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Hésitation pour trois jours entre Madrid, Séville et Porto ou Lisbonne English translation pending
😉Bonjour à tous,
Via Marseille et Ryanair, je souhaiterai faire un petit trip de 3 jours voire plus selon la destination, entre ces 3 villes ... (Madrid, Seville, porto)
Quelle ville me conseillerez vous pour le mois de juillet et pourquoi ?
1- Je connais PAS du tout le Portugal et Porto ou Lisbonne, mais cela me semble vraiment sympas et beau, et proche de la MER / Plages aussi ... Est ce que Porto OU LISBONNE vaut le déplacement ?
2 - Apres avori fait souvent barcelona et la costa del sol, que vaut Madrid en juillet ? est ce bien ? je vois bcp de commentaires negatifs par rapport à Barcelone ? et qu'en est il de Seville ??
Merci de vos avis !!!!🙂
Via Marseille et Ryanair, je souhaiterai faire un petit trip de 3 jours voire plus selon la destination, entre ces 3 villes ... (Madrid, Seville, porto)
Quelle ville me conseillerez vous pour le mois de juillet et pourquoi ?
1- Je connais PAS du tout le Portugal et Porto ou Lisbonne, mais cela me semble vraiment sympas et beau, et proche de la MER / Plages aussi ... Est ce que Porto OU LISBONNE vaut le déplacement ?
2 - Apres avori fait souvent barcelona et la costa del sol, que vaut Madrid en juillet ? est ce bien ? je vois bcp de commentaires negatifs par rapport à Barcelone ? et qu'en est il de Seville ??
Merci de vos avis !!!!🙂
Accident responsable avec une voiture de location à Las Vegas: démarches? English translation pending
Bonjour à tous,
je vous écris car je n'arrive pas à trouver de réponse... J'ai eu un accident hier en voiture de location où j'ai été déclaré responsable (et je l'étais).
J'ai souscrit l'assurance SLI (la liability) et j'ai payé avec une visa premier.
Quelles sont maintenant les démarches ? Je pense que les deux voitures sont très abîmées... elles sont toutes les deux reparties sur un plateau.
Merci d'avance,
Laurent
je vous écris car je n'arrive pas à trouver de réponse... J'ai eu un accident hier en voiture de location où j'ai été déclaré responsable (et je l'étais).
J'ai souscrit l'assurance SLI (la liability) et j'ai payé avec une visa premier.
Quelles sont maintenant les démarches ? Je pense que les deux voitures sont très abîmées... elles sont toutes les deux reparties sur un plateau.
Merci d'avance,
Laurent
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Danger du voyage! English translation pending
Voici mon petit debat du jour... d'apres-vous, peut-on trop voyager ? Le fait de voyager peut-il devenir une drogue, une sorte de fuite en avant ?
Qui va dans l'ouest des États-Unis et quels circuits fin mai-juin 2011? English translation pending
Hello,
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛
@+ Vnoa
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛
@+ Vnoa
De retour du Costa Pacifica! English translation pending
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛
bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer
donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà
katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome,
donc:
nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer
parking low cost complet
parking longue durée complet
garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois...
selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h
je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule....
mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi
là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter....
nous arrivons à savone...
avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé
nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites.....
zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! )
bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!!
ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau...
sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....)
bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4
rebolote de retour à l'accueil sans resultat
nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪)
passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie)
à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper ....
avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel
les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite
dans la soirée nous passons nous inscrire au spa
grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois...
nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!!
bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal
bon j'arrête pour le moment
quelque photos
1 accé privé au spa
2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet
4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage
à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra....
bon je vous laisse
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
Salut à tous,
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Périple en été 2011: Colombie-Britannique, Yukon, Alaska puis le nord de l'Arizona English translation pending
bonjour
Eté 2011 : nous passerons à nouveau (mon épouse et moi) l'été dans l'Ouest du continent Américain. Je ne ferai pas de carnet de voyage rigoureux proprement dit (une première tentative difficile m'a montré que cela est beaucoup trop ambitieux pour moi, trop chronophage). Cependant, je me propose, à partir de la présente file, de décrire sommairement le projet avant le départ, puis éventuellement, si cela est gérable pour moi et intéresse des gens, de donner quelques nouvelles au fur et à mesure de son avancement ; enfin je pourrais tenter de répondre aux questions de ceux que ce voyage pourrait inspirer. Je ne mettrai probablement pas de photos, sinon peut-être occasionnellement, quelques unes en vignette. Les incertitudes concernant notre voyage de cet été, se lèvent petit à petit. Les vols sont maintenant réservés, les excursions "pointues" (d'un point de vue organisation) également. Ainsi le projet se précise ; mais il demeure, en fonction des impondérables, ou de l'humeur et du courage du moment, susceptible de varier sensiblement autour de la trame prévue (cependant, certains points fixes, dans l'espace et dans le temps, devront être respectés).
++++++++++++++++++++++++++++++++++Mardi 28 juin 2011 : vol AF 0064 > LAX, arrivée 19h05. Auto pour une courte période (on doit se rapprocher de John Waynes Airport à Santa Ana, à moins d'une heure de route de LAX). Mercredi 29 juin : vol SNA-Seattle. Voiture. Route. Nuit à Abbotsford (frontière canadienne). En quelques jours, traversée tranquille de l'Okanagan, Yoko NP, Lake Louise, et enfin Jasper. Puis marche forcée (étapes de 1000km environ), via l'Alaska Highway, jusqu'à Whitehorse (Yukon). Le 8 Juillet : depuis Whitehorse, AR de la journée à Skagway (Alaska -AK-), où c'est fête. Ils célèbrent ce jour là l'anniversaire de la mort de Soapy Smith, célèbre truand qui avait tyrannisé la ville à l'époque de la ruée vers l'or du Klondike de 1898. Folklore, folklore... Route vers Dawson City ("gold panning" au programme). Top of the World Highway. Puis route rapide jusqu'à Anchorage, puis Homer (AK). Le 13 Juillet, excursion de la journée en hydravion depuis Homer vers Brooks Falls dans Katmai NP, dans la péninsule aléoutienne (cela avait été notre coup de coeur lors de notre voyage précédent, en 2007). Trajet vers le parc naturel de Wrangell-St Helias (soit par la route, soit en ferry via Valdez), en particulier la région de McCarthy et Kennicott (également un coup de coeur à revivre). Route vers Haines Junction (Yukon) où nous espérons enfin survoler le célèbre Kaskawulsh Glacier dans Kluane NP (cela avait toujours été impossible lors de nos voyages précédents, pour raison météo, ou avion indisponible). Puis route vers Haines. Nous y avons laissé des amis en 2007 que nous espérons retrouver. Mais aussi ours, bald eagles, saumons. Si possible, survol en avion de Glacier Bay.A partir de Haines, notre voyage se poursuivra vers le Sud en ferry, dans un très bel environnement marin (glaciers, baleines, orques, ...) ; l'auto, en cale, sera récupérée à chaque escale. L'agenda a dû être revu ces derniers jours (escales plus courtes), afin de tenir compte d'une contrainte nouvelle : être le 31/7 en Arizona (la tuile, mais on l'a un peu cherchée). Toutes ces escales, excepté la première, seront des nouveautés pour nous, car ces villes ne sont pas connectées au réseau routier américain.Ainsi donc, escale de 4 jours à Juneau, capitale de l'AK. Excursion en bateau le 22/7 à Tracy Arm. Nous gardons également l'espoir de passer une journée sur Admiralty Island (spot très célèbre pour sa densité en ours ; mais accès ultra limité). Sitkia, capitale de l'AK au temps de la souveraineté russe. Wrangell, avec excursion de la journée à Anan Creek le 26/7, toujours pour voir les ours (accès très contingenté, mais nous avons réussi à obtenir les deux permis nécessaires). Ketchikan. Enfin, débarquement à Bellingham (au nord de Seattle) le 30/7 au matin. Vol en milieu de journée sur Las Vegas. Continuation en voiture jusqu'à Page (AZ), où nous arriverons tard le soir. Le 31/7 : the Wave que ma femme tenait absolument à revoir une dernière fois, tant que ce n'est pas rigoureusement impossible (nous venons d'apprendre que nous avons gagné 2 permis pour CBN le 31/7 à la loterie internet). Nous visiterons très en détail cette fois toute la partie haute. Quelques jours "wild" dans la région de Page, puis d'Escalante (autour de la HITR road). Enfin, curieux de voir la nouvelle topologie du site suite à l'inondation de l'automne dernier, nous tenterons de revenir à Havasupai, si toutefois les Indiens daignent réouvrir le site au public d'ici là (sinon, ce sera 2-3 jours de bulle à Palm Springs). Et départ le 10/8 pour la France depuis LAX. Nous logerons durant tout ce temps en hôtel, motel, cabine, cabane, BnB, roadhouse, ..., donc dans des chambres en dur (nous l'espérons). Nous aurons deux fils rouges durant ce voyage (il convient de se fixer des objectifs) :les ours ; nous en verrons bien sûr souvent au bord des routes un peu partout, mais irons également les retrouver là où ils sont en grand nombre, à la recherche de leur nourriture favorite, le saumon sauvage (Katmai NP et Brooks River, Wrangell-St Helias NP, Haines, Admiralty Island (pas sûr), Anan Creek, ...), retrouver la trace que des Lyonnais ont pu laisser durant la grande ruée vers l'or du Klondike. Ils étaient en effet particulièrement nombreux, actifs et bien organisés, ont écrit des livres passionnants, ont mis en place en France le "syndicat des Lyonnais du Klondike" (société à actions pour financer leur expédition, à la fin du XIX siècle). Les musées et archives de Skagway (Chilcott), Whitehorse et Dawson City seront visités avec soin (si ma femme ne s'en lasse pas). ++++++++++++++++++++++++++++++++++
Il est clair que de nombreuses critiques de ce trajet peuvent sans peine être formulées. Je vais en citer quelques unes pour les désamorcer.
1/ pourquoi faire un AR depuis Seattle, et ne pas arriver directement en avion à Anchorage (AK), ou Whitehorse (Yukon) ? En fait, ce sera mon quatrième voyage en Alaska, et surtout mon troisième roadtrip de longue durée dans ces pays nordiques, toujours depuis Seattle ou le Sud du Canada. Et j'aime ça ! La route via l'Alaska Highway est incroyablement longue, mais aussi tellement belle. Ce sera peut-être la dernière fois que je la conduirai, compte tenu des années qui passent. Et cette fois, nous ne la parcourons qu'une fois, car le retour sera fait principalement en ferry, nous ouvrant ainsi des horizons nouveaux (la voiture nous sera utile aux escales). Cela permettra de découvrir des régions encore inconnues de nous (Panhandle, passage intérieur).
2/ mais alors, pourquoi arriver et partir de Los Angeles, et non de Seattle ? En fait, c'est à Air France et aux restrictions draconiennes de son programme de fidélisation Flying Blue, qu'il faudrait poser la question. En effet, il me reste encore pas mal de miles à écluser et, tant qu'à faire, voyager en Business. Or les places proposées par AF dans ces conditions sont maintenant plus que restreintes (surtout si on en veut deux sur le même vol), excepté sur LAX. Puis le choix de SNA plutôt que LAX pour rejoindre Seattle, est justifié par des raisons tarifaires. J'ai en effet trouvé depuis ce petit aéroport de banlieue, à l'enregistrement très facile et rapide, un vol vers SEA à un tarif insignifiant (60$/personne environ, bagages compris).
3/ vous n'allez pas dans le Nord de l'AK (Fairbanks, et surtout Denali NP) très réputé. En fait j'ai vu tout cela plusieurs fois lors de voyages antérieurs, et cela ne me tente plus. Denali est certes très beau, mais on trouve à mon sens encore bien mieux ailleurs en Alaska (cette opinion n'est pas partagée par la plupart de ceux qui connaissent l'AK, mais chacun peut avoir son avis...).
4/ vous ferez, en particulier à l'aller (entre Jasper et Whitehorse), des étapes super longues et épuisantes, alors que vous critiquez dans d'autres messages sur V.F. ceux qui visitent les USA avec des étapes en voiture trop longues. Exact, mais j'ai déjà conduit ces trajets de cette manière dans le passé, et m'accommode très bien de ces longues et rudes transitions, dans la mesure où elles permettent beaucoup de périodes plus cool par ailleurs… Et puis, il n'y a aucune raison pour que je sois obligé de faire ce que je conseille aux autres.
++++++++++++++++++++++++++++++++++ pour info, quelques données sur mon dernier voyage dans ces contrées, en 2007 : http://voyageforum.com/...post=1237304#1237304 ++++++++++++++++++++++++++++++++++ Si certains disposent d'infos, de conseils ou d'avis judicieux et précis (que faire, qu'éviter, adresse, logement, randonnée, bon coup, …), nous sommes preneurs. En particulier pour les régions que je ne connais que peu, ou pas du tout, c'est à dire : - en Colombie Britannique : Nord Okanagan, Revelstoke NP, Glacier NP (pas celui des USA) et Yoko NP. - en Alaska, toutes les escales marines de l'HMHS citées plus haut, au Sud de Haines.
Merci par avance, si vous m'avez lu jusque là, et encore plus si vous me répondez.
JP
Eté 2011 : nous passerons à nouveau (mon épouse et moi) l'été dans l'Ouest du continent Américain. Je ne ferai pas de carnet de voyage rigoureux proprement dit (une première tentative difficile m'a montré que cela est beaucoup trop ambitieux pour moi, trop chronophage). Cependant, je me propose, à partir de la présente file, de décrire sommairement le projet avant le départ, puis éventuellement, si cela est gérable pour moi et intéresse des gens, de donner quelques nouvelles au fur et à mesure de son avancement ; enfin je pourrais tenter de répondre aux questions de ceux que ce voyage pourrait inspirer. Je ne mettrai probablement pas de photos, sinon peut-être occasionnellement, quelques unes en vignette. Les incertitudes concernant notre voyage de cet été, se lèvent petit à petit. Les vols sont maintenant réservés, les excursions "pointues" (d'un point de vue organisation) également. Ainsi le projet se précise ; mais il demeure, en fonction des impondérables, ou de l'humeur et du courage du moment, susceptible de varier sensiblement autour de la trame prévue (cependant, certains points fixes, dans l'espace et dans le temps, devront être respectés).
++++++++++++++++++++++++++++++++++Mardi 28 juin 2011 : vol AF 0064 > LAX, arrivée 19h05. Auto pour une courte période (on doit se rapprocher de John Waynes Airport à Santa Ana, à moins d'une heure de route de LAX). Mercredi 29 juin : vol SNA-Seattle. Voiture. Route. Nuit à Abbotsford (frontière canadienne). En quelques jours, traversée tranquille de l'Okanagan, Yoko NP, Lake Louise, et enfin Jasper. Puis marche forcée (étapes de 1000km environ), via l'Alaska Highway, jusqu'à Whitehorse (Yukon). Le 8 Juillet : depuis Whitehorse, AR de la journée à Skagway (Alaska -AK-), où c'est fête. Ils célèbrent ce jour là l'anniversaire de la mort de Soapy Smith, célèbre truand qui avait tyrannisé la ville à l'époque de la ruée vers l'or du Klondike de 1898. Folklore, folklore... Route vers Dawson City ("gold panning" au programme). Top of the World Highway. Puis route rapide jusqu'à Anchorage, puis Homer (AK). Le 13 Juillet, excursion de la journée en hydravion depuis Homer vers Brooks Falls dans Katmai NP, dans la péninsule aléoutienne (cela avait été notre coup de coeur lors de notre voyage précédent, en 2007). Trajet vers le parc naturel de Wrangell-St Helias (soit par la route, soit en ferry via Valdez), en particulier la région de McCarthy et Kennicott (également un coup de coeur à revivre). Route vers Haines Junction (Yukon) où nous espérons enfin survoler le célèbre Kaskawulsh Glacier dans Kluane NP (cela avait toujours été impossible lors de nos voyages précédents, pour raison météo, ou avion indisponible). Puis route vers Haines. Nous y avons laissé des amis en 2007 que nous espérons retrouver. Mais aussi ours, bald eagles, saumons. Si possible, survol en avion de Glacier Bay.A partir de Haines, notre voyage se poursuivra vers le Sud en ferry, dans un très bel environnement marin (glaciers, baleines, orques, ...) ; l'auto, en cale, sera récupérée à chaque escale. L'agenda a dû être revu ces derniers jours (escales plus courtes), afin de tenir compte d'une contrainte nouvelle : être le 31/7 en Arizona (la tuile, mais on l'a un peu cherchée). Toutes ces escales, excepté la première, seront des nouveautés pour nous, car ces villes ne sont pas connectées au réseau routier américain.Ainsi donc, escale de 4 jours à Juneau, capitale de l'AK. Excursion en bateau le 22/7 à Tracy Arm. Nous gardons également l'espoir de passer une journée sur Admiralty Island (spot très célèbre pour sa densité en ours ; mais accès ultra limité). Sitkia, capitale de l'AK au temps de la souveraineté russe. Wrangell, avec excursion de la journée à Anan Creek le 26/7, toujours pour voir les ours (accès très contingenté, mais nous avons réussi à obtenir les deux permis nécessaires). Ketchikan. Enfin, débarquement à Bellingham (au nord de Seattle) le 30/7 au matin. Vol en milieu de journée sur Las Vegas. Continuation en voiture jusqu'à Page (AZ), où nous arriverons tard le soir. Le 31/7 : the Wave que ma femme tenait absolument à revoir une dernière fois, tant que ce n'est pas rigoureusement impossible (nous venons d'apprendre que nous avons gagné 2 permis pour CBN le 31/7 à la loterie internet). Nous visiterons très en détail cette fois toute la partie haute. Quelques jours "wild" dans la région de Page, puis d'Escalante (autour de la HITR road). Enfin, curieux de voir la nouvelle topologie du site suite à l'inondation de l'automne dernier, nous tenterons de revenir à Havasupai, si toutefois les Indiens daignent réouvrir le site au public d'ici là (sinon, ce sera 2-3 jours de bulle à Palm Springs). Et départ le 10/8 pour la France depuis LAX. Nous logerons durant tout ce temps en hôtel, motel, cabine, cabane, BnB, roadhouse, ..., donc dans des chambres en dur (nous l'espérons). Nous aurons deux fils rouges durant ce voyage (il convient de se fixer des objectifs) :les ours ; nous en verrons bien sûr souvent au bord des routes un peu partout, mais irons également les retrouver là où ils sont en grand nombre, à la recherche de leur nourriture favorite, le saumon sauvage (Katmai NP et Brooks River, Wrangell-St Helias NP, Haines, Admiralty Island (pas sûr), Anan Creek, ...), retrouver la trace que des Lyonnais ont pu laisser durant la grande ruée vers l'or du Klondike. Ils étaient en effet particulièrement nombreux, actifs et bien organisés, ont écrit des livres passionnants, ont mis en place en France le "syndicat des Lyonnais du Klondike" (société à actions pour financer leur expédition, à la fin du XIX siècle). Les musées et archives de Skagway (Chilcott), Whitehorse et Dawson City seront visités avec soin (si ma femme ne s'en lasse pas). ++++++++++++++++++++++++++++++++++
Il est clair que de nombreuses critiques de ce trajet peuvent sans peine être formulées. Je vais en citer quelques unes pour les désamorcer.
