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Voyage en France en août English translation pending
Bonjour ma conjointe et moi projetons nous rendre en France en Août 2013. J'en suis à mon premier voyage dans ce pays alors que ma copine à son deuxième. Cette dernière a visité Paris, Mont St-Michel, Deauville, St-Malo, Hontfleur, Annecy, Chamonix. Évidemment qu'elle n'est pas intéressée à revoir ces endroits (comme je suis un homme bon et bien, j'accepte et je m'incline....). Nous allons arriver sur Paris, mais nous allons demeurer dans une maison à Grosley (une amie qui nous prête sa maison, il y a encore du monde serviable sur terre). Nous prévoyons y demeurer 3 jours pour visiter la capitale. Par la suite dans les 18 jours qu'il nous reste nous allons devoir lui rendre visite à Cabourg, j'imagine, une à deux journées après quoi les journées sont libres pour voir une partie de ce pays. Nous sommes du style champêtre (nous avons une maison en montagne au Québec au bord d'une rivière et d'un club de golf) Nous n'aimons ne pas loger dans les hôtels à plusieurs niveaux. J'ai encore en tête les films de mon enfance de Fernandel, Louis de Funès, Bourvil, où l'on pouvait voir des gens en vélo, des belles campagnes fleuries, des gens agréables et sociables, des boulangeries et des bistros. Nous adorons le vin rouge ou blanc et bien manger mais le soir surtout. Ma conjointe a 52 ans alors que moi 62, mais nous sommes encore très en forme. Voilà en gros pour partir et vous seriez bien aimable de nous aider à planifier ce voyage.
Merci
Merci
Vos avis sur ce circuit d'une quinzaine de jours au Québec alternant parcs - villes et nature? English translation pending
🙂 Bonsoir à tous ,
Mon mari et moi sommes allés 2 fois au Québec. En septembre 2008, vous avons fait un parcours traditionnel Montréal, Mauricie, Saguenay, Tadoussac et Québec. En septembre 2011, ce fut le tour de la Gaspésie et les Cantons de l'Est. Nous souhaitons y retourner pour l'accueil chaleureux des Québécois , les paysages .
Nous aimons la marche, la nature, l'histoire, la vie locale.
J'ai fait une ébauche de circuit qui alterne parcs et villes.
J'aimerai avoir vos avis sur le parcours, les promenades possibles dans les parcs, le nombre de jours alloués à chaque endroit. Les dates ne sont pas fixées, aux environs du 6 au 24 septembre. Ce sera le début des couleurs.
J arrivée dans après-midi à Montréal ~150 km // hébergement vers Trois Rivières J+1 route pour Baie St Paul ~240 km // hébergement à Baie St Paul ou St Urbain (3 nuits) J+2 et J+3 Parc des grands Jardins J+4 la côte , Ile d'Orléans ~100 km + ile // hébergement à Québec ou Levis (2 nuits) J+5 Québec J+6 Québec + départ vers Stoneham // hébergement à Stoneham ou lac Delage (3 nuits) J+7 et J+8 Parc Jacques Cartier J+9 route vers Grandes Piles ~170 km // hébergement à Grandes Piles (2 nuits) J+10 Sentier à GP ou parc de la rivière Batiscan ou Parc de la Mauricie (nous y sommes déjà allés) J+11 route vers le parc du Mont Tremblant ~280km // hébergement vers St Faustin (3 nuits) J+12 et J+13 parc du Mont Tremblant J+14 route direction Maniwaki ~180 km // hébergement à Maniwaki (1 nuit) J+15 vallée de la Gatineau ~150 km // hébergement à Ottawa (3 nuits) J+16 et J+17 Ottawa J+18 parc Omega / ou musée / ou vallée de l'Outaouais ~180 km Avion le soir à Montréal
N'hésitez pas à commenter cet itinéraire, à me proposer d'autre alternative ou à rallonger le circuit et à me conseiller des gites.
J'ai occulté le parc des Grands Gorges de la rivière Malbaie car il y a peu de sentiers et le plus joli est difficile. De plus, j'ai trouvé que l'entrée du parc est loin de la Malbaie.
Merci d'avance pour vos conseils. Franchie (région bordelaise, actuellement épargnée par la neige mais beaucoup de pluie !!!)
J'aimerai avoir vos avis sur le parcours, les promenades possibles dans les parcs, le nombre de jours alloués à chaque endroit. Les dates ne sont pas fixées, aux environs du 6 au 24 septembre. Ce sera le début des couleurs.
J arrivée dans après-midi à Montréal ~150 km // hébergement vers Trois Rivières J+1 route pour Baie St Paul ~240 km // hébergement à Baie St Paul ou St Urbain (3 nuits) J+2 et J+3 Parc des grands Jardins J+4 la côte , Ile d'Orléans ~100 km + ile // hébergement à Québec ou Levis (2 nuits) J+5 Québec J+6 Québec + départ vers Stoneham // hébergement à Stoneham ou lac Delage (3 nuits) J+7 et J+8 Parc Jacques Cartier J+9 route vers Grandes Piles ~170 km // hébergement à Grandes Piles (2 nuits) J+10 Sentier à GP ou parc de la rivière Batiscan ou Parc de la Mauricie (nous y sommes déjà allés) J+11 route vers le parc du Mont Tremblant ~280km // hébergement vers St Faustin (3 nuits) J+12 et J+13 parc du Mont Tremblant J+14 route direction Maniwaki ~180 km // hébergement à Maniwaki (1 nuit) J+15 vallée de la Gatineau ~150 km // hébergement à Ottawa (3 nuits) J+16 et J+17 Ottawa J+18 parc Omega / ou musée / ou vallée de l'Outaouais ~180 km Avion le soir à Montréal
N'hésitez pas à commenter cet itinéraire, à me proposer d'autre alternative ou à rallonger le circuit et à me conseiller des gites.
J'ai occulté le parc des Grands Gorges de la rivière Malbaie car il y a peu de sentiers et le plus joli est difficile. De plus, j'ai trouvé que l'entrée du parc est loin de la Malbaie.
Merci d'avance pour vos conseils. Franchie (région bordelaise, actuellement épargnée par la neige mais beaucoup de pluie !!!)
Trajet en bus en haute altitude? (Chine) English translation pending
Bonjour,
J'envisage un trajet en bus en haute altitude en Chine et me pose la question de la santé, et notamment du mal aigu des montagnes. Il s'agit du trajet de Shangri-la (香格里拉) / Zhongdian (中甸) dans le Yunnan vers Xiangcheng (乡城), dans le Sichuan. Ce trajet est en fait l'un des tronçons en haute altitude sur la route Kunming (昆明) - Chengdu (成都) via le pays kham, dans le massif tibétain.
Ce tronçon, dont la majeure partie se fait à 3500m d'altitude grosso modo, passe une première fois à 4200m, puis une seconde vers 4700m. Est-ce que cela représente un danger pour la santé ? Peut-on être sujet au mal des montagnes dans un bus, c'est-à-dire sans effort physique ? Le problème est évidemment que, sur ce genre de trajet, il est impossible de redescendre si l'on est victime du mal des montagnes : on reste dans le bus, point barre. La durée est d'environ 8h (avec risque de prolongations, j'imagine).
Merci de vos avis !
J'envisage un trajet en bus en haute altitude en Chine et me pose la question de la santé, et notamment du mal aigu des montagnes. Il s'agit du trajet de Shangri-la (香格里拉) / Zhongdian (中甸) dans le Yunnan vers Xiangcheng (乡城), dans le Sichuan. Ce trajet est en fait l'un des tronçons en haute altitude sur la route Kunming (昆明) - Chengdu (成都) via le pays kham, dans le massif tibétain.
Ce tronçon, dont la majeure partie se fait à 3500m d'altitude grosso modo, passe une première fois à 4200m, puis une seconde vers 4700m. Est-ce que cela représente un danger pour la santé ? Peut-on être sujet au mal des montagnes dans un bus, c'est-à-dire sans effort physique ? Le problème est évidemment que, sur ce genre de trajet, il est impossible de redescendre si l'on est victime du mal des montagnes : on reste dans le bus, point barre. La durée est d'environ 8h (avec risque de prolongations, j'imagine).
Merci de vos avis !
De Seattle à Yellowstone: quel itinéraire choisir? English translation pending
Bonjour,
Je suis en préparation de notre prochain voyage aux USA avec une petite incursion au Canada.Nous aimerions visiter le Yellowstone et nous pensons arriver aux USA à Seattle. Nous aimerions également visiter l'île Vancouver pour les baleines et la rainforest. Je suis un peu dans le floue comment rejoindre Yellowstone depuis Seattle.
Notre première idée était de faire: Seattle, île Vancouver, Cascades NP, Glacier Np, puis Yellowstone et partir depuis Cody.
Plusieurs personnes m'ont dit que c'est dommage de ne pas visiter Mont Rainer et Mont St. Helens, alors je me pose la question s'il faut pas mieux faire un autre itinéraire, par exemple: Seattle, île Vancouver, Mont Rainer, Mont St. Helens, Crater Lake, John Day Fossil Beds, Grand Teton, Yellowstone et Cody.
Qu'en pensez vous?
Quelques petites précisions, nous partirons à 4, mon mari et moi avec nos deux enfants qui sont grand. le voyage est prévu pour juillet août (23 ou 24 jours maxi). Nous aimons bien faire des randonnées (max. 4-5 heures), aimons observer les animaux, mais voulons aussi visiter un ou deux musée (à Victoria et à Cody). Nous voulons rester 2 jours à Seattle pour voir le centre ville et faire les outlets, eh oui, pour les jeunes c'est important.
Notre première idée était de faire: Seattle, île Vancouver, Cascades NP, Glacier Np, puis Yellowstone et partir depuis Cody.
Plusieurs personnes m'ont dit que c'est dommage de ne pas visiter Mont Rainer et Mont St. Helens, alors je me pose la question s'il faut pas mieux faire un autre itinéraire, par exemple: Seattle, île Vancouver, Mont Rainer, Mont St. Helens, Crater Lake, John Day Fossil Beds, Grand Teton, Yellowstone et Cody.
Qu'en pensez vous?
Quelques petites précisions, nous partirons à 4, mon mari et moi avec nos deux enfants qui sont grand. le voyage est prévu pour juillet août (23 ou 24 jours maxi). Nous aimons bien faire des randonnées (max. 4-5 heures), aimons observer les animaux, mais voulons aussi visiter un ou deux musée (à Victoria et à Cody). Nous voulons rester 2 jours à Seattle pour voir le centre ville et faire les outlets, eh oui, pour les jeunes c'est important.
Mon premier voyage à vélo dans le sud de la France English translation pending
je rève de partir à l aventure et jaime l improvisation
(traçer mon chemin au fur et à mesure)
en vélo j'ai fait de nombreux kilomètres et suis réellement passionné mais plutot d'un style "cyclosportif"
et toujours que sur une journée seulement sans traçer ma balade d'avance pour garder un poil de découverte, lol,
j'ai envie de partir 3 ou 4 jours, j'y pense énormement et même sans cesse,
mais mes vélos ne font pas pour la rando et en acheter un serait pour une 1ere un peu nul
je vais peut ètre en louer un ou un tandem si j'arrive à convaincre mon frère qui est cycliste lui aussi,
mais est ce une bonne chose?
plus jeunes nous sommes partis plusieurs fois et plusieurs jours mais à moto, en improvisant, camping, ferme et autres
que de bons souvenir (sauf les orages violents)qui en souvenir nous font bien rigoler.
voila je parle simplement et pense rester dans le sud de la France
pour une première évasion, Verdon, Alpes, Drome, je n'ai rien de défini, lol
Alors n'hesitez pas à me donner vos conseils sous toutes leurs formes car je suis à votre écoute,
demander des choses que je pense savoir ne me gène pas!
merci d'avance @+.
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Lesotho, le royaume dans le ciel... English translation pending
Date du voyage : mai 2012 du jeudi 10 au dimanche 13 dans le cadre d'un mois en afrique Australe
Moyen utilisé : voiture de location ( en AF du Sud - Johannesburg)
Circuit : entrée à Caledon poort - Butha Buthe - route vers le col de Mafika Lisiu ( 3090 m) - katse dam - piste vers Thabe Tseka - Roma - Malealea - Mohales Hoek - Quting - vallée de la Senq ( fleuve Orange) - Qachas neck et repassage en AF du sud vers la cote
Monnaie : le rand accepté partout et le maloti qui a le meme cours au change ( nous avons changé quelques rands en maloti pour le fun , mais ce n'est pas utile et surtout attention à les dépenser car sinon il resteront dans votre porte monnaie ...
Carburant : memes prix qu' en AFS , pas de problèmes d'approvisionnement sur notre circuit
pourquoi le LESOTHO : pays peu connu que nous avons voulu découvrir quelques jours après le parc de Golden Gate et avant la west coast
Le LESOTHO royaume dans le ciel porte bien son nom ; le point le plus bas du pays est à 1400 metres et on dépasse facilement les 3000 metres ; c'est effectivement un royaume puisque le roi Mosheshoe dirige son pays
Franchement après quelques jours passés en AFS ( pays très moderne ) le LESOTHO c'est l' Afrique rurale , les montagnes , les cases etc ...
Paysages : de montagnes pour une grande partie du pays , montagnes assez arides , paysages grandioses d une grande sérénité
Habitants : pays pauvre , peuplé à 100% de noirs africains vivant dans des petites maisons dans les basses terres et dans des cases typiquement africaines dans les hautes terres du nord et du centre Les gens sont assez timides et toujours tres souriants
Je ferais ce carnet jour par jour pour y décrire nos étapes , coups de coeurs et autres durant les 4 journées passées au Lesotho , avec quelques photos à l appui
Moyen utilisé : voiture de location ( en AF du Sud - Johannesburg)
Circuit : entrée à Caledon poort - Butha Buthe - route vers le col de Mafika Lisiu ( 3090 m) - katse dam - piste vers Thabe Tseka - Roma - Malealea - Mohales Hoek - Quting - vallée de la Senq ( fleuve Orange) - Qachas neck et repassage en AF du sud vers la cote
Monnaie : le rand accepté partout et le maloti qui a le meme cours au change ( nous avons changé quelques rands en maloti pour le fun , mais ce n'est pas utile et surtout attention à les dépenser car sinon il resteront dans votre porte monnaie ...
Carburant : memes prix qu' en AFS , pas de problèmes d'approvisionnement sur notre circuit
pourquoi le LESOTHO : pays peu connu que nous avons voulu découvrir quelques jours après le parc de Golden Gate et avant la west coast
Le LESOTHO royaume dans le ciel porte bien son nom ; le point le plus bas du pays est à 1400 metres et on dépasse facilement les 3000 metres ; c'est effectivement un royaume puisque le roi Mosheshoe dirige son pays
Franchement après quelques jours passés en AFS ( pays très moderne ) le LESOTHO c'est l' Afrique rurale , les montagnes , les cases etc ...
Paysages : de montagnes pour une grande partie du pays , montagnes assez arides , paysages grandioses d une grande sérénité
Habitants : pays pauvre , peuplé à 100% de noirs africains vivant dans des petites maisons dans les basses terres et dans des cases typiquement africaines dans les hautes terres du nord et du centre Les gens sont assez timides et toujours tres souriants
Je ferais ce carnet jour par jour pour y décrire nos étapes , coups de coeurs et autres durant les 4 journées passées au Lesotho , avec quelques photos à l appui
Des idées pour une Chine insolite? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai bien envie de repartir en Chine (pour la 10ème fois) en atterrissant à Pekin car je je n’ai pas vu la capitale depuis 10 ans. Mais voilà je commence à connaître les incontournables (Sichuan, Yunnan, Guizhou, Zhejiang, Hunan, Mongolie intérieure, Xian, Pingyao, Wutaishan...). Auriez-vous des idées dans les provinces autour de Pekin ? Je pars seule et je parle chinois.
Merci à tous pour vos futures idées.
j'ai bien envie de repartir en Chine (pour la 10ème fois) en atterrissant à Pekin car je je n’ai pas vu la capitale depuis 10 ans. Mais voilà je commence à connaître les incontournables (Sichuan, Yunnan, Guizhou, Zhejiang, Hunan, Mongolie intérieure, Xian, Pingyao, Wutaishan...). Auriez-vous des idées dans les provinces autour de Pekin ? Je pars seule et je parle chinois.
Merci à tous pour vos futures idées.
Où aller en Italie pour 5 jours après Venise, les grands lacs, la Toscane et les Cinque Terre? English translation pending
Bonjour à vous tous.
Et chaque année, grâce à vous, nous partons quelques jours en escapade en Italie que nous adorons et laissons les ados à Fréjus.
1ere fois les 5 terres. Superbe. 2ème fois le lac de Garde, le lac Majeur, le lac d'Orta et la magnifique Venise. L'année dernière: la toscane (en passant par Portofino puis les incontournables Pise, Florence et ma préférée Sienne et plage à Sestri Levante) puis Barolo, la Morra, Monforte de Alba, Cunéo et retour par les impressionnants lacets du col de Tende!
Cette année, je m'étais dit pourquoi pas aller jusqu'à Rome mais comme la deuxième partie de nos vacances, nous allons une semaine à Barcelone...j'ai peur de faire un indigestion des grandes villes..
Je m'étais dit pourquoi pas aller jusqu'au lac de Côme que nous n'avons pas eu le temps de faire? Y a t'il des endroits sympas sur notre chemin où nous pourrions nous arrêter à l'allée ou au retour?
Et la région de Turin? Quelqu'un connait 'il des coins sympas? J'aime les vielles villes, les charmants villages, les belles campagnes et les jolies montagnes.
Auriez vous des idées?
Merci si vous avez la gentillesse de me répondre. Bénédicte
1ere fois les 5 terres. Superbe. 2ème fois le lac de Garde, le lac Majeur, le lac d'Orta et la magnifique Venise. L'année dernière: la toscane (en passant par Portofino puis les incontournables Pise, Florence et ma préférée Sienne et plage à Sestri Levante) puis Barolo, la Morra, Monforte de Alba, Cunéo et retour par les impressionnants lacets du col de Tende!
Cette année, je m'étais dit pourquoi pas aller jusqu'à Rome mais comme la deuxième partie de nos vacances, nous allons une semaine à Barcelone...j'ai peur de faire un indigestion des grandes villes..
Je m'étais dit pourquoi pas aller jusqu'au lac de Côme que nous n'avons pas eu le temps de faire? Y a t'il des endroits sympas sur notre chemin où nous pourrions nous arrêter à l'allée ou au retour?
Et la région de Turin? Quelqu'un connait 'il des coins sympas? J'aime les vielles villes, les charmants villages, les belles campagnes et les jolies montagnes.
Auriez vous des idées?
Merci si vous avez la gentillesse de me répondre. Bénédicte
Concours photo VF mai 2012: "La route" English translation pending
« J’ai la nostalgie d’une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes…une route qui conduise aux confins de la terre…où l’esprit est libre… » Henry David Thoreau
Route : (nf) Une route est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou sur viaduc) aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues.
Elle peut être rectiligne, sinueuse, auto(route), étroite, nationale, surchargée de véhicules, etc… Elle peut traverser des étendues désertiques, sauvages ou urbanisées…, permettre des rencontres étonnantes ou vivre des situations insolites… La route, lorsqu’on la prend, est un souvent appel au voyage. On ne limitera pas le concours aux routes bitumées, les pistes peuvent également faire office de route dans certaines régions du globe. Les photos devront de préférence être prises en voyage mais, là encore le concours se veut le plus large possible. les routes de France ou près de chez vous peuvent également susciter des envies de voyage.
Publication des photos du Mardi 1er mai au mardi 22 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris)
Chaque membre peut poster jusqu’à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du mercredi 23 mai au mardi 29 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris).
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de juin. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ce fil est réservé aux photos puis à partir du 23 mai, aux votes. Pour la discussion concernant le concours, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5138379;live=1;
Le diaporama est accessible ici (Merci Heriklès) : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
C'est parti 😎
Route : (nf) Une route est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou sur viaduc) aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues.
Elle peut être rectiligne, sinueuse, auto(route), étroite, nationale, surchargée de véhicules, etc… Elle peut traverser des étendues désertiques, sauvages ou urbanisées…, permettre des rencontres étonnantes ou vivre des situations insolites… La route, lorsqu’on la prend, est un souvent appel au voyage. On ne limitera pas le concours aux routes bitumées, les pistes peuvent également faire office de route dans certaines régions du globe. Les photos devront de préférence être prises en voyage mais, là encore le concours se veut le plus large possible. les routes de France ou près de chez vous peuvent également susciter des envies de voyage.
Publication des photos du Mardi 1er mai au mardi 22 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris)
Chaque membre peut poster jusqu’à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du mercredi 23 mai au mardi 29 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris).
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de juin. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ce fil est réservé aux photos puis à partir du 23 mai, aux votes. Pour la discussion concernant le concours, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5138379;live=1;
Le diaporama est accessible ici (Merci Heriklès) : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
C'est parti 😎
Jeu des photos (67e édition) English translation pending
Nouveau fil, l'autre est full. 😄
Très facile: où suis-je, devant ces panneaux ?

