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L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Snorkeling en famille à Sulawesi ou aux Visayas (Philippines) English translation pending
by Rastad · 2010-08-15 · 15 replies
bonsoir à tous nous sommes une famille avec 3 enfants 18 ,11 et 1 an et 2 adultes et nous souhaitons nous rendre soit sur sulawesi ou aux philippines aux visayas nous aimons le snorkeling , la nature , les lieux avec pas trop de touristes , la période serait juillet , aout 2011, pas possible de choisir d'autres dates sinon ca aurait été les iles bandas domage nous avons déja été à bali et flores en2004 nos critères sont le budget pour les 5 semaines grand maximum 2000 euros, la facilité d'accès , le climat le plus propice nous partons de zurich en consultant le forum j'ai retenu en indonesie alor et le nord de sulawesi aux philippines les visayas et palawan nous disposons d'environ 5 semaines merci beaucoup de votre aide😎
Retour d'un Francfort-Bali avec Singapore Airlines English translation pending
by GailR · 2010-08-13 · 2 replies
Bonjour à vous tous,

Je voulais vous faire part de mon expérience suite à un aller-retour Francfort-Bali (avec escales à Singapour) avec l'excellente compagnie aérienne Singapore Airlines.

C'est une très bonne compagnie, aucun souci durant nos deux voyages.

Le personne est très aimable, parlant anglais et parfois allemand.

Nous avons passé 12 heures dans l'avion Francfort-Bali. Le personnel (6 hotesses et 2 stewards) passaient tous les 20 minutes pour proposer à boire.

Les repas sont bons. Ils proposent également des mini-sandwiches, des chips, des snickers, des glaces....

La télévision propose plusieurs programmes dans toutes les langues (sauf les séries et sports qu'en anglais). Vous avez un port USB à disposition.

Nous sommes très contents de la compagnie.
Carnet de voyage: Inde et Népal English translation pending
by Péninsule · 2010-08-10 · 3 replies
Depart: 12 juillet 2010, Gare centrale, Montreal

Heure: 23h45

C'est le coeur étourdi par les émotions que j'ai vu s'éloigner derrière moi la gare centrale. Un oubli, des préoccupations, des questionnements, des gens que j'aime (merci les filles!!)… je ne pouvais plus rien y faire. Il n'y avait que le présent et l'avenir qui m'attendait. L'excitation était palpable entre moi et Chloe. Main dans la main, yeux étincelants, sourire aux lèvres, nous laissions les images ensoleillées bercer tranquillement notre esprit. Je ne pouvais m'empêcher de rire et de réfléchir a l'importance de vivre l'instant, sans se soucier de demain. La folie apporte bien un brin de fantaisie dans ce monde trop souvent… crispé.

Le sommeil ne tardait pas a contrôler chacun des muscles de mon corps. Huit longues heures ont fallu avant d'arriver au terminus d'autobus de NY.

C'est ainsi, assise a l'aéroport JFK que j'observa au travers de la fenetre, l'engin qui nous mènera jusqu'à notre premier et dernier escale.

Depart: 13 juillet, Aeroport de Zurich, Suisse

Heure: 9h50 (heure locale)

Completement crevée, mais a la fois, débordante d'énergie a l'idée d'atterir, d'ici 8 heures, au pays des mille et une couleurs. Nous avions très hate de rencontrer nos hôtes, Hilda et Sreemar.

Arrive: 13 juillet, Mumbai, Inde

Heure: 21h50

Ainsi, c'est avec le plus grand des sourires que j'aperçois Sreemar parmi la foule exubérante. A travers ces gens, les cris, les odeurs, l'ecrasante humidité, j'entendis mon nom. "Marian?" qu'il disait. Des que mon regard se posa sur lui, j'ai tout de suite ressenti un attendrissement pour cet homme. Les vibrations négatives et surtout… étranges de d'une femme rencontre dans l'avion ont finalement laisse la place, quelques instants plus tard, a une énergie nouvelle et agréable. A bord de sa voiture, Sreemar nous prévient de la course folle qui nous attendait!

"Fermez vos yeux si vous sentez que vous avez peur, mais faites-moi confiance!"

Il est vrai qu'il n'est pas facile de se frayer un chemin parmi ces voitures ou le clignotant ne semble pas exister… :) Qu'en est-il des accidents? A première vue, nous pourrions croire que c'est chose courante!

"Il n'y a pas vraiment d'accidents. En fait, oui, il y en a, mais des petits. Il existe rarement des accidents graves ou mortels".

Normal! Rouler a une vitesse si lente sur l'autoroute… Nous étions loin des 130 km\h au Quebec.

Finalement, la voiture prend un petit chemin et se bute a une grande grille. De l'autre cote, un homme arrive et nous ouvre gentiment la porte. Sommes-nous arrives? Parmi le "slam" et les nombreux itinérants couches sur le bord des routes dans l'espoir de recevoir un bout de pain, se cache de spacieuses maisons. Du haut de ses trois etages, la maison de Sreemar abritait une terasse sur le toit nous permettant d'être les témoins de la vie quotidienne des gens de Borivali (quartier dans Mumbai).

Hilda nous attendait dans toute sa splendeur. Suite a un tour guide des lieux, elle nous amene vers notre chambre. Deux petits lits, deux ventilateurs, deux fenetres… Nous n'avions qu'une idée en tete: dormir! Enfin… suite a ces 24hres sans sommeil, notre corps ne se faisait pas prier. Le temps de déposer notre tete sur l'oreiller que nous nous retrouvions deja vers d'autres cieux.

