Search VoyageForum
FR
Optimiser un voyage de deux semaines au Ladakh (Inde) English translation pending
by Etoile2afrik · 2008-06-08 · 23 replies
sympa de retrouver plein d infos sur cette magnifique destinatation qu'est le ladakh

voila en fait je compte me rendre au ladakh avec mon copain et on n a que 15 jours et je ne sais pas comment reprtir ce temps

on n a decouvert cette destination par hasard il y a une semaine et le depart est prevu pour debut juillet donc je suis un peu perdu au niveau des preparations

j'ai plusieurs questions

j'aimerai savoir s'il est possible d acheter son equipement sur place genre chaussure de rando polaire etc ou vaut mieux venir de la france avec car j'aimerai voyager leger si possible

par rapport au transport delhi-leh pour s y rendre est il preferable d y aller par la route histoire de s acclimater tout doucement et vsiter manali par la meme occasion et prendre l'avion pour le retour leh delhi apres toute la fatique du trek?

et aussi vu le temps qu on a il y a quoi comme parcours de trek ou l on peut visiter monastere, loger en guetshouse et rencontrer la population locale en 4, , 5 voire 6 jours maxi? est ce que lamayuru- shillling est faisable en 5 jours?

sinon si vous avez des conseils propositions je suis preneuse

aussi j'aimerai bien contacter d autres personnes qui seront au ladakh en ctte periode 5 au 17 juilet pour former petit groupe de trekkers j y serais avec mon copain

merci bien
Vous vivez dans un autre pays que le vôtre English translation pending
by Mldiane57 · 2008-05-29 · 21 replies
Vous qui vivez dans un autre pays que le vôtre, que ce soit Cuba, la République dominicaine, Mexique ou autre, pouvez-vous nous conter un peu de votre vie quotidienne nous qui vous envions. Est-ce aussi beau que l'on pense? La chaleur pendant la saison chaude, est-ce que l’on s’y fait? Les nouveux insectes que l’on ne rencontre pas dans notre pays. Le voisinage, le sens de la famille différent du notre ici, vous-y faites-vous? Les étrangers sont-ils autant accepter que l'on pense? Les enfants étrangers sont-ils sujet à discrimination? La vie de tous les jours, facile de trouver ce que l’on veut que se soit de la nourriture, médicaments ou autre. Les épiceries, les magasins ect…comment est-ce? Je ne veux pas que l'on parle de formalité administrative mais bien de la vie au quotidien avec les plus et les moins. Aussi, il y a-t'il une différence entre le fait d'aller demeurer dans un autre pays mais sans avoir marié une personne de la place et être marié avec quelqu'un de l'endroit
Formalités pour faire une demande de résidence cubaine? English translation pending
by Casicubain · 2008-05-26 · 48 replies
Je me demande quels sont les formalités à remplir pour faire une demande de rédidence cubaine. En plus, si elle m'est accordée, aurais-je le droit d'apporter avec moi, mes biens personnels, genre mobiliers, ordinateur, télé, auto, le tout livré dans un container. J'y songe vraiment car mon épouse cubaine, qui vit ici au Québec depuis 10 ans et détentrice de son passeport canadien, songe elle aussi à retourner vivre là-bas, dans notre maison. Donc y aurait-il quelqu'un qui pourrait me renseigner sur ce sujet ?
Supermarchés à Venise? English translation pending
by 10Lilou · 2008-05-17 · 26 replies
Il y a quelques temps j'ai deja posé cette question avec peu de réponse .Je souhaite savoir ou se trouve les mùarché, supermarché pour achter alimentation et minimun pour passer une semaine a venise .

Je loue un studio place Saint-Marc donc je cherche quelque chose de pas trop loin Et je souhaiterais savoir si il a y un supermarché pres de la piazza roma

Merci
Porte-bagage sur vélo de route English translation pending
by Cham06 · 2008-05-16 · 20 replies
Bonjour à tous!

Je suis étudiant en fac de sport, rugbyman mais aussi cycliste pour le plaisir, et projette de partir cet été 15j en cyclo-camping avec un ami. Le souci est que je roule habituellement avec un vélo de route (compétion) Lapierre et que je n'ai pas d'autre moyen de locomotion pour partir. Il me faut donc équiper en cyclotourisme un vélo de 10 kg...ce qui n'est pas, vous en conviendrez, l'idéal en terme de confort et de robustesse. Mais bon, c'est comme ça.

Je recherche donc des infos pour pouvoir monter des portes-bagages à l'avant et à l'arrière, sachant que bien sur, je n'ai pas d'œillets. On m'a parlé de montages possible avec des couronnes, mais avec certaines limites de poids...Par conséquent connaissez vous d'autres solutions? Avez vous des conseilles à me donner concernant le montage ou l'achat du matériel (porte-bagage + sacoches), sachant que mon budget est très court et que je ne peux pas trop investir dans le long terme?

Merci à tous pour le partage de votre expérience!
Visites et prix à Side? (Turquie) English translation pending
by Tralalacemoi · 2008-04-06 · 31 replies
Bonjour, qq un qui pourrait il de me dire les visites a faire a side et le prix, les pti resto sympa et uen fourchette de rpix aussi ( pti budget oblige ) 🤪
Taux de change euro/livre égyptienne? English translation pending
by DameVoyage · 2008-03-28 · 58 replies
Bonjour.

En cherchant, j'ai vu que 1 euros= +- 8 livres egyptienne. Je voudrai savoir si cela est bien exacte?

Merci.

🙂
Flore de l'Ouest américain en mai English translation pending
by Kashtin · 2008-03-26 · 104 replies
Pour voir les photos: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_45....

On trouve dans l'Ouest américain, au mois de mai, une profusion de fleurs. En voici quelques-unes, prises en Californie, Nevada, Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, classées par couleur, et leurs noms communs (anglais) et latins, pour les botanistes du forum. Si vous voyez une erreur, dites-le moi! (Page régulièrement mise à jour.)

Blue Flowers



Western Spiderwort (Tradescantia occidentalis)

Rimrock Milkvetch (Astragalus desperatus)

Wild Hyacinth (Brodiaea douglasii)

Douglas Iris (Iris douglasiana)

Blue Flax (Linum perenne)

Blue Lupin (Lupinus Angustifolius)

California Lilac (Ceanothus)

Woollen Breeches (Hydrophyllum capitatum)

Pasque Flower (Anemone patens)

Low Larkspur (Delphinium bicolor)

Iris missouriensis (Wild Iris)

Bluemist Penstemon (Penstemon virens)

Alpine Forget-Me-Not (Eritrichum aretioides)

Orange Flowers



Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis)

Sticky Monkeyflower (Mimulus aurantiacus)

California Poppy (Eschscholzia californica)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Yellow Flowers



Buckhorn cholla (Cylindropuntia acanthocarpa )

Utah Agave (Agave utahensis)

Arrowleaf (Balsamorhiza sagittata)

Blanketflower (Gallardia pinnatifida)

California Flannel Bush (Fremontodendron californicum)

Cape Fig (Carpobrotus edulis)

Narrow Leaf Southern Monkey (Diplacus aurantiacus australis)

Yellow Mariposa Lily (Calochortus luteus)

Plains Pricklypear (Opuntia polyacantha)

Prince's Plume (Stanleya pinnata)

Lavandula Evening Primrose (Calylophus lavandulifolia)

Balsamroot (Balsamorhiza careyana)

Arrow-leaf Balsamroot (Balsamorhiza sagittata)

Nakedstem Sunray (Enceliopsis nudicaulis)

Heartleaf Arnica (Arnica cordifolia)

Brittle Bush (Encelia farinosa) butinées par un Buckeye (Precis coenia)

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères rouges

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères jaunes

Buttercup (Ranunculus...)

