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Bouclage itinéraire en Thaïlande novembre 2013 English translation pending
by Laurie06000 · 2013-09-22 · 56 replies
Sawasdee!

Le depart approche (28 octobre) et on fignole notre voyage entre trentenaire, et on a des trous entre 2.... Donc arrivée le 29 en journée a phuket 9 nuit sur place pour, reprendre nos esprits, nous reposer, rayonner sur les iles et sites alentours en excursion a la journée afin de profiter de l'ambiance de phuket le soir. Donc tout ceci nous fait quitter phuket le 7 novembre pour une destination encore inconnue...... et c'est bien le soucis! Au depart on avait prevu de prendre le bus de nuit de phuket a bangkok, oui mais pour aller ou? Enchainer sur un bus ou train pour kancha y rester 3 ou 4 jours puis faire ayyutayah 2 jours? Oui mais dans ce cas la il reste 2 jours a caser avant de redescendre sur bangkok pour loy krathong.... Car j ai oublier de preciser le seul imperatif est d etre le 18novembre a bangkok car nous rentrons separement en france le 19 et le 21.donc on penser etre pour le 16 a bangkok et profiter des temples et diverses visite, faire notre shopping... Ou alors remonter sur bangkok en bus, et remonter tranquille sur chiang mai en passant a sukkothai, lopburi ect etc... et a ce moment la faire loy krathong sur chiang mai? En fait je veut pas que ca devienne un marathon et j aimerai si possible optimiser un max les transport mais je sais pas comment? Au secours!!!!!!!!

Merci!
Avis sur périple d'une quinzaine de jours en Nouvelle-Calédonie en décembre 2012? English translation pending
by Sanaud · 2012-10-08 · 34 replies
Bonjour,

Nous (mon copain et moi) prévoyons nous rendre en Nouvelle Calédonie pour un peu plus d'une quinzaine de jours au mois de décembre prochain (2012) pour des vacances pendant la période de fêtes.

On s'y prend peut être tard mais mieux vaut tard que jamais comme on dit. Je voudrais s'il vous plait avoir votre avis sur le périple que nous comptons mener...J'ai l'impression en lisant les conversations sur les forums que notre circuit est complètement chaotique.

Juste un détail: nous vivons en Nouvelle-Zélande donc pas de soucis de décalage horaire.

D'avance Merci pour votre aide.

20/12: Arrivée sur Nouméa 20/12 - 22/12: Nouméa 22/12 - 24/12: Grand Sud (Mont Dore - Plum - Yaté - Poro) --> Peut-être se posera-t-on sur Yaté 24/12 - 25/12: Sarraméa 25/12 - 27/12: Poindimié 27/12 - 28/12: Hienghène 28/12 - 29/12: Poum (Voir si on peut se poser a Koumac pour aller vers Poum et Poingam en journée avant de redescendre) 29/12 - 30/12: Koné 30/12 - 31/12: Bourail 01/01 - 03/01: Ile des pins 03/01 - 05/01: Ouvéa 06/01: Retour sur Auckland

Encore Merci.

Sandra
Mini croisière sur l'horizon (Croisières de France) du 16 au 20 mai 2012 English translation pending
by Cricri83390 · 2011-07-25 · 451 replies
coucou les amis

ne pouvant plus attendre et comme on commence a envahir le post de lounaa , j'ouvre avec une joie non dissimulé cette discution qui va etre j'espere tres animé d'ici le mois de mai 😄

donc pour cette mini croisiere on decouvrira le nouveau navire amiral de croisiere de france :l' horizon .

a ce jour nous sommes deja plusieurs membres de vf a avoir reservé .

rct = 3 + 7 amis barriaux = 2 + beaucoup d'amis 😉 cathou 30= 2 cricri 83390= 7

j'invite tous ceux qui sont aussi inscrit a cette croisiere de partager avec nous ce post .

en avant toute 😎
Avis sur trajet de deux semaines à moto dans l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
by Malekal237 · 2010-09-08 · 14 replies
Bonjour à tous, je suis dans la préparation d'un "petit" séjour à moto avec quelques amis aux USA et j'aurai besoin de vos conseils pour le road-book.

Nous partirions début Septembre 2011 pour une durée de 2 semaines, 3 motards en couple, un motard seul ainsi qu'une ou deux personnes en voiture. Nous sommes tous de grands avaleurs de bitume et les grandes étapes ne nous font pas vraiment peur. Je viens tout juste d'esquisser le trajet idéal que nous souhaiterions emprunter et j'aimerai votre avis sur la faisabilité du-dit trajet, sa pénibilité, si j'ai manqué des endroits important a visiter et la répartition sur 14 jours des étapes.

Nous démarrerions de Flagstaff ou nous louerions les moto ( HD Heritage ou Electra Glide surement ) direction Petrified Forest, puis on remonte vers le nord par la 191 direction Mesa Verde.

On continue vers le Nord pour visiter Arches Park toujours par la 191 et on rejoinds l'I70 jusqu'à Sigurd.

Ensuite direction le Sud vers Bryce Canyon via L'Utah 24/62/22.

Depuis Bryce Canyon direction le Grand Canyon par l'US89 et l'US89 Alt qui contourne le Grand Canyon par l'Est en passant par Marble Canyon pour finalement revenir par le Sud du Grand Canyon et Grand Canyon Village.

On continue toujours vers le Sud par l'Arizona 64 jusqu'à Williams puis direction l'Ouest par l'I40 vers Ash Fork où l'on change de route pour emprunter la fameuse Route 66 jusqu'à Kingman.

De Kingman on remonte par la 68 vers Boulder City et le Lac Mead puis Las Vegas.

Ensuite, nous aimerions traverser la Vallée de la Mort en remontant vers le Nord jusqu'à Mono Lake puis redescendre en passant par Yosemite Park et Sequoia and King Park.

Puis enfin le retour vers Los Angeles en faisant un petit détour pour suivre la côte a partir de Malibu jusqu'à Los Angeles via Santa Monica, Beverly Hills et Hollywood.

A vue de nez et suivant Google Earth il y a environ 3600 km plus ou moins.

L'objectif du voyage reste avant tout faire de la moto en traversant des paysages grandioses. Les visites des parcs seront assez succincte et surtout celles des villes a l'exception de Las Vegas ou on passera surement une nuit pour pouvoir traverser Death Valley de bonne heure le matin.

Je vous remercie d'avoir prit le temps de lire ce message et pour l'aide que vous pourrez m'accorder.
Rencontre à St-Laurent (près de Nice) le 24 mars 2007 English translation pending
by Darkette · 2007-02-18 · 97 replies
Boujour à tous,

Pour fêter l'arrivée du printemps et les projets qui vont généralement avec, je vous propose de nous retrouver dans un petit Restau au Port de St Laurent du Var

Du fait qu'il y a beaucoup de restaus à cet endroit bien agréable, j'opterai tout d'abord pour un restau indien (merci à Sechat pour l'idée ! 😉).

Quant à la date ça serait le Samedi 24 Mars 07 vers les 20H.

Si vous avez des suggestions n'hésitez pas à m'en faire part !

A bientôt ! 😏
Qui connaît la résidence de vacances Olmuccio Club en Corse? English translation pending
by Etche · 2006-03-06 · 23 replies
Bonjour, tout est dans le titre. Merci de me faire part de vos observations et commentaires si vous y avez séjourné...😉
Demi tour de l'Inde en 80 jours (3e partie) English translation pending
by Mile · 2005-10-25 · 6 replies
Oui je sais vous n’avez pas encore recu la 2e partie et je vous demanderai un tout petit peu de patience car j’avais tape tout ca minutieusement, puis enregistre sur une disquette car en Inde, ce n’est pas partout qu’on trouve des graveurs de CD donc j’ai bien du m’en contenter et puis hier soir je voulais envoyer tout ca sur le site, et patatras, plus rien sur la disquette, on me dit qu’elle n’est pas formatee. Conclusion : il faut que je retape tout mais vraiment c’est trop de boulot pour ce soir donc je vais continuer la ou j’en etais restee et puis je ferai la 2e partie pendant mes temps morts si j'en ai.

