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Selfie à Auschwitz English translation pending
Bonjour à tous,
Le hasard total de mes "promenades " sur le net m'ont amené à un article du Huffington post qui explique que le centre mémorial d'Auschwitz a été contraint de faire un " rappel à l'ordre " devant la recrudescence des visiteurs ( comme si on visitait en ce lieu ! ) faisant des selfies devant la porte, devant les bâtiments, devant des photos de prisonniers décharnés, sur les rails....
J'ai eu peine à le croire et en regardant sur G images en tapant selfie Auschwitz, j'ai pu constater le summum de la honte ! Déjà, cette mode des selfies m'agace un peu, mais alors là, cela dépasse mon entendement et le respect qui doit prévaloir en ce lieu.
C'était mon " coup de gueule de ce soir,
Respect à vous toutes et tous et bonne soirée.
Le hasard total de mes "promenades " sur le net m'ont amené à un article du Huffington post qui explique que le centre mémorial d'Auschwitz a été contraint de faire un " rappel à l'ordre " devant la recrudescence des visiteurs ( comme si on visitait en ce lieu ! ) faisant des selfies devant la porte, devant les bâtiments, devant des photos de prisonniers décharnés, sur les rails....
J'ai eu peine à le croire et en regardant sur G images en tapant selfie Auschwitz, j'ai pu constater le summum de la honte ! Déjà, cette mode des selfies m'agace un peu, mais alors là, cela dépasse mon entendement et le respect qui doit prévaloir en ce lieu.
C'était mon " coup de gueule de ce soir,
Respect à vous toutes et tous et bonne soirée.
Mais où donc est ce truc là? (5) English translation pending
Bonjour
Où se trouve cette serre ?
En premier chercher le pays et ensuite la ville
Françoise


Visites des "tribus" en Afrique et dans le monde en général English translation pending
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general
nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible
maintenant ca l est
des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains
on va se faire les himbas visiter les villages san
les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre
l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages
mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas
demande t on a ces gens si ils veulent nous voir
parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite
je ne suis pas donneuse de lecons
j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee
j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre
je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique
je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage
depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat) English translation pending
Bonjour.
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
La honte de prendre l'avion? English translation pending
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Deux randonneurs (femmes) assassinées au mont Toubkal English translation pending
Repris par toute la presse.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/maroc-deux-touristes-scandinaves-tuees-dans-le-haut-atlas-17-12-2018-7970958.php
Voila qui va complètement changer la donne pour le tourisme et la randonnée dans cette région d'Imlil !
Le coin est temporairement ferme aux touristes.
Voila qui va complètement changer la donne pour le tourisme et la randonnée dans cette région d'Imlil !
Le coin est temporairement ferme aux touristes.
Où repose Ivan? English translation pending
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Régulation des flux touristiques English translation pending
Bonjour à tous,
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Petting a lion in South Africa?
In South Africa, over the past few years, places offering interactions with lions have exploded across the country—but mainly in the most tourist-heavy areas (well, well...).
Under various names ("reserve," "center," "park," "institute"), tourists are lured in with the chance to pet lion cubs, walk alongside lions—all for a fee, of course. Volunteers are even recruited to support the animal cause—also for a fee.
The origin story of these big cats is always noble: orphaned cubs rescued from the wild, or from terrible places, or from an injured mother that was saved. (That’s an awful lot of orphaned lion cubs... a real epidemic?)
The future of these felines is supposedly bright—either a return to the wild or retirement in a reserve.
The "center’s" activities—the rescue of these poor cubs or lions, the study of their behavior, genetic improvement, repopulating the wild, and lately, advertising.
What will the tourist do?
How can you resist the incredible opportunity to pet a lion cub, walk beside a lion, get up close without barriers, see them so near? Plus, you’re doing a good deed by funding the rescue of these magnificent animals, cared for with such dedication by these passionate people!
What have you actually just done?
What are the facts? (Conclusions from a very interesting report)
There are over 200 lion breeding farms, currently holding more than 12,000 captive felines, most of which are lions. (Up from 8,000 in recent years.) More than 800 captive lions are killed each year by hunters. Who, by the way, try to establish ethical hunting rules. Almost none of these places have any real connection to animal protection agencies or wildlife conservation scientists. It’s a commercial operation, generating over $100,000 USD/month, particularly through volunteer programs. The real rescue centers can be counted on one hand! There are no reintroduction programs for captive lions. They aren’t needed—lions don’t require captive-bred animals for reintroduction, especially not those imprinted by humans or genetically compromised. And they don’t breed, sell, or interact with the animals in any way!
(They don’t breed, trade—mostly receiving animals rather than acquiring them—or interact with the animals in any way.)
Taking a lion cub from its mother is unnatural and only done to exploit the animals, visitors, and volunteers.
(Taking lion cubs away from their mothers isn’t natural and is only done to exploit the animals and you as the visitor or volunteer.)
Obviously, the number of animals actually "rescued from the wild" is minuscule. Information provided at these places is poor, confusing, and biased—or outright false. They exploit people’s gullibility and empathy for a commercial operation under the guise of animal welfare. Under the pretense of animal protection and research, many lions end up sold to zoos. Most are sold to hunting reserves. The use of big cat bones in traditional Chinese medicine is ancient and growing rapidly—over 1,000 lions are killed each year for this purpose.
The uncomfortable questions!
* Is there interaction with the lions? * Where are the old lions? * Do you buy or sell animals? * Where do the animals come from, and where do they go? Where do all these cubs come from? * Do you have a recognized predator specialist? * If you release animals, when and where?
The right answers!
We interact minimally, if at all! They need to stay wild! The old lions are here. Never buying. Selling is extremely rare. It’d be like an animal shelter buying dogs! We have few animals, all rescued. No breeding, ever. It’d be like an animal shelter breeding dogs! Yes. Extremely rare!
It’s clear this is purely a financial operation, and there’s a 99% chance you’re participating in what I’d call a scam.
Basically, lions are bred on farms. When they’re cubs, you pay to pet them. When they’re older, you pay to walk with them or get close. And when they’re fully grown, they either become breeders on the farm or end up as targets—in a zoo, as bone powder, or worse.
Pet a lion cub, and you’re sentencing it to a lifetime in captivity or death!
The same principle applies to leopards—though not exactly to cheetahs.
Real rescue and conservation centers exist, but they’re rare. The others are everywhere.
Please, keep this in mind on your next vacation!
Under various names ("reserve," "center," "park," "institute"), tourists are lured in with the chance to pet lion cubs, walk alongside lions—all for a fee, of course. Volunteers are even recruited to support the animal cause—also for a fee.
The origin story of these big cats is always noble: orphaned cubs rescued from the wild, or from terrible places, or from an injured mother that was saved. (That’s an awful lot of orphaned lion cubs... a real epidemic?)
The future of these felines is supposedly bright—either a return to the wild or retirement in a reserve.
The "center’s" activities—the rescue of these poor cubs or lions, the study of their behavior, genetic improvement, repopulating the wild, and lately, advertising.
What will the tourist do?
How can you resist the incredible opportunity to pet a lion cub, walk beside a lion, get up close without barriers, see them so near? Plus, you’re doing a good deed by funding the rescue of these magnificent animals, cared for with such dedication by these passionate people!
What have you actually just done?
What are the facts? (Conclusions from a very interesting report)
There are over 200 lion breeding farms, currently holding more than 12,000 captive felines, most of which are lions. (Up from 8,000 in recent years.) More than 800 captive lions are killed each year by hunters. Who, by the way, try to establish ethical hunting rules. Almost none of these places have any real connection to animal protection agencies or wildlife conservation scientists. It’s a commercial operation, generating over $100,000 USD/month, particularly through volunteer programs. The real rescue centers can be counted on one hand! There are no reintroduction programs for captive lions. They aren’t needed—lions don’t require captive-bred animals for reintroduction, especially not those imprinted by humans or genetically compromised. And they don’t breed, sell, or interact with the animals in any way!
(They don’t breed, trade—mostly receiving animals rather than acquiring them—or interact with the animals in any way.)
Taking a lion cub from its mother is unnatural and only done to exploit the animals, visitors, and volunteers.
(Taking lion cubs away from their mothers isn’t natural and is only done to exploit the animals and you as the visitor or volunteer.)
Obviously, the number of animals actually "rescued from the wild" is minuscule. Information provided at these places is poor, confusing, and biased—or outright false. They exploit people’s gullibility and empathy for a commercial operation under the guise of animal welfare. Under the pretense of animal protection and research, many lions end up sold to zoos. Most are sold to hunting reserves. The use of big cat bones in traditional Chinese medicine is ancient and growing rapidly—over 1,000 lions are killed each year for this purpose.
The uncomfortable questions!
* Is there interaction with the lions? * Where are the old lions? * Do you buy or sell animals? * Where do the animals come from, and where do they go? Where do all these cubs come from? * Do you have a recognized predator specialist? * If you release animals, when and where?
The right answers!
We interact minimally, if at all! They need to stay wild! The old lions are here. Never buying. Selling is extremely rare. It’d be like an animal shelter buying dogs! We have few animals, all rescued. No breeding, ever. It’d be like an animal shelter breeding dogs! Yes. Extremely rare!
It’s clear this is purely a financial operation, and there’s a 99% chance you’re participating in what I’d call a scam.
Basically, lions are bred on farms. When they’re cubs, you pay to pet them. When they’re older, you pay to walk with them or get close. And when they’re fully grown, they either become breeders on the farm or end up as targets—in a zoo, as bone powder, or worse.
Pet a lion cub, and you’re sentencing it to a lifetime in captivity or death!
The same principle applies to leopards—though not exactly to cheetahs.
Real rescue and conservation centers exist, but they’re rare. The others are everywhere.
Please, keep this in mind on your next vacation!
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Juillet 1936, en France: les premiers congés payés English translation pending
Juillet 1936 les premiers congés payés , en avez vous des souvenirs familiaux ou autres .
Ces souvenirs , ces récits ont ils par la suite influencés vos envies de voyages , votre façon de voyager ?
Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.
Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Thaïlande, ou comment s'habiller en nazi au centre commercial! English translation pending
Visiblement, l'histoire est une matière à laquelle le ministère de l'éducation thaï devrait consacrer un peu plus d'efforts et de budgets...😠




Récit de 3 semaines en Pologne et à Berlin juillet-août 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
Après m'être beaucoup renseigné via "voyage-forum", et pour répondre à ceux qui se poseraient les mêmes questions que je me posais avant mon départ, voici un petit topo de de mon séjour à Berlin et dans 5 destinations polonaises différentes (Wroclaw, Cracovie, l'excursion à Auschwitz, le massif des Tatras -Zakopane, Gdansk et Varsovie), qui pourra vous donner des idées de prochaines destinations... Ou vous divertir!
Pourquoi voulais-je y aller? Envie de découvrir ce territoire d'Europe centrale (surtout Cracovie et Berlin) en y faisant un tourisme historique, en particulier sur les lieux mémoriels de la 2nde Guerre Mondiale et son évolution depuis la chute du communisme.
J'y suis allé en avion d'abord (de Bâle/Mulhouse à Berlin) puis ai pris la compagnie "Polskibus" sur tous mes longs trajets, et retour en France en bus avec Eurolines (Varsovie à Mulhouse, trajet direct!).
Ci-dessous vous avez les différentes destinations en gras avec quelques photos, que vous puissiez voir ce qui vous intéresse et un récap' à la fin!!
Berlin A elle seule elle mériterait plus que cette page! Une ville en continuelle transformation depuis la chute du mur (déjà il y a 15 ans c'était "une forêt de grue" un des seuls aspects à ne pas avoir changé!), Berlin a su retrouver son unité, rebâtir et renouer avec ses bâtiments prussiens (surtout dans son centre historique qui appartenait à Berlin-Est), voit ses quartiers à l'Ouest comme à l'Est évoluer sans cesse au rythme d'une "gentrification" galopante (!) et possède un nombre incalculable de musées! Si l'amateur de vieilles pierres et de belles maisons anciennes sera un peu déçu, c'est pour son esprit et son éclectisme, tant au niveau des activités et architectures qu'on la visite (bâtiments prussiens rebâtis, bâtiments communistes et modernes se cotoyant, et des styles et ambiances différents selon les quartiers) Mais ce qui est intéressant est comment elle sait tirer profit de son passé douloureux, allant jusqu'à rebâtir le "chateau de Berlin" en le modernisant, et faire du "empelman" sa mascotte actuelle (PS.... le bonhomme indiquant quand on passe au vert... Seul héritage de l'Est qui a conquis l'Ouest!). C'est aussi une des villes d'Europe qui attire le plus d'artistes et de créateurs, qui peuvent entre autres compter sur un immobilier et des prix de façon générales pas trop élevées, et une ambiance assez zen... J'ai apprécié chez les Allemands ces musées montrant jusque dans es moindres détails ce que furent et nazisme et communisme, avec un regard franc et sans ambigüité sur son passé... L'Allemagne est un exemple de travail de mémoire.

Direction la Pologne: Wroclaw (que les Polonais prononcent "Vrostwav") En Basse-Silésie, Ouest de la Pologne, 4e Ville du pays, historiquement la moins polonaise de toute puisque quasi-exclusivement allemande en 1939, elle s'appelait alors Breslau attribuée à la nouvelle Pologne "décalée à l'Ouest" en 1945. Détruite à 70% à la fin de la guerre elle été repeuplée de polonais de l'Est, de l'actuelle Ukraine (Lviv) et Lithuanie, et a développé son visage actuel. C'est aujourd'hui une ville dynamique en pleine rénovation, à l'architecture (Renaissance, baroque, largement germanique) magnifiquement reconstituée et capitale européenne de la culture 2016, et aussi là où de nombreux européens viennent chercher du travail, des Ukrainiens, biélorusses et j'y ai même croisé un chercheur d'emplois... espagnol!

Cracovie (Krakow) - coeur historique de la Pologne Belle, élégante, intellectuelle et raffinée... Voici ce que j'ai lu et cela se vérifie largement! Cracovie est aussi l'ancienne capitale et toujours le "coeur historique" de la Pologne, où régnaient les rois jusqu'aux partitions de la Pologne (3 fois dans son Histoire). A l'inverse de Varsovie et d'autres villes, Cracovie a échappé aux destructions de la 2nde Guerre MOndiale C'est son beau centre-ville, ponctué d'églises baroques, son ancien quartier juif (Kazimierz), où l'esprit de la culture juive semble avoir survécu (gastronomie, musique klezmer) à la disparition de son peuple, qui en 1939, représentait 25% de la population de la Ville. Il est désormais devenu le quartier branché où l'on peut sortir tous les soirs! A Cracovie se situe l'usine d'Oskar Schindler, devenue un grand musée. Et elle révèle de nombreux points d'intérêts à proximité, dont le camp d'Auschwitz.

Auschwitz-Birkenau (à 60 km à l'Ouest de Cracovie) Lieu de mémoire, tous les touristes visitant Cracovie visitent ce camp. En réalité, il y avait 3 camps, mais deux seuls sont conservés en musée. 1,5 millions de personnes le visitent par an, il y a énormément de monde, la visite guidée est obligatoire en été, ce qui est mieux je trouve pour comprendre pleinement ce qui s'est passé là-bas. Auschwitz 1: à l'origine, casernes de l'armée polonaise, ce qui en fait un espace plus "aménagé" avec de plus grandes maisons devenu camp de concentration dès 1940, dans un premier temps pour les intellectuels polonais puis les prisonniers soviétiques. C'est devenu un musée, où sont exposés diverses informations, photos et restes des affaires des victimes, visitées en groupes qui se suivent, dans une chaleur qui était accablante ce jour. Des cachots, les murs d'exécution, un bunker qui a servir de test pour les chambres à gaz développées en 1942 à Birkenau, à quelques km de là Birkenau, la véritable "usine de la mort": un immense site, plat et sans ombre, organisé avec une "implacable simplicité": une grande voie avec des rails au milieu, le "quai de la sélection" des déportés, qui prennent le petit pont suivent la voie (à droite sur les photos actuelles) et au bout, les chambres à gaz (dynamitées, seules les ruines sont visibles). De part et d'autres, des baraques en bois et briques, dont seulement certaines subsistent difficilement (sur une photos on voit les "couchettes"). Ce qui reste en meilleur état aujourd'hui, ce sont les monuments dédiés au souvenir et à la paix... Et c'est sans doute mieux comme ça.
Zakopane (Tatras) - à 150 km de Cracovie - pour prendre un peu de hauteur Quand ils en ont marre de la chaleur d'été, les Polonais, habitant à 90% dans un pays extrêmement plat, semblent en grande partie se réfugier dans la petite ville de Zakopane, le "Chamonix polonais", dans le massif des Tatras, partie occidentale du massif des Carpates. Les chemins les plus simples sont surpeuplés, il faut prendre les rudes montées pour voir moins de monde. C'est beau, on frôle les 2000 m d'altitude, j'y ai vu mes plus beaux lacs d'altitudes.

Gdansk (Danzig): "Là où tout a commencé" A l'arrivée, on y sent la brise marine, comme un esprit de fraîcheur et de liberté, avec ses belles façades, essentiellement de type allemandes ou hollandaises (elle faisait parti de la ligue hanséatique) magnifiquement reconstituée vue que la ville a été détruite à 90% durant la 2e GM.... Mais quelle réussite, une ville qui mérite amplement son surnom de "perle de la Baltique" Gdansk, c'est l'ancienne Danzig allemande (et à 90% germanique en 1939), devenue ville libre entre les deux guerres, et où ont démarré 2 des événements les plus importants de l'histoire du XXe s: - les premiers coups de canon des Allemands débutant ainsi la 2e GM: contre la seule garnison polonaise, afin de reprendre cette ville largement peuplée d'Allemands favorable à ce rattachement au Reich. - Dans la Gdansk devenue polonaise, c'est quasiment à ce même endroit que, en 1980, dans les chantiers navals où exerçait l'électricien Lech Walesa ont éclaté les "grèves de Gdansk", avec la naissance du syndicat Solidarnosc, et son évolution jusqu'à sa victoire aux élections de 1989... Gdansk a cultivé son esprit de liberté jusqu'au bout! Ville que je n'avais pas mis dans mon trajet au début Gdansk a été ma plus belle surprise!

Varsovie (Warzsawa) Je ne suis resté qu'une demi-journée (mais elle en mérite plus) dans cette sympathique capitale au destin tragique (détruite suite au soulèvement de Varsovie à la fin de la guerre, par les Varsoviens qui comptaient en vain sur l'aide de l'Armée Rouge qui n'a pas bougé...) Varsovie mêle centre reconstitué, larges avenues avec bâtiments lourds et gris hérités de l'époque socialiste et beaucoup de tours modernes. Mais c'est surtout une capitale qui se veut moderne, dont le dynamisme est palpable.

Pour finir: la Pologne, pourquoi y aller? La Pologne, c'est pas loin, pas très cher, déjà différent de l'Europe occidentale et de l'Allemagne (surtout culturellement), avec un patrimoine intéressant et beaucoup d'activités à faire. La Pologne, c'est la 6e économie de l'UE, qui n'a pas connu la crise de 2008-2010, dette inférieur à 60% PIB, image d'un pays qui se développe et a résolument tourné la page de son douloureux passé pour regarder à pleins feux vers l'avenir... Les entreprises françaises l'ont bien compris et ont massivement investi les enseignes castorama, Leroy-Merlin, BNP-Paribas, Carrefour, Leclerc... sont représentées partout!
On y mange même bien (des plats ressemblant à des grosses ravioles (les pierogi), à des crêpes fourrées salées, du goulash et même du jambonneaux!) et pour pas trop cher. Comme en Tchéquie, le bière (33 cl) coûte à peine 1€25...

Alors, tentés?
Régis
Après m'être beaucoup renseigné via "voyage-forum", et pour répondre à ceux qui se poseraient les mêmes questions que je me posais avant mon départ, voici un petit topo de de mon séjour à Berlin et dans 5 destinations polonaises différentes (Wroclaw, Cracovie, l'excursion à Auschwitz, le massif des Tatras -Zakopane, Gdansk et Varsovie), qui pourra vous donner des idées de prochaines destinations... Ou vous divertir!
Pourquoi voulais-je y aller? Envie de découvrir ce territoire d'Europe centrale (surtout Cracovie et Berlin) en y faisant un tourisme historique, en particulier sur les lieux mémoriels de la 2nde Guerre Mondiale et son évolution depuis la chute du communisme.
J'y suis allé en avion d'abord (de Bâle/Mulhouse à Berlin) puis ai pris la compagnie "Polskibus" sur tous mes longs trajets, et retour en France en bus avec Eurolines (Varsovie à Mulhouse, trajet direct!).
Ci-dessous vous avez les différentes destinations en gras avec quelques photos, que vous puissiez voir ce qui vous intéresse et un récap' à la fin!!
Berlin A elle seule elle mériterait plus que cette page! Une ville en continuelle transformation depuis la chute du mur (déjà il y a 15 ans c'était "une forêt de grue" un des seuls aspects à ne pas avoir changé!), Berlin a su retrouver son unité, rebâtir et renouer avec ses bâtiments prussiens (surtout dans son centre historique qui appartenait à Berlin-Est), voit ses quartiers à l'Ouest comme à l'Est évoluer sans cesse au rythme d'une "gentrification" galopante (!) et possède un nombre incalculable de musées! Si l'amateur de vieilles pierres et de belles maisons anciennes sera un peu déçu, c'est pour son esprit et son éclectisme, tant au niveau des activités et architectures qu'on la visite (bâtiments prussiens rebâtis, bâtiments communistes et modernes se cotoyant, et des styles et ambiances différents selon les quartiers) Mais ce qui est intéressant est comment elle sait tirer profit de son passé douloureux, allant jusqu'à rebâtir le "chateau de Berlin" en le modernisant, et faire du "empelman" sa mascotte actuelle (PS.... le bonhomme indiquant quand on passe au vert... Seul héritage de l'Est qui a conquis l'Ouest!). C'est aussi une des villes d'Europe qui attire le plus d'artistes et de créateurs, qui peuvent entre autres compter sur un immobilier et des prix de façon générales pas trop élevées, et une ambiance assez zen... J'ai apprécié chez les Allemands ces musées montrant jusque dans es moindres détails ce que furent et nazisme et communisme, avec un regard franc et sans ambigüité sur son passé... L'Allemagne est un exemple de travail de mémoire.

Direction la Pologne: Wroclaw (que les Polonais prononcent "Vrostwav") En Basse-Silésie, Ouest de la Pologne, 4e Ville du pays, historiquement la moins polonaise de toute puisque quasi-exclusivement allemande en 1939, elle s'appelait alors Breslau attribuée à la nouvelle Pologne "décalée à l'Ouest" en 1945. Détruite à 70% à la fin de la guerre elle été repeuplée de polonais de l'Est, de l'actuelle Ukraine (Lviv) et Lithuanie, et a développé son visage actuel. C'est aujourd'hui une ville dynamique en pleine rénovation, à l'architecture (Renaissance, baroque, largement germanique) magnifiquement reconstituée et capitale européenne de la culture 2016, et aussi là où de nombreux européens viennent chercher du travail, des Ukrainiens, biélorusses et j'y ai même croisé un chercheur d'emplois... espagnol!

Cracovie (Krakow) - coeur historique de la Pologne Belle, élégante, intellectuelle et raffinée... Voici ce que j'ai lu et cela se vérifie largement! Cracovie est aussi l'ancienne capitale et toujours le "coeur historique" de la Pologne, où régnaient les rois jusqu'aux partitions de la Pologne (3 fois dans son Histoire). A l'inverse de Varsovie et d'autres villes, Cracovie a échappé aux destructions de la 2nde Guerre MOndiale C'est son beau centre-ville, ponctué d'églises baroques, son ancien quartier juif (Kazimierz), où l'esprit de la culture juive semble avoir survécu (gastronomie, musique klezmer) à la disparition de son peuple, qui en 1939, représentait 25% de la population de la Ville. Il est désormais devenu le quartier branché où l'on peut sortir tous les soirs! A Cracovie se situe l'usine d'Oskar Schindler, devenue un grand musée. Et elle révèle de nombreux points d'intérêts à proximité, dont le camp d'Auschwitz.

Auschwitz-Birkenau (à 60 km à l'Ouest de Cracovie) Lieu de mémoire, tous les touristes visitant Cracovie visitent ce camp. En réalité, il y avait 3 camps, mais deux seuls sont conservés en musée. 1,5 millions de personnes le visitent par an, il y a énormément de monde, la visite guidée est obligatoire en été, ce qui est mieux je trouve pour comprendre pleinement ce qui s'est passé là-bas. Auschwitz 1: à l'origine, casernes de l'armée polonaise, ce qui en fait un espace plus "aménagé" avec de plus grandes maisons devenu camp de concentration dès 1940, dans un premier temps pour les intellectuels polonais puis les prisonniers soviétiques. C'est devenu un musée, où sont exposés diverses informations, photos et restes des affaires des victimes, visitées en groupes qui se suivent, dans une chaleur qui était accablante ce jour. Des cachots, les murs d'exécution, un bunker qui a servir de test pour les chambres à gaz développées en 1942 à Birkenau, à quelques km de là Birkenau, la véritable "usine de la mort": un immense site, plat et sans ombre, organisé avec une "implacable simplicité": une grande voie avec des rails au milieu, le "quai de la sélection" des déportés, qui prennent le petit pont suivent la voie (à droite sur les photos actuelles) et au bout, les chambres à gaz (dynamitées, seules les ruines sont visibles). De part et d'autres, des baraques en bois et briques, dont seulement certaines subsistent difficilement (sur une photos on voit les "couchettes"). Ce qui reste en meilleur état aujourd'hui, ce sont les monuments dédiés au souvenir et à la paix... Et c'est sans doute mieux comme ça.
Zakopane (Tatras) - à 150 km de Cracovie - pour prendre un peu de hauteur Quand ils en ont marre de la chaleur d'été, les Polonais, habitant à 90% dans un pays extrêmement plat, semblent en grande partie se réfugier dans la petite ville de Zakopane, le "Chamonix polonais", dans le massif des Tatras, partie occidentale du massif des Carpates. Les chemins les plus simples sont surpeuplés, il faut prendre les rudes montées pour voir moins de monde. C'est beau, on frôle les 2000 m d'altitude, j'y ai vu mes plus beaux lacs d'altitudes.

Gdansk (Danzig): "Là où tout a commencé" A l'arrivée, on y sent la brise marine, comme un esprit de fraîcheur et de liberté, avec ses belles façades, essentiellement de type allemandes ou hollandaises (elle faisait parti de la ligue hanséatique) magnifiquement reconstituée vue que la ville a été détruite à 90% durant la 2e GM.... Mais quelle réussite, une ville qui mérite amplement son surnom de "perle de la Baltique" Gdansk, c'est l'ancienne Danzig allemande (et à 90% germanique en 1939), devenue ville libre entre les deux guerres, et où ont démarré 2 des événements les plus importants de l'histoire du XXe s: - les premiers coups de canon des Allemands débutant ainsi la 2e GM: contre la seule garnison polonaise, afin de reprendre cette ville largement peuplée d'Allemands favorable à ce rattachement au Reich. - Dans la Gdansk devenue polonaise, c'est quasiment à ce même endroit que, en 1980, dans les chantiers navals où exerçait l'électricien Lech Walesa ont éclaté les "grèves de Gdansk", avec la naissance du syndicat Solidarnosc, et son évolution jusqu'à sa victoire aux élections de 1989... Gdansk a cultivé son esprit de liberté jusqu'au bout! Ville que je n'avais pas mis dans mon trajet au début Gdansk a été ma plus belle surprise!

Varsovie (Warzsawa) Je ne suis resté qu'une demi-journée (mais elle en mérite plus) dans cette sympathique capitale au destin tragique (détruite suite au soulèvement de Varsovie à la fin de la guerre, par les Varsoviens qui comptaient en vain sur l'aide de l'Armée Rouge qui n'a pas bougé...) Varsovie mêle centre reconstitué, larges avenues avec bâtiments lourds et gris hérités de l'époque socialiste et beaucoup de tours modernes. Mais c'est surtout une capitale qui se veut moderne, dont le dynamisme est palpable.

Pour finir: la Pologne, pourquoi y aller? La Pologne, c'est pas loin, pas très cher, déjà différent de l'Europe occidentale et de l'Allemagne (surtout culturellement), avec un patrimoine intéressant et beaucoup d'activités à faire. La Pologne, c'est la 6e économie de l'UE, qui n'a pas connu la crise de 2008-2010, dette inférieur à 60% PIB, image d'un pays qui se développe et a résolument tourné la page de son douloureux passé pour regarder à pleins feux vers l'avenir... Les entreprises françaises l'ont bien compris et ont massivement investi les enseignes castorama, Leroy-Merlin, BNP-Paribas, Carrefour, Leclerc... sont représentées partout!
On y mange même bien (des plats ressemblant à des grosses ravioles (les pierogi), à des crêpes fourrées salées, du goulash et même du jambonneaux!) et pour pas trop cher. Comme en Tchéquie, le bière (33 cl) coûte à peine 1€25...