1/ pourquoi faire un AR depuis Seattle, et ne pas arriver directement en avion à Anchorage (AK), ou Whitehorse (Yukon) ? En fait, ce sera mon quatrième voyage en Alaska, et surtout mon troisième roadtrip de longue durée dans ces pays nordiques, toujours depuis Seattle ou le Sud du Canada. Et j'aime ça ! La route via l'Alaska Highway est incroyablement longue, mais aussi tellement belle. Ce sera peut-être la dernière fois que je la conduirai, compte tenu des années qui passent. Et cette fois, nous ne la parcourons qu'une fois, car le retour sera fait principalement en ferry, nous ouvrant ainsi des horizons nouveaux (la voiture nous sera utile aux escales). Cela permettra de découvrir des régions encore inconnues de nous (Panhandle, passage intérieur).
2/ mais alors, pourquoi arriver et partir de Los Angeles, et non de Seattle ? En fait, c'est à Air France et aux restrictions draconiennes de son programme de fidélisation Flying Blue, qu'il faudrait poser la question. En effet, il me reste encore pas mal de miles à écluser et, tant qu'à faire, voyager en Business. Or les places proposées par AF dans ces conditions sont maintenant plus que restreintes (surtout si on en veut deux sur le même vol), excepté sur LAX. Puis le choix de SNA plutôt que LAX pour rejoindre Seattle, est justifié par des raisons tarifaires. J'ai en effet trouvé depuis ce petit aéroport de banlieue, à l'enregistrement très facile et rapide, un vol vers SEA à un tarif insignifiant (60$/personne environ, bagages compris).
3/ vous n'allez pas dans le Nord de l'AK (Fairbanks, et surtout Denali NP) très réputé. En fait j'ai vu tout cela plusieurs fois lors de voyages antérieurs, et cela ne me tente plus. Denali est certes très beau, mais on trouve à mon sens encore bien mieux ailleurs en Alaska (cette opinion n'est pas partagée par la plupart de ceux qui connaissent l'AK, mais chacun peut avoir son avis...).
4/ vous ferez, en particulier à l'aller (entre Jasper et Whitehorse), des étapes super longues et épuisantes, alors que vous critiquez dans d'autres messages sur V.F. ceux qui visitent les USA avec des étapes en voiture trop longues. Exact, mais j'ai déjà conduit ces trajets de cette manière dans le passé, et m'accommode très bien de ces longues et rudes transitions, dans la mesure où elles permettent beaucoup de périodes plus cool par ailleurs… Et puis, il n'y a aucune raison pour que je sois obligé de faire ce que je conseille aux autres.
++++++++++++++++++++++++++++++++++ pour info, quelques données sur mon dernier voyage dans ces contrées, en 2007 : http://voyageforum.com/...post=1237304#1237304 ++++++++++++++++++++++++++++++++++ Si certains disposent d'infos, de conseils ou d'avis judicieux et précis (que faire, qu'éviter, adresse, logement, randonnée, bon coup, …), nous sommes preneurs. En particulier pour les régions que je ne connais que peu, ou pas du tout, c'est à dire : - en Colombie Britannique : Nord Okanagan, Revelstoke NP, Glacier NP (pas celui des USA) et Yoko NP. - en Alaska, toutes les escales marines de l'HMHS citées plus haut, au Sud de Haines.
Merci par avance, si vous m'avez lu jusque là, et encore plus si vous me répondez.
JP
Quelques parcs américains rarement évoqués English translation pending
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...
Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.
Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.
Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).
Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.

Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.
La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
Henry
Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.
Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.
C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).

En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).

Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.

Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.

Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USA
Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea
La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.
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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.
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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.
Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.
Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bi��re ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.
Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.
La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.
Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.

Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.
En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.
Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
HenryDirection John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).
En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).
Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.
Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.
Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USAMême si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San AndreaLa route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bi��re ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.
Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Voyage en Guinée Conakry du 27 février au 13 mars 2011 English translation pending
VOYAGE EN GUINEE CONAKRY DU 27/02/2011 AU 13/03/2011.
Ce voyage je l’attendais depuis longtemps et enfin je l’ai fait. Je ne m’attendais pas forcément à partir en guinée car c’est un pays qu’on connaît peu et dont on n’entend pas parler. En fait je fais de la danse dans une association BAGA PERCUSSION, cela fait longtemps que je les connais. Dans les conversations j’entendais parler de ce voyage, certaines me racontaient ce qu’elles y avaient vécu, d’autres rêvaient de ce qu’elles allaient y vivre donc ça m’a donné envie. Cette association est tenue par Yves un musicien qui vient de là bas et sa femme. Il nous a fait connaître son pays, sa culture, son village…C’est un voyage équitable, qui propose une juste rémunération des prestations locales et une participation au financement de projets locaux, il est riche en échange, solidarité et en couleur. Ce voyage permet de pratiquer la danse et la musique tout en ayant un échange régulier avec les locaux, en découvrant leur façon de vivre et leur culture donc c’est ce voyage que je vous présente ce soir.
Le 28/02/2010 départ pour l’aéroport je me suis faite accompagnée et aidé dans mes démarches car je n’ai pris qu’une fois l’avion dans ma vie, j’avais 16 ans pour aller en Angleterre. Donc arrivée à l’avance puis montée dans l’avion à 7h20. Et là le décollage j’ai eu une sueur froide, des palpitations, j’ai cru que j’allais mourir ! Heureusement les personnes qui m’entouraient étaient assez sympas et patiente !!
Nous sommes arrivés à Paris pour une escale d’au moins 3h avant le redécollage. Ce qui m’a frappé lors de cette escale c’est que les Africains qui revenaient au pays étaient tous habillés chics avec le costard, les lunettes classes, le chapeau… alors que toi pauvre foté (blanc) tu t’habilles simple voir comme un local pour ne pas tenter le diable ! Ça tue !
Ça allait un peu mieux dans l’avion car, comme on y restait plus longtemps on avait la musique, les films, et j’étais en la bonne compagnie d’une femme Guinéenne de Conakry et sa petite fille avec qui j’ai discuté pas mal, plus d’autres dames de Conakry qui se sont jointes à nous ce qui m’a fait oublier la peur de l’avion heureusement !!
Arrivée : Conakry pour notre stage de danse et djembé, but de notre séjour, avec l’association Baga percussion. Il est 19h soit une heure de décalage avec la France (quand il est 20 h en France il est 19h en Guinée). On était 9 plus les 2 organisateurs.
Dès ma sortie d’avion une chaleur intense, lourde, irrespirable m’a envahit, je me suis dit ça promet ! Après avoir récupéré mes bagages, j’ai rejoint le groupe qui m’attendait : ouf j’étais enfin arrivée ! L’aéroport grouillait de monde : badauds, vendeurs ambulant, échangeurs d’euros en franc guinéen qui est la monnaie locale (soit dit en passant pour 100 euros tu as environ 1 000 000 de francs guinéen ce qui veut dire que tu es « riche » et tu as une bonne liasse de billet en petite coupure !!) qu’il vaut mieux planquer pour ne pas tenter mais c’est un peu difficile de planquer une liasse de billet !!
Après une attente assez longue mélangée de conversations, de présentations d’amis, de personnes qui allaient nous accompagner durant le stage…, nous voilà en voiture. Depuis mon arrivée j’ai l’impression que tout ce qui m’arrive est irréel tellement je n’arrive pas à croire qu’enfin je l’ai fait, j’ai voyagé en Guinée, en pays Africain.
Au début les routes sont correctes mais dès qu’on arrive dans le quartier du lymbaya, lieu de notre séjour, elles se transforment vite en piste avec de grosses crevasses et de la poussière partout. On est enfin arrivé dans la villa. Nous dormons par terre sur nos matelas de camping avec la moustiquaire car le paludisme est très présent là bas donc mieux vaut se couvrir le soir de vêtements imprégnés et d’aérosol anti moustique. Il n’y a pas toujours d’électricité (ça fonctionne avec un générateur et par quartier) et parfois c’est dur avec une lampe électrique pour bien voir et retrouver les choses, mais on s’adapte très bien. Il y a 2 salles de bain qui ne sont pas très hygiénique, l’une d’entre elle a une douche avec juste un robinet et pas de pommeau, les WC n’ont pas de chasse d’eau, il faut y verser un seau d’eau afin que le tout s’en aille.
Après une courte installation, on est parti se balader non loin de la maison pour acheter des bricoles car il y a tout un tas de petites boutiques partout, qui vendent pleins de choses : des cigarettes, des bougies, des fruits… ou des spécialisées comme des couturiers, des salons de coiffure, des bars… (Le tout dans un noir total, c’est pourquoi on voit pas mal de lampes torches dans les rues, ). Nous croisons des gens partout de tous âges circulant avec les chiens, les poules et poussins, les voitures…
Après cette petite excursion on a mangé un plat de mangue, poisson séché, patate douce le tout un peu épicé et décidé d’aller boire un verre dans le quartier. Dans le bar, assez sympa, ils y passaient de la musique française mais style nostalgie (Marc Lavoine) et musique internationale des années 80 c’était marrant ! Après on a fait un tour un peu plus loin on s’est arrêté manger des brochettes de viande de dindon épicées pas mauvais du tout mais bien gras ! On s’est baladé tard mais il y avait toujours du monde et les boutiques ouvertes. Puis on est rentré à la villa. Un jeune Africain qui se trouvait avec nous, m’a collé toute la soirée. Un peu dragueur, il a tenté sa chance avec toutes les filles : il a vu un troupeau de dindes arriver il s’est dit chouette ! super ! il ne savait plus où donner de la tête !! Alors une nouvelle dinde qui arrive et c’est la fête !, mais bien entendu le tout dans le respect la situation m’a amusé car c’était rigolo de le voir faire !! Lorsque l'on est rentré, il nous a montré des pas de danses improvisés, vu qu’il est danseur et musicien dans une compagnie, et il était là : ouah ! Super ! Ça nous a fait rire.
Le 27/02/2011, le matin après le petit déj. Petite ballade. L’école à Conakry : il y en a peu : collège, lycée, université et parfois tout le monde tourne dans la même classe. Ils portent des uniformes de couleurs différentes selon la classe : maternelle, primaire, collège, école coranique, lycée mais dès qu’ils arrivent à l’université l’uniforme n’existe plus, chacun est libre de porter ce qu’il veut. Puis préparation pour le voyage à Katako. On devait partir à 11h30 mais on est en Afrique et là bas on attend et on n’est pas pressé, en plus on vit sans montre, sans heure (une première pour moi) alors avec le groupe on s’est occupé : certains ont pris les djembés et ont joué des rythmes et nous on a dansé des chorées que l’on connaissait de France. Après le chargement des voitures on est enfin parti vers 15h30. Je me trouvais dans la voiture des artistes (ouah !) À 4 derrière serrés comme des sardines ! On a mis de l’essence, prit de quoi boire, grignoter et départ une bonne fois pour toute.
Je ne connaissais pas du tout Conakry, je m’attendais à un semblant de ville tout de même, mais le chemin que l'on a pris pour aller à Katako était horrible ! ! Des ordures partout, certaines en train de bruler, de la pollution, des gens partout, des boutiques faites avec les moyens du bord en tôle et plastiques. L’air était chaud et irrespirable entre les odeurs de pollution de part les voitures qui crachaient noires, les poubelles qui brûlent, la poussière de la terre rouge au sol, on aurait vraiment dit un bidonville ! En plus les animaux mangent dans les détritus et l’eau sale et croupie Beurk !! Mais bon heureusement on n’est resté à Conakry que peu de temps, malgré tout on y a fait de bons contacts car les gens sont très gentils et ouverts.
Quelques heures plus tard on voit enfin un peu de végétation, le paysage change et devient magnifique.
Sur la route, tu te demandes comment certaines voitures arrivent à rouler, les vitres sont parfois cassées ou avec de gros impacts (ils ne connaissent pas carglass LOL), elles sont bricolées comme elles peuvent, vieilles, branlantes, mais surtout chargées à bloc : 10/12 personnes dans la voiture sans compter ceux qui sont à l’arrière et flanquées d’un immense chargement sur le toit qui tient comme il peut ! En plus ils roulent super vite ! Il n’y a aucune règle et, en dehors de ronds points et quelques stops, il n’y a quasiment aucun feu. Mais elles fonctionnent, il n’y pas plus d’accident que ça, par contre ils klaxonnent beaucoup mais ne s’énervent quasiment jamais alors que les gens roulent n’importe comment et qu’il en arrive de partout c’est hallucinant ! Et les flics sont là sur le bas côté à te saluer en rigolant !! Mais que fait la police ???? LOL.
Enfin de beaux paysages magnifiques ! Et sur cette piste on a croisé énormément de gens, certains qui savaient où ils allaient et d’autres qui attendaient sur le bord on ne savait trop quoi en nous observant passer ! On a croisé des animaux aussi (poules, chats, chiens, chèvres…), des villages en bord de route, ce qui m’a étonné, mais on m’a dit qu’avant ce chemin n’existait pas mais les villages étaient déjà installés alors lorsqu’il y a eu la route ils se sont retrouvés au bord, malheureusement pour eux. Devant les cases il y a une avancée en paille avec des sacs remplis dessous, j’ai appris qu’ils y stockaient le charbon et des bricoles à vendre sur les marchés ou autres.
Enfin une péripétie ! Car on ne part pas en Afrique sans péripétie il faut le savoir ! Une panne de notre voiture, la courroie apparemment, en plus les vitesses ne passaient plus, bref pleins de problèmes (alors que la voiture avait été révisée le matin LOL !). On s’est donc arrêté sur le bas côté. Dans la voiture de derrière, la musique tournait à fond : waka, waka, le tube de l’été ! Ils sont tous sortis en dansant et en chantant et on a suivi, sauf ceux qui réparaient la voiture bien entendu, il faut bien qu’il y en ait qui travaillent pendant qu’on s’amuse non ? Franchement c’était super ! Au lieu de s’énerver comme on le fait souvent en France on a subi la panne en danse, chant, rigolade et musique ! Trop classe !! Surtout au milieu de nulle part avec un beau paysage ! On est reparti, il faisait chaud surtout serrés comme on l’était. En plus les routes sont aléatoires avec des trous des bosses, t’es secoué comme un Orangina ! On s’est arrêté dans des petits villages pour se dégourdir les jambes, acheter de quoi grignoter… car la route est très longue et pas confortable. Bien entendu comme on était pas mal de blanc on a eu des attroupements de vendeurs ambulants (noix de coco, bananes séchées, poissons séchés, œufs, beignets…) de badauds, etc… ils essayaient tous de nous vendre un maximum de produits forcément !!
2ème panne sur la route, toujours notre voiture, la nuit commençait à tomber, la boîte de vitesse ne marchait quasiment plus, on avait plus de lumière et en plus ça chauffait ! On s’est arrêté devant un petit village et pareil musique danse chant ! Au début il n’y avait qu’un enfant à côté d’un camion qu’il avait fabriqué en bois. Puis, vu l’animation : la musique, la danse, les chants, les rires, toute la famille est arrivée et à applaudi en disant foté ! (blanc), ils étaient content de nous voir car c’est rare l’animation dans le coin surtout faite par des fotés ! Notre prof de danse a fait elle aussi son show c’était trop génial !! Nous sommes repartis, après cet interlude, et encore une panne cette fois pour de bon impossible de redémarrer. Encore un attroupement de gens et d’enfants dont un qui discutait avec moi jusqu’au moment où il m’a dit : «dès que je te vois tu me plais » sauf qu’il avait dans les 10 ans et que j’aurai pu être sa mère. On lui a dit de partir ! Ça craint !! (en même temps peut être ne savait il dire que cette phrase ? ou a-t-il cru dire tu es sympa ? on n'en saura jamais rien !!) Les musiciens sont restés avec la voiture en panne à voir pour se faire dépanner et moi je suis montée sur les genoux de la co-présidente de l’association, ce qui n’était pas top avec les trous et les bosses mais comme j’avais quasiment le nez sur le pare brise et qu’il faisait nuit j’ai pu observer un ciel magnifique rempli d’étoiles, vu que dégagé de toute pollution lumineuse, et après une courte halte je suis montée sur les genoux d’un gars du groupe qui me faisait des massages du dos (il est kiné) en parlant donc c’était plus agréable LOL ! Enfin 7h de trajet c’est long heureusement qu’il y avait la musique et l’ambiance. Puis arrivée dans un super village : Katako de nuit tard. Des gens nous attendaient dont le petit Ernest, un bébé, qui ne dormait pas encore. Puis ce fût les présentations et les bonjours avant de s’installer dans nos cases, de manger et de dormir.
01/03/2011 Le matin on s’est levé tôt à 8h, et avec 2 personnes du groupe on est allé se balader dans le village en prenant la piste principal. On y a croisé tous les villageois qui nous ont salué et dit « ça va ? » tous très polis. On a croisé des chiens, des poules, chèvres, chat, etc… dans une belle végétation et un superbe village avec de magnifiques cases de tous styles. On a croisé des enfants en costume bleu qui voulaient une photo, après ils nous ont suivi tout du long, je me demandais pourquoi, mais en fait leur école maternelle catholique était sur notre chemin c’est d’ailleurs pour ça qu’ils portaient un costume ! Tous les enfants qui étaient déjà rentrés dans la cours se sont précipités pour nous saluer ! Ensuite on est allé jusqu’au bout du village où il y avait un champ avec en fond de la brume et des cocotiers et autres végétations magnifique ! Au retour on est repassé devant l’école et on est resté à écouter les enfants qui chantaient, puis on a été interpellé par la sœur qui enseigne ici pour parler un peu, très gentille. Ensuite sur la route un papi nous a parlé, puis un membre de la famille du président de l’association qui nous a accompagné jusqu’au campement. Ici la langue utilisée pour communiquer est le sousou (on en a appris quelques mots) Ensuite petit déjeuné avec le groupe puis danse (tiriba) de 10h à 13h en pleine chaleur avec un attroupement d’enfants, d’adolescents et d’adultes nous regardant parfois amusés allant même jusqu’à rire de nous en disant eh foté bien entendu sans méchanceté ! (forcément eux dansent au berceau et c’est naturel, ils dansent magnifiquement bien !).Après douche avec de l’eau du puits mis dans une bassine, et une calebasse pour se verser l’eau dessus, dans une petite case aérée, le repas est pris à même le sol avec de l’eau en bouteille car l’eau n’est pas potable où alors il faut aller la chercher à un forage et y mettre une pastille de micro pur dedans pour la boire. Puis repos et enfin djembé (rythme yankadi) il fallait voir le premier cours on était trop nul en plus je ne comprenais rien je n’y arrivais pas car il est vrai que je suis plus danseuse que musicienne mais c’est bien de voir l’autre côté aussi ça permet d’apprendre beaucoup de choses ! Mais bon notre prof a gardé ses cheveux sur la tête tout le temps donc ça va !! Le soir spectacle de bienvenu avec une fête traditionnelle : danse du mariage baga autour du feu avec le masque qui représente la déesse de la féminité DEMBA puis soirée entre nous au clair de lune vu que pas d’électricité, avec juste le reste du feu du spectacle, mais ce qui est bien c’est que l’on voit très bien les étoiles, le ciel est magnifique et dégagé ce qui est rare à voir pour nous ! On a essayé de chanter des répertoires de musique Française aux Africains mais le résultat n’était pas top vu qu’on ne se souvenait pas des paroles ou que l’on chantait des chansons paillardes, mais franche rigolade !!