🙂
Très facile: où suis-je, devant ces panneaux ?

🙂
De retour après un mois en Afrique Sud du 23 septembre au 23 octobre 2011 English translation pending
De retour après 1 mois passé en Afrique du Sud, du 23 septembre au 23 octobre 2011, je tiens à remercier tous ceux qui m'ont aidée pour la construction de notre itinéraire et tout spécialement Rivièrefox qui s'est beaucoup investi pour la réalisation de notre projet.
Avons fait la boucle Jobourg - Le Cap par la côte, retour Le Cap - Jobourg par l'intérieur des terres, soit 7.270 km sur 31 jours, en camping-car.
Pour ceux que ça intéresse, voici quelques infos pratiques quant au coût d'un tel voyage, nuitées en camping donc, un lodge dans le Drakensberg et quelques restos : pour 2 personnes, env. 8.000 € en sachant que la location du camping-car représente une grande part de ce budget. On peut faire beaucoup moins cher, mais pour nous cette formule semblait idéale par la liberté de pouvoir adapter notre itinéraire une fois sur place car nous n'avions fait aucune réservation.
- Location camping-car 31 jours , assurance toutes options et franchise zéro (Discoverer Fun - Bobo Campers) réservé en France chez Campingcar-Online : 3.582 €
- Vol Francfort-Jobourg avec Lufthansa à l'aller, South African Airways au retour : 1.600 €
- Essence : 850 €
- Wild Card : 210 €
- Plongée Cage requins blancs : 230 €
- Camping : entre 15 et 20 € /nuitée
Voici notre itinéraire J 1 : Jobourg - Parc du Pilanesberg KM 215 Nuit au camp du Manyane Resort J 2 : Journée dans le parc KM 130 Nuit au camp du Manyane Resort J 3 : Pilanesberg - Botshabelo - Lydenburg Petite déception au village Ndebele de Botshabelo, c'était un dimanche, il était désert 🏴☠️ Nuit au Lodge Laske Nakke J 4 : Lydenburg - Blyde River Canyon KM 160 en cours de route arrêt Mac Mac Falls, Pinnacle Rock - God's Window - Berlin Falls - Bourke's Luck Potholes - Three Rondavels Rando Tufa Trail Nuit au Forever Resort Blyde Canyon J 5 : Blyde River Canyon - Letaba KM 204 Rando Leopard Trail puis route pour le Kruger - entrée Phalaborwa Gate Nuit au Letaba Restcamp J 6 : Letaba - Olifants - Satara - Skukuza KM 227 Nuit au Skukuza Restcamp J 7 : Skukuza - Lower Sabie - Crocodile Bridge - Berg en Dal KM 211 Nuit au Berg en Dal Restcamp J 8 - Berg en Dal - Mlilwane Wildlife Sanctuary KM 212 quittons le Kruger par Malelane Gate et entrons au Swaziland par Matsamo-Jeppes Reef Visite du Matenga Cultural Village Nuit au camp du Mlilwane Wildlife Sanctuary J 9 - Journée dans la réserve, rando à pied Nuit au camp du Mlilwane Wildlife Sanctuary J10 - Mlilwane Wildlife Sanctuary - Réserve de Hluhluwe KM 275 entrée par Memorial Gate et après-midi dans le parc KM 78 Nuit au Hluhluwe Backpackers J11 - Parc Hluhluwe/Imfolozi - St Lucia KM 233 (dont 168 KM dans le parc) entrée par Memorial Gate - sortie par Nyalazi Gate Nuit au Sugarloaf Camp J12 - St Lucia - Cap Vidal - St Lucia KM 100 Balade jusqu'à Estuary Beach puis journée dans le parc Isimangaliso Wetland Park Nuit au Sugarloaf Camp J13 - St Lucia - Howick (par Durban) KM 342 Croisière Hippos dans l'estuaire de St Lucia Nuit dans le parc de Midmar Dam J14 - Howick - Royal Natal NP/Drakensberg Nord KM 184 Rando Tiger Falls Nuit au Mahai Campsite J15 - Rando Tugela Gorges Nuit au Mahai Campsite J16 - Royal Natal - Giant's Castle Valley/Drakensberg Centre KM 181 Rando et visite Main Cave Nuit au Giant's Castle Lodge J17 - Giant's Castle Valley - Himeville KM 245 Rando Berg View Nuit au Sani Lodge Backpackers J18 - Excursion en 4x4 au Lesotho par le Sani Pass Nuit au Sani Lodge Backpackers J19 - Himeville - Port Alfred KM 690 Notre plus longue étape Nuit au Medolino Holiday Resort J20 - Port Alfred - Tsitsikamma National Park KM 340 Rando Mouth Trail Nuit au Storms River Mouth Rest Camp J21 - Tsitsikamma National Park - Buffalo Bay Rando Waterfall Trail (en partie)
Robberg Nature Reserve - Rando Witsand Trail Nuit au Buffalo Bay Caravan Park J22 - Buffalo Bay - Hartenbos KM 202 Visite d'une ferme à autruches et de la ville d'Oudtshoorn Nuit au Hartenbos Beach Resort J23 - Hartenbos - Gansbaai KM 411 (dont 200 KM de pistes) Rando De Hoop Nature Reserve et observation des baleines Cap Agulhas Nuit au Uilenkraalsmond Resort-Overstrand J24 - Gansbaai - Hermanus KM 66 Plongée cage requins blancs à Kleinbaai Observation baleines à Hermanus Nuit au Onrus Caravan Park J25 - Hermanus - Simon's Town KM 166 Reobservation des baleines Observation des pingouins à Boulders Beach Nuit au Millers Point Resort J26 - Simon's Town - Hout Bay - Noordhoek KM 100 Rando Cap Point - Cape of Good Hope
Nuit au Chapmans Peak Caravan Park J27 - Noordhoek - Le Cap - Stellenbosch - Rawsonville KM 168 Mauvaise météo au Cap, pas de Montagne de la Table, faisons tout de même la visite des jardins de Kirstenbosch
Visite de Stellenbosch Nuit au Goudini Spa Holiday Resort J28 - Rawsonville - Karoo NP KM 436 (dont 50 KM dans le parc) Safari dans le parc J29 - Karoo NP - Kimberley KM 517 (dont 20 KM dans le parc) Safari dans le parc Visite de la vieille ville-musée de Kimberley Nuit au Open Mine Caravan Park J30 - Kimberley - Klerksdorp KM 318 Visite du Big Hole Nuit au Klerksdorp Dam Holiday Resort J31 - Klerksdorp - Jobourg KM 216
En résumé, ce fut un très beau voyage où chaque jour nous apportait son lot de découvertes et de rencontres, avec une grande variété de paysages. Je m'abstiendrai de commenter mes nombreux coups de cœur et quelques déceptions car les goûts et les couleurs ne se discutent pas 😉
A dispo de tous ceux qui souhaitent avoir des infos pour organiser leur prochain périple 😎
Miesele
Voici notre itinéraire J 1 : Jobourg - Parc du Pilanesberg KM 215 Nuit au camp du Manyane Resort J 2 : Journée dans le parc KM 130 Nuit au camp du Manyane Resort J 3 : Pilanesberg - Botshabelo - Lydenburg Petite déception au village Ndebele de Botshabelo, c'était un dimanche, il était désert 🏴☠️ Nuit au Lodge Laske Nakke J 4 : Lydenburg - Blyde River Canyon KM 160 en cours de route arrêt Mac Mac Falls, Pinnacle Rock - God's Window - Berlin Falls - Bourke's Luck Potholes - Three Rondavels Rando Tufa Trail Nuit au Forever Resort Blyde Canyon J 5 : Blyde River Canyon - Letaba KM 204 Rando Leopard Trail puis route pour le Kruger - entrée Phalaborwa Gate Nuit au Letaba Restcamp J 6 : Letaba - Olifants - Satara - Skukuza KM 227 Nuit au Skukuza Restcamp J 7 : Skukuza - Lower Sabie - Crocodile Bridge - Berg en Dal KM 211 Nuit au Berg en Dal Restcamp J 8 - Berg en Dal - Mlilwane Wildlife Sanctuary KM 212 quittons le Kruger par Malelane Gate et entrons au Swaziland par Matsamo-Jeppes Reef Visite du Matenga Cultural Village Nuit au camp du Mlilwane Wildlife Sanctuary J 9 - Journée dans la réserve, rando à pied Nuit au camp du Mlilwane Wildlife Sanctuary J10 - Mlilwane Wildlife Sanctuary - Réserve de Hluhluwe KM 275 entrée par Memorial Gate et après-midi dans le parc KM 78 Nuit au Hluhluwe Backpackers J11 - Parc Hluhluwe/Imfolozi - St Lucia KM 233 (dont 168 KM dans le parc) entrée par Memorial Gate - sortie par Nyalazi Gate Nuit au Sugarloaf Camp J12 - St Lucia - Cap Vidal - St Lucia KM 100 Balade jusqu'à Estuary Beach puis journée dans le parc Isimangaliso Wetland Park Nuit au Sugarloaf Camp J13 - St Lucia - Howick (par Durban) KM 342 Croisière Hippos dans l'estuaire de St Lucia Nuit dans le parc de Midmar Dam J14 - Howick - Royal Natal NP/Drakensberg Nord KM 184 Rando Tiger Falls Nuit au Mahai Campsite J15 - Rando Tugela Gorges Nuit au Mahai Campsite J16 - Royal Natal - Giant's Castle Valley/Drakensberg Centre KM 181 Rando et visite Main Cave Nuit au Giant's Castle Lodge J17 - Giant's Castle Valley - Himeville KM 245 Rando Berg View Nuit au Sani Lodge Backpackers J18 - Excursion en 4x4 au Lesotho par le Sani Pass Nuit au Sani Lodge Backpackers J19 - Himeville - Port Alfred KM 690 Notre plus longue étape Nuit au Medolino Holiday Resort J20 - Port Alfred - Tsitsikamma National Park KM 340 Rando Mouth Trail Nuit au Storms River Mouth Rest Camp J21 - Tsitsikamma National Park - Buffalo Bay Rando Waterfall Trail (en partie)
Robberg Nature Reserve - Rando Witsand Trail Nuit au Buffalo Bay Caravan Park J22 - Buffalo Bay - Hartenbos KM 202 Visite d'une ferme à autruches et de la ville d'Oudtshoorn Nuit au Hartenbos Beach Resort J23 - Hartenbos - Gansbaai KM 411 (dont 200 KM de pistes) Rando De Hoop Nature Reserve et observation des baleines Cap Agulhas Nuit au Uilenkraalsmond Resort-Overstrand J24 - Gansbaai - Hermanus KM 66 Plongée cage requins blancs à Kleinbaai Observation baleines à Hermanus Nuit au Onrus Caravan Park J25 - Hermanus - Simon's Town KM 166 Reobservation des baleines Observation des pingouins à Boulders Beach Nuit au Millers Point Resort J26 - Simon's Town - Hout Bay - Noordhoek KM 100 Rando Cap Point - Cape of Good Hope
Nuit au Chapmans Peak Caravan Park J27 - Noordhoek - Le Cap - Stellenbosch - Rawsonville KM 168 Mauvaise météo au Cap, pas de Montagne de la Table, faisons tout de même la visite des jardins de Kirstenbosch
Visite de Stellenbosch Nuit au Goudini Spa Holiday Resort J28 - Rawsonville - Karoo NP KM 436 (dont 50 KM dans le parc) Safari dans le parc J29 - Karoo NP - Kimberley KM 517 (dont 20 KM dans le parc) Safari dans le parc Visite de la vieille ville-musée de Kimberley Nuit au Open Mine Caravan Park J30 - Kimberley - Klerksdorp KM 318 Visite du Big Hole Nuit au Klerksdorp Dam Holiday Resort J31 - Klerksdorp - Jobourg KM 216
En résumé, ce fut un très beau voyage où chaque jour nous apportait son lot de découvertes et de rencontres, avec une grande variété de paysages. Je m'abstiendrai de commenter mes nombreux coups de cœur et quelques déceptions car les goûts et les couleurs ne se discutent pas 😉
A dispo de tous ceux qui souhaitent avoir des infos pour organiser leur prochain périple 😎
Miesele
Concours photo de novembre 2011: Nature et paysages aux quatre coins du monde English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs photographes ou simplement voyageurs 🙂
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Itinéraire Namibie - Bostwana - Victoria Falls (7 au 25 avril 2012) English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais avoir vos commentaires sur ce voyage. nous partons a 2 familles en 4x4 avec 4 enfants (8 et 11 ans) pour le voyage suivant: Namibie-Bostwana-Vic Falls (avril 2012) Vols deja pris Lyon- Francfort - Windhoek (air namibia) Vic Falls-Windhoek-Francfort-Lyon.
Nous pensons reserver avec Namikala (agence sur place) oui nous allons rater les Himba ou alors on arrive a modifier le trajet mais impossible d'aller jusqu'a Epupa, !! mais il fallait faire des choix si on voulait aller jusqu'aux chutes Victoria et traverser la bande Caprivi. Auriez vous deja vecu cette experience ? avril dans la bande Caprivi ???? pour la partie en Namibie je ne suis pas inquiet...pour Caprivi 🤪 Namikala me dit que c'est magnifique et donc a faire. Pas trop de probleme sinon qu'il y a de l'eau 🙂 et qu'on va aller ds des lodges.
merci d'avance pour vos commetaires avises Bien COrdialement.
samedi 7 avril 2012: Desert du Namib (Camping de Sesriem - C) dimanche 8 avril 2012: Desert du Namib (Camping de Sesriem - C) lundi 9 avril 2012: Swakopmund (Pension Rapmund - BB) mardi 10 avril 2012: Swakopmund (Pension Rapmund - BB) mercredi 11 avril 2012: Damaraland/Twyfelfontein (Camp Xaragu - C OU Aba Huab Campsite - C) jeudi 12 avril 2012: Damaraland/Twyfelfontein (Camp Xaragu - C Aba Huab Campsite - C) vendredi 13 avril 2012: Twyfelfontein/Otitjongue (Otjitotongwe Cheetah Farm) samedi 14 avril 2012: Etosha (Okaukuejo Rest Camp - C) dimanche 15 avril 2012: Etosha (Namutoni Rest Camp - C) lundi 16 avril 2012: Rundu (N’Kwazi Lodge – BB) mardi 17 avril 2012: Divundu/popa falls (Mahango Safari Lodge - C) mercredi 18 avril 2012: Divundu/popa falls (Mahango Safari Lodge - C) jeudi 19 avril 2012: Region du Kongola (Mazambala Island Lodge - C) vendredi 20 avril 2012: Region du Kongola (Mazambala Island Lodge - C) samedi 21 avril 2012: Botswana Chobe Nord( Kubu Lodge - C OU Chobe Safari Lodge - C) dimanche 22 avril 2012: Botswana Chobe Nord (Kubu Lodge - C OU Chobe Safari Lodge - C) lundi 23 avril 2012: Zimbabwe: Chutes Victoria (Gorges Lodge - BB OU Amadeus Garden Guesthouse) mardi 24 avril 2012: Zimbabwe: Chutes Victoria (Gorges Lodge - BB OU Amadeus Garden Guesthouse) mercredi 25 avril 2012: Maun - Windhoek