Mercredi 19/10 : Depart en voiture a travers une campagne verte cultivee de plants de ricin dont on extrait l’huile a des fins pharmaceuthiques et aussi plein d’arachides dont on extrait l’huile pour la cuisine. La canne a sucre pousse egalement en grande quantite avec un peu de mais et enormement de plants de coton. Il est vrai que la region ne manqué pas d’eau. En bord de mer on peut egalement voir des monceau de sel qu'on exploite un peu partout sur un cote de l’ile de Diu. La chaleur est assez lourde et l’humidite parfois difficile a supporter. On roule toutes fenetres ouvertes sur une route etroite mais nous arrivons a Sassan Gir en a peine 3 h pour 100 kms. En approchant de Gir, les champs deviennent de plus en plus rares pour faire place a une foret pas tres dense mais nous avons deja la chance de voir un daim tachete avec d’enormes bois sur la tete. Il est a moitie cache par de grands arbres mais ne bouge pas. Il nous fixe de ses grands yeux au regard doux et c’est a regret que je laisse notre chauffeur redemarer car lui il semble presse de rentrer chez lui. Une fois sur place, je m’apercois que ce n’est qu’un petit bourg n’offrant vraiment d’autre interet que le parc national mais qui rapporte pas mal d’argent au village. Une petite echoppe nous sert surtout a nous desalterer car ici rien que du vegetarian et encore c’est tres tres limite. Je me contenterai donc d’une banane car de toute facon, je n’ai pas faim. Nous y rncontrons un architecte Indien de Mumbai et un avocat allemand qui nous proposent de partager les frais d’une jeep pour aller faire notre 1er safari vers 15 h. J’accepte volontiers car deja a 4, ce n’est pas donne donc…. A Gir, on vous fait payer assez cher le plaisir des yeux, pour autant evidemment qu’il y ait quelque chose a voir car je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai deja des doutes quant a ce que nous sommes supposes y trouver, a savoir des lions. En effet, l’habitat ne me semble pas tres propice et en plus, tout ca me parait tres tres peu organise pour mettre toutes les chances de notre cote, c’est un peu le souk ici. En attendant 15 h, nous nous mettrons donc en quete d’une chambre. Le touriste allemand nous fait savoir que toutes les chambres proposees par les 2 ou 3 hotels existants sont beaucoup trop cheres pour le confort offert. Il faut s’en contenter ou aller au lodge gere par le Taj a 90US$, ce qui est enorme evidemment en regard du trou perdu ou nous nous trouvons. Au bout de quelques minutes un jeune home debrouillard nous propose de nous montrer une chambre dans une ferme situee en plein milieu d’une campagne calme. Nous sommes d’accord d’aller au moins voir de quoi il s’agit. Nos 2 nouveaux compagnons nous accompagnent et il semblerait que ce soit nettement mieux et plus propre que leurs chambres respectives, mais le prix est de 1.000 rps, je n’en reviens pas mais j’accepte quand meme car ici c’est deja hyper basique et moyennement propre donc nous n’avons pas vraiment le choix. Ailleurs cette chambre couterait 100 a 150 rps mais on nous promets l’eau chaude pour la douche, c’est deja ca. Les proprietaires font d’ailleurs de leur mieux pour nous etre agrables mais la n’est pas la question. Apres avoir depose nos bagages, nous retournons a l’echoppe devant l’entrée du parc quand tout a coup je m’apercois que j’ai oublie mon objectif 400 mm et comme je suppose que les lions ne viendrons pas se coucher a mes pieds, je rale et je peste evidemment. Un autre jeune homme qui m’a entendu explique l’histoire me propose de m’accompagner en vitesse a ma chambre pour y recuperer ce que j’ai oublie. Nous voici partis a moto. Pendant le trajet il me dit que c’est vraiment dommage que je ne sois pas seule car il aurait pu me faire voir les lions sans que cela me coute un sous car le parc est mal garde et quand on connait le coin, il est tres facile d’y entrer incognito mais voila nous sommes 2 et ce n’est pas possible. Lui aussi est tres conscient que tout ca c’est bien exagere et il semble desole pour nous. Est il sincere, je n’en sais rien. Il me ramene et nous prenons place dans une toute petite jeep avec un guide et un chauffeur obligatoires evidemment. Nous roulons pendant un bon moment sur une route en terre sans rien voir qui bouge, quand tout a coup on apercoit un daim tachete mais beaucoup moins impressionnant que celui vu sur la route juste avant notre arrive. Pendant les 3 h de ce safari nous verrons successivement quelques daims (une dizaine en tout) un nilgai de tres loin et un sambar qui est passé tellement vite que je n’ai meme pas eu le temps d’armer mon appareil, 2 paons mais j’ajouterai qu’ils etaient sauvages et non apprivoises et puis une sorte d’aigle. C’est strictement tout. Tout ca sans pratiquement un seul mot d’explication de la part de notre guide qui ne nous a vraiment servi a rien et sans que notre chauffeur ne fasse aucun effort pour nous faire voir quoi que ce soit meme celui de s’arreter un moment lorsque nous avions repere nous meme une petite troupe de daims. Il est vrai que nous ne sommes venus ici que pour depenser notre argent dont nous ne savons sans doute que faire. Inutile de dire que lorsque le guide me demande si je veux revenir le lendemain, je lui ai gentiment demande de qui il se moquait car il est tout a fait hors de question que je repaie encore une fois 1.200 roupies pour ne rien voir. En fait je ne suis pas vraiment certaine que les lions sont dans le parc qui est a peine cloture et d’ailleurs cela ne ressemble pas vraiment a l’habitat naturel des lions. En plus, je me demande de quoi ils peuvent bien survivre car il y a vraiment peu de proies a leur portee. Il parait que le parc est peuple de maldaris, qui sont des eleveurs de betail mais je n’ai vu aucun des ces eleveurs, ni aucune vache a l’horizon. Le parc lui meme fait 1400 km2, or nous l’avons parcouru en 3 h d’une entrée a l’autre. Il est vrai que la foret de Gir est tres etendue mais le parc en lui meme parait tres petit et pour les lions, c’est un jeu d’enfant de s’en aller batifoler beaucoup plus loin. Il parait qu’il y a 368 lions mais ce n’est pas sur une route ou nous sommes 8 jeep a la queue leuleu dont 5 avec des gosses bruyants qui blaguent et qui rient a gorge deployee, que nous avions une chance de voir quoi que ce soit. Voila donc notre 2e experience negative en ce qui concerne le tourisme ecologique en Inde. En arrivant a notre auberge ou notre chauffeur a eu la gentillesse de nous deposer contre 100 rps pour 3 kms, on nous prepare un repas a consommer devant une hutte rudimentaire. Avec degout Jean regarde la cuisiniere essuyer nos plats en inox avec un chiffon innomable. Puis elle nous le rempli avec du riz et du poulet qui a couru un 100 M, cad beaucoup d’os et peu de viande mais de toute facon on a pas trop faim. Ce repas nous sera facture 350 rps. Il est donc inutile de dire que je ne recommande a personne de visiter cet endroit car ils ne sont vraiment pas prêt a faire du tourisme vert. Comme a Diu, c’est l’arnaque totale mais officialisee cette fois puisque les prix d’entrée du parc, les guides, les jeep, le prix du chauffeur, les taxes pour les appareils photos et cameras sont decidees par le department du tourisme qui empoche d’ailleurs les 9/10e de ces montants. Pour infos la taxe pour utiliser une camera video est de 10.000 roupies. C’est donc tres decue que je me couche tout habillee et avec la lumiere car notre chambre est infestee de fourmis immenses, de tout de sorte de bestioles volantes et meme quelques grrenouilles ou crapauds. Il fait en plus etouffant car le ventilo ne brasse que de l’air chaud et je n’ose ouvrir quoi que ce soit pour ne pas risquer d’ajouter encore a notre petite compagnie nocturne. Dehors il fait frais pourtant meme froid et surtout tres humide. Dans le silence total de cette nuit, je fini quand meme par terminer presque d’une traite un livre passionnant sur la vie de celle qui deviendra Nur Jahan, la 20e epouse de Jahangir. Au petit matin, je suis prete bien avant l’heure et j’arrive a degoter une voiture pour nous emmener a Junagadt, la ville la plus proche pour 600 rps (52 kms).