Yellowbell (Fritillaria pudica)

Golden Pea (Thermopsis divaricarpa)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Pink Flowers



Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Mountain Pride (Penstemon newberryi)

Redwood Sorrel (Oxalis oreganum)

Sclerocactus nyensis

Opuntias

Opuntia polyacantha

Opuntia vaseyi Wild-Buckwheat (Eriogonum arborescens)

Phlox hoodii

Showy rushpink (Lygodesmia grandiflora)

Showy milkweed (Asclepias speciosa)

Desert Peach (Prunus andersonii)

Sticky Purple Geranium (Geranium viscosissimum)

Shooting Star (Dodecatheon frigidum)

Colorado Loco ou Lambert Loco (Oxytropis lambertii)

Wild Rose (Rosa wodsii)

Wild Rhubarb (Rumex Hymenosepalus)

Red Flowers



Eucalyptus (Eucalyptus leucoxylon ssp. megalocarpa)

Cape fig (Carpobrotus edulis)

Snow Plant (Sarcodes Sanguinae)

Lemon Bottlebrush (Callistemon citrinus)

Claret Cup Cactus (Echinocereus triglochidiatus)

Indian Paintbrush (Castilleja)

Crimson Passion Flower (Passiflora vitifolia)

Penstemon (Penstemon eatonii)

Opuntia

Scarlet Gilia (Ipomopsis aggregata)

Ocotillos (Fouquieria splendens)

Narrowleaf Paintbrush (Castilleja linariifolia)

Scarlet Paintbrush (Castilleja miniata)

Red Columbine (Aquilegia elegantula)

White Flowers



White Cistus (Cistus lanadiferus)

California Buckeye (Aesculus californica)

Eucalyptus (Eucalyptus microtheca)

Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Pacific Dogwood (Cornus nuttallii)

Pale Evening Primrose (Œnothera pallida)

Tufted Evening Primrose (Œnothera caespitosa)

Siskiyou Iris (Iris bracteata)

Agave

Spreading Fleabane (Asteraceae Erigeron divergens)

Pricklepoppies (Argemone pleiacantha)

Woolly Locoweed (Astragalus mollissimus)

Cliff Roses (Purshia stansburiana)

Wild-Buckwheat (Eriogonum pauciflorum)

Cliff Fendlerbush (Fendlera rupicola)

Vernal Daisy (Erigeron pumilus)

White Wild Onion (Allium textile)

Fleur du saguaro (Carnegiea gigantea)

Alpine Spring Beauty (Claytonia exigua) Mountain Marsh Marigold (Caltha leptosepala)

Mountain Death Camas (Zigadenus elegans)

White Loco (Oxytropis ericea)

Boulder Raspberry (Oreobatus deliciosus)

Miner's Candle (Oreocarya virgata)

Desert Evening Primrose (Oenothera deltoides)

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), fleur

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), graines

************
Le tourisme de luxe ethnique English translation pending
by Kokonuth · 2008-03-17 · 201 replies
bonjour à tous!!!

je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.

mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.

je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.

merci d'avance pour vos réponses

questionnaire:

Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?

Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?

Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?

Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?

Si oui, quel est votre ressenti ?

Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?

Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
Réforme du droit du sol évoquée à Mayotte English translation pending
by Toukoul · 2008-02-22 · 122 replies
Christian Estrosi évoque une réforme du droit du sol à Mayotte

Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'île française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.

Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.

S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".

Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.

Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.

La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.

Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.

Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.

Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.

De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.

Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.

Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.

Thierry Lévêque et Gérard Bon
Vrai-faux qui ressemble au vrai et douanes? English translation pending
by Davdevil75 · 2008-02-16 · 45 replies
Sawat dee kap ce sujet a ete mainte fois discuter sur le forum, mais j'ai quand meme encore une interrogation..... Saskia a acheter une pochette, de celle qui sont tres a la mode dans les magasines.....Elle ressemble tres fort a une pochette de la marque Gucci, y compris le grand G qui sert de fermeture....Mais sur la pochette c'est Gossi qui est indiquer et non pas Gucci.....Donc pour moi c'est un Vrai Gossi et non pas un Faux Gucci....Mais la douane elle en pense quoi?
Trajet et budget pour la Mongolie English translation pending
by Cécilefitini · 2008-02-07 · 21 replies
Bonjour à tous

J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...

Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.

Bon voyage !

Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.

Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.

Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».

A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).

Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...

Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!

Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.

Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.

Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).

Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !

Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.

Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.

Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...

Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.

Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).

Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.

Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.

Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).

Voilà.
A un homme visionnaire English translation pending
by Zenshua · 2008-01-26 · 34 replies
En 1997 un projet de création de compagnie aérienne au nom de jet ocean indien regroupant AF, MK et UU fut avorté.En effet Mr Etheve voyait là une tentative de la part de MK et de AF de créer un mini hub sur Maurice au détriment de UU que certains prédisaient de rester en tant que compagnie régionale.2003 fut l'occasion révée pour UU de créer une ligne RUN/CDG et celà "grace" à la liquidation d'Air lib d'ou l'introduction de 777 dont le taux de remplissage tourne aujourd hui aux alentours de 80%.C'est un succes puisque UU revendique aujourd hui 38% de PDM sur la ligne Réunion/métropole.2006 fut l'ouverture d'une ligne directe entre la Reunion et bangkok grace à un accord de code share entre MD et UU permettant ainsi à bon nombre de Réunionnais de découvrir l'asie sans passer par Maurice soit un gain de temps allant de 3h à 8h.Malgré les difficultés grandissante que connait MD à propos de la location de ses appareils gageons que cette ligne si populaire puisse perdurer dans le temps comme par exemple mettre fin au code share et faire voler les propres avions de UU sur cette ligne.L'apport de devise et l'entrée dans le capital de Catovair à hauteur de 49% a permis la création d'Air Mascareigne dont l'ambition est de mettre fin au monopole d'Air Mauritius(bénis par le gouvernement mauricien)par l'ouverture de nouvelles lignes long courrier comme MRU/BKK:UU qui recevra ses deux 777-300er louera un 777 et un 737 à Air Mascareigne. 2009 un CDG/RUN/SYD/NOU sera inauguré:ainsi les gens au départ de paris se rendant régulièrement dans le pacifique(australie, nouvelle calédonie, nouvelle zelande....) auront le choix entre le stop sur le Japon et le stop sur Saint Denis(option stop over gratuite) mais avec le meme appareil:Le 777 quitterait Paris avec à son bord des passagers CDG/RUN et des passagers CDG/RUN/SYD/NOU;au départ de la Réunion des passagers pourront embarquer pour le pacifique. En résumant ainsi l'évolution d'Air Austral certes de façon simple, je voulais rendre hommage à cet homme visionnaire qu'est Gerad Etheve, une personnalité qui ne s'est jamais laisser marcher sur les pieds.Son action permettra dans les années futures à désenclaver La Réunion vers d'autres cieux et autre que Maurice et la Métropole, je mets presqu'à réver un jour qu'on puisse parler de hub de Roland Garos..........
Pourquoi viennent-ils en Europe, alors que nous essayons d'en partir? English translation pending
by Béatrice10 · 2008-01-18 · 244 replies
Bonjour à tous,

Je me pose une question, mais pourquoi viennent-ils tous en Europe alors que nous essayons d'en partir?

