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Croisière "Îles et terres du soleil" du 2 mars 2012 English translation pending
by Roquebrunois · 2011-04-12 · 446 replies
Ouverture d'une discutions concernant la croisière "Iles et terres du soleil" du 02 Mars 2012 croisière déjà effectuée en 2009
L'Allemagne: les Français se font des idées English translation pending
by Xiaoan · 2011-03-22 · 140 replies
bonjours

voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands

je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI

et puis j'aime la vie dans ce pays

les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable

il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!

voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
by Genevois · 2011-03-01 · 56 replies
Prologue

L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?

Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...

Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !

Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?

Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...

Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.

Les sacs sont prêts, les esprits aussi.

Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Mygales et serpents dans l'habitat en Guyane? English translation pending
by Ioen · 2010-10-22 · 11 replies
bonjour, j'aimerais beaucoup m'installer en guyane avec mon copain et mon fils en bas age l'année prochaine, mais voila j'habite a la reunion et il y'a les fameuses arraignées "babouk" qui sont pas mal impressionnnantes et qui aime beaucoup les maisons, et j'en ai deja une peur bleu mais je gere!!je voulais savoir je sais qu il y'a rarement des morsures de mygales ou serpents mais j'ai surtous peur de les voirs dans ma maison, alors es ce qu' il y'en a de temps en temps dans les maisons (a cayenne, kourou , remire) dans les appartements ou es ce tres rare?je me lance un defi de partir las bas mais prendre ma serviette de bain et trouver une mygale dedans de bon matin je sais pas si mon coeur tiendra!merci de vos reponses.et derniere question quel est la ville la plus tranquillle?(insecurité..)
À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
by Bibouns51 · 2010-05-31 · 6 replies
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Récit de notre semaine au Sénégal English translation pending
by Fandestropic · 2010-05-04 · 7 replies
Dans l'avion, survol de la France, de l'Espagne, du Maroc sous un soleil de plomb donc super visibilité, ça donne vraiment envie de visiter le Maroc, ça a l'air magnifique! Puis survol de la Mauritanie, rien pendant des centaines de kilomètres, du sable, du sable et encore du sable! Survol du nord du Sénégal avec de splendides plages, avant le coucher du soleil. Il pleut et un dernier rayon de soleil nous offre le plus bel arc-en-ciel que nous avions jamais vu, qui dessine un arc complet entre le ciel et la mer... Atterrissage... Arrivée à Dakar, on sort de l'avion, on arrive dans l'aéroport non climatisé, donc fatalement fenêtres ouvertes, et à peine 5 minutes après avoir débarqué, me voilà déjà avec une énorme espèce de mouche fine et longue avec de grandes ailes qui me poursuit! Ca annonce la suite. 1ère crise de rire avec ma cops 😄 Après d'interminables formalités, nous sortons enfin de l'aéroport, et là 1er contact avec la misère: on s'y attendait, mais en vrai c'est autrement plus poignant que dans les guides touristiques... Des enfants, des hommes, des femmes se jettent sur nous, en demandant une pièce, un stylo, un foulard, un sac... Nous montons enfin dans le bus qui nous mènera à l'hôtel, bus rempli de français, de râleurs donc... Dakar est dans le noir, comme tout le Sénégal, qui souffre de coupures de courant chroniques... Nous traversons donc la capitale, en apercevant sous la lueur de la lune et des phares de voitures la pauvreté qui nous entoure... Vraiment très choquant, les gens assis au milieu des ordures et des gravats, les gens qui marchent dans le noir, toutes ces baraques et cette route innondée, tous ces gosses qui mendient, vraiment, on fond en larmes toutes les deux dans le bus! 🙁 Arrivée à l'hôtel bien sûr changement de décor, très bel hôtel, belle architecture (africaine dis-t-on, mais en Afrique seuls les hôtels ont cette architecture "Africaine", les gens vivent dans les parpaings et la terre...) On arrive enfin à notre chambre vers 2h du matin, effarées par l'attitude des touristes, on a presque honte d'être françaises! 😊 On s'endort direct, complètement crevées par le voyage... Le matin quand on ose mettre le nez en dehors de notre chambre où la clim est réglée sur 22°c, ma cops, qui n'a jamais voyagé en pays chaud, suffoque! Il est 7h et il fait déjà 32°c... Après le petit déj, et un petit tour d'horizon dans l'hôtel, baignade dans la piscine. Rapidement soulées par l'animation, nous fuyons vers la plage, splendide. A peine instalée sur les transats, me voilà déjà avec mes 1ers problèmes d'intestin, à faire des allers-retours entre mon transat et la chambre, sous l'oeil amusé de la masseuse qui officie sur la plage, pas dupe, elle a bien grillé mon manège 😊 Donc dès le 1er jour de vacances, je prends la décision d'arrêter la malarone, tant pis je prends le risque d'attraper le palu, plutôt que celui d'être malade toute la semaine 🤪 Le soir venu, une énorme araignée s'est invitée dans notre chambre. Nous voilà à hurler, à mi-chemin entre la crise d'hystérie et la crise de fou rire! C'est là qu'on regrette de ne pas être venues avec nos hommes 😛 Limite prêtes à appeler la réception pour qu'un homme vienne nous aider 😊 L'araignée finit par se faufiler on ne sait où, on ne la reverra plus de toutes les vacances... Mais où est-elle passée? Mystère et boule de gomme! Peut-être morte de froid avec la clim, peut-être venue sur nos lits la nuit... On ne saura jamais! Le lendemain lundi on part dès le matin en excursion avec l'hôtel, on monte dans le 6x6, sorte de camion 4x4, pas de fenêtre, les bâches ont pris l'eau, ça mouille un peu (ça devait être un signe pour la suite...). En route vers la campagne Sénégalaise en plein jour, on découvre les 1ers villages Sérères, quelques huttes traditionnelles qui nous émerveillent. On photographie nos 1ers baobabs, arbre emblématique du Sénégal. En route, nous visitons le marché de Thiès. Les locaux nous réservent plutôt un mauvais accueil, bras d'honneur et quelques "poules mouillées" lancés à notre attention. On comprend vite que les Africains préfèreraient nous voir partir à l'aventure en petits groupes plutôt qu'en car de touristes... On commence à s'habituer à la misère environnante et à la saleté, qui est partout. Nous continuons la route vers le lac rose, on s'arrête dans un village Sérère. Les enfants se jettent sur nous, mais cette fois-ci ils ne demandent pas d'argent, ils sont juste contents de voir des "toubabs", des blancs. Tous veulent être pris en photo, tous sont hilares quand ils voient leur tête sur l'écran de nos numériques. Grand moment d'émotion avec ces enfants. Le chef du village nous fait visiter, nous montre le puits, nous fait même essayer la remontée du seau, dur dur au quotidien... La visite s'achève inévitablement par le passage à la hutte artisanale, où les prix sont un peu exhorbitants, mais au moins içi le marchandage n'est pas de rigueur, c'est le même prix pour tous les touristes, tête de nigaud ou pas 😉 Les enfants du village dégonflent les pneus du 6x6 pour... une super virée dans les dunes de l'arrivée du Paris-Dakar, on grimpe et on redescent les dunes en camion à une vitesse vertigineuse, comme dans un manège, supers sensations et grosses crises de rire dans tous le camion! Arrivés en haut des dunes, nous découvrons une magnifique plage immaculée et déserte, une dernière montée et une dernière descente, nous voilà sur la plage en camion, nous roulons comme des dingues dans le sable, le chauffeur s'éclate à faire quelques dérapages, le vent souffle, des kilomètres de sable désert, l'océan à perte de vue... On s'arrête pour regonfler les pneus. A peine descendus du 6x6, des vendeurs à la sauvette sortis d'on ne sait où derrière les dunes arrivent en courant vers nous. Ma cops fait la meilleure affaire de tout le camion, le vendeur lui jette ses achats pendant que le chauffeur démarre en trombe, les billets s'envolent vers le vendeur... Le ciel est monstrueusement couvert, il commence à pleuvoir légèrement, un immense nuage noir menace... Nous nous arrêtons dans un petit resto pour manger un riz au poulet traditionnel, délicieux. L'orage éclate, terrible, nous sommes à l'abri à l'air libre sous des paillotes qui fuient tout de même par endroits, nous déplaçons 2 tables innondées. Quand nous repartons, les sièges du camion sont trempés, nous nous asseyons à contre coeur le cul dans la flotte, puis nous achevons de perdre le sourire quand le 6x6 démarre, et que la flotte accumulée sur le toit de l'engin tombe par les grilles d'aération, direct sur les passagers. Finalement ça se termine en crise de fou rire général, tout le monde est trempé! Nous arrivons au lac rose, bien content(e)s d'être escortés par notre guide, qui nous protège des vendeurs trop insistants et un peu agressifs... Courte baignade- très courte- dans le lac rose. La rive est faite de coquillages, je me lamente d'avoir oublié mes sandales de plastique à l'hôtel, les pieds dérouillent! Puis plus loin, plus de coquillages, mais une vase absolument gluante, pouah beurkkkk. Le lac rose, lac Retba, a une teneur en sel 10 fois plus élevé que la mer, on flotte comme dans la mer Noire, on a du mal à nager tellement on flotte, le cul ressort de l'eau! 