Le lendemain matin, l'odeur du cafe me chatouilla le nez! Hilda nous avait prepare un petit dejeune très américain: corn flakes, bananes, cafe… Semble-t-il que notre choc serait attenue de cette façon! :)

Le ventre bien rempli, Chloe et moi avons termine d'écrire notre premier article pour le journal de Mont Laurier, communément appelé Le Courant (pour ceux et celles qui n'étiez pas au courant, nous avons droit a un espace dans le journal afin de partager des détails de nos aventures… sans compter nos émotions (joies, peines) et nos réflexions).

Sans rentrer dans les détails, je voulais simplement vous dire que nous avons découvert certaines rues de Mumbai ou des marches s'etendent a l'infini. Nous avons bien observe Hilda qui s'est fait une joie de nous enseigner les rudiments de base d'un bon marchandage a Mumbai.

Regle #1: Demontrer un fort désaccord sur le prix, peu importe s'il y a exagération ou non.

Regle #2: Faire "semblant" de vouloir partir. D'un pas decide, marchez l'équivalent de 2m environ, puis… ralentissez! Permettez au moins au vendeur de vous crier un prix plus qu'alléchant.

Regle #3: Se retourner, marcher vers le vendeur en lui démontrant que le prix est encore exorbitant, mais que vous accepter. L'important est l'expression du visage: ayez l'air sur de vous!

Quel caractère cette femme! Nous adorons et je me faisais une joie d'appliquer les leçons juste pour le plaisir de la chose!

Sreemar, quant a lui, nous a fait découvrir les différents moyens de transport indien! D'abord, nous avons pris le ricksaw (taxi sur 3 roues) afin de nous rendre a la gare de train. Le train, bonde (separant les hommes des femmes), semble nous transporter tout droit dans un jeu video.

Objectif du jeu?

1. D'abord être capable d'entrer dans le train.

2. Bien s'agripper dans l'espoir de ne pas tomber sur les rails.

3. Lorsque le train s'arrête et que ce n'est pas notre destination, tenir fermement la barre ou son voisin afin d'empêcher les autres occupants de nous sortir du train!

Nous ne l'avons pas pris, mais nous avons eu un plaisir fou a observer le spectacle qui s'offrait devant nous.

Entre les tours guides de la ville a bord de la voiture de Sreemar, la visite du Musee Chhatrapati Shivajo Maharaj Vastu Sangrahalaya (on dit en anglais... Prince of Wales Museum of Western India), les delicieux repas prepares par Hilda, les nombreuses conversations enrichissantes... nous avons developpe une belle relation avec nos hotes. Nous avons decouvert des gens empreint d'une grande generosite et d'une merveilleuse sensibilite. Il ne s'est pas passe une seule journee ou je n'ai pas ete emue par les propos attendrissant qu'Hilda ou Sreemar pouvait nous raconter.

Bref, je vous laisse ici… Chloe et moi venons tout juste d'acheter notre billet d'avion pour Kathmandu. Depart: demain matin, 8h05.

John, le directeur de l'orphelinat Grace Home, devra nous attendre a l'areoport. Il est présentement 00h41, heure de Mumbai… Une courte nuit m'attend.

Je sens qu'il sera difficile de se séparer de Sreemar et d'Hilda. Nous avons été accueilli comme des reines… Demain, du sirop d'érable et du miel biologique les attendent en guise de remerciement.

Au revoir, Inde! Bonjour, Nepal!!
Meilleure compagnie aérienne en matière de confort pour le Chili, le Pérou et l'Équateur: LAN ou autres? English translation pending
by Ziane · 2010-07-25 · 5 replies
Nous partons en 2011 pour le Chili, le Pérou et l'Equateur.

Quelle est selon vous la meilleure compagnie en matière de confort (business) pour ces destinations, nous n'aimons pas trop Ibéria et partons depuis Genève.

Ziane
Budget pour un circuit européen en octobre/novembre? English translation pending
by Zaynabe · 2010-07-20 · 1 reply
Salut tt le monde🙂

je cherche à savoir combien ça va me couter un voyage en octobre/novembre de:

en avion et train (si cé possible)Casablanca vers Barcelone (passer 2 jours en barcelone)😎Barcelone vers Paris (3 jours à paris)😊Paris vers venise (2 jours à Venise )😛Venise vers roma (2 jours à roma )😉Roma vers geneve ou zurich (2 jours à geneve ou zurich) et après le retour au Maroc
Depuis quelle ville européenne partir vers Syndey, Australie? English translation pending
by Coccipopo · 2010-07-05 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je dois aller à Sydney pour le prochain réveillon et les billets ne sont pas donnés. Je me demandais si au départ d'une autre ville européenne que Paris les billets n'était pas moins cher. J'ai déjà cherché pour Bruxelles, Berlin et Londres, les billets sont plus chers. Est-ce que quelqu'un connaitrais un bon plan pour aller en Australie? A défaut, on m'a conseillé Air China, en connaissez-vous d'autres mieux et/ou moins chères?

Merci d'avance

Bonne journée à tous
Compagnie aérienne avec écrans dans les appuis-tête pour la Floride? English translation pending
by Usafan · 2010-07-01 · 31 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche d'une compagnie qui propose des avions avec télé dans les dossiers des sièges (appuis-tête) à destination de la Floride !...

Je ne trouve que des airbus style 330 et petit boeing avec écrans au plafond 😛...