Le 02/03/2011levé tôt, petit déj. Et danse sous la chaleur, puis douche, repas avec discussions, café, puis départ pour Kamsar, une ville qui est à 12 km sur une piste poussiéreuse faite de trous et de bosses, pour aller au marché. Sur la route, à peine sortie du village, on a vu pleins de rizières de part et d’autre, des gens qui marchaient, des femmes portant des choses sur la tête. Arrivé au marcher, il y a eu un problème avec la voiture de la co-présidente, qui a eu la mauvaise idée de ne prendre que des blancs à son bord. Ce qui fait qu’à un moment elle a tourné pour chercher une place pour se garer et s’est fait arrêter par un flic lui disant qu’il y avait un sens interdit (alors qu’il n’y avait aucun panneau), que les locaux le savaient bref. Vu qu’elle discutait il a menacé de dégonfler les pneus si elle ne payait pas ! Ça a duré un moment ! Heureusement, les gars africains de notre groupe sont arrivés et s’en sont mêlés ! (en plus des musiciens on avait des militaires pour nous accompagner justement pour éviter ce genre de problème car le pays est corrompu et un peu instable.) Pourtant ça ne les dérangent pas de voir des voitures bondées autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, des personnes sans ceinture, chargées comme des mulets roulant vite, dans des voitures hors normes (roues, pot d’échappement, pare brise…) au contraire ils saluent les gens, leur font des sourires, blaguent avec eux !! Ça tue !! Mais que fait la police ???? LOL. Un africain ami de notre président, qui possède une île (l’île de Taïbé) nous a accompagné au marché et très vite je me suis retrouvée entraînée seule avec lui. Il m’a conseillé dans mes achats, guidé, m’a parlé de pleins de choses intéressantes, bref sympa. Ce qui fait qu’une fois fini le marché, comme les autres n’étaient pas encore là et qu’il faisait très soif je lui ais offert un verre. Cette ville est moins pire qu’à Conakry puisque plus petite, mais polluée, bruyante, poussiéreuse, sale et le marché fatigant ! Ici il faut marchander les prix c’est comme ça c’est leur tradition même si cela peut être gênant vu leur niveau de vie très bas et que le produit est fait main et est très beau !! Ensuite on a attendu à la voiture que le groupe arrive et départ pour Katako. L’activité djembé s’est faite tard vers 20h presque dans la nuit ! Puis ce fut le repas et soirée musique/chant/danse qu’on a prolongé entre nous à la suite, encore mêlée de chants français et blagues…. On a essayé de boire du vin de palme et je peux vous assurer que c’est dégueulasse ! Mieux vaut la bière !!
Anecdote : je ne sais plus à quel moment du séjour mais nos cuisinières et notre prof de danse lors des présentations, nous ont donné un prénom africain (c’était Mondo pour moi) et dans le groupe il y avait un Africain et bien sûr on lui a demandé de se présenter et devinez comment il s’appelait ? Robert (nous on s’attendait à un prénom typique de là bas alors que non il portait un nom bien français LOL.)
Le 03/03/2011 toujours pareil, petit déj en discussion avec des enfants autour, lavage de linge en tirant l’eau du puits dans des seaux (on a bien sûr demandé à un mec de nous aider il faut bien qu’ils bossent ces mecs sinon ils servent à quoi ? LOL) et on s’est mis sur un genre de plaque de béton pour le laver avec une brosse, puis danse iolé avec gros attroupement de familles et enfants seuls. Ensuite douche et repas. L’après midi, vu que l’on avait acheté du tissu au marché on est passé chez le couturier du village pour se faire faire des habits (robe et jupe pour moi). En revenant, on est passé par d’autres chemin notamment une petite forêt et on a vu un champ de manioc, un arbre à noix de cajou, des cocotiers, des manguiers, des petits fruits qui ont un goût de prune poire patate douce, des fruits de palme et la préparation de l’huile de palme. Là un Monsieur un peu âgé est venu discuter avec moi, me disant que je devais lui payer le voyage pour aller en France car il était pauvre. Puis il a embrayé sur le fait que les blancs et les noirs étaient tous pareils. Dans la conversation, je lui ais dis que je ne connaissais le manioc que sous la forme alimentaire et il m’a dit toi tu ne fais que manger ! Alors que c’est la première fois que je viens en Afrique forcément il y a pleins de choses que je ne connais pas et surtout tant qu’on n’est pas allé là bas on est loin de s’imaginer le décalage, la pauvreté, le manque de moyen pour tout (électricité, eau potable…) bref ça m’a saoulé heureusement qu’il n’a pas continué le chemin avec moi !
Le soir djembé avec le président de l’association, repas puis soirée et gâteau d’anniversaire pour sa femme. (Je ne sais pas ce que je faisais soit des photos, soit discuter, mais le gâteau m’est passé sous le nez je n’ai pas pu y goûter dégoutée !! car c’est la première fois que l’on a eu un vrai gâteau, car là bas les gâteaux style gaufrettes au chocolats ou autres que l’on achetait sur les marchés étaient dégueulasses ! Après ça encore un spectacle qui fut le même que le premier, ou peut-être la suite ? Sur le mariage baga avec le masque…
Anecdote, durant le séjour, un jeune gars avec qui je discutais et voyant que je faisais des photos souvenir m’a dit qu’il voulait mon torse en souvenir, je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire je pense qu’il s’est mal exprimé et qu’il voulait juste une photo de moi ! Car ils ne parlent pas toujours bien le français !! De toute façon je n’avais aucun moyen de lui donner la photo qu’il demandait.
Le 04/03/2011 levé tôt et départ pour l’île de Taïbé. Encore en surnombre dans la voiture !! On est passé devant Kamsar puis quelques km plus tard on est allé vers un restaurant en bord de mer, de là on pouvait prendre la pirogue à moteur et direction l’île. Après installation, attente comme toujours ! Puis départ enfin !! Le paysage sur la route était très beau et sauvage ! Puis accostage les pieds dans l’eau sur l’île. Elle était magnifique sauvage avec des palétuviers, des pêcheurs… A l’arrière, des rizières, une forêt, dont un coin sacrée, de grosses coupelles (on se demandait pourquoi c’était faire et j’ai appris qu’ils y faisaient des sacrifices pour le diable-génie ! ça fait peur !!) bref super cadre, super plage et en plus on était tout seul ! Donc on a été se baigner et jouer à des jeux comme des gosses : bataille, on se montait dessus, bref le gros délire !! Puis on a mangé, cette fois pas de couvert on a essayé la méthode africaine avec la main droite, il fallait pétrir le riz en sauce, en faire un genre de boule la mettre vers les doigts et la gober ! Eh bien je ne vous raconte pas le désastre ! Surtout que les plats qu’on mange sont gras et pleins de sauces bien colorées on en avait un peu partout sur le visage, le corps et autour de nous ! (espérons qu’au moins c’était bon pour la peau) en tout cas on avait l’air tâche ainsi barbouillé !! Après on s’est reposé car c’était la marée basse. L’eau était loin et le sol n’était plus que sable un temps puis vase gadouilleuse où tu t’enfonces allègrement ! Puis danse doudounba (en plus des 2 autres que l’on a appris), puis de nouveau plage avec beaucoup de courant, repos tranquille. Le soir j’ai visité l’île avec son propriétaire mais on n’a pas pu tout voir !! J’ai rencontré les pêcheurs et quelques villageaois. Il m’a expliqué qu’il voulait en faire un site touristique donc je lui ais conseillé de surtout faire dans l’éco tourisme sinon son île ne ressemblera plus à rien elle sera défigurée par les promoteurs et ce sera un désastre ! Il faut qu’elle reste préservée comme elle est autant que possible avec ceux qui y habitent actuellement ! Style y mettre un camping ou des cases aménagées sinon catastrophe !!
La nuit commençait à tomber quand ils ont commencé à s’activer pour rentrer (alors qu’il n’y a pas de lumière sur une pirogue, on ne te voit pas et tu ne vois rien non plus !!). En plus il y avait des vagues quand on a commencé à embarquer, ça secouait dur et on se prenait de l’eau dans la tronche grave !! Ça faisait un peu peur quand même !! Et forcément il faisait nuit et un peu froid quand on est arrivé au restau ! Le soir repas puis djembé rythme tiriba.
Le 05/03/2011 dernier jour au village, trop triste ! Les gens étaient tellement accueillant, gentils toujours bonjour ça va, à nous parler, on nous a même offert des cadeaux (un collier de notre prof de danse et, pour ma part, d’un villageois après qu’on ait un peu discuté, c’était un collier avec le masque DEMBA, dieu de la féminité représenté dans le mariage baga.
Donc, ce dernier jour, j’ai voulu faire la lessive seule comme une grande c’est à dire prendre 1 bassine et chercher l’eau au puits. Il est vrai que c’était lourd et pas pratique mais je me débrouillais pas mal, je pense, mais bon je suis une foté !! Et une maman a dit je ne sais quoi en sousou (leur langue) et puis foté et je vois un gamin d’environ 10 ans arriver, me donner une bassine, prendre le récipient pour tirer l’eau du puits et me servir, j’étais gênée quand même qu’un enfant s’occupe de moi !! Ce qui fait que pour le remercier je lui ai offert un crayon de couleur et une feuille pour dessiner. En plus il y avait pleins de petits qui se moquaient de moi en rigolant et disant foté ! Eh oui un blanc ça ne sait pas se débrouiller apparemment, en plus de ne pas savoir danser et ça les fait rire !! LOL bien entendu il n’y a rien de méchant dans tout ceci !! C’est juste une différence de culture et de mode de vie !!
Après cet épisode on est allé à l’école porter les cahiers, crayons, livres que l’on avait amenés, on a visité les classes, discuté. Ici, pareil qu’à Conakry ils ont des uniformes et les classes vont de la maternelle au collège et fonctionnent comme nos parents avant avec la 7ème, la 8ème et le certificat d’étude.
Ensuite cours de danse, puis repas, puis attente. Il était convenu d’aller chercher les affaires chez le couturier avant 16h car après les membres de l’association revenaient. Seulement les filles s’en fichaient. Je leur parle, personne ne m’écoute donc je me suis levée pour y aller seule. Malheureusement je ne savais pas où c’était, je demande donc aux cuisinières, elles me disent attend. OK. Après une demi heure je vois notre prof de djembé qui arrive je lui demande il me dit je ne sais pas où c’est, attend ! Au bout d’une demi heure on me dit voit avec Dieu (un militaire qui s’appelait Dieudonné mais surnommé Dieu car Dieu est avec nous et nous protège tout au long du chemin !) seulement où est Dieu ???? Enfin un quart d’heure plus tard il pointe son nez ainsi que les filles (soi disant qu’elles n’avaient pas entendu ce que je disais alors que j’ai la voix qui porte mais bon Grrrrr) oui j’ai vu Dieu mais après je ne l’ai plus vu donc j’ai encore attendu cette fois avec les filles, et lui, il était entrain de discuter tranquillement de la pluie et du beau temps Grrrr ! Et enfin on est parti prendre nos affaires chez le couturier et refaire un tour du village en passant par la maison de Dieu et ses terres (magnifiques paysages) avec quelques arrêts chez sa famille pour dire bonjour !!
Le repas : on mangeait pas mal gras et riche : poulet riz, en sauce et poisson frais grillé ou séché en sauce, souvent épicée. Parfois on avait des bananes plantains et patates pour accompagner le poulet avec une sauce à l’oignon, aussi des mangues avec du poisson et patate douce et des feuilles de manioc qui ressemblaient à des épinards en plus foncé, avec de la peau de vache, et plus rarement semoule en accompagnement et des crudités et aussi du poulet avec sauce à l’arachide. Et ce qu’il y a de bien là bas c’est que tu vois ton poulet vivant avant de le manger car il le ramène devant toi attaché, du marché. Une fois même ils ont mis ce poulet vivant dans le garde manger qui était à côté d’une des chambre des filles du groupe alors forcément le soir quand tu as envie de dormir et que tu entends : cot, cot, cot pendant des heures c’est pas cool surtout quand tu sais que le lendemain il sera dans ton assiette ! Alors elles ont demandé à ce qu’il soit déplacé.
Après la ballade chez le couturier on a fait un peu de djembé entre nous et des photos de tout le groupe, des enfants, des villageois et surtout dit au revoir tristement car c’était un peu magique là bas ! On est parti très tard, bien entendu, on a attendu comme vous le savez !!
Ce qu’il y a de bien là bas c’est qu’ils attendent toujours pour mettre de l’essence alors forcément au bout d’un moment il n’y en a plus et il faut en acheter dans des échoppes sur la route dans des bouteilles plastique car vous vous doutez bien que sur les routes désertiques et les petits villages il n’y a pas vraiment de station essence ! La route a été longue. On s’est arrêté 2 fois pour manger de la viande de dindon épicée et grasse avec des oignons et un peu de sandwich, plus une panne d’essence et arrivé à 4 h du matin à Conakry. En plus on a remangé un peu là bas mais c’était tellement bon qu’on a craqué ! (ils nous attendaient vers 21h/22h soit dit en passant !!)
Le 06/03/2011 le matin réveil tard, discussions et petit déj. Puis ville Conakry pour changer de l’argent et acheter des bricoles avec quelques personnes du groupe, les musiciens et la prof de danse. Pour une fois ils étaient pressés, j’avais commencé à laver mon linge dehors pensant avoir le temps et on m’a interpellé disant qu’il fallait partir (ça m’a étonné qu’ils soient prêts et surtout pressés alors que moi pour une fois je ne l’étais pas !) et quand je suis rentrée mon linge était lavé et étendu (c’est gênant quand même !!). Enfin, J’ai pu voir un Conakry un peu plus correct que ce que j’avais vu pour aller à Katako, ça faisait un peu plus ville, on a vu des jardins, le palais du peuple, un quartier riche, un centre culturel de musique de Guinée, le port sale et bruyant avec un petit marché sur la place.
Ici les gens ne dorment jamais il y a tout le temps de la vie partout, des échoppes ouvertes jusqu’à pas d’heure, même le dimanche, pareil pour les discothèques qu’on trouve ouverte le dimanche soir, des marchés tous les jours, des gens partout, des enfants aussi, incroyable !! Tout se fait en musique africaine et ça s’est cool ! On n’a pas d’heure, pas de montre, réglé avec le soleil ou le caquètement des animaux et ça nous va bien. Le soir, après le repas on est allé en boîte alors qu’on n’avait quasiment pas dormi la veille et qu’on était crevé mais bon on en a profité quand même. Donc départ pour danser ! Au début on prend un verre mais la musique n’est pas super, un peu lente, ça ne bouge pas trop. Après il y a eu de bonnes musiques tout de même, dont la musique du voyage Waka Waka, donc on a dansé quand même, mais j’étais tellement crevée que je n’ai pas apprécié comme j’aurai du la soirée ! Pourtant des africains très sympa sont venus danser avec moi alors j’ai quand même fait bonne figure !! Ceci jusqu’à 1h30.
Le 07/03/2011 le matin levé tôt pour aller au port de Conakry pour prendre la pirogue pour la 2ème partie du séjour : île de Room. On est parti tard comme à l’habitude ! Sinon ça n’aurait pas été drôle ! En plus on s’est pris les embouteillages en pleine chaleur avec la fumée noire de pots d’échappement, la poussière, la fumée des poubelles qui brulaient plus le fait qu’on était serré comme des sardines derrière. Enfin on est arrivé au port surpeuplé et après une attente on est monté dans la pirogue où on a encore attendu sous le soleil en cuisant sous la chaleur, heureusement toujours dans une bonne ambiance ! Enfin le départ dans un paysage magnifique en pleine mer avec des îles belles et sauvages alentour… Après 50 mn arrivée sur l’île, déchargement avec les pieds dans l’eau. Après un repos bien mérité et une installation rapide, on est allé à la plage magnifique, personne à part nous, le soleil qui se couchait, les vagues, la forêt alentour, une eau chaude bref super !! Puis on s’est mis au djembé, et on a dansé, puis on a mangé. Après tout ça on a eu droit à un petit spectacle de bienvenu : musique et chant et un peu danse improvisée puis enfin au lit !!
Le 08/03/2011 levé tranquillement. Puis, après le petit déjeuner, danse, après la danse on a eu la surprise de voir 2 membres de l’association (dont l’africain qui nous avait montré les pas de danses le soir de mon arrivée à Conakry), qui n’étaient que de passage. Ensuite repas, puis plage rigolade dans l’eau comme des gamins !!
Le paysage est magnifique et riche ici on y a même vu un arbre à calebasse que je ne connaissais pas : c’est un gros fruit qui ne se mange pas, on enlève l’intérieur, on le fait sécher ou cuire et voilà une calebasse ! Puis d’autres plantes et végétations superbes.
Ce qu’il y a en Afrique c’est que tu te fais souvent draguer, en plus certains ne se gênent pas parfois pour te demander de les entretenir (payer à manger, à boire…) ils te regardent avec insistance, c’est parfois un peu gênant ! Mais il suffit d’être clair avec eux, leur faire comprendre que pour toi ce n’est que copain et c’est tout !! Après douche dans des petites pièces en dur avec l’eau du puits, un seau et une calebasse comme à Conakry et des WC ou il faut mettre un seau d’eau pour que ça s’écoule car il n’y a pas de chasse d’eau. Puis djembé et repas. Puis le soir jeux de gamin entre nous et le groupe on a bien rigolé !! Puis dodo !
Le 09/03/2011 levé tôt car, entre un mec qui parlait fort, et le caquètement des poules, des coqs, des oiseaux et je ne sais trop quoi encore impossible de dormir donc petite balade sur la plage seule pour ramasser des coquillages et autres bricoles. Et c’est la seule fois où j’ai eu un vrai contact avec les gens de cette île. Ils m’ont demandé ce que je cherchais, pourquoi faire, je les ais intéressé. Ensuite même programme petit déj, danse, repas, plage.
Comme je disais précédemment, le contact sur cette île, vu qu’elle est touristique, n’est pas le même qu’à Katako, les gens ne t’aborde pas trop, ils restent très polis « bonjour, ça va ? » Mais ça ne va pas plus loin, sauf une fois où des adultes, me voyant ramasser des coquillages et autres objets m’ont demandé ce que je faisais et pourquoi faire… Même les enfants sont différents, on en a quelques uns qui viennent voir le cours le matin et se moquer de nous comme d’hab., mais quand ils nous parlent c’est pour réclamer de l’argent ou des soins c’est tout. Tout est une question d’argent, c’est un peu moins authentique. Le village n’est pas aussi beau non plus qu’à Katako, moins bien entretenu… Il y a une école primaire, quelques petites échoppes, un dispensaire et des vendeurs ambulants (on a mangé un de leur beignet sucré très bon !!)