Alors, tentés?
Régis
Passages de frontières English translation pending
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Les nouvelles formalités du visa indien pour les Français repoussées au 1er mai English translation pending
La mesure prise par le gouvernement indien visant à obliger les futurs touristes Français (entre autres) à se rendre physiquement dans un des cinq centres habilités à délivrer les visas a finalement été repoussée au 1er mai 2015 contre initialement le 2 janvier. Reste juste maintenant que le "forcing" engagé par les professionnels français du tourisme continue pour faire en sorte que la France intègre la liste des pays pour lesquels les démarches peuvent se faire à l'arrivée sur place.
Lire la suite...
Un petit circuit "Washington DC - Pennsylvanie - Phili" English translation pending
Bonsoir,
De retour de l'Est, pour une fois 😊,
je vous partage quelques "tips" concernant mon séjour dans la région de Washington, Lancaster, et Phili...
Je commence donc par Washington DC :
Départ le 21 avril, vol sans pmb, direct depuis Paris, via Delta
(mais affrété par Air France, en A 380 !)
c'était ma première expérience avec ce fleuron français :
l'absence de vibrations m'a le plus impressionné ! On est plus frais à l'arrivée...
Par contre à l'arrivée, une bonne heure pour passer l'immigration...😠
Mais tout le monde avait le sourire, alors... 🙂
Comme j'étais venu en novembre, je craignais que ce soit un peu suspect, mais non ! (ouf !)
J'ai opté pour la visite de la ville en City Bike, 😎
du coup, pas de location de voiture (pas tout de suite, plus tard pour la Pennsylvanie),
et transports en commun pour rejoindre Wash. DC. (plutôt facile: bus + metro)

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)
Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮
Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮

Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂
Ukraine: Poutine envoie l'armée English translation pending
Bonjour,
Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Que voir en... Allemagne English translation pending
Que voir en Allemagne ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
L'Allemagne compte 16 "länder" (régions). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en cinq parties : - Le Nord : Basse Saxe, Mecklembourg-Poméranie Occidentale, Schleswig-Holstein et les agglomérations de Brême et Hambourg. - L'Ouest : Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre. - L'Est : Berlin, Brandebourg, Saxe, Saxe-Anhalt. - Le Centre : Hesse, Thuringe. - Le Sud : Bade-Wurtemberg, Bavière.
1- LE NORD
1.1- Brême et la Basse SaxeAlfeld : cette localité industrielle est classée à l'UNESCO pour l'architecture moderniste de l'Usine Fagus construite dans les années (19)20.Brême : la ville hanséatique est une des plus importantes d'Allemagne. Elle offre un superbe centre ancien dont certains éléments font d'ailleurs partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Bremerhaven : c'est le port de Brême à une cinquantaine de kilomètres de celle-ci. Le musée naval et le musée de l'émigration sont ses deux principaux centres d'intérêt. Quelques plages dans ses environs.Brunswick : cette grande ville largement détruite pendant la guerre ne compte plus que quelques édifices de son passé médiéval.Cuxhaven : une station balnéaire populaire sur l'estuaire de l'Elbe avec beaucoup de visiteurs de Hambourg et Brême situées pas très loin.Goslar : cette ville historique, aux portes du parc national du Harz, a bien préservé son patrimoine médiéval au point d'être inscrite à l'UNESCO avec les mines de Rammelsberg toutes proches qui ont fait sa richesse en son temps.Göttingen : ville universitaire plus connue par la chanson de Barbara que pour ses attraits touristiques.Hanovre : cette grande ville possède un vieux centre (en partie reconstruit après guerre) et les Jardins Royaux de Herrenhausen qui sont parmi les plus importants de style baroque en Europe.Hildesheim : même si son centre médiéval a été détruit pendant la guerre, sa reconstruction et son charme lui valent d'être inscrit à l'UNESCO pour sa cathédrale et l'église Saint-Michel.Lunebourg : jolie localité au centre ancien et aux maisons à colombage pas loin de Hambourg.Oldenbourg : ville universitaire avec un centre ancien et un château princier.Patrimoine naturel Lande de Lunebourg : vaste région de bois, de landes et de petits villages où on peut randonner et localement faire du canoë. Plusieurs parcs à thème (oiseaux, safari...) ou d'attractions sur la région.Parc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland) et les paysages.1.2- Hambourg et le Schleswig-HolsteinChâteau d'Eutin : un des plus remarquables châteaux du Schleswig-Holstein. Il est situé dans la commune du même nom dans la Suisse du Holstein.Château de Glücksburg : château-musée du XVIe siècle construit en bord de lac dans la localité de Glücksburg.Flensburg : la dernière ville allemande avant le Danemark offre un petit centre ancien et nombre de commerces fort appréciés des danois pour les tarifs pratiqués.Hambourg : un des premiers ports d'Europe et la seconde ville d'Allemagne. Néanmoins, Hambourg n'en est pas pour autant une destination des plus touristiques même si ses canaux, ses quais, son architecture, son animation dans certains quartiers comme Sankt Pauli, et son côté cosmopolite peuvent séduire.Heligoland : avec sa voisine Düne, ce sont les principales îles allemandes de la Mer du Nord. Heligoland est une destination appréciée pour ses paysages, ses plages, son absence de véhicules et ses produits hors-taxes.Kiel : la capitale du land est un port important (y compris ferries) de la Baltique. Par contre, la ville n'est pas du tout touristique.Lübeck : l'ancienne ville hanséatique est classée à l'UNESCO pour le caractère médiéval de son centre. Elle est aussi un des plus importants ports de la Baltique, y compris au niveau des ferries qui partent de sa périphérie à Travemünde qui est aussi une station balnéaire.Plön : la bourgade est nichée au coeur de la Suisse du Holstein, en bordure de forêts et de lacs. On peut y voir un château du XVIIe siècle qui est un des plus vastes du nord de l'Allemagne.Sankt Peter-Ording : située sur la Mer du Nord, cette ville thermale est également la plus grande station balnéaire d'Allemagne.Sylt : une île de la Frise à la frontière danoise. Elle a toujours été une destination touristique (plutôt chic) appréciée notamment pour ses plages et paysages. Patrimoine naturelSuisse du Holstein : cette région de collines, de forêts et de lacs entre Kiel et Lübeck est assez touristique. On y vient pour profiter du cadre campagnard, randonner, faire du vélo, pratiquer la canoë ou la voile. Plusieurs châteaux à découvrir comme ceux de Plön et de Eutin, de même que des plages pas loin.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément.. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland et Sylt) et les paysages.1.3- Mecklembourg-Poméranie OccidentaleChâteau de Rheinsberg : un château-musée de style rococo dans la commune du même nom.Greifswald : cette assez grande ville de la côte attire plus par sa position sur le littoral de la Baltique que par ses attraits spécifiques, même si elle dispose de plusieurs musées et de quelques beaux édifices.Neubrandenburg : une ville avec ses fortifications médiévales bien conservées, son église du XIIIe siècles et quelques maisons anciennes.Neustrelitz : petite ville à l'architecture baroque au bord d'un lac.Rostock : cet important port de la Baltique (y compris ferries) possède quelques bâtiments anciens et une très longue plage à sa périphérie sur la station balnéaire de Warnemünde.Rügen : grande île de la Baltique, proche du continent. Très touristique, elle est appréciée pour ses petits villages balnéaires (Binz, Sellin...), ses plages, ses falaises et ses activités nautiques. C'est aussi sur l'île qu'on peut voir à Pora les vestiges de ce qui aurait dû devenir à l'époque du IIIe Reich la plus grande station balnéaire au monde.Schwerin : la moins peuplée de toutes les capitales régionales possède une cathédrale et surtout un superbe château avec son parc construits sur une île.Stralsund : la petite ville hanséatique a conservé son très beau cachet médiéval qui lui vaut d'être inscrite à l'UNESCO (avec Wismar).Usedom : cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires (Zinnowitz, Heringsdorf...), de beaux paysages et nombre de plages. Elle est assez touristique avec de plus un bon ensoleillement.Wismar : tout comme Stralsund, la ville est à l'UNESCO pour son patrimoine historique. Patrimoine naturelCôte de la Mer Baltique : c'est en gros le littoral qui court de Rostock à la frontière polonaise. La côte à cet endroit est assez touristique avec ses stations balnéaires, ses longues plages, ses hautes falaises calcaires et ses beaux paysages en général. Les grandes îles de Rügen and Usedom attirent pas mal de monde.Parc national du lagon de Poméranie occidentale : situé en bord de mer, au nord-est de Rostock, c'est un des plus grands parcs d'Allemagne. Il est reconnu au niveau ornithologie.Parc national de la Müritz : vaste parc de forêts et de lacs (une centaine) dans lequel on peut se balader.2- L'OUEST
2.1- Rhénanie du Nord-WestphalieAix la Chapelle : Aachen est située à l'intersection des frontières de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. La cité est un mélange de moderne et d'ancien avec sa vieille ville et surtout sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et où repose Charlemagne.Bonn : celle qui fut capitale de la RFA de 1949 à 1990 est une ville universitaire et culturelle avec ses musées. C'est aussi à Bonn qu'est né Beethoven dont on peut visiter la maison.Brühl : la localité à côté de Cologne abrite les châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Cologne : la quatrième ville du pays est réputée pour son carnaval. On peut y voir également un petit centre ancien, une douzaine de belle églises romanes, sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et plusieurs musées.Dortmund : grande agglomération de la Rhur et port fluvial avec juste quelques témoignages de son passé médiéval dans le centre.Duisbourg : grande ville industrielle de la Ruhr et "premier port intérieur" au monde.Düsseldorf : au coeur de l'agglomération de Rhin-Ruhr, la capitale du land est avant tout une ville appréciée pour son animation, son carnaval, son dynamisme culturel et économique plus que pour ses quelques monuments ou son centre ancien reconstruit après guerre.Essen : autrefois au coeur de l'activité minière et sidérurgique, Essen compte encore plusieurs témoignages de cette époque avec aussi bien la villa de la famille d'industriels Krupp que le complexe de la mine de charbon de Zollverein classé à l'UNESCO. Gelsenkirchen : cette ville de la Rhur a recyclé une bonne partie de son patrimoine industriel en parcs et jardins.Monschau : aux portes du parc national de l'Eifel, la grosse bourgade possède un centre ancien aux maisons en bois dominé par les vestiges d'un château du Moyen-Age.Münster : grande ville étudiante avec également nombre d'églises.Ruhr : cette région au nord de Cologne a été pendant longtemps le centre de l'industrie minière allemande, voire européenne. Un tourisme industriel y est maintenant proposé avec la visite de mines dont celle de Zollern, de zones industrielles (Landschaftspark de Duisbourg, Zollverein d'Essen), de terrils, de quartiers ouvriers (à Oberhausen, Essen, Bochum...) ou au contraire de demeures bourgeoises (villa Krupp à Essen).Soest : petite ville des environs de Dortmund avec un centre "traditionnel" et plusieurs belles églises médiévales. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Siebengebirge : ce massif constitué de petites collines au sud de Bonn est apprécié pour la randonnée et accessoirement ses paysages.2.2- Rhénanie-PalatinatChâteau d'Eltz : joli château médiéval perché au dessus de la Moselle dans les environs de Coblence.Coblence : c'est la ville où se rejoignent le Rhin et la Moselle et le début du "Rhin romantique" qui est la partie du fleuve la plus jolie et appréciée des croisièristes. Au niveau urbain Coblence abrite plusieurs musées et belles églises.Cochem : petite localité des environs de Coblence à l'architecture traditionnelle avec ses vieilles maisons à colombage dominées par un château perché. C'est aussi un centre viticole important en bord de Moselle.Mayence : la capitale régionale est surtout connue pour être la ville de Guttemberg à qui un musée est dédié. Son carnaval est aussi réputé, de même que son commerce du vin avec nombre de vignobles dans ses environs.Spire : en plus d'un petit centre ancien, Spire abrite la plus grande cathédrale romane au monde. Celle-ci est classée à l'UNESCO.Trèves : la ville sur la Moselle fut en son temps une importante colonie romaine comme en témoignent encore plusieurs édifices de l'époque (porte, amphithéâtre, thermes..). Ceux-ci, de même que la cathédrale et l'église Notre-Dame, sont classés au patrimoine de l'UNESCO. A sa périphérie l'écomusée Roscheider Hof présente la culture rurale dans la région; c'est un des plus grands musées à ciel ouvert d'Europe.Worms : si la ville compte plusieurs musées et belles églises dans sa partie historique, elle est surtout connue pour ses vignobles et sa fête du vin. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Pfälzerwald : cette vaste région qui va de la frontière française aux abords de Kaiserslautern est couverte de forêts et localement de vignes. On y découvre de beaux paysages, les vestiges de quelques forteresses moyenâgeuses (Altdahn, Neuscharfeneck, Trifels...). On peut y pratiquer la marche, le vélo ou l'escalade.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.Vallée de la Moselle : la Moselle et sa vallée sont des lieux touristiques en Allemagne (et au Luxembourg), quoique bien moins cependant que la Vallée du Rhin. On peut faire des croisières fluviales sur celle-ci ou suivre la "Route des vins de Moselle" dont les vignobles bordent le cours de la rivière.2.3- SarreSarrelouis : la ville proche de la frontière française comporte encore un petit centre ancien et les vestiges de fortifications et de casemates datant de l'époque de Vauban ou d'après.Sarrebruck : la capitale de la Sarre est avant tout une ville industrielle comme le reste du land. L'usine sidérurgique (transformée en musée) de Völklingen à sa périphérie est classée à l'UNESCO.3- L'EST
3.1- Berlin et BrandebourgBerlin : la ville qui fut coupée en deux pendant 28 ans est la capitale de l'Allemagne réunifiée. Au delà des derniers témoignages de cette époque (avec son "fameux" Mur), la ville offre d'innombrables musées, quartiers dynamiques, édifices et monuments intéressants, des parcs (plus des lacs et forêts en périphérie). Egalement, une vie culturelle et festive intense et diversifiée. Pour beaucoup Berlin est la ville la plus intéressante du pays.Francfort sur l'Oder : grande ville à la frontière polonaise sur la route de Berlin à Varsovie.Mühlberg : bourgade du sud du Brandebourg avec quelques vieux édifices, une abbaye et un château au bord d'un lac. On peut faire de petites randonnées autour du village.Potsdam : juste à côté de Berlin, la ville est en quelque sorte le "prolongement touristique" de la capitale avec ses nombreux parcs et châteaux du quartier de Babelsberg dont beaucoup sont inscrits à l'UNESCO. De plus, la ville possède plusieurs belles parties anciennes (dont le quartiers des Hollandais) ou reconstruites.Sachsenhausen : un ancien camp de concentration transformé en mémorial à la périphérie de la ville d'Oranienburg. Cette dernière possède aussi un des plus vieux châteaux baroques d'Allemagne. Patrimoine naturelParc national de la vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.Sachsenhausen : cette région agricole assez peu peuplée, entre Berlin et Leipzig, offre nombre de possibilités de randonnées "campagnardes" à pied , à vélo et même en rollers. Elle abrite aussi quelques châteaux et églises médiévales.Spreewald : située au sud-est de Berlin, c'est une vaste zone humide aux multiples marais et canaux qui courent le long des fermes, des bois et des prairies. On y fait d'agréables balades en barque ou canoë, ainsi que de la marche ou du vélo sur les sentiers de randonnées.3.2- SaxeBautzen : la vieille cité saxonne a bien conservé son bâti médiéval, notamment dans son centre.Château de Hohnstein : un château médiéval dans la commune du même nom, en Suisse saxonne.Château de Moritzburg : de style baroque, c'est un des plus importants châteaux de Saxe. Il est situé pas loin de Dresde.Château de Pillnitz : un château de style Renaissance et son parc construits en bordure de l'Elbe à quelques kilomètres de Dresde.Dresde : presque entièrement détruite en 1945, la capitale de la Saxe possède néanmoins un très joli centre historique de style baroque qui fut un temps inscrit à l'UNESCO. Plusieurs beaux châteaux dans ses environs (Moritzburg, Pillnitz...).Forteresse de Königstein : cet imposant château médiéval le long de l'Elbe, transformé ensuite en forteresse militaire, est une des principales attractions touristiques de Saxe.Görlitz : ville historique très bien préservée à la frontière polonaise avec une architecture où se mélangent le gothique, le baroque et le style Renaissance. Plus de 3 500 maisons de la vieille ville sont classées.Leipzig : la plus grande agglomération de Saxe est une cité animée et commerçante avec également nombre de musées, d'édifices religieux et historiques. Au sud plusieurs lacs, dont le Cospudener See, ont été aménagés en zones de loisirs.Meissen : cette localité en plein dans les vignobles de l'Elbe possède un bel ensemble château-cathédrale surplombant la rivière et le quartier historique. La ville est également réputée pour sa porcelaine.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne et la Pologne dans la commune de Bad Muskau. Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Patrimoine naturelMonts Métallifères : cette chaîne de moyenne montagne entre la Saxe et la République Tchèque est un ensemble de lacs, forêts, collines, de petits villages, d'anciennes mines et de petits châteaux. On peut y randonner et y faire du ski à la station de Oberwiesenthal.Suisse saxonne : entre Dresde et la frontière tchèque, le long de l'Elbe, ce beau parc national dans lequel randonner se compose de formations rocheuses spectaculaires appréciées des grimpeurs. Plusieurs châteaux et forteresses ont été construits dans la région dont les plus connus sont Königstein et Hohnstein. Vallée de l'Elbe : c'est du côté de Dresde que les pourtours du fleuve sont les plus jolis avec notamment ses vignobles et ses châteaux comme celui de Pillnitz. De nombreuses croisières sur des bateaux à aube sont proposées au départ de Dresde vers la Suisse Saxonne; ce même trajet pouvant être aussi fait à vélo le long des pistes cyclables aménagées.3.3- Saxe-AnhaltDessau : ou plutôt Dessau-Rosslau après fusion avec sa voisine. Peu connue à l'étranger, la ville est cependant inscrite deux fois à l'UNESCO pour son architecture Bauhaus et pour le "Royaume des jardins de Dessau-Wörlitz" qui est un des plus grands ensembles de jardins anglais d'Europe.Magdebourg : grande ville et capitale du Saxe-Anhalt, au sud-ouest de Berlin, pas vraiment touristique avec "juste" une assez belle cathédrale et beaucoup d'espaces verts.Osterwieck : une bourgade "historique", en bord de rivière, avec un centre ancien.Quedlinburg : dans le massif du Harz dont elle est une des portes d'entrée, cette petite ville très touristique abrite une collégiale, un château et un centre ancien classés à l'UNESCO.Wernigerode : dans le massif du Harz, la commune possède plusieurs jolis édifices anciens et un château médiéval. C'est aussi de là que part le petit train à vapeur qui traverse une partie du massif montagneux.Wittenberg : c'est la ville de Luther avec plusieurs bâtiments commémoratifs de son époque qui sont classés à l'UNESCO. A quelques kilomètres, la commune d'Eisleben (où naquit le théologien) compte elle aussi des bâtiments classés à ce même titre. Patrimoine naturelParc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.4- LE CENTRE
4.1- HesseAbbaye d'Eberbach : un monastère cistercien qu'on peut visiter. Il est connu pour ses vignobles... et pour avoir servi de lieu de tournage au film "Le nom de la rose".Abbaye de Lorsch : cette abbaye, dans la commune du même nom, est classée à l'UNESCO.Darmstadt : au sud de Francfort, la ville qui a pas mal souffert de la guerre possède encore beaucoup d'édifices Art nouveau, ainsi que plusieurs musées.Francfort : la ville du commerce et de la finance en Allemagne est bien plus connue des voyageurs pour être la base de la compagnie Lufthansa que pour ses attraits touristiques qui peuvent se découvrir entre deux avions pour ce qui est de l'essentiel.Fulda : la ville au passé religieux possède pas mal d'églises, abbayes, petits palais et édifices divers à visiter. Elle compte également de nombreux parcs.Gelnhausen : petite ville des environs de Francfort avec un centre ancien.Herborn : une localité du nord de Francfort connue pour ses vieilles maisons à colombage.Hessenpark : écomusée présentant une centaine de maisons et d'édifices traditionnels de la région de la Hesse. Il est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Francfort.Kassel : grande ville universitaire au nord de Francfort. Son principal (et quasi unique) attrait touristique est le château de Wilhelmshöhe avec son parc associé à celui de Karlsaue.Marbourg : jolie ville avec son château et son centre ancien aux petites ruelles et aux maisons à colombage datant des XVII-XVIIIe siècles ou même d'avant.Rüdesheim : belle bourgade médiévale en bordure de Rhin. Elle est entourée de vignobles.Wiesbaden : la capitale de la Hesse est aussi traditionnellement une ville thermale sans toutefois posséder beaucoup d'attraits touristiques. Patrimoine naturelSite fossilifère de Messel : cette ancienne carrière dans la commune du même nom abrite d'innombrables fossiles qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.4.2- ThuringeBuchenwald : à quelques kilomètres de Weimar, ce qui fut un des pires camps de la deuxième guerre mondiale est aujourd'hui un musée et un mémorial.Eisenach : la ville abrite le château de Wartbourg qui est un des principaux châteaux d'Allemagne et est classé à l'UNESCO. L'édifice, commencé au XIe siècle, surplombe Eisenach qui est aussi la ville natale de Bach. Egalement plusieurs églises et de belles maisons Art nouveau ou plus anciennes. Erfurt : l'ancienne cité commerçante du Moyen-Age a conservé une partie de son patrimoine médiéval avec les rues étroites et les maisons à colombage de son centre.Mühlhausen : la localité a en partie gardé son cachet médiéval avec notamment ses remparts.Saalfeld : la ville d'origine d'une partie de la famille royale britannique abrite un petit centre ancien. Autour, plusieurs grottes, lacs et surtout des forêts parmi lesquelles randonner ou skier.Weimar : ce fut la ville des écrivains, des musiciens et surtout des architectes lorsqu'elle a été au centre du mouvement Bauhaus. L'ensemble de la ville et ses bâtiments de style Bauhaus sont inscrits à l'UNESCO. Patrimoine naturelForêt de Thuringe : ce vaste massif de forêts et de collines est un haut lieu de la randonnée dans le centre de l'Allemagne, notamment avec son sentier de Rennsteig long de 170 km. On peut également y faire du ski comme à la station de Silbersattel.5- LE SUD
5.1- Bade-WurtembergAbbaye de Reichenau : cette abbaye bénédictine du VIIIe siècle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Elle est située sur la petite l'île de Reichenau au sud du lac de Constance.Baden-Baden : ville thermale et de villégiature assez chic en bordure de la Forêt Noire.Château de Hohenzollern : très beau château perché à une cinquantaine de kilomètres au sud de Stuttgart. C'est un des châteaux les plus visités d'Allemagne.Constance : sur les bords du lac du même nom, à la frontière suisse, la ville possède un vieux centre mais est surtout une base pour profiter du lac (plaisance, balades en bateaux, vélo). Constance marque aussi la fin de la "Route verte", itinéraire touristique partant des Vosges, permettant la découverte du terroir, de la gastronomie et de la culture des régions traversées.Europa Park : situé à Rust, entre Fribourg et Strasbourg, c'est le plus grand parc d'attractions européen en surface et le deuxième en fréquentations après Disney.Fribourg : située aux pieds des montagnes de la Forêt Noire, Fribourg possède un centre ancien reconstruit avec sa cathédrale emblème de la ville.Heidelberg : belle ville universitaire (et romantique) avec son château du XVe siècle et son vieux centre. Karlsruhe : grande ville proche de la France avec surtout son imposant château du début XVIIIe siècle qui demeure son principal attrait.Ludwigsbourg : belle ville de style baroque des environs de Stuttgart avec un superbe et imposant palais du XVIIIe siècle.Mannheim : agglomération industrielle au sud de Francfort. Elle n'est pas des plus touristiques.Monastère de Maulbronn : situé dans la commune du même nom, l'édifice où se mélangent roman et gothique est classé à l'UNESCO.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Sites de vestiges d'habitations lacustres préhistoriques : ces vestiges sont répartis sur six pays alpins. Sur un millier d'existant, une centaine sont classés au patrimoine de l'UNESCO. L'Allemagne en compte 18, très majoritairement dans le Bade-Wurtemberg autour du lac de Constance. Le musée de plein air de Unteruhldingen offre la meilleure représentation de ce type d'habitat.Stuttgart : c'est la capitale du land. Elle n'est pas vraiment touristique malgré un centre ancien (reconstruit après guerre), plus quelques parcs et musées.Tübingen : ville universitaire animée, pas loin de Stuttgart. Elle possède un centre et un bord de rivière agréables. On peut faire des randonnées dans les forêts avoisinantes.Ulm : une ville avec un centre historique en bord de rivière et une cathédrale dont la flèche est la plus haute au monde (161 m).Weinheim : elle est surnommée la "ville aux deux châteaux-forts" et possède également un petit centre ancien. Patrimoine naturelLac de Constance : à cheval sur la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, c'est un des plus grands lacs européens. On y vient faire de la plaisance, des balades en bateaux ou ferries, ou du vélo sur ses nombreuses pistes cyclables.Forêt Noire : un massif de moyenne montagne boisée et de vallées au sud-ouest de l'Allemagne, parallèle à la frontière française. Elle abrite plusieurs stations thermales (dont Baden-Baden ) et est très appréciée pour ses milliers de kilomètres de chemins de randonnée.5.2- BavièreAbbaye d'Andechs : pas loin de Munich, cette belle abbaye bénédictine est autant connue pour son style baroque-rococo que pour sa brasserie qui se visite.Abbaye de Weltenbourg : belle abbaye sur les bords du Danube. C'est la plus vieille d'Allemagne.Augsburg : cette ville proche de Munich possède une jolie cathédrale, plusieurs édifices intéressants, de même qu'un quartier ancien (Fuggerei).Bad Reichenhall : une ville thermale pas loin de Salzbourg avec un vieux centre et des salines qu'on peut visiter. Pas mal d'activités outdoor dans les environs (trek, ski, raft, canyoning...).Bamberg : superbe cité médiévale et baroque aux portes de la Suisse franconienne. L'ensemble de la ville est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Bayreuth : c'est la ville de Wagner et du célèbre festival qui lui est consacré chaque année. L'opéra des Margraves de Bayreuth est classé au patrimoine de l'UNESCO.Bodenmais : station de ski touristique près de la frontière tchèque connue aussi pour ses cristaux et son musée de la mine.Château de Burghausen : un imposant château perché dans la commune du même nom frontalière avec l'Autriche.Château de Hohenschwangau : dans la commune éponyme, ce châteaux (re)construit par Maximilien II de Bavière au début XIXe siècle est situé à côté de celui de Neuschwanstein construit par son fils Louis II.Château de Linderhof : un autre château construit pas Louis II de Bavière dans le style romantique.Château de Neuschwanstein : ce magnifique château que Louis II de Bavière fît construire à la fin du XIXe siècle est aujourd'hui le plus célèbre d'Allemagne et un des plus visités. Il a également servi de modèle à Disney pour le château de la Belle au bois dormant. Il est situé à côté de celui de Hohenschwangau.Château de Plassenburg : c'est un des plus impressionnants châteaux d'Allemagne de par son volume. Il surplombe la ville de Kulmbach.Coburg : une ville du nord de la Bavière dominée par son imposant château, avec également nombre de maisons des XVI-XVIIIe siècles.Dachau : un des pires camps de concentrations nazis. Le site est devenu un mémorial.Dinkelsbühl : la commune a gardé son aspect moyenâgeux avec ses remparts, ses tours, ses halles, ses églises et ses vieilles demeures. C'est une étape de la Route romantique.Fürth : à la périphérie de Nuremberg, et contrairement à celle-ci, Fürth a gardé un certain nombre de ses édifices anciens d'origine datant pour beaucoup de la période XVII-XIXe siècles.Füssen : aux pieds des Alpes la ville marque la fin de la Route romantique. Elle abrite un superbe château gothique et le monastère bénédictin de Saint-Magne. Juste à côté, deux des plus beaux châteaux d'Allemagne : Neuschwanstein et Hohenschwangau.Garmisch-Partenkirchen : c'est la plus connue des stations de sports d'hiver allemandes.Ingolstadt : une ville en bord de Danube avec nombre de constructions anciennes de style gothique ou baroque. Ingolstadt est aussi liée au personnage de Frankenstein dont l'histoire est proposée à travers un "Frankenstein Tour".Landshut : une ville avec un centre ancien et pas mal d'édifices de style gothique.Lindau : joli localité en bordure du lac de Constance dont la partie ancienne a été construite sur une île. Des ferries et des croisières permettent de découvrir le lac.Memmingen : entre les Alpes bavaroises et le lac de Constance, la ville a gardé son aspect du Moyen Âge.Mittenwald : gros village de Haute-Bavière avec de belles maisons aux façades peintes et une activité reconnue dans la lutherie. Pas mal de possibilités "nature" dans les massifs alpins voisins dont celui des Karwendel dans lequel on peut randonner, faire du ski, de l'escalade ou de l'alpinisme.Munich : la capitale bavaroise, connue mondialement pour son Oktoberfest, offre également un centre ancien, beaucoup de beaux édifices en tous genres, quelques palais et châteaux, des musées et de parcs, ainsi qu'une certaine animation festive et culturelle.Nördlingen : une ville au cachet médiéval bien préservé, avec ses remparts, sur la Route romantique.Nuremberg : la ville au lourd passé est une cité de musées avec un centre ancien reconstruit après guerre.Oberammergau : gros village connu pour ses jolies façades peintes au XVIIIe siècle.Oberstdorf : une station réputée pour le saut et le ski nordique à partir de laquelle on peut faire de très belles randonnées et prendre l'un des plus hauts téléphérique d'Europe.Passau : la ville est une étape pour les croisières sur le Danube. On peut y visiter un centre ancien avec une citadelle et une belle cathédrale baroque.Ratisbonne : la ville, construite en bordure du Danude, est inscrite à l'UNESCO pour son beau centre médiéval.Rothenburg ob der Tauber : superbe petite ville sur la Route romantique qui a gardé son aspect et son architecture médiévale. Logiquement elle est très visitée.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Route romantique : c'est le nom de la route touristique d'environ 350 km qui relie Würzburg à Füssen (frontière autrichienne). On y découvrir nombre de petites villes et villages médiévaux, de magnifiques châteaux dont le plus connu demeure celui de Neuschwanstein, et des paysages sympathiques.Steingaden : ce village proche de l'Autriche abrite plusieurs églises dont celle de de Wies inscrite au patrimoine de l'UNESCO pour son style rococo.Tegernsee : village de villégiature assez chic des Alpes bavaroises, à côté du lac du même nom. Une abbaye bénédictine et des activités outdoor dans ses environs.Würzburg : la ville qui marque le début de la "Route romantique" abrite, entre autres, une belle cathédrale, la forteresse de Marienberg datant du XIIIe siècle, et surtout le magnifique "Palais-résidence de Würzburg" classé à l'UNESCO. Patrimoine naturelAlpes bavaroises : le long de la frontière autrichienne cette partie des Alpes est un des plus beaux endroits d'Allemagne avec ses sommets entre 2 et 3 000 m, ses lacs, ses forêts, ses pâturages. On y pratique entre autres la randonnées, le VTT et le ski.Forêt de Bavière : vaste zone forestière et de moyenne montagne à la frontière tchèque dont une partie est parc national. C'est un haut lieu du "tourisme nature". On peut notamment y faire de belles randonnées, du vélo et du ski. La faune locale est aussi assez riche avec des loups, des ours, des lynx et nombre d'espèces d'oiseaux.Lac Ammer : grand lac au sud-ouest de Munich que les habitants de la ville utilisent pour les sports nautiques. L'abbaye Andechs, lieu de pèlerinage, est sur ses rives tout comme le village de Diessen connu pour ses artistes et son musée consacré à Carl Off.Lac de Chiem : le plus grand lac bavarois est connu pour son île de Herrenchiemsee sur laquelle Louis II de Bavière fit construire une réplique de Versailles qu'on peut visiter.Lacs de Franconie : un ensemble de petits lacs au sud-ouest de Nuremberg appréciés pour leurs plages et les possibilités d'activités nautiques. On peut aussi randonner ou faire du vélo sur leurs pourtours.Lac de Starnberg : juste à côté du lac Ammer, cet autre grand lac porte les souvenirs de Louis II de Bavière et de Sissi à travers plusieurs châteaux (Berg, Possenhofen...), chapelle et musée. Dans un autre domaine le lac est aussi apprécié pour les activités nautiques, le vélo et la randonnée.Parc national de Berchtesgaden : ce parc alpin à la frontière de l'Autriche offre de superbes paysages de vallées, de lacs (dont le Königssee avec sa chapelle) et de hauts sommets. On peut y randonner sur plus de 200 km de sentiers balisés.Suisse franconienne : cette région de forêts, grottes et collines entre Nuremberg et Bayreuth est depuis longtemps une destination touristique. On y vient pour les beaux paysages, mais aussi les activités sport-nature (randonnée, escalade, canoë...). Plusieurs dizaines de petits châteaux médiévaux, plus ou moins en état, sont aussi à découvrir. 6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord Brême et la Basse Saxe : Brême; Goslar; Hildesheim; Parc national du Harz; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Hambourg et le Schleswig-Holstein : Lübeck; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Mecklembourg-Poméranie Occidentale : Côte de la Mer Baltique; Rügen; Stralsund; Usedom; Wismar.
- L'Ouest Rhénanie du Nord-Westphalie : Ruhr. Rhénanie-Palatinat : Cochem; Vallée du Haut-Rhin moyen; Vallée de la Moselle.
- L'Est Berlin et Brandebourg : Berlin; Potsdam; Spreewald. Saxe : Dresde; Forteresse de Königstein; Görlitz; Suisse saxonne; Vallée de l'Elbe. Saxe-Anhalt : Dessau; Quedlinburg; Parc national du Harz.
- Le Centre Hesse : Marbourg; Vallée du Haut-Rhin moyen. Thuringe : Buchenwald; Eisenach; Erfurt.
- Le Sud Bade-Wurtemberg : Château de Hohenzollern; Route des châteaux; Lac de Constance; Forêt Noire. Bavière : Alpes bavaroises; Bamberg; Château de Hohenschwangau; Château de Neuschwanstein; Dinkelsbühl; Forêt de Bavière; Lac de Chiem; Lac de Starnberg; Munich; Nördlingen; Parc national de Berchtesgaden; Ratisbonne; Rothenburg ob der Tauber; Route des châteaux; Route romantique; Suisse franconienne; Würzburg;
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L'Allemagne compte 16 "länder" (régions). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en cinq parties : - Le Nord : Basse Saxe, Mecklembourg-Poméranie Occidentale, Schleswig-Holstein et les agglomérations de Brême et Hambourg. - L'Ouest : Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre. - L'Est : Berlin, Brandebourg, Saxe, Saxe-Anhalt. - Le Centre : Hesse, Thuringe. - Le Sud : Bade-Wurtemberg, Bavière.
