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Croisère en Alaska English translation pending
bonsoir, nous pensons faire une croisière en Alaska de Vvancouver àSeward au mois de juin de cette année l'un de vous a t 'il déjà effectué cette croisière et avec qu'elle compagnie notre budget est limite car nous comptons passer 5 jours à Yellowstone juste avant l'Alaska est il possible des faire les excursions aux escales en allant aux office de tourisme locaux
merci de vos conseils
Compte rendu MSC Fantasia du 6 au 16 décembre 2015 English translation pending
Bienvenue à tous sur le compte rendu de ma croisière à bord du MSC Fantasia du 06 au 16 Décembre. Avant de commencer voici l’itinéraire que nous suivrons.
Gênes – Barcelone – En mer – Casablanca – En mer – Tenerife – Funchal – En mer – Malaga – En mer – Civitavecchia (ou je débarquerai)
Avant d’embarquer à bord du MSC Fantasia je passerai une nuit à l’hôtel Ibis Nice centre gare. Cet hôtel à l’avantage d’être très bien situé pour un prix raisonnable. En effet il est situé à proximité de la gare SNCF de Nice –ville mais aussi à proximité de l’arrêt de bus n°99 qui est celui de la navette directe de l’aéroport (à 6€) et surtout les navettes pour Gênes partent au pied de cet hôtel, ce qui est fort agréable.
Le 6 Décembre 2015 aux alentours de 10h45 nous quittons l’hôtel pour aller prendre la navette, qui part à 11h, pour rejoindre le port de Gênes. Le chauffeur vérifiera le voucher fourni par l’agence de voyage et vous laissera monter dans le bus. Le trajet dure 2h / 2h30 pour rejoindre le port. La route est agréable.

Aux alentours de 13h30 nous sommes arrivés au port de Gênes, deux navires étaient présents ce jour-là. Le MSC Fantasia (premier de la classe du même nom) et le MSC Preziosa (dernier né de cette même classe). Le terminal ou nous étions est pas très agréable et l’embarquement pas très bien organisé. Malheureusement certaines nationalités se croient tout permis et doublent tout le monde. Enfin en tout et pour tout nous aurons perdu environ 1h00 à attendre. Une fois à bord nous montons directement à notre cabine, 12229, pont 12. Nos valises étaient déjà devant la cabine ! L’équipage était en mode flash gordon pour délivrer les valises ce jour-là ! Nous déposons nos objets au coffre et filons au buffet pour manger un morceau…

Une fois de retour à la cabine, je vais au WC, tire la chasse et je m'aperçois qu'il y a une énorme fuite au niveau des WC! Ca fuit comme un robinet qui coule... J'appelle donc en urgence la réception qui envoie en moins de 5 minutes des techniciens sur place pour réparer le problème! Le réparateur m'expliquera que ces soucis arrivent après un drydock. Enfin le problème est résolu...
Nous filons faire l'exercice de sécurité vers 16h30. A 17h00, le Fantasia quitte le port en direction de Barcelone.



Nous croiserons un navire tristement célèbre qui ressemble aujourd'hui, et de plus en plus à un navire fantôme...

Dinant au 2nd service (20h45) j'irai donc au spectacle à 19h00. Celui de ce soir était un concert de piano.
Gênes – Barcelone – En mer – Casablanca – En mer – Tenerife – Funchal – En mer – Malaga – En mer – Civitavecchia (ou je débarquerai)
Avant d’embarquer à bord du MSC Fantasia je passerai une nuit à l’hôtel Ibis Nice centre gare. Cet hôtel à l’avantage d’être très bien situé pour un prix raisonnable. En effet il est situé à proximité de la gare SNCF de Nice –ville mais aussi à proximité de l’arrêt de bus n°99 qui est celui de la navette directe de l’aéroport (à 6€) et surtout les navettes pour Gênes partent au pied de cet hôtel, ce qui est fort agréable.
Le 6 Décembre 2015 aux alentours de 10h45 nous quittons l’hôtel pour aller prendre la navette, qui part à 11h, pour rejoindre le port de Gênes. Le chauffeur vérifiera le voucher fourni par l’agence de voyage et vous laissera monter dans le bus. Le trajet dure 2h / 2h30 pour rejoindre le port. La route est agréable.


Aux alentours de 13h30 nous sommes arrivés au port de Gênes, deux navires étaient présents ce jour-là. Le MSC Fantasia (premier de la classe du même nom) et le MSC Preziosa (dernier né de cette même classe). Le terminal ou nous étions est pas très agréable et l’embarquement pas très bien organisé. Malheureusement certaines nationalités se croient tout permis et doublent tout le monde. Enfin en tout et pour tout nous aurons perdu environ 1h00 à attendre. Une fois à bord nous montons directement à notre cabine, 12229, pont 12. Nos valises étaient déjà devant la cabine ! L’équipage était en mode flash gordon pour délivrer les valises ce jour-là ! Nous déposons nos objets au coffre et filons au buffet pour manger un morceau…

Une fois de retour à la cabine, je vais au WC, tire la chasse et je m'aperçois qu'il y a une énorme fuite au niveau des WC! Ca fuit comme un robinet qui coule... J'appelle donc en urgence la réception qui envoie en moins de 5 minutes des techniciens sur place pour réparer le problème! Le réparateur m'expliquera que ces soucis arrivent après un drydock. Enfin le problème est résolu...
Nous filons faire l'exercice de sécurité vers 16h30. A 17h00, le Fantasia quitte le port en direction de Barcelone.



Nous croiserons un navire tristement célèbre qui ressemble aujourd'hui, et de plus en plus à un navire fantôme...