Les filles ont amené des vêtements à faire faire chez le couturier, le gars était bourré, n’avait pas de fil, il a fallu le lui payer. Il a pris des mesures on ne sait pas comment et n’a pas mis quel tissu allait avec quelles mesures, en plus il travaillait dans le noir !! La catastrophe !! Les filles, en nous racontant l’histoire, nous ont dit qu’elles allaient rire en voyant leur vêtement : trop large, tissus mélangés, trop petit, un pantalon à la place d’un haut et le pire c’est qu’elles avaient raison il a même utilisé 2 tissus différents pour un même vêtement elles étaient dégoutées et ont payé moitié prix sauf ce qui était à peu près correct…
Donc après la plage, djembé, puis repas puis concert africain où on a dansé comme des fous avec tout le groupe, on s’est défoulé !!! On a même eu droit à la danse des militaires (ils étaient 3 dont Dieu) c’était trop marrant ! Dans leurs uniformes sérieux avec des tongues de fille !! Puis dodo.
Le 10/03/2011 ramassage de coquillages et fils au bord de l’eau, puis même programme petit déj, danse soko, repas au bord de l’eau pour une fois, djembé plus tôt avec un autre des musiciens où on a appris cinté et revu les autres rythmes mais comme on était dissipé et qu’on y arrivait pas trop ça l’a fait rire (je pense qu’il préférait ça à s’arracher les cheveux !) Comme ça on a profité de l’après midi à la plage et en kayak de mer pour certains. Le soir repas, puis spectacle de djembé avec un groupe d’enfant et d’adulte dont Yékéni, un prof de danse de toulouse qui était là pour faire son stage lui aussi. Il y a eu des danses improvisées et moi on m’a apporté le foulard pour danser heureusement que je suis passée en premier car il y avait du niveau !!
Le 11/03/2011 levé tôt 7h pour faire le tour de l’île à pied avec le groupe et guidé par un de nos pote Africain. On est passé dans la forêt et une partie du village et comme les pierres étaient trop glissantes pour faire le tour on a monté la colline d’où on avait une superbe vue sur tout ce qui nous entourait : l’île aux esprits, attenante à notre île (où personne n’allait car elle était hantée et maudite), Conakry et d’autres îles… Après on a rejoint les autres pour le petit déj. Puis on a eu un prof (un africain qui a un peu perdu la tête à cause de la drogue mais extrêmement doué en danse) pendant une heure il devait nous faire faire une chorée. Seulement 30 min plus tard il est parti, puis est revenu, mais il ne tenait pas en place et a fini par partir avant la fin de l’heure. Donc on a continué avec notre prof habituelle : chorées, chants, super !! Ensuite on a mangé et été à la plage et cette fois tout le monde était là même les cuisinières c’était super surtout quand tu les vois rentrer dans l’eau avec des pas de danse !! Puis repas et djembé tard. Ensuite soirée entre nous, certains ont pris des djembé et nous on a dansé un peu, chanté, bref rigolé…
La danse sous la chaleur était très dur à supporter à tel point que lorsque je m’arrêtais de danser j’avais l’impression de bruler de partout sur le corps, d’avoir le corps en feu !! C’était horrible !!
Le 12/03/2011dernier jour sur cette île après le petit déj., un petit tour au bord de la plage, on est remonté dans la pirogues à 11h/11h30 ce qui est tôt quand même ! Départ pour Conakry on était triste car ça sentait la fin du séjour et on n’avait pas envie ! Retour à la maison de départ. Après le repas, repos puis couturier car je voulais me faire faire un pantalon il fallait attendre car on était nombreux. Je suis donc allée à celui d’à côté qui a fait du très bon travail donc ça va mais le temps de le faire il fallait revenir vers midi le lendemain le chercher. Vers 17h30/18h on a eu droit au spectacle de Baga Foté : qui comporte notre groupe de musiciens et notre prof de danse et 2 autres membres de leur groupe : 1 femme et un homme et 2 enfants c’était magnifique même si ça a commencé à la tombée de la nuit et qu’il n’y avait pas d’électricité, enfin on s’est arrangé pour en avoir après. Après danse ensemble avec un peu de musique et djembé, vu que c’était le dernier jour pour 2 d’entre nous, ils partaient à 2h30. Puis sortie dans un bar tous ensembles genre musette africaine, d’ailleurs il n’y avait pas grand monde et la musique était lente de quoi dormir quoi ! Mais on est allé danser quand même et là on a fait l’ambiance de la soirée c’était super même si je m’endormais tellement j’étais crevée ! On y est resté jusqu’à 4h du matin. Après enfin le lit !
Le 13/03/2011 dernier jour à Conakry et sur le sol Guinéen on part à 22h45 le soir même, donc le matin levé tôt pour aller au marché tous ensembles avec notre guide (Dieu) normal !!! On y a passé 3h au moins c’était fatigant le monde la pollution la chaleur mais j’ai trouvé tout ce que je voulais voir plus c’est tellement tentant !! Par contre on a vu un étal de viande en pleine chaleur avec les mouches dessus ça ne donnait pas envie heureusement tout est bien cuit !! Après le repas on est allé avec une du groupe chercher les habits faits la veille on a croisé un pote africain qui nous a accompagné. Malheureusement comme j’avais donné RDV à 12h au couturier et qu’il était presque 15h il n’était plus là ! Les boules, la couturière d’à côté a essayé de le joindre mais rien donc j’ai dis que je repasserai. En fait ce sont les filles qui y sont allées et j’ai eu mon pantalon chouette !! Après repos ! Et enfin, j’ai eu droit à un massage de la part de notre kiné, (il a massé tout le monde) il le fait trop bien et ça fait un bien fou !! On a été gâté tout de même !
Une pintade ou un dindon qui venait nous crier dans les oreilles le dernier WE accompagné d’un deuxième, ils venaient toujours à la même heure c’était marrant mais on ne s’entendait plus parler !!!
Et voilà c’est la fin trop les boules ! Après le repas direction l’aéroport. En rentrant chez moi, après 6h d’avion, vers 9h du matin, je n’avais pas dormi de la nuit car mauvaise posture, pas trop de place, peur, et pendant la durée du deuxième avion je suis tombée sur un bavard (alors qu’il voyait bien que je dormais à moitié). J’étais déboussolée, un peu malade et je me demandais ce que je faisais là en sortant de l’avion car c'est vraiment un autre monde là bas, une autre vie et c'est vrai que le retour en France a été très dur il m'a fallu une semaine voir plus avant de me réadapter !! Ici tout est propre, rangé, rien ne dépasse, tout est organisé, tout fonctionne…En plus là bas il y a de la vie, des couleurs, des sourires que l’on ne retrouve pas forcément en rentrant !! en tout cas c’est un voyage vraiment enrichissant qui nous apprend à relativiser !!
Anecdote : les radios qu’ils écoutent ici, entre autre : cherry fm, nostalgie, et les bières : guiness, guilux, skull. Un peu de langage sousou : oungaï : on y va fabé : vient ici wonowali : merci à vous tous, inowali : merci à toi, ifanowali : merci à toi aussi Bonjour : tanamouri, réponse tanayomouri adé : non awa : ok ikena : ça va ? tanamoufegne : bonjour, réponse : efegne anguesegue : bonne soirée Foré : noir, foté : blanc iyo : oui 10 : fou Itan : toi Otan : ensemble Nani : 4 Wontanara : on est ensemble Le miel : coumi Le pain : tami Au revoir : owo Ounfafé : on arrive Togotogoya : papillon Ireledi : comment tu t’appelles Atofan : c’est jolie Itofan : tu es jolie Irafanma : tu es belle Dondoti dondoti : petit à petit Quering : 1 Sempe : la force Fin !! Mais à refaire !!
Ce voyage je l’attendais depuis longtemps et enfin je l’ai fait. Je ne m’attendais pas forcément à partir en guinée car c’est un pays qu’on connaît peu et dont on n’entend pas parler. En fait je fais de la danse dans une association BAGA PERCUSSION, cela fait longtemps que je les connais. Dans les conversations j’entendais parler de ce voyage, certaines me racontaient ce qu’elles y avaient vécu, d’autres rêvaient de ce qu’elles allaient y vivre donc ça m’a donné envie. Cette association est tenue par Yves un musicien qui vient de là bas et sa femme. Il nous a fait connaître son pays, sa culture, son village…C’est un voyage équitable, qui propose une juste rémunération des prestations locales et une participation au financement de projets locaux, il est riche en échange, solidarité et en couleur. Ce voyage permet de pratiquer la danse et la musique tout en ayant un échange régulier avec les locaux, en découvrant leur façon de vivre et leur culture donc c’est ce voyage que je vous présente ce soir.
Le 28/02/2010 départ pour l’aéroport je me suis faite accompagnée et aidé dans mes démarches car je n’ai pris qu’une fois l’avion dans ma vie, j’avais 16 ans pour aller en Angleterre. Donc arrivée à l’avance puis montée dans l’avion à 7h20. Et là le décollage j’ai eu une sueur froide, des palpitations, j’ai cru que j’allais mourir ! Heureusement les personnes qui m’entouraient étaient assez sympas et patiente !!
Nous sommes arrivés à Paris pour une escale d’au moins 3h avant le redécollage. Ce qui m’a frappé lors de cette escale c’est que les Africains qui revenaient au pays étaient tous habillés chics avec le costard, les lunettes classes, le chapeau… alors que toi pauvre foté (blanc) tu t’habilles simple voir comme un local pour ne pas tenter le diable ! Ça tue !
Ça allait un peu mieux dans l’avion car, comme on y restait plus longtemps on avait la musique, les films, et j’étais en la bonne compagnie d’une femme Guinéenne de Conakry et sa petite fille avec qui j’ai discuté pas mal, plus d’autres dames de Conakry qui se sont jointes à nous ce qui m’a fait oublier la peur de l’avion heureusement !!
Arrivée : Conakry pour notre stage de danse et djembé, but de notre séjour, avec l’association Baga percussion. Il est 19h soit une heure de décalage avec la France (quand il est 20 h en France il est 19h en Guinée). On était 9 plus les 2 organisateurs.
Dès ma sortie d’avion une chaleur intense, lourde, irrespirable m’a envahit, je me suis dit ça promet ! Après avoir récupéré mes bagages, j’ai rejoint le groupe qui m’attendait : ouf j’étais enfin arrivée ! L’aéroport grouillait de monde : badauds, vendeurs ambulant, échangeurs d’euros en franc guinéen qui est la monnaie locale (soit dit en passant pour 100 euros tu as environ 1 000 000 de francs guinéen ce qui veut dire que tu es « riche » et tu as une bonne liasse de billet en petite coupure !!) qu’il vaut mieux planquer pour ne pas tenter mais c’est un peu difficile de planquer une liasse de billet !!
Après une attente assez longue mélangée de conversations, de présentations d’amis, de personnes qui allaient nous accompagner durant le stage…, nous voilà en voiture. Depuis mon arrivée j’ai l’impression que tout ce qui m’arrive est irréel tellement je n’arrive pas à croire qu’enfin je l’ai fait, j’ai voyagé en Guinée, en pays Africain.
Au début les routes sont correctes mais dès qu’on arrive dans le quartier du lymbaya, lieu de notre séjour, elles se transforment vite en piste avec de grosses crevasses et de la poussière partout. On est enfin arrivé dans la villa. Nous dormons par terre sur nos matelas de camping avec la moustiquaire car le paludisme est très présent là bas donc mieux vaut se couvrir le soir de vêtements imprégnés et d’aérosol anti moustique. Il n’y a pas toujours d’électricité (ça fonctionne avec un générateur et par quartier) et parfois c’est dur avec une lampe électrique pour bien voir et retrouver les choses, mais on s’adapte très bien. Il y a 2 salles de bain qui ne sont pas très hygiénique, l’une d’entre elle a une douche avec juste un robinet et pas de pommeau, les WC n’ont pas de chasse d’eau, il faut y verser un seau d’eau afin que le tout s’en aille.
Après une courte installation, on est parti se balader non loin de la maison pour acheter des bricoles car il y a tout un tas de petites boutiques partout, qui vendent pleins de choses : des cigarettes, des bougies, des fruits… ou des spécialisées comme des couturiers, des salons de coiffure, des bars… (Le tout dans un noir total, c’est pourquoi on voit pas mal de lampes torches dans les rues, ). Nous croisons des gens partout de tous âges circulant avec les chiens, les poules et poussins, les voitures…
Après cette petite excursion on a mangé un plat de mangue, poisson séché, patate douce le tout un peu épicé et décidé d’aller boire un verre dans le quartier. Dans le bar, assez sympa, ils y passaient de la musique française mais style nostalgie (Marc Lavoine) et musique internationale des années 80 c’était marrant ! Après on a fait un tour un peu plus loin on s’est arrêté manger des brochettes de viande de dindon épicées pas mauvais du tout mais bien gras ! On s’est baladé tard mais il y avait toujours du monde et les boutiques ouvertes. Puis on est rentré à la villa. Un jeune Africain qui se trouvait avec nous, m’a collé toute la soirée. Un peu dragueur, il a tenté sa chance avec toutes les filles : il a vu un troupeau de dindes arriver il s’est dit chouette ! super ! il ne savait plus où donner de la tête !! Alors une nouvelle dinde qui arrive et c’est la fête !, mais bien entendu le tout dans le respect la situation m’a amusé car c’était rigolo de le voir faire !! Lorsque l'on est rentré, il nous a montré des pas de danses improvisés, vu qu’il est danseur et musicien dans une compagnie, et il était là : ouah ! Super ! Ça nous a fait rire.
Le 27/02/2011, le matin après le petit déj. Petite ballade. L’école à Conakry : il y en a peu : collège, lycée, université et parfois tout le monde tourne dans la même classe. Ils portent des uniformes de couleurs différentes selon la classe : maternelle, primaire, collège, école coranique, lycée mais dès qu’ils arrivent à l’université l’uniforme n’existe plus, chacun est libre de porter ce qu’il veut. Puis préparation pour le voyage à Katako. On devait partir à 11h30 mais on est en Afrique et là bas on attend et on n’est pas pressé, en plus on vit sans montre, sans heure (une première pour moi) alors avec le groupe on s’est occupé : certains ont pris les djembés et ont joué des rythmes et nous on a dansé des chorées que l’on connaissait de France. Après le chargement des voitures on est enfin parti vers 15h30. Je me trouvais dans la voiture des artistes (ouah !) À 4 derrière serrés comme des sardines ! On a mis de l’essence, prit de quoi boire, grignoter et départ une bonne fois pour toute.
Je ne connaissais pas du tout Conakry, je m’attendais à un semblant de ville tout de même, mais le chemin que l'on a pris pour aller à Katako était horrible ! ! Des ordures partout, certaines en train de bruler, de la pollution, des gens partout, des boutiques faites avec les moyens du bord en tôle et plastiques. L’air était chaud et irrespirable entre les odeurs de pollution de part les voitures qui crachaient noires, les poubelles qui brûlent, la poussière de la terre rouge au sol, on aurait vraiment dit un bidonville ! En plus les animaux mangent dans les détritus et l’eau sale et croupie Beurk !! Mais bon heureusement on n’est resté à Conakry que peu de temps, malgré tout on y a fait de bons contacts car les gens sont très gentils et ouverts.
Quelques heures plus tard on voit enfin un peu de végétation, le paysage change et devient magnifique.
Sur la route, tu te demandes comment certaines voitures arrivent à rouler, les vitres sont parfois cassées ou avec de gros impacts (ils ne connaissent pas carglass LOL), elles sont bricolées comme elles peuvent, vieilles, branlantes, mais surtout chargées à bloc : 10/12 personnes dans la voiture sans compter ceux qui sont à l’arrière et flanquées d’un immense chargement sur le toit qui tient comme il peut ! En plus ils roulent super vite ! Il n’y a aucune règle et, en dehors de ronds points et quelques stops, il n’y a quasiment aucun feu. Mais elles fonctionnent, il n’y pas plus d’accident que ça, par contre ils klaxonnent beaucoup mais ne s’énervent quasiment jamais alors que les gens roulent n’importe comment et qu’il en arrive de partout c’est hallucinant ! Et les flics sont là sur le bas côté à te saluer en rigolant !! Mais que fait la police ???? LOL.
Enfin de beaux paysages magnifiques ! Et sur cette piste on a croisé énormément de gens, certains qui savaient où ils allaient et d’autres qui attendaient sur le bord on ne savait trop quoi en nous observant passer ! On a croisé des animaux aussi (poules, chats, chiens, chèvres…), des villages en bord de route, ce qui m’a étonné, mais on m’a dit qu’avant ce chemin n’existait pas mais les villages étaient déjà installés alors lorsqu’il y a eu la route ils se sont retrouvés au bord, malheureusement pour eux. Devant les cases il y a une avancée en paille avec des sacs remplis dessous, j’ai appris qu’ils y stockaient le charbon et des bricoles à vendre sur les marchés ou autres.
Enfin une péripétie ! Car on ne part pas en Afrique sans péripétie il faut le savoir ! Une panne de notre voiture, la courroie apparemment, en plus les vitesses ne passaient plus, bref pleins de problèmes (alors que la voiture avait été révisée le matin LOL !). On s’est donc arrêté sur le bas côté. Dans la voiture de derrière, la musique tournait à fond : waka, waka, le tube de l’été ! Ils sont tous sortis en dansant et en chantant et on a suivi, sauf ceux qui réparaient la voiture bien entendu, il faut bien qu’il y en ait qui travaillent pendant qu’on s’amuse non ? Franchement c’était super ! Au lieu de s’énerver comme on le fait souvent en France on a subi la panne en danse, chant, rigolade et musique ! Trop classe !! Surtout au milieu de nulle part avec un beau paysage ! On est reparti, il faisait chaud surtout serrés comme on l’était. En plus les routes sont aléatoires avec des trous des bosses, t’es secoué comme un Orangina ! On s’est arrêté dans des petits villages pour se dégourdir les jambes, acheter de quoi grignoter… car la route est très longue et pas confortable. Bien entendu comme on était pas mal de blanc on a eu des attroupements de vendeurs ambulants (noix de coco, bananes séchées, poissons séchés, œufs, beignets…) de badauds, etc… ils essayaient tous de nous vendre un maximum de produits forcément !!
2ème panne sur la route, toujours notre voiture, la nuit commençait à tomber, la boîte de vitesse ne marchait quasiment plus, on avait plus de lumière et en plus ça chauffait ! On s’est arrêté devant un petit village et pareil musique danse chant ! Au début il n’y avait qu’un enfant à côté d’un camion qu’il avait fabriqué en bois. Puis, vu l’animation : la musique, la danse, les chants, les rires, toute la famille est arrivée et à applaudi en disant foté ! (blanc), ils étaient content de nous voir car c’est rare l’animation dans le coin surtout faite par des fotés ! Notre prof de danse a fait elle aussi son show c’était trop génial !! Nous sommes repartis, après cet interlude, et encore une panne cette fois pour de bon impossible de redémarrer. Encore un attroupement de gens et d’enfants dont un qui discutait avec moi jusqu’au moment où il m’a dit : «dès que je te vois tu me plais » sauf qu’il avait dans les 10 ans et que j’aurai pu être sa mère. On lui a dit de partir ! Ça craint !! (en même temps peut être ne savait il dire que cette phrase ? ou a-t-il cru dire tu es sympa ? on n'en saura jamais rien !!) Les musiciens sont restés avec la voiture en panne à voir pour se faire dépanner et moi je suis montée sur les genoux de la co-présidente de l’association, ce qui n’était pas top avec les trous et les bosses mais comme j’avais quasiment le nez sur le pare brise et qu’il faisait nuit j’ai pu observer un ciel magnifique rempli d’étoiles, vu que dégagé de toute pollution lumineuse, et après une courte halte je suis montée sur les genoux d’un gars du groupe qui me faisait des massages du dos (il est kiné) en parlant donc c’était plus agréable LOL ! Enfin 7h de trajet c’est long heureusement qu’il y avait la musique et l’ambiance. Puis arrivée dans un super village : Katako de nuit tard. Des gens nous attendaient dont le petit Ernest, un bébé, qui ne dormait pas encore. Puis ce fût les présentations et les bonjours avant de s’installer dans nos cases, de manger et de dormir.