1- LE NORD
1.1- Brême et la Basse SaxeAlfeld : cette localité industrielle est classée à l'UNESCO pour l'architecture moderniste de l'Usine Fagus construite dans les années (19)20.Brême : la ville hanséatique est une des plus importantes d'Allemagne. Elle offre un superbe centre ancien dont certains éléments font d'ailleurs partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Bremerhaven : c'est le port de Brême à une cinquantaine de kilomètres de celle-ci. Le musée naval et le musée de l'émigration sont ses deux principaux centres d'intérêt. Quelques plages dans ses environs.Brunswick : cette grande ville largement détruite pendant la guerre ne compte plus que quelques édifices de son passé médiéval.Cuxhaven : une station balnéaire populaire sur l'estuaire de l'Elbe avec beaucoup de visiteurs de Hambourg et Brême situées pas très loin.Goslar : cette ville historique, aux portes du parc national du Harz, a bien préservé son patrimoine médiéval au point d'être inscrite à l'UNESCO avec les mines de Rammelsberg toutes proches qui ont fait sa richesse en son temps.Göttingen : ville universitaire plus connue par la chanson de Barbara que pour ses attraits touristiques.Hanovre : cette grande ville possède un vieux centre (en partie reconstruit après guerre) et les Jardins Royaux de Herrenhausen qui sont parmi les plus importants de style baroque en Europe.Hildesheim : même si son centre médiéval a été détruit pendant la guerre, sa reconstruction et son charme lui valent d'être inscrit à l'UNESCO pour sa cathédrale et l'église Saint-Michel.Lunebourg : jolie localité au centre ancien et aux maisons à colombage pas loin de Hambourg.Oldenbourg : ville universitaire avec un centre ancien et un château princier.Patrimoine naturel Lande de Lunebourg : vaste région de bois, de landes et de petits villages où on peut randonner et localement faire du canoë. Plusieurs parcs à thème (oiseaux, safari...) ou d'attractions sur la région.Parc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland) et les paysages.1.2- Hambourg et le Schleswig-HolsteinChâteau d'Eutin : un des plus remarquables châteaux du Schleswig-Holstein. Il est situé dans la commune du même nom dans la Suisse du Holstein.Château de Glücksburg : château-musée du XVIe siècle construit en bord de lac dans la localité de Glücksburg.Flensburg : la dernière ville allemande avant le Danemark offre un petit centre ancien et nombre de commerces fort appréciés des danois pour les tarifs pratiqués.Hambourg : un des premiers ports d'Europe et la seconde ville d'Allemagne. Néanmoins, Hambourg n'en est pas pour autant une destination des plus touristiques même si ses canaux, ses quais, son architecture, son animation dans certains quartiers comme Sankt Pauli, et son côté cosmopolite peuvent séduire.Heligoland : avec sa voisine Düne, ce sont les principales îles allemandes de la Mer du Nord. Heligoland est une destination appréciée pour ses paysages, ses plages, son absence de véhicules et ses produits hors-taxes.Kiel : la capitale du land est un port important (y compris ferries) de la Baltique. Par contre, la ville n'est pas du tout touristique.Lübeck : l'ancienne ville hanséatique est classée à l'UNESCO pour le caractère médiéval de son centre. Elle est aussi un des plus importants ports de la Baltique, y compris au niveau des ferries qui partent de sa périphérie à Travemünde qui est aussi une station balnéaire.Plön : la bourgade est nichée au coeur de la Suisse du Holstein, en bordure de forêts et de lacs. On peut y voir un château du XVIIe siècle qui est un des plus vastes du nord de l'Allemagne.Sankt Peter-Ording : située sur la Mer du Nord, cette ville thermale est également la plus grande station balnéaire d'Allemagne.Sylt : une île de la Frise à la frontière danoise. Elle a toujours été une destination touristique (plutôt chic) appréciée notamment pour ses plages et paysages. Patrimoine naturelSuisse du Holstein : cette région de collines, de forêts et de lacs entre Kiel et Lübeck est assez touristique. On y vient pour profiter du cadre campagnard, randonner, faire du vélo, pratiquer la canoë ou la voile. Plusieurs châteaux à découvrir comme ceux de Plön et de Eutin, de même que des plages pas loin.Parcs nationaux de la Mer de Waden : un ensemble de trois parcs sur deux lander, le long de la côte de la Mer du Nord. L'ensemble est classé à l'UNESCO, avec la partie hollandaise en complément.. On y vient pour les plages, la randonnée, les petites îles (dont Heligoland et Sylt) et les paysages.1.3- Mecklembourg-Poméranie OccidentaleChâteau de Rheinsberg : un château-musée de style rococo dans la commune du même nom.Greifswald : cette assez grande ville de la côte attire plus par sa position sur le littoral de la Baltique que par ses attraits spécifiques, même si elle dispose de plusieurs musées et de quelques beaux édifices.Neubrandenburg : une ville avec ses fortifications médiévales bien conservées, son église du XIIIe siècles et quelques maisons anciennes.Neustrelitz : petite ville à l'architecture baroque au bord d'un lac.Rostock : cet important port de la Baltique (y compris ferries) possède quelques bâtiments anciens et une très longue plage à sa périphérie sur la station balnéaire de Warnemünde.Rügen : grande île de la Baltique, proche du continent. Très touristique, elle est appréciée pour ses petits villages balnéaires (Binz, Sellin...), ses plages, ses falaises et ses activités nautiques. C'est aussi sur l'île qu'on peut voir à Pora les vestiges de ce qui aurait dû devenir à l'époque du IIIe Reich la plus grande station balnéaire au monde.Schwerin : la moins peuplée de toutes les capitales régionales possède une cathédrale et surtout un superbe château avec son parc construits sur une île.Stralsund : la petite ville hanséatique a conservé son très beau cachet médiéval qui lui vaut d'être inscrite à l'UNESCO (avec Wismar).Usedom : cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires (Zinnowitz, Heringsdorf...), de beaux paysages et nombre de plages. Elle est assez touristique avec de plus un bon ensoleillement.Wismar : tout comme Stralsund, la ville est à l'UNESCO pour son patrimoine historique. Patrimoine naturelCôte de la Mer Baltique : c'est en gros le littoral qui court de Rostock à la frontière polonaise. La côte à cet endroit est assez touristique avec ses stations balnéaires, ses longues plages, ses hautes falaises calcaires et ses beaux paysages en général. Les grandes îles de Rügen and Usedom attirent pas mal de monde.Parc national du lagon de Poméranie occidentale : situé en bord de mer, au nord-est de Rostock, c'est un des plus grands parcs d'Allemagne. Il est reconnu au niveau ornithologie.Parc national de la Müritz : vaste parc de forêts et de lacs (une centaine) dans lequel on peut se balader.2- L'OUEST
2.1- Rhénanie du Nord-WestphalieAix la Chapelle : Aachen est située à l'intersection des frontières de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. La cité est un mélange de moderne et d'ancien avec sa vieille ville et surtout sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et où repose Charlemagne.Bonn : celle qui fut capitale de la RFA de 1949 à 1990 est une ville universitaire et culturelle avec ses musées. C'est aussi à Bonn qu'est né Beethoven dont on peut visiter la maison.Brühl : la localité à côté de Cologne abrite les châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust qui sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Cologne : la quatrième ville du pays est réputée pour son carnaval. On peut y voir également un petit centre ancien, une douzaine de belle églises romanes, sa cathédrale inscrite à l'UNESCO et plusieurs musées.Dortmund : grande agglomération de la Rhur et port fluvial avec juste quelques témoignages de son passé médiéval dans le centre.Duisbourg : grande ville industrielle de la Ruhr et "premier port intérieur" au monde.Düsseldorf : au coeur de l'agglomération de Rhin-Ruhr, la capitale du land est avant tout une ville appréciée pour son animation, son carnaval, son dynamisme culturel et économique plus que pour ses quelques monuments ou son centre ancien reconstruit après guerre.Essen : autrefois au coeur de l'activité minière et sidérurgique, Essen compte encore plusieurs témoignages de cette époque avec aussi bien la villa de la famille d'industriels Krupp que le complexe de la mine de charbon de Zollverein classé à l'UNESCO. Gelsenkirchen : cette ville de la Rhur a recyclé une bonne partie de son patrimoine industriel en parcs et jardins.Monschau : aux portes du parc national de l'Eifel, la grosse bourgade possède un centre ancien aux maisons en bois dominé par les vestiges d'un château du Moyen-Age.Münster : grande ville étudiante avec également nombre d'églises.Ruhr : cette région au nord de Cologne a été pendant longtemps le centre de l'industrie minière allemande, voire européenne. Un tourisme industriel y est maintenant proposé avec la visite de mines dont celle de Zollern, de zones industrielles (Landschaftspark de Duisbourg, Zollverein d'Essen), de terrils, de quartiers ouvriers (à Oberhausen, Essen, Bochum...) ou au contraire de demeures bourgeoises (villa Krupp à Essen).Soest : petite ville des environs de Dortmund avec un centre "traditionnel" et plusieurs belles églises médiévales. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Siebengebirge : ce massif constitué de petites collines au sud de Bonn est apprécié pour la randonnée et accessoirement ses paysages.2.2- Rhénanie-PalatinatChâteau d'Eltz : joli château médiéval perché au dessus de la Moselle dans les environs de Coblence.Coblence : c'est la ville où se rejoignent le Rhin et la Moselle et le début du "Rhin romantique" qui est la partie du fleuve la plus jolie et appréciée des croisièristes. Au niveau urbain Coblence abrite plusieurs musées et belles églises.Cochem : petite localité des environs de Coblence à l'architecture traditionnelle avec ses vieilles maisons à colombage dominées par un château perché. C'est aussi un centre viticole important en bord de Moselle.Mayence : la capitale régionale est surtout connue pour être la ville de Guttemberg à qui un musée est dédié. Son carnaval est aussi réputé, de même que son commerce du vin avec nombre de vignobles dans ses environs.Spire : en plus d'un petit centre ancien, Spire abrite la plus grande cathédrale romane au monde. Celle-ci est classée à l'UNESCO.Trèves : la ville sur la Moselle fut en son temps une importante colonie romaine comme en témoignent encore plusieurs édifices de l'époque (porte, amphithéâtre, thermes..). Ceux-ci, de même que la cathédrale et l'église Notre-Dame, sont classés au patrimoine de l'UNESCO. A sa périphérie l'écomusée Roscheider Hof présente la culture rurale dans la région; c'est un des plus grands musées à ciel ouvert d'Europe.Worms : si la ville compte plusieurs musées et belles églises dans sa partie historique, elle est surtout connue pour ses vignobles et sa fête du vin. Patrimoine naturelParc national de l'Eifel : une zone de collines, de lacs et de forêts à la frontière belge où il est possible de bien randonner et de faire du ski de fond.Pfälzerwald : cette vaste région qui va de la frontière française aux abords de Kaiserslautern est couverte de forêts et localement de vignes. On y découvre de beaux paysages, les vestiges de quelques forteresses moyenâgeuses (Altdahn, Neuscharfeneck, Trifels...). On peut y pratiquer la marche, le vélo ou l'escalade.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.Vallée de la Moselle : la Moselle et sa vallée sont des lieux touristiques en Allemagne (et au Luxembourg), quoique bien moins cependant que la Vallée du Rhin. On peut faire des croisières fluviales sur celle-ci ou suivre la "Route des vins de Moselle" dont les vignobles bordent le cours de la rivière.2.3- SarreSarrelouis : la ville proche de la frontière française comporte encore un petit centre ancien et les vestiges de fortifications et de casemates datant de l'époque de Vauban ou d'après.Sarrebruck : la capitale de la Sarre est avant tout une ville industrielle comme le reste du land. L'usine sidérurgique (transformée en musée) de Völklingen à sa périphérie est classée à l'UNESCO.3- L'EST
3.1- Berlin et BrandebourgBerlin : la ville qui fut coupée en deux pendant 28 ans est la capitale de l'Allemagne réunifiée. Au delà des derniers témoignages de cette époque (avec son "fameux" Mur), la ville offre d'innombrables musées, quartiers dynamiques, édifices et monuments intéressants, des parcs (plus des lacs et forêts en périphérie). Egalement, une vie culturelle et festive intense et diversifiée. Pour beaucoup Berlin est la ville la plus intéressante du pays.Francfort sur l'Oder : grande ville à la frontière polonaise sur la route de Berlin à Varsovie.Mühlberg : bourgade du sud du Brandebourg avec quelques vieux édifices, une abbaye et un château au bord d'un lac. On peut faire de petites randonnées autour du village.Potsdam : juste à côté de Berlin, la ville est en quelque sorte le "prolongement touristique" de la capitale avec ses nombreux parcs et châteaux du quartier de Babelsberg dont beaucoup sont inscrits à l'UNESCO. De plus, la ville possède plusieurs belles parties anciennes (dont le quartiers des Hollandais) ou reconstruites.Sachsenhausen : un ancien camp de concentration transformé en mémorial à la périphérie de la ville d'Oranienburg. Cette dernière possède aussi un des plus vieux châteaux baroques d'Allemagne. Patrimoine naturelParc national de la vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.Sachsenhausen : cette région agricole assez peu peuplée, entre Berlin et Leipzig, offre nombre de possibilités de randonnées "campagnardes" à pied , à vélo et même en rollers. Elle abrite aussi quelques châteaux et églises médiévales.Spreewald : située au sud-est de Berlin, c'est une vaste zone humide aux multiples marais et canaux qui courent le long des fermes, des bois et des prairies. On y fait d'agréables balades en barque ou canoë, ainsi que de la marche ou du vélo sur les sentiers de randonnées.3.2- SaxeBautzen : la vieille cité saxonne a bien conservé son bâti médiéval, notamment dans son centre.Château de Hohnstein : un château médiéval dans la commune du même nom, en Suisse saxonne.Château de Moritzburg : de style baroque, c'est un des plus importants châteaux de Saxe. Il est situé pas loin de Dresde.Château de Pillnitz : un château de style Renaissance et son parc construits en bordure de l'Elbe à quelques kilomètres de Dresde.Dresde : presque entièrement détruite en 1945, la capitale de la Saxe possède néanmoins un très joli centre historique de style baroque qui fut un temps inscrit à l'UNESCO. Plusieurs beaux châteaux dans ses environs (Moritzburg, Pillnitz...).Forteresse de Königstein : cet imposant château médiéval le long de l'Elbe, transformé ensuite en forteresse militaire, est une des principales attractions touristiques de Saxe.Görlitz : ville historique très bien préservée à la frontière polonaise avec une architecture où se mélangent le gothique, le baroque et le style Renaissance. Plus de 3 500 maisons de la vieille ville sont classées.Leipzig : la plus grande agglomération de Saxe est une cité animée et commerçante avec également nombre de musées, d'édifices religieux et historiques. Au sud plusieurs lacs, dont le Cospudener See, ont été aménagés en zones de loisirs.Meissen : cette localité en plein dans les vignobles de l'Elbe possède un bel ensemble château-cathédrale surplombant la rivière et le quartier historique. La ville est également réputée pour sa porcelaine.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne et la Pologne dans la commune de Bad Muskau. Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Patrimoine naturelMonts Métallifères : cette chaîne de moyenne montagne entre la Saxe et la République Tchèque est un ensemble de lacs, forêts, collines, de petits villages, d'anciennes mines et de petits châteaux. On peut y randonner et y faire du ski à la station de Oberwiesenthal.Suisse saxonne : entre Dresde et la frontière tchèque, le long de l'Elbe, ce beau parc national dans lequel randonner se compose de formations rocheuses spectaculaires appréciées des grimpeurs. Plusieurs châteaux et forteresses ont été construits dans la région dont les plus connus sont Königstein et Hohnstein. Vallée de l'Elbe : c'est du côté de Dresde que les pourtours du fleuve sont les plus jolis avec notamment ses vignobles et ses châteaux comme celui de Pillnitz. De nombreuses croisières sur des bateaux à aube sont proposées au départ de Dresde vers la Suisse Saxonne; ce même trajet pouvant être aussi fait à vélo le long des pistes cyclables aménagées.3.3- Saxe-AnhaltDessau : ou plutôt Dessau-Rosslau après fusion avec sa voisine. Peu connue à l'étranger, la ville est cependant inscrite deux fois à l'UNESCO pour son architecture Bauhaus et pour le "Royaume des jardins de Dessau-Wörlitz" qui est un des plus grands ensembles de jardins anglais d'Europe.Magdebourg : grande ville et capitale du Saxe-Anhalt, au sud-ouest de Berlin, pas vraiment touristique avec "juste" une assez belle cathédrale et beaucoup d'espaces verts.Osterwieck : une bourgade "historique", en bord de rivière, avec un centre ancien.Quedlinburg : dans le massif du Harz dont elle est une des portes d'entrée, cette petite ville très touristique abrite une collégiale, un château et un centre ancien classés à l'UNESCO.Wernigerode : dans le massif du Harz, la commune possède plusieurs jolis édifices anciens et un château médiéval. C'est aussi de là que part le petit train à vapeur qui traverse une partie du massif montagneux.Wittenberg : c'est la ville de Luther avec plusieurs bâtiments commémoratifs de son époque qui sont classés à l'UNESCO. A quelques kilomètres, la commune d'Eisleben (où naquit le théologien) compte elle aussi des bâtiments classés à ce même titre. Patrimoine naturelParc national du Harz : à cheval sur deux lander, c'est un parc forestier de moyenne montagne. On peut y randonner, faire du VTT, du ski (à Schierke) ou des balades dans un petit train à vapeur.4- LE CENTRE
4.1- HesseAbbaye d'Eberbach : un monastère cistercien qu'on peut visiter. Il est connu pour ses vignobles... et pour avoir servi de lieu de tournage au film "Le nom de la rose".Abbaye de Lorsch : cette abbaye, dans la commune du même nom, est classée à l'UNESCO.Darmstadt : au sud de Francfort, la ville qui a pas mal souffert de la guerre possède encore beaucoup d'édifices Art nouveau, ainsi que plusieurs musées.Francfort : la ville du commerce et de la finance en Allemagne est bien plus connue des voyageurs pour être la base de la compagnie Lufthansa que pour ses attraits touristiques qui peuvent se découvrir entre deux avions pour ce qui est de l'essentiel.Fulda : la ville au passé religieux possède pas mal d'églises, abbayes, petits palais et édifices divers à visiter. Elle compte également de nombreux parcs.Gelnhausen : petite ville des environs de Francfort avec un centre ancien.Herborn : une localité du nord de Francfort connue pour ses vieilles maisons à colombage.Hessenpark : écomusée présentant une centaine de maisons et d'édifices traditionnels de la région de la Hesse. Il est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Francfort.Kassel : grande ville universitaire au nord de Francfort. Son principal (et quasi unique) attrait touristique est le château de Wilhelmshöhe avec son parc associé à celui de Karlsaue.Marbourg : jolie ville avec son château et son centre ancien aux petites ruelles et aux maisons à colombage datant des XVII-XVIIIe siècles ou même d'avant.Rüdesheim : belle bourgade médiévale en bordure de Rhin. Elle est entourée de vignobles.Wiesbaden : la capitale de la Hesse est aussi traditionnellement une ville thermale sans toutefois posséder beaucoup d'attraits touristiques. Patrimoine naturelSite fossilifère de Messel : cette ancienne carrière dans la commune du même nom abrite d'innombrables fossiles qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Vallée du Haut-Rhin moyen : appelé aussi le "Rhin romantique". Ces 70 km qui partent de Coblence vers le sud jusqu'à Bingen sont classés au patrimoine de l'UNESCO. On peut y découvrir dans de superbes paysages, notamment dans la partie la plus encaissée ou les vignobles, nombre de châteaux (Stolzenfels, Rheinfels, Burg Rheinstein... ) et de jolis petits villages (Boppard, Bacharach...). Cette partie du Rhin est également un "classique" des croisières fluviales.4.2- ThuringeBuchenwald : à quelques kilomètres de Weimar, ce qui fut un des pires camps de la deuxième guerre mondiale est aujourd'hui un musée et un mémorial.Eisenach : la ville abrite le château de Wartbourg qui est un des principaux châteaux d'Allemagne et est classé à l'UNESCO. L'édifice, commencé au XIe siècle, surplombe Eisenach qui est aussi la ville natale de Bach. Egalement plusieurs églises et de belles maisons Art nouveau ou plus anciennes. Erfurt : l'ancienne cité commerçante du Moyen-Age a conservé une partie de son patrimoine médiéval avec les rues étroites et les maisons à colombage de son centre.Mühlhausen : la localité a en partie gardé son cachet médiéval avec notamment ses remparts.Saalfeld : la ville d'origine d'une partie de la famille royale britannique abrite un petit centre ancien. Autour, plusieurs grottes, lacs et surtout des forêts parmi lesquelles randonner ou skier.Weimar : ce fut la ville des écrivains, des musiciens et surtout des architectes lorsqu'elle a été au centre du mouvement Bauhaus. L'ensemble de la ville et ses bâtiments de style Bauhaus sont inscrits à l'UNESCO. Patrimoine naturelForêt de Thuringe : ce vaste massif de forêts et de collines est un haut lieu de la randonnée dans le centre de l'Allemagne, notamment avec son sentier de Rennsteig long de 170 km. On peut également y faire du ski comme à la station de Silbersattel.5- LE SUD
5.1- Bade-WurtembergAbbaye de Reichenau : cette abbaye bénédictine du VIIIe siècle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Elle est située sur la petite l'île de Reichenau au sud du lac de Constance.Baden-Baden : ville thermale et de villégiature assez chic en bordure de la Forêt Noire.Château de Hohenzollern : très beau château perché à une cinquantaine de kilomètres au sud de Stuttgart. C'est un des châteaux les plus visités d'Allemagne.Constance : sur les bords du lac du même nom, à la frontière suisse, la ville possède un vieux centre mais est surtout une base pour profiter du lac (plaisance, balades en bateaux, vélo). Constance marque aussi la fin de la "Route verte", itinéraire touristique partant des Vosges, permettant la découverte du terroir, de la gastronomie et de la culture des régions traversées.Europa Park : situé à Rust, entre Fribourg et Strasbourg, c'est le plus grand parc d'attractions européen en surface et le deuxième en fréquentations après Disney.Fribourg : située aux pieds des montagnes de la Forêt Noire, Fribourg possède un centre ancien reconstruit avec sa cathédrale emblème de la ville.Heidelberg : belle ville universitaire (et romantique) avec son château du XVe siècle et son vieux centre. Karlsruhe : grande ville proche de la France avec surtout son imposant château du début XVIIIe siècle qui demeure son principal attrait.Ludwigsbourg : belle ville de style baroque des environs de Stuttgart avec un superbe et imposant palais du XVIIIe siècle.Mannheim : agglomération industrielle au sud de Francfort. Elle n'est pas des plus touristiques.Monastère de Maulbronn : situé dans la commune du même nom, l'édifice où se mélangent roman et gothique est classé à l'UNESCO.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Sites de vestiges d'habitations lacustres préhistoriques : ces vestiges sont répartis sur six pays alpins. Sur un millier d'existant, une centaine sont classés au patrimoine de l'UNESCO. L'Allemagne en compte 18, très majoritairement dans le Bade-Wurtemberg autour du lac de Constance. Le musée de plein air de Unteruhldingen offre la meilleure représentation de ce type d'habitat.Stuttgart : c'est la capitale du land. Elle n'est pas vraiment touristique malgré un centre ancien (reconstruit après guerre), plus quelques parcs et musées.Tübingen : ville universitaire animée, pas loin de Stuttgart. Elle possède un centre et un bord de rivière agréables. On peut faire des randonnées dans les forêts avoisinantes.Ulm : une ville avec un centre historique en bord de rivière et une cathédrale dont la flèche est la plus haute au monde (161 m).Weinheim : elle est surnommée la "ville aux deux châteaux-forts" et possède également un petit centre ancien. Patrimoine naturelLac de Constance : à cheval sur la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, c'est un des plus grands lacs européens. On y vient faire de la plaisance, des balades en bateaux ou ferries, ou du vélo sur ses nombreuses pistes cyclables.Forêt Noire : un massif de moyenne montagne boisée et de vallées au sud-ouest de l'Allemagne, parallèle à la frontière française. Elle abrite plusieurs stations thermales (dont Baden-Baden ) et est très appréciée pour ses milliers de kilomètres de chemins de randonnée.5.2- BavièreAbbaye d'Andechs : pas loin de Munich, cette belle abbaye bénédictine est autant connue pour son style baroque-rococo que pour sa brasserie qui se visite.Abbaye de Weltenbourg : belle abbaye sur les bords du Danube. C'est la plus vieille d'Allemagne.Augsburg : cette ville proche de Munich possède une jolie cathédrale, plusieurs édifices intéressants, de même qu'un quartier ancien (Fuggerei).Bad Reichenhall : une ville thermale pas loin de Salzbourg avec un vieux centre et des salines qu'on peut visiter. Pas mal d'activités outdoor dans les environs (trek, ski, raft, canyoning...).Bamberg : superbe cité médiévale et baroque aux portes de la Suisse franconienne. L'ensemble de la ville est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Bayreuth : c'est la ville de Wagner et du célèbre festival qui lui est consacré chaque année. L'opéra des Margraves de Bayreuth est classé au patrimoine de l'UNESCO.Bodenmais : station de ski touristique près de la frontière tchèque connue aussi pour ses cristaux et son musée de la mine.Château de Burghausen : un imposant château perché dans la commune du même nom frontalière avec l'Autriche.Château de Hohenschwangau : dans la commune éponyme, ce châteaux (re)construit par Maximilien II de Bavière au début XIXe siècle est situé à côté de celui de Neuschwanstein construit par son fils Louis II.Château de Linderhof : un autre château construit pas Louis II de Bavière dans le style romantique.Château de Neuschwanstein : ce magnifique château que Louis II de Bavière fît construire à la fin du XIXe siècle est aujourd'hui le plus célèbre d'Allemagne et un des plus visités. Il a également servi de modèle à Disney pour le château de la Belle au bois dormant. Il est situé à côté de celui de Hohenschwangau.Château de Plassenburg : c'est un des plus impressionnants châteaux d'Allemagne de par son volume. Il surplombe la ville de Kulmbach.Coburg : une ville du nord de la Bavière dominée par son imposant château, avec également nombre de maisons des XVI-XVIIIe siècles.Dachau : un des pires camps de concentrations nazis. Le site est devenu un mémorial.Dinkelsbühl : la commune a gardé son aspect moyenâgeux avec ses remparts, ses tours, ses halles, ses églises et ses vieilles demeures. C'est une étape de la Route romantique.Fürth : à la périphérie de Nuremberg, et contrairement à celle-ci, Fürth a gardé un certain nombre de ses édifices anciens d'origine datant pour beaucoup de la période XVII-XIXe siècles.Füssen : aux pieds des Alpes la ville marque la fin de la Route romantique. Elle abrite un superbe château gothique et le monastère bénédictin de Saint-Magne. Juste à côté, deux des plus beaux châteaux d'Allemagne : Neuschwanstein et Hohenschwangau.Garmisch-Partenkirchen : c'est la plus connue des stations de sports d'hiver allemandes.Ingolstadt : une ville en bord de Danube avec nombre de constructions anciennes de style gothique ou baroque. Ingolstadt est aussi liée au personnage de Frankenstein dont l'histoire est proposée à travers un "Frankenstein Tour".Landshut : une ville avec un centre ancien et pas mal d'édifices de style gothique.Lindau : joli localité en bordure du lac de Constance dont la partie ancienne a été construite sur une île. Des ferries et des croisières permettent de découvrir le lac.Memmingen : entre les Alpes bavaroises et le lac de Constance, la ville a gardé son aspect du Moyen Âge.Mittenwald : gros village de Haute-Bavière avec de belles maisons aux façades peintes et une activité reconnue dans la lutherie. Pas mal de possibilités "nature" dans les massifs alpins voisins dont celui des Karwendel dans lequel on peut randonner, faire du ski, de l'escalade ou de l'alpinisme.Munich : la capitale bavaroise, connue mondialement pour son Oktoberfest, offre également un centre ancien, beaucoup de beaux édifices en tous genres, quelques palais et châteaux, des musées et de parcs, ainsi qu'une certaine animation festive et culturelle.Nördlingen : une ville au cachet médiéval bien préservé, avec ses remparts, sur la Route romantique.Nuremberg : la ville au lourd passé est une cité de musées avec un centre ancien reconstruit après guerre.Oberammergau : gros village connu pour ses jolies façades peintes au XVIIIe siècle.Oberstdorf : une station réputée pour le saut et le ski nordique à partir de laquelle on peut faire de très belles randonnées et prendre l'un des plus hauts téléphérique d'Europe.Passau : la ville est une étape pour les croisières sur le Danube. On peut y visiter un centre ancien avec une citadelle et une belle cathédrale baroque.Ratisbonne : la ville, construite en bordure du Danude, est inscrite à l'UNESCO pour son beau centre médiéval.Rothenburg ob der Tauber : superbe petite ville sur la Route romantique qui a gardé son aspect et son architecture médiévale. Logiquement elle est très visitée.Route des châteaux : cet itinéraire touristique qui commence à Mannheim permet de découvrir plus d'une cinquantaine de châteaux du Bade-Wurtemberg, de Bavière et même de Tchèquie puisque la route se termine à Prague.Route romantique : c'est le nom de la route touristique d'environ 350 km qui relie Würzburg à Füssen (frontière autrichienne). On y découvrir nombre de petites villes et villages médiévaux, de magnifiques châteaux dont le plus connu demeure celui de Neuschwanstein, et des paysages sympathiques.Steingaden : ce village proche de l'Autriche abrite plusieurs églises dont celle de de Wies inscrite au patrimoine de l'UNESCO pour son style rococo.Tegernsee : village de villégiature assez chic des Alpes bavaroises, à côté du lac du même nom. Une abbaye bénédictine et des activités outdoor dans ses environs.Würzburg : la ville qui marque le début de la "Route romantique" abrite, entre autres, une belle cathédrale, la forteresse de Marienberg datant du XIIIe siècle, et surtout le magnifique "Palais-résidence de Würzburg" classé à l'UNESCO. Patrimoine naturelAlpes bavaroises : le long de la frontière autrichienne cette partie des Alpes est un des plus beaux endroits d'Allemagne avec ses sommets entre 2 et 3 000 m, ses lacs, ses forêts, ses pâturages. On y pratique entre autres la randonnées, le VTT et le ski.Forêt de Bavière : vaste zone forestière et de moyenne montagne à la frontière tchèque dont une partie est parc national. C'est un haut lieu du "tourisme nature". On peut notamment y faire de belles randonnées, du vélo et du ski. La faune locale est aussi assez riche avec des loups, des ours, des lynx et nombre d'espèces d'oiseaux.Lac Ammer : grand lac au sud-ouest de Munich que les habitants de la ville utilisent pour les sports nautiques. L'abbaye Andechs, lieu de pèlerinage, est sur ses rives tout comme le village de Diessen connu pour ses artistes et son musée consacré à Carl Off.Lac de Chiem : le plus grand lac bavarois est connu pour son île de Herrenchiemsee sur laquelle Louis II de Bavière fit construire une réplique de Versailles qu'on peut visiter.Lacs de Franconie : un ensemble de petits lacs au sud-ouest de Nuremberg appréciés pour leurs plages et les possibilités d'activités nautiques. On peut aussi randonner ou faire du vélo sur leurs pourtours.Lac de Starnberg : juste à côté du lac Ammer, cet autre grand lac porte les souvenirs de Louis II de Bavière et de Sissi à travers plusieurs châteaux (Berg, Possenhofen...), chapelle et musée. Dans un autre domaine le lac est aussi apprécié pour les activités nautiques, le vélo et la randonnée.Parc national de Berchtesgaden : ce parc alpin à la frontière de l'Autriche offre de superbes paysages de vallées, de lacs (dont le Königssee avec sa chapelle) et de hauts sommets. On peut y randonner sur plus de 200 km de sentiers balisés.Suisse franconienne : cette région de forêts, grottes et collines entre Nuremberg et Bayreuth est depuis longtemps une destination touristique. On y vient pour les beaux paysages, mais aussi les activités sport-nature (randonnée, escalade, canoë...). Plusieurs dizaines de petits châteaux médiévaux, plus ou moins en état, sont aussi à découvrir. 6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord Brême et la Basse Saxe : Brême; Goslar; Hildesheim; Parc national du Harz; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Hambourg et le Schleswig-Holstein : Lübeck; Parcs nationaux de la Mer de Waden. Mecklembourg-Poméranie Occidentale : Côte de la Mer Baltique; Rügen; Stralsund; Usedom; Wismar.
- L'Ouest Rhénanie du Nord-Westphalie : Ruhr. Rhénanie-Palatinat : Cochem; Vallée du Haut-Rhin moyen; Vallée de la Moselle.
- L'Est Berlin et Brandebourg : Berlin; Potsdam; Spreewald. Saxe : Dresde; Forteresse de Königstein; Görlitz; Suisse saxonne; Vallée de l'Elbe. Saxe-Anhalt : Dessau; Quedlinburg; Parc national du Harz.
- Le Centre Hesse : Marbourg; Vallée du Haut-Rhin moyen. Thuringe : Buchenwald; Eisenach; Erfurt.
- Le Sud Bade-Wurtemberg : Château de Hohenzollern; Route des châteaux; Lac de Constance; Forêt Noire. Bavière : Alpes bavaroises; Bamberg; Château de Hohenschwangau; Château de Neuschwanstein; Dinkelsbühl; Forêt de Bavière; Lac de Chiem; Lac de Starnberg; Munich; Nördlingen; Parc national de Berchtesgaden; Ratisbonne; Rothenburg ob der Tauber; Route des châteaux; Route romantique; Suisse franconienne; Würzburg;
