des parties de pétanque avec les moqui-marbles du coin... et des fous-rires dus aux navajos arrivés en tongs et pataugeant ds la boue pour sortir la voiture de Kyle du pétrin ... - La difficulté d’obtenir le type de chambres pourtant réservées sur le site internet même des hôtels (donc sans passer par un intermédiaire du type booking.com) et parfois même payées des semaines, voire des mois à l’avance. Ns n’avions pas connu cela lors de nos 3 voyages précédents. Il est vraiment désagréable de devoir « se battre » au desk des hôtels qd on y arrive en fin de journée, fatigués après de longues randos, et qu’on aspire plutôt à qq heures de repos-relax … Sur 10 réservations différentes, 4 n’ont pas été respectées : * 1ère déconvenue : au View de Monument Valley : malgré le fait d’avoir payé le 2ème prix le plus cher (catégorie room top floor pour avoir une très bonne vue sur les Buttes), on ns a attribué la chambre top floor, il est vrai…. mais la 1ère située juste à côté du resto… Résultat : vue nulle…. et énervements … Il a fallu aller rouspéter 3 fois au desk pour qu’enfin, la préposée navajo daigne comprendre que l’on désirait le contraire d’un up-grade… c'est-à-dire qu’elle nous attribue une chambre au prix le plus bas (au 1er étage ds le 2ème bâtiment, où la vue était nickel) tout en payant le prix fort quand même...puisque bien entendu, il était hors de question de parler d’un quelconque dédommagement…(elle a même osé nous menacer d’appeler la police parce qu’on commençait à élever le ton !....) Conclusion : il y a de l’arnaque ds l’air : ne croyez pas qu’en payant très cher, vs serez obligatoirement mieux placé que si vs aviez réservé une chambre au prix le plus bas… * 2ème déconvenue : au Circle D Motel : ns avons eu une chambre pourrie, avec gravas ds l’armoire de la sdb, porte sans chambranle, plafond percé d’humidité et sol complètement de travers (on avait l’impression de marcher sur une vague à plusieurs niveaux) Conclusion : Toutes les chambres de ce motel n’ont pas été rénovées…. * 3ème déconvenue : au BW Grand de Bryce : malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed. Mais le service a été impeccable… puisque malgré que l’hôtel soit complet, l’erreur a été rectifiée immédiatement… J’ai seulement l’impression que c’est une autre famille faisant son check-in plus tard, qui s’est retrouvée bernée…. * 4ème déconvenue : au Flamingo de Las Vegas : à nouveau, malgré le fait d’avoir réservé une chambre 2 queen-beds, on ns a attribué une chambre 1 king-bed + 1 sofa bed… vraiment pas confortable pour 4 adultes… Il a été impossible de changer puisque l’hôtel affichait complet pendant le WE où ns étions… Et ns n’avons même pas obtenu un quelconque dédommagement (genre bons gratuits pour un buffet ou boissons…ou internet gratuit). Qd à la vue sur les fontaines du Bellagio, depuis les chambres « go luxury with view », ce fut aussi une belle déception : sur les vitres, est collée un film publicitaire occasionnant une vue assez troublée empêchant par exemple, toute prise de photos du Strip… Et levez-vous tôt pour aller à la piscine avant 11h, si vs voulez trouver un fauteuil libre, et pouvoir nager, au lieu de devoir rester debout , un verre d’alcool à la main pour faire comme tout le monde, sans bouger, faute de place, et devoir vous farcir des dizaines de décibels d’une musique tonitruante… Les garçons n’ont pas trouvé cela déplaisant… forcément… mais pour moi, ce fut un vrai supplice… ce qui m’a obligé à me rabattre sur la pataugeoire des enfants pour trouver un semblant de tranquillité toute relative !! - 5 heures de retard en tout pour nos vols de retour (3-4 heures pour le 1er vol et encore 1-2 heures à Londres, pour le second vol où ns avions été pourtant replacés). Heureusement, ns n'avons pas trouvé le temps trop long ds le 1er vol qui faisait le trajet LV-Londres (écrans TV individuels et plein de films en français...). Et à Londres, ns avons pu bénéficier (après « rouspétage ») de nombreux tickets-repas gratuits pour s'offrir un bonne table aux frais de BA...

