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Dons aux Cubains English translation pending
by Fof75 · 2010-04-07 · 78 replies
Bonjour, je me rends à Cuba pour une dizaine de jours, jaimerais savoir ce que je peux ramener d'utile pour les Cubains, merci d'avance !
Passage seule de la frontière Israël - Cisjordanie? English translation pending
by Enroute31 · 2010-03-07 · 35 replies
Bonjour à tous!

Je m'adresse aux personnes ayant voyagé en israel et passé la frontière pour la cisjordanie récemment. J'hésite à partir seule et je me demandais si on causait des problèmes aux touristes voulant passer la frontière ainsi que sur l'accueil des israeliens et des cisjordaniens. Quelqu'un pourrait il me conseiller? Merci de vos réponses!!
Couple mixte avec enfant voyagant au Maroc English translation pending
by Cartel · 2010-01-03 · 61 replies
Bonjour nous sommes un couple Franco Marocain(papier Marocain) avec enfant vivant en France nous comptons faire un petit séjour au Maroc, sachant que l'on nous louerais pas de chambre pour 3, on envisage de prendre 1 appartement, faut il en louer 2 , quel problème pouvons nous rencontrer à l'Aeroport?et meme sur place, quel sont les précotions à prendre pour passer un séjour tranquil et profité de ce beau pays?

Merci d'avance pour vos réponses.
Problème de passeport pour aller en Algérie English translation pending
by Wahrani20 · 2009-10-04 · 17 replies
Bonjour Je possède un passeport algérien. Lors d'un voyage avec mon véhicule il y a 3 ans, les douaniers m'ont validé l'entrée du véhicule mais pas la sortie du véhicule du sol algérien. Cet oubli a failli me causer des problemes l'an dernier et cette année car les douaniers ont voulu m'interdire la sortie du territoire algérien car ils ont pensé que le véhicule est resté en Algérie de manière illégale. Sachant que mon passeport est valable jusqu'au milieu de l'année prochaine, et que je compte repartir au pays , que me conseillez vous de faire ? - Y aller avec mon passeport et une fois sur place me rendre à la douane concernée pour que le passeport soit régularisé mais s'ils refusent, je serais embeté pour la sortie du pays. - Me faire un passeport francais sachant que j'ai la double nationalité, aurais je besoin d'un visa pour entrer en Algérie ? - Sachant que mon passeport expire mi 2010 et que mon voyage devrait s'effectuer vers janvier, pensez vous que je puisse demander au consulat un nouveau passeport sachant qu'il a déja été prorogé un fois et qu'en ayant un nouveau passeport, plus de probleme de cachet manquant. - Autre solution : déclarer la perte de mon passeport pour en avoir un nouveau mais je ne suis pas trop pour. Merci
Fête des lumières à Lyon du 5 au 8 décembre 2008 English translation pending
by Brunelyon69 · 2008-11-09 · 29 replies
Bonjour,

pour ceux qui ne connaissent pas la fête des lumières à lyon ...

Durée : 4 jours.

regarder le programme sur le net.

Ca vaut le coup ... !!
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm? English translation pending
by Clermontoise · 2008-10-28 · 106 replies
Bonsoir à tous,

A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?

cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)

j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.

qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)

merci
Le Gabon... C'est la forêt tropicale! English translation pending
by Orelyf · 2008-09-14 · 26 replies
Mbolo !

Je suis une jeune sourde de 21 ans, et je suis partie seule au Gabon... Comment cela est arrivé ?

Il y a un an et demi, j'ai découvert la Fondation Zellidja qui encourage les jeunes à voyager en solo dans le monde. J'ai décidé de tenter, et j'ai été en Inde... Ca a été super, et cette fondation me propose encore 2ème voyage, et j'ai choisi le Gabon.

Le Gabon se trouve en Afrique Centrale, tout près du Congo et de l'Océan Atlantique. J'y suis allée pour découvrir la forêt et les peuples.

Arrivée au Gabon, je suis accueillie par les sourds pendant la 1ère semaine. Ensuite, je pars avec un groupe d'entendants vers le village lointain, le village des pygmées. La route n'a pas été facile pour moi, car je ne suis pas habituée à vivre avec les entendants... J'ai été frustrée à cause des problèmes comme ils ont oublié de m'informer sur quelque chose alors que les autres sont déjà au courant... Mais à part cela, ils sont très sympa. Ce groupe est composé d'un grand homme blanc avec ses enfants en général noirs (adoptés ?)

Ils devront y rester pour quelques jours, et moi j'y resterai pour 3 semaines. Quand ils partent (sauf 4 personnes qui devront partir le lendemain matin), je suis surprise que le fils du chef des village veut se marier, il m'insiste.... Cela m'a terrifiée, et j'étais partie le lendemain matin avec 4 personnes entendantes (ouf, ouf!)

C'était au village d'Ikobé.

Après plusieurs heures de route, je décide de m'installer dans le village de Sindara. Un lieu très joli avec une immense fleuve Ogogué ! La forêt est tellement belle, les villageoises y vont tous les jours pour recolter des aliments comme des tuberculoses. Et c'est très bon à manger. Ca ressemble à la pomme de terre, mais avec plus de saveur ! Les hommes abattent plutôt la forêt pour créer un peu plus de la culture, pour y mettre des plantations, et pour pouvoir manger ! Dans la forêt, on peut trouver des noix de coco, des fruits tombés par terre. Dommage que pendant mon voyage, ce n'est pas la période des fruits. La meilleure est après la mousson, c'est à dire Novembre, Décembre ou plus tard ! Les villagois n'ont pas besoin d'argent pour survivre ! Nous, les urbains si ! Il existe quelques mauvaises rencontres là-bas, mais en général, ils sont gentils, serviables, disponibles ! Vivre avec les entendants n'est pas toujours facile, une fois cela m'a piquée une rage... Parce que j'ai demandé au chef de me laisser partir avec un jeune gars très sympa, John-Jack, à la soirée dansante, il a dit oui... Et le lendemain, il change d'avis pour une raison bidon... Mais heureusement qu'on l'a convaincu, et j'étais libérée... Ouf ! Ou bien, je lui demande quelque chose, et il dit : "oui, on le fera demain". Mais le lendemain, rien... Cela me fait un peu chier, et j'ai demandé aux sourds qui ont vécu avec les entendants (ex: leurs parents). Ils ont connu cela... Ah, là, là ! Pas facile, mais au moins, je suis passée par là comme eux, et comme ça, si la prochaine fois ça recommence, je saurai gérer mes sentiments, et dire tout de suite ce qui ne va pas pour éviter d'être en colère 😛

John-Jack m'heberge ensuite chez sa mère, là où vit sa petite soeur sourde de 10 ans qui ne va pas à l'école. J'ai aidé cette famille à contacter l'association des sourds pour qu'elle aille à l'école. Et elle y ira à la rentrée prochaine (en octobre, je crois). C'est super ! Chez elle, pour la première fois, je me lave dans la rivière... Trop bien ! Avec ses frères, j'ai visité la forêt, plus loin que d'habitude... J'étais heureuse ! Ils sont motivés pour discuter avec moi ! Je commence à apprendre la langue des signes à John-Jack, après avoir utilisé l'écriture et les gestes simples comme moyen de communication. La petite sourde m'apprend beaucoup de choses sur sa façon de se comporter avec les entendants : ne pas se sentir frustrée.