On peut voir facilement dans ce forum, combien de personne aimerait bien pourvoir quitter leur vie douillette en Europe pour vivre une autre vie plus exaltante autre part.
Livre: "Ma danseuse particulière" (Thaïlande) English translation pending
by Voyageurasi · 2008-01-14 · 24 replies
Ou, comme le s/titre l’indique : Amour, mensonge et mort au pays du sourire, Pete un jeune auteur de guides touristiques, s’égare dans un gogo bar ou il rencontre l’amour de sa vie Joy qui deviendra son cauchemar -- Çà se lit d’une seule traite, ce que j'ai lu de mieux sur le sujet a ce jour, Une analyse glacée et impitoyable des comportements coté Thaï mais aussi coté Farang, l’aveuglement du personnage principal qui malgré les avertissements répétées de la part d'un entourage qui le voient aller a a sa destruction, n'en tiendra aucun compte Tellement criant de vérité qu’a mon avis, c’est auto biographique,

L’auteur : STEPHEN LEATHER Traduction : Rolland Ducros, Edition Bamboo Sinfonia Derek Sharron,

Disponible chez Asia Book Bangkok en version Française
S'expatrier en Suisse: bonne ou mauvaise idée? English translation pending
by Albano83 · 2008-01-14 · 48 replies
Bonjour a tous,

Je connais la reputaion de ce forum, serieux et precis dans les reponses, c'est pour cela que je m'adresse a vous.😉J'ai effectivement l'occassion via ma société de pourvoir un poste en suisse, c'est une grande enseigne de distribution électroménager multimédia(dont je tairais le nom!!!😏).Elle posséde plusieurs sites depuis 2005(geneve lausanne fribourg ect...).Effectivement j'y réfléchi depuis quelques jours, j'en ai marre, excusez ma vulgarité d'etre la puute de l'état francais le plus gros proxo que la terre ai jamais porté, nous possédons le plus beau pays au monde mais j'en ai marre de payer, d'ou mon idée de partir m'exiler en suisse..J'aimerai avoir des témoignages, des infos tant sur le régime fiscal(plus avantageux), les possibilités d'évolution meme si je sais que dans ma société pour moi las bas je pense que l'on reconnait plus facilement les éléments méritant, la culture suisse ect...Mon directeur me laisse un mois pour y réfléchir, tout en sachant que un mois cela passe vite....La chose que je n'y trouverai pas c'est la mer...lol mdr...J'ai un C.V trés bon et je suis bilingue en anglais francais, car j'ai effectuer de nombreux séjours a londres y ayant meme un ami qui vit las bas ...meme si je sais qu'un suisse c'est plutot l'allemand ou l'italien, l'anglais est -il un bon atout???(c'est la langue du buisness non??)

J'attends avec impatience vos infos expérience et ts commentaires me permettant de faire pencher la balance...rapidement

Merci d'avance

Bizouxxx

albano
Avez-vous une conscience écologique en voyage? English translation pending
by Colombino · 2008-01-11 · 60 replies
Bonjour à toutes et à tous,

avez-vous les mêmes habitudes écologiques en voyage qu'à la maison, ou êtes-vous au moins sensible à l'être? Chez moi, en Suisse, j'ai l'habitude de trier les déchêts, d'utiliser mon vélo ou de prendre le train par exemple, mais une fois à l'étranger, il devient plus difficile d'harmoniser sa conscience avec son comportement.

Je me trouve en ce moment au Guatemala, et les ordures sont un véritable casse-tête. Les poubelles n'existent presque pas, alors je dois garder mes déchêts dans mon sac jusqu'à trouver un endroit où les jeter. Ne parlons pas du tri... Verre, papier, plastique, organique, tout va dans le même sac, qui va ensuite rejoindre ses semblables dans un dépotoir au milieu de la forêt.

Je suis en train de développer un projet avec des agences de voyages locales pour qu'elles compensent leurs émissions de CO2 en finançant la promotion des énergies renouvelables, ou la reforestation. Si vous aviez le choix entre une agence "neutre en CO2" mais légèrement plus chère et une agence meilleur marché mais qui ne participe à aucun projet, honnêtement, laquelle choisiriez-vous?

De même, de nombreuses compagnies aériennes proposent de compenser ses émissions de CO2. Personnellement, je compense sans problème mes émissions sur un vol Madrid-Genève (1, 5 euros), mais j'y réfléchi à deux fois avant de le faire sur un vol Zurich-Sydney (120 euros), vu le prix du billet d'avion et que mes moyens sont limités.

Le voyage écologique, sans vouloir se donner bonne conscience, est-il réservé à ceux qui ont les moyens de se l'offrir?

Merci de vos réponses, qui m'aideront à percevoir le potentiel de réussite de mon projet. (je tiens à préciser au passage que toutes les agences de voyages auxquelles j'ai rendu visite sont très intéressées par le projet).

Bons voyages!!!
La Syrie: j'etais rassuré! puis on m'a dit ca... English translation pending
by Nicobox · 2008-01-04 · 61 replies
Bonjour à tous,

Je compte me rendre en syrie en mai prochain avec mon frère et ma soeur afin de découvrir ce beau pays. J'avais laissé quelques messages sur ce forum et les réponses publiées m'avaient rassurés tant sur la sécurité du pays que sur la population qui semble assez accueillante. En recherchant les autres posts sur ce pays, j'ai cru comprendre que d'autres avaient la meme opinion et que personne n'avait rencontré de réelles galères.

Donc jusqu'à là tout allait bien.

Jusqu'à hier où j'ai discuté avec un ami qui me parlait de sa collègue qui en revenait. Tout au long du voyage, frequemment elle s'est fait insultée par des syriens, ainsi que son ami, sans doute (selon elle) parce qu'elle ne portait pas le voile. Elle se sentait souvent haie par la population et le regard haineux à son égard ont été très frequent. Pire elle a croisée des policiers qui tapaient leur matraque sur leurs mains en les regardant. Elle en ai revenu decu et en ayant la certitude que les syriens n'aiment pas les Francais.

A votre avis ? qu'est ce qu'il faut en penser ? De plus, une femme en syrie sans voile est t-elle montrée du doigt ?

Rassurez moi car j'ai été un peu sonné par cette description. Je serai parti qu'avec mon frère, je n'aurais pas été inquièt, mais ma soeur sera présente et je me pose vraiment quelques questions ...

Merci de votre retour Nico
Avis sur planning au Pérou fin 2007 English translation pending
by Clementperou · 2007-11-19 · 65 replies
Bonjour à tous,

Voilà encore qques inconnues relatives au planning de notre voyage de noces...