Conclusion de ces déconvenues : le client n’est plus roi, comme autrefois … mais un pigeon qu’on berne sans scrupule…. Mais heureusement, les magnifiques paysages qu’offre l’ouest américain, font que notre voyage a été fabuleux, une fois de plus… Comme prévu (puisque c’était le thème de ce 4ème voyage), nous avons fait des dizaines, voire des centaines de Kms sur des pistes parfois très cahoteuses. Les garçons se sont régalés à y conduire. Virginie, à l’arrière de la voiture et qui aime profiter des trajets pour dormir, a bien évidemment moins apprécié… Elle était bien contente d’arriver enfin aux trailheads…. Nous avions bien repéré et encodé ts les points GPS des trails prévus… mais globalement, cela n’a pas été souvent très utile pour s’y retrouver… même si cet outil est bien sûr rassurant ! En effet, même nos randos sortant des sentiers battus, étaient souvent cairnées … et on y trouve un bon nombre de traces de pas. Donc, avec un bon sens de l’orientation, il est tout de même difficile de se perdre… Le GPS a surtout été utile pour trouver les spots intéressants sur les sites.

Voici les meilleurs souvenirs et les qq petites déceptions (qui, finalement, n'ont pas tjs été ceux et celles que je croyais au départ...):

J2 : Route de Denver à Moab (340Mi/6H) Finalement après avoir bcp hésité entre la rando Negro Bill Canyon et celle des Fisher Towers , ns avons opté pour celle des Marching Men/Tower Arch ds les Kondike Bluffs d’Arches NP. Seul problème : la piste qui paraît très longue pour y arriver… surtout après avoir parcouru les 340 miles depuis Denver et traversé tout le Arches NP sans beaucoup s’arrêter … Mais l’avantage : on y est seul au monde !!

J3 : Canyonlands NP : Island in the Sky... - Magnifique White Rim Overlook après une bonne heure A-R sur un trail très facile - Petite déception pour False Kiva: beaucoup d'efforts de descente et de grimpette, sous un soleil de plomb et fatigante ds des éboulis (ns avons mis presque 3h A-R), pour finalement une vue pas plus spectaculaire que les autres points de vues plus facilement accessibles de Island in the Sky... Mais c'est facile à trouver (il suffit de suivre les traces de pas et les cairns) - Shafer Trail (très facile) + White Rim (plus difficile) jusque Musselman Arch qui vaut ce détour!! - Corona et Bowtie Archs est à faire 2 heures avant le sunset (ns, ns y sommes allés pour le sunset et les arches étaient ds l'ombre... mais le coin est très beau… quoique infecté de moustiques… Protégez-vous !!) - Poison Spider Mesa: pas eu le temps de le faire! - Et enfin, très agréable rencontre organisée à la Moab Brewery, avec 2 couples de VF (Altair29 -Liliane et Théo- et Utafan- Anne et Jean-Michel- que ns rencontrerons encore plus tard à Page, cette fois par hasard à la terrasse d’un resto). Nous serions bien restés des heures à discuter tte la nuit. D’ailleurs, le serveur a eu du mal à prendre la commande des plats… puisque malgré son passage à plusieurs reprises, ns oublions constamment de lire le menu. D’ailleurs, en ce qui me concerne, mon choix s’est fait au hasard… et je me suis retrouvée à manger de la choucroute-saucisses avec des frites… Heureusement que l’intérêt de cette soirée était ailleurs que ds le choix de ce repas …. Pour parfaire cette soirée, il n’a manqué que la présence prévue de Jean-Pierre qui a dû écourter son séjour.