01/03/2011 Le matin on s’est levé tôt à 8h, et avec 2 personnes du groupe on est allé se balader dans le village en prenant la piste principal. On y a croisé tous les villageois qui nous ont salué et dit « ça va ? » tous très polis. On a croisé des chiens, des poules, chèvres, chat, etc… dans une belle végétation et un superbe village avec de magnifiques cases de tous styles. On a croisé des enfants en costume bleu qui voulaient une photo, après ils nous ont suivi tout du long, je me demandais pourquoi, mais en fait leur école maternelle catholique était sur notre chemin c’est d’ailleurs pour ça qu’ils portaient un costume ! Tous les enfants qui étaient déjà rentrés dans la cours se sont précipités pour nous saluer ! Ensuite on est allé jusqu’au bout du village où il y avait un champ avec en fond de la brume et des cocotiers et autres végétations magnifique ! Au retour on est repassé devant l’école et on est resté à écouter les enfants qui chantaient, puis on a été interpellé par la sœur qui enseigne ici pour parler un peu, très gentille. Ensuite sur la route un papi nous a parlé, puis un membre de la famille du président de l’association qui nous a accompagné jusqu’au campement. Ici la langue utilisée pour communiquer est le sousou (on en a appris quelques mots) Ensuite petit déjeuné avec le groupe puis danse (tiriba) de 10h à 13h en pleine chaleur avec un attroupement d’enfants, d’adolescents et d’adultes nous regardant parfois amusés allant même jusqu’à rire de nous en disant eh foté bien entendu sans méchanceté ! (forcément eux dansent au berceau et c’est naturel, ils dansent magnifiquement bien !).Après douche avec de l’eau du puits mis dans une bassine, et une calebasse pour se verser l’eau dessus, dans une petite case aérée, le repas est pris à même le sol avec de l’eau en bouteille car l’eau n’est pas potable où alors il faut aller la chercher à un forage et y mettre une pastille de micro pur dedans pour la boire. Puis repos et enfin djembé (rythme yankadi) il fallait voir le premier cours on était trop nul en plus je ne comprenais rien je n’y arrivais pas car il est vrai que je suis plus danseuse que musicienne mais c’est bien de voir l’autre côté aussi ça permet d’apprendre beaucoup de choses ! Mais bon notre prof a gardé ses cheveux sur la tête tout le temps donc ça va !! Le soir spectacle de bienvenu avec une fête traditionnelle : danse du mariage baga autour du feu avec le masque qui représente la déesse de la féminité DEMBA puis soirée entre nous au clair de lune vu que pas d’électricité, avec juste le reste du feu du spectacle, mais ce qui est bien c’est que l’on voit très bien les étoiles, le ciel est magnifique et dégagé ce qui est rare à voir pour nous ! On a essayé de chanter des répertoires de musique Française aux Africains mais le résultat n’était pas top vu qu’on ne se souvenait pas des paroles ou que l’on chantait des chansons paillardes, mais franche rigolade !!
Le 02/03/2011levé tôt, petit déj. Et danse sous la chaleur, puis douche, repas avec discussions, café, puis départ pour Kamsar, une ville qui est à 12 km sur une piste poussiéreuse faite de trous et de bosses, pour aller au marché. Sur la route, à peine sortie du village, on a vu pleins de rizières de part et d’autre, des gens qui marchaient, des femmes portant des choses sur la tête. Arrivé au marcher, il y a eu un problème avec la voiture de la co-présidente, qui a eu la mauvaise idée de ne prendre que des blancs à son bord. Ce qui fait qu’à un moment elle a tourné pour chercher une place pour se garer et s’est fait arrêter par un flic lui disant qu’il y avait un sens interdit (alors qu’il n’y avait aucun panneau), que les locaux le savaient bref. Vu qu’elle discutait il a menacé de dégonfler les pneus si elle ne payait pas ! Ça a duré un moment ! Heureusement, les gars africains de notre groupe sont arrivés et s’en sont mêlés ! (en plus des musiciens on avait des militaires pour nous accompagner justement pour éviter ce genre de problème car le pays est corrompu et un peu instable.) Pourtant ça ne les dérangent pas de voir des voitures bondées autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, des personnes sans ceinture, chargées comme des mulets roulant vite, dans des voitures hors normes (roues, pot d’échappement, pare brise…) au contraire ils saluent les gens, leur font des sourires, blaguent avec eux !! Ça tue !! Mais que fait la police ???? LOL. Un africain ami de notre président, qui possède une île (l’île de Taïbé) nous a accompagné au marché et très vite je me suis retrouvée entraînée seule avec lui. Il m’a conseillé dans mes achats, guidé, m’a parlé de pleins de choses intéressantes, bref sympa. Ce qui fait qu’une fois fini le marché, comme les autres n’étaient pas encore là et qu’il faisait très soif je lui ais offert un verre. Cette ville est moins pire qu’à Conakry puisque plus petite, mais polluée, bruyante, poussiéreuse, sale et le marché fatigant ! Ici il faut marchander les prix c’est comme ça c’est leur tradition même si cela peut être gênant vu leur niveau de vie très bas et que le produit est fait main et est très beau !! Ensuite on a attendu à la voiture que le groupe arrive et départ pour Katako. L’activité djembé s’est faite tard vers 20h presque dans la nuit ! Puis ce fut le repas et soirée musique/chant/danse qu’on a prolongé entre nous à la suite, encore mêlée de chants français et blagues…. On a essayé de boire du vin de palme et je peux vous assurer que c’est dégueulasse ! Mieux vaut la bière !!
Anecdote : je ne sais plus à quel moment du séjour mais nos cuisinières et notre prof de danse lors des présentations, nous ont donné un prénom africain (c’était Mondo pour moi) et dans le groupe il y avait un Africain et bien sûr on lui a demandé de se présenter et devinez comment il s’appelait ? Robert (nous on s’attendait à un prénom typique de là bas alors que non il portait un nom bien français LOL.)
Le 03/03/2011 toujours pareil, petit déj en discussion avec des enfants autour, lavage de linge en tirant l’eau du puits dans des seaux (on a bien sûr demandé à un mec de nous aider il faut bien qu’ils bossent ces mecs sinon ils servent à quoi ? LOL) et on s’est mis sur un genre de plaque de béton pour le laver avec une brosse, puis danse iolé avec gros attroupement de familles et enfants seuls. Ensuite douche et repas. L’après midi, vu que l’on avait acheté du tissu au marché on est passé chez le couturier du village pour se faire faire des habits (robe et jupe pour moi). En revenant, on est passé par d’autres chemin notamment une petite forêt et on a vu un champ de manioc, un arbre à noix de cajou, des cocotiers, des manguiers, des petits fruits qui ont un goût de prune poire patate douce, des fruits de palme et la préparation de l’huile de palme. Là un Monsieur un peu âgé est venu discuter avec moi, me disant que je devais lui payer le voyage pour aller en France car il était pauvre. Puis il a embrayé sur le fait que les blancs et les noirs étaient tous pareils. Dans la conversation, je lui ais dis que je ne connaissais le manioc que sous la forme alimentaire et il m’a dit toi tu ne fais que manger ! Alors que c’est la première fois que je viens en Afrique forcément il y a pleins de choses que je ne connais pas et surtout tant qu’on n’est pas allé là bas on est loin de s’imaginer le décalage, la pauvreté, le manque de moyen pour tout (électricité, eau potable…) bref ça m’a saoulé heureusement qu’il n’a pas continué le chemin avec moi !
Le soir djembé avec le président de l’association, repas puis soirée et gâteau d’anniversaire pour sa femme. (Je ne sais pas ce que je faisais soit des photos, soit discuter, mais le gâteau m’est passé sous le nez je n’ai pas pu y goûter dégoutée !! car c’est la première fois que l’on a eu un vrai gâteau, car là bas les gâteaux style gaufrettes au chocolats ou autres que l’on achetait sur les marchés étaient dégueulasses ! Après ça encore un spectacle qui fut le même que le premier, ou peut-être la suite ? Sur le mariage baga avec le masque…
Anecdote, durant le séjour, un jeune gars avec qui je discutais et voyant que je faisais des photos souvenir m’a dit qu’il voulait mon torse en souvenir, je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire je pense qu’il s’est mal exprimé et qu’il voulait juste une photo de moi ! Car ils ne parlent pas toujours bien le français !! De toute façon je n’avais aucun moyen de lui donner la photo qu’il demandait.
Le 04/03/2011 levé tôt et départ pour l’île de Taïbé. Encore en surnombre dans la voiture !! On est passé devant Kamsar puis quelques km plus tard on est allé vers un restaurant en bord de mer, de là on pouvait prendre la pirogue à moteur et direction l’île. Après installation, attente comme toujours ! Puis départ enfin !! Le paysage sur la route était très beau et sauvage ! Puis accostage les pieds dans l’eau sur l’île. Elle était magnifique sauvage avec des palétuviers, des pêcheurs… A l’arrière, des rizières, une forêt, dont un coin sacrée, de grosses coupelles (on se demandait pourquoi c’était faire et j’ai appris qu’ils y faisaient des sacrifices pour le diable-génie ! ça fait peur !!) bref super cadre, super plage et en plus on était tout seul ! Donc on a été se baigner et jouer à des jeux comme des gosses : bataille, on se montait dessus, bref le gros délire !! Puis on a mangé, cette fois pas de couvert on a essayé la méthode africaine avec la main droite, il fallait pétrir le riz en sauce, en faire un genre de boule la mettre vers les doigts et la gober ! Eh bien je ne vous raconte pas le désastre ! Surtout que les plats qu’on mange sont gras et pleins de sauces bien colorées on en avait un peu partout sur le visage, le corps et autour de nous ! (espérons qu’au moins c’était bon pour la peau) en tout cas on avait l’air tâche ainsi barbouillé !! Après on s’est reposé car c’était la marée basse. L’eau était loin et le sol n’était plus que sable un temps puis vase gadouilleuse où tu t’enfonces allègrement ! Puis danse doudounba (en plus des 2 autres que l’on a appris), puis de nouveau plage avec beaucoup de courant, repos tranquille. Le soir j’ai visité l’île avec son propriétaire mais on n’a pas pu tout voir !! J’ai rencontré les pêcheurs et quelques villageaois. Il m’a expliqué qu’il voulait en faire un site touristique donc je lui ais conseillé de surtout faire dans l’éco tourisme sinon son île ne ressemblera plus à rien elle sera défigurée par les promoteurs et ce sera un désastre ! Il faut qu’elle reste préservée comme elle est autant que possible avec ceux qui y habitent actuellement ! Style y mettre un camping ou des cases aménagées sinon catastrophe !!
La nuit commençait à tomber quand ils ont commencé à s’activer pour rentrer (alors qu’il n’y a pas de lumière sur une pirogue, on ne te voit pas et tu ne vois rien non plus !!). En plus il y avait des vagues quand on a commencé à embarquer, ça secouait dur et on se prenait de l’eau dans la tronche grave !! Ça faisait un peu peur quand même !! Et forcément il faisait nuit et un peu froid quand on est arrivé au restau ! Le soir repas puis djembé rythme tiriba.
Le 05/03/2011 dernier jour au village, trop triste ! Les gens étaient tellement accueillant, gentils toujours bonjour ça va, à nous parler, on nous a même offert des cadeaux (un collier de notre prof de danse et, pour ma part, d’un villageois après qu’on ait un peu discuté, c’était un collier avec le masque DEMBA, dieu de la féminité représenté dans le mariage baga.
Donc, ce dernier jour, j’ai voulu faire la lessive seule comme une grande c’est à dire prendre 1 bassine et chercher l’eau au puits. Il est vrai que c’était lourd et pas pratique mais je me débrouillais pas mal, je pense, mais bon je suis une foté !! Et une maman a dit je ne sais quoi en sousou (leur langue) et puis foté et je vois un gamin d’environ 10 ans arriver, me donner une bassine, prendre le récipient pour tirer l’eau du puits et me servir, j’étais gênée quand même qu’un enfant s’occupe de moi !! Ce qui fait que pour le remercier je lui ai offert un crayon de couleur et une feuille pour dessiner. En plus il y avait pleins de petits qui se moquaient de moi en rigolant et disant foté ! Eh oui un blanc ça ne sait pas se débrouiller apparemment, en plus de ne pas savoir danser et ça les fait rire !! LOL bien entendu il n’y a rien de méchant dans tout ceci !! C’est juste une différence de culture et de mode de vie !!
Après cet épisode on est allé à l’école porter les cahiers, crayons, livres que l’on avait amenés, on a visité les classes, discuté. Ici, pareil qu’à Conakry ils ont des uniformes et les classes vont de la maternelle au collège et fonctionnent comme nos parents avant avec la 7ème, la 8ème et le certificat d’étude.
Ensuite cours de danse, puis repas, puis attente. Il était convenu d’aller chercher les affaires chez le couturier avant 16h car après les membres de l’association revenaient. Seulement les filles s’en fichaient. Je leur parle, personne ne m’écoute donc je me suis levée pour y aller seule. Malheureusement je ne savais pas où c’était, je demande donc aux cuisinières, elles me disent attend. OK. Après une demi heure je vois notre prof de djembé qui arrive je lui demande il me dit je ne sais pas où c’est, attend ! Au bout d’une demi heure on me dit voit avec Dieu (un militaire qui s’appelait Dieudonné mais surnommé Dieu car Dieu est avec nous et nous protège tout au long du chemin !) seulement où est Dieu ???? Enfin un quart d’heure plus tard il pointe son nez ainsi que les filles (soi disant qu’elles n’avaient pas entendu ce que je disais alors que j’ai la voix qui porte mais bon Grrrrr) oui j’ai vu Dieu mais après je ne l’ai plus vu donc j’ai encore attendu cette fois avec les filles, et lui, il était entrain de discuter tranquillement de la pluie et du beau temps Grrrr ! Et enfin on est parti prendre nos affaires chez le couturier et refaire un tour du village en passant par la maison de Dieu et ses terres (magnifiques paysages) avec quelques arrêts chez sa famille pour dire bonjour !!
Le repas : on mangeait pas mal gras et riche : poulet riz, en sauce et poisson frais grillé ou séché en sauce, souvent épicée. Parfois on avait des bananes plantains et patates pour accompagner le poulet avec une sauce à l’oignon, aussi des mangues avec du poisson et patate douce et des feuilles de manioc qui ressemblaient à des épinards en plus foncé, avec de la peau de vache, et plus rarement semoule en accompagnement et des crudités et aussi du poulet avec sauce à l’arachide. Et ce qu’il y a de bien là bas c’est que tu vois ton poulet vivant avant de le manger car il le ramène devant toi attaché, du marché. Une fois même ils ont mis ce poulet vivant dans le garde manger qui était à côté d’une des chambre des filles du groupe alors forcément le soir quand tu as envie de dormir et que tu entends : cot, cot, cot pendant des heures c’est pas cool surtout quand tu sais que le lendemain il sera dans ton assiette ! Alors elles ont demandé à ce qu’il soit déplacé.
Après la ballade chez le couturier on a fait un peu de djembé entre nous et des photos de tout le groupe, des enfants, des villageois et surtout dit au revoir tristement car c’était un peu magique là bas ! On est parti très tard, bien entendu, on a attendu comme vous le savez !!
Ce qu’il y a de bien là bas c’est qu’ils attendent toujours pour mettre de l’essence alors forcément au bout d’un moment il n’y en a plus et il faut en acheter dans des échoppes sur la route dans des bouteilles plastique car vous vous doutez bien que sur les routes désertiques et les petits villages il n’y a pas vraiment de station essence ! La route a été longue. On s’est arrêté 2 fois pour manger de la viande de dindon épicée et grasse avec des oignons et un peu de sandwich, plus une panne d’essence et arrivé à 4 h du matin à Conakry. En plus on a remangé un peu là bas mais c’était tellement bon qu’on a craqué ! (ils nous attendaient vers 21h/22h soit dit en passant !!)
Le 06/03/2011 le matin réveil tard, discussions et petit déj. Puis ville Conakry pour changer de l’argent et acheter des bricoles avec quelques personnes du groupe, les musiciens et la prof de danse. Pour une fois ils étaient pressés, j’avais commencé à laver mon linge dehors pensant avoir le temps et on m’a interpellé disant qu’il fallait partir (ça m’a étonné qu’ils soient prêts et surtout pressés alors que moi pour une fois je ne l’étais pas !) et quand je suis rentrée mon linge était lavé et étendu (c’est gênant quand même !!). Enfin, J’ai pu voir un Conakry un peu plus correct que ce que j’avais vu pour aller à Katako, ça faisait un peu plus ville, on a vu des jardins, le palais du peuple, un quartier riche, un centre culturel de musique de Guinée, le port sale et bruyant avec un petit marché sur la place.
Ici les gens ne dorment jamais il y a tout le temps de la vie partout, des échoppes ouvertes jusqu’à pas d’heure, même le dimanche, pareil pour les discothèques qu’on trouve ouverte le dimanche soir, des marchés tous les jours, des gens partout, des enfants aussi, incroyable !! Tout se fait en musique africaine et ça s’est cool ! On n’a pas d’heure, pas de montre, réglé avec le soleil ou le caquètement des animaux et ça nous va bien. Le soir, après le repas on est allé en boîte alors qu’on n’avait quasiment pas dormi la veille et qu’on était crevé mais bon on en a profité quand même. Donc départ pour danser ! Au début on prend un verre mais la musique n’est pas super, un peu lente, ça ne bouge pas trop. Après il y a eu de bonnes musiques tout de même, dont la musique du voyage Waka Waka, donc on a dansé quand même, mais j’étais tellement crevée que je n’ai pas apprécié comme j’aurai du la soirée ! Pourtant des africains très sympa sont venus danser avec moi alors j’ai quand même fait bonne figure !! Ceci jusqu’à 1h30.