Dinant au 2nd service (20h45) j'irai donc au spectacle à 19h00. Celui de ce soir était un concert de piano.
Vacances été à la montagne English translation pending
Bonjour :)
Je commence à bucher un peu sur notre prochaine destination vacance d'été. Pour changer un peu nous envisageons de partir à la montagne (alpes). Je cherche un coin avec un peu de confort et de quoi occuper nos filles de 1 an et 5 ans. Je regarde les campings mais les prix sont bien évidement délirant dès lors ou l'on regarde avec piscine.
Il me semble avoir déjà vu des infos sur des stations de ski qui font de l'activité en été avec des offres toutes comprises.
Si certains d'entre vous ont des infos ou autre afin de m'aider à avancer je les en remercie d'avance!
Bonne soirée :)
Romain
Je commence à bucher un peu sur notre prochaine destination vacance d'été. Pour changer un peu nous envisageons de partir à la montagne (alpes). Je cherche un coin avec un peu de confort et de quoi occuper nos filles de 1 an et 5 ans. Je regarde les campings mais les prix sont bien évidement délirant dès lors ou l'on regarde avec piscine.
Il me semble avoir déjà vu des infos sur des stations de ski qui font de l'activité en été avec des offres toutes comprises.
Si certains d'entre vous ont des infos ou autre afin de m'aider à avancer je les en remercie d'avance!
Bonne soirée :)
Romain
Hôtel à Alger English translation pending
Bonjour . Je dois aller sur Alger avec mon amie . Quelqu'un pourrait-il me conseiller un hôtel , peu importe le prix de la nuitée qui nous accepterait tous les deux ? Ce ne serait que pour 2 nuits le temps de nous renseigner sur de futures démarches administratives . Merci de nous éclairer .
Parcours aux Lofoten English translation pending
Hello,
Je sais qu'on a du vous poser la question des milliers de fois m'enfin... Je suis en train de planifier un voyage pour les Lofotens 1 semaine mi Février, et je me demande quel est le meilleur moyen d'y accéder.
- Vol Paris - Bodo, nuit à Bodo, ferry de Bodo ou - Vol Paris - Harstad/Narvik, nuit je sais pas où ( Evenes? Narvik? )
Dans les 2 cas vaut t'il mieux louer la voiture arrivé aux Lofotens? ou dès l'arrivée à Narvik ou Bodo?
Par ailleurs est-ce que Février est une bonne saison, pas trop galère?
Merci par avance
Je sais qu'on a du vous poser la question des milliers de fois m'enfin... Je suis en train de planifier un voyage pour les Lofotens 1 semaine mi Février, et je me demande quel est le meilleur moyen d'y accéder.
- Vol Paris - Bodo, nuit à Bodo, ferry de Bodo ou - Vol Paris - Harstad/Narvik, nuit je sais pas où ( Evenes? Narvik? )
Dans les 2 cas vaut t'il mieux louer la voiture arrivé aux Lofotens? ou dès l'arrivée à Narvik ou Bodo?
Par ailleurs est-ce que Février est une bonne saison, pas trop galère?
Merci par avance
Croisière en Mer Baltique sur NCL - Norwegian star English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons de commander une croisière de 10 jours en Mer Baltique sur le Norwegian Star de NCL, Nous partons de Copenhague le 24 Mai 2016. Nous avons déjà navigué sur Celebrity (Alaska) Hurtigruten (Norvège) et Croisi-Europe pour les Croisières Fluviales mais nous ne connaissons pas NCL ! C'est le free-style qui nous a attirés ... Si vous avez fait cette croisière nous serions heureux d'avoir vos impressions. Merci d'avance ! Bien cordialement
Nous venons de commander une croisière de 10 jours en Mer Baltique sur le Norwegian Star de NCL, Nous partons de Copenhague le 24 Mai 2016. Nous avons déjà navigué sur Celebrity (Alaska) Hurtigruten (Norvège) et Croisi-Europe pour les Croisières Fluviales mais nous ne connaissons pas NCL ! C'est le free-style qui nous a attirés ... Si vous avez fait cette croisière nous serions heureux d'avoir vos impressions. Merci d'avance ! Bien cordialement
Kawah Ijen depuis Ubud English translation pending
Bonjour chers internautes
je poste ici pour avoir votre avis août prochain 3 semaines de prévus en Indonésie à 3 avec notre enfant de 8 ans (qui crapahute pas mal) On se concentre sur Bali pour une 1ere fois et souhaitons voir le Kawa Ljen
Du coup, j'ai besoin d'y voir plus clair (tout le reste du parcours est bouclé)
J'ai réservé 3 nuits au Keliki Paiting School près d'Ubud En partant de là, j'ai 2 jours pour le Kawa Ljen et prévoir un retour sur Permuteran le 3e jour (si possible avant midi pour en profiter) Si je prends un chauffeur d'Ubud ou du KPS pour me conduire au ferry, quels arrêts selon vous sur ce trajet puis-je demander ? (pour en profiter un peu) A moins que nous ne privilégions une arrivée près du Kawa Ljen en début d'après midi pour voir les plantations et les cascades ? Ensuite nous prenons le ferry Vais je retrouver un chauffeur sur Java ? des préconisations pour le logement ? Nous n’irons pas voir les flemmes bleues car trop tôt mais partir voir les porteurs de soufre à 6h du mat, cela nous va Ensuite, y a t'il des choses à faire dans le coin ? Et i nous faudra repartir le surlendemain pour Permuteran ? combien d'heures de trajet faut il compter ?
merci pour vos conseils
je poste ici pour avoir votre avis août prochain 3 semaines de prévus en Indonésie à 3 avec notre enfant de 8 ans (qui crapahute pas mal) On se concentre sur Bali pour une 1ere fois et souhaitons voir le Kawa Ljen
Du coup, j'ai besoin d'y voir plus clair (tout le reste du parcours est bouclé)
J'ai réservé 3 nuits au Keliki Paiting School près d'Ubud En partant de là, j'ai 2 jours pour le Kawa Ljen et prévoir un retour sur Permuteran le 3e jour (si possible avant midi pour en profiter) Si je prends un chauffeur d'Ubud ou du KPS pour me conduire au ferry, quels arrêts selon vous sur ce trajet puis-je demander ? (pour en profiter un peu) A moins que nous ne privilégions une arrivée près du Kawa Ljen en début d'après midi pour voir les plantations et les cascades ? Ensuite nous prenons le ferry Vais je retrouver un chauffeur sur Java ? des préconisations pour le logement ? Nous n’irons pas voir les flemmes bleues car trop tôt mais partir voir les porteurs de soufre à 6h du mat, cela nous va Ensuite, y a t'il des choses à faire dans le coin ? Et i nous faudra repartir le surlendemain pour Permuteran ? combien d'heures de trajet faut il compter ?
merci pour vos conseils
Croisière Divina du 24 octobre au 21 novembre (Yacht Club) English translation pending
Jour1
brignoles nice en voiture.
dépos de la voiture à quickpark (je recommande ++++++) . On nous emmène directement à l’aéroport.
Et là on prend le bus pour gênes ..aucune priorité pour les yc..on attend notre tour.
par contre dès l'arrivée , nous sommes pris en charge par les majordomes avec un autre couple.
Tout va très vite. On nous demande la photocopie de nos esta..ouf j'avais fait .
Dans les 15 minutes suivantes nous sommes à bord.
Là petite déception le majordome nous largue à la conciergerie...et nous irons seul à notre chambre..
A la conciergerie le maitre d’hôtel nous demande à quelle heure nous voulons manger..je lui dit qu'il n'y a pas d'heure à ma connaissance en yc..
Mais il insiste.. et nous pousse à manger plutôt vers 21h..Je lui dit 20h30 et cela ne l'arrange pas..
Bon au final nous prendrons le rythme de 20h45..
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Téléphone portable au Portugal English translation pending
bonjour, quelqu'un pourrait il me dire comment faire pour les tel portable au portugal . Faut-il changer le forfait ou prendre un tel sur place . Merci Brigitte
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Rivière souterraine de Puerto Princesa English translation pending
Bonjour , Je recherche des informations sur le parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa (île de Palawan ) Cette rivière longue de 8 km se visite mais dans quelles conditions !?! ,
je suppose que seulement une petite partie est autorisée aux visiteurs ?
une promenade en petite barque de courte durée peut-être... ?
ce qui serait un peu frustrant .
ce site classé UNESCO est semble-t-il un incontournable des Philippines
et j'hésite à prolonger un voyage sur Palawan suite à un circuit à Luçon
même si il y a d'autres paysages sublimes
à découvrir sur cette île de Palawan toute en longueur .
🙂 Merci
Croisière MSC Preziosa du 9 au 16 avril 2016 English translation pending
Bonjour,
Toute nouvelle sur le forum, je me joins à vous car nous avons réservé notre première croisière. Nous partons à 4 avec nos enfants de 10 et 6 ans sur le Preziosa du 09 au 16 avril 2016.🙂
Les étapes sont -départ de Marseille -Gênes -Civitavecchia - Palerme - La valette - Barcelone -retour à Marseille
J'aimerai avoir des tas de conseils sur tout !!! Et si je pouvais avoir des témoignages de personnes ayant déjà eu ces étapes là, ce serait super car nous n'envisageons pas de prendre les excursions, sauf toutefois Civitavecchia car nous voudrions aller à Rome. Je prends toutes vos conseils, vos remarques et vos critiques bonnes ou mauvaises 😉
Merci d'avance 😊
Les étapes sont -départ de Marseille -Gênes -Civitavecchia - Palerme - La valette - Barcelone -retour à Marseille
J'aimerai avoir des tas de conseils sur tout !!! Et si je pouvais avoir des témoignages de personnes ayant déjà eu ces étapes là, ce serait super car nous n'envisageons pas de prendre les excursions, sauf toutefois Civitavecchia car nous voudrions aller à Rome. Je prends toutes vos conseils, vos remarques et vos critiques bonnes ou mauvaises 😉
Merci d'avance 😊
Hôtels Vietnam de mi décembre à mi janvier: réserver ou non? English translation pending
Bonjour!
Je pars au Vietnam avec mon copain de mi décembre à mi janvier, pour ce qui est de l'hotel nous avons reservé la première nuit car nous arrivons a l’aéroport d'Hanoi a 5h du matin et on a aussi réservé les nuit pour Phu Quoc en janvier. Est ce necessaire de réserver a l'avance tout le reste?
Merci!
Je pars au Vietnam avec mon copain de mi décembre à mi janvier, pour ce qui est de l'hotel nous avons reservé la première nuit car nous arrivons a l’aéroport d'Hanoi a 5h du matin et on a aussi réservé les nuit pour Phu Quoc en janvier. Est ce necessaire de réserver a l'avance tout le reste?
Merci!
Compte rendu de croisière sur le MSC Armonia du 23 au 30 août 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
voilà près d'une semaine que je suis revenue de cette magnifique croisière MSC Armonia et il est temps que je débute mon Cr pour vous apporter quelques tuyaux pour certains ou tout simplement mon ressenti pour cette preière expérience MSC.
A notre arrivée Marseille le 23/08 le temps était orageux et une fois garé à 14h sur le parking B2 l'attente a été raisonnable pour embarquer. A 16h nous franchissions le bord de ce navire et tout de suite nous nous y sommes bien sentis. Nous sommes partis à 4 (avec nos deux ados de 12 et 14 ans).
Très vite nous avons choisi de parcourir le bateau en s'y perdant à volonté. Nous adorons parcourir pour découvrir. Finalement très vite ce bel Armonia nous a été familier.
Comme beaucoup j'avais surfé sur le forum pour avoir le maximum d'infos pour préparer cette croisière. Ainsi nous savions qu'à Marseille nous avions la soirée commandant et avions donc organisé nos bagages en conséquence pour se changer rapidement.
Très vite après notre montée à bord la totalité de nos bagages étaient livrée à la cabine pont 8. Franchement une super bonne impression pour cette cabine intérieure. Double penderie, double lingère, 6 tiroirs profonds. Après avoir défait les bagages on glisse l'ensemble des valises sous le lit et on se rend compte qu'on est mieux que dans la cabine du diadema (même catégorie) que nous avons testé en décembre. Un fauteuil avec la coiffeuse et un tabouret ne sont pas de trop lorsque nous sommes tous les 4 pour se changer! On circule mieux. La literie y est tout aussi confortable, la salle de bain un peu plus petite mais l'essentiel est là propre et accueillant. Les couleurs nous plaisent. Les vacances comment bien!
Première soirée donc , premier spectacle. Nous avons enregistré notre Cb dès l'embarquement et réservé le spectacle de 20h ainsi que tous les autres proposés à chaque fois. Pour les clients du second service c'est l'unique séance possible car l'autre est proposé à 21h45 ou 23h et je peux vous assurer qu'au 2ème service il est impossible d'être sorti à 22h50 du resto....
18h...l'Armonia quitte Marseille sous une pluie orageuse qui a débuté juste à la fin de l'exercice de sécurité obligatoire et exécuté avec beaucoup de rigueur. (celui du diadema était parfaitement ridicule à nos yeux en décembre!).
Notre première soirée est superbe! Le spectacle est magnifique ne le loupez pas) . Nous posons en famille pour un photographe (ils sont nombreux à bord) et après un apéritif rapide au bar Duomo pont 5 nous partons dîner au Marco Polo. Nous partagerons nos dîners avec une famille de 4 personnes très sympas que nous apprendrons à connaître au fil des dîners. Le repas est excellent . Etant restaurateurs nous sommes des pénibles sur le sujet! Nous avons goûté la cuisine de croisière de France (très bonne) puis celle de costa qui franchement ne nous a pas emballé en décembre dernier.