je souhaiterais avoir vos commentaires sur ce voyage. nous partons a 2 familles en 4x4 avec 4 enfants (8 et 11 ans) pour le voyage suivant: Namibie-Bostwana-Vic Falls (avril 2012) Vols deja pris Lyon- Francfort - Windhoek (air namibia) Vic Falls-Windhoek-Francfort-Lyon.
Nous pensons reserver avec Namikala (agence sur place) oui nous allons rater les Himba ou alors on arrive a modifier le trajet mais impossible d'aller jusqu'a Epupa, !! mais il fallait faire des choix si on voulait aller jusqu'aux chutes Victoria et traverser la bande Caprivi. Auriez vous deja vecu cette experience ? avril dans la bande Caprivi ???? pour la partie en Namibie je ne suis pas inquiet...pour Caprivi 🤪 Namikala me dit que c'est magnifique et donc a faire. Pas trop de probleme sinon qu'il y a de l'eau 🙂 et qu'on va aller ds des lodges.
merci d'avance pour vos commetaires avises Bien COrdialement.
samedi 7 avril 2012: Desert du Namib (Camping de Sesriem - C) dimanche 8 avril 2012: Desert du Namib (Camping de Sesriem - C) lundi 9 avril 2012: Swakopmund (Pension Rapmund - BB) mardi 10 avril 2012: Swakopmund (Pension Rapmund - BB) mercredi 11 avril 2012: Damaraland/Twyfelfontein (Camp Xaragu - C OU Aba Huab Campsite - C) jeudi 12 avril 2012: Damaraland/Twyfelfontein (Camp Xaragu - C Aba Huab Campsite - C) vendredi 13 avril 2012: Twyfelfontein/Otitjongue (Otjitotongwe Cheetah Farm) samedi 14 avril 2012: Etosha (Okaukuejo Rest Camp - C) dimanche 15 avril 2012: Etosha (Namutoni Rest Camp - C) lundi 16 avril 2012: Rundu (N’Kwazi Lodge – BB) mardi 17 avril 2012: Divundu/popa falls (Mahango Safari Lodge - C) mercredi 18 avril 2012: Divundu/popa falls (Mahango Safari Lodge - C) jeudi 19 avril 2012: Region du Kongola (Mazambala Island Lodge - C) vendredi 20 avril 2012: Region du Kongola (Mazambala Island Lodge - C) samedi 21 avril 2012: Botswana Chobe Nord( Kubu Lodge - C OU Chobe Safari Lodge - C) dimanche 22 avril 2012: Botswana Chobe Nord (Kubu Lodge - C OU Chobe Safari Lodge - C) lundi 23 avril 2012: Zimbabwe: Chutes Victoria (Gorges Lodge - BB OU Amadeus Garden Guesthouse) mardi 24 avril 2012: Zimbabwe: Chutes Victoria (Gorges Lodge - BB OU Amadeus Garden Guesthouse) mercredi 25 avril 2012: Maun - Windhoek
Que faire/voir à La Romana en escale? English translation pending
Bonjour,
Je continue donc sur ma lancée pour avoir vos expériences concernant la croisière que nous allons faire le 27 avril sur le Costa Luminosa : Mer des Caraïbes transatlantique retour.
Nous sommes avec nos 2 enfants qui auront 8 et 2ans1/2.
Donc à oublier l'île Saona (pas faisable du fait du bateau à vive allure qui y conduit. Sur l'excursion Costa il est d'ailleurs indiqué: enfant à partir de 9 ans)
J'ai vu, toujours sur les excursions du bateau, qu'il y avait une excursion KANDELA NUIT MAGIQUE SOUS LES ETOILESqui commence à 21h. Je suppose donc que le bateau reste à quai jusqu'au petit matin où on doit être sur l'ïle Catalina à 9h. Si tel est le cas, nous n'avons pas de contrainte horaire pour le tous à bord ?
L'escale est prévu de 13h à 18h pourtant.....
On m'a parlé d' Altos de chavon Comment s'y rendre? Pour combien?
Y a t il d'autres choses que vous pourriez me conseiller?
Merci de votre aide précieuse, encore une fois 😊🙂
Je continue donc sur ma lancée pour avoir vos expériences concernant la croisière que nous allons faire le 27 avril sur le Costa Luminosa : Mer des Caraïbes transatlantique retour.
Nous sommes avec nos 2 enfants qui auront 8 et 2ans1/2.
Donc à oublier l'île Saona (pas faisable du fait du bateau à vive allure qui y conduit. Sur l'excursion Costa il est d'ailleurs indiqué: enfant à partir de 9 ans)
J'ai vu, toujours sur les excursions du bateau, qu'il y avait une excursion KANDELA NUIT MAGIQUE SOUS LES ETOILESqui commence à 21h. Je suppose donc que le bateau reste à quai jusqu'au petit matin où on doit être sur l'ïle Catalina à 9h. Si tel est le cas, nous n'avons pas de contrainte horaire pour le tous à bord ?
L'escale est prévu de 13h à 18h pourtant.....
On m'a parlé d' Altos de chavon Comment s'y rendre? Pour combien?
Y a t il d'autres choses que vous pourriez me conseiller?
Merci de votre aide précieuse, encore une fois 😊🙂
Quoi faire absolument lors d'un premier voyage au Maroc? English translation pending
Comme je le disais dans un message plus tôt, je commence la preparation de mon voyage au Maroc.
Ma conjointe et moi aimons la plage, les bonne bouffes, decouvrir des lieux nouveaux et paysage differents.
Selon vous qu'est-ce qu'on doit absolument voir ou faire lors de notre premiere visite?
Une nuit de le desert m'interesse aussi beaucoup.
Nous serons au Maroc pour 14 jours.
Merci
Kinyo
Ma conjointe et moi aimons la plage, les bonne bouffes, decouvrir des lieux nouveaux et paysage differents.
Selon vous qu'est-ce qu'on doit absolument voir ou faire lors de notre premiere visite?
Une nuit de le desert m'interesse aussi beaucoup.
Nous serons au Maroc pour 14 jours.
Merci
Kinyo
Trajet Huarraz-Lima? English translation pending
Bonjour à tous!!!
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Trek Tilcara - San Francisco dans le Nord-Ouest argentin: description English translation pending
Comme j'ai envoye cette description a un membre par message prive, je la copie ici dans le forum pour que l'information ne soit pas perdue
Trek Tilcara San Fransisco, mon meilleur trek en NOA, parcouru tout seul en juillet 2008:
Le chemin est bon, en fait une fois que tu commences, il suffit de suivre le meme chemin principal jusqu'au bout. La carte IGM (acheter a Bs As) est peu fiable, le relief est OK mais San Lucas et San Fransisco, par ex, no sont pas indiques au bon endroit. De Tilcara prendre le sentier pour Garganta del Diablo (il y a aussi une piste), puis continuer la piste jusqu'a Alfarcito. A la fin de la route c'est une estancia privee et ils ont mis partout des inscriptions 'Defense d'entrer' ... Pour eviter des discussions et des ennuis j'ai fait une grand detour hors sentier par le desert et je n'ai rejoint le sentier que juste sous le col. Mais vous, vous etes avertis, donc renseignez-vous a Tilcara (a la municipalite ou la police) si on a le droit d'emprunter le sentier qui traverse l'estancia. Pres du col, herbe et ruisseau parfait pour camping 1ere nuit. Le sentier descend vers la gauche dans une vallee avec un torrent. Tres important: se charger en eau a cet endroit car ensuite nombreuses heures de marche sans eau. Toute la suite du sentier suit le sommet d'une crete. Vers le soir du 2e jour, il y a d'abord une petite source en contrebas sur la droite, chez un vieux monsieur miserable (donnez-lui qq chose). Un peu plus loin, la crete se divise en deux. Ne pas descendre la crete de gauche, le chemin suit le sommet a droite. Entre les 2 cretes, il y a l' ecole de Molulo, c'est le camping normal du 2e jour. Ultra important, en contrebas de l'ecole, petite source. Le 3e jour aucune eau jusqu'a la fin de l'etape. 3e jour donc: toujours sur la crete, ne redescend sur la gauche qu'en fin de journee ou on arrive a un petit village, San Lucas. Possibilite de se loger et sans doute de manger chez l'habitant la. 4e jour: le sentier descend jusqu'au torrent principal et remonte a la route. Prendre la route quelques kilometres a droite pour le village de San Fransisco ou il y a commerces, restaurants et logement et un bus en fin d'apres-midi pour Libertador. Libertador est une ville importante avec tous services et bus. L'hotel Carioca est parmi les moins chers.
Trek Tilcara San Fransisco, mon meilleur trek en NOA, parcouru tout seul en juillet 2008:
Le chemin est bon, en fait une fois que tu commences, il suffit de suivre le meme chemin principal jusqu'au bout. La carte IGM (acheter a Bs As) est peu fiable, le relief est OK mais San Lucas et San Fransisco, par ex, no sont pas indiques au bon endroit. De Tilcara prendre le sentier pour Garganta del Diablo (il y a aussi une piste), puis continuer la piste jusqu'a Alfarcito. A la fin de la route c'est une estancia privee et ils ont mis partout des inscriptions 'Defense d'entrer' ... Pour eviter des discussions et des ennuis j'ai fait une grand detour hors sentier par le desert et je n'ai rejoint le sentier que juste sous le col. Mais vous, vous etes avertis, donc renseignez-vous a Tilcara (a la municipalite ou la police) si on a le droit d'emprunter le sentier qui traverse l'estancia. Pres du col, herbe et ruisseau parfait pour camping 1ere nuit. Le sentier descend vers la gauche dans une vallee avec un torrent. Tres important: se charger en eau a cet endroit car ensuite nombreuses heures de marche sans eau. Toute la suite du sentier suit le sommet d'une crete. Vers le soir du 2e jour, il y a d'abord une petite source en contrebas sur la droite, chez un vieux monsieur miserable (donnez-lui qq chose). Un peu plus loin, la crete se divise en deux. Ne pas descendre la crete de gauche, le chemin suit le sommet a droite. Entre les 2 cretes, il y a l' ecole de Molulo, c'est le camping normal du 2e jour. Ultra important, en contrebas de l'ecole, petite source. Le 3e jour aucune eau jusqu'a la fin de l'etape. 3e jour donc: toujours sur la crete, ne redescend sur la gauche qu'en fin de journee ou on arrive a un petit village, San Lucas. Possibilite de se loger et sans doute de manger chez l'habitant la. 4e jour: le sentier descend jusqu'au torrent principal et remonte a la route. Prendre la route quelques kilometres a droite pour le village de San Fransisco ou il y a commerces, restaurants et logement et un bus en fin d'apres-midi pour Libertador. Libertador est une ville importante avec tous services et bus. L'hotel Carioca est parmi les moins chers.
Visiter la Gaspésie, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick avec ma fille de neuf ans en août 2010 English translation pending
Bonsoir,
Nous avons réservé 23 jours pour visiter la Gaspésie, l'île du Prince Edouard, la nouvelle Ecosse et le nouveau Brunswick avec ma fille de 9 ans.
Connaissant la gaspésie, nous allons nous arrêter à Matane, puis aller à Percé, avec au programme la visite de l'île de Bonaventure et la croisière aux baleines.
J'ai lu dans les forums que dans le parc du Forillon on pouvait admirer des ours. Je suppose qu'ils doivent vivre en liberté, y a t'il des points de vue particulier pour les admirer?
Faut il prévoir quelque chose pour les voir?
Ensuite nous descendons sur bonaventure et nous allons dormir dans les arbres à Eco logis. Le principe nous plait bien. Puis nous irons à Caraquet , pour visiter entre autre le village reconstitué. Nous nous arrêteraons à Shédiac pour aller faire une croisière avec des contes sur les homards, et dégustation , et nous ferons un saut à Moncton pour admirer les grandes marées.
Nous devons enprunter le pont qui relie l'île du Prince Edouard au continent et nous devons passer deux jours sur l'île, à Charlottetown . Pour l'instant je n'ai rien noté à faire, mais vos propositions seront les bienvenues. Nous allons ensuite prendre le traversier, nous arrêter à Pictou , et filer à Sydney . Puis descente vers Halifax, Lunenburg Digby et traversier vers le nouveau Brunswick. Nous nous arrêterons à St John, St Andrew, Frédericton, Edmunston Québec .