Jeudi 20/10 : Dehors a 6 h donc, j’attends la voiture lorsque le proprietaire des lieux vient m’apporter une mini tasse de the massala auquel je ne touche meme pas, car rien qu’a voir la tasse, j’ai des nausees. A 8 h je n’y tiens plus et je demande qu’on fasse venire le chauffeur de toute urgence car je veux m’en aller d’ici au plus vite. Le gentil jeune homme de la veille arrive lui aussi et me demande si j’ai vu beaucoup d’animaux. Provoc ou pas, je n’en sais rien, mais j’explose. Devant ma colere et mon depit, il me conseille d’aller a Devadia a 12 kms d’ici. Il s’agit d’un domaine cloture de 15 kms2 qui accueille quelques specimen de chaque animal present dans la reserve de Gir et il m’assure que la il est certain que je verrai des lions. Lorsque le chauffeur arrive avec un tout petit minibus deglinge, nous lui demandons s’il peut nous conduire a cet endroit et nous attendre une heure. Pas de probleme pour un supplement de 200 rps. Encore une fois j’explose car j’estime que 600 pour 52 kms c’etait deja beaucoup trop paye surtout en tenant compte de l’etat du vehicule. Cette fois ma patience est totalement epuisee et je l’envoie sur les roses. Le jeune homme parlemente encore pendant un bon moment et il finit par me dire que c’est ok pour 600 rps sans supplement. Il a l’air vraiment desole. Enfin nous voila partis a moins de 30 km/h pour les 12 kms jusque Devadia. La aussi 790 roupies pour l’entrée, l’appareil photo et le bus obligatoire pour circuler dans le parc mais au moins au bout de 25 minutes, au milieu d’une savane qui me parait d’emblee un habitat propice, voila une lionne avec 4 lionceaux, plus des bebes mais tout jeunes en tout cas. Nous y verrons en outre des nilgais et un sambar magestueux ainsi qu’une petite troupe de daims. Nous reprendrons la route de Junagadt et nous mettrons 2 h 30 pour effectuer 50 kms. On nous deposera dans une agence de bus prives d’ou nous partirons a 15h30 pour Rajkot. Entretemps nous allons manger enfin au seul restaurant de la ville qui ne soit pas 100 pour cent vegetarien, celui de l’hotel national ou je mange un fried rice aux oeufs. A 15 h nous quittons le resto pour nous rendre a l’agence du bus et bien nous en a pris car a 15h10 on nous pousse dans un minibus qui nous emmene en dehors de la ville pour prendre enfin le bus qui doit nous amener a Rajkot. Nous amenons nous meme nos bagages dans le coffre car personne ne bouge, ici c’est le regne du debrouilles toi. Ou alors on doit leur faire peur car ici ils ne doivent pas souvent voir des etrangers mais pour nous c’est un passage oblige car nous devons reprendre le train pour Mumbai a Rajkot. Une fois installes nous roulons a vive allure dans un car climatise avec video diffusant des clips de musique tres moderne avec des filles tres tres legerement vetues. Encore une surprise de plus car je n’ai jamais vu ca en Inde. Decidemment tout a bien change. A Rajkot, a peine descendus du bus, nous nous faisons harponner par 2 rickshaws qui acceptant de nous conduire a l’hotel pour 15 rps et je me felicite deja de l’honnetete de ces 2 rickshaw-wallah. Douce illusion, car a notre arrivee, ils nous disent que nous avons mal compris et que nous devons payer 150 rps. Allez, encore une grosse colere, c’est vraiment le jour aujourd’hui. C’est tout juste si je ne leur mets pas un coup de pied au cul. Le type de la reception a tout de suite compris que je n’ai pas envie de rire du tout et il explique sans doute aux 2 gars qu’ils n’arriveront pas a leur fins. Ils finissent donc par accepter les 20 roupies que je leur avait tendus et s’en vont en ralant. Heureusement l’hotel est bien, propre, calme et tres recent. Apres une bonne douche je suis un peu reconfortee et nous finirons la journee avec un bon repas chez Havmor, une chaine de restaurant-glacier ou l’on mange pas mal du tout. Jean mange a peine cat il ne se sent pas tres bien. Il parle meme de rentrer au pays. Nous regagnons notre hotel et je m’endors du sommeil du juste.
Comment ne plus avoir peur en avion? English translation pending
by Kzt · 2005-08-25 · 30 replies
Bonjour,

Je prends l'avion depuis toute petite et avant j'adorais ça. maintenant depuis 1 an, je stresse beaucoup en avion. ça m'est venu un jour que je revenais de Rome, le vol se passait bien pourtant mais la peur a commencé à me gagner sans que je ne comprenne pourquoi.

Je commence à stresser une fois que je suis installée à bord et quand l'avion s'apprête à décoller. ensuite, je stresse assez pendant tout le vol (ça m'empêche de dormir ou même de faire autre chose) ce qui est très handicapant surtout lorsque le vol dure 12h! 🤪 pourtant je ne cesse de me répéter que c'est un mode de transport assez sûr...

Je sais que cette peur repose sur une anxiété naturelle (mais que j'arrive d'habitude à canaliser) et surtout sur une méconnaissance de l'aéronautique.

Comme je n'ai pas les moyens de suivre un stage que propose Air France et qui parait-il permet à certains de ne plus avoir peur, je me disais que je pourrais lire un bouquin m'expliquant quelques bases de l'aéronautique et les phénomènes normaux qui se produisent en vol, en me donnant également quelques conseils pour mieux gérer mon stress.

J'ai entendu parler d'un livre: "Comment ne plus avoir peur en avion" de Marie-Claude Dentan/Michel Polacco et Noël Chevrier. Connaissez vous? est-ce bien? Connaissez vous un autre livre qui permet de rassurer un peu et qui est efficace pour apprendre à mieux gérer son stress dans ce cas précis?

merci pour vos réponses. Elles pourront m'être d'une aide précieuse car je m'apprête à prendre plussieurs fois l'avion cette année (dont un vol de 13h), et j'aimerais un peu plus profiter des films, du bouquin que j'amène et arriver un minimum reposée à destination. J'ai demandé des calmants à mon médecin au cas où mais j'aimerais vraiment m'en passer.

Encore merci d'avance.

Catherine
Itinéraire 14 nuits sur la côte ouest américaine English translation pending
by MRI73 · 2019-01-27 · 5 replies
Bonjour à tous, nous commençons à préparer notre itinéraire pour un voyage pour les 15 derniers jours d'octobre 2019. Nous pensons atterrir à San Francisco pour 3 nuits, puis descendre jusqu'à Monterey pour 2 nuits, arrêt à Santa Barbara pour 1 nuit. Puis nous envisageons deux options : 1/ Los Angeles 3 nuits Las Vegas 1 nuit Grand Canyon 1 nuit Las Vegas 1 nuit LA ou 2/Las Vegas 2 nuits Grand Canyon 1 nuit Las Vegas 1 nuit Los Angeles fin du séjour 4 nuits

pensez-vous que cela est réaliste au niveau Km ? nous allons louer une voiture à San Francisco. Doit-on la garder pour LA ou utiliser les transports en commun ou tour organisé ? question sur une sortie bateau à Monterey pour observer les Baleines à cette époque de l'année ? Avez-vous d'autres idées d'itinéraires (notamment avec ados de 17 et 15 ans) ? Merci d'avance
Road trip d'été dans l'Ouest américain English translation pending
by Compas01 · 2018-02-15 · 5 replies
Bonjour,

Je regarde depuis un moment les différents forum pour préparer mon roadtrip cet été.

