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GR 20 avec un chien? English translation pending
by Eve100 · 2012-01-25 · 30 replies
bonjour, qui a déjà fait le gr20 avec un chien? je serai partante pour accompagner des personnes qui cherchent quelqu'un mais je ne veux pas m engager avec mon chien sans savoir si cela est possible il s'agit d un border collie tres sportif et vaillant, qui porte ses sacoches merci pour vos reponses evelyne
Enlèvement et morts dans le Danakil (Éthiopie) English translation pending
by Fmaej · 2012-01-18 · 26 replies
je viens d'entendre qu'un groupe de touristes avec leurs accompagnateurs Ethiopiens auraient été enlevés et qu'il y aurait des morts ? à la frontière de l'Erythrée ? que s'est il passé ?
Voyage au Nord-Est des Etats-Unis cet été en août: repos et découvertes English translation pending
by Perretleroux · 2012-01-14 · 12 replies
Bonjour, Nous partons découvrir le NE des USA au mois d'aout et aimerions allier repos et découvertes Quels lieux nous conseillons vous pour lézarder au soleil? Quelle plages du Connecticut, du Maine sont agréables à la baignade ? Que nous conseillons vous : réserver un gite depuis la France ou trouver un motel sur place sachant que l'on sera en période estivale. Pour la location de voiture : depuis New York ou avant en France ? Merci de vos réponses qui nous aiderons à organiser nos vacances
Avis sur circuit de dix-huit jours en voiture au Japon? English translation pending
by Vannou · 2012-01-12 · 49 replies
Bonjour à toutes et a tous

apres avoir lu beaucoup de vos précieux conseils et beaucoup travaillé également, je me permet de vous présenter notre itinéraire. Je compte sur votre avis, notamment si certaines choses vous semblent irréalisables, ou si je rate des immanquables !!

Notre profil: 6 personnes de 29 a 32 ans, pour certains fans de japon depuis toujours ! (mouvance manga!) et voulant découvrir a la fois japon traditionnel et moderne.

Nous arrivons et repartons de Tokyo ( prix des billets oblige :) )

3-6 juillet Tokyo 7 juillet, location de voiture, direction le nord et la région de GUNMA au
http://www.takaragawa.com onsen - nuit sur place 8 juillet - départ direction Matsumoto par les petite routes - visite du chateau et nuit sur place 9 juillet - depart direction Takayama, visite, puis route vers kanazawa - nuit a kanazawa 10 juillet - depart direction nara, apres midi visite de nara, nuit sur place 11 Juillet - cap sur osaka - nuit sur place 12 juillet - visite d osaka puis route pour le mont koya?? (cette journée reste incertaine, help !) nuit inconnue 13-15 juillet kyoto 16 juillet route de kyoto jusqu'a hakone nuit hakone 17 depart hakone pour tokyo nuit tokyo 18 byebye japon

voila...

on a hésité pour (et on hésite toujours!):

- mont koya ? - mont fuji ascension - onsen hakone - nikko

Merci pour votre aide

ps: grosso modo le circuit fait ça:

http://maps.google.fr/maps?saddr=tokyo&daddr=34.95991,139.09945+to:34.20227,135.61123+to:34.6853808,135.817123+to:34.682989,135.494375+to:kyoto+to:36.60227,136.66056+to:36.05711,137.27281+to:36.27775,138.50818+to:35.728677,139.75708+to:%E9%96%A2%E8%B6%8A%E8%87%AA%E5%8B%95%E8%BB%8A%E9%81%93&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.514343,141.679688&spn=10.330677,16.523437&sll=34.948991,137.614746&sspn=5.20402,8.261719&geocode=FRCUIAIduoZTCCnnVy7whxtdYDGJG1cii2EBLg%3BFSZyFQIdOn1KCCmnJrMCwcMZYDFX05nr0eAYgw%3BFZ7iCQIdXkMVCClHuPFKTd8GYDE8_4x50gwPVw%3BFcRBEQIdo2cYCClzSorTzDsBYDH-A_VhG9ZZkg%3BFW04EQId53oTCClBpRoH_eYAYDGKMKpOaWQxeA%3BFTQ8FgId3acXCCnxwzzN1qgBYDE9HbtrNh2WwA%3BFZ6BLgIdUEYlCCn5_mCm0sz5XzEQfkgqdNQCPw%3BFRYwJgId6p0uCCmzibkstrkCYDG-djFLDopFqg%3BFfaNKQIdlHdBCCmb0lTH6cwdYDFswUFClnT78A%3BFSUtIQIdGIZUCA%3BFXrbLwIdQOxICA&vpsrc=6&dirflg=d&mra=dpe&mrsp=8&sz=7&via=1,2,3,4,6,7,8&t=m&z=6
Votre avis sur notre itinéraire de quinze jours aux Philippines? English translation pending
by Yanicane · 2012-01-12 · 4 replies
ola ola et voilà c'est décidé pour nos 15 jours aux philippines on arrive le 29 janvier à manille on dort à l'oasis park hotel avec piscine à 800m de la baie de manille (vos avis ?) le 30 janvier on prend le superferry pour tagbilaran à bohol (et oui 23h de bateau mais c'est notre trip....) arrivée à bohol le 31 janvier pour 4 jours de ballade à moto et plage avec snorkelling (des infos pour bungalow et visite ?) puis bateau pour siquijor pour 3 jours : ballade à moto et farniente (des infos pour bungalow et ballade) direction dumaguete pour la côte (dauin) ou les environs de valencia puis retour avion dumaguete sur manille et retour le lendemain sur paris ............. et voilà nous qui partons d'habitude sur 1 mois en asie et bien 15 jours ça semble trop court mais comme disent mes collègues : c'est mieux que rien ..............; merci d'avance à tous pour vos futurs infos bizouillette
Trek au Pérou en juin English translation pending
by Tania50 · 2012-01-10 · 8 replies
bonjour a tous, j'envisage de partir pour un treck au Pérou avec un ami au mois de mai juin.C'est la première fois que nous partons dans ce genre de voyage.Nous sommes donc débutant et cherchons un treck sur une dizaine de jours, pour en prendre plein les yeux.On recherche donc un treck pour y rencontrer de magnifique paysage(au Pérou no problème, paysage garantie)mais aussi pour y rencontrer les habitants des villages;repas, soirées nuitées....De votre forte expèrience en trecking, si vous pourriez m'aider à construire ce voyage se serait un plus. Merci a tous!!!!!!!!!!!
Trek de trois jours en France (Jura / Franche-Comté) pour débutant? English translation pending
by Keussef · 2012-01-09 · 26 replies
Bonjours à tous.