J4 : - La location de 3 quads à Moab, pour aller jusqu'à Hurrah Pass (vue spectaculaire, impossible à atteindre ds les derniers Kms, avec un SUV de location car la piste est très mauvaise) et une partie de Chicken Corner. Le quad de 2 personnes, l’une derrière l’autre(Virginie n'ayant pas encore de permis de conduire n'a pas pu louer un quad pour elle seule...) est très facile à manipuler... et j'y ai très vite pris goût (ns avons même fait une partie pourtant cotée difficile, ds Kane Creek Canyon). Nous ns sommes éclatés tous les 4 (même moi qui étais pourtant peu réceptive au départ...). Virginie qui est sous license d’apprentissage de conduite en Belgique, a bien évidemment voulu aussi prendre elle-même le guidon d’un des quads pour faire seule, qq kms. Sur le trajet qui a duré plus de 4 heures, on n’a rencontré qu’un autre groupe de quads et qq véhicules spécialisés de Moab. Donc, au final, très peu de monde…. La seule déception fut le manque de professionnalisme de la part du loueur (High Point Hummer & ATV). Nous avions convenu, par mail, d’une location démarrant à 8h (pour éviter au maximum la chaleur du temps de midi, et ns aménager une pause-piscine avant la rando de fin de journée), ainsi que de notre choix d’aller à Hurrah Pass. Qd ns ns sommes présentés, il n’y avait aucun quad réservé pour nous… et les seules disponibles étaient au départ d’un autre trail. Il a donc fallu insister et faire ramener des quads. Conclusion : ns démarrerons avec 2 heures de retard… et notre pause-piscine tombera à l’eau !! - A 16h, la rando guidée avec un ranger, de Fiery Furnace à faire sans hésiter. Les enfants ont très apprécié le côté ludique de cette rando, ainsi que les explications de la guide à propos de la faune, de la flore, de la géologie… Moi, malheureusement, je n’ai pas compris grand-chose à tout ce baratin fait en anglais … mais j’en ai profité pour rester à la traîne et ne pas restée collée continuellement au groupe de 25 personnes (ne pas oublier de réserver cette visite guidée très demandée à l’avance par internet et de retirer ses tickets 1 heure minimum à l’avance, au visitor center de Arches NP) - Sunset à Dead Horse Point - Retour à Moab par la Long Canyon Rd. Les enfants voulaient vraiment essayer cette piste pourtant réputée difficile sur VF. Résultat : un vrai bonheur… avec seulement 2 passages plus difficiles... mais passés sans encombre avec notre Ford Expedition. La vue sur Behind the Rocks est magnifique… Malheureusement, la nuit tombait et il faisait trop sombre pour en profiter réellement. Donc, pas de photos… et une envie d’y retourner lors d’un prochain voyage… en espérant que la piste soit aussi faisable (la veille , ns avions bien évidemment demandé sa faisabilité au ranger de Island in the Sky)

J5 : Départ de Moab, et route vers The Needles - Chesler Park : très beau... mais éprouvant sous la chaleur... même en n'allant seulement que jusqu'à l'overlook. Les enfants n'ont pas voulu se lever tôt... donc, on a quitté Moab vers 9h et on a randonné de 11 à presque 16h (soit presque 5 heures, aux heures les plus chaudes)... Pour moi, les 2 derniers kms au retour furent plus que pénibles.... - Passage au NewsPaper Rock et route Harts Draw Rd à travers les forêts au pied des Abajos Mountain pour rejoindre Monticello - Visite de Monument Valley en fin de journée, sous un ciel orageux (ça ns change de la visite d'il y a 2 ans...)... mais les photos ont aussi un autre cachet...

J6 : Le lendemain, le ciel a retrouvé le soleil... Très bon petit déjeuner au View qui finalement ne revient pas trop cher avec le bon de 5$/personne donné aux personnes passant la nuit à l’hôtel. Au programme: - Muley Point Overlook - Mule Canyon : cette-fois-ci, nous avons trouvé la belle House of Fire, ratée de peu en 2009, faute de GPS… - Natural Bridges NM avec les randos Sipapu et Owachomo. Bon… là... j’avoue…je me suis arrêtée à mi-chemin de la rando jusqu’au pont Sipapu … Arnaud a fait de même… pendant que Cédric et Virginie ont trouvé le courage de descendre jusqu’au fond. Il faisait très chaud… - Route 95, de Hite à Hanksville: MAGNIFIQUE (nombreux arrêts-photos)!! C'est bizarre qu'on en parle si peu sur VF. Arrêts à Hog Spring, Little Egypt et début de sunset au bout de la piste menant à Dirty Devil Overlook (magnifique aussi!). Sur la piste, ns avons eu la chance de croiser un pronghorn qui a failli finir ses jours sous les roues du 4x4…. Bon… là aussi… j’avoue… on roulait un peu vite, la piste étant nickel ! - Pas le temps de pousser jusqu’à la Factory Butte si ns voulions arriver à temps pour trouver encore un resto ouvert à Torrey…. Mais aucun regret puisque le ciel a à nouveau viré au gris, et que les nuages ont commencé à s’amonceler… Ce n’est pas de très bon augure pour notre programme du lendemain.... - Très bon repas (comme en 2009) au Cafe Diablo