Ce soir Msc nous réconcilie avec l'Italie! Les plats sont généreux, goûteux joliment présentés et vraiment nous nous régalons.
Nous avons opté pour le forfait allegrissimo. Inutile de réclamer nos serveurs sont impeccables et reviennent régulèrement proposer de remplir votre verre. ( à la fin ils laissaient la bouteille sur la table!). le serveur parle uniquement l'anglais et le commis un peu français. cela nous convient très bien et ils sont absolument adorables. Après ce bon repas, nous quittons le restaurant pour retrouver une ambiance calme au piano bar le café san Marco et direction la cabine vers 1h du matin pour une première nuit qui s'annonce excellente.
Nous naviguons vers Palma et pour nous c'est notre seconde escale là bas. A la sortie du bateau nous avons pris un taxi pour la plage de palmonova. 20 € euros l'aller et 17.50€ le retour( si vous êtes plus de 5 personnes il faudra prendre deux taxis). Une journée à moins de 40 euros pour nous 4 et une baignade dans une eau à 30 degrés. Nous avions envisagé de prendre des transats et parasols mais tous étaient très ensoleillés...du coup on a choisi de se coucher dans le sable et c'était parfait. Il n'y avait pas trop de monde. Sur la plage des douches vous permettent de vous rincer de l'eau de mer ce qui est très agréable!
De retour au bateau...nous nous sommes jetés...dans les piscines vraiment géniales. L'espace piscine de l'Armonia est à mes yeux un des plus beaux que j'ai vu sur les 5 croisières faites. Il est ludique grand même si lorsque tout le monde est à bord vous semblez naviguer sur ce pont 11 au milieu d'une marée de transats!
Nous avons toujours trouvé des transats de libres sans avoir besoin de déposer les serviettes le matin...pour y passer 2 heures l'après midi. C'est un comportement qui m'exaspère et je vous assure que nous avons toujours eu 4 transats au moment où nous décidions de profiter des piscines. Vers 18h ce soir là...les piscines sont à nous...nous sommes très peu restés ou revenus à bord...c'est le top!
Allez...la suite demain. je dois aussi revenir dans la vraie vie...celle des courses et de la rentrée des enfants! Bonne soirée à tous. n'hésitez pas me poser des questions j'y répondrai chaque fois que je pourrai!
Bien amicalement
Escale à Palma de Majorque "en soirée " English translation pending
Bonsoir
Je vais faire une croisière en Méditerranée du 03 au 10 octobre prochain , sur le Fantasia de Msc .
Ce sera ma quatorzième croisière . J'ai l'habitude de me débrouiller par moi même pour les escales , j'en connais déjà plusieurs : Gênes , Naples, Messine , La Valette et Barcelone .
J'ai déjà fait une escale ''de jour" à Palma de Majorque , nous avions fait un tour à pieds vers la cathédrale et les magasins .
Par contre cette fois le bateau arrive à 21 heures et repart à 05 heures le lendemain matin .
J'ai lu sur le forum qu'il y a une excursion de Msc qui fait le tour en bus de la ville "by night " . Mais que peut on faire seuls ?
Nous ne souhaitons pas sortir "en boite " .
Est ce que certains d'entre vous ont fait cette croisière et sont allés faire un tour en ville ? Est ce intéressant de nuit ? Y a t il un bus de ville à cette heure ?
Merci d'avance pour votre aide .
Cordialement Claudine
Costa Pacifica - Croisière Terre Sainte English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 18 Septembre prochain. Nous aimerions savoir si d'autres membres sont inscrits sur cette croisière, nous pourrions éventuellement nous regrouper pour effectuer quelques excursions (en bus ou taxi).
En ce qui concerne l'escale à Heraklion, pensez-vous qu'il soit possible d'aller à Knossos et de visiter le musée compte tenu de la durée de l'escale (13h à 19h) ?
Pour Rhodes, nous pensons aller à Lindos.
Pour l'escale en Israel, nous aimerions aller à Jerusalem. Je sais que certaines personnes ont fait appel à un guide qui nous prend à sortie du bateau et nous emmène sur tous les sites à visiter.
Nous sommes preneurs de toutes les infos que vous voudrez bien partager et attendons avec impatience vos réponses.
Un grand merci par avance.
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Hébergement à El Jadida English translation pending
Bonjour tout le monde.
Nous serons au Maroc le mois de Septembre.
Nous aimerions faire escale trois ou quatre jours pour visiter Eljadida.
Pour aussi nous rendre compte de comment est la vie sur place.
Quels sont les quartiers a éviter, a visiter, agréables a vivre.....
Visiter quelque logements, dans le cadre d'une future expatriation.
Connaissez vous un hôtel ou une résidence près de la mer?
Propre et a un prix raisonnable.
Merci.
Philippe.🙂
PS.Piscine et vue sur mer seraient appréciées mais pas indispensables.
Philippe.🙂
PS.Piscine et vue sur mer seraient appréciées mais pas indispensables.
Croisière MSC Armonia English translation pending
Bonjour,
Je pars en avril 2016 avec le msc armonia. Pour l'instant je n'ai trouvé personne qui fasse mon itinéraire: depart de Marseille, Gènes, Ajaccio, palma mallorca, Barcelone. Quelqu'un pourrait me dire si ses excursions je peux les faire par mes propres moyens?? De plus il n'y avait plus de cabine avec balcon de libre. On m'a donc proposé la cabine extérieur avec fenêtre. Nous sommes 4 personnes : deux adultes et deux ados. Il me semble que la cabine est petite, qu'il y a un lit double et pas de canapé. Les deux autres lits pour mes ados se trouvent ou alors?? En hauteur de chaque côté des murs?? Si quelqu'un a déjà eu cette cabine ou l'itinéraire. Merci beaucoup !!!!!
Je pars en avril 2016 avec le msc armonia. Pour l'instant je n'ai trouvé personne qui fasse mon itinéraire: depart de Marseille, Gènes, Ajaccio, palma mallorca, Barcelone. Quelqu'un pourrait me dire si ses excursions je peux les faire par mes propres moyens?? De plus il n'y avait plus de cabine avec balcon de libre. On m'a donc proposé la cabine extérieur avec fenêtre. Nous sommes 4 personnes : deux adultes et deux ados. Il me semble que la cabine est petite, qu'il y a un lit double et pas de canapé. Les deux autres lits pour mes ados se trouvent ou alors?? En hauteur de chaque côté des murs?? Si quelqu'un a déjà eu cette cabine ou l'itinéraire. Merci beaucoup !!!!!
Possibilités de parking à La Spezia English translation pending
Bonsoir
Qui voudrait bien me renseigner sur les possibilités de parking à La Spezia ? quelques tuyaux sont aussi bienvenus.
J'ai réservé à l'Hotel Mary près de la gare.
Merci beaucoup.
Retour de la croisière "Capitales de la Baltique", Costa Luminosa English translation pending
Bonsoir à tous,
Je suis rentrée samedi soir (très tard) d'une croisière sur la Baltique avec le Costa Luminiosa. Superbe croisière, longues escales et un super bateau.
Nous avions déjà voyagé sur le Luminosa dans les Caraïbes il y a 3 ans et beaucoup aimé le bateau.
Une petite déception... le Today n'existe plus, il s'appelle le Diario di Bordo.... version simplifiée et plus claire du précédent !
Les buffets sur le bateau étaient corrects mais un peu répétitifs. Le soir au resto, excellents dîners (nous avons de plus - carte Pearl - été dîner au restaurant club - super et service impeccable). Le buffet est effectivement fermé le soir, sauf pour le samedi du départ et le vendredi du retour. C'est dommage. Une autre modification regrettable : le petit déjeuner au buffet ne comprend plus que les viennoiseries, pain... plus d'omelette, d'oeufs, de lard etc... pour cela il faut aller au restaurant... ce qui est très amusant c'est que le restaurant était désert (enfin tout est relatif) au début de la croisière et très rempli en fin de semaine.... Au restaurant, création de formules "petit déjeuner anglais" (breakfast traditionnel avec oeufs au plat, haricots blancs sauce tomate, lard, tomate, champignons..) ou "petit déjeuner norvégien" (saumon), ou encore belge (gaufre), ou allemand etc, le tout plutôt appétissant.
Spectacles : très beaux décors et magnifiques costumes mais à part 2 acrobates, aucun artiste invité, toujours la troupe du bateau (excellente) - spectacles assez répétitifs, alternant tous les soirs duos chantés et chorégraphies de danse.
Les longues escales permettent de bien découvrir les villes, en particulier Stockholm et St Petersbourg. L'escale de Helsinki est peut-être un peu longue, compte tenu de la ville. Tallinn, très belle petite ville médiévale enserrée dans ses remparts, mails avec 5 bateaux de croisière à quai, il y avait un peu de bousculade en ville...
En résumé, une très bonne croisière, où nous avons retrouvé l'esprit Costa avec plaisir, même si nous avions un peu d'appréhension au départ, compte tenu de certains posts sur le forum !
Si vous avez des questions sur les escales, n'hésitez pas à me les poser.
Bonne soirée
Catherine
Compte-rendu séjour 15 jours dans les Cyclades English translation pending
De retour de notre séjour dans les Cyclades (Mykonos-Paros-Naxos ) , voici un compte-rendu détaillé de notre voyage de 2 semaines.
Nous avions réservé nos hébergements depuis la France , ainsi que les ferries et nos voitures de location via internet. Tout s’est très bien passé à cet égard : arrivés en Grèce , nous avons retiré nos billets dans les agences habilitées , sans aucun problème. Nous n’avons pas eu de souci non plus sur le plan financier , car nous avions emporté l’argent nécessaire à notre séjour . Nous avons seulement réglé par carte bancaire une station-service ( mais ce n’est pas toujours possible ) et deux restos qui acceptaient la carte .
Départ le 30 juin de Paris-Orly par vol easyjet ( une heure de retard à cause d’un pb technique…). Arrivée en soirée à l’aéroport de Mykonos où nous attendait notre hôtelier ( Andriani’s Guest House ) . Installation dans notre chambre , très agréable avec vue sur la mer ( prix modique pour Mykonos mais c’était début juillet ). Dîner taverne « La Casa » rue Matoyiani , 8 : très bon rapport qualité-prix . A l’hôtel , petit déjeuner copieux aux couleurs grecques avec sucré/salé. Notre resto préféré à Mykonos : Niko’s taverna , non loin du kastro : excellent ! Sommes restés 2 jours à Mykonos , ce qui suffit amplement ( moulins, petite Venise …) . Nous y sommes revenus une journée en fin de séjour pour une excursion à Délos et assurer notre retour en France. A Mykonos , ne pas manquer le moulin Boni , en hauteur , où l’on jouit d’un magnifique panorama .Petit musée archéologique intéressant. Ensuite , départ pour Paros avec Blue Star Ferries depuis le nouveau port (Tourlos ) où nous a amenés Antonis , notre hôtelier. Ponctualité du ferry : 1h20 de traversée, arrivée à 12h30 à Paros où nous avons pris immédiatement notre voiture ( une 205 Peugeot ) chez Sixt , situé sur le port. Attention ! le réservoir contient le minimum de carburant pour gagner une station-service …Nous avons trouvé celle-ci sur notre route direction Naoussa où était situé notre hébergement : la Villa Sophie , tenue par des Français très sympathiques : bonne adresse, très conviviale. Bonne petite taverne pour notre 1er déjeuner sur Paros : taverne Mesogeios. En revanche , éviter Semeli où nous sommes allés plus tard : service très lent et peu courtois. Une autre taverne agréable : Kous Kous , sur le port Sur Paros , notre programme de 5 jours le joli port de Naoussa ( excellent resto : le Sud ) la péninsule de Korakas , Kolymbithres, bel endroit, taverne Kolymbithres à conseiller Parikia avec la très belle église Panagia Ekatondapyliani ; une très belle vue depuis les ruines du Kastro sinon rien d’exceptionnelLe pittoresque village de Lefkes d’où nous avons parcouru le chemin byzantin jusqu’au charmant village de Prodromos ( la chaleur étant étouffante , nous avons pris le bus pour retrouver notre voiture à Lefkes –horaires indiqués près du café-taverne où nous avons mangé simplement mais correctement )La baie de Molos (très agréable pour la baignade et le panorama) Le petit port de Piso Livadi , Dryos et le très bel endroit d’Alyki , surtout Piso Alyki avec , pour nous ( comme pour d’autres ) le meilleur restaurant : le Thalassa mou . Pounda (bac pour Antiparos ) Excursion aux petites Cyclades d’Irakleia ( bof ! ) et Koufonissi , plus jolie (eaux turquoise très limpides ) mais il aurait fallu plus de temps pour la visiter…Pour gagner Naxos , nous avons à nouveau prix le Blue star ferry( 45mn de traversée ) : même satisfaction que prédédemment . Arrivés à destination , taxi ( 8€) pour atteindre notre hôtel (Hôtel Sanoudos ) à deux pas de la plage d’Agios Georgios : hôtel simple mais accueil très chaleureux , petits déj excellents , idéalement situé ( calme , proximité du centre et nombreuses tavernes « les pieds dans l’eau » / notre préférée : la taverne Kavouri , excellente, peu chère , service très souriant ) . Visitant Naxos Chora le 1er jour , nous n’avons pris notre voiture ( une petite Lancia ) que le lendemain chez Sixt (agence proche de notre hôtel ) Notre programme de 6 jours :plage de St George ( détente et baignade) Naxos Chora : la Portara (sublime au coucher de soleil !), le bourgos , le kastro , très pittoresque , mais éviter la visite du Musée vénitien , très cher (5€) mais très poussiéreux (seul intérêt : les vues sur le port ). Musée archéologique fermé l’après-midi !Dommage !... Les belles plages du SO :Agios Prokopios, Agia Anna , Mikri Vigla ( routes non asphaltées ) taverne Mikri Vigla peu conseillée (accueil grincheux et qualité très moyenne). Retour par Sangri pour voir le merveilleux temple de Déméter dans un cadre paisible et authentique. Le très beau village d’Apeiranthos et le petit port de Moutsouna ( manger sur le pouce au bar Skala : l’hospitalité grecque sans détours ! ) / la baie de Psili Ammos : s’y poser quelque temps… Une autre baie au N : la baie d’Abram et le joli petit port d’Apollonas ( taverne Apollon : excellent poisson grillé) . Voir le kouros au-dessus du village . La majestueuse baie de Lionas pour se régaler les yeux ! Les très beaux panoramas et les jolis villages ( Filoti , Halki ) de la plaine de la Tragea ; à Filoti , aller jusqu’au pied du mont Zas ; à Halki , ne pas manquer l’église byzantine( non indiquée sur les guides à notre connaissance) au bout d’un petit chemin champêtre (direction indiquée dans le village ) et visiter la fabrique de la liqueur locale : le kitron ; vous pourrez même y goûter !S’il vous reste du temps , voir un autre kouros : celui de Flério . Enfin , près de Moni , voir la vieille église de Panagia Drossiani , malgré la vieille dame qui lui sert de garde chiourme et guette chacun de vos mouvements…La veille de notre départ ( par sécurité) , nous sommes revenus par ferry à Mykonos. Pour une raison d’horaire , nous avions cette fois choisi la compagnie seajets (1h30 de traversée ) ; ferry plus rapide mais beaucoup plus cher ( arrivée au vieux port de Mykonos ) Hébergement au même endroit qu’au début et le fidèle Antonis était là à nous attendre au port … et toujours gratuitement ! Nous voulions absolument avoir assez de temps pour voir Délos et nous ne regrettons pas. Nous y sommes allés en fin de journée ( 17h-20h ) au moment où le soleil décline ; magique !Nous avions réservé en ligne depuis la France sur Delos Tours . Le règlement (18€/ pers) s’est effectué au vieux port où nous avons embarqué en fin d’après-midi . Retour en France le lendemain par vol easyjet mais quel désordre au moment de l’embarquement et aucune information!…
Quoi qu’il en soit , nous sommes enchantés de notre séjour : Mykonos mérite d’être vue , Paros nous a émerveillés, mais notre coup de cœur va tout de même à Naxos pour sa diversité et , à notre avis , pour plus d’authenticité.
Bon séjour à ceux qui préparent un voyage semblable au nôtre , un grand merci à tous les forumeurs qui nous ont facilité la tâche et à votre disposition pour toutes les infos que vous pourriez souhaiter.
Départ le 30 juin de Paris-Orly par vol easyjet ( une heure de retard à cause d’un pb technique…). Arrivée en soirée à l’aéroport de Mykonos où nous attendait notre hôtelier ( Andriani’s Guest House ) . Installation dans notre chambre , très agréable avec vue sur la mer ( prix modique pour Mykonos mais c’était début juillet ). Dîner taverne « La Casa » rue Matoyiani , 8 : très bon rapport qualité-prix . A l’hôtel , petit déjeuner copieux aux couleurs grecques avec sucré/salé. Notre resto préféré à Mykonos : Niko’s taverna , non loin du kastro : excellent ! Sommes restés 2 jours à Mykonos , ce qui suffit amplement ( moulins, petite Venise …) . Nous y sommes revenus une journée en fin de séjour pour une excursion à Délos et assurer notre retour en France. A Mykonos , ne pas manquer le moulin Boni , en hauteur , où l’on jouit d’un magnifique panorama .Petit musée archéologique intéressant. Ensuite , départ pour Paros avec Blue Star Ferries depuis le nouveau port (Tourlos ) où nous a amenés Antonis , notre hôtelier. Ponctualité du ferry : 1h20 de traversée, arrivée à 12h30 à Paros où nous avons pris immédiatement notre voiture ( une 205 Peugeot ) chez Sixt , situé sur le port. Attention ! le réservoir contient le minimum de carburant pour gagner une station-service …Nous avons trouvé celle-ci sur notre route direction Naoussa où était situé notre hébergement : la Villa Sophie , tenue par des Français très sympathiques : bonne adresse, très conviviale. Bonne petite taverne pour notre 1er déjeuner sur Paros : taverne Mesogeios. En revanche , éviter Semeli où nous sommes allés plus tard : service très lent et peu courtois. Une autre taverne agréable : Kous Kous , sur le port Sur Paros , notre programme de 5 jours le joli port de Naoussa ( excellent resto : le Sud ) la péninsule de Korakas , Kolymbithres, bel endroit, taverne Kolymbithres à conseiller Parikia avec la très belle église Panagia Ekatondapyliani ; une très belle vue depuis les ruines du Kastro sinon rien d’exceptionnelLe pittoresque village de Lefkes d’où nous avons parcouru le chemin byzantin jusqu’au charmant village de Prodromos ( la chaleur étant étouffante , nous avons pris le bus pour retrouver notre voiture à Lefkes –horaires indiqués près du café-taverne où nous avons mangé simplement mais correctement )La baie de Molos (très agréable pour la baignade et le panorama) Le petit port de Piso Livadi , Dryos et le très bel endroit d’Alyki , surtout Piso Alyki avec , pour nous ( comme pour d’autres ) le meilleur restaurant : le Thalassa mou . Pounda (bac pour Antiparos ) Excursion aux petites Cyclades d’Irakleia ( bof ! ) et Koufonissi , plus jolie (eaux turquoise très limpides ) mais il aurait fallu plus de temps pour la visiter…Pour gagner Naxos , nous avons à nouveau prix le Blue star ferry( 45mn de traversée ) : même satisfaction que prédédemment . Arrivés à destination , taxi ( 8€) pour atteindre notre hôtel (Hôtel Sanoudos ) à deux pas de la plage d’Agios Georgios : hôtel simple mais accueil très chaleureux , petits déj excellents , idéalement situé ( calme , proximité du centre et nombreuses tavernes « les pieds dans l’eau » / notre préférée : la taverne Kavouri , excellente, peu chère , service très souriant ) . Visitant Naxos Chora le 1er jour , nous n’avons pris notre voiture ( une petite Lancia ) que le lendemain chez Sixt (agence proche de notre hôtel ) Notre programme de 6 jours :plage de St George ( détente et baignade) Naxos Chora : la Portara (sublime au coucher de soleil !), le bourgos , le kastro , très pittoresque , mais éviter la visite du Musée vénitien , très cher (5€) mais très poussiéreux (seul intérêt : les vues sur le port ). Musée archéologique fermé l’après-midi !Dommage !... Les belles plages du SO :Agios Prokopios, Agia Anna , Mikri Vigla ( routes non asphaltées ) taverne Mikri Vigla peu conseillée (accueil grincheux et qualité très moyenne). Retour par Sangri pour voir le merveilleux temple de Déméter dans un cadre paisible et authentique. Le très beau village d’Apeiranthos et le petit port de Moutsouna ( manger sur le pouce au bar Skala : l’hospitalité grecque sans détours ! ) / la baie de Psili Ammos : s’y poser quelque temps… Une autre baie au N : la baie d’Abram et le joli petit port d’Apollonas ( taverne Apollon : excellent poisson grillé) . Voir le kouros au-dessus du village . La majestueuse baie de Lionas pour se régaler les yeux ! Les très beaux panoramas et les jolis villages ( Filoti , Halki ) de la plaine de la Tragea ; à Filoti , aller jusqu’au pied du mont Zas ; à Halki , ne pas manquer l’église byzantine( non indiquée sur les guides à notre connaissance) au bout d’un petit chemin champêtre (direction indiquée dans le village ) et visiter la fabrique de la liqueur locale : le kitron ; vous pourrez même y goûter !S’il vous reste du temps , voir un autre kouros : celui de Flério . Enfin , près de Moni , voir la vieille église de Panagia Drossiani , malgré la vieille dame qui lui sert de garde chiourme et guette chacun de vos mouvements…La veille de notre départ ( par sécurité) , nous sommes revenus par ferry à Mykonos. Pour une raison d’horaire , nous avions cette fois choisi la compagnie seajets (1h30 de traversée ) ; ferry plus rapide mais beaucoup plus cher ( arrivée au vieux port de Mykonos ) Hébergement au même endroit qu’au début et le fidèle Antonis était là à nous attendre au port … et toujours gratuitement ! Nous voulions absolument avoir assez de temps pour voir Délos et nous ne regrettons pas. Nous y sommes allés en fin de journée ( 17h-20h ) au moment où le soleil décline ; magique !Nous avions réservé en ligne depuis la France sur Delos Tours . Le règlement (18€/ pers) s’est effectué au vieux port où nous avons embarqué en fin d’après-midi . Retour en France le lendemain par vol easyjet mais quel désordre au moment de l’embarquement et aucune information!…
Quoi qu’il en soit , nous sommes enchantés de notre séjour : Mykonos mérite d’être vue , Paros nous a émerveillés, mais notre coup de cœur va tout de même à Naxos pour sa diversité et , à notre avis , pour plus d’authenticité.
Bon séjour à ceux qui préparent un voyage semblable au nôtre , un grand merci à tous les forumeurs qui nous ont facilité la tâche et à votre disposition pour toutes les infos que vous pourriez souhaiter.
Retour de 15 jours en Crète English translation pending
Bonsoir,
Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).
Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.
Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !
Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.
Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).
Location de voitures http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).
Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)
Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618
Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)
Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040
Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)
CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000
Ouest de l’île Curiosités et plages
- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)
Restaurants
Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567
Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206
MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144
Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589
Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110
To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880
Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795
Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035
Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575
Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212
Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737
Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440
Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494
Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312
Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653
Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212
Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068
Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714
Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707
Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529
Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010
Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée
Est de l’île Curiosités et plages
- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)
Restaurants
Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817
The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515
Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150
Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237
Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230
Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538
Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082
Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336
The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150
Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120
Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173
Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284
Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801
Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530
Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705
Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281
Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129
Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542
Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311
Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos
Centre de l’île Curiosités et plages
- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage
Restaurants
Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240
Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887
Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779
Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320
Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475
Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233
Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247