Nous serons a Arequipa le mercredi 26 décembre en fin d'après-midi et reprenons un vol le 04 janvier de cusco à Lima.

En résumé, cela nous donne : Jeudi 27 : tour réservé canyon de colca Vendredi 28 : idem Samedi 29 Dimanche 30 Lundi 31 Mardi 1 Mercredi 2 Jeudi 3 Vendredi 4 : vol Cusco - Lima

Cela ns laisse 7 jours "libres".

Selon vous, combien de temps est-il préférable de passer à Puno ? et à cusco ? Doit-on rester le 29 à Arequipa pr visiter la ville ? Si nous devons choisir ; visite d'Arequipa ou de Puno ? Quid pr la visite des îles flottantes du Lac Titicaca ?

Notre idée était : Visite Arequipa Transfert Puno Transfert Cusco (ou reste a PUNO pr voir le lac) Transfert Cusco ou visite salinas maras, .... MP (le 2) MP (le 3)

merci beaucoup pour les différents conseils que vous pourrez nous donner...

Elodie et Clément, presque mariés!!!!
La Libye en individuel? English translation pending
by Khiva · 2007-11-19 · 53 replies
Bonjour,

Avant même d'aller plus en avant dans mon projet, pensez vous qu'il est envisageable de voyager en individuel en Libye ? Si oui, quels sont les lieux "incontournables" si nous partons trois semaines en Mai ?

D'avance merci à tout connaisseur de sa réponse 😊 Khiva
Petite colère sur l'indifférence English translation pending
by Alan · 2007-11-11 · 54 replies
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......

Mais quand même ...... !!

Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......

Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....

Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......

Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....

Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....

Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
La Suisse n'est plus un Eldorado English translation pending
by Vic09 · 2007-11-10 · 89 replies
Voici un intelligent article paru dans la Tribune de Genève de ce jour. A méditer avant de franchir la frontière amis français.😏

Le mythe de l’eldorado suisse serait-il en train de s’effriter? Si les frontaliers sont encore légion dans le canton, une nouvelle réalité pointe le bout de son nez. Avant de franchir la frontière, les travailleurs hésitent. Ils procèdent désormais à de savants calculs avant d’opter pour un emploi à Genève. Même ceux qui occupent un poste, parfois depuis de nombreuses années, commencent à se poser la question d’un retour au bercail. A l’image de Dominique Vanwaelscappel. Infirmier à l’Hôpital cantonal, cet habitant de Bons-en-Chablais a eu ces derniers temps une sérieuse envie de faire son paquetage. «J’ai connu l’opulence, explique-t-il. Il y a vingt ans, on nous proposait des formations, des congrès, il y avait plus de personnel. Depuis, les conditions ont changé. La charge de travail par exemple a pratiquement doublé.» Et d’évoquer tous ces «détails» qui modifient la donne. «Certains acquis sociaux ont disparu, le coût de l’assurance maladie a fortement augmenté. Désormais, même le parking est payant.» Autant d’éléments qui, mis bout à bout, grignotent son budget. Mais surtout, depuis l’arrivée de l’euro, il a perdu 600 francs sur son salaire. Une perte de salaire de 10 à 12% Le taux de change est sans conteste la principale raison des tergiversations des frontaliers. Et pour cause, depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique en 2002, ils n’ont cessé de voir leur salaire diminuer. La perte se chiffre entre 10 et 12% et peut atteindre dans certains cas 15%. «Ils commencent à faire leurs calculs et se disent que, finalement, travailler à Genève, ce n’est peut-être pas tellement l’eldorado», confirme Sabine Von der Weid, secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises. «Genève reste attractive. Mais la perte de salaire, qui pour certains peut atteindre 1000 francs, couplée à la qualité de vie, incite certains à préférer un travail en France.» D’autant que la situation économique est au beau fixe des deux côtés de la fronti��re. «Je n’aurais pas quitté mon emploi à Genève si je n’avais pas été persuadé de trouver un poste en France. Dans ma branche, les offres d’emploi sont nombreuses», signale Claude Lacroix. Après vingt-neuf ans à la Coop, il a donné son congé fin 2006. Même si le salaire passe de 4000 francs net à Genève à 3300 francs environ, il a fait ses calculs: «Quand on répartit sur l’année le prix de l’assurance maladie, le coût du transport, l’usure de la voiture, la différence est finalement faible.» Employé comme intérimaire chez Rolex, Sébastien n’a, lui, pas souhaité aller au-delà de son contrat d’un an. Habitant la vallée de l’Arve, il faisait chaque jour une centaine de kilomètres aller-retour. «Entre les heures de travail et de transport, je ­devais compter cinquante heures environ par ­semaine. Alors qu’en travaillant plus près de chez moi, j’aurai beaucoup plus de temps pour ma vie à côté.» Sans compter, là encore, le coût des trajets quotidiens. La flambée du prix de l’essence, l’augmentation des tarifs de péages autoroutiers entrent en ligne de compte. Si ceux qui sont installés dans la région hésitent, ceux qui viennent de plus loin ont toutes les raisons de s’interroger. A l’accueil du Groupement transfrontalier, Edwige Charrat observe ce phénomène. «Ils font la liste des plus et des moins. Et ça, c’est nouveau.» Le prix de l’immobilier dans la région frontalière en refroidit plus d’un. Des Haut-Savoyards d’origine envisagent eux aussi de quitter leur département.

«Que 200 euros de plus…» Loin d’arranger les choses, le contexte général peut parfois s’avérer pesant. «Une campagne comme celle menée par l’UDC lors des dernières ­élections n’entraîne pas les départs, estime Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement, mais elle vient se greffer à une situation générale. Au fond, les frontaliers commencent à se dire: si c’est seulement pour gagner 200 euros de plus, à quoi bon!» Et de relativiser: «Avant, le salaire justifiait à lui seul que l’on passe la frontière. Aujour­d’hui, l’intérêt bascule.» L’attrait pour le travail en lui-même prime, suivent la volonté de rester dans la région et enfin la rémunération. POURQUOI? Le salaire et les charges indirectes Un taux de change défavorable. En janvier 2003, 4000 francs devenaient 2760 euros. Quand un euro vaut 1, 68 franc, le frontalier ne touche plus que 2380 euros. L’assurance maladie. Les charges sociales payées par le frontalier n’incluent pas l’assurance (LAMal ou Couverture maladie universelle ou assurance privée). Le coût des trajets et du parking. Les tarifs immobiliers dans la région. La qualité de vie Les 35 heures en France contre 40 heures en Suisse. Le temps passé dans les transports. Sans compter le stress des bouchons. L’âge de la retraite: 60 ans en France contre 65 en Suisse. Les congés maternité qui s’étendent en France à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement) La sûreté de l’emploi: le licenciement est plus encadré en France
Retour de Jordanie (19-27 octobre 2007) English translation pending
by Genevois · 2007-10-28 · 14 replies
Voici le compte-rendu de notre voyage en Jordanie du 19 au 27 octobre 2007. Si après cette lecture, vous avez encore besoin d'infos, envoyez-moi un mail via VF.