Le 07/03/2011 le matin levé tôt pour aller au port de Conakry pour prendre la pirogue pour la 2ème partie du séjour : île de Room. On est parti tard comme à l’habitude ! Sinon ça n’aurait pas été drôle ! En plus on s’est pris les embouteillages en pleine chaleur avec la fumée noire de pots d’échappement, la poussière, la fumée des poubelles qui brulaient plus le fait qu’on était serré comme des sardines derrière. Enfin on est arrivé au port surpeuplé et après une attente on est monté dans la pirogue où on a encore attendu sous le soleil en cuisant sous la chaleur, heureusement toujours dans une bonne ambiance ! Enfin le départ dans un paysage magnifique en pleine mer avec des îles belles et sauvages alentour… Après 50 mn arrivée sur l’île, déchargement avec les pieds dans l’eau. Après un repos bien mérité et une installation rapide, on est allé à la plage magnifique, personne à part nous, le soleil qui se couchait, les vagues, la forêt alentour, une eau chaude bref super !! Puis on s’est mis au djembé, et on a dansé, puis on a mangé. Après tout ça on a eu droit à un petit spectacle de bienvenu : musique et chant et un peu danse improvisée puis enfin au lit !!
Le 08/03/2011 levé tranquillement. Puis, après le petit déjeuner, danse, après la danse on a eu la surprise de voir 2 membres de l’association (dont l’africain qui nous avait montré les pas de danses le soir de mon arrivée à Conakry), qui n’étaient que de passage. Ensuite repas, puis plage rigolade dans l’eau comme des gamins !!
Le paysage est magnifique et riche ici on y a même vu un arbre à calebasse que je ne connaissais pas : c’est un gros fruit qui ne se mange pas, on enlève l’intérieur, on le fait sécher ou cuire et voilà une calebasse ! Puis d’autres plantes et végétations superbes.
Ce qu’il y a en Afrique c’est que tu te fais souvent draguer, en plus certains ne se gênent pas parfois pour te demander de les entretenir (payer à manger, à boire…) ils te regardent avec insistance, c’est parfois un peu gênant ! Mais il suffit d’être clair avec eux, leur faire comprendre que pour toi ce n’est que copain et c’est tout !! Après douche dans des petites pièces en dur avec l’eau du puits, un seau et une calebasse comme à Conakry et des WC ou il faut mettre un seau d’eau pour que ça s’écoule car il n’y a pas de chasse d’eau. Puis djembé et repas. Puis le soir jeux de gamin entre nous et le groupe on a bien rigolé !! Puis dodo !
Le 09/03/2011 levé tôt car, entre un mec qui parlait fort, et le caquètement des poules, des coqs, des oiseaux et je ne sais trop quoi encore impossible de dormir donc petite balade sur la plage seule pour ramasser des coquillages et autres bricoles. Et c’est la seule fois où j’ai eu un vrai contact avec les gens de cette île. Ils m’ont demandé ce que je cherchais, pourquoi faire, je les ais intéressé. Ensuite même programme petit déj, danse, repas, plage.
Comme je disais précédemment, le contact sur cette île, vu qu’elle est touristique, n’est pas le même qu’à Katako, les gens ne t’aborde pas trop, ils restent très polis « bonjour, ça va ? » Mais ça ne va pas plus loin, sauf une fois où des adultes, me voyant ramasser des coquillages et autres objets m’ont demandé ce que je faisais et pourquoi faire… Même les enfants sont différents, on en a quelques uns qui viennent voir le cours le matin et se moquer de nous comme d’hab., mais quand ils nous parlent c’est pour réclamer de l’argent ou des soins c’est tout. Tout est une question d’argent, c’est un peu moins authentique. Le village n’est pas aussi beau non plus qu’à Katako, moins bien entretenu… Il y a une école primaire, quelques petites échoppes, un dispensaire et des vendeurs ambulants (on a mangé un de leur beignet sucré très bon !!)
Les filles ont amené des vêtements à faire faire chez le couturier, le gars était bourré, n’avait pas de fil, il a fallu le lui payer. Il a pris des mesures on ne sait pas comment et n’a pas mis quel tissu allait avec quelles mesures, en plus il travaillait dans le noir !! La catastrophe !! Les filles, en nous racontant l’histoire, nous ont dit qu’elles allaient rire en voyant leur vêtement : trop large, tissus mélangés, trop petit, un pantalon à la place d’un haut et le pire c’est qu’elles avaient raison il a même utilisé 2 tissus différents pour un même vêtement elles étaient dégoutées et ont payé moitié prix sauf ce qui était à peu près correct…
Donc après la plage, djembé, puis repas puis concert africain où on a dansé comme des fous avec tout le groupe, on s’est défoulé !!! On a même eu droit à la danse des militaires (ils étaient 3 dont Dieu) c’était trop marrant ! Dans leurs uniformes sérieux avec des tongues de fille !! Puis dodo.
Le 10/03/2011 ramassage de coquillages et fils au bord de l’eau, puis même programme petit déj, danse soko, repas au bord de l’eau pour une fois, djembé plus tôt avec un autre des musiciens où on a appris cinté et revu les autres rythmes mais comme on était dissipé et qu’on y arrivait pas trop ça l’a fait rire (je pense qu’il préférait ça à s’arracher les cheveux !) Comme ça on a profité de l’après midi à la plage et en kayak de mer pour certains. Le soir repas, puis spectacle de djembé avec un groupe d’enfant et d’adulte dont Yékéni, un prof de danse de toulouse qui était là pour faire son stage lui aussi. Il y a eu des danses improvisées et moi on m’a apporté le foulard pour danser heureusement que je suis passée en premier car il y avait du niveau !!
Le 11/03/2011 levé tôt 7h pour faire le tour de l’île à pied avec le groupe et guidé par un de nos pote Africain. On est passé dans la forêt et une partie du village et comme les pierres étaient trop glissantes pour faire le tour on a monté la colline d’où on avait une superbe vue sur tout ce qui nous entourait : l’île aux esprits, attenante à notre île (où personne n’allait car elle était hantée et maudite), Conakry et d’autres îles… Après on a rejoint les autres pour le petit déj. Puis on a eu un prof (un africain qui a un peu perdu la tête à cause de la drogue mais extrêmement doué en danse) pendant une heure il devait nous faire faire une chorée. Seulement 30 min plus tard il est parti, puis est revenu, mais il ne tenait pas en place et a fini par partir avant la fin de l’heure. Donc on a continué avec notre prof habituelle : chorées, chants, super !! Ensuite on a mangé et été à la plage et cette fois tout le monde était là même les cuisinières c’était super surtout quand tu les vois rentrer dans l’eau avec des pas de danse !! Puis repas et djembé tard. Ensuite soirée entre nous, certains ont pris des djembé et nous on a dansé un peu, chanté, bref rigolé…
La danse sous la chaleur était très dur à supporter à tel point que lorsque je m’arrêtais de danser j’avais l’impression de bruler de partout sur le corps, d’avoir le corps en feu !! C’était horrible !!
Le 12/03/2011dernier jour sur cette île après le petit déj., un petit tour au bord de la plage, on est remonté dans la pirogues à 11h/11h30 ce qui est tôt quand même ! Départ pour Conakry on était triste car ça sentait la fin du séjour et on n’avait pas envie ! Retour à la maison de départ. Après le repas, repos puis couturier car je voulais me faire faire un pantalon il fallait attendre car on était nombreux. Je suis donc allée à celui d’à côté qui a fait du très bon travail donc ça va mais le temps de le faire il fallait revenir vers midi le lendemain le chercher. Vers 17h30/18h on a eu droit au spectacle de Baga Foté : qui comporte notre groupe de musiciens et notre prof de danse et 2 autres membres de leur groupe : 1 femme et un homme et 2 enfants c’était magnifique même si ça a commencé à la tombée de la nuit et qu’il n’y avait pas d’électricité, enfin on s’est arrangé pour en avoir après. Après danse ensemble avec un peu de musique et djembé, vu que c’était le dernier jour pour 2 d’entre nous, ils partaient à 2h30. Puis sortie dans un bar tous ensembles genre musette africaine, d’ailleurs il n’y avait pas grand monde et la musique était lente de quoi dormir quoi ! Mais on est allé danser quand même et là on a fait l’ambiance de la soirée c’était super même si je m’endormais tellement j’étais crevée ! On y est resté jusqu’à 4h du matin. Après enfin le lit !
Le 13/03/2011 dernier jour à Conakry et sur le sol Guinéen on part à 22h45 le soir même, donc le matin levé tôt pour aller au marché tous ensembles avec notre guide (Dieu) normal !!! On y a passé 3h au moins c’était fatigant le monde la pollution la chaleur mais j’ai trouvé tout ce que je voulais voir plus c’est tellement tentant !! Par contre on a vu un étal de viande en pleine chaleur avec les mouches dessus ça ne donnait pas envie heureusement tout est bien cuit !! Après le repas on est allé avec une du groupe chercher les habits faits la veille on a croisé un pote africain qui nous a accompagné. Malheureusement comme j’avais donné RDV à 12h au couturier et qu’il était presque 15h il n’était plus là ! Les boules, la couturière d’à côté a essayé de le joindre mais rien donc j’ai dis que je repasserai. En fait ce sont les filles qui y sont allées et j’ai eu mon pantalon chouette !! Après repos ! Et enfin, j’ai eu droit à un massage de la part de notre kiné, (il a massé tout le monde) il le fait trop bien et ça fait un bien fou !! On a été gâté tout de même !
Une pintade ou un dindon qui venait nous crier dans les oreilles le dernier WE accompagné d’un deuxième, ils venaient toujours à la même heure c’était marrant mais on ne s’entendait plus parler !!!
Et voilà c’est la fin trop les boules ! Après le repas direction l’aéroport. En rentrant chez moi, après 6h d’avion, vers 9h du matin, je n’avais pas dormi de la nuit car mauvaise posture, pas trop de place, peur, et pendant la durée du deuxième avion je suis tombée sur un bavard (alors qu’il voyait bien que je dormais à moitié). J’étais déboussolée, un peu malade et je me demandais ce que je faisais là en sortant de l’avion car c'est vraiment un autre monde là bas, une autre vie et c'est vrai que le retour en France a été très dur il m'a fallu une semaine voir plus avant de me réadapter !! Ici tout est propre, rangé, rien ne dépasse, tout est organisé, tout fonctionne…En plus là bas il y a de la vie, des couleurs, des sourires que l’on ne retrouve pas forcément en rentrant !! en tout cas c’est un voyage vraiment enrichissant qui nous apprend à relativiser !!
Anecdote : les radios qu’ils écoutent ici, entre autre : cherry fm, nostalgie, et les bières : guiness, guilux, skull. Un peu de langage sousou : oungaï : on y va fabé : vient ici wonowali : merci à vous tous, inowali : merci à toi, ifanowali : merci à toi aussi Bonjour : tanamouri, réponse tanayomouri adé : non awa : ok ikena : ça va ? tanamoufegne : bonjour, réponse : efegne anguesegue : bonne soirée Foré : noir, foté : blanc iyo : oui 10 : fou Itan : toi Otan : ensemble Nani : 4 Wontanara : on est ensemble Le miel : coumi Le pain : tami Au revoir : owo Ounfafé : on arrive Togotogoya : papillon Ireledi : comment tu t’appelles Atofan : c’est jolie Itofan : tu es jolie Irafanma : tu es belle Dondoti dondoti : petit à petit Quering : 1 Sempe : la force Fin !! Mais à refaire !!
Existe-t-il un trajet de bus reliant Puerto Cabezas à Granada? (Nicaragua) English translation pending
Bonjour,
Au cours de notre voyage de 3 mois en Amérique Centrale, nous souhaitons passer quelques jours à la réserve de Rio Platano au Honduras, puis rejoindre Granada au Nicaragua. Pour celà, il semble plus simple (au vu des grands axes routiers) de passer par Puerto Cabezas au Nicaragua. Nous voyageons en bus, et j'aimerais savoir s'il existe un trajet de bus reliant Puerto Cabezas à Granada (Nicaragua), ou encore mieux, s'il est possible de rejoindre directement Granada depuis la réserve de Rio Platano?
Merci pour votre aide
Au cours de notre voyage de 3 mois en Amérique Centrale, nous souhaitons passer quelques jours à la réserve de Rio Platano au Honduras, puis rejoindre Granada au Nicaragua. Pour celà, il semble plus simple (au vu des grands axes routiers) de passer par Puerto Cabezas au Nicaragua. Nous voyageons en bus, et j'aimerais savoir s'il existe un trajet de bus reliant Puerto Cabezas à Granada (Nicaragua), ou encore mieux, s'il est possible de rejoindre directement Granada depuis la réserve de Rio Platano?
Merci pour votre aide
Circuit de vingt-trois jours dans l'Ouest américain pour octobre 2011 English translation pending
Bonjour,
Avec 3 amies, nous avons prévu de faire le "fameux" circuit dans l'Ouest Américain en octobre 2011 pendant 3 semaines (du 1 au 23 octobre sur place). Projet que nous attendions depuis 3 ans et qui va enfin se concrétiser !
J'aimerais avoir vos points de vue sur le circuit choisi. J'ai remarqué dans ce que j'ai pu lire que peu de monde le faisait dans le sens San Francisco, Los Angeles, Las Vegas puis les parcs nationaux.
Voici notre itinéraire choisi :
Arrivée le 1er octobre à San Francisco dans l'après midi.
Du 1 au 4 inclus oct. : 4 jours à San Francisco (nous louerons une voiture à la sortie de la ville, j'ai cru comprendre que c'était déconseillé d'avoir une voiture à San Francisco). 5 : Monterey 6 : Santa Babara Du 7 au 10 inclus : Los Angeles Du 11 au 13 inclus : Las Vegas 14 : Flagstaff (?) 15 : Grand Canyon 16 : Monument Valley 17 : Bryce Canyon 18 : Las Vegas 19 : Death Valley +/- Kings Canyon 20 : Yosemite 21 : retour à SF par Wine Country Départ le 23 fin d'après midi.
Je suis pas sûre des étapes Monterey et Santa Barbara... Est-ce qu'il y a mieux ou alors d'autres étapes à me conseiller ? De même pour Flagstaff... je ne suis pas sûre que ce soit le meilleur choix. Mais j'ai du mal à cerner les différentes étapes pour faire les parcs, pra rapport aux routes...
Pouvez vous me conseiller ?
Avez des sites intéressants pour les hôtels/motels ?
Et par rapport au climat à ces dates là ? Je sais qu'il ne fera pas trop chaud... Fin de saison oblige !
Merci d'avance !!
Marie
Avec 3 amies, nous avons prévu de faire le "fameux" circuit dans l'Ouest Américain en octobre 2011 pendant 3 semaines (du 1 au 23 octobre sur place). Projet que nous attendions depuis 3 ans et qui va enfin se concrétiser !
J'aimerais avoir vos points de vue sur le circuit choisi. J'ai remarqué dans ce que j'ai pu lire que peu de monde le faisait dans le sens San Francisco, Los Angeles, Las Vegas puis les parcs nationaux.
Voici notre itinéraire choisi :
Arrivée le 1er octobre à San Francisco dans l'après midi.
Du 1 au 4 inclus oct. : 4 jours à San Francisco (nous louerons une voiture à la sortie de la ville, j'ai cru comprendre que c'était déconseillé d'avoir une voiture à San Francisco). 5 : Monterey 6 : Santa Babara Du 7 au 10 inclus : Los Angeles Du 11 au 13 inclus : Las Vegas 14 : Flagstaff (?) 15 : Grand Canyon 16 : Monument Valley 17 : Bryce Canyon 18 : Las Vegas 19 : Death Valley +/- Kings Canyon 20 : Yosemite 21 : retour à SF par Wine Country Départ le 23 fin d'après midi.
Je suis pas sûre des étapes Monterey et Santa Barbara... Est-ce qu'il y a mieux ou alors d'autres étapes à me conseiller ? De même pour Flagstaff... je ne suis pas sûre que ce soit le meilleur choix. Mais j'ai du mal à cerner les différentes étapes pour faire les parcs, pra rapport aux routes...
Pouvez vous me conseiller ?
Avez des sites intéressants pour les hôtels/motels ?
Et par rapport au climat à ces dates là ? Je sais qu'il ne fera pas trop chaud... Fin de saison oblige !
Merci d'avance !!
Marie
Bus à l'aéroport de Bangkok pour Hua Hin? English translation pending
Bonjour
Nous partons en famille fin juillet pour bangkok.Nous atterrissons à 16h00.
Nous voulons partir ensuite pour hua hin.Est ce qu'il y a des bus à l'aeroport pour hua hin et à quelle heure? Est ce que l'on peut partir le jour même ou devons nous rester sur Bangkok pour la nuit?
Merci pour votre aide
Fiançailles en Tunisie: arnaque ou non? English translation pending
j'ai connu une jeune femme en Tunisie par internet, elle est 23 ans plus jeune que moi et divorcée 2 fois.
Aidez moi pour savoir si je dois continuer vers un mariage ou pas ? Je me pose beaucoup de questions car je crois que j'ai été victime de plusieurs "arnaques " pendant le dernier séjour de 14 jours. En plus elle est très distante de moi et n'a jamais voulu sortir UNE seule fois seule avec moi en trouvant "milles excuses", nous étions toujours acconpagné par une, deux ou plusieurs personnes!
Pensez vous si tous ces prix sont sont bien réel pour un Français venant se fiancer à une Tunisienne :
1-Le beau-frère (que j'ai jamais vu!) est loueur de voiture et m' a loué une voiture à 90 Dt par jour soit 1260Dt (600 euros environ) pour 14 jours payable uniquement en liquide et sans facture car étant nouveau dans la profession il n'a pas le droit d'accepter les cartes bleues ???
2-pour les fiancailles maquillage, ongles et coiffure (avec des faux cheveux) : 600Dt
3-gâteau à 3 étages et patisseries : 360Dt
4-Location robe de fiancailles 550Dt
5-Bague : 350Dt
Chaque fois que nous sommes allé chez un commerçant la famille discutait en arabe, je n'ai jamais payé moi même aux commerçants mais je donnai du liquide et la famille allait payer après.
Que pensez vous de tout cela ? Je sais qu'il y a des aranques au mariage et là je me pose réellement la question...
Avant ce 2° voyage j'y suis allé 4 jours et tout c'était bien passé mais là cette relation devient négative.
Bateaux ile de Cham - Hoi An English translation pending
bonjour !
Je vais au Vietnam avec mon ami au mois de Juin. Dans notre escapade, nous souhaitons passer 2 jours et une nuit sur l'ile de cham en face de Hoi An. Juste pour se reposer un peu, pas pour faire de la plongée. On prendra certainement le bateau local tôt le samedi matin pour se rendre sur l'ile. On dormira le soir sur place. Pour l'instant, je ne sais pas où. Si vous avez des propositions...je suis preneur ! Je me demandais juste s'il y avait des bateaux le dimanche pour retourner sur Hoi AN. Et les horaires des bateaux car en fin d'après midi, on doit retourner sur Danang (en taxi certainement).
Merci de partager votre expérience ! 😉
Julie
Japon en octobre 2011: radioactivité? English translation pending
Bonjour,
nous avions programmé un voyage au japon en octobre 2011.