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Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser English translation pending
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
La passion du "j'ai raison" English translation pending
Bonjour,
Si je viens sur un forum de voyage et que je pose la question: "bonjour, je pars en Andalousie pour juillet et août, je n'aurais pas la possibilité de mettre de la crème solaire, pensez-vous que je risque d'attraper un grave coup de soleil?" (je précise que je suis une touriste blanche de base, bête et méchante)
Alors analysons la situation:
-d'abord viendrons les optimistes, qui répondront sans nul doute PAS de problème, tu te mets systématiquement sous un parasol à la plage, tu restes à l'ombre en terrasse, tu mets un tee-shirt pour aller te baigner, et t'auras aucun problème! Moi je l'ai fait, donc vas-y c'est pas dangereux!
-ensuite, viendrons les prévenants, qui répondront à coup sûr SURTOUT pas, le soleil tape dur en Andalousie, tu ne pourras pas éviter de faire un kilomètre à pied sous le soleil, tu as la réverbération sur la plage même sous un parasol! Même en prenant des précautions, tu n'éviteras pas le coup de soleil, parce que c'est bien connu, en Andalousie, ça tape!
-pour terminer, le post partira en cacahouète entre les optimistes et les prévenants, qui s'accuseront mutuellement d'être intolérants, d'être bornés, de ne pas accepter un point de vue différent du leur.
BREF, ce petit troll caricatural simplement parce que je suis inscrite sur ce forum depuis un bout de temps, je l'ai délaissé un bon moment, puis depuis que j'y suis revenue, au fil de mes interventions et lectures, je constate que les voyageurs qui ne sont pas d'accord entre eux finissent systématiquement par se crêper le chignon par post interposés, sans même se connaître dans la vraie vie.
A force de constater, par deux ou trois fois dans les sujets sur lesquels je suis intervenue, et par dizaines de fois dans les posts que je me suis contentée de lire, que cette dégringolade de points de vue radicaux se transforment le plus souvent en joute verbale; eh bien j'ai fini par me demander: est-ce que je reste inscrite sur ce forum? Bien sûr ma réflexion a été de courte durée, je ne vais pas me priver de lectures intéressantes juste pour ça.
Mais cela m'amène une réflexion: pourquoi les voyageurs pas d'accord sur la forme (bien qu'au final, il me semble que sur le fond leurs idées ne sont pas si éloignées que cela, mais exprimées différemment) sont-ils si passionnés dans leurs échanges? Pourquoi veut-on imposer son point de vue, tout en accusant l'autre de vouloir imposer le sien? Qu'est-ce qui nous émeut autant dans le voyage pour déchaîner tant de passions, tant d'agressivité? Pourquoi chacun se sent agressé personnellement lorsque l'autre donne un avis différent du sien?
Si je viens sur un forum de voyage et que je pose la question: "bonjour, je pars en Andalousie pour juillet et août, je n'aurais pas la possibilité de mettre de la crème solaire, pensez-vous que je risque d'attraper un grave coup de soleil?" (je précise que je suis une touriste blanche de base, bête et méchante)
Alors analysons la situation:
-d'abord viendrons les optimistes, qui répondront sans nul doute PAS de problème, tu te mets systématiquement sous un parasol à la plage, tu restes à l'ombre en terrasse, tu mets un tee-shirt pour aller te baigner, et t'auras aucun problème! Moi je l'ai fait, donc vas-y c'est pas dangereux!
-ensuite, viendrons les prévenants, qui répondront à coup sûr SURTOUT pas, le soleil tape dur en Andalousie, tu ne pourras pas éviter de faire un kilomètre à pied sous le soleil, tu as la réverbération sur la plage même sous un parasol! Même en prenant des précautions, tu n'éviteras pas le coup de soleil, parce que c'est bien connu, en Andalousie, ça tape!
-pour terminer, le post partira en cacahouète entre les optimistes et les prévenants, qui s'accuseront mutuellement d'être intolérants, d'être bornés, de ne pas accepter un point de vue différent du leur.
BREF, ce petit troll caricatural simplement parce que je suis inscrite sur ce forum depuis un bout de temps, je l'ai délaissé un bon moment, puis depuis que j'y suis revenue, au fil de mes interventions et lectures, je constate que les voyageurs qui ne sont pas d'accord entre eux finissent systématiquement par se crêper le chignon par post interposés, sans même se connaître dans la vraie vie.
A force de constater, par deux ou trois fois dans les sujets sur lesquels je suis intervenue, et par dizaines de fois dans les posts que je me suis contentée de lire, que cette dégringolade de points de vue radicaux se transforment le plus souvent en joute verbale; eh bien j'ai fini par me demander: est-ce que je reste inscrite sur ce forum? Bien sûr ma réflexion a été de courte durée, je ne vais pas me priver de lectures intéressantes juste pour ça.
Mais cela m'amène une réflexion: pourquoi les voyageurs pas d'accord sur la forme (bien qu'au final, il me semble que sur le fond leurs idées ne sont pas si éloignées que cela, mais exprimées différemment) sont-ils si passionnés dans leurs échanges? Pourquoi veut-on imposer son point de vue, tout en accusant l'autre de vouloir imposer le sien? Qu'est-ce qui nous émeut autant dans le voyage pour déchaîner tant de passions, tant d'agressivité? Pourquoi chacun se sent agressé personnellement lorsque l'autre donne un avis différent du sien?
Cinq jours à Berlin en famille English translation pending
De retour de Berlin
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Comment ça se passe à Madagascar en ce moment? (début avril 2013) English translation pending
Hello
Je cherche des infos du l île rouge concernant , d abord la sécurité , lié à la situation politique politique , j imagine
Ainsi que les tarifs , hôtels restau ... Merci
Arnaque au Vietnam English translation pending
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir.
Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Au pied du Mur: escapade berlinoise English translation pending
AU PIED DU MUR : ESCAPADE A BERLIN
On se cherchait une escapade , un break pour compenser notre 'mal des voyages' et pour changer des destinations ' natures' que nous avions faites ces derniers temps… Cinq jours c'est à la fois longs et courts pour du hors Europe. On a déjà 'écumé' quelques capitales… alors ??? Eh bien , après quelques articles lus dans des magazines touristiques et quelques discussions autour de nous , nous avons opté pour Berlin , même si bercée par les souvenirs de guerre de mon grand -père, j'étais peu encline à cette destination. Berlin s'est donc imposée à nous toute seule avec ses atouts : proche ( 1H40 direct de Lyon) , pas trop onéreuse, de beaux musées, chargée d'histoire, des espaces verts… Nous avons dû faire un ciblage de nos centres d'intérêt car 4 jours plein sont vraiment juste pour visiter tout ce que Berlin propose… Nous avons réussi à visiter ce que nous nous étions fixé , sauf Postdam…
BUDGET : Pour 6 jours environ : 1200 e
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Berlin direct avec la Luftansa avec arrivée à l'aéroport de Tegel : 170 e par personne
-Transports en commun : Nous avions réservé la Welcome card par internet , en choisissant l'option 5 jours. Nous avons imprimé notre voucher puis on a retiré nos titres de transport à l'aéroport . On la composte au premier voyage. : 35 e / personne : Outre l'accès à tous les moyens de transports illimité , cette carte ouvre à de nombreuses réductions sur musées, bateaux, restaurants . Nous avons bénéficié de 16, 5 e de réduction. Je ne peux vous dire si elle est rentable, je le pense, car nous n'avons pas fait le calcul des transports un à un … mais elle est très pratique.
HEBERGEMENT : Adina aparthotel Hackescher markt Pour 5 nuits : 518 e Nous avons réservé , comme souvent maintenant, via Booking. Extrémmement bien placé , au centre de Berlin, à côté de la station de métro du même nom, à 10mn à pied de l' Alexander Platz, à 10mn de l'île aux musées, 5mn du Berliner dom…
Un très beau studio , haut standing , très fonctionnel et cuisine toute équipée. Personnel agréable, disponible. Salle de Fitness et Spa avec sauna et Jacuzzi . Possibilité de prendre les petits déjeuners ( 16e) et de prendre ses repas: non fait . Au bas de l'hôtel , il y a une boulangerie et une supérette bio.
RESTAURATION :
C'est très facile à Berlin de se restaurer pour tous les budgets et tous les goûts contrairement à beaucoup de capitales. Consommer ou manger en terrasse est une institution ! Nous avons mixé les repas sur le pouce , les découvertes culinaires et les repas à l'appartement.
Kuchi : rue Gipsstr ( quartier mite) dans quartier des granges 🙂🙂 Un excellent japonais où nous nous sommes délectés d'un plateau sushis, sashimis, maki… pour 38e pour deux Attention : pensez à réserver !
Georgbraeu : quartier St Nicolas , le long de la Spree Repas en terrasse . Découverte de spécialités berlinoises : le Einstein ( jarret , purée de pois, choucroute) et le jambonneau avec pommes de terre, choucroute, sauce au lard… Gouteux mais après avoir fini l'assiette , on est sûr de ne pas rester sur sa faim …. whaouh ! Formule : Einstein + bière + eau de vie : 9,90 e
Viapiano : Potsdamer platz Pizza, salades, pâtes, en formule cafétéria mais cadre super sympa . Excellent rapport qualité / prix .
Shimaï : Dom aquarelle ( proche du Berliner Dom sur petite place avec des fontaines) Restaurant vietnamien. Plats entre 7 et 10 e. Excellent rapport qualité /Prix
Food lounge bar : Dom aquaree Cuisine berlinoise et internationale . Les pommes de terre en papilotte et l'appelstrudel sont à tomber par terre :)
GUIDE : Routard et Guide vert. Le guide vert est succinct mais les plans y sont très bien.
VISITES :
- East side gallery ( mur ) gratuit Fresque( 118 artistes ont réinveti le mur en 1990) de 1,3 km le long du mur...Emouvant . On y voit toutes les façons d'appréhender le mur : liberté, fuite, humour... On ne peut ici s'empêcher de gamberger sur le drame de ces vies séparées, sur les murs qui existent encore et surtout qui s'édifient encore pour séparer les peuples.
- Le pont d'Oberbaumbrucke Superbe pont en brique rouge néogothique avec des arches, et des tours ... presque tiré d'un dessin animé
- Checkpoint Charlie : Le 1" août 1961 pendant la nuit , Berlin se retrouve coupée en deux par l'opération 'Muraille de Chine' pour éviter l'exode de la population de la RDA. Checkpoint restera le seul lieu de passage. Aujourd'hui , bien qu'il fut démantelé, il est reconstruit . Très touristique mais symbolique...
- Mauermuseum ( musée du mur) : 12e et 25% réduction avec la carte ; audioguide 3,5e . A côté de Checkpoint Charlie . On a hésité à prendre l'audioguide car couteux et le routard précisé que tout était traduit en français... certes ... mais le musée est un immense fourre-tout avec des dizaines de grands panneaux au mur ... C'est confiné, il y est fait chaud, c'est bruyant... Bref , on se serait vite lassé. L'audioguide nous a donné un fil conducteur. On se fixe sur certains détails , et anecdoctes. On comprend les trésors d'ingènuosité pour pour fuir à l'Ouest mais aussi l'ingènuosité des tortionnaires pour les retenir... C'est émouvant, cruel, touchant, héroïque. On y saisi aussi bien l'Otan et le pacte de Varsovie, on revient sur la tentative de révolution de 1953...
- Bateau sur la Spree : 11e et 25% avec carte ; audioguide gratuit. 1H On a adoré !!! et pourtant , nous ne sommes jamais grand amateur de ce style de balade. Il faisait un temps de rêve. Ce moment au fil de l'eau , nous apprécierons qui nous permettra de visionner les différents monuments et points de vue d'une partie de Berlin, les ouvrages d'art, les nouvelles constructions comme le quartier St Nicolas, Palais Ephraïm, Berliner dom, l'île des musées, le parc Monbijou, le Reichtag, la Charité, la chancellerie, le centre de la culture...
- Le quartier St Nicolas : mon coup de coeur Le plus vieux quartier de Berlin , plein de charme, un peu notre Marais parisien... Belle église, jolie place avec la fontaine de l'ours ( symbole de Berlin) , ses salons de thé, ses boutiques cosy... un îlot de bonheur et sérénité...
- L'Alexander Platz Un des centres névralgiques de Berlin. Lieu de départ des manifestations de 1989 ayant provoqué la chute du Mur. Elle est , hélas, en plein travaux mais digne d'intérêt !! La tour de la TV (symbole de la RDA) , la mairie de style florentin , les fontaines, l'église notre dame, l'horloge universelle et l'ANIMATION !!!! Au bout de la place : Marx et Engel veillent ...
- Le quartier des Granges Ancien quartier juif , avec sa synagogue nouvellement reconstruite... C'est ici l'histoire de 60 000 juifs déportés. Les façades encore criblées de balles, 'la maison manquante', les pavés au sol signalant chaque personne dépoté avec son âge, son lieu de déportation... Cela fait froid dans le dos
- la porte de Brandebourg
- La Parizer Platz : assez austére
- Holocaust Mahnmal : gratuit En mémoire des juifs déportés. A quelques encablures du bunker d'Hitler, il est constitué de 2711 stèles de tailles différentes sur un sol ondulé... un peu angoissant comme labyrinthe. Le mémorial en lui-même témoigne de l'histoire de 15 familles juives dans différents pays européens... C'est certes du vu et revu . Nous n'avons feuilleter que cette page de l'histoire allemande ici, en laissant musée juif...
- Musée du cinéma : 6e et 25% avec la carte ; audioguide gratuit Parcours sur deux étages, de beaux effets sonores et lumineux. Les grands classiques de l'expressionnisme allemand, une large section consacrée à Marlène Dietrich... Un bel ensemble mais qui demande de nombreuses connaissances de bases que nous n'avions pas...
- Le parc Tiergaten Un moment de lumière douce, de couleurs d'automne, du rire des enfants...
- Visite de la coupole du reichtag : gratuit ; audioguide gratuit; UNIQUEMENT SUR RESERVATION VIA INTERNET !!! Visite étonnante d'un mélange d'une architecture austère et du moderne ( un peu comme la pyramide du Louvre ) . Nous avons beaucoup aimé cette audace, la vue magnifique sur Berlin ( commentée par audioguide) et surtout le trésor d'ingènuosité écologique de Norman Foster ! 8 tonnes d'acier, 3000m2 de verre, 360 miroirs pour éclairer la salle pleniére , une balade hélicoïdale, une centrale au colza... Nous sommes charmés!
- Postadamer Platz Très vivante, le Manhattan de Berlin avec le sony center...
- Neues Museum : 14e et audioguide gratuit ( possibilité de réserver sur internet ; nous , il n'y avait plus de place) Nous sommes allés en toute fin d'après-midi pour éviter les files d'attente et cela a fort bien marché !!! Nous y allions essentiellement pour la section égyptologie . J'adore ce genre de musée où je flânerai , de pièce en pièce , durant des heures mais Eddy n'aime pas ... Donc , de bon compromis, nous y allons mais je cible mes choix pour ne jamais y dépasser les deux heures. Le clou pour moi est évidemment le buste de Nefertiti même si sa présentation dans une salle que je trouve lugubre n'est pas du meilleur effet ... Mais , elle est là : larmes d'émotion ! Plus belle que je ne l'imaginais... Son oeil de cire semble vous suivre du regard... Emotion !! Les mastaba sont aussi intéressants. J'ai aimé la stèle de Nefertiti et Akhenaton avec leurs trois premières filles sous Aton mais surtout la minuscule tête de Tiyi , toute délicate, semblant vivante mais avec le regret qu'il ne reste que quelques perles bleues dans sa chevelure.
- Altenational gallery : 10e ( possibilité réserver sur internet ) ; audioguide gratuit Idem : visite ciblée ! A l'impresionnisme bien sûr et coup de coeur pour les sculptures 'Amour et psyché' et 'Louise et Frederica de Schadow. 'Le laminoir de Menzel est aussi une oeuvre superbe
- Après-midi verte avec un parcours extra muros sympa : RER S5 jusqu'au jardin zoologique Puis U2 jusque l'arrêt THéodore Ness Puis bus 228 jusqu'au Wassnee au travers d'une belle forêt au couleurs d'automne et de lacs.
- Pergammon muséum : 10e ; audioguide gratuit ; possibilité de réserver sur une plage horaire sur internet Idem : musée ciblé. Je ne vais pas vous décrire les merveilles qu'il recéle car les guides le font très bien... Autel de Pergame Porte du marché de Milet et larmes d'émotions devant la porte d'Ishtar ... Nabuchodonosor , un mot qui avait sonner avec brio, avec force à mes petites oreilles de 12 ans prend ici vie et j'ai l'impression de partager un moment avec lui ;.. tout bêtement ... c'est titanesque, somptueux de couleurs...
- Musée de la DDR : 6e et 25% de réduction avec la carte . Pas d'audioguide Plein d'objets sur la vie en RDA: la Trabant.... Malgré ce ce que le régime voulait laisser penser de la vie insouciante en RDA par sa propagande : vacances à L'est ( bien sûr) , nudisme, égalité de tous... , on découvre les salles d'écoute de la Stasi, uniformes, dortoirs... Très intéressant!
- Musée ' thé store of Berlin' : 10e et 25% de reduction avec la carte ; pas d'audioguide mais livret en français: 1e Voyage de 1237 à nos jours au travers de 24 salles pour comprendre Berlin: la Prusse, la révolution industrielle ( on y retrouve le laminoir de Menzel) , le Reich de 1871, les guerres, l'horreur nazie, l'autodafé, la nuit de cristal, les JO de 1936, le blocus soviétique, le Mur... Objets, reconstitutions, effets sonores ... Génial !!! Deux heures passionnantes. Nous n'avons pas visité l'abri anti-atomique
NOUS AVONS ADORE : - La chance exceptionnelle de profiter de l'été indien berlinois: soleil et 20 degrés - La balade sur la Spree - Les pauses thé / café aux terrasses - l'East side gallery - le quartier St Nicolas 🙂🙂🙂
NOUS AVONS AIME : - The story of Berlin : passionnant - La Mauermuseum : émouvant - La vue depuis la coupole du Reichtag et son architecture - La porte d'Ishtar et le buste de Nefertiti😇
NOUS AVONS MOINS AIME : - les travaux de partout …. 🙁
On se cherchait une escapade , un break pour compenser notre 'mal des voyages' et pour changer des destinations ' natures' que nous avions faites ces derniers temps… Cinq jours c'est à la fois longs et courts pour du hors Europe. On a déjà 'écumé' quelques capitales… alors ??? Eh bien , après quelques articles lus dans des magazines touristiques et quelques discussions autour de nous , nous avons opté pour Berlin , même si bercée par les souvenirs de guerre de mon grand -père, j'étais peu encline à cette destination. Berlin s'est donc imposée à nous toute seule avec ses atouts : proche ( 1H40 direct de Lyon) , pas trop onéreuse, de beaux musées, chargée d'histoire, des espaces verts… Nous avons dû faire un ciblage de nos centres d'intérêt car 4 jours plein sont vraiment juste pour visiter tout ce que Berlin propose… Nous avons réussi à visiter ce que nous nous étions fixé , sauf Postdam…
BUDGET : Pour 6 jours environ : 1200 e
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Berlin direct avec la Luftansa avec arrivée à l'aéroport de Tegel : 170 e par personne
-Transports en commun : Nous avions réservé la Welcome card par internet , en choisissant l'option 5 jours. Nous avons imprimé notre voucher puis on a retiré nos titres de transport à l'aéroport . On la composte au premier voyage. : 35 e / personne : Outre l'accès à tous les moyens de transports illimité , cette carte ouvre à de nombreuses réductions sur musées, bateaux, restaurants . Nous avons bénéficié de 16, 5 e de réduction. Je ne peux vous dire si elle est rentable, je le pense, car nous n'avons pas fait le calcul des transports un à un … mais elle est très pratique.
HEBERGEMENT : Adina aparthotel Hackescher markt Pour 5 nuits : 518 e Nous avons réservé , comme souvent maintenant, via Booking. Extrémmement bien placé , au centre de Berlin, à côté de la station de métro du même nom, à 10mn à pied de l' Alexander Platz, à 10mn de l'île aux musées, 5mn du Berliner dom…
Un très beau studio , haut standing , très fonctionnel et cuisine toute équipée. Personnel agréable, disponible. Salle de Fitness et Spa avec sauna et Jacuzzi . Possibilité de prendre les petits déjeuners ( 16e) et de prendre ses repas: non fait . Au bas de l'hôtel , il y a une boulangerie et une supérette bio.
RESTAURATION :
C'est très facile à Berlin de se restaurer pour tous les budgets et tous les goûts contrairement à beaucoup de capitales. Consommer ou manger en terrasse est une institution ! Nous avons mixé les repas sur le pouce , les découvertes culinaires et les repas à l'appartement.
Kuchi : rue Gipsstr ( quartier mite) dans quartier des granges 🙂🙂 Un excellent japonais où nous nous sommes délectés d'un plateau sushis, sashimis, maki… pour 38e pour deux Attention : pensez à réserver !
Georgbraeu : quartier St Nicolas , le long de la Spree Repas en terrasse . Découverte de spécialités berlinoises : le Einstein ( jarret , purée de pois, choucroute) et le jambonneau avec pommes de terre, choucroute, sauce au lard… Gouteux mais après avoir fini l'assiette , on est sûr de ne pas rester sur sa faim …. whaouh ! Formule : Einstein + bière + eau de vie : 9,90 e
Viapiano : Potsdamer platz Pizza, salades, pâtes, en formule cafétéria mais cadre super sympa . Excellent rapport qualité / prix .
Shimaï : Dom aquarelle ( proche du Berliner Dom sur petite place avec des fontaines) Restaurant vietnamien. Plats entre 7 et 10 e. Excellent rapport qualité /Prix
Food lounge bar : Dom aquaree Cuisine berlinoise et internationale . Les pommes de terre en papilotte et l'appelstrudel sont à tomber par terre :)
GUIDE : Routard et Guide vert. Le guide vert est succinct mais les plans y sont très bien.
VISITES :
- East side gallery ( mur ) gratuit Fresque( 118 artistes ont réinveti le mur en 1990) de 1,3 km le long du mur...Emouvant . On y voit toutes les façons d'appréhender le mur : liberté, fuite, humour... On ne peut ici s'empêcher de gamberger sur le drame de ces vies séparées, sur les murs qui existent encore et surtout qui s'édifient encore pour séparer les peuples.
- Le pont d'Oberbaumbrucke Superbe pont en brique rouge néogothique avec des arches, et des tours ... presque tiré d'un dessin animé
- Checkpoint Charlie : Le 1" août 1961 pendant la nuit , Berlin se retrouve coupée en deux par l'opération 'Muraille de Chine' pour éviter l'exode de la population de la RDA. Checkpoint restera le seul lieu de passage. Aujourd'hui , bien qu'il fut démantelé, il est reconstruit . Très touristique mais symbolique...
- Mauermuseum ( musée du mur) : 12e et 25% réduction avec la carte ; audioguide 3,5e . A côté de Checkpoint Charlie . On a hésité à prendre l'audioguide car couteux et le routard précisé que tout était traduit en français... certes ... mais le musée est un immense fourre-tout avec des dizaines de grands panneaux au mur ... C'est confiné, il y est fait chaud, c'est bruyant... Bref , on se serait vite lassé. L'audioguide nous a donné un fil conducteur. On se fixe sur certains détails , et anecdoctes. On comprend les trésors d'ingènuosité pour pour fuir à l'Ouest mais aussi l'ingènuosité des tortionnaires pour les retenir... C'est émouvant, cruel, touchant, héroïque. On y saisi aussi bien l'Otan et le pacte de Varsovie, on revient sur la tentative de révolution de 1953...
- Bateau sur la Spree : 11e et 25% avec carte ; audioguide gratuit. 1H On a adoré !!! et pourtant , nous ne sommes jamais grand amateur de ce style de balade. Il faisait un temps de rêve. Ce moment au fil de l'eau , nous apprécierons qui nous permettra de visionner les différents monuments et points de vue d'une partie de Berlin, les ouvrages d'art, les nouvelles constructions comme le quartier St Nicolas, Palais Ephraïm, Berliner dom, l'île des musées, le parc Monbijou, le Reichtag, la Charité, la chancellerie, le centre de la culture...
- Le quartier St Nicolas : mon coup de coeur Le plus vieux quartier de Berlin , plein de charme, un peu notre Marais parisien... Belle église, jolie place avec la fontaine de l'ours ( symbole de Berlin) , ses salons de thé, ses boutiques cosy... un îlot de bonheur et sérénité...
- L'Alexander Platz Un des centres névralgiques de Berlin. Lieu de départ des manifestations de 1989 ayant provoqué la chute du Mur. Elle est , hélas, en plein travaux mais digne d'intérêt !! La tour de la TV (symbole de la RDA) , la mairie de style florentin , les fontaines, l'église notre dame, l'horloge universelle et l'ANIMATION !!!! Au bout de la place : Marx et Engel veillent ...
- Le quartier des Granges Ancien quartier juif , avec sa synagogue nouvellement reconstruite... C'est ici l'histoire de 60 000 juifs déportés. Les façades encore criblées de balles, 'la maison manquante', les pavés au sol signalant chaque personne dépoté avec son âge, son lieu de déportation... Cela fait froid dans le dos
- la porte de Brandebourg
- La Parizer Platz : assez austére
- Holocaust Mahnmal : gratuit En mémoire des juifs déportés. A quelques encablures du bunker d'Hitler, il est constitué de 2711 stèles de tailles différentes sur un sol ondulé... un peu angoissant comme labyrinthe. Le mémorial en lui-même témoigne de l'histoire de 15 familles juives dans différents pays européens... C'est certes du vu et revu . Nous n'avons feuilleter que cette page de l'histoire allemande ici, en laissant musée juif...
- Musée du cinéma : 6e et 25% avec la carte ; audioguide gratuit Parcours sur deux étages, de beaux effets sonores et lumineux. Les grands classiques de l'expressionnisme allemand, une large section consacrée à Marlène Dietrich... Un bel ensemble mais qui demande de nombreuses connaissances de bases que nous n'avions pas...
- Le parc Tiergaten Un moment de lumière douce, de couleurs d'automne, du rire des enfants...
- Visite de la coupole du reichtag : gratuit ; audioguide gratuit; UNIQUEMENT SUR RESERVATION VIA INTERNET !!! Visite étonnante d'un mélange d'une architecture austère et du moderne ( un peu comme la pyramide du Louvre ) . Nous avons beaucoup aimé cette audace, la vue magnifique sur Berlin ( commentée par audioguide) et surtout le trésor d'ingènuosité écologique de Norman Foster ! 8 tonnes d'acier, 3000m2 de verre, 360 miroirs pour éclairer la salle pleniére , une balade hélicoïdale, une centrale au colza... Nous sommes charmés!
- Postadamer Platz Très vivante, le Manhattan de Berlin avec le sony center...
- Neues Museum : 14e et audioguide gratuit ( possibilité de réserver sur internet ; nous , il n'y avait plus de place) Nous sommes allés en toute fin d'après-midi pour éviter les files d'attente et cela a fort bien marché !!! Nous y allions essentiellement pour la section égyptologie . J'adore ce genre de musée où je flânerai , de pièce en pièce , durant des heures mais Eddy n'aime pas ... Donc , de bon compromis, nous y allons mais je cible mes choix pour ne jamais y dépasser les deux heures. Le clou pour moi est évidemment le buste de Nefertiti même si sa présentation dans une salle que je trouve lugubre n'est pas du meilleur effet ... Mais , elle est là : larmes d'émotion ! Plus belle que je ne l'imaginais... Son oeil de cire semble vous suivre du regard... Emotion !! Les mastaba sont aussi intéressants. J'ai aimé la stèle de Nefertiti et Akhenaton avec leurs trois premières filles sous Aton mais surtout la minuscule tête de Tiyi , toute délicate, semblant vivante mais avec le regret qu'il ne reste que quelques perles bleues dans sa chevelure.
- Altenational gallery : 10e ( possibilité réserver sur internet ) ; audioguide gratuit Idem : visite ciblée ! A l'impresionnisme bien sûr et coup de coeur pour les sculptures 'Amour et psyché' et 'Louise et Frederica de Schadow. 'Le laminoir de Menzel est aussi une oeuvre superbe
- Après-midi verte avec un parcours extra muros sympa : RER S5 jusqu'au jardin zoologique Puis U2 jusque l'arrêt THéodore Ness Puis bus 228 jusqu'au Wassnee au travers d'une belle forêt au couleurs d'automne et de lacs.
- Pergammon muséum : 10e ; audioguide gratuit ; possibilité de réserver sur une plage horaire sur internet Idem : musée ciblé. Je ne vais pas vous décrire les merveilles qu'il recéle car les guides le font très bien... Autel de Pergame Porte du marché de Milet et larmes d'émotions devant la porte d'Ishtar ... Nabuchodonosor , un mot qui avait sonner avec brio, avec force à mes petites oreilles de 12 ans prend ici vie et j'ai l'impression de partager un moment avec lui ;.. tout bêtement ... c'est titanesque, somptueux de couleurs...
- Musée de la DDR : 6e et 25% de réduction avec la carte . Pas d'audioguide Plein d'objets sur la vie en RDA: la Trabant.... Malgré ce ce que le régime voulait laisser penser de la vie insouciante en RDA par sa propagande : vacances à L'est ( bien sûr) , nudisme, égalité de tous... , on découvre les salles d'écoute de la Stasi, uniformes, dortoirs... Très intéressant!
- Musée ' thé store of Berlin' : 10e et 25% de reduction avec la carte ; pas d'audioguide mais livret en français: 1e Voyage de 1237 à nos jours au travers de 24 salles pour comprendre Berlin: la Prusse, la révolution industrielle ( on y retrouve le laminoir de Menzel) , le Reich de 1871, les guerres, l'horreur nazie, l'autodafé, la nuit de cristal, les JO de 1936, le blocus soviétique, le Mur... Objets, reconstitutions, effets sonores ... Génial !!! Deux heures passionnantes. Nous n'avons pas visité l'abri anti-atomique
NOUS AVONS ADORE : - La chance exceptionnelle de profiter de l'été indien berlinois: soleil et 20 degrés - La balade sur la Spree - Les pauses thé / café aux terrasses - l'East side gallery - le quartier St Nicolas 🙂🙂🙂
NOUS AVONS AIME : - The story of Berlin : passionnant - La Mauermuseum : émouvant - La vue depuis la coupole du Reichtag et son architecture - La porte d'Ishtar et le buste de Nefertiti😇
NOUS AVONS MOINS AIME : - les travaux de partout …. 🙁
Centième anniversaire de naissance: John Cage (Etats-Unis) English translation pending
« He is not a composer but an inventor – of genius » (Arnold Schönberg sur John Cage)
A la recherche d’une indeterminacy de plus en plus radicale
Le 5 septembre 1912, JOHN CAGE voit le jour à Los Angeles (Californie), jour qui marque la naissance d’un des compositeurs les plus importants et les plus radicaux du 20e siècle. Son activité musicale a élargi l’univers de la musique, notamment avec l’utilisation qu’il a faite des sons (y compris les bruits) et des silences dans l’espace-temps musical. Des prestations uniques mettant en scène des techniques de compositions innovatrices, comme p.ex. la musique aléatoire (mais souvent en rapport avec le reproche de l’anarchisme), ont fait de lui un compositeur incontournable de la musique contemporaine : il intègre dans ses partitions des sonorités jusque là considérées comme des bruits et introduit la notion de hasard et de silence total dans la musique. De plus, dans la vision musicale de Cage, tous les participants sont assimilés, le chef d’orchestre ne conduit plus, aucun centre visuel en concert, ce sont les musiciens qui décident comment et avec quel instrument interpréter une composition. Et même la durée d’une pièce est à eux. Bref, Cage renverse le chef d’orchestre, la partition et notamment lui aussi, le compositeur.
A ses débuts, John Cage préfère une instrumentation inhabituelle : l’ensemble de percussions. Depuis son « Quartett » (1935), des pièces pour percussions sont pendant plusieurs années au centre de sa créativité musicale avant de se tourner pour longtemps vers le piano.
La composition peut-être la plus radicale et certainement la plus connue de cet avantgardiste est le légendaire « 4:33 » (1952) qui ne consiste qu’en 4 minutes et 33 secondes de silence : l’interprète est astreint à se placer tout immobile devant son instrument et à ne produire aucun son ; du silence composé, du silence comme acte artistique, de la musique comme non-musique. La pièce suit la conclusion simple qu’il y a de la musique partout où l’on écoute : et pour Cage des bruits dans les rues, le toussotement dans l’auditoire, le grincement des chaises appartiennent à la musique également ; Cage en parle d’une « music of reality » qui, comme si c’est tout naturel, prend en compte des bruits pour son univers des sonorités. Il ne faut qu’y être sensible, ou comme dit Cage même : « Music is everywhere, you just have to have the ears to hear it » …
Plus que tout le reste, plus que ses pièces pour percussions, même plus que son « 4:33 », et plus que sa philosophie de la musique ou que l’étrangeté de ses dernières œuvres, c’est lui qui a rendu célèbre le compositeur John Cage : le « Prepared Piano » (1940-52), parfois qualifié, avec humour, de « musique gamelan à deux mains ». Si d’aucuns connaissent encore aujourd’hui le nom de John Cage, et l’associent à quoi qu’il soit, c’est bien l’invention de sa musique pour piano préparé. Mais d’autre côté, cette invention a peu fait école, a trouvé peu d’émules si l’on s’abstient d’un petit nombre de compositeurs (Arvo Pärt, Alfred Schnittke) et musiciens (Irène Schweizer, Keith Tippett).