Vendredi 19.10

Départ de Genève à 1345h. avec un A310 de la Turkish. Première surprise : l'avion semble neuf. Deuxième surprise : plein de place pour les jambes. Troisième surprise : la nourriture est très bonne (nous avions choisi notre menu via le site internet de la compagnie). 2h30 de vol parfois un peu secoué et nous voici à Istanbul. Nous décidons de sortir de l'aéroport, vu que notre vol pour Amman ne décolle que vers les 2330h. Nous prenons donc un taxi, direction Bakirköy, un quartier commerçant proche de l'aéroport Atatürk. C'est la fin de l'après-midi et les bouchons encombrent les routes. Notre chauffeur en fait cure et roule même sur la voie d'urgence pour passer. Plus loin, alors que la circulation se fait fluide, le voilà à 120 km/h au lieu des 50 mentionnés sur les panneaux ... Arrivés à destination, il nous arrondit la course ... vers le bas, car il n'avait pas de monnaie ! Il y a à Bakirköy une grande rue commerçante avec un grand nombre de magasins. Après la balade, on mange dans un restaurant local, avant de reprendre un taxi direction aéroport. Notre vol décolle à l'heure et après 2h. de vol sans histoire, nous voici à Amman. Nous faisons la queue pour obtenir notre visa (10 JD) qui nous est délivré sans souci. Après avoir récupéré notre sac de voyage, nous franchissons la douane pour rencontrer la personne qui va nous délivrer la voiture que nous avions louée via internet à l'agence MONTECARLO (www.montecar.com) pour 217 JD la semaine, tout inclus. Les formalités se font sur le parking de l'aéroport et la personne de l'agence nous accompagne jusqu'à notre hôtel à Amman, ce qui évite de nous perdre le premier soir... Nous passerons une nuit courte, mais calme à l'hôtel Canary (24 JD avec petit-déj').

Samedi 20.10

Lever vers 1000h. et petit déj'. Il y a un distributeur de billets (ATM en Jordanie) à quelques dizaines de mètres de l'hôtel, nous allons donc prendre de l'argent. Grâce aux aimables indications de l'hôtelier, nous sortons facilement d'Amman avec notre voiture. Seuls, cela aurait été plus compliqué vu l'absence de panneaux indicateurs, et même avec un plan, vu que les noms de rues sont inexistants. Direction la mer Morte, par une belle route qui ressemble plus à une autoroute. Le paysage est aride, beau, mais le temps est très brumeux. On voit à peine Israël en face de nous. Nous nous posons à la Amman Beach (entrée 5 JD p. pers.) où il y a toutes les infrastructures pour profiter de la mer, surtout des douches. En effet, après le bain dans la mer Morte, il ne faut pas tarder à se rincer énergiquement pour enlever le sel qui irrite facilement la peau. On tient effectivement assis, ou même couché, sans problème dans cette eau chaude. Pas moyen de couler ! En milieu d'après-midi on prend la direction du mont Nebo par une bifurcation peu après la mer Morte. La route est splendide, la vue depuis le site doit être fameuse, si la brume n'était pas aussi dense. Nous poursuivons direction Madaba, ville bien animée. Nous rejoignons l'hotel Salomé (25 JD avec petit-déj'), établissement moderne et propre, bien situé à 10 min. du centre. Nous prenons notre premier jus de fruit frais à l'Ayola Café. Les gens sont aimables et les "Welcome in Jordan" fusent. Pas de regards dévisageants, pas de sollicitations, c'est vraiment agréable. Après un repas dans un petit resto, nous rejoignons l'hôtel à pied, où nous passons une nuit calme.

Dimanche 21.10

Lever un peu tardif (on récupère), puis départ direction Ma'in. Nous pensions faire une boucle via Lib ete Maqawir, comme une de nos cartes semblaient indiquer être possible, mais finalement cela ne l'est pas. On revient sur nos pas, à travers de magnifiques paysages le long de la mer Morte. Nous prenons la route des Rois, direction Petra. Arrivés devant le Wadi Mujib, une plateforme permet de s'arrêter avant la descente dans le canyon. Le paysage est grandiose. En remontant de l'autre côté, nous mangeons au Trajan Resthouse, sur une terrasse face au canyon : bonne nourriture, bon accueil. En arrivant à Kerak, on reprend directin la mer Morte, par erreur. Bien nous en prend, car le paysage est exceptionnel. Nous longeons le Jourdain jusqu'à Fifa, pour prendre ensuite direction Al-Tafila. Au check-point du bas (ils sont nombreux dans cette région, proximité d'Israel oblige...), nous chargeons un policier qui fait du stop pour rentrer chez lui. La route est belle, le paysage fantastique sur 20 km. Nous récupérons la route des Rois et déposons notre auto-stoppeur peu après. Il veut nous inviter chez lui pour manger et pour la nuit, mais Petra est encore loin, donc nous nous excusons. A Wadi Musa, nous nous arrêtons au Cleopatra Hotel, à l'entrée du village. Il s'agit là d'un établissement bien routard, mais très correct. Il faut juste avoir une chambre qui donne sur l'arrière pour éviter le bruit de la route. Mosleh, le patron des lieux, est juste exceptionnel. Plein d'humour, serviable, il a une solution pour tout vos problèmes sur place. Un PC nous permet d'envoyer quelques e-mails avant de sortir manger dans un des 4-5 restos de la ville, ce soir le Al-Wadi. Pas mal et pas cher. Nuit très correct, si ce n'est la mosquée vers 0430h. ...

Lundi 22.10

Nous avions commandé à l'hôtel des "lunch-bag" pour le pique-nique dans le site de Petra. On embarque donc nos repas et direction le site. Nous prenons une entrée pour 2 jours (26 JD p. pers.). Nous empruntons le Siq, canyon qui va nous conduire sur un monument fantastique, le Kazneh. A 0900h., il est encore dans l'ombre, nous attendons un peu pour le photographier au soleil. Puis direction la ville basse. Il est difficile de trouver des mots pour décrire le site, tellement c'est beau et magique. Nous décidons de monter au Monastère, par un escalier qui va nous prendre 45 min. Une fois en haut, il faut continuer un peu, il y a encore 2 points de vue sur les montagnes environnantes. Au loin, c'est la terre d'Israël. La vue est à couper le souffle. Nous y restons d'ailleurs un bon moment. Pour le retour, nous repassons devant les tombers royales pour effectuer une balade proposée par le GDR, en passant par le Wadi Al-Mudlhem. A l'entrée du canyon, nous rencontrons un gamin de 12 ans qui se propose pour nous accompagner jusqu'à l'entrée du Siq. Son aide est finalement la bienvenue, car nous aurions pu nous tromper de chemin 1 ou 2 fois. Ce canyon est exceptionnel, parfois si étroit, avec des formes dues à l'érosion. Après une bonne heure, on rejoint l'entrée du site via le tunnel qui se trouve à droite de l'endroit où les chevaux déposent les touristes. Puis retour à Wadi Musa pour déguster un bon jus de fruit frais au Al-Wadi. Sous l'hôtel Cleopatra, il y a une grande halle qui fait office de marché. Nous y allons pour faire le plein de fruits pour le lendemain : mangues, oranges, bananes, pommes, pomelos. Le repas du soir se fera au Bukhara restaurant où les poulets grillés sont excellents.