Depuis quelques jours, j'ai l'idée de me couper un peu du monde, pour marcher, et profiter de ma belle région qu'est le Jura, j'ai commencé à regarder à gauche à droite voir ce que je pouvais faire à ma porter. Ce que je recherche exactement : c'est un trek de 3 jours, dans le milieu le plus naturel possible, pour ainsi me couper de toute civilisation, l'idée est vraiment de m'isoler ces jours la, dormir à la belle étoile, me sentir seul et méditer. A la base, je voulais partir une semaine voir plus, mais étant donné mon inexpérience en la matière, il est bien plus judicieux de miser sur 3 jours. Pour la période, étant donné que je compte dormir dehors, ça ne sera pas avant début Mai je pense.

Je n'ai jamais vraiment fait de trek sur plusieurs jours ( donc pour ça, il va falloir que je me renseigne sur l'équipement à prendre ), après je ne suis pas non plus un véritable débutant dans la randonnée, puisque j'adore me balader, je suis largement capable de marcher plusieurs heures d'affilé, voir toute une journée sans problème ( j'ai le souvenir de grosses balades en Malaisie, avec un 30°C frappant sur le crane ), et le dénivelé ne me fait pas peur, bien au contraire.

J'avais l'idée de me faire le crêt de la neige, mais je suis pas sur que ça soit possible de le faire traîner sur 3 jours. J'ai entendu parlé aussi de la GTJ, mais ça semble un peu trop grand, et un peu trop fréquenté à mon gout ( traverser des villages ne m'intéresse guère ) Avez vous des idées ?

Au passage, je compte me procurer ce bouquin la très prochainement :

Cordialement Keussef
Birmanie avec ou sans guide et quand partir? English translation pending
by Brussels100 · 2012-01-09 · 1 reply
Préparez vous à faire un voyage avant tout exceptionnel par la qualité des relations humaines avec une population qui cultive le vrai sourire. Où que vous alliez vous serez surpris par cette qualité. Plus les sites sont touristiques, et plus on revient vers des clichés vus dans le monde entier. Tout d'un coup une gamine se met à parler français, vous colle pour vous vendre des camelotes, et fait semblant de s'intéresser à vous. C'est surtout vrai à Mandalay et Bagan. Mais dans un tour de Birmanie comment éviter ces villes qui regorgent de choses à voir. Ou que se soit ailleurs, cette qualité du contact qui est la force d'un tel voyage, sera présente je vous l'assure. Malheureusement beaucoup de Birmans sont incultes (volonté nationale d'un système politique qui oppresse), et ne parlent que le Birman (même pas Anglais). Le guide permet de nouer ce dialogue là aussi. En écrivant cela, j'ai du retirer mon texto dans ce forum, car j'ai reçu une nuée de critiques et d'agressivité (bonjour la tolérance)..... Hors je persiste et signe, pour avoir voyagé dans le monde entier (j'ai 54 ans), qu'en Birmanie il est préférable d'avoir un guide pour au moins une partie du circuit. L'agence elle se chargera des réservations dans les hôtels et les avions, et tout autre moyen de transport. Bien sur c'est pas gratuit, mais vous récupérez une partie par le fait qu'ils ont des réductions sur les vols et les réservations d'hôtels. J'ai fait l'expérience du "do it yourself" et cela se marquait nettement. Je n'invente rien, vous pouvez le faire aussi avec des moteurs de recherche. Je n'ai aussi rien à vendre ou à promouvoir. N'en déplaise aux grincheux qui m'ont vilipendés sur ce forum. Il y a deux agences francophones qui se démarquent (White Lotus et Ananda Travel). En tapant ces mots dans google vous verrez leurs pages d'accueil respectives et vous pouvez comparer. Vous pouvez aussi essayer Gulliver, mais je les ai trouvé moins conviviaux. Question de gout probablement. Mon guide était un guide indépendant (travaillant tour à tour pour plusieurs agences différentes et maniant autant le français que l'Anglas et bien sur le Birman). Je peux vous fournir son nom en MP. Je vous conseille de partir en calculant la date par rapport aux pleines lunes, et donc des festivités religieuses et d y être au moins une semaine avant. Les festivités se déroulent alors partout, dans des villages comme dans les villes, autour des pagodes et lieux sacrés. La birmanie prend alors sa pleine valeur. C'est là l'essentiel de ce que vous pourrez voir; bien plus que des paysages à couper le souffle (il y alors mieux ailleurs), une faune maigrichone (c'est pas un safari au Kenya), ou autres monuments remarquables. Il y a bien sur plein de belles choses, mais laissez vous imprégner de l'ambiance dans un monastère (pas du type Mandalay ou des dizaines de touristes viennent tous les jours assister aux repas des moines), et prenez du temps dans une ville comme Pégu (ou Bago). Marchés colorés, fêtes de quartier, processions diverses, et un monastère superbe (boudés par les tours rep pour des motifs politiques). Prenez le temps mais n'en perdez pas à chercher vainement le village où se déroule des festivités et comment y arriver. Cela permet de faire un tour complet en ce compris quelques destinations plages franchement authentiques. Il y a des hôtels fabuleux, où je n'ai pas hésité à ajouter le prix pour y avoir en plus le meilleur, mais il y aussi des nuits en monastère qui valent pour tout ce qui n'est pas matériel. Sachez alterner. Ne passez pas trop de temps à Bagan, où 2 jours sont suffisants. Empruntez des chemins de traverses et parcourez les campagnes qui regorgent d'une vie très intéressante à observer. Tout cela vous pouvez le demander en confectionnant votre voyage, via le net. Pour tout cela aussi votre guide est précieux.