Avez vous des infos à m'apporter SVP ?
Portable et vin en avion et autoradio de 4x4 English translation pending
by Clode68 · 2010-06-25 · 10 replies
bonjour

on part dans 2 semaines pour LA 🙂 j'aurais trois questions techniques à poser ; les sujets ont déjà probablement été abordés, mais comme les choses évoluent dans ces domaines... j'ose :

- y a-t-il possibilité de brancher un PC portable en classe économique (airbus A 340 et A 330) ? - est ce que les autoradio des 4*4 de base on des prises USB en façade ou des minijack (pour clé usb ou PC portable) et enfin - estce qu'on peut toujours emporter qques bouteilles de notre bon vin dans la soute à bagage (départ de ZURICH) ?

merci à tous
Match de football en Suisse en septembre English translation pending
by Annapunka · 2010-06-22 · 6 replies
Bonjour,

Je planifie actuellement un voyage en Suisse du 16 au 30 septembre et j'aimerais bien assister à un match de football. Je serai également à Munich du 20 au 23 septembre. Est-ce que vous avez une équipe à me conseiller qui serait intéressante à voir? Ou encore un site Internet ou je pourrais me procurer des billets.

Merci beaucoup!
Rejoindre la Grèce (île de Corfu) en train (puis en bateau) depuis la Suisse ou la France? English translation pending
by Elobibi · 2010-06-14 · 3 replies
Bonjour,

Je serais intéressée à savoir s'il est facile de rejoindre la Grèce (et plus particulièrement l'île de Corfu) en train (puis en bateau) depuis la Suisse ou la France. Est-il plus court de passer par l'Italie que par l'Autriche, Slovénie, Croatie, etc.?

Merci d'avance!!

Elodie
Sur quel site acheter un billet de train pour la Roumanie? English translation pending
by Jujudavignon · 2010-06-14 · 11 replies
bonjour a tous quelqu'un a un bon site pour un billet de train pour la Roumanie en (francais de pref) merci bcp
Bagage en cabine sur un appareil ARJ85 de chez Air France? English translation pending
by Bertrand1111 · 2010-06-03 · 3 replies
Bonjour,

Familier de CDG-ZRH, le personnel au sol me retire systematiquement mon bagage en cabine sur les ARJ85 bien que ce bagage soit inferieur aux dimensions max et tienne sans probleme dans les coffres a bagages.

Ca me semble incoherent avec le contrat de voyage et la politique de voyage d'AF mentionnee sur son site web.

Quelqun sait-il si AF a le droit de refuser un bagage en cabine conforme a l'embarquement ?

Merci.
Transit d'1h30 à Kuala Lumpur entre Egyptair et Air Asia English translation pending
by Thirax · 2010-05-11 · 16 replies
Bonjour à tous, je suis inquiet alors pouvez vous me dire ce que vous en pensez si vous êtes déjà passez par là.

J'ai un billet avec Egyptair Paris-Kuala lumpur. Arrivée le 6 juillet à 16h15 (initialement prévue à 15 h 50..). Et je dois reprendre un avion avec Air Asia pour Bali à 17 h55 (initialement prévu à 17 h 15.....étonnant ces compagnies qui changent leurs horaires tout de même!)

Est-ce faisable? Je crains un peu déjà de me retrouver en retard pour prendre le vol avec Air Asia et d'être obligé de repayer un vol (à la dernière minute donc sûrement plus cher?) le lendemain..

Dois-je tenter d'appeler Air Asia pour me renseigner (vont-ils le faire?).

merci pour vos conseils.
Organisation d'un voyage en Tanzanie English translation pending
by Phisy · 2010-05-03 · 11 replies
Francky4 m'a demandé de diffusé ce message qui lui a été destiné, à la base, en privé...

le voici, le voilà...

Hello Franck!

Merci pour tes réponses étoffées et rapides!

Voici on nous en sommes:

- Wako Wako nous propose un Landrover équipé (dont 2 tentes sur le toit pour 180 euros par jour) et Landcruiser ou Hi-Lux (pas pareil du tout mais ils ne spécifient pas...) pour 170 Euros. En Namibie on a eu un hi-lux pour 65 Euros équipé, bon il avait 150 000 km, mais tout s'est bien passé, on a fait le Kaokoland sans ennuis. Bref, tout ça pour dire que pour 170 Euros, j'espère que leurs véhicules sont en top conditions. Je vais quand même essayer de voir la concurrence.

- Pour l'instant, les billets de Zürich à Dar, avec la compagnie Swiss, sont à environ 1150 Euros. Je viens de regarder pour Nairobi, et c'est environ 950 Euros. D'où mon interrogation: n'est-il pas plus économique de visiter la Tanzanie en partant de Nairobi puis en descendant vers le sud? Parce qu'après avoir regardé les distances, faire Dar-Ruaha puis remonter au nord sur Serengeti et retour sur Dar, il me semble que ça fait beaucoup beaucoup de kilomètres.

Qu'as-tu choisi toi, tu atterris à Dar ou au Kenya?

En fait, si on atterrit à Dar, je pense que nous nous contenterons de visiter le sud, et donc de manquer le Serengeti et ses alentours. 🏴‍☠️

Sinon, j'ai lu dans le guide du routard, édition 2010, qu'il n'est pas permis de rentrer dans les parc en self-drive. J'ai été déçu par ce qui m'a semblé être ni plus ni moins un mensonge. Je trouve que ça discrédite l'édition "routard"! Mais d'un autre côté, plus il y a de doutes, moins il y a de touristes en self-drive... et donc plus de tranquillité!😛

Concernant le prix du pétrole, j'ai des sources qui me disent 0.9 euro et 1.2 euro. As-tu des données fiables?