Mardi 23.10

2ème journée à Petra et 2ème journée de marche. En arrivant on va directement aux tombes royales et on emprunte l'escalier raide, mais jamais dangereux, qui mène à Al-Khubta (25 min. de montée). De là-haut, la vue à 360 ° est tout simplement époustouflante. Depuis là, on peut redescendre une petit canyon, à peine 10 min., et on se retrouve juste sur le Kazneh pour y faire de magnifiques photos. Nous restons perchés à Al-Khubta une bonne heure, en réelle contemplation. Puis nous repartons pour une autre montée, celle qui va à la montagne du Sacrifice, en-dessus du théâtre (25 min. également de montée). Pour redescendre, nous prenons l'autre versant de la montagne dans un cadre incroyable et presque sans touriste. 2 jours, c'est vraiment le minimum pour profiter du site. Quand je pense que nous avons vu des touristes faire à peine 2 heures sur place, qu'ont-ils vu ? Une fois de retour au Cleopatra, Mosleh nous arrange un passage aux bains turcs (avec massage) de l'hôtel Amra Palace juste en face (15 JD p. pers.). Bain de vapeur, lavage au gant de crin, puis massage au savon, cela fait vraiment du bien après 2 jours d'effort. Puis traditionnel jus de fruit au Al-Wadi, avant de manger et de rentrer se coucher.

Mercredi 24.10

En discutant la veille avec Mosleh, ce dernier nous arrange une excursion dans le Wadi Rum à un bon prix (30 JD p. pers.) et avec l'assurance de ne pas être fondu avec un car de touristes. Départ direction Rum par une route magnifique. La conduite est vraiment facile dans ce pays. On s'arrête au Visitors Center s'acquitter de la taxe d'entrée (2 JD) et nous sommes attendus par notre guide à l'entrée du village. Thé d'accueil chez lui, puis départ dans un pick-up. Nous sommes 7 en tout. les paysages traversés sont juste magiques. Arrêts photos, grimpette de dunes, exceptionnel. Les tons sont dans les rouges orangés, cela change de la semaine de trekk que j'avais faite dans le désert algérien en 2006. Nous rejoignons ensuite le camp, pour assister à un splendide coucher de soleil sur les montagnes du désert. Le camp est composé de 2 grandes tentes où nous prenons un succulent repas. La suite sera faite de concours de chant, de danses, de fous rires avec les bédouins, rien n'est préparé à l'avance, juste le plaisir d'être ensemble malgré nos différences. Pour la nuit, nous embarquons 2 matelas, 2 couvertures et un gros duvet pour nous éloigner du camp. Nous serons seuls avec les étoiles pour plafond. Nous sommes tout de même contents d'avoir prix nos sacs à viande en soie, c'est le top. Même si nous nous sommes réveillés quelques fois durant la nuit, le moment fut magique encore une fois.

Jeudi 25.10

Le lever du jour nous ouvre les yeux et les couleurs du désert sont splendides avec cette lumière. Après le rangement du camp, on reprend la route direction Aqaba où nous arrivons en fin de matinée. Nous voilà dans une station balnéaire touristique mais sans excès. Nous faisons le tour de la ville à pied, il n'y a rien d'exceptionnel. On voit Eilat en Israël juste en face, puis c'est l'Egypte. Nous prenons direction sud, vers la frontière saoudienne, où nous nous posons au Bedouin Garden Village (25 JD avec petit-déj'). L'endroit est sympa avec une belle terrasse. La mer Rouge est à 3 min. à pied juste sous l'hôtel. L'établissement loue des masques, tubas et palmes pour le snorkelling. Nous y passerons l'après-midi. Même si le corail semble souffrir, il y a dans l'eau à quelques mètres du bord, des centaines de poissons, comme dans un aquarium. Il y a une passe qui permet de franchir le récif coralien et là l'eau est plus profonde avec des poissons encore plus gros. Le soir, nous retournons à Aqaba pour prendre un ... jus de fruit, mais nous mangeons un excellent poisson grillé à l'hôtel. La nuit sera très calme.

Vendredi 26.10

Dernier jour dans ce merveilleux pays. Le matin, nous partons faire des courses à Aqaba (fruits) où nous trouvons aussi un internet café. En début d'après-midi nous prenons l'autoroute du désert pour une longue et monotone remontée sur Amman, 300 km plus au nord. Nous décidons de retourner à Madaba plutôt que de nous perdre dans Amman. Nous passons une partie de la soirée à l'Ayola café, car c'est vendredi et bon nombre d'établissements sont fermés. Vers 2300h., nous rejoignons l'aéroport pour attendre notre vol sur Istanbul qui décolle à 0330h. Commence donc une longue attente...

Samedi 27.10

Vol sans histoire, puis 4 heures de stop à l'aéroport Atatürk. Le vol sur Genève sera ensuite agité, mais cela ne nous empêchera pas de dormir... Nous voilà de retour avec des souvenirs plein la tête, mêm si nous aurions bien fait 2-3 jours de plus dans ce magnifique pays. Mais nous ne pouvions laisser nos 3 ados plus longtemps à "tonton Jérôme" ...

Quelques impressions :

Le peuple jordanien est très accueillant, pacifique et aimable. Louer une voiture nous a permis de gagner du temps, les transports en commun ne sont pas si faciles suivant où. La conduite est facile, les routes sont excellentes. Les prix sont raisonnables, même si la vie semble plus chère que dans d'autres pays de la région (Syrie notamment). Aucun souci gastrique, on trouve de l'eau partout, les jus de fruits sont exceptionnels. Les mers sont chaudes, le temps aussi mais pas étouffant à cette période. Que du bonheur, un périple à vraiment recommander ...

Laurent
Tous avec les PNC d'Air France English translation pending
by Julie01 · 2007-10-26 · 250 replies
A ceux qui une fois de plus vont râler en se limitant aux "informations" fournies par nos chers médias !! Savez vous réellement ce qu'est ce métier ?? Les conditions de travail ?? la formation exigée ? Avez vous envie de passer tous vos weekends loin de votre famille, Noëls, Jours de l'an, à l'autre bout du monde, sans contrepartie ? "non désolée ma petit chérie maman ne sera pas là pour Noël cette année non plus" !! Travail de nuit, weekeends, jours fériés, pour VOUS emmener en vacances!! (Qui c'est le privilégié??) Moins de 24H sur place pour un vol long courrier et hop on repart pour un autre long courrier, moi je trouve ça grave pour la sécurité de pas laisser plus de repos !!! Connaissez vous beaucoup de professions où on vous donne le 25 du mois votre planning du mois à venir ??

je ne suis PAS chez AF, mais pendant mes études de tourisme bien sûr les métiers de l'aérien ont été abordés, et g qqs copines EX-hôtesses de l'air qui ont du abandonner car cela demande trop, nerveusement et physiquement, sans considération (ah bah t'es hôtesse de l'air, t'es serveuse dans le ciel, quoi!!)