El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080
Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070
The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia
Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489
Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019
G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566
Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han
NOTRE PROGRAMME :
JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).
JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna
JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)
JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos
JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel
JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi
JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas
JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos
JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma
JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach
JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos
JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi
Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).
Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.
Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !
Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.
Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).
Location de voitures http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).
Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)
Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618
Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)
Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040
Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)
CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000
Ouest de l’île Curiosités et plages
- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)
Restaurants
Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567
Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206
MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144
Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589
Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110
To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880
Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795
Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035
Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575
Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212
Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737
Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440
Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494
Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312
Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653
Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212
Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068
Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714
Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707
Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529
Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010
Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée
Est de l’île Curiosités et plages
- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)
Restaurants
Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817
The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515
Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150
Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237
Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230
Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538
Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082
Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336
The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150
Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120
Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173
Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284
Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801
Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530
Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705
Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281
Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129
Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542
Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311
Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos
Centre de l’île Curiosités et plages
- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage
Restaurants
Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240
Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887
Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779
Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320
Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475
Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233
Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247
El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080
Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070
The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia
Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489
Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019
G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566
Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han
NOTRE PROGRAMME :
JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).
JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna
JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)
JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos
JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel
JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi
JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas
JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos
JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma
JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach
JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos
JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi
Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Taxis-brousse entre Manakara Fort Dauphin Tuléar Maintirano Mahajunga English translation pending
Connaissez vous les possibilités de taxi brousse entre :
Manakara - Fort Dauphin
Fort Dauphin Tuléar en essayant de longer au mieux la côte, voir en faisant des trajets en pirogue à voile
Morondava - Maintirano
Maintirano - Mahajunga en taxi brousse ou s'il y a une ligne de bateau
D'avance Merci
D'avance Merci
Sulawesi: retour d'un mois en octobre 2014 English translation pending
Bonjour
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Retour de croisière dans les fjords norvégiens (Costa Fortuna) English translation pending
Bonjour à tous,
Je profite de l'internet Idbus pour ouvrir un post "retour de croisière" alors que nous quittons juste Amsterdam. Dans la mesure où nous étions plusieurs membres VF chacun pourra enrichir ce post avec son expérience.
Pour notre part nous avons bien apprécié la croisière effectuée sur un Costa Fortuna vieillissant mais encore fringant :) Nous saluons la gentillesse de l'équipage, la durée des escales correctes et permettant normalement de profiter des sites même par soi-même et un certain effort culinaire que croyons révolu sur Costa !
Le premier jour en mer et le dernier sont idéaux pour se poser et profiter sereinement de la croisière. Malgré un temps mitigé, nous avons pu profiter de chaque escale pour se balader et compléter nos deux premières expériences des fjords de la Norvège.
Je me tiens donc à votre disposition pour vous renseigner de mon mieux si vous cherchez des renseignements sur l'organisation de votre croisière en Norvège.
Cordialement
Minorel86
Je profite de l'internet Idbus pour ouvrir un post "retour de croisière" alors que nous quittons juste Amsterdam. Dans la mesure où nous étions plusieurs membres VF chacun pourra enrichir ce post avec son expérience.
Pour notre part nous avons bien apprécié la croisière effectuée sur un Costa Fortuna vieillissant mais encore fringant :) Nous saluons la gentillesse de l'équipage, la durée des escales correctes et permettant normalement de profiter des sites même par soi-même et un certain effort culinaire que croyons révolu sur Costa !
Le premier jour en mer et le dernier sont idéaux pour se poser et profiter sereinement de la croisière. Malgré un temps mitigé, nous avons pu profiter de chaque escale pour se balader et compléter nos deux premières expériences des fjords de la Norvège.
Je me tiens donc à votre disposition pour vous renseigner de mon mieux si vous cherchez des renseignements sur l'organisation de votre croisière en Norvège.
Cordialement
Minorel86
Circuit en Norvège, août 2015: boucle Oslo - Bergen - Oslo English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma compagne nous partons du 14 au 29 aout dans ce magnifique pays qu'est la Norvège. Nous arrivons le 14 a 22h à Oslo et louerons dès le lendemain une voiture.
J'aurais donc aimé avoir votre avis sur le circuit suivant (sachant que le but n'est pas de juste rester dans la voiture et ne pas randonner) :
1) Vendredi 14 – 22h à Arrivée aéroport Oslo Gardermoen 2) Samedi 15 – 10h Oslo à Lillehammer (2h00) Rafting / Canyoning 3) Samedi 15 – 18h Lillehammer à Trondheim (4h50) 4) Lundi 17 – 10h Trondheim à Jotunheimen National Park (4h20) Randonnée 3 jours 5) Jeudi 20 – 10h Jotunheimen à Naeroyfjord (3h30) 6) Vendredi 21 – 14h Naeroyfjord à Bergen (3h30) 7) Dimanche 23 – 12h Bergen à Stavanger (5h00) 8) Mardi 25 – 10h Stavanger à Trolltunga (4h20) 9) Mercredi 26 – 14h Trolltunga à Hardangervidda (1h40) Randonnée 2 ou 3 jours 10) Vendredi 28 – 17h Hardangervidda à Oslo (3h30) 11) Samedi 29 – 8h30 Oslo à Aéroport Oslo (1h00) Décollage à 12h
Je pense que le planing est peut-être un peu trop serré que pour profiter pleinement de chaque "halte". Dans cette optique, on supprimerait soit Trondheim soit Stavanger. Lequel nous conseilleriez-vous le plus ?
Aussi, auriez-vous des idées de rando à ne pas louper dans le Jotunheimen (on compte faire la crête de Bessegem) ? Et dans le hardangervidda (on aimerait voir la population de rennes) ?
Merci d'avance ! :)
Avec ma compagne nous partons du 14 au 29 aout dans ce magnifique pays qu'est la Norvège. Nous arrivons le 14 a 22h à Oslo et louerons dès le lendemain une voiture.
J'aurais donc aimé avoir votre avis sur le circuit suivant (sachant que le but n'est pas de juste rester dans la voiture et ne pas randonner) :
1) Vendredi 14 – 22h à Arrivée aéroport Oslo Gardermoen 2) Samedi 15 – 10h Oslo à Lillehammer (2h00) Rafting / Canyoning 3) Samedi 15 – 18h Lillehammer à Trondheim (4h50) 4) Lundi 17 – 10h Trondheim à Jotunheimen National Park (4h20) Randonnée 3 jours 5) Jeudi 20 – 10h Jotunheimen à Naeroyfjord (3h30) 6) Vendredi 21 – 14h Naeroyfjord à Bergen (3h30) 7) Dimanche 23 – 12h Bergen à Stavanger (5h00) 8) Mardi 25 – 10h Stavanger à Trolltunga (4h20) 9) Mercredi 26 – 14h Trolltunga à Hardangervidda (1h40) Randonnée 2 ou 3 jours 10) Vendredi 28 – 17h Hardangervidda à Oslo (3h30) 11) Samedi 29 – 8h30 Oslo à Aéroport Oslo (1h00) Décollage à 12h
Je pense que le planing est peut-être un peu trop serré que pour profiter pleinement de chaque "halte". Dans cette optique, on supprimerait soit Trondheim soit Stavanger. Lequel nous conseilleriez-vous le plus ?
Aussi, auriez-vous des idées de rando à ne pas louper dans le Jotunheimen (on compte faire la crête de Bessegem) ? Et dans le hardangervidda (on aimerait voir la population de rennes) ?
Merci d'avance ! :)
Changer € en $ en province English translation pending
Bonjour a tous,
Je pars le 6 septembre pour 3 semaines aux Etats Unis, en commencant par San Fransisco.
J'ai cherché sur le net comment changer des €uros en Dollars, mais je suis un peu perdu et vu qu'il y a beaucoup d'arcticles ou commentaires qui date, je prefere vous poser la question. Je suis en province (le mans) et ici a par les banques, il n'y a rien pour changer.
Que me conseillez vous pour pas trop perdre? Banque postal, autres banques, internet, autres solutions?
Merci d'avance pour votre aide!!!
Je pars le 6 septembre pour 3 semaines aux Etats Unis, en commencant par San Fransisco.
J'ai cherché sur le net comment changer des €uros en Dollars, mais je suis un peu perdu et vu qu'il y a beaucoup d'arcticles ou commentaires qui date, je prefere vous poser la question. Je suis en province (le mans) et ici a par les banques, il n'y a rien pour changer.
Que me conseillez vous pour pas trop perdre? Banque postal, autres banques, internet, autres solutions?
Merci d'avance pour votre aide!!!
Croisière sur l'Horizon août 2015 English translation pending
Bonjour a tous,
Nous partons sur l'Horizon le 24/08/2015 au départ de Calais vers Marseille (croisière de repositionnement)
Nous avons besoin d'infos pour les escales suivantes :
Calais La Corogne Gibraltar Alméria Tarragone Marseille
Nos besoins que faire et comment y aller, nous faisons toujours nos escales seuls sans MSC (budget)
Merci d'avance pour votre aide
Françoise