SI vous avez des choses à faire, à voir absolument , sur ces trajets je veux bien que vous m'aidiez . je ne lis que trés mal l'anglais ( heureusement mon mari le parle bien)et j'ai un peu de mal à établir les priorités.
beau voyage, faisable mais avec beaucoup de kilomètres en voiture. Ceci dit nous sommes allés au Québec en 2007 , avec visite de montréal puis nous sommes allés aux chutes du niagara, visites de toronto ottawa puis survol de la mauricie, le lac st jean tadoussac, la gaspésie, et québec (4000km).
J'ai une question qui concerne la nourriture, peut être un québecois pourra me répondre: je suis un régime draconnien pour ma santé , sans gluten, maïs et lait de vache; Y a t'il tout de même des possibilités pour se sustenter facilement dans ces pays là?
Nous adorons ce pays .
Voilà, j'espère que vous pourrez m'aider à finaliser ce voyage. Nous devons dormir dans des Bed and Breakfast des hotels et l'eco logis...
Ensuite nous descendons sur bonaventure et nous allons dormir dans les arbres à Eco logis. Le principe nous plait bien. Puis nous irons à Caraquet , pour visiter entre autre le village reconstitué. Nous nous arrêteraons à Shédiac pour aller faire une croisière avec des contes sur les homards, et dégustation , et nous ferons un saut à Moncton pour admirer les grandes marées.
Nous devons enprunter le pont qui relie l'île du Prince Edouard au continent et nous devons passer deux jours sur l'île, à Charlottetown . Pour l'instant je n'ai rien noté à faire, mais vos propositions seront les bienvenues. Nous allons ensuite prendre le traversier, nous arrêter à Pictou , et filer à Sydney . Puis descente vers Halifax, Lunenburg Digby et traversier vers le nouveau Brunswick. Nous nous arrêterons à St John, St Andrew, Frédericton, Edmunston Québec .
SI vous avez des choses à faire, à voir absolument , sur ces trajets je veux bien que vous m'aidiez . je ne lis que trés mal l'anglais ( heureusement mon mari le parle bien)et j'ai un peu de mal à établir les priorités.
beau voyage, faisable mais avec beaucoup de kilomètres en voiture. Ceci dit nous sommes allés au Québec en 2007 , avec visite de montréal puis nous sommes allés aux chutes du niagara, visites de toronto ottawa puis survol de la mauricie, le lac st jean tadoussac, la gaspésie, et québec (4000km).
J'ai une question qui concerne la nourriture, peut être un québecois pourra me répondre: je suis un régime draconnien pour ma santé , sans gluten, maïs et lait de vache; Y a t'il tout de même des possibilités pour se sustenter facilement dans ces pays là?
Nous adorons ce pays .
Voilà, j'espère que vous pourrez m'aider à finaliser ce voyage. Nous devons dormir dans des Bed and Breakfast des hotels et l'eco logis...
Premier fois en Crète: lieux à ne pas rater? English translation pending
Bonjour a toutes et a tous
Avec mon conjoint, nous allons partir cet été en crete, et allons sejourner durant 7 jours a Rethymomn, c'est donc la premiere fois que nous allons en crete, et on est tout excité, a l'idée d"y etre, on voudrai avoir de bon conseils sur les lieux a ne pas rater, nous souhaitons nous consacrer sur la partie ouest de l'ile, et sud, car apparemment le sud est tres typique, mais 7 jours ça passe vite. J'ai déjà lus pas mal de messages, mais je veux encore plus d'avis, ah et aussi une ptite question, on a toujours pas louer de véhicule, on a entendu parler d'autopapas, mais les derniers messages sur ce sujet datent dejà de 2 voir 3 ans, on aurait aimé avoir des avis récents sur cette agence de location, D"autre part on a prévu apres nos 7 jours en crete, de passer 3 jours a santorin, et impossible de savoir ou on peut acheter des billets pour la traversée par ferry boat, Faut-il mieux acheter les billets ????
Merci
Avec mon conjoint, nous allons partir cet été en crete, et allons sejourner durant 7 jours a Rethymomn, c'est donc la premiere fois que nous allons en crete, et on est tout excité, a l'idée d"y etre, on voudrai avoir de bon conseils sur les lieux a ne pas rater, nous souhaitons nous consacrer sur la partie ouest de l'ile, et sud, car apparemment le sud est tres typique, mais 7 jours ça passe vite. J'ai déjà lus pas mal de messages, mais je veux encore plus d'avis, ah et aussi une ptite question, on a toujours pas louer de véhicule, on a entendu parler d'autopapas, mais les derniers messages sur ce sujet datent dejà de 2 voir 3 ans, on aurait aimé avoir des avis récents sur cette agence de location, D"autre part on a prévu apres nos 7 jours en crete, de passer 3 jours a santorin, et impossible de savoir ou on peut acheter des billets pour la traversée par ferry boat, Faut-il mieux acheter les billets ????
Merci
Voyage de deux semaines durant l'été: choisir la France ou l'Italie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum et je suis bien heureuse de l'avoir découvert ! J'espère que vous pourrez m'aider...
Nous souhaitons faire un voyage en Europe à l'été prochain. Nous sommes mon conjoint, ma fille de 12 ans et moi-même. Nous hésitons entre la France ou l'Italie. Notre but est de faire un voyage de découvertes principalement culturelles... Nous ne sommes jamais allé en Europe, nous avons peur d'être trop "boulimique" et de nous épuiser à vouloir tout voir...😮 Avez-vous des suggestions d'itinéraires à nous faire, pour l'un ou l'autre de ces pays ? Nous aimerions voir les principaux attraits touristiques évidemment. Est-ce préférable de cibler certaines régions ou d'y aller du nord au sud en tentant d'en voir le plus possible ? En France, nous ne voudrions pas passer à côté de Paris évidemment. Donc, le nord nous semble intéressant, mais le sud avec la côte d'Azur nous interpelle aussi beaucoup...🙂 En Italie, nous voudrions voir Rome et Venise, mais encore le sud et la côte Amalfitaine nous semble irrésistible... Notre dilemne est donc total !!! Nous sommes très conscients que nous devrons y aller plus qu'une fois (quel dommage...!!!)😉 mais quel est selon le vous le meilleur choix pour un premier séjour? Votre aide nous sûrement très précieuse et nous vous en remercions beaucoup !
Je suis nouvelle sur ce forum et je suis bien heureuse de l'avoir découvert ! J'espère que vous pourrez m'aider...
Nous souhaitons faire un voyage en Europe à l'été prochain. Nous sommes mon conjoint, ma fille de 12 ans et moi-même. Nous hésitons entre la France ou l'Italie. Notre but est de faire un voyage de découvertes principalement culturelles... Nous ne sommes jamais allé en Europe, nous avons peur d'être trop "boulimique" et de nous épuiser à vouloir tout voir...😮 Avez-vous des suggestions d'itinéraires à nous faire, pour l'un ou l'autre de ces pays ? Nous aimerions voir les principaux attraits touristiques évidemment. Est-ce préférable de cibler certaines régions ou d'y aller du nord au sud en tentant d'en voir le plus possible ? En France, nous ne voudrions pas passer à côté de Paris évidemment. Donc, le nord nous semble intéressant, mais le sud avec la côte d'Azur nous interpelle aussi beaucoup...🙂 En Italie, nous voudrions voir Rome et Venise, mais encore le sud et la côte Amalfitaine nous semble irrésistible... Notre dilemne est donc total !!! Nous sommes très conscients que nous devrons y aller plus qu'une fois (quel dommage...!!!)😉 mais quel est selon le vous le meilleur choix pour un premier séjour? Votre aide nous sûrement très précieuse et nous vous en remercions beaucoup !
Circuit de seize jours dans l'ouest des États-Unis cet été avec ma fille de 15 ans English translation pending
🙂 Bonjour à tous,
J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :
Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).
JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).
JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).
JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.
JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).
JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.
JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).
JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.
JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).
JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.
JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino
JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.
JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.
JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.
Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).
POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.
INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.
Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?
J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :
Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).
JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).
JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).
JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.
JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).
JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.
JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).
JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.
JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).
JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.
JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino
JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.
JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.
JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.
Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).
POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.
INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.
Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?
J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
Carnet de route en Namibie avec ma fille English translation pending
Tout d'abord un grand merci à tous ceux que j'ai lus et qui m'ont aidés à préparer ce grand moment de bonheur aux "origines du monde"!
voici donc un condensé de 3 semaines de voyage avec ma fille de 11 ans.
18 juillet 09: arrivée à Windhoek à 10h45, direction Value Car Rental qui fournit en fait des véhicules de 3 ou 4 ans provenant de asco car hire (c'est la même boîte!); Récupération du nissan 4*4 équipé... mais il est essence! palabres mais ils n'avaient plus de diesel dispo! tant pis ... le principal étant de prendre possession du 4*4! courses rapides et direction Otjiwarango. 3 heures plus tard et une pintade sur le pare brise, nous voilà arrivés au bush pillow, calme et sympathique guest house malgré une température fraîche. Repas et excellente nuit réparatrice.
19 juillet: direction Cheetah Conservation Foundation sur une piste en bon état... c'est déjà le goût de l'aventure! il n'y a quasiment personne car on est... dimanche! malgré tout visite personnalisée avec un guide très sympa et balade d'une heure en game drive. c'est un super endroit peu cité sur le forum et qui vaut le détour. Ils propose pleins de balades (qu'il vaut mieux réserver à l'avance) sur leur immense propriété au pied du Waterberg. 2è nuit à bush pillow.
20 juillet: route vers Etosha. A peine entrés dans le parc nous nous retrouvons à quelques pas de 2 énormes éléphants qui nous invitent à rester à distance! Super ça commence bien! Puis nous continuons à rouler les sens en éveils, Zoé armée de jumelles, plongés en plein dans l'arche de Noé. Nous arrivons au soleil couchant à Halali (Okaukuejo étant complet). Première séance de dépliage de tente... pas sorcier! Le point d'eau est désert... seule une hyène rayée s'aventure sans trainer... y aurait il des grands fauves tapis à proximité attendant leur repas? nous ne verrons rien. Le camping bien que vaste est très fréquenté et nous avons la malchance d'être à proximité d'un groupe très bruyant déversé par un "bus 4*4"... camping comme chez nous!