Nous sommes en possession de nos billets d'avion AF Paris Tokyo et Osaka Paris
Pour les hôtels pas trop de problème d'annulation par contre les billets c'est autre chose l'agence va voir avec AF
A ce jour notre décision est assez flou
ON part ou pas
Les séismes nous savions donc c'est pas ce qui nous arrêtent par contre les déchets des centrales nucléaires là c'est autre chose
j'aurais voulu savoir si d'autres personnes sont dans notre cas et si ils ont pris une décision ou si ils attendent en espérant que les choses s'arrange et si elles peuvent s'arranger
entre les infos en france et au japon on ne sait plus ce qui est vrais sur l'évolution de la radioactivité
Une pensée pour le peuple Japonnais
Vols Afriqiyah Airways Paris-Bamako via Tripoli: guerre en Libye, remboursement de billet? English translation pending
Bonjour
j'ai acheté un billet A/R Paris Bamako via Tripoli avec Afriqiyah Airways départ le 29/07/11 retour le 27/08/11, étant donné les évènements et supposant que la circulation aérienne et les vols entre Tripoli et Bamako ne seront pas forcément rétablis cet été, comment me faire rembourser de mon billet. Afriqiyah est à ce jour injoignable par mail ou par téléphone et Europe Assistance auprès de qui j'ai contracté une assurance annulation vol ( 70 €) m'informe gentiment que ce type de situation ne permet pas de remboursement !! merci à eux !!
Avez-vous des conseils à me donner ?
Merci pour vos réponses
Domdeni
Protéger ses lunettes de la pluie en randonnée pédestre? English translation pending
Bonjour! Si quelqu'une a des trucs pour protéger ses lunettes de la pluie en randonnée pédestre (sans se déguiser en épouvantail!) je suis preneuse. J'aimais la pluie, avant d'en porter et maintenant je la déteste, on ne voit rien à travers les gouttelettes. C'est même dangereux car on ne sait plus où on met le pied.
Merci à toutes, et aux porteurs de lunettes de sexe masculin aussi!
Merci à toutes, et aux porteurs de lunettes de sexe masculin aussi!
Birmanie... Des étoiles plein les yeux! English translation pending
Comme toujours dans ce pays nous prenons notre bus à 4 heures du matin. Réveil difficile. Arrivés a la mi-journée dans la charmante bourgade de Palaw, nous profitons de l’après-midi pour comparer les différentes offres de trekking. Nous décidons de partir pour 3 jours avec un groupe de 4 jeunes français rencontrés dans le bus qui ont opté pour la même agence que nous.
Vraisemblablement cela à froissé la guesthouse dans laquelle nous logeons (car nous avons refusé leur offre) et hasard ou coïncidence, je ne retrouverais jamais le linge que j’avais étendu sur la terrasse. Quoi qu’il en soit, nous prenons la route qui doit nous mener jusqu’au lac Inle en 3 jours. Dès le premier jour nous traversons de nombreux paysages devant lesquels nous sommes en admiration. Ici pas de forêts ravagées. Dans le premier village que nous traversons, une vielle dame est en train de battre le riz pour décrocher le grain de ses enveloppes de son. Nous nous installons quelques instants avec elle, ses deux filles et leurs enfants. L’ambiance est guillerette, les femmes ont l’air content de nous voir et nous en profitons pour prendre quelques photos en échange de quelques échantillons de shampoing et de savon. Aux alentours de midi, nous arrivons dans un gros bourg de 600 habitants. Aux abords de la gare ferroviaire, des femmes vendent du thé des montagnes. Nous nous arrêtons pour en acheter un peu. Très amusées par notre apparence, elles rient en regardant mon piercing au nez et s’amusent à toucher le duvet blond sur mes bras.
En fin de journée nous rejoignons le hameau de Sinlai. Nous prenons nos quartiers dans le monastère, accueillis par un moine plutôt original qui aime beaucoup plaisanter et tient absolument a me faire danser devant lui… no comment !
Avant que la nuit ne tombe, nous profitons de la lumière rougeoyante si propice aux photos pour aller faire un tour dans le village. Les plus heureux de notre présence sont bien entendu les enfants. Leurs voix et leurs rires raisonnent, mais tandis que nous jouons avec eux l’obscurité se fait, et nous devons revenir au monastère. Le repas est déjà prêt. Le cuisinier qui nous accompagne a concocté un succulent repas constitué de riz montagnard (de couleur rouge) et de divers curry. Julien peut enfin déguster la bière qu’il transporte depuis le départ, malgré le poids de son sac (il porte aussi mes affaires !)… Le monastère est dans le noir complet et au dessus de nos têtes le ciel brille de mille éclats.
Quand j’ouvre les yeux ce matin là, un moine se tient derrière nous et récite des incantations. Sa psalmodie est lancinante, à mi-chemin entre un chant et une prière.
Les deux journées suivantes se déroulent de la même façon. Nous rencontrons de nombreuses ethnies différentes (que nous pouvons reconnaitre à leurs costumes traditionnels). Le second soir nous logeons chez une famille, au sein de leur maison. Comme le font les habitants eux-mêmes, nous nous lavons dans la cour à l’aide d’un seau directement dans l’eau du puits. Nous ne sommes plus qu’a une grosse demi-journée du lac Inle, et nous devons partir au petit matin sans tarder. Quand nous arrivons au lac, un bateau nous attend. Le niveau du lac extrêmement bas en cette saison (car nous sommes au cœur de la saison sèche) découvre de grandes bandes de terres permettant aux agriculteurs de profiter de terres riches en limons, on appelle cela les jardins flottants. Nous naviguons par les canaux entre les jardins afin de rejoindre le cœur du lac et observer les pêcheurs aux barques si particulières. Le batelier se tient à l’avant faisant avancer le bateau d’un mouvement de hanche à l’aide d’un bâton de bois. A l’arrière, on peut observer une immense nasse à poissons. Nous arrivons enfin à Nyiaugngshwe, ravis de retrouver un vrai lit pour passer la nuit.
Apres deux jours nous descendons vers notre dernière étape, le rocher d’or. En route, nous faisons escale pour une journée dans la ville de Bago, ancienne capitale birmane. Une personne de notre hôtel nous propose d’être notre guide et chauffeur. Cela tombe bien, avec la nuit que nous venons de passer dans un bus inconfortable (pléonasme en Asie), nous avons envie de faire au plus simple et de nous laisser porter. Ce guide s’avérera être une personne d’excellente compagnie : sevrés d’internet et d’information, c’est lui qui nous apprendra le début des insurrections en Lybie. La BBC, chaine d’anglaise d’information diffusée en birman sur des ondes clandestines, permet ainsi a certaines personnes de se tenir au courant de l’état du monde. Comment oublier ce guide, parlant a voix basse, qui nous confiait sa joie de voir tout ces peuples se retourner contre leurs illégitimes gouvernements… Il est alors prolixe et on sent chez lui une joie sincère d’échanger avec nous: la raison en est horriblement simple, la junte birmane ayant construit son système sur la censure et la peur, notamment grâce a la délation anonyme, les birmans n’osent pas parler de « ces choses-la » entre eux, même avec leurs meilleurs amis, de peur d’être déclarés ennemis du régime et emprisonnes…
La ville de Bago recèle un nombre incroyable de temples et de Bouddhas, c’est certainement la ville qui en compte le plus en Birmanie. Nous commençons l’ascension d’un temple, la paya Intha, réputé pour les naths (esprits païens dont le culte est antérieur a Bouddha) qui l’habitent. Nous faisons une halte attirés par des chants. Une vielle femme en transe est en train d’invoquer les naths. Des hommes travestis en femmes l’aide dans sa transe en lui faisant de l’air ou lui donnant des cigarettes, petit à petit, elle à l’air de ne plus être maitre de ses mouvements. Les naths s’expriment à travers son corps. Je n’arrive pas à savoir si c’est son corps qui suit les chants et les percussions ou l’inverse. Probablement l’inverse. Quand les chants s’arrêtent, la vieille femme revient doucement à elle. Il parait qu’elle aurait tout oublié.
Lorsque j’ouvre les yeux deux jours plus tard, un seul mot me vient a l’esprit : courbatures. J’ai mal dans tout le corps. Si nous avons résisté aux treks, nous ne pouvons pas en dire autant du pèlerinage au rocher d’or de Kyaikhtiyo. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la voie de la facilité et avons décidé de faire le pèlerinage à pieds plutôt que de prendre le bus qui monte au sommet.
Afin d’éviter la chaleur, nous quittons notre chambre vers 5h30 du matin. Il fait encore nuit noire. Dans un parfait alignement, le fin croissant de lune et l’étoile du berger semblent nous montrer la voie à suivre. L’ascension commence donc dans l’obscurité et le silence les plus complets. Les échoppes qui jalonnent le chemin ne sont pas encore ouvertes et les habitants se réveillent a peine. Nous sommes partis à cette heure matinale pour éviter la touffeur permanente de la journée, rien à voir avec le lac Inle et les montagnes où soufflait toujours une brise légère, là c’est la cuisson permanente, et bien que le soleil ne soit pas encore levé, dès le départ nous sommes en nage.
Les habitants que nous rencontrons nous encouragent, il est clair que la plupart des touristes (et même des birmans) préfèrent prendre le bus et ils sont surpris de nous voir effectuer le pèlerinage en marchant, qui plus est a cette heure matinale. Tout au long de la montée, de nombreux moines jalonnent le parcours en attendant les offrandes des pèlerins.
Nous ne mettrons finalement que 4 heures pour atteindre le sommet. En chemin, nous profitons d’un panorama exceptionnel sur la foret alentours, sombre et préservée, qui semble s’étendre a l’infini. Montagnes et vallées brumeuses a perte de vue.
Nous passons le check-point et nous acquittons du droit d’entrée quand nous l’apercevons enfin. Il tient en équilibre sur le bord du précipice, on dirait qu’il joue avec les lois de la gravité. Nous sommes éblouis. La légende veut que ce soit un cheveu de Bouddha qui le retienne, et à bien l’observer, je ne vois pas d’autre solution. Vous ne pourrez pas bien le voir sur la photo mais le rocher est a peine posé, il effleure la montagne. Nous comprenons mieux le culte que vouent les birmans a ce site sacré, tout habitant de ce pays se doit de venir y déposer une feuille d’or dans sa vie. Tous les conducteurs accrochent a leur pare-brise la photo du golden rock comme porte-bonheur.
Nous redescendons quelques heures plus tard sous un soleil de plomb gardant dans la tête l’image de ce rocher entièrement recouvert d’or. De retour a Kinpum (ou nous logeons) nous n’avons plus qu’une seule idée en tête : nous enfermer dans le bungalow jusqu’au coucher du soleil avec la clim a fond ! Pas de chance, l’électricité est coupée dans toute la ville jusqu'à 18 heures… Nous passerons donc la journée dans cette moiteur toute asiatique qui fait tout le charme de cette région !!
De retour a Yangon, la veille du départ nous trouvons que ces 23 jours sont trop vite passés. Nous avions pourtant un programme chargé. Par chance, nous avons gardé le meilleur pour la fin : La paya Shwedagon ! Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant ce temple est une merveille parmi les merveilles. Nous nous attendions a quelque chose d’exceptionnel et nous n’avons pas été déçus. Nous nous engageons par l’escalier de la porte sud. L’entrée est démesurée. Nous ôtons nos chaussures et commençons à monter les marches. Si à ce stade la paya n’est pas visible, l’escalier n’en demeure pas moins impressionnant avec ses boiseries fines et son marbre. Nous progressons lentement pour profiter le plus longtemps de la fraicheur car en quelques semaines la température a fortement augmentée.
Des que nous franchissons l’enceinte de la paya, tout ce que nous voyons n’est qu’or. Tout cela semble irréel ! Il faut savoir qu’il y a plus d’or dans la paya Shwedagon que dans les coffres … de la banque d’Angleterre !!!! Et pour cause ! Des montagnes d’or s’élèvent de toutes parts. Au sommet du temple, sont incrustes des dizaines milliers de diamants et de pierres précieuses avec sur la pointe, un diamant unique de 76 carats.
Nous restons de longues heures à arpenter et observer chaque recoin, nous voulons nous imprégner de l’atmosphère de ce lieu emprunt de ferveur et de spiritualité en attendant que la nuit tombe. Les chants lancinants et répétitifs des prières nous bercent et ne font que renforcer l’impression de sacré qui se dégage de la paya. Petit a petit l’obscurité se fait et la Shwedagon s’illumine. Encore plus éclatante qu’en plein jour, elle brille de mille feux. C’est la dernière image que nous emportons de ce pays. Nous regardons avidement autours de nous pour tenter d’en conserver le plus possible dans notre mémoire.
Ce pays méconnu dont on parle uniquement pour des raisons politiques nous a grandement surpris. C’est un joyau de l’Asie. Sa culture, son architecture, sa cuisine et par-dessus tout ses habitants en font un pays d’une richesse exceptionnelle. Assurément l’une de nos plus belles expériences au cours de ce voyage.
Je fais un vœu avant de partir, celui de revenir pour explorer d’autres contrées car je sais qu’il y a encore beaucoup de belles choses a y découvrir.
Les photos et la suite de nos aventures sur le blog http://les-choux-chinois.over-blog.com/
Vraisemblablement cela à froissé la guesthouse dans laquelle nous logeons (car nous avons refusé leur offre) et hasard ou coïncidence, je ne retrouverais jamais le linge que j’avais étendu sur la terrasse. Quoi qu’il en soit, nous prenons la route qui doit nous mener jusqu’au lac Inle en 3 jours. Dès le premier jour nous traversons de nombreux paysages devant lesquels nous sommes en admiration. Ici pas de forêts ravagées. Dans le premier village que nous traversons, une vielle dame est en train de battre le riz pour décrocher le grain de ses enveloppes de son. Nous nous installons quelques instants avec elle, ses deux filles et leurs enfants. L’ambiance est guillerette, les femmes ont l’air content de nous voir et nous en profitons pour prendre quelques photos en échange de quelques échantillons de shampoing et de savon. Aux alentours de midi, nous arrivons dans un gros bourg de 600 habitants. Aux abords de la gare ferroviaire, des femmes vendent du thé des montagnes. Nous nous arrêtons pour en acheter un peu. Très amusées par notre apparence, elles rient en regardant mon piercing au nez et s’amusent à toucher le duvet blond sur mes bras.
En fin de journée nous rejoignons le hameau de Sinlai. Nous prenons nos quartiers dans le monastère, accueillis par un moine plutôt original qui aime beaucoup plaisanter et tient absolument a me faire danser devant lui… no comment !
Avant que la nuit ne tombe, nous profitons de la lumière rougeoyante si propice aux photos pour aller faire un tour dans le village. Les plus heureux de notre présence sont bien entendu les enfants. Leurs voix et leurs rires raisonnent, mais tandis que nous jouons avec eux l’obscurité se fait, et nous devons revenir au monastère. Le repas est déjà prêt. Le cuisinier qui nous accompagne a concocté un succulent repas constitué de riz montagnard (de couleur rouge) et de divers curry. Julien peut enfin déguster la bière qu’il transporte depuis le départ, malgré le poids de son sac (il porte aussi mes affaires !)… Le monastère est dans le noir complet et au dessus de nos têtes le ciel brille de mille éclats.
Quand j’ouvre les yeux ce matin là, un moine se tient derrière nous et récite des incantations. Sa psalmodie est lancinante, à mi-chemin entre un chant et une prière.
Les deux journées suivantes se déroulent de la même façon. Nous rencontrons de nombreuses ethnies différentes (que nous pouvons reconnaitre à leurs costumes traditionnels). Le second soir nous logeons chez une famille, au sein de leur maison. Comme le font les habitants eux-mêmes, nous nous lavons dans la cour à l’aide d’un seau directement dans l’eau du puits. Nous ne sommes plus qu’a une grosse demi-journée du lac Inle, et nous devons partir au petit matin sans tarder. Quand nous arrivons au lac, un bateau nous attend. Le niveau du lac extrêmement bas en cette saison (car nous sommes au cœur de la saison sèche) découvre de grandes bandes de terres permettant aux agriculteurs de profiter de terres riches en limons, on appelle cela les jardins flottants. Nous naviguons par les canaux entre les jardins afin de rejoindre le cœur du lac et observer les pêcheurs aux barques si particulières. Le batelier se tient à l’avant faisant avancer le bateau d’un mouvement de hanche à l’aide d’un bâton de bois. A l’arrière, on peut observer une immense nasse à poissons. Nous arrivons enfin à Nyiaugngshwe, ravis de retrouver un vrai lit pour passer la nuit.
Apres deux jours nous descendons vers notre dernière étape, le rocher d’or. En route, nous faisons escale pour une journée dans la ville de Bago, ancienne capitale birmane. Une personne de notre hôtel nous propose d’être notre guide et chauffeur. Cela tombe bien, avec la nuit que nous venons de passer dans un bus inconfortable (pléonasme en Asie), nous avons envie de faire au plus simple et de nous laisser porter. Ce guide s’avérera être une personne d’excellente compagnie : sevrés d’internet et d’information, c’est lui qui nous apprendra le début des insurrections en Lybie. La BBC, chaine d’anglaise d’information diffusée en birman sur des ondes clandestines, permet ainsi a certaines personnes de se tenir au courant de l’état du monde. Comment oublier ce guide, parlant a voix basse, qui nous confiait sa joie de voir tout ces peuples se retourner contre leurs illégitimes gouvernements… Il est alors prolixe et on sent chez lui une joie sincère d’échanger avec nous: la raison en est horriblement simple, la junte birmane ayant construit son système sur la censure et la peur, notamment grâce a la délation anonyme, les birmans n’osent pas parler de « ces choses-la » entre eux, même avec leurs meilleurs amis, de peur d’être déclarés ennemis du régime et emprisonnes…
La ville de Bago recèle un nombre incroyable de temples et de Bouddhas, c’est certainement la ville qui en compte le plus en Birmanie. Nous commençons l’ascension d’un temple, la paya Intha, réputé pour les naths (esprits païens dont le culte est antérieur a Bouddha) qui l’habitent. Nous faisons une halte attirés par des chants. Une vielle femme en transe est en train d’invoquer les naths. Des hommes travestis en femmes l’aide dans sa transe en lui faisant de l’air ou lui donnant des cigarettes, petit à petit, elle à l’air de ne plus être maitre de ses mouvements. Les naths s’expriment à travers son corps. Je n’arrive pas à savoir si c’est son corps qui suit les chants et les percussions ou l’inverse. Probablement l’inverse. Quand les chants s’arrêtent, la vieille femme revient doucement à elle. Il parait qu’elle aurait tout oublié.
Lorsque j’ouvre les yeux deux jours plus tard, un seul mot me vient a l’esprit : courbatures. J’ai mal dans tout le corps. Si nous avons résisté aux treks, nous ne pouvons pas en dire autant du pèlerinage au rocher d’or de Kyaikhtiyo. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la voie de la facilité et avons décidé de faire le pèlerinage à pieds plutôt que de prendre le bus qui monte au sommet.
Afin d’éviter la chaleur, nous quittons notre chambre vers 5h30 du matin. Il fait encore nuit noire. Dans un parfait alignement, le fin croissant de lune et l’étoile du berger semblent nous montrer la voie à suivre. L’ascension commence donc dans l’obscurité et le silence les plus complets. Les échoppes qui jalonnent le chemin ne sont pas encore ouvertes et les habitants se réveillent a peine. Nous sommes partis à cette heure matinale pour éviter la touffeur permanente de la journée, rien à voir avec le lac Inle et les montagnes où soufflait toujours une brise légère, là c’est la cuisson permanente, et bien que le soleil ne soit pas encore levé, dès le départ nous sommes en nage.