Puis pour la suite, comment as-tu procédé pour les logements. Faut-il faire le même tralala qu'au Botswana en réservant 2 ans à l'avance? As-tu déjà réservé les campings dans les parcs de Tanzanie?

Voilà, je crois que ça fait déjà pas mal de questions en une seule fois, alors merci d'avance pour le temps que tu consacreras!

Bien cordialement

Marc
Route Belgique-Italie par San Bernardino (Suisse) English translation pending
by Alainwv · 2010-05-02 · 16 replies
Bonjour,

Lorsque je me rends en Italie (avec 1 étape à Aoste), venant de Belgique, je passe par ce pays enchanteur qu'est la Suisse; le trajet ne pose pas de problème.

Cette année, je fais mon étape sur les rives du lac Majeur; après avoir examiner les différentes cartes routières, 2 trajets s'imposent à moi.Le Saint-GothardLe San BernardinoLe problème du Saint Gothard, ce sont les bouchons et je ne tiens pas à y perdre mon temps. Le San Bernardino me semble indiqué pour rejoindre le lac Majeur mais je me pose les questions suivantes :

1ère constatation : Le trajet par autoroute du San B. est (me semble t-il) Bâle => Zurich => Chur (Il est donc clair que trajet pour rejoindre le San B. est plus long que de rejoindre le Saint G.). Mais si ça roule, pas de problèmes.Est-ce une bonne idée d'emprunter cette route fin juillet (étant entendu que je devrais m'y retrouver vers +/- 12.00) ?Après Chur, la route menant au San B. ne semble plus (?) être une autoroute mais plutôt une 4 voies ? Est-ce exact ?Avant et après le tunnel, il semble que la route se retrécisse encore au point (selon moi) de devenir une "grosse" nationale ? Toujours exact ?Si cela est exact, est-il néanmoins facile d'y circuler ou bien existe t-il un fort risque de trafic composé de camions, caravane, etc ?Si vous me conseillez d'emprunter cette route, merci de me renseigner les lieux ou endroits il fait bon s'arrêter pour la pause de midi, quels sont les lieux magiques de cette région qu'il faut voir, etc

Merci à vous tous
Avion annulé: prendre le bus pour rentrer d'Istanbul? English translation pending
by Cloti · 2010-04-20 · 14 replies
Bonjour,

2 amis auraient dû rentrer d'Istanbul par Easy Jet ce matin. Vol annulé à 3h du matin...

Ils aimeraient choisir l'option "route", pour rentrer absolument pour dimanche prochain, mais je ne trouve pas d'info concernant les bus qui partent vers la France, et notamment vers l'Alsace, plus précisément Mulhouse ou Colmar (mais ils ne seront pas difficiles à mon avis!)

Qui aurait une idée, une info? Merci d'avance!
Vietnam: arrivée et départ pas au même endroit, est-ce possible? English translation pending
by Fg2 · 2010-04-18 · 15 replies
Bonjour , Je planifie un voyage au Vietnam l'hiver prochain , est ce possible d'arriver à Hanoi et repartir de Bangkok, sans avoir de problème. Merci à l'avance. Francine
Voyage routier en Europe, combien de temps? English translation pending
by KrucialKeys · 2010-03-04 · 4 replies
Bonjour,

Je reviens de quatre mois de voyage en Amérique du Sud, et me suis rendu compte de ce constat terrifiant, je connais maintenant mieux l'Amérique du Sud (j'ai vécu un an à Buenos Aires) que l'Europe. Cet été je veux donc y remédier, et prévois de prendre une voiture, quelques amis pour parcourir notre bonne vieille Europe.

Je partirais de Marseille, rejoindre une amie à Berlin. Sur le chemin j'aimerais passer par Zurich, la Forêt Noire et Munich où je ne suis jamais allé avant.  De Berlin, aller sud de la Pologne, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest, Belgrade, revenir vers Skopje, un bout d'Albanie, la côte du Monténégro, La côte croate, Sarajevo, Ljubjana, Venise, quelques lacs italiens, Milan, et retour à Marseille).

Je n'ai tout simplement AUCUNE idée du temps que cela peut prendre. Le programme est très riche mais qui peut le plus peut le moins. Ce programme ne doit donc pas vous faire peur, en fait je suis très gourmand car en Amérique du Sud j'ai perdu toute notion des distances. J'ai l'impression, et je suis presque sûr de me tromper, qu'un road trip en Europe centrale ou dans les Balkans se fait assez rapidement (kilométriquement parlant). avaler les kilomètres ne me fait pas peur, mais je ne veux pas que se soit au dépend des villes et des paysages traversés.

Donc ma question : combien de temps évaluez-vous pour un tel voyage ? Est-ce plus rapide en voiture ou en train ?

Merci d'avance, Marc
Paris-Munich en train+vélo English translation pending
by Jpduf · 2010-03-02 · 2 replies
Je souhaite aller à Munich par le train avec mon vélo. Pour être rentré de Passau à Paris l'an dernier, j'ai le souvenir d'un voyage long et compliqué sur la portion allemande, compte tenu que les trains de grandes lignes ne sont pas ou peu accessibles aux vélos. Qui peut me donner un bon plan ? jpduf ps: un Paris-Passau serait même idéal.
Galère avec Continental Airlines English translation pending
by Xfg59 · 2010-02-23 · 9 replies
Bonjour, nous sommes de retour de 15 jours en Floride, avec Continental Airlines, et je voulais faire part de notre mésaventure avec cette compagnie qui n'a pourtant pas mauvaise réputation.