21 juillet: journée passée à musarder dans Etosha, très différent du Kruger que nous avions sillonné en 2005. Pur moment de bonheur à Salvadora où nous avons assisté 2 heures durant au spectacle d'une lionne solitaire à l'affût puis à la chasse dans son intégralité
Après avoir raté de peu un zèbre, elle s'est remise patiemment à l'affût pour attraper un springbok. !
Entre les 2 tentatives des centaines d'animaux attendaient à distance du point d'eau, n'osant s'aventurer... ressentant un danger sans l'avoir (pour certains) identifié!... MAGIQUE!
Puis nous avons continué émoustillés, les sens décuplés, espérant une nouvelle rencontre exceptionnelle.
2è nuit au camping, plus calme, avec un jeune rhino venu s'abreuver au point d'eau puis piquant un petit somme au pied de la "tribune"... nullement gèné par les spectateurs!
Zoé se couche encore toute excitée par cette journée.

22 juillet: route vers le kavita lion lodge siège d'Afri-Léo fondation par les petites gravel roads longeant Etosha. Un oryx sortant d'un gros tailli a bien failli perforer l'aile du 4*4 de ses immenses cornes... grosse frayeur! Heureusement que je ne roulais pas vite! Au lodge, accueil chaleureux et visite à l'école (vide actuellement) qui reçoit les enfants des fermes alentours (blancs et noirs, riches ou pauvres comme l'explique le guide) et qui séjournent sous des tentes très rudimentaires et qui apprennent à vivre en "harmonie" avec la nature et les lions que les fermiers ont une forte propension à tuer! Puis visite aux lions eux mêmes dans d'immenses enclos (certains ont été récupérés blessés, d'autres dans un zoo!) Sur le domaine il y a des oryx, springboks, chiens sauvages, ... Le soir tout le monde est réuni autour de nos hôtes près d'un grand feu bien venu... il fait froid!
23 juillet: game drive matinal avant le petit dèj à la rencontre de jeunes lions qui devraient bientôt être relachés... si j'ai bien compris! Même s'ils sont habitués aux cliquetis des appareils, ils nous fixent et nous dévisagent... étonnant!
Nous entendrons des kudus donner l'alerte car un léopard rodait à quelques mètres de nous!.. ce qui a un peu excité les lions!... mais nous n'avons pas vu le félin!
Puis nous quittons le lodge direction sesfontein par la grootberg pass (plutôt que vers Otjondeka et ombombo comme je l'avais initialement prévu) sur les conseils de nôtre hôte. Superbes paysages... petite mésaventure en passant dans un gué plus profond que les autres!... moteur noyé, ce qui nous permet de prendre des photos et discuter avec une famille toulousaine qui effectue le tour de l'Afrique en camion 4*4 et en autonomie depuis 1 an déjà... génial!
Arrivée au Fort Sesfontein, sympa mais repas quelconque.
24 juillet: route vers Puros, superbe et sauvage dans un paysage magnifique. On roule lentement et pourtant on arrive à se faire surprendre pas les ornières géantes. Girafes, springboks, autruches et oryx jalonnent nonchalemment le parcours. Le paysage change tout les 5 km, un régal! Arrivée en "fanfare" au community campsite puisque je m'ensable bêtement à 100m du camp dans le lit de la rivière Hoarusib en quittant étourdiment la trace!! Nous prennons un guide Himba qui nous emmène dans le lit de la rivère à la recherche des éléphants du désert. Nous en croiserons 4 dans un paysage sublime à la lumière particulière du soleil descendant... sauvage et beau!
Puis nous nous installons fourbus et flapis sous la tente.
25 juillet: levés tôt pour descendre la rivière hoarusib avec notre super guide Theunis à la rencontre des éléphants et si possible des... lions! sisi! nous voilà donc embarqués dans notre nissan dans le lit de la rivière, qui par endroit, est loin d'être asséché.
Les "gorges" rocheuses de la rivière changent de couleur sous les caresses du soleil levant. On a l'impression d'être à l'origine du monde. Sauvage et beau. Peu de traces de véhicule... pourtant le guide nous assure que l'on peut rejoindre la Skeleton Coast puis Swakopmund!... je le crois sur parole! Nous rencontrerons 2 groupes d'éléphants semblant paisibles mais qui nous signifient clairement qu'il ne faut pas trop s'approcher! Ils ont beau être plus petits que ceux d'Etosha, on essaira pas de les braver!
Puis Theunis remarque des traces fraîches de lions... Chacun est sur ses gardes... en les suivant nous effrayons un oryx avant de tomber sur les lions à l'affût... moment de surprise puis nous sortons les appareils photo, restant bien à l'abri dans le 4*4... une lionne ne nous quitte pas des yeux à 20m de là... au moment où je démarre, elle se lève et nous course!... j'accélère sur les conseils de Theunis en essayant de ne pas nous ensabler... Notre guide nous explique qu'il faut montrer aux félins que "le gros animal blanc qui fait du bruit" a peur, surtout que nous venons de déranger ces lions et... de leur enlever le repas!! (l'oryx qui a fuit se dirigeait vers eux!)
Nous continuons le coeur battant... jusqu'à un coude de la rivière au dessus de laquelle un lodge de tentes est en construction!... ceux qui y logeront seront dépaysés, c'est sûr!
retour au campsite après 4h de découverte en milieu vraiment sauvage... que du bonheur!
l'après midi sera consacré à une balade à pieds dans les environs car nous ne pourrons visiter le village Himba (un vieillard, malade recevant la visite de la communauté, comme c'est la coutume).
Tentative de crèpes avortée car la farine achetée à Windhoek n'était pas la bonne (je ne connais pas les subtiles différences entre les farines!)... Zoé est déçue elle voulait tant faire les crèpes pour son papa... le magma infâme a fait le bonheur des oiseaux!
26 juillet: avant de partir vers Warmquelle nous pouvons désormais visiter le village Himba sur les hauteurs de Puros... je suis mal à l'aise et ai constament l'impression de déranger... nous ne nous attarderons pas...