😏 Et le lac doit son nom à sa couleur, dûe aux crevettes microscopiques qui le peuplent, seuls êtres vivants de ce lac, bien trop salé pour tout autre poisson ou crustacé... Ca rassure Emilie qui a peur des bébêtes, et moi je pousse des cris dès que je pose un pied par terre, gluant... Le rinceur de la source nous débarrasse du sel qui bouffe la peau en nous arrosant de quelques seaux d'eau fraîche. Le retour est raide, nous sommes trempées, il pleut à torrent, on est gelées dans le 6x6. La seule douche chaude que j'ai prise des vacances, trop contente de me réchauffer en rentrant à l'hôtel. Le mardi, contentes de notre excursion de la veille, nous avons pourtant envie de découvrir le Sénégal en partant un peu à l'aventure toutes les 2. Nous passons la journée à discuter avec les employés de l'hôtel, les vendeurs sur la lagune ou la plage, à essayer de connaître le prix d'une course en taxi, dans un pays où le marchandage est de rigueur. Une journée entière à essayer de trouver quelqu'un qui connaît quelqu'un qui pourrait nous amener à Gorée, une île près de Dakar, et au fil de la journée, on se dit que si le chauffeur pouvait aussi nous escorter, ce serait une bonne idée, vu les vendeurs ambulants et les dragueurs, "collants comme des mouches de Kayar". On fait un tour en bateau sur la lagune, des milliers d'oiseaux, des pélicans, des milliers de crabes, des coups de soleil monstrueux... Le petit jeune qui mène la barque nous semble "bien", on conclue de se revoir à 15h pour discuter du prix de la course vers Gorée. A 15h on (re)tombe de haut, le petit jeune bien nous propose un prix plus cher que l'excursion de l'hôtel, et devant notre réaction, nous dit que c'est pas grave si on ne fait pas affaire pour le taxi, mais qu'on peut faire la sieste ensembles... Mdr! Arrive la fin de la journée, bilan on a passé la journée à refuser les sollicitations diverses, drague ou vente de paréos, casquettes, bibelots etc... mais on ne connaît toujours pas le prix d'un taxi! Un peu désespérées et à se demander si finalement on ne va pas tout simplement continuer la découverte du pays avec les excursions de l'hôtel, on finit par tomber sur des Belges, qui connaissent un guide avec qui elles partent en excursion à 3 couples, et en se partageant les frais, ça ne coûte plus que 15 à 20€ par personne au lieu des 50 à 60 demandés par l'hôtel! Rendez-vous est donc pris pour le lendemain, mercredi. Le mercredi, départ à 7h30 (arf les vacances). En route en 4x4 vers l'immense marché aux poissons de M'Bour, magnifique, coloré, les pirogues peintes en couleurs vives, les Africaines en boubous colorés, le poisson qui pue le poisson, l'agitation, le sourire et l'accueil de la population, complètement à l'opposé de ce qu'on a vécu en "groupe constitué". Guide super, un 2ème guide super nous mène dans les méandres du marché, les épices, les tissus, la ferronnerie, waouh, on en prend plein les yeux, plein le nez, nos 2 guides marchandent avec nous, pour éviter l'arnaque. Il fait chaud, une chaleur abominable, on dégouline tous des pieds à la tête, je porte un pantalon et une écharpe pour protéger ma peau meurtrie des coups de soleil de la veille, je vais mourir de chaud. L'inscription de mon bracelet "Decameron resorts" qui donne droit à la formule "tout inclus" de l'hôtel fond littéralement, je ressort du marché avec un bracelet vierge de toute inscription, le "Decameron resorts" a fondu dans ma transpiration, Emilie est pétée de rire. 😎 On reprend le 4x4 vers l'île de Fadiouth. Arrivés à Joal-Fadiouth, on déjeune dans un petit resto sympa, un pélican se ballade dans les allées et terrorise la plupart des femmes 😛. Le serveur nous propose de manger à l'intérieur, à cause des mouches, nous refusons bravement, prêts à affronter les mouches. Dès le repas commencé, nous sommes effectivement envahis, mais bien trop honteux à l'idée de demander à être placés à l'intérieur. On mange donc avec les mouches, il y en a presque autant qu'au marché aux poissons! 😮 Est-ce les mouches ou le repas? Emilie a mal à l'estomac tout l'après-midi. On prend la pirogue pour traverser la lagune vers Fadiouth. Pirogues qui semblent si douces quand elles voguent sur l'eau... Mon dieu quel peur! Que de hurlements poussés dans cette pirogue à fleur d'eau, qui tangue dangereusement, jusqu'à nous faire toucher le niveau de l'eau... Pas de problème, c'est pas profond et je nage comme un poisson dans l'eau, mais je me vois déjà expliquer à Seb "ton appareil photo a pris la flotte..." 😠 Les hurlements reprennent de plus belle, sous le regard amusé du piroguier, mais aussi celui de Raymond, ce petit farceur se balance exprès pour nous faire tanguer et nous écouter hurler! On débarque enfin dans l'île, on visite, sous une chaleur écrasante, qui gâche un peu la visite d'ailleurs, on est tous crevés. Quand on traverse le pont qui relie Fadiouth à Joal, en plein soleil, je n'articule même plus un mot, tellement j'ai chaud, toujours emmitouflée dans mon écharpe... On conclue avec Nogaye, notre guide, de se revoir demain, départ à 6h30 (arf les vacances bis) Jeudi, 6h40, trop dur le réveil, on arrive à la bourre avec Emilie, le groupe allait partir sans nous oups! Pis finalement on attend après Nogaye presque jusqu'à 7h lol, on est en Afrique 😉 Départ en 4x4, 2h bonnes heures de route jusqu'au Sine Saloum. On s'arrête en chemin pour acheter du riz pour distribuer dans des villages de brousse. On se rapproche du Saloum, peu de kilomètres, mais une piste waouh, la vraie piste pleine de trous! Ca serait pas si mouvementé je m'endormirais à l'arrière du 4x4, je suis naze. 9h, on s'arrête dans un village Sérère, au trou du cul du monde, une atmosphère de dingue. 5 huttes, des habitants qui nous accueillent à bras ouverts. Des gens complètement isolés du monde moderne, ni eau ni électricité, pas une once de perversion dans leur regard et leur sourire, un bébé qui vient de naître... Ils nous invitent à découvrir leurs huttes, chacune a une fonction: cuisine au feu de bois à même le sol, chambre avec des sacs de riz en guise de matelas. Ces quelques minutes me réveillent! J'ai oublié mon écharpe dans la voiture, je tire la gueule sur les photos, je ne pense qu'à mes coups de soleil exposés au soleil déjà brûlant à 9h du matin 🤪 Je cours chercher mon écharpe pour terminer la visite, le soleil m'agresse bien plus que tous les vendeurs ambulants du Sénégal réunis! Nous continuons la route vers le Sine Saloum, sur cette piste cahoteuse, des enfants sur la route bouchent les trous avec du sable, pour quelques pièces. Nous prenons la pirogue, beaucoup plus "haute" que celles de Joal-Fadiouth, beaucoup plus "sécurisante"! Moment magique d'un calme absolu au milieu des mangroves et des oiseaux, quelques poissons sautent dans la lagune. Je finis par m'endormir, epuisée, me croyant à l'abri derrière mes lunettes de soleil... Emilie me grille en train de pioncer dans la pirogue, la bouche ouverte 😏. Nous débarquons et visitons un village de 3000 habitants à une heure de pirogue de la terre ferme. Il fait chaud, trop chaud, on souffre grave là, on dégouline encore. Les mouches m'agressent sans arrêt, attirées par la couche de crème solaire que j'ai étalé sur tout ce qui dépassait style geisha. Je ne me sens pas bien, trop chaud, trop soif, trop de mouches, trop chaud, vraiment trop chaud... Quand je comprend, il est déjà trop tard: crise d'hypoglycémie en plein Sine Saloum! Le guide et Emilie me gavent de sucre et de bonbons pour que je reprenne consistance, devant les gosses qui ne comprennent pas ce qui se passe, d'habitude les touristes sortent des bonbons du sac pour les enfants... Le guide file à l'épicerie du village m'acheter une bouteille d'eau et des gâteaux, il revient et me ventile avec le repousse-mouches qui sert aussi très bien comme éventail. Je reprends consistance après quelques minutes, Emilie s'en veut de n'avoir rien vu arriver, je la rassure en lui disant qu'elle n'y est pour rien, même moi je n'ai rien vu venir, j'ai cru que c'était la chaleur. Elle flippe jusquà ce qu'on se remplisse le bide au resto, à quelques minutes de là en pirogue. On mange au bord de l'eau, super! Le retour en pirogue est chaud encore, très chaud. On cuit. Et moi toujours avec mon écharpe... pfff On arrive le soir à l'hôtel complètement nazes, on décide de se reposer pour notre dernier vrai jour de vacances... Vendredi donc, transat, baignade dans l'océan, en tee shirt, parasol + crème en couche épaisse pour moi. Parasol simplement pour Emilie, qui se retrouve avec un gros coup de soleil sur le cul la veille du départ en avion 😕 Retour le samedi dans l'après-midi, avec des images, des sourires, des sourires d'enfants surtout, et des odeurs plein la tête, ca sent bon l'Afrique. L'argent n'a pas d'odeur paraît-il, et pourtant nos billets sentent l'Afrique, on décide d'en garder un pour le plaisir de sentir l'Afrique à notre retour, mais finalement on dépense tout... Dur dur le retour, c'est court une semaine, mais nos chéris nous attendent et rien que pour le plaisir des retrouvailles ça valait le coup de partir 😛
Sumatra 2009: entre mer et jungle English translation pending
by Hialle · 2009-09-09 · 35 replies
Le trajet :

Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !

Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’ann��e prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.

Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.

Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!

En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.

Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.

Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.

Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.

Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !

L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.

Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.

Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?

On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).

Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.

Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?

De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.

Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.

Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.

Direction hôtel Prapat.

Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.

Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.

L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.

Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.

Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.

Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.

On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.

Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !

Arrivée sur Banda Aceh





Rubiah... enfin au loin !
Quels souvenirs ramener d'un séjour au Pérou et en Bolivie? English translation pending
by Jls45 · 2009-08-15 · 33 replies
DANS UN MOIS ET DEMI JE PARS POUR 18 JOURS AU PEROU ( de Lima la cote sud jusqu a arequipa puis canion de la colca titi caca cuzco machu pichu) puis aussi EN BOLIVIE (LA PAZ)

OU, quand et quoi ramenez de beau de ce sejour? De mes voyages j' aime ramener de beaux souvenirs qui sortent de l'ordinaire , mais aussi du classique sachant que je n'aime le "kitch". Si vous avez des idées je suis preneur a+ jl
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film �� Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
by Ericarole · 2008-09-12 · 37 replies
Ca y est !!!🙂

J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.

J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪

PROLOGUE AU VOYAGE

Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.

Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.

Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.

Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.

Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.

L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.

D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.

Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.

Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.

Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)

LE PERIPLE

Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...

Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.

Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom

On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...

Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.

Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...

Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.

Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.

Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.

Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.

Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.

On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)

Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.

Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....

La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...

Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.

Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...

Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.

Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.

Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.

Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.

Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.

La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.

Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.

On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.

En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.

On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.

Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....

Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.

Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.

Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.

Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.

De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.

Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.

Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.

Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.

Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!

Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».

Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.

Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.

Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.

Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.

En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.

Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.

Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?

Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.

Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...

Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.

Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.

Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.

La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.

Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »

Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….

De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.

Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.

Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.

A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.

La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.

Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.

L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place �� travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.

Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.

Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.

Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.

La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.

Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.

Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...

La suite est là :
http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Retour de cinq semaines au Pérou, en Bolivie et au Chili English translation pending
by Lalydove · 2008-07-15 · 30 replies
bonsoir, Je me suis lancé dans l'écriture de mon carnet de voyage et j'aimerais le partager avec vous. Nous sommes 4, un frère et une soeur, et un couple, agés de 24 à 29ans.(Steeve, Milène, Johan et Coralie) Nous avons partagé un rêve ensemble, voir l'Amérique du Sud et plus précisément, le sud du Pérou, l'ouest de la Bolivie et le nord du Chili. Ce voyage a été magnifique de part ces paysages mais également par les rencontres que nous avons faite. j'espère que vous appréciez notre histoire et la façon de vous la conter.
Maillet en cyclo-camping: quelle solution? English translation pending
by Kitouetremi · 2008-06-30 · 28 replies
Bonjour,

J'emporte habituellement un maillet en cyclo-camping pour planter les sardines et avoir une tente installee correctement (je ne tiens pas specialement a me lever en pleine nuit au milieu d'un orage pour tenir la tente qui s'envole ...) Mais ca commence a m'agacer de trainer cet outil lourd qui ne sert que 10 minutes par jour. Je n'ai rien trouve sur le forum sur le sujet, aussi je fais appel a votre experience : emmenez-vous ce traditionnel maillet du campeur en cyclo-camping ? Existe-t-il des modeles legers repondant au besoin ? Si oui, où les trouver ? Ou vous faites-vous preter chaque jour cet outil par un gentil campeur motorise compatissant ?