En cours de marketing et de management on a bien étudié la compagnie AF, ça c'est sûr, de belles performances et un exemple superbe de réussite dans nos études de tourisme!! Sauf que...depuis environ 12 ans cette compagnie a gelé les salaires des PNC. Aujourd'hui AF est la première compagnie mondiale en terme de bénéfices, le salaire du grand patron a été multiplié par 120% alors que soi disant la compagnien était au bord de la faillite !! et les actionnaires s'engraissent toujours plus...

Tout cela sur le dos, une fois de plus, du petit personnel !!! Qui enchaîne rotations sur rotations sans râler et toujours avec le sourire même crevés !! Triple couche de maquillage pour cacher les cernes ! Je vous rappelle que les PNC d'Air France ne se sont pas mis en grève depuis le début des années 1990 !! (oui il y a eu le staff au sol en grève, les contrôleurs aériens, les pilotes...mais pas les PNC).

Avant de râler, essayez donc ce métier. Passez votre CSS! - {Certificat de Sécurité et de Sauvetage - diplôme d'état } - Maintenant il y a même un nouveau module de formation avec le GIGN (oui vous avez bien lu) pour savoir maîtriser un pax dangereux, comme un gars style celui qui voulait mettre le feu à ses chaussures. Etre au minimum bilingue français anglais, voire plus !! Certificat de natation (nager 50 mètres en moins de 2 min - avec ses vêtements je suppose, quand un avion doit amerrir on n'est pas en bikini). Certificat comme quoi vous êtes aptes physiquement et mentalement !........ (petite précision: les compagnies françaises sont le seules à exiger ce diplôme...je ne sais pas comment sont formés les PNC des autres compagnies...)

PNC c'est aussi aller sortir un enc*** de pax parti se griller sa gauloise dans les toilettes en dépit de l'interdiction formelle, ou pour faire éteindre son foutu téléphone portable à un pax récalcitrant qui ne se gène pas pour téléphoner en plein vol... Ou un pax agressif, comme cela sans raison, juste pour le plaisir d'emm*** son monde et de perturber le vol...

le sourire ultrabright qui accompagne votre plateau repas n'est "que" le DERNIER aspect du métier, et non pas le premier, contrairement à ce que beaucoup pensent !! Et aussi, le PNC n'est PAS responsable du contenu du plateau repas, donc inutile de lui dire que c'est dégueulasse, que vous exigez autre chose et de lui envoyer le plateau repas à la gueule !!

Les billets d'avion gratuits et à volonté, faut arrêter de croire au Père Noël !! De ce que j'en ai entendu, c'est 50% de réduc sur le tarif le plus cher....et s'il reste des sièges libres !!!

Poussés dehors à 55 ans parce que "trop vieux", ça fait "mauvaise image" aurpès de la clientèle lambda (celle qui doit être en train de râler une fois de plus! ) (oh mon dieu la chef de cabine a trois rides au coin des yeux, horreur je ne volerai plus chez AF!!!)

Alors je pense que vu tout cela et vu tous les sacrifices qu'ils font depuis toutes ces années, un peu de reconnaissance de ces dures conditions de travail s'imposent ! Et la demande principale, il me semble, ne concerne pas le salaire mais justemment une dégradation des conditions de travail ! Et encore n'étant pas PNC je pense que ceux qui passeront par là pourront ajouter et rectifier si besoin est...Merci d'avance... C'est un beau métier, mais hélas les conditions derrière sont trop peu méconnues et les pax lambda ne les soupçonnent même pas...

Alors oui cela emm***ceux qui devaient prendre l'avion, mais n'est-ce pas là le principe d'une grève ? Affronter le plus grand nombre pour se faire entendre ? face à une direction qui apparamment se fout de son personnel ? Et là je me mets à la place du staff au sol qui va s'en prendre plein la gueule une fois de plus !!

Malheureusement ce n'est pas avec ce qui est dit dans nos médias que cela va se faire...

Et bcp d'autres branches professionnelles devraient se mettre ne grève car il y a un réel problème avec les salaires en France. le petit personnel des entreprises se sacrifie toujours plus pour toujours le même salaire pendant que qqs grandes familles triplent leur revenus avoisinnant déjà les dizaines ou centaines de millions. Des chiffres vertigineux. Un peu plus de répartition des richesses serait logique. Les caissières de Auchan, Carrefour, les ouvriers des usines qui eux aussi font les 3/8, etc etc...

mais hélas comme toujours en France les grands patrons vont se plaindre, qu'ils n'ont pas assez de profits etc, et quand ils perdent de l'argent demander à l'Etat d'intervenir... "Capitalisation des profits, socialisation des pertes" cela ne vous dit rien ?? En cas de souci en gros c'est le contribuable qui paie, mais si l'entreprise fait des profits alors c'est que le patron et les actionnaires ont bien réussi leur stratégie de management, mais le petit personnel qui s'est sacrifié pour permettre cela, on s'en tape et on ne lui donne rien ! Et avec Sarko et compagnie au pouvoir, cela ne fera que s'aggraver.

Bref tout cela pour dire que : ceux qui savent réellement ce qu'est le métier de PNC sont avec vous et vous soutiennent!!

PS : J'oubliais...Avant de dire que la France est toujours en grève regardez ce qui se passe ailleurs. Le Quotidien du Tourisme a publié aujourd'hui un article très intéressant sur la grève de l'aéroport de Lisbonne aujourd'hui (avions de TAP cloués au sol) et de plusieurs autres aéroports cette semaine...grève du staff au sol et des pilotes... SAS, compagnie scandinave: PNC en grève une fois par an...

Mais ce qui se passe ailleurs, nos chers médias français ne vous en parleront pas, préférant vous faire croire que seuls les Français se mettent en grève !!
Excursions au départ de Pondichery le week-end et circuit d'une semaine dans le nord de l'Inde English translation pending
by Chupastar · 2007-10-24 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir en Inde au mois d'avril 2008 pour un job à Pondichéry, donc au sud, ou je serais bloqué du lundi au vendredi sur place, ensuite j'aurais une semaine de libre où je compte visiter le nord du pays.

Alors voilà, j'ai besoin de vos précieux conseils: j'aimerais voir à la fois un peu du sud et un peu du Nord.

Pour le sud je pourrais me déplacer uniquement depuis le vendredi dans l'après-midi au dimanche soir... Donc il faudrait que je visite le plus beau (si possible) en moins de deux jours! J'aurais 3 week end de ce genre en tout.

Pour l'instant je vois mon parcours comme ça: je pense que je vais faire en trois fois (puisque j'ai 3 week end): Tanjore, Madurai et Trichy (peut-être les deux en même temps en ce qui concerne les deux dernière destinations). Est-ce un bon choix?

Sinon je me demandais si 'était possible de prendre un taxi entre Chennai et Pondy? Car on me propose de m'en envoyer un. Est-ce un bon choix? A quel coût? Merci.

Pour le Nord je partirais le vendredi soir ou le samedi matin en avion de Chennai à Delhi, je resterais 1 semaine car je repartirais le samedi suivant. J'aimerais voir le maximum et le plus plus beau en une semaine (si possible encore une fois), avec comme seul impératif: Agra pour voir le Taj Maal. J'aimerais bien faire aussi Jaipur et Jodhpur.