J7 : Je me lève… il fait tout gris… Je finis de prendre ma douche…il commence à pleuvoir … Mince… Mince… et même M..DE… car aujourd’hui, c’est Cathedral Valley qui est au programme… - On commence donc la journée sans grand enthousiasme…surtout qu’au visitor center de Torrey ainsi qu’à celui de Capitol Reef, on nous déconseille fortement le programme du jour, à savoir Sulphur Creek (risque de flash flood) et donc Cathedral Valley (risque d’enlisement). En même temps, y avait pas besoin de demander l’avis des Rangers… je connaissais d’avance leur réponse…. On pousse qd même jusqu’au River Ford gué. La pluie a cessé... mais il fait tjs tout gris….Les garçons s’amusent à passer le gué plusieurs fois (peu d'eau... donc aucun risque...). Enfin, le soleil fait son apparition, on se risque donc à continuer la piste après le gué... et finalement, on fera la boucle complète...sous un ciel mi-nuageux, mi-ensoleillé... (mais il ne pleuvra plus... donc on a bien fait d'y aller... contre l'avis des rangers...) pendant +/- 6 heures. C'est là que ns avons crevé le 1er pneu (comme il s'agissait d'une crevaison très très lente.... ns avons fait tout le parcours, sans devoir mettre la roue de secours... D'ailleurs, à ce moment, on croyait tt simplement que le pneu manquait de pression) Puis, on est passé au garage (rudimentaire!!) de Torrey ...où le garagiste a décrété que le pneu était irréparable (t'as plus qu'à le croire!!!...), a mis la roue de secours sous les yeux des garçons qui scrutaient la manœuvre (ça leur servira d'expérience pour le surlendemain!!...), et a commandé un nouveau pneu pour le lendemain matin 10h (ça, c'était la bonne nouvelle... car je me voyais déjà coincée à Torrey plusieurs jours...). - On retourne au visitor center pour faire le début (ou plutôt la fin) de Sulphur Creek. Vu le temps qui est à nouveau redevenu incertain (grrrrr !!), on prévoit d'aller uniquement jusqu'à une seule cascade… sans pénétrer ds la partie des narrows (trop risqué en cas de pluie) Finalement… soudainement, le soleil réapparaît flamboyant... Le ciel redevient bleu pétant….Ravis, on prolonge donc cette rando magnifique (un des meilleurs souvenirs!)… et on finit par faire les narrows et les 3 cascades….où chacun finira mouillé de la tête aux pieds…. On fera donc une rando plus longue que prévue avec aller-retour depuis le visitor center (il aurait été plus court de la faire en one way depuis Chimney Rock) On est donc rentré à Torrey vers 21h30, pas très présentables.... et on s'est contenté d'une pizza au Rim Rock Patio... De toute façon, le Rim Rock Restaurant (aux plats plus sophistiqués) venait de fermer ses portes….

J8 : Suite au remplacement du pneu, départ de Torrey le lendemain vers 11h seulement (donc, bien plus tard que prévu!!). En même temps, cela nous permet de faire grasse-matinée… les enfants ne vont donc pas se plaindre…. Et route vers Escalante sous le soleil (ouf… car aujourd’hui, il y a encore besoin de temps sec pour concrétiser le programme prévu). Ns prenons qd même le temps d’admirer cette fameuse scenic Bwy 12 (que d’ailleurs j’apprécierai plus qu’en 2009… va savoir pourquoi ?) Puis nous entamons la HITRR toujours sous le soleil… chouette !! Nous ferons le trio de slots canyons : d’abord le Dry Fork, puis le magnifique Peekaboo à ne surtout pas rater. Avec l’aide des garçons et d’une corde achetée en prévision au Walmart , je réussirai à grimper le mur de 6m de franchissement. Je profiterai donc avec eux des magnifiques arches de ce slot canyon. J’en ressortirai par l’arrière avec Virginie… pendant que les garçons referont le parcours à l’envers pour revenir au point de départ. Puis ns pousserons jusqu’au trop étroit Spooky où ns ne resterons pas longtemps (même Cédric ne s’y est pas senti très à l’aise… sensation d’enfermement et de claustrophobie…) Ensuite, direction encore plus au sud sur la piste pour aller jusqu’au très bel endroit de Dance Holl Rock et ses magnifiques potholes à l’arrière. Le soleil commence à décliner et les couleurs sont resplendissantes… Au risque de se passer de repas du soir, nous prenons alors la décision de voir Sunset Arch ... qui, de fait, est sublime au sunset. C’est ainsi que ns sommes retournés jusqu’à Escalante ds la nuit noire, de plus sous un ciel à nouveau très orageux... Le ciel était zébré d’éclairs… Il semblait pleuvoir partout autour de nous... sauf sur la HITRR... heureusement pour nous!! Inutile de dire que ns avons roulé assez vite sur la piste pour rejoindre Escalante et que le temps nous a semblé long (1h15 à espérer que le ciel ne ns tombe pas sur la tête....) Evidemment, notre arrivée tardive à Escalante (22h15 !) nous privera d’un bon resto (nous devrons nous contenter de chips ds la chambre pour souper....) …Mais j’étais déjà contente de voir que le préposé du Circle D Motel nous attendait toujours et que ns pourrions donc prendre une douche et dormir ds un lit … même si la chambre ne fut pas à la hauteur de mes espérances (voir le début du compte-rendu)