arrivée à l'ongongo campsite, très rustique par rapport à celui de Puros!... baignade dans les eaux chaudes... un régal!
27 juillet: route vers Twyfelfontein et le campsite Aba-Huab, visite de la forêt pétrifiée qui n'est pas une forêt magique comme le supposait ma fille!.. déception!... d'autant plus que la guide en savait autant que le "petit fûté"... welwitchias mirabilis au rendez-vous. surprenantes!
28 juillet: départ vers le Spitzkoppe par des petites pistes aux superbes paysages changeants et arrivée au magnifique camping communautaire... balade à pieds sur le site... on s'en lasse pas.


29 juillet: après un superbe petit déjeuné préparé au restau du camping par des gens vraiment adorables, nous partons sur Walvis Bay. arrêt à Swakopmund pour faire quelques achats (cadeaux pour la famille...) nous traçons vers Walvis... Swakop ne présente aucun intérêt ...à mes yeux! Arrivée au Lagoon Loge. Accueil chaleureux, grandes chambres, ... et super restaurant: le Lyon des Sables que ça s'appelle! (tenu par le fils des proprios)... où l'on se régale avec une cuisine raffinée dans un cadre très agréable... excellente pose culinaire durant le périple et très appréciée! je vous recommande chaudement l'adresse!
30 juillet: balade Mola-Mola l'incontournable, que nous avait réservée le Lagoon loge à notre demande lors de notre réservation... le top! Otaries, Dauphins, ... mais pas de baleines ce jour!

puis dépose sur le lagon pour la poursuite en 4*4 vers sandwich harbour... entre les bancs d'otaries que flémardent sur la plage!... je ne regrette pas d'avoir "shunté" cape cross car ici on prend sa dose d'otaries! superbe balade dans les dunes avec dégustation d'huitres ...excellentes!... et je suis de Bordeaux! rencontres sympas avec des compatriotes et des italiens... notre guide nous baladera jusqu'au coucher du soleil! Magique!

Retour au lagoon loge pour assister aux derniers instants du soleil couchant sur le lagon en compagnie des flamants roses...
31 juillet: en route pour le Naukluft où nous ferons étape au Gecko camp... une de nos adresses incontournables tant le lieu est sauvage et l'accueil extra! encore merci Heidi et René! nuit très froide malgré un super repas dans le lapa... heureusement Heidi avait donné des bouillottes pour les plus frileux!

1er août: réveil au lever du soleil .... out of africa!

La journée est dédiée aux balades à pied sur le domaine et vers la spreetshooge pass... superbe vue sur la vallée et rencontre avec des petites antilopes des rochers
Nouvelle nuit au gecko... bien moins froide que la veille!... à moins que cela soit dû au vin?...
2 août: arrivée au camping de sesriem- le plus cher de tous et ce n'est pas justifié! nous décidons de nous rendre sur la dune elim à pied et de la grimper... le petit fûté indique 1, 5km depuis le camping... celui qui a écrit ça n'a visiblement pas fait le trajet! on fait demi tour car en plein soleil, les 5 km aller c'est dur pour ma fille... et nous y retournons en voiture... et nous y grimpons! Magnifique!
avant d'aller voir le soleil se coucher sur la célébrissime et incontournable dune 45!! où finalement nous ne sommes pas si nombreux!
retour au camping à la nuit tombée... attention aux animaux qui traversent!... ils n'ont pas de gilet fluo!
3 août: réveillés à 4h30 du matin par tous les "courageux" qui veulent voir le soleil se lever sur les dunes... véritable embouteillage! Nous ne faisons pas partie des ces groupes et nous rendons dans la matinée à dead vlei et sossusvlei alors que les hordes du matin s'échappent des sites... le pied!... nous sommes quelques rares "explorateurs" à nous aventurer dans les dunes sous le soleil de midi! ne pas oublier casquettes, crème solaire et eau!!

nuit au camping avec concert gratuit de chacals qui d'ailleurs rodent autour de la voiture.
4 août: nous traversons le Kalahari et faisons une halte au bagatelle game ranch. super emplacement de camping où rien ne manque
il y a même des animaux apprivoisés qui viennent quémander des friandises! (oryx, springboks, ...)
5 août: nous poursuivons vers gobabis et plus particulièrement le Sandüne lodge à 15 km au sud sur la C22. j'ai réservé une bush tent (perdue à 7 km du lodge sur le domaine) construite au bord d'un point d'eau. Douche en plein air comme au camp gecko, ce qui permet d'observer les animaux venus s'abreuver tout en se douchant! c'est top! nuit très ventée!
6 août: balade à pieds avec les bushmen. ça fait un peu "touristique" mais c'est vite oublié tant la joie et la ferveur des bushmen est communicative! un régal! on apprend pleins de choses à leur contact... entre autre à respecter ce qui nous est donné par la nature! ... et "visite" de leur village où ils nous reçoivent en dansant et chantant!
l'après midi est dédié à un game drive sur la propriété (nous sommes alors les seuls clients de l'endroit pour la journée!) c'est Andrew le gérant qui nous drive... qui accueille et fait office de cuisto! beaucoup d'animaux mais bien plus farouches qu'à Etosha!

7 août: retour sur Windhoek où nous ferons les dernières emplettes dans une ville sans intérêt. Ca fait drôle de se retrouver au mileu de tant de gens! dernière nuit à la londinigi guest house, havre de paix dans une ville "grouillante" échanges d'impressions avec des gens qui partent et d'autres qui arrivent...
8 août: restitution de la voiture faite en 15 min montre en main!... pas très regardant! mais elle était propre et je n'avais pas creuvé! avion....
CONCLUSION:
nous avons aimé... quasiment tout! nous n'avons pas aimé: l'attitude de certains blancs avec les noirs... c'est bien plus criant qu'en afrique du sud
pas de problème si ce n'est que le frigo a rendu l'âme au bout de 4 jours et que le matos de camping dans le 4*4 était un peu juste et assez usé!
parlons chiffres; - location du 4*4 équipé: 15162 N$ pour 21j - 4207 km et 3901N$ à 7, 25 N$ le litre en moyenne - logement:13166N$ (12 nuits en bed and breakfast dont 7 en diner, B&B), les autres sous la tente) - repas en plus: 2000 N$ et 1000 N$ de courses environ - excursions, guides, ...: 3400N$ (dont 2100 N$ pour mola-mola)
en clair, je reviendrai... et très bientôt
francis et zoé
voici donc un condensé de 3 semaines de voyage avec ma fille de 11 ans.
18 juillet 09: arrivée à Windhoek à 10h45, direction Value Car Rental qui fournit en fait des véhicules de 3 ou 4 ans provenant de asco car hire (c'est la même boîte!); Récupération du nissan 4*4 équipé... mais il est essence! palabres mais ils n'avaient plus de diesel dispo! tant pis ... le principal étant de prendre possession du 4*4! courses rapides et direction Otjiwarango. 3 heures plus tard et une pintade sur le pare brise, nous voilà arrivés au bush pillow, calme et sympathique guest house malgré une température fraîche. Repas et excellente nuit réparatrice.
19 juillet: direction Cheetah Conservation Foundation sur une piste en bon état... c'est déjà le goût de l'aventure! il n'y a quasiment personne car on est... dimanche! malgré tout visite personnalisée avec un guide très sympa et balade d'une heure en game drive. c'est un super endroit peu cité sur le forum et qui vaut le détour. Ils propose pleins de balades (qu'il vaut mieux réserver à l'avance) sur leur immense propriété au pied du Waterberg. 2è nuit à bush pillow.

20 juillet: route vers Etosha. A peine entrés dans le parc nous nous retrouvons à quelques pas de 2 énormes éléphants qui nous invitent à rester à distance! Super ça commence bien! Puis nous continuons à rouler les sens en éveils, Zoé armée de jumelles, plongés en plein dans l'arche de Noé. Nous arrivons au soleil couchant à Halali (Okaukuejo étant complet). Première séance de dépliage de tente... pas sorcier! Le point d'eau est désert... seule une hyène rayée s'aventure sans trainer... y aurait il des grands fauves tapis à proximité attendant leur repas? nous ne verrons rien. Le camping bien que vaste est très fréquenté et nous avons la malchance d'être à proximité d'un groupe très bruyant déversé par un "bus 4*4"... camping comme chez nous!