Calais La Corogne Gibraltar Alméria Tarragone Marseille
Nos besoins que faire et comment y aller, nous faisons toujours nos escales seuls sans MSC (budget)
Merci d'avance pour votre aide
Françoise

Une semaine à Majorque (Baléares) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un petit récit que j’avais envie de poster sur notre séjour dans les Baléares, à Majorque plus exactement. Séjour ayant eu lieu en avril 2013 mais qui pourra peut-être éclairé de futurs voyageurs sur les beaux coins à voir là-bas.
Jour 1 : Nous avons pris le TGV jusque BARCELONE, puis rejoint l’aéroport en taxi pour nous envoler jusque Palma, vol d’environ 45 min. Arrivée à Palma, nous avons loué une voiture chez europcar pour rejoindre notre appartement de location de vacances à Cala Pi (45 min environ). Après être allés faire quelques courses locales : lomo – chorizo – jambon cru – sangria –tortilla …. Petite soirée tranquille à la résidence.
Jour 2 : Visite de Cala Pi et de sa plage le matin pour en profiter un peu et découvrir le coin.

Puis petite excursion l’après-midi afin de découvrir un peu mieux certains endroits de l’île. Tout d’abord, route jusque Colònia de Sant Jordi. Joli petit coin pour une balade sur les rochers et le long de la mer, puis jusqu'au port où les couleurs sont magnifiques et où il fait bon déguster une bonne petite glace.