Cette découverte du potentiel de « préparation » d’un piano à queue est due au départ, plus qu’à une volonté consciente, à un problème de place : en 1940, Cage compose une musique de ballet pour l’Afroaméricaine Syvilla Fort. L’espace disponible pour la représentation est tout simplement trop petit pour un ensemble de percussions que projetait Cage d’abord. Mais il fait de nécessité vertu et trouve la solution décisive : prendre des objets adéquats à coincer entre les cordes de l’instrument – des gommes de toutes tailles, des vis de toutes sortes, du bambou, du tissu, des morceaux de bois etc. etc. pour en modifier le son de manière totalement aléatoire (voir la photo en bas !). Sauf exception, les pièces pour piano préparé sont composées pour des représentations choréographiques ; les raisons pratiques ont sûrement joué un rôle (comme si souvent chez Cage) : un sac de vis et d’écrous, de gommes et de morceaux de bois est sans nul doute plus facile et moins cher à transporter que tout un ensemble de percussionnistes, et toute réflexion concernant la place devient superflue : on la trouve (pour caser un piano à queue) dans n’importe quelle salle de spectacle. Justement, dans les années 40, Cage voyage beaucoup comme pianiste accompagnateur, avec différentes troupes de danseurs dont surtout celle de Merce Cunningham. Toutes ces compositions pour piano préparé des années 1942-52, dont les célèbres « Sonatas and Interludes for Prepared Piano », mettent l’interprète en face de questions fort inhabituelles. Car avant d’avoir joué la moindre note, les problèmes se pressent et demandent à être résolus, qui ne sont pas tous de nature pianistique : le premier problème concerne les questions d’édition pure et simple. Et avant tout celui des préparations. Même si Cage les indique avec une très grande précision, beaucoup de questions restent en suspend ... Le cycle « Sonatas and Interludes », une œuvre inattendue à plusieurs égards date des années 1946-48 : à une structure formelle, strictement parlant, symétrique (4 premiers sonates – interlude I – 4 sonates – interlude II – interlude III – 4 sonates – interlude IV – 4 sonates) est ajoutée un arrière-plan philosophique. Avant de s’intéresser au bouddhisme zen, il s’est penché de très près sur l’esthétique de l’Inde ancienne. Donc, le cycle repose sur un modèle indien, ici la conception des huit ou neuf émotions de base (les « bhavas »). La préparation pour les « Sonatas and Interludes » est de plus grande importance, elle dure 2 à 3 heures dans des conditions optimales (la pure durée de la musique fait environ une heure). Elle est plus savante mais aussi beaucoup plus nuancée que dans la plupart des pièces brèves pour piano préparé écrites par Cage auparavant.
Dans les années 50, John Cage met au point les deux principes de composition qui vont demeurer essentielles pour toutes ses œuvres ultérieures et lui donner sa place au sein de l’histoire de la musique : l’emploi du hasard dans la composition d’œuvres sérielles (change composition) et le renoncement à une partition fixe, devant se ressembler le plus possible à chaque exécution, au profit d’indications de jeu plus ouvertes, laissant à l’interprète des libertés jusque-là impensables (indeterminacy). Son œuvre pour piano comprend des moments clefs de cette évolution dont « Music of Changes » (1951), œuvre s’avérant être l’une de ses œuvres les plus exigeantes, un grand cycle en quatre parties.
Après le « Concert for piano and orchestra » (1958) et durant de nombreuses années, John Cage fait preuve d’abstinence dans le domaine de la musique pour piano. Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’il revient quasiment à la composition et à composer à nouveau mais pas exclusivement des œuvres pour ou au moins avec piano. Des œuvres de grande envergure et virtuoses, portant toutes le nom d’« Etudes » se succèdent rapidement, dont pour le piano les « Etudes Boreales » et les « Etudes Australes », pour le violon les « Freeman-Etudes ». Toutes ces compositions sont extrêmement compliquées, en partie à la limite du possible sur le plan de la réalisation technique pour l’interprète. Quant aux « Etudes Australes », à une durée de 4 heures, elles reposent sur des cartes célèstes de la voûte étoilée de l’hémisphère sud sur lesquelles Cage a posé du papier calque et qu’il a travaillé ensuite après des opérations bien précises – tirées entre autres du I Ging – (densité, altérations, fréquence d’un accord, etc.). Ces études forment dans l’ensemble un processus de concentration, on voit apparaître avec chaque morceau de plus en plus d’accords, les notes seules sont de plus en plus rares ...
Un des compositeurs les plus importants pour John Cage est Eric Satie. Mis à part Arnold Schönberg et Henry Cowell (ses professeurs), il ne s’intéresse aussi longtemps, et de façon aussi approfondie et diversifiée, à aucun autre compositeur. Dans l’œuvre musicale de Cage, on trouve des passages dans lesquels son style se révèle proche de celui de Satie. Sur le plan de l’esthétique, Cage se fascine de l’attitude antiromantique de Satie et, de plus, de l’idée d’une musique statique et ne se développant pas (p.ex. présentée entre autres avec les célèbres « Gymnopédies »), et sur le niveau stylistique, ce sont la simplicité des rythmes et le ton retenu de l’expression qu��attirent les faveurs de John Cage pour ce compositeur français. Plusieurs oeuvres qui rendent hommage à Satie le témoignent dont « In a Landscape » (1948), « Dream » (1948), « Perpetual Tango » (1984) et son hommage le plus connu, « Cheap imitation » (1969), pièce tripartite, que Cage arrange aussi pour violon, pour orchestre et pour voix chantée ...
Dans sa dernière période (1985-1992), John Cage compose les soi-disant « Number Pieces » : l’interprète décide du commencement et de la fin de l’émission sonore avec son chronomètre, c.à.d. agissant à l’intérieur de ce qu’il appelle « time brackets » (parenthèses de temps).
Même si John Cage est considéré jusqu’à aujourd’hui comme charlatan ou au moins comme excentrique en raison de ses idées souvent grotesques, son influence sur le monde de la musique est plus évidente que jamais : si c’est au jazz libre (Anthony Braxton, Keith Tippett, John Zorn), au pop expérimental (Keith Rowe), au remix électronique (Christian Marclay, Bob Ostertag avec ses « Plunderphonics ») ou parmi les compositeurs de la musique avant-garde (Morton Feldman, Harry Partch, Christian Wolff, les minimalistes Philip Glass et Steve Reich, etc. pp.) – sa pensée musicale s’est implantée partout.
Le 12 août 1992, John Cage, le rébelle, décède à New York. Ce 5 septembre, il aurait fêté ses 100 ans ...
Editions discographiques les plus actuelles de John Cage :
1) John Cage, The Works for Percussion 1 (mode records 299). Avec Percussion Group Cincinnati. 2) John Cage, Etudes Australes (Wergo WER 6740 2). 4 cds. Avec Susanne Liebner, piano. Superbe édition, gigantesque !!! 3) John Cage, As it is (ECM New Series 2268). Alexei Lubimov, pianos & Natalia Pschenitschnikova, voix. Grandiose édition des mises en musique lyriques de James Joyce, E.E. Cummings et Gertrude Stein ainsi que des premières pièces pour piano préparé. 4) John Cage, Empty Words (EWR 1102/3). 2 cds. Sylvia Alexandra Schimag, voix.
Bonne écoute !
Herbert
A la recherche d’une indeterminacy de plus en plus radicale
Le 5 septembre 1912, JOHN CAGE voit le jour à Los Angeles (Californie), jour qui marque la naissance d’un des compositeurs les plus importants et les plus radicaux du 20e siècle. Son activité musicale a élargi l’univers de la musique, notamment avec l’utilisation qu’il a faite des sons (y compris les bruits) et des silences dans l’espace-temps musical. Des prestations uniques mettant en scène des techniques de compositions innovatrices, comme p.ex. la musique aléatoire (mais souvent en rapport avec le reproche de l’anarchisme), ont fait de lui un compositeur incontournable de la musique contemporaine : il intègre dans ses partitions des sonorités jusque là considérées comme des bruits et introduit la notion de hasard et de silence total dans la musique. De plus, dans la vision musicale de Cage, tous les participants sont assimilés, le chef d’orchestre ne conduit plus, aucun centre visuel en concert, ce sont les musiciens qui décident comment et avec quel instrument interpréter une composition. Et même la durée d’une pièce est à eux. Bref, Cage renverse le chef d’orchestre, la partition et notamment lui aussi, le compositeur.
A ses débuts, John Cage préfère une instrumentation inhabituelle : l’ensemble de percussions. Depuis son « Quartett » (1935), des pièces pour percussions sont pendant plusieurs années au centre de sa créativité musicale avant de se tourner pour longtemps vers le piano.
La composition peut-être la plus radicale et certainement la plus connue de cet avantgardiste est le légendaire « 4:33 » (1952) qui ne consiste qu’en 4 minutes et 33 secondes de silence : l’interprète est astreint à se placer tout immobile devant son instrument et à ne produire aucun son ; du silence composé, du silence comme acte artistique, de la musique comme non-musique. La pièce suit la conclusion simple qu’il y a de la musique partout où l’on écoute : et pour Cage des bruits dans les rues, le toussotement dans l’auditoire, le grincement des chaises appartiennent à la musique également ; Cage en parle d’une « music of reality » qui, comme si c’est tout naturel, prend en compte des bruits pour son univers des sonorités. Il ne faut qu’y être sensible, ou comme dit Cage même : « Music is everywhere, you just have to have the ears to hear it » …
Plus que tout le reste, plus que ses pièces pour percussions, même plus que son « 4:33 », et plus que sa philosophie de la musique ou que l’étrangeté de ses dernières œuvres, c’est lui qui a rendu célèbre le compositeur John Cage : le « Prepared Piano » (1940-52), parfois qualifié, avec humour, de « musique gamelan à deux mains ». Si d’aucuns connaissent encore aujourd’hui le nom de John Cage, et l’associent à quoi qu’il soit, c’est bien l’invention de sa musique pour piano préparé. Mais d’autre côté, cette invention a peu fait école, a trouvé peu d’émules si l’on s’abstient d’un petit nombre de compositeurs (Arvo Pärt, Alfred Schnittke) et musiciens (Irène Schweizer, Keith Tippett).
Cette découverte du potentiel de « préparation » d’un piano à queue est due au départ, plus qu’à une volonté consciente, à un problème de place : en 1940, Cage compose une musique de ballet pour l’Afroaméricaine Syvilla Fort. L’espace disponible pour la représentation est tout simplement trop petit pour un ensemble de percussions que projetait Cage d’abord. Mais il fait de nécessité vertu et trouve la solution décisive : prendre des objets adéquats à coincer entre les cordes de l’instrument – des gommes de toutes tailles, des vis de toutes sortes, du bambou, du tissu, des morceaux de bois etc. etc. pour en modifier le son de manière totalement aléatoire (voir la photo en bas !). Sauf exception, les pièces pour piano préparé sont composées pour des représentations choréographiques ; les raisons pratiques ont sûrement joué un rôle (comme si souvent chez Cage) : un sac de vis et d’écrous, de gommes et de morceaux de bois est sans nul doute plus facile et moins cher à transporter que tout un ensemble de percussionnistes, et toute réflexion concernant la place devient superflue : on la trouve (pour caser un piano à queue) dans n’importe quelle salle de spectacle. Justement, dans les années 40, Cage voyage beaucoup comme pianiste accompagnateur, avec différentes troupes de danseurs dont surtout celle de Merce Cunningham. Toutes ces compositions pour piano préparé des années 1942-52, dont les célèbres « Sonatas and Interludes for Prepared Piano », mettent l’interprète en face de questions fort inhabituelles. Car avant d’avoir joué la moindre note, les problèmes se pressent et demandent à être résolus, qui ne sont pas tous de nature pianistique : le premier problème concerne les questions d’édition pure et simple. Et avant tout celui des préparations. Même si Cage les indique avec une très grande précision, beaucoup de questions restent en suspend ... Le cycle « Sonatas and Interludes », une œuvre inattendue à plusieurs égards date des années 1946-48 : à une structure formelle, strictement parlant, symétrique (4 premiers sonates – interlude I – 4 sonates – interlude II – interlude III – 4 sonates – interlude IV – 4 sonates) est ajoutée un arrière-plan philosophique. Avant de s’intéresser au bouddhisme zen, il s’est penché de très près sur l’esthétique de l’Inde ancienne. Donc, le cycle repose sur un modèle indien, ici la conception des huit ou neuf émotions de base (les « bhavas »). La préparation pour les « Sonatas and Interludes » est de plus grande importance, elle dure 2 à 3 heures dans des conditions optimales (la pure durée de la musique fait environ une heure). Elle est plus savante mais aussi beaucoup plus nuancée que dans la plupart des pièces brèves pour piano préparé écrites par Cage auparavant.
Dans les années 50, John Cage met au point les deux principes de composition qui vont demeurer essentielles pour toutes ses œuvres ultérieures et lui donner sa place au sein de l’histoire de la musique : l’emploi du hasard dans la composition d’œuvres sérielles (change composition) et le renoncement à une partition fixe, devant se ressembler le plus possible à chaque exécution, au profit d’indications de jeu plus ouvertes, laissant à l’interprète des libertés jusque-là impensables (indeterminacy). Son œuvre pour piano comprend des moments clefs de cette évolution dont « Music of Changes » (1951), œuvre s’avérant être l’une de ses œuvres les plus exigeantes, un grand cycle en quatre parties.
Après le « Concert for piano and orchestra » (1958) et durant de nombreuses années, John Cage fait preuve d’abstinence dans le domaine de la musique pour piano. Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’il revient quasiment à la composition et à composer à nouveau mais pas exclusivement des œuvres pour ou au moins avec piano. Des œuvres de grande envergure et virtuoses, portant toutes le nom d’« Etudes » se succèdent rapidement, dont pour le piano les « Etudes Boreales » et les « Etudes Australes », pour le violon les « Freeman-Etudes ». Toutes ces compositions sont extrêmement compliquées, en partie à la limite du possible sur le plan de la réalisation technique pour l’interprète. Quant aux « Etudes Australes », à une durée de 4 heures, elles reposent sur des cartes célèstes de la voûte étoilée de l’hémisphère sud sur lesquelles Cage a posé du papier calque et qu’il a travaillé ensuite après des opérations bien précises – tirées entre autres du I Ging – (densité, altérations, fréquence d’un accord, etc.). Ces études forment dans l’ensemble un processus de concentration, on voit apparaître avec chaque morceau de plus en plus d’accords, les notes seules sont de plus en plus rares ...
Un des compositeurs les plus importants pour John Cage est Eric Satie. Mis à part Arnold Schönberg et Henry Cowell (ses professeurs), il ne s’intéresse aussi longtemps, et de façon aussi approfondie et diversifiée, à aucun autre compositeur. Dans l’œuvre musicale de Cage, on trouve des passages dans lesquels son style se révèle proche de celui de Satie. Sur le plan de l’esthétique, Cage se fascine de l’attitude antiromantique de Satie et, de plus, de l’idée d’une musique statique et ne se développant pas (p.ex. présentée entre autres avec les célèbres « Gymnopédies »), et sur le niveau stylistique, ce sont la simplicité des rythmes et le ton retenu de l’expression qu��attirent les faveurs de John Cage pour ce compositeur français. Plusieurs oeuvres qui rendent hommage à Satie le témoignent dont « In a Landscape » (1948), « Dream » (1948), « Perpetual Tango » (1984) et son hommage le plus connu, « Cheap imitation » (1969), pièce tripartite, que Cage arrange aussi pour violon, pour orchestre et pour voix chantée ...
Dans sa dernière période (1985-1992), John Cage compose les soi-disant « Number Pieces » : l’interprète décide du commencement et de la fin de l’émission sonore avec son chronomètre, c.à.d. agissant à l’intérieur de ce qu’il appelle « time brackets » (parenthèses de temps).
Même si John Cage est considéré jusqu’à aujourd’hui comme charlatan ou au moins comme excentrique en raison de ses idées souvent grotesques, son influence sur le monde de la musique est plus évidente que jamais : si c’est au jazz libre (Anthony Braxton, Keith Tippett, John Zorn), au pop expérimental (Keith Rowe), au remix électronique (Christian Marclay, Bob Ostertag avec ses « Plunderphonics ») ou parmi les compositeurs de la musique avant-garde (Morton Feldman, Harry Partch, Christian Wolff, les minimalistes Philip Glass et Steve Reich, etc. pp.) – sa pensée musicale s’est implantée partout.
Le 12 août 1992, John Cage, le rébelle, décède à New York. Ce 5 septembre, il aurait fêté ses 100 ans ...
Editions discographiques les plus actuelles de John Cage :
1) John Cage, The Works for Percussion 1 (mode records 299). Avec Percussion Group Cincinnati. 2) John Cage, Etudes Australes (Wergo WER 6740 2). 4 cds. Avec Susanne Liebner, piano. Superbe édition, gigantesque !!! 3) John Cage, As it is (ECM New Series 2268). Alexei Lubimov, pianos & Natalia Pschenitschnikova, voix. Grandiose édition des mises en musique lyriques de James Joyce, E.E. Cummings et Gertrude Stein ainsi que des premières pièces pour piano préparé. 4) John Cage, Empty Words (EWR 1102/3). 2 cds. Sylvia Alexandra Schimag, voix.
Bonne écoute !
Herbert
Une journée en dehors de Tallinn English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 2/3 jours à Tallinn et j'envisage de faire quelque chose en dehors de la ville le 2ème jour. Aussi j'ai le choix entre:
* Aller à Narva * Visiter Tartu * Faire un tour dans une réserve naturelle. Pour cette dernière option, j'aimerais soit aller dans une réserve près de la ville soit aller plus loin en bord de mer ou à la campagne. Eventuellement faire un circuit d'une journée avec un organisme.
Merci d'avance.
Je vais passer 2/3 jours à Tallinn et j'envisage de faire quelque chose en dehors de la ville le 2ème jour. Aussi j'ai le choix entre:
* Aller à Narva * Visiter Tartu * Faire un tour dans une réserve naturelle. Pour cette dernière option, j'aimerais soit aller dans une réserve près de la ville soit aller plus loin en bord de mer ou à la campagne. Eventuellement faire un circuit d'une journée avec un organisme.
Merci d'avance.
De Marseille à Marseille via Odesa (Roumanie, Moldavie, Transnistrie, Ukraine et Balkans) English translation pending
L'enfer, c'est les autres... NON ! L'enfer c'est les camionneurs !
Sans déconner !! Ils sont dangereux, c'est des fadas !
Bon, par ou commencer ?
Je suis parti mardi a 16h, direction Grasse . Trajet très rapide et très sympa .
Soirée barbecue sur la colline, ambiance familial, nickel pour se reposer.
Mon dos ayant tenu le coup je décide de tenter le coup et attaque la journée de mercredi avec pour objectif Verona.
Projet fou mais réalisé presque sans encombres …
4 haltes, 512kms au total pour une moyenne de 78kms/h.
A la sortie de Genova, la pluie commence a tomber... Bien sur je suis super bien équipé de mon imper qui est dans le top case. Je roule donc sous l'averse jusqu'à une aire de repos ou je me change dans les wc pour découvrir un grand soleil en sortant des toilettes...
J'arrive a destination sous le déluge et ne vois de la ville de « Roméo et Juliette » qu'un canal débordant et de la grisaille.
Esquinté, je parcours le web dans ma chambre d’hôtel à l'étude des sites de météo.
19/04 Les plaines du nord de l’Italie s'avèrent ennuyeuses par l’autoroute. Mais dès que je me rapproche de la Slovénie j'en prends plein la gueule ! Les collines vallonnées m'accompagnent jusqu'à Ljubljana ou je décide de faire une pause repas. Je quitte cet autoroute que je commence à maudire et m'avance dans une paisible capitale à la taille ridiculement petite. Du haut d'un pont à son entrée, j'en vois la sortie. Je me gare dans un parking sous terrain et m'aventure sur la place de l’université. Derrière celle ci, une rivière traverse paisiblement cette calme ville. Un marché au livre sur une place attire mon attention mais les prix français et mon niveau exceptionnel me rappelle à l'ordre quand à des dépenses inutiles. Sous une brise délicate je déjeune dans un cadre plaisant avant de me ramasser une averse... Je suis séduit par cette ville et me promet d'y consacrer un jour la journée qu'il doit falloir pour la visiter. Je reprends la route sous la pluie, la grosse pluie sur une autoroute de « montagne »! Je flippe pendant 20 minute ne sachant pas comment gérer ça.... Ne pouvant réduire ma vitesse a cause des camions me talonnant et les essuies-glace étant en option sur les casques de moto, j'avance tendu comme un arc... L'approche de la frontière Croatie est sublime, les collines sont serties de forets a la touffure impressionnantes, ça me rappelle la jungle birmane vers Myitkyina ou j'avais été impressionné par l’épaisseur et le condensé de la végétation( qu'une seule envie tout défoncer au coupe coupe). J'avais oublier à quel point les douaniers et moi ça faisait 2.... Apparemment changer de files 3 fois et faire des demis tours sur les mauvaises voies n'est pas une méthode pouvant les faire sourire... C'est une fois passé la frontière croate que je me rends compte avoir traverser le pays sans payes aux péages... Après vérification sur internet, on est supposé acheter une vignette donnant droit a l'emprunt de ces autoroutes.... Une bonne économie qui m'aurait coûté entre 150 et 800 E d'amendes si j'avais été malchanceux ! L'homologue du Mistral me souhaite la bienvenue aux alentours de Zagreb et je pénètre finalement dans la ville pour loger dans un hostel dans la banlieue. C'est fou comme on se sent chez soi dans une cité HLM ! En buvant l'apéro j’hallucine en découvrant ranger sur le trottoir devant une maison des bûches coupées entassées sous un abris.
20/04 Ah, mon vier !!!!! J'avais oublier à quel point ca peut puer le matin dans un dortoir ou une guest house ou les routard ont dormis en laisser leurs affaires à masserer... L'odeur de fennec sauvage a l'avantage de me permettre de prendre la route à 6H30. Note pour plus tard, ne pas insulter les gens qui m'ont fait une queue de poisson... Note pour plus tard, ne surtout pas cracher sur leur voiture... J'avais oublié la presence de mon casque.... Autoroute, autoroute, je joue à « saute camion ». Vers Slavonski Brod je fais une pause café et un prof de lycée me branche sur ma moto en expliquant a ses élèves mon parcours. MOI, modeste comme un aixois je pavane devant les gamin en me la jouant aventurier blasé... Je passe enfin la frontière et change de monde, pas de paysage malheureusement ! Mais de vie ! Mis à part les Porsches Cayenne 4 je voyage dans le temps débarque dans les années 60, j'ai l'impression que les stations services sont celle que nous décrit Roger Vailland dans « 325000 francs » Le bitume dès le poste frontière change d'aspect, il reste propre mais la couleur en est délavé. J'arrive enfin vers midi à Beograd. 390km en 6h d’autoroute croate ce n'est rien comparé au oaï de la circulation que je subit en transpirant. L'architecture routière est folle, l'urbanisation délicieusement démente. La conduite serbe.... !!!! Ça sent le risque partout, les cousins de nos roms marseillais sont la pour nettoyer les pares-brises. « Et non ! Et non les gars, y'a pas de vitre sur les motos françaises!!! » Les femmes sont belles, les hommes ont des têtes de tueur... Je me cale dans un dortoir, gare la moto au parking et me lance à l'assaut de la ville. Ça y est l'aventure peut commencer ! Putain de pluie ! Mon assaut sur la ville aura été d'une brièveté extrême. Pris d'une crise d'allergie surpuissant je me refugie au dortoir ou j'attends que la pluie cesse en bouquinant. Ce qui est cool, dans les « hostels », c'est leur transposabilité. Que ce soit à Reykjavík, à Yerevan, à Beyrouth ou ici. On y trouve toujours un anglais fumant une clope et cuvant sa gueule de bois de la veille. Choisir de loger dans ce système de « guest house », c'est garantir les rencontre, les sorties et l'alcool. Certe cela reste des amis à usage unique, dont on ne retient même pas les noms mais parfois comme ce soir on ne fait pas qu’écluser les bars et on découvre des lieux atypiques. Vers 20h30 je pars donc avec l'anglais et une suedoise rejoindre des amis serbes de ce gars. By night, nous traversons Beograd à pied. Hallucinant à quel point les gens sont respectueux de certaines règles. Ils attendent au passage piéton que le feu passe au vert pour traverser !!!!!!!! Nous arrivons finalement dans un bar, lounge cubain à la gloire de Castro, ou je trouve même de vieille éditions de « Granma » en cyrillique ! Les 4 jeunes belgradois avec qui nous dégustons du raki au miel et de la bière locale m'expliquent que les serbes sont réputés officieusement pour être de bon menteur et de gros tricheurs. Challenge accepté !!!! Ils m'apprennent plusieurs nouveaux jeux de cartes assez attrayant et je fais de mon mieux pour tricher plus qu'eux. L'honneur Marseillais est sauf, Je n'ai certes gagné aucune partie, mais j'ai définitivement représenté la gouaille phocéenne ! Je les abandonne, trop fatigué pour aller en boîte. C'est ce soir après juste 3 pintes que je me rends compte à quel point la moto m'a épuisé.
21/04 Grasse matinée. J'ai lu quelque part que Beograd n'était pas une capitale joli... C'est faux ! Elle est magnifique, agressive visuellement, c'est un mélange de genre, de style, d'architecture anachronique. Elle est passé, présent et futur, elle est pulsante de vie ! Lors de ma promenade, alors que je photographie des bâtiments je me fait interpelé par une petite vieille dans un bon anglais à l'accent émouvant. - Pourquoi prenez vous ces bâtiments en photos ? - Parce que je les trouve jolis. - Êtes vous un journaliste ? - Non, juste un touriste. - Dans le bâtiment de droite vivait un compositeur célèbre. On lui avait une plaque en « cober »... - Une plaque en quel matériel ? - En cuivre, vous savez le métal qui conduit très bien l’électricité, on s'en sert pour la fabrication des câble. - Oui, oui... - Mais on a volé la plaque... - Hum, hum... - Je trouve que vous parlez très bien anglais, c'est rare ! - Merci... - C'est dommage que les français ne fassent pas l'effort de parler anglais ! - Euh... Je ne pense pas que ce soit une volonté propre mais plutôt le système qui est mal fait... - Ok - OK - Au revoir, ravis de vous avoir rencontré. - Merci, de même, bonne journée Le café à la turque est trop bon !
22/04 Je quitte Beograd à 6h, mon erreur a été de vérifier la météo pour demain. Les prévisions de température et d’hydrométrie étaient excellentes. Je n'avais juste pas pris en compte que 9° à 6h du mat en ville sous entendait 4 dans les plaines et que rouler à 90km/h en faisait ressentir zéro. Je suis congelé sur la moto. Les doigts, le pire c'est les doigts !!! J'attaque enfin les route nationales et leur état est correct. Dès que je passe la frontière bulgare je rentre dans un autre monde. Les routes sont merdique, littéralement merdique ! Elles sont tapissés de merde d’âne et de chevaux qui tirent des carrioles. Il ya des troues de plus de cinquante centimètres au milieu et le goudron n'est pas plat mais vaguelé. C'est une horreur ! Sur les 50 kms parcourus en Bulgarie, j'ai croisés 3 voitures pour 10 charrettes qui ressembles a des bennes de mineurs. A Vidin j'emprunte un bac pour traverser le Danube ! Welcome to Romania ! Le film « Comme un aimant » aurait du être tourné ici. Ne rien faire assis sur un banc et regarder la vie passer semble être un sport national. Nos crapuleux marseillais sont quand même mieux logés. Ici, y'a même pas de bancs et les gens sont assis par terre... J'ai la sensation d'être dans le far west, l’ambiance fait très Wild wild west. Je m'attends à voir une rouler ces boule de pailles pousser par le vents sur une musique de Sergio Leone. Les gens attendent la diligence à sur les rond points, les vautours sont remplacés par des cigognes sur les poteaux électriques. Les peaux rouges sont les roms, y'a des saloon le long de toutes les routes. Arrivés à Craiova, je fais une pause repas et décide de reparti direction Bucaresti. A 110 km de la capitale je m’arrête les poignets et genoux endoloris par les heures de conduite. De l'autre cotés de la route son attablés 3 bikers. J'admire leurs harley et me joint à eux pour un café. Ils sont membre du « Dracula »'MC affiliés aux « Hell's angel ». Ils me conseillent de passer le permis moto gros cube à Bucaresti ou l'examen coute 100 euro et le bakchich 50... J'arrive finalement à destination et sort boire quelques bières avec les jeunes de l'hostel.
23/04 Bucuresti est une ville immense ou la marche à pied n'est pas recommandé tant sa structure est complexe. La promenade est plaisante sous le soleil bien présent.
24/04 Je prends la route sous un soleil absent vers 8h du matin, direction Brasov en premier. C'est une ville orientale des Carpates et de la Transylvanie j'y vais par les petites route pour profiter du paysage. Erreur fatale, je me mange la pluie toute la journée, sauf une éclaircie sur Brasov. Rouler dans ces conditions est stressant à l’extrême. J'arrive finalement à la ville du château de Dracula et bien sur ne trouve pas le château... La ville est sublime. Baroque, pittoresque on s'y sent au calme. Je reprends la route jusqu'à proximité de la frontière moldave en me gavant de paysage et d'images folles. Les nids à cigognes géants, les charrettes, charrues, les moutons que le berger fait passer sur le passage piéton. Je m'excuse ici, mais je ne remmènerais pas de photo de la partie voyage moto, ça ce n'est que pour moi ! Vous n'avez qu'à venir la prochaine fois ! Je ne suis pas un motard, pourtant sous la pluie, dans les Carpates, j'ai adoré ces routes de montagne en lacet. Je me suis oublié en conduisant, que dis je, en pilotant ! La concentration que cela demande déconnecte le cerveau dans ces moments là pour ne passer qu'en mode action, un peu comme la chasse sous marine...
25/04 Par ou commencer ? Quelle journée !!! L'objectif d'aujourd'hui est simple, un peu trop d’ailleurs si je me base sur mon gps... Le seul problème c'est que pour rejoindre Odessa…. Faut traverser la Moldavie et que par Moldavie je veux dire qu'après Chişinău, je dois passer par Tiraspol.... La Transnistrie... Un de ces petits pays qui comme je les aimes n'existent pas... Dejà une fois arrivé en Moldavie je sens la différence, je suis nulle part, tout simplement nowere. J'ai l'étrange sensation d’être nulle part, pourtant la ville et les gens sont là. Après un plat sur le pouce, je prends la direction de République moldave du Dniestr ! Des tanks, des bases militaires, des chapeaux d'officier d'Urss, des abris, des routes défoncés... J'arrive au premier check point, ils fouillent mon sac à la recherche de drogues ou d'armes, je m'enregistre et passe au bureau suivant ou l'on me refuse l’accès au pays car c'est un poste frontière pour les locaux... Un gars a la pire dégaine de de mafieux dans un 4x4 bmw me guide jusqu'à un chemin qui me mène à un autre passage. Là je tombe sur une tête de con, le genre de gars qui dans la vie est jaloux de tout et veux profiter de son petit pouvoir pour se venger de ceux qui l'on torturer à l'école. Il est avec son copain qui lui faisait sans doute partie de la bande des musclés qui me torturaient au collège. Après 15 mins de discussions et hurlements inutiles en russe puisque je ne parle toujours pas la langue de Tolstoï ils m'envoient dans un bureau. Là je crois d'abord à un sketch... J'hallucine je me suis téléporter dans un film porno soviétique des années 80 ! Deux jeunes et magnifiques putes aux cheveux en choucroute et en tenue d'officier m’accueillent ! Leur supérieur un vieux gros libidineux ne dit rien. Je remplie de la paperasse pour ma moto, on me demande 7 dollars de frais de dossier... Après m'avoir aider à remplir la paperasse en russe elles m'envoient à l'immigration ou je remplit un autre formulaire de transit, apparemment ils ne veulent pas que je reste longtemps dans leur pays... Une fois tout la paperasse effectué j'ai re droit aux deux tête a claque pendant 10 minutes et j'arrive à ne pas m’énerver.... Je perçoit l'utilité de s'emboucaner quotidiennement avec les usagers, ça aide a garder son calme ! Je traverse enfin Tiraspol sans m’arrêter, la structuration de la banlieue, l'agencement des rues me fait énormément penser à certain quartier de la Havane. Les étoiles soviétiques et les outils sont omniprésent comme les casinos et les boites de strip-tease... Cela me fait penser à mes lectures sur ce pays « Le dernier lieue de décadence typique de l'Urss » dixit des yankees... Ça ne donne pas envie de s’arrêter, les tanks dans les rues, les check points.... Arrivé à la frontière, j'ai droit à une frayeur. Ça commence par l'étude de mon passeport.... Serbie, Syrie, Liban, Irak, Nogorno Karabagh, Arménie... Suis je musulman ? Non bien sur que non, je suis français, voyons... Mon job, je suis contrôleur à la SNCF bien sur ! Que faisais je dans ces pays, du tourisme, quoi d'autre ? Mon tatouage sur la main.... Je suis bouddhiste bien sur ! Et là... Ils me disent que n'ayant pas de tampon de sortie de Moldavie je dois faire demi tour... Je béguais d’incompréhension comment puis je avoir ce tampon puisqu'aucun pays au monde ne reconnaît l’existence de ce pays officiellement ? Même pas la Moldavie qui englobe ce pays.... Ils s'en fout, demi tour ! Mais leur dis je ce n'est pas la première fois que je sort d'un pays officieusement, regarder mon passeport et le Nogorno Karabagh ! De toute façon c'est pareil dans l autre sens, je ne peux plus quitter le pays dans ces conditions.... Nous restons 5 longues minutes à nous scruter en chien de faïence. Eux attendent un bakchich et moi tentant la technique de l'autruche anglophone... Finalement exaspéré par mon sourire niais et ma passivité corse, ils me laissent passer ! J'enfourche Oulan-Bator et trace sur les routes poussiéreuses d'Ukraine jusqu'à être sisie par le vent marin en arrivant à Odessa. C'est la haute saison, pas d’hôtel en centre ville à moins de 200 dollars.... Je me loge donc dans un hôtel de passes pour 30 euro ce qui me donne droit a un lit et une douche dans une pièce plus petite que ma salle de bain. En faisant des recherches plus poussés je découvre que je suis dans une impasse. Le prochain bateau pour Varna en Bulgarie est dans 15 jours, celui pour Istanbul est dans une petite semaine et dans 3 jours j'en ai un pour Batumi en Georgie... Des itinéraires plein la tête, le cerveau en ébullition je décide de me payer un grand restaurant pour m'apaiser. Carpaccio de bœuf ukrainien, ambiance la vache qui a brouté à Tchernobyl !
26/04 Dormir dans un hôtel de passe si l'on fait abstraction du fait de dormir est quelque chose de très amusant. On capte le gars devant l'entrée qui tiens son bouquet de tulipes blanches en attendant sa belle dont ils ne sait pas à quoi elle ressemble. On croise les couples mal assortis, hétéro , homos. Personne n'a la tête levé et tout le monde regarde ses pieds. Sa fonctionne jour et nuit. Lorsque j'ai loué la chambre la réceptionniste m'a demandé si j'étais seul puis si c'était pour toute la nuit... Mais non madame je suis seul et je n'ai besoin de la chambre qu'une demie heure, le temps d'une petite sègue... Chose rigolote l'amoureux transie attendant sa belle pendant plus de 2 heures et refuse mes tentatives de communication autour d'une clope de peur que sa dulcinée ne le trouve pas en compagnie. Je quitte finalement l'hotel sur l'intervention de la police qui vient sortir les putes ayant fini la nuit et se douchant. Délicieux moment que de regarder les condés en sortant avec son sac sur le dos. Je trouve une hostel plus conventionnel pour 10euro 50. J'apprends ensuite que la ligne Odessa Istanbul est fermé, que celle pour Varna ne part pas avant plus d'une semaine et que celle pour Batumi fonctionne tous les deux jours. Ça me tente énormément de me taper la Georgie et l'intégralité de la Turquie malgré les 350$ demandés mais une étude approfondie de la météo locale à venir me retiens. J'attaque la ballade à pied d'une ville calme, chargé d'histoire, pleine de parc, un port sur le monde... Sans plus, à mon humble avis Je flâne de terrasse en terrasse et de café en café en bouquinant.
27/04 Départ à 6h30, j'ai décidé de rentrer à Bucuresti malgré la difficulté du trajet. En effet, écriture cyrillique, frontière roumaine fermé au transit international, GPS inutile dans cette zone quasiment pas répertorié. Je passe donc 12h sur la moto, pour faire les 550 kms de trajet sur des routes à l'abandon souvent recouverte par la terre qui a gagné la bataille du temps, je lute contre les trous, que dis je les crevasses, les gouffres que je découvre en plein milieu de l'asphalte. La pleine campagne me colore de jaune, rouge, violet, bleue et vert qui sont les couleurs des différents insectes que j'éclate en roulant.... Désolé maman j'ai pourri la magnifique veste en cuir que tu m'avais offerte. Mon casque est tellement enduit de moustique que je nettoie la visière au W40 ! Je passes deux fois la frontière de la Moldavie. La première fois on me fait payer une taxe de 2$ pour la pollution. Le seconde, par contre l'officière en charge de la douane me fait entrer dans son bureau, ferme la porte et me demande si j'ai des « présents » pour elle et son acolyte. Je feins l’incompréhension assez longtemps pour qu'elle laisse tomber. Du coté de la frontière Roumaine, apparemment c'est l heure de la sieste, une soldate me fait comprendre qu'il faudra attendre 90 mins avant de passer. J'en profite pour exercer mes talents linguistiques en commandant dans un mélange d'hispano, italo marseillais des pâtes et du poulet dans une gargote. Je fais du charme à la douanière quinquagénaire qui m'accuse de contrebande car j'ai 3 paquets de cigarette de trop que les 2 autorisés. Avec un grand sourire amusés elle me laisse même emprunter la voie du corps diplomatique. Je kiffe vraiment la gentillesse et le contact roumain, par contre je suis dégoûté par la mauvaise que j'apprends a Galati. L'argent moldave ne se change qu'en Moldavie. Je me retrouve avec une quarantaine d'euros perdus.... Ensuite pour la fin du trajet je fais l'erreur de mettre Patrick Bruel dans mon mp3 et je ne trouve aucun moment pour changer trop pris par le pilotage.... Dépression jusqu'à l'arrivée...
28/04 Le problème avec les dortoirs c'est quand on dort à 1h du mat et qu'une bande de 7 gars récupèrent les lit suivant en débarquant sans faire attention... Je me lève à sept heure et fait le maximum de bruit possible en faisant et refaisant mon sac plusieurs fois pour me venger. Puis, on the road again ! Je quitte la Roumanie via un pont impressionnant et débarque en Bulgarie. La route est magnifique, vraiment superbe, les montagnes enneigés au loin et les collines. Mon trajet me fait traverser des forêts impressionnantes et j'y retrouve le plaisir de rouler dans un pays sauvage, ça change des plaines roumaines. La partie orientale des Balkans est emplie de vélo, d'auto stoppeur et de camping. Je comprends que l'on puisse se battre et mourir pour des terres comme celle ci. Ok, ok je sais, la guerre ce n'est pas bien, on se bat pour la démocratie et la liberté et les guerres n'ont toujours qu'un intérêt économique..... blablabla C'est sur qu'un parisien ne se battra pas pour la beauté de la banlieue... Par contre tout en roulant je ressent à quel point on peut vouloir se battre pour ses terres. Savez vous comment on appelle quelqu'un des Balkans ? « Un balconnet » !!!!! J'arrive finalement à Sofija et me rends compte lors d'une pause que je n'ai plus d'huile dans le moteur, effectivement faut peut être en mettre surtout après 4200 kms... Alors que je cherche mon hostel, je me fait brancher par un gadjo autochtone qui ne me crois pas quand je lui raconte mon périple. Je me gargarise quelques minute de la conversation et étonnement trouve les gens qui me complimentent très gentil...
29/04 P§!/& de pigeon, mon dortoir de dix huit lits est dans la sous pente d'une vieille maison et entre ces satanés volatiles et les bloody marie au tabasco absorbés avant de me coucher, le sommeil a été évanescent. Au l'aube (9h30) je pars découvrir à pied une capitale calme, cachant sa misère sous la paisibilitée ambiante. La misogynie à fait appeler le marché aux légumes « Lady's market ». Le café est bon, les montagnes encore enneigées encadrant la ville accordent un décor entretenu par un léger vent. Tout cela est parfait pour « chill out » en bouquinant.
30/04 Je règle mon réveil sur le lever du soleil pour enfourcher mon engin de mort le plus tôt possible. Par un froid saisissant je parcours un régal de route serpentant dans des gorges Verdonesque pour arriver au sommet d'un col au passage de la frontière de la Macédoine (putain ! C'est pas une salade!!). Le sud des alpes me mène aux paysages du Vaucluse pour finalement débarquer a Skopje. Je me cale dans un confortable hostel. C'est fou à quel point lors de ce voyage mon premier avis se base sur l'accueil reçu des réceptionniste de mes lieux de couchage. Autour d'une clope je discute de l'histoire du nom de la Macédoine, de la raison politico économique du veto grec tout en appréciant la température printanière qui me réchauffe. Puis alors que j'attaque la visite pédestre de la ville mon cerveau fissure. J'explose... Istanbul n'est qu'un mythe, la vrai porte de l'orient est ici ! Le départ d'Alexandre le grand, la conquête ottomane. Les rues pavés, la citadelle, l'architecture basse du vieux bazar, l'argent, l'or, les orfèvres, les tapis, les thé dans les verres turcs, les plats en terre cuite yéménites, le café, le deuxième café, le troisième café, le quatrième café, le fromage, les tomates, les concombres, le cinquième café, les parties de domino aux règles incompréhensible, le marchandage, les visages fiers, les odeurs d'huiles, le pain....Ce pain! Ce café ! Cette gentillesse. Tout ce mêle en une explosion de sensation. Dans un parc des ados dansent la farandole. Je me retrouve... Je me retrouve au croisement de plusieurs de mes voyages. Les mahométains, les balkans, les statues, le soleil, tout ça est encadré par de hautes montagnes enneigées. La ville malheureusement noyé dans un fog de pollution. Au huitième café, toujours épuisé je rentre à l'écurie pour relier avec ma vie sociale, facebook, skype, msn, gmail que ferais je sans vous... l'Axe, le nom de l'alliance entre le Royaume d'Italie, le Troisième Reich et l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale ; l'« Axe du Mal », un slogan/mème utilisé pour la première fois par le président des États-Unis George W. Bush, le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union ; Axe, le nom du monde où se déroule l'histoire de Kaena, la prophétie ; Axe, une marque de déodorant ; AxE, un éditeur de texte de la famille Emacs. Un axe, une ligne réelle ou virtuelle séparant quelque chose en deux parties souvent symétriques Ici, ils ne savent pas ce que c'est ! Entre les hommes qui telephone au volant, les femmes........... !!!!!!! La conduite sur un axe constant est improbable, voir impossible...
01/05 Sur la route dès avant 7h, direction Pristina pour y défiler lors de la manif du 1er mai. Kosovo style ! Je suis donc une route encaissé entre deux montagnettes et arrive au poste frontière.... Et bien sur ces grands protecteur de l'humanité que sont les douaniers ne font que leur boulot... L'une des particularité de la république kosovarde est qu'elle n'est pas officiellement reconnu... Donc bien entendu pas couverte par ma carte verte et je dois souscrire à une assurance pour pouvoir traverser le pays. Je passe pour un niais en changeant mes billets macédonien contre leur monnaie locale.... C'est l'euro... Puis direction la capitale, je longe 60kms de zone industrielle d'un coté et de l'autre des résidences en construction ou neuves. Le pays s'avère en complète reconstruction, les maisons poussent comme des champignons. A Pristina je cherche un hôtel et la manif, mais aucun signe de célébration. Après plusieurs rondes, sur un coup de tête je rentre la ville de Podgorica dans mon gps. Monténégro here i come ! Je fonce d'une traite jusqu'à Pecs et là me je suis la M9 que tout les forums de voyage déconseille. Entre deux montagnes, coule une rivière de fonte des neiges. Un embouteillage sur cette route de montagne est créé par les voitures, scooter et piétons par milliers qui cherche un coin tranquille ou un concert pour picniquer. C'est kékéland, y'a plus de gomina, de gel et de lunette de soleil qu'à la rue st fé... L'asphalte devient terre, la poussière projeté par les voitures me devançant est aveuglante et la neige qui fond fait de la boue qui me pourrie. À une intersection je bifurque sur le mauvais sentier et me retrouve montant et montant et montant jusqu'à atteindre l'altitude de la montagne ou il n'y a même pas de sapin. Je trouve un restaurant en bois donnant sur une vue panoramique à couper le souffle, ou alors c'est le manque d'oxygène du au trop grand nombre de cigarettes. Après une salade je galère à redescendre récupérer la bonne piste. C'est du gravier, de la rocaille trempé par les navets de neige. Je passe deux torrents sous les regards intrigués des Kosovars. D'après un compte rendu lu la veille cette route est horrible mais praticable. Je n'avais juste pas capté que le post daté de 2006... Au bout d'une demi heure j'arrive à deux blocs de béton marquant l'endroit ou la route s'est effondrée dans la rivière. En m'y reprenant à plusieurs fois je réussi a faire passé la moto sur une petite corniche sans tomber à l'eau.... Juste derrière la router est comme neuve... Elle est neuve, goudronnée sans trace d'usure quelconque. Je m'y aventure zigzaguant entre les roches , les éboulis, les arbres chut au milieu. Et là je maudis le destin. Pour la seconde fois de mes voyages je suis dans l'incapacité de continuer. Une coulée de neige a entraîner plusieurs arbres au milieu de la route. Une fois la blancheur fondue, il ne reste que les troncs posés comme pour une attaque de la diligence. Je tente de faire levier avec un des fin tronc d'arbre mais l'effort musculaire est trop important. Au vu de mes muscles saillant je ne comprends vraiment pas pourquoi... Avec une moto cross je tenterais le passage, mais ma citadine est trop basse pour essayer quoique ce soit. Estourbit par devoir faire demi tour je repars la mort dans l'âme à l'idée de devoir me retaper tout ce oaï en sens inverse. La phobie d'une crevaison me tient et je serre le guidon comme un malade pour maintenir la moto d’équerre. Mes poignets me font souffrir de tant de tension. La conduite jobastre des mercedes, renault 5, 4, audi 80 m'épuise et je crève de chaud malgré l'air glacial remontant de la rivière. Les flaques d'huiles et la poussière sur le goudron finissent de me mettre le tensiomètre à 3000. De retour à Pecs j’étudie les différentes possibilités. Un retour complet en arrière est de toute façon in-envisageable pour ma bonne santé mentale. Je décide de tenter le coup jusqu'à Sjeniça en Serbie via le Monténegro. J'attaque donc lacets sur lacets sur une route correcte et me régale à jouer avec le moteur jusqu'à la frontière. La course du soleil n'étant pas fini, un peu de motivation revenus suite à mes jeux de virages bifurque direction Podgorica et emprunte la route de montagne la plus belle de ce voyage. A croire qu'elle a spécialement été faite pour les moto. Le long d'une rivière d'un bleue de crayon lavé je m'extasie des ces paysages, de ces maisons. Les tunnels simplement creusés dans la roche et long de plus d'un kilomètre sans éclairage sont à mourir de peur. Lors d'une des nombreuse pause que m'impose mon corps je fais la rencontre d'une bande de motard slovène me regardant comme un extraterrestre et ne me croyant pas quand à mon trajet initial. J'arrive à 20h à Podgorica épuisé mais en vie après une journée d'aventure comme je les aime. La recherche d'un hôtel s'avère horripilante. Pas moins de 59 euro la nuit. Je trouve finalement un canapé ou dormir dans une guest-house archi pleine.
02/05 Je quitte la ville sans la visiter. La discussion de la veille avec la logeuse m'a en effet appris que Podgorica n'est qu'une capitale de transit sans grand intérêt. L'heure pendant laquelle j'ai tourner à la recherche d'un lieu ou me poser m'a pourtant fait découvrir une ville calme et plaisante traverser par une sauvage rivière. J'enfourche ma bécane vers 8h40 et direction la Bosnie. A peine sortie de la ville je me fais chopper en excès de vitesse, 84 pour 60. Le condé, poli et parlant correctement l'anglais me demande les pièces afférentes à la circulation du véhicule mais non mon permis. Puis me laisse repartir sans remontrance, juste en me disant de faire attention... Je passe ensuite par des paysages montagneux et westerniens. Après un haut col je rentre dans un canyon trouve un lac artificiel créé par une retenue d'eau en aval. L'eau provenant de la fonte des neige est bleue ciel, bleue crayon, pure et resplendit sertie de verdure brute. Chaque nouveau paysage me donne envie si j'étais manuel de me construire une maison à la Torreau et de vivre de chasse et de pêche. Je longe l'eau à travers une suite de tunnel creusés directement à même la roche. Juste avant la frontière, un camping car immatriculé 67 fait le plein d'eau à une source. Je m’arrête me rafraîchir à l'eau glacé et discute avec ce jeune couple réunionnais/bourg-en-bressien. Depuis neuf mois ils arpente l’Europe. Du point le plus septentrional du continent à la Sicile. Ils ont quitté leur boulot acheté cette maison roulant et juste après la naissance d'une pitchounette sont parti avec elle sur la Route... Ils me comptent les difficultés rencontré et me conseille une route magnifique pour plus tard. Une cafetière italienne et je repars. Je passe la frontière et hurle « bonjour Bosnie-Herzégovine ! » Dans un nouveau canyon je longe une rivière agité et croisent plusieurs campement proposant des cabanes ou dormir, des terrain pour les tentes et du rafting. La techno et les bières bu à 11h30 me repoussent. Cette route départementale d'une seule voie est gérable avec prudence. Éviter les énormes lézards vert fluo s'annonce plus facile que les mini vans déboulant à fond de cale. Plus loin un amas de bois qui s'avère être un spot de rafting lui aussi attire mon œil. La gérante m'offre un café ce qui fini de me séduire. Je décide d'y passer la nuit pour aventurer le raft demain. Je me régale des cafés de la tenancière en bouquinant à l'ombre des murmures de la rivière. Les vieux qui tiennent ce lovely camp délirent à me voir voyager seul et essaient de me marier à la somptueuse cuisinière qu'ils définissent en anglais comme « liberale ». L'alliance de ma grand mère me sort de là. L'eau des douches est pompée de la rivière et chauffé dans un tonneau métallique noir sur le toit. L'hiver c'est un feu qui maintient la température. Quoiqu'il en soit à l'heure qu'il est, le soleil n'a toujours pas fait son travail(le fainéant) et je me douche à l'eau brûlante de glacitude. 03/05 Les couvertures en carton plâtre m'ont bien protéger du froid d'altitude. Surtout qu'en me couchant j'ai pu voir qu'une des vitres manquait simplement. Un des premier levé, je bouquine devant un café regardant mes futurs coéquipiers se lever un par un. Le petit déjeuner est à base de beurre, de pain, de confiture rouge teintée d'orange fluo avec une dégaine de tabasco, du gâteau et un verre de yogourt/fromage blanc. Vers 11h nous nous équipons et je commence à me poser quelques questions à propos de la sécurité. On nous refile des combinaison pour le froid, des chaussons de plongés ressemelés et un gilet de sauvetage... Pas de casques. Nous traversons la frontière en 4X4 et estafettes et mettons le rafting à l'eau gelé. On est 13... Le nombre de personne maximum conseillé est de 9... On n'a que 7 pagaies... Les hommes gonflent à la pompe à pied le raft. Une fois à l'eau, celle ci justement à tendance à rentrer un peu trop facilement, les boudins sont presque noyés. L'eau de la fonte des neige est vivifiante et le départ de l'expédition folklorique pour moi qui ne parle toujours pas le serbo-croate. Le guide pour sa part ne parle pas un mot d'anglais. Le niveau des rapides est bas ce qui permet de ne pas trop prendre de risque. Le paysage est sauvage, magnifique, les cascades viennent se jeter le long de la rivière à coté de nous. Nous rejoignons un plus large confluant dont la couleur est plus étincelante de vert que notre gris argent. Une pause décidé par le chabraque qui nous sert de skipper nous fait découvrir des cascades à l’intérieur des terres. La ballade s'avère courte, 1h45, mais c'est largement assez pour en prendre plein les yeux. Un gros nuage gris à l'horizon m’effraie pour la route à venir. L'excursion fini je saute sur « Oulan bator » et fonce sur une route encaissés au fond de canyons jusqu'à Sarajevo. J'y galère pour y trouver un hostel tout en découvrant une ville encastré dans de hautes collines à l'architecture routière labyrinthique. Le vieux centre est principalement un marché à la turque avec un saupoudrage arabique. Les mosquées se mélangent aux cathédrales et la ville fait peau neuve. Les bijoux en argent brillent à toute les devantures et les glaces 3 boules fraise, citron bounty sont sympathiques !
04/05 Vu les regards assassins que m'ont jeté les occupants du dortoir ce matin, mes ronflements ont du être plus que sonore... Je me promène à travers les rues des artisans monte en haut d'une colline ou l'un des trop nombreux cimetière se trouve. Les femmes portant le hajib sont omniprésente mais ne baissent pas les yeux comme dans d'autre pays. Je fait passer la moto au karcher, ce qu'elle nécessitait depuis la piste kosovarde. Graisse la chaîne et vérifie la pression puis monte au sommet d'un des quartier pour avoir un aperçu d'en haut. Garé sur dans un champ d'altitude, je reviens à mon véhicule pour le trouver tomber, l'herbe glissante et la béquille mal mise en sont responsable. L'essence à déjauger et ça pue. Elle refuse de démarrer. Je redescend en roue libre jusqu'à ce qu'un voyant inquiétant s'éteigne. La route entre Sarajevo est splendide. Je commence encore à être a cour d'adjectif qualitatif depuis que je suis dans le Balkans. Sur la route je croise un couple de retraité français en camping-car et me fait inviter pour un café soluble(beurk!) J'arrive finalement à Mostar et passe le fameux pont. Je me paie enfin la gaufre d'un hôtel 4 étoiles. Ah confort ! Ah quel plaisir de ne pas entendre les ronflements et odeurs des dortoir ! Une douche que pour moi ! Un grand lit! Confortable ! Le vent souffle alors que j'attaque la visite de la ville à pied. J'aime la vieille ville en pierre, le pont bien sur mais déteste les flots de touristes qui l'arpente. Les magasins de souvenirs éclaboussent les rues d'argent, de cuivre, de bois et de lunettes de soleil bon marché... Pour repas je me sustente de charcuterie et fromages locaux accompagnés de coca et viande de bœuf à la moutarde.
05/05 De Mostar à Tirana via la côte ! De Bosnie-Herzégovine à la Croatie, à la Bosnie-Herzégovine, à la Croatie, au Monténégro, à l'Albanie le long de l'adriatique. En passant par un bac pour traverser un bras de mer. La route fut splendide, de l’Ardèche au Vaucluse, de Marseille à Nice en passant par la Corse. Près de 400 kms de route accumulant une quantité de peur, de stress et de fatigue impressionnante. Passé la frontière albanaise je pénètre dans un autre monde transpirant de misère. Mélange de gitanisme, de folie, de poussière. Un motard au Monténégro m’avertit sur la conduite et les rond points albanais. Je faillis mourir de 10 crises cardiaque, entre les vaches, les anes, l'inconscience des pietons, celle des automobilistes, l'état changeant des routes. Tirana malgré cette peur au guidon me crache à la gueule une séduction rare. Une fois caler mes affaires dans un hôtel, je suis envoûter par cette ville. Attablé sur une place, je vois la misère suinter dans les rues. Attention ça ne se veut pas une critique. Mais bien au contraire un manque de mots pour exprimer à quel point cette ville me fait penser à tous mes voyages. C'est Marseille, c'est Yangoon, c'est Valparaiso, c'est Addis Abeba. Le réceptionniste de l’hôtel ne comprend pas pourquoi mon visage s'illumine d'un sourire quand il me confirme la grande présence de pickpocket. J'ai à peine marché 5 minutes dans le centre et je me suis senti comme une cible vivante. Les regards lorsque je parle anglais, les dégaines de crapuleux. Les gamins des blocks. Le surveillant du parking qui me menace de la disparition de ma moto si je ne le bakshish pas !
06/05 Dans le centre, immeubles de briques peintes ou à nus, dans la périphérie, bidonvilles. Les vieux, borsalino comme couvre chef jouent à une version plutôt agressive des dominos. Le tatouage semble être un fait culturel ici. Jeunes, vieux, femmes, hommes, cagole ou bourgeoise. Toute sorte de vieux tatouages se laissent deviner ou s'affiche clairement. Un peu comme Albert Londre en faisait la description dans « Au bagne ». Le genre « old school » avec dominos, dés, papillon, couteau, jolies pépés. Sur un trottoir j'assiste à une manche de backgammon entre deux têtes de tueurs. Les règles semblent les mêmes mise à part le positionnement de palets au départ. Les deux gars jouent à une vitesse trop rapide pour que j'ai le temps de lire et analyser leurs coups. Leur façon de jeter les dés est violente. Cette ambiance m’électrise. Je manque ensuite littéralement me faire exploser par une Mercedes qui à 2 mètres de moi se fait percuter par sa jumelle. Dérapage dans la poussière sableuse qui orne le bitume alors que j'ai encore les doigts sales de la voiture que j'ai touchés pour l'éviter. Le ton ne monte pas, tous les participants gardent leur calme malgré des gestes brusques et un langage du corps agressif. Je me refroidit le cerveau avec des boules de glaces banane, fraise et yaourt. Rassasié d'émotion, de sensations, d'ambiance, de regards j'enfourche ma moto direction Durres. J'y patiente devant de nombreux cafés avant d'embarquer dans le bateau qui me mènera à Ancona. La traversée est bruyante, ma cabine se trouvant juste au dessus du moteur. Chose à mon avis est du aux propos déplaisant et condescendant tenus au responsable de l'embarquement... Arrivé chez les romains, il ne me restera plus qu'à filer sur autoroute jusqu'à Massalia. Avec bien sur une étape gastronomique à Bologna !
07/05 Arrivé en retard à Ancona....Puis route jusqu'à Bologna pour déguster charcuterie, mozzarela de bufle et pizza. Puis re route to Piacenza ou je loge dans une auberge de jeunesse genre Hostel le film. Ambiance j'ai pas dormi de la nuit le dos bloqué contre la porte d epeur qu'un vieux vienne me depecer...
08/05 Retour sur Marseille. Arrivé à 13h10. 6566kms 3 semaines 14 pays 16 jours 420km/ jour en moyenne. 117 Km/h vitesse max 55 km/h moyenne
19/04 Les plaines du nord de l’Italie s'avèrent ennuyeuses par l’autoroute. Mais dès que je me rapproche de la Slovénie j'en prends plein la gueule ! Les collines vallonnées m'accompagnent jusqu'à Ljubljana ou je décide de faire une pause repas. Je quitte cet autoroute que je commence à maudire et m'avance dans une paisible capitale à la taille ridiculement petite. Du haut d'un pont à son entrée, j'en vois la sortie. Je me gare dans un parking sous terrain et m'aventure sur la place de l’université. Derrière celle ci, une rivière traverse paisiblement cette calme ville. Un marché au livre sur une place attire mon attention mais les prix français et mon niveau exceptionnel me rappelle à l'ordre quand à des dépenses inutiles. Sous une brise délicate je déjeune dans un cadre plaisant avant de me ramasser une averse... Je suis séduit par cette ville et me promet d'y consacrer un jour la journée qu'il doit falloir pour la visiter. Je reprends la route sous la pluie, la grosse pluie sur une autoroute de « montagne »! Je flippe pendant 20 minute ne sachant pas comment gérer ça.... Ne pouvant réduire ma vitesse a cause des camions me talonnant et les essuies-glace étant en option sur les casques de moto, j'avance tendu comme un arc... L'approche de la frontière Croatie est sublime, les collines sont serties de forets a la touffure impressionnantes, ça me rappelle la jungle birmane vers Myitkyina ou j'avais été impressionné par l’épaisseur et le condensé de la végétation( qu'une seule envie tout défoncer au coupe coupe). J'avais oublier à quel point les douaniers et moi ça faisait 2.... Apparemment changer de files 3 fois et faire des demis tours sur les mauvaises voies n'est pas une méthode pouvant les faire sourire... C'est une fois passé la frontière croate que je me rends compte avoir traverser le pays sans payes aux péages... Après vérification sur internet, on est supposé acheter une vignette donnant droit a l'emprunt de ces autoroutes.... Une bonne économie qui m'aurait coûté entre 150 et 800 E d'amendes si j'avais été malchanceux ! L'homologue du Mistral me souhaite la bienvenue aux alentours de Zagreb et je pénètre finalement dans la ville pour loger dans un hostel dans la banlieue. C'est fou comme on se sent chez soi dans une cité HLM ! En buvant l'apéro j’hallucine en découvrant ranger sur le trottoir devant une maison des bûches coupées entassées sous un abris.
20/04 Ah, mon vier !!!!! J'avais oublier à quel point ca peut puer le matin dans un dortoir ou une guest house ou les routard ont dormis en laisser leurs affaires à masserer... L'odeur de fennec sauvage a l'avantage de me permettre de prendre la route à 6H30. Note pour plus tard, ne pas insulter les gens qui m'ont fait une queue de poisson... Note pour plus tard, ne surtout pas cracher sur leur voiture... J'avais oublié la presence de mon casque.... Autoroute, autoroute, je joue à « saute camion ». Vers Slavonski Brod je fais une pause café et un prof de lycée me branche sur ma moto en expliquant a ses élèves mon parcours. MOI, modeste comme un aixois je pavane devant les gamin en me la jouant aventurier blasé... Je passe enfin la frontière et change de monde, pas de paysage malheureusement ! Mais de vie ! Mis à part les Porsches Cayenne 4 je voyage dans le temps débarque dans les années 60, j'ai l'impression que les stations services sont celle que nous décrit Roger Vailland dans « 325000 francs » Le bitume dès le poste frontière change d'aspect, il reste propre mais la couleur en est délavé. J'arrive enfin vers midi à Beograd. 390km en 6h d’autoroute croate ce n'est rien comparé au oaï de la circulation que je subit en transpirant. L'architecture routière est folle, l'urbanisation délicieusement démente. La conduite serbe.... !!!! Ça sent le risque partout, les cousins de nos roms marseillais sont la pour nettoyer les pares-brises. « Et non ! Et non les gars, y'a pas de vitre sur les motos françaises!!! » Les femmes sont belles, les hommes ont des têtes de tueur... Je me cale dans un dortoir, gare la moto au parking et me lance à l'assaut de la ville. Ça y est l'aventure peut commencer ! Putain de pluie ! Mon assaut sur la ville aura été d'une brièveté extrême. Pris d'une crise d'allergie surpuissant je me refugie au dortoir ou j'attends que la pluie cesse en bouquinant. Ce qui est cool, dans les « hostels », c'est leur transposabilité. Que ce soit à Reykjavík, à Yerevan, à Beyrouth ou ici. On y trouve toujours un anglais fumant une clope et cuvant sa gueule de bois de la veille. Choisir de loger dans ce système de « guest house », c'est garantir les rencontre, les sorties et l'alcool. Certe cela reste des amis à usage unique, dont on ne retient même pas les noms mais parfois comme ce soir on ne fait pas qu’écluser les bars et on découvre des lieux atypiques. Vers 20h30 je pars donc avec l'anglais et une suedoise rejoindre des amis serbes de ce gars. By night, nous traversons Beograd à pied. Hallucinant à quel point les gens sont respectueux de certaines règles. Ils attendent au passage piéton que le feu passe au vert pour traverser !!!!!!!! Nous arrivons finalement dans un bar, lounge cubain à la gloire de Castro, ou je trouve même de vieille éditions de « Granma » en cyrillique ! Les 4 jeunes belgradois avec qui nous dégustons du raki au miel et de la bière locale m'expliquent que les serbes sont réputés officieusement pour être de bon menteur et de gros tricheurs. Challenge accepté !!!! Ils m'apprennent plusieurs nouveaux jeux de cartes assez attrayant et je fais de mon mieux pour tricher plus qu'eux. L'honneur Marseillais est sauf, Je n'ai certes gagné aucune partie, mais j'ai définitivement représenté la gouaille phocéenne ! Je les abandonne, trop fatigué pour aller en boîte. C'est ce soir après juste 3 pintes que je me rends compte à quel point la moto m'a épuisé.
21/04 Grasse matinée. J'ai lu quelque part que Beograd n'était pas une capitale joli... C'est faux ! Elle est magnifique, agressive visuellement, c'est un mélange de genre, de style, d'architecture anachronique. Elle est passé, présent et futur, elle est pulsante de vie ! Lors de ma promenade, alors que je photographie des bâtiments je me fait interpelé par une petite vieille dans un bon anglais à l'accent émouvant. - Pourquoi prenez vous ces bâtiments en photos ? - Parce que je les trouve jolis. - Êtes vous un journaliste ? - Non, juste un touriste. - Dans le bâtiment de droite vivait un compositeur célèbre. On lui avait une plaque en « cober »... - Une plaque en quel matériel ? - En cuivre, vous savez le métal qui conduit très bien l’électricité, on s'en sert pour la fabrication des câble. - Oui, oui... - Mais on a volé la plaque... - Hum, hum... - Je trouve que vous parlez très bien anglais, c'est rare ! - Merci... - C'est dommage que les français ne fassent pas l'effort de parler anglais ! - Euh... Je ne pense pas que ce soit une volonté propre mais plutôt le système qui est mal fait... - Ok - OK - Au revoir, ravis de vous avoir rencontré. - Merci, de même, bonne journée Le café à la turque est trop bon !
22/04 Je quitte Beograd à 6h, mon erreur a été de vérifier la météo pour demain. Les prévisions de température et d’hydrométrie étaient excellentes. Je n'avais juste pas pris en compte que 9° à 6h du mat en ville sous entendait 4 dans les plaines et que rouler à 90km/h en faisait ressentir zéro. Je suis congelé sur la moto. Les doigts, le pire c'est les doigts !!! J'attaque enfin les route nationales et leur état est correct. Dès que je passe la frontière bulgare je rentre dans un autre monde. Les routes sont merdique, littéralement merdique ! Elles sont tapissés de merde d’âne et de chevaux qui tirent des carrioles. Il ya des troues de plus de cinquante centimètres au milieu et le goudron n'est pas plat mais vaguelé. C'est une horreur ! Sur les 50 kms parcourus en Bulgarie, j'ai croisés 3 voitures pour 10 charrettes qui ressembles a des bennes de mineurs. A Vidin j'emprunte un bac pour traverser le Danube ! Welcome to Romania ! Le film « Comme un aimant » aurait du être tourné ici. Ne rien faire assis sur un banc et regarder la vie passer semble être un sport national. Nos crapuleux marseillais sont quand même mieux logés. Ici, y'a même pas de bancs et les gens sont assis par terre... J'ai la sensation d'être dans le far west, l’ambiance fait très Wild wild west. Je m'attends à voir une rouler ces boule de pailles pousser par le vents sur une musique de Sergio Leone. Les gens attendent la diligence à sur les rond points, les vautours sont remplacés par des cigognes sur les poteaux électriques. Les peaux rouges sont les roms, y'a des saloon le long de toutes les routes. Arrivés à Craiova, je fais une pause repas et décide de reparti direction Bucaresti. A 110 km de la capitale je m’arrête les poignets et genoux endoloris par les heures de conduite. De l'autre cotés de la route son attablés 3 bikers. J'admire leurs harley et me joint à eux pour un café. Ils sont membre du « Dracula »'MC affiliés aux « Hell's angel ». Ils me conseillent de passer le permis moto gros cube à Bucaresti ou l'examen coute 100 euro et le bakchich 50... J'arrive finalement à destination et sort boire quelques bières avec les jeunes de l'hostel.
23/04 Bucuresti est une ville immense ou la marche à pied n'est pas recommandé tant sa structure est complexe. La promenade est plaisante sous le soleil bien présent.
24/04 Je prends la route sous un soleil absent vers 8h du matin, direction Brasov en premier. C'est une ville orientale des Carpates et de la Transylvanie j'y vais par les petites route pour profiter du paysage. Erreur fatale, je me mange la pluie toute la journée, sauf une éclaircie sur Brasov. Rouler dans ces conditions est stressant à l’extrême. J'arrive finalement à la ville du château de Dracula et bien sur ne trouve pas le château... La ville est sublime. Baroque, pittoresque on s'y sent au calme. Je reprends la route jusqu'à proximité de la frontière moldave en me gavant de paysage et d'images folles. Les nids à cigognes géants, les charrettes, charrues, les moutons que le berger fait passer sur le passage piéton. Je m'excuse ici, mais je ne remmènerais pas de photo de la partie voyage moto, ça ce n'est que pour moi ! Vous n'avez qu'à venir la prochaine fois ! Je ne suis pas un motard, pourtant sous la pluie, dans les Carpates, j'ai adoré ces routes de montagne en lacet. Je me suis oublié en conduisant, que dis je, en pilotant ! La concentration que cela demande déconnecte le cerveau dans ces moments là pour ne passer qu'en mode action, un peu comme la chasse sous marine...