21 juillet: journée passée à musarder dans Etosha, très différent du Kruger que nous avions sillonné en 2005. Pur moment de bonheur à Salvadora où nous avons assisté 2 heures durant au spectacle d'une lionne solitaire à l'affût puis à la chasse dans son intégralité

Après avoir raté de peu un zèbre, elle s'est remise patiemment à l'affût pour attraper un springbok. !
Entre les 2 tentatives des centaines d'animaux attendaient à distance du point d'eau, n'osant s'aventurer... ressentant un danger sans l'avoir (pour certains) identifié!... MAGIQUE!
Puis nous avons continué émoustillés, les sens décuplés, espérant une nouvelle rencontre exceptionnelle.
2è nuit au camping, plus calme, avec un jeune rhino venu s'abreuver au point d'eau puis piquant un petit somme au pied de la "tribune"... nullement gèné par les spectateurs!
Zoé se couche encore toute excitée par cette journée.

22 juillet: route vers le kavita lion lodge siège d'Afri-Léo fondation par les petites gravel roads longeant Etosha. Un oryx sortant d'un gros tailli a bien failli perforer l'aile du 4*4 de ses immenses cornes... grosse frayeur! Heureusement que je ne roulais pas vite! Au lodge, accueil chaleureux et visite à l'école (vide actuellement) qui reçoit les enfants des fermes alentours (blancs et noirs, riches ou pauvres comme l'explique le guide) et qui séjournent sous des tentes très rudimentaires et qui apprennent à vivre en "harmonie" avec la nature et les lions que les fermiers ont une forte propension à tuer! Puis visite aux lions eux mêmes dans d'immenses enclos (certains ont été récupérés blessés, d'autres dans un zoo!) Sur le domaine il y a des oryx, springboks, chiens sauvages, ... Le soir tout le monde est réuni autour de nos hôtes près d'un grand feu bien venu... il fait froid!
23 juillet: game drive matinal avant le petit dèj à la rencontre de jeunes lions qui devraient bientôt être relachés... si j'ai bien compris! Même s'ils sont habitués aux cliquetis des appareils, ils nous fixent et nous dévisagent... étonnant!
Nous entendrons des kudus donner l'alerte car un léopard rodait à quelques mètres de nous!.. ce qui a un peu excité les lions!... mais nous n'avons pas vu le félin!
Puis nous quittons le lodge direction sesfontein par la grootberg pass (plutôt que vers Otjondeka et ombombo comme je l'avais initialement prévu) sur les conseils de nôtre hôte. Superbes paysages... petite mésaventure en passant dans un gué plus profond que les autres!... moteur noyé, ce qui nous permet de prendre des photos et discuter avec une famille toulousaine qui effectue le tour de l'Afrique en camion 4*4 et en autonomie depuis 1 an déjà... génial!
Arrivée au Fort Sesfontein, sympa mais repas quelconque.24 juillet: route vers Puros, superbe et sauvage dans un paysage magnifique. On roule lentement et pourtant on arrive à se faire surprendre pas les ornières géantes. Girafes, springboks, autruches et oryx jalonnent nonchalemment le parcours. Le paysage change tout les 5 km, un régal! Arrivée en "fanfare" au community campsite puisque je m'ensable bêtement à 100m du camp dans le lit de la rivière Hoarusib en quittant étourdiment la trace!! Nous prennons un guide Himba qui nous emmène dans le lit de la rivère à la recherche des éléphants du désert. Nous en croiserons 4 dans un paysage sublime à la lumière particulière du soleil descendant... sauvage et beau!

Puis nous nous installons fourbus et flapis sous la tente.

25 juillet: levés tôt pour descendre la rivière hoarusib avec notre super guide Theunis à la rencontre des éléphants et si possible des... lions! sisi! nous voilà donc embarqués dans notre nissan dans le lit de la rivière, qui par endroit, est loin d'être asséché.

Les "gorges" rocheuses de la rivière changent de couleur sous les caresses du soleil levant. On a l'impression d'être à l'origine du monde. Sauvage et beau. Peu de traces de véhicule... pourtant le guide nous assure que l'on peut rejoindre la Skeleton Coast puis Swakopmund!... je le crois sur parole! Nous rencontrerons 2 groupes d'éléphants semblant paisibles mais qui nous signifient clairement qu'il ne faut pas trop s'approcher! Ils ont beau être plus petits que ceux d'Etosha, on essaira pas de les braver!

Puis Theunis remarque des traces fraîches de lions... Chacun est sur ses gardes... en les suivant nous effrayons un oryx avant de tomber sur les lions à l'affût... moment de surprise puis nous sortons les appareils photo, restant bien à l'abri dans le 4*4... une lionne ne nous quitte pas des yeux à 20m de là... au moment où je démarre, elle se lève et nous course!... j'accélère sur les conseils de Theunis en essayant de ne pas nous ensabler... Notre guide nous explique qu'il faut montrer aux félins que "le gros animal blanc qui fait du bruit" a peur, surtout que nous venons de déranger ces lions et... de leur enlever le repas!! (l'oryx qui a fuit se dirigeait vers eux!)
Nous continuons le coeur battant... jusqu'à un coude de la rivière au dessus de laquelle un lodge de tentes est en construction!... ceux qui y logeront seront dépaysés, c'est sûr!
retour au campsite après 4h de découverte en milieu vraiment sauvage... que du bonheur!
l'après midi sera consacré à une balade à pieds dans les environs car nous ne pourrons visiter le village Himba (un vieillard, malade recevant la visite de la communauté, comme c'est la coutume).
Tentative de crèpes avortée car la farine achetée à Windhoek n'était pas la bonne (je ne connais pas les subtiles différences entre les farines!)... Zoé est déçue elle voulait tant faire les crèpes pour son papa... le magma infâme a fait le bonheur des oiseaux!26 juillet: avant de partir vers Warmquelle nous pouvons désormais visiter le village Himba sur les hauteurs de Puros... je suis mal à l'aise et ai constament l'impression de déranger... nous ne nous attarderons pas...

arrivée à l'ongongo campsite, très rustique par rapport à celui de Puros!... baignade dans les eaux chaudes... un régal!
27 juillet: route vers Twyfelfontein et le campsite Aba-Huab, visite de la forêt pétrifiée qui n'est pas une forêt magique comme le supposait ma fille!.. déception!... d'autant plus que la guide en savait autant que le "petit fûté"... welwitchias mirabilis au rendez-vous. surprenantes!
28 juillet: départ vers le Spitzkoppe par des petites pistes aux superbes paysages changeants et arrivée au magnifique camping communautaire... balade à pieds sur le site... on s'en lasse pas.



29 juillet: après un superbe petit déjeuné préparé au restau du camping par des gens vraiment adorables, nous partons sur Walvis Bay. arrêt à Swakopmund pour faire quelques achats (cadeaux pour la famille...) nous traçons vers Walvis... Swakop ne présente aucun intérêt ...à mes yeux! Arrivée au Lagoon Loge. Accueil chaleureux, grandes chambres, ... et super restaurant: le Lyon des Sables que ça s'appelle! (tenu par le fils des proprios)... où l'on se régale avec une cuisine raffinée dans un cadre très agréable... excellente pose culinaire durant le périple et très appréciée! je vous recommande chaudement l'adresse!
30 juillet: balade Mola-Mola l'incontournable, que nous avait réservée le Lagoon loge à notre demande lors de notre réservation... le top! Otaries, Dauphins, ... mais pas de baleines ce jour!


puis dépose sur le lagon pour la poursuite en 4*4 vers sandwich harbour... entre les bancs d'otaries que flémardent sur la plage!... je ne regrette pas d'avoir "shunté" cape cross car ici on prend sa dose d'otaries! superbe balade dans les dunes avec dégustation d'huitres ...excellentes!... et je suis de Bordeaux! rencontres sympas avec des compatriotes et des italiens... notre guide nous baladera jusqu'au coucher du soleil! Magique!

Retour au lagoon loge pour assister aux derniers instants du soleil couchant sur le lagon en compagnie des flamants roses...
31 juillet: en route pour le Naukluft où nous ferons étape au Gecko camp... une de nos adresses incontournables tant le lieu est sauvage et l'accueil extra! encore merci Heidi et René! nuit très froide malgré un super repas dans le lapa... heureusement Heidi avait donné des bouillottes pour les plus frileux!


1er août: réveil au lever du soleil .... out of africa!

La journée est dédiée aux balades à pied sur le domaine et vers la spreetshooge pass... superbe vue sur la vallée et rencontre avec des petites antilopes des rochers

Nouvelle nuit au gecko... bien moins froide que la veille!... à moins que cela soit dû au vin?...
2 août: arrivée au camping de sesriem- le plus cher de tous et ce n'est pas justifié! nous décidons de nous rendre sur la dune elim à pied et de la grimper... le petit fûté indique 1, 5km depuis le camping... celui qui a écrit ça n'a visiblement pas fait le trajet! on fait demi tour car en plein soleil, les 5 km aller c'est dur pour ma fille... et nous y retournons en voiture... et nous y grimpons! Magnifique!

avant d'aller voir le soleil se coucher sur la célébrissime et incontournable dune 45!! où finalement nous ne sommes pas si nombreux!

retour au camping à la nuit tombée... attention aux animaux qui traversent!... ils n'ont pas de gilet fluo!
3 août: réveillés à 4h30 du matin par tous les "courageux" qui veulent voir le soleil se lever sur les dunes... véritable embouteillage! Nous ne faisons pas partie des ces groupes et nous rendons dans la matinée à dead vlei et sossusvlei alors que les hordes du matin s'échappent des sites... le pied!... nous sommes quelques rares "explorateurs" à nous aventurer dans les dunes sous le soleil de midi! ne pas oublier casquettes, crème solaire et eau!!


nuit au camping avec concert gratuit de chacals qui d'ailleurs rodent autour de la voiture.
4 août: nous traversons le Kalahari et faisons une halte au bagatelle game ranch. super emplacement de camping où rien ne manque

il y a même des animaux apprivoisés qui viennent quémander des friandises! (oryx, springboks, ...)
5 août: nous poursuivons vers gobabis et plus particulièrement le Sandüne lodge à 15 km au sud sur la C22. j'ai réservé une bush tent (perdue à 7 km du lodge sur le domaine) construite au bord d'un point d'eau. Douche en plein air comme au camp gecko, ce qui permet d'observer les animaux venus s'abreuver tout en se douchant! c'est top! nuit très ventée!

6 août: balade à pieds avec les bushmen. ça fait un peu "touristique" mais c'est vite oublié tant la joie et la ferveur des bushmen est communicative! un régal! on apprend pleins de choses à leur contact... entre autre à respecter ce qui nous est donné par la nature! ... et "visite" de leur village où ils nous reçoivent en dansant et chantant!

l'après midi est dédié à un game drive sur la propriété (nous sommes alors les seuls clients de l'endroit pour la journée!) c'est Andrew le gérant qui nous drive... qui accueille et fait office de cuisto! beaucoup d'animaux mais bien plus farouches qu'à Etosha!