Aller Bruxelles-Newark-Ft Lauderdale le 6/02 : rien à dire, le vol est parti à l'heure, arrivé avec 45 mn d'avance sur l'heure programmée, l'immigration à Newark est passée en moins de 10 mn. Avions impeccables, personnels charmants et en partie francophone (sur le tronçon BRU-EWR).

Au retour, le 19/02, ça se gâte... Nous devions faire Orlando-Newark (14h-16h54) puis Newark-Bruxelles (18h35-7h50) Au départ d'Orlando, nous embraquons à l'heure prévu, mais l'avion ne part pas... Le pilote nous annonce un problème technique, et qu'il n'a pour le moment pas de délai à nous communiqué sur la durée du retard... Vers 15h on nous fait débarquer de l'avion. Naturellement nous ne sommes pas les seuls à avoir une correspondance pour l'Europe (Bruxelles, Paris, Genève, Zurich, Hambourg, Dublin, Stockolm...), et tout le monde se précipite sur les hotesses au sol pour voir comment vont se régler les choses. Ca prend beaucoup de temps par passager car ils ne proposent pas vraiment de solution si ce n'est d'aller jsuqu'à Newark quand l'avion sera prêt, puis d'attendre le vol du lendemain !! Quant arrive notre tour, on nous annonce que le Newark-Bruxelles du samedi est complet, et que celui du dimanche aussi, et qu'il nous faudra donc attendre le lundi soir pour repartir !! On ne se laisse pas faire, on insiste, et arrivons à avoir des places sur un Newark-Paris le soir même à 20h45 (à ce moment là le retard annoncé n'était que de 2h30, et cette correszpondance était tout à fait réalisable). D'autres passagers se battent pour obtenir des vols rapidement, en vain, continental n'essayant même pas de les replacer sur des vols d'autres compagnies star Alliance. A 16h30, on nous refait monter dans l'avion. Mais dehors, un mécano s'affaire toujours monté sur un escabeau sous le train d'atterrissage, tandis que nos valises, qui doivent être réétiquettées, sont littérallement jetées sur le tarmac depuis la soute de l'avion !! Le commandant nous annonce qu'il ne sait toujours pas quand nous pourrons partir, et cette fois, changement de discours, il annonce qu'un vent violent à Newark est en grande partie responsable de ce retard (faut pas nous prendre pour des c..., depuis quand du vent à l'arrivée, 30 à 40 noeuds pas plus, c'est pas un cyclone, empêche-t-il un avion de décoller ??). pendant ce temps là, les essais d'hydrauliques continuent dans le train d'atterrissage... Et pendant ce temps là, au moins deux autres vols ont décollés pour Newark !! Finalement, il est 18h45 quand nous quittons enfin Orlando, sans assurance d'arriver à bon port... Nous atterissons à Newark à 21h10, soit 25 mn après l'heure prévue pour le départ de notre vol pour Paris. Un steward à bord nous dit que peut être nous serons attendu (nous sommes 10 à bord à reprendre ce vol, tant pis si les bagages ne suivent pas), peut-être pas... A l'arrivée, tous les passagers en correspondance sont envoyés au "Service Center" où l'on doit prendre soin de nous. Facon de parler : un agent très rude nous donne nos tickets pour le vol du lendemain soir pour Paris (donc le nôtre est bien parti), avec des places éparpillées dans tout l'appareil (ce qui signifie laisser seuls notre 3 enfants de 9, 7 et 2 ans !!), deux chambres d'hôtel (pour 7 sans demander si ca nous suffit) et 32 $ de vouchers par personne pour nous alimenter. On essaie de discuter, et il nous envoie promener sans ménagement car il n'y a pas d'autre solution... Je vous passe ensuite l'épisode des bagages où il a fallu que ma femme pique une crise de nerf pour que nous puissions récupérer la valise de notre plus jeune fils, ce qui a pris environ 1h30 de plus. Pour finir, l'hôtel était franchement pas terrible, chambres pas nettes, literie inconfortable, mal insonorisé, pas de lit enfant, voisins bruyants etc... Le lendemain, nous avons fini par obtenir d'une hôtesse au sol d'être regroupés dans l'appareil (bizarre, la veille ca n'était pas possible). Le vol s'est bien passé, et nous sommes donc rentrés 1 jour plus tard que prévu, à Paris plutôt qu'à Bruxelles (mais pour nous ca n'avait pas d'importance). Nous nous estimons chanceux, car certains passagers ont eu moins de chance et ont dû attendre 24h supplémentaires pour repartir ! Avec le temps, on s'en souviendra comme d'une belle anecdote à raconter, et le bon côté des choses, c'est que cette mésaventure nous a permis de faire de belles rencontres...

Une question cependant : ne doit on pas demander un dédommagement ? Car nous avons payé pour rentrer le 20, pas le 21/02.
Compagnie aérienne pour le Japon? English translation pending
by Grib · 2010-01-31 · 32 replies
bonjour, en pleine organisation de mon voyage pour le japon, un dilemme se présente a moi .... quelle compagnie prendre ? Les prix s'étale de 590 à 990 .... est ce justifié ? Out british airways pour moi les avis lus semblent pas jouer en leur faveur ... mais qu'en est il pour les autres ? Le surcout d'un vol sur la JAL ou ANA vaut il le cout (hors le fait que ce soit direct) ? j'entend par la le confort et les prestation a bord sont ils justifié sur ces compagnes nipponne face a un swiss, lufthansa, finair ou même aeroflot qui affichent des tarifs plus attractifs.