Bien à vous
France du 7 au 22 juillet 2012 English translation pending
by Brimarc · 2012-01-09 · 21 replies
Bonjour,

Nous sommes deux couples du Québec. Nous ferons notre premier voyage en Europe cet été. Nous pensions à l'hébergement en maison ou appartement. Donc deux endroits différents, pour une semaine chacun. Je pense que Paris est un incontournable pour la première semaine, mais quel endroits serait le mieux pour la deuxième semaine? Une location d’auto est possible. Nous aimerions voir des vignobles, de beaux châteaux (pas des ruines), des sites historiques, peut-être la côte d'Azur? de beaux paysages etc... Quelle serait la meilleure place pour avoir un pied à terre pour une semaine? Est-ce qu'il y a des régions à éviter en juillet pour toutes sortes de raisons?
Les incontournables de Bali... English translation pending
by Balibalo99 · 2012-01-04 · 31 replies
Bonjour a tous

nous partons dans quelques jours, nous avons consulté les posts lu les guides pleins d'infos dans les tetes. J'aimerai savoir pour vous ce qu'il y a d' incontournable pour vous a voir à Bali et Lombok je reste 3 semaines et j'ai besoin de vos lumieres comme chacun à son bali ca sera bien que vous me disiez ce que pour vous si vous allez à bali vous me conseiller de faire vivement.

MERCI A TOUS !!!
Itinéraire pour aller en Turquie English translation pending
by Jouliettev · 2012-01-03 · 18 replies
Bonjour,

Je compte partir en turquie cet été, en voiture. Nous partirons de Bretagne et nous pensions passer par l'italie et la slovénie pour commencer. Nous aimerions savoir ce que vous pensez de notre choix. L'italie est-elle pénible et couteuse à traverser ? Ensuite nous hésitons car nous ne savons pas si certains pays valent plus le coup que d'autres, ou encore si certains pays sont a éviter (niveau prix des péages, frontières, routes plus ou moins praticables...) Si vous avez des conseils à nous donner, n'hésiter pas !

Ensuite nous voulions savoir pour passer la frontière turque nous venons de voir qu'un passeport pour le propriétaire était nécéssaire, pouvez vous nous le confirmer, et nous aimerions savoir si d'autres documents étaient nécessaire notamment niveau assurance !

Cordialement,

Juliette
Tourisme dans le Nord algérien entre Alger et Ténès English translation pending
by Loicf · 2012-01-01 · 10 replies
Bonsoir ,

La plupart des posts sur l'Algérie concernent des demandes de renseignements déposés par des binationaux ou des Algériens, le plus souvent pour des problèmes d'ordres administratifs ou divers et qui n'ont que peu de rapport avec le tourisme . Voilà , moi j'aimerais simplement des renseignements pour un voyage touristique sur la côte méditerranéenne entre Alger et Ténès , région que j'ai quitté à 12 ans et que j'aimerais revoir . La première question porte sur la sécurité , et peut-on y circuler librement ? Les infrastructures hôtelières sont-elles suffisantes ? En un mot est-ce faisable sans trop de prise de tête ! Merci pour les futures réponses .
Villages à découvrir et loger chez l'habitant à partir de Marrakech? English translation pending
by Pinceaubleu · 2011-12-31 · 21 replies
Coucou,

je prépare un voyage à Marrakech pour ce printemps ou en septembre 2012. J'y suis déjà allé 3 fois, j'ai fait essaouira, ourika, mehmid et nuit dans le désert. Là on y retourne, avec mon mari et ma fille. J'aimerais trouver des acitvités, des lieux insolites à découvrir.

Peut-on entrer dans une école comme ça pour apporter des livres ou autres et la visiter ?

Je cherche un endroit autour de Marrakech où on peut visiter des trucs sympa (producteurs, éleveurs) et une maison d'hote dans ce village qui vaudrait le détour pour y passer une nuit avec des habitants du lieu, vivre une expérience humaine.

J'attends vos idées, merci de tout coeur 🙂
Les parcs du grand Ouest américain: de Seattle à San Francisco, en passant par le Dakota du Sud English translation pending
by F85 · 2011-12-27 · 39 replies
Bonjour,

Nous sommes deux amis souhaitant parcourir le Grand Ouest et disposant de 48 jours en juillet et aout. Nous souhaitons voir des paysages très variés, faire du camping et de la randonnée (au moins une randonnée sur 2 jours). Voici une première idée de parcours que je soumets à vos avis expert :