J9 : Le lendemain: retour sur la HITRR sous le soleil, pour revoir Devil’s Garden (déjà vu en 2009), et faire le Zebra slot canyon : impression mitigée: très longue rando moche ds ses 2 premiers tiers... mais dont le dernier tiers est très beau, puis arrivée au slot après une pénible marche sous le soleil, ds le sable du wash. Le slot canyon est magnifique... mais très court!! Donc, j'hésiterais à le reprogrammer, au vu du prix à payer (5 h de rando A-R sans aucune ombre....donc pénibles en été!!... - dont 1 heure sur place, à l'ombre d'une falaise pour reprendre des forces... Les enfants ont réussi, à l'aide d'une corde, à se hisser jusqu'au bout du slot canyon.. mais ça n'en valait pas la peine, puisqu'au delà du gros obstacle à franchir, il y avait plein d'eau... et que c'était déjà la fin du canyon...) Re-crevaison… Cette-fois sur la HITRR , sur la partie pourtant réputée être la plus facile de la piste (et en plus, contrairement à la veille, on roulait lentement...) Cette fois, il s'agit d'une crevaison rapide.... En 1 minute, le pneu est à plat... Les enfants, ayant vu la manœuvre la veille, mettront le pneu de secours en un temps record..... Et route vers Bryce où le garage est plus imposant et où on espère faire rapidement une réparation ou un remplacement du pneu. Il est déjà presque 18h et l'apprenti du garagiste ns demande de revenir le lendemain 8h du matin. On reste donc ds le vague qd à la suite du programme (pas question d'emprunter la CCR sans bons pneus... surtout que le temps est tjs à l'orage!...) Ensuite tentative de rando jusqu’à Mossy Cave… mais la chute d’eau est déjà ds l’ombre à cette heure avancée de fin d’après-midi …Nous écourtons donc la promenade et retournons alors au Bryce Overlook sous le soleil (sans randonner comme prévu.... On est comme le pneu: crevés!!....Et puis, il s'agit de notre 2ème visite du parc, puisque déjà vu et arpenté en 2009...). Nous préférons nous détendre 1h ds la piscine du très bel hôtel récent BW Grand, avant d'aller manger un bon steak au Foster's...(il était temps... après nos soupers légers des 2 soirs précédents...)

La suite plus tard... Les lessives n'avancent pas.... et une odeur de linge souillé et renfermé commence à envahir la buanderie....

Jacqueline
Vérifiez vos factures à Cuba English translation pending
by Rochoa · 2011-07-10 · 44 replies
Salut, Plusieurs amis qui reviennent de Cuba me parlent de cette strategie utilisée par les caisiers dans les rapido, les boutiques cubaines ou supermarchés.

Ceux qui travaillent comme caisers ont remarqué que nous verifions pas les factures lors d'un achat mais plutôt l'echange, au lieurde nous donner de l'argent manquant comme autrefois certains avaient l'habitude de faire, ils mettent un article qu'on n'a pas acheté comme un paquet de cigarette une crème glacée ou par exemple dans les rapido une bière alors que non ceci ne nous a pas été livré.

A notre depart, ils annulent la transaction et font la bonne ainsi ils empôchent l'argent. Sans oublier, des fois on leur donne un pourboire de 50 cent ou 1 cuc. Je trouve malhonnête ce genre d'attitude vu que ces gens gagnent mieux que le commun des mortels à Cuba. Alors soyez vigilant pour ne pas se faire avoir .C'est vrai 1 cuc ne derange personne mais imaginez si cette personne fait ça à 10 personnes en une journée 100 cuc pendant une semaine 500 et pendant un mois 2000 CUC. Pas trop con cet arnaque

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