Nombre de voyageurs : 2 Dates : 30 juillet au 14 aout 2018

N'étant jamais encore allées dans ces coins du monde, je souhaiterais "faire valider" mon projet afin qu'il soit réaliste ! Je n'arrive pas à me rendre compte des distances, même avec google map et tout ce qui existe, dur de dire si on va devoir "courir" ou non ! Avant de réserver les différents campings, je veux être sur de ce que je peux faire ! D'avance merci! Et si vous avez des avis sur les hotels choisis je suis preneuse !!

Nous n'aurons pas de voiture à SF mais à partir de LV. Ensuite, pas sur de la garder à LA car cher pour se garer (on la garderait que le 1er jour la bas).

30 juillet : arrivée San Francisco 18h30 Nuit à Union Hôtel ou Hayes Valley Inn

31 juillet : SF Pier 39 Manger au Swan Oyester Dépôt Pont Hayes Valley in (shopping) Nuit à Union Hotel

1er août : SF Alcatraz maison Charmed... mission district Nuit à Union Hotel

jeudi 2 août : SF visite SF Vol SF-LV Visite LV Nuit LV (Pas encore choisi l'hôtel mais souhaite sur le strip)

3 août : LV Visite Nuit LV

4 août : LV Route LV-Valley or fire visite VOF Route Zion Nuit à Zion (Watchman Campground)

5 août : Zion Visite Zion Route Bryce Nuit Bryce (Sunset Campground)

6 août : Bryce Visite Bryce Route Page Nuit Page (waweap campground)

7 août : Page Antelope canyon Lac Powel Horseshoe bend Route Monument Valley Nuit MV (the view campground)

8 août : MV Route vers Grand Canyon Nuit Mathercampground

9 août : GC Visite GC Route 66 Nuit à Kingman (arizona Inn)

10 août : Kingman Route 66 Route Needles Barstow San Bernardino, 1er Mcdo Nuit Los Angeles (?)

11 août : LA Tour Hollywood maison star malibu Apple/google observatoire Griffith Walk of fame Nuit à LA (Motel 6 Hollywood)

12 août : LA Universal studio plage Nuit à LA (motel 6)

13 août : LA visite (Nuit à LA motel6)

14 août : LA visite avion retour France 18h30

Merci beaucoup !!!

Céline
Visiter le Moyen Atlas English translation pending
by Odalie · 2018-02-05 · 10 replies
Partant ce dimanche à Fes, j'envisage de visiter le Moyen Atlas, les forêts de cèdres...Avez-vous des conseils à me donner?Prendre un taxi ou louer une voiture à la journée, quel est le moyen le plus approprié pour s'y rendre?

Merci de vos réponses!

Odalie
3 semaines aux USA: de L.A au Mont Rushmore, Grand Canyon, Yellowstone... English translation pending
by Jonyxdimond · 2016-12-26 · 65 replies
Bonjour à tous; Après des mois à éplucher chaque site internet parlant des États unis, à la recherche de piste et renseignements pour notre voyage, je suis tombée sur ce forum: UNE MINE D'OR Je me suis délecté de tous les récits que j'ai lus. J'ai noté chaque bon plan intéressant, chaque détail de vos récits m'a servi pour mon second voyage au pays de l'oncle Sam. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me permets, à mon tour de vous raconter mon voyage. Pour commencer, je me présente, Jenny, 27 ans, esthéticienne, fan de sport en salle et Britney. Petite ardéchoise, qui flippe dès qu'il faut prendre les transports en commun... Bah oui, ma voiture c'est la VIE.^^ Je suis partie pour la première fois aux États unis en février 2015 (avec mon ami et ma soeur) et le retour fut horriblement difficile, j'ai très mal vécu le retour en France, je n'avais donc qu'une OBSESSION, retourné là-bas. Après des mois et des mois de négociations intenses avec Monsieur, j'obtins ENFIN le Graal. Un bon plan sur internet et l'ultime argument fut le bon. Pas question pour Monsieur de faire un voyage de merde ( bah oui la fois d'avant fut quelque peu "ratée"). La question de base: tu veux voir quoi toi? euh Je vous passe les détails, mais après des semaines à me creuser la tête sûre comment planifiez-le parcourt en perdant le moins de temps possible. LE ROAD TRIP DE FOU



ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:

GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage

PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h

MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil

MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD

MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant

YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs

idaho falls

BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,

ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)

VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)

LAS VEGAS:

DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point

GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375

LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue
Voyage magique en Alaska juillet 2016 English translation pending
by EllineGarac · 2016-10-17 · 60 replies
Bonjour à tous!

Allez, je me lance! Après avoir énormément profité des conseils de plusieurs d'entre vous et des quelques carnets de voyages qui étaient sur le forum l'année dernière pour préparer notre voyage, c'est à mon tour de partager avec vous cette merveilleuse aventure en Alaska!



Je commence par les infos pratiques, et ensuite, c'est parti pour le voyage!

Qui? Mon mari (Arnaud) et moi (Gaëlle), 31 et 29 ans

Quand? Du 9 au 31 juillet 2016

Où? Anchorage > Girdwood > Homer > Kodiak > Homer > Seward > Whittier > Vadez > Denali NP > Anchorage

Pourquoi? Pourquoi l'Alaska?! Parce que nous avions envie de voir des paysages à couper le souffle, de voir des animaux sauvages (et surtout des ours!), parce que nous aimons la nature et parce que nous n'avions pas peur ni de la pluie, ni du froid. Et aussi parce que la fraîcheur des pays du nord nous attire particulièrement!

Budget? Avion: environ CHF 4000.- aller-retour pour deux entre Genève et Anchorage avec 2 escales pour chaque trajet, billets réservés en novembre.

Nuitées: en B&B en moyenne entre CHF 100-120.- pour deux, dans les "campgrounds" avec une tente et une voiture entre 10 et 20$/nuit.

Repas: au restaurant/pub (de classe moyenne) minimum 15$ pour un burger-frites, 30$ pour un plat avec viande/poisson, 20$ pour une pizza, 6-7$ pour une bière. Nos tickets variaient entre 50 et 80$ pour deux plats et 2 boissons, eau plate toujours servie à notre arrivée, en général les plats étaient relativement conséquents, toujours la possibilité de repartir avec un "doggybag". Ne pas oublier les minimum 15% de pourboire... Pour les pic nic au supermarché, jambon et fromage (locaux !) en tranches assez cher, environ 200g pour 8$... Pain (toast) assez cher aussi, mais gros paquets qui durent plusieurs jours.

Essence : La bonne surprise du voyage ! En moyenne entre 2,5 et 3$ le gallon, soit entre 60 et 80 centimes le litre !

Activités : nous avons craqué pour deux activités particulières vraiment chères, mais qui en valent vraiment la peine, le « bear watching » à Kodiak, 545$/personne pour 6h d’excursion dont environ 2h d’hydravion et 4h d’observation des ours (
http://www.seahawkair.com/) et le kayak de mer depuis Valdez dans les icebergs près du Colombia Glacier, 259$/personne (http://anadyradventures.com/).

Organisation ? Looooooongtemps à l’avance (presque une année à l’avance pour les premiers guides achetés!) Réservations faites entre novembre et février pour l’avion, les B&B, les ferries, la voiture, les activités.

Afin d'organiser ce voyage j'ai surtout utilisé les guides/livres suivants:

"Fabuleux Alaska et Yukon" aux éditions Ulysse (guide général pour une première impression générale, belles images et descriptions générales, très peu d'aspects pratiques)

"Alaska" de Lonely Planet (en anglais, très complet)

Petit Futé Alaska (largement pas suffisant à lui seul mais utile pour certaines infos pratiques)

Milepost 2015 (bible des routes de tout l’Alaska, mile par mile autant utile pour la préparation que sur place!)