1 : arrivée à Seattle, nuit à Seattle J2 : Seattle, départ fin de matinée de Seattle, départ pour North Cascade NP : 104 miles / 2 h26, nuit à North Cascade NP J3 : Départ en matinée de North Cascade pour Colville National Forest : 255 miles / 5 heures, nuit à Colville NF J4 : Départ le matin de Colville NF pour Glacier NP : 288 miles / 5h20 J5 : Glacier NP J6 : Glacier NP J7 : Glacier NP J8 : Glacier NP J9 : Départ le matin de Glacier NP pour Bozeman, en passant par Butte : 321 miles / 5h35, nuit camping autour de Bozeman J10 : Départ de Bozeman pour Yellowstone NP, par West Yellowstone : 121 miles / 2h30 J11 : Yellwostone J12 : Yellowstone J13 : Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Yellowstone J16 : Départ le matin de Yellowstone pour Teton NF : 104 miles / 2h10, nuit à Teton ou environs J17 : Départ de Teton NF le matin pour Bighorn NF : 263 / 5h15 J18 : Départ de Bighorn NF le matin pour Badlands NP Bighorn …… Devil’s Tower…..Badlands : 321 miles / 5h30, nuit camping Badlands J19 : Badlands, départ de Badlands en fin d’après midi pour Custer State Park, en route visite du Mont Rushmore: 100 miles/ 2h00, nuit camping Custer State Park J20 : Custer SP et alentours, départ dans l’après midi pour Cheyenne : 254 miles / 4h18, nuit à Cheyenne J21 : Départ de Cheyenne le matin pour Rocky Mountains NP : 97 miles / 2h00, nuit camping à Rocky Mountains NP J22 : Départ le matin de Rocky Mountains NP pour Vernal (Dinosaur NM) : 290 miles / 5h40, nuit camping J23 : Dinosaur NM, nuit camping J24 : Départ de Vernal le matin pour Moab : 216 miles/ 4h11, début de visite de Arches NP J25 : Arches NP J26 : Arches NP J27 : Départ de Arches NP pour Monticello : 53,4 miles /1 h00, début de visite de Canyonlands NP, nuit camping Canyonlands J28 : Canyonlands J29 : Départ de Canyonlands pour Monument Valley, visite de Gooseneck et Valley of the gods au passage : 100 miles / 2 heures, nuit camping J30 : Départ de Monument Valley pour Torrey : 195 miles / 3h50, début visite Capitol Reef NP J31 : Capitol Reef NP J32 : Départ de Torrey pour Tropic : 102 miles / 2h10, début de visite de Bryce Canyon J33 : Bryce Canyon J34 : Bryce Canyon J35 : départ de Tropic pour Kanab : 81 miles / 1h40, début de visite de Grand Canyon NP North Rim, nuit camping Grand Canyon J36 : départ en fin de matinée pour Zion Park : 41 miles / 1h00 J37 : Zion Park J38 : départ de Zion Park pour Death Valley : 352 miles / 6h15, nuit à Death Valley J39 : Death Valley J41 : Départ de Death Valley le matin pour Yosemite, avec arret à Mono Lake et Bodie : 280 miles / 5h20 J42 : Yosemite J43 : départ de Yosemite pour San Francisco : 200 miles / 3h40 J45 : San Francisco J46 : San Francisco….. Big Sur : 150 miles / 2h45 Aller/retour dans la journée J47 San Francisco J48 : Départ pour Paris Il manque LA et Las Vegas, mais nous ne tenons pas plus que ça à visiter ces deux villes.

Voici les questions que je me pose : Sur le papier, le parcours semble réalisable en 48 jours, mais en pratique, qu'en pensez vous? Est ce réalisable ? Connaissez vous Bighorn NF et Colville NF ? ces deux parcs seraient plutôt des étapes pour éviter de faire trop de Km dans la même journée, mais peut etre nécessiteraient plus temps ? Ou bien quelles autres étapes conseillerez vous ? Nous envisageons de louer une voiture économique de tourisme, très basique (pas de 4x4) : parmi les lieux, y en a t il qui ne peuvent pas se visiter en voiture de tourisme ? (je pensais peut etre à Death Valley ?) Est ce que 2 jours à Death Valley sont de trop ? (possibilités de randonnées difficiles à cause de la chaleur ?) Dans la "3eme partie" du parcours, celle en Utah, comment inclure Antelope Canyon ? j'ai du mal à planifier le parcours, il y a tellement de lieux à voir ! il faut faire des choix...

Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire jusque là et j'espère avoir vos retours, conseils et autres propositions/suggestions au sujet de cet itinéraire... Merci 🙂 PS: les billets d'avions ne sont pas encore achetés !très bientôt !
Philippines - Quelques idées de voyage! English translation pending
by Petitsyeux · 2011-12-21 · 30 replies
Après une grosse année aux Philippines dont 6 mois uniquement à voyager, voici quelques coins peu courus mais qui valent le coup pour ceux qui veulent visiter les Philippines différemment :

LUZON : Batanes : tout au nord du pays… un paysage digne de la Bretagne avec d'impressionnantes falaises, de grands pâturages, des superbes chemins de rando idéal pour du camping itinérant. La curiosité locale est le petit magasin sans personne à l'intérieur où on prend ce que l'on veut avant de laisser l'argent sur le comptoir.

Kabayan et Mont Pulag : Kabayan pour une petite rando vers des grottes pleines de cercueils avec des momies impressionnantes. Surprenant surtout quand le guide ouvre les cercueils devant nous ! Le Mont Pulag par le Killer Trail d'une belle difficulté qui emmene vers un superbe sommet et un lever de soleil inoubliable ! (3 jours)

Piste entre Tinoc et Lagawe : des précipice de près de 300m sur une piste 1 voie complètement défoncée qui rappelle certaines route d'Amérique du Sud ! Vraiment flippant mais des panoramas à couper le souffle ! En plus sur la route, possibilité de s'arrêter aux rizières de Kiangan, classée par l'UNESCO, magnifiques et complètement délaissées par les visiteurs (qui vont tous à Batad).

La Union et Baler : pour des sessions surfs pas chères et une ambiance super relax !

Zambales : Island hoping et camping sur Camara, Capones, Anawangin Cove, Nagsasa cove, Silanguin Cove. Malheureusement, Capones est un pas mal polluée par le plastique (et un nombre hallucinant de flipflops sur les plages) mais le snorkeling est pas mal. Pas loin de Manille.

Antipolo : juste à côté de Manille. Au moins 2 chutes d'eau dont une vraiment sympa pour nager et passer un dimanche entouré de Philippins (Daranak waterfall).