D'avance merci pour vos lumière et retour d'info.

Vincent.
Choisir Swiss ou Lufthansa pour un vol Paris-Tokyo? English translation pending
by Caro2705 · 2010-01-24 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons fin mai à Tokyo et j'hésite entre Swiss et Lufthansa; le voyage étant assez long, j'aimerai savoir quelle compagnie propose les meilleures prestations: divertissements, confort, nourriture...

Merci pour votre aide, Caro
Rapport de vol Swiss A333 CDG-ZRH-JFK en nouvelle classe affaire English translation pending
by HonCircle · 2010-01-24 · 2 replies
Bonjour à tous!🙂

Voilà enfin le rapport du vol CDG-ZRH-JFK sur Swiss à bord de leur fabuleux A333 avec le nouveau produit Affaires. Je me faisais une joie de partir avec eux. Je sautillais d'impatience la veille du départ me rejouissant d'essayer ce nouveau produit Affaires. Je m'en faisais une montagne.... Il va s'avérer qu'en fait de montagne, ce sera une colline, une butte, une bosse, un petit tas de poussières... En un mot : Déçu...

Mais je developperais cela plus tard. Place aux photos déjà.

TRONCON PARIS CDG - ZURICH BUSINESS CLASS: Arrivée à CDG1 et son merveilleux terminal avenant, chaleureux et ou il fait bon vivre. On s'y sent bien. Je me dirige au check in Swiss au guichet Business.Pas d'attente. Je suis reçu comme un chien dans un jeu de quille, on m'arrache mon passeport des mains. Pas un mot de la fille qui enregistre, pas de bonjour ni aurevoir. Elle tapote sur son clavier. Je n'ose même pas à m'aventurer a demander si le siège que j'avais pré-réservé, le 6A m'est bien attribué. Je préfere me taire et la laisser travailler tranquillement. Je ne suis même pas sûr que ce soit une personne de la cie SWISS. Mais une employée d'une société de sous traitance, cette société devant sous traiter à son tour à une autre société de sous traitance également.....Bref. C'est compliqué mais je pense que vous avez parfaitement compris ce que je veux dire 😄

Elle m'explique rapidement ou se trouve la salon Star Alliance à CDG1. Je mettrais 30 minutes à le trouver exactement!. Je ne sais même pas comment j'y suis arrivé. D'ailleurs à l'embarquement plusieurs PAX business se plaindront de ne pas avoir trouvé le salon aussi (aucun panneau).

Je me présente au salon. L'acceuil est correct sans plus. Il y a un espace avec 2 pcs et internet gratuit (bien pratique) et ils étaient libres. Il y a une grande salle avec les machines à café et le buffet. Le salon est plein à craquer. Il y des pax pour l 'Allemagne, la Suisse, et ceux du vol Us Airways pour Philadelphie qui attendent. Je préfere me retirer dans l'espace Repos qui lui est vide. Le buffet est ridicule. Quelques mini croissants et pains au choco se battent en duel. Des pommes et des céreales. C'est tout. En revanche j'apprécie la vrai machine à expresso avec des grains de café entier. Il est trés bon. Les sièges en salle de repos sont ultra confortables. Et c'est vraiment un espace calme avec de la lumière tamisée.



Vient le moment de l'embarquement. Je passerais le cauchemard que cela à été à se diriger dans le satellite. Tout y est desuet, hors d'âge, j'hallucine en decouvrant l'etat de vétusté du machin. C'était la première fois que je partais du Terminal 1. En salle d'embarquement, c'était bondé, nous étions en A321 et la salle est vraiment petite. Nous étions les uns sur les autres. L'embarquement débute et les passagers à l'arrière de l'appareil sont invités à embarquer les premiers. Les pax Business et Hon circle à leur convenance. Joyeux bordel à l'embarquement. Je retrouve soeur sourire du check in!. Elle est au 2 postes. Sa sociéte de sous traitance doit peut être aussi sous traiter une société de sous traitance qui sous traite l'embarquement?. Allez savoir?.

L'accueil à la porte de l'avion est glacial. Les pnc et le maitre de cabine ont environ 20 - 25 ans pas plus. La cabine est superbe, propre et les sièges Recaro en cuir sont pas mal du tout. Le pitch est généreux. Le vol durera 45 minutes sans rien de spécial à signaler. Le service en Business consiste en une serviette rafraichissante puis une bouteille d'eau et un délicieux sandwich au fromage et à la tomate séchée. Un délice.





Le vol attérri à Zurich avec du retard. Le transfert à Zurich est ultra facile, fléché, le terminal est d'une proprété hallucinante, on mangerait par terre...Bref rien à voir avec CDG, ce n'est même pas comparable. Je rejoint le terminal E des Longs courriers avec un tram sous terrain ultra propre lui aussi . Il y a même un genre d'hologramme d'une fille qui s'appelle "Heidi" qui vous fait un bisou le long du tunnel, je ne sais pas comment vous expliquer mais c'est assez sympa. L'aéroport de Zurich est exemplaire. Et que dire du duty free^^, "La maison du Caviar", et toutes les grandes marques de luxe de montre ;). Je me rends directement au salon Swiss pour profiter un peu du salon. L'accueil est agréable. Le salon est superbe, propre, avec un trés large choix de nourriture (pâtes, ect...). Des machines à expresso, chocolat, thé ect... L'ambiance et les tons de couleurs sont superbes. Mais le salon est surpeuplé en raison de l'heure des départs de tous les longs courriers Swiss à quasiment la même heure.