« 55 ways to the Wilderness in southcentral Alaska » (guide de randonnées, très bien fait !)

« Alaska’s Bears » de Bill Sherwonit, éd. Alaska Northwest Books (bonnes explications sur les grizzlis, ours noirs et ours polaires)

Et j’ai évidemment également beaucoup consulté les pages de ce forum dédiées à l'Alaska! Je remercie d’ailleurs les personnes qui ont laissé leurs magnifiques (et pratiques) carnets de voyage sur ce forum, et celles qui ont répondu à mes questions !
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
by Krikri6792 · 2015-10-02 · 110 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Cirucit Floride 27 mars au 11 avril avec enfants English translation pending
by Brake · 2015-08-31 · 8 replies
Bonjour,

Nous partons à 2 familles en Floride du 27 mars au 11 avril. Nous serons 4 adultes, 3 enfants entre 4 et 6 ans et un bébé de 18 mois. Nos tickets sont déjà réservés via American Airlines (Bxl-Philadelphie-Miami). Nous pensons réserver nos hôtels à l’avance car nous avons l’impression que notre séjour tombe en haute saison touristique pour la Floride. Avant de nous lancer plus en détails à la recherche de locations via booking.com, airbnb, etc … nous aurions aimé avoir votre avis sur le nombre de nuits prévues dans les différentes villes de notre Roadtrip. L’idée est de faire la boucle classique en Floride sans changer trop souvent d’hôtel afin de ne pas passer notre temps à faire et défaire nos valises.

Date Lieu 27 mars Miami / Miami Beach / Fort lauderdale 28 mars Miami / Miami Beach / Fort lauderdale 29 mars Miami / Miami Beach / Fort lauderdale 30 mars Orlando 31 mars Orlando 01 avril Orlando 02 avril Orlando 3 avril Tampa / treasure Island 4 avril Tampa / treasure Island 5 avril Naples / fort Myers beach 6 avril Naples / fort Myers beach 7 avril Keys (marathon, key west, ...) 8 avril Keys (marathon, key west, ...) 9 avril Keys (marathon, key west, ...) 10 avril Miami airport?

Merci d’avance pour vos conseils et retours d’expérience,

Vincent
Un 5ème voyage aux États-Unis English translation pending
by Ted421 · 2015-02-23 · 69 replies
Bonsoir,

Je reviens vers vous, j'ai besoin d'esprits éclairés : voici ce que nous avons déjà fait :

en 2010 nous avons fais la Floride : parcs Disney et Miami (3 semaines) en 2012 : route one de SF à LA puis la petite boucle : LV, Valley de feu, Zion, Bryce, Page, Monument Valley, Grand Canyon (1mois) en 2014 : NY puis Salt Lake City, Grand Téton, Yellowstone, Arches, Natural Bridge, Dinosaur National Monument, Capitol Reef, Canyonland, Pétrified Forest, Painted Desert, Météor Crater, Région de Sédona et enfin Phoenix.

Voici ce que nous avons fait, nous cherchons une nouvelle idée de boucle pour cet été. Nous sommes preneur pour toute idée mais toujours en Amérque du Nord

Merci par avance
Circuit Madrid + Andalousie English translation pending
by Sam8631 · 2014-03-26 · 21 replies
Bonjour !

Nous souhaiterions passer une semaine en couple en Andalousie pendant la première semaine du mois de mai. Partant en voiture de Toulouse, nous voudrions en profiter pour nous arrêter également en chemin à Madrid.

Le circuit serait donc le suivant :

Jour 1 : Toulouse - Madrid (arrivée fin de journée) Jour 2 : Madrid, nuit sur place Jour 3 : Madrid, puis nuit à Séville Jour 4 : Séville, puis nuit à Cordoue Jour 5 : Cordoue, puis nuit à Grenade Jour 6 : Grenade, nuit sur place ? Jour 7 : retour à Toulouse (direct ou avec une étape à Saragosse ? Valence ? Ailleurs ?)

Que pensez-vous de cet itinéraire ? J'ai tout de même peur que ce soit un peu la course ? Est-ce qu'une journée suffit pour visiter chacune des 3 grandes villes andalouses ? Faut-il s'attarder davantage à certains endroits ? Vaut-il mieux "foncer" et zapper Madrid pour arriver directement en Andalousie ?

Merci pour vos conseils !
Le Royaumes-Unis en famille English translation pending
by Gordrash · 2013-04-01 · 26 replies
Bonjour tout le monde, je vais tenter ici de vous retranscrire nos vacances de 2011. Ceci est notre premier grand voyage hors de France et nous ne parlons pas du tout couramment l'Anglais. Nous voyageons en voiture (la notre) et avons opter pour un circuit perso qui a duré environ trois semaines.
Le jeu des photos est éternel! English translation pending
by Aristomakos · 2013-03-08 · 1047 replies
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Visiter la Nouvelle-Zélande English translation pending
by DurandRojon · 2012-12-21 · 12 replies
Bonjour à tous, Après mon voyage en Alaska ... je pars vers une destination opposée : la Nouvelle Zélande ! nous sommes 2, avons l'intention de louer une voiture, de faire du camping environ 3 à 4 semaines. Y a t-il quelqu'un qui a fait ce voyage, mais oui bien sûr ! j'aimerais connaître les plus beaux sites à visiter : sommes très intéressés par la faune et les beaux paysages. Pour l'instant ce n'est qu'un projet qui ne demande qu'à mûrir. Bonnes fêtes de fin d'année 2012 à tous et à toutes. Andréa
De retour de Floride... English translation pending
by Julietta34 · 2012-05-02 · 34 replies
Bonjour à tous. Je suis rentrée de Floride, il y a maintenant 5 jours. Je souhaitais raconter vite fait ce magnifique voyage.

Nous sommes partis presque 1 mois. Tous les 3. Mon mari, notre fille ( 4 ans ) et moi même. Nous avons voyager avec Air France ( montpellier/mimi avec escale a Paris ) Les voyages se sont très bien passés. Nous voyageons en éco. Les avions étaient propres, le personnel très sympa, les sièges étaient très bien, les repas corrects, et nous avions un très grand choix de film sur les écrans perso. Bref, rien à dire.

Notre premier pied à terre se trouvait a Kissimmee. ( nous avons fait un échange de maison ) Nous y sommes restés 17 jours. Une super maison, dans un quartier typiquement américain avec des voisins adorables. Contrairement à ce qu'on lit un peu partout, il y a ENORMEMENT de choses à faire et à voir du côté de Orlando. Tout d'abord, la ville elle même !!! MAGIQUE !!! L'équipe de Basket ne porte pas son nom pour rien 😉 Le quartier de Church street, puis la downtown, la superbe promenade autour du lake eola... Old Town Kissimmee. Un joli voyage dans le temps, dans ce quartier des années 70, magasins, manèges, restaurant, et cerise sur le gateau le vendredi et le samedi, rassemblement de vieilles voitures. Les parcs. Disney Animal Kingdom, la déception 😕, Seaworld, sa réputation est méritée, les shows sont tous simplement spectaculaires et pour finir Island Of Adventure de Universal... LE coup de coeur, LA grosse claque 😉 Plus de 12 heures d'affilées passées dans le parc et on en redemandé 😎 Et le parc est complétement adapté pour les jeunes enfants. Au top !!! La côte atlantique, 45 minutes de Kissimmee a Cocoa Beach, une très belle journée, LE shop de surf avec le fameux Ron Jon, les plages immenses avec ses surfeurs, ses piers et son eau délicieuse. Le golfe du Mexique. 1h30 de route ( nous avons dormi dans un môtel une nuit ) De Siesta Key a Clearwater en passant par sarasota, Bradenton, st pete, etc etc... Des plages avec des sables plus blancs les uns que les autres, de l'eau turquoise, des couchers de soleil a couper le souffle, des villes superbes.... Intenational Drive, vous trouverez tout et rien sur cette immense avenue, et vous y passerez un bon moment à vous dire " mais ils sont fous !!" 😉 Prévoir soit un bon portefeuille, soit des œillères... ( d'ailleurs achetez vos entrées pour les parcs sur cette avenue, belles économies en perspective ) Les outlet... Quand faire du shopping devient un vrai plaisir. Je ne parle pas que des prix qui sont 60 fois moins élevés qu'en france, mais aussi du choix des magasins, du nombres d'entre eux et des outlet extérieurs qui sont une promenade à part entière. Prévoir de très grosses valises pour le retour. Et je zappe, cape canaveral, saint augustine, tarpon spring...

Nous sommes ensuite descendus dans les Keys, notre pied à terre se situé a Islamorada. Un petit cottage sous les cocotiers, les pieds dans l'eau chaude du golfe du mexique. Nous n'étions plus en échange de maison, nous sommes passés par le site Airb'n'b a recommandé !!! Nous avons visité le theatre de la mer. Un petit seaworld a taille humaine, ou la proximité avec les animaux vous laissera sans voix. J'ai nagé ici avec les dauphins. Beaucoup beaucoup moins cher que dans les grands parcs, beaucoup plus de temps avec les dauphins, et en plus on nage dans leur habitat naturel. Ne pas avoir peur de se baigner dans la mangrove, et surtout savoir nager. Il y a aussi une petite plage, rempli d'énorme poisson perroquet bleu, notre fille a nagé avec eux des heures !!! et c'est gratuit 😉 Une journée à Key West. la fameuse photo avec la balise représentant le point le plus au sud des états unis, la maison d'hemingway, les "markets", les rues colorées et chantantes... Les plages de bahia honda... il n'y a pas de mots... à faire, refaire et refaire encore.

Nous avons ensuite filés a Miami, là aussi appart trouvé via Airb'n'b. Une journée à Florida city. Histoire de visiter les everglades. En premier petite ferme aux alligators avec un tour de airboat !! Génial !! Puis randonnées dans les everglades. Magnifiques !!! Les randos ( que nous avons faites ) sont ouvertes à tous, et gratuites. Alligators sur alligators, paysages somptueux, des oiseaux très curieux... un plaisir sans nom.

Nous avons profité de metro mover a Miami. Metro aérien gratuit là aussi, qui vous promène dans tout Miami de downtown a financial district. Il y a plusieurs arrêts qui vous permettent de descendre et visiter la ville. Miami Beach, les plages sont immenses et très belles, l'eau très chaude. Collins avenue et ocean Drive sont particulières. Ambiance très bling bling. Il faut aimer, mais c'est à voir. Les plages de North Beach, sont du coup plus agréables. A faire absolument : Key Biscayne. Tout au sud de Miami. Ce parc national est somptueux. Avec son phare, sa faune et sa flore, magnifique. Sur la route du retour vous aurez une vue imprenable sur Miami !!! Le soir attendre le coucher du soleil, sous l'échangeur de Miami beach, pour avoir THE vue sur la skyline de Miami. Tranquillité assurée car la plupart des touristes ne connaissent pas du tout le coin. Seuls quelques pécheurs se trouvent là.

Je vous ai fait un résumé rapide et peu détaillé. Vous avez les grandes lignes. Et pour finir je dirais que la Floride c'est un Voyage 3 en 1. Sur un seul état vous voyagez dans plusieurs pays !!! Surtout n'hésitez pas !! Vous allez adorer !!!
Northwest Vietnam circuit with an agency in April/May 2012: has anyone done it?
by Lanilodo · 2012-01-08 · 136 replies
Hi everyone, we’re a couple in our thirties and we’ve decided to visit northwest Vietnam with AmicaTravel for their "meet-up in Lolo Land" circuit. I’m currently looking at the itinerary with the Lonely Planet and reading the many posts on this site, especially Lansay’s, which are really inspiring. Here are the stages of the circuit: Day 1: Hanoi – arrival Day 2: Hanoi visit Day 3: Hanoi – Thac Ba Day 4: Thac Ba – Luc Yen – Ha Giang Day 5: Ha Giang – Dong Van Day 6: Dong Van – Meo Vac – Bao Lac Day 7: Bao Lac – Ba Be Lake Day 8: Ba Be visit Day 9: Ba Be – Cao Bang Day 10: Cao Bang – Ban Gioc – Cao Bang Day 11: Cao Bang – Lang Son Day 12: Lang Son – Halong Bay Day 13: Halong Bay – Hanoi Day 14: Hanoi – departure Otherwise, the period would be from April 21, 2012, to May 5, 2012, but this could vary by a day or two if it’s worth it. I haven’t made the reservation yet because I’m trying to find out if all the stages of the circuit are interesting (thanks to this forum). We’d like to stay with locals as much as possible and maybe spend an extra day in one region to avoid just "passing through"—settle in a bit. We’d also like to do some trekking, and I read in Lansay’s posts that Bac Ha would be a good option for that (this stage isn’t included in the initial circuit), unless other stages of the circuit are just as good for trekking.

Finally, regarding the last stage in Halong Bay, what’s the best way to explore it? It seems very crowded (and I don’t know if the junk boat included in the circuit is designed for a small group or very large groups, which we’d prefer to avoid if possible). I read a post here that I can’t find anymore about a couple who did a stage with a small stay on an island or something like that—it sounded paradise-like.

Generally, we’d like to avoid running into too many tourists (yes, I know it’s a bit paradoxical), but it’s mainly to encourage encounters with locals and maybe with a small group of travelers. If others want to do this circuit, why not... but we’re hoping to travel in a very small group (maximum 6 people).

Otherwise, for the flight, I was thinking of booking with Vietnam Airlines—is that a good choice? Thanks in advance for your great tips.
En direct d'une croisière Yacht Club sur le MSC Fantasia English translation pending
by PAP86 · 2011-05-23 · 297 replies
Il est 10h 45... Marseille baigne sous le soleil et la température atteint déjà 25 degrés... Notre Jaguar arrive au port et se gare juste devant l'entrée du terminal. Le Fantasia est là, devant nous, immense... Il parait vraiment "plus gros" que tous les Costa que nous connaissons...

Le temps de descendre les valises qui disparaissent emportées par un MSC-man, le "chef des majordomes" se présente, ans un français parfait, et nous convie à le suivre immédiatement à bord. Nous passons, semble-t-il, par le circuit qu'emprunte les passagers qui font escale à Marseille, et nous voici devant la sécurité du bateau, qui nous dit juste bonjour, et regarde rapidement nos passeports, et nous entrons par le pont 5, dans l'Atrium...

Encore un Whaoooo ! 😮 Ca ne ressemble à rien de ce dont nous avons l'habitude chez Costa... C'est plus sobre, moins clinquant, ca ne brille pas de partout, après, je pense que c'est une histoire de goût personnel, je dirai donc juste que ça nous plait beaucoup... Nous nous dirigeons vers la "colonne avant" des ascenseurs, et le majordome nous explique qu'il fauda utiliser les ascenseurs 2 et 3, qui disposent d'un accès prioritaire aux ponts 15, 16 et 18 (il n'y a pas de pont 17, je le rappelle, il parait que le 17 porte malheur... ).

Nous arrivons à la conciergerie, au pont 15, et c'est là seulement qu'est fait le véritable check-in : la responsable nous prend en photo avec une petite webcam (la qualité va pas être terrible, mais ça doit leur suffire...). Enregistrement de carte bancaire, remise de nos cartes MSC-YC (qui ouvrent la cabine, servent de carte d'identité et de paiement, mais aussi de véritable sésame pour toutes les portes d'accès au Yacht Club, et aussi, c'est compliqué mais on a fini par comprendre, de carte de priorité qui fait que l'ascenseur (vide) que nous prenons à n'importe quel étage ne s'arrêtera pas avant l'étage où nous voulons aller, même si quelqu'un l'a appelé... pour les ascenseurs 2 et 3 de la colonne avant. 😛

Nous découvrons alors notre suite, que le chef majordome nous fait visiter, il nous présente Kabil, notre majordome (beaucoup moins francophone... mais très sympathique, ça sera comme sur les autres bateau, un peu d'anglais, et des dessins sur des post-it... Il nous montre le mini-bar, plein à craquer, et rempli une fois par jour, totalement "gratuit"... Il est 11h 15... Le chef majordome nous fait alors visiter le salon du pont 15 (Top Sail Lounge) et le dernier pont, le 18, avec le bar-mini-buffet, le "One Bar", et le pont piscine "One Pool". On ne s'attarde pas, car le soleil tape... Il nous fait alors une visite "complète" du bateau, nous montrant tous les ponts supérieurs 14, 15 (buffets, piscines...) et inférieurs 6 et 7 avec les restaurants, le casino, le téhatre, tous les bars... Whaooo ! on s'y perd, il n'y a pas la géométrie et la symétrie rassurantes des bateaux Costa (notamment de la série FMCSP)... Mme PAP me dit qu'une semaine ne suffira pas pour connaître le bateau... Je lui dis qu'on reviendra... Mais bon, c'est très clair : ind��pendamment de tout le reste, qu'on n'a pas encore vu, la déco, on adore... Et c'est vrai que les "whaoooo" à chaque nouveau salon, ou détour de couloir, on n'a pOas éprouvé ça depuis longtemps chez Costa... Chaque bateau ayant un air de ressemblance avec tous les autres (depuis l'Atlantica, en tous cas)... Mais il est possible que ce soit aussi le cas chez MSC, et que nous ne ressentions pas, un jour, sur le Spledida, ce que nous éprouvons aujourd'hui... 😉🙂

Il est midi et fait petite faim... Alors une fois n'est pas coutume, on va tester le buffet (pas le YAcht Club, le "général"). Eh bien, agréable surprise : question nourriture, présentation, variété, on ne voit pas de différence avec les buffets Costa (mais c'est vrai qu'on n'y va pas très souvent... et puis il est vrai aussi qu'il n'y a pas grand monde, ça vient d'ouvrir). On se sert un peu (pas trop grosse faim) et ça se laisse manger... On reste là environ 20 minutes, et puis on rentre au Salon du Yacht Club goûter les petits trucs qui sont en permanence à disposition... Mais qui à eux seul semblent justes pour faire un repas entier... On en profite pour boire un peu, puisque ça ne coûte rien...

Retour à la cabine vers 12h 45 : les valises sont là, et Mme PAP se met au déballage...

Alors elle est jolie, certes la suite "royale", avec son salon et sa chambre totalement séparés, avec son immense balcon qui fait tout le coin avant du bateau, donnant à la fois pleine face sur l'avant, et sur le côté, mais elle a trois gros défauts, qui nous ennuient un peu et ternissent un peu le plaisir du reste :

1) la salle de bain est très petite, à peine plus grande que les salles d'eaux classiques, et beaucoup plus petites que les salles de bains de grandes suites Costa. juste une baignoire pas très grande, et sans "bouilonnements", et un seul lavabo, certes en marbre, mais un seul... Pas du tout celle montrée sur les brochures, avec ses deux vasques... On ne peut pas tenir à deux dans cette salle de bains... 😮😕

2) les rangements sont ridiculement petits... Quelques tiroirs, aucun placard, la penderie-dressing "en plein air" devant la salle de bains, et c'est tout... Il faudra toute l'ingéniosité de Mme PAP pour faire tenir le contenu de nos quatres valises (faut bien caser aussi tout le matériel informatique, photo, vidéo... ) 😕😕

3) le site du MSC-YAcht Club affiche n'importe quoi sur sa "visite vidéo 360°" de la suite YC3, qui ne correspond absolument pas à ce qui est présenté... et le plan lui aussi est faux, la chambre ne présente qu'un bureau et non deux comme sur le plan...😕😕

Bref, la cabine est spendide en termes de décoration, elle est certes grande, mais elle ne correspond pas à ce que nous en attendions... Notamment, Madame PAP me montre les 4 gilets de sauvetage (on va en faire enlever deux) qui encombrent le peu de place disponible, et se demande comment quatre personnes pourraient caser leur affaires dans cette cabine... Dans les cabines "normales", n'y a-t-il donc aucun placard, armoire, ou aussi peu ? Il nous semble que mes beaux parents, à qui nous avions pris une cabine standard balcon sur le Fortuna, en 2006 (douche obligatoire à l'exclusion de toute baignoire...) avaient plus de place de rangement...

Nous passons ensuite le temps qui nous sépare de la réunion d'information à 17h 45 pour visiter le bateau plus à fond... On va se perdre deux ou trois fois... On admire beaucoup la petite place italienne, de toute beauté, et aussi le théatre, qui est un vrai théatre avec des sièges de théatre et rien d'autre, pas de tables ou tablettes pour poser des verres... Un théatre, c'est pas fait pour boire... 😇

17h 45 : la réunion d'information : c'est la directrice de croisière qui présente Sarah, hôtesse francophone. Cette directrice de croisière est elle même excellente francophone, il y a longtemps qu'on n'avait pas vu ça... Quant à Sarah, elle fait derrière ça le strict service minimum, pour présenter en quelques mots le "Today qui n'a pas de nom" (c'est vrai, aucun nom à ce journal quotidien qui contient toutes les infos de bord...). Et puis rapidement quelques excursions, une rapide démo pour enfiler un gilet de sauvetage et l'annonce que l'exercice de sauvetage aura lieu... après le départ de Gênes... 😠🙁😠 soit pour nous à quelques heures du débarquement... Pourtant, le "Today" (enfin, le journal qui n'a pas de nom, et c'est pour ça qu'on l'appelera dorénavant le Today, pour faire rapide) disait qu'il fallait venir au théatre avec son gilet... Mais on n'était que quelques idiots disciplinés avec leur gilet à la main qui n'a servi à rien... 😠😕

19h 30 : Nous avons fixé notre horaire de dîner du soir (on peut changer chaque jour si on veut) à 20h 30... Nous allons donc au spectacle du 1er service... Chants d'opéras et opérettes... Trois chanteurs lyriques... Du très beau spectacle... Court (30 minutes) mais beau, tant dans les talents des artistes que dans la mise en scène, les éclairages... On a beaucoup aimé... 😛🙂

20h : retour en cabine pour goûter le Prosecco de bienvenue... Pas de champagne en effet... On aura l'occasion de reparler de ces problèmes de prix, mais disons d'emblée qu'il y a pour le MSC YAcht Club un large choix de boissons *de base* gratuites, mais qque tout ce qui n'est pas gratuit est à son plein tarif sur *tout le bateau* : pas question de tarifs "réduits YC", à part le Johnny Wlaker étiquette rouge ( ), tous les autres whyskies sont au *même* prix sur tout le bateau, le champagne aussi, les liqueurs aussi, etc... Un peu déçus par rapports aux rêves, mais bon, ça, c'est su une fois pour toutes, on fera avec... 🤪

20h 30 : notre majordome, qui a peur qu'on se perde, veut à tout prix nous conduire à l'Etoile... Bon, on le suit... Le maître d'hôtel, bon francophone, nous attribue la table 4. Alors c'est pas le Sofitel d'hier soir, hein... Mais bon, le menu qui nous est apporté est varié et c'est très bon, et très bien présenté... On en reparlera plus en détails... Pour ce qui est des boissons, toutes les eaux et bières sont gratuites. Pour le vin, servi au verre, il y a un blanc, un rouge, un rosé. Nous qui sommes rouges avons trouvé correct le Chianti porposé. Tous les autres vins sont "payants". La carte est bien fournie mais peut-être un peu moins quand même qque la "Costa"...

Le restaurant en lui même est très agréable, et notre table de deux est le long des baies vitrées, là encore nous aurons vu la nuit tomber autour de nous...

Retour en cabine vers 22h 30... Mme PAP a sommeil... Ca tombe bien, j'ai du boulot... Heureusement que j'ai une petite lampe USB qui n'éclaire que mon clavier, car le bureau est dans la chambre...

Allez un dernier petit renseignement, l'internet (ici, connexion Ethernet, mais Wifi dans tout le bateau) a plusieurs tarifs... J'ai pris un 500 minutes (8heures 20) pour 60 euros... Ca fait finalement 7.20 euros de l'heure, on est en dessous des 8.00 de Costa 😉 (sur ce forfait là, car l'heure seule est à 12 euros contre 10 chez Costa). Et là, je n'ai pas de réduction MSC-Club...

Voilà, un peu en crac, les premières impressions...
Super itinéraire de douze nuits en Floride au mois de février 2010 English translation pending
by BobbyEwing · 2009-08-19 · 9 replies
... enfin j'espère, mais vous allez me dire ce qu'il en est. 😎

Ce qui est déja fixé : 12 nuits en Floride en février 2010, avec arrivée et départ (par avion) à Tampa. Nous sommes 2 adultes avec 2 bambins de 5 et 9 ans, et nous découvrirons la Floride.

Alors, voilà une 1ère esquisse d'itinéraire : J1 - St Petersburg ou Tampa : arrivée en soirée à Tampa (et trajet vers St Petersburg ?) J2 - St Petersburg ou Tampa : pourquoi pas Clearwater puis Ybor City le soir ? J3 - Naples : trajet vers Naples via Sarasota et Fort Myers J4 - Naples J5 - Flamingo : départ de Naples et journée dans les Everglades, puis nuit à Flamingo J6 - Key West : trajet depuis Flamingo vers à Key West J7 - Key West J8 - Miami : trajet depuis Key West et nuit à Miami J9 - Miami J10 - Miami J11 - Orlando : trajet depuis Miami et nuit à Orlando J12 - Orlando : 1 parc à définir (il faudra bien y passer une petite journée...) J13 : trajet Orlando -> Tampa pour retour en France en début d'A.M.

Voilou. Merci d'avance pour votre aide et vos conseils...
Hôtel Gran Bahia Principe Coba le 17 janvier English translation pending
by Noemiemiette · 2009-01-09 · 20 replies
Bonjour à tous,

Merci tous les internautes pour leurs bons conseils. Mon ami et moi voulions partir aux Etats-Unis, et grâce à ces conseils nous décalons notre voyage, problème de météo. Bref. Changement de programme, et départ donc pour le Mexique dans une semaine au départ de Paris.

Nous avons cherché des promos et avons finalement réservé au Gran Bahia Principe Coba pour deux semaines. Notre premier choix se portait sur le Grand Sirenis Mayan Beach, un T.O très connu nous a annoncé que pour cet hôtel il n'y avait jamais de promos, du coup on a réservé au Coba. Mais deux jours après, surprise, le Sirenis était en promo!!!! J'espère donc que nous n'allons pas être déçus par cet hôtel. J'ai lu bcp de choses, de très bonnes choses même mais j'appréhende un petit peu et certaines questions techniques me tracassent. La plage est-elle si loin et si peu belle que ce que j'ai lu? Y a-t-il possibilité de petit déjeuner dehors en terrasse? Peut-on trouver des cafés originaux: caramel... et des glaces dans l'hôtel? Y a t-il des spectacles le soir? Que faut-il voir et faire, que faut-il éviter? Toutes ces choses anodines ont de la valeur pour nous qui sommes jeunes et qui avons dépensé un grosse somme d'argent dans ce voyage, surtout que nous trouvions ces prestations au Gd Sirenis. J'espère que le Coba est même mieux que le Sirenis, je ne veux pas être déçue. Enfin je veux nager avec les dauphins (je sais qu'ils ne sont pas heureux et que rien ne vaut le milieu naturel mais j'en rêve et regretterai de ne pas l'avoir fait). Nous voulins faire Xcaret mais au total ça nous revient à 180euros par personne ce qui est excessivement cher. Y a t-il des bons plans pour payer moins cher? De plus nous voulons faire Tulum et Playa Del Carmen par nous mêmes, Chichen Itza et Coba avec Mimi. Que me conseilleriez-vous d'autre? Toutes les infos sur l'hôtel ou autres sont bonnes à prendre. Merci à tous de m'avoir lu jusque là et merci d'avance à ceux qui me répondront.

Noémie
Partir dans un ranch au Canada ou Etats-Unis English translation pending
by Vale27 · 2008-10-06 · 43 replies
Bonjour à tous!

Je suis toute nouvelle sur le forum et il est vraiment géniale!

Voila alors moi je souhaite réaliser un rêve c'est d'aller 1 mois dans un ranch soit au canada soit au USA le problème c'est que d'après ce que j'ai vu c'est très très chère... moi je suis prête à aider si je vais la-bas est-ce que vous connaitriez un endroit pas trop chère ??

Merci d'avance
Budget pour voyage en été 2008 avec deux enfants au Québec English translation pending
by Lenakat22 · 2007-01-21 · 41 replies
Bonjour,

Nous aimerions (je m'y prends à l'avance je sais😉....pr budgétiser le tt surtout et voir si c'est faisable) faire un séjour d'une 15 zaine de jours (18 nuits ce serait mieux!) au Québec l'été 2008 avec nos 2 filles (elles seront agées de 4 et 7ans).

Qd je regarde ds les catalogues, tt me parait très cher (nuits d'hotel et location de voitures surtout)...alors j'essaie de prévoir pr pouvoir réaliser mon rêve🙂 !! Je pars sur un budget de 7000e pr nous 4 (vols+locs voiture+nuits hotel) ms qd je regarde les catalogues été 2007 de Air Transat j'ai l'impression qu'il faudrait compter sur plus? qu'en pensez vous? Après une petite réflexion, nous nous sommes dits qu'il valait p-e mieux louer un camping car (plus pratique car cela évite de défaire les sacs ts les soirs ou pressque) mais cela a l'air d'être très cher aussi....

Nous aimerions aller à quebec (2/3 jours pas plus car nous aimons bcp les grands espaces), et ensuite remonter tt en visitant jusqu'en Gaspésie.Nous voulons surtout voir les parcs et leur faune ! J'aimerai aussi bcp voir les chutes du Niagara...mais çà augmente considérablement le budget et la route sachant que nous voulons surtt visiter le nord du Québec? ...est ce qu'il ne faut vraiment pas les rater? ou est ce que c'est finalement très touristique et un peu surfait ? (j'essaie de me convaincre que je peux aller au Canada sans voir les chutes ....😉)

Voilà pr mes 1ières questions pr voir si mon rêve sera réalisable en 2008....ou s'il faudra économiser bcp plus🤪 et attendre encore....

Merci d'avance Katell
Amener des livres à Cuba English translation pending
by Pedrault · 2005-12-11 · 27 replies
Bonjour,

Je pars à Cuba pour le temps des Fêtes (sisisi) et je voudrais amener des livres en cadeaux comme des revues sur le Monde politique comme l'Etat du Monde, le Times, Newsweek ou des revues de type bilan sur la planète, etc.

Ma question : Est-ce qu'il y a des contrôles (censures) aux douanes sur les revues de type politique ?

Est-ce que je risque d'avoir des problèmes.

Mucho gracias!

Pedrault
Hébergement sur Prague (République Tchèque) English translation pending
by Noisette · 2004-07-11 · 3 replies
Je reve d'aller à PRAGUE.D'apres les differents guides, l'hotellerie parait chere.Auriez-vous des bons plans ? HOTEL ou APPART'HOTEL confortable et bien situe pour tout faire à pied.MERCI à tous pour VOTRE AIDE.

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