Manille : Pour faire la fete : M-café (Makati - énorme le jeudi), B-side (Makati - liveband tous les jours et des soirées reggae inoubliables tous les dimanches), rue Tomas Morato (Quezon City, toute une tripoté de bars et discos fréquentés par les Philippins), Cubao Expo (Cubao - tout un concept avec plein de bars et salles d'expo), Jellyfish bar (Manila - pour prendre un verre entouré de méduses !), etc !

Calaguas Island : petit paradis pour poser la tente et rester 2-3 jours à ne rien faire.

Caramoan : Beaux paysages, eau turquoise mais malheureusement peu de poissons !

SAMAR : Biri Island : formations rocheuses remarquables (surtout la cascade d'eau de mer!) et ambiance très relax !

San Antonio Island : superbe île avec des fonds sous-marins saisissants !

Calbayog : la ville des chutes d'eau (près de 200 recensées dans un rayon de 50km)… Belles balades en forêt et ambiance 200% philippine !

VISAYAS : Sibuyan Island : la petite Galapagos avec sa faune particulière, son ambiance pépère, des plongées sur murs à pic, et l'ascension du Guiting-Guiting ! Un must !

Negros : La montée sur le Kanlaon depuis Mambukal ! Plus dure apparemment que du côté est mais la balade dans la jungle est fabuleuse avec des arbres vraiment géants ! (fait sur 3 jours) - Attention, permis à prendre à Bacolod.

Negros : les sources d'eau chaude à Baslay (près de Dumaguete) valent vraiment la bonne heure de piste pour y accéder ! Cadre magnifique, bassins vraiment bien fait et eau super super chaude !

Negros : Plongée et snorkeling à Dauin. Un must !

MINDANAO : Siargo : Sohoton National Park près de Soccorro d'une beauté à couper le souffle et la grosse surprise de trouver un lac plein de méduses non urticantes (comme le célèbre lac sur Palau).

Agusan Marsh : énorme marécage infesté de crocos et de bestioles diverses et variées… Les habitants vivent sur des maisons flottantes qui flottent donc à la saison des pluies mais qui sont posées sur le sol à la saison sèche.

Surigao del Sur : Enchanted River - une rivière bleu turquoise et toute une aventure pour la rejoindre !

Surigao del Sur : Tinuy-An Falls - sûrement la plus grosse et puissante chute d'eau des Philippines au milieu de la jungle !

Davao/Cotabato : traversée Sibulan-Mount Apo-Kidapawan - une rando mémorable pour une montagne magnifique. La descente côté Cotabato est complètement folle avec une jungle dense et une rivière à traverser au moins 30 fois !

PALAWAN : Quezon : belle balade vers Quezon (milieu sud) vers les grottes préhistoriques de Tabon. L'ensemble des restes historiques (notamment les jarres) ont été enlevés des grottes à cause des pillages mais la balade en bateau vers l'île où sont les grottes puis la visite en elle-même se fait dans un environnement paradisiaque !

Quelques sites utiles en anglais !
http://www.pinoymountaineer.com/ pour la rando http://www.ivanhenares.com/ pour découvrir des endroits atypiques http://www.dutchpickle.com/philippines pour la découverte et plein d'infos utiles !

@++
Luang Prabang: à faire, à voir? English translation pending
by Arhse · 2011-12-20 · 20 replies
Bonjour,

nous allons poser nos valises à Luang Prabang dans un hotel et rayonner ensuite. Il doit bien sur avoir des guides mais vous, qui avez déjà visité Luang Prabang et sa magie légendaire, quelles recommandations, quels lieux, pourriez-nous indiquer? du chic au zen en passant par le fun, nous sommes attentifs

un grand merci à tous pour le partage des experiences

Cdlt
Avis sur circuit au Canada: Ontario et Québec English translation pending
by Emmet · 2011-12-14 · 30 replies
Bonjour à tous!!

Alors voilà, c'est décidé cette année (2012) nous souhaitons partir au canada et y faire un circuit de 15/20jours.... Nous avons l'habitude des circuits organisés seul (on a fait 2 fois les USA et une fois l'Islande 😛) mais nous connaissons pas le Canada! 🤪 Nous comptons partir en septembre/octobre, la période n'est pas vraiment définie mais nous aimerions voir "l'été indien"?!

Nous avons déjà pas mal éccumé les forums et les aides au voyages (livres, sites...) et nous avons réussi à déterminer un premier itinéraire en fonction de ce que l'on aimerait voir et faire 🙂 mais nous pensons que les avis des connaisseurs est toujours bon a prendre!

Nous pensions prendre un vol multi-destination (Paris-Toronto / Montreal -Paris) mais nous ne sommes pas fermés si vous pensez qu'il est préférable de faire un circuit fermé Montreal/Montreal par ex... Les premiers vols que j'ai trouvé sont soit sur Air Transat, soit sur Air Canada, soit sur Air France... Mais je ne connais que Air France! Que pensez vous des autres compagnies, quelles sont vos expériences?

Voici l'itinéraire que nous avons imaginés:

Jour 1 =Paris – Toronto

Jour 2 = Toronto

Jour 3 = Toronto

Jour 4 = Toronto – Niagara Falls (Prise de la voiture) --> est ce qu'on reviens sur Toronto ou y a t-il un coin sympa sur la route?

Jour 5 = Toronto – Kingston -->Visite de la villekingston + croisière milles iles + point d'observation "Ivy lea"

Jour 6 = Ivy Lea – Ottawa

Jour 7 = Ottawa – Parc du mont tremblant --> Parc oméga (matin) + mont tremblant (après midi) + nuit sur la route

Jour 8 = Parc du mont tremblant – Parc de la Mauricie – Trois Rivière --> Visite du parc de la Mauricie + Trois rivière (nuit)

Jour 9 = Trois Rivières – parc de la Jacques Cartier – Saint Félicien --> Visite du parc Jacques Cartier + route pour Saint Félicien (nuit)

Jour 10 = Saint Félicien – Saguenay --> Visite du Zoo + route du Saguenay (nuit)

Jour 11 = Saguenay – L’anse saint Jean – Saint Siméon --> route vers L’anse Saint jean + « village nouvelle France » + Excursion à cheval + Route Baie Sainte Catherine (Excursion Baleine ?)