Merci,
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique English translation pending
by Salsa3 · 2008-03-24 · 260 replies
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé). Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.

http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php

BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Tracter sa voiture derrière son camping-car? English translation pending
by Colladeze · 2007-11-28 · 670 replies
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme. monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel salutations 😎
Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? English translation pending
by Abeillaud · 2007-03-31 · 51 replies
Je cherche un randonneur qui a une expérience des (très) basses températures à vélo. Mes questions porteraient autant sur le matériel (habillement, roulement avec graisse spéciale, etc) que sur son expérience de voyage, dans une région polaire ou montagneuse en hiver.

J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
by Ilulya · 2007-01-16 · 293 replies
Bonjour,

suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.

Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.

Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.

Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...

Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.

Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.

Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.

Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...

Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...

Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.

Merci.

(je précise que je suis agnostique)
Des photos pour les nuls English translation pending
by Raoulx · 2006-10-17 · 462 replies
Bonjour,

Nouveau jeu, nouvelles règle, nouvelle série : Réservée à ceux qui n'ont pas eu de mention au brevet des collèges, Il est autorisé de faire des plaisanteries, des fautes de français, des approximations. Il est interdit de pinailler, et de prendre les joueurs modestes pour des buses incultes.

Prets ! Partez ! A vos Googles !
Traduction turc/français English translation pending
by Anàssa · 2006-07-30 · 101 replies
Bonjour,

Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.

Merci d'avance🙂
1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003 English translation pending
by Laplante · 2005-10-02 · 0 replies
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit. Christophe Helin

Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.

Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :

L’arrivée.

L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…

Welcome la Chine.

Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des h��tels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.

La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…

Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...

Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.

Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…

Ballade en pays Ouighours

Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...

Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.

Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...

Sur les traces de Marco Polo.

Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...

Retour à la vie communiste.

Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...

Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.

Rien ne vaut tout l’or du monde.

Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...

Il y a des jours comme ça.

Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.

Montagne sacrée et pèlerinage à la …

Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.

Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.

Le retour

Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…

FIN

Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire

Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.

Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis

J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric

A bientôt.
De l'Asie Centrale... route de la soie... English translation pending
by Laplante · 2005-03-21 · 0 replies
Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit. Je vous souhaite une bonne lecture...

From central asia: L’integral

from central asia 01, Istanbul.

Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...

Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.

Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...

Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.

Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.

Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...

Voila pour les premieres news..

from central asia 02, drôle de chemin.

Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...

Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).

Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...

Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.

Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.

from central asia 03, de mare a mare.

Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...

Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.

Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:

Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.

Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...

Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.

from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .

Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...

Revenons sur le voyage chronologiquement.

Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...

Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.

Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.

Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.

Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...

Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..

from central asia 05, routine stanbouliote.

Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.

Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.

Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.

Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...

L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...

Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:

Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...

L'histoire se perpetuerait:

Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...

Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.

Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.

Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...

Citation:

Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.

Louis Bazin

from central asia 06, l'Iran tout un roman.

Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel

avec les amis d un instant. Direction l agence de

voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de

parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.

Car il m indique l agence par lequel je dois passer

reellement, car lui aussi doit normalement prendre

quelques millions au passage. Avec un peu de retard on

arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus

iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en

plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place

confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux

bloque sur le dosseret devant moi et je commence a

ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du

retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays

d origine et veulent remplir le bus de leur achat.

Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se

retrouve devant car les bagages de ces dames occupent

tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi

que la discution avec mon acolite de voyage demarre

bon train, apres les presentations, je ne perds pas de

temps pour engranger un maximum d information et mes

premiers cours de persan. Les chiffres et le

vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se

fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,

ils mettent le premier film iranien et moi vivre les

pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo

version iranienne qui se fait prendre en embuscade par

ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et

se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires

sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il

arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il

va tous leur casser la gueule a ces enfoires d

irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il

les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par

un helico et le plan final se fait sur le brassard

rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l

Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie

familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere

individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.

Une fois les films fini, tout le monde s endort et il

reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la

lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,

un fond musical oriental, dehors il fait moins trois

degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas

son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.

Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester

assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement

quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir

compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder

le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve

et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de

biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la

nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.

Je reprends ma place mais pour pas longtemps et

prefere continuer le voyage assie dans les marches du

bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans

le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il

n y a que des iranien de retour dans leur pays, un

turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces

gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d

un repas et impossible de payer, de refuser. Je m

essaye a la lecture mais les routes de montagne et le

cerveau pas reposer me font divaguer dans des

souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les

derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d

entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a

attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le

soleil amorce sa descente et s afiche a travers les

vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les

steppes desertique d Asie parcemer de petit village

perdu en font cette magnifique montagne arroser par

les rayons filtres et le mont Ararate se devoile

devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel

spectacle, d une banalite pour certain, d une

extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur

qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment

unique. A savoir que c est sur cette montagne que l

arche de noe se serait echoue et je le comprends

parfaitement. La tristesse vient du transport pas le

temps de s arreter, si juste pour un poste de

gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de

barbele entre deux collines au mileu de nulle part.

Tout le monde descend avec ses affaires car le passage

se fait a pied, j imagine la suite tel que mon

imagination la vecu a travers ma culture televisuel

americaine. Nous voila traversant un corridor de

grillage de mirador nous surveillant et chien en

lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du

pays puis un autre controle devant cette porte

coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre

celle de l Iran, premier dounanier controle et me

lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a

suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de

voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:

Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour

les gens comme moi pas de probleme et je m apercois

que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par

contre pour les iraniens fouillent complete surtout

pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends

apres avoir changer notre argent au black. On repart

pour quelques metres et la premiere ville ou nous

faisont halte pour manger. Moi je n en reviens

toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec

tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.

toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre

monde. La realite nous rattappe tres vite avec une

autre police qui nous arrete et qui prend tous les

passeport sauf le mien apres quelques questions. Et

voila que celui qui revient des States se fait une

nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein

de question. Il se fait meme prendre son permis de

conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.

Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de

retour dans son pays et me fait savoir que son

gouvernement est tres mauvais...

Il est une heures du matin, je sers la main a tout le

monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu

au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans

plan en poche et sans un logement. Je me laisse

accompagner dans un hotel et je divage, conscient,

inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n

ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette

lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est

2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche

qui me parait miracle et m endort pour une tres tres

longue nuit...

Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz

Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars

decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant

pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le

hasard me fait arriver dans le grand bazar de la

ville. Choque culturel et vision d un autre monde.

Certainement le bazar le plus grand et l un des plus

vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre

age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a

part l apparition de l electricite et de la grille

pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et

pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette

gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d

ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour

faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les

plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je

vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les

etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe

de generation en generation et la balance romaine que

l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri

de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre

une photo de leur boutique, de partager le the

genereusement offert (Ici on le boit a la sucette

comme dans le nord de la france c est a dire le sucre

coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose

de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par

respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le

vendeur d antiquite tres business man et qui deteste

les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de

sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui

son arriver la lors des deniers echanges commerciaux

de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail

le long de cette route, abrittant les caravanes de

passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y

resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un

pour me parler anglais et m accompagner pour trouver

tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le

veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant

tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m

expliquer son pays.

Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook

et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne

refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres

etranges et je pose la question de savoir s il n y en

a pas qui serait interdit, il me repond tout

simplement: {Moi je ne vend que des livres}...

L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une

de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir

converser en francais. il me donne mille informations

sur tout et me propose de me joindre a Yannick un

quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville

troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui

ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n

a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l

electricite et la brique pour agrandir la maison, au

paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la

ville puis direction les petits champs elysee,

veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme

de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux

enseignes occidental et les va et vient incessant des

filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:

{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00

tout le monde s en va pour retourner chez eux et

regarder la television par satellite, avec la parabole

cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous

voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,

rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,

notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l

homme occidental blanc est un Rickie Martin en

puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous

laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs

yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez

ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...

Repas typique americain, puis cinquieme passage dans

la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de

liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en

sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le

verni a ongle. Elles ont le droit de remonter

legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour

laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi

que de remonter le foulard pour faire paraitre la

meche de cheveux...

Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre

deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de

retour dans une autre ecole linguistique entourer par

toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois

pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.

On me propose un poste pour etre prof de francais a 12

euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de

quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver

a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que

je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43

eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant

francais voulait me rencontrer, le soir venant me

voila dans les rues de la ville la mere nous

chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer

rien et me repond que non pas dans tous les quartiers

biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le

gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete

pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose

et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie

iranienne pour une semaine entiere, de passage a l

hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de

France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma

chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve

mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai

pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je

vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une

voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que

son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci

lui met une grande claque dans la tronche. Voila a

quoi ressemble ces premiers jours en Iran.

Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...

Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le

net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir

une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre

nouvelle au pays des mille et une facette.

Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne

vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet

2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.

Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la

pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou

bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous

pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.

On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus

de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie

retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.

from central asia 07, la route continue.

Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...

Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.

Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.

Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.

Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...

Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.

Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.

Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.

Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.

Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...

from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.

Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.

Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.

Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.

De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...

Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran

Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.

Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:

L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...

c.h

Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...

Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.

from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.

Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...

Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.

Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.

A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...

0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...

Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.

Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.

Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs

from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.

Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...

Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...

Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.

Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...

(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.

11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...

Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.

Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...

Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.

Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver

from central asia 11, soviet system.

300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole

d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le

tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte

un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,

pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis

moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au

gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh

pardon sur les routes droites se suivent les voitures

les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les

moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit

hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et

une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville

viennent depenser leurs dinars. Devant les grands

hotels, accostent les bateaux en bois vennant de

Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs

se transforment en quai de dechargement et une autre

vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du

rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas

cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema

voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure

s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie

central...

Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs

impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi

que les epaules denudees et le nombril exibe des

filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,

se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.

Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a

touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli

au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite

d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure

entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps

pour Samarcande, le long de la route on refait la

geographie francaise en regardant les ancienne

destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de

logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),

alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous

aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps

a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer

d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de

question, comment se deroule la vie chez nous, comment

sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du

chat, etc...

La ville, le Registan, certainement la plus belle

esplanade du monde, entourer de ces trois medresas

toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et

ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine

ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire

Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour

faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere

ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis

cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils

repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109

ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.

A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus

filles se trouvent ici, je vous le dis.

Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la

famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire

d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les

femmes qui nous entourent, la richesse porter en

bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la

personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement

des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,

drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,

nous offrons au femmes des echantillons de parfum

(merci a tous pour ce service) et cigare pour les

hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo

folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit

que je ne possedais que cette apareil photo et un sac

a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la

femme qui doit tout faire...

La visite se deroule guide a la main, prendre le temps

d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le

communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,

uniquement des batiments denuder de toute peinture et

autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger

ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi

khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit

sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de

ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a

l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui

repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres

amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin

devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il

lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les

femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi

fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte

du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son

pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune

apprenant le francais, nous invite dans sa campagne

pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite

deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a

la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au

fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,

tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que

l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux

coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les

couvertures de coton que l'on replie apres chaque

nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une

table pour une premiere colation. Ensuite,

presentation de la famille, ou je me retrouve avec les

hommes, maman elle partage la table des femmes dans

une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous

apportent le repas et comme plat principal le Pulov

(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.

On parle politique, le pour du communiste, ou rien

n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse

apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un

prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de

salaire. De la religion islamique a la sauce local, on

garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du

repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder

la television et le sitcom japonais, qui accroche le

regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est

sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,

ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas

offencer, mais ou nous devons refuser le repas que

tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres

midi, on part retrouver les parents de Davron. Son

pere ancien prof de francais qui a prefere arreter

pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des

champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une

petite table au milieu, le poele a l'entree, de

l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous

offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant

un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux

n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un

dimanche soir et tout cela en francais. Direction

Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre

mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de

pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les

rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes

ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant

plus a recevoir les vers a soie.

Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a

tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux

moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,

regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et

d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A

Bukhara la voleuse qui a tout compris du business

touristique, pas de garde dans les musees, mais des

femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le

droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction

de la tete du client, tout negotier pour ne pas se

faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de

l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout

jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge

du jardin public entretenu elle aussi grace a

l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,

mise a la mode par le media unique, finissent

aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,

friandise et autre cigarette. Les enfants sont

retournes comme il etait auparavant dans les bras des

parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple

numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,

specialise en je ne sais quoi. Aux cours de

recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un

patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant

pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au

luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore

pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un

monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,

il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.

Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui

ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,

voulant du depaysement et visiter mille et une place

en une semaine chrono. Aux commercants avident de

rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi

de devoir tout verifier du change au restaurant, des

entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois

je retrouve Franscheka par hasard sur la grande

placeet partageons soiree et toujours nos infos

precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le

desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque

d'imagination. De tes echoppes au tapis

azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur

monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts

floquer the road silk. Nous prendrons le temps de

deguster une biere et quelques arachides devant ce

decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de

l'histoire des forteresses vieille de trois siecle

avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un

lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant

leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la

balade d'un instant.

Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je

vous conterai bientot...

from cenral asia 12, la realite plus que les images.

Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...

Ainsi va Nukus.

Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...

Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.

Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...

Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.

Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.

Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.

Ma conclusion:

Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.

Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.

Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.

Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...

from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.

from central asia 14, retour vers le passe.

Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...

Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).

Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.

Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.

Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.

Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.

En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.

Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.

from central asia 15, un gout de deja vecu.

Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...

Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...

Le Voyageur:

De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...

Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...

from central asia 16, Om mane padme hum.

Om mane padmi om

(Oh joyaux dans la fleur de lotus)

Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre

d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette

architecture typique, identique, des quartiers

decoupes en secteur. Il me restera cette endroit

unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un

geant: " Le rock garden", sorti tout droit de

l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les

terra quota (armee de terre cuite, en Chine).

Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse

decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du

pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du

vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau

amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique

face a des demons en verre multicolor tout cela sur un

sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter

et concasser.

Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de

ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je

reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant

demain, se souvenant d'hier et repensant a

aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et

decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit

propre, je le comprends en voyant cette ville de

misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter

les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la

guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et

la comemoration contre le mal et entendre dire plus

jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi

longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une

accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera

sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en

anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin

pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son

bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page

matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne

famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la

meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour

un amour futur dans la tradition de nos ancetre.

Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente

avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules

sur cinq est un camion militaire ou requisitionner

pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,

nous y perdons des heures entieres a regarder les

convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans

cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,

de ses richesses allant des risieres a perte de vue,

au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete

comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des

Maharajas, les anglais se sont vue refuser la

construction de batiment pour passer l'ete au frais et

se sont accaparer le lac pour construire des

houseboats et des jardins flottants. Biensur

aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans

l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de

tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et

regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les

barques a fond plat transportant du sable ou une

famille errant ou il y a de l'argent a prendre,

l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la

guerite former de sac de sable ou repose une

mitrailette de gros calibre avec son soldat en

faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du

poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou

il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,

que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces

soldats l'arme au poing, meme sous la coupole

principal. Discution avec l'un d'eux, question

delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats

contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...

Leh hante mes pensees et je decide de partir apres

deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400

kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt

heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres

d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les

cassettes de musique indienne sont chargees dans

l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste

plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me

detendre lors des arrets frequents pour les controles.

Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,

pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant

Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit

special pour moi, pour eviter une deviation de plus de

2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas

et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.

Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone

sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,

de base militaire le long de la route qui n'est que la

partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se

situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai

ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un

militaire par habitant, une presence qui coute dans

certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine

pour garder le controle de ces zones sensibles. je

vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une

recherche sur l'effet du tourisme sur la culture

local, mais sur l'homnis presence militaire. 40

kilometres et les musulmans laissent la place aux

peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en

lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a

priere. Un autre panneau rappel au medecin que les

echographies pour determiner le sexe du bebe sont

interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde

amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez

une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,

alors on prefere sans separer. Le decors, nous

naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan

desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de

lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre

ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon

programme initial. Heureux et triste sera ma premiere

impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a

toujours autant de camp militaire. Et il me fait

marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la

television francaise, marchant dans ce paysage

lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne

plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore

ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,

maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma

petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside

un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres

de haut et mon premier reveille se fera au son des

instruments de musique tibetain et aux prieres des

lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne

saison. Les boutiques se font belle en attendant le

rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute

le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la

pension et partageons nos aventure individuel.Visite

d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,

rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me

redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,

apres une demande de permit et la location d'un

scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.

L'autorisation en main, le duvet accroche avec un

petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence

en plus. Je commence, pardon j'attaque le col

carrossable le plus de la planete, culminant a 5600

metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour

finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour

l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et

moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,

observasion, puis vient la descente et toujours ces

paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La

pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau

jour et le long de la route se retrouve des textes

d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet

espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois

disant bon pour les rumathismes et une passe pour

rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou

caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se

suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu

de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide

de rester et de passer ma premiere nuit a la belle

etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,

avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que

j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le

vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je

repars, m'arrete dans un village et demande

l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de

rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans

l'autre sense et l'ascenssion se transformera en

calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui

n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.

Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des

analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter

pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha

vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie

aux multiples legendes. Des premiers habitants de

l'asie central fuyant les guerres aux soldats

d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau

courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans

la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des

milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de

rencontrer romain un francais donnant de son temps

pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte

tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite

des paysans vers les grandes villes. Je visite avec

lui les villages voisins. Un couple de vieux nous

accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au

vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style

napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de

fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une

quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un

talisman proteger dans une piece de tissus,

certainement une piece en alliage de plusieurs metaux

que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui

vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de

nous montrer son metier a tisser sortie direct de

l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que

romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils

ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a

des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la

maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le

rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.

A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur

blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees

retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de

tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,

deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,

une petite niche recevant tous les vetements de la

famille. La grand mere assiste a la discution en

s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging

bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes

d'un metres de long relier les unes aux autres et le

reste de cheveux en petard sur le crane, le meme

chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de

bande de tissus differente, piece de monnaie, de

chapelet religieux. Autour du cou en plus de son

talisman une petite cuillere en metal. Nous les

quittons pour une autre maison ou des femmes nous

accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette

grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de

parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.

Autre village et je reste pentoi devant le spectacle

ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.

Simple bou de boie avec une pierre pour lester

tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la

minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie

chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour

toujours.

Nous repartons ensemble sur le scooter charger a

rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines

repetant une choregraphie, une danse contre le mal.

Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque

tout est ouvert et les touristes sont la, un peu

jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge

dans une famille avec romain, ou nous avons cette

fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu

de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et

les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la

vaisselle made in china. Dans un angle la television

et les clips de musique laddaki ressassant la

rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes

ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous

cette petite table. La grand mere perpetuant ses

rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,

assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son

petit moulin a priere sur sa table et ses prieres

quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi

khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival

bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.

3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et

un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis

voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et

deja a cette heure la route se transforme en convoie

et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou

tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde

est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de

douze metres de long et que long sort une fois tous

les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette

epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce

dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien

dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du

monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup

de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour

profiter du spectacle et triste de voir cette foire

d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un

peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres

de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.

Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a

notre vie paisible.

from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette

adorable famille ou nous avons sortie les costumes

traditionnels laddaki pour une seance photo dans la

cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est

d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une

vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant

intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes

premiers verres d'alcool depuis deux mois. La

recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon

prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur

est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois

personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison

demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental

et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant

dans les restaurants, toute nationalite confondue,

pour refaire le monde des heures a venir, car nous

nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.

Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer

un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je

pense au club de celibataire et je trouve cela triste.

Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec

cette hospitalite, cette convivialite, parfois

d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.

Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre

petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du

conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6

heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq

chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre

groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste

et moi representant la France. Deux horsemans

(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier

dit grand frere et le guide dit petit frere, point de

nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples

de belge seront de la partie via une autre

organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain

j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de

ce dire que j'ai depense un max de thune pour les

jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que

nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement

au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des

Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus

qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car

je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne

journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir

marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse

isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,

dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon

rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca

chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes

grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches

vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus

petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de

neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce

monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au

gres du soleil couchant transforme l'environnement en

orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la

bache tendu, le cuisinier de chaque expedition

s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que

nous payons point de tente salle a manger et de diner

a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu

Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux

legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,

malade epuise apres une passe a 4800 metres, les

belges me soignent avec leur medecine et apres une

bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de

bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,

ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon

plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux

jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,

partage le meme quotidien, charger certain a 40

kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue

usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans

venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur

front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau

pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se

faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel

pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les

seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces

vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les

paysages du quotidien que je savoure, mais mes

pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,

a quand la prochaine dans les descentes, au vacance

francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres

d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces

plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais

attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que

de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y

serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.

Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de

plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que

de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.

Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me

dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se

fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les

locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute

devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se

feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous

suvolant et nous saluant de son envergure magistral,

comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La

deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour

ici, petite dans ses habits traditionnels, ses

chaussures de feutre et son panier en osier poser sur

le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez

elle a quatre jours de marche, passant les memes

obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis

repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze

heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous

la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:

"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos

poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots

secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,

elle se propose tout simplement de porter mon sac

jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je

vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te

respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les

villages traverses au mode de vie ancestral et qui se

voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce

tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape

plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le

temps de nous laver et de faire une petite lessive et

d'organiser un feux ou nous invitons les autres

expeditions devant une biere ou un rhum, soiree

francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la

Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre

quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de

nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps

de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont

reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant

apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui

n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou

la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere

nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui

voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je

n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux

moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles

scintillant de mille eclats, preferant le luxe de

cette protection precaire, mais qui fut tres

appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le

voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour

nous feliciter de cet exploit personnel, seul les

premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.

Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,

ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de

tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de

metres sur l'artere principal ou toute la vie se

passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une

decision importante et difficile s'impose. Est ce que

je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte

pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute

j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront

entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le

soir venant apres avoir inviter notre team au

restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe

avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce

soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie

a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment

pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,

les parasites professionels, nous sommes de la partie,

assistant a ce moment de joie, ou la famille a du

s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de

couleur nous protegent du vent, la sono, simple

platine CD relier a une batterie qui alimente aussi

trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au

son de musique laddaki, avec pour les hommes un look

de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au

estampe de divers team, casquette et le bandanas pour

recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus

modere, dans un panjabi terne indien et au visage

recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est

tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes

peuvent etre de la partie. Une multitude de pain

attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere

artisanal local) dans leur baquet en plastique ou

tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la

maison ou chaque piece est occupe par une faction

feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres

ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,

je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a

la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et

du moulin a priere. apres quelque temps, elle se

transforme en fanfare un peu defraichie. De retour

dehors et toujours des questions sensibles a poser,

sur le quotidien et de la relation possible entre deux

etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec

son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais

plus combien tieme de verre et je rentre dans la

ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du

monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette

plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est

vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le

clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre

plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un

air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.

Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon

carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus

part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos

Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.

Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize

heure trente de voyage, pas de route mais que de la

piste et parfois roulons dans le lie de la riviere

assechee. Je suis malade, certainement le trop de

secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand

j'y arrive, chek post et ces eternels questions

repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier

a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la

deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et

la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.

Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.

Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me

revoila...

Avec cette semaine loin de tout, des klaxones

intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes

de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour

retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes

et des petites distances parcouruent. Tout cela pour

le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a

tout prit ces produits exotiques.

Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois

mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire

que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui

grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet

en camion local pour rejoindre Manali.

a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de

vos vavances...

from central asia 18: du reve a la realite.

Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.

Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...

from central asia 20: voir disparaitre un monde.

Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).

Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.

On applaudit bien fort.

Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...

Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...

Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...

Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...

J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.

Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.

il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....

Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...

Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...

from central asia 21: breve derniere.

Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...

Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...

Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...

from central asia 22, voyage dans les extremes.

Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.

Ali

Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.

Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...

Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.

Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...

from central asia 23, un autre monde.

Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.

Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.

Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.

Sur ceux bonne lecture.

Fenetre sur Shanghai.

Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…

Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...

La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...

Genese selon moi

Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.

Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.

Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...

Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.

De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.

La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.

Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...

Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.

from central asia 24, on the road again.

Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.

Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.

Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.

Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.

La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.

Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.

Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...

from central asia 25, un passe toujours intacte.

En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.

Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.

Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.

La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...

Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.

Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.

Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...

A bientot, je pense a vous...

from central asia 26 : Steppe et froid.

La Mongolie

Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les

apparences de la simplicite. Tout y est marque par

l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de

loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.

Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.

pdm: (pas de moi)

3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus

petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la

capitale.

Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous

l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui

independance et monde moderne font de tous les jours

une nouvelles experience pour ce peuple qui a su

garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont

leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant

il y a plus de femme qui sortent grader des etudes

superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car

l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent

qu'est la vodka...

A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche

chaude, mais cela durera pas, les separations avec le

groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux

via le transiberien. Laurent qui a du subir

l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le

bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine

tete, les autres qui attendent leurs tour dans le

couloir.

Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre

ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel

m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres

avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote

d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un

jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un

corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin

d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres

avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :

"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.

Toujours de la conversation, aime lire mes textes,

mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais

aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul

et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident

avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit

suivre partout et faire attention comme ici que

l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,

no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire

qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais

ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et

avec d'autre pour partager un autre quotidien...

Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous

accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant

nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et

les paysages qui defile a travers le hublot. Moron

premiere ville etape pour moi. Ville de bois,

palissade rectiligne qui abrite toujours

une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un

batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une

sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de

carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de

bitmes et au carrefour le plus important deux barres

HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une

superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui

faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons

visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent

des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre

honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.

La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a

ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport

regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep

pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me

decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne

peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a

l'internet cafe local la chance popinte son nez, je

rencontre une personne qui possede une guest house sur

le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la

suite remonter le lac et arriver a bon port si cela

est possible.

La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un

passage au bazar ou le commerce principal est la peau

ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros

consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre

possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est

un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja

sur la steppe, au fond les montagnes avec des

troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion

s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la

cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic

time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer

le temps present. Car a par une ville je ne sais pas

se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.

L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et

tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un

paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au

lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux

cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans

le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je

regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur

d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux

heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres

plusieurs mois passe en differente compagnie, je me

retrouve seul face a un nouveau monde.

Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece

ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au

parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un

contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il

n'y a aucune decoration, juste une horloge en

plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux

futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus

marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au

raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a

l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier

avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine

bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a

faire la boutique souvenir qui n'existe pas

d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il

faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne

suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de

la main et le troque existe toujours, alors la petite

vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).

Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait

tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont

au bout du jardin et cela demande une vrai

organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.

L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja

le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136

km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230

metres au plus profond, il represente un pour cent de

la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une

reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les

bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si

c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce

village tout de bois ou les seuls vestiges de beton

date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.

Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la

surface, pas encore suffisant pour engager les

vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place

aux voitures et camions pour ravitailler les villages

au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,

les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.

Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme

un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot

volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y

est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la

barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est

bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne

au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une

cabine, il reste une couverture sur le lit, une

etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo

noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa

lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables

claque encore au bastingage.

Le froid, la glace rend service parfois car pour les

jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre

la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace

rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus

rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut

venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en

occupe normalement, ils doivent tous les jours faire

un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre

poser sur un diable use le temps d'un aller retour et

le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis

gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit

tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire

prendre une photo, la main droite gele en deux minutes

et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi

est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des

forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et

la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout

vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein

la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi

reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des

pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je

n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de

rentrer d'argent alors on perce la glace et on va

chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique

de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de

radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le

soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans

arret la journee et le bois ne manque pas avec la

foret environente. Je prends place autour de la table

pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et

peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio

portatif et chacun se trouve une activite en attendant

que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer

quelques instant et faire tourner la television. Vous

savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car

quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme

l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete

prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois

surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.

il est temps pour eux de rien faire et d'attendre

l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,

entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne

se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre

je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste

tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une

bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour

le sport national, le Resling (lutte mongole), les

jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs

de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en

pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une

culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,

les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,

les arbrites psamoldient, on execute une danse avant

chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a

perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin

il en reste deux qui se dispute le titre de la saison

et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette

meme salle de theatre se transforme en salle de bal et

meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas

d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable

de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,

un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il

va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce

que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et

tout le monde danse en couple sur des pas de valse

(apres reflection c'est certainement un vestige de la

culture russe qui a du plaire au jeune), comme je

l'imagine pour mes aines, j'adore les voir

tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse

on fuit son partenaire comme la peste. Apres la

coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant

dans le generateur tout le monde s'en va.