Sindara est un endroit très joli, je l'aime beaucoup... Mais je devrais y quitter le 11 Août, cela m'a fait mal, ils me manquent tous !

En route vers Libreville, pour retrouver les sourds, ça a été une essence pour moi. Et toute de suite, le lendemain hop à Cocobeach pour vivre dans une village de la famille de Jean-Paul, un entendant qui sait signer. Je comprends beaucoup mieux grâce à cet "interprète" ^^ Mais je connais moins bien ces villageois que ceux de Sindara (car moins de communication directe). A Cocobeach, je découvre beaucoup de choses sur le monde du Bwiti, et des esprits !!!! J'ai vu des personnes se faire posseder !!! 😮 Si je ne me trompe pas, ceux qui se font initier peuvent se faire posseder, pas les autres, donc pas moi ! 😉

Les transports se font en voiture, je paie le conducteur, et voilà on roule... Parfois c'est confortable, parfois c'est inconfortable mais mémorable ^^

Pour resumer un peu, le Gabon c'est un pays magnifique avec des personnes folles, et des personnes super ! Mais ça m'a fait mal quand j'apprends ce que les Gabonais pensent des Blancs... comme des Dieux ! Ils sont heureux de les rencontrer, ils espèrent recevoir quelque chose de leur part... Mais qu'est-ce que je peux leur donner à part mes idées, et mes paroles ? Encore plus triste quand des Gabonais envient à la vie des Européens, ils n'ont pas vu l'importance qu'ils ont en Afrique : l'or vert ! La nourriture gratuite de la forêt ! Pas tous les Gabonais pensent à cela, il y en a qui aiment le Gabon, et d'autres préfèrent y quitter pour trouver quelque chose de mieux...

Vous pouvez lire mon blog orelyaugabon.blogspot.com, il y a des photos.

🙂

Je tiens à remercier à la fondation Zellidja pour me permettre de voyager là... Bien que j'étais partie seule, j'étais bien entourée ! Ces deux voyages de Zellidja m'ont fait beaucoup refléchi, je me connais mieux, ils ont cassés mes idées reçus, des préjugés ! Ils m'ont permise d'être plus forte, et surtout je sais ce que je veux faire dans la vie ! Je remercie aussi à Choucarde dans ce forum de m'avoir conseillée de partir au Gabon, et à Armel de m'avoir aidé à obtenir le document pour le visa. A ma famille, à mes amis aussi de m'avoir laissée à nouveau partir... Et à tous les gabonais qui m'ont aidée, qui m'ont protégée... C'est leur pays qui est en beauté...

Malheureusement, des centaines d'arbres sont coupés par jour, par des sociétés... par des patrons très riches français, belge, européens, chinois... C'est très triste... Et en échange de ces arbres, on donne de l'argent au gouvernement gabonais qui est très riche aussi. Mais le reste du peuple est pauvre (peu de sous, mais ils se nourissent bien grâce à la richesse de la forêt). Et pourtant, croyez-vous que la nature est à vendre? Que les arbres sont à vendre? Le monde, tous les éléments du monde ne sont pas à vendre.