Jour 12 = Saint Siméon (ou tadoussac?) – Québec --> Saint Irénée + Canyon Saint Anne / Baie saint Paul + visite de la Basilique sainte Anne de beaupré + Chute de Montmorency

Jour 13 = Québec --> soirée cabane à sucre (ile d'orleans)

Jour 14 = Québec - Montréal

Jour 15 = Montréal

Jour 16 = Montréal – Paris (départ 19h50 – vol de 6h45)

Jour 17 = Arrivée à Paris

Cela vous parait-il faisable? Faut-il rajouter ou enlever des choses? Faut-il prévoir des en plus (1 à 3 jours)? Y a t-il des visites qu'il faut réserver de France? Le city-pass de toronto est-il bien? le temps passé dans les grandes villes est-il suffisant? Les temps de route ne sont-ils pas trop long? 😊

En fait tous vos avis, toutes vos idées ou toutes vos remarques constructives seront les bienvenue!!!

Merci.... 😉
Nouvelle-Zélande: vos plus belles randonnées/meilleurs treks? English translation pending
by PicPic92 · 2011-12-08 · 31 replies
Bonjour tout le monde! 🙂 Je prévois faire un voyage de photographie en Nouvelle-Zélande, pour 4 semaines, au début Février 2012. J'aimerais savoir, d'après vos expériences, quelles sont les randonnées (Hike, Trek) que vous avez admiré les plus beaux paysages ou panoramas. D'après mes lectures et recherches, il est préférable de préoriser l'Île du Sud pour les paysages, en raison de la durée de mon séjour...?

Alors j'attends vos suggestions et commentaires avec impatience! MErci beaucoup! 😉

Pascal
Escale de croisière à Barcelone English translation pending
by Tatima · 2011-11-28 · 19 replies
Je serai vendredi à 13 h à Barcelone (sur le Mediterraneo, pour environ 4 à 5 h de sortie. Je voudrais faire un tour rapide de Barcelone, et s'il fait beau, monter sur la... je sais plus le nom, il semble qu'on puisse monter en funiculaire, une colline avec un château ? Les départs de dernière minute, c'est bien, mais ça laisse pas beaucoup de temps pour faire des recherches ! Pour Ajaccio, le lendemain, on se débrouillera, mon mari est resté pratiquement 10 ans à Solenzara, il doit connaître ! Merci à ceux qui pourront me donner un petit coup de main ! Et une petite précision, je ne peux pas marcher pendant des heures !
Vivre à Montréal, trouver du travail? English translation pending
by Kosaga · 2011-11-28 · 8 replies
Bonjour Communauté, Comme vas-tu ?

Je viens ici car mon épouse et moi-même habitons à Paris depuis 1 an et demi. Je suis français, elle Canadienne. Nous avons vécu à Vancouver où je n'ai jamais pu trouver de travail dans ma branche (je suis Graphiste). Aujourd'hui nous sommes à Paris mais mon épouse ne se fait pas à la vie à la française. Elle me demande donc de retourner au Canada. Le problème est que j'ai une expérience hyper mauvaise de Vancouver qui reste une ville pour moi hyper "froide" dans le sens ou il est hyper difficile de se faire des amis. Elle est d'Edmonton (je m'aime vraiment pas non plus). Oui je suis difficile. Donc compromis entre France et Edmonton, Montreal.

Donc, ma question est multiple en fait. 1 - Je voudrais savoir s'il est difficile de trouver du travail en ces temps de crise ? 2 - est-ce facile de se faire des amis comparé à Vancouver (où cela reste plutôt superficiel ? 3 - je recherche un endroit (quartier) francophone où nous aurions des commerces, de l'activité humaine, joli et agréable, avec du cachet un peu à l'européenne ?

En gros j'essaye de me trouver un peu comme en France. J'avoue que c'est un crève coeur de partir mais bon, compromis les amis, compromis, c'est ça le mariage ;)

Merci par avance de votre aide.
Quand commencer à réserver + expérience de la campagne japonaise? English translation pending
by Chpoq · 2011-11-23 · 44 replies
Bonjour Je prévois un voyage de 3 semaines au Japon, j'ai quelques questions:

1) Quand faut il commencer à réserver l'avion? les hotels ? Je voulais commencer à réserver mais presque tout semblait complet, ce qui me semble assez étrange (date voyage: fin aout - septembre) je me suis dit que peut être il n'est pas possible de réserver trop tot ...

2) on m'a dit que la campagne japonaise c'était quelque chose, tout aussi dépaysant sinon plus que la ville au japon. En auriez vous fait l'experience et pourriez vous me conseiller sachant que :

Je pars 3 semaines, avec au programme pour l'instant : Tokyo et alentours, Kyoto, Nara, Hiroshima/Miyajima dont 2 semaines de Japan Rail Pass. j'aurais aimé pouvoir insérer un jour de campagne au moins.

3) pour Tokyo et alentours, je pensais consacrer 7 jours mais cela semble toujours trop court pour "tout" faire. Me conseillez vous de consacrer plus lontemps ? Quels sont les indispensables parmi : Kamakura Nikko Région de Mt Fuji et lacs, Mont Koya, Hakone ?

Merci mille fois
Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage "backpack"? English translation pending
by Greatday · 2011-11-21 · 37 replies
Bonjourno everyone !

Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage Backpack ? Par exemple, est-t'il possible de se loger au "day to day" dans les Casas particular ou hotel bon marchés sans trop se casser la tête avec les réservations de plusieurs jours à l'avance ou bien il s'agit d'une station balnéaire entièrement dédiée au tourisme de masse avec grands hôtels ? J'aimerais vraiment faire le tour de Cuba au alentour de avril (à la recherche de d'autres backpack également... pour les intéressés !!!)

À votre avis, est-ce que l'espagnol de Cuba est exactement le même qu'en Amérique Latine ou il y a énormément de variation ?

Last question, qu'elle agence "online" me proposez vous pour l'achat des billets d'avions (sans forfait inclus)... et j'ose espérer qu'ils ne seront pas aussi cher que les billets "tout inclus" car le choix sera déchirant ;-)

EN VOUS REMERCIANT D'AVANCE AMIGOS !
Conseils pour circuit Dakota du Sud vers le Nevada English translation pending
by Chamane8 · 2011-11-20 · 23 replies
Bonjour à tous Conquis et émerveillés par le circuit de 10 jours réalisé "en solitaire"en septembre 2011 aux USA (Nouveau Mexique, Arizona, Utah, Nevada), mon mari et moi aimerions effectué un périple de + ou - 11 jours en avril-mai 2012. Nous avons préétabli le programme suivant et aimerions beaucoup pouvoir profiter de votre expérience et de vos judicieux conseils. Pourriez-vous nous transmettre vos astuces et conseils. Pour les formalités administratives (esta, passeport, .....) nous connaissons déjà la procédure

Vol Bruxelles-Rapid City Hotel à Rapid City 3 nuits ?????? Visite Mont Rushmore- Black Hills- Custer State Park-Badlands National Park Hotel à Cody 1 nuit Visite Yellowstone National Park Hotel sur le site ????? 1 nuit Visite Grand Teton National Park Hotel à Jackson 1 nuit Hotel à Salt Lake City 1 nuit (pas grand chose à voir ???????? d'après votre forum) Hotel à Moab 1 nuit Visite Arches National Park Hotel à Kanab 3 nuits ????? Visite Marble Canyon, Bryce Canyon et Coyote Buttes (Si on gagne à la loterie sur le site !!!!!!!), Zion Park Hotel à Death Valley Visite Death Valley National Park et Calico Ghost Town Regional Park

Y-a-il dans notre première sélection des erreurs, des oublis, du temps perdu ??????? S.V.P. Faites-le nous savoir !!!!!!!!! Mon mari aimerait "m'offrir" une nuit chez les Indiens sous tente !!!!!!!!!!!! Est-ce réalisable ? N'est-il pas préférable de faire deux circuits et de prendre l'avion pour traverser l'Utah et reprendre une voiture depuis Las Vegas pour continuer ????? Merci d'avance pour tous vos conseils et vos liens remplis d'astuces et d'expériences.

Chamane8
Recherche bons plans sur Phan Thiet (Vietnam) English translation pending
by Bleudream · 2011-11-18 · 20 replies
Bonjour, à la suite d'un circuit Kuoni "Grand tour du Vietnam" nous devons séjourner 5 nuits à Phan Thiet (Novotel Ocean Dunes) fin décembre et j'aimerai savoir si vous auriez des bons plans, adresses insolites à faire ou voir hormis les classiques (dunes...) que j'ai déjà trouvé sur Internet. Y a t il un quartier "touristique" en particulier, comment est la ville .....? Nous voyageons souvent aimons l'authentique, rencontrer les gens du pays, les artisans dans leur travail, prendre le temps de parler avec les habitants ... Nous sommes un couple avec une fille de 15 ans à qui nous faisons découvrir dès que possible le monde ! Si quelqu'un à déjà le même circuit je suis curieuse d'avoir vos impressions. Nous avons visité le Vietnam il y a 12 ans et sommes enchantés d'y retourner avec notre fille. Merci pour vos infos, Bleudream.
Voyage de trente-deux jours en Indonésie et Singapour English translation pending
by Protestous · 2011-11-16 · 8 replies
Bonjour, nous pensons partir à deux durant 32 jours en Indonésie cet été, est-ce qu'il serait envisageable de faire Java, Bali et LOmbok ou vaudrait-il mieux se contenter de Java et Bali ? Ensuite nous partirons pour Singapour. Deuxième question, n'est-il pas mieux d'arriver et de repartir de Yogyakarta ? Merci.
Avis sur un circuit de douze jours Utah et Yellowstone? English translation pending
by Yothope · 2011-11-14 · 41 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons visiter une partie de l'Utah et surtout le Yellowstone en Juillet prochain (je sais je m'y prends peut-être un peu tard ...) avec nos 2 enfants (7 et 10 ans), et je ne sais pas par où commencer :) J'ai lu pas mal de sujets sur ce forum, et j'essaie de me faire une idée tant bien que mal du parcours idéal, sachant que nous atterrirons et repartirons de Salt Lake city.

J'ai trouvé ce parcours qui m'a bien plu sur un site internet :