L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la

salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste

entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas

d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple

d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,

potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle

source d'inspiration mais aussi pour aider et

developper l'artisanat local, car le tourisme sera la

nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini

on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce

qui est super, c'est que meme sans argent on occupe

les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez

l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee

continue avec la visite du centre antisismique, puis

de me faire inviter par une famille pour le repas de

midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder

comme a chaque fois au deballage des articles souvenir

a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand

quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question

sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller

plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec

des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette

derniere soiree ou une de mes questions genes et des

jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La

question etait l'effet de la televison sur les plus

jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air

communiste et ces trois wool factory et cet argent qui

circuler plus facilement. La separation n'a pas

changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus

simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges

de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence

1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a

pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,

mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les

jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se

retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas

avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour

ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en

souvenez. De venir faire des discours et depenser des

sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire

enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.

Il est temps de rentre, cette petite excursion se

fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche

chaude et un repas servit sur une table normal. Je

retrouve July la photographe qui me fait par de son

excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les

rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a

la capital dans notre loft, une sorte de colocation,

Noel me raconte son passage dans l'ouest a la

frontiere Kazak tout seul.

Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre

surveiller comme un espion.

Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance

d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de

trainer encore un peu. Une proposition de travaille a

Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient

de mettre proposer et l'envie de vous faire partager

ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre

avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut

dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain

monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.

Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps

passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,

Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai

oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A

chacun son aventure et la votre est aussi dur que la

mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien

d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.

Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et

un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas

revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le

debut du mois de fevrier.

from central asia 27, voyage d'une tete

Voyage d'une tete.

Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.

Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.

De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.

Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.

Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...

Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.

La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...

La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.

Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.

Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.

Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.

Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...

Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.

Bonne lecture...

Himalaya qui veut dire

Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?

Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?

Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.

Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.

Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.

Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.

On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.

Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,

les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.

Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.

Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…

Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.

Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.

c.h
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
Trip to Morocco in September-October 2025, in our camper van
by Yan55 · 2025-12-27 · 21 replies
Hi everyone, We’re just back from a month-long trip to Morocco in our camper van. After crossing France (we left from the Nantes area) and Spain, we arrived in Algeciras where we bought our boat tickets to Tangier. When we got to Tangier, as we were going through customs, you can imagine our surprise when the customs officer took our road map of Morocco and pointed out the label "Western Sahara" (just like in the forum’s destination section, by the way!). He wanted it to say "Moroccan Sahara" instead!!! But there was nothing we could do—it was an old map... He wouldn’t listen, and after long discussions with the other (younger) customs officers, he finally gave it back and let us through... Unbelievable! Later, we heard that other travelers had their maps confiscated outright. So, hide it well if you want to keep yours!!!

Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.

Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!





Conseils pour une randonnée niveau débutant en Normandie English translation pending
by TrekFab · 2020-06-16 · 47 replies
Bonsoir tout le monde !🙂

J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.

Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?

Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet

Bonne soirée
Le premier jour English translation pending
by Atila · 2020-04-13 · 963 replies
Nous sommes le xx xx xxxx, jour de votre déconfinement, vous êtes guéri ou n'avez jamais été en contact avec le virus couronné. Qu'imaginez-vous faire en premier ? 😛

(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
by Bruno31 · 2020-03-11 · 155 replies
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.

En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…

Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !

Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.

Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet

Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...

Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.

La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…

Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.

(à suivre)
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
by Yan55 · 2017-03-12 · 26 replies
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ? Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption... Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement... Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) : -atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits) -Monywa (1 nuit) -Pakokku (1 nuit) -Mindat (3 nuits) -Bagan (Nyaung U) (4 nuits) -Kalaw (3 nuits) -marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits) -Yangon (2nuits) -Mawlaymine (2 nuits) -Hpa-An (3 nuits) Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€ Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...

La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372

Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!

En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland English translation pending
by Bluequark · 2016-04-18 · 199 replies
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland

Etablissement du parcours

L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.

Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.

Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :

Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France





Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.

Les hébergements

Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.

Bilan

Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Namibie: 15 jours en famille avec chauffeur, juillet - août 2015 English translation pending
by LouisonBillo · 2015-08-14 · 71 replies
Salut,

Je vais tenter de m'appliquer dans la rédaction car j'ai la mauvaise habitude de ne pas me relire et j'ai vu depuis mes nombreuses fautes et oublis !

Arrivés le 25 juillet avec mon épouse nous avions prévu de dormir chez des amis à mi chemin entre la capitale et l'aéroport. Manque de bol n°1 : plus de place dans sa maison. Bon on va camper alors ! Manque de bol numéro 2 : ils annoncent des nuits glaciales (c'est l'endroit le plus froid de la Namibie avec un record à - 24 °C !) Ces premières nuits à -8°C voire moins ont poussé nos amis à nous réserver une nuit à Heja Lodge (on a du mettre le chauffage d'appoint le premier soir) puis à Airport Lodge : patronne très sympa et accueillante, chalets confortables et spacieux (photo) Puis ensuite nous avons passé 2 jours à Duesternbrock à 30 km de Windhoek: c'est valloné, ily a une rivière permanente le site est superbe, on mange le soir avec le proprio dans une ambiance post coloniale. On dort dans un hippo chalet au bord du lac superbe, des oryx, girafes, gnous, koudous, aigles pêcheurs, pélicans et et... des hippos. Le matin scenic drive à 7h00 avec couverture et polaire puis après midi "guépards et léopards drive" (un vulgaire nourrissage d'animaux parqués et familiarisés à la présence humaine) : bof et re bof

Puis 4 jours après nous sont arrivés nos amis et famille : nous serons 8 dont 2 ados et un chauffeur. NB : notre loueur (et moi aussi) ne voulait pas nous laisser conduire "l'autobus" Land Rover Defender safari à 9 places. Nous avons choisi l'option chauffeur (moins cher qu'un guide) mais qui nous a beaucoup aidé pour les animaux et les belles histoires sur la faune, les peuples et la Namibie. C'est en plus un Himba et nous avons beaucoup appris.

Suite à suivre 😎
Carnet de galère d'un trek en Forêt noire English translation pending
by Voulk · 2015-02-20 · 6 replies
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.

Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛

Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...

C'est ici que l'aventure en solo commence...

Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!

Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.

Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"

Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.

Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.

Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!

A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.

Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.

Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!

Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪

Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.

Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .

Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.

Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄

Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!

On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!

Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.

"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.

En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.

Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.

Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.

Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.

C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..

J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.

Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.

Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!

Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)

C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.

Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...

En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!

Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!

La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.

Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎

Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.

Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.

J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊

Que s'est-il donc passé???

Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!

Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?

Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.

La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.

Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.

100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.

Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??

J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.

Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.

Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.

Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.

J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!

Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇

Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!

Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!

Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!

Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!

Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.

Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".

Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.

Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!

Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.

Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!

Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.

A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.

Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel

Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...

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