Si vous voulez aller au Gabon, n'oubliez pas de voir la forêt, elle est très jolie !!!!
Souvenirs du Perú English translation pending
by LeDragon · 2008-04-26 · 2 replies
Je viens de lire des récits de voyage ici. Ils réveillent tant de souvenirs. Alors, je me permet d’écrire un peu ici. N’y cherchez pas de conseils pratiques : les guides de voyage sont là pour ça et mes références sont trop anciennes pour être encore fiables. Alors, des impressions… Tout ça a commencé le 31 décembre 1999. Vous vous souvenez de cette veille de fin du monde ? Party de famille pour « défoncer l’année ». Mon frère cadet de 10 ans( de moins que moi...) s’assoit à mes côtés et m’offre soudain de l’accompagner au Pérou. Quelle drôle d’idée ! J’ai 43 ans, il avait bien été question que j’accompagne un confrère d’étude en Amérique centrale à l’époque de l’université, mais je n’avais pas l’argent pour ça. Puis les années ont passé. Quelles randonnées dans les maritimes et dans les états américains voisins, pas plus. Je n’ai même jamais pris un avion de ligne et je ne suis pas très plage. Serai-je capable de m’adapter à un milieu si différent ? Il m’a fallu quelques mois pour me décider, mais j’ai plongé : départ en août 2000. Mon premier souvenir, une escale à l’aéroport d’Atlanta. Toute cette humanité en mouvement. Une majorité de sud-américain d’origine. Ils ont presque tous d’immenses valises : il faut rapporter des cadeaux à la famille ! Je bavarde un peu avec quelques uns, en anglais. Il y a cette péruvienne d’origine qui vit aux USA depuis 25 ans. Elle va voir sa mère malade. Elle ne l’a pas vue depuis 25 ans ! Puis cet homme, mécanicien dans des bateaux, originaire de Lambayaque, dans la région de Chiclayo. Il m’explique que depuis qu’il vit au Canada pour son travail, son épouse ne peut pas obtenir de visa pour le visiter. Pourtant, c’était possible à l’époque où il était en Alaska. Comme quoi on se méprend parfois… On arrive à Lima de nuit. Mon frère, le comique qui joue au « backpacker » pur et dur a décidé qu’il n’y avait pas lieu de réserver une chambre… Pendant qu’il négocie au petit kiosque touristique où lui répondent deux jeunes filles emmitouflées avec même des gants ( à l’intérieur de l’aéroport !), je vais à la chambre de bain. Petite hésitation : près de la porte, un gardien est endormi sur une chaise avec une mitraillette dans les mains. Pas trop envie de le réveiller en sursaut ! J’attend debout devant lui jusqu’à ce qu’il ouvre un œil. Je lui fait signe que je lui demande la permission de passer. Il répond avec agacement de me contenter et se rendort aussitôt ! Il y a une navette pour l’hotel à Miraflores, un minibus, un des fameux « combi » que je reverrai si souvent. On part dans la nuit, deux seuls passagers si je me souviens bien. Alors qu’on descend vers le Pacifique, je suis frappé de plein fouet. La piqûre et dur ! Je suis comme un enfant passant d’un côté à l’autre du bus pour voir tout ce que je peux. Il Pacifico ! Wow ! De l’autre côté, des infrastructures cherchent à retenir les sédiments qui s’effondrent le long d’une pente abrupte. Il me faudra du temps pour comprendre ce qui m’étonne tant. De vieux cours de géographie… les montagnes du Québec sont de vieilles montagnes, érodées au long des millénaires. Chez-nous, sur une telle pente il ne reste que du roc. Dans cette région andine, ces pentes instables me surprendront constamment. Sans compter qu’avec les épisodes de Niño, les pluies les délavent souvent détruisant routes et villages… A l’hotel, rien à redire, sauf ma naïveté de demander s’il y a des taxes en sus du prix annoncé… Déjà qu’en référant aux jeunes femmes de l’aéroport j’avais utilisé le mot « chicas » qui avait fait ricaner la propriétaire. Là, je lui offrais vraiment une trop belle occasion d’ajuster son prix. De l’impermanence des prix au Perú, ça reviendra souvent au point de m’importuner beaucoup. Le lendemain, on doit organiser notre transfert vers Arequipa. C’est moi qui ai insisté pour y aller pour faciliter mon acclimatation à l’altitude. Je n’ai guère de souvenirs de cette négociation. On a une journée de libre pour jeter un coup d’œil à la capitale. Mon frère aborde un chauffeur de taxi sur la rue. Il négocie pour un tour de ville le lendemain. On s’entend. Le bonhomme aux cheveux très courts a des traits indiens et l’allure qu’ont les matelots dans les vieux films français… Il vient nous chercher à l’hotel et je le revois avec son chiffon nettoyant avec soin une auto qui serait jetée au dépotoir chez-nous… Je monte à l’avant, privilège des ainés. Une auto assez vieille d’un modèle que je ne connais pas. Comme il fait chaud, je baisse la vitre. Le chauffeur me lance un drôle de regard… Je comprendrai ensuite toute la difficulté qu’il aura à la remonter. Il nous promène dans la ville nous indiquant les édifices les plus marquants. J’en ai peu gardé de souvenirs, mais je retournerai à Lima. A un moment, il nous invite à visiter une église. Moi, je ne parle que très peu l’espagnol, mon frère se débrouille bien mieux ( il partait pour un séjour de 3 mois en Amérique du sud ). Il lui explique avec toutes les précautions possibles que malgré le respect qu’on a pour lui, il nous est difficile de laisser nos sacs à dos dans l’auto et de partir comme ça. Je suis mal à l’aise, malgré sa tête de dur, l’homme m’a fait l’effet d’un honnête homme, d’un bon père de famille comme on dit. Il est un peu blessé, mais admet nos précautions. En nous amenant ensuite vers l’aéroport, on longera une rue dont un côté est bordé d’un mur d’acier, formé par une multitude de pièces disparates, probablement récupérées. Je suis intrigué par l’endroit. Il m’explique que c’est un marché mais insiste sur le côté « peligroso, malo »… Je ne pourrais pas situer l’endroit, mais c’est probablement le plus près que j’ai approché des bidonvilles de Lima. A l’aéroport, je prend le numéro de téléphone du chauffeur avec l’entente que je l’appellerai de l’aéroport en revenant pour ma dernière nuit à Lima. A l’aéroport Jorge Chavez, le seul souvenir notable c’est mon frère qui joue à l’idiot en prétendant avoir vu un hélicoptère de l’armée canadienne. "Aye, l’armée canadienne n’a qu’une couple d’hélicoptères qu’elle a du mal à garder en état de vol !" On finit par se souvenir que le drapeau du Pérou a deux bandes rouges bordant une bande blanche… comme le drapeau canadien. Mais l’écusson péruvien n’est pas une feuille d’érable ! On ne verra pas Lima des airs. De toute façon, quand j’avais demandé à l’hotelière à quelle heure le soleil se levait, j’avais maladroitement dit « quand pourra-t-on voir le soleil ? » Elle m’avait répondu : jamais ! On ne voit jamais le soleil à Lima ! Il ne pleut presque jamais, mais le ciel est toujours couvert ! Quelle ne fut pas notre joie d’apercevoir un rayon de soleil pendant la journée qu’on y a passé. Une journée exceptionnelle, héhé ! Quoiqu’il en soit, on est parti à bord d’un appareil d’AeroContinente. Je ne connaissais pas tellement les avions et j’ai égaré mon carnet de voyage. J’imagine que c’était un très vieux 737. L’année suivante, de retour au pays, des péruviens m’expliqueront que les rumeurs voulant que le président d’AeroContinente soit un trafiquant de drogue ne sont que des ragots colportés par les chiliens. Il finira pourtant par être accusé formellement quelques années plus tard… On descend vers Arequipa, survolant des étendues étonnamment désertiques. Dès qu’on touche le sol, alors que l’avion roule encore, je ressens une drôle de petite crampe au lobe frontal… Alors qu’on marche vers l’aéroport, un jeune français se moque allègrement de notre accent. Sa mère notera bien ma réplique ironique : « A mes oreilles, c’est vous qui avez un accent, mais je suis bien trop poli pour vous le dire ! » C’était dit en souriant, je ne m’en formalisais pas trop ! A la sortie de l’aérogare, spectacle classique, cérémonie immuable de tous les aéroports et gares de bus du Perú : un groupe de taxis bien trop nombreux attend les touristes bien trop rares. L’un d’eux, plus faraud, s’élance vers nous. Soit dit en passant, je développerai plus tard l'habitude de toujours refuser les farauds ( il y en a toujours !), de survoler le groupe du regard et d'en choisir un plus timide qui m'inspire confiance, de négocier le prix avec lui. Je dirais que ça m'a plutôt bien servi, et tout le monde a le droit de gagner sa vie, même ceux qui crient moins fort ! Bon, de retour à Arequipa, on négocie, on s’entend avec lui. En sortant, je vois un pays bien différent de la capitale : el sur ! Végétation plus rare, plus de palmiers, des charrettes tirées par des ânes. Le chauffeur de taxi nous offre un bon hotel. Je saurai plus tard : autre classique ! Il insiste juste assez, nous dit qu’on n’a qu’à décider après avoir visité. C’est bien placé, à quelques rues de la Plaza del Armas. On va y rester. On visite une agence pour organiser un tour au Cañon de Colca. La dame sort son cahier et commence à nous expliquer tous les détails du tour exceptionnel qu’elle offre… Ca ne va pas trop vite… Quand j’ose poser une question pour arriver enfin à la conclusion, elle s’impatiente sérieusement. Il faut ce qu’il faut et faire les choses comme il se doit ! Ben coudon ! On va souper ( diner pour nos cousins d’outre-Atlantique…) au deuxième étage ( au premier pour nos cousins ;-) ) d’un édifice bordant la Plaza del Armas. Je n’ai pas faim pendant que mon frère se goinfre. Des musiciens se présentent au restaurant, une espèce de terrasse ouverte sur la Plaza. Ils ne sont pas particulièrement bons. Ils viennent nous parler, demandent d’où on vient et prétendent connaître Montréal. Vérité ou mensonge, enfin c’est un autre classique. Je leur donne un peu d’argent, mais la main reste là, ce n’est pas assez. J’ai envie d’avoir la nausée, mais ils n'en sont pas vraiment la cause... Nous visitons le monastère Santa Catalina, où le monsieur d’une soixantaine d’années qui occupe le guichet ne se souvient soudainement plus de la différence entre une pièce de 2 NS et une pièce de 5… Je me suis penché pour le regarder dans les yeux sans être arrogant. Il m’a joué une belle comedia del arte ! Cela dit, le monastère, c’était bien, même si on l’a fait sans guide. Nous avons aussi visité le Museo Santuarios Andinos, avec comme guide une étudiante universitaire parlant fort bien français. La vraie Juanita est au Japon pour restauration, on verra une réplique. La jeune femme est un peu mal à l’aise avec le concept de « sacrifice humain ». Elle insiste pour en limiter la portée, souligner que c’était exceptionnel. Enfin, j’ai préféré cette visite à celle du monastère, malgré tout. On est aussi allé dans un marché, c’est drôle, je dirais dans le coin de l’église San Francisco même si mon guide LP n’indique rien par là. Mais ce n'est pas important. On y achète ces tuques typiquement andine ( que je porte encore quand je vais patiner à l’extérieur ) et des vestons de laine rude ornées de motifs « Nazcaïens » Le mien est beige, celui de mon frère d’un rouge très voyant. On a vraiment l’air de clowns gringos, ou de « colons » comme on dit par chez-nous. Héhéhé. Le marché est à l’intérieur. A un moment une odeur incroyable m’attaque. Je réalise qu’il s’agit d’une femme portant apparemment de nombreux jupons… Ce doit être le lendemain que je suis parti seul en marchant sur Santa Catalina vers le Puente Grau. Ca m’a rappelé ma toute petite enfance quand je me tenais à la limite de la cour de la maison n’osant pas explorer les environs, mais les observant avec curiosité. Je testais mes limites. Faut dire aussi que je me reposais pas mal sur mon frère qui en était à son second séjour en Amérique du sud et qui parlait bien mieux espagnol. Mais, mon frère était pas mal méfiant ce qui n'était pas pour me rassurer. D’un autre côté, avec notre différence d’âge on n’avaient jamais couru les bars ensemble et je suis un peu solitaire. J’ai besoin de mon espace vital, de sorte qu’on a bien vite établi un modus vivendi, allant souvent chacun de son côté explorant les villes pour se rejoindre aux repas. Alors, c’est ça, je teste mes limites, je recherche mon niveau de confort, attentif à l’attitude des gens. J’examine l’architecture, me passionne sur les petits détails du « comment ils vivent ». A un moment donné, près du pont, je recule devant un combi comble de gens qui s’éloigne du centre d’Arequipa. Le rabatteur-collecteur, bien accroché au cadre de la porte le tronc à l’extérieur me fait signe de monter en rigolant. J’éclate de rire en me disant que là j’ai atteint ma limite. Cette habitude d’errer dans les rues sans tenir compte des « must see » me restera pour mes voyages suivant. Ce seront souvent mes meilleurs souvenirs de voyage.
Village Helvète de couples mixtes en Thaïlande profonde English translation pending
by Jeansellier · 2008-01-08 · 46 replies
Information interessante relevée dans le recent guide "Thailande- The Natural Guide " comportant la description suivante :