25/04 Par ou commencer ? Quelle journée !!! L'objectif d'aujourd'hui est simple, un peu trop d’ailleurs si je me base sur mon gps... Le seul problème c'est que pour rejoindre Odessa…. Faut traverser la Moldavie et que par Moldavie je veux dire qu'après Chişinău, je dois passer par Tiraspol.... La Transnistrie... Un de ces petits pays qui comme je les aimes n'existent pas... Dejà une fois arrivé en Moldavie je sens la différence, je suis nulle part, tout simplement nowere. J'ai l'étrange sensation d’être nulle part, pourtant la ville et les gens sont là. Après un plat sur le pouce, je prends la direction de République moldave du Dniestr ! Des tanks, des bases militaires, des chapeaux d'officier d'Urss, des abris, des routes défoncés... J'arrive au premier check point, ils fouillent mon sac à la recherche de drogues ou d'armes, je m'enregistre et passe au bureau suivant ou l'on me refuse l’accès au pays car c'est un poste frontière pour les locaux... Un gars a la pire dégaine de de mafieux dans un 4x4 bmw me guide jusqu'à un chemin qui me mène à un autre passage. Là je tombe sur une tête de con, le genre de gars qui dans la vie est jaloux de tout et veux profiter de son petit pouvoir pour se venger de ceux qui l'on torturer à l'école. Il est avec son copain qui lui faisait sans doute partie de la bande des musclés qui me torturaient au collège. Après 15 mins de discussions et hurlements inutiles en russe puisque je ne parle toujours pas la langue de Tolstoï ils m'envoient dans un bureau. Là je crois d'abord à un sketch... J'hallucine je me suis téléporter dans un film porno soviétique des années 80 ! Deux jeunes et magnifiques putes aux cheveux en choucroute et en tenue d'officier m’accueillent ! Leur supérieur un vieux gros libidineux ne dit rien. Je remplie de la paperasse pour ma moto, on me demande 7 dollars de frais de dossier... Après m'avoir aider à remplir la paperasse en russe elles m'envoient à l'immigration ou je remplit un autre formulaire de transit, apparemment ils ne veulent pas que je reste longtemps dans leur pays... Une fois tout la paperasse effectué j'ai re droit aux deux tête a claque pendant 10 minutes et j'arrive à ne pas m’énerver.... Je perçoit l'utilité de s'emboucaner quotidiennement avec les usagers, ça aide a garder son calme ! Je traverse enfin Tiraspol sans m’arrêter, la structuration de la banlieue, l'agencement des rues me fait énormément penser à certain quartier de la Havane. Les étoiles soviétiques et les outils sont omniprésent comme les casinos et les boites de strip-tease... Cela me fait penser à mes lectures sur ce pays « Le dernier lieue de décadence typique de l'Urss » dixit des yankees... Ça ne donne pas envie de s’arrêter, les tanks dans les rues, les check points.... Arrivé à la frontière, j'ai droit à une frayeur. Ça commence par l'étude de mon passeport.... Serbie, Syrie, Liban, Irak, Nogorno Karabagh, Arménie... Suis je musulman ? Non bien sur que non, je suis français, voyons... Mon job, je suis contrôleur à la SNCF bien sur ! Que faisais je dans ces pays, du tourisme, quoi d'autre ? Mon tatouage sur la main.... Je suis bouddhiste bien sur ! Et là... Ils me disent que n'ayant pas de tampon de sortie de Moldavie je dois faire demi tour... Je béguais d’incompréhension comment puis je avoir ce tampon puisqu'aucun pays au monde ne reconnaît l’existence de ce pays officiellement ? Même pas la Moldavie qui englobe ce pays.... Ils s'en fout, demi tour ! Mais leur dis je ce n'est pas la première fois que je sort d'un pays officieusement, regarder mon passeport et le Nogorno Karabagh ! De toute façon c'est pareil dans l autre sens, je ne peux plus quitter le pays dans ces conditions.... Nous restons 5 longues minutes à nous scruter en chien de faïence. Eux attendent un bakchich et moi tentant la technique de l'autruche anglophone... Finalement exaspéré par mon sourire niais et ma passivité corse, ils me laissent passer ! J'enfourche Oulan-Bator et trace sur les routes poussiéreuses d'Ukraine jusqu'à être sisie par le vent marin en arrivant à Odessa. C'est la haute saison, pas d’hôtel en centre ville à moins de 200 dollars.... Je me loge donc dans un hôtel de passes pour 30 euro ce qui me donne droit a un lit et une douche dans une pièce plus petite que ma salle de bain. En faisant des recherches plus poussés je découvre que je suis dans une impasse. Le prochain bateau pour Varna en Bulgarie est dans 15 jours, celui pour Istanbul est dans une petite semaine et dans 3 jours j'en ai un pour Batumi en Georgie... Des itinéraires plein la tête, le cerveau en ébullition je décide de me payer un grand restaurant pour m'apaiser. Carpaccio de bœuf ukrainien, ambiance la vache qui a brouté à Tchernobyl !
26/04 Dormir dans un hôtel de passe si l'on fait abstraction du fait de dormir est quelque chose de très amusant. On capte le gars devant l'entrée qui tiens son bouquet de tulipes blanches en attendant sa belle dont ils ne sait pas à quoi elle ressemble. On croise les couples mal assortis, hétéro , homos. Personne n'a la tête levé et tout le monde regarde ses pieds. Sa fonctionne jour et nuit. Lorsque j'ai loué la chambre la réceptionniste m'a demandé si j'étais seul puis si c'était pour toute la nuit... Mais non madame je suis seul et je n'ai besoin de la chambre qu'une demie heure, le temps d'une petite sègue... Chose rigolote l'amoureux transie attendant sa belle pendant plus de 2 heures et refuse mes tentatives de communication autour d'une clope de peur que sa dulcinée ne le trouve pas en compagnie. Je quitte finalement l'hotel sur l'intervention de la police qui vient sortir les putes ayant fini la nuit et se douchant. Délicieux moment que de regarder les condés en sortant avec son sac sur le dos. Je trouve une hostel plus conventionnel pour 10euro 50. J'apprends ensuite que la ligne Odessa Istanbul est fermé, que celle pour Varna ne part pas avant plus d'une semaine et que celle pour Batumi fonctionne tous les deux jours. Ça me tente énormément de me taper la Georgie et l'intégralité de la Turquie malgré les 350$ demandés mais une étude approfondie de la météo locale à venir me retiens. J'attaque la ballade à pied d'une ville calme, chargé d'histoire, pleine de parc, un port sur le monde... Sans plus, à mon humble avis Je flâne de terrasse en terrasse et de café en café en bouquinant.
27/04 Départ à 6h30, j'ai décidé de rentrer à Bucuresti malgré la difficulté du trajet. En effet, écriture cyrillique, frontière roumaine fermé au transit international, GPS inutile dans cette zone quasiment pas répertorié. Je passe donc 12h sur la moto, pour faire les 550 kms de trajet sur des routes à l'abandon souvent recouverte par la terre qui a gagné la bataille du temps, je lute contre les trous, que dis je les crevasses, les gouffres que je découvre en plein milieu de l'asphalte. La pleine campagne me colore de jaune, rouge, violet, bleue et vert qui sont les couleurs des différents insectes que j'éclate en roulant.... Désolé maman j'ai pourri la magnifique veste en cuir que tu m'avais offerte. Mon casque est tellement enduit de moustique que je nettoie la visière au W40 ! Je passes deux fois la frontière de la Moldavie. La première fois on me fait payer une taxe de 2$ pour la pollution. Le seconde, par contre l'officière en charge de la douane me fait entrer dans son bureau, ferme la porte et me demande si j'ai des « présents » pour elle et son acolyte. Je feins l’incompréhension assez longtemps pour qu'elle laisse tomber. Du coté de la frontière Roumaine, apparemment c'est l heure de la sieste, une soldate me fait comprendre qu'il faudra attendre 90 mins avant de passer. J'en profite pour exercer mes talents linguistiques en commandant dans un mélange d'hispano, italo marseillais des pâtes et du poulet dans une gargote. Je fais du charme à la douanière quinquagénaire qui m'accuse de contrebande car j'ai 3 paquets de cigarette de trop que les 2 autorisés. Avec un grand sourire amusés elle me laisse même emprunter la voie du corps diplomatique. Je kiffe vraiment la gentillesse et le contact roumain, par contre je suis dégoûté par la mauvaise que j'apprends a Galati. L'argent moldave ne se change qu'en Moldavie. Je me retrouve avec une quarantaine d'euros perdus.... Ensuite pour la fin du trajet je fais l'erreur de mettre Patrick Bruel dans mon mp3 et je ne trouve aucun moment pour changer trop pris par le pilotage.... Dépression jusqu'à l'arrivée...
28/04 Le problème avec les dortoirs c'est quand on dort à 1h du mat et qu'une bande de 7 gars récupèrent les lit suivant en débarquant sans faire attention... Je me lève à sept heure et fait le maximum de bruit possible en faisant et refaisant mon sac plusieurs fois pour me venger. Puis, on the road again ! Je quitte la Roumanie via un pont impressionnant et débarque en Bulgarie. La route est magnifique, vraiment superbe, les montagnes enneigés au loin et les collines. Mon trajet me fait traverser des forêts impressionnantes et j'y retrouve le plaisir de rouler dans un pays sauvage, ça change des plaines roumaines. La partie orientale des Balkans est emplie de vélo, d'auto stoppeur et de camping. Je comprends que l'on puisse se battre et mourir pour des terres comme celle ci. Ok, ok je sais, la guerre ce n'est pas bien, on se bat pour la démocratie et la liberté et les guerres n'ont toujours qu'un intérêt économique..... blablabla C'est sur qu'un parisien ne se battra pas pour la beauté de la banlieue... Par contre tout en roulant je ressent à quel point on peut vouloir se battre pour ses terres. Savez vous comment on appelle quelqu'un des Balkans ? « Un balconnet » !!!!! J'arrive finalement à Sofija et me rends compte lors d'une pause que je n'ai plus d'huile dans le moteur, effectivement faut peut être en mettre surtout après 4200 kms... Alors que je cherche mon hostel, je me fait brancher par un gadjo autochtone qui ne me crois pas quand je lui raconte mon périple. Je me gargarise quelques minute de la conversation et étonnement trouve les gens qui me complimentent très gentil...
29/04 P§!/& de pigeon, mon dortoir de dix huit lits est dans la sous pente d'une vieille maison et entre ces satanés volatiles et les bloody marie au tabasco absorbés avant de me coucher, le sommeil a été évanescent. Au l'aube (9h30) je pars découvrir à pied une capitale calme, cachant sa misère sous la paisibilitée ambiante. La misogynie à fait appeler le marché aux légumes « Lady's market ». Le café est bon, les montagnes encore enneigées encadrant la ville accordent un décor entretenu par un léger vent. Tout cela est parfait pour « chill out » en bouquinant.
30/04 Je règle mon réveil sur le lever du soleil pour enfourcher mon engin de mort le plus tôt possible. Par un froid saisissant je parcours un régal de route serpentant dans des gorges Verdonesque pour arriver au sommet d'un col au passage de la frontière de la Macédoine (putain ! C'est pas une salade!!). Le sud des alpes me mène aux paysages du Vaucluse pour finalement débarquer a Skopje. Je me cale dans un confortable hostel. C'est fou à quel point lors de ce voyage mon premier avis se base sur l'accueil reçu des réceptionniste de mes lieux de couchage. Autour d'une clope je discute de l'histoire du nom de la Macédoine, de la raison politico économique du veto grec tout en appréciant la température printanière qui me réchauffe. Puis alors que j'attaque la visite pédestre de la ville mon cerveau fissure. J'explose... Istanbul n'est qu'un mythe, la vrai porte de l'orient est ici ! Le départ d'Alexandre le grand, la conquête ottomane. Les rues pavés, la citadelle, l'architecture basse du vieux bazar, l'argent, l'or, les orfèvres, les tapis, les thé dans les verres turcs, les plats en terre cuite yéménites, le café, le deuxième café, le troisième café, le quatrième café, le fromage, les tomates, les concombres, le cinquième café, les parties de domino aux règles incompréhensible, le marchandage, les visages fiers, les odeurs d'huiles, le pain....Ce pain! Ce café ! Cette gentillesse. Tout ce mêle en une explosion de sensation. Dans un parc des ados dansent la farandole. Je me retrouve... Je me retrouve au croisement de plusieurs de mes voyages. Les mahométains, les balkans, les statues, le soleil, tout ça est encadré par de hautes montagnes enneigées. La ville malheureusement noyé dans un fog de pollution. Au huitième café, toujours épuisé je rentre à l'écurie pour relier avec ma vie sociale, facebook, skype, msn, gmail que ferais je sans vous... l'Axe, le nom de l'alliance entre le Royaume d'Italie, le Troisième Reich et l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale ; l'« Axe du Mal », un slogan/mème utilisé pour la première fois par le président des États-Unis George W. Bush, le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union ; Axe, le nom du monde où se déroule l'histoire de Kaena, la prophétie ; Axe, une marque de déodorant ; AxE, un éditeur de texte de la famille Emacs. Un axe, une ligne réelle ou virtuelle séparant quelque chose en deux parties souvent symétriques Ici, ils ne savent pas ce que c'est ! Entre les hommes qui telephone au volant, les femmes........... !!!!!!! La conduite sur un axe constant est improbable, voir impossible...
01/05 Sur la route dès avant 7h, direction Pristina pour y défiler lors de la manif du 1er mai. Kosovo style ! Je suis donc une route encaissé entre deux montagnettes et arrive au poste frontière.... Et bien sur ces grands protecteur de l'humanité que sont les douaniers ne font que leur boulot... L'une des particularité de la république kosovarde est qu'elle n'est pas officiellement reconnu... Donc bien entendu pas couverte par ma carte verte et je dois souscrire à une assurance pour pouvoir traverser le pays. Je passe pour un niais en changeant mes billets macédonien contre leur monnaie locale.... C'est l'euro... Puis direction la capitale, je longe 60kms de zone industrielle d'un coté et de l'autre des résidences en construction ou neuves. Le pays s'avère en complète reconstruction, les maisons poussent comme des champignons. A Pristina je cherche un hôtel et la manif, mais aucun signe de célébration. Après plusieurs rondes, sur un coup de tête je rentre la ville de Podgorica dans mon gps. Monténégro here i come ! Je fonce d'une traite jusqu'à Pecs et là me je suis la M9 que tout les forums de voyage déconseille. Entre deux montagnes, coule une rivière de fonte des neiges. Un embouteillage sur cette route de montagne est créé par les voitures, scooter et piétons par milliers qui cherche un coin tranquille ou un concert pour picniquer. C'est kékéland, y'a plus de gomina, de gel et de lunette de soleil qu'à la rue st fé... L'asphalte devient terre, la poussière projeté par les voitures me devançant est aveuglante et la neige qui fond fait de la boue qui me pourrie. À une intersection je bifurque sur le mauvais sentier et me retrouve montant et montant et montant jusqu'à atteindre l'altitude de la montagne ou il n'y a même pas de sapin. Je trouve un restaurant en bois donnant sur une vue panoramique à couper le souffle, ou alors c'est le manque d'oxygène du au trop grand nombre de cigarettes. Après une salade je galère à redescendre récupérer la bonne piste. C'est du gravier, de la rocaille trempé par les navets de neige. Je passe deux torrents sous les regards intrigués des Kosovars. D'après un compte rendu lu la veille cette route est horrible mais praticable. Je n'avais juste pas capté que le post daté de 2006... Au bout d'une demi heure j'arrive à deux blocs de béton marquant l'endroit ou la route s'est effondrée dans la rivière. En m'y reprenant à plusieurs fois je réussi a faire passé la moto sur une petite corniche sans tomber à l'eau.... Juste derrière la router est comme neuve... Elle est neuve, goudronnée sans trace d'usure quelconque. Je m'y aventure zigzaguant entre les roches , les éboulis, les arbres chut au milieu. Et là je maudis le destin. Pour la seconde fois de mes voyages je suis dans l'incapacité de continuer. Une coulée de neige a entraîner plusieurs arbres au milieu de la route. Une fois la blancheur fondue, il ne reste que les troncs posés comme pour une attaque de la diligence. Je tente de faire levier avec un des fin tronc d'arbre mais l'effort musculaire est trop important. Au vu de mes muscles saillant je ne comprends vraiment pas pourquoi... Avec une moto cross je tenterais le passage, mais ma citadine est trop basse pour essayer quoique ce soit. Estourbit par devoir faire demi tour je repars la mort dans l'âme à l'idée de devoir me retaper tout ce oaï en sens inverse. La phobie d'une crevaison me tient et je serre le guidon comme un malade pour maintenir la moto d’équerre. Mes poignets me font souffrir de tant de tension. La conduite jobastre des mercedes, renault 5, 4, audi 80 m'épuise et je crève de chaud malgré l'air glacial remontant de la rivière. Les flaques d'huiles et la poussière sur le goudron finissent de me mettre le tensiomètre à 3000. De retour à Pecs j’étudie les différentes possibilités. Un retour complet en arrière est de toute façon in-envisageable pour ma bonne santé mentale. Je décide de tenter le coup jusqu'à Sjeniça en Serbie via le Monténegro. J'attaque donc lacets sur lacets sur une route correcte et me régale à jouer avec le moteur jusqu'à la frontière. La course du soleil n'étant pas fini, un peu de motivation revenus suite à mes jeux de virages bifurque direction Podgorica et emprunte la route de montagne la plus belle de ce voyage. A croire qu'elle a spécialement été faite pour les moto. Le long d'une rivière d'un bleue de crayon lavé je m'extasie des ces paysages, de ces maisons. Les tunnels simplement creusés dans la roche et long de plus d'un kilomètre sans éclairage sont à mourir de peur. Lors d'une des nombreuse pause que m'impose mon corps je fais la rencontre d'une bande de motard slovène me regardant comme un extraterrestre et ne me croyant pas quand à mon trajet initial. J'arrive à 20h à Podgorica épuisé mais en vie après une journée d'aventure comme je les aime. La recherche d'un hôtel s'avère horripilante. Pas moins de 59 euro la nuit. Je trouve finalement un canapé ou dormir dans une guest-house archi pleine.
02/05 Je quitte la ville sans la visiter. La discussion de la veille avec la logeuse m'a en effet appris que Podgorica n'est qu'une capitale de transit sans grand intérêt. L'heure pendant laquelle j'ai tourner à la recherche d'un lieu ou me poser m'a pourtant fait découvrir une ville calme et plaisante traverser par une sauvage rivière. J'enfourche ma bécane vers 8h40 et direction la Bosnie. A peine sortie de la ville je me fais chopper en excès de vitesse, 84 pour 60. Le condé, poli et parlant correctement l'anglais me demande les pièces afférentes à la circulation du véhicule mais non mon permis. Puis me laisse repartir sans remontrance, juste en me disant de faire attention... Je passe ensuite par des paysages montagneux et westerniens. Après un haut col je rentre dans un canyon trouve un lac artificiel créé par une retenue d'eau en aval. L'eau provenant de la fonte des neige est bleue ciel, bleue crayon, pure et resplendit sertie de verdure brute. Chaque nouveau paysage me donne envie si j'étais manuel de me construire une maison à la Torreau et de vivre de chasse et de pêche. Je longe l'eau à travers une suite de tunnel creusés directement à même la roche. Juste avant la frontière, un camping car immatriculé 67 fait le plein d'eau à une source. Je m’arrête me rafraîchir à l'eau glacé et discute avec ce jeune couple réunionnais/bourg-en-bressien. Depuis neuf mois ils arpente l’Europe. Du point le plus septentrional du continent à la Sicile. Ils ont quitté leur boulot acheté cette maison roulant et juste après la naissance d'une pitchounette sont parti avec elle sur la Route... Ils me comptent les difficultés rencontré et me conseille une route magnifique pour plus tard. Une cafetière italienne et je repars. Je passe la frontière et hurle « bonjour Bosnie-Herzégovine ! » Dans un nouveau canyon je longe une rivière agité et croisent plusieurs campement proposant des cabanes ou dormir, des terrain pour les tentes et du rafting. La techno et les bières bu à 11h30 me repoussent. Cette route départementale d'une seule voie est gérable avec prudence. Éviter les énormes lézards vert fluo s'annonce plus facile que les mini vans déboulant à fond de cale. Plus loin un amas de bois qui s'avère être un spot de rafting lui aussi attire mon œil. La gérante m'offre un café ce qui fini de me séduire. Je décide d'y passer la nuit pour aventurer le raft demain. Je me régale des cafés de la tenancière en bouquinant à l'ombre des murmures de la rivière. Les vieux qui tiennent ce lovely camp délirent à me voir voyager seul et essaient de me marier à la somptueuse cuisinière qu'ils définissent en anglais comme « liberale ». L'alliance de ma grand mère me sort de là. L'eau des douches est pompée de la rivière et chauffé dans un tonneau métallique noir sur le toit. L'hiver c'est un feu qui maintient la température. Quoiqu'il en soit à l'heure qu'il est, le soleil n'a toujours pas fait son travail(le fainéant) et je me douche à l'eau brûlante de glacitude. 03/05 Les couvertures en carton plâtre m'ont bien protéger du froid d'altitude. Surtout qu'en me couchant j'ai pu voir qu'une des vitres manquait simplement. Un des premier levé, je bouquine devant un café regardant mes futurs coéquipiers se lever un par un. Le petit déjeuner est à base de beurre, de pain, de confiture rouge teintée d'orange fluo avec une dégaine de tabasco, du gâteau et un verre de yogourt/fromage blanc. Vers 11h nous nous équipons et je commence à me poser quelques questions à propos de la sécurité. On nous refile des combinaison pour le froid, des chaussons de plongés ressemelés et un gilet de sauvetage... Pas de casques. Nous traversons la frontière en 4X4 et estafettes et mettons le rafting à l'eau gelé. On est 13... Le nombre de personne maximum conseillé est de 9... On n'a que 7 pagaies... Les hommes gonflent à la pompe à pied le raft. Une fois à l'eau, celle ci justement à tendance à rentrer un peu trop facilement, les boudins sont presque noyés. L'eau de la fonte des neige est vivifiante et le départ de l'expédition folklorique pour moi qui ne parle toujours pas le serbo-croate. Le guide pour sa part ne parle pas un mot d'anglais. Le niveau des rapides est bas ce qui permet de ne pas trop prendre de risque. Le paysage est sauvage, magnifique, les cascades viennent se jeter le long de la rivière à coté de nous. Nous rejoignons un plus large confluant dont la couleur est plus étincelante de vert que notre gris argent. Une pause décidé par le chabraque qui nous sert de skipper nous fait découvrir des cascades à l’intérieur des terres. La ballade s'avère courte, 1h45, mais c'est largement assez pour en prendre plein les yeux. Un gros nuage gris à l'horizon m’effraie pour la route à venir. L'excursion fini je saute sur « Oulan bator » et fonce sur une route encaissés au fond de canyons jusqu'à Sarajevo. J'y galère pour y trouver un hostel tout en découvrant une ville encastré dans de hautes collines à l'architecture routière labyrinthique. Le vieux centre est principalement un marché à la turque avec un saupoudrage arabique. Les mosquées se mélangent aux cathédrales et la ville fait peau neuve. Les bijoux en argent brillent à toute les devantures et les glaces 3 boules fraise, citron bounty sont sympathiques !
04/05 Vu les regards assassins que m'ont jeté les occupants du dortoir ce matin, mes ronflements ont du être plus que sonore... Je me promène à travers les rues des artisans monte en haut d'une colline ou l'un des trop nombreux cimetière se trouve. Les femmes portant le hajib sont omniprésente mais ne baissent pas les yeux comme dans d'autre pays. Je fait passer la moto au karcher, ce qu'elle nécessitait depuis la piste kosovarde. Graisse la chaîne et vérifie la pression puis monte au sommet d'un des quartier pour avoir un aperçu d'en haut. Garé sur dans un champ d'altitude, je reviens à mon véhicule pour le trouver tomber, l'herbe glissante et la béquille mal mise en sont responsable. L'essence à déjauger et ça pue. Elle refuse de démarrer. Je redescend en roue libre jusqu'à ce qu'un voyant inquiétant s'éteigne. La route entre Sarajevo est splendide. Je commence encore à être a cour d'adjectif qualitatif depuis que je suis dans le Balkans. Sur la route je croise un couple de retraité français en camping-car et me fait inviter pour un café soluble(beurk!) J'arrive finalement à Mostar et passe le fameux pont. Je me paie enfin la gaufre d'un hôtel 4 étoiles. Ah confort ! Ah quel plaisir de ne pas entendre les ronflements et odeurs des dortoir ! Une douche que pour moi ! Un grand lit! Confortable ! Le vent souffle alors que j'attaque la visite de la ville à pied. J'aime la vieille ville en pierre, le pont bien sur mais déteste les flots de touristes qui l'arpente. Les magasins de souvenirs éclaboussent les rues d'argent, de cuivre, de bois et de lunettes de soleil bon marché... Pour repas je me sustente de charcuterie et fromages locaux accompagnés de coca et viande de bœuf à la moutarde.
05/05 De Mostar à Tirana via la côte ! De Bosnie-Herzégovine à la Croatie, à la Bosnie-Herzégovine, à la Croatie, au Monténégro, à l'Albanie le long de l'adriatique. En passant par un bac pour traverser un bras de mer. La route fut splendide, de l’Ardèche au Vaucluse, de Marseille à Nice en passant par la Corse. Près de 400 kms de route accumulant une quantité de peur, de stress et de fatigue impressionnante. Passé la frontière albanaise je pénètre dans un autre monde transpirant de misère. Mélange de gitanisme, de folie, de poussière. Un motard au Monténégro m’avertit sur la conduite et les rond points albanais. Je faillis mourir de 10 crises cardiaque, entre les vaches, les anes, l'inconscience des pietons, celle des automobilistes, l'état changeant des routes. Tirana malgré cette peur au guidon me crache à la gueule une séduction rare. Une fois caler mes affaires dans un hôtel, je suis envoûter par cette ville. Attablé sur une place, je vois la misère suinter dans les rues. Attention ça ne se veut pas une critique. Mais bien au contraire un manque de mots pour exprimer à quel point cette ville me fait penser à tous mes voyages. C'est Marseille, c'est Yangoon, c'est Valparaiso, c'est Addis Abeba. Le réceptionniste de l’hôtel ne comprend pas pourquoi mon visage s'illumine d'un sourire quand il me confirme la grande présence de pickpocket. J'ai à peine marché 5 minutes dans le centre et je me suis senti comme une cible vivante. Les regards lorsque je parle anglais, les dégaines de crapuleux. Les gamins des blocks. Le surveillant du parking qui me menace de la disparition de ma moto si je ne le bakshish pas !
06/05 Dans le centre, immeubles de briques peintes ou à nus, dans la périphérie, bidonvilles. Les vieux, borsalino comme couvre chef jouent à une version plutôt agressive des dominos. Le tatouage semble être un fait culturel ici. Jeunes, vieux, femmes, hommes, cagole ou bourgeoise. Toute sorte de vieux tatouages se laissent deviner ou s'affiche clairement. Un peu comme Albert Londre en faisait la description dans « Au bagne ». Le genre « old school » avec dominos, dés, papillon, couteau, jolies pépés. Sur un trottoir j'assiste à une manche de backgammon entre deux têtes de tueurs. Les règles semblent les mêmes mise à part le positionnement de palets au départ. Les deux gars jouent à une vitesse trop rapide pour que j'ai le temps de lire et analyser leurs coups. Leur façon de jeter les dés est violente. Cette ambiance m’électrise. Je manque ensuite littéralement me faire exploser par une Mercedes qui à 2 mètres de moi se fait percuter par sa jumelle. Dérapage dans la poussière sableuse qui orne le bitume alors que j'ai encore les doigts sales de la voiture que j'ai touchés pour l'éviter. Le ton ne monte pas, tous les participants gardent leur calme malgré des gestes brusques et un langage du corps agressif. Je me refroidit le cerveau avec des boules de glaces banane, fraise et yaourt. Rassasié d'émotion, de sensations, d'ambiance, de regards j'enfourche ma moto direction Durres. J'y patiente devant de nombreux cafés avant d'embarquer dans le bateau qui me mènera à Ancona. La traversée est bruyante, ma cabine se trouvant juste au dessus du moteur. Chose à mon avis est du aux propos déplaisant et condescendant tenus au responsable de l'embarquement... Arrivé chez les romains, il ne me restera plus qu'à filer sur autoroute jusqu'à Massalia. Avec bien sur une étape gastronomique à Bologna !
07/05 Arrivé en retard à Ancona....Puis route jusqu'à Bologna pour déguster charcuterie, mozzarela de bufle et pizza. Puis re route to Piacenza ou je loge dans une auberge de jeunesse genre Hostel le film. Ambiance j'ai pas dormi de la nuit le dos bloqué contre la porte d epeur qu'un vieux vienne me depecer...
08/05 Retour sur Marseille. Arrivé à 13h10. 6566kms 3 semaines 14 pays 16 jours 420km/ jour en moyenne. 117 Km/h vitesse max 55 km/h moyenne
Travailler six mois en Angleterre English translation pending
Bonjours à tous, je sais que se type de sujet à déjà était posté plusieurs fois mais je n'ai pas trouver de réponse à mes question. Donc voila j'ai actuellement 21 ans et je souhaiterai partir au Royaume unis pour y travailler pour une période de 6 mois pour y perfectionner mon anglais étant actuellement au états unis en immersion total pour une période de 3 mois je commence hors et déjà à me renseigner pour mon départ.Je me présente tout d'abord rapidement, j'ai donc 21 ans titulaire actuellement d'un bac +2 en management et gestion, je recherche un petit boulot genre serveur ou vendeur. Je parle très très mal anglais, j’espère que ces 3 mois en immersion au Etats unis vont m'aider^^ maintenant place au question
En effet ma toute première question c'est ou partir je veut dire est t'il plus simple de partir sur londres car c'est la ville la plus grande et le turn over sur les différents poste y est plus important ou des plus petit villes sont plus intéressante car moins de concurrence ?
Ensuite une deuxieme question mais cette fois si je pense reservé au personne vivant au royaume unis, la crise à tel rendu beaucoup plus difficile la recherche d'emplois dans le royaume unis qu'il y à 4 5 ans ?
Je souhaiterai idéalement trouver un boulot dans les 2 3 premiere semaine de mon arrivé mais est t'il plus facile de trouver un poste en disposant déjà d'un NIN et surtout est t'il possible de trouver un boulot sans avoir de NIN ou les Pub , entreprise sont plus réticente à vous employer
Ensuite je pense prendre un hotel pour la première semaine ou quelque jours seulement puis intégré une colocation cela vous semble t'il une bonne idée ou mieux vaut attendre d'avoir trouver un emplois pour prendre une colocation.
Et enfin quel est selon vous la meilleurs période pour partir ( pour trouver du boulot pas pour le paysage^^) je compter partir debut janvier initialement.
En espérant que vous pourrait me faire partager vos expérience je vous remercie d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter
En effet ma toute première question c'est ou partir je veut dire est t'il plus simple de partir sur londres car c'est la ville la plus grande et le turn over sur les différents poste y est plus important ou des plus petit villes sont plus intéressante car moins de concurrence ?
Ensuite une deuxieme question mais cette fois si je pense reservé au personne vivant au royaume unis, la crise à tel rendu beaucoup plus difficile la recherche d'emplois dans le royaume unis qu'il y à 4 5 ans ?
Je souhaiterai idéalement trouver un boulot dans les 2 3 premiere semaine de mon arrivé mais est t'il plus facile de trouver un poste en disposant déjà d'un NIN et surtout est t'il possible de trouver un boulot sans avoir de NIN ou les Pub , entreprise sont plus réticente à vous employer
Ensuite je pense prendre un hotel pour la première semaine ou quelque jours seulement puis intégré une colocation cela vous semble t'il une bonne idée ou mieux vaut attendre d'avoir trouver un emplois pour prendre une colocation.
Et enfin quel est selon vous la meilleurs période pour partir ( pour trouver du boulot pas pour le paysage^^) je compter partir debut janvier initialement.
En espérant que vous pourrait me faire partager vos expérience je vous remercie d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter
Vivre dans "l'hexagone"... English translation pending
Bonjour à tous ceux qui me liront.
De voyages en vagabondages . .... voila que le temps de se poser arrive !. Avec une possibilité de rebondir ensuite, faire des courts séjours " ailleurs " toujours.. mais avec un point de chute perso : " entre deux voyages ". Pour bien des raisons bonnes ou non, ce sera en France.!!!
Aussi, l'ayant quitté pendant longtemps je ne sais vraiment pas OU m'installer ? Je n'ai pas d'apriori régional , me sentant citoyenne d'un peu partout , d' ici ou là.
Pas de grande ville. plutôt moyennne. pas au milieu de rien non plus, un bel endroit de vie , des possibilités d'activités diverses , une population mélangée , du social du culturel, des associations multiples, piscine, médiathèque .... c'est pas trop non ??
A tous ceux qui ont eu dans leur vie " un coup de coeur ". pour quelque part.. A ceux qui vivent dans un environnement correspondant aux quelques idées citées!.
J'attends Tous vos messages , qu'ils soient sincères, que l'on puisse en discuter ensuite si possible. je suis impatiente . MERCI. MINGAN
De voyages en vagabondages . .... voila que le temps de se poser arrive !. Avec une possibilité de rebondir ensuite, faire des courts séjours " ailleurs " toujours.. mais avec un point de chute perso : " entre deux voyages ". Pour bien des raisons bonnes ou non, ce sera en France.!!!
Aussi, l'ayant quitté pendant longtemps je ne sais vraiment pas OU m'installer ? Je n'ai pas d'apriori régional , me sentant citoyenne d'un peu partout , d' ici ou là.
Pas de grande ville. plutôt moyennne. pas au milieu de rien non plus, un bel endroit de vie , des possibilités d'activités diverses , une population mélangée , du social du culturel, des associations multiples, piscine, médiathèque .... c'est pas trop non ??
A tous ceux qui ont eu dans leur vie " un coup de coeur ". pour quelque part.. A ceux qui vivent dans un environnement correspondant aux quelques idées citées!.
J'attends Tous vos messages , qu'ils soient sincères, que l'on puisse en discuter ensuite si possible. je suis impatiente . MERCI. MINGAN