TRONCON ZURICH - NEW YORK :

L'embarquement débute pile à l'heure. Les passagers Business et First à droite et ceux en éco à gauche. Mais au final on se retrouve tous dans la passerelle. Il n'y a pas d'embarquement déjà uniquement des PAX J et F. C'est un peu la foire d'empogne ou tout le monde se mêle. C'est une immense fête. Rien à voir avec American Airlines qui pré-embarque déjà uniquement les pax Business.

Notre avion aujourd'hui est un A333 flambant neuf, livré en oct 2009 je crois? . Il s'appelle "Bellinzona" du nom d'un canton Suisse. Il est superbe. J'adore le 333.

j'arrive à la porte de l'avion est là, une Zurichoise pète seche d'une cinquantaine d'années, tirant plus sur les 59 ans lol, une armoire à glace la Maître de Cabine. Pareil, accueil glacial, plus froid que l'hiver en Antarctique. Elle ne vérifie même pas si je suis pax Business ou éco, elle n'en a rien a faire je pense de toute facon, mais je me suis dis, histoire de "personnaliser" un peu l'acceuil des pax qui payent 2500 euros un billet quoi. Il n'en sera rien. De toute facon puisque Swiss à décidé d'embarquer tout le monde en même temps, c'est sur que dans ces cas là , aucun acceuil personnalisé n'est possible. Ce n'est donc pas au pnc qu'il faut s'en prendre mais au technique commerciale de Swiss qui, il semblerait, décide de snober leur pax business. Nous y reviendrons plus tard.

Je découvre mon siège tant attendu. La cabine est superbe. Les tons sont agréables et la nouvelle dispo en 1/2/1 et 2/2/1 est sympathique. J'aurais le 14K pour ce vol. La place est immense, le siège fait véritablement lit, bref c'est magnifique. Prise du vestiaire, verre d'accueil. Démo, puis décollage.



Le service débute assez rapidement après. Champagne bien frais servi dans un verre correct. Assortiment de Peanuts salées assez léger. Sur American Airlines, ils le servent dans un pot de porcelaine, pas dans du papier et surtout servies chaudes. Là visiblement Swiss ne veut pas s'emmerder avec toutes ces fioritures (ce qui fait au final une différence pour ma part).



Je découvre un peu l'IFE qui est vraiment pas mal. Il y un bon choix de films, cds, jeux sans parler de la géo vison en 3D. Il y comme par hasard mon album préféré que je pourrais écouter tout le long du vol.



Viens ensuite la distribution des Menus. Bon alors pareil hein, les pnc toujours aussi fidèle à eux même balancent un peu les menus en pleine tronche parce que, bah il faut bien les distribuer de toute facon, mais si Swiss pouvait penser à les mettre déjà dans la pochette devant à l'avance avec le sac vovo et la safety card, cela les arrangeraient bien je pense. Pour comparer encore une fois de plus avec American , la ccp me l'a ouvert au retour à la page des plats en me disant "voilà MR xxxxx ce qu'American vous propose ce soir. Que vous serait' il agréable de déguster MR xxxx?". Bref. Swiss se contente de donner un bout de papier. Aucun service personnalisé une fois de plus. La pochette confort est de Navyboot. Elle est hideuse et de trés mauvaise qualité. Le plats ce midi sont issus du concept "SWISS - taste of Switzerland".





Pour commencer une simple Salade de saison quelconque avec de la vinaigrette balsamique. Tout le service se fera avec un vulgaire plateau de caféteria. Pas de service à l'assiette comme sur American.





A noter qu'il y à 5 choix de pains dont certains chauds. C'est agréable et bien meilleur. Puis viens le plat principal. Filet de daurade royale, pommes de terre à la vapeur, choucroute à la crème et airelles. Alors là c'est le gag du jour. Vous ne vous rendez pas vraiment compte avec la photo mais alors la taille de l'assiette était ridiculement petite!!!!. J'ai du sortir ma loupe pour ne pas piquer à côté. Une honte. Le plat était servi dans une soucoupe à café j'ai même bien l'impression!. Le plat était froid, les patates pas cuites, et la dorade bourrée d'aretes. Mais ou sont donc passé les grosses assiettes d'avant genre tourtière en céramique??. Là il y avait de quoi manger!.





Bon c'était bon mais il n'y avait rien de transcendant non plus quoi. Pareil le service pnc est toujours aussi froid. Pas d'échanges pendant le service. On ne m'a rien proposé à reboire. Je n'ai pu avoir qu'un verre de champagne c'est tout. C'est super juste quand meme.

Puis vient le déssert. Ce sera une délicieuse mousse au toblerone sur compotée de mandarine en verrine. Tellement ridiculement petite que la cuillère rentrait à peine dedans!!!!.J'ai dû racler avec mon petit doigt!. Et du fromage assez bon.Pareil hein vous jugerez par vous même, le fromage servi dans une soucoupe à thé, une mini dinette de poche. J'ai donc dû ressortir ma loupe pour la deuxième fois en 1 heure. Avec oh! miracle un verre de porto! (Et sans le demander svp!). Café servi directement avec, pour éviter sûrement un service à la verseuse aux pnc. Bref tout ca pour dire que je suis resté sur ma faim et que n'ayant rien mangé depuis la veille pensant que je me sustenterais en Business, je finirais pour la petite histoire par acheter du chocolat Suisse au duty free en vol pour caler ma faim...le comble quoi!.