Les habitants que nous rencontrons nous encouragent, il est clair que la plupart des touristes (et même des birmans) préfèrent prendre le bus et ils sont surpris de nous voir effectuer le pèlerinage en marchant, qui plus est a cette heure matinale. Tout au long de la montée, de nombreux moines jalonnent le parcours en attendant les offrandes des pèlerins.
Nous ne mettrons finalement que 4 heures pour atteindre le sommet. En chemin, nous profitons d’un panorama exceptionnel sur la foret alentours, sombre et préservée, qui semble s’étendre a l’infini. Montagnes et vallées brumeuses a perte de vue.
Nous passons le check-point et nous acquittons du droit d’entrée quand nous l’apercevons enfin. Il tient en équilibre sur le bord du précipice, on dirait qu’il joue avec les lois de la gravité. Nous sommes éblouis. La légende veut que ce soit un cheveu de Bouddha qui le retienne, et à bien l’observer, je ne vois pas d’autre solution. Vous ne pourrez pas bien le voir sur la photo mais le rocher est a peine posé, il effleure la montagne. Nous comprenons mieux le culte que vouent les birmans a ce site sacré, tout habitant de ce pays se doit de venir y déposer une feuille d’or dans sa vie. Tous les conducteurs accrochent a leur pare-brise la photo du golden rock comme porte-bonheur.
Nous redescendons quelques heures plus tard sous un soleil de plomb gardant dans la tête l’image de ce rocher entièrement recouvert d’or. De retour a Kinpum (ou nous logeons) nous n’avons plus qu’une seule idée en tête : nous enfermer dans le bungalow jusqu’au coucher du soleil avec la clim a fond ! Pas de chance, l’électricité est coupée dans toute la ville jusqu'à 18 heures… Nous passerons donc la journée dans cette moiteur toute asiatique qui fait tout le charme de cette région !!
De retour a Yangon, la veille du départ nous trouvons que ces 23 jours sont trop vite passés. Nous avions pourtant un programme chargé. Par chance, nous avons gardé le meilleur pour la fin : La paya Shwedagon ! Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant ce temple est une merveille parmi les merveilles. Nous nous attendions a quelque chose d’exceptionnel et nous n’avons pas été déçus. Nous nous engageons par l’escalier de la porte sud. L’entrée est démesurée. Nous ôtons nos chaussures et commençons à monter les marches. Si à ce stade la paya n’est pas visible, l’escalier n’en demeure pas moins impressionnant avec ses boiseries fines et son marbre. Nous progressons lentement pour profiter le plus longtemps de la fraicheur car en quelques semaines la température a fortement augmentée.
Des que nous franchissons l’enceinte de la paya, tout ce que nous voyons n’est qu’or. Tout cela semble irréel ! Il faut savoir qu’il y a plus d’or dans la paya Shwedagon que dans les coffres … de la banque d’Angleterre !!!! Et pour cause ! Des montagnes d’or s’élèvent de toutes parts. Au sommet du temple, sont incrustes des dizaines milliers de diamants et de pierres précieuses avec sur la pointe, un diamant unique de 76 carats.
Nous restons de longues heures à arpenter et observer chaque recoin, nous voulons nous imprégner de l’atmosphère de ce lieu emprunt de ferveur et de spiritualité en attendant que la nuit tombe. Les chants lancinants et répétitifs des prières nous bercent et ne font que renforcer l’impression de sacré qui se dégage de la paya. Petit a petit l’obscurité se fait et la Shwedagon s’illumine. Encore plus éclatante qu’en plein jour, elle brille de mille feux. C’est la dernière image que nous emportons de ce pays. Nous regardons avidement autours de nous pour tenter d’en conserver le plus possible dans notre mémoire.
Ce pays méconnu dont on parle uniquement pour des raisons politiques nous a grandement surpris. C’est un joyau de l’Asie. Sa culture, son architecture, sa cuisine et par-dessus tout ses habitants en font un pays d’une richesse exceptionnelle. Assurément l’une de nos plus belles expériences au cours de ce voyage.
Je fais un vœu avant de partir, celui de revenir pour explorer d’autres contrées car je sais qu’il y a encore beaucoup de belles choses a y découvrir.
Les photos et la suite de nos aventures sur le blog http://les-choux-chinois.over-blog.com/
L'Allemagne: les Français se font des idées English translation pending
bonjours
voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands
je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI
et puis j'aime la vie dans ce pays
les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable
il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!
voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands
je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI
et puis j'aime la vie dans ce pays
les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable
il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!
voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
Croisière "Perles de la Baltique" sur le MSC Orchestra English translation pending
Bonjour à Tous,
C'est parti pour de nouvelles aventures, nous partons, mon épouse et moi, en compagnie d'un couple d'amis, faire la croisière en Mer Baltique, sur l'Orchestra le 31/04 jusqu'au 08/05.
Plusieurs questions pour les habitués de ce parcours.
Nous sommes habitués, enfin débutants quand même, puisque ce sera la 2ème, la première fut en mer Egée, Grèce et Turquie, superbes souvenirs, donc pour le bateau, c'est bon mis à part les fameux pourboires, qui, selon moi, est un peu cher et je préférerai le donner qu'à ceux qui m'ont effectivement bien servit sur le bateau, steward et serveurs.
sur l'Orchestra, peut-on toujours donner ces pourboires à ce que l'on veut ??
Pour la Baltique, le passeport est-il obligatoire, car pour la Suede, le Danemark et l'Allemagne non, mais l'Estonie je sais pas, merci de me renseigner ??
Je suis preneur de tous renseignements sur cette croisière et ce bateau qui me semble neuf, je crois
Bonne soirée à tous.
Très cordialement
Partir visiter le Québec au mois d'avril? English translation pending
Bonjour à tous
Suite aux évènements actuels au Japon, nous avons décidé d'y annuler notre voyage prévu pour le 9 avril...
Nous avons l'occasion de partir au Québec à ces périodes en remplacement. Vu le peu de temps pour nous décider et les faibles recherches effectuées (car pas prévues!), je me pose les questions suivantes : est-ce que la période est bonne pour y partir, (sachant que l'on y resterait 15 jours, donc à partir du 10 avril)?
Merci d'avance! Stéphane
Suite aux évènements actuels au Japon, nous avons décidé d'y annuler notre voyage prévu pour le 9 avril...
Nous avons l'occasion de partir au Québec à ces périodes en remplacement. Vu le peu de temps pour nous décider et les faibles recherches effectuées (car pas prévues!), je me pose les questions suivantes : est-ce que la période est bonne pour y partir, (sachant que l'on y resterait 15 jours, donc à partir du 10 avril)?
Merci d'avance! Stéphane
Se motiver pour le travail avant un voyage à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer un voyage de 2 ans la traversée des Amériques du Nord au Sud. Nous avons donné nos congés pour le 31 mai, mais voilà j'ai plus aucune motivation à travailler je pense sans cesse au voyage, je sais que ces deux mois et demi de travail je dois les faire pour boucler notre budget.
Comment faire pour garder la motivation pour arriver à faire la part des choses. Le problème c'est que j'arrive à un point, que la carrière que j'ai choisie ne me convient pas et que j'espère que le voyage m'apportera, nous apportera une nouveau souffle pour notre future professionnel, sans vouloir trop penser au retour non plus....
C'est un peu confus dans ma tête, vous trouver ça normale???
Merci d'avance pour vos réponses et conseils!!!
Nous sommes en train de préparer un voyage de 2 ans la traversée des Amériques du Nord au Sud. Nous avons donné nos congés pour le 31 mai, mais voilà j'ai plus aucune motivation à travailler je pense sans cesse au voyage, je sais que ces deux mois et demi de travail je dois les faire pour boucler notre budget.
Comment faire pour garder la motivation pour arriver à faire la part des choses. Le problème c'est que j'arrive à un point, que la carrière que j'ai choisie ne me convient pas et que j'espère que le voyage m'apportera, nous apportera une nouveau souffle pour notre future professionnel, sans vouloir trop penser au retour non plus....
C'est un peu confus dans ma tête, vous trouver ça normale???
Merci d'avance pour vos réponses et conseils!!!
Y aura-t-il encore de futurs voyages au Japon? English translation pending
Bonjour,
Après 2 superbes voyages au Japon (Kyushu et Hokkaido), je souhaitais repartir au Japon ! J'avais envisagé de visiter le nord de Honshu, en septembre-octobre 2011. Je m'apprétais à acheter mon billet d'avion...... Lorsque qu'arriva les nouvelles effroyables !!! Gravissimes !!!
A présent, je me pose des questions et je crains que le Japon soit rayé de la carte pour de nombreuses années... J'imagine ne plus jamais pouvoir retourner au Japon.
C'est l'inconnu total et la situation ne fait qu'empirer !
Qu'en pensez-vous ???
Après 2 superbes voyages au Japon (Kyushu et Hokkaido), je souhaitais repartir au Japon ! J'avais envisagé de visiter le nord de Honshu, en septembre-octobre 2011. Je m'apprétais à acheter mon billet d'avion...... Lorsque qu'arriva les nouvelles effroyables !!! Gravissimes !!!
A présent, je me pose des questions et je crains que le Japon soit rayé de la carte pour de nombreuses années... J'imagine ne plus jamais pouvoir retourner au Japon.
C'est l'inconnu total et la situation ne fait qu'empirer !
Qu'en pensez-vous ???
Hôtel Cayo Santa Maria ou Cayo Largo pour avril 2011? English translation pending
Bonjour j'aimerais que quelqu'un m'aide s.v.p. car je ne sais pas où aller entre Cayo Santa Maria ou Cayo Largo.
Mon critère #1, une belle plage!!! Ensuite un bon hotel...
Donc est-ce que quelqu'un peut me dire si les plages sont belles actuellement à ces 2 endroits, car je lis des forums qui disent que la plage est parfois rongées et qu'on est sur le gazon.
Aussi, précision, cette année on voyagera avec bébé de 17 mois. Donc il me faut une plage proche de l'hotel. J'ai lu qu'à Cayo largo on doit aller à la plage paraiso et sirenas en taxi. On ne veut pas faire du taxi à tous les jours pour aller à la plage avec tout le bagage, bébé et poussette. L'idéal pour nous serait une longue plage avec une eau calme, turquoise où il faut marcher longtemps pour avoir creux d'eau (plus facile pour jouer avec bébé) devant l'hotel. Quoique j'aime aussi avoir des vagues à l'occasion.
Est-il possible de faire une croisière en catamaran et visiter un peu une petite ville à ces 2 endroits?
Nous avons des bons prix et hésitons entre ces hotels, pouvez-vous m'aider à choisir? Critère #1 une belle plage devant mon hotel!!!#2 Un bel hotel bonne bouffe. Je suis habituée de voyager et la plage est mon critère #1.
CAYO SANTA MARIA - Melia las dunas - Barcelo cayo santa maria - Sol cayo santa maria
CAYO LARGO - Hotel playa blanca - Sol cayo largo
Un gros merci de vouloir m'aider Sophie
Donc est-ce que quelqu'un peut me dire si les plages sont belles actuellement à ces 2 endroits, car je lis des forums qui disent que la plage est parfois rongées et qu'on est sur le gazon.
Aussi, précision, cette année on voyagera avec bébé de 17 mois. Donc il me faut une plage proche de l'hotel. J'ai lu qu'à Cayo largo on doit aller à la plage paraiso et sirenas en taxi. On ne veut pas faire du taxi à tous les jours pour aller à la plage avec tout le bagage, bébé et poussette. L'idéal pour nous serait une longue plage avec une eau calme, turquoise où il faut marcher longtemps pour avoir creux d'eau (plus facile pour jouer avec bébé) devant l'hotel. Quoique j'aime aussi avoir des vagues à l'occasion.
Est-il possible de faire une croisière en catamaran et visiter un peu une petite ville à ces 2 endroits?
Nous avons des bons prix et hésitons entre ces hotels, pouvez-vous m'aider à choisir? Critère #1 une belle plage devant mon hotel!!!#2 Un bel hotel bonne bouffe. Je suis habituée de voyager et la plage est mon critère #1.
CAYO SANTA MARIA - Melia las dunas - Barcelo cayo santa maria - Sol cayo santa maria
CAYO LARGO - Hotel playa blanca - Sol cayo largo
Un gros merci de vouloir m'aider Sophie
Retour du Barcelo Cayo Santa Maria (mars 2011) English translation pending
Nous sommes de retour d'une magnifique semaine au Barcelo Cayo Santa Maria.
Voici quelques commentaires mais n'hésitez pas à me poser vos questions, ça me fera plaisir de vous aider si je le peux!
- bel hôtel - beau site - belle végétation - magnifique plage (Cayo Santa Maria - les plages sont à couper le souffle) - nourriture excellente mais la variété est moins grande au buffet que tous les autres hôtels visités - mais assez de variété pour la semaine sans problème - crème glacée chaque jour au buffet, au grill et près du grill : quel bonheur pour les enfants et les grands.... - belle grande chambre, propre, moustiquaire dans la porte patio (un plus qui est assez rare à Cuba) - club sportif qui laisse à désirer pour des ados : table de pool petite et croche, table de babyfoot minuscule et toute brisée, panier de basket pour les enfants de 5 ans environ seulement, pas de tir à l'arc ou autres activités de ce genre. - employés sympatiques - belle piscine
Excursions faites : - catamaran (notre tradition) - jeep safari (nous avons adoré)
Location de voiture : - nous avons loué une voiture pour aller à Playa perla blanca et une autre plage près de l'aéroport dont j'oublie en ce moment le nom - voiture neuve
Voilà nous avons eu un très beau séjour et une température magnifique!
Voici quelques commentaires mais n'hésitez pas à me poser vos questions, ça me fera plaisir de vous aider si je le peux!
- bel hôtel - beau site - belle végétation - magnifique plage (Cayo Santa Maria - les plages sont à couper le souffle) - nourriture excellente mais la variété est moins grande au buffet que tous les autres hôtels visités - mais assez de variété pour la semaine sans problème - crème glacée chaque jour au buffet, au grill et près du grill : quel bonheur pour les enfants et les grands.... - belle grande chambre, propre, moustiquaire dans la porte patio (un plus qui est assez rare à Cuba) - club sportif qui laisse à désirer pour des ados : table de pool petite et croche, table de babyfoot minuscule et toute brisée, panier de basket pour les enfants de 5 ans environ seulement, pas de tir à l'arc ou autres activités de ce genre. - employés sympatiques - belle piscine
Excursions faites : - catamaran (notre tradition) - jeep safari (nous avons adoré)
Location de voiture : - nous avons loué une voiture pour aller à Playa perla blanca et une autre plage près de l'aéroport dont j'oublie en ce moment le nom - voiture neuve
Voilà nous avons eu un très beau séjour et une température magnifique!
Nouveau navire en commande English translation pending
Un nouveau bateau de croisières haut de gamme commandé par l'Allemagne à St Nazaire :
L' Europa 2
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115606
Grand Canyon, Yellowstone en 20 jours... de Las Vegas aller-retour English translation pending
Bonjour, voici mon itinéraire (les lieux ou je passe la nuit) si vous voulez me conseiller sur quoi voir sur mon trajet, ça serait super gentil !
Arrivée à Las Végas 2 nuits Grand Canyon 1 nuit Page, 1 nuit Bryce Canyon, 1 nuit Salina, 1 nuit Logan, 1 nuit Jackson, 1 nuit Yellowstone, 4 nuits Alpine, 1 nuit Salt Lake City, 1 nuit Moab, 1 nuit Mexican Hat, 1 nuit Tuba City, 1 nuit Seligman, 1 nuit Las Vegas, 1 nuit
Arrivée à Las Végas 2 nuits Grand Canyon 1 nuit Page, 1 nuit Bryce Canyon, 1 nuit Salina, 1 nuit Logan, 1 nuit Jackson, 1 nuit Yellowstone, 4 nuits Alpine, 1 nuit Salt Lake City, 1 nuit Moab, 1 nuit Mexican Hat, 1 nuit Tuba City, 1 nuit Seligman, 1 nuit Las Vegas, 1 nuit
Transport aérien: respect de la réglementation européenne sur les retards et annulations English translation pending
La jurisprudence européenne a renforcé les droits des passagers quant aux indemnités prévues en cas d'annulation et de retard particulièrement en cas de 'problèmes techniques'.
Je remarque (expérience personnelle) que les compagnies aériennes respectent généralement les droits des passagers quand il s'agit de surbooking tant au niveau des renseignements qu'au niveau des indemnités versées.
Les choses se corsent quand il s'agit d'annulation et de retard : aucune information sur les recours, indemnitées versées au compte goutte , mauvaise fois (expérience personnelle également).
Je voudrais connaitre vos dernières expérience en la matière.
Je rappelle aux défenseurs des compagnies aériennes qu'un billet est un contrat. En cas de rupture de ce contrat, il me semble donc normal d'obtenir des compensations. Si en tant que passager, j'invoque un probléme technique (panne de voiture de réveil...) pour annuler mon vol, le transporteur me rira au nez et j'en serais de ma poche. L'inverse me semble donc logique.
La notion de sécurité n'est pas non plus à mettre à toutes les sauces. Un avion ne marche pas, on peut en louer un autre ou prévoir de posséder plus d'avions que de vols au cas où (mutualisation entre groupe de compagnies).
Je remarque (expérience personnelle) que les compagnies aériennes respectent généralement les droits des passagers quand il s'agit de surbooking tant au niveau des renseignements qu'au niveau des indemnités versées.
Les choses se corsent quand il s'agit d'annulation et de retard : aucune information sur les recours, indemnitées versées au compte goutte , mauvaise fois (expérience personnelle également).
Je voudrais connaitre vos dernières expérience en la matière.
Je rappelle aux défenseurs des compagnies aériennes qu'un billet est un contrat. En cas de rupture de ce contrat, il me semble donc normal d'obtenir des compensations. Si en tant que passager, j'invoque un probléme technique (panne de voiture de réveil...) pour annuler mon vol, le transporteur me rira au nez et j'en serais de ma poche. L'inverse me semble donc logique.
La notion de sécurité n'est pas non plus à mettre à toutes les sauces. Un avion ne marche pas, on peut en louer un autre ou prévoir de posséder plus d'avions que de vols au cas où (mutualisation entre groupe de compagnies).
Hébergements dans le Sud marocain? English translation pending
Je pars dans quelques jours avec mon amie direction Marrakech. De là nous avons réservé une voiture avec chauffeur. Notre itinéraire est Ouarzazate Nekob Tazzarine Rissani Erfou Tinejdad Tinerhir et retour Ouarzazate et Marrakech sur une semaine. Nous avons notre couchage de réservé à Marrakech (le riad mounia) pour l'aller et le retour. Nous pensons dormir aux alentours de Ouarzazate Puis ensuite à Rissani. Qu'en pensez vous et auriez vous des tuyaux ???? Sur ce trajet y a t il des choses à ne pas louper. Pour le couchage nous ne sommes pas trop exigeantes. Quelque chose de propre et accueillant, un endroit où nous pourrions éventuellement laisser nos affaires en toute confiance si nous décidions de passer plusieurs nuits.