7 août: retour sur Windhoek où nous ferons les dernières emplettes dans une ville sans intérêt. Ca fait drôle de se retrouver au mileu de tant de gens! dernière nuit à la londinigi guest house, havre de paix dans une ville "grouillante" échanges d'impressions avec des gens qui partent et d'autres qui arrivent...
8 août: restitution de la voiture faite en 15 min montre en main!... pas très regardant! mais elle était propre et je n'avais pas creuvé! avion....
CONCLUSION:
nous avons aimé... quasiment tout! nous n'avons pas aimé: l'attitude de certains blancs avec les noirs... c'est bien plus criant qu'en afrique du sud
pas de problème si ce n'est que le frigo a rendu l'âme au bout de 4 jours et que le matos de camping dans le 4*4 était un peu juste et assez usé!
parlons chiffres; - location du 4*4 équipé: 15162 N$ pour 21j - 4207 km et 3901N$ à 7, 25 N$ le litre en moyenne - logement:13166N$ (12 nuits en bed and breakfast dont 7 en diner, B&B), les autres sous la tente) - repas en plus: 2000 N$ et 1000 N$ de courses environ - excursions, guides, ...: 3400N$ (dont 2100 N$ pour mola-mola)
en clair, je reviendrai... et très bientôt
francis et zoé
Chine: Yunnan - Guangxi: quelques bons plans pour sortir des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Je rentre tout juste d'un séjour d'un peu moins d'un mois en Chine, essentiellement passé au Yunnan et au Guangxi. La Chine est un pays incroyable, et son seul défaut est peut être le fait qu'il soit parfois un peu difficile de sortir des sentiers battus, et qu'on ait souvent l'impression sur les sites très connus de se retrouver un peu noyés par la masse des touristes, essentiellement chinois mais aussi occidentaux. Sans prétention d'exhaustivité aucune, voici donc quelques bons plans, souvent très succintement décrits dans les guides mais qui valent franchement le coup pour qui n'a pas peur de marcher et souhaite sortir un peu de la masse.
Au Yunnan : a Lijiang : louer un vélo et aller se balader autour du petit village de Baisha, très sympa, pas grand monde, et mieux encore, lorsque l'on arrive a Baisha depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit, et on doit pouvoir trouver les ruines d'un temple, citées dans le lonely, un peu plus haut. Je ne suis même pas allé jusqu'à ces ruines, ce n'était qu'un prétexte qui a donné lieu à l'une des plus belles rencontres de mon voyage avec un paysan Naxi, qui m'a offert le thé et même un petit repas ensuite malgré le fait que j'avais ruiné le béton qu'il venait de couler devant chez lui en enfonçant mon vélo dedans ! Les gens sont en tout cas ultra accueillants, et malgré le peu de chinois que je connaissais (le lexique a la fin du lp en gros...) j'ai passé un moment génial, on arrive toujours à se débrouiller pour communiquer dans ces cas là ! Depuis Lijiang, les Gorges du Saut du Tigre sont un superbe court trek de 2 jours, pas encore surfréquenté, et qui offre de très beaux paysages. On peut aussi le faire sans trop marcher en venant et repartant en bus, mais je ne vois pas l'intérêt personnellement. A la fin du trek, lorsqu'on rejoint la route au niveau des Middle Rapids, tout le monde prend un bus en sens inverse pour revenir a Lijiang. Dommage ! On peut en effet continuer vers Haba, Baishutai, et de là prendre un bus pour Shangri La directement. Cela peut se faire a pied, mais étant donné qu'on est plus dans la gorge, je ne suis pas sur que cela vaille vraiment le coup. Un bus passe tous les jours sur la route de la gorge (alors qu'on m'avait prétendu le contraire avec beaucoup d'assurance a Lijiang...), et va jusqu'a Baishutai. Baishutai est un tout petit village très sympa, avec de très jolies terrasses calcaires a voir au coucher du soleil notamment. Je me suis une fois de plus retrouvé le seul occidental, et j'ai passé une très bonne soirée dans ce village un peu isolé, à des années lumieres des foules démentielles de Dali ou Lijiang. Depuis Shangri La/Zhongdian, je me suis ensuite rendu a Deqin, à un peu plus de 6h de bus, empruntant une route passant un col autour de 4300m. Deqin est à la frontière immédiate du Tibet, et situé sous le Kawa Korpo, magnifique sommet à près de 7000m d'altitude. Un panorama a couper le souffle au lever du soleil ! Encore une fois, très peu de touristes, ambiance tibétaine, très sympa. On peut faire pas mal de treks de 2/3/4j là bas, malheureusement je n'en ai pas eu l'occasion pour cause de météo pourrie. Mais ça semblait super chouette ! Enfin je voulais absolument recommander Yuanyang, les fabuleuses rizières en terrasse du sud du Yunnan ! Y a pas encore trop de monde (peut etre est ce du au fait qu'ils reconstruisent la route ?), et de superbes opportunités de balades. On peut notamment marcher tout le long depuis Duoyishu (site pour le lever du soleil) jusqu'à Qingku en passant par Bada, superbe balade d'une vingtaine de km. Encore mieux, depuis Bada ou Qingku, on peut emprunter les chemins qu'utilisent les paysans pour accéder à leur rizière (petits chemins empierrés) pour carrément descendre au milieu des rizières et se balader au bas de la vallée, au coeur même des gens qui travaillent et des rizières, fabuleux, et pas un autre touriste à des km à la ronde !
Dans le Guangxi : à Yangshuo, pourtant un des spots les plus touristiques du sud ouest de la Chine, y a aussi vraiment moyen de s'échapper des masses et de se retrouver seul au milieu de la campagne et des rizières. Notamment deux très belles balades à faire, mentionnées cette fois dans le lp : la première, c'est louer un vélo et remonter toute la vallée de la Yulong, je me suis retrouvé complètement perdu au milieu des rizières, à demander mon chemin aux paysans que je croisais, et c'est ça qui fait tout le charme de la balade, vraiment à recommander ! L'autre balade, c'est la petite marche de 25km qui relie Xingping à Yangdi. Le mieux c'est de passer une nuit à Xingping, beaucoup plus tranquille que Yangshuo, où on peut voir un magnifique coucher ou lever de soleil depuis la colline Laozhai Shan, puis de partir vers Yangdi pour rentrer ensuite en bus à Yangshuo. On traverse plusieurs fois la rivière Li par des bacs, et la balade est super sympa, encore une fois très peu de touristes à l'horizon (ben oui faut marcher un peu...). A éviter à mon avis les attrape touristes que sont les croisières sur la rivière Li ou les bamboo boat qu'on veut absolument nous vendre partout, même si ça peut être sympa si c'est sur un court trajet.
Enfin, juste quelques mots sur Huang Shan ou je suis passé aussi avant de partir. La c'est plus dur d'éviter les foules mais c'est aussi possible, en particulier sur la boucle Ouest qui traverse tout le canyon Ouest et passe par le Fairytale Bridge, le plus beau coin de Huang Shan, avec un chemin très vertigineux accroché on ne sait comment aux flancs de la montagne. Très peu de gens sur cette boucle, en particulier tôt le matin, vu que là aussi il faut pas mal marcher ! Vraiment superbe ! Par contre bonjour le mal de tête lorsqu'on choisit de tout faire en marchant et qu'on se retrouve au niveau des télécabines que ce soit sur les escaliers ouest ou est... y a vraiment de quoi griller un fusible devant la masse de monde (surtout que la plupart des chinois semblent ne jamais avoir descendu un escalier de leur vie -_- ).
Voila, en espérant que ces renseignements puissent aider quelques personnes !
Zhai Jian,
Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Thaïlande: un questionnaire English translation pending
Bonjour,
je fais appel à vous pour une demande un peu particulière. Un ami étudiant prépare un projet de marketing international portant sur la Thailande. Pour ce faire, il a entre autres du rédiger un questionnaire...Tout logiquement il doit trouver des gens connaissant bien ce pays pour y répondre ou encore mieux, des personnes y vivant... J'ai donc naturellement pensé à la communcauté VF. Voici ce questionnaire... N'hésitez pas à me répondre par message privé. La chose est assez urgente puisque son dossier est à rendre lundi prochain....😕 Merci d'avance à ceux qui trouveront quelques minutes...
Comment se ressent la collision entre l’Occident et l’Orient en Thaïlande ?
On définit la Thaïlande comme un pays aux mille facettes mais surtout comme une succession de dualité : bouddhisme et capitalisme, monarchie et démocratie, paysage magnifique et tourisme sexuel… En immersion, comment se vivent ces paradoxes au sein de ce pays ? Religion, politique, tourisme...
Si vous devez définir la Thaïlande, que diriez-vous ?
Y a-t-il une face caché au pays du sourire ?
Comment se passe l’immersion et ensuite le retour à la vie occidentale ?
Une anecdote représentative de ce pays ?
Si vous deviez le comparer aux autres pays d’Asie que vous connaissez ?
Comment se présente l’avenir de la Thaïlande ?
La communication en Thaïlande : Qu’avez-vous à dire sur les façons de communiquer dans ce pays ? La place de la pub par exemple? Les entreprises… ?
je fais appel à vous pour une demande un peu particulière. Un ami étudiant prépare un projet de marketing international portant sur la Thailande. Pour ce faire, il a entre autres du rédiger un questionnaire...Tout logiquement il doit trouver des gens connaissant bien ce pays pour y répondre ou encore mieux, des personnes y vivant... J'ai donc naturellement pensé à la communcauté VF. Voici ce questionnaire... N'hésitez pas à me répondre par message privé. La chose est assez urgente puisque son dossier est à rendre lundi prochain....😕 Merci d'avance à ceux qui trouveront quelques minutes...
Comment se ressent la collision entre l’Occident et l’Orient en Thaïlande ?
On définit la Thaïlande comme un pays aux mille facettes mais surtout comme une succession de dualité : bouddhisme et capitalisme, monarchie et démocratie, paysage magnifique et tourisme sexuel… En immersion, comment se vivent ces paradoxes au sein de ce pays ? Religion, politique, tourisme...
Si vous devez définir la Thaïlande, que diriez-vous ?
Y a-t-il une face caché au pays du sourire ?
Comment se passe l’immersion et ensuite le retour à la vie occidentale ?
Une anecdote représentative de ce pays ?
Si vous deviez le comparer aux autres pays d’Asie que vous connaissez ?
Comment se présente l’avenir de la Thaïlande ?
La communication en Thaïlande : Qu’avez-vous à dire sur les façons de communiquer dans ce pays ? La place de la pub par exemple? Les entreprises… ?
Langson-Cao Bang: la route sanglante English translation pending
LANGSON-CAO BANGH: LA ROUTE SANGLANTE
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Bonjour!
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait etre une date capitale dans l’histoire du monde moderne: en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque: Dien Bien Phu.
Donc, VOILA!
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc) bien pourris qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les pochesavec de somptueux dividendes et le trafic de piastres, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jeanpierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc., anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Hélas, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaitre ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe: c’est l’affaire de ses officiers supérieurs. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement qu’il a la situation bien en main (curieux comme l’histoire se répète! C’est la meme escroquerie militaire perpétrée par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les memes résultats!!!!!!). Le résultat: en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoi.
LE CADRE!
Le Nord Ouest, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaum de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle controle les 3 seules portes de la Chine: Monkai à l’est, Langson au centre, et Cao Bang au nord. Qui la controle bloque tout le traffic routier entre la Chine et le Tonkin.
De Langson à Dong Khé à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points incontrolables. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral: la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un canon de 75 dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tete et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi!!!! C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent a la frontière du Vietnam (elles repoussent les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thailande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et, en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles controlleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80). Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépots d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entrainées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion (le célèbre 2E REP) à Cao Bang et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décident donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi fufute, décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le Leconte, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang sous les ordres du Colonel Chartron, un des « Dieux » de la Légion. Chartron quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroisme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh combattabnnt a 10 contre 1 et, au lieu de secourir Chartron, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Chartron quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéantis le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé »- Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir errer des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaitront les terribles camps vietminh (de saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis) ; seuls quelques officiers et hommes de troupe -surtout nord africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre., nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur la colline de Ninh Binh.
On peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste part à gauche à 2km après Dong Khé, mais elle est épouvantable sur toute la montée.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépots de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’est de Hanoi et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap controllant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
Itinéraire pour dix jours de vélo dans les Alpes! English translation pending
Ayant 15j de vacances entre fin mai/début juin, je souhaiterai faire 10 jours de vélo dans les conditions de mon prochain voyage à vélo le long de la cordillère des andes, donc avec sacoches, tente, sac de couchage, bouffe.
j'aimerai me faire un p'tit trip sur nos belles routes montagneuses de France, sans trop de circulations. Si vous avez des suggestions d'itinéraire, je suis prenante ! Compter 60 à 100 kms par jour, en focntion du dénivelé.
je recherche éventuellement 1 ou 2 personnes pour partager la route.
a+
sandrine
Genève-Nice par les montagne: itinéraire? English translation pending
Salut!
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince