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Carte d'identité enfant périmée (pour l'Italie) English translation pending
by Debe13 · 2019-04-04 · 45 replies
Bonjour !

J'ai des billets pour partir en Italie avec la famille (Ryanair Marseille Naples), mais je viens de m'apercevoir que la carte d'identité (française) de l'un de mes enfants est périmée de 6 mois.

Apparemment les cartes ont été prolongées de 5 ans pour les adultes mais pas pour les mineurs, ce qui m'a induit en erreur.

Je n'ai plus le temps de refaire une CI. C'est pour l'Italie donc espace Schengen. Pensez vous que je peux tenter le coup de me présenter à l’aéroport, ou est ce mort de toutes façons ? Merci d'avance pour vos avis; c'est difficile de se rendre compte de la souplesse qu'il pourra y avoir dans ces conditions.

Debe
Où trouver de grosses coupures en France en 2019? English translation pending
by Ludomero · 2019-04-04 · 47 replies
Bonjour, Envisageant une randonnée au long cours en solitaire j'aimerais disposer d'une réserve d'argent me permettant de faire face à un possible problème avec ma carte bleue, réserve d'argent que j'aimerais la moins lourde et la moins volumineuse possible, pour des raisons de confort (le poids est l'ennemi du randonneur) et de discrétion. Mon problème: ma banque (Société Générale) se dit incapable de me fournir autre chose que des coupures de 50€, sauf à passer commande d'au moins 15 000€, et ce en plus en m'imposant la dernière de ses agences qui feraient des opérations de caisse. On m'a expliqué qu'il me suffit d'aller à la Banque de France pour échanger mes 50€ contre de plus grosses coupures or à la Banque de France on m'a traité comme un malpropre en m'expliquant qu'ils ne procèdent pas à de tels échanges, ils ne feraient plus que prendre les grosses coupures pour les retirer de la circulation.

A part faire un aller/retour en Allemagne pour y retirer de l'argent voyez-vous une autre solution? Existe-t-il encore en Région Parisienne des distributeurs où on peut obtenir des coupures d'au moins 100€?

Les billets de 50€ sont à peu près aussi lourds que 50€ d'or, cependant si on ne s'intéresse plus à l'or brut mais aux pièces du même métal leur valeur peut dans certains cas largement dépasser leur valeur métal et du coup il devient plus léger de se balader avec des Napoléons en or qu'avec des liasses de billets de 50€ d'une valeur équivalente. Quid: ces pièces en or ont-elles une bonne liquidité et peut-on facilement les vendre à leur valeur numismatique dans les bureaux de change du monde entier? Si la réponse s'avérait positive ce pourrait être une alternative.
D'Aswan à Khartoum, janvier 2019 English translation pending
by Desandre · 2019-03-26 · 30 replies
Pour éviter de faire 2 fois la route et pour voir Philae que nous n'avions pas visité lors de notre 1ère venue à Aswan en 2011 où nous avions pris une felouque pour descendre le Nil jusque Edfou( génial ) j'ai décidé de remonter le Nil depuis l'Egypte . Ma canne anglaise ayant franchi les contrôles sans trop de Pb nous voici à Asw à l'hôtel Keylani , modeste mais propre . Petit dej modeste également , puis discussion avec un voyagiste local convoqué à ma demande pour organiser notre voyage jusqu'à Wadi-Halfa porte d'entrée au Soudan . J'avais passé un temps fou pour l'organiser depuis la France : en vain. Là en trois coups de cuillère à pot c'était réglé . Le car pour les touristes part à 4h du mat.!!!J'ai jamais été foutu de me lever si tôt sauf urgence ; en fait le car part en convoi militaire . je discute dur et j'apprends qu'il y a un bus local qui part à 8h30 à moitié prix sans convoi adopté ! Puis nous partons à Philae avec Geffrey , un Ecossais rencontré à l_' hôtel . Première surprise une présence policière incroyable avec cabanons de béton tous les 500m et automitrailleuses à l'abri du soleil à côté . Le taxi nous fait passer par la grande digue sans intérêt mais payante . Enfin arrivée au débarcadère (pas un touriste ) où Geffrey marchande comme un fou la traversée et où nous récupérons un espagnol muy sympatico . Philae pour nous seuls ou presque vraiment chouette . Retour à Asw où Geffrey nous propose d'aller en felouque visiter les îles . O.K. remarchandage forcené . La felouque se traine et finit par s'arrêter faute de vent vers l'autre côté du Nil . Pas vu les îles mais nous assistons à un coucher de soleil splendide . Un collègue de nos marins d'eau douce , motorisé , nous remorque jusqu'à la rive . Je hèle un taxi collectif qui nous amène au " Salah ed Din " , repéré dans le petit Fûté , pour nous remettre de nos émotions : excellent et mérité . Retour à l'hôtel tout proche par le souk où en passant j'achète un superbe jean , égyptien garanti .
Deux semaines au Laos avec enfant en bas âge, mars 2019 English translation pending
by Gange · 2019-03-22 · 2 replies
Bonjour,

Voici un petit retour sur mon séjour au Laos que j'ai beaucoup apprécié. J'y retournerai pour faire le sud cette fois.

Période : mars 2019 Durée du séjour : 2 semaines Trajet : Paris > Bangkok > Luang Prabang > Bangkok > Paris Billet d’avion : 800€/personne aller, retour Air France sur le vol Paris Bangkok : 618€/personne Bangkok Airways : Bangkok > Luang Prabang : 182€/personne

Je suis partie avec une amie et ma fille de 3 ans et demi. Heureusement car mon bagage, je l’ai récupéré en quittant le Laos. Le bagage de mon amie a été notre bagage :-). C’est un voyage vraiment pépère que j’ai fait. Ma fille est petite donc je ne voulais pas prévoir trop de chose et l’amie qui nous a accompagné cherchait plus à se reposer qu’autre chose mais voulait du dépaysement.

Les + - J’ai trouvé le Laos tranquille, facile. Invite à flâner, à prendre son temps. - Luang Prabang qui mérite d’y rester quelques jours et prendre son temps. Un sacré mélange cette ville, très touristique, moderne et à la fois très traditionnelle, beaux bâtiments hérités d'une période contestable, histoire riche. Bref, j'ai beaucoup aimé. - La nourriture est bonne - Globalement, les gens sont très sympathiques et souriants. - facile avec un enfant (qui a l’habitude de voyager)

Les – Avec un enfant en bas âge, impossible de faire les nombreux Trek qu’offre le nord donc attention aux frustrations. Bien prendre cela en compte avant de boucler un séjour là-bas avec de très jeunes enfants Heureusement pour nous, c’est arrivée à la toute fin du séjour : le ciel enfumé qui gâche totalement le paysage. Mais cela aurait eu un vrai impact sur mon séjour si cela avait été sur tout mon séjour.

Bon plan : le meilleur Mango Shake de Luang Prabang : quand vous arrivez au marché de nuit par la rue principale (le palais royal est sur votre droite), une série de vendeurs vous propose des Fruits Shake. Prenez le dernier, une dame avec sa petite fille qui harangue les clients. Tellement bon que j’y suis retournée tous les jours sur nos 4 derniers jours.

Petites anecdotes du voyage : - J’ai réalisé la veille du voyage, en recevant une alerte email pour m’enregistrer que je m’étais trompée sur la date de départ du vol Bangkok > Luang Prabang (j’avais acheté un billet pour le même jour que mon départ à Paris alors que le vol arrivait le lendemain à Bangkok). J’ai quand même eu de la chance de trouver de la place mais du coup, un dernière minute sur Bangkok Airways... le vol m’est revenu plus chère. - Un homme est parti avec mon sac en arrivant à Luang Prabang. Son sac était identique au mien sauf que le mien était dans un sac plastique. Ce qui visiblement ne l’a pas fait tiquer. Comme nous sommes sorties les dernières de la queue visa/formalité douane, il ne restait plus que son sac. La compagnie a mis plusieurs jours pour le retrouver. Il avait quitté Luang Prabang immédiatement en arrivant et était partie dans le nord. Donc pas de bagage, pas d’affaires pour ma fille et moi, pas de medoc, RIEN. Sur le moment, j’ai eu envie d’étriper ce mec et de l’incendier sur son facebook. Puis ça m’est passée.

Jour 1 : départ Paris

Jour 2 : arrivée Bangkok. Petit tour au Magic Food Point de l’aéroport pour un Mango shake /Pad Thai / Mango Sticky rice en attendant notre vol pour Luang Prabang. L’année dernière, presqu’un an jour pour jour, nous étions en transit dans ce même aéroport en attendant notre vol pour Phuket et on avait adoré manger là-bas. Bref, un must si vous avez du temps (et faim) à SUVARNABHUMI. Plongeon direct dans une ambiance asiatique. 15h, nous décollons pour Luang Prabang et contente d’arriver, 24h après avoir quitté Paris. Nous logeons à la Villa Santi pour 3 nuits (138$/nuit pour une « suite royale », le lit King size permet d’y dormir à 3 confortablement). Je voulais démarrer le séjour (après un long voyage) dans un endroit de luxe. L’endroit est charmant mais après coup, très chère par rapport à d’autres établissements de Luang Prabang. Ce n’est pas un must.

Donc ma fille et moi, on a que ce que l’on a sur nous puisque nous n’avons pas de bagage. Mais l’avantage des vacances c’est qu’on relativise à mort, donc tout va bien, on sort.

Le soir nous dinons au marché de nuit, mhmmm un bon bouillon ou nous rajoutons des ingrédients au hasard qu’une dame cuit sur place. Accompagné d’un Mango Shake. L’air est doux et tiède. Le bonheur. Le lit king size et je dois le dire, l’excellente literie de la Villa Santi nous permettra de passer une très bonne nuit. Et puis ils mettent à dispo des indispensables de toilette (brosse à dent, dentifrice, etc…), ouf je prends puisque je n’ai rien.

Jour 3 : après un bon petit déjeuner, direction le D&T supermarket pour acheter des sous-vêtements, effets de base, habits. Mon amie me propose de me prêter des vêtements pour le séjour (heureusement car plus facile de trouver pour ma fille que pour moi). Puis c’est partie pour la visite de la charmante Luang Prabang. On déambule dans ses ruelles, j’adore. Après une visite au Vat Xien Thong, on traverse le pont tressé de la Nam Khan (ma fille adoooooore, elle appelle ça « un pont dangereux »).



Un arrêt super sympa à Dyen Sabai pour boire un jus frais. On se dit qu’on y reviendra pour diner. Quelques petites boutiques, on se ballade, il fait chaud mais c’est super. En fin de journée, on emprunte un 2ème « pont dangereux » pour le plus grand bonheur de ma fille à l’embouchure de la Nam Khan et du Mekong pour un magnifique couché de soleil.



Le soir, encore un bon bol de bouillon au marché de nuit. Ce n’est vraiment pas chère (42 000 Kip à 3) et bien bon.

Jour 4 : Pour 300 000 Kip, un chauffeur dans un song theo nous propose de nous emmener à Kuang SI, nous attendre autant qu’on veut et nous ramener. On accepte sans négocier. En fait, les départs partagés se font à heure fixe. Nous on n’avait rien réservé et bon, avec ma fille, je prends le temps donc on a privatisé d’où le prix. Donc, aujourd’hui, chutes de Kuang Si (beaucoup de monde mais super jolie). Alors, je dois avoir des pieds bien sec parce-que dans l’eau, tous les poissons venaient me manger les pieds, pas ceux de mon amie, pas ceux de ma fille. Après il parait que c’est bon pour les pieds.



En partant, passage au Bear rescue center (ma fille adore, elle avait un peu peur aux chutes mais je pense à cause de moi car je poussais des petits cris à cause des poissons qui me chatouillaient les pieds). On y voit des ours noir d’Asie, sauvés des braconniers. Vu que je suis en manque de vêtement, on achète des Tee-shirt, en plus, ça contribue financièrement à leurs actions (80 000 Kip le Tee-shirt)



Après un déjeuner dans l’un des nombreux restau bordant l’entrée aux chutes (pas le meilleur rapport qualité prix du séjour et en plus, ils m’ont mis du lait dans mon mango shake, 156 000 Kip à 3 le dej), on file au Butterfly Park, très sympa, très jolie, un bon moment. Enfin, juste avant, j’achète un maillot de bain à ma fille (qui s’était baigné en culotte dans les chutes). Un maillot rigolo délavé à souhait, il devait être là depuis des années, la dame a dû se dire, pas possible, je vais le vendre… mais voilà, quand on n’a pas son bagage hein… donc 40 000 Kip plus tard, on est au Butterfly Park. Il est déjà 16h30, on retrouve notre chauffeur qui nous dépose à notre demande au resort de la villa santi pour profiter de la piscine (en séjournant à la villa, on peut profiter la piscine de leur resort qui est à l’extérieur de la ville).



L’endroit est chouette mais je préfère séjourner dans le centre. Retour avec la navette gratuite de l’hôtel.

Petite douche et hop, on part se faire masser au Sabai Sabai. Mon amie prend 1h (70 000 Kip), moi 30 minutes (40 000 Kip) car je ne sais pas si ma fille va aimer. Quand ça se termine, je l’entends dire « déjà ». Ce soir on dine à côté de notre futur guest house, la Sakahrin Guest house. Rouleaux de printemps, Nem, Laap, poissons dans une feuille de banane. Mais ce soir, 3ème dodo à la Villa Santi.

Jour 5 Direction la gare routière Nord (50 000 Kip) pour prendre le Bus pour Nong Khiaw (40 00 Kip/personne). Départ prévu à 11H mais on partira à 13h car il reste le strapontin et ils veulent le vendre. Puis ma fille paye plein pot mais il me la mette sur les genoux et au final, rajoute 3 personnes. On est serré comme des sardines à 17 dans un mini bus de 14 places, 16 touristes et une Laotienne avec 10 sacs qui la pauvre, n’a pas de dossier et dors à moitié sur moi. Puis ils chargent encore des sacs sur le dessus lors d’un stop et le bus roule à 2 à l’heure. Bon, il ne faut pas être pressée je me dis au Laos. Du coup on met quasi 4h vu notre poids, de plus sur une route relativement défoncée. Heureusement, ma fille trouve ça drôle et au final, s’endort bercé par les secousses provoquées par les trous sur la route.

Arrivée à Nong Khiaw, on se pose au Mandala Ou qui est juste à côté. Le cadre est magnifique. Il faut marcher (15mn) ou prendre des vélos pour aller vers le centre.



Et surtout, nous avons diné le soir au Vongmany, vraiment je vous recommande c’est excellent. Goutez leurs Fresh Spring Roll, une tuerie.



Mandala Ou resort : 68€/nuit avec petit déjeuner (un lit king size donc sous-entend que nous avons comme à la villa Santi dormi toutes les 3 dans le même lit) Encore beaucoup de touristes à Nong Khiaw.

Jour 6 Après un très bon petit déjeuner dans un cadre de rêve, on prend le bateau public pour Muang Ngoi à 10h. Muang Ngoi est très touristique mais n’en demeure pas moins une étape pour moi à faire. Nous sommes parties crapahuter dans les environs, j’imagine que ce doit être encore plus beau en juillet mais j’ai beaucoup aimé. Le cadre est magnifique.





Nuit à Lattanavongsa Guest house (180 000 Kip pour une chambre triple avec petit déjeuner)

Jour 7 Pour 300 000 Kip, on privatise un bateau pour la journée qui nous ramènera le soir à Nong Khiaw. Il nous emmène dans les villages alentours. Puis nous empruntons le sentier vers les chutes de Tat Mok. C’est vraiment facile (surtout nous étions en saison sèche) avec un enfant de 3 ans et demi qu’il faut seulement porter de temps en temps. Nous sommes accompagnés sur une partie du chemin par des enfants qui accompagnent ma fille. Dans tous les villages, ma fille est entourée par une horde d’enfants qui l’emmènent jouer. Elle rentre dans les maisons, je ne sais pas ce qu’elle y fait, je laisse faire… On rentre en Kayak sur la Nam Ou, j’adoooore, c'est très beau. Mais avant d’arriver à Nong Khiaw on en peut plus de pagayer et surtout, ma fille prend des gouttes d’eau et s’énerve et m’empêche de pagayer, mon amie est à bout de force, on décide de finir en bateau. Notre chauffeur amarre les kayaks sur un bord de la Nam ou et nous finissons le trajet en bateau.



On arrive assez tard à Nong Khiaw, la nuit va tomber. Je laisse ma fille avec mon amie sur la terrasse du Delilahs (qui n’a plus de chambre dispo) à siroter bière et jus et je pars chercher une chambre. Je trouve très vite à la Nam Ou View Villa une chambre à 130 000 Kip pour nous 3 avec petit déjeuner. Très propre, très bien. A côté, il y a un restaurant qui donne sur la Nam ou avec de la musique qui hurle et rempli de laotiens. Bon ça nous attire donc on décide d’y manger. Plats super bon, pimentés à souhait. Un riz frit pour ma fille, tout va bien. Elle danse avec une petite fille, c’est la fête ce soir.

Jour 8 Bus pour Luang Prabang à 10h. Cette fois, pas de surbooking, ma fille a bien sa place et on part à l’heure… je ne m’y attendais pas, quel luxe. Le chauffeur roule à une vitesse démentielle et on arrive en moins de 3h à Luang Prabang Direction la Sakahrin Guest house qui nous propose une chambre triple pour 130 000 Kip (pas de petit déjeuner). On la prend pour 2 nuits. Ils sont très gentils, la chambre est très fatiguée mais ça va. Puis on s’attaque au Mont Phousi, la redéscente de l’autre côté et la vue sur le marché de nuit et le temple sont splendide.



On dine au Coconut Garden. Ils ont un excellent menu végétarien (110 00 Kip) que je vous recommande vivement. Évidemment, la note globale est plus élevée (230 000 Kip pour nous 3 avec les boissons).

Jour 9 C’est journée pour ma fille. On prend un bon petit déjeuner au Banneton café, puis on va à la pistoche, la piscine de la ville (30 000 Kip en Tuk Tuk puis 30 000 Kip l’entrée par personne). On glande, on bronze, on se baigne, on mange des fruits, on boit des fruit shake, on se repose, c’est très sympa. En milieu d’après-midi, ça se remplit beaucoup. Les laotiens qui viennent là-bas (tous les âges) consomment beaucoup sur place.



On quitte vers 17h, direction le Dyen Sabai, on a faim car on a sauté le déjeuner. On prend un gros menu à 300 000 Kip pour 2 qu’on partagera avec ma fille. Une série de plat végétarien tous meilleurs les uns que les autres, puis la fondue Laotienne et enfin une série de dessert dont le meilleur Mango Sticky rice de ma vie. Au fil des heures, le restaurant est plein à craquer. Heureusement que nous sommes arrivées tôt. Excellente cuisine, bons produits, que je recommande fortement mais allez diner tôt.

Jour 10 On doit se lever tôt car nous partons à 8h tapante pour le centre de conservation des éléphants à Sayaboury. Quitte à se lever tôt, on décide de voir le Tak Bat (aumône des moines) dans une rue parallèle car la rue principale est bordée de touristes. J’ai bien aimé les moines silencieux qui passent furtivement dans cette fin de nuit. Les habitants qui sortent aux aurores pour faire leur offrande. Plus loin, nous avons vu des hordes de touristes assis sur des petits bancs se prendre en photo. Bon, je ne critique pas, chacun son truc.

Nous arrivons en fin de matinée à l’ECC et nous y resterons jusqu’au lendemain (ils font un séjour découverte 2 jours une nuit à 210$/personne, enfant de moins de 5 ans gratuit donc je n’ai pas payé pour elle). C’est très cher mais ils expliquent très bien ce qu’ils font, leurs objectifs, l’endroit est superbe et c’était vraiment une très belle étape. Personnellement, je recommande. Ma fille a adoré.



Jour 11 Mâtiné à l'ECC ou on passe encore de super moments au centre à apprendre sur les éléphants puis retour à Luang Prabang en fin d’après-midi. On prend au hasard une guest house du nom de Sokdee Residence. 200 000 Kip la chambre avec petit déjeuner. Chambre superbe, très bon petit déjeuner (on peut choisir le petit déjeuner asiatique, je l’ai testé miamm). Le personnel est super sympa, bref, un heureux hasard, un excellent rapport qualité prix. Nous y resterons 3 nuits, soit jusqu’à notre départ pour Bangkok. Le soir, on file au Night Bazaar. Sorte de grand marché avec pleins d’endroit pour manger, des attractions pour les enfants. On y a passé une super soirée et on a très bien mangé pour 50 000 Kip à trois. Je recommande pour une sortie moins touristique.

Jour 12 Visite du Palais royale puis bateau pour rallier l’autre rive du Mekong. Ban Xieng maen, vat long khoun, Wat Chomphet. Super. Le soir, on assiste à une représentation du Ballet du palais royale (100 000 kip/personne, gratuit pour ma fille). J’ai bien aimé le début et la fin, moins le milieu mais c’était sympa dans l’ensemble.

Jour 13 Aujourd’hui le ciel est voilé comme s’il y avait de la fumée dans l’air. Dommage car on a prévu d’aller aux grottes de Pak ou et il y a une longue ballade sur le Mekong (1h30 à l’aller, moins au retour à cause des courants). Adieu les belles photos. On a raté le départ du bateau partagé donc plus le choix, on doit privatiser. On nous demande 400 000 Kip, je dis non puis 350 000 Kip et on dit ok. Traversé sympa mais vue vraiment enfumé quel dommage alors qu’il avait fait si beau avant.



On fait une halte au Whisky village, on fait quelques achats, puis les grottes, c’est sympa. C’est un tout comme visite, la traversée, les villages et les grottes. Chouette journée mais quel dommage pour la vue. Le soir on s’offre 1H de massage chacune au Sabai Sabai puis on dine au Big Tree café. Le jeune homme m’a massé comme un ostéopathe, j’avais un peu mal au bas du dos, tout a disparu. Le soir, je dépense presque tous mes Kip au marché de nuit puis on dîne au café Toui.

Jour 14 Mince, c’est le jour du départ. Notre vol est à 17h donc on prend notre temps ce matin. Les bagages bouclés, on les laisse à la Guest House et on file acheter quelques derniers trucs à ramener. On file ensuite au Sabai Sabai s’offrir encore 1h de massage. Il nous reste 80 000 Kip à 2 en enlevant le cout du transport pour l’aéroport donc suffisamment pour manger. On file dépenser au croissant d’or (le petit restau dans la rue de la Sakahrin Guest House) pour déguster des rouleaux de printemps, nems et vermicelles, un dernier Mango Shake, avant de se rendre à l’aéroport (50 000 Kip) A Bangkok, on dort au Novotel de l’aéroport car notre vol est tôt le lendemain. La piscine est TOP. On dinera dans l’aéroport car l’hôtel est haut de gamme et les prix aussi. On a payé 150€ la nuit.

Jour 15 Départ le matin pour paris.

Le mot de la fin Un pays que je recommande pour ceux qui aime prendre leur temps :).
De Montréal à Natashquan en passant par le Saguenay English translation pending
by Annebéné · 2019-03-16 · 47 replies
Nostalgie quand tu nous tiens.... Cette année je ne rejoins pas la belle province ..Hélas.. A défaut je vais partager avec vous notre voyage de 2012.. Il commence un peu à dater mais les sites ne changent pas ... ou presque... Je suis partie un mois avec mes enfants (22, 20 et 12 ans). Plus de 5000 kms à la découverte d'une partie du Québec.

23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été, le vieux Montréal , le marché Jean Talon, l le 24 c'est la fête du Québec! le mont royal, la biosphère, mais aussi le biodôme , la tour olympique et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...



Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
Obtenir une CCAM English translation pending
by Mariesol79 · 2019-03-15 · 138 replies
Bonjour à tous, je suis nouvelle et c'est mon premier message. Je viens de me fiancée à un français et ça fait deux semaines et demi qu'il a envoyé notre demande à ccam alors voulant s'assurer que le courrier est bien arrivé à Yaoundé on lui a plutôt fait comprendre qu'il est encore à la valise diplomatique d'où vient ma préoccupation, je j'aimerais savoir s'il vous plaît en quoi ça consiste la valise diplomatique et si ça fera traîner notre dossier aidez moi je suis confuse toutes vos réponses me seront utiles merci
Guyana - Surinam - Cayenne au féminin English translation pending
by WaGabonde · 2019-03-14 · 21 replies
Bonjour , Je m’apprête à quitter le Canada pour rejoindre mon compagnon à Cayenne . J’atterris à Georgetown début mai. Et je voudrais donc passer par le Suriname. J’ai toujours voyager solo , mon entourage porte beaucoup d’inquiétudes face à cette itinéraire. Est-ce secure ? Je n’ai pas encore d’idées sur comment me rendre jusqu’à labas , et surtout combien de temps ? Si parmi vous certains déjà fait ce trajet la ! Je prends tous ce qui est nécessaire, je prends tout en fait ! Je vous remercie pour votre aide.
Nom sur billet d'avion différent du passeport pour les États-Unis English translation pending
by Sara1630 · 2019-03-14 · 34 replies
Bonjour à tous,

J'ai réservé un circuit sur la côte Ouest des USA avec une agence de voyage.

Cette semaine ils m'ont envoyés tous les vouchers et les billets d'avion. Sauf que j'ai 4 nom (2 prénoms et 2 noms de famille) je suis portugaise. Et ils ont uniquement mis mon premier prénom et mon dernier nom de famille sur les billets d'avions (mon nom d'usage).

Je leur ai demandé si ça posait problème et selon eux aucun. On doit mettre tous les noms que sur l'ESTA.

Est-ce que vous croyez que ça va passer ? J'ai peur de pas pouvoir prendre l'avion. Surtout au retour...

Merci 😉
Crash d'un Boeing 737 Max Ethiopian Airlines Addis-Abeba - Nairobi English translation pending
by Blesl · 2019-03-10 · 142 replies
D'après le site de la BBC ce matin :

An Ethiopian Airlines Boeing 737 passenger jet has crashed on a flight from Addis Ababa to Nairobi.

The flight is believed to have had 149 passengers and eight crew members on board, the airline says. A spokesman said the crash happened at 08.44 local time on Sunday, shortly after take-off from the Ethiopian capital. In a statement, the airline said that search and rescue operations were under way. It did not provide details on the number of casualties. "Ethiopian Airlines staff will be sent to the accident scene and will do everything possible to assist the emergency services, " the airline added. First word of the crash came on Prime Minister Abiy Ahmed's Twitter account. He tweeted his "deepest condolences to the families of those that have lost their loved ones".

Toute notre sympathie aux familles des passagers et de l'équipage. Nous prenons un vol Paris-Addis-Windhoek en septembre avec Ethiopian.

Amitiés et bises

Bernard
Voyager sans portable, ni ordinateur English translation pending
by Natsiirt · 2019-03-06 · 134 replies
Salut ! J'ai voyage plusieurs fois à l'Asie, j'ai toujours un impression d'avoir vécu un voyage classique, pas vraiment un aventure comme je l'avais imagine Je me demandais si c'est la faute des trucs technologiques. Beaucoup des voyageurs regardaient, jouent avec le portable pendant le voyage j'ai vu ça, moi aussi j'étais sur le portable quand je m'ennuyais, c'est un mauvais habitude. Je me demandais si voyager sans ces trucs technologiques ça serait un aventure fantastique ?? J'aimerais avoir des réponses, il y a eu des voyageurs qui a voyagent sans ces trucs ?? Merci !!
Collaborative travel journal for lovers of the American West!
by Fabhyène · 2019-03-04 · 812 replies
Hi everyone!

So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!

The concept: one post =

a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...

Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)

And I’ll kick things off in the next post!
Refus d'ESTA en dernière minute English translation pending
by Bautiste · 2019-02-22 · 129 replies
Bonjour à tous, Cela fait une semaine que je suis les nombreuses discussions sur ce forum qui sont très interessantes ! J'ai décidé de créer un compte car il m'est arrivé une mésaventure : Fan de NBA depuis 15 ans, je décide de sauter le pas et de partir 11 jours aux USA afin de voir des matchs. Je fais ma demande d'ESTA qui est validée 3 jours après. Je prends ainsi toutes les mesures nécessaires ( billet d'avion, Airbnb, places de match ). 4 jours avant mon départ je commence a imprimer les documents et lorsque je vais sur le site de L'ESTA je m'aperçois avec horreur qu'elle a été annulée.. Bien entendu aucun motif ni même de notification quant à cette annulation! J'ai fait 2 voyages cette année au Maghreb et je n ai pas de casier judiciaire! Alors oui, j'ai déjà été arrêté 2 fois: je fumais du cannabis dans ma jeunesse et je le regrette encore. Mais aucun casier. Je connais des gens qui y sont allés avec 1 casier et en ayant fait de la prison! Donc est ce que les USA ont accès au fichier Stick de la police ??!! Pas de débat sur la justesse de ce fichier SVP! Pensez vous que je doive faire un VISA et celui ci sera-t-il accepté étant donné qu'on m a refusé l'ESTA ? Suis je interdit a vie de territoire US? Merci à tous pour vos contributions ( SVP pas de morale)
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
by Marclamarre · 2019-02-21 · 56 replies
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001) Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc… Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non! À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles. Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica. N = nuitée Première boucle Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P. Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu… Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non? Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple. Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables. Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P. Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts? Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger! Fermeture de la parenthèse. Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu… Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation. Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m). Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable… Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa. L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc… D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon. Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité. Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo. Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus. Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre! En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose… La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.

La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Maroc Oriental en 4x4 English translation pending
by Fred0374 · 2019-02-20 · 27 replies
Bonne connaissance du Maroc ( +/- 12 voyages)

L'idée faire un tour par (les pistes si possible)

Arrivée à Nador de Sète - direction Debdou, le plateau du Rekam et les oasis de Iche et de Figuig - direction Merzouga par l'erg Chebbi, Zagora puis remontée par le Moyen Atlas, jusqu'à Fès et Nador et retour maison

Période aout 2019 Véhicule Range Rover ( 2018) , seul équipement pneus spéciaux et deux roues de secours. Pas un grand spécialise du Sable et et du tout terrain extrême.

Questions : Faisable en 10 jours ? Quid des températures à cette époque Et dernière question , quels conseils à me donner ?

Merci d'avance Frédéric
Retour de ce fabuleux voyage aux États-Unis avec mes remerciements English translation pending
by Ramianne25 · 2019-02-17 · 6 replies
Bonjour à tous, Notre voyage USA 2018

Je commencerai ce petit compte rendu par un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu me répondre et accorder de l'intérêt à mes différents posts. Ce fabuleux et unique voyage réussi grâce à la mine d'informations et de conseils glanés après des heures de lecture du forum et divers autres sites. Un voyage qui ne s'improvise pas.

Unique, de part les recherches effectuées et le budget mais surtout par la beauté des paysages.

Comme je le raconte aux proches, nous avons été des contemplateurs, souvent.

Petit rappel : 3 adultes voyage du 29 mai au 14 juin 2018.

San Francisco 5 nuits

Las Vegas 1 nuit

Grand Canyon : 2 nuits

MV 1 nuit

Lake Powell 2 nuits

Bryce 2 nuits

Zion : 2 nuits

Las Vegas 1 nuit

Le transport :

En raison des grèves SNCF, notre voyage a commencé par une annulation de train, une réservation sur Flixbus à la dernière minute et donc une nuit à passer sur Paris qui n'était pas prévue (nous sommes de Besançon). Flixbus, ce sont les bus vert fluo ! Pas chers, 25 € le trajet Besançon-Paris par personne. Une heure de voyage en plus en raison des bouchons à l'arrivée, intérieur bas de gamme.

Les vols ont été réservés sur le site de la compagnie Norwegian en février 2018. Atterrissage à Oakland. Vol direct Paris-San Francisco catégorie Low fare 640 € par adulte y/c un bagage cabine, un bagage en soute, un repas (moyen sans plus), un petit-déjeuner et choix de la place. Vol à l'heure, écran tactile avec film, musique, jeux. Par contre attention, il faut prendre avec soi des écouteurs sinon c'est payant (3,50 €). Comme j'avais acheté mes billets assez tôt, j'ai pu choisir des places spéciales, il y en a quelques unes dans l'avion, avec plus de place pour les jambes. C'est top pour un vol de 11h !

Nous n'avons pas été déçus par cette compagnie.

Nous avons utilisé la compagnie Southwest pour effectuer un vol intérieur SF vers LV.

150 € l'aller-retour par adulte. J'ai fais le check-in 24h00 avant le vol et j'ai eu une confirmation par mail avec des numéros de places attribuées à chacun. Par contre, grosse surprise en montant dans l'avion. En fait le numéro de place sert à l'ordre d'appel des passagers à l'embarquement. Dans l'avion, vous vous installez ou vous voulez en fonction des places restantes. Nous avons donc été séparés lors du vol aller, mais pour 1h30, c'était pas bien grave. Mais c'est bon à savoir avant de partir cela évite de chercher ses places à tort, bloquer un peu les autres dans l'allée avant de comprendre les explications de l'hôtesse !

La location de la voiture :

Prise de la Nissan Qashqai noire flambant neuve à l'aéroport de LV. Pas encore immatriculée. Hertz location avec la carte Gold et des codes de réduction récupérés sur un forum pour 11 jours 355 usd à payer au comptoir. RAS, retour en 5 mn, malgré une voiture rendue totalement poussiéreuse. Pour 3 avec 3 valises dont une dédiée au matériel de camping, j'ai trouvé le coffre un peu juste. A refaire, pour un peu plus de confort (facilité à sortir et ranger les affaires), je prendrais une catégorie au dessus.

J'en profite pour souligner l'extrême sympathie des Américains lors d'une mésaventure avec la voiture la veille de la rendre. Impossible de démarrer la voiture le matin du départ.

Sûrement lié à un problème de batterie en raison de l'utilisation intensive de la radio la veille.

Nous voilà bien. Mon conjoint décide de faire le tour du camping (Zion), et dans les 10 mn quelqu'un est venu très gentiment nous dépanner.avec sa voiture et des pinces crocodiles. Vraiment sympas ces américains partout ou on est allés.

Hébergement : Un mix de airbnb, hôtel, camping et motel.

Concernant le camping, nous avions 2 tentes 3 places pour 3 adultes, achetées en France et assez compactes pour tenir dans les valises. L'une de marque Coleman Darwin 3 et l'autre Naturehike (3 kg). Des sacs de couchage Millet confort 10° limite confort 6° suffisants pour la période (4° tout de même le matin à 6h00 à Bryce !!).

Nous avons acheté au Walmart les matelas pneumatiques (Intex double full size à 22 $) que nous avons ramenés une glacière en polystyrène à 3 $ qui a parfaitement tenu le séjour, des casseroles, une cartouche de gaz. Le réchaud à gaz a été récupéré à Basically free bike rental.

En effet, nous avons loué des vélos à San Francisco chez « Basically free bike rental » pour 3 vélos pour un montant de 102 $. La location de vélos vous permet de disposer d'un crédit dans leur boutique. Dans notre cas, un crédit de 96 $ (moins les taxes) ce qui nous a permis de récupérer (donc gratuitement) un réchaud ultra light, un sac cadeau, des barres de céréales, des boissons.

Je conseille fortement !!

Location airbnb à SF : une petite maison choisie à Berkeley, 5 nuits (gros budget hébergement mais au final 4 jours à SF c'est le minimum si l'on considère le temps d'adaptation avec la fatigue et le décalage horaire. Nous avons choisi Berkeley en raison de l'atterrissage à Oakland, mais aussi parce que notre fils devait passer à l'université et aussi parce que nous avions réservé la visite de la Tesla factory à Fremont.

Berkeley se trouve à 20 mn en Bart de Embarcadero donc c'est correct en termes de temps de transport mais coût du Bart en sus du prix du transport Muni.

Hôtel à LV :

The Carriage House : 106 $ la nuit pour une chambre 2 grands lits confortables, cuisine équipée (mais on ne s'en sert pas vraiment), grande salle de bain. Très bon contact par mail. J'avais réservé directement sur le site de l'hôtel. J'avais demandé étage élevé, vue piscine, chambre rénovée. Mes souhaits ont été respectés. Très bon accueil. Thé et café à disposition le matin. Parking gratuit. Climatisation un peu bruyante mais éteinte la nuit. Nous avons bien dormi et l'hôtel se trouve à 10 mn à pied du Bellagio. La piscine est chaude et calme. Je recommande, excellent rapport qualité / prix.

Motel à Page :

The Red Rock Motel : 347 USD pour 2 nuits (moins 5% de réduction si paiement cash sur place pour un appartement/maison rdc avec 2 grandes chambres, 2 terrasses, mobiliers de jardin, climatisation et ventilateur dans les chambres, lits confortables, grande cuisine toute équipée, barbecue. Place de parking gratuite dans la rue devant l'appartement.

Un supermarché à 5 mn. Excellent accueil. Se trouve dans la rue des Motels. Au calme. Super adresse.

Camping à Grand canyon (Mathercampground), Bryce (Ruby's Inn) et Zion (Watchman).

Les 2 campings de Bryce étant fermés pour travaux, le choix du Ruby's Inn s'est fait par défaut. Mais nous sommes assez satisfaits car nous sommes arrivés à midi pour choisir un site sympa au calme (on fait le tour du camping avec sa voiture), il faut réserver par internet mais le choix de l'emplacement se fait sur place first come first serve. Il faut choisir un site au fond du camping, loin de la route. Ces emplacements sont agréables, ombragés et douches chaudes gratuites, plein d'écureuils. Une foyer pour le barbecue et un petit supermarché sur place. Pour se déplacer, nous avons préféré utiliser notre voiture plutôt que la navette. Les nuits sont fraîches à Bryce même en juin. Nous sommes allés voir le lever du soleil, il faisait 4° !! alors qu'il fait plus de 30° en journée.

Assurance :

C'est la 1ère fois que je contracte une assurance spécifique pour un voyage à l'étranger. Après maintes hésitations et pour partir l'esprit serein, j'ai utilisé les services de Chapka assurances et j'ai payé 206 € pour 3 et 18 jours (plafond frais médicaux et hospitalisation 500 000 €).

Les visites ou activités :

A San Francisco :

En 4 jours pleins, on peut faire l'essentiel des visites mais un jour supplémentaire serait l'idéal. C'est une ville très agréable avec les attraits du bord de mer, et ses rues pentues Il y beaucoup de choses à voir et l'hébergement est très coûteux. Nous avons acheté le Muni pass 3 jours pour pouvoir utiliser le cable-car à volonté et on ne s'est pas privé. C'est top. Un must, la visite d'Alcatraz car cette visite permet d'entrer dans la prison mais cela permet aussi une promenade dans la baie et un aperçu de la ville. Nous avons choisis la visite « early bird » la première du matin. A la descente du ferry, nous n'avons pas attendu les explications du ranger pour filer récupérer les audio guides. Un ranger s'en est aperçu et nous a demandé de faire demi tour afin d'attendre le groupe. Ce qu'on a fait mais dès qu'il a eu le dos tourné...on a vite oublié les consignes et nous n'étions pas les seuls. Entrer les premiers à l'intérieur permet de s'imprégner du lieu, de profiter du calme et faire des photos des couloirs encore vide. A 10 heures, c'est blindé de monde !

La visite du musée du cable-car est très intéressante et gratuite.

Nous avons loué des vélos à la ½ journée pour aller jusqu'au GGB, le traverser et flâner autour de Fisherman's.

A Las Vegas :

Ce n'est pas le meilleur souvenir de notre voyage. Deux nuits nous ont amplement suffit. Chaleur caniculaire, 46° ! la foule, le bruit et la débauche de lumière. A voir une fois, pour le fun, pour le Bellagio et ses fontaines, se faire plaisir au buffet du Wynn. Pour ceux que cela intéresse, assez cher, pour y avoir dîner à 3, la note c'est 176 $ incluant des bières (les boissons alcoolisées ne sont pas incluses dans le buffet). Attention fermeture le soir à 21h30. Mais le buffet vaut vraiment le coup, on est ressorti repu et tout est bon et varié. J'ai le souvenir du bœuf fondant, des spécialités de tous les pays, et les desserts, jamais vu un tel buffet en France, The buffet !!! On avait prévu de se l'offrir en préparant le voyage (en économisant longtemps à l'avance).

Ce qui m'a procuré le plus d'émotion : le Grand Canyon Beaucoup de photos ont été prises durant les 2 jours, mais même si certaines sont très belles, elles ne restituent pas la réalité et la majesté des lieux A faire une fois dans sa vie !! S’asseoir et regarder tout simplement !

La randonnée jusqu'à Cedar ridge est très sympa, en prenant son temps, de l'eau et des vivres, un chapeau et de bonnes chaussures et de pas présager de ses capacités physiques (des gens croisés qui remontaient avec difficultés, peu d'ombre).

A Monument Valley :

C'est comme dans les western, nous y avons campé une nuit (installation des tentes face à West Mitten butte (il y a pire comme paysage!) et ensuite nous avons fait la piste. Il faut avoir au moins 3 heures à consacrer à la piste en roulant doucement, car on s'arrête souvent pour prendre des photos, au coucher du soleil il y a des couleurs magnifiques. A ne pas manquer, c'est incroyable. Le camping est petit, nous avions les emplacements 29 et 30 vous choisissez en arrivant au camping (il y a une sorte de guitoune ou vous payez et on vous remet un code pour les sanitaires, propres, douches chaudes incluses dans le prix – une tente par emplacement dans le sable). Nous avons eu énormément de vent au cours de la nuit, il faut bien arrimer la tente afin d'éviter les mauvaises surprises.

Nous avons pris le repas du soir et le petit-déjeuner au restaurant. Très bien. Petit déjeuner buffet au top 14€ / personne, chaud et froid, sucré et salé, varié et à volonté.

Il y a également une boutique de souvenirs ….très attirante ! et une belle terrasse pour admirer tranquillement ce lieu magique.

Après chaque étape du parcours, on pense avoir vu le plus beau…….mais non en fait, on va de surprise en surprise, et chaque jour c'est encore plus beau et les miles défilent avec plaisir accompagné du pur son de la radio « classic vinyl ».

A Page :

Horseshoe Bend sur la route. A ne pas manquer. Visite avant midi, prendre de l'eau y consacrer à peu près 1h00. Beaucoup de bus .Les touristes sont massés à quelques endroits mais on peut grimper un peu plus loin et être à peu près seuls. Installation au motel à Page. Découverte du lac. Coucher du soleil à Wahweap overlook. Très beau point de vue sur le lac et au coucher du soleil.

Le lendemain fut une étape détente. Séance de tir le matin (pour les garçons) et location de bateau l'après-midi, balade et pic-nic sur le lake powell.

Nous avons loué un 26 deck boat à Antelope marina, sans réservation possible sur internet pour une demi-journée. La location se fait de 11h00 à 16h00 pour un tarif de 235 $ plus le plein à 80 $. C'était génial, chacun de nous a pu s'initier à la conduite d'un bateau, nous avons fait une pause pic-nic et baignade dans un cadre exceptionnel, seuls au monde, tellement le lac est immense. Le bateau contrairement à un jet ski ne permet pas de naviguer dans les canyons très étroits mais on a partagé un super moment.

Départ pour Bryce le lendemain, avant Lower Antelope. Visite à 8h00 réservée 4 mois à l'avance, assez cher, 40 $ par personne, chez Ken's tour. Paiement sur place. Aucun regret, lieu unique et très beau. Nous avons pu prendre des photos sans personne car les groupes se suivent avec suffisamment de distance. Il faut se présenter 30 mn à l'avance, pas plus d'attente au final. Paiement sur place carte bancaire. Bon prestataire. Bon accueil et guide sympa.

A Bryce :

Parc fabuleux qui mérite 2 nuits et 1,5 jour sur place. Coucher du soleil à Inspiration point et lever du soleil à Sunrise point. Un parc unique à faire une fois dans sa vie. Nous sommes allés en voiture jusqu'à Rainbow point, c'est le point le plus haut la vue est très belle. Nous avons fait la randonnée Queen's garden depuis Sunrise point et sommes remontés à Sunset point par Navajo loop. Avec beaucoup d'eau et un pic-nic bien entendu. Dans ce parc, nous n'avons pas utilisé la navette car c'est très grand et à cette époque pas de problème de parking.

A Zion :

Étant sur place l'après-midi et un jour complet le lendemain, nous avions décidé de voter entre Angel's landing et The Narrows. En raison de la chaleur, 39 degrés en journée, nous avons naturellement choisi The Narrows. La veille, nous étions passés voir les rangers afin de s'assurer des bonnes conditions météo pour cette randonnée. Pas besoin de chaussures spécifiques et un bâton ramassé au camping m'a servi pour le fun !

Nous avions décidé de commencer cette randonnée vers midi. Nous avons du attendre 30 mn avant de pouvoir prendre la navette qui mène jusqu'au dernier arrêt. Donc beaucoup de monde et ceci mi-juin ! Pas mal de monde les 2 premières heures de balade. Beaucoup de famille. Au niveau de l'embranchement (ordeville canyon), nous avons pris à droit. Magique, le canyon se rétrécit, on s'est retrouvé pratiquement tous seuls. La balade devient un peu plus physique, plus on avance, plus c'est sauvage. Limite canyoning parfois, c'était super. Un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine une fois, sinon la plupart du temps au genou dans l'eau à 18 degrés !

Zion est un parc exceptionnel à visiter absolument, la route scenic 12 entre Bryce et Zion est merveilleuse.

Sur la route entre Bryce et Zion, nous avons eu la chance de voir un troupeau de bisons venant s'abreuver.

Thank you and have a nice trip

Marianne
Oregon: fog, smoke, sun & fun English translation pending
by TinkerNell · 2019-02-13 · 59 replies
Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra English translation pending
by Ticapi · 2019-02-12 · 198 replies
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra

Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »

Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.

Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂

Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.

Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.

Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.

Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.

De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.

Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.

Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.

En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.

Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.

Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.

Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.

Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)

Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Compte rendu d'une croisière sur MSC Lirica en golfes Persique et d'Oman English translation pending
by Micy · 2019-02-08 · 81 replies
Salut,

Nous rentrons d’une croisière de 11 nuits (12 jours) sur MSC LIRICA avec embarquement et débarquement à Dubaï.

Pourquoi le choix de MSC ?

Nous recherchions à découvrir les golfes persique et d’Oman au travers d’une croisière sur place d’une dizaine de jours et nous souhaitions faire une croisière MSC pour la première fois. Cette croisière de 11 nuits sur LIRICA répondait donc à nos critères.

Les escales étaient

Dubaï (+nuit à quai) Abu Dhabi Sir Banni Yas Is Doha Bahrein Kashab Muscat (+nuit à quai) Dubaï (+nuit à quai)

Si c’était la première fois avec MSC … ce n’était pas notre première croisière loin de là.

Étant Perla Diamente chez Costa, nous avions été classés « BLACK » chez MSC via le « status match » de MSC et cela sans avoir jamais navigué avec eux !!!

La réservation vols + croisière a été faite directement avec MSC en formule cabine intérieure Bella.

Après consultation du site VF, nous avons réservé à l’avance certaines excursions et avons choisi de nous débrouiller par nous même pour d’autres escales.

Nous n’avions pas réservé de package boisson à l’avance, ceux-ci étant d’un prix exorbitant tenant compte de nos consommations.

Nous avions acheté le « package » complet vols+croisière avec les vols aller et retour « MSC », assurés par la compagnie EMIRATES en vols directs Bruxelles-Dubaï.

Formalités administratives

Seul le passeport valable 6 mois au moins est nécessaire.

Pas besoin de visa préalable ni pour les Emirats, ni pour le Qatar ni pour Oman ni pour Bahrein. Nos passeports seront conservés par MSC durant toute la croisière et tamponnés par les autorités des Emirats, Oman et qatar.

Vols – embarquement – débarquement

Le vol aller est direct sur EMIRATES de Bruxelles (20h15) à Dubaï (06h00) soit un peu moins de 7 heures de vol et un décalage horaire de 3 heures.

Du personnel MSC est présent à l’enregistrement à Bruxelles afin de lister les passagers MSC présents (une vingtaine) et de les informer.

Le vol aller est plein et se passe bien. Repas du soir et petit-déjeuner seront servis durant le vol

Remarques - Le choix des siège est possible à l’avance - L’allocation « bagages soute » est très généreuse … 30 kg par personne

Nous débarquons à Dubaï airport un peu avant 06h00 du matin.

La procédure d’immigration nous prend une petite demi-heure avant de récupérer les bagages et la sortie de la zone sécurisée. Nous en profitons pour munir nos bagages enregistrés des bandelettes MSC avec notre N° de cabine

Du personnel MSC est présent à la sortie de cette zone et une chaîne de 5 ou 6 agents MSC nous guide vers les bus MSC en attente. Nos bagages sont mis en soute du bus et nous les retrouverons devant notre cabine.

Nous quittons l’aéroport vers 07h15.

Il est environ 07h45 quand nous arrivons au port

L’enregistrement se fait dans la foulée et nous montons à bord à 08h00 du matin. Le buffet est à notre disposition pour le petit-déjeuner et nous faisons une première découverte du navire avant de prendre possession de la cabine vers 10h00 – 10h30.

Jusque là, tout baigne donc.

Joseph 😉
Projet de circuit dans l'Ouest américain English translation pending
by Ggis · 2019-02-04 · 47 replies
bonjour à tous,

j'ai récemment demandé l'avis des forumeurs pour un voyage dans l'ouest des etats-unis, depuis le projet a mûri et s'est modifié. C'est pourquoi je reviens vers vous pour vous soumettre mon projet afin que des corrections puissent être données à mon circuit.

nous sommes 4 à partir, un couple de 58 et 61 ans et un couple de 29 ans du 28/09 au 11/10/2019, voici le circuit :

jour 1 samedi 28/09/2019 PARIS SAN FRANCISCO AIR BNB jour 2 dimanche 29/09 SAN FRANCISCO visites nécessitant la voiture jour 3 lundi 30/09 SAN FRANCISCO visites à pied

jour 4 mardi 1/10 San Francisco -Tuolumne Grove (séquoias) 3h20 176 miles 2h marche Yosemite Valley visitor center Bridalveil falls El capitan Half dome Yosemite fall trail Housekeeping camp rivière total 4h25 207 miles 333 km

la rando à tuolumne grove est en suspens : si elle a lieu le mardi, il faut faire un détour mais le mercredi le temps risque de manquer? ce sera peut-être une visite à supprimer?

jour 5 mercredi 2/10 yosemite valley Tuolumne Grove (séquoias) 37 min 18 miles 2h marche bodie 2h10 90 miles lee vining 50 min 32 miles total 3h40 139 miles 223 km

jour 6 jeudi 3/10 lee vining mesquita flat sand dunes 3h34 205 miles route 395 et 190 Mesquite Flat Sand Dunes /zabriskie point /artist's drive/ devil's golf course /badwater 1h37 65 miles bad water shoshone 1h17 56 miles total 7h 330 miles 531 km le choix de shoshone est du au prix de l'hôtel moins cher qu'au centre à furnace creek, je pense avoir le temps de m'arrêter aux points de vue jusqu'à 18h30(heure du sunset) et de finir d'arriver à l'hôtel par la suite?

jour 7 vendredi 4/10 SHOSHONE BRYCE CANYON 6h 334 miles 537 km par SPRINGDALE traversée du parc de ZION par route scenic 9, route panoramique qui traverse le sud de Zion NP

jour 8 samedi 5/10 BRYCE CANYON

jour 9 dimanche 6/10 BRYCE CANYON LAKE POWELL PAGE 2H44 153 miles 246 km

jour 10 lundi 7/10 PAGE ANTELOPE CANYON 13 min 8 miles 12 km MONUMENT VALLEY 2h10 124 miles 200 km

jour 11 mardi 8/10 MONUMENT VALLEY HORSESHOEBEND 2h 124 miles 200 km MONUMENT VALLEY GRAND CANYON 4h26 258 miles 415 km

jour 12 mercredi 9/10 GRAND CANYON

jour 13 jeudi 10/10 GRAND CANYON WILLIAMS(Cruiser'Cafe) SELIGMAN OATMAN arrêts route 66 LAS VEGAS 4h15 450km LAS VEGAS

jour 14 vendredi 11/10 LAS VEGAS jour 15 samedi 12/10 vol retour TOTAL 2935 KM

merci à tous ceux qui pourront apporter leur contribution et m'indiquer les points à améliorer

bonne journée à tous

gisèle
Discussion autour du thème du mois de février 2019: "Souriez-moi!" English translation pending
by Gaura · 2019-02-01 · 247 replies
Si vous voulez échanger, critiquer, délirer ou divaguer sur le concours de février, c'est dans ce fil de discussion que ça se passe. La parole est à vous !
Voyager en hiver à vélo (France) English translation pending
by Zinosaure · 2019-01-24 · 24 replies
Bonjour à vous tous.

Lors de mes prochaines vacances, du 10 au 20 février, j'aimerai entreprendre un voyage en vélo en partant de Caen et à destination de Nantes puis continuer en bretagne en fonction de la vitesse à laquelle j'avancerai. J'ai déjà fait un voyage l'été dernier, il s'agissait de mon premier. Or, j'aimerai avoir quelques conseils sur le matériel nécessaire en hiver. J'aimerai utiliser warmshower ainsi que m'arrêter chez des amis pour dormir, mais je vais aussi, très certainement, être dans la nécessité de dormir en extérieur (tente).

Bien évidemment, les températures sont beaucoup moins agréables que l'été ... ihi et pour faire de bonnes nuits j'aimerai avoir quelques conseils pour l'achat de matériel (duvet, vêtements chauds, gants, bonnets etc.) qui soient confortables.

J'aimerai ne pas avoir à dépenser trop d'argent, notamment pour le duvet (même si il semblerait que le prix monte assez vite) et la matelas isolant du sol (ou si vous avez d'autres idées pour le couchage).

Merci pour vos conseils !
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Question pratiques pour randonnée à Santo Antao en février English translation pending
by Rustinia · 2019-01-20 · 30 replies
Bonjour, Je serai mi-février à Santo Antao pour randonner et je me pose quelques questions ‘pratiques’ : Les prises électriques sont elles les mêmes qu’en France ou bien faut-il un adaptateur (je logerai parfois chez des particuliers) ? Au niveau des tenues de rando pour février, c’est plutôt short et débardeur ou bien sweat et pantalon ? La rando étant itinérante, est-il facile de se procurer des bouteilles d’eau dans les petites localités de Santo Antao ? Faut il prévoir un répulsif particulier pour les insectes ? (5/5 convient-il ?) Faut il se couvrir bras et jambes le soir en raison des insectes en février ? Avez-vous des adresses de bons restaurants sur Mindelo pour gouter quelques spécialités ? La traversée entre Mindelo et Porto Novo est-elle très ‘remuante’ ? Tous vos trucs, astuces et bons conseils pour Mindelo et Santo Antao sont les bienvenus ! J’ai hâte d’y être !
Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
by Clotaire38 · 2019-01-18 · 66 replies
Hello à tous !

Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.

Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.

Introduction :

J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.

Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.

Le trajet :

Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket

Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.

Les premiers jours :

On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.

De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.

On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.

Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.

Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.

Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.

Noël :

Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.

Cairo - Louxor :

Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.

Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.

Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.

Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.

Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.

Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.

Louxor - Aswan :

La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.

Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.

Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.

Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.

Aswan - frontière Soudanaise :

On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.

Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.

On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..

De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.

Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.

Visa :

Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.

La frontière :

Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.

Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.

Généralités sur prix/négociations :

Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.

Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."

Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.

J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.

Conclusion :

Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.

Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !

De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.

Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.

Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.

Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan

Salutations du Soudan. Clo
Premier grand voyage aux États-Unis English translation pending
by Dana33410 · 2019-01-17 · 19 replies
Nous préparons notre premier grand voyage, aux Etats-Unis, à Albuquerque (Nouveau Mexique) et je ne sais pas comment trouver le vol le moins cher. Je vais embarquer à Paris et ce sera en octobre 2019. Quelqu'un ici pourrait-il m'aider car c'est la première fois que nous quittons l'Europe. Merci d'avance. A savoir que nous sommes logés puisque j'ai de la famille là-bas.
Hébergeriez-vous un inconnu? English translation pending
by Kate · 2019-01-10 · 318 replies
Bonjour à tous

Hier, en fin de journée, il m'est arrivé une chose assez inhabituelle.

Un homme d'une quarantaine d'année a sonné à ma porte. Il portait un gros sac à dos, il était assez bien habillé (tenue sportive), il souriait et s'exprimait avec aisance. Il m'a expliqué qu'il voyageait à pied et dormait chez l'habitant. Je n'ai eu aucun doute sur sa bonne foi mais me suis de suite sentie mal à l'aise car je savais que je lui refuserais l'hospitalité. Et j'ai commencé à culpabiliser. Mais au lieu d'abréger la conversation j'ai à tapé la causette, je lui ai conseillé d'aller dans un autre quartier, moins "bourgeois" (c'est idiot je sais mais mes voisins sont du genre à se barricader), j'ai réfléchi à des foyers, j'ai pensé à des copains susceptibles de. Pour l'homme il n'était pas question de dormir dans un foyer, ce n'était pas dans sa façon de voyager, ce n'était pas son trip. Je lui ai dit la vérité, que j'étais seule ce soir là, que j'avais peur. Il a insisté voulant me montrer sa carte d'identité, me disant qu'il se caillait, qu'il allait être obligé de dormir dehors...etc. Puis il est parti. Pas très content. A mon avis il devait galérer depuis un moment.

J'ai repensé à tout ce que je lisais sur le forum. Dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, échanger les maisons...etc. Et dire que je fais partie de ceux qui trouvent ça bien !... Chez les autres ? 😊

Qu'auriez vous fait à ma place ?
Concours Photo du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle" English translation pending
by Montagnard74 · 2019-01-01 · 173 replies
Bonjour à tous . Tout d’abord, pas d’inquiétude, je ne fais pas d’insomnie post réveillon, il est bientôt 10h de la terrasse de la Homestay à Udaipur d’ou je vous écris, le soleil commence à réchauffer la terre et les oiseaux s’en donne à cœur joie .... Bon j’avoue, de la brume il n’y en a pas que dans la plaine, mon crâne l’est encore un peu ....

Permettez-moi de vous souhaiter à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, qu’elle soit remplie de bonnes choses pour tous, et surtout de beaux voyages !

Vous l’avez compris, puisque ma victoire m’octroie l’honneur de démarrer cette nouvelle année par un nouveau concours, j’ai décidé, et j’avoue que la vidéo postée par notre ami obeo de la chanson de Jean Ferrat m’a inspiré, de faire preuve d’un peu de chauvinisme...

Le thème du concours sera donc « Que la montagne est belle  » . En hiver ou en été, de chez nous ou d’ailleurs, je veux voir des sommets !! Et pour corser un peu le tout, et comme c’est moi qui décide 😉, il faudra qu’on retrouve, à l’instar du thème de Solene, une présence humaine dans votre photo Essayons d'éviter tout de même la file de votre dernière remontée mécanique à Chamonix, mais il faut que l’humain soit présent sur votre cliché.

Le concours démarre donc right now, et la date limite pour poster vos photos est fixée au vendredi 18 à 23.59 Vote du samedi 19 0h01 jusqu’au samedi 26 janvier 23h59 et j’essaierais d’etre au rendez-vous le 27 ( 28 au plus tard, promis)

Comme d’hab, 3 photos maxi, numérotées et légendés, si possible dans 3 messages .

Pour les discussions, hors sujet et vidéos, c’est là :
https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-janvier-2019-que-montagne-est-belle-d9264140/

Et pour le diaporama, si quelq’un peut m’aider ....😕

Voilà, je crois j’ai tout bon, enfin, j’ai essayé... Alors, à vous de nous faire grimper au sommet ! Namaste !



Ça, c’etait mon réveillon et croyez-moi, ça a envoyé du bois ! 😊
Première fois en Polynésie française, Olala! English translation pending
by Nani16 · 2018-12-28 · 135 replies
Bonjour à tous, voici un petit résumé de mon voyage en Polynésie française.

L'idée de ce voyage est venue grâce à une amie qui a eu la superbe idée de partir travailler à Tahiti, forcément j'étais obligée d'aller la voir 😉! Je suis donc partie du 17 octobre au 2 novembre 2018. Pour des raisons personnelles je ne pouvais pas partir plus de 15 jours, mais ce fut tellement dépaysant que j'ai eu l'impression d'être partie plusieurs mois. En ce qui concerne la période c'est théoriquement la fin de la saison sèche, la saison humide commençant en novembre, j'ai donc croisé les doigts et ça a marché 😎!

J1 (17/11) : Départ de Paris Orly avec la nouvelle liaison de French Bee. Escale à San Francisco (environ 2h) mais pas le temps de se poser, il faut récupérer la valise, l'enregistrer, passer les contrôles etc.. Rien à dire sur la compagnie, c'est une low cost donc tout est payant mais au final le billet était 500 euros moins cher que sur Air Tahiti. Vol de 22h, mais en tout l'ensemble du voyage (train pour aller à Paris, navette…) aura pris 33h!! C'est très long mais on va pas se plaindre quand même 🙂.



J2 : Arrivée à 5h du matin à Tahiti, décalage horaire de 12h mais qui ne m'a pas perturbé durant le séjour. Accueil à l'aéroport

L'avantage quand on a quelqu'un sur place c'est qu'on est accueillie comme une reine 🙂. Pour cette première journée, j'ai le droit à la découverte du point de vue magnifique au belvédère de Pirae, au tour complet de l'île et de la presqu'île (le paysage change, des champs et des vaches), visite du jardin d'eau de Vaipahi et une randonnée de 3h qui part du jardin (belle rando dans la forêt avec un super point de vue sur Moorea).

Vue du belvédère Vue de la rando





Premières impressions: chaleur incroyable, couleur de l'eau magnifique, des cocottes partout 😄 et une végétation luxuriante (ce qui m'a le plus impressionné)! On termine la journée avec la découverte (pour moi) des roulottes sur le port de Papeete.

Birmanie: 3 semaines de circuit et trek au lac Inle English translation pending
by Corserandos · 2018-12-26 · 61 replies
Bonjour, Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 1er au 23 août 2015.

Participants: famille de 5 personnes entre 27 et 62 ans.

Organisation : agence birmane

Déplacements : avion, van avec chauffeur

Climat : juillet-août est la période des moussons et, éventuellement des cyclones, ce qui fut le cas lors de notre séjour. Il fait donc chaud et humide mais l’intérieur reste plus sec. Quelques jours de pluie, mais jamais de manière continue.

Nos coups de cœur :

- Yangon : la Shwedagon Pagoda au coucher du soleil - Bagan : le site des temples et particulièrement les temples Damayazika et Ananda, la vue de la Shwesandaw Pagoda, - Mandalay : - le Shwe Nandaw Kyaung (monastère du Palais d’Or construit en teck) - la Maha Muni Pagoda et sa statue de bouddha tellement vénérée - Mingun : la Hsinbyume ou Myatheindan Pagoda, toute blanche - Monywa : - la Thanboddhay Pagoda aux 582.357 bouddhas - les grottes de Pho Win Tang - Pindaya : la grotte de Shwe Uwin et ses 9.000 bouddhas - Kalaw - lac Inle : le trek - Lac Inle : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Dain et ses milliers de stupas - Phaung Daw U et son marché des ethnies Shan - les pêcheurs au coucher du soleil - Pha An : - les grottes - les paysages de pics karstiques - l’intérieur du monastère U Nar Aut d’époque coloniale.

Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2015 ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Juillet-août n’est pas la meilleure saison d’un point de vue climatique. Ce n’est donc pas non plus une saison très touristique. Même si on risque quelques averses, le fait de visiter les temples sans une foule envahissante est un grand privilège. Les prix des logements sont évidemment aussi plus intéressants. Il faut savoir que certaines activités ne sont pas accessibles à cette époque, comme le survol des temples de Bagan en montgolfière. Mais il n’y a aucune raison de ne pas partir à cette saison.

- Si notre programme semble dense à première vue, il s’est fait de manière très relax, nous avons eu le temps de profiter des piscines des hôtels quand il y en avait et n’avons jamais eu l’impression d’être à la bourre ou d’en faire trop.

- Pour la visite des temples, il faut avoir les épaules couvertes et un vêtement qui descend en-dessous du genou. On peut aussi s’entourer la taille d’un sarong pour autant qu’il soit assez long et qu’il ferme. Dans la mesure où il faut toujours se déchausser pour visiter les temples, il est pratique d’avoir des chaussures faciles à enlever (cf tongs).

Jour 1 : Bruxelles - Bangkok

11h30 : vol vers Bangkok par Thaï Airways. Les hôtesses sont en tenue traditionnelle colorée. Bel avion (B 777) tout en rose et mauve. Repas correct. Durée du vol : 10h50. On apprend que notre programme a été totalement chamboulé à cause des inondations très importantes qui ont lieu en ce moment. A la suite d’un cyclone, combiné à la mousson de saison, la Birmanie a été décrétée en état d’urgence et demande l’aide internationale.

Jour 2 : Bangkok - Yangon a.m. : - vol Bangkok – Yangon p.m. : - parc Maha Bandoola - bouddha couché Kyaukhtatgyi - place Mahabandula - quartier chinois

Arrivée à Bangkok à 6h du matin. Enorme aéroport assez futuriste. La présence d’un « Burger King » réjouit certains, même à cette heure bien matinale ! 8h : vol pour Yangon (+/- 1h). On survole des zones bien inondées avant d’arriver à Yangon.



On aperçoit déjà des petits temples dorés un peu partout. La file est longue à la douane mais le personnel est souriant. Après avoir retrouvé tous nos bagages, nous découvrons Nini, notre guide, qui parle bien français. C’est dimanche, il y a peu de trafic. Il fait très chaud et très humide mais il ne pleut pas fort. Après s’être un peu reposés et rafraîchis à notre hôtel, nous partons déjeuner dans un établissement très local où on peut aller choisir ses plats dans la cuisine. Nini nous emmène faire une balade dans un parc, le Maha Bandoola, qui aboutit à la fameuse pagode Shwe Dagon qu’on ne visite pas aujourd’hui.



Un chouette petit bain de foule bien locale car c’est dimanche et les jeunes se promènent. Les filles sont encore souvent habillées de leur tenue traditionnelle (un top avec un sarong). C’est parfois très harmonieux et magnifique. Les garçons varient entre tenue traditionnelle (aussi avec sarong) et … coupes punks asiatiques et « kakebroek » (broek = pantalon, vous pouvez deviner le reste).





Nous allons ensuite voir le grand bouddha couché, Kyaukhtatgyi, de 66 m, monumental, malheureusement à l’abri dans une sorte de hangar amélioré. 108 dessins sur la plante des pieds, 108 comme les grains d’un chapelet, représentent les lignes de sa vie (comme les lignes de la main), et donc son destin.







Ensuite, balade en ville en partant de la place Maha Bandoola où se trouve une sorte d’obélisque, monument à l’indépendance de 1948. Une place complétement hétéroclite avec la pagode Sule, des bâtiments très modernes, de vieux immeubles coloniaux très délabrés, d’autres restaurés … et toujours beaucoup de jeunes qui y passent leur dimanche, notamment des amoureux assis sous des buissons taillés aux formes étranges.









Une balade dans une grande rue nous fait découvrir plein de petites échoppes sur les trottoirs et des stands de nourriture.



Des femmes préparent des chiques de feuilles de bétel avec de la chaux et des noix de bétel.



Beaucoup de femmes ont les joues couvertes d’une pâte beige faite à partir d’écorce d’un arbre dans le but de se faire belles. C’est très animé et haut en couleurs. Dans le quartier chinois, les stands de fruits et légumes sont encore plus colorés. On y voit notamment les énormes fruits du jacquier, des sauterelles grillées et des crevettes qui doivent bien faire 25 cm.









Visite d’un temple chinois.



Beaucoup d’immeubles ont dû avoir leur heure de gloire mais sont maintenant totalement décrépis et couverts de mousse et de végétation.





Petite pause dans une sorte de café on ne peut plus local pour goûter le thé birman au lait sucré, assez bon. L’endroit est pittoresque. C’est là que Nini nous apprend que le salaire minimum est de 3 € ! Une augmentation à 3,5 € a été mise au vote mais refusée. Journée très agréable et cool. Comme dit Nini, en Birmanie, le stress n’existe pas. Retour à l’hôtel pour prendre une douche. Dîner dans un restaurant de cuisine de l’est de la Birmanie, un beau bâtiment assez chic avec une bonne cuisine. Nuit à Yangon, à l’hôtel « Grand United », grande tour en face du Central Woman Hospital (où on ne voudrait pas être hospitalisée pour un empire), grande chambre avec coin salon et vue sur le Shwe Dagon au loin, sans charme mais propre, confortable et bien équipée, bonne salle de bain.
De Yant Flat à Joshua Tree avec un p'tit crochet par... Yellowstone ! English translation pending
by Marati · 2018-12-26 · 348 replies
Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !

Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.

Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).

De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.

Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...

J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour

Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏

On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...

Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.

On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!

Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.

Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...

Et maintenant, assez palabré, place au récit...

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