Voilà pour le "repas de poche pique-nique façon dinette". Passons désormais à l'IFE Trés simple à utiliser, il offre un vaste choix de programmes, films, séries, jeux, cds ect...Bravo pour ça en tout cas.



Vue de la cabine Affaires pendant le vol.



Passons au siège. C'est probablement le point le plus positif du vol. Il est trés confortable. On me promettait dans la brochure un coussin d'air dynamique pour régler la fermeté ou la souplesse de l'assise. Personnellement je ne sentirais jamais la différence. La fonction massage ressemble plus à un rouleau compresseur qui vous laboure le dos comme un champs de patates. Mais surtout c'est un vrai lit. Pas un toboggan. D'ailleurs Swiss à été recompensée le 15 janvier comme étant la meilleur compagnie a offrir la meilleure Business sur l'Amérique du Nord.





Suite dans le post suivant.
Meilleur tarif pour un vol Paris - San Francisco? English translation pending
by Francal · 2010-01-19 · 6 replies
Bonjour,

Depuis plus d'un mois je recherche un vol Paris-SFO , départ le 25/7, retour le 15/08.

J'ai renoncé au vol direct (trop cher) et je me contenterai d'un vol avec une escale. Avec le moteur de recherche du forum ou bien avec liligo.fr j'arrive au même résultat : peu de vols en dessous de 1 000 euros. J'ai bien trouvé un vol Paris - Zurich - SFO à 995 euros ( sur GO Voyages ou OPODO par ex )avec SWISS. Est-ce une bonne Cie ? A 20 euros de moins il y a US Airways.

Ma question est une question récurrente : est-ce que c'est un tarif correct ou bien puis-je trouver moins cher (sans faire un vol hyper long) Faut-il attendre ou réserver ? Où faut-il chercher pour trouver moins cher ?😉

Sur le site de la Cie SWISS il est question d'un nouveau vol avec des places à partir de 762 € à compter du 2 juin mais je doute que ce soit ce prix là en haute saison😕, quelqu'un peut-il m'éclairer ?

Merci d'avance ! FP
Guide pour de l'insolite à Singapour? English translation pending
by Pb1 · 2010-01-18 · 12 replies
Bonsoir. Si vous avez des contacts avec un guide à singapour pour visiter des monuments lieux etc..par forcément indiqués sur les guides touristiques...n'hésitez pas à m'en faire part. Il peut être francophone ou anglophone sans problème.

merci par avance
Vol annulé par Czech Airlines English translation pending
by Shalero · 2010-01-15 · 23 replies
Bonjour,

J'avais booké un Paris/Prague/Istanbul Aller le 1er mars, Retour le 8 mars, et voici le message que je reçois dans ma BAL : "Bonjour Nous avons le regret de vous informer que pour des raisons commerciales, Czech Airlines a decide d`annule l`operation de la ligne Prague-Istanbul -Prague a partir du 01 Fevrier 2010. Pour les billets deja emis nous vous proposons le remboursement integral." 😠

Evidemment j'ai déjà mes prem's non remboursables qui sont émis.... D'autres personnes dans ce cas, je suppose qu'il n'y a pas grand chose à faire ?
Prix d'un billet d'avion Londres-Paris? English translation pending
by Robertlesage · 2010-01-15 · 13 replies
Bonjour à tous

nous préparons notre prochain voyage pour visiter la ville de Londre et de Paris.

j'aimerais seulement savoir si mon prix pour les billets d'avions ne sont pas exagéré :

Départ le 27 avril pour Paris Retour à partir de londre (aéroport de Gatwick) le 9 mai

pour 2 personnes, 1500$ avec la compagnie Air Transat, donc, j'imagine 940euro je crois....

revenez-moi :)
Voyage routier en Europe: vos expériences? English translation pending
by 7nao7 · 2010-01-04 · 2 replies
Bonjour/bonsoir chers tous.

Voilà, avec ma copine, je souhaiterais faire un petit road-trip pour lui faire (ainsi qu'à moi) découvrir notre si jolie continent, on se limitera à l'Europe de l'ouest premièrement.

Alors déjà, on n'a que 2 semaines pour faire un max de choses, en on sera en caisse, ma petite megane étant mon fidèle destrier.

Je pensais (départ de Paris) aller direct vers l'Italie pour remonter vers la Hollande puis redescendre à Paris, schématiquement. Ce qui nous donne :

1/ Nord de l'Italie : Turin + Milan, j'ai entendu dire que Turin bof bof, est ce que ça vaut le coup, est-ce que y a des trucs a faire absolument dans le coin, des trucs à éviter. Je pense rester 2-3 jours en Italie. 2/ Suisse : Zurich, si conseils avisé, pareil, je prends tout :) 3/ Allemagne : Dusseldorf, j'ai des connaissances la bas, mais conseils sur la ville ou conseil entre Zurich et Dusseldorf... 4/ Amsterdam 5/ Bruxelles Puis retour

En gros ma demande, c'est de collecter un max d'infos, je cherche bien évidemment à droite à gauche sur le net, mais les experiences des gens, sont plus intéressantes. Si vous avez des conseils à me filer sur n'importe quoi (trucs à éviter, à ne pas oublier, à savoir), me faire part de vos expériences, me suggérer des trucs je prends tout :) Et si vous avez besoin d'un coup de pouce (genre vous pousser d'un point A a un point B) , bah faites signe, je ferai ça à partir du 20 fevrier...

Merci de m'avoir lu, et merci de vos réponses avisées.

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