Pour le moment je vois mon parcours comme ça: je partirais le samedi au matin de Chennai pour Delhi où je ne resterais pas pour aller directement à Agra, j'y resterais le dimanche et le lundi matin je partirais pour Jaipur d'où je repartirais le mercredi pour Jodhpur d'où je repartirais le jeudi pour arriver le vendredi à Delhi, faire une visite éclaire et repartir le samedi (j'essairais au maximum de prendre un avion le soir).

Ça fait un peu juste mais si je vois que je prends trop de retard j'annulerais l'étape à Jodhpur.

Après il faut faire avec les transports, et là je ne sais pas du tout comment ça se passe...

Alors j'ai besoin de conseil, autant sur les étapes incontournables que sur les moyens de transport (le plus rapide... mais j'aimerais bien faire au moins quelques trajets en train car c'est vraiment typique).

Merci beaucoup pour vos conseils!
Tour du monde: photo RAW et ordinateur? English translation pending
by Orangasli · 2007-10-08 · 33 replies
Bonjour, Je trouve une mine d'infos pour le TDM que je souhaite réaliser (11 mois) avec ma copine à partir de aout 2008 mais je n'ai pas vraiment trouvé d'infos sur le TDM et la photo en tant que passion... Je m'explique: j'e souhaite vraiment faire de ce tour du monde la communion de 2 de mes passions: le voyage et la photo, et mon problème est le suivant: soit je prends mes photos au format Jpeg et je pars "classiquement" avec l'attiraille de carte SD, CD vierge, déchargeur de carte ou autre... MAIS je décide de prendre des photos qui ne sont pas de qualité optimale (Aaaaaargghh!!) 🤪 ou soit je prends mes photos au format RAW qui me permet d'avoir une qualité tip-top digne de mon reflex MAIS ça me prend beaucoup de place. C'est cette solution que j'ai choisi pour l'instant mais le problème c'est d'avoir l'ordi protable qui va avec pour trier, gérer, travailler les photos le soir trankillou... Alors... l'ordi est-ce vraiment une utopie pour un TDM pour mes besoins photographiques??, si non quel ordi acheter (le ibook 12" me parait pas mal..?) Voili voilou, photographe amateur ou pro j'attends vos conseils avec impatience!! Merci beaucoup par avance!!
4X4 et remorque en tour du monde? English translation pending
by Marionachard · 2007-10-08 · 26 replies
Bonjour, nous souhaitons partir pour un long périple qui devra nous mener sur les routes africaines et d'amérique latine. Comme nous devons trimbaler pas mal de matériel pour le spectacle que nous jouons, je songe à un 4X4 type defender pour la tribu (2 adultes et 2 enfants), avec tente de toit et le bric à brac voyage dans le véhicule ET à une remorque fermée pour le matériel spectacle (structure en bois et métal, démontable, pouvant tenir dans une remorque de 3 mètres de long plus caisse de petit matériel). L'avantage de la remorque et de pouvoir la poser quand nous ne jouons pas. Et le coût est moindre qu'un camion 4X4. Son inconveniant ? Passera t'elle les routes africaines et le 4X4 la tirera t'elle sur les côtes d'am. du sud ? Qu'en pensez vous ? Merci
Petit studio à louer à Istanbul pour les vacances en octobre ou novembre? English translation pending
by Cowok · 2007-10-03 · 14 replies
Salut, Je suis très intéresé d'aller en Turquie. J'ai décidé de ne pas prendre un formule d'un agence de voyage. Je crois qu'au niveau de billet d'avion, j'ai deja trouvé les companies ariènnes le mois cher : Lufthansa et Alitalia pour y aller depart Paris (habite dans le sud). Le problème est plutot sur logement. Je nai pasenvie du tout me loger dans un hotel à Istanbul, je prefere louer un petit studio avec la douche et la cuisine. En fait, j'ai déja trouvé sur internet mais les appartements sont des grands appartements avec plusieurs chambres alors que jy vais tous seul donc je prefere trouver un petit studio.

En france ça existe un petit studio comme ça ou bien une chambre à louer ... donc je vous demande de maider ca jai troooooooooop envi dy aller evidemment avec le prix resonable ... jattends tres impatient .... merci d'avance !

à tres bientot !
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah�� mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Vivre à Mayotte English translation pending
by Emidel · 2007-09-16 · 56 replies
Bonjour à tous!

On m'a proposé un poste à Mayotte à partir du 15 novembre alors j'aimerais avoir plusieurs renseignements sur cette île que je connais très peu, mais que je ne demande qu'à connaître!

1)Tout d'abord au niveau santé, l'eau du robinet n'est-elle vraiment pas du tout potable? Quels sont les vaccins recommandés, fièvre jaune, etc?? et combien de temps faut-il les faire avant le départ? La carte vitale française fonctionne t-elle là bas ou faudra t-il que je m'inscrive dans un autre organisme? De même au niveau des mutuelles, peut-on en conserver une de métropole? (celle de sa banque par exemple)? Au niveau des moustiques, quelles précautions prendre? Traitement préventif anti-palu même pour un long séjour (trois mois au moins)? comment se protéger du chikungunya? est-ce qu'il sévit vraiment là bas ou est-ce juste des rumeurs? Enfin au niveau protection solaire, car j'ai malheureusement la peau assez sensible (bcp de grains de beauté), qu'est ce qu'il faut prévoir?

2) maintenant au niveau bancaire, une carte bleue (eurocard mastercard credit agricole) fonctionne t-elle la bas? peut-on retirer et payer partout avec ? de même pour les chèques?

3)au niveau logement, quels sont les prix d'une location à peu près pour une personne, appart ou petite maison? trouve-t-on facilement?

4) au niveau "ambiance" : en tant que métropolitaine, serais-je bien accueuillie ou dois-je m'attendre à quelques hostilités? est-ce que les locaux sont énervés par l'arrivée de métropolitains pour s'installer sur leur ile?

5) au niveau "rumeurs en tous genres", la majorité de la population étant musulmane, est-il vrai qu'en tant que femme, il vaut mieux ne pas trop s'exposer, genre pas d'épaules nues, pas de jambes nues, etc... Et est-il vrai que les vols et cambriolages sont nombreux?

6) au niveau climat, je pars définitivement là bas pour m'y installer alors que me conseillez vous d'emmener d'indispensable au niveau vêtements ou autres? je suppose que le manteau d'hiver et les bottes ne sont pas forcément obligatoires!

7) au niveau billet d'avion, y-a t'il des vols directs? où peut-on trouver les billets d'avion les moins chers, sachant que je ne prendrais qu'un aller simple vers le 13-14 ou 15 novembre.

Si vous voyez d'autres choses importantes à me préciser, n'hésitez pas! je sais que je pose beaucoup de questions, et que certaines peuvent peut-etre vous paraitre idiotes, mais je pars là bas en m'étant renseigné un petit peu mais en ne sachant pas vraiment déméler le vrai du faux de tout ça...le mieux serait donc que quelqu'un qui vive actuellment là bas ou qui y a vécu il n'y a pas longtemps me fasse part de son expérience et m'apporte ses réponses!

merci beaucoup d'avance!!!

Emilie

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display