Continuation vers Cala s'Almonia. Un endroit assez hors du temps. Petite crique qui se dessine en bas de quelques marches et laisse apparaître rochers et charmant petit village (peut-être même inhabité).

Nous sommes ensuite retournés à Cala Pi, à la tour d’observation, pour y voir le coucher de soleil, magnifique !


Et pour finir, petite soirée flamenco pour rester dans l’ambiance espagnole.
Jour 3 : Départ dans la matinée pour visiter Palma, la capitale. Visite de la Seu (la Cathédrale) en fin de matinée, belle et imposante elle vaut le coup d’aller y jeter un œil.


Puis balade dans les rues jusqu’à la Place Major pour y déguster une paella (incontournable quand même).

Plein d’artistes de rue sont présents, c’est une ville assez agréable même si en fin de compte, la météo s’est gâtée, nous obligeant à rentrer. (le temps changeait vite là-bas)
Jour 4 : Retour à Palma tôt le matin mais cette fois c’est pour prendre le petit train de Soller, magnifique train en bois qui traverse la Sierra Tramuntana jusque Soller, d’où vous prenez le tramway (dans le même style) pour vous rendre à Port de Soller.




De quoi vraiment passer une bonne journée à découvrir cette ville avec le port, les rues (surtout du côté de Carrer San Raimundo, en remontant les rues à l’ouest, vous aurez un magnifique point de vue sur le port et sur la falaise de l’autre côté. Après le déjeuner en terrasse, balade le long de la plage et retour en tramway jusque Soller, pour un petit goûter et surtout un jus d’oranges fraîchement pressées (spécialités du coin). Retour par le train pour reprofiter des splendides paysages, citronniers et orangers … Puis en fin d’après-midi, avec de la chance, nous avons pu arriver avant la fermeture au Château de Bellver. Magnifique forteresse qui vaut le coup d’aller y passer un petit moment, avec son musée et sa vue imprenable sur Palma au dernier étage du fort.


Jour 5 : Après avoir visité l’est, l’ouest et le sud, nous décidons de nous rendre au nord. Direction d’abord à Alcudia dont les plages sont splendides, avec des couleurs turquoise …

Jour de grand vent, la mer était parfois agitée et les wind-surfeurs présents à l’appel pour nous donner du spectacle. En vous arrêtant un peu le long de la route, vous trouverez plein d’endroits sympas tels que vers Cala Poncet …

Continuation vers Port de Pollença (où nous ne nous sommes pas arrêtés) pour ensuite arrivés à Mirador Es Colomer, un des plus beaux coins de l’île selon moi. C’est un coin resté un peu sauvage, avec un beau point de vue, attention gens souffrant du vertige préparez-vous, surtout s’il y a du vent et quelques malins qui sautent sur les murs pour faire des photos avec le vide juste en dessous.

Puis en route jusqu'au point le plus au nord de l’île Cap Formentor ! Pas évidant en voiture car ça tourne un peu et sur place, se garer relève un peu du tétris, mais la vue est splendide et vous pouvez faire un petit goûter au phare, sans compter qu’il y a plein de jolies petites biquettes dans le coin qui arpentent la falaise.

Journée 6 : Cette journée-là, on se serait cru en pleine tempête, avec des vagues gigantesques qui s’explosaient sur les falaises à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, un vrai spectacle ! Les paysages prennent alors un autre visage ! Petit tour le matin à Cala Pi pour aller voir les vagues.

L’après-midi, nous avons opté pour une visite au sec, dans la Grottes du Drach, près de Porto Cristo, à l’est de l’île. Le côté le plus sympa de cette grotte étant le concert de 10 minutes environ joué par un quatuor de musiciens qui flotte sur le lac souterrain, dans des barques. Après le concert, il y a un spectacle de lumières et une petite traversée sur le lac en barque vous attend.

Après cela, on s’est arrêté au port de Porto Cristo revoir un peu ce spectacle de vague se fracassant sur la jetée ! Magnifique, bien qu’impressionnant !
Puis petit arrêt à la boutique de bijoux en perles de l’île, à Manacor, qui permet de rapporter un petit souvenir mais qui n’est pas très convivial !
Journée 7 : Dernière journée, il faut donc en profiter. Direction sur le sud-ouest de l’île cette fois, tout d’abord à Port d'Andratx, où nous avons fait quelques boutiques (les commerçants y sont charmants ! ) et mangé le long du port. Puis nous avons pu assister à la criée. Très sympa ! Puis direction St Elm ensuite pour y passer l’après-midi. Il y a une belle balade à faire le long de la côte. Attention tous les parkings y sont payants par contre !
Journée 8 : Voilà, le jour du départ à sonner, après une semaine bien remplie et des souvenirs plein la tête ! Vraiment enchantée par cette île très riche en paysages. Attention en revanche de ne pas prendre comme nous un train directement après le vol pour revenir en France car notre avion a eu 4 h de retard nous faisant louper le dernier train qui permettait de revenir en France de Barcelone, nous obligeant à louer une voiture pour pouvoir rentrer.
Pour plus de photos, rendez-vous sur ma page FB car j'ai atteint le quota ici.
En espérant que ce récit en aidera certains ou qui rappellera de bons souvenirs à d'autres, comme ce fut le cas pour moi en l'écrivant ;)
Bonne journée à tous et à bientôt.
Aurélief
Voici un petit récit que j’avais envie de poster sur notre séjour dans les Baléares, à Majorque plus exactement. Séjour ayant eu lieu en avril 2013 mais qui pourra peut-être éclairé de futurs voyageurs sur les beaux coins à voir là-bas.
Jour 1 : Nous avons pris le TGV jusque BARCELONE, puis rejoint l’aéroport en taxi pour nous envoler jusque Palma, vol d’environ 45 min. Arrivée à Palma, nous avons loué une voiture chez europcar pour rejoindre notre appartement de location de vacances à Cala Pi (45 min environ). Après être allés faire quelques courses locales : lomo – chorizo – jambon cru – sangria –tortilla …. Petite soirée tranquille à la résidence.
Jour 2 : Visite de Cala Pi et de sa plage le matin pour en profiter un peu et découvrir le coin.

Puis petite excursion l’après-midi afin de découvrir un peu mieux certains endroits de l’île. Tout d’abord, route jusque Colònia de Sant Jordi. Joli petit coin pour une balade sur les rochers et le long de la mer, puis jusqu'au port où les couleurs sont magnifiques et où il fait bon déguster une bonne petite glace.

Continuation vers Cala s'Almonia. Un endroit assez hors du temps. Petite crique qui se dessine en bas de quelques marches et laisse apparaître rochers et charmant petit village (peut-être même inhabité).

Nous sommes ensuite retournés à Cala Pi, à la tour d’observation, pour y voir le coucher de soleil, magnifique !


Et pour finir, petite soirée flamenco pour rester dans l’ambiance espagnole.
Jour 3 : Départ dans la matinée pour visiter Palma, la capitale. Visite de la Seu (la Cathédrale) en fin de matinée, belle et imposante elle vaut le coup d’aller y jeter un œil.


Puis balade dans les rues jusqu’à la Place Major pour y déguster une paella (incontournable quand même).

Plein d’artistes de rue sont présents, c’est une ville assez agréable même si en fin de compte, la météo s’est gâtée, nous obligeant à rentrer. (le temps changeait vite là-bas)
Jour 4 : Retour à Palma tôt le matin mais cette fois c’est pour prendre le petit train de Soller, magnifique train en bois qui traverse la Sierra Tramuntana jusque Soller, d’où vous prenez le tramway (dans le même style) pour vous rendre à Port de Soller.




De quoi vraiment passer une bonne journée à découvrir cette ville avec le port, les rues (surtout du côté de Carrer San Raimundo, en remontant les rues à l’ouest, vous aurez un magnifique point de vue sur le port et sur la falaise de l’autre côté. Après le déjeuner en terrasse, balade le long de la plage et retour en tramway jusque Soller, pour un petit goûter et surtout un jus d’oranges fraîchement pressées (spécialités du coin). Retour par le train pour reprofiter des splendides paysages, citronniers et orangers … Puis en fin d’après-midi, avec de la chance, nous avons pu arriver avant la fermeture au Château de Bellver. Magnifique forteresse qui vaut le coup d’aller y passer un petit moment, avec son musée et sa vue imprenable sur Palma au dernier étage du fort.


Jour 5 : Après avoir visité l’est, l’ouest et le sud, nous décidons de nous rendre au nord. Direction d’abord à Alcudia dont les plages sont splendides, avec des couleurs turquoise …

Jour de grand vent, la mer était parfois agitée et les wind-surfeurs présents à l’appel pour nous donner du spectacle. En vous arrêtant un peu le long de la route, vous trouverez plein d’endroits sympas tels que vers Cala Poncet …

Continuation vers Port de Pollença (où nous ne nous sommes pas arrêtés) pour ensuite arrivés à Mirador Es Colomer, un des plus beaux coins de l’île selon moi. C’est un coin resté un peu sauvage, avec un beau point de vue, attention gens souffrant du vertige préparez-vous, surtout s’il y a du vent et quelques malins qui sautent sur les murs pour faire des photos avec le vide juste en dessous.

Puis en route jusqu'au point le plus au nord de l’île Cap Formentor ! Pas évidant en voiture car ça tourne un peu et sur place, se garer relève un peu du tétris, mais la vue est splendide et vous pouvez faire un petit goûter au phare, sans compter qu’il y a plein de jolies petites biquettes dans le coin qui arpentent la falaise.

Journée 6 : Cette journée-là, on se serait cru en pleine tempête, avec des vagues gigantesques qui s’explosaient sur les falaises à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, un vrai spectacle ! Les paysages prennent alors un autre visage ! Petit tour le matin à Cala Pi pour aller voir les vagues.

L’après-midi, nous avons opté pour une visite au sec, dans la Grottes du Drach, près de Porto Cristo, à l’est de l’île. Le côté le plus sympa de cette grotte étant le concert de 10 minutes environ joué par un quatuor de musiciens qui flotte sur le lac souterrain, dans des barques. Après le concert, il y a un spectacle de lumières et une petite traversée sur le lac en barque vous attend.

Après cela, on s’est arrêté au port de Porto Cristo revoir un peu ce spectacle de vague se fracassant sur la jetée ! Magnifique, bien qu’impressionnant !
Puis petit arrêt à la boutique de bijoux en perles de l’île, à Manacor, qui permet de rapporter un petit souvenir mais qui n’est pas très convivial !
Journée 7 : Dernière journée, il faut donc en profiter. Direction sur le sud-ouest de l’île cette fois, tout d’abord à Port d'Andratx, où nous avons fait quelques boutiques (les commerçants y sont charmants ! ) et mangé le long du port. Puis nous avons pu assister à la criée. Très sympa ! Puis direction St Elm ensuite pour y passer l’après-midi. Il y a une belle balade à faire le long de la côte. Attention tous les parkings y sont payants par contre !
Journée 8 : Voilà, le jour du départ à sonner, après une semaine bien remplie et des souvenirs plein la tête ! Vraiment enchantée par cette île très riche en paysages. Attention en revanche de ne pas prendre comme nous un train directement après le vol pour revenir en France car notre avion a eu 4 h de retard nous faisant louper le dernier train qui permettait de revenir en France de Barcelone, nous obligeant à louer une voiture pour pouvoir rentrer.
Pour plus de photos, rendez-vous sur ma page FB car j'ai atteint le quota ici.
En espérant que ce récit en aidera certains ou qui rappellera de bons souvenirs à d'autres, comme ce fut le cas pour moi en l'écrivant ;)
Bonne journée à tous et à bientôt.
Aurélief