Le village Suisse ( Baan swiss ) se trouve vers Roi-Et, ville provinciale de l' Isaan située entre Khon Khaen et Ubon Ratchatani Sur 330 villageoises agées de 20 à 59 ans, 84 ont épousé des occidentaux dont 82 Suisses issus de tous milieux sociaux. Les deux-tiers de ces epouses sont des femmes divorcées d'hommes thais.

Suite à ce succes, une "mafia de filous "a profité du filon pour s'infiltrer dans le business des agences matrimoniales thaies.

Le commentaire evoque les sentiments divers de la population envers ces couples mixtes . Celà peut aller de l'indifference, sympathie au profond mepris à l'egard des dénommées "Mia Chao"= "epouses louées." Dans l'ensemble tres peu de thais considérent qu'il s'agisse d' unions authentiques avec manifestation d'un amour sincére mais plutot d'un mariage organisé avec un " compte en banque", dont l'argent est la motivation principale . Celà suscite la jalousie des hommes locaux, certaines femmes passent pour des traitresses à leur culture et à leur clan. Ce sont surtout les personnes des classes "elevées " qui manifestent le plus fort mepris envers ces compatriotes . Effectivement le sujet n'est guére évoqué dans la presse locale officielle.......................................................................................................................................................

== >> L'histoire ne dit pas si les thailandaises du Baan Swiss ont appris a cuisiner le Roesti et les filets de perches .

Si vous voyez des bufflesses avec des clochettes, vous n'etes pas eloignés de l'endroit. ( Celles-là elle je devrais les garder pour chambrer mes potes Vaudois )

Pour eviter toute polémique, je connais quelques couples mixtes qui ont su parfaitement s'integrer et "la composante etrangére" se faire apprecier de la population . Et puis ces unions ne sont pas plus meprisables que les mariages arrangés par les familles comme en Inde ou dans d'autres pays.
Une question toute simple English translation pending
by Yangguizi · 2006-03-15 · 19 replies
Afin de satisfaire pondy qui trouve que le forum manque de tonus, je propose de discuter du sujet suivant:

"Un guide de voyage rédigé en langage sms est-il un bon outil pour un touriste chômeur qui voyage, venant de divorcer d'une prostituée de Pattaya qui parlait trop mal le français, et de se marier avec une cubaine PNC (malgré son absence de sourire) voyageuse qui fait du tourisme, ce couple modèle voulant aller en train au Tibet pour y rencontrer des dissidents?"

Pour moi, la réponse est non. Et vous?
Attitude des Européens à l'étranger English translation pending
by Bibabori · 2005-11-05 · 44 replies
Bonjour tout le monde! Moi je trouve que bien souvent, les européens ne se comportent pas bien lorsqu'ils sont à l'étranger. Quand j'écris Européen, je pense 'culture européenne'. Souvent pour faire couleur locale, ils sont débraillés et respectent même pas la nourriture des animaux. Regardez la photo qu'on a pris de cet énergumène dans le temple de Tanjor quand on a fait l'Inde du sud. Il avait même pas rentré sa chemise dans son pantalon et il patayait dans la nouriture de ce pauvre éléphant!

C'est pas que je veux me mettre en avant, mais notre guide nous avait bien expliqué le respect et en descendant de notre car climatisé, il nous avait donné des surchaussures en papier bleu. Au moins, nous, on a respecté les lieux!
L'Algérie: jusqu'à Djanet et l'Erg Admer, vraiment à faire? English translation pending
by Oliverte · 2005-03-27 · 108 replies
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir. Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation. Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport. Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour

Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Donne infos sur l'Irlande English translation pending
by Joneau · 2004-10-26 · 42 replies
bonjour a tous,

et j'ai passé 2 mois en irelande alors si vous voulez des infos n'hesiter pas si je peux je vous reponderai.

j'ai travaillé, visité.......

salut

greg
Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange English translation pending
by Fabricia · 2004-08-06 · 29 replies
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.

L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.

Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.

Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.

Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.

Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.

Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.

Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.

Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.

Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.

Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
Les chams du Cambodge! English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-01-31 · 5 replies
Les Chams, le visage de l'islam au Cambodge

Une communauté musulmane peu connue peuple depuis cinq siècles le royaume khmer. Répartis en 372 villages, les Chams et les Chveas, musulmans du Cambodge, représentent 4 % de la population du petit pays bouddhique, soit un demi-million de personnes. Malgré leur implantation très ancienne, ils n'échappent pas aux problèmes contemporains de l'islam minoritaire.