JOUR 1 – SALT LAKE CITY / PROVO Envol pour Salt Lake City - Récupération du véhicule - Continuation pour PROVO - Nuit à Provo JOUR 2 – PROVO / CAPITOL REEF / BULLFROG Visite du parc du Mont Nebo - Continuation jusqu'à CAPITOL REEF – Visite de ce magnifique parc aux formes et couleurs extraordinaires - Continuation pour Bullfrog sur le lac Powell. JOUR 3 – CAPITOL REEF / MOAB Traversée du Lake Powell en ferry. Visite du parc "bridges", parc moins connu mais magnifique avec ses nombreuses arches naturelles. - Continuation pour Moab, en cours de route visite des superbes points de vue Needle et Anticline sur Canyonland. JOUR 4 – MOAB (Parc des Arches) Excursion à Dead Horse Point l’un des plus beaux points de vue sur Canyonland. Visite du parc des Arches JOUR 5 – MOAB (Parc des Arches) Visite de Canyonland, le plus simple étant de prendre une excursion combinant 4x4 et rafting. JOUR 6 – MOAB / VERNAL Départ pour une magnifique route longeant le Colorado. Continuation jusqu’au parc des Dinosaures avec de magnifiques points de vue. Nuit à Vernal JOUR 7 – VERNAL / JACKSON HOLE Tout au long du parcours encore de magnifiques paysages, en particulier la vallée de la Green river. Installation à l’hôtel à Jackson Hole, ville très touristique à l’ambiance « Western » JOUR 8 – JACKSON HOLE / GRAND TETON / YELLOWSTONE Visite du parc du Grand Teton, ne manquez pas le point de vue depuis le lac Jenny - Début de la visite de Yellowstone. Installation à l’hôtel à Canyon. JOUR 9 – YELLOWSTONE Journée consacrée à la visite du Parc de Yellowstone avec en particulier les sites de Canyon, Mammoth, Noris. Logement à West Yellowstone JOUR 10 – YELLOWSTONE Continuation des visites de Yellowstone avec tous les sites des grands Geysers, dont le fameux Old Faithful. Logement à West Yellowstone JOUR 11 – WEST YELLOWSTONE / SALT LAKE CITY Départ pour Salt Lake City. Nous aurons le choix entre plusieurs itinéraires et centres d’intérêts et pourrons décider sur place de notre parcours. JOUR 12 – SALT LAKE CITY / DEPART Petite visite de Salt lac City – Départ pour l’aéroport – remise du véhicule et envol pour votre pays

Que pensez vous de ce parcours ? (un peu la course, non ?) Sachant que nous pouvons rallonger ce parcours de 4 ou 5 jours, où nous conseilleriez vous de les passer ? Y a-t-il des randonnées, ou activités inoubliables que vous nous conseilleriez ? Est-il nécessaire de louer un SUV pour ce parcours, ou une familiale classique suffira ?

Merci beaucoup pour vos avis et conseils :) Pierre
Rajasthan, Âgrâ et Bénarès en juillet 2012 English translation pending
by Didiergg · 2011-11-11 · 7 replies
Bonjour,

Je pense faire un voyage de 4 semaines en juillet 2012 avec ma fille de 16 ans dans le nord de l'Inde et au Népal. Je prévois de commencer par 10 jours au Rajasthan (peut-être Amritsar au tout début) puis Agra, Bénarès puis avion vers Kathmandu, Pokhara A/R en bus puis retour Kathmandu et Dehli. Je resterai 10 jours au Népal. Je ne suis pas inquiet pour le Népal où je viens de passer 8 mois, mais je m'interroge sur le climat au Rajasthan et à Bénarès. Je n'ai pas le choix des dates. Je prévois de louer une voiture avec chauffeur au Rajasthan puisque tout le monde le recommende, mais de voyager ensuite en train vers Agra et Bénarès. J'appréhende le climat au Rajasthan et à Agra et à Bénarès, pas tant la température que l'humidité. Qui peut me renseigner, me rassurer ou à l'inverse me déconseiller ce voyage à cette date? Aout est-il moins chaud/humide que juillet ? Quelles sont les villes du Rajasthan à voir absolument ? Quel est le prix d'une nuit dans un palais ? Quelqu'un a t'il essayé de visiter le Rajasthan en train ou en bus? Pour info, j'ai déjà vécu la mousson au Bangladesh et dans le Terai népalais et c'était dur.
Voyage aux Philippines: Banaue ou Pinatubo? English translation pending
by Natatravel · 2011-11-07 · 83 replies
Bonjour,

Petite nouvelle sur voyageforum.com, je cherche des informations sur les Philippines.

Je pars avec mon fiancé du 28 janvier au 11 février 2012. Nous arrivons donc à Manille le 29/01 en milieu d'après-midi et voulons partir pour Coron le 31/01.

Nous hésitons beaucoup entre deux options pour combler la journée du 30/01 et comptons sur vos conseils pour prendre une décision 🙂:

1. BANAUE Prendre le bus de nuit pour Banaue le 29/01, passer la journée dans les rizières et reprendre le bus de nuit le 30/01 vers Manille. - -> Peut-on en faire un minimum en une journée à Banaue? Est-ce suffisant pour voir de belles rizières? Si oui, quels coins conseillez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le déplacement durant cette période? En plus, nous risquons d'être très fatigués entre les heures de vols / bus + jetlag... 🤪

OU

2. MONT PINATUBO Faire une petite visite de Manille en fin d'aprem le 29/01. Partir en excursion pour le mont Pinatubo toute la journée (j'ai vu que des daytrip étaient possibles au départ de Manille) du 30/01 + nuit à Manille. - -> Est-ce que le volcan vaut le détour? Quel prestataire conseillez-vous?

Merci à vous!
Voyage au Vietnam: avis sur itinéraire de quinze jours? English translation pending
by Denisios · 2011-10-31 · 10 replies
Bonjour, Actuellement, J'habite les Philippines (Davao - Mindanao). Un ami de Versailles me propose de l'accompagner au Vietnam en Février. Il me propose de faire : HANOI/MAI CHAU/NGHIA LO/TU LE/MU CANG CHAI/THAN UYEN SAPA/ MARCHE DE BAC HA /HA GIANG/CAO BANG/PARK DE BA BE /HANOI/NIN BINH/ BAIE D ALONG/ RETOUR HANOI Il parle de louer une voiture avec chauffeur guide pour 75 DOL/jour, essence comprise, pour 15 jours.

Qu'en pensez vous ??? Est-ce faisable ? Pas faisable ? C'est cher ? Pas cher ?

Quels sont les centres d'intérêts à ne pas louper? Les coins à éviter !, Je sais, il y a toutes ces infos sur les guides . Mais désolé, ici à Davao, pas question de trouver des guides genre Lonely planet, petit futé ou autres !

Cordialement, Denis de Davao
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.

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