Les musulmans du Cambodge connaissent un formidable renouveau religieux depuis le début des années 90 après deux décennies de guerre et de persécution. « Les Chams vivent une situation exceptionnelle au Cambodge. Jamais une minorité musulmane n'a été aussi bien traitée. Le gouvernement a pris des mesures de discrimination positive pour les aider à sortir de la pauvreté en leur offrant des postes qui leur étaient inaccessibles. C'est un cas exemplaire d'intégration. Je visite beaucoup nos pays voisins et je n'ai jamais rien vu de comparable », ainsi s'exprime Zakaryya Adam, secrétaire d'État cham au ministère des Cultes et des Religions. Il est le chaud défenseur de la symbiose entre les Cambodgiens, car les Chams ont su s'intégrer en adoptant les métiers tabous des Khmers. En effet, les bouddhistes pouvant manger des animaux mais n'étant pas autorisés à les tuer, les Chams ont embrassé des carrières d'équarrisseurs et de bouchers, tout en perpétuant leur traditionnelle profession de marins pêcheurs. Malgré leur statut de minorité, leur rôle dans la société cambodgienne est donc loin d'être négligeable. Bien accueillis par les souverains khmers à mesure qu'ils immigraient dans le pays, Chams et Chveas ont, malgré quelques épisodes insurrectionnels, fait allégeance à la royauté et ont accédé à des fonctions importantes au sein de l'État, de l'administration et de l'armée. Au XVIIe siècle, ils furent même à l'origine de la conversion d'un roi khmer à l'islam, Ramadhipati Ier, qui prit le nom d'Ibrahim. Actuellement une vingtaine de Chams siègent au Parlement, au gouvernement, à la tête de l'armée et de la police.

La Malaïsation des Chams Les Chams, originaires de l'ancien royaume indianisé du Champa (moitié sud du Vietnam actuel), sont arrivés au Cambodge par vagues successives fuyant les attaques de l'armée vietnamienne lors de son expansion vers le Sud du XVe au XIXe siècle. Même s'ils vivent au Cambodge depuis plusieurs siècles, seuls les jeunes Chams se considèrent comme réellement Cambodgiens, beaucoup préfèrent encore se définir comme des réfugiés dans un pays d'accueil. Devant l'impossibilité de recouvrer leur territoire mythique du Champa, la religion musulmane a rapproché les Chams du monde malais islamisé auquel ils appartiennent d'un point de vue ethnolinguistique. Ce sont les marchands malais, présents sur les côtes cambodgiennes dès le XIVe siècle, qui ont converti les Chams à l'islam châfiite (l'une des quatre écoles juridiques du sunnisme, majoritaire en Asie du Sud-Est) à leur arrivée au Cambodge. L'islam malais leur a permis de conserver leur identité dans l'immigration face à l'acculturation dont les menaçait la culture bouddhique khmère anciennement hindouisée proche de celle du Champa. Un doyen du village de Phum Roka s'est un jour exclamé : « Si nous n'étions pas musulmans, nous serions devenus des Khmers. » Il exprimait ainsi clairement son attachement à l'islam comme moyen de préservation de son identité ethnique.

Un traumatisme nommé Pol Pot Les Chams ont particulièrement souffert sous le régime des Khmers rouges dirigé par Pol Pot de 1975 à 1979 qui a provoqué la mort de près de deux millions de Cambodgiens. Ben Kiernan, chercheur australien et directeur du Cambodian Genocide Program de l'université de Yale, estime à 90 000 le nombre de Chams morts sous Pol Pot pour une population musulmane de 250 000 personnes avant 1975. Sur les 113 imams de village d'avant la guerre, seuls 21 ont survécu et 85 % des mosquées furent rasées. Ysa Osman, Cham et chercheur au DC-Cam (Documentation Center of Cambodia) de Phnom Penh, défend la thèse d'une volonté préméditée d'exterminer tous les Chams et explique cet acharnement par l'islam qui leur a conféré une plus grande résistance à l'injustice que les autres. C'est ainsi par l'islam qu'ils furent humiliés, forcés de manger du porc et de transformer leurs mosquées en porcheries. Cet islam, qui avait joué le rôle de conservation de leur ethnicité en les protégeant de l'assimilation à leur arrivée au Cambodge, humilié sous la dictature khmère rouge, allait faire l'objet d'un grand renouveau religieux.

La reconstruction de la communauté

Dès les élections législatives de 1993 organisées sous l'égide de l'Onu, des Chams nouvellement nommés à des postes gouvernementaux ont lancé un vaste appel à tous les pays musulmans par le biais de leurs ONG respectives, afin d'obtenir une aide matérielle pour reconstruire une communauté musulmane moribonde au sortir de la guerre et après dix ans d'occupation vietnamienne. C'est ainsi que des États du Golfe comme le Koweït, Dubai et l'Arabie saoudite, ainsi que la Malaisie, ont fait leur entrée dans le pays par l'intermédiaire de fonds privés pour financer des pèlerinages à La Mecque ainsi que plusieurs programmes d'aide humanitaire. En outre, des mosquées et centres islamiques ont été bâtis au Cambodge directement par des organisations étrangères, comme la Revival of Islamic Heritage Society (RIHS), une ONG basée au Koweït qui a financé huit centres-orphelinats pour garçons dotés chacun d'une mosquée. Des organisations saoudiennes sont également présentes au Cambodge afin d'aider les familles musulmanes les plus pauvres. Onze ans après l'appel du gouvernement pour la reconstruction de la communauté, celle-ci offre un bon exemple de vitalité. Les mosquées neuves qui s'imposent à un rythme régulier sur la route de Phnom Penh à Oudong, ainsi que sur les bords du Tonlé Sap vers Kompong Chhnang, témoignent d'un véritable renouveau islamique au Cambodge. D'une vingtaine de mosquées dans les années 80 ayant résisté à la destruction des Khmers rouges, le pays en compte aujourd'hui 280. Mais relativement peu de musulmans suivent l'influence de ces généreux donateurs, Koweït, Dubaï et Arabie saoudite, que les Chams eux-mêmes nomment tout simplement « Koweït ». La majorité des villages chams et chveas revendiquent leur appartenance à un autre mouvement d'une plus grande ampleur, le courant international du Tabligh issu de l'aire indo-pakistanaise.

La déferlante Dakhwa Beaucoup de mouvements prosélytes, basés sur le concept de dakhwa (prédication, prononcer dawa), ont fleuri dans le Sud-Est asiatique dans les années 70. Le Jamaa at Tabligh est le mouvement dakhwa qui a réalisé la meilleure percée au Cambodge, où il a pénétré dès 1991, date des Accords de Paris qui ont consacré la pacification du pays. Il s'est ensuite répandu à peu près partout dans le Cambodge. Piétiste, ce mouvement doit son succès à son prosélytisme bénévole, obligatoire et militant, mais aussi à son vêtement strictement calqué sur celui du prophète qui répond aux quêtes identitaires des jeunes. Créé en Inde par Muhammad Ilyas en 1927, il serait aujourd'hui le plus grand mouvement religieux mondial. Près de quatre millions de personnes de quarante nationalités différentes se sont rassemblées les 4 et 5 décembre derniers pour le pèlerinage annuel de Tongi au Bangladesh. Chaque tablighi, membre du Tabligh, doit consacrer son temps et une partie de ses revenus à propager l'islam selon un emploi du temps très codifié. Trois jours chaque mois, quarante jours par an, enfin trois mois pour les plus chevronnés, ils effectuent le khourouj, la sortie en groupe qu'ils autofinancent et qui consiste à partir sur les routes ramener les musulmans qu'ils rencontrent à la pratique religieuse assidue. À la tête de ce nouveau réseau de villages musulmans figure un personnage unanimement respecté, hajji Suleiman, qui a construit dans son village natal de Phum Trea (province de Kompong Cham) l'un des plus grands centres islamiques et œuvré à la diffusion du Tabligh dans le pays. Après lui, Abdulcoyaume, médecin francophone, est considéré comme l'intellectuel du mouvement, il a traduit en khmer des extraits du Fazail-e-Amal (Les mérites des pratiques), l'ouvrage canonique du Tabligh qui inculque les obligations et les interdictions qui doivent régler tous les moments de la journée et les bénéfices qu'en tirent les croyants.

Une difficile assise dans la modernité Une grande évolution s'est donc effectuée chez les Chams du Cambodge depuis le début des années 90 où deux grands courants contemporains se sont affirmés : l'islam du Golfe caritatif et le prosélytisme du Tabligh, surnommés Koweït et Dakhwa. Une nouvelle ferveur religieuse a gagné la communauté musulmane qui n'est pourtant pas parvenue à faire totalement sa place dans la société cambodgienne. Car malgré leur reconnaissance officielle et leur participation à la vie économique du pays, les Chams souffrent d'une certaine exclusion. Relégués dans les quartiers et les villages où ils se sont regroupés, ils suscitent la méfiance que les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis sont venus renforcer. La fermeture de l'école islamique Om-al-Qora par les autorités cambodgiennes en mai 2003, ainsi que l'arrestation de son directeur égyptien et de deux professeurs musulmans thaïlandais, soupçonnés de complicité avec Al-Qaida, ont fini de jeter le trouble sur cette communauté, nouvelle victime de l'amalgame entre islam et terrorisme.

Samedi 17 Juin 2006 Agnès De Féo

Suite à une demande en MP, je propose ce texte à votre connaissance... je ne suis d'ailleurs pas d'accord avec tous les points de ce texte qui est neanmoins une des rares references sur la question Cham...
Moeurs du Pérou English translation pending
by Pye · 2007-07-31 · 10 replies
bonjours tous!! je pars quatre mois pour l'amérique du sud pour un trek et je compte faire une bonne escale au Pérou... mais autour de moi, lorsque l'on dit "Pérou" on me parle de suite de sécurité, qu'il faut faire attention... j'aimerais donc avoir vos opinion, à savoir ce qu'il faut éviter (le moins de choz possibles j'espere) et aussi les coutumes ou tradition auxquelles il faut se préparer et savoir comment réagir... peut être que cette discussion n'est pas de circonstance, mais ce que j'entend autour de moi me fait douter... Merci d'avance!!!
Malaisie, une certaine déception English translation pending
by Pat06670 · 2008-08-25 · 35 replies
Bonjour, je rentre d'un voyage de 3 semaines en Malaisie + Singapour et, au retour, je ne peux cacher une certaine deception quant aux attentes que j'avais sur ce pays qui me faisait certainement un peu trop réver. J'ai atteri à Singapour- 2 jours- puis Kuching-9 jours- Kuala lumpur-2 jours- ile Perenthian-3 jours- ile Redang-3 jours- plus 2 ou 3 jours de transit et pour finir retour à Singapour. Ma principale deception concerne l'aspect "culturel" de ce voyage que ce soit au niveau des sites à visiter qu'au niveau de la population, un certain manque d'authenticité. Je m'explique, la Malaisie, de ce que j'en ai vu, ne possede pas une grande civilisation, il n'y a pas de passé archeologique, pas de grands sites à visiter comme par exemple la Thailande, seul autre pays d'Asie que j'ai visité. La Malaisie ne possede que quelques temples chinois hindous ou boudhistes assez recents et "importés" et même l'aspect islam du voyage m'a laissé sur ma faim. Singapour et Kuala Lumpur sont des villes tres modernes et principalement interessées par les shopping center de luxe. Concernant la population autochtone, pour prendre un exemple, je suis allé visiter une tribu iban au fond de la jungle à Borneo aprés 5 heures de bus et 1 heure 1/2 de pirogue, l'accueil a été plus que quelconque, alors que j'avais déjà payé cher l'excursion, sur place il a fallu payer pour rentrer dans la longhouse, payer la taxe du chef, payer pour boire du vin de riz et encore payer pour visiter des pieces interieures. C'est peut-être une vision un peu de "touriste occidental" mais je n'ai jamais fait d'excursion de ce type nulle part dans le monde et j'en ai fait des "visites touristiques". J'ai trouvé la population malaise tres froide et uniquement interessée par mon portefeuille, je ne compte pas les accrochages avec les taxis, sous pretexte que nous étions 4 avec 3 valises, le service dans les hotels et restaurants en dessous de la moyenne et la comparaison avec la Thailande est vraiment tres en defaveur pour la Malaisie. L'hotellerie est en dessous des standards internationaux même dans des hotels de chaine internationale que ce soit au niveau des chambres qu'au niveau de la restauration. Pour terminer sur les iles qui sont certes des endroits à visiter mais qui n'ont rien de plus que tant d'iles dans le monde et les paysages dans l'ensemble ne m'ont pas transportés. Je dirai, pour conclure, que j'ai quand même apprecié mon voyage pendant lequel il n'y a pas eu de problemes particuliers, que dans la durée j'ai vu beaucoup de choses mais que par rapport à l'investissement personnel et l'investissement financier, j'aurai peut être du choisir une autre destination et autant j'avais adoré la Thailande pour rester en Asie autant j'ai été déçu de la Malaisie. Il va y avoir certainement des personnes qui vont me tomber dessus mais ceci est mon resseti general qui se base sur des experiences personnelles sur place et la comparaison avec de nombreux autres voyages dans le monde. Pat.
Aide sur les coutumes et attitudes de différents pays: appel à votre vécu English translation pending
by Mamourstl · 2008-08-08 · 24 replies
Bonjour à tous,

Actuellement sur une étude des coutumes dans différents pays j'ai besoin de votre aide, et de vos suggestions étant donné vos voyages donc expériences mais aussi et peut être vos origines!! Je souhaiterais connaître les coutumes suivantes: Américaines Japonaises Anglaises Chinoises Scandinaves Italiennes Espagnoles Russes et Ukrainiennes Belges

Quand je dis coutumes, je vous donne plusieurs exemples: On ne dit pas "non" à un japonais mais "peut être" Les chinois crachent...

Je vous remercie d'avance pour votre aide!!! Biz
Couvre-chef des pays du monde English translation pending
by Biscuiterie · 2013-04-23 · 30 replies
Bonjour!

Dans le cadre du second tome de mon livre "Eloge du voyage", je suis à la recherche de témoignages concernant le port de chapeaux, voiles et autres couvre chefs dans le monde.

Pourquoi les touristes sont ils confrontés à l'obligation (ou suggestion) du port du voile pour pénétrer dans une mosquée ?

Pourquoi le touriste est-il souvent contraint de porter le même type de couvre-chef que ceux portés dans le pays visité?

Merci de vos réponses, témoignages.
Petit drapeau francais pour mon vélo English translation pending
by Nounours · 2009-10-25 · 23 replies
je part en Inde vendredi et j'aurais aimé 2 petits drapeaux francais pour mettre à l'arriere de mon vélo. j'sais pas ou ça ce trouve alors si quelqu'un pouvais m'en envoyer 1 ou 2 . ça serais un super cadeau. vite ! mon anniversaire est le 4 /11 et je serais déja la bas ! Merki
Tenues vestimentaires à bord du Costa Concordia? English translation pending
by Foffylafée · 2009-08-13 · 8 replies
Bonjour à tous et merci à ceux qui pourront répondre à mes interrogations. Voilà , tout d'abord, je voulais savoir pour une croisiere en novembre pour la Dolce Vita, pour ceux qui ont eu l'occasion de déjà faire cette croisiere quel temps avez vous eu? Avez vous pris des vetements légers, des vetements demi saison, ou des vetements chauds? Ensuite la question des repas pour le soir, sans parler du repas du commandant, les hommes peuvent ils porter des jeans ou alors le pantalon de costume est il obligatoire? Pour la soirée du commandant la cravate est elle obligatoire avec le costume, ou simplement une chemise avec costume? Robe ou tenue pantalon noir habillé .... oui on ne peut pas dire que je porte très très bien la robe.. 🤪 Merci à ceux qui m'apporteront leur aide!
Comportement en Thaïlande? English translation pending
by Auredenice · 2007-05-07 · 44 replies
bonjour,

je pars en thailande en juin. je voudrais avoir quelques recommandations au sujet des coutumes . en gros ce qu 'il faut faire et ne pas faire.
Randonn��e dans le désert tunisien à partir de Tozeur English translation pending
by PseudoIsa · 2010-03-07 · 12 replies
Bonjour

nous partons mon mari et moi dans un mois faire une petite rando de 4 jours dans le désert à partir de Tozeur : nous voulons découvrir le désert, même si ce n'est que quelques jours. Par contre nous aurions besoin de conseils en ce qui concerne les bagages : les vêtements (un gros pull, une polaire pour le soir ? ou plus ?), la trousse à pharmacie (y a-t-il des bêtes venimeuses ou autres ?), les chaussures : chaussures de marche ou sandales ? Un duvet chaud ou léger ? et d'autres choses peut-être que nous n'imaginons pas car nous n'avons aucune expérience du désert...

D'autre part, l'agence nous conseille d'apporter quelques spécialités de notre région : des gâteaux ? Pas du vin, j'imagine...

Merci d'avance à ceux qui pourront nous aider !
Thaïlande: se balader en "short" dans un temple? English translation pending
by 4enfamille · 2009-05-31 · 19 replies
Je pars en famille en Thaïlande au mois d'aout et je voudrais savoir si les femmes peuvent se balader en short dans la rue et pour les visites sans choquer la population locale ? Faut-il également se couvrir les épaules, par exemple pour visiter un temple ? Le but est d'alléger nos sac à dos au max.
Documentation sur les Mentawai (Indonésie) English translation pending
by Casstiel · 2013-02-20 · 11 replies
J’ai recherché des lectures sur cette culture et trouvé seulement (Pas encore pu les achetés) : « Mentawai, l'île des hommes fleurs » qui semble être plus une étude qu’un roman, deplusieurs auteurs « Au pays deshommes-fleurs ; avec les chamans des iles Mentawai » roman de Figueras Raymond (Auteur) Est-ce que vous connaissez ces bouquins et si oui, pqu'en avez vous pensé (votre avis m'interesse d'autant plus si vous avez rencontré les mantawai).

Peu de documentation donc, sur les mentawai…

J’ai déniché dans ma bibliothèque de campagne un bouquin datant de 88 « les oubliés du temps » de Patrick Bernard. L’auteur va à la rencontre de peuples vivant encore avec leurs anciennes coutumes, ou dumoins d’y efforçant. Le témoignage, très fort et émouvant, vient confirmer lesinfos que l’on trouve sur internet, avec des chiffres un peu plus précis. Il y est dit en conclusion du récit : « Sur les 18 000 indigènes de l’île de Sibérut, 17 000 vivent aujourd’hui dans des villages gouvernementaux, 17 700 ont accepté de se convertir ç l’une des deux seules religions acceptées en Indonésie : le christianisme ou l’islam. Ils ont du se couperles cheveux, ne sont plus autorisés à se tatouer le corps, ceux qui l’étaient déjà doivent cacher leurs tatouages sous des habits occidentaux. […] Deux tribus résistent encore farouchement aux missionnaires, aux militaires, auxadministrateurs locaux. Elles se sont réfugiées dans les jungles les plusreculée : les Sakkudeis et les Simentalus. […] A la fin 87, le porte-parole du général Suharto, résident du gouvernement indonésien déclarait que désormais, les enfants seraient séparés de leurs tribus pour , disait-il « empêcher de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs parents ». Cela m’a amenée à me demander qui sont exactement les « mentawai » que l’on va rencontrer pendant ces treks à siberut , de nos jours. En effet, les infos plus récentes (divers sources sur internet) nous apprennentque ces persécutions encouragées par le gouvernement ont cessé et que lesmentawai ayant été acculturé de force tentent à présent de renouer avec leur mode de vie ancestral. « Depuis la démission de Soeharto en 1998, cette acculturation forcée a cessé, mais nombre de Mentawai ne savent plusvivre ou survivre dans la forêt. L'île a été classée Réserve de la biosphère par l'ONU. Quelques Mentawais ont alorsrepris leur mode de vie traditionnel en retournant dans la forêt et enreconstruisant des uma. Ils seraient aujourd'hui un millier à avoir retrouvé ce mode de vie ancestral, qui est encore découragé par le gouvernement central et local. » Savez vous donc si ce sont ces nouveau mentawai qui ontrécemment renoué avec leurs origines, oules tribus ayant « résisté encore et toujours à l’envahisseur », que nous allons rencontrer au cours des treks ?

Bref je ne suis pas certaines que ce soit une questionpertinente, mais bon voilà je retranscrismes questionnements à propos des Mentawai, avec les maigres documentations que j'ai pour l'instant, je suppose que j’en apprendrais plus en lisant lesbouquins cités ci-dessus! En tout cas, ce n’est pas une expérience que jecompte faite en débarquant en mode occidental en quête d’exotisme « salut, je cherche un guide pour aller voir les gars à poil avec des fleurs », sansaucune notion de l’histoire et des croyances de ce peuple. Même si j’ai conscience que quelques lectures necombleront en aucun cas le fossé que nous aurons au niveau de la représentationdu monde; j’aimerais me donner les moyens de tendre une ébauche de petit pontonpour pouvoirs avoir un véritable échange.

Je suis donc curieuse de connaitre vos sources d'infos sur les mentawai, pour bien préparer cette rencontre! 🙂
Inde: tolérance sur l'attitude et les apparences originales? English translation pending
by Provolatil · 2009-11-10 · 60 replies
Bonjour,

J'aimerais connaitre votre avis, vos témoignages sur l'acceptation en Inde, aussi bien de la part des Indiens que des touristes, sur les attitudes, manières d'être, look pas possible et originaux que vous avez pu croiser lors de vos voyages et en Inde en particulier. Personnellement, j'ai croisé parfois des cas assez "rares", des looks originaux et parfois provocateurs, des voyageurs (surtout) qui se "lâchaient" complètement en profitant de la liberté qu'occasionnait leur voyage. J'ai trouvé parfois cela ridicule, mais souvent j'ai été pris de fou rire et je les en remercie. Cela dépend aussi du pays ou l'on se trouve et de l'acceptation ou indifference de la population locale...

🙂
Cimetières English translation pending
by UnaMilanese · 2018-07-11 · 84 replies
Ciao a tutti.e (tentative d'écriture inclusive adaptée à l'italien 😎)

Un tel sujet n'a semble-t-il pas été abordé dans la rubrique "bavardages et chamailleries".

Il est venu comme cela... "ma copine est partie en voyage sans moi", un glissement en bas de page et j'ai appris que Page2008, que je ne connaissais pas, était elle aussi partie, définitivement. De là je suis passée un instant déposer une pensée affectueuse sur ces édifices de mots érigés ici en mémoire de Patrick Yangguizi, de Jean-Pierre Lepiaf ou de Marcel DeCléricy.

L'esprit vagabonde dans des lieux funéraires...

Je déteste les cimetières où sont enterrés mes proches français. Ces monuments de granit luisant qui écrasent le visiteur, dont la masse imposante et gelée étouffe les plus éclatantes des chrysanthèmes aussi grosses soient-elles, rigoureusement alignés de part et d'autres des allées, me glacent. J'y passe en apnée et fuis rapidement, incapable d'invoquer dans un tel cadre l'image d'un être cher. Ce sont des iles désolées et hostiles à la vie.

En Italie, dans la plupart des communes (toutes ?), il existe une norme fixant à maximum un mètre de hauteur les monuments tombaux placés dans le sol. Les vivants qui y déambulent sont plus grands que les tombes. D'ailleurs on s'y voit et s'y interpelle volontiers, et une fois évoqués les défunts, on y devise de choses et d'autres qui les concernent assez peu. Lieux ordinaires où l'on se rend sans appréhension.

Je me souviens, en Roumanie, avoir avec surprise vu des piques-niques organisés au milieu des tombes, ou ailleurs des noms assortis de dates de naissance et de photos attendant que soit gravé, le plus tard possible sans doute, la date du décès. Memento mori plus simples, plus humbles, que les cranes des tableaux baroques.

A Eyup, et plus encore à Sarajevo, on traverse un parc avant de se rendre compte que la pelouse est parsemée de pierres verticales dont certaines sont surmontées de turban. On n'y interrompt pas son activité du jour sauf si on arrive plus loin, que les tombes se densifient et que l'espèce de pyramide métallique placée en son centre nous assène des centaines, peut-être des milliers, de fois, les mêmes dates. 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993- -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- 1992-1992-1993-1992--1993-1992-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1993-1993-1992-1993 -1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1993-1992-1993-1992-1992-1992- Je ne peux pas remplir la page de détresse, n'est-ce pas. Alors, j’arrête.

A Bitola c'est pareil, des centaines de croix blanches, mais avec cette fois des petits drapeaux français, des croix basses et muettes. Il n'y a que l'énorme sarcophage en pierre du fond qui cause : A la gloire des armées françaises d'Orient, gueule-t-il. Ce simple cri n'est peut-être pas plus mal, à la réflexion, que ces insupportables "presente" répétés à l'infini qui envahissent la montagne de Re di Puglia.

Non, du calme. Songe à la merveilleuse sérénité d'Ithaque...



Et vous, quels sont vos cimetières ? 🙂

Catherine

PS : le titre original de la discussion était tout simplement un très sobre "cimetières". Autant je comprends le souci d'explicitation du modérateur, autant je déplore cette question qui, placée en préalable, est très lourde et intrusive à mon sens.
Entre deux chez soi English translation pending
by Elsie · 2008-11-14 · 53 replies
Ca fait maintenant pres de deux ans que je vis sur la cote Ouest des Etats-Unis, loin de mon Quebec natal et je trouve etrange ce sentiment d'etre toujours entre deux "chez moi" sans jamais me sentir vraiment chez moi. Je n'ai pas grandi aux Etats-Unis et bien que je connaisse la langue et l'histoire, je serai jamais vraiment Americaine, je n'ai pas le "background" culturel, je suis etrangere, immigrante. Et maintenant que je ne vis plus au Quebec (j'y retourne une ou deux fois par anne pour visiter) je ne sens plus que je fais parti de cette culture-la non plus. Bon, je me sens plus chez moi au Quebec qu'ici mais meme au Quebec je me sens "depassee". Je ne suis plus au courant de ce qui se passe, je ne regarde pas les nouvelles emissions, je ne connais pas les nouveaux bands, les nouveaux scandales, mon hiver a moi n'est plus blanc mais gris...

Ca m'attriste un peu, c'est comme un perte d'identite. D'un autre cote, je crois que c'est bien de ne pas trop s'associer a une societe, c'est un peu comme se debarasser d'une etiquette. Si je ne suis ni quebecoise, ni americaine, je suis moi tout simplement. Tout de meme ca me fait me sentir un peu seule parfois.

Il y en a d'autres qui partagent se sentiment "d'entre-deux" ??
Rave party à Manali! English translation pending
by Kbr · 2007-09-03 · 83 replies
Je vais à Manali durant le mois de septembre, est ce qu'il y aura toujours des raves à cette époque? Et auprès de qui se renseigner là bas??

Je ne vais pas en Inde (et à Manali) que pour ça je vous rassure, mais me trémousser dans les montagnes du sous continent me ferait bien plaisir!!!🙂

tchao
Faces and Landscapes of Senegal (Gorée, Saint-Louis)
by Fabhyène · 2018-07-28 · 78 replies
Hello!



I invite you to share our wonderful discovery of Saint-Louis and its surroundings: Djoudj Park and the Langue de Barbarie... Daily life, heritage, landscapes, and wildlife (birds)...

We stayed in Senegal for 10 days in April/May 2018, specifically in Saint-Louis, Senegal, since we were there for the Jazz Festival held every year. But we took the opportunity to explore this country we didn’t know!

In this travel journal, you’ll find: - A short stop in Gorée, which we visited before heading to Saint-Louis - The different faces of Saint-Louis, especially the vibrant fishermen’s district - Djoudj Park, with its many birds - The Langue de Barbarie ... and much more!

Before going to Senegal, I did some research on this forum and others. So many strong opinions about Senegal—you either love it or hate it! If it hadn’t been for the festival, we might not have gone... What a shame that would’ve been, because we loved it!

Of course, I saw poverty, idleness, and litter, especially plastic bags—a global scourge. A bit of harassment from street vendors, especially at first when you don’t know how to deflect it and accidentally encourage it. The privileges of a social class and inequalities, though that’s something you encounter in many poor countries, not just in Africa.

But when I close my eyes and remember our trip, what stays with me is the youth, the beauty of so many boys and girls, the elegance of the women, and the sparkle in their eyes and smiles. The light and colors, the smell of grilled fish, the taste of freshly roasted peanuts and baobab fruit. The honking horns, the call of the muezzins, the music, the bursts of laughter.







To be continued...

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